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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 13:15



APA Bangui 2008-08-04 (Centrafrique) Trois trafiquants d’enfants viennent d’être arrêtés en flagrant délit par les éléments de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB), une unité de la police nationale, dans le 5ème arrondissement de Bangui, a appris APA.

Les trafiquants, deux Centrafricains et un ressortissant nigérian ont été interpellés dans la nuit de vendredi à samedi derniers alors qu’ils marchandaient le prix d’une fillette de 3 ans, a indiqué à APA le commissaire de l’OCRB du 5ème arrondissement qui a mené l’opération ayant conduit à leur arrestation.

Les forces de l’ordre avaient été informées de la transaction par un informateur anonyme qui leur a donné l’heure et le lieu où elle devant se dérouler. «Face à cette information, j’ai moi-même préparé et conduit l’opération en plaçant mes éléments sur les lieux», a expliqué le commissaire de l’OCRB.

«A 20 heures précises, j’ai vu deux personnes avec une fillette arriver sur les lieux, précisément à l’école Koudoukou (une école primaire située dans le 3ème arrondissement) et quelques minutes après c’est une autre personne qui les a rejoints et ils ont commencé à discuter le prix de l’enfant», a indiqué l’officier de police.

«C’est à moment précis que j’ai ordonné à mes éléments de les immobiliser et nous avons sans tardé procédé aux premières interrogations de ces gens qui ont avoué sur le champ leur forfait», a-t-il dit, ajoutant que la fillette, Salimata, devait être vendue au ressortissant nigérian par son oncle maternel via un démarcheur pour 7 millions de FCFA au lieu des 15 millions initialement réclamés par le vendeur.

Le Commissaire de l’ORCB a indiqué à APA que les autorités judiciaires ont décidé de poursuivre les investigations afin de démanteler le réseau des trafiquants d’enfants.

Dans un communiqué, le ministère centrafricain des affaires sociales et de la famille a condamné la vente des êtres humains et menacé ses auteurs de sanctions judiciaires exemplaires.
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 13:04

Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement

(UFDR)

          

    Email : micheldjoto@hotmail.fr      Téléphone Thuraya : 008821655583768

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

UFDR: Pour des Assises Nationales à la Sénégalaise

 

Aucune capitalisation positive ne peut s’acquérir du travail exécuté dans la précipitation. Ce ne sera que pur mythe de Sisyphe. C’est le cas de l’Accord global de paix signé à Libreville sous la pression naturelle de Bozizé et bien sur pour d’autres desseins contrairement aux intérêts offensifs du peuple centrafricain. En moins d’une semaine, comme un château de carte, l’espoir d’un dialogue politique inclusif s’amenuise avec la suspension de la participation de l’APRD de Jean Jacques Demafouth, la désolidarisation du FDPC de Abdoulaye Miskine, de l’UFR de Florian NDjadder.

 

Aujourd’hui, à notre très grand regret, s’y ajoute l’UFVN : Union des Forces Vives de la Nation, l’opposition politique radicale. Ceci n’est nullement une surprise pour l’UFDR d’autant plus que connaissant le non respect des conditions préalables pour une bonne tenue d’un dialogue politique, le gouvernement centrafricain s’est buté à un cul-de-sac. L’UFDR, à travers sa Déclaration du 25 Mai 2008, a mis a témoin l’opinion nationale et internationale sur les préalables relatifs à l’organisation d’un Dialogue Politique Inclusif.

 

Sur ce plan, l’UFDR a exigé que : L’Accord de paix global de Libreville devant fixer les arrangements politiques pour la restauration de la confiance se fasse dans le cadre de la Table Ronde finale du Dialogue politique inclusif. C’est à cette occasion que devrait être adoptées les mesures d’amnistie générale, les critères d’intégration des cadres civiles et militaires dans la vie politique et dans les forces armées, le Désarmement, Démobilisation et la Réinsertion (DDR)….

 

Force est de constater que devant l’impasse crée par le Président Bozizé, le Bureau politique de l’UFDR, conscient de ses responsabilités envers le peuple centrafricain invite tous les mouvements politico-militaires, les partis politiques, la Société civile à RALLIER ses vues pour la tenue d’Assises Nationales à l’image du Sénégal en lieu et place du Dialogue politiques Inclusif. Elles seront organisées par et avec les forces d’opposition politico-militaires comme politiques et civiles à l’extérieur du pays et les orientations politiques qui y seront examinées et les décisions prises constitueront la vision légitime du peuple et dont il reviendra au gouvernement de les respecter et de les appliquer.

 

Cette proposition jugée noble et sage justifie seulement et simplement la Prise de Conscience de l’UFDR dans cette Crise de Confiance qui détermine le rapport entre l’opposition majoritaire et le gouvernement centrafricain. Et c’est à travers ce prisme que le peuple centrafricain appréciera l’apport substantiel de ses enfants dans la restauration de la paix et procéder au développement économique du pays car comme on l’a toujours dit, la Centrafrique à tout ce qu’il faut pour briller à l’image de son diamant dans le monde.

 

                                                                                Lagos,  le 03 Août Mai 2008



Michel Am Nondroko Djotodia, Président

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 01:49



 

(Témoignage) Source: La Fondation Reuters

Par Joe Bavier

BAMBOUTI, République centrafricaine, 3 Août 2008 (Reuters) - "Nous ne sommes pas au Soudan, n’est-ce pas ? Parce que nous ne sommes pas autorisés à nous y rendre."
La question, posée par un assistant admirablement respectueux des règles, m'a fait sourire. Ici, dans ce coin oublié de l'Afrique, où trouver tout simplement une frontière internationale exige de la patience et la technologie du 21è siècle, nous n’aurions jamais su que nous étions ici.
"Toujours en République centrafricaine ?», dis-je, en regardant le GPS sur mon téléphone satellitaire. «Je pense."

Un ami et collègue a dit une fois que la République centrafricaine a un rachat de qualité - il est facile à trouver sur une carte. Après tout, l'itinéraire est dans le nom. Mais son histoire montre combien cette pauvre ancienne colonie française a été une victime de cette géographie. En sandwich entre certains pays les plus instables, il a été diversement sillonné par des guerriers pillards de la République démocratique du Congo, un coup d'assistance des mercenaires tchadiens, des rebelles du sud du Soudan, des milices Djandjawids et du Darfour.

J'étais dans la forêt dense à la frontière orientale sur la piste des plus récents intrus de  la Lord's Resistance Army (LRA) – les rebelles du nord de l'Ouganda qui sont dirigées par l'auto-proclamé mystique Joseph Kony et tristement célèbre pour l'utilisation des garçons comme enfants soldats et des filles comme esclaves sexuelles.

Les envahisseurs

À la fin Février et début Mars, le long des 100 km (60 milles) de la "Route Nationale Numéro 2», le nom grandiose de la grande piste praticable  vers l’Est de la capitale Bangui au Soudan, la LRA a enlevé quelque 150 villageois. Ils sont entrés depuis leurs bases à proximité du Congo et en plus de 10 jours d'opérations, ils n’ont  pas tiré un seul coup de feu.

 "Ils savaient qu’il n'y avait pas de police, pas de soldats ici, donc ils l'ont fait en plein jour. Ils sont restés toute la journée," m'a dit Vincent de Paul Koumboyo, maire de Bambouti, ville la plus orientale de la RCA, le jour d’arrivée de la LRA. "Après deux mois, les autorités de Bangui ont envoyé des gens pour faire une enquête. Ils sont restés 48 heures puis sont repartis," a dit Koumboyo.

La violente incursion de la LRA dans cette région éloignée a ravivé les craintes de l'ouverture d'un nouveau front  dans un enchevêtrement de conflits liés impliquant le Soudan, le Congo et l'Ouganda. Les fonctionnaires de l'ONU craignent une possible offensive militaire conjointe de ces pays voisins contre la LRA – a admis en Juin comme stratégie si les rebelles ne font pas  la paix – qui pourrait pousser les rebelles ougandais dans le sud-est de la République centrafricaine à faible densité de population.

Et si le pays a été largement oublié par le monde extérieur, les habitants de l'Est de la République centrafricaine ont pratiquement disparu, de même dans les pensées de leurs propres compatriotes. "Si la République centrafricaine est le trou du cul du monde, alors Bambouti est le trou du cul de ce trou du cul", "a résumé sans détour un assistant humanitaire. En me promenant en ville, j'ai vu non seulement les résultats de la récente incursion de la LRA, mais l'héritage d'une longue lignée d'envahisseurs.

Le Bureau du maire brûlé. Le commissariat de police abandonné  il ya longtemps. Le centre de santé  pillé par les rebelles du Sud du Soudan voisin, jamais reconstruit. L’école sans toit comme une coquille vide. "Imaginez que vous habitez dans un village en Écosse, et les Vikings arrivent,  violent, pilent et détruisent tout. C'est comme ça," a expliqué un haut fonctionnaire des Nations unies, plus de boissons, avant, j'ai vu la suite pour moi-même.

À la ligne insensée

Peu de temps après mon arrivée à Bambouti - après 14 heures de randonnée en 4x4 et de l'aide d’un villageois d'une tronçonneuse pour couvrir les 100 km (60 milles) à partir du prochain règlement important,  je suis tombé sur un soldat.

La vue d'un homme vêtu d'un nouvel uniforme, son AK-47 en bandoulière sur une épaule, n'aurait pas été particulièrement remarquable si on ne m'avait pas dit que l'armée centrafricaine n'a pas un seul soldat posté en une journée de conduite. Je me suis approché, et remarqué mon reflet dans le miroir de ses lentilles de lunettes de soleil, et tenté un 'bonjour'. "Il ne parle pas français », dit le jeune homme assis à côté de lui. «Il est Soudanais." N'est qu'à ce moment que je remarque l’écusson sur son épaule portant un petit drapeau et les mots «du Sud Soudan».

Dans le cadre d'un partage du pouvoir de paix visant à mettre fin à des décennies de guerre civile dans leur pays, les rebelles du sud soudanais font maintenant officiellement partie de l'armée gouvernementale de Khartoum. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de me demander s’il ne pourrait pas être  parmi les combattants qui ont mis le feu à Bambouti il y a quelques années ?

Ensuite, l'invisible ligne de démarcation entre les deux pays n'a pas empêché les rebelles du Sud du Soudan, d’effectuer des raids pour s’approvisionner et recruter des combattants. Et aujourd'hui encore, un homme armé ne quitterait pas le contrôle de  la frontière pour faire se déplacer juste par curiosité au sujet de certains étrangers en visite. Quelques jours plus tard, ayant du temps à tuer et du fait de mon intérêt suscité par ma rencontre avec ce qui semblait être un envahisseur, j’ai convaincu certains assistants de me conduire à la frontière.

 Une course chaotique dans un pick-up qui a déchiré mes bras et des saignements dus à  l'épineuse vigne suspendue au-dessus de la piste, et nous y étions. Rien. Aucun poste de contrôle. Pas de gardes-frontières. Au bout de quelques minutes, en jouant de poitrine à travers de hautes herbes, nous avons finalement trouvé un marqueur concret de la frontière. Nous posons pour une photo de groupe pour prouver que nous avions été là, je me suis appuyé contre lui, et il est même tombé.

Comme j'ai essayé de mettre le marqueur en place, un peu inquiet, je viens peut-être de commettre  une infraction internationale, j'ai arrêté. Qu'a fait cette frontière, si souvent violée par des hommes armés avec de  malveillante intention, vraiment à quiconque et n’importe comment ? Certes, rien à la population de Bambouti. Encore moins pour les assassins que leur proie.

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 23:04



Inacceptable pour les uns, incroyable pour d’autres, lois scélérates par ci, auto amnistie du régime par là ou encore texte flou et provocateur …Les qualificatifs et autres dérivatifs ne manquent pas pour qualifier le dernier projet de loi portant pour le premier ; une amnistie sur des infractions liées aux évènements ayant provoqué le changement du 15 mars 2003. Pour le deuxième ; portant amnistie des infractions d’atteintes à la sûreté de l’état et à la défense nationale. Enfin pour le troisième ; portant amnistie des infractions commises par les éléments des forces armées centrafricaines à l’occasion des opérations de maintien de l’ordre  et de la défense du territoire.

Jamais un texte de loi n’aura été autant critiqué,  rejeté et  provoqué l’unanimité contre lui avant même que les parlementaires n’aient eu  le temps de se pencher  dessus.  Si, ce fameux projet de loi tant décrier a non seulement eu le mérite  de redonner l’occasion à une opposition  dite armée déjà méfiante de se camper à juste raison d’ailleurs sur ces positions en se retirant du processus entamé, il a en même temps permis à une opposition démocratique jusque là diverse et disparate de se retrouver  unanimement dans le rejet de cette loi, rejointe  en cela par d’autres associations des droits de l’homme et  de patriotes.

Désormais le processus menant au dialogue politique inclusif semble gripper et reporter aux calendes grecques à la grande satisfaction d’un régime qui ne souhaite nullement aller au dialogue de peur d’y laisser quelques plumes. Mais l’homme du 15 mars 2OO5 n’inspire plus confiance depuis belles lurettes. Ceux qui en doutaient encore sont à présent convaincus. Par le passé, il avait montré aux uns et autres qu’il ne savait pas tenir ses promesses, même auprès de ceux qui hier encore l’ont aidé, couvert, soutenu et défendu becs et ongles de ses nombreux manquements et autres dérives.

Pour la première fois, bien que séparément, les partis politiques de l’opposition démocratiques, les groupes de l’opposition dite armée, les associations  humanitaires se sont retrouvés par la force des choses pour revendiquer la même chose, à savoir une véritable et sincère amnistie générale pour tous les acteurs des crises militaro politiques qui ont mis à nue la république centrafricaine depuis quelques années.  En dénonçant ce projet de loi et en réclamant  une amnistie générale, les différents partis et mouvement ont dénoncé en même temps le caractère discriminatoire et exclusive de cette loi,  dont les centrafricains ne veulent plus en entendre parler. A se demander si toutes ces mobilisations ne  risquent t’elles pas de laisser un goût amer pour  le régime à l’élection présidentielle  de 2010 ? Si toutefois, élection présidentielle il y a.

En même temps, ce rejet unanime ne constitue t-il pas également un signal fort adressé à l’endroit des parlementaires qui sont réunis en assemblée extraordinaire et qui disposent de dix-sept jours pour se prononcer  sur cette loi ?  Il appartient à chaque représentant de la nation, à son âme et conscience lorsque celle-ci est en danger et en péril de prendre seul sa responsabilité devant l’histoire et devant le peuple au delà de toute directive partisane. La discipline de vote que le régime en place leur impose à tort et à travers pour cautionner une stratégie qui recèle des germes de division ne saurait justifier leur choix et  ainsi renforcer les ambitions d’un homme, car ils sont d’abord et avant tout les représentants du peuple par lequel ils ont reçu mandat pour parler en son nom et le défendre.

Ne doutons pas un instant que les parlementaires  surtout  ceux de la coalition  majoritaire ont compris ce vers quoi, l’homme du 15 mars 2003 voudrait les entrainer. Ils sauront se mettre pour une fois à l’écoute de la majorité vraie  pour apaiser les tensions déjà existantes et accentués malheureusement  par ce projet de  loi inopportun qui risque d’entrainer tout le pays dans le chaos. A eux d’en tirer les conséquences pour que la population centrafricaine se réconcilie avec elle-même par  le rejet pur et simple de ce projet  rédigé d’une manière unilatérale qui  sème déjà la discorde et la division. Ne devraient-ils pas plutôt proposés la rédaction d’un autre projet de loi plus consensuel qui verrait la participation des différentes entités concernées en n’oubliant jamais qu’il s’agit d’une amnistie  qui est une mesure politique dont la finalité est d’arriver à une société apaisée et pacifiée.

 

Franck SARAGBA

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 23:02



 

 

"For the success of National Inclusive Dialogue on the crises of Central African Republic,  the political forum must take place abroad. Libreville, capital of Gabon is well-indicated to receive this forum regarding the output of former political talks."

 

From France to United Kingdom ; United States of America to Japan ; German to India and everywhere in the Old  countries of democracy : patriotism is the stimulus of success in politics, patriotism is an ideal engine to modernise State, to set its economic development through growth and new technology. Politicians, businessmen, policymakers or elites of the western democracy bear on their mind the notion of patriotism : obligation to love its country, to put at first its interests, to safeguard these for the prosperity, freedom, peace and security. As result, these countries are rich, developed and arrogants. Globalisation draws them on the core of progress and innovation. Then, some of them, more powerful do not want to see developing countries at their tantamounts. For that, they sustain dictatorship in poor countries just to proceed what they say : preservation of the so-called pré-carré area ; standstill or status-quo. Doing so, they use patriotism in order to dominate, imposing their policies, ideas and way to behave.

Thus, both patriotism and politics went together. Noting that, politicians of Central African Republic have to take in count this example. Success in politics is not only to win national consultations as president, deputies and mayors. It is meant also to act for the progress of its country: economy, law, justice, growth, education, infrastructures, health, peace and security. Patriotism should trigger politicians in their decision. It is not a crime to love its country and working for its improvements. Looking through the United States of America's politics landscape, policymakers are led in their job entirely by patriotism. The statehood sentiment is sharp. In France it is obvious. In United Kingdom, it is a way of life for politicians. The main purpose of politicians is to preserve the interests of its countries. By the way, politicians of Central African Republic should make clear that ; dealing with diplomacy ; International Law ; International Relations :   there is no friend in politics. But only interests are prevailed in this global policy.

Politicians are the duty to curb poverty and enhance citizens' standards of living. Politics and patriotism are the shield against corruption, confusion of power and violences. To implement democracy, freedom, justice independence, and legitimacy and sustainability of Republic institutions ; patriotism must govern politicians. There is no place for evil patriotism. Citizens need fair patriotism to boost economy and modernisation. Politicians of Central African Republic have an obligation to use patriotism in their meeting with foreign high personalities. Sure, politicians are invited to train themselves in the notion of patriotism. If Central African Republic is in political whirlwinds now ; it is because its politicians have not known patriotism. When politicians ignore patriotism in their process; come predicaments and severe downturn.. For that, patriotism should be set in the heart of politicians.
So that, for the good of the country.

 

 ***************************************************************************

 

Les vieilles démocraties occidentales ont toujours usé du patriotisme pour asseoir leur excellence, leur domination dans tous les domaines. De l'économe aux finances ; de la politique à la technologie ; de la santé à l'éducation. Elles sont développées, très avancées, très riches et très arrogantes. Ce, à raison parce que leurs politiciens sont tous imprégnés du patriotisme : ils aiment leurs pays et défendent ses intérêts. Ici le patriotisme et la politique sont imbriqués. Pour réussir en politique, il faut aimer son pays. Il faut oeuvrer pour garantir ses intérêts. De l'Allemagne à la Grande-Bretagne ; de la France au Japon ; des Etats-Unis d'Amérique à l'Inde, leurs politiciens ont su  mettre au service de la transformation, la prospérité, la sécurité et la paix  les vertus du patriotisme. Ils sont tous chauvins. Leur chauvinisme a servi comme stimulant, proclamant ainsi leur suprématie.

 

Puis, certains trop puissants soutiennent des dictatures dans les pays en développement : le pré-carré, les zones d'influence, le standstill, ou  le status-quo. C'est  le patriotisme  qui explique cette volonté de puissance. Cette volonté de main mise sur le monde en développement. Le patriotisme caractérise le comportement des politiciens des vielles démocraties occidentales.  Pour ce faire, cette école du patriotisme doit germer en Centrafrique.

 

Les politiciens de ce pays doivent prendre en compte la défense de ses intérêts. Pour cela, ils doivent être emportés par le patriotisme : l'amour de la Centrafrique. Faire de la Centrafrique un Etat  en sécurité, en paix et en pleine croissance économique. Le patriotisme s'oppose à la corruption, la violence, la dictature, et la confusion des pouvoirs. Mais, il exige la démocratie, la liberté, l'indépendance de la justice, la pérennité des institutions républicaines. Les politiciens de la Centrafricains doivent savoir que dans le monde des Relations Internationales, il n'ya que des intérêts ; le Droit International n'est constitué que par des intérêts ; la Diplomatie est synonyme d'intérêt.

 

Donc, les politiciens de ce pays sont contraints de reformuler leur mode de pensée politique. Ils doivent associer le patriotisme à la politique. Pour réussir en politique ; il faut aimer son pays. L'Europe, le Japon, l'Inde, ou les Etats-Unis d'Amérique ont tous induit le patriotisme dans leur gouvernance. Et la Centrafrique est obligée d'imprimer le patriotisme dans sa politique.  Que les politiques prennent conscience de l'importance du patriotisme dans le processus de développement de la Centrafrique. La prospérité et la croissance sont dans le patriotisme. Il faut l'exploiter.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 22:59





COMMUNIQUE 10

 

            Le 02 février 2007, le FDPC signa l'accord de paix à Syrte en Libye avec le gouvernement. Depuis lors, le FDPC cessa toutes activités militaires et opta pour la PAIX ET RIEN QUE LA PAIX. C'est ainsi qu'il désigna monsieur Marcel BAGAZA comme son représentant au comité préparatoire du dialogue politique inclusif jusqu'à ce jour.

    Considérant la non application de l'accord de paix de Syrte,

    Considérant le projet de loi d'amnistie générale sur une période définie par le Gouvernement, lequel projet de loi montre à suffisance que le régime en place n'a pas la volonté réelle d'organiser le vrai dialogue politique inclusif ;

  En conséquence, le FDPC suspend sa PARTICIPATION DU DIALOGUE ET RETIRE PAR LA MEME OCCASION Monsieur Marcel BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE.

  Monsieur Marcel BAGAZA doit cesser ses activités du comité préparatoire dès diffusion du présent communiqué.

  Toutes les activités de Monsieur MARCEL BAGAZA au sein dudit comité n'engagent nullement le FDPC et il s'expose à des sanctions disciplinaires s’il les poursuit.

                                           Fait le,  3 août 2008

POUR LE PRESIDENT

LE PORTE PAROLE

ANDRE LE GAILLARD RINGUI

 

 

DECISION 0001

 

 

PORTANT RETRAIT DE MONSIEUR MARCEL BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

 

                                                     

                 VU L'ACCORD DE PAIX DE SYRTE SIGNE LE 02 FEVRIER 2007 ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LE FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN,

 

                 VU LA NON APPLICATION DU DIT ACCORD DE PAIX DE SYRTE,

 

                 VU LE PROJET DE LOI D'AMNISTIE S'étendant sur une période définie par le gouvernement;

 

               LE FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN DECIDE DU RETRAIT PUR ET SIMPLE DE MONSIEUR MARCEL BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF.

 

         LA PRESENTE DECISION PREND EFFET DES SA SIGNATURE ET PUBLIEE PARTOUT OU BESOIN SERA.

 

                                                        Fait à Tripoli le 02 aout 2008

 

POUR LE FDPC

 

 

LE PRESIDENT  ABDOULAYE MISKINE

 

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 02:57






APA-Bangui
2008-08-02 (Centrafrique) L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), regroupant les partis d’opposition démocratique, a décidé au cours de l’Assemblée Générale de suspendre sa participation du processus du dialogue politique "caporalisé de bout en bout".

Selon l’UFVN, les raisons de leur suspension sont entre autres le décret fixant la composition du Comité d’organisation pris en violation de principes du consensus et de la parité convenus pour l’ensemble des acteurs à ce dialogue.

L’opposition ajoute à ces griefs le projet de loi d’amnistie des auteurs de crimes politico-militaire, élaboré en violation de principes et qui contient des dispositions d’exclusion de certains acteurs, rendant "le dialogue exclusif".

Le Président François Bozizé s’est auto amnistié ainsi que ses compagnons impliqués dans le coup d’Etat de mars 2003, de tous les crimes graves et massifs commis sur l’étendue du territoire centrafricain, et dont les stigmates sont encore vives dans notre pays, ajoute l’UFVN.

Pour l’UFVN, avec le second projet d’amnistie, le président Bozizé envisage l’amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde prétorienne qui "ont semé et sèment toujours la désolation depuis le 15 mars 2003 jusqu’à ce jours tant à Bangui que dans le Nord-Ouest du pays".

"Ils tuent, pillent et violent sans retenue, comme l’ont souligné les rapports de l’Union des Journalistes centrafricain (UJCA), International Crisis Group (ICG), Human Rights Watch et les systèmes des Nations-Unies", indique l’UFVN dans son propos.

La formation de l’opposition estime que le troisième projet exclut de fait les responsables politiques et les responsables des rébellions pour des actes commis avant le 15 mars 2003, demandant à l’Assemblée nationale de "rejeter ces projets de loi pour leurs esprits contraires aux intérêts supérieurs de la nation en péril".

Elle appelle la communauté internationale à obtenir du Président François Bozizé le retrait de ces projets de lois "scélérates" et la rédaction par tous les protagonistes de la crise de projets de loi d’amnistie consensuels.

L’UFVN regroupe les partis d’opposition comme le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc), le Rassemblement démocratique Centrafricain (RDC) l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), Association Londô, Association pour la Solidarité et la démocratie (ASD).

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 22:52

UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION (U.F.V.N)

POUR LE RENOUVEAU DEMOCRATIQUE

DECLARATION SUR LES TROIS PROJETS DE LOI D’AMNISTIE

 

Au sortir des élections de 2005, la quasi-totalité des Centrafricains croyait fermement avoir renoué avec 1a paix. Nous avions tous la conviction que notre pays venait enfin de tourner une page sombre de notre histoire commune. Nous avons tous, hélas, vite déchanté. En effet, tous les centrafricains ont vite compris que la période électorale ne fut qu'un intermède dont les promesses de paix et de développement sont assimilables à un mirage, puisque malheureusement, nous avons dû nous rendre à l'évidence que notre pays s'est davantage replongé dans une situation de précarité inédite sur tous les plans, précipitant ainsi tout le peuple dans une souffrance intenable et une insécurité inconnue jusqu'alors.

Ces troubles récurrents sous forme de rébellions armées chroniques qui tuent la République, procèdent invariablement et pour l'essentiel des deux mêmes causes, à savoir la FRUSTRATION pour fait « d'exclusion de l'autre» et la MAUVAISE GOUVERNANCE, le tout sur fond de tribalisme, de clanisme, de régionalisme, de népotisme, de clientélisme, idéologies chères aux « Demeures Politiques » en panne de projet de société rigoureusement inspiré par le terrain national et assorti d'un programme de gouvernement cohérent, intégrateur et juste.

C'est devant ce constat de désespoir généralisé que l'Union des Forces Vives de la Nation avait appel publiquement la tenue d'un dialogue politique inclusif. Pour nous, ce dialogue politique inclusif devrait réunir toutes les filles et tous les fils de ce pays, et notamment les responsables politico-militaires pou exorciser le mal centrafricain, afin que notre nation réconciliée ait l'opportunité de se consacrer désormais aux tâches susceptibles d'enclencher le développement de notre pays aux potentialités immenses.

L' l'Union des Forces Vives de la Nation avait en son temps salué les travaux du Comité Préparatoire dl cette importante assise. Elle attendait comme tous les Centrafricains la signature de l'Accord de Paix Global, la mise en place du Comité d'Organisation et les lois d'amnistie, afin que le Dialogue Politique commence enfin de manière Inclusive.

C'est animé par ce soucis d'appuyer ce processus que l'Union des Forces Vives de la Nation a accepté de déléguer à Libreville son Coordonnateur en qualité d'observateur, car ce que notre Peuple dans toutes se: composantes désire est la progression inéluctable de ce processus dont l'aboutissement logique est le vote de la loi d'amnistie devant donner l'opportunité à tous les protagonistes de participer sereinement al Dialogue Politique Inclusif, seul gage d'une retour à la Paix et à la Sécurité.

Malheureusement, à la lecture des trois projets de loi d'amnistie qui viennent d'être soumis à l'Assemblée Nationale lors de la session extraordinaire convoquée à compter de ce jour, J'UFVN fait les constats  suivants :

1°) dans le premier projet de loi d'amnistie, »Charité bien ordonnée commençant par soi-même», le Président de la République François BOZIZE s'est autoamnistié ainsi que ses compagnons impliqués dan~ le coup d'Etat de mars 2003, de tous les crimes graves et massifs commis sur toute l'étendue du territoire centrafricain, et dont les stigmates sont encore vives dans notre pays;

2°) dans le second projet de loi d'amnistie, il envisage l'amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde prétorienne qui ont semé et sèment toujours la désolation "depuis le 15 mars 2003 jusqu'à ce jour, tant à Bangui que dans le Nord-Ouest et le Nord-est du pays, tuant, pillant et violant sans retenue, comme l'ont souligné les rapports de l'Union des Journalistes Centrafricains (UJCA), International Crisis Group(ICG), Human Rights Watch (HRW),les Systèmes des Nations Unies, etc.

Il faut souligner que par ce projet de loi, le Président BOZIZE fait involontairement un aveu de culpabilité de sa garde prétorienne dans des crimes qu'il a toujours niés. En les reconnaissant implicitement aujourd'hui, il démontre également que c'est volontairement qu'il a toujours refusé d'ouvrir une enquête  judiciaire sur ces crimes, malgré les demandes pressantes de la communauté internationale.

3°) le troisième projet de loi concerne les responsables des rébellions politico-militaires, mais uniquement  pour les crimes à partir du 15 mars 2003 jusqu'à ce jour. Ce projet exclut donc de fait les responsables  politiques et les responsables des rébellions pour les actes commis avant le 15 mars 2003.

Au regard de ce qui précède, quiconque s'oppose au retour de la paix et à la tenue du Dialogue Politique Inclusif ne s'y prendrait pas autrement.

Pour l'Union des Forces Vives de la Nation, si le Président BOZIZE voulait réellement le dialogue puis la paix, ces projets de loi d'amnistie devraient être guidés par les idées forces suivantes:

L'amnistie devrait s'étendre à tous les mouvements politico-militaires sans exception, y compris ceux  qui n'ont pas signé d'accords de paix, pour éviter la résurgence de troubles politico-militaires dans le pays;

L'amnistie doit couvrir les faits reprochés aux responsables politiques et politico-militaires commis avant le 15 mars 2003, exactement comme le Président BOZIZE s'est autoamnistié, lui et ses compagnons, pour les actes commis le 15 mars 2003.Il est inadmissible qu'il s'octroie à lui-même la même chose qu'il refuse à autrui.

Compte tenu de tout ce qui précède, l'Union des Forces Vives de la Nation, pour qui ces projets de le d'amnistie de 2003 sont une insulte à toute la nation centrafricaine, parce qu'ils ne contribuent nullement résoudre le réel problème de fond qui est celui du retour à la paix et à la concorde nationale, lequel  demeure en l'état, déclare :

 L'Union des Forces Vives de la Nation demande solennellement à l'Assemblée Nationale représentation du peuple souverain, de rejeter ces projets de loi pour leur esprit contraires aux intérêts supérieurs de la nation en péril;

L'Union  des Forces Vives de la Nation demande à toutes les forces vives de la nation d'empêche par tous moyens légaux les dérives totalitaires et arbitraires du Chef de l'Etat qui place ses intérêts personnels  et ceux de son clan avant l'intérêt du peuple centrafricain, notamment son droit à vivre dans la paix et la sécurité.

L'Union  des Forces Vives de la Nation appelle la Communauté internationale  à obtenir du Président BOZIZE le retrait de ces projets de lois scélérates, et la rédaction par tous les protagonistes de la crise de projets de loi d'amnistie consensuels.

L'Union  des Forces Vives de la Nation suspend à compter de ce jour sa participation au processus du Dialogue Politique Inclusif jusqu'au retour définitif du respect du consensus convenu d'un commun accord.

Fait à Bangui, le 31 juillet 2008

Pour l'U.F.V.N

Le Coordonnateur Maître Henri POUZERE

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 03:43

 




 
En mai 2003, soit trois mois après la prise de pouvoir anticonstitutionnelle de Bozizé, j’appelais dans un document rendu public à Bruxelles et à Paris, les Centrafricains au « Dialogue sans exclusive », comme moyen de mettre un terme définitif aux conflits récurrents qui ont , depuis près de deux décades déjà, mis en lambeaux notre beau et riche pays, la Centrafrique. Dans ce document, j’avais exprimé ma vue sur ce que aurait dû être « une transition démocratique » pouvant mener au retour serein de l’ordre constitutionnel. Malgré la pertinence des idées de ce document, il avait à l’époque provoqué la risée des uns, et des attaques en règles des autres. Un Quotidien ayant pion sur rue à Bangui raillait en ces termes : « Où étais-tu grand-frère… », faisant idiotement référence à mon appartenance au MLPC. Aujourd’hui, chaque Centrafricain n’a que ce vocable d’espoir à la bouche !

 

Le dialogue inclusif, qui n’est autre chose que « le dialogue sans exclusive » dont je parlais en 2003, s’impose désormais à chaque Centrafricain, Bozizé en tête,  comme seule chance de sortie de crise pour notre pays. Pour cela, il a fallu qu’une partie de notre peuple prît sur elle de s’opposer militairement aux dérives dictatoriales et aux menées génocidaires de l’homme du 15 Mars. Si aujourd’hui, Le « libérateur en chef », qui tente par des subterfuges divers de s’attribuer la paternité de l’idée de dialogue, il est fort clair que ce sont les résistances armées qui le lui ont imposé par les armes. N’eussent été les revers militaires cuisants imposés aux FACA par la rébellion, avec occupation effective d’un grand nombre de villes et villages, la caravane de Bozizé eût continué tranquillement son chemin en dépit des aboiements timides et inaudibles  de l’opposition dite « démocratique ». Cette opposition on le sait, brille soit par sa propension à collaborer avec Bozizé soit par son manque cruel d’esprit d’initiative et de sacrifice. C’est donc à ces fils du pays en révolte que nous devons la reculade inattendue de Bozizé sur cette question.

 

« L’homme du 15 Mars », dos au mur, accepte du bout des lèvres le principe du dialogue, mais veut le manipuler et le tourner à son seul avantage, usant des manœuvres dilatoires connues. Des tentatives pour rouler dans la farine les groupés armés par des signatures séparées de paix à la tchadienne ont été opérées. Mais la résistance armée a vite fait de comprendre le dessein caché de Bozizé et son clan de profiteurs et exige carrément une amnistie générale, préalable à la tenue de ce dialogue que tous les Centrafricains appellent de leur vœu. Après avoir longtemps tergiversé, louvoyé, jouant ouvertement et sans vergogne la montre, Bozizé vient enfin de plier l’échine et convoque l’Assemblée Nationale aux fins de l’adoption de la loi d’amnistie ouvrant les portes à la tenue dudit dialogue.

 

Au lieu d’un projet de loi unique d’amnistie générale, comme réclamée par toutes les parties, Bozizé en glissera un deuxième concernant exclusivement tous ceux qui, comme lui, avaient pris des armes contre les institutions républicaines, détruit les infrastructures socioéconomiques et endeuillé une large partie de notre peuple. Bozizé, parfaitement conscient de la gravité des crimes que sa garde prétorienne a commis et continue de commettre dans le Nord, dans le Nord-est et  le Centre-Nord  en général et à Paoua en particulier, a  pris un projet de loi pour absoudre ses criminels conduits de main de fer par Eugène Ngaïkoïssé et au passage s’auto-amnistier alors qu’il est le Chef de l’Etat. En voulant à tout prix cette amnistie pour ces ouailles et pour sa personne, Bozizé admet enfin que des crimes odieux et barbares ont été commis contre des populations civiles  désarmées, des biens ont été volés, pillés et détruits, des femmes ont été violées, les droits humains ont été massivement violés. Et cela par des hommes qui lui sont proches et qui bénéficient en toute circonstance de sa propre protection. Cet aveu de taille, s’il en est,  permettra désormais aux familles des victimes du Nord (Ouest-Est-Centre) de s’organiser afin de saisir comme il se doit la CPI pour que justice leur soit enfin rendue. Les morts et les déplacés de Paoua, de Kaga-Bandoro, de Kabo, de Markounda, de Mbré, de Ndélé, de Birao etc. méritent amplement d’être vengés et que leurs assassins bien connus, soient très  sévèrement punis. Si Bozizé ne le comprend pas en agissant de la sorte et ne veut pas du vrai Dialogue, il n’y pas d’autres moyens de régler le problème de la Centrafrique  que de le traduire, sans tarder, devant la CPI ou de le faire partir par tout moyen. Des preuves pour le moins accablantes sont là, prêtes à être utilisées en cas de besoin. Une abondante suite nécrologique, fruit du forfait odieux de ceux qu’on prétend avoir agi dans le cadre du  « maintien de l’ordre public» est tenue à jour pour y recourir, comme on le dit, en cas de besoin.

 

L’acte posé par Bozizé et qui sera certainement entériné par sa majorité servile et obséquieuse à l’Assemblée n’est ni plus ni moins qu’une vaste rigolade de mauvais aloi dans la mesure où le projet de loi, tel qu’il est rédigé, est un véritable piège à cons qui ne mentionne nulle part les acteurs politiques d’envergure, de l’intérieur comme de l’extérieur comme Patassé, Démafouth et bien d’autres en exil. L’article 2 est à ce point explicite : « Sont concernés par la présente mesure :

 

            - L’Union des forces démocratiques républicaines (UFDR)

            - Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC)

            - L’Armée populaire pour la restauration de la république (APRD)

 

Cette disposition, sciemment rédigée, vise objectivement à piéger les leaders politiques, comme Patassé dont la tête est mise à prix par Bozizé ; Une fois rentrés à Bangui, rien ne l’empêchera de les cueillir, tels des mangues mûres. Ces deux projets de loi sont une insulte inadmissible à la mémoire de nos morts et sont parfaitement contraires à l’esprit des accords de Libreville. Aucun patriote digne de ce nom ne peut l’accepter. Des actions multiformes doivent être menées par tous les patriotes pour contraindre Bozizé à les retirer et à en rechercher avec toutes les parties une mouture consensuelle. On ne peut compter sur une Assemblée bourrée de myopes serviles pour dire un grand Non à ce complot ourdi par les conseillers-maîtres-à-penser de Bozizé. L’envisager serait faire preuve de naïveté infantile. Seule la souffrance de notre peuple doit nous guider dans la recherche des voies et moyens de le sortir de l’ornière de la misère. Cela doit être perçu par tous !

 

La misère indicible de notre peuple, la risée inacceptable dont notre pays fait systématiquement l’objet sur le plan international, sont autant de raisons pouvant motiver Bozizé à saisir au bond cette opportunité et à œuvrer en synergie  avec les autres patriotes centrafricains pour redonner au peuple la joie et l’espoir. Reprendre notre place et notre honneur dans le concert des nations, demeure pourtant un impératif catégorique. Mais la soif immodérée de pouvoir dont fait montre Bozizé  lui interdit de voir cette réalité. Comment comprendrait-il ces impératifs nationaux quand on sait que sont régime est investi par des flibustiers, descendus en masse de France, d’Amérique et d’ailleurs pour devenir des Ministres, « garde de sceaux », des conseillers d’incompétence administrative et politique aussi criarde ! La Centrafrique est si petite qu’on se connaît ; que l’on me dise pourquoi le gouvernent a brutalement interrompu le contrôle des diplômes lancé au son de tambour afin de débusquer les faux diplômés   de la fonction publique. Cette entreprise démagogique allait se muer en cauchemar  pour les initiateurs. Beaucoup sont sans diplôme ou alors ils l’ont décroché à Château rouge   à Paris ! C’est normal de récompenser les amis qui, à des degrés divers, ont contribué à la réussite du putsch ! Mais c’est au détriment de notre peuple.

 

Le peuple centrafricain veut impérativement un vrai dialogue sans exclusive, inclusif si l’on veut, et rien d’autre. Notre pays n’appartient ni à Bozizé, ni à un Ministre-porte parole et encore moins à un Ministre de Justice pour qu’ils compromettent la chance d’un retour définitif et souhaité de paix dans notre pays. Un peuple même vaincu finit toujours par se redresser et reconquérir ses droits. C’est pourquoi j’invite les maîtres de Bangui à tirer leçon de l’expérience et à saisir que leur régime n’est pas éternel et finira bien un jour par disparaître. Ainsi va le Dialogue selon Saint François. Mboutou Ndou, a dou so ndou !

 

Fait à Paris le 02 Août 2008

 

 

 

Djim-Arem MAÏTART

« La voix qui crie dans le désert »

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 00:03




Bangui, 1er août (ACAP)- Le Président de l'Assemblée Nationale, M. Célestin Leroy Gaombalet, a ouvert, vendredi 1er Août 2008 à Bangui, les travaux de la session extraordinaire destinée à l'examen de cinq projets de loi, dont celui de l'amnistie des groupes politico-militaires censés prendre part au futur Dialogue Politique Inclusif.

A propos du projet de loi relatif à l'amnistie, le Président Gaombalet a indiqué qu'après plusieurs années d'instabilité caractérisée par des conflits armés, qui ont entraîné l'implication de la communauté internationale, la République Centrafricaine doit retrouver le chemin de la paix et de la sécurité afin de se consacrer à l'essentiel, à savoir le développement économique et social.

Il a par ailleurs précisé que les projets de loi d'amnistie concernent les événements militaires ayant provoqué le changement du 15 mars 2003, les opérations de maintien de l'ordre contre la rébellion et les infractions commises par trois groupes politico-militaires, notamment l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) et l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD).

S'agissant du projet de réforme du Conseil supérieur de la magistrature, dont l'assemblée générale des magistrats a demandé le retrait, M. Gaombalet s'est voulu rassurant, indiquant que «jamais, un projet de texte de l'importance de celui qui nous est soumis n'a été examiné et adopté sans une large concertation avec les acteurs du secteur concernés ».

Quant au projet des finances 2008 rectificatives de la loi, le président de l'assemblée nationale a fait remarquer que "de nouvelles pistes seront explorées en vue de la réalisation de ressources additionnelles, soit par la création de nouvelles taxes, soit par leur légère augmentation lorsque celles-ci existaient déjà ».

Censée durer 15 jours et lever le dernier obstacle à la tenue du Dialogue Politique Inclusif, cette session parlementaire s'ouvre dans un climat de tension pour les députés, interpelés par l'Amicale des magistrats et par la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme ainsi que la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme.

Dans un courrier adressé aux députés, l'Amicale des magistrats réclament le renvoi au gouvernement du projet de loi sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature car croyant y déceler "des dispositions constitutives d'immixtion flagrante dans l'indépendance du pouvoir judiciaire et de nature à phagocyter définitivement la Justice Centrafricaine, seul rempart pour tous".

Evoquant les projets de lois d'amnistie déposés par le gouvernement, les organisations des droits de l'Homme demandent quant à elles aux élus "de se conformer aux dispositions du Statut de la CPI, ratifié par la RCA en 2001, qui rejette toute amnistie pour les auteurs de crimes internationaux".

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