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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 02:02

 

 

 

afrique

 

 


(Mutations 27/04/2011)


Après la guerre contre l’Irak, les évènements en Côte-d’Ivoire, en Centrafrique, au Tchad et les orientations quasi-colonialistes et hégémonistes de la Francophonie et des autres pays du Nord, les Pays du Sud doivent un peu revisiter le sens du mot coopération et de l’expression d’« Ingérence Humanitaire».

La coopération, telle que conçue et exécutée par les pays du Nord, portaient déjà en elle depuis le premier jour, les germes de contradiction, de contestation et de controverses futures. Fille de l’impérialisme et de la colonisation, elle ne pouvait être que le fruit d-une double malédiction. C’est pourquoi elle a fatalement évolué vers de nombreux dérives, au demeurant inéluctables. Nous n’examinerons pas toutes ces dérives dont la plupart, déjà largement débattues, ne sont aujourd’hui que des lieux communs.

Notre propos ne présentera que l’une d’elles, la plus raffinée, la plus pernicieuse, la plus subtile mais aussi la dévastatrice : l’ingérence humanitaire. Il s’agit de la dimension la plus poussée et la plus hardie de l’action humanitaire, cette autre forme de coopération qui fait appel à la nécessité de venir en aide aux victimes des conflits armés et de catastrophes naturelles et industrielles. L’action humanitaire, dont le droit à l’assistance est reconnue et consacrée par le Droit International Humanitaire, tire ses fondements juridiques des Conventions de Genève de 1949 et de leurs Protocoles additionnels de 1979.

Elle est attendue comme l’acte qui vise à soulager partout la misère et la souffrance des hommes. Elle met en avant l’Homme en que sujet, heurtant ainsi de front le sacro-saint principe de souveraineté et de non-ingérence qui régit les relations entre Etats et que proclament encore le Droit International, les résolutions des Nations Unies et le Conseil de Sécurité. Mais que faire pour aider les hommes en détresse, si un Etat refuse d’ouvrir ses frontières à l’aide humanitaire ? Doit-on offrir des milliers ou des milliers d’hommes en holocaustes sur l’autel des caprices d’un dictateur, d’un mégalomane ou d’un maniaque ? Voilà des questions qui poussent l’action humanitaire vers l’ingérence, c’est-à-dire une nouvelle conception de la souveraineté des Etats. Celle-ci doit s’assouplir et se remodeler quand la souffrance humaine lance un cri de détresse.

Mais, aujourd’hui, force est de constater que ce grand élan d’amour, de générosité et de solidarité issue de la grandeur de c?ur des hommes à l’écoute des autres hommes s’est pervertie et transporte désormais avec elles des arrière-pensées, des non-dits, des égoïsmes, bref, des motivations inavouées et inavouables. Cela s’est traduit, comme un lapsus, par la kyrielle de mots et de combinaisons qui expriment aujourd’hui l’ingérence humanitaire et qui cachent mal ses intentions profondes. D’une part, nous avons les mots droit, devoir, obligation et d’autre part, assistance, intervention, qui peuvent se combiner en un florilège d’expressions auxquelles il faut adjoindre le qualificatif humanitaire ; droit d’assistance, d’intervention ou d’ingérence humanitaire ; devoir d’assistance, d’intervention, ou d’ingérence humanitaire, etc.

Critères

Si les mots droit et devoir s’échinent à souligner respectivement la licéité ou l’obligation morale de l’assistance, de l’intervention ou de l’ingérence d’une part et la sollicitation de l’avis et du consentement du bénéficiaire d’autre part, force est de relever que les mots intervention et ingérence, face au droit international, renferment en revanche une dose de violence et d’agressivité nocives à la vocation et à l’essence non-violentes de l’action humanitaire.
Une action de secours imposée par les forces armées à des belligérants ou à d’autres bénéficiaires, il faut bien le marteler, ne relève plus du Droit International Humanitaire, mais du «jus ad bellum» (droit de la guerre) et même le fait d’user des armes pour protéger le personnel et les biens participant d’une opération humanitaire contre d’éventuels pillards ne doit être ni porteur d’idéologie, ni un prétexte pour envahir, déstabiliser des états et mettre à leur tête des hommes-lige afin de les recoloniser, comme tel est presque toujours le cas de nos jours.
Les pays qui apportaient l’aide humanitaire, dans le cadre et l’esprit des conventions susmentionnées, doivent être :

_ Neutres : ils doivent s’abstenir de prendre parti, de juger des circonstances de la naissance du conflit ;

_ Impartiaux : ils doivent secourir les individus à la mesure de la souffrance de ceux-ci et sans discrimination ;

_ Indépendants : ils doivent agir de leur propre initiative, sans dépendre des autres acteurs.

Regardez autour de vous et dites-moi quel est celle des composantes de la soi-disant communauté internationale qui répond aux critères sus-évoqués? La thérapie de l’ingérence ne doit être ni invalidante, ni incapacitante, ni fatale pour le supposé malade.
Le principe d’humanité, doit couronner ces fondamentaux de l’action humanitaire : ils doivent prévenir et alléger les souffrances des hommes, protéger la vie et la santé et faire respecter la personne humaine. C’est ce qu’enseigne le Comité International de la Croix et du Croissant Rouge (CICR) mandaté par la Communauté International pour promouvoir le Droit International Humanitaire.

L’action humanitaire, nous l’avons dit, fait appel à la nécessité de venir en aide aux victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles et industrielles. Les esprits belliqueux, nous le savons, sont très ingénieux, et aucun prétexte n’est trop gros pour le rayonnement de leur amour-propre.
Certains Etats ne vont-ils pas mettre dans l’expression « catastrophes naturelles » tout ce qui les arrange pour satisfaire leur arrogance et leur cupidité ? En d’autres termes, la faim, la pauvreté, les épidémies ou les pandémies, le sous-développement, la dictature, les violences des droits de l’homme, l’absence de démocratie, etc., ne sont-ils pas autant « de catastrophes naturelles »susceptibles de motiver une ou des Puissances intéressées à engager l’action humanitaire ? Voilà que la coopération, avec le droit-devoir d’ingérence a ouvert la boîte de Pandore. Serons-nous capables, nous du Sud, de maîtriser les monstres qui vont en sortir ?

Chaque jour, nous apprenons que sous le couvert de l’intervention d’humanité, des Etats interviennent ou sont intervenus chez leurs voisins ou ailleurs pour défendre leurs propres ressortissants ou certaines catégories de personnes « supposées opprimées » partageant avec eux des valeurs communes. Ce n’est pas la France qui nous démentirait avec son activisme atavique en Côte d’ivoire, en Centrafrique ou ailleurs. Pour « sauver » le Congo de la guerre civile et du désordre, la France a fait partir M. LISSOUBA, président démocratiquement élu, pour le remplacer avec la force des armes par un SASSOU NGUESSO vomi par les urnes, mais plus conciliant avec ses intérêts au mépris de ceux de son propre pays.
Pour « débarrasser » les Afghans des Talibans et de Ben Laden, les USA ont détruit l’Afghanistan, imposé un nouveau gouvernement à leur solde et gagné tous les marchés pour sa reconstruction.

Pourtant, auparavant, ils s’étaient sagement tus quand ils détruisaient les Bouddha déclarés par l’UNESCO patrimoine de l’humanité, ou devant leurs autres massacres et exactions. Il a fallu attendre les évènements douloureux du 11 septembre afin que les Américains, pour calmer leurs populations et venger leurs morts, choisissent l’Afghanistan et les Talibans comme boucs-émissaires, quitte à se cacher derrière le bouclier imparable de l’intervention humanitaire et de la lutte contre le terrorisme pour justifier aux yeux du monde cette odieuse agression. Car à ce que nous sachions, ce n’est pas à la suite d’un référendum que Ben Laden avait trouvé asile en Afghanistan. Ce pays, aujourd’hui détruit, est entré dans un cycle de violences sans fin, alors que Ben Laden, invisible des yeux des satellites américains court toujours et ne rate plus la moindre occasion pour les narguer et les ridiculiser.

Prétextes

La destruction de l’Afghanistan et ses dizaines de milliers de morts n’étaient pas suffisants pour venger les quelques trois mille victimes du 11 septembre. Le repos de leurs âmes demandait encore plus de sang que les Américains ont décidé, malgré les protestations de la Communauté Internationale, d’aller chercher en Irak ! Les motifs officiels sont toujours d’ordre humanitaire : prévenir et empêcher la destruction du monde par les armes de destruction massive de Saddam Hussein et débarrasser les Irakiens d’un dictateur mégalomane et sanguinaire ! Mais combien de dizaines de milliers d’innocents Afghans et Irakiens sont aujourd’hui ensevelis sous les décombres de leurs maisons et villes bombardées ? Pouvons-nous maintenant juger que les survivants ne regrettent pas l’époque de Saddam ou des Talibans.

Avec l’Irak s’est inauguré le concept de « frappes ou de guerres préventives », une abominable juridique. Demain, il suffira d’un seul soupçon, d’une manipulation, d’une cupidité à étancher et n’importe quel pays sera détruit, avec l’aval intéressé des autres pays que le manichéisme, la corruption, ou la toute-puissance Yankee auront convaincus, car quelque fallacieux que soit le prétexte d’une agression, il se trouvera toujours quelque part dans le monde une Grande Bretagne et un Tony Blair pour apporter son soutien indéfectible et fanatique.

Aujourd’hui, l’Irak est complètement détruit, Saddam, arrêté, attend son jugement, les soldats américains sont dans la tourmente, et le terrorisme, en revanche, ne cesse de gagner du terrain. Le monde est dans l’impasse et n’a jamais été aussi incertain ! Et il nous prend de regretter les beaux jours de la Guerre Froide où l’Equilibre de la Terreur maintenant la paix, tempérait l’arrogance en dévitalisant l’unilatéralisme !

Israël peut, quand il veut, commettre un génocide à Ramallah, en Cisjordanie, ou à Gaza. Son armée peut mettre Yasser Arafat en résidence surveillée, l’empêcher d’aller se faire soigner jusqu’à ce que mort s’en suive. A la Chambre de Sécurité des Nations Unies, le veto américain, sans état d’âme, empêchera toute condamnation, toute enquête. Ne pensez pas au droit/devoir d’intervention humanitaire. Il est à tête chercheuse et se fait à la tête du client. Les Grandes Puissances, très regardantes sur la démocratie chez leurs frères de sang, peuvent faire annuler ou imposer un second tour d’élections en Ukraine ou ailleurs chez eux.

Mais quand il s’agira du Togo, du Cameroun ou d’autres pays du Sud sans grands intérêts ou ressources stratégiques, elles choisiront d’avance leur champion et lui enverront leurs félicitations « pour sa brillante élection » avant même que ne débute le décompte des voix !
La coopération, dans son acception originelle, signifiait collaboration, entraide entre deux ou plusieurs Etats. Cette signification faisait automatiquement appel à l’interdépendance, à l’égalité, à la réciprocité, au respect mutuel, au partenariat. On prenait en compte le savoir, le savoir-faire, les connaissances, les compétences et les aptitudes des uns et des autres pour une mise en commun dans la tâche à accomplir.

Ainsi compris, coopérer c’était travailler ensemble, côte, sans un chef sur l’estrade qui donne des ordres à des ouvriers qui exécutent comme des automates ce qu’il leur demande de faire. C’est exactement ce que traduit le verbe allemand « zusammenarbeiten » qui signifie coopérer. Avec la colonisation et l’impérialisme français, coopérer a connu un glissement de sens que le dictionnaire LOGOS rend admirablement : « Coopération : aide financière ou technique apportée par la France aux anciennes colonies et dépendances qui ont signé certains accords spéciaux » .Avec une telle définition on peut à juste titre se demander si la coopération n’est possible qu’avec la France.

Quoi qu’il en soit, la coopération n’est plus collaboration, elle n ‘est plus que l’expression de la magnanimité très intéressée de la France pour les anciennes colonies, rapports entre maîtres et esclaves. Et comme ce sont les intérêts et non les sentiments qui gouvernent les relations entre Etats, cette aide devient conditionnée. Pour en bénéficier, il faut avoir souscrit à une certaine allégeance et à certaines compromissions pudiquement appelées «accords spéciaux» ou conditionnalités.

La coopération devient assistance, objet de chantage, d’asservissement, d’abêtissement, prolongement éhonté de l’impérialisme et de la colonisation. Comme la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit, la main des pays du sud doit tout le temps s’ajuster pour ne pas laisser choir l’aide. Et à force de s’ajuster, les pays du sud deviennent les girouettes, des marionnettes ! La coopération, en évoluant, a accouché de beaucoup de monstres mais avec le droit devoir d’ingérence humanitaire qui peut désormais justifier toute sorte d’agressions, elle vient de mettre au monde une hydre à mille têtes.

Si la souveraineté des Etats doit maintenant s’effacer devant l’homme en détresse ou la cupidité des puissants, c’est que les frontières des Etats se sont effondrées et restent à être redéfinies. Avec ce que nous avons vu en Afghanistan et en Irak, le devoir d’ingérence humanitaire se résume en un cycle de destructions et de reconstructions pour donner du travail aux entreprises américaines et alliées aux détriments des ressources de ces pays agonisants. Le sud, région de tous les maux, de toutes les souffrances et de toutes les souffrances et de toutes les catastrophes est aujourd’hui, plus que jamais, la cible privilégiée de toutes les agressions que le droit-devoir d’ingérence ou d’intervention humanitaire (ou démocratique) viendra facilement avaliser.

Le devoir d’ingérence, quand il est vraiment nécessaire doit être fortement réglementé au risque de devenir une porte pseudo-légale ouverte à tous les excès, à toutes les extravagances, et à la loi de la jungle. Mais si les U.S.A, Israël ou autres tout-puissants peuvent, quand ils le veulent, se passer de l’O.N.U et avoir tous les va-t-en guerre avec eux, qui ; en dehors de cette Organisation Mondiale, aura suffisamment d’autorité pour réglementer le devoir d’ingérence ? Nous voilà en plein dans l’impasse ! Mais il faudra tout de même qu’un jour les Grandes puissances comprennent que «sans maîtrise, la puissance n’est rien». Ce n’est qu’à ce prix et à ce prix seulement que la paix et l’humanité auront une chance d’être sauvées. Cet espoir est bien mince mais il faut quand même s’y accrocher !


Par Jean Takougang*

* Enseignant et homme politique

© Copyright Mutations

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 01:58

 

 

 

AFRICA-n-1.jpg

 

 

Source : Gaboneco.com 27-04-2011   

La radio panafricaine Africa N°1 est coupée du monde. Ses auditeurs dans les nombreux pays africains et même sur d’autres continents, n’en ont reçu aucune émission depuis ce matin du 27 avril. Explication : Inter Sat, l’opérateur qui permettait à cette radio d’émettre via un satellite, a coupé le signal du fait des impayés qui ont atteint 200 millions de francs CFA, une ardoise qui traine depuis un bon moment et qui ne cesse de s’alourdir au fil des jours.

Un journaliste d’Africa N°1 joint au téléphone et ayant requis l’anonymat soutient que c’est la deuxième fois que cette radio se retrouve dans une telle situation depuis l’entrée des Libyens dans le capital, il y a près de six ans.

L’antenne parisienne continue cependant d’émettre dans la région parisienne où elle diffuse sur la bande FM. Elle est toutefois privée des journaux et magazines d’information, qui provenaient de Libreville, ainsi que des émissions Kilimandjaro, Flashback, La Corbeille, la Perche, entre autres.

Vraisemblablement, aucune solution d’urgence n’est envisageable. Certaines indiscrétions font état de ce que les dirigeants de la station à Libreville ont rencontré ce 27 avril les autorités gabonaises du ministère de la Communication. Selon ce qui en a filtré, une solution sera certainement trouvée. Mais, dans le sens d’une urgence ne «rien de concret ne se profile», assure une bonne source.

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 16:33

 

 

president-pasteur-Bozize.jpg

 

 

Par Sebastien Lamba - 26/04/2011

Le Pasteur Suprême Evangéliste, François Bozizé était l’invité du Temple «la Nouvelle Jérusalem», dimanche 24 avril 2011, à Bangui

 

La construction du Temple rénové de l’Eglise Céleste de Galabadjia a été réalisée grâce au financement du Président de la République François Bozizé, Président du Comité National de ladite église. Au cours du Culte, en tant que Président du Comité National de l’Eglise Christianisme Céleste, le Pasteur Suprême Evangéliste, François Bozizé, a oint les dix (10) nouveaux devanciers dont sept (7) femmes, puis leur a remis les diplômes à l’issue d’une formation reçu au Bénin, selon la doctrine de ladite Eglise.

Le suprême Evangéliste Jacob Oschoffa,Oschoffa-fils.jpg dans sa prédication tiré des livres de l’Exode 13: 1 à 3; Thessalonissiens 4: 9 à 12 et Chroniques 7: 1 à 45, a entretenu les fidèles sur le concept de l’amour de Dieu. Il a exhorté les fidèles à aimer leurs prochains avec tous leurs défauts s’ils veulent faire la volonté de Dieu. Il a loué l’initiative du Président de la République, François Bozizé, qui pour être reconnaissant à Dieu, lui a construit un Temple afin de permettre aux chrétiens de se retrouver chaque dimanche. Il a aussi demandé aux chrétiens d’en faire autant.

Il convient de rappeler que l’Eglise Christianisme Céleste avait été créée au Bénin en 1947, par le prophète Oschoffa. C’était en 1987, que cette Eglise a vu le jour à la Cité de Galabadjia, dans le 8èmearrondissement de Bangui; Boëing et PK15 sur la route de Boali.

 

NDLR : Il n’est pas normal que pour cette cérémonie à caractère purement privé, Radio Centrafrique qui est une station nationale d’un Etat laïque, ait été monopolisée toute la matinée de ce jour pour couvrir ce genre de chose qui est n’est que de l’opium, comme dirait quelqu’un, pour le peuple centrafricain. Incapable de résoudre les nombreux et vrais problèmes auxquels sont confrontés au quotidien les Centrafricains, Bozizé choisit de les distraire et d’illusionner ses compatriotes dans des activités soporifiques de sa prétendue église.

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 16:14

 

 

 

Mandaba Jean Michel

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 27 Avril 2011 13:50

Le Mouvement de Libération  du peuple Centrafricain (MLPC), vient de suspendre mardi 26 avril 2011, son Secrétaire général, et actuel ministre de la santé publique Jean Michel Mandaba, de toute activité du parti. C’est sa participation au gouvernement Touadéra III, qui constitue le principal motif de sa suspension. Mandaba est frappé par les dispositions du règlement intérieur du MLPC.

Selon les termes de la décision de suspension signée du 1er vice-président du MLPC, Gabriel Jean Edouard Koyambonou, il est reproché à Mandaba « l’inobservation de la ligne politique du parti, et l’engagement du parti sans en avoir reçu mandat ».

La même décision précise que le sort de l’intéressé sera examiné lors du prochain Conseil Politique National (CPN), dont la date n’est pas encore connue.

La suspension de Michel Mandaba fait suite à celle de Pascal Koyaméné ancien secrétaire du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et actuel ministre du Logement pour les mêmes raisons.

Ces séries de sanctions s’inscrivent dans les mesures engagées par le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011), contre ses cadres égarés.

 

NDLR : Il est assez encourageant et réconfortant que les Centrafricains soient de moins en moins dupes sur le genre de personnage qu’est Jean Michel Mandaba dont les actes déshonorants et indignes ainsi que les errements politiques ont suffisamment défrayé la chronique et éclaboussé le MLPC. Il doit maintenant boire le calice des sanctions jusqu’à la lie.  

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 15:45

 

 

 

Kodegue-Guy-Simplice.jpg

 

 

Par Kpangbandjé - 27/04/2011 Journal de Cangui

La coordination de la mouvance Patassé n’est pas opposée à cela mais la question fondamentale est de discuter sur le contenu

 

MM. Guy Simplice Kodégué et Albert Débouli respectivement Porte-parole de l’ancien président Ange Félix Patassé et Secrétaire général de la coordination de la mouvance Patassé ont présidé une assemblée générale au siège de la coordination sis quartier Combattant dans le 8ème Arrondissement. Les points du jour de cette assemblée générale étaient entre autres, le compte rendu des activités à la base concernant l’organisation des obsèques du défunt Patassé, le compte rendu de l’assemblée générale du front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 (FARE-2011) tenue la veille, l’organisation des obsèques du défunt Ferdinand Dago, président de l’association Londö et membre du FARE-2011, etc. L’assemblée générale a vu la participation massive des sympathisants et fanatiques de l’ancien président Ange Félix Patassé. Jeunes, femmes et vieux ont effectué ce déplacement afin de s’accaparer des nouvelles de l’organisation des obsèques du défunt Patassé. Cette assemblée était présidée par M. Guy Simplice Kodégué assisté de M. Albert Débouli. Pour M. Kodégué, il était question que les responsables politiques et la base se rencontrent pour débattre des questions liées à l’organisation des obsèques du président Patassé, le compte rendu de la réunion du FARE, des questions concernant la formation du nouveau gouvernement issu des élections frauduleuses du 23 janvier 2011.

L’assemblée a démarré sur une prière, puis une minute de silence a été accordée à la mémoire du défunt Ange Félix Patassé. Après les propos liminaires des officiels, la parole était remise au public afin de poser des questions sur les obsèques de Patassé, mais aussi sur la provenance des fonds destinés à l’organisation de ces obsèques. Comme réponse à ces questions, M. Kodégué a entretenu le public sur les avancements des préparatifs de ces obsèques. Selon lui, François Bozizé a mis en œuvre des moyens conséquents pour s’imposer et prendre une position unilatérale quant à l’organisation des obsèques de Patassé. La coordination de la mouvance Patassé n’est pas opposée à cela mais la question fondamentale est de discuter sur le contenu. Jusque-là, rien n’est encore arrêté mais ce ne sont que des agitations de la part du gouvernement. Par ailleurs, une équipe qui s’était rendue à Douala où se trouve encore le corps de M. Patassé devrait être de retour et les membres de cette équipe diront davantage sur l’état des choses depuis Douala.

Concernant la nomination de deux des membres du FARE-2011 au sein du nouveau gouvernement, M. Kodégué a précisé que le FARE a pris une position ferme selon laquelle, tout membre du groupe qui accepte de faire partie d’un gouvernement issu des élections de 2011 doit être exclu et il n’y a pas de demi-mesure à cela. Toujours d’après lui, les concernés ont été entendus et une décision émanera de la base. Il précise que si les intéressés ne renoncent pas à ce privilège mirifique, ils seront sanctionnés car dans tous les cas, c’est de l’hypocrisie. Il a souligné que le président Bozizé use de la méthode de la pêche à la ligne mais cette méthode ne marchera pas avec le FARE. Sur la question d’un éventuel dialogue avec le pouvoir sur la demande de l’union européenne, M. Kodégué précise que c’est au président Bozizé de répondre d’abord. D’après lui, Bozizé a choisi la méthode la plus cynique c’est-à-dire la pêche à la ligne pour la formation du nouveau gouvernement. Il souligne plus loin que si cette méthode est utilisée par le président Bozizé, c’est parce qu’il a peur de venir rencontrer l’opposition en engageant un dialogue direct avec elle.

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 11:12

 

 

 

Josue-Binoua.jpg

 

 

27.04.2011 - Le pasteur Josué Binoua a été nommé Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, au sein du gouvernement centrafricain, le 22 avril dernier, suite aux récentes élections présidentielles. Missionnaire de l'Eglise Maranatha d'Osny, il a été libéré de son mandat ecclésiastique et missionnaire, par son Eglise d'envoi, afin de pouvoir se consacrer à la nouvelle fonction politique qui lui a été proposée.

Après des études dans le domaine des ressources humaines et une formation théologique, Josué Binoua a été pasteur-adjoint de l'Eglise baptiste d'Osny, de 1994 à 2000. Il s'est installé à Bangui en 2001, comme pasteur missionnaire et directeur de l'ONG «Ambassade chrétienne». Depuis, Josué Binoua a pris plusieurs responsabilités comme celle de président du conseil des ONG en Centrafrique ou encore de la coordination de la Société civile. Le pasteur-missionnaire avait été candidat à l'élection présidentielle en 2005.

Source: Christianisme Aujourd'hui

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Nomination du Pasteur Josué BINOUA comme Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, au sein du gouvernement centrafricain.

 

Osny, le 23/04/11 - L'équipe pastorale de l'église Baptiste Maranatha à Osny, son Pasteur principal, Christian CARON, président de l'association missionnaire Maranatha internationale (AMMI), oeuvrant en Centrafrique dans le cadre de l’Ambassade Chrétienne, se réjouissent de la nomination du Pasteur Josué BINOUA, ce vendredi 22 avril, comme Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, au sein du gouvernement centrafricain.

Souhaitant répondre favorablement à cette nomination en se mettant au service du peuple centrafricain, monsieur Josué Binoua a demandé à ne plus émarger sur les rôles pastoraux des églises, pendant le temps d’exercice de cette fonction.

Prenant acte de ces éléments, l’Eglise baptiste Maranatha le libère de ses fonctions de pasteur-missionnaire et l’accompagne de ses prières pour qu'il soit source de bénédiction pour son pays et pour chacun de ses habitants, comme « sel et lumière » dans ses nouvelles fonctions.

Pasteur Christian Caron

Président Eglise Baptiste Maranatha, Président de la Fédération des Eglises du Plein Evangile de France,

Président AMMI

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 11:07

 

 

 

Patass--se-tenant-la-t-te.jpg

 

 

 

On connaissait l’Afghanistan, le Pakistan, le Turkménistan, le Kazakhstan…et même le Londonistan. Il faut désormais ajouter à cette liste un pays d’Afrique centrale : l’Absurdistan alias la République centrafricaine.

 

La République centrafricaine couvre une superficie de 623 000 kilomètres carrés soit la superficie de la France plus celle du Bénelux. Elle est abondamment arrosée et dispose de vastes terres fertiles qui donnaient naguère outre les cultures d’exportation tels ; le coton, le café, le cacao…des cultures vivrières pour l’autosuffisance alimentaire des populations  et même un surplus exporté vers les pays voisins. L’incurie du gouvernement, les rebellions multiples qui entretiennent une guerre de basse intensité sans risques réels pour le gouvernement mais constituent une réelle menace pour les populations rurales et bientôt les citadins, l’indifférence et le cynisme du reste du monde (la fameuse communauté internationale plus sensible à certains pays qu’à d’autres), ont acculé ce pays béni des dieux à la famine et l’ont installé dans une misère durable sans nom. On meurt de faim à Berbérati, ville riche, capitale du diamant ! Le reste du pays est à l’avenant. Sans l’aide du Programme Alimentaire Mondial et de certaines ONG aux populations sinistrées, que deviendraient ces fières et laborieuses populations ? Que le gouvernement assure au moins la sécurité alimentaire du pays !

 

Ce vaste territoire a été dirigé successivement par les présidents Dacko, Bokassa, Dacko bis, Kolingba, Patassé et Ubu. Ubu, c’est Bozizé. Il est le parfait élève de Bokassa qu’il s’est empressé de réhabiliter et qu’il copie en permanence. De facto, la RCA est sous la coupe d’un parti unique comme à l’époque de Bokassa. Les deux prochaines étapes seront la présidence à vie et le maréchalat maintenant que sa famille va squatter l’assemblée nationale.…

 

Ubu vient d’organiser des élections qu’il a gagnées dès le premier tour, dans un pays où il est littéralement détesté. Son nouveau gouvernement compte 34 membres alors que la tendance générale est aux économies en réduisant la taille des gouvernements. Il croit étouffer le grondement qui s’élève dans le pays en réunissant 34 personnes autour de la mangeoire. Pourquoi pas 40 tant qu’il y est comme Ali et ses quarante voleurs ? Plus que partout ailleurs, le gouvernement centrafricain est le premier ennemi du peuple centrafricain.

 

Autre exploit d’Ubu aux conséquences dramatiques : harceler puis  empêcher par pure mesquinerie son prédécesseur d’aller se faire soigner en hâtant sa mort pendant que les regards étaient fixés sur Tripoli et le couple Gbagbo. On ne tue pas seulement avec une sagaie ou un Revolver.

 

Enfin, Bozizé est un président zéro. Zéro kilomètre bitumé après sept ans de pouvoir, zéro collège et lycée, zéro université naturellement «  puisque mes enfants n’y vont pas » dixit Bozizé, zéro hôpital , zéro bâtiment public digne d’une capitale comme Bangui, zéro plan d’urbanisation de Bangui et d’aucune autre ville, zéro politique étrangère, zéro sécurité, zéro stabilité, zéro vision globale, zéro programme politique d’envergure nationale, zéro négociation avec les rebelles . Ma liste de zéros n’est pas exhaustive. Et qu’on ne vienne pas me parler du stade de football de Bangui qui peut contenir 20000 personnes ! Que ne demande-t-il pas aux Chinois d’agrandir l’université qui est à deux pas du stade ou à tout le moins de l’équiper ? Du pain et des jeux disaient les empereurs romains. Bozizé a oublié le pain.

 

De la nocivité de certains concepts

 

J’en étais là dans mes réflexions quand le porte parole du défunt président Patassé a piqué ma curiosité par l’emploi à plusieurs reprises dans ses communiqués de l’expression «  famille biologique » de Patassé. De quoi parle ce compatriote au juste ? Des enfants de Patassé à opposer à sa famille politique ? Ce serait une aberration. De la nébuleuse qui a toujours gravité autour de lui avant sa mort ? Ce serait loufoque.  Patassé est un homme politique centrafricain de longue date qui a dirigé la RCA pendant dix ans. A ce titre, n’importe quel centrafricain peut se revendiquer d’où qu’il vienne : Obo, Bouca, Gamboula ou Bambouti. Attention à l’emploi et à la manipulation de certains  concepts dangereux aux relents d’ivoirité de triste mémoire. Une contradiction : Sylvain Patassé chez qui les « prétendus » parents de Patassé se sont réunis nuitamment ne serait-il pas biologiquement plus proche de Patassé. Et puis qu’est-ce que c’est que cet appel aux patriotes et ce procès verbal de la famille « biologique » qui aurait une valeur juridique ? Cher compatriote, n’en jetez plus ! La seule mort d’un homme est déjà assez pénible. N’en faites pas un cheval de bataille pour d’obscures raisons. Vous aviez une occasion unique pour pilonner un gouvernement autiste qui a d’une certaine façon éliminé votre patron Patassé. Ne noyez pas votre message dans un verbiage de mauvais aloi et surtout ne le parasitez  pas par des rancoeurs contre de prétendus parents de Patassé que vous poursuivez d’une vindicte personnelle. Maintenant que Patassé n’est plus, de qui portez-vous la parole ? A bon entendeur, salut !

 

 

P.S : Je n’ai aucun lien « biologique » avec Patassé que je ne connais pas personnellement et je ne connais pas plus son porte-parole.

 

 

                                                                     KaDé  (France)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 11:03

 

 

 

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Source : www.quotidienlejour.com

Insécurité. Les partisans de l’ancien chef de l’Etat s’en prennent aux officiels centrafricains de Douala et au personnel du consulat, jugés proches de François Bozizé.

Dans une lettre datée du 12 avril 2011, le consul de la République centrafricaine à Douala, Marie Louis Denis Magnondé redoute de graves menaces liées à l’organisation des obsèques de feu le président Ange Félix Patassé, décédé le mardi 05 avril 2011 à l’hôpital Général de Douala, des suites de diabète.

La lettre en question dont Le Jour a pris pu se procurer copie, est adressée à l’ambassadeur de Rca au Cameroun, avec résidence à Yaoundé. M. Magnondé y dénonce « de graves menaces et accusations que font peser les partisans de l’ex-président défunt, Ange Félix Patassé, sur le consul et le personnel du consulat en général ». Aussi prie-t-il sa hiérarchie, de «veiller au maximum à la sécurité du personnel diplomatique en service au Cameroun en général et à Douala en particulier, pour éviter que les événements du mois de novembre ne se répètent ».

Les craintes du consul semblent fondées. De source digne de foi, en effet,  des partisans de l’ancien chef de l’Etat décédé ont déposé une plainte contre le consul auprès du gouverneur de la région du Littoral, Francis Faï Yengo. Ladite plainte a été transmise aux responsables de la Division régionale de la Police judiciaire (Drpj) du Littoral, pour enquête. Le Jour n’a pas pu en savoir plus sur les griefs formulés à l’encontre du consul. Notre reporter  tout de même appris que courant avril, les pro-Patassé, ont « clandestinement » tenu à l’hôtel Mon Voisin, à Douala, une réunion « sans aviser préalablement les autorités » camerounaises et centrafricaines. Les participants à cette réunion, des réfugiés politiques, qualifiés de « rebelles » par les autorités de Bangui, ont pris des mesures contre les autorités consulaires.

Contacté par le Jour, le consul Marie Louis Denis Magnondé a reconnu les menaces brandies par les partisans de Patassé. « Ils menacent d’attenter à la vie du consul et de l’ensemble du personnel, préconisent des coupecoupes au cas où ceux-ci se présenteraient aux obsèques de Patassé, ainsi que l’empoisonnement au ngbin hin », affirme le diplomate.        
Aucune information précise ne filtre quant à la date des obsèques d’Ange Félix Patassé. Tout juste a-t-on appris au consulat à Douala, qu’ « un comité est en train d’être mis sur pied à Yaoundé, à l’ambassade, pour gérer les détails liés à ces obsèques ». La dépouille de l’ex-chef de l’Etat se trouve toujours à la morgue de l’hôpital général à Douala.

Théodore Tchopa

 

NDLR : Visiblement, la paranoïa ambiante des autorités de Bangui a aussi atteint le personnel diplomatique centrafricain au Cameroun. Il faut des psychiatres à leur chevet !

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:47

 

 

 

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MLPC logo

 

 

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NDLR : A l’instar du RDC qui avait décidé de sanctionner Pascal Koyaméné, happé lui aussi dans le gouvernement Toudéra 3, le MLPC ne pouvait aussi qu’appliquer à l’encontre de Jean Michel Mandaba les dispositions prévues par ses textes organisationnels. Ce n’était un secret pour personne que ce dernier était devenu un véritable boulet aux pieds que traînait la direction du MLPC, tant il avait multiplié les situations d’indiscipline caractérisée et de filouterie vis-à-vis de son parti. Secrétaire Général du MLPC, ses camarades ne faisaient pas ces temps derniers, mystère de son incompétence crasse et de son inaptitude réelle quant à l’exercice de la fonction qu’il occupait « sans en avoir les capacités » selon un membre du Bureau Politique du MLPC qui a requis l’anonymat. « C’est un véritable escroc donc c’est un bon débarras » confiera un autre responsable du MLPC à Centrafrique-Presse.

Convoqué par le Bureau Politique du MLPC pour s’expliquer sur sa forfaiture, Jean Michel Mandaba n’aurait pas été à même selon nos informations, de fournir des explications cohérentes et consistantes sur son acceptation d’entrer dans le gouvernement KNK. Ce serait même lui qui aurait fait des pieds et des mains pour y aller. Dès lors, il n’a plus qu’à assumer son choix de collaborer avec le pouvoir de Bozizé vers lequel il a toujours lorgné depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003. C’est donc avec un véritable soulagement que ses anciens camarades du MLPC le voient quitter leurs rangs pour aller « manger » avec le KNK. Au MLPC, certains parlent même de très bonne clarification de cette "brebis galeuse" comme on le qualifie.

A titre de rappel, il faut signaler son vote en mai 2010 avec la majorité parlementaire KNK la loi anticonstitutionnelle violant ainsi la consigne de vote donnée par son parti le MLPC, pour la prolongation du mandat de Bozizé qui devait expirer le 11 juin 2010. Plus récemment encore, alors que le MLPC avait décidé de ne pas déposer les dossiers de ses candidats aux législatives en attendant le déblocage politique de la situation créée par Bozizé et Binguimalé, Mandaba a réussi secrètement à faire déposer le sien.      

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:44

 

 

Koyaméné

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 26 Avril 2011 16:28

Pascal Koyamene, membre du bureau politique, délégué aux affaires politiques et porte-parole du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) et actuel ministre de l'habitat est suspendu de ses fonctions et toutes activités politiques au sein de ce parti.

Le parti lui reproche d’avoir désobéi et affiché une indiscipline caractérisée, suite à sa nomination dans le gouvernement de Touadéra 3. Une perche tendue à l’opposition à l’issue des élections groupées de 2011. Des élections d’ailleurs contestées par l’opposition et singulièrement le RDC.

La décision a été prise le 23 avril dernier, conformément aux dispositions de l’article 32.6, du règlement intérieur du parti. « Face à son refus de se conformer aux consignes et directives du parti, le frère Pascal Koyamene sera traduit devant le Conseil de discipline », indique cette décision, signée de son président Louis Pierre Gamba.

Samedi dernier, le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE 2011), avait interpellé Pascal Koyamene du RDC et Michel Mandaba du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), pour se justifier de leurs actes devant leur parti respectif.

Pour le FARE, ses deux cadres en déphasage avec les idéaux de leurs partis ont fait preuve de débauchage politique et de trahison. Le FARE qui s’est toujours opposé à la légitimité et crédibilité des dernières élections en Centrafrique, estime que par ce geste, le pouvoir de Bangui voudrait faire croire à l’opinion nationale et internationale un semblant gouvernement de « large ouverture ».

 

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