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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 16:05

 

 

  

MORCEAUX CHOISIS

 

Blaise Compaoré (Burkina-Faso) A la faveur d’un coup d’État en 1987 (dont les principaux parrains furent Houphouët-Boigny et Foccart), Blaise Compaoré élimine son rival politique, putschiste lui aussi mais dévoué à son peuple, Thomas Sankara, mettant un terme aux espoirs d’émancipation. Depuis, le Burkina s’est engouffré dans le schéma classique d’un pays françafricain : corruption, pillage des ressources naturelles (coton via la société Sofitex, or via la société Sirex), népotisme, assassinats politiques (le journaliste Norbert Zongo en 1998)… Le Burkina est un des derniers au classement IDH (175ème). Très proche de Paris, son principal bailleur de fonds, Campaoré a soutenu le criminel de guerre Charles Taylor dans le dépeçage du Liberia et vendu des armes aux rebelles du RUF en Sierra-Leone. Il a envoyé son armée participer à la prise du pouvoir par Bozizé en Centrafrique et au putsch de Baré Maïnassara au Niger en 1996


Paul Biya (Cameroun) - Mis en selle par Elf, de l’aveu même de l’ex-PDG d’Elf Loïc Le Floch-Prigent, Paul Biya succède en 1982 au dictateur Ahidjo, qui avait lui été mis en place par Jacques Foccart. Indétrônable, Biya bénéficie du savoir-faire en manipulation électorale de la France, qui voit en lui un rempart contre les partis anglophones, pour se faire réélire à chaque scrutin… Peu importe la répression exercée contre les journalistes, militants démocrates ou chefs traditionnels. Car le pays offre aussi de belles possibilités de profits à des groupes français influents, comme Elf, Rougier ou Bolloré.

 
Faure Gnassingbe Eyadema (Togo) - En 1963, le sergent Étienne Gnassingbe Eyadéma commence sa carrière de futur dictateur par l’assassinat du leader de l’indépendance togolaise, le président Sylvanus Olympio. Depuis, son despotisme, sa férocité et son accaparement de l’aide et des richesses du pays (phosphate) ont contraint 1/10ème de son peuple à l’exil. L’armée, pléthorique, a réprimé les nombreux soulèvements populaires et semé la terreur. Chirac a applaudi les mascarades électorales de 1993, 1997 et 2003 qui reconduisaient son « ami personnel ». Rebelote en avril 2005 pour le successeur, Faure Gnassingbe : élections truquées et massacre de 500 à 800 opposants. Tel père, tel fils, hélas.

 
Omar Bongo (Gabondepuis 40 ans !) - A été réélu le 27 novembre 2005 avec 79,18 % des suffrages selon les résultats officiels. L’opposition a dénoncé des fraudes massives, constatées lors du scrutin. Le Gabon est militairement lié à la France par des accords de défense aux clauses secrètes. Plusieurs centaines de soldats d’élite français y stationnent en permanence. Le Gabon est un petit pays qui a du pétrole. Résultat : le PIB / habitant est élevé pour l’Afrique (5 500 $ par an). Mais le pays suscite les convoitises. De l’aveu de l’ex-président d’Elf, le gouvernement du Gabon se confond pratiquement avec Elf. Pour le plus grand profit d’une minorité (clan au pouvoir, actionnaires d’Elf, partis politiques français…). Et le malheur d’une majorité de la population gabonaise, qui n’a même pas de quoi se soigner.

Idriss Déby Itno (Tchad) - Le Tchad constitue une base arrière essentielle pour la présence militaire française en Afrique. Ancien élève de l’École de guerre de Paris, Déby a pris le pouvoir par la force en 1990. Depuis, on ne compte plus les exactions commises par les « forces de sécurité » tchadiennes, à l’étranger (Congo-Brazzaville, Niger, Centrafrique…) et surtout dans le pays (torture et liquidation d’opposants, massacres à caractère ethnique). Ce qui n’empêche pas en 1997 Alain Richard, alors ministre de la Défense, de chanter ses louanges, tandis que des instructeurs de la DGSE « instruisent » la Garde Présidentielle… Non content d’être criminel, le régime Déby est aussi prédateur, comme la Banque mondiale a pu le constater dans la gestion des ressources pétrolières.

 
Denis Sassou-Nguesso (Congo Brazzaville) Lors des guerres civiles de l’été 1997 et de 1998-99, financées par Elf et plusieurs banques françaises, les milices de Sassou (les Cobras) ont massacré et violé de façon systématique. On parle de 100 000 morts. La justice française a reconnu en 2002 qu’on pouvait parler de Denis Sassou Nguesso comme d’un « dictateur », auteur de « crimes contre l’humanité ». L’affaire des « disparus du Beach », le massacre de 300 jeunes rapatriés, est venue le confirmer. Sur un autre registre, un fond d’investissement américain a montré qu’entre 2003 et 2005, il avait « oublié » de comptabiliser dans les recettes publiques près d’un milliard de dollars de revenus pétroliers, soit plus de 15% du budget de l’Etat ! Et pourtant, c’est ce président-là que Jacques Chirac choisit, en mars 2006, pour ouvrir la conférence de Paris sur le financement du développement…

 

 

Source: © Source : Cellule Francafrique 21/06

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 15:49

 

(Liberation 24/06/2008)


Le nouveau secrétaire d’Etat à la Coopération (depuis mars), Alain Joyandet, n’a pas grand-chose à voir avec son prédécesseur, Jean-Marie Bockel, et il tient à ce que ça se sache. Cet ancien entrepreneur est décidé à contrer les ambitions chinoises sur le continent africain, en augmentant notamment le nombre de volontaires et les moyens de l’Agence française de développement.

Vous avez démarré votre mandat en rendant visite au président gabonais, Omar Bongo, un symbole de la Françafrique. On peut rêver mieux comme début ?


Je ne veux pas m’enferrer dans des considérations idéologiques, qui ne concernent pas les jeunes générations en Afrique. J’ai besoin de tout le monde pour travailler : les anciens, les nouveaux. Personne ne doit être mis à l’index, à condition de ne pas renoncer à nos valeurs, à nos exigences en matière de démocratie et de bonne gouvernance. Je ne suis pas allé voir Bongo en me cachant, j’ai voulu lever une hypothèque. On ne construit pas l’avenir en signant un acte de décès (1).


Comment concevez-vous la coopération française ?


Au moment où l’Afrique bouge, après avoir fait de la coopération pendant quarante ans, il ne faut pas qu’on se fasse prendre notre place par des puissances émergentes qui commencent à s’intéresser à un continent qui s’éveille. Il faut une coopération qui marche sur ses deux pieds : une coopération traditionnelle (santé, éducation, aménagement) et une coopération économique. Il faut renforcer l’influence de la France, ses parts de marché, ses entreprises. Ne pas avoir peur de dire aux Africains qu’on veut les aider, mais qu’on veut aussi que cela nous rapporte.

C’est un langage d’entrepreneur…


C’est ce que je suis. J’ai créé ma première boîte à 24 ans, sans un rond, c’était bien plus compliqué de faire cela que de s’occuper de l’Afrique ! Il faut faire en sorte de pouvoir aider le jeune Africain qui a un projet de création d’entreprise. Or, actuellement, personne ne sait le faire véritablement de notre côté. Je n’ai pas envie que la France fasse tout ce qui coûte et rien de ce qui rapporte.


Vous prônez une coopération traditionnelle avec retour sur investissement ?

Non. Mon idée, c’est de faire du développement économique à travers du développement social et humain, notamment sur le plan de la formation. En Tanzanie, par exemple, on a fait un don de 5 millions d’euros pour la construction d’un collège à Dar es-Salaam, dont le chantier a été attribué aux Chinois… Je ne dis pas que les deux doivent être liés, mais je note un manque criant de concertation : quand l’Agence française de développement [AFD, ndlr] décide de financer des travaux publics, ce n’est pas plus mal que nos entreprises soient informées pour concourir à l’appel d’offres…


Vous venez d’annoncer une augmentation considérable du nombre de volontaires (les ex-coopérants) ?


Nous allons tripler en quatre ans la présence des volontaires sur le continent. Ce sont 15 000 volontaires internationaux [au lieu de 5 000 aujourd’hui] que nous allons recruter et envoyer sur le terrain. Plus nous augmenterons le nombre de ressortissants français qui partent comme volontaires en Afrique, plus nous verrons augmenter les chances de voir se concrétiser nos projets. C’est aussi une façon d’accroître de manière significative et naturelle l’usage de la langue française à l’étranger.


A partir de l’année prochaine, nous allons augmenter de 25 % nos engagements - à travers l’AFD - en direction des pays du Sud. L’Afrique sera la principale bénéficiaire de cette somme qui représente 1 milliard d’euros. l’Agence française de développement va ajouter 1 milliard aux 3 milliards d’euros qu’elle engage chaque année chez nos partenaires du Sud.


(1) En janvier, Jean-Marie Bockel, le prédécesseur de Joyandet à la Coopération, avait affirmé vouloir signer «l’acte de décès de la Françafrique». Il a été muté aux Anciens combattants en mars, à la grande satisfaction des proches d’Omar Bongo.


Recueilli par THOMAS HOFNUNG



© Copyright Liberation

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 15:31


 (Camer.be 24/06/2008)

 

Paul Biya, président du Cameroun, recevant Brice Hortefeux, ministre français entre autre de l’immigration et de l’identité nationale, venu causer du trop grand nombre de Camerounais en France, a déploré que les jeunes de son pays n’aient aucune perspective d’avenir et demandé qu’on mette en place un plan Marshall pour le sauver des émeutes du désespoir qui le menacent. L’un et l’autre découvrent apparemment tout à coup les conséquences de plusieurs décennies d’aberrations politiques.

Le plan Marshall, conçu par les Etats-Unis pour la reconstruction de l’Europe sinistrée après la deuxième guerre mondiale, était essentiellement destiné à la sauver du communisme. Ce n’était pas idiot comme calcul. Si la France avait eu la même attitude quand elle disputait ses ex-colonies à l’influence soviétique - et elle en avait les moyens pendant les trente glorieuses - on ne déplorerait pas aujourd’hui une telle absence de développement dans les pays d’Afrique francophone.

En fait à une Afrique sinistrée depuis plusieurs siècles par la traite des esclaves puis par la colonisation, pour les besoins de l’approvisionnement de la métropole en matières et denrées, elle se contenta d’offrir des gauleiters autochtones payés pour écraser toutes les revendications qui se levaient et non pour planifier un quelconque développement.

Il y a au Cameroun des économistes compétents et lucides qui ne cessent de dénoncer les budgets de l’Etat qui, depuis des lustres, n’offrent qu’une place symbolique et dérisoire à l’investissement. Toute la dépense est de consommation, par un personnel étatique gorgé de prébendes. Aucune planification économique et prospective n’a été sérieusement mise en œuvre. Après vingt cinq ans d’incurie le chef de l’Etat accuse la dure loi du marché d’avoir réduit les gens à la misère.

L’Afrique a subi une prédation pluricentenaire, la pire des guerres. Il faut d’abord faire cesser cette guerre avant qu’un plan de reconstruction puisse être mis en œuvre. Biya, Bongo, Sassou et consorts, sont les complices de la guerre faite aux peuples africains, ils ne peuvent pas être les artisans de son salut. Hortefeux le sait mieux que personne. Tout ce qu’il peut offrir à ses compères c’est des moyens de répression. La force est une réaction primaire, inintelligente et sans imagination.

Le 20 mai, en effet, un autre invité français de marque était au Cameroun. Il s’agit de Guillaume Giscard d’Estaing, patron de la SOFEMA. Le journal gouvernemental a parlé à son sujet d’un partenariat renforcé avec les forces de défense. Une des spécialités de cette société est la fourniture et l’entretien d’hélicoptères, si utiles dans les conflits urbains, comme on a pu le constater au Tchad. Voilà enfin qui est clair et concret pour illustrer la démarche de « développement solidaire » prônée par Hortefeux, lequel s’est dit préoccupé par l’évocation du milliard d’habitants que l’Afrique devrait atteindre à brève échéance.

Entre ceux qui parlent de « pression démographique » à propos de la RDC, qui a autant d’habitants que la France pour un territoire trois fois et demi plus grand - mais qui a surtout tellement de précieuses ressources que ce serait dommage de les laisser aux habitants - et ceux qui se sentent gravement menacés quand 36 000 Camerounais vivent dans une France de 60 millions d’habitants, on saisit l’étrange développement des fantasmes qui conduisent inéluctablement à projeter un plan X pour l’Afrique, consistant à fomenter et financer les affrontements qui conduiront à l’élimination de l’ »homme africain », décidément trop encombrant. Mais là, c’est vraiment un calcul idiot.

© Survie : Odile Tobner


© Copyright Camer.be

 

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Centrafrique-Presse.com
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 15:27


(Mutations 24/06/2008)

 

Le 9è sommet s’ouvre ce matin en l’absence du Tchadien Idriss Deby Itno retenu à N’Djamena par une énième rébellion armée.

C’est finalement le Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas qui représentera le président Idriss Deby Itno au 9ème sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cemac qui s’ouvre ce matin ici même à Yaoundé. La dernière insurrection armée menée par les rebelles tchadiens ayant sans doute motivé le choix du numéro tchadien de rester à N’Djamena, les combats avec la rébellion se poursuivant à l’Est du pays. Hormis ce fait, tous les quatre autres chefs d’Etat membres sont bel et bien présents dans la capitale camerounaise depuis hier après midi. Un ballet des arrivées ouvert très tôt par le chef de l’Etat centrafricain (Rca) François Bozizé qui a foulé le sol camerounais en début d’après midi.

La boucle a été bouclée avec Fradique de Menezes, le président de la République de Sao Tomé et Principé. Prennent ainsi part aux travaux de Yaoundé, les présidents François Bozizé de Rca, Téodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale, Omar Bongo Ondimba du Gabon, Denis Sassou Nguesso du Congo. Des chefs d’Etat auxquels s’est donc ajouté le président de Sao Tomé et Principe Fradique de Menezes.

Le président de la République de Sao et Tomé Fradique de Menezes assistera une fois de plus aux travaux de Yaoundé en qualité d’observateur, comme c’est le cas depuis quelques années. Il faut indiquer que ce pays qui a pour voisin immédiat dans la sous région le Gabon, frappe aux portes de la Cemac depuis quelques années.

Annoncé pour prendre part à ces travaux comme invité, le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo (Rdc), Joseph Kabila s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères, Antipas Mbusa Nyamwisi qui arrive ce mardi dans la capitale Camerounaise.
Les travaux qui s’ouvrent donc ce matin vont durer jusqu’à demain mercredi et seront sanctionné par le passage de témoin entre les présidents sortant et entrant de la Cemac. Paul Biya du Cameroun doit ainsi passer le relais à son homologie de la République centrafricaine François Bozizé dont ce sera le premier mandat à la tête de cette organisation sous régionale.

Outre la grande cérémonie d’ouverture prévue au palais des Congrès, il y aura un huis clos qui regroupera les chefs d’Etat et les ministres en charge des questions économiques qui ont terminé leurs travaux à Yaoundé le week-end dernier. Paul Biya et ses hôtes plancheront en effet sur les dossiers discutés tour à tour au niveau du comité des experts et du Conseil des ministres. Des dossiers sur lesquels nous sommes largement revenus dans notre édition d’hier. Un huis clos auquel devrait prendre part comme nous l’indiquions dans notre édition d’hier, Jacques Diouf, le directeur général de la Fao dont la contribution à ce forum devrait sans doute porter sur la crise alimentaire qui n’épargne pas les pays membres de la Cemac.

Dans l’après midi, ils prendront part à la finale du tournoi de football de la Cemac qui opposera au stade omnisport de Yaoundé, les Diables rouges du Congo à la sélection A’ du Cameroun.

Les chefs d’Etat et de gouvernement auront un moment de détente avec la soirée de gala qui leur est offerte aujourd’hui au palais de l’Unité par leur homologue camerounais et Mme Biya, avant la cérémonie de clôture prévue au palais des Congrès demain mercredi 25 juin 2008 et la conférence de presse conjointe entre les présidents sortant et entrant de la Cemac. Une rencontre avec les médias qui constituera avec le départ de Yaoundé demain dans l’après midi des hôtes du sommet de la capitale camerounaise pour leurs pays respectifs.

Jean Francis Belibi


© Copyright Mutations

 

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 14:57

 

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA) 24 Jun 2008


Après presque trois ans de conflit dans le nord, deux groupes rebelles se sont engagés à cesser définitivement les hostilités et à renoncer à la violence comme instrument de lutte. Les protagonistes de cette avancée positive sont l'Union des forces démocratiques du regroupement (Ufdr) et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), qui ont signé à Libreville (Gabon) un accord de paix avec le gouvernement centrafricain du président François Bozizé, qui évoque la promulgation d'une loi d'amnistie générale, une phase de démobilisation et de réinsertion.

 

Par ailleurs, le document en sept points précise que les groupes rebelles pourront se transformer en partis politiques ou s'unir à des formations existantes avec la possibilité de prendre part au Dialogue politique inclusif pour la réconciliation nationale, prévu fin juillet entre le président Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup d'état, et l'opposition.

 

 L'accord n'a cependant pas été souscrit par le troisième groupe armé antigouvernemental, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, pour des raisons peu claires, mais son adhésion semble prévue d'ic quelques jours. 'C'est une excellente nouvelle – commente à la MISNA frère Enzo Canozzi, des frères mineurs capucins, de retour en Italie après avoir passé 35 ans en République centrafricaine – mais si les troupes rebelles ne trouvent pas rapidement d'alternative économique, ils seront tentés de continuer à utiliser les armes pour se procurer de quoi vivre, comme toujours au détriment de la population civile.

 

Mais ce qu'il est important de savoir aussi c'est qu'aucune solution durable n'est possible sans la promotion du développement économique du nord, une région pauvre et livrée à elle-même. La paix doit être accompagnée de la promotion locale sinon les motifs de fond d'opposition au gouvernement de Bozizé ne cesseront pas'. La Conférence épiscopale centrafricaine a elle aussi exprimé sa satisfaction pour la signature de cet accord de paix et souhaite que le Dialogue politique inclusif soit mené dans un 'esprit de tolérance, de respect réciproque et de réconciliation'.

 

Selon un premier calendrier, le dialogue aurait dû commencer le 8 juin, mais la cessation des hostilités dans le nord-ouest du pays était une des conditions préliminaires obligatoires pour le lancement du débat national, qui vise à trouver des solutions aux problèmes socio-économiques croissants du pays. Selon les estimations de l'Onu, les violences perpétrées dans le nord contre les civils par des groupes de bandits, des militaires et des rebelles ont provoqué une crise humanitaire avec plus de 200.000 déplacés internes et 108.000 réfugiés au Cameroun, Tchad et Soudan.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 14:54

 

YAOUNDE - 23 JUIN 2008 © JFB, Mutations

 

Les trois pays ont tenu un sommet tripartite pour faire face à l’insécurité au niveau de leurs frontières communes.

 

Henri Eyebe Ayissi, le ministre camerounais des Relations extérieures et président du comité de suivi de l’initiative tripartite a choisi le tableau de l’enlèvement dans le nord du Cameroun de 14 personnes par des bandes armées et leur transfert vers le Tchad où 10 d’entre elles ont été abattues par leurs ravisseurs pour non versement de rançon, pour illustrer l’un des aspects qui caractérise l’insécurité entre ces trois pays. Il s’exprimait vendredi dernier au Hilton hôtel de Yaoundé alors qu’il présidait l’ouverture de la réunion ministérielle tripartite sur l’insécurité transfrontalière.


Ces travaux qui se tenaient dans le cadre des préparatifs du 9ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale avaient pour but de réfléchir et trouver les voies et moyens d’endiguer durablement l’insécurité transfrontalière au niveau des frontières communes et y rétablir la stabilité.


L’insécurité d’après le ministre camerounais a plusieurs visages et se décline parfois sous la forme de coupeurs de routes, du trafic, de la prolifération et de la circulation des armes à feu, du vol de bétail, voire de la prise d’otages avec demande de rançon comme on l’observe de plus en plus entre ces trois pays. Il est donc question aujourd’hui, de poursuivre sur la voie du plan mis sur pied ici même à Yaoundé en août 2005 et qui vise la création d’un cadre permanent de concertation entre responsables des trois Etats.


Un cadre qui devrait donc d’après François Lonseny Fall, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en République centrafricaine, permettre aux pays concernés de procéder à une meilleure circulation de l’information sécuritaire entre eux afin d’éviter des actions isolées qui ne sont pas toujours porteuses, mais qui constituent toujours un risque pour les pays, les bandits utilisant parfois des moyens assez modernes et se déplaçant assez facilement d’un pays à l’autre.


" La question de la sécurité conditionne tout le processus d’intégration de la sous région " a rappelé Antoine Louis Ntsimi, le président de la Commission de la Cemac aux participants à cette réunion qui regroupait les ministres en charge des questions de sécurité des trois pays concernés. Il a à cet effet indiqué qu’il sera désormais envisagé le recours aux moyens aériens pour la sécurité des frontières très poreuses des pays concernés, avant d’indiquer que de la réussite de ce comité tripartite, dépendra l’extension du projet à l’ensemble des pays de la Cemac.

Le ministre camerounais des Relations extérieures a partagé cette préoccupation, rappelant au passage que la réunion d’août 2005 avait recommandé le renforcement des capacités des forces de défense des pays membres, l’échange des informations sur des questions de sécurité, la réactivation des commissions mixtes entre les pays.


Un premier résultat positif enregistré est la signature samedi dernier à Libreville au Gabon de l’accord de paix global entre le gouvernement et les rebelles centrafricains.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 00:39

 

 

Bangui, 23 juin (ACAP) -Le Président de la Cour Constitutionnelle, M. Marcel Malonga a déclaré lundi 23 juin 2008, au cours d'une audience publique au palais de justice de Bangui, que son institution est "incompétente" à se prononcer sur la requête introduite le 22 avril 2008 par Maitre Zarambaud Assingambi auprès de la Cour Constitutionnelle, demandant la destitution du Président de la République, le général François Bozizé, pour cumul de fonctions.

 

Me Zarambaud Assingambi a réitéré qu'au terme de l'article 23 de la Constitution du 27 décembre 2004, les fonctions du Président de la République sont incompatibles avec l'exercice de toutes autre fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute activité à but lucratif sous peine de destitution. Or depuis l'élection de 2005, a-t-il relevé, le président de la République cumule sa fonction de Chef de l'Etat à celui du ministre de la Défense et à la présidence d'une formation politique; ce qui est anticonstitutionnel, selon lui.

 
Pour les avocats constitués pour les causes du Chef de l'Etat, Maîtres Wang You Sando, Jean Louis Opalegna et Emile Bizon, les attributions de la Cour Constitutionnelle ne lui confèrent pas le pouvoir de destitution d'un Chef d'Etat, ce qui a été confirmé à la délibération par M. Marcel Malonga.


Pour le public, cette audience publique qui siège sur la requête d'un citoyen demandant la destitution du Chef de l'Etat est un bel exemple de la séparation des pouvoirs et de la consolidation de la démocratie en République Centrafricaine.

 

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Si comme le soutiennent les conseils de Bozizé, les attributions de la Cour constitutionnelle ne lui confèrent pas le pouvoir de destitution d’un chef d’Etat, cela veut tout simplement dire que l’actuelle constitution de la RCA comporte un grave manquement et doit donc être amendé par rapport à cette grave  anomalie. Il faut bien qu’il puisse exister une juridiction quelconque qui puisse le cas échéant, destituer un chef d’Etat si les conditions pour le faire sont réunies comme c’est précisément le cas pour Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 00:37

COMMUNIQUE FINAL A L'OCCASION DE LA VISITE DE TRAVAIL ET D'AMITIE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR FRANCOIS BOZIZE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 



 

Libreville, le 21 juin 2008

 

 

 

A l'invitation de Son Excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise,

 

Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République Centrafricaine, a effectué une visite ci' amitié et de travail en République Gabonaise le 21 juin 2008.

 

Cette visite du Chef de l'Etat Centrafricain s'inscrit dans le cadre des consultations permanentes entre les Républiques sœurs du Gabon et de la Centrafrique, notamment à la veille du prochain Sommet des Chefs d'Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale prévu à Yaoundé les 24 et 25 juin 2008.

 

Lors de leur rencontre, les deux Chefs d'Etat ont eu des entretiens en tête-à-tête, au cours desquels ils ont procédé à un large échange sur des questions d'intérêt commun tant au plan bilatéral, sous-régional que régional.

 

Ils se sont félicités de la signature à Libreville, ce jour, de l'Accord de Paix Global entre le Gouvernement de la République Centrafricaine et les deux Mouvements politico-­militaires centrafricains (APRD, UFDR).

 

Toutefois, l'Accord Global de Paix reste ouvert à la signature des autres mouvements politico-militaires.

 

Cet Accord constitue une étape majeure dans le retour à la concorde nationale en République Centrafricaine, à la veille de l'ouverture du Dialogue Politique Inclusif devant réunir l'ensemble des acteurs de la vie socio-politique centrafricaine.

 

Au terme de leur séjour en République Gabonaise, les Parties signataires ont remercié le Président de la République, le Gouvernement et le Peuple gabonais pour l'accueil chaleureux qui leur a été réservé.

 

De même, Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA a exprimé sa sincère gratitude au Chef de l'Etat gabonais pour la fraternelle attention qu'il a toujours accordée à la République Centrafricaine.

 

 

Fait à Libreville, le 21 juin 2008

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 00:22

Zimbabwe  France 




HARARE, Zimbabwe, June 23, 2008/African Press Organization (APO)/ — Communiqué de M. le Président de la République française sur la situation au Zimbabwe :

Le Président de la République respecte la décision de M. Morgan Tsvangirai de ne pas se présenter au deuxième tour des élections présidentielles au Zimbabwe.

Le Président de la République tient pour responsable les autorités zimbabwéennes qui ont délibérément choisi la voie de la violence pour bâillonner le peuple du Zimbabwe et l’empêcher de s’exprimer librement par les urnes.

Comme l’Afrique et les Africains, il condamne la campagne de violences et les très graves exactions perpétrées par le régime du Président Mugabe contre M. Tsvangirai, les partisans de l’opposition et le peuple zimbabwéen. Ces violences constituent un viol flagrant de la démocratie et des règles édictées par les chartes de l’Union africaine et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

La France n’acceptera aucune formule qui ne soit pas strictement conforme au vœu du peuple du Zimbabwe. Celui-ci ne peut s’exprimer que par les urnes et dans le cadre d’un scrutin libre, juste, ouvert et transparent. Celui qui aura lieu vendredi ne répond plus à cette attente.

Avec l’Union européenne, la France se concertera avec l’Union africaine et la SADC. Elle est prête à prendre, avec ses partenaires de l’Union européenne, toutes les mesures nécessaires à l’encontre des responsables de cette mascarade électorale qui portera un tort considérable à l’enracinement de la démocratie en Afrique.

SOURCE : Présidence de la République française

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 00:20

 


(Agence Centrafrique Presse 23/06/2008)

M. Jean Baptiste Koyassambia a annoncé samedi 21 juin 2008, la tenue, de la 8ème assemblée générale de l'Association des conférences épiscopales de la région d'Afrique Centrale (Acérac) à Bangui, du 29 juin au 06 juillet 2008, au cours d'un point de presse qu'il a animé au presbytère de la Cathédrale Notre Dame de Bangui, en sa qualité de coordonnateur des comités préparatoire et d'organisation de cet événement.

Le coordonnateur a expliqué que le budget élaboré pour couvrir ce rendez-vous des évêques de la sous région, s'élève à 61 millions Fcfa et à précisé que 54 millions Fcfa sont déjà disponibles grâce à la contribution de chacun des 9 diocèses du pays à hauteur de 3 millions et 30 millions Fcfa, don personnel du Chef de l'Etat M. François Bozizé.

Il a indiqué que le thème choisi par les évêques pour les assises de Bangui est « Pour une meilleure gestion des biens de nos églises d'Afrique Centrale », tandis que des thèmes secondaires tels que la gestion des biens dans les jeunes Eglises d'Afrique Centrale et l'autonomie de l'Eglise seront abordés.

A la question de savoir pourquoi le choix d'un tel thème, M. Jean Baptiste Koyassambia a répondu que « là où il y a des ressources, il y a toujours des problèmes ». Il a expliqué que l'Eglise Catholique vient de quitter le « système classique » qui voyait les dons venir de partout. Aujourd'hui, a-t-il relevé, chaque Eglise est appelée à cultiver l'auto prise en charge.

Selon lui, pour que l'Eglise réussisse ce nouveau processus, les fidèles de chaque diocèse et de chaque Eglise, doivent apprendre à faire la gestion saine des ressources de leur localité.

Il convient de rappeler que la première assemblée générale de l'Acérac avait eu lieu à Bangui en 1989 à Bangui. Crée par les évêques de la sous région, l'Acérec a pour objectif de « faire vivre l'Eglise pour l'Eglise ».

Chaque deux ans, cette assemblée se réunit dans un des pays de la sous-région et permet aux évêques de se concerter sur des directives et des décisions allant dans le sens du développement de l'Eglise catholique en Afrique Centrale.

Depuis l'Assemblée générale de Ndjaména au Tchad en 2005 sur le thème « jeunesse dans la société et dans l'Eglise », c'est Monseigneur centrafricain Yongbandjé de Bossangoa qui assure la présidence de l'Acérac. A l'issue des assises de Bangui, il va passer la main à un évêque d'un autre pays.


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