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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 23:40



Bangui, 11 août (Acap)- La société de téléphonie mobile Telecel Centrafrique a remis, lundi 11 août 2008 au gouvernement centrafricain, un chèque d'un milliard francs F CFA correspondant à la deuxième tranche du coût de réévaluation de la licence globale acquise par cette société pour un montant total de trois milliards F CFA.

 « Le reliquat sera versé par le nouvel actionnaire d'ici la fin du mois », a indiqué M. Fidèle Gouandjika, ministre des Postes et Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies.

Avec cette licence globale, dont la convention de mutation a été signée par le ministre Fidèle Gouandjika et le directeur général de Telecel Centrafrique, M. Jimmy Shapengba, Telecel est autorisée à établir et à exploiter un réseau et /ou des services de télécommunication tels que le GSM 900 et 1800, le GPRS, l'EDGE 3G, Wimax, WLL, le Wifi, l'Internet Mobile ou fixe.

Telecel centrafrique, premier opérateur de téléphonie mobile à s'installer en Centrafrique, depuis 1995, avec un capital social de 3 milliards F CFA a été frappée de plein fouet par la concurrence avec l'arrivée de nouveaux opérateurs très puissants tels que Orange Centrafrique, Nation Link et Moov Centrafrique.

 Pour faire face à cette concurrence, elle envisage de réorganiser son actionnariat et d'obtenir la mutation de la licence GSM actuelle vers la nouvelle licence globale ainsi que l'accès à la bande passante internationale afin de maîtriser ses communications tant nationales qu'internationales à des conditions de rentabilité et de qualité optimale.

 A signaler que sur le milliard touché par l'Etat centrafricain, 100 millions devront revenir à l'Agence de Régulation des Télécommunications (ART) et 900 millions au Trésor Public.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 19:03



APA-Bangui 2008-08-10 (Centrafrique) Le Coordonnateur principal pour la Majorité présidentielle, le ministre Job Isima, a dans un communiqué de presse diffusé samedi soir, demandé à l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) et le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) à revenir à la table du dialogue politique inclusif.

Le ministre Job Isima a « exhorté l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) à jouer son rôle d’opposition démocratique dans la sphère politique centrafricaine ».

Le ministre Job Isima, « en appelle à la vigilance du peuple centrafricain tout entier face à la campagne de la désinformation à l’esprit de division et de déstabilisation entretenu par cette frange de la classe politique ».

Il a pris à témoin l’opinion nationale, les institutions et les organisations sous régionales, régionales et internationale pour le non respect de l’une des dispositions importantes de l’accord global de paix qui prévoit le règlement des différends entre les signataires.

Il est à retenir qu’en convoquant le 1er août dernier, la session extraordinaire pour examiner les lois d’amnistie générale débouchant aux assises effectives du dialogue politique inclusif, l’APRD dans un communiqué de presse signé par son président Jean Jacques Démafouth, s’est retiré du processus du dialogue, à cause de cette « loi d’amnistie partielle ».

Tandis que, l’UFVN a qualifiant cette « loi de scélérate » et de « désolation » s’est également retiré de ce processus.

L’APRD avait décidé début août de suspendre sa participation au processus devant conduire à la tenue du dialogue politique inclusif, en appelant au Président Omar Bongo Ondimba « pour constater la volonté manifeste du gouvernement centrafricain de ne pas tenir ses engagements, et de convoquer toutes les parties des accords ».

Des accords avaient été signés entre le pouvoir et l’opposition les 9 mai 2008 et 21 juin dernier à Libreville, au Gabon, pour la tenue d’un dialogue politique inclusif.

Jeudi dernier le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, François Lonseny Fall, a appelé à une nouvelle médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba, pour aider la République centrafricaine à surmonter la crise politique actuelle qui empêche la tenue du dialogue politique inclusif, forum censé ramener une paix définitive dans le pays.


Ndlr Centrafrique-Presse : Le clan Bozizé ferait mieux de s’interroger sur les véritables raisons pour lesquelles tous les mouvements armés et l’UFVN ont interrompu leur participation au processus du dialogue en réaction aux projets de loi scélérats d’amnistie soumis aux députés. Bozizé n’est pas un homme qui tient parole. Aucun Centrafricain n’est dupe de ce que réellement Bozizé ne veut pas du dialogue politique inclusif et son objectif inavouable est de gagner du temps sur le chronogramme des présidentielles de 2010. Toute autre tentative d’explication  est vaine…

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 23:09




Par ALLAIN JULES, samedi 9 août 2008 à 22:33 Journal du Dimanche

On a appris le 04 août dernier que le gouvernement centrafricain, par l'entremise de son ministre d'Etat aux mines, à l'énergie et à l'hydraulique, Sylvain Ndoutingaï, et le groupe nucléaire français Areva ont signé un contrat pour l'exploitation d'un vaste gisement d'uranium situé à l'est de la République centrafricaine à Bakouma, ville située à 800 kilomètres de la capitale, Bangui.

Les deux parties auraient trouvé un accord après un très long bras de fer qui satisfait non seulement Areva, donc la France, mais aussi, la Centrafrique. Le ministre aurait même déclaré: "C'est un accord gagnant-gagnant car les droits de propriété de l'Etat centrafricain et son peuple ont été pris en compte par le fait que les Centrafricains seront employés dans la société. En plus la société Areva doit construire des centres de santé, des écoles, des routes et tenir compte de l'environnement de la région ".

Un an auparavant, au mois de juillet 2007, le groupe Areva avait racheté les droits d'exploitation du site de Bakouma à la société anglo-canadienne, UraMin. Un achat de façon tarabiscotée et obscure dans la mesure où, le contrat entre UraMin et le gouvernement centrafricain du président François Bozizé avait cessé.

A tort ou à raison, ces derniers dénoncèrent l'irrégularité de cette acquisition au détriment du peuple. Cette convention minière entre la société UraMin, signée en 2006 afin de mettre en valeur le gisement d’uranium de Bakouma, n'était qu'une vaste escroquerie, d'où la méfiance face à Areva.

Sentant le danger, Anne Lauvergeon, dirigeante du pôle nucléaire français Areva, fit donc appel au chevalier blanc, Nicolas Sarkozy. L'homme de la Realpolitik, voulant se refaire, ne peut que montrer ses biscotos en Afrique. Après avoir su que la France était une puissance parmi tant d'autres, notamment avec ses pérégrinations couronnées d'échec, il se vengea sur les Africains. Comme dans un péplum, bourré de testostérone, il a donc fait son show auprès du gouvernement centrafricain.

En décrochant son téléphone, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, aurait donc menacé son homologue centrafricain, François Bozizé, qui doit son pouvoir à la France. Or les réticences centrafricaines étaient justifiées. D'abord, que les populations locales puissent bénéficier de la manne, ensuite, que l'exploitation se fasse dans le respect des clauses contractuelles et dans la plus grande transparence. C'est une autre affaire.

Selon les clauses de cet accord, l'Etat centrafricain obtient 12% de la production commerciale de la société Areva sur le site de Bakouma, soit environ 200 à 300 millions de dollars US. Des miettes, si l'on en juge les bénéfices du groupe français. Parce que, il aurait promis de construire des écoles et des hôpitaux ? C'est le retour de plain-pied de la Françafrique, avec ses mensonges, ses exploitations, ses menaces et ses chantages. René Dumont, en 1966, avait bien écrit, L'Afrique noire est mal partie.

Si tout va bien, L'extraction de l'uranium commencera fin 2009 ou début 2010.

Source: AJM (sur les liens)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 22:45

 

 

"For the success of the National Inclusive Dialogue on Central African Republic's crisis, political forum should take place abroad. Libreville, capital of Gabon is well-indicated to welcome this forum. Even if  Omar Bongo is one who participated in the implementation of Bozize regime in Central Africa Republic. By this, citizens can judge and analyse its defaults and mistakes."

 

 

State of confusion. Country of contradiction. Uncertainty in governance and way to manage the policy of State. Soaring poverty remains severe and strong. Central African Republic is in loophole emphasised by instability. To be true, this country under Bozize regime could not convince their partners with trust. And the main legal problem is the following : what will be the legal effect of international contracts concluded by Bozize regime? Here resides the core of the Power of State. Here is the crux of Bozize regime efficiency.

 

As State in its modern sense is disappeared in Central African Republic ; Human Rights violation is obvious and notorious ; Bozize regime is based on terror and its members of family(nepotism), looting the wealth of the country ; Civil servants have not paid for many months,  pensions are not paid for many months or years ;  insecurity is recurrent over the country ; lack of infrastructures is growing ; corruption is rampant and constitutes a sacred profit for Bozize and its regime.

 

But, Bozize regime had concluded international contracts with foreign  State owned companies. Being clear, such situation is taken place in favor of opacicity,  coup d'Etat, turmoil, crises, dictatorship cannot bring enough guarantees to foreign  State owned companies if Bozize regime will collapse in the future. So, observing Bozize regime now, the first reaction is that : its duration is limited. It cannot last for long time. Politicians, members of civil society and elites bear in their mind the project to put end to Bozize regime. And when the change will be come, it is right for the new regime to discuss the terms of theses contracts.

 

Even if, international law through, the principle of Pact Sund Servanda opposes. The new regime should submit all these contracts to new conditions by arguing that Bozize regime was not in legitimacy. It had come on Power of the State by coup, collapsing the legal regime. Bozize regime is out of law. Those State owned companies which have contract with this regime are wrong. They have known the qualities of Bozize regime : dictatorship. They  could not use the argument of Bona Fides. So, they have consolidated the Bozize regime. They have  strengthened this regime. They have consolidated its power to obtain contracts, neglecting the interests of the country. 

 

The situation of Central African Republic gives evidence to change these contracts. Doing so, is respecting the rules of law, democracy and Human Rights. Putting contracts in discusion means that the new regime require democracy. It is a duty for foreign State owned companies to co-operate with regimes based on freedom. By the way they will promote democracy and the struggle against poverty. As globalisation imposes itself as the way to improve the standards of living through global economy, global finance and global policy, democracy must be shared  not only by rich countries but also by developing ones. It depends on rich countries to print examples by sustaining democratic regimes.

 

According to freedom and democracy, international contracts with Bozize regime should be reformulated after its fall. in ordre to balance the interests of  Central African Republic. Pact Sund Servanda is a principle, but dictatorship and lack of Bona Fides of foreign State owned companies in their relation with the country are two strong arguments to operate revision of internatonal contracts by the new regime. It is a new way to manage with democracy and freedom. Central African Republic asserts law. Central African thinks law. She is right to appreciate it so soon  This is the modernity in thoughts : the Freedom.

 

 

***********************************************************************

 

La confusion règne en Centrafrique. L'incertitude ronge les esprits. La peur qui tue. Et, la mort pour l'instant ne signifie rien. La Centrafrique est devenue un terreau de la pauvreté. Laquelle ne concerne pas les membres du régime de Bozizé. Evidemment, elle appartient aux laisser-pour-comptes. En plus l'instabilité accentuée se combine avec l'ambiguïté de ce qu'est le Pouvoir de l'Etat. Un  Pouvoir de l'Etat difficile à percevoir ou même à concevoir. Parce que l'Etat se confond au cercle familial de Bozizé. Ainsi le problème de droit qui se pose est de savoir quel sera le sort des contrats internationaux conclus par ce régime?  Ici réside le coeur du Pouvoir de l'Etat.

 

Certes, le régime Bozizé n'a pas convaincu. Il n'a ni  la confiance de ses partenaires étrangers, ni celle des centrafricains. Mais certains Etats  au travers leurs entreprises d'Etat concluent des contrats internationaux avec le régime Bozizé. Elles savent pertinemment que le régime Bozizé est issu d'un coup d'Etat. Que ce régime a destitué un président proprement élu au suffrage universel ; un démocrate, puis un Etat démocratique. Ces entreprises savent que le régime Bozizé est une dictature ; un régime qui méprise les Droits de l'Homme ; qui pille les richesses de la Centrafrique ; qui entretient la corruption et qui nourrit la violence. Elles savent que les agents et fonctionnaires de l'Etat traînent des mois d'arriérés de salaires. Les retraités de la fonction publique accusent des années, et des mois de non versement de pension. 

 

A dire vrai les contrats internationaux concluent par ces sociétés étrangères doivent subir une révision dès l'effondrement du régime Bozizé. Ces contrats n'ont pas pris en compte les intérêts de la Centrafrique. Ces contrats sont conclus dans des circonstances opaques mettant ainsi en péril les intérêts de la Centrafrique. En réalité ces contrats profitent au régime Bozizé et non à la Centrafrique  Le principe Pact Sund Servanda ne peut pas être appliqué à leur endroit parce qu'elles ne sont pas de Bonne Foi. Elles ont contribué à la manifestation de la dictature en Centrafrique. Elles ont consolidé le régime de Bozizé. En mettant en cause le principe Pact Sund Servanda, dans le cas de la Centrafrique ; c'est une affirmation de prendre désormais en compte  le respect de l'Etat de Droit, la démocratie, les Droits de l'Homme, les libertés dans les relations des affaires.

 

Il appartient à ces sociétés étrangères de promouvoir les valeurs de l'Etat de Droit en Centrafrique.  Elles ont beaucoup à gagner en soutenant la démocratie. La liberté est un facteur très important dans le développement du commerce. La modernité ne s'accorde pas avec la dictature. Elle s'accorde avec la démocratie et la liberté. Et la Centrafrique s'inscrit dans ces valeurs. La remise en cause de ces contrats internationaux dans le futur sous un nouveau régime n'est pas contraire au principe "Pact Sund Servanda".

 

Ce principe exige la Bonne Foi. Elle fait défaut chez certains partenaires internationaux de la Centrafrique. La Centrafrique, en adoptant cette voie revendique l'équité ; la volonté d'assurer l'équilibre de l'économie de ses contrats. C’est dire que les contrats internationaux aujourd'hui conclus par le régime Bozizé sont aléatoires et dépourvus de toutes garanties parce qu'ils sont conclus en la faveur de la dictature. Par conséquent, ils seront réexaminés après le départ de ce régime. La Centrafrique dit le droit. Elle pense le droit. Elle a raison de s'y prendre si tôt. C'est cela la modernité dans les pensées : la Liberté. 

 

Joseph Nestor Ouamba-Patas

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Centrafrique-Presse.com
9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 22:29




par Noël Kodia

le 8 août 2008 -


Ce qui vient se passer en Mauritanie où les militaires se sont emparés du pouvoir en prenant en otage le président élu démocratiquement il y a une année, son Premier ministre et son ministre de l’Intérieur, nous pousse à réfléchir sur les difficultés qui s’imposent à la jeune démocratie africaine à s’installer sur le continent. En destituant le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le général Mohamed Ould Abdel Aziz est allé contre la légalité constitutionnelle quelles que soient les raisons évoquées. Il vient de donner un coup de frein à la jeune démocratie mauritanienne consécutive aux premières élections pluripartistes.

Les militaires africains ont commencé à s’intéresser au pouvoir politique quelques années après les indépendances, profitant des systèmes de parti unique qui étaient à la mode dans presque tous les pays. Et des assassinats politiques ont souvent accompagné ces coups de force militaires. Aujourd’hui, avec la démocratie pluraliste qui s’efforce à s’installer sur le continent après la chute du mur de Berlin, beaucoup de pays ont rompu avec cette méthode de prise du pouvoir. A cela, il faut ajouter l’intransigeance de l’Union africaine et l’Union européenne qui ont décidé de ne plus reconnaître les régimes qui se fonderaient sur un coup d’Etat. Aujourd’hui, en renversant le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi élu démocratiquement et dans l’exercice de ses fonctions, les militaires mauritaniens viennent de se faire montrer du doigt par l’Union africaine et l’opinion internationale qui ont condamné ce coup de force.

Les armées dans nos pays africains devraient comprendre que la démocratie qui s’est installée sur fond d’élections plus ou moins acceptées par leur peuple et l’Union africaine révèle des principes qu’il faut respecter. Dans un pays qui a accepté l’avènement de la démocratie, il y a des garde-fous à respecter comme la Constitution, l’Assemblée et les partis de l’opposition qui doivent interpeller le président et non l’armée. On comprend que la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase a été les changements perpétrés par la présidence au sein de l’armée, d’où le mécontentement de certains officiers. Nos Constitutions ne précisent-elles pas que le président de la République est le chef suprême des armées ? En procédant à un remaniement et non à une dégradation dans les forces armées de son pays, il n’a fait que respecter la Constitution. L’armée n’aurait pas du agir de la sorte mais demander à l’Assemblée de faire son travail en mettant par exemple le président en minorité si elle estimait que celui-ci se comportait mal.

La majorité des Constitutions africaines étant calquées sur le modèle colonial, les Mauritaniens se trouveraient dans une situation où l’opposition serait au pouvoir en cohabitant avec le président. Et le simple changement de majorité ne devait pas entraîner un chambardement susceptible de remettre en cause la démocratie sortie des urnes.

La situation de la Mauritanie doit interpeller toutes les démocraties africaines. En s’ingérant dans les affaires politiques de leur pays, les militaires mauritaniens ont affaibli l’installation de la démocratie dans leur pays malgré la survie du pluralisme. Certes, un président de la République ne peut pas être sans défauts car c’est un homme avant tout. Mais la République impose à tout citoyen des garde- fous comme le respect de la Constitution et le travail des députés, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, pour procéder à des changements au sein de la direction nationale quand ceux-ci s’imposent. Dans chaque Constitution, il y a des articles qui permettent à l’Assemblée et au gouvernement de rappeler à l’ordre le magistrat suprême quand celui-ci se trouve en déphasage avec la Constitution.

En procédant à un coup d’Etat, même s’il a été pacifique car sans effusion de sang, les militaires mauritaniens n’ont pas permis à l’Assemblée et au gouvernement de leur pays de mettre en pratique la Constitution qui ne tolère pas la destitution d’un président élu démocratiquement par un coup de force. Les militaires sur le continent doivent se faire violence pour laisser les acteurs politiques et la société civile s’occuper de la gestion de l’Etat en essayant bon an mal an de pratiquer la bonne gouvernance imposée par la Constitution du pays. Les Mauritaniens qui ont donné un bel exemple de démocratie en se donnant un président sorti des urnes il y a un an, voient leur élan démocratique freiné par les militaires. Ces derniers n’ont pas voulu laisser leur peuple régler les problèmes de la nation par l’intermédiaire de la mise en oeuvre de la Constitution. Et ce manquement des militaires mauritaniens risque de faire tache d’huile et jurisprudence dans les autres pays du continent quand le magistrat suprême aurait des démêlés avec les militaires.

Avec les derniers événements qui ont secoué le continent, force nous est de constater que la démocratie a de la peine à s’installer en Afrique et que l’Union africaine a encore du pain sur la planche. Et quand les forces de l’ordre commencent à faire sortir des matraques et des grenades lacrymogènes pour empêcher certaines manifestations pacifiques comme le permet la Constitution, il y a lieu de s’inquiéter ; l’expérience a montré en Afrique que l’on sait comment commencent les troubles politiques mais pas comment ils se terminent, surtout quand les militaires y sont à l’origine. Le coup d’Etat en Mauritanie, une affaire à suivre par les démocrates du continent…


Le Dr. Noël Kodia est essayiste et critique littéraire.

Auteur :  Noêl  KODIA

Publication :  09  août  2008

Source :  http://www.unmondelibre.org

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 23:14





Face à une démocratie menacée par un coup de force et la séquestration d’un chef d’Etat dont l’élection en 2007 avait été saluée par l’ensemble de la communauté internationale, la réaction de la communauté internationale, prompte à défendre les principes et idéaux démocratiques, se fait assez timide.


Le peuple mauritanien est-il en train de vivre, impuissamment, le viol de sa démocratie ? Une seule certitude : son système démocratique vient de faire un grand bond en arrière.

Scénario jusque là impensable pour un pays cité comme un exemple de démocratie en Afrique, le Chef de l’Etat de Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président démocratiquement élu depuis l’indépendance du pays en 1960, a été arrêté mercredi à Nouakchott par le chef de sa garde, le général Ould Abdel Aziz qui le séquestre actuellement.

COMMENT  EN  EST-ON  ARRIVE  LA ?


Principale raison actuellement évoquée pour expliquer ce coup de force d’un autre temps contre les institutions démocratique de la Mauritanie : le chef de l’Etat mauritanien aurait eu le malheur d’oser limoger son chef d’état-major particulier et commandant de la garde
présidentielle, le général Ould Abdel Aziz.


En effet, trois généraux et un colonel ont été limogés mercredi matin par un décret présidentiel. Ces changements ont notamment touché le général de brigade Mohamed Ould Abdel Aziz, chef d’état major particulier du président de la République, remplacé par le colonel Mohamed Ahmed Ould Ismail. Le général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, chef d’état major national, remplacé à ce poste par le colonel Abderrahmane Ould Boubacar, le général Félix Négri, chef d’état major de la garde nationale remplacé par son adjoint, le colonel Mesgharou Ould Sidi. Le colonel Ahmed Ould Bekrine, chef d’état major de la gendarmerie lui aussi été remplacé par son adjoint, le colonel Ahmed Ould Mohamed El Kory.
Les officiers limogés appartiennent au puissant "Conseil militaire pour la justice et la démocratie" (CMJD), créé au lendemain du coup d’Etat militaire du 3 août 2005, qui avait renversé le président Ould Taya, au pouvoir pendant 21 ans. Selon une source proche du gouvernement, le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi aurait prit la décision d’évincer le général Abdel Aziz après avoir eu connaissance d’informations selon lesquelles son chef d’état-major particulier était derrière la fronde parlementaire qui animait la vie politique intérieure depuis quelques semaines.


Le porte-parole des parlementaires "frondeurs", Sidi Mohamed Ould Maham, a d’ailleurs, sitôt après le coup d’Etat, apporté son soutien aux putschistes et à leur chef et appelé "tous les citoyens" à participer jeudi matin à Nouakchott à "une marche de soutien" au "mouvement correctif".


RECHERCHE  D’UNE  LEGITIMITE  POLITIQUE :


Après s’être imposé comme le chef des putschistes, le général Abdel Aziz, 52 ans, essaye de donner un cadre politique légitime à son action avec l’organisation de son équipe autour d’un "Haut Conseil d’Etat" créé en toute hâte.


Dans une brève déclaration lue à la télévision d’Etat, les putschistes annoncent la mise en place du "Conseil d’Etat" sans fournir d’autres détails.


Dans un deuxième communiqué mercredi soir, le Haut Conseil d’Etat annonce avoir mis fin aux pouvoirs du président de la République, et prendre "les dispositions qui s’imposent" en vue de garantir la continuité de l’Etat jusqu’à une élection présidentielle permettant de
relancer le processus démocratique.


Le Haut Conseil d’Etat est présidé par le général Mohamed Ould Abdel Aziz et a pour membres les généraux : Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed et Félix Negri, les colonels Ahmed Ould Bekrine, Mohamed Ould Cheikh Ould El Hadi, Ghoulam Ould Mahmoud, Mohamed Ould Meguett, Mohamed Ould Mohamed Znagui, Dia Adama Oumar, Hanenna Ould Sidi, Ahmedou Bomba Ould Baya.


Son premier appui politique viendra d’un groupe d’élus parlementaires qui, dans un communiqué relayée par l’AMI, invite "le peuple mauritanien à se regrouper autour de l’institution parlementaire et des forces politiques vives visant le changement et la préservation de l’ordre public", se déclarant "désolés de la situation à laquelle a
abouti le pays du fait de la politique à l’improviste" menée par le président déchu.

Alors que le parti du président renversé, le PNDD rejette "totalement ce retour à l’ère des coups d’Etat", le principal parti de l’opposition, le Rassemblement des forces pour la démocratie (RFD), déclare, avoir "compris" le coup de force des militaires.



OFFENSIVE  DIPLOMATIQUE  DE  CHARME :


Sur le plan diplomatique, le nouveau Haut Conseil d’Etat vient de lancer une offensive diplomatique de charme en vue de se faire reconnaître par la communauté internationale. A la clé de cette démarche, plusieurs promesses dont celle d’organiser le plus rapidement possible une nouvelle élection présidentielle « libre et transparente », de lutter efficacement contre le terrorisme, ou encore de respecter tous les traités internationaux et les conventions
auxquels a souscrit la Mauritanie…


Face à une démocratie menacée par un coup de force et la séquestration d’un chef d’Etat dont l’élection en 2007 avait été saluée par l’ensemble de la communauté internationale, la réaction de la communauté internationale, prompte à défendre les principes et idéaux démocratiques, se fait assez timide.


C’est la Commission européenne (... et non l’Union africaine) qui va, en premier, condamner le coup d’Etat militaire. Dans une déclaration publiée mercredi par la CE, le commissaire Louis Michel va exprimer son souhait que le président et le premier ministre mauritaniens
retrouvent rapidement leur liberté et leurs fonctions, la transition démocratique en Mauritanie ayant financièrement coûtée chère à l’UE.


La présidence de l’UE, actuellement exercée par Nicolas Sarkozy, fera quant à elle part de sa "plus ferme condamnation du coup de force...".


L’Union africaine prend le relais par la suite, condamne le coup d’Etat, demande "le rétablissement de la légalité constitutionnelle" et annonce qu’elle enverra un émissaire à Nouakchott cette semaine.


Le colonel Kadhafi, président en exercice de l’Union du Maghreb arabe (UMA), va se déclarer "préoccupé" par la situation et charger le secrétaire général de l’union maghrébine, le Tunisien Habib Ben Yahya, de se rendre à Nouakchott pour suivre la situation.

Aux Etats-Unis, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, va aller dans le même sens que le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki- moon, qui regrette "profondément" le coup d’Etat militaire.

A Paris, capitale de l’ancienne puissance coloniale, la réaction reste mitigée. Le ministère français des Affaires étrangères déclare suivre la situation "avec la plus grande attention" sans une condamnation explicite ferme du coup d’Etat.


COMPOSITION  DU  « HAUT  CONSEIL  D’ETAT »  PAR  LES  PUTCSHISTES :

Le Haut Conseil d’Etat, créé mercredi sitôt après le coup d’Etat sans effusion de sang en Mauritanie, a annoncé, dans son deuxième communiqué rendu public mercredi soir, avoir mis fin aux pouvoirs du président de la République, investi le 19 avril 2007. Il "prendra les
dispositions qui s’imposent" en vue de garantir la continuité de l’Etat.



Ce Haut Conseil d’Etat, issu des Forces armées et de sécurité, est composé comme suit :

- Président : Général Mohamed Ould Abdel Aziz ;

Membres :
  Général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed ;
  Général Félix Negri ;
  Colonel Ahmed Ould Bekrine ;
  Colonel Mohamed Ould Cheikh Ould El Hadi ;
  Colonel Ghoulam Ould Mahmoud ;
  Colonel Mohamed Ould Meguett ;
  Colonel Mohamed Ould Mohamed Znagui ;
  Colonel Dia Adama Oumar ;
  Colonel Hanenna Ould Sidi ;
  Colonel Ahmedou Bomba Ould Baya

Le Haut Conseil d’Etat déclare par ailleurs qu’il supervisera, en concertation avec les institutions, la classe politique et la société civile, la conduite d’une élection présidentielle permettant de relancer le processus démocratique et de le refondre sur des bases pérennes.

Ces élections seront organisées dans une période "la plus courte possible", seront "libres" et "transparentes" et "permettront, pour l’avenir, un fonctionnement continu et harmonieux de l’ensemble des pouvoirs constitutionnels".

Source :  L’internationalmagazine.com  08  août  2008

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 23:06



APA Bangui 2008-08-08 (Centrafrique) Le taux de prévalence du SIDA est en perpétuelle croissance dans les milieux militaires en Centrafrique, selon le coordonnateur au comité militaire de lutte contre le VIH/SIDA, le capitaine Grépayo.

«Le danger est à prendre au sérieux car l’armée constitue le maillon de la sécurité et de paix de tout pays. D’où la nécessité pour les hommes qui la composent d’être en parfaite santé», a déclaré le capitaine Grépayo, à l’ouverture, vendredi à Bangui, d’un atelier de formation de cinq jours sur les techniques de prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) et du VIH/SIDA.

Sur 3500 militaires centrafricains dépistés par le comité militaire de lutte contre le SIDA ces six derniers mois, le taux de prévalence est de 18% chez les hommes et 34% pour chez les femmes, a ajouté le coordonnateur au comité militaire de lutte contre le VIH/SIDA.

Les ministères de la défense nationale, des finances publiques et de l’éducation nationale sont les plus touchés par la pandémie du SIDA avec un taux de prévalence qui varie entre 27 à 38%, selon les données du ministère de la santé publique.

Avec un taux de prévalence national de 15,5%, la Centrafrique occupe le 1er rang des pays les plus touchés par la pandémie en Afrique centrale et le 10ème rang mondial.

L’atelier de formation sur les techniques de prévention des IST et du VIH/SIDA. a été organisé par le ministère de la défense, en partenariat avec celui de la santé au profit de 50 cadres des Forces armées centrafricaines (FACA) en poste dans les régions militaires de l’intérieur du pays.

Ces cadres auront la tâche de sensibiliser leurs éléments, dans leurs localités respectives, sur la prévention aux IST et à l’infection VIH/SIDA.

Le mois dernier, 50 cadres et officiers des FACA avaient bénéficié d’une formation similaire dans la capitale centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 23:04




(Agence Centrafrique Presse 08/08/2008) - Le ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation Nationale, M. Cyriaque Gonda, a réceptionné, mercredi 6 Août 2008, à Bangui, un don de fournitures de bureau remis par l'ambassadeur de Chine à Bangui, M. Shi Hu.

Ce don est constitué de deux (2) climatiseurs, deux (2) ordinateurs, deux (2) imprimantes, deux (2) téléviseurs et un photocopieur.

 Ce don témoigne bien la volonté de la République Populaire de Chine d'accompagner les autorités dans leurs actions pour le retour de la paix et de la stabilité durable en Centrafrique.

Selon le diplomate chinois, le gouvernement de son pays apprécie hautement les « efforts inlassables déployés par le Président de la République et les différents partis politiques centrafricains dans le cadre de la réalisation de la réconciliation et de la reconstruction national »

M. Shi Hu a souhaité que « les participants au dialogue politique inclusif profitent de cette occasion pour privilégier les intérêts d'Etat, collaborer en toute sincérité, chercher les points communs, laisser de côté les divergences, regarder vers l'avenir, chercher par tous les moyens pour que le dialogue soit couronné de succès afin de jeter une base solide en faveur de la paix, de la stabilité et du développement durable dans tout le pays.

En réponse à l'ambassadeur de Chine, M. Cyriaque Gonda s'est réjoui de ce don que la chine vient d'octroyer à la République centrafricaine et qui permettra le retour définitif de la paix dans le pays.

 Il convient de rappeler que le don de la Chine au comité d'organisation du Dialogue Politique Inclusif intervient 15 jours après un important don au gouvernement composé de 2 voitures, 100 ordinateurs, 50 ordinateurs portables, 50 imprimantes laser, 20 scanneurs, 100 onduleurs, 301 appareils fax téléphones, 500 ensembles de corps sarcleurs, 10 climatiseurs, 4 photocopieurs numériques, 5 postes téléviseurs écran LCD ainsi que des machettes, pioches et pelles.

« Le gouvernement chinois attache une grande importance au développement des rapports d'amitié et de coopération sino-centrafricaine et soutient activement les efforts déployés par le gouvernement centrafricain dans le cadre de la reconstruction et du développement économique en accordant dans la mesure du possible à maintes reprises des dons sans aucune condition politique préalable », avait affirmé M. Shi Hu lors de la remise de ce lot de matériels au gouvernement centrafricain.

 

© Copyright Agence Centrafrique Presse

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Il est fort étonnant que dans tous les « dons » à la RCA que fait assez régulièrement cet ambassadeur de Chine au nom de son pays, figurent toujours dans la liste, des climatiseurs, des téléviseurs, dont certains en LCD etc…A qui bénéficient réellement et en définitive les « dons » de cette nature ? En quoi ce type de « dons » fait-il avancer la cause du dialogue inclusif que par ailleurs Cyriaque Gonda et son patron Bozizé s’emploient méthodiquement à torpiller ? Il est fort à craindre que les climatiseurs et autres téléviseurs plasma ne servent en réalité et tout simplement à orner les bureaux de certains ministres en mal de confort. Leurs caprices ne doivent pas être confondus aux intérêts du pays et leur mendicité ne doit pas être systématiquement  dirigée vers la Chine et son ambassadeur à Bangui.

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 17:33

 




APA Bangui 2008-08-08 (Centrafrique) L’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a accusé, vendredi, le gouvernement centrafricain d’avoir provoqué des accrochages dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, zone contrôlée par les rebelles, à la frontière avec le Cameroun, dans un communiqué de presse rendu public à Bangui.

Le porte-parole de l’APRD, le colonel Laurent Djim Wei, a indiqué que ces accrochages ont fait deux morts et quatre blessés du côté des Forces armées centrafricaines (FACA), alors que les rebelles ont enregistré des pertes en matériel, notamment un téléphone satellitaire.

Le colonel Djim Wei a dénoncé le comportement du gouvernement en violation des accords de paix et du cessez-le-feu signés à Libreville en mai dernier ainsi que de l’accord global de paix également conclu dans la capitale gabonaise le 21 juin. Pour lui, le gouvernement opte pour la guerre et non la paix.

Déjà le 18 juillet dernier, le colonel Djim Wei avait dénoncé les provocations des FACA et de la garde républicaine contre les bases de l’APRD qui, le 1er août dernier, a annoncé son retrait du processus en cours en vue de la tenue du dialogue politique inclusif, en protestation contre les manœuvres du gouvernement pour l’écarter du comité d’organisation de ce forum.

L’APRD accuse aussi le gouvernement d’abuser de sa confiance et de vouloir profiter des accords signés pour «amnistier des faits dont lui seul a connaissance, qui n’ont jamais été exposés au public et dont le parquet n’a jamais été saisis».

 

 

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 00:27



 

Les grecs de l’antiquité ne se doutaient  certainement pas un instant  que les jeux qu’ils avaient fini par instaurer et qui au départ sont de simples compétitions athlétiques, hippiques et de lutte organisés  entre  cérémonies religieuses et sacrifices  pour honorer  leur dieu ZEUS, allaient traverser bien des siècles, après plusieurs  transformations à travers civilisations et courants de pensées.

 

De la sacralité grecque à l’universalité.

 

Désormais la sacralité grecque a fait place au fil du temps à l’esprit universel que l’historien et pédagogue Pierre de Frédy connu sous le nom du baron de Coubertin a su insuffler à l’esprit de ces jeux pour ainsi les moderniser avec le célèbre « l’essentiel, c’est de participer ». Athènes n’est plus l’unique citée où l’on pouvait organiser ces jeux et en exclure les barbares et autres métèques. De nos jours, on assiste à la participation de populations diverses aux mœurs variés. Nul doute que l’esprit originel et divin des jeux est ici respecté, cependant avec quelques évolutions. Désormais, Zeus, Confucius, Mohamed, N’gakola, les dieux bantous, Bouddha, Jésus… sont honorés en même temps à travers la participation des athlètes. 

 

Des  jeux aux enjeux politiques

 

Au-delà de cette maxime bienveillante du jeu pour le jeu  se cache souvent des enjeux politico économique insoupçonnable. Ainsi en 1894, lors du congrès olympique   et sous l’influence de l’esprit des philosophes des lumières axé sur la volonté de redécouvrir la Grèce antique, les congressistes ont décidé de se réunir sous le signe d’un idéal internationaliste afin d’occulter  l’exacerbation ambiante des nationalismes qui n’ont cessé de gêner l’organisation des jeux.

 Tout comme quelques années auparavant, la naissance de l’état grec en 1830 après une guerre d’indépendance meurtrière qui a marqué l’histoire dans un rapport difficile et conflictuel avec l’empire ottoman. C’est ainsi que pour les nationalistes grecs, le premier jeu olympique de l’ère moderne était conçu uniquement pour renforcer les liens avec l’Europe occidentale.

L’influence d’un  autre conflit vient également souffler sur la bonne organisation des jeux. Il s’agit des conséquences de la guerre de 1870 franco-allemande  qui a vue l’Allemagne  se refusant de garantir sa participation jusqu’en 1894  et ne revient qu’aux jeux de 1896.  

En ce qui concerne les jeux de 1916, puis  ceux de 1940 et 1944, ils ont été simplement annulés pour  des raisons de guerre. Après la deuxième guerre mondiale des manifestations  politiques sont organisées ou  des mouvements essais d’influencer  voir  de récupérer   l’organisation de ces jeux. C’est ainsi qu’en 1968,1972 et 1976 de nombreux pays africains ont boycotté les Jeux afin de protester contre le régime de l'apartheid instauré en Afrique du sud. On retiendra  pour mémoire qu’en cette année  1972 lors des Jeux olympiques de Munich, un commando de terroristes palestiniens ont prit en otage onze membres de la délégation israélienne dans le village olympique. La police allemande a rétabli l'ordre au prix d'un massacre qui marquera les esprits.

Quand aux jeux de 2008 organisés à Beijing, ils  ont  déjà fait l’objet de plusieurs controverses, manifestations, menaces et déclarations politiques contre le pays organisateur.

Des jeux aux enjeux économiques

Les enjeux sont également de plus en plus d’ordre  économique avec des  retombées touristiques,  en infrastructures et équipements sportifs, en ouvrages de génie civil, en parc  hôtelier pour les villes organisatrices. Toutes ces retombées en matière économique incitent plusieurs villes à être candidates pour les prochaines échéances donc à se livrer une autre compétition avec des moyens quelques fois inavouables comme la corruption, tant les enjeux sont colossaux.  

Selon les experts les jeux organisés à Beijing  semblent être le plus grand succès commercial de l’histoire des jeux olympiques. Les commanditaires ont déjà dépensé des sommes astronomiques, environ 67 milliards dollars investis seulement dans la construction des sites olympiques. Volkswagen, Adidas et Johnson & Johnson dépensent de très gros montants. Certains contrats  dépassent un montant de 100 millions dollars.

Le groupe Caterpillar  par exemple a enregistré une très forte demande d’équipements, parmi lesquels son excavateur hydraulique, utilisé à la construction de l’Aquacube, le bassin olympique officiel.

 Hohhot, une petite ville de la Région autonome Mongole de la Chine, qui, d’ailleurs n’héberge aucun événement sportif, bénéficie d’un nouvel aéroport dont les coûts s’élèvent à 70 millions dollars et une autoroute qui la lie au Beijing. La mesure a été prise pour le cas où le mauvais temps rendrait plus difficile le trafic sur l’aéroport de Beijing. Environ 1,3 milliard de touristes sont annoncés à Beijing à l’occasion de ces jeux.

Pour sauver les jeux olympiques

Nous voyons bien que les jeux olympiques ne sont devenus aujourd’hui que des prétextes pour couvrir les véritables enjeux qui sont politique et économique. C’est pourquoi ces jeux pour retrouver leur esprit originel et la splendeur d’autrefois, ne doivent t-ils pas être organisés alternativement tous les quatre ans à Athènes d’où ils sont nés et sur un ou plusieurs sites en Afrique  parce  que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Cela éviterait que les jeux olympiques ne soient confisqués.  

 



            Franck SARAGBA

 

 

 

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