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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 22:54

 

 

 

Tiangaye Nicolas

 

 

Bangui 23 mars (C.A.P) - Ce jour mercredi 23 mars 2011 à 14 h 30, Maître Nicolas Tiangaye, Président du parti Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) s'est rendu à l'Aéroport International de Bangui-M'poko pour prendre le vol de Toumaï Air Tchad prévu à 16 H pour N'Djamena au Tchad. Ce déplacement professionnel de 48 heures devait lui permettre de plaider devant la Cour de justice communautaire de la CEMAC dans une affaire privée.


Gabriel Jean Édouard Koyambounou et Martin Ziguélé du MLPC, Louis-Pierre Gamba du RDC, Ferdinand Dago de Londo et Francis Ouakanga de la CRPS, l'ont accompagné à l'aéroport, puisqu'il est porte-parole du FARE et avons tous pris place au salon d'honneur.


Après avoir remis ses documents de voyage à l'hôtesse du protocole pour ses formalités de police, celle-ci reviendra quelques instants après dire à Me Tiangaye que le commissaire de l'aéroport veut voir son ordre de mission. Me Tiangaye lui remettra un document justifiant son voyage, en indiquant à l'hôtesse qu'il exerce une profession libérale et qu'il n'a pas d'ordre de mission à produire.

 

L'hôtesse est repartie et revient peu de temps après demander à Me Tiangaye d'aller lui-même expliquer sa situation au Commissaire de l'aéroport. Quand Me Tiangaye s'est rendu au bureau du Commissaire, il n'était plus là et est demeuré injoignable jusqu'au départ de l'avion, naturellement sans Me Tiangaye.

 

Celui-ci demandera en vain la restitution de son passeport et son billet. On lui demandera de revenir demain à 10 heures récupérer lesdits documents. Aucun motif n’a été avancé pour justifier cette interdiction de voyage (le second en moins de deux mois, le précédent ayant eu lieu le 15 févier dernier). Me Tiangaye et tous ses accompagnateurs décident de rester sur place et de se constituer prisonniers puisque désormais ils sont assignés à résidence de fait.


Vers 17 h 15mn une escouade de policiers conduits par le commissaire de l'aéroport fera irruption dans le salon d'honneur pour déloger de force les membres du FARE. Il s'en est suivi de vifs échanges, et ces derniers décident finalement de quitter les lieux vers 17 H 30. Il faut noter que la Micopax alertée est venu s'enquérir de la situation mais les agents de sécurité leur ont interdit l'accès du salon d'honneur.


Ce très grave incident survient moins de quarante-huit heures après le refus opposé aux autorités équato-guinéennes à leur demande d’autorisation de survol pour l’avion qui devrait venir chercher l'ancien Président Patassé pour l’emmener à Malabo afin qu’il y subisse des examens médicaux. Bozizé aura ainsi manqué d’élégance à l’égard de son homologue Teodoro Obianga Nguema Mbasogo qui était pourtant venu le 15 mars dernier assister à son investiture boycottée par l’Union Européenne.

 

Depuis son investiture et surtout depuis son retour de Bambari, Bozizé ne veut serrer la main de personne et a pris quelques jours de repos dit-on chez lui vers Bezambé. Il est passablement nerveux et en profond désarroi car il n’est pas très sûr de lui et surtout il ne sait pas sur quoi pourra déboucher le bras de fer que le FARE a engagé avec lui depuis sa mise en place et qui se traduit pour ses membres par l’arbitraire et des tracasseries politico-judiciaro-administratives de toutes sortes.

 

Lors de son allocution après son investiture du 15 mars dernier, Bozizé avait clairement déclaré qu'il allait "détruire le FARE" mais  lorsqu’on « bricole » des élections pour les gagner dès le premier tour par des fraudes généralisées et de graves irrégularités, il ne faut pas s’attendre à l’apaisement des cœurs chez les adversaires. Voilà le problème de Bozizé et son clan aujourd’hui en Centrafrique.  

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 20:15

 

 

Bozizé KNK

 

 

23/03/2011 à 18h:00 Par Jeune Afrique

Un rapport européen fait état de fraudes et d'irrégularités lors des élections générales de janvier dernier en Centrafrique. L'Union européenne pourrait geler sa contribution financière au second tour des législatives, le 27 mars prochain.

L’Union européenne, qui devait financer 60 % des élections centrafricaines (9,5 millions d’euros), pourrait geler sa contribution au second tour des législatives du 27 mars, boycotté par l’opposition. Le 23 janvier, le premier tour, qui associait présidentielle et législatives, ne l’a en effet pas satisfaite. Catherine Ashton, la chef de sa diplomatie, l’a fait savoir par lettre à François Bozizé, le président réélu.

Le rapport de deux experts mandatés par Bruxelles (sous embargo, mais dont Jeune Afrique s’est procuré une copie), souligne par ailleurs que « les scrutins du 23 janvier semblent, au-delà des problèmes logistiques, avoir été marqués par des irrégularités et des fraudes à différents niveaux ». À en croire ce document, « la garde présidentielle a, semble-t-il, apporté son concours aux nombreuses manœuvres frauduleuses et irrégularités ». Le « nombre très élevé de votes par dérogation » pose notamment question : il varie entre la présidentielle et les législatives, ce qui est naturellement impossible dans un vote couplé.

En conséquence, l’UE n’a pas assisté à l’investiture de François Bozizé, le 15 mars. Seuls l’ambassadeur de France ainsi que les consuls du Danemark et du Royaume-Uni étaient présents, aux côtés des présidents tchadiens (Idriss Déby Itno), équato-guinéen (Teodoro Obiang Nguema) et gabonais (Ali Bongo Ondimba).

 

NDLR : L'ambassadeur de France à Bangui est un véritable couard. Son pays est bien un important membre de l'UE qui a décidé de boycotter ces cérémonies d'investiture. Certains témoins racontent même que malgré sa présence, il aurait été mis en difficulté par son ami Bozizé qui l'aurait interrogé sur le fait que la France n'ait dépêché personne à son investiture.  

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 20:13

 

 

Bozize KNK

 

 

« Quand le feu prend ta barbe et celui du voisin » dira un proverbe bien connu de tous, par élimination et en toute modestie, il vaut mieux éteindre le feu qui brule sa propre barbe.
C’est pourquoi, il n’y aura pas de honte dans chaque Pays confronté à ce genre de problème, pour que le Peuple souverain prenne en main son propre destin avant celui des leaders politiques qui ne font que accompagner ces peuples vers le but recherché...

Au cas par cas toutes ces questions de fraudes organisées par les dictateurs qui se présentent aux élections présidentielles pour leur propre succession deviennent préoccupantes pour la communauté nationale et surtout la communauté internationale qui finance ces élections dans nos Pays.

En droit, certains faits qualifiés de crime n’ont cessé d’ajouter à leur triste sort, d’autres faits nouveaux qui sont pris en compte et qui sont sévèrement sanctionnés par la loi pour éviter de plonger le devenir social vers un chao quelconque.

Comment ne prescrire parmi les délits existants et punis par la loi ces cas de fraudes et délits électoraux ?
Alors que le cas de fraudes massives se développe avec une vitesse grandissante dans le monde surtout en Afrique au su de tout le monde au détriment des peuples,  et cela ne préoccupe nullement  notre communauté africaine (Union africaine) et internationale.
La question que Centrafrique Presse porte à notre attention est une piste presque abordable qui pourrait se présenter en un  début d’éléments de réponse sur ce sujet.

Pour tenter de répondre à cette question, il n’ya pas d’autres issues que de barrer la route à ces bricoleurs d’élections dans chaque Pays pour éviter de retourner à la case de départ vers laquelle ces crétins nous y conduisent à leur façon.

La question que l’on se pose avec notre armée est aussi celle de savoir, en cas de crise aussi grave, causée par un dictateur au pouvoir, quel est son rôle de protection dans le Pays, lorsqu’elle se met à l’abri pour continuer à manger les mêmes plats que ce dernier ?
Qui de nous qui avions connu la période BOKASSA, n’a pas vu le Général MAYOMOKOLA servir ce dernier et qui avait répondu de ses actes après la chute de l’Empire ?

Dans un pays de non droit comme la République Centrafricaine de BOZIZE, il n’y a que des soulèvements populaires qui comptent et qui libèrent.

A quoi sert la justice quand les magistrats sont à la solde du pouvoir et font tout pour le pouvoir afin de conserver leur pain.

Rien n’est perdu, jusqu’ici comme plus tard, le Peuple peut prendre son temps pour s’organiser contre les fraudes électorales du 23 janvier 2011 dont seul le Général François BOZIZE est responsable.

Nos frères  Béninois comme d’autres Peuples victimes de ces comportements peuvent en faire autant s’ils estiment nécessaire de le faire.

Face aux bricoleurs d’élections, tous les coups sont permis pour arracher les voix volées qui appartiennent aux Peuples.

Que les enfants, les femmes et les hommes soient armés de gourdins et de tisons ardents pour les chasser du pouvoir,

A la gloire du Peuple souverain.

Vive la révolution

André DAWA

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 20:11

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Birao étouffe avec 45°C à l’ombre

Radio Ndéké Luka Mercredi, 23 Mars 2011 14:22

Une grande chaleur sévit à Birao (nord du pays) depuis le début de l’année 2011. La Chaleur est accompagnée de vents poussiéreux et une température de plus de 45°C à l’ombre. L’hôpital de la ville commence déjà à enregistrer des cas de maladie liés à ce changement de température. L’information est rendue publique ce 23 mars 2011 par le correspondant de Radio Ndeke Luka : « aucune pluie ne s’est abattue dans la localité depuis l’arrivée de la saison sèche en novembre 2010. Les eaux des rivières et des marigots sont taries. Il en est de même pour de nombreux puits. Seuls quelques rares forages fonctionnent mais pas normalement.

L’hôpital de Birao qui n’a pas de personnel de santé qualifié depuis les récents évènements douloureux commence à accueillir des patients souffrant de diarrhées, de conjonctivite, d’hypertension ou d’autres maladies liées à la carence en eau potable »

La population s’inquiète également de certaines maladies comme la méningite qui seraient favorables sous un tel climat. Elle lance à cet effet un appel au nouveau ministre qui devrait être nommé dans les prochains jours pour concrétiser une décision prise par le ministre sortant André Nalké Dorogo de dépêcher du personnel dans cette ville afin de « sauver cette population en détresse ».

En Centrafrique dans la zone équatoriale, au sud, le climat est tropical et humide (température moyenne 25 °C). Dans la partie ouest, il pleut pratiquement toute l'année et la saison sèche ne dure souvent que deux mois. Dans la zone intertropicale, au centre, la saison des pluies dure six mois (température moyenne 26 °C dans la partie la plus au sud). Vers le nord, la saison sèche dure cinq à six mois. Dans la zone subsaharienne, au nord, le climat est tropical sec : pluies faibles et importants écarts de température.

 

Centrafrique : L’ambassadeur de Chine arrivé en fin de séjour

Ai- Rca- Mercredi, 23 Mars 2011 16:27  L’ambassadeur de la République populaire de Chine en poste à Bangui  Shi -hu arrivé en fin de mandat après trois années en terre centrafricaine  a été reçu le 21 mars  en audience par le Ministre d’Etat au Plan Sylvain Maliko.

«  Grâce à l’appui des amis, j’ai pu accomplir ma mission en Centrafrique dans de bonnes conditions et j’ai fait ce que je pouvais  durant mon séjour » a confié le diplomate ajoutant qu’il continuera  à apporter sa modeste contribution au renforcement effectif de la coopération sino-centrafricain.

Il a témoigné que  la RCA est un pays riche en ressources naturelles. Mais selon lui,  beaucoup reste à faire entre la RCA et la Chine dans le cadre de  l’exploitation de ces ressources surtout que le peuple attend beaucoup de  la Chine.

« Je viens de dire au Ministre d’Etat que la Chine a la volonté sincère d’aider le pays et dans ce domaine, mon pays dispose des compétences  et de l’expertise », a-t-il dit

Selon M Shi-Hu,  avec la volonté et la capacité, les deux pays peuvent faire quelque chose de grandiose et bénéfique pour le peuple centrafricain.

Et comme exemple des chantiers en cours, il a cité  citer entre autres les travaux exploratoires du pétrole à Birao qui ont  démarré en  janvier dernier.

Il a par ailleurs  rassuré  le gouvernement centrafricain du démarrage très prochain des travaux du projet de la centrale hydraulique Boali 3, lequel projet  va permettre à l’Energie centrafricaine  (Enerca) de produire, transporter et distribuer l’électricité dans tout le pays.

Pour le diplomate chinois, le jaillissement du pétrole permettra à la République Centrafricaine de surmonter certains de ses  difficultés financières qu’elle rencontre depuis plusieurs années.

De même  la production de l’électricité de  l’Usine de Boali3, usine qui sera financée et installée par la Chine va permettre à la  Capitale de  tourner la page sombre des délestages intempestifs.

« La capitale au moins sera éclairée toute la nuit et ceci non seulement pour le bonheur de  la population banguissoise mais aussi et surtout  pour  le développement industriel   et commercial dans tous les domaines »,  a-t-il souligné.

« La politique de la Chine restera inchangée pas seulement  pour la RCA mais pour l’Afrique tout entière et je suis certain que mon successeur  va vous le confirmer et travaillera plus que moi, pour que la diplomatie agissante entre ces deux pays soit bénéfique pour les deux peuples »  a conclu  M Shi-hu,  soulignant que la politique du gouvernement chinois en ce qui concerne les aides au profit de  l’Afrique au lieu de baisser, augmentera sensiblement.

Il convient de préciser que, M Shi-Hu va quitter la République Centrafricaine le 31 mars 2011.

Kabongo, Ai Bangui

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 20:06

 

 

 

boganda2.jpg

 

 

COMMUNIQUE  DE L’AMBASSADE DE CENTRAFRIQUE A PARIS

 

IL EST PORTE A LA CONNAISSANCE DE TOUTE LA COMMUNAUTE  CENTRAFRICAINE DE FRANCE  ET D’EUROPE,  ET AMI(E)S DE CENTRAFRIQUE,

QU’UNE MESSE SERA CELEBREE LE SAMEDI 26 MARS 2011 à 11H00

EN L’EGLISE SAINT MERRY, 76 RUE DE LA VERRERIE PARIS 4ème,

EN MEMOIRE DE NOTRE  REGRETTE PRESIDENT BARTHELEMY BOGANDA, PERE DE LA NATION

LA CELEBRATION DE CETTE MESSE SERA  ASSUREE PAR LE PERE DONATUS.

NOUS PARTAGERONS ENSEMBLE CE QUE CHACUN DE NOUS AURA AMENE A L’ISSUE DE LA CEREMONIE PRESIDEE PAR MONSEIGNEUR JOACHIM NDAYEN



(Un pot d'amitié sera offert par l'Ambassade de la RCA à la fin de cette célébration).

 

 

Adresse :

76 Rue de la Verrerie 75004 Paris France

Metro: Hôtel de Ville - Chatelet ou Chatelet-Les-Halles

 

Transport :

Métro Hôtel de Ville (182 m) : M1 ET M11

Métro Châtelet (348 m) : M1, M4, M7, M11, M14 / RER : A, B, D

Métro Rambuteau (399 m) : M11

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 18:39

 

 

17032011patasse

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 23 Mars 2011 14:24

 « Les autorités compétentes centrafricaines n’ont pas autorisé l’évacuation sanitaire sur Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale, de l’ancien président Ange Félix Patassé, malgré leur saisine officielle et l’agrément accordé par le ministère de la Santé Publique le 21 mars 2011 ».

C’est la substance d’un communiqué de presse rendu public mardi 22 mars 2011 à Bangui par Simplice Kodégué, porte-parole de l’ex-président centrafricain. Dans une déclaration improvisée face à un parterre de journalistes, Kodégué a précisé que « le ministre délégué sortant de la défense Francis Bozizé, n’a pas apposé sa signature au bas d’une autorisation de survol du territoire centrafricain ».

Or ce document a-t-il indiqué, « faciliterait en principe l’arrivée de l’avion spécial affrété par le président équato guinéen et président en exercice de l’Union Africaine, OBIANG GUEMA MBAZOGO, pour évacuer le candidat malheureux à la présidentielle du 23 janvier dernier, afin de procéder à son contrôle sanitaire ».

Le porte parole a mentionné aussi qu’il a personnellement joint le premier ministre sortant Faustin Archange Touadéra, qui a « simplement déclaré que les papiers suivaient leurs cours ». Il ajoute qu’il « garde espoir pour un heureux aboutissement de cette évacuation sanitaire».

Pour conclure, Kodégué a dit vouloir « prendre à témoins l’opinion nationale et internationale sur la compréhension et la conception que se fait le régime en place sur les Droits de l’homme la démocratie, la cohésion nationale et l’esprit du dialogue inclusif ».

Il faut rappeler que Ange Félix Patassé, un des fondateurs du Front pour l’annulation et la reprise des élections (FARE 2011) et 2ème à la dernière course présidentielle, a été hospitalisé 4 jours courant mars à la Clinique Chouaib à Bangui. Il souffre selon ses médecins de diabète et de fièvre typhoïde.

Avant lui, d’autres leaders de l’opposition ont été empêchés de quitter le pays et refoulés à l’aéroport de Bangui Mpoko alors qu’ils devaient prendre l’avion pour se rendre à l’étranger.

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 01:38

 

 

 

Boz et Monica-copie-1

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 22 Mars 2011 14:00

L’altercation née le 22 mars 2011 entre les partisans des deux candidats en lice pour le 2nd tour des législatives à Bambari a été soldée par des cas de blessures dans les deux camps.  Au total, huit personnes dont trois du camp de Marie Solange Pagonendji Ndakala et cinq du camp Alexandre Nguéndet ont été blessées.

Le président de la République Centrafrique François Bozizé devait inaugurer le siège d’une structure de micro crédit et de micro finances. Dans ce contexte de campagne électorale pour le second tour des élections législatives, les partisans du candidat indépendant Alexandre Nguéndé, y ont vu un parti pris manifeste et ont tenté de s’opposer à la cérémonie. La structure est en effet construite par la candidate du parti au pouvoir, Kwa Na Kwa (KNK), Marie Solange Pagonendji Ndakala.

Joint au téléphone par Radio Ndeke Luka (RNL) depuis Bambari, Alexandre Nguéndé, explique « le président de la République a été élu massivement par la population de la ville de Bambari, et donc il est le père d’une nation et non d’un seul parti politique, d’un clan ou d’une famille. Mes partisans étaient partis avec mes banderoles accueillir le Président de la République. Alors ils ne doivent pas être refoulés de la sorte. De ce fait, je pense que le Président de la République vient de se comporter comme le président d’un parti politique et non comme le chef d’une Nation et c’est déplorable ».

Mais la candidate Marie Solange Pagonendji Ndakala joint aussi par la Radio depuis la même ville affirme pour sa part : « le Président de la République est le garant de l’Unité Nationale, mais improviser une rencontre avec lui est tout de même déplorable. S’ils veulent une rencontre avec le chef de l’Etat, pourquoi n’ont-ils pas mené des démarches dans ce sens ? »

Interrogé par Radio Ndeke Luka, à savoir si le statut du Président de la République lui permet de soutenir les candidats de son Parti en pleine campagne électorale, le Constitutionnaliste Ismaëla SY enseignant à l’Université de Bangui explique : « la loi n’interdit pas au chef de l’Etat d’appuyer un candidat de son parti même s’il vient de prêter serment. S’il s’agit d’assumer d’autres fonctions comme député de la Nation ou faire du commerce, ce sera ainsi contraire aux textes fondamentaux de la République ».

Du reste sur le déroulement de la campagne, à Bouar (Nord-Ouest) le matériel lourd des élections est arrivé ce 22 mars dans la ville. Les commissaires locaux et leurs pairs de Baoro à 60 kms de Bouar, ont été édifiés le 21 mars sur les techniques de  vote en vue de corriger les imperfections constatés au premier tour des législatives.

Dans la circonscription électorale de Bangassou (Est) le candidat indépendant Abakar Piko s’est retiré de la course à la demande du parti KNK. Il est désormais chargé d’assurer juste la supervision des élections dans la circonscription de Ouango- Bangassou.

Les membres de la CEI locale de Berberati (Ouest) ne sont pas en marge de cette campagne. Le 21 mars, ils ont tenu une réunion élargie avec toutes les couches sociales à l’hôtel de ville de Berberati dans le but de corriger les erreurs enregistrées lors du 1er tour des législatives du 23 janvier dernier.

La campagne électorale prend fin le 25 mars et les bureaux de vote seront ouverts le 27 de 6 heures à 16 heures selon le décret présidentiel convoquant le collège électoral.

 

NDLR : C’est une excellente chose que ces incidents aient pu se dérouler à cause de cette présence partisane de Bozizé qui demeure réfractaire aux critiques qui l’accusent de vouloir revenir au parti unique avec son KNK. Lui et Ndakala alias arôme Maggi ont ainsi été démasqués dans leur jeu et micmac. Honte à eux !

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 01:35

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

(Journal de Bangui 22/03/2011)

L’abstention de l’opposition au second tour présage d’un retour au parti unique

La République Centrafricaine tend inéluctablement vers la résurrection d’un régime de parti unique. Cela à cause du retrait de l’opposition qui a décidé à tort ou à raison de se retirer du processus électoral et exigeant à ses prétendants aux législatives de s’abstenir à cause de la fraude massive orchestrée par le pouvoir au premier tour. Plus de soixante années de lutte pour l’indépendance, environ trente ans de bataille pour l’instauration du pluralisme politique, environ trente années de démocratie. Voilà le bilan de la vie politique de l’Oubangui Chari puis de la République Centrafricaine. Cinquante ans plus tard, alors que la République Centrafricaine semblait consolider sa démocratie, les politiciens replongent le pays dans une situation politique chaotique qui ne dit pas son nom: le parti unique et donc la dictature.

C’est ce qui transparait à travers la prochaine législature. Parce qu’il n’y aura pas de contestation à cause de l’absence de l’opposition. S’il n’y a pas de contrepoids, il n’y a pas de parlement. Même si le principe de la majorité parlementaire existe et que souvent la marge de manœuvre de l’opposition est restreinte, car ne pouvant souvent pas empêcher le vote ou l’adoption d’un projet de loi, la présence de l’opposition à l’Assemblée nationale est essentielle. Cependant, avec le retrait de l’opposition du processus électoral, c’est le système du parti unique qui va refaire surface.

Il n’y aura rien d’intéressant à l’Assemblée nationale parce que les débats ne seront pas contradictoires et donc inintéressants. Et ce, pour une durée de cinq ans. Pendant cinq ans, les destinées du peuple centrafricain seront décidées par une seule formation politique. Cette situation remet en cause tous les efforts et les combats du Président fondateur de la RCA, Barthélémy Boganda pour la liberté d’expression et le bien-être du peuple centrafricain.

La responsabilité du KNK

L’opposition ne pouvait rien faire d’autre que de boycotter le second tour des législatives. La fraude organisée par le KNK au premier tour était vraiment exagérée. Pour un parti qui vient de naitre, 34 candidats contre 1 passent dès le premier tour même dans des circonscriptions où il n’est pas populaire. D’où la réaction de l’opposition de se retirer pour ne plus essuyer ce genre d’humiliation moqueuse. En plus les résultats de 1200 bureaux de vote n’ont pas été pris en compte. Pour quelles raisons?

 Une Cour Constitutionnelle complice?

Jusqu’ici la Cour Constitutionnelle n’est pas capable de donner plus de précisions sur les 1200 bureaux de vote dont les résultats n’ont pas été pris en compte dans le décompte des voix. Cette situation s’aggrave avec le coup d’envoi de la campagne en vue du second tour des élections législatives. La Cour Constitutionnelle encore une fois incapable d’examiner les multiples recours liés aux résultats du premier tour publiés pas le Commission électorale indépendante (CEI). Or selon la loi, la Cour constitutionnelle doit valider les résultats publiés par la CEI avant un éventuel second tour. Est-ce une complicité de la haute juridiction de confirmer sous silence les résultats donnés par la CEI pour conforter la victoire écrasante du KNK aux législatives? La situation d’un parti unique des années soixante est inquiétante pour la consolidation de la jeune démocratie centrafricaine.


© Copyright Journal de Bangui

 

NDLR : Que vaut encore ce second tour boycotté par quasiment tout le monde et dénué de tout intérêt ?

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 04:09

 

 

Bozizé KNK

 

yayi-boni-14-fevrier-2011.jpg

 

 

En dépit de l’immensité de son territoire, de la modicité de ses moyens financiers et de la complexité de la donne politique du Niger, la classe politique de ce pays vient de donner une sacrée leçon de fair-play qui rend ses lettres de noblesse à la politique et apporte également la démonstration que les Africains ne sont pas que des barbares demeurés ou de grands enfants qui ne seraient pas encore, comme dirait quelqu’un, « entrés dans l’histoire » ni ces sauvages hermétiquement fermés à la démocratie, plutôt réservée au occidentaux. L’heureuse et pacifique issue du second tour de la présidentielle du Niger unanimement reconnue comme bien organisée et revêtue du sceau de crédibilité mérite d’être en effet saluée.

Un militaire pourtant, Salou Djibo, un général putschiste et ses camarades d'armes, forcent maintenant le respect non seulement pour avoir débarrassé ce pays de Mamadou Tandja, un tyran autiste et sourd qui a passé ses derniers moments au pouvoir à narguer non seulement son pays et ses concitoyens, mais aussi le monde entier. La junte nigérienne a scrupuleusement respecté sa parole donnée, ce qui est tellement rare pour ne pas être relevé.

Au Niger, le fair-play aussi a prévalu avant, pendant et après la proclamation provisoire des résultats entre les deux finalistes. 48 heures après la proclamation provisoire des résultats, le candidat qui a perdu, Seini Oumarou, devant une foule de militants, a reconnu sa défaite et présenté ses sincères félicitations ainsi que ses voeux de bonne chance et de succès au nouvel élu pour tout ce qu'il entreprendra de bien pour le Niger. « J'ai décidé a-t-il poursuivi, de n'ouvrir aucun dossier en contentieux électoral et de ne saisir le Conseil constitutionnel d'aucun recours en annulation, malgré les insuffisances constatées et ce, pour ne pas entraîner notre pays dans une spirale de difficultés interminables ». Quelle classe ! Bravo !

C’est tout le contraire en Centrafrique où les opérations électorales n’ont été qu’une grossière mascarade qui a débouché sur une véritable crise postélectorale ; le soi-disant vainqueur dès le premier tour avec un score à la soviétique étant vivement contesté et vient de prêter serment lors d’une cérémonie d’investiture boycottée non seulement par ses principaux adversaires mais aussi par les ambassadeurs des pays de l’Union Européenne et du Groupement de la presse privée nationale. Une plateforme regroupant les contestataires est même constituée pour exiger l’annulation des élections et leur reprise.

Cela mérite d’être d’autant plus souligné que pas tellement loin du Niger pour ne pas parler du Bénin, l’élection présidentielle qui vient de se tenir après celle du Centrafrique,  confirme « mutatis mutandis » s'il en était besoin, que le "bricolage électoral" dans certains processus électoraux en Afrique doit cesser, pour éviter à ce continent, des crises inutiles dont elle n'a vraiment pas besoin en ce moment.

Les dictateurs et autres pasteurs évangélistes d’un genre nouveau se sont visiblement passé les recettes de hold-up et de manipulation des processus électoraux pour passer dès le 1er tour afin d'éviter un périlleux second tour. La prétendue victoire dès le premier tour du candidat président sortant Thomas Yayi Boni dont la proximité avec un certain François Bozizé en Centrafrique n’est pas le simple fruit du hasard, est bien la preuve que certains dictateurs dirigeant africains ont dorénavant une assez bonne maîtrise de la technologie de la fraude électorale.  

Beaucoup doivent à présent comprendre que bien souvent, les cris ici et là des opposants ne sont pas que des caprices de  «mauvais perdants » mais une façon de poser le réel problème des élections truquées en Afrique. Ceux-ci sont piégés la plupart du temps, face à ces chefs d’Etat qui tiennent tant à s’accrocher coûte que coûte au pouvoir quitte à truquer les élections. Il sont pris en étau entre les partenaires au développement occidentaux qui sont prompts à leur reprocher et à condamner la politique de la « chaise vide » en les incitant à aller le plus vite possible aux urnes et leurs adversaires au pouvoir qui ne cessent de les accuser de n’être jamais prêts et d’avoir peur d’aller aux élections.

Une fois qu’ils se font flouer par les dispositifs de hold-up électoral, tout le monde leur exige de ne point appeler la population à descendre dans la rue mais à ne recourir qu’aux voies légales pour contester les résultats de ces élections pipés d’avance tout en sachant que les juridictions devant laquelle les contestations pourront être formulées, les cours constitutionnelles en l’occurrence, sont souvent sous le l’entier contrôle des potentats qui tablent également sur elles pour proclamer leur victoire dès le premier tour. Dès lors, quoi faire ?

 

Rédaction C.A.P 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 22:10

 

 

 

Caravane CRPS

 

 

COMMUNIQUE RADIO

 

Les partis et associations politiques de l’opposition démocratique :

RDC ; MLPC ; CRPS ; ASD ; LONDO ; LE CANDIDAT INDEPENDANT ANGE FELIX PATASSE et le Comité de Soutien à la candidature de ANGE FELIX PATASSE organisent un grand meeting unitaire le vendredi 25 Mars 2011 à 13H précises à la place MARABENA.

A cette occasion, toutes les militantes et tous les militants des parties et associations politiques précités, les autres partis de l’opposition démocratique, les organisations de la société civile, les syndicats, les commerçants et boubanguéré, toute la population de Bangui et ses environs sont conviés à ce grand meeting.

  Compte tenu de l’importance du message qui sera délivré à cette occasion, la présence de toutes et tous est vivement souhaitée.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique