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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 18:36

 

 

 

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                      maison au toit arrachéepar le vent à Bangui

 

 

114 935 de F suisse ont été alloués par le Fonds des catastrophes de la FICR secours d'urgence (DREF) afin de soutenir la Société nationale de la Croix-Rouge de la République centrafricaine (RCA) en fournissant une assistance immédiate d’urgence à quelque 326 familles (1626 bénéficiaires). Des fonds non affectés pour rembourser DREF sont encouragés.

Bangui 29 Jun 2011- Depuis le 11 Juin 2011, à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA) a été touchée par des vents violents et des pluies torrentielles. La situation s'est aggravée au cours du week-end du 18 au 19 Juin 2011 avec des conséquences graves dans 7 des 22 quartiers 6ème arrondissement de Bangui. Quelques 366 familles ont été touchées par la catastrophe, 326 qui ont été identifiés par les bénévoles de la Croix comme les plus vulnérables en vertu d'être laissées sans abri après la catastrophe.

Certaines des familles sans-abri ont trouvé refuge dans des familles d'accueil voisines, d'autres dorment en plein air, en attente d’assistance. Les personnes touchées sont exposées à des maladies liées aux conditions météorologiques, malaria, conjonctivite et autres. Par ailleurs, la saison des pluies vient de commencer en RCA et l'on craint que sans une action rapide, la situation humanitaire ne puisse s'aggraver. Avec cette allocation DREF, la Red Cross Society centrafricaine entend mener la distribution des secours et des activités d'assainissement pour améliorer les conditions de vie des 326 familles les plus vulnérables identifiées.

Cette opération devrait être mise en œuvre sur 4 mois, et sera donc achevée le 30 Octobre 2011; un rapport final sera disponible trois mois après la fin de l'opération (le 31 Janvier, 2012).

La situation

Depuis le 11 Juin 2011, à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA) a été affectée par vents violents et des pluies torrentielles. La situation s'est aggravée au cours du week-end du 18 au 19 Juin 2011 avec des conséquences graves dans 7 des 22 quartiers 6ème arrondissement de Bangui. Les quartiers affectés comprennent Sandoumbé, Bogbaya, Linguissa 1, 2 Linguissa, Gbanikola, Pétévo et Kpéténé 4; toutes classées comme zones à haut risque.

Un mort, un enfant de 4 ans a été enregistré. 366 familles ont été touchés par la catastrophe, 326 qui ont été identifiés par des bénévoles de la Croix-Rouge comme les plus vulnérables familles. Ce sont des familles qui ont été laissées sans abri après la catastrophe. 242 maisons ont été complètement détruites et 84 partiellement. Le tableau suivant résume la situation d’urgence après l'évaluation faite par les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine:

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 18:29

 

 

 

 

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Jeudi, 30 Juin 2011 11:46

En bon voisin et partenaire au sein de l’espace CEMAC, le président François Bozizé ne pouvait être absent du sommet de l’Union Africaine qui s’ouvre ce jeudi 30 juin 2011 à Malabo en Guinée Equatoriale. Mais au contraire du sport, l’essentiel à Malabo, n’est pas seulement de participer. Il faut faire entendre sa voix et participer aux prises de décisions engageant le continent.

De quel poids pèse la RCA au sein de l’Union africaine ? Rarement, on a entendu la voix de la Centrafrique sur les grandes questions en débat sur le continent. Quelle est la position des autorités de  Bangui sur la Lybie ? Khadafi doit-il partir ? Les bombardements des avions de l’OTAN sont-ils justifiés ? Que pense Bangui du mandat d’arrêt lancé par la CPI contre le guide libyen ? Précédemment, on n’a jamais enregistré une prise de position centrafricaine sur les événements de Côte d’Ivoire, de Tunisie, d’Egypte.

Tiédeur de la diplomatie centrafricaine ? Manque d’intérêt ? Absence de leadership ? Ou tout cela à la fois ?

Pourtant et à contrario, l’Union Africaine manifeste de l’intérêt pour la Centrafrique. On a vu récemment Jean Ping, le président de la Commission de l’Union défendre avec énergie la position selon laquelle, la communauté internationale doit aider ce pays et soutenir les efforts de développement entrepris par les autorités. Le plaidoyer a porté ses fruits, ce dont s’est félicité publiquement le premier centrafricain à l’occasion d’une récente conférence de presse.

En outre un bureau de liaison de l’Union africaine existe à Bangui depuis bientôt 4 ans. On a vu récemment (le 25 mai dernier) Madame Youssouf AWA, la cheffe du bureau, remettre « la flamme de la paix au Premier Ministre Faustin Archange Touadéra, à l’occasion de la Journée de l’Afrique. Ce geste était posé « pour rappeler aux Chefs des Etats africains le respect des textes et engagements pris dans le cadre de la résolution des conflits et la consolidation de la paix ».

N’oublions pas le dossier LRA. L’initiative de coopération régionale contre la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony se concrétise grâce à l’action vigoureuse de l’Union africaine dans ce domaine. La 2e Réunion ministérielle régionale sur l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony tenue à Addis Abeba en Ethiopie du 06 au 08 juin au siège de l’Union a défini la stratégie à mettre en œuvre pour immuniser les activités de cette rébellion en RD Congo, au Sud Soudan et en République Centrafricaine.

Au cours de cette réunion, les Ministres de défense nationale de ces trois pays ainsi que les partenaires bilatéraux ont examiné les modalités de la mise en place d’une Force Régionale d’Intervention (FRI), notamment le processus politique et de mandatement de la mission, ses objectifs stratégiques et la mise en place d’un Mécanisme Conjoint de Coordination (MCC). Ils ont débattu aussi de la répartition des postes clés au sein de l’Etat-major de la FRI, le soutien de la mission et le calendrier de mise en œuvre.

La réunion a affirmé que la FRI constitue l’élément sécuritaire d’une stratégie d’ensemble formulée par les Etats affectés par les atrocités de la LRA, en collaboration avec l’Union Africaine (UA), l’Organisation des Nations Unies (ONU) et d’autres partenaires. Elle devra être une « Mission autorisée par l’UA » avec le soutien de la communauté internationale.

S’agissant du soutien de la Mission, la réunion a décidé que l’Union africaine s’emploiera à mobiliser des ressources financières, logistiques et toute forme de soutien nécessaire au profit des autres composantes de la FRI, y compris les Etat-major tactiques de secteurs. Tous les autres besoins de la mission seront à la charge des pays contributeurs. Le soutien des partenaires devrait être coordonné par la Commission de l’UA.

La réunion a vu la participation du Ministre de défense de l’Ouganda, du Ministre de la défense nationale de la RD Congo, du Ministre de l’intérieur du Gouvernement du Sud Soudan et, du Ministre délégué à la défense nationale de la République Centrafricaine Jean-Francis Bozizé ainsi que de nombreux autres partenaires multilatéraux et bilatéraux tels les Nations-Unies, l’Union-Européenne, les Etats-Unis d’Amérique.

Enfin un autre élément qui montre l’attention portée à l’Union africaine à la RCA. Quarante députés centrafricains ont pris part le 21 juin 2011 à un atelier de formation organisé par l’Union Africaine (UA) à Bangui. Selon le bureau de l’UA en Centrafrique, cette formation s’inscrit dans le cadre de la promotion d’une Démocratie durable dans le pays.

Les enseignements de cette formation ont porté sur la charte Africaine de la Démocratie, des élections et la Gouvernance. Il s’agissait notamment de les informer sur les dispositions de cette charte que la RCA a ratifiée.

 

NDLR : A rappeler que Bozizé, son épouse Monique et sa maîtresse favorite Renée Madeleine Bafatoro, étaient des habitués de la tente du colonel libyen et de Mme Kadhafi pour mendier. Peu avant l’entrée en vigueur de la « no fly zone », zone d’exclusion aérienne instaurée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies, une des femmes de Bozizé était même encore coincée à Tripoli et qu’il a fallu aux autorités libyennes beaucoup d’initiative pour lui permettre de regagner Bangui via Niamey par les moyens du bord. Depuis lors, Bozizé reste totalement muet sur ce qui se passe en Libye comme s’il avait perdu la langue alors qu’il figure bien parmi les chefs d’Etat africains financièrement arrosés par Mouammar Kadhafi. Quelle reconnaissance témoigne-t-il à présent à Kadhafi ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 18:26

 

 

 

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(BBC Afrique 30/06/2011)

Le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping. A n'en point douter, l'ombre du Colonel Kadhafi va planer sur ce sommet, lui qui a été un des grands financiers de l'Ua.

Cependant, les pays membres de l'organisation panafricaine ne parviennent pas à adopter une position commune sur la situation en Libye.

A Malabo, Certaines délégations au sommet appellent à un soutien indéfectible au leader libyen, alors que d'autres demandent à ce qu'il quitte le pouvoir.

Le comité des chefs d'Etat, mis en place par l'UA pour s'occuper du conflit libyen, a tout de même appelé à un arrêt immédiat des bombardements de l'Otan.

Le président de la commission de l'Union africaine a, par ailleurs, affirmé que la décision unilatérale prise par la France de fournir des armes aux rebelles libyens est dangereuse et compromet la sécurité de toute la région.

Jean Ping a déclaré à la BBC que cette action risquait d'aboutir à ce qu'il appelle la "somalisation" de la Libye.

La France a confirmé plus tôt avoir parachuté, dans les montagnes du sud-ouest de la capitale libyenne, Tripoli, une quarantaine de tonnes d'armes aux rebelles qui combattent les forces loyales au colonel Kadhafi. Certains analystes estiment que cette opération pourrait être en violation de l'embargo du Conseil de sécurité de l'Onu sur toutes les livraisons d'armes à la Libye.

Les autres dossiers chauds que devraient aborder les chefs d'Etat sont la situation au Soudan et en Somalie mais aussi le financement de l'UA.

Le thème choisi pour ce 17è sommet porte sur la jeunesse et le développement durable.

© Copyright BBC Afrique

 

Sommet de l'UA: Le Guide de la discorde

(Le Nouvel Observateur 30/06/2011)  C'est en principe aujourd'hui 30 juin 2011 que s'ouvre à Malabo (Guinée Equatoriale), plus précisément sur le site de Sipopo, le 17e sommet de l'Union africaine (UA) sur le thème : "Accélérer l'autonomisation des jeunes pour le développement durable".

Cela, c'est le côté pile de ce raout continental. Mais il y a le côté face : la Libye, ou plus précisément l'avenir de son Guide, Mouammar Kadhafi, qui erre actuellement en bon bédouin, non pas dans le désert avec ses chameaux, mais de bunker en bunker pour échapper aux désormais obsolètes "frappes chirurgicales" de l'OTAN.

L'efficacité d'un sommet, c'est d'être rattrapé par l'actualité brûlante, au propre comme au figuré, et pour brûlante, la situation en Libye l'est assurément.

Concrètement que peuvent faire les têtes couronnées du continent pour éteindre ce brûlot qui n'a que trop duré ? Comment résoudre l'équation Kadhafi avec une solution africaine ?

Les foyers de tension ou de crises ouvertes en Afrique ont toujours trouvé une UA lézardée et inapte à les gérer et à les maîtriser. La Côte d'Ivoire reste l'exemple récent où il a fallu la France et l'ONU pour ramener les choses à la normale.

En Libye, l'UA a bien tenté de jouer son rôle : un comité de médiateurs avait bien été mandaté pour s'occuper de la question, mais la montagne n'a même pas accouché à l'époque pour des raisons d'intérêts et d'ego hypertrophié.

Lorsque la résolution 1973 de l'ONU tomba, préconisant la sécurisation de l'espace aérien libyen pour protéger les civils, l'unanimité fut totale au sein des chefs d'Etat africains, car cet oukase onusien froissait un tantinet l'UA, mais c'était pour la bonne cause, Kadhafi menaçant de rayer de la carte certaines villes du pays. Au demeurant, l'UA n'avait pas non plus matériellement les moyens de sécuriser cet espace aérien.

Mais entre éviter un massacre à huis clos et se muer en libérateur, il y a peut-être un pas que l'OTAN a franchi et qui a exacerbé la division au sein des présidents africains.

C'est vrai que le Guide ne fait plus rire personne, pas même ses obligés de la CEN-SAD ; un guide qui suscite à présent reconnaissance et gêne, voire de la compassion. On salue l'amphitryon qui a déversé des milliards de petro-CFA dans de nombreux pays africains, pour mieux flétrir Ubu roi.

Car depuis ce 2 février 2009 où Kadhafi fut intronisé "roi des rois", lors du 12e sommet de l'UA à Addis-Abéba, la preuve était administrée que la structure continentale ne s'était pas dépêtrée totalement des tares congénitales de sa mère l'OUA. En assumant à l'époque ce vaudeville, les chefs d'Etat et de gouvernement montraient d'ailleurs que l'UA était tout sauf un bloc monolithique. N'oublions pas que l'UA a vu le jour grâce surtout à ce même Kadhafi qui y a mis les moyens, afin que le gouvernement supranational voie le jour, avec lui bien sûr à la tête. Un péché originel, puisque face à un empressement du bédouin de Syrte, certains de ses pairs avaient prôné l'évolution par cercles concentriques, mettant en son temps Kadhafi dans une colère noire.

C'est dire si le n°1 libyen suscite des sentiments ambivalents. Il est avant tout un Africain et fait partie du syndicat des chefs d'Etat. Mais le côté bourru du personnage dérange.

Cependant, pour difficilement défendable qu'il soit, la première salve française en terre libyenne avec le blanc-seing de la Grande-Bretagne et des USA constitue pour des chefs d'Etat africains pratiquement un casus belli, à tout le moins une ingérence inacceptable dans les affaires africaines.

Excepté en effet un Abdoulaye Wade qui a osé dire au Guide de s'en aller, et qui a fait le déplacement de Benghazi, fief du Conseil national de transition (CNT), ou du Gambien Yaya Jahmet qui se pique de donner des leçons de démocratie, ou encore d'un Jacob Zuma ou d'un Idriss Déby qui donnent de la voix contre l'OTAN, c'est la prudence partout :

- Blaise Compaoré du Burkina Faso qui a rompu les amarres avec le Guide depuis 2008 est dans ce cas, même si des contacts sont pris avec le CNT ;

- on sent chez son homologue ATT du Mali, après qu'il a déploré "ce qu'on fait à Kadhafi", un fléchissement langagier ;

- le Béninois Yayi Boni reste coi, de même que François Bozizé de Centrafrique.

Gardons-nous pourtant de penser que tous ces chefs d'Etat se soucient du tombeur du roi Idriss. Que nenni. Ils n'ignorent pas que le Libyen est redevenu infréquentable au sein de l'UA, mais surtout il y a des présidents qui peuvent lire leur propre avenir dans celui du Guide. Un Guide qui n'a jamais prétendu que l'Etat de droit était sa tasse de lait de chamelle. Or nombre de chefs d'Etat qui sont présents à Malabo ont des décennies au compteur de la magistrature suprême, mais continuent par des subterfuges, charcutage constitutionnel et élections truquées ou tronquées de se maintenir au pouvoir.

Que peut bien reprocher au Guide l'hôte du sommet, le président équato-guinéen, Obiang N'Guema, qui a 32 ans au pouvoir ?

A ce 17e jamboree de l'Union africaine, les dirigeants africains vont encore étaler en mondio vision leurs divergences, et derechef peu de problèmes trouveront solution.

Les plus sincères reprendront peut-être leur avion seulement après l'ouverture des travaux effectuée, les autres pourront toujours profiter du site paradisiaque de Sipopo. Ce ne sera pas là-bas en tout cas que le sort de Kadhafi se décidera mais bien à Bruxelles, au siège de l'OTAN.

L'Observateur © Copyright Le Nouvel Observateur

 

NDLR : A rappeler que Bozizé, son épouse Monique et sa maîtresse favorite Renée Madeleine Bafatoro étaient des habitués de la tente du colonel libyen et de Mme Kadhafi pour mendier. Peu avant l’entrée en vigueur de la « no fly zone » zone d’exclusion aérienne, une des femmes de Bozizé était même coincée à Tripoli et qu’il a fallu aux autorités libyennes beaucoup d’initiative pour lui faire regagner Bangui par les moyens du bord. Depuis lors, Bozizé reste totalement muet sur ce qui se passe en Libye comme s’il avait perdu la langue alors qu’il figure bien parmi les chefs d’Etat africains financièrement arrosés par Mouammar Kadhafi.

 

 

UA: le 17e sommet à Malabo dans un climat apaisé en dépit de la crise persistante en Libye

Malabo (Xinhuanet 29/06/2011) - Contrairement au dernier fin janvier à Addis-Abeba en Ethiopie, dominé surtout par la crise postélectorale ivoirienne, le 17e sommet de l'Union africaine (UA) organisé cette semaine à Malabo en Guinée équatoriale, avec l' emploi des jeunes comme thème central, se déroule dans un climat apaisé, malgré l'escalade de violences persistante en Libye.

En dehors des échanges informels de couloirs, aucun dossier chaud ne perturbe la sérénité des discussions ministérielles ouvertes lundi à Sipopo, banlieue coquette avec des édifices au design époustouflant spécialement construite par les autorités équato-guinéennes sur les berges de l'Atlantique, à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Malabo.

Dans la matinée de mardi, après l'examen du rapport d'activités de la Commission de l'UA la veille, les travaux à huis clos ont été consacrés à deux sujets de l'agenda classique relatifs l'un et l'autre à la désignation de nouveaux membres dans deux institutions de l'UA : la Commission du droit international de l'Union et la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples.

Avec une envie de faire entendre leur voix face aux leaders du continent à qui, comme de tradition en pareille circonstance, le tapis rouge est déroulé au travers des effigies déployées le long des principales artères de la capitale équato-guinéenne, des jeunes africains se distinguent par une présence visible au sein de l'imposant Centre de conférences de marbre et de pierre de Sipopo.

Mais pour quelques-uns, c'est une présence décrite comme une figuration, avec des récriminations sur des difficultés d'accès aux réunions officielles. "Alors que le thème central du sommet a été consacré à la jeunesse, je me demande comment on discute des problèmes des jeunes sans que les jeunes mêmes soient impliqués", a soupiré un représentant d'organisation de jeunesse à Xinhua.

Pour celui-ci, "on pourrait certes dire que tout a été fait à Addis-Abeba fin avril, lors d'un forum qui a failli tourner au fiasco. Mais maintenant, il est question pour nous de faire entendre notre voix face aux dirigeants de notre continent. On a peur que le travail fait à Addis-Abeba ne soit pas pris en considération et soit éclipsé par l'actualité brûlante".

Interrogé, le commissaire de l'UA aux ressources humaines, à la science et à la technologie, Jean-Pierre O. Ezin, rassure en affirmant que "les jeunes ont un espace d'expression qui leur est totalement réservé au sommet, puisque c'est eux qui ont donné le coup d'envoi de l'ouverture du sommet depuis le 13 juin. Nous avons rassemblé ici environ 130 jeunes, venus de tous nos pays pratiquement et qui sont en formation dans le cadre du corps des volontaires de l'Union africaine".

Soutenant que le sommet proprement dit, c'est-à-dire la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement, s'ouvre le 30 juin, il appelle à la patience. A l'ouverture des assises, annonce-t-il, deux jeunes issus des régions d'Afrique du Nord et du Centre prendront la parole à la suite des interventions de trois chefs d' Etat.

"C'est leur rapport justement qui est parvenu à l'appréciation des chefs d'Etat. Comment ça a été organisé ? Il y a eu un forum des jeunes, suivi par un panel de haut niveau sur les problèmes de financement des activités de jeunesse sur le continent. Puis, le bureau de la conférence des ministres s'est réuni pour entériner tout ce qui a été dit", indique encore M. Ezin.

Pour mieux convaincre, le commissaire situe la prise en compte des préoccupations liées à la jeunesse depuis le sommet de 2005 à Banjul en Gambie. "Il y a eu une déclaration des chefs d'Etat qui montrait déjà que l'autonomisation de la jeunesse constitue désormais un enjeu majeur. Et c'est à ce sommet qu'il a été adopté la Charte africaine de la jeunesse. C'est unique sur le plan international".

Sur un autre plan, en conformité avec une pratique ancienne, le sommet de Malabo grouille de d'observateurs étrangers pour qui l' occasion set plutôt offerte pour conforter les liens avec ce continent qui suscite des convoitises en raison de ses immenses ressources du sous-sol. Ainsi des représentants du ministère iranien des Affaires étrangères.

"Nous avons toujours été invités. On participe aux réunions, on discute avec les différentes délégations des pays africains et avec les membres de la Commission de l'Union africaine pour renforcer les liens avec l'Iran. C'est une bonne occasion parce que tous les pays sont là", a relevé Zadeh Mashalchi, membre de cette délégation de trois diplomates.

"Nous constatons que l'Etat équato-guinéen a bien organisé le sommet et nous espérons que les Etats africains parviendront à surmonter leurs problèmes et à gérer leur destin eux-mêmes", a-t- il poursuivi. Sur l'intervention militaire de l'OTAN en Libye, il réaffirme la condamnation exprimée par les autorités de son pays.

"De toute façon, la crise libyenne ne doit pas être un prétexte pour certains pays de s'ingérer dans les affaires libyennes et renouveler leur colonisation. Notre position est proche de celle de l'Union africaine. Le peuple libyen a la capacité de régler pacifiquement ses problèmes par la négociation, ans ingérence surtout militaire d'autres pays", conclut-il.

Pour accueillir ses hôtes pour ce sommet qui marque le positionnement de son pays sur la scène internationale, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, porté à la présidence tournante de l'UA pour le compte de l'Afrique centrale en janvier à Addis-Abeba, n'a pas fait dans le détail. Sur de nombreux sites, Malabo est parée de charmes extravagants.

© Copyright Xinhuanet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 02:44

 

 

 

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MALABO Mercredi 29 juin 2011 | 21:58 (Xinhua) - Lors d'un mini-sommet sur le développement durable mercredi à Malabo en Guinée équatoriale en présence de ses homologues Jacob Zuma d'Afrique du Sud et François Bozizé de Centrafrique, le président congolais Denis Sassou Nguesso a proposé la création d'une institution spécialisée sur l'environnement pour l'Afrique et basée sur le continent.

"L'Afrique devrait pencher pour la création d'une institution internationale de l'environnement issue du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement), transparente dans sa structuration et son fonctionnement et dotée de moyens et de pouvoirs adéquats", a plaidé le dirigeant congolais pour qui le continent paie le plus lourd tribut de la dispersion de ressources et de la multiplication des institutions.

"L'équité étant le principe majeur de ses priorités, cette institution devrait disposer de capacités techniques à même d'aider les pays à répondre aux accords multilatéraux sur l'environnement. Elle sera la première agence spécialisée du système des Nations Unies, installée à Nairobi en Afrique", a-t-il poursuivi, après avoir par ailleurs attiré l'attention sur les effets nocifs du réchauffement climatique mondial en Afrique.

Selon Sassou Nguesso, cette architecture institutionnelle en faveur du développement durable se justifie d'autant que "l’Afrique possède plus d'un quart des sièges à l'Assemblée générale des Nations Unies. Elle représente l'essentiel des membres du Groupe des 77+la Chine".

"Un tel poids, a-t-il insisté, constitue un atout à mettre à profit pour peser sur les décisions qui seront à Rio (à l'occasion du 20e anniversaire du sommet mondial sur la terre en 2012, ndlr), notamment en appuyant celles qui vont dans le sens de nouvelles approches propices à son développement", a-t-il déclaré.

Soutenue par le Kenya, cette proposition défendue à la veille de l'ouverture officielle jeudi du 17e sommet ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) à Malabo, a reçu l'adhésion spontanée d'autres pays tels que le Botswana. Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a exhorté à son appropriation par l'ensemble du continent.

 

NDLR : Bozizé on le sait, est actuellement présent à Malabo pour davantage tenter de résoudre ses soucis d'argent que pour véritablement prendre part au sommet de l'UA. Des difficultés pour boucler la pie des fonctionnaires centrafricins se profilent à l'horizon et qui vont l'empêcher de trouver sommeil ces prochains jours s'il ne parvient pas à trouver de quoi renflouer encore les caisse du trésor de la RCA. Il pourra difficilement solliciter encore la BEAC car l'endettement du gouvernement centrafricain à l'égard de la banque sous régionale est déjà abyssal.

Dans ces conditions, on voit mal comment Bozizé aura la sérénité et la disposition d'esprit nécessaires pour suivre comme il se doit, les enjeux des questions liées à l'environnement telles que soulevées ici par Denis Sassou Nguesso. Il a l'esprit ailleurs. Les affaires de déforestation et d'environnement, il n'en a rien à foutre pour l'instant.     

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 01:04

touad3 

 

Le Premier Ministre Faustin Touadéra a tenu une conférence de presse ce mercredi 29 juin à Bangui pour faire le point de la fameuse table ronde des donateurs de Bruxelles et surtout tenter de répondre aux nombreuses et légitimes interrogations qui ont vu le jour à la suite des déclarations tonitruantes du ministre et porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika faites depuis Bruxelles sur les antennes de Radio Centrafrique annonçant une pluie de milliards de promesses des bailleurs de fonds.

Faustin Touadéra était entouré à la tribune du même Fidèle Ngouandjika et du ministre d’Etat chantre du DSRP Sylvain Maliko. Quelques ministres de la pléthorique délégation qui s’était rendue à Bruxelles étaient également présents dans la salle. Après son introduction et après la 1ère question d'un journaliste, il a passé la parole au 1er accompagnateur pour qu’il explique ses annonces fracassantes faites depuis Bruxelles avec l’annonce de l’obtention de la somme de 400 milliards de F CFA. Et Ngouandjika d’ajouter que lui particulièrement en tant que de l’agriculture, serait revenu avec les poches pleines d'argent parce qu'il aurait obtenu à lui seul 40 milliards de F CFA pour son département.

Toujours selon Ngouandjika, c'est Radio Ndéké luka qui aurait déformé ce qu'il avait dit en multipliant son avoir par 10. Et c'est cette information déformée que M. Ndouba a reprise sur son journal en ligne - que d'ailleurs tout le monde lit - qui aurait ensuite été repris par la presse nationale qui fonctionnerait par copier/coller de Centrafrique-Presse. Une seule question doit être posée actuellement. Pourquoi deux semaines après cette table ronde, aucun communiqué final n’a été publié jusqu’ici ?

Une chose est sûre et doit être rappelée car Centrafrique-Presse n’a rien inventé. La tenue de cette table ronde avait préalablement été jugée inopportune par les plus hauts responsables de l’Union Européenne qui avaient clairement et préalablement posé de nombreuses conditionnalités à leur présence, considérant que le processus électoral centrafricain n’était pas encore clos. Cela figure noir sur blanc dans une lettre datée du 18 mai 2011 adressée au premier ministre centrafricain où il est également écrit noir sur blanc que l’UE attendait que les autorités de Bangui donnent un signal politique fort qui devrait être la formation d’un gouvernement national crédible.

En clair et autrement dit, l’actuel gouvernement illégitime et constitué de rigolos que Bozizé et Touadéra traînent depuis belle lurette et autres débauchés par-ci par-là, ne le serait pas. Le signal fort que donne le régime en place, c’est de déclencher une chasse aux sorcières contre les journalistes accusés de crime de lèse-majesté à l’égard du prince Francis Bozizé. En tout état de cause, le pouvoir actuel étant essentiellement un régime de prédateurs, quel que soit le montant de l’aide qu’accorderont les donateurs pour le pays et l’amélioration des conditions de vie du peuple centrafricain, on ne peut qu’émettre les doutes et les réserves les plus expresses sur l’aptitude de ces autorités à gérer le pays dans la bonne gouvernance.

Tant qu’il ne sera pas fourni au peuple des explications claires et convaincantes sur les prétendus 300 milliards levés en 2006, il n’y a aucune raison de croire à l’annonce des 400 milliards de promesses qui auraient été faites le 17 juin 2011 à Bruxelles.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 00:15

 

 

 

bozizeok

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 29 Juin 2011 13:30

Le silence est enfin rompu entre François Bozizé et les partis politiques de la majorité présidentielle. Le chef de l’Etat centrafricain s’est entretenu le 28 juin 2011 au palais de la renaissance avec les leaders des partis de la majorité présidentielle.

C’était pour François Bozizé l’occasion de remercier ces leaders de leur soutien, qui selon lui, a permis sa réélection à la tête de la Centrafrique. Il a également invité les partis de la majorité à travailler davantage à la réussite de son programme d’action.

Au sujet de la rumeur sur le mécontentement de  certains leaders de la majorité présidentielle après la formation du gouvernement, Laurent Gon-Baba, ministre dans le précédent gouvernement, actuel premier vice-président de l’Assemblée Nationale et président du Parti d’Action pour le Développement (PAD) a affirmé, en réponse à une question de Radio Ndeke Luka, qu’il n’y a aucune zone d’ombre entre le Chef de l’Etat et les leaders de la majorité.

« Nous n’avions pas manifesté un mécontentement en tant que tel. C’est vrai qu’après la nomination du nouveau gouvernement, quelques leaders ont montré leur insatisfaction du fait qu’aucun des leurs n’a été nommé ministre, mais après concertation avec le Chef de l’Etat, tout est rentré dans l’ordre » affirme-t-il.

Au total, 31 partis politiques constituent la majorité présidentielle en République centrafricaine.

 

NDLR : Contrairment aux affirmations de Ngon-Baba, un réel mécontentement existe au sein de cette fameuse majorité présidentielle mais les gens préfèrent se taire dans l'espoir qu'à un moment ou un autre, Bozizé pensera toujours à eux pour occuper des postes. C'est un secret de polichinelle que l'impérialisme du KNK aux dernières  élections législatives a grandement posé problème et laissé des traces au sein de certains partis de cette majorité présidentielle dont quelques leaders continuent encore de ruminer leur amertume. A l’issue de cette rencontre, Bozizé aurait remis une enveloppe contenant 5 ou 6 millions de F CFA pour que se partagent les crèves la faim des entités composant sa fameuse majorité présidentielle. Selon aussi nos informations, la veille, Bozizé avait aussi préalablement rencontré ses parents Gbaya qui comptent aussi dans ses décisions politiques. Tout cela est vraiment pathétique !

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 00:08

 

 

 

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PARIS - AFP / 29 juin 2011 15h50 - L'état-major des armées françaises a confirmé mercredi à Paris que des avions français ont parachuté des armes légères à destination des rebelles libyens et de la population, début juin dans les montagnes du Djebel Nafusa, au sud-est de Tripoli.

Paris confirme une information du journal Le Figaro qui indiquait mercredi que la France avait procédé à des parachutages d'armes pour donner un coup de pouce à la rébellion. Le quotidien, qui cite une source française haut placée, fait notamment état de lance-roquettes, fusils d'assaut, mitrailleuses et de missiles antichar Milan.

Début juin, la situation humanitaire était précaire dans la zone du djebel Nafusa, a indiqué l'état-major des armées. On a procédé à des largages d'aide humanitaire, des vivres, de l'eau et des fournitures médicales, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard.

Pendant les opérations, la situation des civils au sol s'est dégradée. Nous avons également largué des armes et des moyens pour leur permettre de se défendre, essentiellement des munitions, a-t-il précisé.

Il s'agissait, selon le porte-parole, d'armes qui peuvent être maniées par des civils, de l'armement léger d'infanterie de type fusil.

La situation sécuritaire s'étant dégradée, on a complété les livraisons humanitaires de quelques armes, a-t-il souligné, évoquant quelques largages ponctuels, sur plusieurs jours, pour éviter que les civils soient massacrés.

Une source officieuse proche du dossier avait confirmé auparavant à l'AFP que la France avait fait passer des armes via des parachutages et par les frontières terrestres avec des pays voisins. Selon cette source, quarante tonnes d'armes seraient arrivées dans cette région, notamment quelques chars légers.


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La France a parachuté des armes aux rebelles libyens

Par Philippe Gelie Le Figaro 28/06/2011

Les responsables occidentaux parient sur un soulèvement de l'opposition à Tripoli.

Bloqués depuis des mois à Misrata et sur le front de l'Est, à Brega, chassés par les forces de Kadhafi de la route côtière qui mène vers la Tunisie, à l'Ouest, les rebelles libyens ont en revanche progressé ces dernières semaines au sud de Tripoli, dans les montagnes du Djebel Nefousa. Ils le doivent à une action de la France restée secrète jusqu'ici : le parachutage d'armes «en quantité importante» aux tribus berbères de cette région entrées en guerre contre le régime. Selon Paris, ce front Sud constitue désormais l'un des meilleurs espoirs de la coalition occidentale pour «faire la jonction» avec les mouvements d'opposition encore dormants dans la capitale et provoquer un soulèvement de Tripoli contre le clan du dictateur.

Constatant, au début du mois de mai, le risque d'impasse militaire, la France a décidé de procéder directement à des parachutages d'armes dans le Djebel Nefousa : lance-roquettes, fusils d'assaut, mitrailleuses et surtout missiles antichars Milan. Jusque-là, les armes acheminées aux rebelles provenaient du Qatar et d'autres émirats du Golfe. Elles étaient convoyées par avion à Benghazi, siège du Conseil national de transition (CNT) à l'Est, puis par bateau jusqu'au port de Misrata, ville côtière prise en étau par les forces loyales au régime. Si l'armée française a décidé de s'impliquer sans intermédiaires - et sans la coopération de ses alliés, même britanniques - dans l'armement des rebelles au Sud, c'est «parce qu'il n'y avait aucune autre façon de procéder», confie une source haut placée. Notamment, les Français sont équipés d'un système unique de largage : amarrée à un petit parachute, la cargaison tombe exactement à l'endroit visé ; à 200 m du sol, une plus grande toile se déploie pour amortir l'atterrissage.

Deux aérodromes de fortune

Grâce à ces renforts en armement, les rebelles sont parvenus à sécuriser une vaste zone qui va de la frontière tunisienne jusqu'aux abords de Gharian, verrou stratégique à une soixantaine de kilomètres au sud de Tripoli. Le Figaro a pu consulter une carte estampillée «DGSE Confidentiel défense», qui montre les localités de Nalout, Tiji, al-Jawsh, Shakshuk et Yafran comme autant de conquêtes passées aux mains des forces insurgées. Dans ce territoire, les Berbères ont pu aménager deux pistes d'atterrissage de fortune, permettant à de petits appareils venus du Golfe arabique de prendre le relais des livraisons d'armes françaises.

Jusqu'ici, les rebelles du front Sud ont principalement progressé d'ouest en est, sur une ligne de crête qui leur donne l'avantage du terrain. Le moment décisif approche, lorsqu'il leur faudra descendre dans la plaine aride pour affronter les forces de Kadhafi équipées de chars et d'armes lourdes. Mardi, ils ont marqué un point en s'emparant d'un important dépôt de munitions en plein désert à 25 km au sud de Zenten. Une colonne envoyée à la rescousse par le régime a été prise en embuscade et trois de ses véhicules ont été détruits, selon les rebelles.

La décision française d'armer les insurgés procède du même calcul que celle de faire entrer en action ses hélicoptères à Misrata : donner un coup de pouce afin de sortir d'une situation bloquée. En elle-même, cependant, elle n'a pas encore renversé le cours de la guerre. Mais le calcul des Occidentaux repose clairement sur une issue plutôt militaire que diplomatique. «Si les rebelles parviennent jusqu'aux abords de Tripoli, la capitale ne manquera pas de se soulever contre Kadhafi, veut croire un haut responsable français. Les mercenaires du régime ne sont plus payés et à peine nourris, il y a une sévère pénurie d'essence, la population n'en peut plus.» En prévision du «grand soir», l'Otan a bombardé les miradors qui entourent la forteresse présidentielle de Bab al-Aziziya, ainsi que les centres de commandement de la police secrète et des services de renseignement.

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 00:02

 

 

 

Baba Laddé

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 29 Juin 2011 13:27

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a facilité mardi 28 juin 2011 le transfert et la libération de 18 personnes détenues par le Front populaire pour le redressement, FPR, la faction rebelle dirigée par le Général tchadien Baba Ladé. Elles avaient été arrêtées à la suite de récents accrochages dans la zone de Kaga-Bandoro, dans le centre-nord de la République centrafricaine (RCA). Tous les prisonniers sont membres de l'Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie (APRD).

Leur libération s’est faite en présence des autorités de la préfecture de la Nana Gribizi et de responsables de l'APRD.

« La réussite de cette opération démontre la confiance que les groupes présents en République centrafricaine, ainsi que les autorités nationales accordent au CICR et à son rôle d'intermédiaire neutre », a déclaré Katharina Ritz, cheffe de la délégation du CICR en Centrafrique.

Le CICR a ainsi répondu à la demande des parties d'organiser le transfert et la libération. Il n'a toutefois pas participé aux négociations qui ont conduit à ces libérations.

« Nous nous sommes entretenus en privé avec les détenus avant leur libération afin de nous assurer qu'ils acceptaient le transfert de leur plein gré », a ajouté Mme Ritz.

Ewan Watson, chargé de communication du CICR à Bangui, interrogé par Radio Ndeke Luka a expliqué qu’« il y a également 1500 personnes déplacées par ces conflits à Kaga-Bandoro et le CICR suit la situation. Il y a aussi 15 enfants séparés de leurs familles et 7 ont déjà réussi à intégrer leur foyer, grâce au soutien du CICR en collaboration avec la Croix Rouge Centrafricaine ».

Il faut souligner que ces accrochages avaient vu l’intervention du Médiateur de la République Monseigneur Paulin Pomodimo. Ce dernier a effectué le week-end dernier une mission qui s’est soldée par un accord entre les parties en conflits.

Cette libération de prisonniers intervient au moment où le DDR, programme du Désarmement Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants rebelles est entrée dans une phase active avec le démarrage samedi 24 juin du volet désarmement. La cérémonie s’est déroulée à Bocaranga (nord) en présence du Chef de l’Etat François Bozizé. 365 combattants de l’APRD ont été enregistrés et désarmés à cette occasion. Les opérations concernent plus de 8000 ex-rebelles.

 

 

Centrafrique :18 ex-rebelles détenus par une rébellion tchadienne libérés

BANGUI - AFP / 29 juin 2011 21h44 – Dix-huit ex-rebelles centrafricains de l'Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratique (APRD) détenus en Centrafrique par le petit groupe rebelle tchadien du Front populaire pour le redressement (FPR) ont été relâchés, selon le CICR mercredi.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a facilité (lundi) le transfert et la libération de 18 personnes détenues par le Front populaire pour le redressement (FPR), indique le communiqué du CICR transmis mercredi à l'AFP.

Arrêtés à la suite de récents accrochages dans la zone de Kaga-Bandoro, dans le centre-nord de la République centrafricaine (RCA), ces membres de l'Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie (APRD) ont été libérés en présence des autorités (...) et de responsables de l'APRD, ex-rébellion ayant signé des accords de paix en 2008, poursuit le texte.

Le CICR a ainsi répondu à la demande des parties d'organiser le transfert et la libération. Il n'a toutefois pas participé aux négociations qui ont conduit à ces libérations, indique le CICR qui par la voix de la chef de délégation dans le pays, Katharina Ritz, explique: nous nous sommes entretenus avec les détenus avant leur libération afin de nous assurer qu'ils acceptaient le transfert de leur plein gré.

Par ailleurs, selon Ewan Watson, chargé de communication au bureau du CICR à Bangui, interrogé par la radio Ndeke Luka : il y a également 1500 personnes déplacées par ces conflits à Kaga-Bandoro et 3000 autres a Kabo (nord-ouest) situé à 137 kms de Sido ville frontalière avec le Tchad et le CICR suit la situation. Il y a aussi 15 enfants séparés de leurs familles et 7 ont déjà réussi à intégrer leur foyer grâce au soutien du CICR en collaboration avec la Croix Rouge Centrafricaine.

Le 13 juin, le général Abdel Kader Baba Laddé qui dirige le FPR avait signé à Bangui avec le médiateur pour la République du Tchad un accord dans lequel il s'engageait notamment à quitter la Centrafrique, à rentrer dans son pays, à collaborer avec le régime de N'Djaména et à mettre fin définitivement aux hostilités entre son mouvement et le pouvoir.

L'accord prévoyait aussi le cantonnement et le rapatriement des hommes du FPR stationnés à Takara et Gonaba dans la région de Kaga-Bandoro depuis 2008.

La libération des prisonniers intervient alors que des opérations de désarmement ont débuté samedi avec 350 ex-combattants de l'APRD. Elles doivent s'étendre à plusieurs régions centrafricaines et visent au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion de quelques 6.000 ex-combattants.


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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 23:58

 

 

 

Sandy et Bambou

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 29 Juin 2011 13:31

L’affaire Faustin Bambou et Cyrus Emmanuel Sandy, respectivement Directeurs de publication des journaux « Les Collines de l’Oubangui » et « Médias + » contre le Ministère public est finalement mise en délibéré. C’est vendredi 1er juillet que le tribunal rendra son verdict. C’est la décision prise à l’issue de l’audience tenue ce mercredi 29 juin 2011, à Bangui.

Au cours du procès de ce mercredi, la défense des prévenus et le Ministère public ne se sont pas entendus sur les dispositions légales à employer afin de juger cette affaire. Alors que le procureur de la République a visé dans son réquisitoire le Code Pénal, la défense des prévenus, quant à elle, a estimé pour sa part que « cette affaire est réglementée par une loi spécifique, notamment la Loi 05 du 22 février 2005 portant liberté de la communication en République Centrafricaine ».

Selon Me Mathias Morouba, l’un des Avocats des prévenus, « la défense demande au procureur de la République de constater que les infractions qu’on reproche aux 2 journalistes, relève de cette ordonnance, donc il n y a pas d’amalgame. Si on permettait que ces détenus soient jugés conformément au code pénal, nous sommes en train d’enterrer la liberté de la communication, ce qui n’est pas à l’actif du pays. Certes ces derniers peuvent commettre des fautes, mais le respect de textes en vigueur devrait être de rigueur ».

Faustin Bambou et Cyrus Emmanuel Sandy, sont accusés d’avoir publié dans leurs journaux respectifs des articles mettant en cause le Ministre délégué à la défense Francis Bozizé dans une affaire de détournement des fonds destinés aux militaires et gendarmes retraités. Selon le plaignant, ces articles font l’objet d’incitation à la révolte et à la haine.

Le procès a déjà fait l’objet de deux reports.

 

 

L’affaire Bambou et Sandy mise en délibéré pour le 1er juillet prochain

Par Sébastien Lamba - 29/06/2011

A l’audience du 29 juin 2011, la défense des prévenus a soulevé toute une série d’exception demandant l’annulation de la procédure de flagrant délit initiée

 

L’affaire ministère public contre les Directeurs de Publication du journal Les Collines de l’Oubangui et Médias plus, poursuivi respectivement pour incitation à la haine, à la violence et trouble à l’ordre public puis diffusion de propagande de nature à pousser les populations à la révolte contre l’Etat a été mis en délibéré pour le 1er juillet 2011. A l’audience de cette journée du 29 juin 2011, la défense des prévenus Sandy et Bambou a soulevé toute une série d’exception demandant l’annulation de la procédure de flagrant délit initiée par le procureur de la République. Elle estime que les faits reprochés à ses clients sont punis par les dispositions de l’article 111, 97 et 98 de l’ordonnance 05.02 du 22 février 2005 relative à la liberté de communication en République Centrafricaine.

 

Le Procureur de la République, dans son réquisitoire a déclaré que les deux prévenus sont poursuivis pour délit de droit commun notamment l’incitation à la haine et à la révolte, une infraction qui dépasse les dispositions de l’ordonnance sur la liberté de communication en République Centrafricaine et punie par les dispositions des articles 292 et 295 du Code pénal centrafricain. Il a demandé au Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui de rejeter l’exception formulée par la défense des prévenus et d’ouvrir le débat au fond. Il convient de noter que les deux Directeurs de Publication dans leurs parutions ont fait état du détournement du fonds de l’Union européenne alloué au gouvernement centrafricain pour le paiement des militaires et gendarmes retraités par le ministre délégué à la Défense. Il est à rappeler que l’un des prévenus Faustin Bambou a été condamné à huit mois d’emprisonnement ferme pour un cas similaire en 2008 avant d’être gracié par le président de la République.

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 02:47

 

 

 

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DAKAR - AFP / 28 juin 2011 23h56 - Le gouvernement sénégalais a mis en garde mardi soir contre tout nouvel acte de pillage et de vandalisme, près de 24 heures après des émeutes à Dakar où des habitants excédés par les coupures d'électricité ont incendié plusieurs bâtiments publics.

Au moins quatre personnes ont été blessées dans les violences survenues dans la nuit de lundi à mardi, selon des témoignages diffusés sur la télévision publique RTS: un groupement privé de transporté a annoncé avoir enregistré trois agents blessés et 44 bus cassés, un témoin a raconté que le gardien d'une résidence privée a été blessé par des pilleurs.

Les forces de défense et de sécurité ont été instruites de se déployer partout où besoin sera pour rétablir l'ordre et réprimer avec la dernière énergie et tous les moyens nécessaires ces actes de pillage et de vandalisme, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Ousmane Ngom, dans un communiqué diffusé mardi soir.

Selon lui, des enquêtes sont déjà ouvertes pour identifier les auteurs et les mettre hors d'état de nuire et le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des personnes et des biens et le maintien de l'ordre public.

Circulation bloquée par des barrages de fortune, des feux de pneus ou de branchages, interventions de forces de l'ordre à coups de grenades lacrymogènes ou courses-poursuites dans les rues ont marqué la nuit de lundi à mardi à Dakar, où des manifestants ont aussi saccagé des locaux de la société nationale d'électricité (Sénélec) et des bâtiments publics.

Depuis cinq jours, dix des agences de la Sénélec ont été détruites à Dakar et ses banlieues, ainsi qu'à Keur Massar, Mbour et Thiès (est de la capitale), a précisé à l'AFP un responsable de la société.

Des scènes d'émeutes similaires s'étaient produites lundi après-midi à Mbour où les habitants ont affirmé être restés 48 heures sans électricité. Selon des médias privés, des émeutes des délestages ont également eu lieu lundi à Thiès (ouest), Mbacké et Kaolack (centre).

Le Sénégal est en proie à des coupures régulières d'électricité depuis des mois, qui se sont aggravées ces dernières semaines et touchent la plupart des villes.

Dans un communiqué transmis mardi à l'AFP, la Sénélec explique faire face depuis quelques jours à un déficit de production important qui entraîne de nombreux délestages, et présente ses excuses, se disant consciente des nombreux désagréments occasionnés par la situation actuelle.

Ces émeutes interviennent après des manifestations dans tout le pays, le 23 juin, provoquées par un projet de loi du président Abdoulaye Wade visant à permettre, dès février 2012, l'élection simultanée d'un président et d'un vice-président avec un minimum de 25% des voix au premier tour.

A Dakar, alors que ce projet de loi controversé était discuté à l'Assemblée nationale, ces manifestations avaient tourné à l'émeute, faisant au total 102 blessés, dont 13 policiers selon la police.

Le président Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 2000 et candidat à sa propre succession en 2012, avait finalement renoncé à faire voter le texte.

L'opposition et la société civile, y compris les chanteurs Youssou Ndour et Didier Awadi, exigent désormais qu'il ne se représente pas en 2012. Et mardi soir, le Mouvement du 23 juin, coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile, a appelé à la poursuite des manifestations contre cette candidature.

Le président Wade n'a fait aucune déclaration publique depuis les derniers évènements, qui devraient le retenir à Dakar alors que débute jeudi un sommet de l'Union africaine (UA) en Guinée équatoriale auquel il ne participera pas, selon des sources concordantes à Malabo.

Joint par l'AFP, un responsable à la présidence sénégalaise a indiqué que rien n'était encore arrêté à ce sujet.


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NDLR : Question coupures de courant, il n'y a pas que Dakar. Bangui aussi vit la même situation non seulement pour le courant mais également pour l'eau courante où certains abonnés au réseau de la SODECA peuvent demeurer plusieurs mois sans que la moindre goutte d'eau ne coule de leurs robinets. Devant les kiosques-fontaines de SODECA, les longues files des chercheurs d'eau en sont aussi la preuve. Il y a quinze jours, les populations de plusieurs quartiers populaires de Bangui ont également dressé des barricades et enflammé des pneus et affronter les gaz lacrymogènes pour protester contre le manque de courant et d'eau. C'est à n'en pas douter le reflet de la mauvaise gouvernance des autorités en place qui, si elles n'y prennent garde, peuvent être balayées du pouvoir comme de la rigolade. Les gens sont excédés et exaspérés.

S'agissant de Bozizé, ce serait même une excellente chose. Contrairement à Abdoulaye Wade, lui sera bien présent à Malabo du 17ème sommet de chefs d'Etat de l'UA où selon nos informations, il devrait même arriver dès le mercredi alors que le sommet ouvre jeudi, afin de tenter d'obtenir que son homologue équato-guinéen renfloue quelque peu les finances de son pays. Bozizé commence en effet à éprouver des difficultés pour assurer la paie mensuelle de ses fonctionnaires et se voit contraint de faire la manche auprès de certains de ses pairs. Il aurait déjà essuyé un premier niet de son parrain de N'djaména. Quand on voit tout ce qu'il pique au trésor pour constituer ses stocks d'armes de guerre, entretenir son épave d'Hercules C 130, acheter les consciences et voler les élections,  on peut comprendre que les caisses de l'Etat soient maintenant à sec. 

Selon nos informations, l'endettement de l'Etat centrafricain vis à vis des banques primaires de la place et l'égard de la BEAC depuis que Bozizé est au pouvoir a atteint un niveau trop élevé pour les capacités de remboursement du pays. La rédaction reviendra bientôt sur ce dossier d'endettement de la gouvernance de Bangui. Bozizé ne s'en prendra qu'à lui-même puisqu'en réalité c'est lui qui est le véritable ministre des finances de ce pays et ordonnateur de la moindre dépense de l'Etat. Ses ministres de finances ne sont en réalité que des figurants. C'était notamment le cas du nullard Albert Besse qu'il a fini par limoger et mettre Ndoutingaï à sa place.     

 

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