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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 02:03

 

 

 

unflag

 

Centrafrique: L'ONU préoccupée par la reprise des combats

 

14 MARS 2013  DOCUMENT


La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Margaret Vogt, a annoncé jeudi que la ville de Bangassou, située à plus de 600 kilomètres au sud-est de la capitale Bangui, est désormais sous le contrôle d'éléments de la coalition de groupes rebelles connue sous le nom de Séléka, suite à d'âpres combats avec les forces armées centrafricaines (FACA).


« Il s'agit d'une prise stratégique, rendue possible par la faible capacité de résistance de l'armée centrafricaine qui a rapidement évacué la ville », a expliqué Mme Vogt dans une interview accordée à la Radio des Nations Unies, en précisant que les FACA s'étaient repliées sur la localité de Rafaï, située plus à l'est.


Les travailleurs humanitaires présents dans la zone ont évacué la localité et à l'heure actuelle, toute communication avec la ville a été suspendue.


Cette reprise des hostilités intervient alors qu'une partie de la rébellion a dénoncé l'Accord de Libreville et signalé son refus de cantonner les troupes.


Dans le même temps, les chefs de Séléka, signataires de cet accord, ont condamné la prise de Bangassou, mais semblent perdre le contrôle des éléments du mouvement opérant sur le terrain.


Conclu en 2007 entre le gouvernement et les trois principales formations rebelles regroupées sous la bannière du Séléka, l'Accord de Libreville avait aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents.


Selon le Département des affaires politiques de l'ONU, l'autorité de l'État est faible dans de nombreuses régions du territoire où sévissent des groupes rebelles ou criminels.

 

 

 

 

RDC Equateur - L'afflux de déplacés centrafricains occasionne la hausse de prix à Gbadolite

 

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réfugiée centrafricaine dans l'Equateur en RD Congo

 


Radio Okapi (Kinshasa) 12 MARS 2013

 

Le maire de Gbadolite, Egide Nyikingo, a fait une déclaration le lundi 11 mars, selon laquelle l'afflux de réfugiés centrafricains dans cette ville de la province de l'Equateur en RDC aurait entrainé la hausse des prix des denrées alimentaires.

Selon lui, les réfugiés et les habitants de sa ville se disputent désormais les vivres au marché. Ces réfugiés centrafricains fuient la rébellion de la Seleka dans leur pays.

Le prix de la mesure de haricot est passé de 450 à 700 francs congolais (0,5 à 0,8 dollars américains environ). Celui d'arachide et celui de riz ont augmenté de 150 francs (0,1 dollar).

Le maire de Gbadolite demande aux autorités provinciales de fournir aux agriculteurs des intrants agricoles et des semences pour augmenter la production agricole.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 00:52

 

 

 

éléments Séléka vers Damara

 


http://www.45enord.ca  le 11/03/2013 à 16:45

 

Face à la faiblesse du pouvoir central, la coalition de la Séléka est parvenue à entrer au sein du gouvernement d’union nationale, formée en janvier dernier. Une situation qui fragilise un peu plus la position du président François Bozizé, ce dernier accusant son armée de «trahison» face à l’avancée rebelle.

 

Un président qui désavoue les fonctions régaliennes du pays. La situation en Centrafrique est plus inquiétante qu’il n’y parait. Si les combats n’affluent pas, les conditions de vie restent déplorables pour les populations alors que la sphère politique se retrouve polluer par les ambitions diverses.

 

Ce dimanche, le président putschiste François Bozizé n’a pas hésité à critiquer ouvertement ses propres forces armées. Accusant l’armée et la police d’avoir «abandonné les populations civiles», le chef d’État centrafricain, arrivé au pouvoir en 2003, a traduit le malaise régnant dans le pays depuis plusieurs semaines.

 

«Vous avez abandonné les populations civiles et plus particulièrement les femmes à leur triste sort. Elles errent, accouchent dans la brousse, et sont à la merci des dangers et exactions de toutes sortes», a-t-il déclaré, ajoutant que«c’est une trahison, cela n’honore pas l’armée, ça n’honore pas la police».

 

En décembre dernier, la coalition rebelle Séléka («Alliance» en sango) avait pris les armes pour protester contre le gouvernement en place. Conquérant ville après ville, cette rébellion n’avait trouvé aucune opposition de la part des forces du régime de Bozizé.

 

Réclamant la libération de nombreux prisonniers politiques ainsi que le départ de plusieurs troupes étrangères, notamment sud-africaines, la Séléka s’était dangereusement approchée de la capitale centrafricaine, Bangui. Une situation qui a contraint le président Bozizé à se soumettre au dialogue pour éviter tout renversement du pouvoir.

 

La Séléka continue d’agir face au «gouvernement de l’ombre»

Car si la Séléka assure ne pas vouloir prendre le contrôle du pays, elle entend néanmoins obtenir l’application de plusieurs accords de paix signés entre 2007 et 2011. Un nouvel accord, signé à Libreville, avait débouché, en janvier dernier, sur la composition d’un gouvernement d’union nationale.

 

Figure de proue de cette rébellion, Michel Djotodia est ainsi devenu vice-premier ministre en charge de la Défense nationale. Si la rencontre de Libreville prévoyait un cantonnement des forces de la Séléka, de nombreux éléments rebelles y sont restés récalcitrants.

 

Ils accusent ainsi le président Bozizé d’avoir mis en place un «gouvernement de l’ombre», permettant aux ministres proches du pouvoir de surveiller ceux issus de l’opposition et de la rébellion.

 

En attendant, la Séléka n’en a donc pas fini avec ses revendications. Ce lundi, des membres de la coalition ont attaqué les localités de Gambo et de Bangassou, dans le sud du pays. S’il y a eu «quelques échanges de tirs» dans cette dernière, une source militaire, cité par l’AFP sous couvert de l’anonymat, a assuré que les «forces de défense et de sécurité ont opéré un repli».

 

De quoi fragiliser un peu plus la position du président Bozizé, qui s’en est donc pris à ses forces militaires et policières. Comme un air de déjà vu après ses déclarations, en décembre dernier, lors d’un discours télévisé. Quelques jours après le début de l’avancée rebelle, le chef d’État centrafricain avait alors affirmé que «si elles [les Forces armées centrafricaines, ndlr] étaient disciplinées et remplissaient leur mission correctement, nous n’en serions pas arrivés à la situation actuelle».

 

Face au refus des États-Unis et de la France, ancienne puissance coloniale en Centrafrique, d’intervenir dans le pays, François Bozizé doit donc faire face à une rébellion tenace et organisée malgré la pluralité de ses origines. De plus en plus esseulé, le président centrafricain apparaît affaibli comme jamais. Certes, les rebelles de la Séléka ne sont pas pressés de prendre le pouvoir avec leurs divergences d’opinion. Mais la poursuite de leurs opérations dans le pays laisse présager d’une situation précaire et déplorable pour les populations laissées à l’abandon.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 00:18

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Mars 2013 13:33

 

La première session ordinaire de l’Assemblée Nationale au titre de l’année 2013 a débuté le 1er mars 2013 au sein de l’hémicycle à Bangui et va durer 3 mois. Elle regroupe plusieurs députés.  Au total, 12 projets et 4 propositions de Loi déposées sur leur table  depuis le mois de décembre 2012 devront être examinés.

 

«  Nous avons hérité de la précédente session, 12 projets et 4  propositions de Loi et dont l’examen devra reprendre immédiatement au niveau des commissions permanentes », a expliqué  le Président de l’Assemblée Nationale, Célestin Le Roy Gombalet dans son allocution de circonstance. Selon ce dernier, la grande crise politico-sécuritaire due à l’avènement de la coalition Séléka qui a secoué la République Centrafricaine depuis le 10 décembre 2012, est à l’origine de ce retard.

 

le Président de l’Assemblée Nationale qui déclare avoir adressé une correspondance au Premier ministre Maître Nicolas Tiangaye, indique que le chef du gouvernement a estimé à juste titre que : « ces projets de texte fassent l’objet d’un réexamen et d’une sélection qui tiennent compte de la nature des missions assignées au Gouvernement d’Union Nationale ( GUN) et des axes prioritaires définis dans l’accord de Libreville ». Il souhaite pour sa part une réaction rapide du côté du  gouvernement pour éviter un retard dans  les travaux ordinaires.

 

Les projets de loi sont entre autres « relatifs au code de la décentralisation; au code électoral, au code foncier agropastoral. Un autre fait état de la loi instituant la parité  entre les hommes et les femmes. Il y a également un projet de loi portant création d’une commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et un autre, constitutionnel portant création du Senat, auxquels il faut ajouter les 4 propositions de loi ».

 

Il convient de signaler qu’en application de l’article 51 de la constitution du 27 décembre 2004, les élus de la nation dont les mandats prendront fin d’ici 2014 conformément à l’Accord politique de Libreville,  procéderont dans quelques jours, au renouvellement annuel partiel du Bureau de l’Assemblée Nationale.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 02:18

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 27 Février 2013 13:41


« IL est urgent de faciliter la circulation des personnes et des biens, pour permettre une reprise des activités pédagogiques 2012-2013  ». C’est une analyse faite par Monsieur Christophe Ouapou, Directeur et enseignant à l’Institut Universitaire de Gestion des Entreprises (IUGE) de l’Université de Bangui, le 26 février 2013. Cette analyse a projeté ainsi le spectre de l’année blanche qui est entrain de planer sur les régions occupées par la coalition Séléka.


En effet, depuis le déclenchement des troubles militaro-politiques le 10 décembre 2012, le système éducatif centrafricain connait jusqu’à ce jour une déstabilisation du programme scolaire. Les parents, les élèves et leurs enseignants, fuyant les exactions des éléments de la coalition Séléka, se sont réfugiés, certains dans la bourse et d’autres à Bangui.


Dans son analyse, Christophe Ouapou  a signifié que plusieurs éléments rendent la reprise des activités pédagogiques  extrêmement difficile.  « Je ne fais qu’exprimer un point de vue technique et universitaire. Comment voulez-vous que déjà en début du mois de mars, on puisse rattraper l’année scolaire telle que éditée par l’UNESCO ? ».


Une  interrogation qui prend ses sources dans les exactions des éléments de la coalition Séléka dans les zones occupées (Nord et Est) de la République centrafricaine.


D’ores et déjà, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Culture et la Science (UNESCO) exige des pays membres à avoir 25 semaines de cours normaux durant une année scolaire.


En République centrafricaine, le système éducatif est à 2 vitesses. Les zones qui ne sont pas occupées ont une scolarité normale par rapport à celles prises en otage. Une situation perplexe pour les écoliers et lycéens de ces zones. Selon ce dernier, «  il faudrait trouver un consensus entre le gouvernement et la Séléka pour prioriser l’éducation de ces enfants ».


Toutefois, les hommes de Séléka basés à Kabo continuent de semer à ce jour la désolation au sein de la population civile dans la région : pillages, vols, passages à tabac.


D’après les témoignages recueillis auprès des habitants de Kabo (Nord), « un couple qui rentrait des champs, a été froidement abattu le mardi dernier par ces éléments pour des raisons qu’on ignore. Dans la même journée, un jeune habitant de la ville a été sérieusement molesté par ces rebelles après que sa maison ait été pillée. La veille, c’est un véhicule de l’ONG humanitaire DRC, entendez, Conseil Danois pour les Réfugiés, qui a été pris de force par ces rebelles », ont mentionné ces sources.


« Du coup, dans la ville, c’est un climat de psychose générale qui plane sur la population. Il suffit que votre tête ne plaise pas aux hommes de Séléka pour qu’ils déchaînent leur fougue sur vous », ont déploré ces sources.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 04:31

 

 

 

babaladdé

 

 

Bangui, 21 fév 2013 (CAP)- C’est un secret de polichinelle que la plupart des hommes du FPR de Baba Laddé dont seulement une centaine avait été incorporée dans l’armée tchadienne étaient presque tous revenus reprendre leur sanctuaire autour de Gondava, Ouadango et Kaga-Bandoro. La fulgurante offensive de Séléka les a fait un peu perdre de vue mais depuis la suspension des hostilités avec la signature des accords de Libreville suivie de l’entrée au gouvernement d’union nationale des responsables de Séléka, on assiste à une forte recrudescence des actes de banditisme des éléments du FPR de Baba-Laddé, en particulier dans la localité de Ndomété, dans les villes de Kaga-Bandoro, Kabo et Sido desquelles, ils ont chassé les éléments de Séléka venus de Ndélé.


Ces étrangers qui sont sans foi ni loi reprennent à voler, piller sans vergogne les pauvres populations rurales de cette région.  Ils n'obéissent à aucune autorité, pas même pas le colonel Assad du FPR qui est à leur tête. Les produits de leur pillage et leur divers butin sont évacués au fur et à mesure au Tchad via Kabo et Sido. Depuis le 17 Février, ils ont dépouillé la famille Yanguéré de tous les biens qui lui restaient. Yanguéré est celui-ci la même qui avait été égorgé par ces rebelles à Kabo au début du mois de Décembre 2012.


D’après nos informations d’une source digne de foi de la région, le 18 février 2013, les hommes de Baba Laddé auraient emporté 30 panneaux solaires fournis par l'UNICEF pour le projet d'eau potable à Ndomété. Dans l’après-midi, ils auraient aussi fait irruption à l'hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro pour enlever les roues de l'ambulance déjà délesté quelques jours plus tôt de son moteur ainsi que de son parebrise. Le soir du même jour, ils ont investi le domicile du chef du village de Ndomété qui avait entre-temps  réussi à récupérer et à sécuriser l'ordinateur fourni par l'Unicef au comite-régional des programmes de coopération RCA-Unicef. En revanche, ils  ont néanmoins pu emporter l'imprimante, la photocopieuse et le groupe électrogène de l'EPT.


Le 19 février 2013, ils seraient allés de maison en maison à la recherche d'objets divers à voler. Qui peut arrêter cette furie de prédation et de destruction de ces éléments tchadiens de Baba-Laddé. Le plus surprenant est qu’ils se réclament de SELEKA. Pauvre Centrafrique.


Dès lors, on se demande si la décision du gouvernement de faire de Kaga-Bandoro un des trois sites de regroupement et de cantonnement des éléments de Séléka a été bien réfléchie car ce que souhaitent profondément les habitants de cette ville  voire de cette région, est plutôt le déguerpissement pur et simple de tous ces rebelles pour ne pas dire bandits, étant entendu que même ceux de la défunte APRD continuent toujours de hanter le coin, le DDR n’étant pas véritablement achevé. 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 02:12

 

 

 

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ZAMA Javan Papa, DG de la presse présidentielle


 

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David GBANGA, DG de Radio Centrafrique, ici à la bamboula

de BOZIZE du 13 août 20102 au Hilton de Roissy

 

 

 

Bangui, 17 fév (CAP) - A peine a-t-il pris fonction de ministre de la communication, de la promotion de la culture civique et de la réconciliation nationale que Christophe GAZAM-BETTY vient de rendre un grand service au pays et de soulager les Centrafricains. Dans la semaine, il a reçu la bande de griots du pouvoir bozizéen, composée notamment des tristement célèbres ZAMA Javan Papa, Abakar PIKO et consorts, pour leur signifier clairement la fin de leurs chroniques manichéennes quotidiennes de haine et de lynchage sur les antennes de la station nationale de radio avec la bénédiction des plus hautes autorités du pays pour ne pas dire de BOZIZE en personne.


Il paraît qu’il existe aussi en bozizie un Haut Conseil de la Communication mais force est de constater que ce dernier ne s’est généralement distingué jusqu’ici que dans l’art de sévir surtout que contre les journalistes et responsables de la presse privée. Ce Haut conseil est incapable ou plutôt ne veut pas se rendre compte qu’à longueur de journée et de semaine, les programmes de la Radio prétendument nationale sont essentiellement tournés contre les opposants et assimilés qui n’auraient que des défauts et qui sont systématiquement accusés de « vendre le pays », de « retarder le développement de la RCA », et d’être la « cause principale » de la régression du pays.


Pourtant c’est un secret de polichinelle que la descente aux enfers de la RCA est principalement due à la mal gouvernance par BOZIZE et son clan des affaires du pays, gestion faite de nombreux détournements de deniers publics demeurés toujours impunis, d’opacité, de dissimulation, de corruption. En lieu et place de véritables débats contradictoires et enrichissants pouvant faire naître la vérité, les responsables de cette radio nationale passent le plus clair de leur temps à inviter des gens d’un même bord politique, celui du pouvoir, pour qu’ils puissent encenser le régime et fustiger à satiété les opposants.


Les Centrafricains en avaient plus qu’assez de l’émission dénommée  ‘Yé so i Lingbi Ti hinga’, tribune censée donner la vision du chef de l’Etat BOZIZE sur certains sujets, ainsi que certains billets du chef griot David GBANGA, Directeur Général de Radio Centrafrique qui s’était spécialisé dans une vision et division manichéennes de la société centrafricaine  découpée en bons fils du pays unis derrière BOZIZE et en d’autres méchants rassemblés autour des principaux leaders de l’opposition que sont Martin ZIGUELE et Nicolas TIANGAYE, sans oublier Prosper N’DOUBA, le Directeur de Publication et Rédacteur en chef du journal en ligne Centrafrique-Presse, grand déstabilisateur de leur régime devant l’éternel, qui opère depuis Paris.


Pendant les négociations de Libreville, les Centrafricains ont encore eu l’occasion de prendre la mesure de cette entreprise de lynchage en direct sur les ondes avec les interventions intempestives et les appels à la haine en direct de ces griots patentés depuis le Gabon répondant en écho aux partisans illuminés du KNK de BOZIZE rassemblés place de la République et criant des slogans et mots d’ordre de haine contre Nicolas TIANGAYE et Martin ZIGUELE. On promettait en particulier à Nicolas TIANGAYE un sort semblable à celui fait en 2009 à Charles MASSI.


Quelle valeur noble et leçons peut  véhiculer à l’antenne un voleur de bœufs comme Abakar PIKO nommé complaisamment comme Préfet de la Lobaye que même BOZIZE a fini par brutalement limoger par un décret muet.  


C’est donc une excellente initiative qu’a prise le nouveau ministre de la communication, de la promotion de la culture civique et de la réconciliation nationale de faire cesser ces émissions de lynchage. Comment promouvoir la réconciliation nationale dans notre pays tout en permettant à des énergumènes, véritables croyants en mal de miettes et agglutinés derrière BOZIZE, accéder quotidiennement à l’antenne de la station nationale de radio pour y déverser des propos irresponsables et incendiaires afin de nourrir gratuitement la haine et la division, autant d’antivaleurs antinomiques à une vraie réconciliation et l’unité nationales. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 23:38

 

 

 

bozize

 

 

Dans la liste des cadres de l’administration territoriale publiée il y a quelques jours à peine par notre confrère LE DEMOCRATE que nous reprenons volontiers ci-dessous pour édifier nos lecteurs, on découvre avec effarement la présence de nombreux retraités et de fonctionnaires de toute provenance comme par exemple des techniciens d’élevage ou des zootechniciens, des techniciens d'assainissement, qui sont nommés sous-préfets et surtout parmi les préfets, un ancien magistrat « radié du corps judiciaire pour indélicatesses ». Que vient faire dans la prestigieuse préfectorale d’antan, un pareil individu ? Tout indique que seuls des critères tribalistes de « Gbaya power », d’appartenance au KNK, de copinage et de coterie avec certains dignitaires, ont prévalu pour ces nominations fantaisistes destinées davantage à récompenser, à plaire et non à servir les intérêts du pays et de sa bonne gestion. Comme le préconise vivement notre confrère dans ce papier, le gouvernement d’union nationale doit revoir au plus vite cette fâcheuse situation car la restauration de l’autorité de l’Etat passe évidemment par la présence dans nos provinces, de préfets et sous-préfets crédibles et respectables à qui des moyens doivent être fournis par l’Etat pour l’accomplissement de leurs importantes missions.

 

La Rédaction

 

 

 

Pleins feux sur la question de la réorganisation de l’administration territoriale : une des clauses de l’Accord politique de Libreville

 

En prélude aux prochaines élections législatives anticipées, la réforme de l’administration territoriale s’avère une nécessité impérieuse faisant partie des urgences immédiates. On ne le dira jamais assez, on va le dire et le redire, l’évocation de la problématique de la mauvaise gestion des ressources humaines au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation est décriée par tous.


A titre d’illustration pour s’en convaincre, scrutons à cet effet la configuration des personnels de l’administration provinciale.


Préfets :


Préfet de l’Ombella Mpoko, Mlle Clotilde Namboï, attachée d’administration

Préfet de la Lobaye, Colonel Gabriel Baïpo

Préfet de la Sangha Mbaéré, Mr Lazare Morales Ngaya, administrateur civil adjoint

Préfet de la Mambéré Kadéi, Mr Rémy Féidanamo, hors statuts

Préfet de la Nana mambéré, Mr Léon Sosthène Dengbé, administrateur civil

Préfet de l’Ouham Pendé, Mr Elie Bertin Béoroféi, administrateur civil

Préfet de l’Ouham, Mr Rufin Brice Molomadon, hors statuts

Préfet de la Nana Grézibi, Mr Augustin Yangana Yahoté, inspecteur du fondamental 1

Préfet de la Kémo, Mr René Arsène Daté, ancien magistrat radié du corps judiciaire pour indélicatesses

Préfet de Bamingui Bangoran, Colonel André Kada, retraité

Préfet de la Ouaka, Mme Lydie Marthe Yangba, institutrice

Préfet de la Haute Kotto, Mr David Dendou, instituteur

Préfet de la Basse Kotto, Mr Jean-Marie Sakila, inspecteur des postes, retraité

Préfet du Mbomou, Mr André Sibalé administrateur civil

Préfet du haut Mbomou, Mr Boris Albert Mbagalé, instituteur

Préfet de la Vakaga, Colonel Lazare Docko, retraité

Préfet de Ngaoundaye,  Mr David Gali-Bassi, brigadier de police

Préfet de Bossemptélé, Mr Adolphe Koé, hors statut


Sous-Préfets :

 

1.      Sous-préfet de Bossembélé , Mr David Namguérewi, inspecteur des postes

Sous-préfet de Boda, Mr Joseph Denam Guenekini, professeur certifié

Sous-préfet de Boganda, Mr Daniel Kpassinam, assistant culturel

Sous-préfet de Mongoumba, Mr Jean Bosco Moussa Yagata, instituteurretraité

Sous-préfet de Boganangone, Mr Wanaté Zao Akoza, contrôleur du travail

Sous-préfet de Bambio, Mr Victor Pascal Ouiabona Yankombona, attaché d’administration

Sous-préfet de Bayanga, Mr Alain Feya, technicien supérieur d’assainissement

Sous-préfet de Berberati, Capitaine Dieudonné Baka, retraité

Sous-préfet de Carnot, Mr Nicaise Yakendé, commandant de police

Sous-préfet de Amada Gaza, Mr Dieudonné Youngaïna, adjudant-chef retraité

Sous-préfet de Gadzi, Mr Jacques Namagnina, instituteur retraité

Sous-préfet de Gamboula, Mr Bernard Mokom, instituteur retraité

Sous-préfet de Bouar, Mr Michel Yambété, instituteur retraité

Sous-préfet de Abba, Mr Joseph Gaombalet, contrôleur financierretraité

Sous-préfet de Baboua, Mr Jean Pierre Goumbi, brigadier de police

Sous-préfet de Paoua, Mr Jean Gouffi, assistant de presse

Sous-préfet de Bocaranga, Mr Lambert Malingué, gendarme retraité

Sous-préfet de Batangafo, Mr Edouard Sako, instituteur

Sous-Préfet de Kabo, Mr Albert Bangro, retraité

Sous-Préfet de Markounda, Mr Antoine Demba, retraité

Sous-Préfet de Nanga Boguila, Mr Samuel Ndofara, greffier

Sous-Préfet de Moyenne Sido, Mr Bernard Féïdangaï, instituteur

Sous-Préfet des Mbrés, Mr Pierre Ousmane, technicien d’agriculture retraité

Sous-Préfet de Sibut, Mr Jean de Dieu Sepopode, inspecteur adjoint du travail

Sous-Préfet de Ndjoukou, Mr Yapouiéla Youffi, professeur de CEG

Sous-Préfet de Bamingui, Mr Pierre Dila Didyle, professeur de lettres, retraité

Sous-Préfet de Ippy, Mme Denise Madina Deukoé, hors statut

Sous-Préfet de Bakala, Mr Mathieu Namkona, instituteur

Sous-Préfet de Yalinga, Mr Noël Mokonam-Lekaye, instituteur

Sous-Préfet de Mobaye, Mr Victor Ambêche, technicien supérieur d’élevage

Sous-Préfet de Kembé, Mr Edouard Mboka ; conseiller pédagogique

Sous-Préfet de Mingala, Mr Moïse Grégbia, professeur de lettres

Sous-Préfet de Zangba, Mr Elysée Guéret, zootechnicien

Sous-Préfet de Gambo, Mme Albertine Marogot, technicienne supérieure des affaires sociales, retraitée

Sous-Préfet de Ouadda Djallé, Mr Macaire Mamadou Féïkouma, instituteur

 

 

A la lumière de cette présentation indicative, en rappel, il y a lieu de constater avec amertume que ce sont là des nominations de complaisance au détriment de nombreux cadres qualifiés, ressortissants de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature qui croupissent depuis assez longtemps déjà dans les couloirs du ministère de l’Administration du territoire pour des raisons déplorables de politique, d’exclusion ainsi que des jeunes diplômés universitaires sans emploi alors qu’on clame partout qu’on ne tourne pas le dos à la jeunesse.


Aussi paradoxal que cela puisse paraître, que signifie encore le concept « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » dès lors que les retraités qui ont refait surface du fait du cumul de salaires qu’ils perçoivent, émargent doublement sur le budget de l’Etat, car non seulement ils continuent à toucher leurs pensions mais également, ils bénéficient du traitement de leur solde inhérent aux fonctions de responsabilité en violation flagrante de la loi des finances.


Au regard de tout ce qui précède, dans la perspective du redéploiement d’une administration efficace, efficiente et performante de développement devant organiser et superviser les élections libres, transparentes et confiantes, il serait hautement souhaitable que le gouvernement de transition s’emploie à faire valoir les critères de compétence, d’expérience professionnelle avérée, de technicité administrative dans l’optique d’une bonne gouvernance locale avec l’avènement des préfets et sous-préfets chevronnés, astreints à la neutralité politique et à l’obligation de réserve aux fins de l’administration territoriale, une feuille de route du gouvernement d’union nationale.

 

Everest Notoloum

 

LE DEMOCRATE n° 2884 du 11 février 2013

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:12

 

 

 

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Centrafrique: Le HCR fait état de déplacements massifs de populations dans le Nord et le Centre du pays

 

12 FÉVRIER 2013

 

DOCUMENT


De retour de République centrafricaine, une équipe conjointe du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et de l'ONG Mercy Corps a signalé de nombreux déplacements de populations dans le nord et le centre du pays.

 

Cette mission est la première dépêchée dans la région depuis que les principales villes de ces régions, notamment Bambari et Kaga Bandoro, deux localités stratégiques situées à environ 400 kilomètres de la capitale Bangui, sont passées sous le contrôle des rebelles de la coalition Séléka.

 

Selon le HCR, les villages situés entre Grimari et Bambari sont complètement déserts, la plupart de leurs habitants ayant fui les raids de plus en plus fréquents perpétrés par les rebelles à la recherche de vivres, de carburant ou d'argent. Ces attaques de groupes armés s'accompagnent parfois d'actes de violence à l'encontre des civils.

 

Situé à 10 kilomètres de la ville de Bambari, le camp de Pladama Ouaka, où vivent près de 2.000 réfugiés soudanais, n'a pas été épargné, affirment les enquêteurs du HCR. Des installations communautaires, le centre de distribution et l'entrepôt d'une ONG partenaire du HCR ont tous été pillés. Les rebelles se seraient également emparés de panneaux solaires. Un entrepôt du HCR a été également visé au cours d'un pillage généralisé de Bambari.

 

Les assaillants se sont enfuis avec du matériel destiné aux 3.000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone, notamment des bâches goudronnées, des couvertures, des matelas, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires. Les bureaux des Nations Unies et des ONG sur place sont très souvent pris pour cible, affirme le HCR, qui estime à environ 316.000 dollars le montant de ses pertes en matériel et autres dégâts.

 

L'accès humanitaires aux populations civiles à travers le pays demeure très limité en raison de l'insécurité, ce qui rend difficile la protection des civils et l'aide aux réfugiés et aux personnes déplacées. Le HCR estime que 80.000 civils auraient fui leurs villages.

 

Le Haut-Commissariat appelle le gouvernement et les rebelles à faciliter l'accès aux populations pour le personnel humanitaire. Le HCR appelle aussi au cantonnement des groupes rebelles comme le prévoient les accords de Libreville signés le 11 janvier dernier.

 

 

 

 

Centrafrique: Dans des régions contrôlées par les rebelles en république centrafricaine, des villages pillés et vidés de leurs habitants

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

United Nations High Commissioner for Refugees

 

Genève, 12 FÉVRIER 2013 -  Une équipe conjointe, composée d'employés du HCR et de Mercy Corps, s'est rendue pour une mission d'évaluation à Bambari en République centrafricaine, à environ 400 kilomètres au nord-est de Bangui, la capitale.

 

L'équipe a découvert de nombreux déplacements de population à l'approche de Bambari. Les villages situés le long d'une bande de 100 kilomètres de long entre Grimari et Bambari étaient complètement déserts, la plupart de leurs habitants s'étant enfuis pour aller se cacher dans la brousse.

 

Dans un point de presse auprès des journalistes à Genève mardi, Adrian Edwards, porte-parole du HCR, a indiqué que cette mission était la première dans la région depuis la prise des principales villes dans le nord et le centre du pays, à la mi-décembre 2012, par la coalition rebelle seleka.

 

Lors d'entretiens avec des employés du HCR, des villageois ont fait état d'attaques menées par des groupes armés qui cherchent de l'essence, de l'argent et de la nourriture. Les raids de ces groupes armés sont parfois accompagnés par la violence à l'encontre des hommes et des femmes, y compris des passages à tabac avec des câbles électriques. Un chef de village a rapporté avoir été flagellé le 3 février par des rebelles qui essayaient de lui faire avouer où les villageois avaient caché leurs possessions.

 

« Situé à 10 kilomètres de la ville de Bambari, le camp de Pladama Ouaka, où vivent quelque 2 000 réfugiés soudanais, n'a pas été épargné », a indiqué Adrian Edwards. Les installations communautaires, le centre de distribution et l'entrepôt d'une ONG partenaires ont tous été pillés. Des lampes solaires, qui étaient utilisées pour éclairer le camp, ont également été emportées.

 

A Bambari, les bureaux des Nations Unies, y compris ceux du HCR et d'ONG internationales, continuent à être pillés et saccagés. Il y a eu également un pillage généralisé, y compris l'entrepôt du HCR. Tous les biens de secours ont été volés, et notamment des bâches goudronnées, des couvertures, du savon, des moustiquaires, des matelas, des jerrycans, des seaux, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires pour 3 000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone.


Une situation similaire est signalée à Kada Bandoro. Selon le HCR, la perte de son matériel de secours combinée avec les dommages dans ses bureaux de Kaga Bandoro et Bambari s'élève à 316 000 dollars.

 

« L'accès pour l'aide humanitaire en République centrafricaine demeure très limité du fait du manque de garanties pour la sécurité, à la fois pour les travailleurs humanitaires et pour les personnes dans le besoin », a indiqué Adrian Edwards. « Dans ce contexte, il reste difficile de livrer une assistance aux réfugiés et aux déplacés, et de mener des activités pour les protéger. »

 

Le HCR appelle le gouvernement et les rebelles seleka à faciliter un meilleur accès pour le personnel humanitaire au bénéfice des populations dans le besoin, a ajouté Adrian Edwards

 

Actuellement, le HCR estime qu'environ 80 000 personnes sont déplacées internes en République centrafricaine et que la population réfugiée compte 17 000 personnes, pour la plupart d'origine soudanaise.

 

 

Centrafrique: Les services de santé toujours perturbés


IRIN  12 FÉVRIER 2013

 

Selon les organisations d'aide humanitaire, malgré un retour au calme relatif depuis l'accord de paix du 11 janvier, l'accès aux soins de santé reste difficile dans certaines régions de la République centrafricaine (RCA) contrôlées par l'alliance rebelle Séléka. Ces régions manquent notamment de personnel de santé et de fournitures médicales.


« Pour l'instant, la capacité d'intervention des ONG [organisations non gouvernementales] en matière de santé est insuffisante. De nombreux endroits sont sous le contrôle des rebelles et les services de santé y sont perturbés. L'accès aux soins de santé payants est également restreint dans bien des lieux », a dit à IRIN Ellen Van Der Velden, chef de mission de Médecins Sans Frontières (MSF) en RCA.


« Là où les soins de santé sont disponibles, les patients doivent payer. Le trafic commercial étant impossible dans les régions sous le contrôle des rebelles, on peut supposer que moins de personnes peuvent supporter ces frais qu'avant. »


De nombreux professionnels de la santé des régions sous le contrôle de la Séléka n'ont pas repris le travail. Selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), cela « affecte les prestations de services de santé vitaux ». Le rapport ajoute que « les centres de santé en dehors des plus grandes villes sont à court de médicaments ».


Mme Van Der Velden, de MSF, est du même avis : « Les gens commencent à retourner avec crainte dans leurs villages ou villes d'origine et les centres de santé qui disposent des fournitures nécessaires - soit parce qu'elles datent d'avant la crise, soit parce qu'elles ont été fournies par des ONG qui étaient de passage pour évaluer la situation - ont à nouveau ouvert leurs portes. Certains centres font par contre face à une pénurie de fournitures due à une demande supérieure à l'offre et l'on craint que d'autres aient été pillés. »


MSF intervient toujours dans les zones sous contrôle des rebelles de Ndélé, Kabo et Batangafo et, depuis plus récemment dans les régions de Damara et de Sibut.


La RCA est marquée par des besoins humanitaires chroniques. Les manques en matière de santé étaient déjà criants avant le conflit et le sont encore plus aujourd'hui.


« La quantité et la qualité des prestations de soins de santé étaient déjà insuffisantes et ont encore régressé. Le fait que les patients doivent payer leurs soins est d'autant plus accablant pour les populations que les opportunités de commerce ou d'autres activités rémunératrices sont plus limitées en raison de la présence des rebelles », a dit Mme Van Der Velden.

 

Fortes tensions


Selon le Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC), malgré l'accord de paix signé à Libreville, au Gabon, qui a mis fin au conflit qui durait depuis un mois, les tensions demeurent fortes dans les régions touchées par la présence de rebelles.


La formation d'un gouvernement d'unité nationale plusieurs semaines plus tard s'est par ailleurs heurtée à une certaine résistance de la part des rebelles, a remarqué l'IDMC. « Des témoignages d'attaques armées dans le pays [ont] conduit à des accusations de violation du cessez-le-feu de la part de certains membres de la coalition rebelle ».


Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré le 8 février dans un communiqué que des milliers d'habitants de la RCA vivaient dans l'incertitude. « Des affrontements pourraient éclater et de nombreux habitants sont toujours déplacés et ne savent pas s'ils doivent rentrer chez eux ».


« Les effets de l'accord de Libreville ne se font pas sentir sur le terrain. Il n'y a pas de réseau téléphonique. Les gens ne sont pas au courant de ce qui se passe ni du contenu des pourparlers. C'est comme s'il n'y avait pas eu d'accord de paix », a ajouté Gabriel Mukalai, du CICR.


Au plus fort du conflit de décembre et janvier, au moins 80 000 personnes ont été déplacées. « Si certains, qui avaient fui Ndélé, sont rentrés, la plupart ont peur de retourner chez eux à cause de l'insécurité », a remarqué l'IDMC.


Selon l'IDMC, les nouveaux déplacés sont venus s'ajouter aux 52 000 personnes qui avaient déjà fui en raison de tensions ethniques, de la présence de mouvements criminels, des actions du groupe rebelle ougandais Armée de résistance du seigneur et du conflit qui avait secoué le pays avant 2008.


Ndélé, qui se trouve au nord-est du pays, a été la première ville attaquée par les rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le 10 décembre 2012, avant que ce mouvement ne forme l'alliance Séléka avec les rebelles de la Convention patriotique pour le Salut Wa Kodro (CSPK) et de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Les autres zones touchées sont Sam Ouandja, Bamingui, Kabo, Batangafo, Kaga Bandoro, Ippy, Bambari, Bria et Sibut.

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 01:13

 

 

 

 RADIO ND K LUKA

 


Société : Le manque d’électricité pour le pompage de l’eau potable crée une pénurie à Bangui. Les habitants des hauts quartiers veillent ou se déplacent pour l’avoir

 

 

Société : Les Forces sud-africaines basées au PK 10 deviennent une source de ravitaillement pour les enfants du coin ainsi que quelques adultes. Ils fouillent dans la poubelle des soldats.

 

 

Sécurité : Le bureau du CICR de Ndélé a été pillé dans la nuit du 25 au 26 janvier. Le matériel de communication, des véhicules et de l’argent ont été emportés

 

 

Chute de recettes douanières en RCA : La crise liée à l'insécurité dans le pays en cause

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 01:30

 

 

 

carte RCA zone en crise

 

 

http://www.humanite.fr    5 Janvier 2013

 

Les rebelles centrafricains du Séléka ont pris deux nouvelles villes ce samedi. Les ONG de leur côté se sont alarmées de la crise humanitaire qui semble s'aggraver dans la région. Les préparatifs pour des négociations réunissant le pouvoir, la rébellion et l'opposition politique à Libreville la semaine prochaine s'accélèrent.


"Les rebelles ont pris deux villes près de Bambari (centre) : Alindao et Kouango. Cela montre leurs velléités de faire la guerre même quand il y a des négociations", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua. Alindao, une ville de 50000 habitants environ, est située à une centaine de kilomètres au sud-est de Bambari, tandis que Kouango, ville plus petite, se trouve à une centaine de km au sud de Bambari, près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Il s'agit sans doute d'une démonstration de force du Séléka avant les négociations, l'intérêt stratégique de ces deux villes éloignées de Bangui semblant faible dans l'optique d'une éventuelle attaque de la capitale.


Négociations en danger

 

Les préparatifs pour les négociations à Libreville, probablement le 8 janvier, se sont accélérés. Les modalités pratiques ont été arrêtées. Trois délégations seront présentes : gouvernement, opposition de Libreville et rebelles du Séléka. "Le gouvernement demande à la communauté internationale de tirer les conséquences de ce non respect de leur propre parole", a commenté un ministre. De son côté le président Bozizé a prévenu qu'il comptait terminer son mandat courant jusqu'en 2016, après avoir fait des concessions, proposant notamment un gouvernement d'union nationale, plan soutenu par les pays voisins. Comme le Séléka exige avant tout son départ, l'espoir de voir les négociations aboutir est mince. La rébellion elle-même, très hétéroclite, ne présente pas un front politique uni.


Crise humanitaire


Les troupes rebelles se trouvent à seulement 160 kilomètres de la capitale centrafricaine, Bangui, après avoir pris plusieurs villes du pays depuis le début de leur offensive le 10 décembre. La communauté internationale veut éviter à tout prix un "bain de sang" et le chaos à Bangui. Craintes amplement partagées par les ONG. L'Unicef s'était alarmé vendredi de la croissance du nombre d'enfants soldats dans les milices, samedi c'est ACF qui s'alarme de la malnutrition aigüe sévère, pathologie chronique en République Centrafricaine, qui touche quasiment 1 enfant sur 10. « La récente dégradation de l’état sécuritaire en République Centrafricaine (RCA) a contraint les équipes d’Action contre la Faim à réduire temporairement certaines activités et programmes en cours dans le pays » a annoncé l'ONG qui se dit prête toutefois à lancer des actions d'urgence.

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