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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 02:13

 

 

 

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Watchlist on Children and Armed Conflict, IDMC, le Conseil de sécurité des Nations Unies demandent  au Gouvernement de la RCA et les donateurs de passer à l'action


New York, 4 mai, - Les enfants en République centrafricaine (RCA) sont enlevés, enrôlés dans des groupes armés et n’ont pas accès à l'assistance humanitaire, selon un rapport publié aujourd'hui par la Watchlist on Children and Armed Conflict (Watchlist) et le Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC). Ces violations, ainsi que les attaques contre les écoles et les hôpitaux, ont continué malgré le fait que le Conseil de sécurité les a identifiées parmi les interdits "six violations graves» commis contre des enfants en période de conflit. Ces six violations graves sont à la base de la protection du Conseil des enfants pendant la guerre.


Le rapport, Un avenir incertain? Les enfants et les conflits armés en République centrafricaine, constate que la Lord's Resistance Army (LRA) est toujours présente et active en RCA, où elle enlève des enfants. Les enfants enlevés sont violés, utilisées comme esclaves sexuelles et forcés d'attaquer des villages et de tuer les autres, y compris d'autres enfants.


Dans le rapport, Cote personnalisée et IDMC donnent un aperçu des recommandations détaillées et demande que le gouvernement de la RCA, le Conseil de sécurité et les donateurs, y compris les États-Unis et l'Union européenne, prennent des mesures spécifiques pour aider les enfants touchés par les conflits armés en RCA. «Les enfants sont maltraités et leurs droits sont bafoués par la LRA, d'autres groupes rebelles, et même par le gouvernement de la RCA. La communauté humanitaire internationale dans son ensemble est également, à défaut, dans leur incapacité à surveiller et de traiter correctement la situation », explique Eva Smets, directeur de Watchlist. «Nous devons protéger et fournir un soutien adéquat à ces enfants."


En Janvier 2011, Cote personnalisée et IDMC a effectué une mission sur le terrain au cours de laquelle un chercheur a eu des entretiens avec d'anciens enfants soldats, enfants déplacés et leurs familles, les dirigeants communautaires et les enseignants, les forces de sécurité, et des membres de milices d'autodéfense de village.


«Ce rapport décrit la situation en RCA, du point de vue des victimes», explique Laura Perez, analyste de pays pour IDMC et chercheur pour le rapport. «Nous avons appris directement auprès des enfants et de leurs familles ce qui se passe et comment ils sont préoccupés."

Plus précisément, Watchlist et IDMC ont fait le constat suivant:


Enlèvement: Non seulement la LRA enlève des enfants, les utilise comme esclaves et soldats, mais les enfants qui parviennent à échapper à l'expérience de la LRA éprouvent de grandes difficultés à reprendre avec leurs familles. Ils reçoivent rarement l'aide qui s'impose, tels que les soins psychosociaux, pour se remettre de ces événements traumatisants.

Ces enfants peinent également pour regagner chez eux car cela prend souvent aussi longtemps que le temps réellement passé en captivité.


Recrutement: L'absence d'une armée qui fonctionne a contraint les collectivités locales à former des milices d'autodéfense pour se protéger contre les bandes criminelles et les groupes armés étrangers, comme la LRA. Ces milices d'auto-défense, reconnaissent recruter des enfants même de 12 ans. Le groupe rebelle de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) procède également au recrutement d'enfants.


En outre, il y a des problèmes importants dans la réinsertion à long terme des enfants récemment libérés par l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD). Sans les programmes de soutien leur permettant de gagner leur vie, ces enfants risquent de retourner dans les groupes armés.


Refus d'accès humanitaire: Entre les restrictions imposées sur certains domaines par le gouvernement de la RCA, et les activités du groupe rebelle CPJP et la LRA, les organisations d'aide humanitaire et les agences des Nations Unies sont incapables d'accéder à deux zones de conflit dans le pays. Cela signifie qu'aucune évaluation des besoins est en cours et aucune assistance fournie aux enfants vivant dans ces zones.


Smets dit que c'est un moment crucial pour travailler afin de remédier à la situation. "La réélection récente du président Bozizé offre une occasion unique pour les enfants de la RCA à reconquérir leur avenir», a déclaré Smets. «Si le président Bozizé et son gouvernement sont en mesure de consolider le processus de paix et de mettre une véritable fin au conflit armé en RCA, il y a un réel potentiel de développement socio-économique et de stabilité. Mais, pour ce faire, la communauté internationale doit réagir maintenant et engager les ressources nécessaires pour aider les enfants touchés par les conflits armés en République centrafricaine. "


Listes des recommandations spécifiques pour améliorer la protection des enfants en République centrafricaine et renforcer la réponse humanitaire à leurs besoins, y compris exiger que:


• Le gouvernement de la RCA:


-Informer les milices d'autodéfense de laisser leurs enfants à la maison;


- Former, équiper et déployer des troupes pour les communautés qui ont dû compter sur les milices d'autodéfense pour se protéger; o Négocier un accord de cessez-le-feu avec le groupe rebelle CPJP afin de restaurer l'accès humanitaire aux populations déplacées vivant dans des zones contrôlées par les groupe rebelle


• Le Conseil de sécurité des Nations Unies:


- Encourager le gouvernement de la RCA à faire tout ce qui précède, et

- Demande que l'équipe des Nations Unies en RCA négocie un plan d'action avec la CPJP afin de libérer tous les enfants de ses rangs.


• Le gouvernement des États-Unis et l'Union européenne:


- urgence de libérer des fonds pour aider les enfants enlevés par la LRA qui ont maintenant besoin d'une aide psychosociale.


«Ce que nous voulons, ce sont plus de programmes en RCA. Nous voulons que les gens à réagir », explique Perez. "La raison pour laquelle la RCA n'a pas le même degré d'aide humanitaire que la RDC est parce qu’elle n’attire pas la même attention internationale. Nous voulons élever le profil de la situation en République centrafricaine et les terribles conditions  des enfants pour y faire face. "


Watchlist on Children and Armed Conflict, établie en 2001, est un réseau international d'organisations non gouvernementales qui s'efforcent de mettre fin aux exactions contre les enfants dans les conflits armés et de garantir leurs droits. En tant que réseau mondial, Watchlist établit des partenariats entre les ONG locales, nationales et internationales, le renforcement des capacités et des atouts communs de placement. En travaillant ensemble, nous avons stratégiquement recueilli et diffusé des informations sur les violations contre les enfants dans les conflits pour influencer les décideurs clés pour créer et mettre en œuvre des programmes et des politiques qui protègent efficacement les enfants.

L'Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC) (www.internal-displacement.org) a été créé par le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en 1998, à la demande de l'Organisation des Nations Unies. Il est une des principales sources d'informations et d'analyses sur les déplacements internes causés par les conflits et la violence dans le monde entier.

. Internal Displacement Monitoring Centre:


-Watchlist on Children and Armed Conflict: ...

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 01:05

 

 

 

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La violence post électorale fait un mort

Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Mai 2011 13:26

Prince Guereyekwa, atteint d’une balle à la poitrine  le 28 mars dernier, lors des manifestations  liées au scrutin législatif du 27 mars dernier à Mogoumba (sud) est décédé finalement le 1er mai 2011 à Bangui, des suites de ses blessures. Il avait été admis à l’hôpital communautaire de Bangui depuis le début du mois d’avril où il était placé en soins intensifs.

A l’origine des faits, une marche pacifique de jeunes pour contester les résultats proclamés par la Commission Electorale Indépendante. Ces résultats déclaraient vainqueur le candidat du KNK (parti au pouvoir) alors que pour les manifestants, la victoire revenait largement au challenger.

La victime avait pu, sur son lit d’hôpital, donner sa version des faits à Radio Ndeke Luka : « pendant la manifestation, un élément des forces navales qui était là a d’abord commencé à tirer en l’air avec sa Kalachnikov. Puis subitement il s’est retourné vers moi et m’a visé. J’ai été atteint en pleine poitrine. »

Plusieurs sources indiquent que l’auteur des tirs, un militaire, n’est pas pour l’instant arrêté ni inquiété. Aucune enquête n’est également ouverte pour le moment. Cependant, les candidats malheureux à cette élection ont publié un communiqué dans lequel ils demandent aux jeunes de la ville de Mongoumba, « de garder leur calme et éviter tout débordement afin de permettre à la justice de faire son travail ».

La Cour constitutionnelle n’a cependant pas encore délibéré sur les contentieux électoraux dans cette circonscription électorale de l’extrême sud de la RCA.

 

Les routiers ne supportent plus les tracasseries aux barrières

Radio NdéKé Mercredi, 04 Mai 2011 13:31

Les transporteurs centrafricains présentent ont présenté ce 4 mai 2011, leurs doléances au Ministre d’Etat aux transports, Parfait Anicet Mbaï. En fait ils observent un arrêt de travail depuis deux jours et veulent se faire entendre.

Ils affirment « ne plus supporter les tracasseries policières » dont ils font l’objet aux barrières de contrôle dressées le long des routes.

Plusieurs camions sont stationnés au niveau du PK26. C’est une importante barrière de contrôle sur la route nationale N°1, celle qui relie la capitale centrafricaine Bangui, au Cameroun. C’est le principal axe de ravitaillement du pays.

Les transporteurs centrafricains ont déjà observé plusieurs arrêts de travail en guise de protestation. Et la principale raison a toujours été les tracasseries policières. « A chaque passage, les policiers nous demandent des sommes colossales même si nos papiers sont en règle » a confié un des transporteurs à Radio Ndeke Luka.

Cette rencontre se tient en présence des directeurs généraux de la Police centrafricaine, de la Gendarmerie nationale et du BARC (Bureau d’Affrètements Routiers Centrafricains). On ignore pour l’heure, les conclusions auxquelles elle a abouti.

 

L’eau potable manque à Nola

RadioNdéké Luka Mercredi, 04 Mai 2011 13:30

S’approvisionner en eau potable dans la ville de Nola (ouest du pays) est devenu un parcours du combattant. Les femmes de la localité sont obligées de parcourir plus de 3 kilomètres à la recherche de ce précieux liquide indispensable.

Les principales causes de cette pénurie d’eau sont entre autres l’insuffisance de pompes hydrauliques et le tarissement des puits. Conséquences immédiates, la plus part des habitants de Nola sont atteintes des maladies hydriques.

Ce constat est rapporté ce mercredi 4 mai 2011, par le correspondant de Radio Ndeke Luka. Selon lui, « 40% des consultations journalières effectuées au laboratoire de l’hôpital de Nola révèlent que la population est souffre des maux liés aux vers intestinaux. Les autorités sont entrain de prendre de mesures pour répondre aux besoins de ces habitants en eau potable ».

Signalons que ce manque d’eau à Nola qui intervient surtout en saison sèche, touche presque toutes les préfectures frontalières de cette ville.

 

Laurent Ngon Baba élu 1er vice-président de l’Assemblée nationale

Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Mai 2011 13:28

L’ancien ministre centrafricain de la justice Laurent NGON BABA a été élu 1er Vice-président de l’Assemblée nationale de la 5e législature centrafricaine. C’est à l’issue du second jour des travaux de la 1ère Session extraordinaire de la 5e législature centrafricaine ouvert ce 3 mai 2011. L’élection aux autres postes du bureau du parlement se poursuivait encore à la mi-journée de ce mercredi 4 mai.

La veille, au premier jour de cette session extraordinaire, le président sortant, Célestin Le Roi GAOMBALET, Député de Bambari, avait été reconduit au perchoir. Il avait obtenu 76 voix sur 84. Il était finalement seul candidat après le désistement de Thierry Savonarole MALEYOMBO, député du 7e Arrondissement de Bangui et ministre des télécommunications dans le précédent gouvernement centrafricain.

Au total, 11 postes sont à pourvoir dont 3 Vice-Présidents, 2 Questeurs, 2 Secrétaires parlementaires et 3 Membres. L’élection de ces membres sera suivie de la mise en place des Commissions permanentes ainsi que des Groupes parlementaires.

Pour le Président reconduit, l’objectif principal qui devra guider sa seconde mandature, est « la promotion de la bonne gouvernance comme facteur de lutte contre la pauvreté qui gangrène la RCA ».

La spécificité de cette 5e législature est qu’elle est monocolore, au vu des résultats des élections législatives du 23 janvier et du 27 mars 2011. Au sujet de l’enjeu d’une telle Assemblée Nationale, Maurice SARAGBA, Indépendant, Député de Nanga-Boguila,  estime que « seul l’intérêt du peuple centrafricain devra primer en tout ».

92 députés sur 105 participent aux travaux de cette 1ère session extraordinaire de l’Assemblée Nationale. Les 13 restants devront être élus après une reprise partielle du scrutin, suite à l’invalidation des résultats de leurs circonscriptions par la Cour constitutionnelle.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 00:55

 

 

 

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Liberté de la presse, le Secrétaire général de l’OIF prend position

Mercredi, 04 Mai 2011 16:30

 « Les mouvements démocratiques actuels qui traversent l’hémisphère Sud de notre planète devraient nous conduire à nous interroger encore plus sur le rôle des journalistes dans les démocraties contemporaines et sur la portée réelle des nouveaux médias et réseaux sociaux » a déclaré Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, hier, le 3 mai 2011, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.

 Il a souhaité exprimer une pensée particulière pour ces journalistes, qui, partout dans le monde et particulièrement lors du « printemps arabe », ont contribué, parfois au péril de leur vie, à accélérer la démocratisation de leurs sociétés.

Tout en insistant sur l’absolue nécessité, pour ces nouveaux systèmes de transmission de l’information, du long apprentissage des règles éthiques et déontologiques du journalisme, le Secrétaire général a annoncé que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) va tenir, en partenariat avec le Conseil de l’Europe un Colloque sur « La liberté d'expression à l'épreuve des évolutions démocratiques dans les pays d'Europe centrale et orientale » à Sofia (Bulgarie), les lundi 30 et mardi 31 mai 2011.

Durant cette manifestation, le rôle actuel des médias dans les pays arabes sera analysé sous l’éclairage des changements politiques qui se sont produits il y a plus de deux décennies dans les pays d’Europe de l’Est. De nombreux représentants des médias des pays francophones du monde arabe participeront à cet événement.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) accorde une place particulière à l’appropriation, par les populations francophones, des technologies de l’Information et de la Communication. Lors du dernier Sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Montreux (Suisse), en octobre 2010, les Chefs d’États et de Gouvernements de la Francophonie, ont, dans une déclaration unanime, « réaffirmé leur volonté de faciliter, par les pays francophones du Sud, l’appropriation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) afin de les aider à mieux intégrer l’économie numérique mondiale ».

Pour rappel, l’OIF a toujours accordé une attention particulière à la liberté des journalistes, clairement exprimée dans l’article 18 de la Déclaration de Bamako de novembre 2000 qui appelle les Etats et gouvernements à « veiller au respect effectif de la liberté de la presse et  assurer l'accès équitable des différentes forces politiques aux médias publics et privés, écrits et audiovisuels, selon un mode de régulation conforme aux principes démocratiques ». Dans ce domaine prioritaire de son action, l’OIF multiplie ses interventions en appui aux médias et aux institutions de régulation de ses États et Gouvernements membres dans le cadre de son programme consacré aux « Pluralisme des médias et à la liberté de la presse ».

Source : www.francophonie.org

 

 

 

  Déclaration de Simplice Kodéguet

 

 

A l’occasion de la Journée Internationale de la Presse, qu’il nous soit autorisé de présenter à tous les hommes de médias l’expression de notre profonde gratitude pour le courage et la ténacité qui les caractérisent dans les combats quotidiens pour les vertus de vérité et de justice.

 

Nous rendons également hommage à cette occasion à tous ceux qui ne sont plus de ce monde, à cause de leur engagement mérité, qui ont permis à nos nations de faire un pas supplémentaire dans le processus de promotion de la liberté de la presse, de démocratie, des droits humains et du droit des peuples.

 

« Messagers de la paix » comme l’a cru à juste titre le Feu Président PATASSE, les hommes de médias restent et demeurent dans nos sociétés le quatrième pouvoir que personne n’a le droit de s’en approprier.

Notre pensée va vers ceux qui sont privés de liberté dans le monde en général et en particulier Stéphane TAPONIER, Hervé GUESQUIERE, ainsi que leurs trois accompagnateurs retenus en Afghanistan.

 

A l’heure où le symbole du terrorisme vient d’être neutralisé, en évitant un amalgame avec une pratique religieuse respectueuse des valeurs et de modes de vie des nations civilisées ; nous exhortons très vivement toutes les institutions du monde à la mise en œuvre d’une feuille de route consensuelle pour un combat planétaire contre toutes formes de terrorisme.

 

Que la béatification du Pape Jean Paul II, grand combattant de la liberté puisse ouvrir des perspectives nouvelles pour une implication inconditionnelle de toutes les autorités morales et spirituelles pour la paix dans le monde.

 

Fait à Bangui, le 3 Mai 2011

 

signature Kodéguet

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 02:30

 

 

 

12022011malonga

                Le président de la Cour constitutionnelle Marcel Malonga

 

Exclusivité C.A.P  !

Centrafrique : Le dilemme de la Cour Constitutionnelle

Par Fleury Koursany - 03/05/2011

Elle a été saisie par plusieurs candidats, sur des requêtes en annulation des scrutins pour «fraudes multiples»

 

Le 27 mars 2011, se tenait le second tour des élections législatives en République Centrafricaine. Plus d’un mois après, la décision de la Cour constitutionnelle en ce qui concerne le deuxième tour de ce volet électoral se fait attendre. Cette Cour a été saisie par plusieurs candidats, des requêtes en annulation des scrutins pour «fraudes multiples». Selon les dispositions de l’article 209 du Code électoral de la RCA, la Cour constitutionnelle dispose d’un délai de deux mois pour rendre sa décision motivée qui sera notifiée à chaque partie. Alors qu’elle n’a pas encore fini d’apurer les requêtes en annulation dont elle est saisie, la rentrée parlementaire est convoquée par décret présidentiel du 3 au 18 mai 2011. Certainement, sur la base des dispositions de l’article 108 du Code électoral qui dispose que «les candidats proclamés élus restent en fonction jusqu’à ce qu’il soit définitivement statué sur les requêtes en annulation».

Au cours de cette session parlementaire, les nouveaux élus devront mettre en place le bureau de l’Assemblée nationale ainsi que les groupes parlementaires. Avec la certitude que 13 députés de cette nouvelle Assemblée ont déjà vu leurs élections être annulées par la Cour constitutionnelle dès le premier tour. Cette même Cour devra encore se pencher sur les contentieux nés du second tour des législatives du 27 mars 2011. Qu’adviendra-t-il si la Cour constitutionnelle invalide encore plus d’une dizaine de circonscriptions électorales? Ce sera alors le quart de cette nouvelle Assemblée qui devra alors être renouvelée quand bien même les élus déchus de leurs sièges auront déjà contribué illégitimement à mettre en place le bureau et les groupes parlementaires avec la bénédiction des dispositions de l’article 108 du Code électoral.

On gagnerait plus à crédibiliser nos institutions en donnant la possibilité à la Cour de valider toutes les élections avant l’entrée en fonction des nouveaux élus. Pourquoi en est-il le cas pour le Président de la République qui ne prête serment qu’après la proclamation officielle de son élection par la Cour Constitutionnelle et le contraire pour l’Assemblée Nationale?

 

NDLR : Un vrai sac de nœuds. Toutes ces aberrations et incohérences sont les conséquences de la forfaiture de cette Cour constitutionnelle centrafricaine qui est hélas résolument aux ordres du pouvoir en place et dont le président, un autre aussi vrai faux pasteur de la secte Bethel, Marcel Malonga, est un proche parent de Bozizé en service commandé. Selon nos informations émanant d’une source crédible et digne de foi ayant requis l’anonymat, Marcel Malonga a prétexté être en danger de mort à Bangui pour avoir reçu plusieurs menaces, a quitté Bangui peu après l’investiture de Bozizé pour la France où il se trouverait encore prétextant des ennuis de santé. Nul ne connaît les véritables raisons de sa venue en France, même pas son parent Bozizé qui s’est étonné tout en se défendant de lui avoir pourtant affecté des soldats de la garde présidentielle pour sa sécurité.

En vérité, c’est dans le but de déposer sur son compte bancaire la bagatelle d’un demi-milliard de F CFA, exactement  500 millions de F CFA, soit 762.2450.86 d’euros (excusez du peu) que Marcel Malonga est venu entre temps à Paris sans même se préoccuper de la suite de l’important travail que devrait effectuer son institution au sujet des nombreux recours en annulation des élections législatives. C’est sa vice-présidente Mme Damienne Nanaré qui gère les choses à sa place depuis lors.

Intrigué par l’énormité du montant et compte tenu des dispositions anti-blanchiment d’argent sale en vigueur en France, les responsables de la banque ont naturellement exigé à Malonga de justifier l’origine de cet argent. Comme toute réponse, ce dernier s’est contenté de déclarer qu’il est Président de la Cour constitutionnelle de Centrafrique, argument dont ne se sont nullement contentés les responsables de la banque qui ont fait passer un mauvais quart d’heure au président de la Cour constitutionnelle centrafricaine. En l’état actuel de nos informations, nous ignorons ce qu’est devenu ce pactole. A-t-il été remis au propriétaire ou a-t-il été confisqué. Nos investigations se poursuivent en ce moment mais une chose est sûre, Malonga n’en serait pas à son premier coup selon nos informations.

Ce magot doit vraisemblablement provenir de la récompense que Bozizé a dû faire à l’intéressé pour avoir réussi le tour de force de le  proclamer sans même étudier ni enquêter sérieusement sur les nombreux recours en annulation déposés auprès de la Cour constitutionnelle, vainqueur dès le premier tour à la dernière présidentielle truquée du 23 janvier 2011 dont on sait maintenant que les résultats ont été obtenus suite au fonctionnement à plein tube de la machine à bourrer les urnes du KNK méthodiquement  mise en place par le vrai faux pasteur et nullissime corrompu Joseph Binguimalé. On sait aussi maintenant que longtemps avant la proclamation des résultats de la présidentielle, le président Marcel Malonga avait déjà dépêché en France des gens faire les courses destinées à la cérémonie d'investiture du président Bozizé, tant les résultats de l'élection allaient être sans grande surprise. Tout cela est scanaleux !  

A l’instar de Marcel Malonga, un ministre du gouvernement Touadéra 2 reconduit dans celui de Touadéra 3 mais dont nous taisons l’identité, possède également un pactole de plusieurs milliards de F CFA sur son compte bancaire à Paris et vit dans la hantise permanente que ledit compte ne soit éventuellement bloqué un jour, on se sait jamais. Ce ministre effectue périodiquement une montée à Paris afin de vérifier si le compte et son précieux montant, est bien en place car de temps en temps, quelques malins truands réussissent comme ils l’ont déjà fait une fois, à y siphonner pas moins d’une centaine de milliers d’euros. Les milliardaires du régime de Bozizé ne se comptent plus.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 02:28

 

 

 

Mandaba Jean Michel

 

 

Bangui 3 mai 2011 (C.A.P) – Les conditions dans lesquelles certaines personnes ont fait leur récente entrée dans le gouvernement de Touadéra 3 commencent à être connues du public. C’est ainsi qu’on apprend de sources dignes de foi qu’en ce qui concerne le transfuge du MLPC, le truand Jean Michel Mandaba que ce parti vient de sanctionner comme il se doit, c’est lui-même qui aurait pris l’initiative d’aller voir l’ineffable Célestin Leroy Gaombalet, ancien président de l’Assemblée nationale qui vient d’être reconduit à son poste, formuler la demande d’être pris dans le gouvernement KNK dont la composition vient d’être publiée il y a une dizaine de jours.

Toujours d’après nos sources, Célestin Leroy Gaombalet à qui s’était adressé l’escroc Mandaba peu avant la composition du gouvernement Touadéra 3, n’en avait pas dans un premier temps cru ses oreilles et aurait beaucoup insisté auprès du demandeur et candidat ministre pour qu’il fournisse des garanties de sérieux à l’appui de sa requête. En effet, demander formellement à entrer dans un gouvernement n’est pas monnaie courante dans le monde sauf en Centrafrique de la bozizie.

Dans ces conditions, outre l’intéressé qui s’est couvert de honte, le gouvernement Touadéra 3 non plus ne s’est pas honoré en acceptant de donner une suite favorable à la demande d’un tel individu dont la nullité, la cupidité et l’incompétence ne tarderont pas se révéler au grand jour, surtout dans un département comme celui qu’on lui a confié, la santé publique nationale.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 01:40

 

 

 

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Bangui, 3 mai 2011 (C.A.P) - On ne l’apprend que maintenant mais le pilote du Hercules C 130 de Bozizé appelé à Bangui par certaines mauvaises langues « Air Bézambé », un colonel retraité de l’armée tchadienne, a passé son arme à gauche depuis le 6 avril 2011 à Bangui des suites d’un arrêt cardiaque. Son corps a été rapatrié au Tchad dès le 9 avril dernier pour y être inhumé.

Cette véritable épave coûteuse acquise par Bozizé sur les deniers de l’Etat centrafricain grâce à l’entremise de l’ex-ambassadeur de Centrafrique alors à Washington et actuellement en poste à Beijing, Emmanuel Touaboy, se trouve depuis lors en panne et du reste sans pilote. Bien que ne volant pas beaucoup car étant réellement inutile, cette acquisition bozizéenne continue de coûter de l’argent au trésor public national.

Dernièrement, il a fallu encore fallu dépêcher deux personnes à Lisbonne tous frais payés, pour ramener des pièces de rechange destinées à ce cercueil volant. Selon des sources proches de Bozizé connaissant le dossier, un pilote portugais devrait être bientôt recruté et serait attendu fin mai à Bangui.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 01:21

 

 

 

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Source : radiokapi.net

Le procès de Jean-Pierre Bemba doit reprendre, ce mardi 3 mai, à La Haye, avec l’audition d’un autre témoin présenté par le procureur Ocampo. C’est le 19e témoin à défiler devant les juges, et comme les précédents, son identité ainsi que les fonctions qu’il exerçait à l’époque des crimes dont est accusé l’ancien vice-président congolais, sont confidentiels. 

Au cours de ce procès, ouvert depuis le 22 novembre 2010, le procureur devrait appeler, en tout, quarante témoins pour démontrer que Jean-Pierre Bemba est responsable des crimes commis par les hommes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) qu’il avait envoyés en Centrafrique à la demande de l’ancien président, Ange-Félix Patassé.

La majorité des témoins, parmi lesquels de nombreuses victimes des viols et des exactions commis par les soldats de Jean-Pierre Bemba, comparaissent sous pseudonyme pour raison de sécurité.

Selon la Cour pénale internationale (CPI), ce serait la meilleure façon de les protéger d’éventuelles menaces.

Une première victime de viol avait  témoigné le 30 novembre 2010.

La défense de Jean-Pierre Bemba devrait présenter, à son tour, ses propres témoins; une fois que le procureur aura bouclé la présentation de toutes ses preuves.

Selon les avocats de l’accusé, Ange-Félix Patassé est le seul responsable, car il avait le contrôle sur les troupes placées sous ordre lorsqu’elles étaient en Centrafrique.

Le chef du Mouvement de libération du Congo est accusé de crimes de guerre, commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

A la suite d’une démarche du gouvernement centrafricain, la CPI avait lancé un mandat d’arrêt international, le 16 avril 2008, contre le sénateur congolais. Et l’arrestation de ce dernier est intervenue à Bruxelles, dans la nuit du 24 au 25 du même mois.

Une année plus tôt, candidat malheureux au deuxième tour de  l’élection présidentielle congolaise,  Jean-Pierre  Bemba avait quitté Kinshasa, après les affrontements à l’arme lourde qui avaient opposé sa garde rapprochée à l’armée du président Joseph Kabila.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 16:51

 

 

 

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(Un Monde Libre 03/05/2011)

L’année 2011 constitue, comme 2010, une année électorale majeure sur le continent africain. Selon le calendrier, il y a théoriquement au moins dix élections présidentielles dans des pays différents cette année. Cependant, après les crises postélectorales au Kenya, au Zimbabwe ou plus fraichement en Côte d’Ivoire, certains y voient un échec de la volonté d’organiser des élections et contestent par suite l’engouement qui leur est réservé. Ainsi pourquoi les organiser ? En dépit de ces apparents échecs, n’y a-t-il pas de bonnes raisons de tenir des élections pour ces pays ?

D’abord, aucun pays ne se développe ou ne s’est développé sans ce que les anglophones appellent accountability du gouvernement, traduit généralement par la responsabilité accompagnée d’un feed-back. Même la Chine citée en exemple comme réussite sans démocratie a en son sein cette caractéristique avec son Bureau du Parti Communiste, qui exerce une pression sur le leader le poussant en conséquence à plus de responsabilité. Mais il ne s’agit pas de défendre des autocraties, loin de là ! Pour revenir au berceau de l’humanité, les élections constituent un versant de cette responsabilité avec des assises beaucoup plus solides que dans le système autoritaire chinois parce qu’étant l’expression de la population. Les autorités sont censées rendre compte de leur gestion de la res publica, justifier leurs actes et comportements. Pour ainsi dire, les mauvais gestionnaires sont sanctionnés, au profit de ceux que le peuple jugera meilleurs. Ce processus permet de faire émerger les aspirations de la population et de réduire les abus. Et les élections permettent justement cet engrenage.

A côté de cette dimension, organiser les élections dans ce continent rime, d’une part, avec raffermissement de la légitimité du pouvoir. Dans un continent où la légitimité des autorités a été pendant des décennies contestée, les élections constituent un pas important. D’autre part, c’est la consolidation de ce que les économistes Torsten Persson et Guido Tabellini appellent, dans leur article Democractic capital: The nexus of political and economic change, « capital démocratique ». Plus un pays pose des actes démocratiques, plus la démocratie se raffermit, plus sa crédibilité en la matière se renforce. C’est un processus auto-entretenu. Plus ce capital croît, moins il y a possibilité qu’un pays tombe dans un régime autocratique. Dit autrement, le coût d’opportunité de l’intérêt de l’autocratie baisse largement. Les deux économistes trouvent également un lien de renforcement entre le capital démocratique et le capital physique, ce qui pousse positivement le développement économique, dont une des composantes est l’investissement.

Tertio, dans un continent où la culture du débat n’a pas trop sa place dans plusieurs pays, les élections se présentent comme une période où celle-ci peut au moins occuper les esprits. En effet, dans un pays sans débat la projection de l’avenir n’existe pas, ou pas assez. Le bricolage a plus de place, on subit les événements, pour n’essayer d’en débattre qu’après. Au moins avec les élections, d’une part les hommes politiques ont la possibilité de projeter l’avenir de leurs pays respectifs, d’en débattre, d’affiner leurs stratégie ou idées et, d’autre part, les citoyens acquièrent une culture politique. Ce qui n’est pas mauvais pour le pays ou le continent. Dans un même registre, mais dans le contexte américain, Timothy Besley, Torsten Persson et Daniel Sturm trouvent, dans un article "Political competition, policy and growth: Theory and evidence from the United States”, que le manque de concurrence ou de compétition politique conduit à des politiques d’anti-croissance. Ce manque de concurrence conduit à une situation de « monopole politique » ; or, il est enseigné dans tous les cours d’introduction à l’économie qu’une situation de monopole peut se révéler sous-optimale pour les consommateurs. Transposé dans le monde politique, ce manque de concurrence conduit à une situation de « monopole politique » : sans concurrence, pas de débat, pas d’innovation, pas d’incitations du pouvoir à mettre en place de bonnes institutions ; cela peut conduire à l’extrême à une situation de dictature.

Il existe cependant quelques bémols, notamment dans le cas où la concurrence politique, poussée plus loin, conduit à une instabilité politique, préalable à des mauvais résultats économiques ; ou encore, le fait que l’activité redistributive, caractéristique de la compétition électorale, peut aussi conduire à l’anti-croissance. D’où, la démocratie a aussi besoin que la « redistribution électoraliste » soit limitée par des règles formelles, pour que la « démocratie » ne se développe pas au détriment de la liberté. Cela suppose, par exemple, que la constitution soit là pour limiter l’arbitraire du pouvoir politique (au prétexte de « démocratie ») et non pas simplement pour l’organiser.

Ainsi, les autorités ne devraient pas regarder les élections comme une simple formalité, mais bien davantage : elles doivent les organiser en respectant toutes les normes requises (liberté, transparence, représentative, etc.). Après les échecs cuisants des régimes autocratiques ou dictatoriaux, la nécessité d’une vraie démocratie semble évidente, bien davantage qu’une simple piste intéressante. En revanche, il serait illusoire de tomber dans un réductionnisme du genre « élection = démocratie ». D’où, au-delà de l’organisation des élections, qui n’est pas une finalité en soi, il doit exister un véritable mécanisme transparent de contrôle, une démocratie au sens plein du terme.

Oasis Kodila Tedika


Oasis Kodila Tedika est analyste sur www.UnMondeLibre.org.

Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 16:47

 

 

 

journaux de Bangui

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 03 Mai 2011 13:59

Le Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) a bel et bien célébré ce 3 mai 2011, la  20e Journée Mondiale de la Liberté de Presse, à l’instar de leurs confrères du monde entier. Une célébration pourtant reportée au 9 mai prochain par l’Union des Journalistes centrafricains (UJCA) en raison de la coïncidence de la date avec la rentrée parlementaire des députés de la 5e législature.

« Le 3 mai, c’est le 3 mai, la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse doit être respectée en Centrafrique comme partout ailleurs », s’exclame Albert Mbaya, président du GEPPIC.

C’est dans cette optique qu’une cérémonie officielle s’est tenue dans la matinée du 3 mai au Centre Jean XXIII à Bangui. Plusieurs personnalités ont répondu présents à l’invitation du GEPPIC dont le président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Samy Mackfoy, qui dit « venir soutenir la presse dans son ensemble ».

« Il n’y a pas à soutenir qui que ce soit, nous sommes venus soutenir la presse et le monde des médias centrafricains » a affirmé le président de l’organe de régulation de l’espace médiatique centrafricain.

Se référant au thème de l’année, « Nouvelle frontière, nouvelle barrière », Mme Aïssatou Laba Touré, responsable de la section communication du Bureau Intégré de Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), relève que les journalistes centrafricains ont fait énormément de progrès dans le domaine des nouvelles technologies de l’information. « Avant il fallait faire le porte à porte pour porter l’information aux journalistes centrafricains mais aujourd’hui à travers l’internet, tout se passe très facilement et très rapidement » précise-t-elle.

Présente dans la Salle, Margueritte KOFIO, présidente de l’Organisation des Femmes Centrafricaine (OFCA), affirme que les difficiles conditions de travail des journalistes en RCA, découragent les femmes pourtant bien disposées à investir le métier. C’est ainsi qu’elle demande au gouvernement et aux partenaires d’« appuyer les filles à pouvoir émerger dans ce corps parce que c’est un métier noble, mais il faut des moyens pour rendre ce métier plus noble encore ».

L’Institut Panos Paris qui accompagne les journalistes, et les medias dans l’amélioration des leurs capacités, est également représenté dans cette cérémonie, par son coordonnateur résident en Centrafrique.

Cependant à Bouar, les journalistes locaux réclament de meilleures conditions de travail et la protection dans l’exercice de leurs fonctions. Ils déplorent à cet effet le manque de moyens matériels et demandent d’être pris en charge. Ils ont ainsi organisé une campagne de sensibilisation de la population sur le travail du journaliste.

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 16:41

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 03 Mai 2011 13:55

Tapis rouge au Palais de l’Assemblée nationale à Bangui, ce mardi 3 mai 21011, pour accueillir les nouveaux députés, ceux élus à l’issue des scrutins des 23 janvier et 27 mars dernier. Cette 5ème législature s’ouvre par une session extraordinaire. A l’ordre du jour, la mise en place d’un nouveau bureau et des groupes parlementaires.

Célestin Le Roy Gaombalet, député de Bambari 2 et candidat à sa propre succession, a été reconduit sans difficultés majeures à son poste de président de l’Assemblée Nationale. L’autre candidat qui lui disputait le perchoir est l’ancien ministre des Télécommunications, Thierry Savonarole Maléyombo, élu député du 7ième arrondissement de Bangui. Il s’agissait là d’une lutte interne au KNK, tous deux étant du parti au pouvoir.

Cette élection du président de l’Assemblée nationale pour cette 5ième législature est intervenue en début d’après-midi. Immédiatement après les travaux ont été suspendus. Ils reprendront mercredi 4 mai pour l’élection des autres membres, vice-présidents, secrétaires et présidents de commissions parlementaires, devant compléter le bureau du parlement.

92 députés sur 105 ont pris part à ce démarrage des travaux en présence des membres du gouvernement et de certains députés de la législature sortante. Les 13 autres députés dont les suffrages ont été invalidés par la Cour Constitutionnelle à l’issu du 1er tour des élections repartiront pour une nouvelle élection. Parmi les 92 présents, certains risquent également de reconquérir, quand la Cour constitutionnelle se sera prononcée sur les contentieux du 2nd tour.

Ce nouveau parlement centrafricain ne comporte aucun député de l’opposition. Cette dernière s’est retirée après le 1er tour des élections du 23 janvier, dénonçant une fraude massive, voulant favoriser le président Bozizé et son parti le KNK.

Les travaux de cette 1ère session extraordinaire de la 5e législature seront clôturés le 18 mai prochain.

 

NDLR : La reconduction à la tête de l’institution censée représenter le peuple centrafricain de cette calamité nationale qu’est ce monsieur dont la léthargie, la cupidité, l’aplatissement et la dévotion à Bozizé ont déjà fait la honte de la précédente législature, est une véritable catastrophe supplémentaire pour notre pays. Le casting mis au point par le KNK et qui a consisté à présenter la candidature pour le perchoir du prédateur délinquant et ancien ministre Thierry Maléyombo frauduleusement imposé par le KNK aux législatives dans le 7ème arrondissement de Bangui est franchement pitoyablement pathétique. Autre pitoyable détail de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale est que lors du vote, personne n’a répondu à l’appel du nom des députés François Bozizé, Mme Monique Bozizé ni aussi Socrate Bozizé. Leur suppléant non plus n’étaient dans l’hémicycle et les intéressés n’avaient pas non plus laissé quelque mandat que ce soit.

 

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