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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 22:59

 

 

 

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journaldebangui.com - 15/05/2011

Ce montant aidera les populations rurales pauvres de Bouar, Baoro, Yaloké et Bouca dépouillées de leurs biens suite à de nombreuses années de conflit

 

L’annonce a été faite par le Fonds international de développement agricole (FIDA). L’organisme de développement rural des Nations Unies vient ainsi d’accorder un prêt de 5,44 millions d'USD et un don de 5,44 millions d’USD à la République centrafricaine. Ce montant contribuera à l’amélioration des conditions de vie et des moyens d'existence des populations rurales pauvres de Bouar, Baoro, Yaloké et Bouca dépouillées de leurs biens suite à de nombreuses années de conflit. L'accord de prêt et de don pour le projet de relance des cultures vivrières et du petit élevage a été signé à Rome par Sylvain Maliko, Ministre d’État au plan et à l’économie et Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA. Après des années de conflit, l’infrastructure et les services publics, notamment en zone rurale ont été sérieusement endommagés. Cependant, la situation de sécurité s’améliorant progressivement, les ménages ruraux pauvres retournent chez eux pour reconstruire leur vie. Faute de moyens de production suffisants, ces familles subviennent à peine à leurs besoins alimentaires et ne peuvent produire de produits vivriers en excédent pour la commercialisation.

Ce financement du FIDA vient appuyer les objectifs du gouvernement qui sont d’aider au développement et à la diversification de l’économie nationale, de favoriser un accroissement durable des productions végétale et animale, et de renforcer la capacité des organismes publics et des opérateurs privés à fournir des services dont ont besoin les ruraux pauvres. Le projet financé par le FIDA contribuera à améliorer la sécurité alimentaire et à augmenter les revenus des producteurs ruraux pauvres de la zone retenue, à savoir les quatre sous-préfectures de Bouar, Baoro, Yaloké et Bouca dans les savanes occidentales du pays. Pour ce faire, le projet renforcera les capacités des organisations des producteurs afin qu’elles puissent rendre d’une façon efficace et durable les services requis à leurs membres, accroître la production et développer la commercialisation des cultures vivrières et du petit élevage de la zone.

Le projet atteindra directement près de 10 500 ménages de petits agriculteurs et éleveurs exposés à l’insécurité alimentaire. Une attention toute particulière sera accordée aux femmes et aux jeunes qui malgré leur dynamisme n’ont que peu d’activités productrices, faute de moyens. Avec ce nouveau projet, le FIDA en est à la septième opération financée en République centrafricaine, pour un investissement total d’environ 132 millions de dollars E.U. ayant bénéficié à plus de 46 243 ménages

A propos du FIDA

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) œuvre aux côtés des populations rurales pauvres afin de leur permettre de cultiver et de vendre davantage de produits vivriers, d’accroître leurs revenus et de déterminer le cap de leur propre existence. Depuis 1978, le FIDA a investi plus de 12,5 milliards d’USD sous forme de dons et de prêts à faible taux d’intérêt octroyés à des pays en développement, permettant ainsi à quelque 370 millions de personnes de se libérer par elles-mêmes de la pauvreté. Le FIDA est une institution financière internationale et une agence spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Rome – la plateforme alimentaire et agricole des Nations Unies. Il représente un partenariat unique, regroupant 166 membres, entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), d’autres pays en développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

 

NDLR : Comme toujours, la vraie question qui se pose est de savoir si ces aides parviennent réellement aux populations ciblées qui doivent en bénéficier ou si elles ne vont pas être détournées en chemin par divers réseaux mafieux de prédateurs corrompus du régime en place.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 22:51

 

 

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Ai- Rca- Samedi, 14 Mai 2011 10:28 - Le Président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Sammy Mackfoy, a présidé le 13 mai au Centre Culturel Bé-Oko à Bangui la cérémonie de signature de la convention  d’installation et d’exploitation d’une station de télévision analogique privée et la remise d’autorisation de fréquence de la Télévision Chrétienne Bé-Oko (TVCB) à l’Ong Ambassade Chrétienne.  

C’était en présence des trois membres du gouvernement. Il s’agissait entre autres des ministres de la Coopération internationale Dorothée Malenzapa, de la justice de moralisation Firmin Féindiro et de la communication Alfred Tainga Poloko, ainsi que le  représentant du ministre délégué à la défense le Colonel Syla.

Dans la présentation du dossier de la TVCB, faite par le Haut Conseiller Mangamba,  un accent particulier a été mis sur  les aspects techniques de la future télévision qui, disposant d’un émetteur d’un kilowatt, diffusera ces programmes en onde hertzienne sur le canal 23 de la Bande UHF sur 487,25 Mégahertz fréquences porteuses de vidéo  et sur 493,75 Mégahertz fréquence porteuse de son.

Selon ce même dossier, les programmes de la TVCB commenceront à, partir de 12H et se termineront à 21H50 heures locales soit 10 heures d’émissions de programme par jour avec au début un personnel au nombre de 15 qui serait augmenté progressivement jusqu’à 35 en 2015.

« Les émissions produites localement comprennent essentiellement les émissions de télévision d’expression chrétienne et d’information, des magazines économiques, éducatifs, culturels, sportifs de service ou de découvert. Un journal d’information quotidienne de 5 minutes minimum consacré  à l’actualité nationale et internationale »,  précise le dossier.

Le directeur général de la TVCB, le Pasteur Josué Binoua, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a dans son mot de bienvenue, tout d’abord rendu grâce au Dieu Créateur qui a exaucé la prière des Centrafricains et remercié le président de la république pour son appui multiforme pour la concrétisation de ce projet.

« En initiant ce projet, l’ambassade chrétienne pour sa part compte faire de cet outil un moyen d’éducation, de sensibilisation et de mobilisation en faveur des bonnes mœurs, les bonnes mœurs de la paix, du progrès social, du développement économique et social environnemental, culturel de la République Centrafricaine » a expliqué le directeur général

Pour le promoteur de cette télévision, la TVCB, après la Télévision Centrafricaine (TVCA), accompagnera la RCA dans sa marche  en avant dans la consolidation de la démocratie.

Il a par ailleurs lancé un appel pour un levé de fonds à hauteur de 65 millions de francs CFA pour la mise en route d’ici trois mois de la TVCB, parce que l’étude de faisabilité exige ces fonds en plus de bâtiments que dispose déjà l’Ong Ambassade Chrétienne.

« Lorsque le  HCC accorde une autorisation, il nous est imparti dans le cahier de charge trois mois pour réaliser le projet » a-t-il fait savoir.

Appel qui a eu un écho favorable puisque le Ministre de la Communication Alfred Poloko a accepté de donner comme sa propre contribution  65 mille francs CFA.

En réponse au directeur général de la TVCB, le Président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Sammy Mackfoy s’est dit très touché de la patience dont a fait montre M Josué Binoua depuis qu’il a introduit son dossier pour le projet de lancer une chaîne de télévision privée chrétienne.

« En plus de l’œuvre gigantesque que vous conduisez avec succès à travers l’Ong Ambassade Chrétienne, vous venez aujourd’hui d’ajouter un chapitre merveilleux qui portera très haut votre contribution au développement de notre pays »,  a déclaré M Mackfoy avant d’inviter les autres compatriotes à suivre l’exemple du Pasteur Binoua.

Le Président du HCC, espère voir, la TVCB, à l’instar des autres comme LMTV, TF1 France, en plus des informations générales,  offrir les dimanches des belles séquences de culte religieux.

« La naissance de la TVCB est un instrument pour les Chrétiens de Centrafrique. La naissance de TVCB est l’un des outils nécessaires pour permettre la moralisation de nos mœurs sur toute l’étendue du territoire »,  a témoigné le Ministre de la Justice et de la Moralisation Firmin Féindiro, interrogé par l’agence Ai.

Il est revenu sur l’appel lancé par le promoteur de la TVCB pour qui  « celui ou celle qui va répondre à l’appel du directeur général Josué Binoua, pour donner sa contribution, participera aussi à la recherche des  âmes pour le Seigneur ».

Pour le Ministre Féindiro, la TVCB est un puissant instrument pour la moralisation de l’administration, la conscientisation de la population et la sensibilisation sur la justice à tous les niveaux où se trouvent les Centrafricains.

De sources  gouvernementales, le dossier pour une autorisation relative à un projet de télévision chrétienne privée a été introduit auprès du Haut Conseil de la Communication depuis le 18 mai 2008 par l’Ong Ambassade Chrétienne.

Kabongo, Ai Bangui

 

La Centrafrique, un pays qui subit le contrecoup des crises régionales

 

Source : www.radiovaticana.org

 14/05/2011 18.09.19 - La République centrafricaine semble survivre entre le Tchad et le Soudan. Le Soudan a décidé de sa partition entre le nord et le sud le 9 janvier dernier. Cela a donné lieu à des combats préalables entre les deux parties. Au Tchad, la guerre est lancinante et continue. Sœur Joséphine Gueyazouia, directrice de l’œuvre Pontificale Missionnaire en République centrafricaine, est venue à Rome pour participer à l’assemblée annuelle des œuvres pontificales missionnaires. Interrogé par Marie-Agnès Georges, elle témoigne de l’impact des conflits régionaux sur son pays.

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 01:07

 

 

 

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soi-disant colonel Jean Francis Bozizé

 

 
DAKAR – 13 mai 2011 – Une première partie des armes achetées en Ukraine par Francis Bozizé serait arrivée en début de semaine au port de Dakar avant d’être acheminée à Bangui via Douala, a-t-on appris vendredi d’une source crédible.  À l’en croire, la cargaison quitterait (conditionnel) Dakar en début de semaine prochaine pour Douala (Cameroun) d’où elle sera transportée par la route jusqu’à Bangui.

Toujours d’après la source, ces armes auraient été achetées en Ukraine par Francis Bozizé qui a fait plusieurs allers et retours ces derniers temps entre Bangui-Paris-Kiev.

Jointes au téléphone à Dakar, les autorités portuaires du Sénégal n’étaient pas en mesure de donner plus de précision. Toutefois, elles n’excluent pas que des cargaisons destinées à la Centrafrique se trouvent actuellement au port de Dakar.

La récente visite du président sénégalais à Bangui n’est peut-être pas pour rien dans le trajet emprunté par la cargaison de Bozizé, estime une source bien informée.

Difficile pour l’heure d’avoir la confirmation de cette information auprès du régime de Bangui. Francis Bozizé, ministre délégué à la Défense national auprès de son père, qui se trouverait toujours en France, joue les morts pour dit-on échapper à d’éventuelles représailles, consécutives aux exactions perpétrées par sa soldatesque à Bangui. Inutile par ailleurs de compter sur le personnel de l’Ambassade de la Centrafrique en France pour avoir plus d’informations sur les mystérieux voyages en occident du fils Bozizé.

« À l’époque, il (Francis Bozizé) descendait à l’hôtel Méridien Montparnasse mais depuis l’affaire Massi (disparu en décembre 2009), quand il vient en France, il se cache systématiquement. Je le soupçonne de voyager sous une fausse identité en utilisant un vrai faux passeport », a confié à L’Indépendant une source au sein de l’ambassade de la Centrafrique en France sous le couvert de l’anonymat, avant d’indiquer que « Francis Bozizé est en quête d’une immunité parlementaire qui pourrait le couvrir en cas d’arrestation à l’étranger. D’où sa candidature aux législatives dans la circonscription de Sido (extrême nord du pays) ».

L'Indépendant  Vendredi 13 Mai 2011

 

 

NDLR : Depuis plusieurs semaines déjà, on a signalé la présence de Jean Francis Bozizé à Paris où, flanqué d'un homme de race blanche de ype européen, il n'a cessé d'effectuer des allers et retours en Ukraine. Quand on sait que l'Ukraine est un grand pourvouyeur d'armes de guerre bon marché pour les dictateurs confrontés à des rébellions intérieures dont il cherchent à en découdre à tout prix, ce qui est le cas de Bozizé, on peut aisément expliquer le pourquoi de ces déplacements du rejeton de Bozizé. Mais en matière d'armes de guerre, tout n'est pas d'en posséder. Faut-il encore être capable de s'en servir à bon escient, ce qui est loin d'être le cas de la soldatesque de Bozizé dont plusieurs éléments se demandent si cela vaut bien la peine de se faire trouer la peau pour lui. .   

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 22:15

 

 

 

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Martin Ziguélé, les élections, Patassé et la RCA

Par Luidor NONO, Fleury Koursany - 13/05/2011 JDB

L’homme politique centrafricain a travaillé pour et avec le défunt Ange-Félix Patassé. Il a repris les rênes du mouvement et anime la vie politique. Entretien!

 

L’actualité est le décès de celui que l’on appelle votre mentor, quel est le souvenir que vous gardez de lui?

Moi je connais le président Patassé depuis ma plus tendre enfance. Nous sommes nés lui et moi dans la même ville, nous avons des liens de famille et moi depuis l’âge de neuf ans, c’était en 1966, j’ai toujours entendu parler de lui, il était venu comme ministre du Développement rural du gouvernement du président Bokassa, pour une visite mi-privée, mi-officielle à Paoua. C’était la première fois que je le voyais physiquement et je l’ai revu pour la seconde fois et cette fois-ci définitivement en 1979, quand il est rentré après la chute de l’empereur Bokassa. C’est à cette époque que moi aussi, j’ai adhérer au MLPC. Je l’ai connu pour ne plus pratiquement le quitter jusqu’à son décès, sauf certains intermèdes. En 1982, lorsqu’il a été accusé de coup d’Etat avec les généraux Mbaïkoua et Bozizé il est allé au Togo, et six ans après le sort à voulu que j’intègre l'organisme de réassurance CICA-RE à Lomé au Togo. Nous nous sommes retrouvés, nous avons travaillé ensemble, j’étais pratiquement son secrétaire, jusqu’à ce que 4 ans plus tard, il rentre à Bangui pour se présenter aux élections qu’il a gagné. Nous sommes restés en contact étroit, moi j’ai souhaité resté à Lomé pour continuer cette carrière professionnelle, mais sur son insistance, je suis rentré en 2000 et il m’a nommé Directeur nationale de la Banque centrale. Dès ma prise de fonction, le gouvernement était en crise et contre ma volonté, il m’a désigné Premier ministre. Nous avons travaillé ensemble, jusqu’à son départ.

Le premier souvenir que je retiens de lui, c’est déjà sa ténacité. Je pense que très peu de gens ont évalué la ténacité du président Patassé. Ce n’est pas un homme velléitaire. Il est entier. Naturellement, cette ténacité a des revers. Ces adversaires politiques prennent cela pour de l’entêtement ou du fanatisme et … il a des certitudes. Il n’a jamais douté un seul instant, pendant toute la période de 79 jusqu’à son élection qu’il serait Président de la République. Même dans le désespoir, il était convaincu qu’il serait président. Cette ténacité fait qu’à un moment donné, on est porté par des idéaux qui ne sont pas facilement perçus par la majorité. Donc il y a un décalage entre l’idéal que porte le chef et la réalité que vivent les citoyens. C’est ce divorce qui a fait qu’à un certain moment les Centrafricains estimaient qu’il n’était pas au fait des réalités vécus ou bien qu’il fût très intransigeant ou bien il était provocateur à l’égard des pays plus puissant. Mais c’est parce que lui, il vivait sont idéal.

Dites-nous comment et pourquoi la réconciliation avec le feu président, comment avez-vous vécu cette situation?

Cette réconciliation est arrivée à point nommé parce que ça s’est passé exactement et jour pour jour deux mois avant son décès puisque nous nous sommes réconciliés le 4 février et il est mort le 5 avril. Je crois que cela nous a soulagés. Ça permet de vérifier l’adage qui dit que seules les montagnes ne se rencontrent pas et que tout est à une affaire de volonté. Si on a la bonne volonté, on peut taire les divergences, se retrouver, se pardonner, décider d’avancer ensemble comme on a décidé d’avancer ensemble dans le FARE jusqu’à son départ. Mon souhait le plus ardent, c’est que nous nous retrouvions tous ensemble très rapidement pour nous réunir dans la grande famille, ce que d’aucuns parmi nous appellent Maison mère. Je pense que c’est le plus grand hommage que nous puissions lui rendre. Lui, ayant déjà tracé la voie de la réconciliation, que nous continuons dans cette voie là pour parvenir à l’unité. Mais je le dis et le repère aujourd’hui, j’appelle de mes vœux, la politique de la réconciliation comme le Président Patassé l’a voulu lui-même.

Il s’avère que vous faites partie tant de sa famille politique que biologique comment est-ce que vous gérez ce deuil?

Lorsque le Président Patassé était décédé, sa coordination m’a fait l’honneur de m’informer aussitôt puisque le décès est survenu au Cameroun. Je leur ai toute de suite exprimé mes condoléances à sa famille d’origine et politique. Je fais partie des deux et donc je leur ai dit toute ma disponibilité ainsi que celle du MLPC, de tous ses organes à prendre part aux préparatifs de ces obsèques. Le président Patassé est entré dans l’histoire, c’est lui qui a présidé le parti de ses fonds baptismaux jusqu’à l’arrivée au pouvoir et c’est lui qui a géré le pays au nom du MLPC et nous ne pouvons que lui rendre hommage. Les jugements sur les actes et les actions des uns et des autres, nous les laissons au peuple centrafricain qui l’a choisi pour le diriger, qui a le dernier mot et qui jugera chacun d’entre nous. Laissons le dernier mot à l’histoire. Je suis donc en contact avec les différentes parties pour tout ce que nous pouvons faire au nom du MLPC pour lui rendre vraiment un hommage digne de ce qu’il a fait.

Comment justifiez-vous le fait que tous nos anciens Chefs d’Etat à part Bokassa, tous nos cadres soient obligés de décéder à l’étranger?

Mais, c’est la preuve que nous tous, nous sommes collectivement responsables de l’état d’arriération de notre pays. Pourquoi, nos anciens Chefs d’Etat vont à l’étranger? C’est pour aller dans les structures de soins adaptées à leurs situations parce que de telles structures n’existent pas ici en RCA. Ça nous rappelle que dans ce domaine comme dans d’autres aussi, nous avons de la marge, des choses à faire. Lorsque nous épuisons nos forces dans les querelles politiciennes, lorsque nous épuisons les ressources de notre pays pour tenter de ramener la paix en achetant les armes, les munitions etc., alors que cet argent aurait pu servir à financer le développement économique et social, les résultats sont ceux-là.

 Dans le domaine de la santé, nous n’avons aucun hôpital de référence, nous n’avons pas les structures de soins spécialisés. Dans le domaine de l’Education, je peux vous donner mille exemples. Même dans le domaine de l’alimentation quotidienne des Centrafricains, dans le domaine de l’agriculture, notre agriculture n’existe que de nom. L’état des routes! Quand vous prenez chaque domaine de la vie socio-économique de notre pays, il y a les répercussions de cette mauvaise gouvernance. Donc en conséquence, n’ayant pas les structures de soins adaptés, nous sommes obligés de les envoyer dans les formations sanitaires à l’extérieur. Parce qu’il faut dire qu’il y a beaucoup de centrafricains qui sont dans cette situation mais qui, pour diverses raisons comme vous connaissez ne peuvent pas aller à l’extérieur. Donc ceux qui peuvent y aller notamment les Chefs d’Etat, les anciens présidents vont dans ces structures de soins. Comme vous l’avez si bien dit, ça fait déjà trois chefs d’Etat que nous perdons dans les formations sanitaires à l’étranger, ça doit nous interpeller.

Après la promulgation des résultats des élections à l’Assemblée nationale, quel est l’avenir du mouvement que vous aviez mis en place avec l’ancien président?


En 2005, je suis allé aux élections, il n’y a personne qui m’a demandé de reconnaître les résultats de ses élections. A l’époque, je n’étais pas le président du MLPC mais son candidat. Le bureau politique s’est réuni et j’ai dit que je reconnaitrais les résultats des élections contre l’avis de certains membres du bureau. Quand on m’a demandé pourquoi, j’ai dit que selon l’analyse que j’ai faite du déroulement des scrutins, nous ne pouvons pas gagner. J’ai appelé le président Bozizé moi-même pour le féliciter. Et lui ai demandé désormais d’être le président de tous les Centrafricains. Pourquoi en 2011, la même chose ne s’est pas faite? Parce que depuis la période préélectorale, nous avons compris que nous ne sommes pas dans un même schéma. L’instrumentalisation de la CEI par le pouvoir, c’est un fait incontestable. Depuis le déroulement des opérations électorales dans un pays comme la RCA où on a commencé à faire les votes depuis 1991, même la population ne s’est pas reconnue dedans. Et d’ailleurs, c’est la première fois dans ce pays où on a vu dans des villes de l’intérieur du pays, des Centrafricains marcher pour dire que les résultats publiés ne correspondent pas à ce que nous avons fait. C’est la première fois dans l’histoire de la RCA qu’on voit ça. C’est pour ça que l’opposition a refusé de cautionner la fausseté et le mensonge et a décidé de se retirer du processus. Nous ne reconnaitrons pas les résultats des élections. Les scores qui ont été donnés là, ne reflètent rien sur le plan politique pour nous et par conséquent, toute la suite ne nous concerne pas. C’est pour ça que nous n’avons pas participé au deuxième tour des législatives. Donc, le MLPC ne se sent pas concerné par une Assemblée qu’elle soit 100%, 200% ou 300% KNK, ce n’est pas notre problème. Notre problème, c’est l’annulation et la reprise des élections. La reprise du processus électoral de manière équitable, conforme à la Constitution et au Code électoral.

Mais il ya quand même eu 35 députés élus dès le premier tour dont un du MLPC?

 Oui, vous savez, dans sa circonscription électorale, il y a quatre bureaux de vote et il a pris toutes les dispositions pour que dans ces bureaux de vote, qu’il y ait des témoins qui soient là 24 H/24. Vous conviendrez avec moi que c’est très facile de surveiller quatre bureaux de vote que 200. Et malgré ça, il a eu beaucoup de menaces mais il a tenu et il a été élu.

Il est à l’Assemblée?

Il n’ira pas à l’Assemblée parce que la décision du bureau politique du MLPC, c’est qu’il n’y aille pas. Parce que c’est le processus entier que nous récusons. Donc, nous en récusons tous les résultats qu’ils soient du premier, du deuxième… tour!

Quelle est la force du FARE pour atteindre ses objectifs?

La force du FARE, c’est comme la force de la religion chrétienne, c’est-à-dire la solidité du message chrétien. La force du FARE, c’est la justesse de nos revendications. Lorsque le 25 février, nous nous sommes réunis en conférence de presse pour dire que nous récusons d’avance les résultats des élections parce qu’il y avait trop de fraudes, tout le monde nous a dit voilà, l’Opposition, ils sont encore en train de chercher des prétextes. Nous avons eu le communiqué de l’OIF qui n’est pas qu’une organisation internationale qui ne regroupe que des opposants. Vous avez aussi suivi le communiqué de l’EISA et puis, vous avez le rapport de l’Union Européenne. C’est ce que nous avons repris dans nos plaintes et les recours que nous avions déposés à la Cour constitutionnelle. Nous avons amplement communiqué là-dessus puisque nous avons fait un tableau des irrégularités par circonscriptions.

Pensez-vous que la communauté internationale est encore prête à aider le pays à organiser des élections?

La communauté internationale a payé 200 milliards FCFA pour organiser les élections en Côte d’Ivoire.

Mais les enjeux ne sont pas les mêmes?

Les enjeux doivent être les mêmes puisqu’il s’agit de la vie d’êtres humains. Je lisais dans la presse qu’un missile Tomawak coute 1 millions d’euros soit 650 millions FCFA. Mais les pays qui lancent 100 à 120 missiles Tomawak dans une soirée, peuvent bien financer les élections pour permettre à un pays de sortir de sa situation post-conflit et se stabiliser.

 

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:57

 

 

 

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Ai- Rca- Vendredi, 13 Mai 2011 11:54 - Trois concentrateurs, une balance pour bébé et un tire-lait d’un montant total d’environ 2600 euros. 

Telle est la valeur du don que le Centre Pédiatrique de l’Ong Emergency a fait le 12 mai en faveur du Complexe Pédiatrique de Bangui.

C’est le directeur du Centre Pédiatrique de l’Ong Emergency, le Dr Massimo, d’origine italienne, qui a remis  ces matériels au directeur du Complexe Pédiatrique de Bangui, le Dr Chrysostome Ngondji, en présence du personnel soignant dudit centre.

Ce don,  selon une source hospitalière,  vient combler un déficit identifié au sein du complexe et exposé aux partenaires. Ces difficultés se résument au manque de l’oxygène, aux médicaments et le salaire trop élevé du personnel par rapport aux recettes fournies par le complexe.

« L’oxygène pour les enfants c’est la vie. Cela n’est pas un luxe parce que, le médecin peut donner les médicaments, mais s’il n’y a pas l’oxygène pour le premier jour l’enfant peur mourir » a fait savoir  le directeur du Centre Pédiatrique Emergnecy, Dr Maassimo.

A l’en croire, les trois concentrateurs ne suffisent pas. Parce que la vie des enfants est précieuse. « La vie des  enfants du centre pédiatrique Emergency n’est pas différente de celle des enfants qui sont au Complexe Pédiatrique de Bangui », a-t-il fait remarquer, avant d’ajouter : « l’Ong Emergency est toujours prête à aider le complexe pédiatrique parce que ces enfants sont tous de Centrafrique.»

« Malgré la structure très pauvre du complexe pédiatrique on continuera à travailler avec Dr Ngondji et je demanderai à tout le monde d’aider le complexe comme l’a fait l’Ong Emergnecy », a-t-il ajouté.

« Nous avons aussi donné un tire-lait pour les mères qui ont des prématurés. Cette machine permet aux mères d’extraire leur lait et de le mettre dans les biberons pour leurs bébés prématurés » a expliqué  le Dr Massino, revenant  sur l’avantage de ce matériel qui va,  pendant la première semaine  produire beaucoup de lait.

« Quand on a identifié un problème de manière très claire, à ce moment-là, la solution va suivre. Que cela ne soit pas seulement  de la théorie. Il faut que cela soit du concret et voilà  du concret »,  a indiqué le directeur du Complexe Pédiatrique, le Dr Chrysostome Ngondji, exprimant sa  joie de voir ces différentes démarches auprès des partenaires porter des fruits.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Comment peut-on expliquer la démission totale du gouvernement centrafricain devant la nécessité d'assurer un minimum d'équipement au complexe pédiatrique de Bangui ? Il suffit seulement d'économiser sur l'acquisition de deux ou trois 4x4 ministériels et le tour est joué pour doter cette structure sanitaire de tire-lait et autre kit d'oxygène. Ce qui manque le plus est surtout et malheureusement la volonté politique de résoudre ces question.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:54

 

 

 

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(Gabon Eco 13/05/2011)

Le Gabon par l’entremise du président de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), René Aboghé Ella, vient d’être porté à la tête du Réseau du savoir électoral en Afrique centrale (Reseac), a l’issue de la deuxième journée des travaux de l’atelier de création de cette structure chargée de gérer les élections dans la sous-région d’Afrique Centrale.

Le président de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) du Gabon, René Aboghé Ella, a été élu, le 11 mai dernier, président du réseau de commissions et administrations électorales des États d’Afrique centrale, dénommé «Réseau du savoir électoral en Afrique centrale» (Reseac).

Au terme d’une élection organisée lors de l’atelier de Libreville, la vice-présidence du réseau et le secrétariat technique seront respectivement occupés par Sao-Tomé et Principe et la République démocratique du Congo (RDC), alors que le Cameroun, le Burundi et le Congo Brazzaville occupent les postes de membres dudit bureau. Le président Cenap, René Aboghé Ella, a en qualité de président du Reseac, a manifesté sa gratitude à l’assistance pour avoir porté son pays à la tête de cette entité sous-régionale.

«Le Gabon, comme les autres pays, attend d’avoir davantage de connaissances, de pouvoir réunir les conditions lui permettant de travailler de façon plus professionnelle. Il faut indiquer, il n’y a que dans notre sous-région que les commissions électorales travaillent en vase clos, partout ailleurs on s’ouvre vers le monde pour pouvoir s’enrichir des grands courants d’idées, des expériences et des recherches qui sont faites dans le domaine qui nous concerne. Il n’était pas normal que nous restions attachés à la routine de ce que nous faisions, mais il fallait que nous cherchions à capitaliser les expériences des autres et nous renforcer dans notre manière d’aborder les choses», a déclaré René Aboghé Ella.

Les objectifs de cet atelier sous régional, ouvert depuis le 10 mai dernier, étaient de faire adopter et signer les statuts du règlement intérieur dudit organe, installer ses organes statutaires, et par la suite dispenser une formation dite BRIDGE (Bâtir des ressources en démocratie, gouvernance et élections), sur l’observation et la résolution des conflits électoraux. Cette formation qui ne s’est pas encore achevée durera trois jours.

Organisée par la Commission électorale autonome et permanente (CENAP) en partenariat avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et l’Union Européenne (UE), ces assises rassemblent les représentants de neuf commissions électorales et de dix administrations électorales des Etats membres de la CEEAC. Six organisations de la société civile de certains États membres prennent part à ces travaux.


12-05-2011 Source : gaboneco

© Copyright Gabon Eco

 

NDLR : Si on se réfère aux résultats des dernières élections présidentielles d’août 2009 au Gabon organisées par cette CENAP, cet organe est très loin d’être un modèle du genre en matière d’organisation d’élections pour que son président, le Binguimalé gabonais,  puisse être propulsé sans conséquence fâcheuse à la tête d’une structure sous-régionale.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 01:58

 

 

 

sida malade

 

 


WASHINGTON - AFP / 13 mai 2011 01h39 Trente ans après le début de l'épidémie de sida, un essai clinique international publié jeudi aux Etats-Unis démontre qu'un traitement précoce avec des antirétroviraux élimine quasiment le risque de transmission par des personnes séropositives.

Des hommes et femmes contaminés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida, prenant assez tôt des antirétroviraux, réduisent de 96% le risque d'infecter un partenaire sexuel sain, montre l'essai.

L'étude a été menée auprès de 1.763 couples, pour la plupart hétérosexuels, dans neuf pays dont l'Afrique du Sud, l'Inde, le Brésil et les Etats-Unis.

C'est une excellente nouvelle, souligne le Dr Myron Cohen, de l'Université de Caroline du Nord (sud-est), qui a dirigé l'essai baptisé HPTN 052.

Cet essai clinique montre de façon convaincante que traiter des séropositifs avec des antirétroviraux au plus tôt peut avoir un impact majeur pour réduire la transmission du VIH, s'est félicité le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses aux Etats-Unis, organisme qui a financé l'étude.

Les précédentes données sur le potentiel des antirétroviraux pour réduire la contagion d'un séropositif provenaient seulement d'études observationnelles ou épidémiologiques, explique-t-il.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Onusida se sont réjouies de ces résultats. Cette percée scientifique change considérablement la donne et assurera l'avancement de la révolution de la prévention. Elle place le traitement anti-VIH au rang des nouvelles options de prévention prioritaires, a déclaré Michel Sidibé, directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (Onusida).

Nous devons maintenant nous assurer que les couples ont la possibilité de choisir le traitement de prévention et qu'ils y ont accès, a-t-il ajouté.

Selon le Dr Wafaa el-Sadr, professeur de médecine à l'Université Columbia de New York et membre du groupe ayant mené l'essai, celui-ci sera toujours considéré comme une étude phare qui pourrait bouleverser mondialement le traitement et la prévention du VIH.

Des thérapies précoces avec des antirétroviraux sont la meilleure approche pour les personnes séropositives et leurs partenaires séronégatifs et nous encourageons vivement les efforts mondiaux visant à offrir ces traitements à tous ceux qui en ont besoin, insiste le Dr Sten Vermund, de l'Université Vanderbilt of Medicine (Tennessee, sud), un des principaux chercheurs de l'étude.

Lancé en 2005, l'essai devait se conclure en 2015 mais a été arrêté après les résultats très concluants révélés par une analyse intermédiaire d'un groupe indépendant d'évaluation.

Au moment de leur participation à l'étude les sujets séropositifs (890 hommes et 873 femmes) avaient un taux de lymphocytes T, des globules blancs, --une mesure clé de la santé du système immunitaire-- entre 350 à 550 par millimètres/cube de sang, la normale étant de 500 à 1.450.

Chez les couples dont le conjoint séropositif a pris une combinaison de trois antirétroviraux, seul un cas de transmission a été constaté, contre 27 dans le groupe témoin.

Les chercheurs soulignent que ces résultats interviennent dans des couples séro-différents et qu'on ne peut pas généraliser ces résultats à la population dans son ensemble, notamment chez des patients séropositifs qui ont de nombreux partenaires et pas la même constance dans leur traitement.

Le sida a fait plus de 25 millions de morts et plus de 60 millions de personnes ont été contaminées par le VIH depuis le premier décès documenté en 1981.


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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 01:25

 

 

 

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        file d'attente devant des kiosques fontaines de SODECA à Bangui

 

 

 

Par Fleury Koursany - 12/05/2011 JDB

Depuis quelques semaines, les populations éprouvent des difficultés à s'approvisionner en eau potable

 

Cette situation qui va crescendo pose un sérieux problème dans les foyers notamment pour les femmes qui doivent absolument se réveiller dès 4 heures et demie du matin pour se rendre dans les kiosques de distribution d’eau. Dépassé cette première heure de la matinée, c’est la longue queue des bidons et autres ustensiles qui peuvent passer toute une journée comme ça, raconte Diane, une fille du quartier Brazza dans le 5è arrondissement de Bangui. Un peu plus à l’intérieur, au quartier Sara dans le 3èmearrondissement, la situation est pire. Marie, un dame d’environ cinquante ans explique: quand je ne me réveille pas à 4 heures du matin, c’est fini, je ne peux espérer avoir de l’eau. Des fois, je suis obligée de payer des garçons qui se déplacent dans les quartiers avec les pousse-pousse pour qu’ils aillent me procurer de l’eau et ce, à 25 voire 50 Fcfa le bidon de 20 litres en plus de 15 ou 20 francs que coûtent les 20 litres d’eau au niveau du kiosque de distribution. Dites aux responsables de la Sodeca d’avoir pitié de nous en nous envoyant de l’eau dans les robinets.

 

Le Directeur Général de la Sodeca, Monsieur Bénam Beltoungou sur les ondes de Radio Ndeke Luka répond sans détour et pointe un doigt accusateur vers l’Enerca (Energie Centrafricaine), d’être à l’origine de cette situation. La Sodeca depuis quelques jours est en difficulté pour pouvoir approvisionner en eau potable certains quartiers de la ville de Bangui. C’est pratiquement un cycle puisque chaque saison sèche, la Sodeca éprouve d’énormes difficultés qui sont de deux ordres. D’un côté, le problème de l’Energie avec l’Enerca qui éprouve également des difficultés. Il s’en suit des délestages beaucoup plus accentués au niveau de la station de pompage qui capte l’eau sur l’Oubangui. Quand il ya délestage, la capacité des groupes électrogènes ne nous permet pas de faire démarrer les trois pompes pour l’approvisionnement de l’usine en eau et cela perturbe la production. De l’autre côté, il y a la saison sèche avec cet étiage sévère au niveau de l’Oubangui. Pour cette année, on était obligé même de faire le barrage avec des sacs pour augmenter le niveau de l’eau vers la station de pompage. C’est ce qui a fait que certains quartiers de Bangui connaissent les difficultés du genre.

Les responsabilités sont donc établies. L’équivoque a aussi été levée par le Directeur Général de la Sodeca sur la qualité de l’eau qui est fournie à la population. Selon Benam Beltoungou, Directeur de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique les résultats tests de l’eau qui arrive dans les robinets effectués par l’Institut pasteur et l’Université de Bangui attestent de sa potabilité. Entreprise publique d’économie mixte avec des capitaux privés dont une grande part pour l’Etat, la SODECA a pour attribution principale la production, la distribution et la commercialisation de l’eau en Centrafrique.

 

NDLR : Voilà le bilan de huit ans de Bozizé et Ndoutingaï à la tête du pays. Cela se passe de commentaires

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 00:28

 

 

 

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 Ça y est ! Idriss Déby Itno du Tchad vient de remporter l’élection présidentielle de son pays avec un score de 88,66%. Peu importe que le Conseil constitutionnel n’ait pas encore avalisé ces résultats dits provisoires. La messe est dite : Déby rempile encore pour un mandat de cinq ans. Rien de surprenant dans tout ça. C’était génétiquement programmé, tant l’impréparation et le cafouillage, à dessein, de cette élection et son boycott par les grandes figures de l’opposition, ouvraient grande à Déby la voie d’une réélection assurée.

 

Mais le tout prochain nouvel ancien président tchadien et partant, tous ceux qui se font élire avec des scores fleuves, ignorent ou feignent d’ignorer une chose qu’il convient de leur rappeler. Au 21e siècle où l’on a affaire à des peuples de plus en plus éclairés, de plus en plus exigeants et qui aspirent surtout à la liberté et au changement, s’enorgueillir aujourd’hui d’être élu à près de 90% des voix, c’est plutôt se ridiculiser. Plus personne ne peut se fier ni à de tels scores, ni aux présidents qui les fabriquent de toutes pièces, à l’exception de ces derniers et de leurs béni-oui-oui. Loin s’en faut. Bien au contraire, ce genre de score, nul n’est dupe, est l’expression d’une mascarade électorale grandement criarde.

Les grandes démocraties du monde ne peuvent que regarder Déby avec indignation et dédain quand elles savent qu’il s’est moqué éperdument des règles élémentaires du jeu démocratique. L’Occident ne peut que continuer à se gausser de l’Afrique quand des chefs d’Etat africains qui devaient préserver et défendre l’image du continent noir, usent de la fraude, du mensonge et de bien d’autres roublardises pour se maintenir au pouvoir.

Il convient de le rappeler, l’appellation "score à la Soviétique" renvoie à une certaine époque où des dictatures féroces pipaient les dés électoraux dans l’unique dessein de se faire élire avec des scores qui devaient attester de leur popularité. Que des chefs d’Etat africains s’en accommodent toujours, c’est le comble du ridicule. Le président tchadien est sans doute bien parti pour un long règne. Pour avoir mal préparé les élections afin d’y aller presque en solo, au grand dam de son opposition et défiant le regard du monde entier, Déby prouve à merveille que ce n’est pas demain la veille qu’il quittera le palais de N’Djamena.

Préoccupé par la conservation de son trône, le président Déby commet cependant une erreur d’une extrême gravité. Il expose son pays aux troubles sociopolitiques qui secouent aujourd’hui le monde arabe. Cela d’autant plus que beaucoup de ces dirigeants arabes, aujourd’hui aux abois, se sont fait élire comme lui, avec des scores stupéfiants pour être finalement contestés quelques temps après, par le même peuple duquel ils prétendaient tirer leur légitimité. En se faisant élire contre vents et marées et surtout par une portion congrue du peuple tchadien, cet apprenti sorcier sème le vent. Il récoltera un jour la tempête qui l’emportera.

 

© Le Pays Mercredi 11 mai 2011 3 11/Mai /2011 18:47Boulkindi COULDIAT

 

L’OPPOSITION REFUSE DE RECONNAÎTRE LA RÉÉLECTION DU PRÉSIDENT DEBY

(MISNA) 12 Mai 2011 - 15:16  - Les résultats de la présidentielle du 25 avril ont été “manipulés”, a dénoncé un des candidats de l’opposition, Albert Pahimi Padacke, arrivé second au scrutin, derrière le président sortant Idriss Deby, réélu par 88,66% des voix.

L’opposition politique, dont les principaux leaders avaient boycotté le scrutin, refuse donc de reconnaître la victoire de M Deby à un quatrième mandat présidentiel consécutif, appelant ses sympathisants à attendre calmement l’issue des recours en justice présentés contre les résultats des élections.

À l’unisson, dans un éditorial sur L’autre Afrik, l’ancien Premier ministre Abdelkerim Fidel Moungar a dénoncé des fraudes électorales et accusé le parti du régime (Mps) d’entraver le développement du Tchad.

Le sous-sol du Tchad possède de considérables réserves de pétrole, d’or et d’uranium. Pourtant, la population ne bénéficie que dans une infime mesure des recettes issues de l’exploitation des ressources naturelles opérée par les multinationales.

 

 

 

Abdelkérim Fidel Moungar désavoue Idriss Deby

 

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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 00:42

La parodie électorale organisée au Tchad ne donne aucune légitimité au régime du Président Deby qui perdure depuis vingt ans. Le pouvoir MPS est une chape de plomb qui contrarie l’épanouissement des populations tchadiennes.

Malgré ce bilan affligeant de cruauté et de forfaitures, les populations se sont mobilisées massivement pour le processus électoral lors des élections législatives. L’implication de la communauté internationale (UE, OIF, UA), celle de l’opposition politique tchadienne avec les accords du 13 Août 2007 permettaient d’escompter un processus électoral sans la fraude habituelle.

Mais ID ne veut pas prendre de risque. Il se sait impopulaire dans le pays. Il préfère un mandat impératif au terme d’une coûteuse mascarade électorale. Les résultats obtenus par l’opposition aux élections législatives sont passés à la trappe pour l’essentiel. Le MPS minoritaire dans le pays s’octroie la majorité parlementaire.

Les résultats des élections législatives ne sont pas encore publiés, mais on engage le processus des élections présidentielles. La curie des serviteurs du dictateur qui niche au conseil constitutionnel établit une liste expurgée des moutons noirs dont je suis. Cela relève du rituel sous le règne de notre cher Président. Le fils aîné de Ndam Moungar Joseph et de Dendeye Laya, sa légitime épouse, aurait une filiation douteuse !

Les trois opposants sur la liste des 6 candidats retenus tirent les leçons des législatives et posent quelques préalables à leur participation (correction des dysfonctionnements observés aux législatives, édition de nouvelles cartes d’électeurs, mesures de prévention contre la fraude). Ces préalables de bon sens sont rejetés.

C’est tout à fait logiquement que les candidats de l’opposition se retirent et appellent au boycott du cirque électoral. Ils refusent à juste titre de jouer les sparring-partners.

Les électeurs tchadiens l’ont compris. Ils ont exprimé leur désaveu par un boycott massif qui enlève toute valeur au résultat que l’on propose au pays. L’élection de Idriss Déby est une mascarade et doit être réfutée comme telle. Ces violations répétées du processus démocratique créent des devoirs impératifs pour l’opposition.

Le principal d’entre eux est la création d’une alternative politique crédible pour le tout proche avenir. Pour cela nous devons tourner le dos aux errements du passé et faire face à notre destin.

Nous avons désormais des devoirs impératifs :

 Le devoir de rassemblement est incontournable : 130 partis politiques c’est trop. Loin d’être une force, le grand nombre de partis est une source d’inefficacité et facilite les manipulations de celui qui détient le pouvoir et l’argent. Le rassemblement, maintenant, autour des revendications prioritaires des populations tchadiennes est une nécessité impérieuse.

 Le refus de toute participation aux gouvernements trimestriels de ID.

 La dénonciation de la politique néocoloniale de la France au TCHAD

 La dénonciation des positions bien souvent complaisantes de la communauté européenne dont les missions de surveillance ont des observations bien souvent diplomatiques et superficielles malgré des tricheries avérées.

 L’exigence d’un recensement biométrique avec établissement de cartes électorales biométriques, en application des accords du 13 août tout simplement.


Abdelkérim Fidel Moungar est un homme politique tchadien. Chirurgien des hôpitaux et ancien Premier ministre de la transition au Tchad, il a créé en mai 1981 le parti Action tchadienne pour l’unité et le socialisme (Actus) dont il est le secrétaire général.

Source: Afrik.com

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 23:25

 

 

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Les deux articles qui suivent, le premier sur la corruption dans les hôpitaux de Bangui et le second sur au sujet de la crise postélectorale et de la situation du pays avec les arrestations et détentions arbitraires que dénonce l'UE, et qui ont fait l'objet de nos plus récentes parutions ont suscité l'indignation et le sentiment de révolte d'un compatriote de surcroît pasteur, qui a tenu à réagir par écrit et à grand coup de citations bibliques. Il considère que  "Trop d'innocents ont payé de leurs vies l'indélicatesse des cadres du pays. C'est tout simplement révoltant, et je ne me serais pas du tout senti à l'aise en me taisant sur de tels scandales, surtout quand ils surviennent dans un domaine aussi vital pour tous, grands et petits, comme la santé". Puisse-t-il être au moins entendu !

 

Rédaction C.A.P

 

 

Les ONG dénoncent la corruption dans le secteur de la santé

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Mai 2011 13:25

« Inutile de se rendre à l’hôpital, si on ne dispose pas d’argent. Les rackets se multiplient et coûtent la vie à beaucoup de centrafricains ». Ce constat préoccupe les Organisations de la Société civile centrafricaine. A travers le CIONGCA (Conseil Inter ONG en Centrafrique), elles viennent de monter au créneau ce jeudi 11 mai 2011, pour dénoncer  les disfonctionnements constatés au sein des services publics de la santé.

L’élément déclencheur de cette dénonciation remonte au décès week-end dernier d’une femme professeur à l’Université de Bangui suite à un manque de soins lors d’un accouchement.

Modeste Gonda, président du CIONGCA s’est saisi de cette situation pour interpeller le 29 avril dernier, le Médiateur de la République. Il a conduit une délégation du CIONGA reçue dans la journée du 10 mai 2011, par Mgr Pomodimo, médiateur.

La société civile demande l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur la défaillance médicale qui est la cause du décès de cette jeune scientifique de l’Université de Bangui. Le CIONGA fait déjà remarquer qu’il y avait ce jour-là absence d’un médecin à l’Hôpital due au fait que les médecins préfèrent travailler dans leurs cliniques privées aux heures où ils devraient être dans les services publics.

La corruption est aussi mentionnée dans la requête présentée au Médiateur. De l’avis du CIONGA, c’est l’un des plus grands maux des hôpitaux en Centrafrique. Le phénomène ne concerne pas seulement les médecins, mais tout le personnel de santé est affecté. Il consiste à conditionner les soins à donner à un patient à des frais parallèles. Sans argent, le patient est appelé à rentrer chez lui quitte à mourir.

Le CIONGA plaide pour des soins de « qualité » en faveur de tous les patients en quête de santé.

Il faut dire qu’il y a une semaine, lors de la première visite du nouveau ministre de la santé à l’hôpital Communautaire, le personnel avait décrié le manque du plateau technique ainsi que le nombre limité des ressources humaines. Des contraintes qui freinent une large couverture sanitaire pour l’ensemble du pays.

Source : http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-nouv-73655996.html

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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 01:14

Centrafrique : Guy Samzun de l’UE apprécie le rapport des experts sur les élections

 

Par Fleury Koursany - 11/05/2011 JDB

C’était au siège de l’Union européenne (UE), à Bangui en présence des journalistes

Selon le diplomate européen, le Président de la République Centrafricaine leur avait a accordé avec l’Ambassadeur Haut représentant de la France en République Centrafricaine, Jean-Pierre Vidon, une audience au cours de laquelle ils ont débattu de plusieurs points. Le premier point discuté avec le président centrafricain, selon Guy Samzun, c’est la lettre de Mme Ashton, Haute Représentante de la politique étrangère, Vice-présidente de la commission européenne qui «appelait en substance les inquiétudes de l’Union Européenne dans ce processus électoral et qui incitait fortement la Cour Constitutionnelle à faire son travail en toute impartialité et toute équité avec tout le professionnalisme».

A propos des élections qui se sont déroulées en République Centrafricaine et le rapport plus ou moins explosif des experts de l’Union européenne, Guy Samzun déclare «ce rapport n’était pas de l’Union Européenne, mais plutôt des experts internationaux qui ont travaillé sur le financement de l’Union Européenne, sur le modèle européen. Ce rapport est trop inquiétant pour la démocratie en République Centrafricaine », car «de nombreuses irrégularités ont été relevées à savoir, des problèmes de dysfonctionnement, de désorganisations, de fraudes massives, de manipulations et de pressions des hommes et des femmes politiques, des autorités administratives et des forces de sécurité pour terroriser les électeurs et certains candidats. Ce rapport est la juste confirmation des faits. C’est tout ce qui a fait que l’Union Européenne et ses Etats membres qui défendent les valeurs démocratiques trouvent cela pénible».

  Les trois personnalités ont aussi débattu du communiqué de la porte-parole de Mme Ashton en ce qui concerne les restrictions à la liberté d’aller et venir en Centrafrique. Selon le diplomate européen, «les nombreuses barrières érigées sur des axes des provinces: sur ces barrières il s’y passe des choses peu orthodoxes empêchant certains citoyens centrafricains de circuler librement». A cela, il faut ajouter les quelques cas de détention et d’arrestations arbitraires en Centrafrique. Comme la décision du Chef de l’Etat d’empêcher une certaine catégorie de leaders politiques surtout de l’opposition, «même pour des raisons sanitaires» de quitter le territoire national.

 

Guy Samzun a également noté qu’avec le Chef de l’Etat, ils ont débattu de la situation des personnes détenues dans le cadre de l’affaire Rayan (du nom du supermarché qui avait été incendié). Allusion est ici faite aux membres la famille de Me Symphorien Balemby et de Jean Daniel Dengou arbitrairement mis aux arrêts depuis lors sans chef d’accusation tout en étant encore détenus à la prison de Bossémbélé, le cas du candidat Apollinaire Mbesa du parti RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain) sans pour autant oublier les multiples pressions faites sur Maître Fleury Hotto. Pour conclure, le diplomate européen a clairement mentionné qu’il a demandé au chef de l’Etat «de trouver tous les moyens pour ouvrir un dialogue entre les hommes politiques», selon l’article 8 de l’accord de Cotonou, seul moyen de sauver la facette de la tension postélectorale et la démocratie en République Centrafricaine. «L’Union Européenne n’est pas présente en République Centrafricaine pour des polémiques mais plutôt pour accompagner, aider, conseiller dans le bon sens», précise enfin Monsieur Guy Samzun.

 

Source : http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-centrafrique-guy-samzun-de-l-ue-apprecie-le-rapport-des-experts-sur-les-elections-73656112.html

 

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CENTRAFRIQUE : LE GOUFFRE MORAL ET SPIRITUEL (1)

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Quand nous vivons ou lisons des évènements choquants tels que ceux rapportés par les deux articles nationaux du jour publiés plus tôt, nous ne pouvons que nous demander pourquoi tant de souffrances et de frustrations, parfaitement injustes, et donc révoltantes, pour les plus démunis d’une société comme celle du Centrafrique, naguère stable et prospère, du moins dans ses potentialités socio-économiques et son projet initial d’une vie de concorde épanouie. Ultimement,  on est fondé à se demander à quand la fin de ce cauchemar absolument immoral,  et donc insupportable ?

I. L’INJUSTICE HUMAINE : CAUSE FONDAMENTALE DE LA SOUFFRANCE DES CENTRAFRICAINS

Beaucoup recherchent la cause de la souffrance nationale actuelle dans des domaines autres que moral et spirituel :

  • Soit parce qu’ils ne connaissent pas le Seigneur des cieux, Créateur de toutes choses, y compris de la nation centrafricaine, héritage comme d’autres nations de Jésus-Christ (cf. Psaume 2), qui a établi Sa Loi Morale, infaillible et intransigeante en fonction de laquelle toute conduite doit se déployer, au ciel comme sur la terre des vivants ;
  • Soit parce qu’ils font délibérément le choix d’ignorer ces exigences morales de Dieu, car trop dures pour eux-mêmes mais, bien entendu, exigibles à souhait de la part des autres, surtout quand ce sont nos intérêts à nous qui sont en jeu…

Allons droit au but et constatons, premièrement, avec la Bible, que le Seigneur Dieu, dans Son essence-même, est un Dieu d’une justice à jamais parfaite et équitable et qui, par conséquent, jamais ne tiendra « le coupable pour innocent » (Exode 34 : 7), autrement, Il Se déjugerait et alors, plus jamais Il ne sera Dieu.

En foi de quoi, faire la politique de l’autruche par rapport à cette justice divine implacable et incontournable ne change rien aux données du problème de l’injustice dans le monde : elle existe, éternellement d’une part et, de l’autre, qu’on le veuille ou pas, elle s’exercera en l’encontre de quiconque l’enfreint, grand ou petit, mais à son heure, car ce Dieu, qui l’a souverainement établie, sait aussi laisser sa chance au coupable afin qu’il se détourne, volontairement et  à temps, du mal qu’il pratique continuellement, et qu’ainsi il vive, selon qu’il est écrit :

« 6  L’Éternel passa devant lui en proclamant : L’Éternel, l’Éternel, Dieu compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité, 7  qui conserve sa bienveillance jusqu’à mille générations, qui pardonne la faute, le crime et le péché, mais qui ne tient pas (le coupable) pour innocent… » (Exode 34 : 6 – 7),

Et :

« 11  Dis-leur : Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Eternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez-vous, détournez-vous donc de votre mauvaise conduite ! Pourquoi devriez-vous mourir, gens d’Israël ? » (Ézéchiel 33 : 11).

Ceux, par conséquent, qui prennent un malin plaisir à en faire voir de toutes les couleurs aux autres et, plus particulièrement, à ceux qui ne peuvent se défendre, ont tout intérêt, s’ils ne veulent pas être atteints dans leur vie-même, au moment où ils s’y attendent le moins du monde, ont tout intérêt à arrêter immédiatement leurs méfaits : la patience de Dieu n’est jamais illimitée ; tôt ou tard elle prendra fin. Radicalement. Et alors, en toute honnêteté, s’ils en sont encore capables, ils doivent admettre que leur extrême méchanceté a fini par les atteindre, et non Dieu ; ils ont fini par récolter ce qu’ils ont eux-mêmes semé, en abondance, contre la vie des autres.

En second lieu, sachons qu’il est fallacieux, oui : fallacieux, de lier ces actes d’injustice flagrante à des questions d’ordre économique, pour la simple raison que, concrètement, les paysans de l’arrière-pays, plus démunis économiquement que les puissants du pays, ne commettent pas d’injustices, parce qu’ils sont pauvres, à l’égard de leurs voisins ! Au contraire : quand par nécessité un paysan prélève une patate, un tubercule de manioc ou des légumes dans le champ d’un autre, il prend soin, dès le soir venu, d’aller en prévenir le propriétaire du champ, et de lui en expliquer la raison : la faim. Et rien qu’elle. C’est ce qui s’appelle de l’intégrité morale dans les relations citoyennes bien comprises, facteur de paix sociale et de stabilité dans les rapports humains au sein de toute communauté humaine digne de ce nom. 

Si donc un pauvre a le toupet de se montrer intègre dans sa conduite envers autrui et cela, en dépit de son extrême pauvreté, je ne vois personnellement pas à quel titre quelqu’un de mieux nanti justifierait ses actes injustes caractérisés à l’égard de moins nanti que lui.

En somme, prétexter de l’extrême pauvreté du pays, due par ailleurs à la gestion sciemment calamiteuse des ressources dont il recèle et cela, depuis des décennies, pour faire fi de toute droiture morale dans l’exercice de sa profession est un crime, vu le nombre surélevé des victimes innocentes qui en payent le prix. De leurs vies, en plus ! Que ceux qui, à tous les échelons de la hiérarchie sociale de la nation, y compris au sein de l’Église, se complaisent dans ce déni, abject, d’intégrité morale, se mettent un seul instant à la place de leurs victimes et admettent alors, pour valider leur position, si inique et criminelle, que leur propre vie vaut beaucoup moins que la nécessité de corruption à eux imposée. À ce rythme, combien de pauvres innocents survivront-ils encore dans le pays, d’ici quelques années ?

Et l’on s’étonne que le pays continue allègrement sa descente aux enfers, manifestation explicite de la colère divine contre le mal délibéré des-uns et des autres…

II. L’IDÔLATRIE : UNE ABOMINATION COUPABLE AUX YEUX DE L’ÉTERNEL DES CIEUX

La seconde véritable raison, qui appelle la malédiction de Dieu sur notre pays, plutôt que Sa bénédiction, relève de la propension des habitants du pays, indistinctement, à vouer un culte à de fausses divinités, incapables de faire le moindre bien à quiconque les invoque et, surtout, à les délivrer de la mort, quand celle-ci à grands pas avance vers sa victime.

Cette vérité, cardinale pour le bien-être des individus aussi bien que de toute nation, peut se vérifier aisément par les Écritures, qui affirment de la part du Dieu vivant pleinement révélé en Son Fils Jésus-Christ :

« 3 Tu n’auras pas d’autre dieu que moi. 4  Tu ne te feras pas d’idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici–bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre. 5  Tu ne te prosterneras pas devant de telles idoles et tu ne leur rendras pas de culte, car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival : je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu’à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent. 6  Mais j’agis avec amour jusqu’à la millième génération envers ceux qui m’aiment et qui obéissent à mes commandements » (Exode 20 : 3 – 6).

Historiquement, Canaan a été envahi et conquis par Israël pour cette raison d’idolâtrie :

« 9 Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à imiter les pratiques horribles de ces nations-là. 10  Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, 11  qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l’avenir, personne qui interroge les morts. 12  En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l’Éternel ; et c’est à cause de ces horreurs que l’Éternel, ton Dieu, va déposséder ces nations devant toi. 13  Tu seras entièrement (consacré) à l’Éternel, ton Dieu. 14  Car ces nations que tu déposséderas écoutent les tireurs de présages et les devins ; mais à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne le permet pas » (Deutéronome 18 : 9 – 14).

Puis s’en est suivi un avertissement des plus solennels à Israël :

« 19  Mais si vous en venez à oublier l’Eternel votre Dieu, et à rendre un culte à d’autres dieux, à les servir et à vous prosterner devant eux, je vous avertis aujourd’hui que vous périrez totalement. 20  Vous périrez comme les nations que l’Eternel votre Dieu va faire périr devant vous, parce que vous ne lui aurez pas obéi » (Deutéronome 9 : 19 – 20).

Mais alors, toujours au plan historique : l’Assyrie et Babylone ne vous disent-ils rien, par rapport à Israël ?

En 735 avant J.C., Tiglath-Piléser de l’empire assyrien conquit le nord puis l’est du pays, et en déporta les habitants (2 Rois 15 : 29). Plus tard, Salmanasar attaqua Samarie, capitale du Royaume israélien du Nord, et en prit possession en 721 avant J.C.  De la sorte, dix tribus d’Israël furent déportées, loin de la Terre Promise, pour cause d’abomination, et conformément à l’avertissement initialement reçu de Dieu (2 Rois 17 : 1 – 23).

Les deux dernières tribus, Juda et Benjamin, furent, à leur tour, déportées à Babylone en 597 avant J.C., par le roi Nébucadnetsar, pour les mêmes raisons. Comme quoi ce n’est jamais en vain que l’Éternel des cieux parle à Ses créatures, fussent-elles haut placées dans la société, ou non.

Pour ce qui est du Centrafrique, il y a lieu de craindre profondément la même sanction divine, depuis que ses élites aussi bien que les manants, en passant par les faux chrétiens au sein de l’Église de Jésus-Christ, passent leur temps à fréquenter les devins et autres guérisseurs de haute volée établis dans la société, et à se parer de gris-gris et autres bidules susceptibles de les protéger… mieux que Dieu… Pour preuve : le pays ne dispose-t-il plus, depuis au moins trois décennies, que de frontières poreuses, présageant du pire si la foi fallacieuse en des dieux fallacieux et impotents continue de se pratiquer, avec abnégation et sous divers prétextes, à travers l’ensemble du pays ?

Frères et sœurs centrafricains, très chers compatriotes, qui avez du prix aux yeux de notre Créateur : refreinons notre ardeur démentielle à détruire injustement et sciemment la vie de nos concitoyens, et à courir après des dieux dont les limites sont manifestes : ils ne peuvent délivrer ni de la pauvreté et, encore moins, de la mort. Pour ceux qui connaissent le Seigneur mais qui se sont éloignés de Ses préceptes moraux vitaux, il est encore temps de revenir à Lui, de tout cœur, pour être pardonnés et rétablis, auprès de Lui, dans un culte raisonnable et saint.

Pour ceux qui ne Le connaissent pas encore personnellement, il faut Lui faire confiance et, concrètement, Le prendre au mot, chaque jour qu’il donne à vivre, en Lui apportant tout souci personnel, de tous ordres, car le Dieu qui ne ment jamais et qui, jamais, ne déçoit quiconque vient sincèrement à Lui, a pris, sur Son Honneur éternel, l’engagement formel suivant :

« 28  Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. 29  Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos pour vous–mêmes. 30  Oui, mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère » (Matthieu 11 : 28 – 30).

Dans les années 70, je comptais moi-même, sans fausse honte, parmi ceux qui doutaient de la véracité de Sa Parole mais qui, par pure grâce, ont pu expérimenter, par la suite, la réalité de Son existence ainsi que Son extraordinaire puissance à tranformer, moralement, un cœur en le mutant, pour toujours, de la méchanceté quotidienne à un désir irréversible de sainteté, de paix et de justice.

Ne voulez-vous pas, vous aussi, Lui offrir la chance, unique, de faire de vous des citoyens toujours bien disposés à l’égard de leurs semblables, même à l’égard de leurs ennemis qui, c’est connu, ne recherchent rien d’autre que leur mort ?

C’est là, me semble-t-il, le seul point véritable de départ d’une vie citoyenne définitivement intègre et apaisée, source d’un bonheur inestimable et concret pour quiconque en bénéficie, en dépit de la dureté de la vie. Soyons, les-uns et les autres, des ambassadeurs intègres et consacrés de la paix sociale, en tout temps, pour une vie nationale apaisée et juste !

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

 

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