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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 22:45

 

 

patrouille-de-soldats-ougandais-a-Obo-copie-1.JPG

 

Mercredi, 17 Août 2011 13:50

 

Le verdict du procès du sergent ougandais démarré le 16 août 2011 à Obo est tombé ce 17 août. Le juge militaire ougandais, le colonel Otokoé Pagna a condamné à mort par pendaison, le sergent William Bataliam. La cour martiale l’a reconnu coupable du meurtre du jeune centrafricain Samori Ganigbia. Il avait tiré à bout portant sur la victime qu’il soupçonnait d’avoir volé son téléphone portable à double puce.

La question du paiement des dommages et intérêts à la famille du disparu a également été soulevée pendant le procès. Il en ressort que ceux-ci seront payés par le gouvernement ougandais. Le sergent dispose de deux semaines pour se pourvoir en cassation.

Le 10 décembre 2010, le sergent William Bataliam s’était rendu au domicile du défunt pour l’abattre. Il avait également, selon les informations, blessé par balle le père de sa victime. A l’annonce du verdict dans la salle de la Mairie de Obo qui a servi de prétoire, aucune réaction n’a enregistré au sein de la population.

Toutefois Maître Mathias Barthélemy Morouba, avocat de la famille de la victime, a expliqué au correspondant de Radio Ndeke Luka que « le procureur a appliqué le code pénal ougandais en ce qui concerne la justice militaire ».

« L’armée ougandaise doit être disciplinée partout où elle opère », a martelé pour sa part le colonel et juge Otokoé Pagna. « C’est pourquoi je suis venu rendre ce procès devant les autorités centrafricaines ».

A titre de rappel, dans le cadre de la lutte contre la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, un détachement de l’armée ougandaise a été déployé dans le Haut Mbomou pour appuyer les Forces armées centrafricaines (FACA) dans ces opérations.

 

 

Un sergent ougandais jugé à Obo pour meurtre

Mercredi, 17 Août 2011 10:24

L’audience correctionnelle dans l’affaire Ministère Public contre le sergent William Bataliam du détachement de l’armée ougandaise, présumé coupable de l’assassinat d’un jeune centrafricain du nom Abel Samori Ganigbia, s’est mardi 16 août 2011 à la mairie d’Obo.

L’audience est présidée par un juge militaire ougandais, le colonel Otokoé Pagna, assisté d’autres magistrats militaires de l’Ouganda qui conduisent le procès selon les principes de la ‘’Cour martiale’’, l’équivalent du tribunal militaire. Maître Mathias Barthélemy Morouba, arrivé de Bangui, assure la défense de la famille de la victime.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Obo, l’ouverture de cette audience a été consacrée essentiellement à l’audition de l’accusé et des témoins. Pour l’heure aucune décision n’a encore été prononcée, l’affaire suit son cours. Si le sergent est condamné, il purgera sa peine de prison dans son pays. Quant à la famille de la victime, elle réclame une indemnisation. Par ailleurs, certains militaires ougandais qui ont commis des actes d’indiscipline seront également jugés par cette cour martiale.

Le sergent William Bataliam soupçonnait le jeune Samori Ganigbia, d’avoir volé son téléphone portable à double puce. Le 10 décembre 2010, il s’était rendu au domicile du défunt pour l’abattre. Il avait également, selon les informations, blessé par balle le père du jeune garçon, Gabriel Nzanga.

A titre de rappel, dans le cadre de la lutte contre la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, un détachement de l’armée ougandaise a été déployé dans le Haut Mbomou pour appuyer les Forces armées centrafricaines (FACA) dans ces opérations.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 01:05

 

 

 

 Francis Boz

 

                    Jean Francis Bozizé

 

 

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                                      Socrate Bozizé

 

 

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                 Joseph Binguimalé

 

 

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Fidèle Gouandjika

 

                        Fidèle Ngouandjika

 

zingas 

 

            Simplice Zingas

 

 

 

 Exclusivité Centrafrique-Presse

 

 Suite aux récentes révélations par Centrafrique-Presse sur les fichistes bozizéens et des réseaux de délation du KNK en France ainsi que du scandale MEDIA PRINT, boîte placée au cœur de la fraude électorale massive du 23 janvier 2011, entièrement financée et mise en place par le candidat président sortant François Bozizé, son fils et ministre délégué à la défense Jean Francis par l’entremise d’un certain Elie Namtoli dont nous avons amplement rendu compte des frasques dans nos précédentes parutions, le pouvoir de Bangui qui avait déjà Centrafrique-Presse dans son collimateur depuis longtemps, a décidé de passer à la vitesse supérieure. Même des projets d’assassinat de son Directeur de publication sont envisagés.

 

Selon nos informations d’une source bien placée au cœur de la bozizie, après que Socrate Bozizé qui était venu traîner quelques jours cet été en France eut regagné Bangui, une réunion destinée à adopter un dispositif anti-Centrafrique-Presse du nom de code « Vouko Wa » ou  (feu noir) a eu lieu. A l’origine de ce projet anti-Centrafrique Presse se trouvent des noms qui ne sont pas inconnus à savoir : Fidèle Ngouandjika, Sylvain Ndoutingaï, Simplice Zingas, Francis et Socrate Bozizé et Sylvie Mazoungou. Un budget de 50.000.000 Fcfa a été alloué pour l’opération dont les objectifs principaux sont : Contrer l’influence de CAP et prendre le contrôle des principaux portails d’information centrafricains du Web.

1 - Concernant CAP 

a)    Suspendre l’hébergement :

Vu que le support d’hébergement de CAP est un support gratuit. Ils ont décidé de créer plusieurs plaintes et incidents journaliers à remonter au niveau de l’hébergeur prétextant que CAP ne respecte pas les CGU (conditions générales d’utilisation) pour emmener celui-ci à suspendre ou fermer le compte d’hébergement de CAP.

b)   Brouiller l’audience de CAP :

Deux faux profils (Centrafrique-Presse et Prosper NDOUBA) facebook et Twitter  seront créés en ligne mais ils relaieront les actualités contraires à celles publiées par CAP.  L’objectif est de noyer la véritable actualité dans le flot continu de fil d’infos sans importance.  Le site www.centrafriquenligne.com dont les animateurs sont : Bienvenu Guinon et Francis Kopaye)  sera mis à contribution pour la diffusion en continue de l’actu centrafricaine.

Louis Gelin de sozowala est chargé de cette œuvre de saturation du paysage internet centrafricain. D’ailleurs lors de son récent séjour en France, Socrate Bozizé a rencontré Louis Gelin en région Rhône Alpes et une enveloppe de 11.000 euros aurait été remise à ce dernier pour les besoins de la tâche.

c)    Infecter le Directeur de Publication de CAP

Sur conseil de Firmhino Euryce Ferreira, Socrate Bozizé a également mis à profit son récent séjour dans l’hexagone pour acquérir des programmes informatiques destinés à envoyer des courriers infectés au Directeur de Publication de Centrafrique-Presse et à une liste de personnes clairement ciblées pour casser leur PC ou dupliquer leurs comptes emails afin de suivre à l’instant T tous les échanges mail qu’elles ont. A son retour à Bangui, Socrate Bozizé a vendu une copie du programme à l’état-major général des FACA et celui-ci a été installé le 10 aout 2011 sur les ordinateurs du camp Beal et du camp de Roux.

d)   Ester en justice :

Me Wang You Sando Jean Chrysostome, avocat parisien de François Bozizé inscrit au barreau de Créteil aura obligation de porter plainte contre Centrafrique-Presse c’est-à-dire contre son directeur de publication Prosper N’douba devant les juridictions françaises à chaque fois que les barons du régime seront cités dans ses articles. L’objectif est de le contraindre à passer plus de temps dans les tribunaux que de recueillir et travailler les informations à publier sur les autorités de Bangui. Au niveau de Bangui, toutes les publications qui reprendront des articles de Centrafrique-Presse seront systématiquement poursuivies en diffamation au niveau de la justice.

e)   Racheter le nom et le contenu de CAP :

Dans l’hypothèse où les précédentes actions échoueraient, mandat a été donné à ce groupe de faire une offre à la rédaction de Centrafrique-Presse pour acquérir le nom de domaine et son édition afin de l’orienter en faveur du pouvoir.

2 - Prendre le contrôle du Paysage Internet Centrafricain :

Des sites Internet majeurs comme : lindependant-cf.com, journaldebangui.com et le confident.net et sangonet.com, sont dans l’œil du viseur. L’objectif est d’en prendre le contrôle effectif et si cela ne peut se faire par les propositions financières qui seront faites à leurs directions, il a été décidé de pourrir la vie des rédactions par d’interminables  actions judiciaires.

3 - Trois structures gèrent l’opération :

Toute cette opération est censée être chapeautée par Socrate Bozizé et qui est secondé par Firmhinno Euryce Ferreira. La cellule technique d’opération est le service informatique de la Présidence et celle du ministère délégué à la défense.

Au niveau de la France, les personnes ressources sont :

Francis Kopaye

Guinon Bienvenu

Vianey Koyabe

Louis Gelin

Ghislain Mokolomboka

Cecilia Ngaïbino

 

S’agissant de Bienvenu Guinon qui vient de sortir de prison, nous sommes en mesure de confirmer la présence en ce moment sur le bureau de Bozizé pour signature, d’un projet de décret pour le nommer d'ici quelques jours chargé de mission chargé de la diaspora en remplacement de Maurice Ouambo alias Djento, ceci pour permettre à Guinon de bénéficier de l'immunité diplomatique et de lui assurer une couverture par rapport à ses ennuis judiciaires au niveau de la France. En clair, Bangui ne recule devant rien pour protéger un délinquant.

Pendant son séjour en France, Socrate Bozizé a également pris part à une réunion avec neuf personnes au domicile parisien de Célestin Balalou où étaient présents entre autres, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé et Bienvenu Guinon notamment. Il était question d’un projet d’agression ou d’assassinat de Prosper N’douba le Directeur de publication de Centrafrique-Presse ainsi que Joachim Kokaté. Certains participants à la réunion ont déclaré clairement leur disponibilité d’effectuer ces crimes si on leur donnait de l’argent.

Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 00:59

 

 

 

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                                 Pr Gaston Mandata Nguérékata

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 16 Août 2011 13:05

Bientôt 3 semaines de grève à l’Université de Bangui. Les Enseignants réclament l’application d'un décret Présidentiel de 2005 qui vise à revaloriser leurs fonctions et leur rémunération. Les étudiants quant à eux demandent plus de transparence et d'équité dans l’attribution des bourses nationales, et leur gestion. Une voix se lève pour lancer un appel au gouvernement. Celle de Gaston Mandata N’Guérékata Professeur titulaire et Ancien Recteur de l’Université de Bangui. Il est actuellement Professeur des Universités et Membre de l’Académie Africaine des Sciences à Baltimore aux Etats Unis.

Le professeur N’Guérékata invite le gouvernement centrafricain au dialogue pour éviter l’année blanche. Son appel est contenu dans un texte, en guise de contribution que Radio Ndeke Luka a reçu samedi 13 août 2011.

Depuis les Etats Unis, l’ancien recteur fait remarquer qu’ « une année blanche à l’Université de Bangui serait dramatique pour la jeunesse, et pour la nation. Il trouve les revendications tant des professeurs que des étudiants, légitimes. Elles méritent la plus grande attention ».

C’est pourquoi il invite le gouvernement à plus de modération, de sagesse, et à la pratique constante du dialogue. « Je suis persuadé, écrit le professeur N’Guérékata, qu’en réduisant le train de vie de l’Etat (moins de voyages officiels à l'extérieur; Gouvernement plus ramassé avec moins de Ministères; moins de fonds politiques, d’achats d’armes de guerre, et une meilleure gestion de l’argent public), nous pourrions aisément, satisfaire les revendications légitimes des enseignants et des étudiants, et bâtir une Université digne de ce nom, et qui supporte la comparaison avec les universités étrangères ».

En face, poursuit l’ancien recteur, le gouvernement clame à qui veut l’entendre que les caisses de l’Etat sont vides. Il rappelle que « l’Université de Bangui est le seul centre d'excellence national d'enseignement qui forme, avec des moyens dérisoires, un très large spectre de cadres moyens et supérieurs: infirmiers, médecins, ingénieurs, juristes, économistes, enseignants »

L’ancien recteur fait le constat que « les enseignants de notre Université ont cependant les salaires les moins élevés et les conditions de travail les moins enviées de toute l’Afrique Centrale. Beaucoup quittent l’Université pour des postes plus rémunérateurs dans l’administration et le gouvernement, si ce n’est l’exil ». Il se dit convaincu que si cet exode des cerveaux n'est pas freiné par l'amélioration des conditions de travail, il deviendra un handicap qui affectera durablement le développement du pays.

 

Centrafrique: L’appel du Pr. Gaston Ngerekata après la grève des enseignants du supérieur

Par Fleury Koursany  JdB - 16/08/2011

«Je suis persuadé qu’en réduisant le train de vie de l’Etat, (…) nous pourrions aisément satisfaire les revendications légitimes des enseignants et des étudiants»

 

La vacance universitaire du fait des séries de grèves déclenchées sur le campus universitaire en République Centrafricaine interpellent les compatriotes. A l’extrême bout du monde et précisément aux Etats-Unis, un compatriote centrafricain, Gaston N’Guérékata, Professeur des Universités et Membre de l’Académie Africaine des Sciences, dans une sorte de contribution entend demander au gouvernement centrafricain de sauver l’année scolaire en cours de peur d’une année blanche. Dans sa contribution publiée dans les colonnes de certains journaux centrafricains, le Professeur Gaston N’Guérékata demande au gouvernement centrafricain de dialoguer avec les enseignants du supérieur et organisation estudiantine afin de trouver une réponse à leurs revendications qu’il considère comme légitimes.

Pour ce compatriote, une année blanche serait dramatique pour la jeunesse et la nation centrafricaines. Je suis persuadé qu’en réduisant le train de vie de l’Etat (moins de voyages officiels à l'extérieur; Gouvernement plus ramassé avec moins de Ministères; moins de fonds politiques, d’achats d’armes de guerre, et une meilleure gestion de l’argent public), nous pourrions aisément satisfaire les revendications légitimes des enseignants et des étudiants, et bâtir une Université digne de ce nom, où il fait bon étudier; et qui supporte la comparaison avec les universités étrangères. Reconnaissant au passage que les enseignants de l’Université de Bangui ont les salaires les moins élevés et les conditions de travail les moins enviées de toute l’Afrique Centrale, cela a pour conséquence, l’exode des cerveaux. Ce qui selon Gaston N’Guérékata, s'il n'est pas freiné par l'amélioration des conditions de travail, deviendra un handicap qui affectera durablement le développement du pays.

Reste à voir si le gouvernement centrafricain aura une oreille attentive aux sollicitations de ce compatriote d’autant plus que la chanson qui n’a cessé de fredonner depuis ces derniers temps est celui selon laquelle, les caisses de l’Etat sont vides.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 16:29

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 16 Août 2011 13:31

Treize bœufs appartenant à une dizaine d’éleveurs ont été abattus au cours des deux derniers mois, par des inconnus. Les évènements se sont déroulés dans la commune d’Adamou Langué, à 12 km de la ville de Bouar dans la préfecture de Nana Mambéré, à l’Ouest de la Centrafrique. Sous l’effet de la psychose généralisée, ces éleveurs ont pris la résolution de quitter la localité, pour d’autres régions plus paisibles, de peur de perdre l’ensemble de leur bétail.

Ces évènements sont intervenus au moment où la campagne économique 2011 dans la préfecture de Nana Mamberé, cherche à promouvoir le développement de l’élevage. Les auteurs de ces actes sont toujours en cavale.

Informé de la situation, Basile Yakité, coordonnateur régional de la Fédération National des Eleveurs de Centrafrique (FNEC), tout en condamnant l’acte « qui est souvent à l’origine du déplacement définitif des éleveurs vers l’extérieur » selon ces termes, a promis de « mener une enquête en vue de traquer et sanctionner ces malfrats ».

 

NDLR : C’est un secret de polichinelle qu’aucun coin du territoire centrafricain ne vit actuellement en paix et en sécurité. Le plus consternant est que les autorités du pays ont depuis longtemps, fait la preuve de leur démission et leur incapacité à apporter la moindre solution pour remédier à ce fléau de l’insécurité. C’est même à croire que cela les arrange. On se demande aussi pourquoi Bozizé et son fils Francis vident ils le trésor en achetant autant d’armes de guerre si cela ne doit pas servir à assurer la sécurité et l’intégrité du territoire.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 03:11

 

 

 

 

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 Mandaba en train de faire le pitre lors de son intrusion au CPN du MLPC

 

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Contrairement à l’autre transfuge comme lui, Pascal Koyaméné qui, bien qu’ayant choisi de trahir et tourner le dos à son parti le Rassemblement Démocratique Centrafricains (RDC) pour la mangeoire de Bozizé en faisant son entrée  dans le gouvernement de Touadéra 3, ne refait plus parler de lui, Jean Michel Mandaba lui, continue de se distinguer par des initiatives aussi saugrenues que provocatrices et toujours dans le registre opportuniste.  

C’est ainsi qu’à la différence de son compère de trahison Koyaméné avec qui ils avaient été tous les deux sanctionnés par leur parti respectif à savoir le RDC et le MLPC mais qui se tient lui à carreau, le comportement et les actes que pose depuis sa radiation du MLPC Jean Michel Mandaba témoignent d’un certain refus d’accepter la sentence prononcée à son encontre par le dernier Conseil Politique National de ce parti à la mi-juin dernier.

Pendant cette importante assise du MLPC qui habituellement se tient entre deux congrès, alors que des explications étaient en train d’être apportées aux membres du CPN qui en avaient exprimé la demande par le président du MLPC Martin Ziguélé à propos du cas Mandaba et ses gaves agissements et actes posés en violation des textes du parti, ce dernier va faire une intrusion dans la salle du Centre Jean XXIII où se déroulaient les travaux du CPN, réussissant même à se rendre directement à la tribune pour tenter de prendre la parole afin de s’expliquer créant ainsi un incident.

La réaction de ses anciens camarades présents dans la salle fut immédiate et il avait failli littéralement se faire lyncher et néanmoins mis à la porte de la salle manu militari. Il s’en alla confus mais très en colère se consoler dans les bras des complices qui l’avaient accompagné sur les lieux dans cette mésaventure. Des témoins rapportent même qu’il était tellement en colère que pris d’hystérie, il a donné plusieurs coups de poing à sa voiture tout en versant des larmes.

La véritable raison de cette colère du bonhomme était que pour une fois, le CPN du MLPC a été publiquement édifié par les différents exposés faits par le Bureau Politique du MLPC sur les vices et actes d’indiscipline caractérisée ainsi que le mauvais comportement de Jean Michel Mandaba. C’est donc en connaissance de cause et de façon tout à fait justifiée que le CPN du MLPC a décidé de le radier de ce parti qu’il n’a eu de cesse de trahir et d’humilier.

C’est avec son entrée au gouvernement Touadéra 3 qu’on saura, selon certaines indiscrétions glanées dans l’entourage de Bozizé et de certains ténors du KNK, que Jean Michel Mandaba, en dépit de ses fonctions de secrétaire général du MLPC, avait entamé sans le moindre scrupule depuis bien longtemps la démarche consistant à fricoter et prendre secrètement attache avec les dignitaires du pouvoir en place, d’abord pour obtenir des subsides pour sa campagne électorale des législatives à Bamingui et ensuite pour obtenir un maroquin au gouvernement après les élections. Un tel comportement n’est même plus seulement de l’opportunisme mais carrément de l’escroquerie qui est la caractéristique fondamentale de cet individu.

En effet, ses vols et détournement de véhicules appartenant à un particulier au Cameroun peu après le coup d’Etat du 15 mars 2003 qui avait renversé le régime de feu Patassé, avaient suffisamment défrayé la chronique lorsqu’il fut arrêté un beau jour par la police camerounaise à Douala en transit, revenant de Malabo. Il fut conduit sous bonne escorte jusqu’à Yaoundé pour être incarcéré. C’est à l’issue d’âpres négociations diplomatico-judiciaires qu’il sera remis en liberté après avoir pris l’engagement de rembourser le montant des voitures qu’il a volées. C’est donc un escroc de haut vol dont la sinistre réputation ternissait tellement l’image et constituait un boulet pour le MLPC dont les actuels responsables sont mêmes plutôt ravis que le personnage se soit de lui-même naufragé de cette façon.

Il est franchement surprenant que les dirigeants du KNK ne se soient pas plutôt démarqués d’un tel personnage aussi sulfureux mais bien au contraire, qu’ils puissent compter sur lui pour siphonner des militants du MLPC afin d’affaiblir ce parti. Mandaba est un individu répulsif. En complotant avec lui par la mise en place des cercles de réflexion afin de former un parti satellite au KNK est un très mauvais calcul politicien qui est encore voué à l’échec.

Comme par le passé où Bozizé avait déjà mis sur la table plusieurs dizaines de millions de F CFA pour tenter de récupérer en vain le MLPC, il est encore condamné à échouer dans ses tentatives machiavéliques contre ce parti qui continuera à résister à ses multiples OPA. Les mamours de Mandaba avec Ndoutingaï sont d’office condamnés à l’échec. Les Centrafricains sont réduits à l’état d’animaux par le régime et prompts à chercher à manger comme on dit mais certains ne sont néanmoins plus aussi dupes des chants de sirènes des marchands d’illusions et des pratiques politiciennes viles et sans lendemain. Les individus de l’acabit de  Jean Michel Mandaba qui sont sans doute légion sur l’échiquier politique national, doivent être combattus sans faiblesse.

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 00:47

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 15 Août 2011 12:11

Tout journaliste exerçant à Bangui peut désormais avoir libre accès à Internet. L’initiative vient de la représentation du HCR (Haut-Commissariat pour les Réfugiés). En marge d’une journée de formation, les installations situées dans les locaux même de la représentation, ont été inaugurées et présentées à la presse vendredi 12 août 2011, par Mme Aminata Guèye, représentante du HCR en Centrafrique.

L’utilisation des équipements est gratuite et permise à tout journaliste aux heures de bureau. La représentante du HCR a expliqué à Radio Ndeke Luka qu’il est capital aujourd’hui qu’un journaliste puisse avoir accès et exploiter les énormes potentialités offertes par les nouvelles technologies de l’information. Surtout dans le domaine de la documentation pour écrire, publier ou diffuser des informations bien documentées.

Environ vingt journalistes venus des médias publics et privés avaient  pris avant la présentation du point Internet, à une session d’information sur la protection des personnes déplacées internes.

La rencontre avait pour but d’outiller les journalistes sur les questions qui touchent aux droits et à la protection des personnes relevant de son mandat (réfugiés et déplacés), en vue de donner des informations de qualité, tout en tenant compte des restrictions de sécurité des personnes déplacées internes.

Après avoir fait la différence entre réfugiés et personnes déplacées internes, Lamine Bamba du service de protection de le HCR, a fait remarquer que « l’Etat est le premier responsable de la protection des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays ».
Du côté des humanitaires en général et du HCR en particulier, a-t-il dit, « les difficultés d’assistance et de protection sont liées à l’insécurité, au mauvais était des routes, mais aussi des déplacements répétés qui ne permettent pas de maitriser l’identification des personnes à assister ».

Le responsable des relations extérieures à la représentation du HCR à Bangui, Djerassem Mbaiorem a pour sa part présenter les réalisations de son institution au premier semestre 2011 en matière de protection des réfugiés et des personnes déplacées internes.

Ces réalisations sont entre autres la formation des forces de l’ordre et de sécurité sur les droits des réfugiés, l’appui à l’association des femmes juristes de Centrafrique pour l’organisation d’un forum sur les violences liées aux accusations de sorcellerie.

Il a indiqué que le HCR a également permis à 7000 personnes déplacées d’avoir des jugements supplétifs d’acte de naissance et des cartes nationales d’identité. Par ailleurs des centres de santé ont été construits sur les sites de Batalimo, Bambari et Zémio et une clinique juridique à Batangafo, Ndélé et Kabo.

Pour Djerassem « des signes encourageants sont observés de la part du gouvernement dans le cadre de la protection des réfugiés et des déplacés. Notamment la signature de l’accord de cessez-le-feu avec la CPJP, la reprise du processus du DDR, la levée des restrictions aux humanitaires dans la Bamingui Bangoran ».

Pour ce faire, a-t-il ajouté, « le HCR entend consolider ces acquis et poursuivre le projet d’auto prise en charge des réfugiés ; mais aussi identifier les victimes directes de la LRA en vue de leur apporter un appui psychosocial durable ».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 00:44

 

 

 

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Dimanche, 14 Août 2011 13:01

Le chef d'une dissidence de la dernière grande rébellion centrafricaine active, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), est à Bangui pour intégrer le processus de paix après avoir signé un accord de paix en juillet, a appris l'AFP dimanche de source militaire.

Selon cette source, "Mahamat Sallé est arrivé samedi soir à Bangui en provenance de Nzako (où l'accord de paix avait été signé le 19 juillet). Il était en compagnie de deux gardes du corps, du Médiateur de la République centrafricaine, Mgr Paulin Pomodimo, et du ministre de la Sécurité publique Claude-Richard Ngouandja".

L'accord de Nzako avait été signé entre Bangui et Mahamat Sallé qui "dispose de beaucoup d'hommes, un peu plus de 500 hommes, et beaucoup d'armes", a précisé à la radio nationale le médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, présent lors de la signature de l'accord.

Cet accord de paix prévoit que les éléments de cette dissidence de la CPJP doivent déposer les armes, reconnaître les institutions de la République, tandis que leur chef Mahamat Sallé peut sortir du maquis et circuler librement avec des garanties pour sa sécurité, a expliqué la radio nationale.

La CPJP avait signé en juin un cessez-le-feu avec le gouvernement, prévoyant de nouvelles négociations notamment la ratification par la CPJP de "l'accord de paix globale de juin 2008 (de Libreville)".

Cet accord a été signé par de nombreuses rébellions qui ont intégré le processus de paix puis le Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008, ayant abouti notamment à la participation des ex-rébellions à l'organisation des élections législatives et présidentielles de 2011.

Toutefois, ces négociations n'ont toujours pas abouti.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 00:43

 

 

 

 

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par Juliette Abandokwe

Bangui, 15 août 2011.

Voici 300 jours que le chef de bataillon Ismaël Koagou est détenu illégalement et arbitrairement dans les filets de la machine infernale de François Bozizé. Rien ne bouge, aucune perspective visible de libération. Aucun chef d'accusation, pas d’audition, pas de procès, des avocats impuissants, un système judiciaire sourd et aveugle, un chef de l’Etat jouissant impunément du pouvoir de vie et de mort sur qui bon lui semble. Une situation intolérable. Koagou est-il un otage? Simplement un officier trop bien formé, issu de la mauvaise ethnie? Victime de jalousie primaire? une épine dans le pied du pouvoir?

Manifestement il est tout cela à la fois, victime d'un gouvernement de scélérats, sans foi ni loi, aux aguets, le sang aux yeux, nerveux, et profondément abusif. Sa famille, ses amis, et tous ceux qui se préoccupent de son sort, ne manqueront pas de tenir le pouvoir responsable de tout ce qui pourrait arriver à Ismaël Koagou pendant sa détention arbitraire.

Ngaragba, instrument de diabolisation de Bokassa dans les années 1980, est devenu aujourd’hui un lieu habituel de détention en République Centrafricaine. Pourtant, rien n’a véritablement changé dans des locaux pourris par la vermine, respirant la misère du monde, l’injustice profonde, le silence criminel et délibérément intimidant des autorités, une résignation insupportable. Alors qu’à un moment où il fallait que la communauté internationale soit convaincue de l’horreur du règne de Bokassa le récalcitrant, Didier Bigo décrivait Ngaragba comme « le concentré de l’horreur que peut produire un régime comme celui de Bokassa. Fréquemment comparé à un camp de concentration nazi, aussi bien par ceux qui écrivent sur la question (…), par ceux qui y ont vécu (…), Ngaragba n’est pourtant qu’une étape dans un processus qui s’enracine dans la quotidienneté de l’arbitraire. La prison est dans la continuité des pratiques sociales. » (« Ngaragba, l’impossible prison » de Didier Bigo dans la Revue française de sciences politiques, 1989, volume 39).

De toute évidence, la prison de Ngaragba constitue aujourd’hui encore, avec les sinistres geôles de Bossembélé, no-man’s land des droits humains, un des piliers de l’appareil répressif aux ordres de François Bozizé, combiné à une justice en liquéfaction, ossature d’un régime en crise permanente de légitimité, dans une culture implacable de l’arbitraire et de l’impunité. Où sont ceux qui dénonçaient la répression de Bokassa ? Celle de Bozizé n’est-elle pas tout aussi brutale, sinon davantage ? Où sont donc alors les donneurs de leçons ? combien de victimes de décisions arbitraires et d’accusations loufoques y a-t-il dans les prisons centrafricaines, gardés par des garde-chiourmes chatouilleux à la gâchette facile?

Ismaël Koagou, fonctionnaire irréprochable, arrêté le 20 octobre 2010, puis incarcéré à Ngaragba le 3 décembre 2010, ne fait l’objet d’aucune accusation, si ce n’est d’une diffamation sur la foi d’un avis fabriqué de désertion. Le fait qu’il ait pendant plus d’une année demandé à être reçu par sa hiérarchie pour une mise en disponibilité, afin de pouvoir prendre un poste à l’Ambassade des Etats-Unis, avec des refus systématiques de ses supérieurs ainsi que du ministre de la Défense, le propre fils du chef d’Etat, Francis Bozizé, de le recevoir, ne compte pas. La démission officielle qu’il s’est finalement résolu de donner à son employeur, ne compte pas non plus. Tout porte même à croire qu’il a été poussé à démissionner pour qu’on puisse  mieux l’accuser de désertion par la suite, faisant suspecter que le vrai problème se constitue par son appartenance à l’ethnie yakoma, abhorrée par le clan Bozizé, et assimilée à l’ennemi d’Etat par excellence. En effet, les différentes mesures stratégiques punitives ou d’éloignement prises depuis le putsch de Bozizé de mars 2003, prouvent bien le sentiment yakomaphobe du pouvoir.

Le régime de François Bozizé, garni d’éléments dont il n’a souvent pas la maitrise, est capable de tout, autant en termes de calculs malsains, qu’en termes d’absurdités juridiques et de violences imprévisibles, fantaisistes et excessives. Ismaël Koagou, face à un pouvoir qui ne fonctionne que par l’humiliation et la précarisation de tous ceux qu’il perçoit comme des ennemis potentiels, peut-il encore espérer un sursaut de lucidité de la part d’un chef hypocondriaque?

Au nom de tous les siens, de ses amis et de tous ceux qui se préoccupent de sa sécurité, la libération d’Ismaël Koagou sans condition est inéluctable. En attendant, François Bozizé et ses sbires seront forcément tenus pour responsables pour toute atteinte à la sûreté et à l’intégrité de sa personne.

300 jours de privation de liberté en l’absence totale de chef d’accusation, sans une once de volonté politique pour le règlement de la situation, constitue un crime d’Etat très grave, une violation époustouflante des droits de l’Homme. Une preuve de plus de l’illégitimité absolue d’un bourreau dont la seule préoccupation est se remplir les poches le plus longtemps possible, et dont les seules ressources dédiées à la Nation ne servent qu’à assouvir un gros complexe de persécution et à sécuriser son butin de guerre.

Tandis que des coupables de crimes monumentaux en tout genre dorment bien au chaud, apparemment sans aucun problème de conscience, non loin de là, à Ngaragba, Ismaël Koagou en est à son 300ème jour d’incarcération gratuite et silencieuse.

 

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-centrafrique-deja-300-jours-de-detention-arbitraire-a-ngaragba-81583112.html

 

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Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des de gens de bien. - Edmund Burke

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 02:20

 

 

 université de Bangui rectorat

 

Le sort des étudiants de l’Université de Bangui et leurs enseignants est actuellement des plus préoccupant. Sur le campus, tout le monde est en grève et plusieurs incidents ont eu lieu suite à des manifestations dans la rue d’étudiants, réprimées à coup de tirs à balles réelles par les forces du maintien de l’ordre qui ont fait un blessé grave. L’étudiant blessé a dû être castré puisque grièvement atteint aux testicules.

 

Depuis déjà une quinzaine de jours, un bras de fer oppose au gouvernement les étudiants qui réclament la tête du directeur des bourses au ministère dont les pratiques tribalistes sont devenues tellement insupportables. Apparemment, seul son départ pourrait calmer la tension mais les autorités ne veulent pas céder car ce serait un gros aveu de culpabilité dont les conséquences pourraient s’étendre à d’autres ministères également truffés de fonctionnaires incompétents mais dont la seule qualité est d’appartenir à la même ethnie que le président Bozizé et Ndoutingaï.

 

Par ailleurs les revendications visant l’amélioration de la vie sociale des étudiants ainsi que celles d’ordre salarial des enseignants se heurtent aussi à des difficultés dues à la vacuité des caisses du trésor national dont ce n’est plus un secret pour personne que plus de 49 milliards de F CFA, comme l’a récemment révélé une mission du FMI, y ont été évaporés à la suite des pratiques prédatrices auxquelles le pouvoir bozizéen nous a habituées.

 

C’est donc face à une telle impasse que le Pr Gaston Mandata Nguérékata qui a eu par le passé à enseigner et diriger au plus haut niveau cette même Université, n’a pu rester insensible, alors qu’il aurait pu tranquillement se contenter de sa plus que confortable situation actuelle d’enseignant chercheur aux USA, et afficher comme certains, une indifférence totale.

 

Il a plutôt choisi  de lancer un véritable cri de détresse et avec une touchante humilité et beaucoup de sagesse tirées de sa longue et grande expérience, un appel patriotique aux autorités centrafricaines dont l’indifférence coupable à l’égard des problèmes de l’université n’est plus à démontrer, pour qu’elles mettent fin à certains gaspillages et qu’elles fassent un réel effort pour réaliser des économies budgétaires sur certaines dépenses non prioritaires voire non indispensables. On ne peut que s’en réjouir et le féliciter pour son comportement si patriotique. Puissent les autorités qu’il interpelle ainsi saisir la portée nationaliste de son message et daigner y répondre favorablement.

 

Rédaction C.A.P  

 

 

 

 

 Gaston-Nguerekata.jpg

 

 

 

L’Université de Bangui traverse une de ses plus graves crises depuis une décennie. L’Institution n’affiche plus aucune activité académique depuis bientôt 3 semaines. La raison ? Les Enseignants réclament l’application d'un décret Présidentiel de 2005 qui vise à revaloriser leurs fonctions et leur rémunération. Parce que ce décret n'est pas appliqué, les professeurs  boycottent les amphithéâtres. Les étudiants quant à eux demandent plus de transparence et d'équité  dans l’attribution des bourses nationales, et leur gestion. Ces revendications sont  légitimes. Elles méritent la plus grande attention.

                                                           

En face, le gouvernement  clame à qui veut l’entendre que les caisses de l’Etat sont vides. Et d’adopter une attitude intransigeante, une réponse musclée, qui rappelle d’autres époques pourtant combattues victorieusement par la jeunesse et la population Centrafricaines.

 

L’Université de Bangui, faut-il le rappeler, est le seul centre d'excellence national d'enseignement  qui produit des cadres pour l’ensemble du pays. En effet elle forme un très large spectre de cadres moyens et supérieurs: infirmiers, médecins, ingénieurs, juristes, économistes, enseignants,…, qui servent dans tous les  domaines de l’activité nationale. Avec des moyens dérisoires. Formateurs des cadres supérieurs et formateurs des formateurs de la nation, les enseignants de notre Université ont cependant les salaires les moins élevés et les conditions de travail les moins enviées de toute l’Afrique Centrale. Comment ne pas comprendre que beaucoup quittent l’Université pour des postes plus rémunérateurs dans l’administration et le gouvernement, si ce n’est l’exil vers des pays où ils peuvent mettre leurs talents au service de la communauté dans de bien meilleures conditions académiques, matérielles, et de rémunération?

 

Cet exode  des cerveaux, s'il n'est pas freiné par l'amélioration des conditions de travail,  deviendra un handicap qui affectera durablement le développement du pays. Il faut donc rendre hommage à ceux  qui ont fait le noble choix et le sacrifice de rester à Bangui et de servir la nation dans des conditions proches de la misère. Ce sont de vrais patriotes. En retour, la Nation et le Gouvernement doit prendre les mesures nécessaires aux niveaux académique, matériel, et de rémunération, pour  susciter des vocations d'enseignants,  retenir au pays ceux qui y sont, et   inciter ceux qui sont à l'extérieur à rentrer, à l’exemple de celles édictées par David Dacko en 1979-80, et qui avaient vu revenir au bercail de nombreux cadres formés à l’étranger, tel que moi-même.

 

Nous ne pouvons-nous permettre de répliquer les erreurs du passé. Fini kodé. Procédons autrement. Une année blanche à l’Université de Bangui serait dramatique pour la jeunesse, et pour la nation. C'est pourquoi j’invite le gouvernement à plus de modération, de sagesse, et à la pratique constante du dialogue. Je suis persuadé qu’en réduisant le train de vie de l’Etat (moins de voyages officiels à l'extérieur; Gouvernement plus ramassé avec moins de Ministères; moins de fonds politiques, d’achats d’armes de guerre, et  une meilleure gestion de l’argent public), nous pourrions aisément satisfaire les revendications légitimes des enseignants et des étudiants, et bâtir une Université digne de ce nom, où il fait bon étudier; et qui supporte la comparaison avec les universités étrangères.

 

P.S : J’invite les membres du gouvernement et autres décideurs nationaux à lire ma contribution sur l’Enseignement Supérieur en RCA. C’est un chapitre de  l’encyclopédie publiée par  Boston College sous le titre «  African Higher Education, An International Reference Hand-book, Indiana University Press, 2003, ISBN 0-253-34186-6 ».   Il contient de nombreuses mentions sur l’historique de l’enseignement supérieur en RCA et un diagnostic,  non complaisant dois-je l’avouer, de son état au début des années 2000 (qui n’a guère changé depuis), et bien sur des recommandations.

 

 

Baltimore le 13 Août 2011

 

Gaston Mandata N’Guérékata

 

Professeur titulaire et Ancien Recteur a.i. de l’Université de Bangui

Professeur des Universités et Membre de l’Académie Africaine des Sciences

Morgan State University

Baltimore, Maryland, Etats-Unis d’Amérique

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 00:56

 

 

 

Zarambaud

 

 

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