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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 03:53
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APA Bangui 29-02-2008 (Centrafrique) En moyenne 105 cas de cancer sont diagnostiqués annuellement en Centrafrique, selon les conclusions d’une étude réalisée en 2005.
Selon l’étude rendue publique vendredi à Bangui, à l’occasion de la célébration de la journée nationale de lutte contre le cancer, les 2/3 des patients résident à Bangui alors que 2,4% seulement viennent de l’arrière pays.
 
L’âge des malades du cancer est compris entre 2 mois à 95 ans, poursuit le document, ajoutant que sur 735 malades, 65% sont des femmes.
«Selon les études réalisées en 2005, le cancer existe bel et bien en Centrafrique et sévit sur toutes les formes», a averti l’inspecteur des services de santé de l’hygiène de l’environnement, le Dr Jacques Kamoun Ndemanga.
 
Il a déploré que la lutte contre le cancer ne soit pas encore intégrée dans les divers programmes nationaux de santé et que le système d’information sanitaire donne peu d’information sur sa prévalence en raison de l’inexistence de moyens modernes de diagnostic et l’absence d’un service spécialisé en Centrafrique.
 
Le cancer de la peau, du sein et du col de l’utérus sont les trois types de cancer rencontrés dans le pays. La journée de lutte contre le cancer a été célébrée par l’Association centrafricaine de lutte contre cette maladie sur le thème «n’enfumer pas mon enfance».
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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 04:28
République du Tchad
 
Unité-Travail-Progrès

Assemblée Nationale

Commission des Droits de l'Homme et de la Communication

Le Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar  undefined

Mise au point: Grâce à Dieu, je suis provisoirement encore en vie pour témoigner de ce que j'ai vu, entendu et vécu lors de ma captivité par la garde présidentielle d'Idriss Déby dans une prison secrète sise à Farcha.

Le 3 février à 17 heures, je suis enlevé de chez moi par des militaires de la garde présidentielle en présence des dizaines des membres de ma famille et de nombreuses personnes tant dans la cour de mon domicile qu'à l'extérieur, plaqué sur le plancher de la Toyota, conduit dans une prison secrète à Farcha sise dans un petit camp militaire non loin du jardin d'Idriss Déby, enchaîné 24 heures sur 24 et interdit de prendre la douche durant ma captivité. Ce camp est entouré d'un mur ordinaire sur lequel sont encastrés des fils barbelés neufs. Il est archi surveillé de l'intérieur, mais, sans la présence visible militaire à l'extérieur. Un grand bâtiment à l'entrée à droite, une vielle bâtisse à gauche qui servira de notre lieu de captivité et à l'arrière cour un camp militaire.

J'y ai trouvé M. Lol Mahamat Choua en pyjamas djellaba et tête nue contrairement à ses habitudes en train de prier.. Puis M. Ibni Oumar Mahamat Saleh en djellaba est débarqué avec brutalité, ensuite une quatrième personne dont j'ignore l'identité puisqu'il commence à faire nuit. J'apprendrai plus tard par la causerie de nos geôliers que le Député Kamougué Wadal Abdelkader a échappé in extrémis à cet enlèvement. Tandis que le Député Saleh Kebzabo absent de N'Djaména, c'est son frère qui aurait reçu une balle pour avoir tout simplement répondu aux militaires venus pour procéder à son enlèvement qu'il est absent du Tchad.

Nous faisons, tous les trois, l'objet de l'isolement total. Seuls deux militaires sudistes et le responsable zakawa de l'équipe de nos geôliers qui ont droit d'entrer dans nos cellules. Les autres gardiens sont tenus à l'écart même au moment de vider nos urines et excréments vers 04 heures du matin. Depuis son arrivée musclée, le 3 février, je n'ai pas de nouvelle du quatrième captif.

Quelques jours seulement après notre enlèvement, M. Ibni Oumar Mahamat Saleh a disparu de sa cellule. Dans la nuit 10 au 11 février, M. Lol Mahamat Choua passé à tabac dans la nuit du 8 à 9 février disparaît à son tour.

Toutes sirènes hurlantes, Idriss Déby est venu deux fois s'entretenir avec nos geôliers.
Le 21, février, je suis, à mon tour, extrait de ma cellule entre 02 heures et 03 heures, toujours enchaîné, les yeux bandés jeté dans la carrosserie de la Toyota qui démarre en trombe pour me conduire au cimetière de Ngonmba (Walya), un quartier situé au sud de N'Djaména où les chrétiens et les sudistes d'une manière générale enterrent leurs morts. Là, on enlève le bandeau de mes yeux et libère mes jambes de la chaîne. On me fait coucher avec brutalité entre deux tombes dans le dessein de me liquider. Mais, heureusement, Dieu Le Miséricordieux m'a épargné le pire.

Ayant repris mes sens, j'ai quitté le cimetière en titubant pour me retrouver à Walya investi par la brigade mixte (police-gendarmerie) qui procède à la fouille pour les objets volés et à la recherche des rebelles cachés, puis à Nguéli, d'où j'ai organisé ma sortie du Tchad pour me retrouver là où je me trouve présentement. Je crois qu'en liberté, je peux, par mon témoignage, aider à la manifestation de la vérité, puisque, le gouvernement fidèle à ses tissus de mensonges et des manipulations vient de coller à M. Lol Mahamat Choua l'étiquette de prisonnier de guerre pour le maintenir en prison afin de le faire taire. Et moi-même, je suis convoqué, le 22 févier, par la police judiciaire dans le même but. Pourtant, au départ, je voulais rentrer tranquillement chez moi pour affronter le pouvoir après un entretien téléphonique préalable avec des journalistes internationaux d'Africa n°1, RFI, BBC, la Voix de l'Allemagne et la Voix de l'Amérique. Mais, j'ai décidé de me mettre à l'abri pour témoigner d'abord.

Surtout qu'Idriss Déby disait, en février 1999, à un groupe d'une soixantaine des cadres ressortissants de ma région natale invités pour la circonstance qu'il me logera une balle lui-même dans la tête si je ne cesse pas de l'embêter :« La prochaine fois, dit-il, je lui logerai moi-même une balle dans sa tête. Désormais, il n'y aura, pour lui, ni prison ni libération et encore moins des interventions fussent-elles des organisations et personnalités internationales de ce monde qui passent leur temps et ne cessent d' intervenir pour lui, chaque fois, qu'il est arrêté. C'est fini à partir d'aujourd'hui. Faites votre travail pour le ramener à la raison…».

En, 2001, il a failli mettre à exécution ses menaces, quand il m'a fait arrêter pour la treizième fois quand je l'ai battu aux présidentielles du 20 mai. C'est la prompte intervention du Président de la Banque Mondiale, M. James Wolfensohn qui l'en a dissuadé. Toutefois, il s'est résolu à me torturer lui – même en personne au quatrième Arrondissement de police de N'Djaména où il m'a fait conduire et mettre à sa disposition. C'est là qu'il s'est acharné sur moi au point de m'envoyer à l'hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, grâce aux efforts conjugués par des médecins samaritains tchadiens vivant en France et une samaritaine vivant au Tchad. Déjà, moins d'un mois plus tôt, grâce à l'Assemblée Nationale Française, j'ai été hospitalisé, de mars à avril 2001, dans le même hôpital où j'ai pu récupérer l'usage de mes jambes paralysées à la suite des tortures subies lors de ces multiples arrestations. A défaut de me loger une balle dans la tête, il est décidé à me bousiller.

De ce qui précède, je tiens à attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale que M. Ibni Oumar Mahamat Saleh est mort dès les premiers jours de notre captivité puisqu'à son arrivée dans cette prison secrète où nous sommes séquestrés, il a eu droit, sous mes yeux, à des coups de poings et de crosses aux cris des marsouins à la zakawa. A moins qu'il soit admis dans un hôpital pour des soins ou d'un miracle.

J'espère que tout ce qu'on m'a fait ingurgiter lors de ma captivité ne va pas m'emporter avant de témoigner pour l'histoire du Tchad. De même, je demande à Dieu de continuer à me protéger contre ces tueurs mis à mes trousses pour me permettre de livrer à l'opinion ce que j'ai vu, entendu et vécu lors de ma captivité.

Idriss Déby alias «Septembre noir» des années 80 et 90 est de retour.

Du fait des aliments douteux qu'on m’a fait ingurgiter lors de ma captivité, mon souci actuel est de me faire examiner et soigner dans un hôpital spécialisé sinon je risque de connaître le même sort que celui de M. Mahamat Nour, ancien rebelle devenu Ministre de la Défense empoisonné soit à N'Djaména soit à Pékin où il a failli mourir au cours d'un voyage d'Etat effectué en compagnie de son patron, Idriss Déby.

Merci, mille fois merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont, sans relâche, soutenus dans cette dure épreuve (à suivre en lisant mon interview exclusive dans le journal, Afrique Education, du 1er au 15 mars 2008).

Afrique, le 26 février 2008


Le Député Ngarlejy YORONGAR,
 
Auteur du livre: Tchad, le procès d'Idriss Déby, témoignage à charge, Editions L'Harmattan, 2003. 

Coordinateur Exécutif Fédéral de FAR/PARTI FEDERATION; BP 4197 N'Djaména et Président de la Fondation pour le Respect des Lois et Libertés (FORELLI) BP 137 N'Djaména (République du Tchad); Tél. (+235) 629 49 71; (+235) 626 49 71; Mail: yorongarn@yahoo.fr; Website: www.yorongar.com 
 
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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 03:56
 
 
LE MONDE | 01.03.08 | 13h59  •  Mis à jour le 01.03.08 | 14h00 Analyse
 
20080201Sarkozydeby.jpg 
La bataille de N'Djamena, au final, n'aura fait que des vaincus. D'un point de vue technique, les combats dans la capitale tchadienne entre les forces loyalistes et des groupes rebelles tchadiens se sont soldés par une victoire du président Idriss Déby. Celui-ci a non seulement survécu, mais repoussé l'ennemi rebelle venu des confins soudanais. A quel prix ! Dans sa capitale, Idriss Déby vit en "maire de N'Djamena" assiégé. Les rebelles, qui ont été à deux doigts de prendre le pouvoir, début février, se sont repliés non loin du Soudan, à plusieurs centaines de kilomètres, d'où ils menacent de lancer une nouvelle offensive. Alors, on enserre la capitale d'un long fossé antichar de 40 kilomètres et, en attendant le retour des rebelles, on traque un "ennemi" qui semble surtout intérieur.
 
La population, pour commencer, subit une punition en règle. L'acclamation des rebelles à leur entrée en ville, les pillages de quelques-uns se paient à présent au prix fort. N'Djamena subit des exactions de soldats, des fouilles musclées, des destructions de certains quartiers périphériques. Le président Déby a-t-il aussi l'intention de "punir" certains membres de son entourage, membres de son groupe ethnique (Bideyat et Zaghawa) qui se sont dérobés à l'heure de défendre le "fennec" (le chef de l'Etat) ? Lorsque celui-ci a mené une grosse colonne (400 véhicules) à une centaine de kilomètres de la ville pour affronter l'ennemi qui approchait, il a frôlé le pire, esquivant deux embuscades d'autant mieux tendues qu'un officier supérieur avait communiqué les fréquences radio loyalistes aux rebelles. Son chef d'état-major, lui, n'a pas échappé au piège, tué par un autre officier félon.
 
Sans appuis extérieurs, le dispositif militaire de N'Djamena se serait effondré comme un château de cartes, le 2 février. Puisqu'une partie notable de l'entourage zaghawa avait failli ou trahi, la défense de la présidence a été assurée avec l'appoint d'éléments d'autres groupes, notamment Sara et Hadjaraïs. Ces derniers sont déjà intégrés dans la garde personnelle du président Déby depuis l'échec, en 2004, d'une tentative de coup d'Etat organisée par des proches. Depuis, c'est un coopérant militaire français qui gère, à la présidence, l'organisation de cette garde et veille à en "diversifier les origines", euphémisme pour désigner l'isolement croissant d'Idriss Déby au sein des siens, qui vaut menace de mort au Tchad. Le "fennec", afin de tenir, est contraint de jouer les groupuscules les uns contre les autres. Pour combien de temps ?
 
Ces interrogations n'ont pas entamé la volonté de Paris de "sauver le soldat Déby". S'appuyant sur des accords de coopération militaire, Paris a procuré aux forces loyalistes du kérosène pour les aéronefs, du renseignement (positions des rebelles, interception de communications diverses, civiles et militaires), des rations de combat (10 000), des soins pour les blessés et des capacités logistiques, permettant notamment d'acheminer des munitions libyennes pour les chars T55. Au-delà, le rôle de Paris a surtout été crucial dans l'organisation de la bataille de N'Djamena. Selon des sources convergentes, c'est "un responsable militaire français en poste à N'Djamena qui a coordonné la défense de la ville, avec une structure à la présidence". En témoigne cette conversation entre un coopérant militaire français et un haut responsable tchadien, tous deux en battle-dress, entendue début février à la présidence tchadienne : "Ils (les rebelles) vont revenir", affirme l'officier tchadien. "Oui, ils vont revenir, opine le militaire français, et on va leur remettre une patate."
 
A Khartoum, inversement, il a fallu déchanter lorsque la "victoire" des rebelles tchadiens s'est avérée ne pas en être une. En vingt-quatre heures, Idriss Déby, ses hélicoptères, ses chars et ses conseillers français ont renvoyé les trois groupes rebelles vers l'est du Tchad, où ils reconstituent leurs forces avec l'appui des services de renseignement soudanais, qui les "gèrent" sur leurs lignes hors budget, à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars. Entre le Tchad et le Soudan se joue une guerre par procuration, dans laquelle les alliances croisées entre gouvernements et rebelles enracinent la guerre civile au Darfour plus qu'elles ne l'apaisent. En sauvant Idriss Déby, la France n'a donc pas plus sauvé le Tchad que le Darfour.
 
 
 
Cette forme d'engagement est-elle compatible avec le renouveau des relations entre la France et l'Afrique promis par Nicolas Sarkozy ? Il y a contradiction entre la volonté de renouvellement des relations France-Afrique et la réactivation, face au danger, des anciens réflexes de solidarité avec les chefs d'état de la région. A Bangui, le président Bozizé, arrivé au pouvoir grâce au parrainage d'Idriss Déby, a cru son heure venue quand les rebelles menaçaient de prendre N'Djamena. Le gabonais Omar Bongo Odimba et le Congolais Denis Sassou Nguesso ont, selon des sources concordantes, pesé pour que la France intervienne au Tchad. Selon un bon connaisseur de la région : "Ils ont conscience que si un pays tombe, tous sont en danger. C'est l'éternelle équation des dirigeants de la région."
 
La "relation décomplexée" avec le continent, mise en avant par le président français, risque dans ces conditions d'être étirée jusqu'à l'éclatement entre la vieille "diplomatie du jaguar" de Paris, qui prévalait dans la région quand y vrombissaient ses avions de chasse, et la tentative actuelle de "multilatéraliser" les opérations françaises en les intégrant dans des initiatives internationales. Paris, au Tchad, est placé face à un test de cette politique, alors qu'a commencé à se déployer dans le pays l'Eufor, une force européenne avec une mission de protection des civils, réfugiés du Darfour et déplacés tchadiens, dont la France est la nation cadre, la principale pourvoyeuse de troupes et, pratiquement, l'âme.
 
La nature vertueuse des "nouvelles relations" avec l'Afrique aurait dépassé le stade des incantations si l'Eufor était parvenue à intégrer, dans sa dimension politique, des pressions sérieuses pour pousser M. Déby à engager un dialogue politique de fond avec l'opposition "non armée" tchadienne. Alors que des responsables de premier plan de cette opposition sont encore au secret après avoir été arrêtés par les forces loyalistes, et que d'autres responsables politiques se cachent à N'Djamena ou ont pris le chemin de l'exil, quelle place reste-t-il pour un dialogue ? Campés sur leurs stocks d'armes et leurs alliances, un président isolé et des rebelles divisés se font face au Tchad, séparés seulement par un espace vide, idéal pour les rezzous.
 
Courriel :
jpremy@lemonde.fr
 
Article paru dans l'édition du 02.03.08
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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 02:12
Yorongar-Ngarlejy.jpg 
 
(AFP) 01.03.08 | 14h09
 
Le magazine Afrique Education a publié samedi une interview accordée, selon lui, par l'opposant tchadien disparu Ngarlejy Yorongar, et dans laquelle ce dernier affirme avoir été arrêté par l'armée tchadienne le 3 février et être parvenu à fuir au Cameroun.
 
Interrogé par l'AFP, l'entourage du député à N'Djamena n'a pas été en mesure dans l'immédiat de confirmer le contenu de cette interview, assurant n'avoir "toujours aucune nouvelle" de l'opposant. Selon le bimensuel, M. Yorongar a accordé cette interview, non datée, "par téléphone depuis le lieu d'exil camerounais".
 
Dans cette interview, l'opposant assure avoir été arrêté par des "militaires armés" à son domicile de N'Djamena le 3 février, à la fin de l'offensive rebelle contre le régime d'Idriss Deby. L'un d'eux "m'a empoigné par le col et m'a conduit vers la porte de sortie du salon, puis vers le portail en me distribuant des coups de poing sur la tête", dit-il.
 
M. Yorongar déclare, d'après le texte, avoir été emmené directement dans une "prison secrète" à N'Djamena où, selon lui, ont également été détenus deux autres opposants: l'ancien président tchadien Lol Mahamat Choua, libéré depuis, et Ibni Oumar Mahamat Saleh, toujours porté disparu.
Ngarlejy Yorongar raconte avoir été détenu dans une petite cellule, les jambes reliées par une chaîne. Le 21 février, à 02H00, l'opposant a été, selon le texte, emmené au cimetière de Ngonmba, un quartier sud de la capitale.
 
 
Le député, qui n'a apparemment pas été blessé, indique ensuite être parvenu à fuir au Cameroun. Assurant n'avoir aucun lien avec les rebelles, M. Yorongar accuse M. Deby de vouloir "nettoyer l'écurie politique avant les élections présidentielles de 2010".
 
Le chef de la diplomatie tchadienne Ahmad Allam-Mi avait affirmé le 22 février à Paris que Ngarlejy Yorongar avait été "retrouvé vivant dans son quartier". Le 26, il avait réitéré ses propos, que l'entourage de l'opposant avait à nouveau vivement démentis.
 
Lors de sa visite au Tchad mercredi, le président français Nicolas Sarkozy a obtenu la création d'une commission d'enquête internationale sur les opposants disparus au Tchad. Les autorités tchadiennes démentent avoir arrêté M. Yorongar et Ibni Oumar Mahamat Saleh.
 

Opposants tchadiens Yorongar donne des signes de vie, mystère autour d'Ibni
 
samedi 1 mars 2008, mis à jour à 15:15 (AFP) 

Ngarlejy-Yorongar.jpg
 
Le député tchadien Ngarlejy Yorongar, disparu depuis près d'un mois, a donné samedi de premiers signes de vie, encore assez mystérieux, tandis que l'incertitude grandissait sur le sort d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, un autre opposant arrêté dans les mêmes circonstances.
 
 
Toujours samedi, le bimensuel Afrique Education a publié un entretien attribué à Ngarlejy Yorongar, dont ce dernier a fait état à son fils. D'après ce témoignage non daté, obtenu selon le magazine "par téléphone" depuis son "exil camerounais", le député a été arrêté par "des militaires armés" le 3 février, à la fin d'une attaque rebelle ratée à N'Djamena, puis détenu dans une "prison secrète".
 
Le 21 février dans la nuit, l'opposant a été, selon le texte, emmené au cimetière de Ngonmba, un quartier sud de la capitale, où un de ses geôliers a tiré "deux coups de feu dans (sa) direction" avant de "disparaître". Ngarlejy Yorongar, qui n'a apparemment pas été blessé, précise être ensuite parvenu à fuir au Cameroun.
 
Interrogé par l'AFP, son entourage à N'Djamena a affirmé n'avoir "toujours aucune nouvelle".
L'AFP a également reçu un témoignage attribué à Ngarlejy Yorongar, dont le contenu correspond à l'entretien dans Afrique Education. Mais le courrier électronique provient... d'un représentant en France des rebelles tchadiens.
 
Le député n'a pas répondu aux messages envoyés par l'AFP à son adresse électronique.
En outre, des zones d'ombre subsistent dans les témoignages publiés samedi. Ngarlejy Yorongar raconte ainsi avoir été détenu, dans la "prison secrète", en présence des opposants Lol Mahamat Choua et Ibni Oumar Mahamat Saleh, arrêtés dans les mêmes circonstances.
 
Or, l'ex-président tchadien Lol Mahamat Choua, détenu par les autorités et libéré jeudi, a démenti cette version."Je n'ai jamais été détenu en présence de mes camarades, j'ai toujours été détenu seul", a-t-il affirmé, tout en refusant, par "mesure de prudence", de s'exprimer sur les circonstances de sa détention.
 
Porte-parole de la principale coalition de l'opposition, Ibni Oumar Mahamat Saleh est lui toujours porté disparu.
Dans le témoignage non authentifié parvenu à l'AFP, Ngarlejy Yorongar annonce que ce dernier, "à moins (...) d'un miracle", est "mort" à la suite des "coups" infligés par "la garde présidentielle". Il est moins catégorique dans Afrique Education.
 
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 02:11
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APA Bangui 29-02-2008 (Centrafrique) Quatre Centrafricains pris en otage le 13 janvier 2008 par les coupeurs de routes ont réussi à s’évader le 22 février, a appris APA vendredi à Bangui.
 
Selon les évadés, les coupeurs de routes qui sévissent en Centrafrique sont de nationalité camerounaise, tchadienne, nigérienne, soudanaise et nigériane.
Ces bandits de grands chemins exigeaient une rançon de un million de FCFA pour la libération des otages.
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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 02:01

 

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APA-Douala 29-02-2008 (Cameroun) Les pertes accumulées par le port de Douala au cinquième jour de grève générale sont estimées à plus de 25 milliards de francs CFA, a appris APA vendredi de sources portuaires.
 
« La grève occasionne une perte journalière de 5 milliards de francs CFA, ce qui fait en moyenne 25 milliards de francs CFA cumulés en perte en cinq jours », a déclaré la cellule de communication du Port autonome de Douala (PAD).
 
« Si les navires continuent d’accoster, les opérations de manutentions se réduisent uniquement au réseau interne, ce qui exclut pour le moment le dédouanement des marchandises », ont ajouté des responsables portuaires.
 
Ces derniers ont reconnu que le quai est actuellement très engorgé, du fait de la grève, les camions destinés à desservir le réseau interne et international, notamment la Centrafrique et le Tchad sont toujours stationnés en attendant d’être ravitaillés.
 
Toutefois, selon les autorités portuaires, des dispositions ont été prises sur le plan interne pour assurer la manutention et éviter l’engorgement des eaux par les navires.
Situé sur le fleuve Wouri à une vingtaine de kilomètres de l’Océan Atlantique, le port de Douala est le principal port du pays et concentre 93 pour cent des marchandises à l’exportation et à l’importation.
 
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 20:45
logo_eufor.jpgLe ministre de la Défense, Teodor Melescanu, a affirmé jeudi à Pitesti (sud) que l’envoi de militaires roumains au Tchad dépend de l’évolution de la situation au Kosovo, une éventuelle mission militaire dans la zone balkanique étant plus importante.

 "La priorité est l’évolution de la situation au Kosovo. De ce point de vue, nous n’avons pas considéré comme opportun d’engager (au Tchad - ndlr) la réserve de 150 militaires dont nous disposons, car cela aurait épuisé complètement nos possibilités d’intervention", a déclaré le ministre Melescanu.

 Le ministre de la Défense a expliqué que, conformément au plan annuel approuvé par le Conseil suprême de Défense du Pays (CSAT) et le Parlement, la Roumanie participe déjà avec environ 1 500 militaires à des opérations militaires internationales et a une réserve de 150 militaires pour ce genre d’actions.

 "Je n’ai pas inclus dans le plan que j’ai présenté au CSAT et au Parlement des dispositions relatives aux actions militaires au Tchad. Nous avons seulement une participation symbolique là-bas, deux officiers d’état-major, mais pas de troupes", a précisé Teodor Melescanu.

Le ministre de la Défense a précisé qu’une décision sur une éventuelle mission militaire au Tchad serait prise dans deux mois tout au plus et pendant ce temps l’évolution de la situation au Kosovo serait suivie de près.

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Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 20:35
Sarko.jpgRelations France-Afrique  une "rupture" annoncée mais loin d'être déjà "effective"

 Le Monde 1er mars 2008

 Au cours de sa visite officielle en Afrique du Sud, Nicolas Sarkozy a promis, jeudi 28 février, de réexaminer le "cadre" et les "objectifs" de la présence militaire de la France sur le continent africain, annonçant la renégociation de "tous les accords militaires de la France en Afrique". Olivier Thimonier, secrétaire général de l'association Survie, qui avait participé à la rédaction d'un Livre blanc pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente (L'Harmattan, 2007), attend que ce discours se traduise dans les actes.

 

Comment interprétez-vous l'annonce faite, jeudi 28 février, par Nicolas Sarkozy d'une renégociation des accords militaires entre la France et les pays africains ?

 C'est un signe positif. Jusqu'à aujourd'hui, aucun chef de l'Etat n'avait osé remettre en cause des accords de coopération qui datent, pour certains, des indépendances. Le fait que le président propose d'associer le Parlement français aux grandes orientations de la politique de la France en Afrique est une bonne chose. Et, bien évidemment, nous sommes d'accord avec l'idée que la France n'a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées sur le continent africain. Mais nous n'en sommes pour l'instant qu'à un discours ; il va falloir maintenant que le président français mette concrètement en application ces déclarations.

 On peut s'interroger sur le fait que les accords renégociés soient élaborés en réponse aux intérêts stratégiques de la France ainsi qu'à ceux des partenaires africains. Or, qui sont ces partenaires ? Pour la plupart, ce sont des régimes dictatoriaux, qui utilisent la force comme mode de gestion du pouvoir. Il nous semble pernicieux d'établir des accords de défense avec de tels régimes, sachant qu'il faudrait également que les pays africains débattent, au sein de leurs Parlements, de la signature de ces futurs accords.

Par ailleurs, je suis étonné qu'il ne soit pas question dans ce discours du détournement des ressources naturelles ou de la corruption par les régimes en question. Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Bockel [secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la francophonie] avaient déjà pointé du doigt la question de la bonne gouvernance des pays africains, or le président n'y a fait aucune allusion dans son discours du Cap.

 

Peut-on s'attendre à un désengagement des troupes françaises en Afrique ?

 Je ne crois pas que cela soit la volonté du président français, même s'il semble vouloir faire évoluer la politique de la France en Afrique. Avec ce qui se passe au Tchad, on a une preuve que la France continue de s'impliquer militairement dans les conflits en Afrique. Ce conflit au Tchad est un conflit interne. La France dit qu'elle n'a pas voulu arrêter l'avancée des rebelles, mais, en fournissant des armes aux troupes du gouvernement, elle a quand même sauvé le président Idriss Déby. Donc, finalement, elle s'est ingérée dans ce conflit. Le discours prononcé par Nicolas Sarkozy au Cap semble en décalage avec l'attitude de la France au Tchad, notamment dans le contexte d'emprisonnement d'opposants par le régime. Nicolas Sarkozy demande l'instauration d'un dialogue inclusif et accuse les opposants de faire la politique de la chaise vide. C'est scandaleux. Les opposants tchadiens sont pourchassés, leurs responsables sont arrêtés, les membres de la société civile sont en fuite ou se cachent... Demander l'instauration d'un dialogue dans ce contexte-là, alors que la France a une part de responsabilité dans la situation, cela paraît osé de la part du président français.

Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait promis une rupture par rapport à la traditionnelle "politique africaine" de la France. Cette rupture vous semble-t-elle en marche ?

 Il y a eu quelques signes d'une nouvelle politique depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence française, notamment sur le dossier de l'affaire Borrel, le juge français assassiné à Djibouti, ou en ce qui concerne la présence sur le sol français de présumés génocidaires, un dossier dans lequel la justice française semble prête à prendre ses responsabilités. Maintenant, il y a aussi plusieurs éléments qui montrent une continuité dans les relations franco-africaines, comme par exemple les relations entretenues avec des personnages comme le président Omar Bongo du Gabon et le président congolais, Denis Sassou Nguesso, ou encore la visite officielle de Mouammar Kadhafi à Paris en novembre dernier. Enfin, l'attitude de la France au Tchad montre que la rupture est loin d'être effective. La rupture ne se fera pas du jour au lendemain, mais par avancées progressives. Pour le moment, on n'en est qu'au stade du discours, il va falloir que des actes concrets soient engagés.

 Propos recueillis par Mathilde Gérard

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 20:24
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Le ministre français de la Défense Hervé Morin a assuré que la France continuerait "bien entendu à avoir une implantation en Afrique", au lendemain de l'annonce par Nicolas Sarkozy d'une renégociation de tous les accords militaires français sur le continent.

"Nous continuerons bien entendu à avoir une implantation en Afrique", à "faire de la formation, à participer à l'organisation des forces", a déclaré M. Morin, interrogé par la radio France Inter sur l'avenir des bases françaises en Afrique.

"Ce que nous souhaitons, c'est que les Européens s'y impliquent plus", a ajouté le ministre.

Comme on lui demandait si l'annonce de M. Sarkozy signifiait la fin d'interventions françaises comme celles en Côte d'Ivoire et au Tchad, il a renvoyé à l'existence d'accords de défense et de coopération militaire qui ont "souvent été signés dans les années 60 au moment de la décolonisation", et "sont pour la plupart secrets".

Ces accords secrets ne visaient pas, selon lui, à maintenir en place des dirigeants mais "prévoient de façon automatique ou semi-automatique, des engagements des forces françaises dans telle ou telle condition", a-t-il dit.

Source : AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 20:23
Quels intérêts pour la France d'avoir des troupes en Afrique Centrale?
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