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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 16:54

 

 

 

malette de liasse de billets

 

 

14 septembre 2011 par Survie

Ce n’est certainement pas une soudaine bonne conscience qui vient de pousser Robert Bourgi à détailler au Journal du Dimanche comment il a transmis pendant des années d’importantes sommes d’argent liquide aux plus hautes autorités de l’État français et à une frange de la classe politique de droite. Quelles que soient les motivations réelles de ces « révélations », elles démontrent plus que jamais la nécessité d’un changement radical dans les relations franco-africaines et d’un assainissement du monde politique et de nos institutions.

L’association Survie lutte depuis plus de 25 ans contre le système françafricain, dont le financement occulte des partis politiques français n’est qu’une facette. Il s’accompagne du pillage des matières premières des pays africains, d’une position quasi monopolistique des entreprises françaises sur bien des marchés de ces anciennes colonies et surtout du soutien à des régimes autoritaires par la diplomatie et les forces armées. La conséquence directe de cette politique est la paupérisation de populations entières qui ne bénéficient pas de l’exploitation des ressources naturelles de leurs pays et subissent depuis les indépendances le joug de régimes soutenus à bout de bras par une diplomatie française complice des détournements et des exactions. S’il restait des naïfs pour y croire, l’image d’Epinal de la France « amie » de l’Afrique qui distille de l’ « aide » au développement en prend une nouvelle fois sérieusement pour son grade.

L’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, au-delà d’un discours de façade sur une prétendue « rupture avec la Françafrique ». Le soutien aux putschistes mauritaniens, les félicitations à l’élection frauduleuse d’Ali Bongo, la complaisance passée envers le régime de Ben Ali, mais toujours d’actualité envers ceux de Blaise Compaoré au Burkina Faso, d’Idriss Déby au Tchad ou encore Denis Sassou Nguesso au Congo Brazzaville sont autant de signes que si la forme a peut-être changé, l’essence demeure. Sous Sarkozy, les interventions françaises au Tchad en 2008, dans le Sahel, et cette année en Côte d’Ivoire et en Libye marquent même un regain dans le volet militaire de la Françafrique.

Au regard de cette continuité, difficile de croire au désintéressement de l’actuel président français, quand tous ses prédécesseurs ont profité d’un système si lucratif. Celui-ci a bel et bien adoubé Robert Bourgi en toute connaissance de cause concernant les agissements occultes de ce fils spirituel de Jacques Foccart et a fait de lui une pièce importante de son réseau de contacts et de négociations parfois occultes avec les chefs d’Etat africains, Omar Bongo en tête, avec lequel Nicolas Sarkozy affichait une proximité confondante.

A l’heure où certains commentateurs, ceux-là même qui parfois s’étonnaient que l’on parle encore de Françafrique, s’amuseraient presque de cette « course à la valise » presque aussi « folklorique » et croustillante que les diamants de Bokassa, il est utile de dépasser la cap de l’anecdote. Au-delà des mallettes et des millions d’euros évoqués dans cette affaire, il est utile de rappeler que l’Afrique est victime d’une prédation économique et financière particulièrement sophistiquée. Depuis l’affaire Elf, il est ainsi de notoriété publique que les paradis fiscaux offrent une opacité parfaite pour les transactions occultes. Sur ce plan aucun doute que l’Afrique est bien entrée dans l’Histoire et dans la mondialisation, pour ceux qui se sont permis d’en douter.

Il est également utile de rappeler que cette affaire illustre l’absence totale de contrôle de la politique de la France en Afrique, que ce soit par le Parlement, la société civile et autres contre-pouvoirs. Au-delà des mécanismes institutionnels défaillants il y a aussi le renoncement de beaucoup qui « savent » ou « devinent » et se taisent.

Toute la lumière doit aujourd’hui être faite, en particulier par la Justice, sur les faits mentionnés par Robert Bourgi, Michel de Bonnecorse et les autres acteurs françafricains qui s’affrontent aujourd’hui par déclarations et révélations interposées.

À l’aube de cette nouvelle campagne électorale, Survie réaffirme également la nécessité d’un examen complet de la relation franco-africaine qui pourrait être mené dans le cadre d’une commission d’enquête associant chercheurs, parlementaires, représentants de la société civile et africaines, témoins clés, etc. Contrairement aux travaux précédents, un tel audit devra poser toutes les questions qui fâchent, qu’il s’agisse du soutien aux dictateurs africains et aux contreparties obtenues, du financement occulte de la vie politique française, du rôle de l’armée française et de ses multiples ingérences, des multinationales, du franc CFA, etc.

Pour commencer, notre association appelle les médias et les candidat-e-s à la présidentielle à oser enfin mettre la Françafrique au cœur des débats. Comme d’autres « affaires » actuelles, l’actualité démontre une nouvelle fois qu’il s’agit bien d’un enjeu crucial pour la démocratie française et nos institutions.

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 15:28

 

 

 

gouandjikamaleyombo.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 14 Septembre 2011 14:15

Le filet anticriminel économique de l’état centrafricain serait en train d’attraper des poissons. Le Ministre Fidèle Ngouandjika du Développement Rural, Thierry Savonarole Maléyombo, ministre sortant des Télécommunications et Abdallah Cadre, ministre délégué sortant des Finances sont actuellement sous surveillance judiciaire.

Ces trois personnalités seraient impliquées dans l’Affaire Telsoft où plusieurs milliards de francs CFA de l’Etat seraient détournés. Ces derniers temps, elles auraient déjà été auditionnées par le Procureur de la République.

Les passeports de ces personnalités politiques centrafricaines leur ont été retirés.

Fidèle Ngouandjika avait déclaré le 31 août dernier sur Radio Ndeke Luka, qu’il a été auditionné sur sa gestion à la tête du département des Télécommunications, entre 2005 et 2008. Il avait déclaré qu’il s’était présenté au parquet en qualité de témoin dans une autre affaire.

Un audit sur la gestion des Télécommunications  des périodes précitées était commandé par l’actuel ministre d’Etat, chargé des Télécommunications Abdou Karim Meckassoua.

Le 6 septembre toujours sur les ondes de Radio Ndeke Luka, l’ancien ministre des postes et télécommunications Thierry Maléyombo avait également réagi aux rumeurs qui circulaient à Bangui, faisant état de son arrestation et de sa détention à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI).

Il avait confirmé qu’il avait été auditionné par la gendarmerie il y a un mois, dans une affaire qui n’a rien à voir avec celle de la SOCATEL. « Il s’agissait d’une affaire de créances de l’Etat avec la société de téléphonie « Telsoft ». Une somme d’ailleurs déjà versée au trésor public.

Pour l’instant, l’opinion publique nationale et internationale suit de près l’évolution de cette situation qui pourrait marquer la fin de la récréation prônée par François Bozizé.

 

NDLR : Est-ce la fin de l'impunité pour ces dignitaires du régime bozizéen qui se croyaient intouchables et tout permis ? A un moment où Bozizé a prétendu dans son speech à l'ouverture des états-généraux des finances, vouloir désormais s'en prendre à tous les corrompus et ceux qui ne cessent de d'accumuler des milliards en détournant les deniers publics, le voici mis au pied du mur. Du bon verdict qui sera rendu par la justice dans les affaires qui impliquent ces membres éminents de la bande du Darfour  dépendra la crédibilité de ce discours de Bozizé.     

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 11:54

 

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

L’interdiction opposée samedi dernier par le régime de Bangui au MLPC d’effectuer sa rentrée politique 2011 comme ce parti politique avait l’habitude de le faire chaque année y compris depuis que Bozizé est au pouvoir, traduit indiscutablement le profond désarroi, la panique et le climat de paranoïa qui prévaut au plus haut sommet du régime. Alors que les autorités compétentes ont été régulièrement tenu informées, tout le monde a constaté avec surprise, l’inhabituelle intrusion du ministre de la justice et ex-procureur de la République en service commandé, le demi-dieu Firmin Feindiro dans ce dossier qui ne relevait que  des ministères de l’Administration du territoire et de celui de la Sécurité publique et nullement des attributions du ministre de la justice et du Garde des Sceaux.

L’autosaisie par ce dernier de l’affaire de la rentrée politique du MLPC est bien la confirmation des informations faisant état de ce que le clan des faucons tribalistes autour de Bozizé n’a pas du tout apprécié et lui a fait savoir son refus de la présence dans l’actuel gouvernement Touadéra 3 de trois ressortissants de la seule ville de Damara en Ombella-Mpoko, en l’occurrence Faustin Touadéra lui-même, Fidèle Gouandjika et le pasteur Josué Binoua qui appartient non pas au KNK mais à la société civile, de surcroît à la tête du département de souveraineté qui est le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

C’est donc fort de cela que Feindiro qui est un de ces faucons, tente maladroitement de mettre entre parenthèse le titulaire actuel du ministère de l’Administration du Territoire en montant lui-même au créneau sur des dossiers qui ne relèvent pas de ses attributions comme celui de la rentrée politique du MLPC. La preuve en est également le discours complètement délirant prononcé en sango par Bozizé lors de la clôture des états-généraux des finances publiques où il a cru devoir non seulement justifier l’interdiction de la rentrée politique du MLPC en revendiquant la démarche de Feindiro mais aussi en tenant des propos franchement orduriers sur l’opposition une fois de plus accusée de comploter avec des puissances étrangères pour le renverser du pouvoir.

Dans ce discours hallucinant en sango, Bozizé a aussi évoqué ses ennuis de santé qui ne cessent de défrayer la chronique ces derniers temps mais pour nier sa maladie et affirmer qu’il se porte comme un charme alors que tout indique qu’il est bien malade. Bangui grouille d’invraisemblables anecdotes sur sa maladie et les traitements qu’il suit. Dans ce domaine, on ne peut tricher pendant longtemps et que la vérité finit par rattraper rapidement le menteur.

Le seul ennui est que son inaptitude à gérer les affaires du pays apparaît de plus en plus évidente et devient de plus en plus préjudiciable. Les dossiers dans les parapheurs et autres demandes d’audience s’accumulent. La fréquence des conseils de ministres s’espace de plus en plus. Ce sont là des signes évidents de fin de régime. L’éclatement de nombreux scandales et le nombre de ministres et d’anciens ministres empêtrés dans des affaires de prédation et auditionnés semaine après semaine, voire inculpés pour détournement de deniers publics et diverses  malversations, est sans précédent en RCA.

L’incapacité du gouvernement dont le chef est pourtant un universitaire, à résoudre rapidement et dans le sens de la préservation des intérêts des étudiants, leur enseignants et du pays, la crise de l’Université de Bangui est significative de la perte de contrôle de la situation par le pouvoir. Le limogeage abusif du Recteur de cette université et son remplacement par une personne bon chic bon genre du KNK qui aurait été suggéré à Bozizé  par son premier ministre Touadéra s’est avéré comme étant une mauvaise solution. La preuve, la crise perdure. 

Tout cela consacre un climat lourd et délétère au sommet de l’Etat sans doute précurseur à un prochain naufrage du régime tout entier dont l'échec à résoudre les problèmes des Centrafricains n'est plus à démontrer. C'est dans ce contexte que les pronostics commencent à aller bon train sur un prochain remaniement gouvernemental, le départ de Faustin Touadéra étant quasiment acquis ainsi que celui des ministres mis en cause ou inculpés comme Fidèle Gouandjika dans telles ou telles affaires sulfureuses.

Rédaction C.A.P       

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 00:11

 

 

Desire-Kolingba.JPG

 

Bangui, 14 sept (C.A.P) – Alors que son suppléant aux législatives partielles du 4 septembre dernier et quelques-uns de ses partisans qui ont été interpellés lors d’une manifestation de contestation des résultats de ces partielles du 5ème arrondissement de Bangui sont toujours détenus à la section recherche et investigation (SRI) de la gendarmerie, Désiré Zanga Kolingba l’ancien ministre et fils aîné de feu général André Kolingba serait arrivé à Brazzaville selon des informations proche de son entourage circulant à Bangui.

Certains journaux de Bangui avaient fait état ces derniers jours de ce que suite à la manifestation de ses partisans visant à contester les résultats des partielles du 5ème arrondissement qui avaient donné Mme Francine Dérant Lakoué devant le candidat Désiré Kolingba, des gendarmes se seraient pointés au domicile de l’ancien ministre pour l’arrêter mais celui-ci était absent. Depuis, ses proches étaient demeurés plusieurs durant sans ses nouvelles.

Quelques semaines auparavant, Désiré Kolingba avait été déjà entendu à la SRI dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte sur la disparition de la somme de 20 millions de F CFA sur les 100 millions décaissés par le trésor public pour le règlement de la facture des prestations de la société REGICA de Cyriaque Dussey lors des cérémonies du Cinquantenaire de décembre 2010. REGICA qui réclame le remboursement de son dû accuse l’ancien ministre Simplice Zingas d’avoir ponctionné la somme de 20 millions de F CFA. D’aucuns à Bangui pensent que cet argent a certes été piqué par Zingas mais ce dernier a dû vraisemblablement partager cela avec les anciens ministres Abdallah Kadre et Désiré Kolingba, tous appartenant au tristement célèbre « clan du Darfour » spécialisé dans la prédation financière du trésor public.

Centrafrique-Presse et certains organes de presse de Bangui avaient publié la copie de la lettre adressée en son temps par le président de la commission nationale des fêtes que fut Désiré Kolingba à son collègue délégué aux finances Abdallah Kadre pour l’inciter à faire diligence dans le décaissement des 100 millions de F CFA représentant le montant de la facture à régler à REGICA. Cela fut fait mais au lieu d’un virement bancaire sur le compte de REGICA, c’est plutôt en espèces sonnantes et trébuchantes que ce pactole a circulé de main à main et c’est au finish Zingas qui a déchargé l’enveloppe de 80 millions de F CFA à Mme Dussey.

Tous les protagonistes de cette affaire ont été entendus dans le cadre de l’enquête judiciaire qui a été ouverte après une première audition de Dussey et Zingas par le Médiateur de la République Mgr Paulin Pomodimo sur instruction de Bozizé en personne.

Après son départ du gouvernement en avril dernier, on prêtait à Désiré Kolingba l’intention de solliciter à Bozizé d’être nommé comme ambassadeur de Centrafrique à Paris mais il n’a pu depuis, être reçu par Bozizé qui pour ce poste, continue d’hésiter entre plusieurs personnes dont les noms changent selon les révélations de Centrafrique-Presse. C’est ainsi qu’après Ambroisine Kpongo, le nom d’Elie Ouéfio, secrétaire général à la présidence et du KNK a été écarté. Entre temps on a prêté à Bozizé de penser fortement à Parfait Anicet Mbay mais celui-ci traîne quelques casseroles qui pourraient aussi donner lieu à des ennuis judiciaires donc son éventuelle demande d’agrément pourrait bien être rejetée par Paris.  

Désiré Kolingba connaît bien Brazzaville pour y avoir déjà trouvé refuge après le coup d’Etat manqué du 28 mai 2001 de son défunt père. Il y serait même retourné récemment pour obtenir de quoi  assurer sa campagne électorale pour les récentes partielles. Si sa présence de nouveau à Brazzaville se confirme et s’explique pour des raisons politiques et découle d’une fuite délibérée de Bangui pour se mettre à l’abri au Congo, cela aurait des conséquences politiques sérieuses pour le régime de Bangui même si beaucoup considèrent à Bangui que le fils aîné de Feu général André Kolingba paye ainsi quelque part, son aveugle soutien à Bozizé.

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:28

 

 

 

logo cpjp

 

 

Zakaria-Damane.jpg

 

 


BANGUI AFP / 13 septembre 2011 19h55 - Au moins douze personnes sont mortes dimanche et lundi dans des combats à Bria, dans le centre de la Centrafrique, entre la rébellion centrafricaine de la CPJP et l'ex-rébellion centrafricaine de l'UFDR, selon un nouveau bilan d'une source militaire à Bria mardi.

Les combats opposent la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et l'ex-rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

Ils ont fait au moins douze morts (...) recensés mardi en début d'après-midi dans le quartier Bornou où les affrontements ont été particulièrement violents dimanche et qui est resté difficile d'accès jusqu'à mardi matin, a affirmé la source militaire jointe par l'AFP.

Les affrontements se sont poursuivis dans le quartier Bornou lundi avec des tirs tantôt nourris, tantôt sporadiques, jusqu'en fin d'après-midi, a ajouté la source, précisant que les victimes sont en majorité des rebelles de la CPJP et de l'UFDR, mais on note aussi quelques civils.

De même source, plusieurs blessés se trouvent à l'hôpital préfectoral de Bria, dont certains dans un état grave. Ce qui pourrait bien alourdir le bilan.

Par ailleurs, de nombreuses maisons et véhicules ont été incendiés. Le détachement de l'armée centrafricaine ne s'est pas impliqué dans les affrontements et n'a pas tenté de séparer les deux camps, a-t-elle affirmé.

Les combats pourraient reprendre d'un moment à l'autre, parce que la tension est perceptible dans la ville. La CPJP qui aurait perdu plus d'hommes, a fait venir des renforts de Sam Ouabaïne (nord) lesquels sont déjà arrivés à Bria, a encore ajouté la source.

Lundi une source proche du haut commandement militaire avait fait état de deux morts, quelques blessés et plusieurs maisons incendiées suite à des combats dimanche, précisant que les deux victimes étaient des civils dont une femme enceinte atteinte d'une balle perdue.

La CPJP par la voix de son chef Abdoulaye Hissène a signé un cessez-le-feu officiel avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer jusque-là l'accord global de paix de Libreville de 2008, accord signé par de nombreuses rébellions qui ont intégré le processus de paix.

Une dissidence de la CPJP dirigée par Mahamat Sallé a, elle, intégré le processus de paix en août.

L'UFDR basée dans la région de Birao (nord), a conclu un accord de paix au mois d'avril 2008 avec Bangui et a intégré quelques mois après le processus de paix en signant à au Gabon l'accord global de paix avec le gouvernement.

Les deux rébellions centrafricaines sont constituées de membres d'ethnies rivales: Ronga (pour la CPJP) et Goula (pour l'UFDR). Elles sont en conflit depuis plusieurs années notamment autour du contrôle du commerce du diamant.


(©)

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 19:27

 

 

Flash

 

Fidèle NGouandjika

 

Maléyombo

 

 

Bangui, 13 sept (C.A.P) - En dépit de leurs multiples et réguliers démentis, le truculent ministre de l'Agriculture et ancien Porte-Parole du gouvernement, le polytechnicien de Roumanie et PDG du groupe MGF, Fidèle GOUANDJIKA  et l'ancien ministre des Télécommunications Thierry MALEYOMBO qui ont été entendu ces dernières semaines par la gendarmerie dans le cadre de leur catastrophique gestion respective du secteur des télécommunications, ont finalement été bel etbien inculpés ce jour pour détournement, trafic d'influence et recel et laissés en liberté provisoire mais dépossédés de leurs passeports donc interdiction de quitter le territoire national, apprend -t-on de source judiciaire à Bangui.

 

Toujours selon nos informations, le ministre Fidèle Gouandjika aurait pris un sacré coup au moral avec son inculpation et aurait songé à poser immédiatement sa démission du gouvernement mais on lui aurait conseillé d'attendre plutôt d'être viré par ceux-là mêmes qui l'ont nommé. En principe et en tout état de cause un ministre inculpé par la justice doit quitter le gouvernement. Le Premier Ministre Faustin Touadéra et Bozizé doivent prendre de ce point de vue leur responsabilité jusqu'au bout.

 

Depuis que l'étau judiciaire a commencé à se resserer autour de Gouandjika, il aurait déjà perdu une dizaine de kilogrammes selon une source bien informée proche du milliardaire de Boy-Rabe qui doit maintenant rire jaune.

 

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:59

 

 

Zakaria-Damane.jpg

 

Par RFI mardi 13 septembre 2011

De violents combats dans plusieurs villes du nord-est de la Centrafrique tout le week-end entre 2 groupes d'ex-rebelles : l'UFDR (Union des forces démocratiques et républicaines) et la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix). Des accrochages ont été signalés hier encore à Bria, à 500 km de Bangui. La rumeur de la mort puis de l'arrestation du général Zacharia Damane, le patron de l'UFDR, se propageait hier encore à Bangui. Information que l'intéressé dément.

« Je suis toujours là... et en bonne santé ». Joint hier à Boromata, non loin de Birao, le général Damane le patron de l'UFDR (Union des forces démocratiques et républicaines) affirme avoir repoussé l'attaque lancée samedi par les rebelles de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) contre son village. De violents combats ont également eu lieu dans deux villes minières : à Sam Ouandja et à Bria, plus au sud.

L'UFDR du général Damane est devenue l'alliée des forces gouvernementales depuis la signature de l'accord de paix en 2008. Ce groupe d'ex-rebelles qui était à l'origine une alliance entre les communautés locales, goula, rounga et Kara s'est scindé. Les Rounga reprochent à Damane d'avoir établi dans cette vaste zone du nord-est, une suprématie goula alors que les 3 communautés ont toujours vécu en parfaite harmonie.

Et de fait, l'UFDR a chassé les collecteurs rounga pour monopoliser le commerce du diamant - avec sans doute à la clé, un partage des revenus avec certaines autorités de Bangui. Voilà pourquoi la CPJP s'est constituée en groupe rebelle.

Mais depuis le mois de juin, la CPJP a signé avec Bangui un accord de cessez-le-feu. Cette entente provoque la colère de l'UFDR qui craint d'être délaissée par Bangui. L'UFDR reproche notamment aux Faca (Forces armées centrafricaines) de rester les bras croisés quand ils sont attaqués. Aujourd'hui, l'UFDR prévient : « L'attaque de ce week-end est une provocation. Elle ne restera pas impunie ».

 

 

Bria, affrontements CPJP-UFDR, bilan : 2 morts

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Septembre 2011 14:59

Le bilan des affrontements perpétrés dans la soirée de dimanche 12 septembre 2011 fait 2 personnes tuées, d’autres déplacées  et 2 maisons incendiées au quartier Bornou à Bria (nord-est).  Les affrontements ont opposé une branche de la  rébellion de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), basée au chantier diamantifère d’Ayigbando, située à 72 kilomètres au nord de Bria et les éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

L’information est confirmée ce lundi par le maire de la ville de Bria et certains habitants de cette ville joints au téléphone par Radio Ndeke Luka.

Le maire de Bria a déclaré que : « le premier assaut a été lancé par la CPJP sur le quartier Bornou, habité pour la plupart par l’ethnie Goula, originaire de la Vakaga. Ils se sont confrontés à la riposte de l’autre faction rebelle qu’est l’UFDR. Les crépitements d’armes ont  provoqué la fuite en brousse des habitants dudit quartier. De leur côté, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont en train de chercher à maitriser la situation et ont demandé même à la population de rester chez elle. La Croix Rouge locale a tenté  de secourir les blessés avec de moyens très limités ».

Aux dernières nouvelles la ville de Sam-Ouandja (nord-est) serait aussi attaquée par ces mêmes factions rebelles.

Avant cette attaque, le Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo a tenté de réconcilier samedi dernier, les ethnies Goula et Ronga, toutes originaires de la Vakaga. Il a convoqué les 2 parties à une réunion dite de prise de contact pour ramener une paix définitive entre ces ethnies en conflit depuis plusieurs années.

A la sortie de cette réunion, Bertrand Djono Ahaba, député de Birao II (nord-est) et délégué de la communauté goula, a déclaré qu’il est sûr de l’aboutissement heureux de la démarche du Médiateur. Pour lui, il n’y a pas de raisons que ces 2 communautés perdurent dans ce conflit qui n’a pas de sens.

Quant à Zakaria Oumar Adraman, délégué de la communauté ronga, les 2 ethnies vivaient en parfaite harmonie et paix il y a belle lurette. Toutefois, les choses se sont dégradées ces dernières années à cause des intérêts politiques. Il est temps qu’elles fassent la paix.

Il faut dire que ces 2 ethnies ont chacune leur faction rebelle. Il s’agit de l’une de la branche de la CPJP dirigée par Mahamath Sallet appartenant aux Ronga et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) appartenant aux Goula.

Ces factions rebelles sont toutes 2 signataires respectivement de l’accord global de paix de 2008 au Gabon et de cessez-le-feu à Bangui.

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:44

 

 

 

Université Bangui amphi Fac des Lettres

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Septembre 2011 14:50

Le bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) entend organiser une marche pacifique pour exiger du gouvernement centrafricain et des enseignants du supérieur la reprise des cours à l’Université. La décision a été prise ce mardi 13 septembre 2011, au cours d’une assemblée générale tenu à par plus de 200 étudiants à Bangui.

Ils ont aussi rendu compte des démarches infructueuses menées auprès des autorités du pays ces derniers temps.

Ces étudiants sont ainsi montés au créneau après plus d’un mois de cessation de cours. Ils revendiquent de leurs encadreurs le droit à l’éducation et comptent remettre un mémorandum contenant leur exigence au Président de la République.

Selon Gildas De Carême Bénam, président de l’ANECA « tous les droits légaux de revendications prévus par les textes de l’Université de Bangui seront utilisés pour obtenir gain de cause, en dépit de quelques comportements extrémistes de certains de leurs enseignants dans leur mouvement de grève. Nous n’avons pas de partie prie dans nos revendications et ne prévoyons pas de faire de casses. Toutefois, nous sommes inquiets de la position encore dure de nos enseignants refusant de reprendre les cours d’une part, et celle du gouvernement à travers le dernier discours du Chef de l’Etat François Bozizé les fustigeant d’autre part. Les autorités ainsi que ces formateurs ont presque tous leurs enfants dans de bonnes universités du monde au détriment des progénitures des pauvres ».

A titre de rappel, les enseignants du supérieur ont exigé du gouvernement la prise d’un arrête d’application du décret revalorisant leur statut signé en 2005. Ils ont encore reconduit pour un délai d’un mois leur grève dont la légitimité a été reconnue par le pouvoir de Bangui.

De son côté, à travers plusieurs  négociations avec le Syndicat  National des Enseignant du Supérieur (SYNAES), le gouvernement a indiqué que les caisses de l’Etat sont présentement vides. La question de la revalorisation des statuts et de fonctions ne concerne pas seulement ces universitaires, mais l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat. Par conséquent, il opterait pour décanter la situation de manière globale.

Par ailleurs, au moment où le spectre de l’année blanche se plane sur le système éducatif centrafricain, l’inspection académique de Bouar (ouest) renforce les capacités de 30 enseignants sur l’utilisation de nouveaux manuels scolaires. La formation intervient 3 jours avant la rentrée scolaire 2011-2012.

L’autre formation en prélude à la rentrée scolaire est celle de l’Association Nationale des Parents d’Elèves de Centrafrique. Elle consiste à édifier ses membres  sur l’établissement  d’un partenariat formel entre le gouvernement et cette entité.

Quant aux parents d’élèves du lycée Barthélemy Baganda de Bangui, l’heure est au nettoyage des locaux pour une reprise saine des cours.

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:46

 

 

chutes-de-Boali.jpg

 

ENERCA

 

(Journal de Bangui 12/09/2011)

Le ministre de l’Energie et l’Hydraulique parle avec détachement de ses attributions et des contraintes de son département

Est-ce M. Le ministre veut bien nous décrire son parcours?

Je suis Statisticien Economiste de formation marié père de cinq enfants. Précédemment, j’occupais les fonctions de Conseiller économique et financier auprès du Premier Ministre. Ce poste d’homme de l’ombre m’a permis d’avoir un regard plus détaché des passions politiques et de traiter les dossiers avec plus d’objectivité. Je me qualifierai plus comme un commis de l’Etat au service du développement de la République Centrafricaine. Aux côtés du Premier Ministre, j’ai eu l’occasion de traiter plusieurs dossiers économiques, financiers et sectoriels dont ceux du secteur dont je m’en occupe actuellement. Par exemple, j’ai participé à plusieurs reprises à des négociations sur la réhabilitation de la Centrale de Boali.

Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, quelles sont les missions assignées par le gouvernement à votre Département?

Aujourd’hui au poste de Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique la mission est, en mots simples, apporter la lumière et l’eau à toute la population centrafricaine. Dans notre document de stratégie il est prévu de passer d’un taux d’accès à l’électricité de 4% actuellement à 7% en 2015. N’oublions pas qu’en parlant d’Energie j’ai aussi en charge d’assurer la régularité de l’approvisionnement et la distribution des produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire de la République centrafricaine. De même, en parlant de l’hydraulique, il m’incombe aussi la tâche non seulement d’apporter de l’eau potable à nos populations partout où elles se trouvent sur le territoire mais, aussi de veiller à l’assainissement de nos villes et villages.

Quand on entend énergie et hydraulique, on ne peut s’empêcher de penser à l’enerca et à la Sodeca, quel est l’état des lieux de ses deux sociétés?

Vous avez raison de dire qu’en parlant de l’énergie et de l’hydraulique on ne peut s’empêcher de penser à ces deux sociétés dont j’assure la tutelle. L’Enerca et la Sodeca sont deux sociétés qui ont le monopole de la Production, du Transport et de la Distribution respectivement de l’électricité et de l’eau en République Centrafricaine, même si les codes de l’électricité et de l’eau adoptés il y a quelques années déjà consacrent la libéralisation du secteur. Ces deux sociétés traversent aujourd’hui de moments difficiles dus à plusieurs raisons.

La première raison est celle d’une mauvaise gouvernance managériale et financière installée depuis plusieurs années qui fait que ces entreprises traînent des dettes colossales qui ont avalé leur capital, s’il faut raisonner en termes de gestion financière pure. Ce qui veut dire qu’en réalité ce sont des entreprises non-viables. La deuxième raison est la vétusté des équipements dont certains datent de la période coloniale comme ceux de Boali 1. La troisième raison est liée à l’environnement national: certains ménages se croient affranchis de l’obligation de payer leurs factures d’électricité et d’eau. Que dire de l’Administration Publique, grosse consommatrice, qui cumule des arriérés de paiement des factures d’électricité et d’eau mettant en difficultés la trésorerie de ces entreprises. La dernière raison est le phénomène de la fraude généralisée de l’électricité et de l’eau par les ménages avec la complicité, la plupart du temps, des agents de ces entreprises. Une étude a révélé un manque à gagner de plusieurs millions de FCFA par an. Pour me résumer, je peux dire que l’Enerca et la Sodeca vivent sous perfusion grâce aux avances de trésorerie des banques commerciales. Juste pour couvrir les charges de fonctionnement quotidien: salaires, fournitures de bureau, etc.

Parlant de l’Enerca, où en sommes-nous avec les négociations concernant le projet Boali III?

Les négociations pour Boali 3 sont bouclées puisque nous venons de signer en date du 22 Juillet 2011 la convention de l’exécution des travaux avec l’entreprise Chinoise Shengli Engineering Consctrucion Co, Ltd. Le démarrage des travaux est prévu cinq mois après la signature de cette convention et les travaux s’achèveront dans 24 mois.

La mise en route de cette usine peut-elle circonscrire le phénomène de délestage dans la Capitale centrafricaine?

En réalité la mise en route de Boali 3 ne va pas circonscrire totalement le problème de délestage. La capacité supplémentaire qu’apportera la pose des turbines à Boali 3 ne sera que de 10MGW. Il nous faudra nécessairement augmenter les capacités de Boali 2 et Boali 1. En somme, il s’agira de dédoubler Boali 2 pour l’emmener à 20 MGW et construire au pied de Boali 1 une usine de 20 MGW pour espérer à l’horizon 2015 atteindre 50 MGW.

Qu’en est-il des autres projets de production hydroélectrique en Centrafrique?

En effet, lorsque nous parlons de l’énergie hydroélectrique, nous nous focalisons sur Boali comme si la RCA ne se limitait qu’à Bangui. La République Centrafricaine a cette chance inouïe de posséder plusieurs potentiels sites hydroélectriques à l’intérieur du pays. Je vous apprends que le Gouvernement est en train de travailler sur les dossiers de plusieurs sites hydroélectriques potentiels, notamment les sites de Kembé, de Dimoli, de La lobaye, de la Lancreno, de Totobou, etc. En ce moment, nous sommes en pleine négociation avec des partenaires pour une mise en valeur des sites de Kembé dans la Basse Kotto, de Dimoli dans le Kadei, de Totobou à Carnot. Par exemple, nous venons d’être saisi par la BDEAC qui a manifesté sa disponibilité à rechercher le financement de la construction Dimoli qui peut nous apporter plus de 180 MGW. Cependant, pour tenir compte de l’évolution actuelle, notre politique est de développer un partenariat Public /Privé sous la forme de BOT pour la mise en valeur de ces sites au lieu de compter sur les seuls investissements publics. Le marché de l’électricité est aujourd’hui ouvert à l’intérieur des pays de la CCEAC. Nous devrions donc nous y préparer pour ne pas rester à la traîne.

De manière assez concrète, quelles sont les perspectives à court, moyen et long terme en ce qui concerne la Sodeca et l’Enerca?

L’Enerca et la Sodeca doivent être recapitalisées et restructurées. Si nous voulons que ces entreprises soient encore viables, il est indispensable qu’elles subissent de profondes réformes pour s’adapter au nouveau contexte de marché qui s’annonce. L’Etat peut par exemple ouvrir à 40 pour cent le capital social de l’Enerca au privé.

Quel message lancez-vous aux populations centrafricaines?

Le message est de garder espoir; les perspectives sont bonnes en matière de production hydroélectrique. Je leur demande de la patience. Comme vous savez, lorsque vous lancez la première pioche de construction d’un barrage hydroélectrique, c’est au bout de deux, trois, quatre, cinq ans que les travaux finissent. Nous allons vivre encore avec les délestages mais, nous nous efforçons de trouver des solutions palliatives. Il y a certainement quelque chose à combler très rapidement si nous voulons avoir une vision cohérente du développement du secteur. Nous ne disposons pas aujourd’hui au niveau du département d’un Plan Directeur d’électrification de la République Centrafricaine. Nous nous fixons comme priorité la réalisation de cette étude qui va nous servir d’aiguillon pour une satisfaction maximale de nos besoins en fourniture d’électricité sur toute l’étendue du territoire. Parallèlement, le département travaille en ce moment à la valorisation d’autres sources d’énergie telles que la biomasse, le solaire, etc. Pour finir, je voudrais souligner l’importance du secteur que je dirige qui n’est plus à démontrer. Les facteurs de production que sont l’électricité et l’eau conditionnent le développement du secteur privé, gage d’une croissance économique durable. C’est pourquoi, je souhaiterai inscrire mes actions dans la durée.


Par Fleury Koursany - 12/09/2011

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:24

 

 

 

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Une radio communautaire a été lancée à la fin de semaine dernière a-t-on appris hier dimanche nuit dans l’émission Atelier des Médias, une web-émission participative pour la communauté des médias et réseau social de Radio France Internationale (RFI). Animée par Ziad Maalouf, l’émission présente deux collaborateur de RFI, Guillaume Thibault, parti à Bayanga pour suivre la mise en place d’une radio communautaire et le travail de Guenaël Launy du service de la formation internationale de RFI qui,  depuis 15 ans ont mis en place ou qui viennent en appui à des dizaines de radios communautaire, locales, grâce aux financements des bailleurs internationaux comme l’Union Européenne tel le cas de Bayanga.

 

Minuscule  ville située au sud-ouest de Centrafrique à 550 km de Bangui capitale de la RCA, Bayanga est réputée ville touristique qui accueille de touristes venus du monde entier pour ses aires protégées et son monde animal très rares et de plus en plus accueillants.

 

La population  locale, désormais dotée d’une radio communautaire, va s’occuper de son propre besoin de communication et développement sans dépendre des autres stations nationales et privées dont la fréquence échappe au contrôle des auditeurs n’ayant pas à leur portée des postes récepteurs appropriés.

 

A QUOI CELA PEUT BIEN SERVIR DE DEPLOYER UNE RADIO LOCALE A L’HEURE DU TELEPHONE MOBILE ET D’INTERNET?

 

 « Cela peut sembler anachronique mais malgré les immenses avancées technologiques des 20 dernières années, les ondes radio ont encore de l’avenir et particulièrement dans les zones très enclavées. Depuis plus de 15 ans, nos collègues de la formation internationale, à travers leur projet Planète Radio,  se sont spécialisés dans la création, le développement et le soutien de radios locales. Guillaume Thibault a suivi Guénaël Launay dans la première phase de mise en place d’une radio communautaire...» Peut-on lire sur le site en ligne de l’émission.

 

Le lancement d’une radio communautaire dans une bourgade centrafricaine, est un appel et un signal fort de développement pour un pays ayant un paysage audiovisuel réducteur tant la volonté politique ne donne que très peu d’intérêts dans le domaine et tant l’indifférence populaire à la communication-média ne profite pas au développement du secteur. Par ailleurs, l’existence des médias centrafricains répondent faiblement au besoin de communication de la population en général et particulièrement ne contribuent à l’amélioration de l’image du pays à l’échelle internationale afin d’attirer des potentiels investisseurs et bailleurs économiques.

 

Or il n’y a point de développement économique, culturel et social harmonieux sans remise en cause de l’image susceptible de rassurer les partenaires internationaux notamment sans l’existence des médias centrafricains crédibles et performants. En effet, de plus en plus, il est avéré qu’un mot chaque semaine sur nos richesses locales, nos patrimoines culturels, nos leaders dans les radios, télévisions et les journaux des pays africains contribueraient à renforcer leur image. L’installation d’une radio communautaire à Bayanga, suite à celles déjà opérationnelles : à Bangui, à Boali, etc. est une amorce très importantes dans les régions où chaque communauté doit participer au développement de sa région. Dans un pays où la téléphonie et l’internet restent encore un luxe et constituent un profit économique énorme aux fournisseurs installés, le système de décentralisation des communes rurales avec des fournitures en médias communautaires moins couteux et techniquement moins exigeants apporte gros dans la sensibilisation dans le domaine sanitaire que social.

 

Mais l’utilité des médias nationaux et les qualités de prestations sont bien loin de satisfaire les besoins d’une population dite « unifiée » tant la caporalisation des différents médias d’état créent des frustrations et n’apporte d’intérêts particulier à la chose nationale.

 

MEDIAS NATIONAUX UN SERVICE VEXANT

 

La satisfaction recherchée par les auditeurs et les téléspectateurs nationaux est retrouvée  dans les chaines radiotélévisées étrangères qu’aux médias nationaux. Au niveau de la télévision, la majeure partie de la population consomme mieux le bouquet CanalSat et,  Startime installée  il y’a juste une année pour leur meilleur programme.

 

Par ailleurs, La Radio France Internationale (RFI), la Voix d’Amérique, la Radio-Chine sont une préférence pour les auditeurs des fréquences FM non seulement pour la  véracité des informations et mais aussi pour les émissions tendances que les auditeurs ne retrouvent pas sur les ondes locales. Les rares radios privées en Centrafrique qui font l’unanimité des centrafricains restent la Radio Ndeke Luka et les radios privées religieuses qui font la fierté des auditeurs qui y trouvent leurs comptes grâce au professionnalisme affiché des unes et des riches et utiles programmes de divertissement des autres.  Ces choix expliquent un aspect des problématiques de l’utilité des médias en centrafricains et leurs serviabilités.

 

Si les médias nationaux sont encore limités au service du pouvoir en place, moins est la satisfaction qu’ils donnent pour au niveau des qualités d’informations et d’éducations véhiculées. Le contenu des programmes radiodiffusés et télédiffusés sont concentrés dans la plupart des cas sur des actions menées du gouvernement pour ce qui concerne les journaux diffusés et un panel de  programmes parfois arrachés aux autres chaines de télévisions étrangères, cas des documentaires télévisés et d’autres émissions socioculturelles. Or le gouvernement actuel ne fait pas l’unanimité de la population entière et donc le capital d’informations diffusé sur les actions menées du pouvoir sont d’office moins intéressant pour les militants de l’opposition qui constituent un auditoire non-négligeable.

 

Les programmes télédiffusés que l’administration nationale pourraient espérer avoir l’adhésion du public, sont les films et les séries télévisées. Là encore, le choix ne correspond pas à l’attente du téléspectateur car les films et séries télévisées diffusés sont celles que l’on retrouve sur le marché local, produits de pirateries mis en commerce par les chinois, les nigérians et les ouest-africains en recherche de gains faciles. Par ailleurs, quelques séries télédiffusées de la Télénova sud-américaines, très à la mode et appréciées des jeunes, font parties des programmes de divertissements retrouvés sur le bouquet Startime.

 

TVCA 24H/24 : UN AIGLE AUX AILLES DE MOINEAU

 

En lançant en mode continu le programme de la Télévision Centrafricaine (TVCA) 24 heures sur 24 heures le 2 juin 2011, le ministre de la communication, de la culture démocratique et civique a cru devoir apporter une révolution dans le monde des médias centrafricains. En déclarant à la presse le mercredi 1er juin 2011 lors d’une conférence de presse tenue à Bangui, l’officiel a affirmé que « en ce qui concerne la Télé Centrafrique, les programmes vont être dopés tant du point de vue du volume horaire que de la matière à diffuser. » Sic.

 

Il n’est pas sans ignorer l’énorme attente de la population centrafricaine à voir réaliser en Centrafrique une ascension en audiovisuel à la hauteur des normes internationales de la télévision. Le rêve de voir la TVCA au même standing que CNN aux Etats-Unis ou TF1 en France, par ailleurs CRTV au Cameroun ou Africa 24 en France a animé les téléspectateurs centrafricains tout en les préparant à l’opérationnalisation du projet. Mais, les lecteurs et auditeurs des presses ayant apporté fidèlement les affirmations du politique ont vite compris que derrière cette initiative et engagement est cachée une réalité nationale qui ne tardera pas à rattraper l’officiel. Car en fin politique, il n’a pas manqué d’annoncer le suspens que vit actuellement les téléspectateurs centrafricains qui voit en son TVCA 24h/24 un aigle aux ailles de moineau, incapable de prendre l’élan de vol. En ces mots le politique était prévoyant : «une vision nouvelle s’impose à nous, de sorte que s’amorce sans écueils le virage vers l’Office de Radiodiffusion et de la Télévision Centrafricaine. Cette structure peut être viable, mais son opérationnalité doit être sérieusement préparée ». disait-il.

 

TVCA 24/24 : TRISTE REALITE ACTUELLE

 

Outre les programmes dopés en volume horaire que de la matière à diffuser de la TVCA annoncés en cascade par le ministre, les services « dopés » de la TVCA déconsidèrent. Téléspeakerines en voie de disparition, images superposées, fond d’écran noir, images à contre-jour, arrière-son, apparition d’interface de lecteur DVD, manque de transition et d’intermède musical, bande passante corrompue,  faute d’orthographe, incompatibilité et incohérence entre les présentateurs de journaux télévisés (JT) et techniciens, manque de décors appropriés aux émissions, magazines et JT, aucun routing quotidien visible  des émissions, présentateurs et invités non-maquillés, lumière crue, manque d’identité visuel sérieux, etc. Le constat ne vaut pas une analyse scientifique. Même une télévision  d’un état à économie fragile n’a plus ces problèmes de la TVCA totalisant 38 ans d’existence et connue pour être la première chaine de télévision en Afrique centrale.

 

A cette allure comment faire foi à la feuille de route du ministre qui s’articule sur sept points entre autres la finalisation du processus vers l’Office de Radio et de la Télé Centrafrique, la création d’une Agence de Marketing, la couverture nationale et le déport satellitaire de la Radio et de la TVCA sur toute l’étendue de territoire centrafricain et la formation du personnel desdites entités.

Nous y reviendrons.

 

Marc Anthony

 

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