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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 02:25

 

 

 

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Voici un an que le président américain, Barack Obama, a promulgué le lundi 24 mai 2010 une loi visant à combattre les bandits et criminels ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Ces derniers ont commis beaucoup d’atrocités en Afrique centrale, notamment dans la Province Orientale de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région du Sud-Est de la République centrafricaine. 

 Ce texte de loi dispose que les Etats-Unis doivent protéger les civils contre la LRA. Cette loi préconise la nécessité de mettre la main sur le leader de cette rébellion, Joseph Kony, ainsi que ses hauts commandants et les traduire en justice. En outre, le texte préconise le désarmement et la démobilisation du reste des combattants de cette rébellion. Il demande également à Barack Obama de lever une stratégie globale afin de mettre définitivement fin aux violences perpétrées par la LRA.

  

Pour cela, le Pr Gaston Nguérékata et deux autres compatriotes ont signé une lettre de remerciement en date du 28 mai 2010 qu’ils ont adressée au président américain peu après la promulgation de cette loi. Un an après, Barack Obama a répondu à ce courrier dont  Centrafrique-Presse s’est procuré la copie ainsi que la réponse de Barack Obama et qu’elle a décidé de publier in extenso ainsi que sa traduction pour l’information de ses lecteurs.

Le président américain marque clairement son accord avec l’approche et la vision des compatriotes qui lui ont écrit sur la question de Joseph Kony et sa LRA quant aux crimes et méfaits perpétrés dans notre pays dans le plus grand silence et quasiment l’indifférence des autorités de Bangui qui ont choisi plutôt de sous-traiter purement et simplement la traque de Joseph Kony et ses hordes de la LRA sur le territoire centrafricain à l’armée ougandaise.

On se souviendra que l’administration américaine, notamment le Département d’Etat n’avait pas hésité à traiter François Bozizé « d’inapte » à la fonction présidentielle. Le développement fait par Barack Obama dans sa lettre au Pr Nguérékata sur les questions de démocratie, de bonne gouvernance et de respect des droits de l’homme vient confirmer d’une certaine manière, l’idée que le président américain se fait d’un individu comme Bozizé.

 

Lors du récent sommet du G 8 et G20 de Deauville en France, certains présidents africains récemment élus démocratiquement à l’issue d’élections relativement incontestables et aux résultats jugés crédibles comme Alpha Condé de Guinée, Mamadou Issoufou du Niger, Jonathan Goodluck du Nigeria, pour ne citer que ces deux-là, ont eu droit d’être les invités des grands leaders du monde. Bozizé aurait pu figurer parmi ces heureux et privilégiés lauréats si sa réélection dès le premier tour du scrutin du 23 janvier 2011 en Centrafrique avec le score que l’on sait n’avait pas été gravement entachée de fraudes grossières et de nombreuses irrégularités que tout le monde dénonce à présent. Hélas, avec le hold-up électoral qu’il a perpétré lors de cette mascarade du 23 janvier 2011, les élections centrafricaines sont même citées comme un déni de démocratie et une véritable honte pour l’image de ce pays.

Pour finir, on est agréablement surpris de voir que même le président du plus puissant pays du monde comme Barack Obama prend la peine de répondre au courrier de simples gens , des citoyens lambda comme le Pr Nguérékata, qui lui écrivent en comparaison à un François Bozizé qui lui, se moque éperdument de ceux qui lui adressent des courriers, y compris des personnalités aussi importantes que Mme Catherine Ashton de l’Union Européenne  qui lui a adressé une lettre depuis le 7 mars 2011 sur la situation en Centrafrique et à laquelle il n’a pas daigné répondre à ce jour.

Rédaction C.A.P

 

Voici la lettre adressée à Obama, suivie de la réponse en Anglais de celui-ci puis de la traduction en Français   

  

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 Lettre Obama

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Traduction C.A.P

La Maison Blanche

Washington

 

23 Mai, 2011

 

Mr. Gaston N’Guérékata

Baltimore, Maryland

 

Cher Gaston

 

Merci de m’avoir écrit. Soutenir le progrès et la stabilité à travers le monde est un impératif stratégique, économique et moral pour notre nation, et j’apprécie vos points de vue.

 

Dans le monde actuel interdépendant, une crise financière ou une éruption épidémique sur un continent peut avoir un impact ici au plan intérieur ; les investissements et le partenariat extérieur sont critiques pour relever les défis transfrontaliers auquel nous faisons face. Mon Administration continue de travailler avec les nations à travers le monde pour améliorer la croissance économique, promouvoir les droits de l’homme et la gouvernance démocratique, répondre aux crises, et satisfaire les besoins humains. Les efforts de notre Nation en faveur du développement des autres pays sont en accord avec notre engagement à mettre les institutions multinationales à contribution et maximiser l’impact de l’assistance étrangère pour créer les conditions tendant à diminuer ou éliminer le besoin en matière d’aide.

 

Le progrès, même dans les pays les plus pauvres, peut améliorer non seulement la sécurité, mais aussi la prospérité des peuples éloignés, y compris des Etats-Unis. En ouvrant et développant des marches pour nos produits et en réduisant l’incertitude et les couts inhérents aux affaires qu’entreprennent nos compagnies à l’étranger, nos efforts de développement international bénéficient au secteur privé américain et créent des emplois. En fin de compte, nous améliorerons l’avenir de l’Amérique et la vie d’un grand nombre de femmes et d’hommes en accroissant le nombre d’états propres, capables et démocratiques qui peuvent travailler avec nous dans les décennies à venir.

 

Mon Administration continuera à utiliser les différentes capacités, y compris l’assistance étrangère, pour protéger les Américains et créer un avenir plus sécurisé et prospère. Pour comprendre davantage ma vision du rôle de l’Amérique dans le monde, visitez www.WhiteHouse.gov/issues/foreign-policy, www.State.gov, et www.USAID.gov.

 

Merci encore de m’avoir écrit.

 

Sincèrement

 

(Signé par Barak Obama)  

 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 01:27

 

 

 

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Par Kpangbandjé - 29/05/2011 JDB

La Directrice commerciale assurant l’intérim du DG demande à la population de s’abstenir de tout acte de sabotage

Le point de presse très sélectif organisé dans la salle de conférence de l’Enerca par la Directrice commerciale n’a pas convaincu grand monde. Il intervient à la suite des manifestations de mécontentement des populations. Pour obliger l’Enerca à reprendre la fourniture de l’électricité dans leur secteur, les habitants de Galabadjia dans le 8e arrondissement de la ville de Bangui ont érigé des barricades sur la voie publique. Ne pouvant plus supporter les agissements des agents de l’Enerca, les abonnés des secteurs du 4e arrondissement et de Bimbo étaient prêts à suivre cet exemple pour se faire entendre de la Direction commerciale. Mise au parfum des difficultés de ses équipes sur le terrain, la Directrice commerciale assumant l’intérim du DG en déplacement, a réagi sur les ondes de la radio et télévision centrafricaine.

Selon elle, l’Enerca est en train de faire des efforts pour fournir de l’électricité à ses abonnés. Ce qui se trame contre la société relève d’un geste de mauvaise volonté et de la méchanceté. Ceux qui ont suivi la Radio et Télévision Centrafrique, la Radio Ndéké Luka etc. devront comprendre qu’il ne s’agit pas de sevrage mais des difficultés inhérentes. Agresser les agents de l’Enerca ne règlera en rien le problème, qui concerne non seulement les secteurs du 4e arrondissement et de Bimbo mais l’ensemble des abonnés de la société.

Pourtant, il y a quelque temps que les travaux de réhabilitation du site 2 de Boali ont commencé. Il avait été mis en place un programme de délestage et de rationnement en électricité. Pour juguler les nombreux désagréments, certains privilégiés se sont procurés un groupe électrogène. Après les travaux de réhabilitation, les délestages ont pris de l’ampleur au point où les abonnés définitivement privés de l’électricité sont passés à la vitesse supérieure pour obliger la Direction générale à s’occuper d’eux. A leur avis, les agents de l’Enerca ne respectent pas le programme de délestage et de rationnement. Si respect du programme il y a, certains arrondissements ne seraient pas privés d’électricité pendant plus de deux voire trois jours. Hormis le sevrage organisé, il y a aussi le comportement de certains agents intéressés. Outre, ce phénomène figure également la question de surfacturation organisée à la tête et au rang du client.

 

NDLR : C'est tout simplement pathétique pour une entreprise en situation de monopole pour la fourniture et la commercialisation du courant électrique en Centrafrique comme l'ENERCA, d'en être réduite à solliciter la compréhension de sa clientèle du fait de son incapacité à satisfaire la demande et les besoins. Depuis plus de huit ans que Bozizé et Ndoutingaï sont venus soi-diant "libérer" les Centrafricains, un tel aveu signe leur échec total et les disqualifie dans leurs prétentions à gérer les affaires de ce pays. Dès lors, on ne peut comprendre leur entêtement à s'accrocher au pouvoir quitte même à frauder les élections.  

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 01:17

 

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 01:57

 

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

Reuters

Les élections législatives qui se sont déroulées en février au Tchad ont été entachées d'imperfections, ont déclaré vendredi les observateurs de l'Union européenne.

La mission dirigée par Louis Michel souligne notamment un manque de formation du personnel électoral et l'utilisation des ressources publiques au bénéfice du parti du président Idriss Déby.

Ce scrutin du 13 février a été largement remporté par le Mouvement patriotique du salut (MPS), qui a obtenu 110 des 188 sièges en jeu.

Au lendemain du vote, les observateurs européens avaient dit n'avoir relevé aucune irrégularité destinée à fausser le résultat.

Louis Michel a salué vendredi le fait que le Tchad se soit doté d'une commission électorale indépendante (Ceni) mais il a ajouté: "Malheureusement, l'indépendance et la neutralité de la Ceni ne suffisent pas à garantir un scrutin efficace."

Le Tchad produit environ 115.000 barils de pétrole par jour mais il demeure l'un des pays les plus pauvres du monde.

Idriss Déby a été réélu à la présidence le 25 avril avec 88,66% des voix lors d'une élection boycottée par ses principaux opposants.

Madjiasra Nasro, Bertrand Boucey pour le service français

 

NDLR : L'UE et la fameuse communauté internationale devraient veiller à tout faire en amont pour que les conditions de déroulement de ces élections en Afrique puissent répondre un tant soit peu aux standards d'élections en démocratie et non se contenter de faire le constat des hold-up des dictateurs qui font tout pour s'accrocher au pouvoir. Cela a été le cas avec Bozizé en Centrafrique qui a depuis sa dernière mascarade électorale, renoué avec le monopartisme. Bozizé est en même temps président de la République et député d'une circonscription de la capitale Bangui. Du jamais vu dans le monde. Ses femmes, ses enfants, sa soeur, ses cousins, neveux et nièces font également leur entrée à l'Assemblée nationale. C'est un véritable déni de démocratie sachant que cette parodie d'élections a été financé àrès de 80% par l'Union Européenne. C'est lamentable ! 

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 01:39

 

 

Un journaliste mis aux arrêts à la SRI

 

Francis et François Bozize

Radio Ndéké Luka Vendredi, 27 Mai 2011 14:23

Il s’appelle Faustin Bambou. Il est rédacteur en chef du quotidien « les Collines de Bas-Oubangui ». C’est ce vendredi 27 mai 2011, qu’il a été mis en arrestation et détenu à la Section de Recherches et d’Investigations pour nécessités d’enquête.

Le motif de son arrestation pourrait être lié à la publication d’une nouvelle sur la grogne des retraités militaires et la mise en cause de certaines autorités dans la gestion des fonds versés par l’Union Européenne. Ces derniers ont souvent assiégé les locaux de l’Union Européenne. Ils avaient par le passé accusé les autorités du pays de détournements des fonds alloués par l’UE à leur cause.

Il y a plus de 2 ans, Bambou avait été arrêté puis relâché suite à une information accusant de détournement de fonds le ministre des mines Sylvain Ndoutingaye à l’époque, actuel ministre des Finances.

NDLR : Pourquoi mettre d’abord les gens en geôle avant de démarrer les enquêtes ? Que sont devenus ces milliards ? Ce n’est pas en faisant subir à Faustin Bambou ce sort que vont sortir les milliards destinés au paiement des pensions des militaires retraités.  

 

Le 3e tour des législatives dans 3 mois

 

asnaRCA

Radio Ndéké Luka Samedi, 28 Mai 2011 18:16

Un troisième tour des législatives en République centrafricaine sera organisé dans 3 mois. C’est une disposition du ministère de l’administration du territoire centrafricain. L’annonce intervient au moment la Commission électorale indépendante (CEI) de remettre au président de la République le rapport de ses activités le 27 mai dernier.

En tout, 13 circonscriptions électorales seront concernées par ces élections. La cour constitutionnelle après l’examen des contentieux électoraux pour le 1er tour a invalidé les résultats de ces circonscriptions.

Selon Josué BINOUA, le nouveau ministre de l’administration du territoire, « toutes les disposition sont prises pour la bonne marche de ces élections ».

Le patron de l’administration du territoire a reconnu que « les acteurs du processus ont privilégié qu’on appelle les consensus en défaveur de la loi et du code électoral ». Il a par ailleurs ajouté que « la bonne gouvernance se définit par le respect et l’application de la loi ».

Au sujet de la CEI qui normalement devrait se charger de l’organisation du scrutin, le ministre centrafricain a parlé du « respect » du code électoral. « Le mandat de la CEI prend fin 45 jours après les proclamations officielles des résultats et que le décret rapportant la nomination des membres de la CEI est arrivé à terme depuis le 21 mai » a indiqué Josué Binoua.

Autrement dit, une commission sera à nouveau mise en place pour l’organisation de ces élections. « Nous devons revenir à l’application des lois de notre pays », s’exclame Binoua.

Pendant que le pays s’apprête à organiser le troisième tour des législatives, les commissaires locaux de la CEI de Bangui et des villes de provinces continuent de réclamer les 8 mois de leurs indemnités lors des précédentes élections.

 

La CEI rend compte à Bozizé de « la débrouille électorale »

 

Binguis

Radio Ndéké Luka Vendredi, 27 Mai 2011 14:17

L’heure du bilan a sonné. Les membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI), se sont conformés à cette règle. Ils ont remis ce vendredi 27 mai 2011, le rapport de 17 mois d’activités sur le processus électoral 2010 – 2011 en Centrafrique. La cérémonie s’est déroulée à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui en présence de tous les acteurs impliqués dans ce processus.

La CEI s’est voulue satisfaite de la mission de la préparation, l’organisation et la publication des résultats ces élections, en dépit des failles relevées çà et là.

Constat et recommandation de  Joseph Binguimalé, président de la CEI : « le pays ne peut pas continuer à voter sur les listes électorales manuelles à l’ère des nouvelles Technologies de l’information et de la communication. Il est important de mettre en place une structure permanente de la gestion des élections pour l’informatisation et production de mémoires du scrutin en Centrafrique », ajoute-t-il.

Le président de la CEI a aussi mentionné qu’ « un secrétariat administratif permanent doit être mis sur pied afin de réviser le code électoral dans un contexte apaisé pour harmoniser les lois électorales et synchroniser la tenue des prochaines élections ».

Le Chef de l’Etat centrafricain pour sa part, s’est félicité de la maturité du peuple centrafricain qui a voté massivement dans le calme malgré les problèmes constatés. Et surtout la RCA « a su éviter les troubles post électoraux constatés dans d’autres pays africains ». Pour François Bozizé, les centrafricains « devraient se consacrer à présent, à l’œuvre de la reconstruction nationale à travers une volonté de relever les défis économiques politiques et sociaux ».

Dans leurs rapports d’observation les ONGs nationales et internationales n’avaient pas manqué de souligner quelques dysfonctionnements liés à l’organisation de ces élections. Ils avaient d’ailleurs fait des propositions pour améliorer les prochains scrutins.

Ces consultations populaires boycottées au second tour par l’opposition ont donné vainqueur Bozizé dès le premier tour. Ce dernier avait également raflé une bonne partie de la 5ème législature colorée en orange, couleur de son parti le Kwa Na Kwa.

 

NDLR : Le nullissime Binguimalé se moque vraiment des Centrafricains. Après avoir tout fait pour faciliter et permettre le bourrage généralisé des urnes en faveur de l’élection dès le premier tour de Bozizé et son KNK conformément au pacte mafieux qui l’unit à Bozizé, il a beau jeu d’affirmer maintenant que « le pays ne peut pas continuer à voter sur les listes électorales manuelles à l’ère des nouvelles Technologies de l’information et de la communication. Il est important de mettre en place une structure permanente de la gestion des élections pour l’informatisation et production de mémoires du scrutin en Centrafrique ».

Bozizé et lui ont obstinément refusé que les Centrafricains puissent voter le 23 janvier dernier avec des listes et cartes d’électeurs informatisées et maintenant que leur hold-up a réussi avec les listes et cartes électorales manuelles, Binguimalé redécouvre les mérites de l’informatisation. On appelle cela du foutage de gueule. Cet individu  mérite vraiment la potence.Contrairement aux affirmations de Bozizé, si la RCA n'a pas connu de troubles postélectoraux de l'ampleur de ceux connus par la Côte d'Ivoire ou le Nigéria, plusieurs localités ont connu néanmoins d'assez graves incidents avec mort d'homme comme à Mongoumba et de sérieux troubles aussi ailleurs. Le pays est toujours en effervescence et dans une réelle impasse postélectorale à cause de l'inadmissible hold-up du KNK et Bozizé ainsi que de l'aplatissement de la Cour constitutionnelle qui a refusé de dire le droit en ne faisant même pas la moindre enquête sur les nombreux recours en annulation. Bozizé se réjouit donc trop tôt car des nuages sombres s'accumulent dans le ciel de la RCA.    

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 01:35

 

 

 

centrafrique-copie-1.gif

 

 

Ai- Rca- Vendredi, 27 Mai 2011 18:05  Une délégation gouvernementale centrafricaine forte de 9 personnalités conduite par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation  Josué Binoua a regagné Bangui, le 25 mai après avoir pris part au sommet tripartites Tchad-Rca-Soudan, tenu à Khartoum au Soudan, du 23 au 24 mai dernier.

Cette réunion a vu la participation de trois chefs d’Etat à savoir : Idriss Deby du Tchad, François Bozize de la Centrafrique et Omar El Bachir du Soudan.

Au cours de cette conférence trilatérale, les participants ont débattu des questions liées à la diplomatie, la sécurité,  l’économie.

Pour le chef de la mission, trois points forts  ont  été soulevés.  Dans le domaine politique, les trois chefs d’Etat se sont mis d’accord pour consolider la coopération sud-sud afin de palier à certains problèmes. Dans le domaine sécuritaire, ils ont accordé leur violon pour mettre en place une patrouille mixte constituée des militaires des trois pays. Et enfin dans le domaine économique, des idées constructives ont été avancées.

« Dès la première quinzaine du mois de juin, la première patrouille transfrontalière  composée de 240 hommes sera lancée. Et du coté Centrafricain, les soldats seront basés à Boromata à Birao dans la Vakaga.  Du coté tchadien la ville de Tissi a été retenue pour abriter la base des soldats tchadiens et enfin la ville d’Am dafock pour le Soudan », a précisé le Ministre Binoua.

A en croire le membre du gouvernement, ce sommet est du concret parce que d’ici 15 jours,  la première patrouille transfrontalière sera opérationnelle et sera commandée par un officier soudanais.

Dans le domaine économique, les trois chefs d’Etat ont décidé d’accroitre leurs échanges.

« Nos pays ont besoin de l’un et de l’autre comme les cinq doigts de la main », ont-ils  déclaré.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : A quand un sommet bilatéral avec les autorités du Sud Soudan à Juba ?

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 03:33

 

 

 

Francis et François Bozize

 

 

Le ministre délégué à la Défense Nationale s’insurge contre les propos diffamatoires à l’encontre de sa personnalité

Bangui, 26 mai (ACAP) – Le ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la Restructuration de l’Armée, le Colonel Jean Francis Bozizé, s’est indigné des allégations outrancières à l’égard de sa personnalité lors de son séjour en France

Cette déclaration est faite dès son retour de France mercredi 25 mai 2011 à l’Aéroport Bangui M’Poko. Il a justifié son absence par la recherche des moyens adéquats permettant de renforcer les capacités matérielles des forces de défense et de sécurité.

 

Il convient de rappeler que l’absence du ministre délégué à la défense nationale en France a fait l’objet des spéculations.

 

NDLR : Il est difficile de croire que la seule « recherche des moyens adéquats permanents permettant de renforcer les capacités matérielles des forces de défense et de sécurité » comme le prétend le rejeton de Bozizé puisse expliquer qu’il soit absent du pays près de cinq semaines consécutives. Une telle durée d’absence pour un ministre de la République, s’il ne s’appelait pas Jean Francis Bozizé, n’aurait jamais été tolérée, encore moins acceptée. Les perpétuels achats d’armes et dilapidations des deniers publics appelés pudiquement « recherche de moyens adéquats» ou « renforcement de capacités des forces de défense» ne sauraient tromper personne en Centrafrique.

Dans les explications embarrassées qu’il a fournies à sa descente d’avion à la presse, le fils de son père a allégué que c’était en raison de la longue attente de la formation du nouveau gouvernement qu’il avait cru effectuer son déplacer en France afin de s’occuper de certaines de ses affaires. Quoi de plus normal que la presse nationale puisse s’interroger sur les raisons de cette longue absence d’un membre du gouvernement. C’est précisément cette longue sans la moindre explication officielle qui légitimement a donné lieu à certaines spéculations et alimenté les rumeurs.

Or, dès après sa descente d’avion, sans doute sur ordre du fils à son père lui-même, la police politique du régime a commencé à entrer en action contre certains directeurs de publication de journaux de la place qui avaient commis le crime de lèse-majesté en osant évoquer dans leurs colonnes l’absence prolongée du ministre délégué à la défense. Centrafrique-Presse aussi n’était pas en reste mais ceux des journaux banguissois qui ont l’habitude de rebondir sur les informations révélées par cette presse diffusée uniquement sur le web sont à présent ciblés.

C’est ainsi que Faustin Bambou, le Directeur de publication des Collines de Bas-Oubangui qui a répondu ce vendredi 27 mai à une convocation à la SRI, a été tout simplement  mis en geôle. Un autre, Cyrus Emmanuel Sandy patron de Média Plus est également recherché par la SRI pour avoir repris un papier de Centrafrique-Presse sur la « fugue » du soi-disant colonel Francis Bozizé. Où va-t-on ainsi ? C’est un véritable fait du prince que la rédaction de Centrafrique-Presse condamne avec la plus grande fermeté. Elle exige la libération inconditionnelle de ces journalistes qui n’ont fait que leur métier. La liberté de pression est garantie par la Constitution de la RCA et doit s’exercer pleinement dans les règles déontologiques en vigueur dans la profession. Après avoir abusé des Centrafricains en volant les élections, ce pouvoir dorénavant illégitime veut museler la presse afin de poursuivre en silence ses forfaits et déni de démocratie. Les Centrafricains doivent en prendre clairement conscience et s’opposer énergiquement à la dictature familiale de Bozizé et ses enfants. Dès maintenant les Centrafricains doivent se lever pour barrer la route aux intentions et à la volonté de Bozizé d’imposer au pays une succession dynastique.

Dans la guéguerre actuelle qui l’oppose avec sa maman à Sylvain Ndoutingaï et son clan, Francis Bozizé montre déjà le bout de l’oreille en donnant déjà clairement un avant-goût de ses penchants de dictateur. Qu’en sera-t-il si jamais le pouvoir suprême du pays devait lui échoir un jour, à Dieu ne plaise, perspective que pour rien au monde on ne peut souhaiter à la RCA.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 03:29

 

 

 

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Bangui 27 mai (C.A.P) – A peine une semaine seulement après l’inhumation de l’ex-Président Patassé, un sérieux incident s’est produit en fin d’après-midi de ce vendredi au siège de la Coordination des Comités de soutien à la candidature du candidat indépendant Ange-Félix Patassé sis au quartier Combattant, ex OMAC,  près de l’aéroport Bangui-Mpoko à Bangui.

Les initiateurs et auteurs de la tentative de ce putsch ne sont principalement autres que Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, ancien 1er vice-Président du MLPC pourtant radié depuis longtemps de ce parti par le président Patassé lui-même lorsqu’il était encore en exil à Lomé et débouté et condamné par la justice aussi bien en première instance qu’en appel dans le contentieux politique qui l’a opposé à la direction du MLPC de Martin Ziguélé qu’il a cru à tort porter devant les tribunaux, Me Lin Banouképa, venu de Paris pour les funérailles de Patassé pourtant en rupture de ban avec lui mais qui malgré sa mort de ce dernier, continue de se prévaloir abusivement avec une indécence rare et sans la moindre gène, d’être le « représentant personnel » de l’illustre disparu.

Leur objectif était de réunir quelques militants et derniers croyants de Patassé afin de mettre en place un Comité Ad Hoc chargé de travailler à la convocation d’un Congrès du MLPC qui devrait déboucher sur la destitution de Martin Ziguélé à la tête de ce parti. Informés de la présence de ces imposteurs dans les locaux de la Coordination, les véritables responsables n’ont eu aucun mal à faire mettre à la porte des lieux quasi manu militari les putschistes qui ont failli littéralement se faire lyncher par les militants présents sur les lieux qui ont découvert les véritables raisons inavouables de cette grossière tentative de ce qui s’apparente à un coup d’Etat qui ne veut pas dire son nom.

Le seul combat politique qui vaille la peine d’être actuellement mené est celui pour lequel feu Patassé avait commencé a se battre aux côtés des autres candidats de l’opposition qui ont été grossièrement floués aux dernières élections tant législatives que présidentielles par les fraudes massives de Bozizé et son KNK qu’il a maintenant laissés orphelins dans le FARE 2011 qui est la vraie hantise de Bozizé. S’il est vrai que le MLPC est une famille politique, pourtant rassemblée lors des obsèques privées de Patassé, il est franchement déplorable qu’à peine porté en terre, certains opportunistes et calculateurs qui s’étaient déjà pourtant éloignés de lui avant son décès, n’aient pas attendu longtemps pour déjà commencer à vouloir disputer à des fins inavouables et intéressées, sa mémoire et son nom.

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 01:59

 

 

 

Bemba-Gombo.jpg

 

 

jeudi 26 mai 2011  par (AfriSCOOP ) — Le Mouvement de libération du Congo (MLC), première force d’opposition parlementaire, attend que Jean Pierre Bemba puisse être libéré pour venir participer à la présidentielle de novembre 2011 en République démocratique du Congo (Rdc), a déclaré ce jeudi à la presse le secrétaire général adjoint du parti, Jean Lucien Mbusa.

"J.P. Bemba est co-auteur, mais depuis le début du procès, on a jamais vu comparaître l’accusé Ange Félix Patassé jusqu’ à sa mort". a déclaré Mbusa, soulignant que ce procès est politique et non judiciaire.

Le chef du MLC Jean Pierre Bemba est accusé de crimes de guerre (viols, exactions tueries, tortures, pillages...), commis par ses hommes en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Le procureur général de la la République centrafricaine (RCA) Firmin Feindiro, sollicité par le procureur de la CPI, l’Argentin Luis Moreno-Ocampo, a indiqué que les hommes de Bemba étaient sous les ordres de Ferdinand Bobayake, chef de la sécurité présidentielle de Ange-Félix Patassé dont le pouvoir était menacé par la rébellion dirigée, à l’ époque, par François Bozizé, l’ actuel Président de la République.

A la suite d’ une démarche du gouvernement centrafricain, la CPI avait lancé un mandat d’arrêt international, le 16 avril 2008, contre le sénateur congolais. Ce dernier a été arrêté à Bruxelles, dans la nuit du 24 au 25 mai.

Trois ans après son arrestation, le procès peine à commencer. Débuter fin 2010 après de multiples reports, la première phase des auditions est loin de s’achever : sur 800 témoins, seuls 40 ont déjà été entendus.

Depuis son arrestation, que de nombreux observateurs qualifient de "procès politique" pour laisser le champ libre au président Kabila, Jean-Pierre Bemba a toujours laissé entendre qu’il se présenterait coûte que coûte au prochain scrutin même si son parti est coupé en deux après la "destitution" du secrétaire général, François Muamba par Thomas Luhaka.

Candidat malheureux au deuxième tour de l’élection présidentielle congolaise de 2006, Jean-Pierre Bemba avait quitté Kinshasa le 11 avril 2007

 

© AfriSCOOP & Xinhua

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 01:51

 

 

 

Patassé Ange

 

 

 

Source : www.cameroonvoice.com

 Le Messager 25/05/2011 14:44:29

Les proches de l’ex-chef d’Etat disent avoir été interdits de voir la dépouille d’Ange Félix Patassé. Ce que dément le corps diplomatique.

«Nous avons été tabassés et fouettés par les militaires. Beaucoup de nos frères sont morts et blessés. L’armée a refusé que nous voyions le corps de notre héros national et que nous l’enterrions comme il se doit». Tel est le témoignage de Félix Armel Vangamouna, citoyen centrafricain résidant à Bonadibong-Akwa (Douala), de retour des obsèques d’Ange-Félix Patassé, dimanche 22 mai 2011. L’infortuné dit avoir été stoppé par la soldatesque aux ordres du pouvoir de Bangui. «L’avion a atterri à Bangui à 16h. Après les dispositions pratiques, le cortège est sorti de l’aéroport et c’est au niveau de pk 22, à l’entrée de Bangui, que tout s’est gâté. Les militaires ont tiré sur la foule désarmée sans discernement, alors que nous voulions seulement rendre un dernier hommage à celui qui a dirigé ce pays».

Ces graves affirmations qui sont de nature à ternir l’image du régime de Bangui sont démenties par le consul de la République centrafricaine à Douala : «Tout ceci est absolument faux. Tout s’est bien passé, car les obsèques ont suivi le programme préétabli. Je puis vous assurer qu’il n’y a pas eu de morts, puisque l’armée n’a tiré sur personne sinon les médias internationaux en auraient fait écho». Absent aux obsèques d’Ange-Félix Patassé pour «cas de force majeure», ce diplomate qui n’écarte pas l’hypothèse des sempiternelles bousculades en de telles circonstances, exclut la thèse du crime organisé. «Toutes les dispositions ont été prises pour que tout se passe bien, qu’il soit enterré avec les honneurs dus à son rang, dans la plus stricte intimité». Propos confirmés par Aliha Mangambou, un autre participant aux obsèques. «Il y a eu des bousculades entre ceux qui voulaient trop s’approcher du cortège, et les services de sécurité. Les militaires n’ont fait que leur travail, celui de contenir la foule. J’ai vu des gens qui se sont évanouis, mais pas de morts. Et s’il y a eu affrontement, c’est peut-être ailleurs, et pas à l’entrée de la ville. Mais je pense que les gens ont grossi les faits».

Pourtant, c’est dans le calme et le recueillement dignes de la tradition bantoue que la mise en bière s’est déroulée jeudi, 19 mai 2011 à l’hôpital Général de Douala, en présence du corps diplomatique, parents, amis et connaissances. Le cortège funèbre prendra par la suite le chemin de l’aéroport international de Douala, pour la capitale centrafricaine. Même mort, Ange Félix Patassé continue de faire parler de lui. Malgré lui.

 

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