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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:14

 

 

 

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Par Fleury Koursany - 11/05/2011 JDB

C’était au siège de l’Union européenne (UE), à Bangui en présence des journalistes

 

Selon le diplomate européen, le Président de la République Centrafricaine leur avait a accordé avec l’Ambassadeur Haut représentant de la France en République Centrafricaine, Jean-Pierre Vidon, une audience au cours de laquelle ils ont débattu de plusieurs points. Le premier point discuté avec le président centrafricain, selon Guy Samzun, c’est la lettre de Mme Ashton, Haute Représentante de la politique étrangère, Vice-présidente de la commission européenne qui «appelait en substance les inquiétudes de l’Union Européenne dans ce processus électoral et qui incitait fortement la Cour Constitutionnelle à faire son travail en toute impartialité et toute équité avec tout le professionnalisme».

A propos des élections qui se sont déroulées en République Centrafricaine et le rapport plus ou moins explosif des experts de l’Union européenne, Guy Samzun déclare «ce rapport n’était pas de l’Union Européenne, mais plutôt des experts internationaux qui ont travaillé sur le financement de l’Union Européenne, sur le modèle européen. Ce rapport est trop inquiétant pour la démocratie en République Centrafricaine », car «de nombreuses irrégularités ont été relevées à savoir, des problèmes de dysfonctionnement, de désorganisations, de fraudes massives, de manipulations et de pressions des hommes et des femmes politiques, des autorités administratives et des forces de sécurité pour terroriser les électeurs et certains candidats. Ce rapport est la juste confirmation des faits. C’est tout ce qui a fait que l’Union Européenne et ses Etats membres qui défendent les valeurs démocratiques trouvent cela pénible».

  Les trois personnalités ont aussi débattu du communiqué de la porte-parole de Mme Ashton en ce qui concerne les restrictions à la liberté d’aller et venir en Centrafrique. Selon le diplomate européen, «les nombreuses barrières érigées sur des axes des provinces: sur ces barrières il s’y passe des choses peu orthodoxes empêchant certains citoyens centrafricains de circuler librement». A cela, il faut ajouter les quelques cas de détention et d’arrestations arbitraires en Centrafrique. Comme la décision du Chef de l’Etat d’empêcher une certaine catégorie de leaders politiques surtout de l’opposition, «même pour des raisons sanitaires» de quitter le territoire national.

 

Guy Samzun a également noté qu’avec le Chef de l’Etat, ils ont débattu de la situation des personnes détenues dans le cadre de l’affaire Rayan (du nom du supermarché qui avait été incendié). Allusion est ici faite aux membres la famille de Me Symphorien Balemby et de Jean Daniel Dengou arbitrairement mis aux arrêts depuis lors sans chef d’accusation tout en étant encore détenus à la prison de Bossembélé, le cas du candidat Apollinaire Mbesa du parti RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain) sans pour autant oublier les multiples pressions faites sur Maître Fleury Hotto. Pour conclure, le diplomate européen a clairement mentionné qu’il a demandé au chef de l’Etat «de trouver tous les moyens pour ouvrir un dialogue entre les hommes politiques», selon l’article 8 de l’accord de Cotonou, seul moyen de sauver la facette de la tension postélectorale et la démocratie en République Centrafricaine. «L’Union Européenne n’est pas présente en République Centrafricaine pour des polémiques mais plutôt pour accompagner, aider, conseiller dans le bon sens», précise enfin Monsieur Guy Samzun

 

 

NDLR : La conception médiévale de Bozizé de la gestion du pouvoir d'Etat et les actes politiques extrêmement graves qu'il ne cesse de poser ne peuvent que lui attirer les foudres des pays occidentaux et leurs représentants accrédités en Centrafrique. Il doit se rendre compte à présent qu'en réalité, il n'a remporté qu'une victoire à la Pyrrhus aux dernières élections en trichant et que maintenant commence la troisième mi-temps en quelque sorte de ce jeu qu'il ne gagnera pas nécessairement.

Les gros problèmes de droits de l'homme constamment violés en RCA par des éléments bien connus de son propre entourage qu'il protège et qui demeurent toujours impunis, les 'arrestations et détentions arbitraires, les disparitions non élucidées de personnes ou d'opposants politiques, les entraves faites délibérément à la liberté de circulation tant aux simples citoyens qu'aux leaders des partis d'opposition etc...ne peuvent pas passer  simplement en pertes et profits. Bozizé et son gouvernement doivent inévitablement en rendre compte.

Tant que ces questions de déficit démocratique ne seront pas résolues, il ne sert à rien d'aller tenir une pseudo table-ronde de bailleurs de fonds à Bruxelles car ce serait une prime et un encouragement aux tricheurs d'élections et une manière de narguer les partenaires au développement de la RCA et en particulier l'UE, qui n'ont pas encore fini de digérer le hold-up électoral de Bozizé et son KNK qui ont malhonnêtement détourné leurs fonds à cet effet. Qu'a donné celle de 2006 où le gouvernement Elie Doté avait prétendu avoir levé 300 milliards de F CFA. Où est et à quoi à sevri cet manne dont les Centrafricains n'ont pas vu la couleur ?   

Est-il par ailleurs acceptable que le corrompu et sulfureux Firmin Feindiro,  celui-là même qui était Procureur de la République en service commandé et qui était au coeur de tous les scandales et affaires d'arbitraire et d'injustice flagrante du régime, qui se prend pour un demi-dieu à Bangui, prenne le portefeuille de la justice chargé de la moralisation ? Selon nos informations, le portefeuille de la justice devrait revenir à un magistrat dénommé Alain Ouaby Bekay qui a même dû quitter son poste dans une ONG à Bossangoa pour Bangui en attendant sa nomination mais à la dernière minute, l'inaltérable et omnipotent Sylvain Ndoutingaï aurait imposé plutôt Firmin Feindiro.    

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:11

 

 

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Par Kpangbandjé - 11/05/2011 JDB

L’organisation des obsèques a été confiée au gouvernement et le lieu retenu pour la levée du corps est la concession personnelle du défunt dans le 4ème arrondissement de Bangui

 

Le gouvernement centrafricain, en commun accord avec la famille biologique et politique du défunt président Ange Félix Patassé, organisera les obsèques de ce dernier après les tractations qui ont opposé les différentes camps. La question de l’organisation des obsèques l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé avait fait l’objet d’une division au sein de la classe politique centrafricaine. L’opposition réunie au sein du front de l’annulation et de reprise des élections de 2011 (FARE-2011) s’était opposé farouchement à l’idée que le gouvernement puisse intervenir dans l’organisation de ces obsèques.

Après des négociations entamées auprès de la famille biologique du défunt, notamment avec Sylvain Patassé contre le gré des autres parents, l’organisation des obsèques a été confiée au gouvernement et le lieu retenu pour la levée du corps est la concession personnelle du défunt située en face de la société BAMELEC dans le 4ème arrondissement qui est en ce moment en travaux.

Ces travaux sont effectués par des techniciens du génie militaire sous la houlette du ministre délégué à la défense nationale. Selon une source digne de foi, la décision prise par Sylvain Patassé ne rencontre pas l’agrément des autres fils du défunt, nés de Mme Angèle Patassé. Ils ont voulu faire un bloc en tenant à ce que le corps soit ramené en Togo pour y être inhumé mais c’est finalement la décision majoritaire qui a eu raison. Selon cette même source, la date de l’arrivée du corps sera fixée par décret au courant de cette semaine mais il faut retenir que le corps arrivera à Bangui on l’espère, dès la semaine du 15 mai, plus d’un mois après le décès.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:08

 

 

 

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                  devanture hôpital communautaire de Bangui

 

Les ONG dénoncent la corruption dans le secteur de la santé

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Mai 2011 13:25

« Inutile de se rendre à l’hôpital, si on ne dispose pas d’argent. Les rackets se multiplient et coûtent la vie à beaucoup de centrafricains ». Ce constat préoccupe les Organisations de la Société civile centrafricaine. A travers le CIONGCA (Conseil Inter ONG en Centrafrique), elles viennent de monter au créneau ce jeudi 11 mai 2011, pour dénoncer  les disfonctionnements constatés au sein des services publics de la santé.

L’élément déclencheur de cette dénonciation remonte au décès week-end dernier d’une femme professeur à l’Université de Bangui suite à un manque de soins lors d’un accouchement.

Modeste Gonda, président du CIONGCA s’est saisi de cette situation pour interpeller le 29 avril dernier, le Médiature de la République. Il a conduit une délégation du CIONGA reçue dans la journée du 10 mai 2011, par Mgr Pomodimo, médiateur.

La société civile demande l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur la défaillance médicale qui est la cause du décès de cette jeune scientifique de l’Université de Bangui. Le CIONGA fait déjà remarquer qu’il y avait ce jour-là absence d’un médecin à l’Hôpital due au fait que les médecins préfèrent travailler dans leurs cliniques privées aux heures où ils devraient être dans les services publics.

La corruption est aussi mentionnée dans la requête présentée au Médiateur. De l’avis du CIONGA, c’est l’un des plus grands maux des hôpitaux en Centrafrique. Le phénomène ne concerne pas seulement les médecins, mais tout le personnel de santé est affecté. Il consiste à conditionner les soins à donner à un patient à des frais parallèles. Sans argent, le patient est appelé à rentrer chez lui quitte à mourir.

Le CIONGA plaide pour des soins de « qualité » en faveur de tous les patients en quête de santé.

Il faut dire qu’il y a une semaine, lors de la première visite du nouveau ministre de la santé à l’hôpital Communautaire, le personnel avait décrié le manque du plateau technique ainsi que le nombre limité des ressources humaines. Des contraintes qui freinent une large couverture sanitaire pour l’ensemble du pays.

 

Désastre écologique en vue à Bossangoa

Mercredi, 11 Mai 2011 13:29

On assiste ces derniers temps à un spectacle désolant à la rivière de l’Ouham à Bossangoa (ouest du pays). Les bêtes aquatiques gisent au soleil à cause de l’étiage sévère. Il s’agit des hippopotames et certaines espèces de poissons.

Cette situation constitue un danger qui pourrait entrainer l’extinction ou la migration de ces bêtes.  L’information a été rapportée mardi 10 mai 2011, par le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Selon Charly Dodane, inspecteur des eaux et forêt, « l’activité humaine notamment le déboisement est l’un des facteurs favorisant le tarissement de cette rivière qui fait vivre plusieurs familles de Bossangoa ».

Pourtant, a-t-il mentionné, la région bénéficie du climat « Soudano-guinéen. Toutefois, il y a ces dernières décennies un décalage saisonnier dû aux changements climatiques, avec 4 mois de plus au lieu de 6 ».

A titre de rappel, le 31 mars dernier un protocole d’accord a été signé entre la République Centrafricaine et celle du Tchad pour la protection des cours d’eaux dont le « Lac Tchad ».

 

La COOPI va en guerre contre la faim à Nola

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Mai 2011 13:28

L’ONG italienne COOPI procède depuis une semaine à la distribution des semences aux groupements agropastoraux de la ville de Nola (ouest). Au total 30 groupements des localités de Sked, Mbéa, Ngoungourou, Mboussa, Lobo et Nola (sud-ouest), sont concernés par la distribution de ces semences.

Ces semences sont composées sont composées entre autres de Maïs, d’arachides, de sésames, de paddy et de niébés. Selon les représentants résidents de la COOPI à Nola, « ces semences seront restituées à l’ONG par ces groupements à la fin de la campagne agricole, selon les quantités reçues ».

Il affirme aussi que le projet s’inscrit dans le cadre de « lutte contre la famine et de l’augmentation de la production agricole dans la région ». Le 15 mai prochain, ces groupements recevront également des poules pour marquer la fin de la distribution de ces semences et le début des semis.

Signalons que la région de Nola avec une dominance d’activité diamantifère a été frappée en 2009, par une crise alimentaire sans précédent. Des cas de décès ont été enregistrés parmi les enfants malnutris.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:05

 

 

 

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Par Kpangbandjé - 10/05/2011 JDB

Les occupants sont à l’hôpital Communautaire de Bangui où ils reçoivent des soins

 

Une voiture de marque Nissan-sunny B14, de couleur rouge immatriculée DH 101 BG, est tombée dans le pont défectueux de Sica-Castors sur l’avenue de France dans la nuit du samedi 7 mai dernier avec à son bord deux personnes, un homme (le conducteur) et une femme de retour d’une soirée. Selon des témoins, le conducteur était ivre et roulait à une vitesse inquiétante malgré l’état dégradant de l’avenue. Les quelques personnes qui passaient par-là, sont venues porter secours aux accidentés en les transportant à l’hôpital Communautaire de Bangui où ils continuent de suivre des soins en ce moment.

 Selon certaines indiscrétions, la voiture étant en panne, était dans un garage en réparation mais le conducteur l’aurait prise sans le consentement du propriétaire. Rappelons que le pont sur lequel s’est produit l’accident, s’est écroulé depuis près d’un an après une forte pluie. A ce jour, au lieu de réparer complètement ce pont, la mairie a juste fait dévier le passage en faisant mettre du gravier sur le côté. En attendant, le pont défectueux continuera-t-il de faire des victimes?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 01:32

 

 

 

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(Misna) 10 Mai 2011 - 16:31  - Les interventions européennes et américaines dans les crises africaines constituent-elles un aspect positif ou risquent-elles au contraire d’aggraver des situations déjà graves, comme le montre actuellement l’évolution de la guerre en Libye ? Telle est la question autour de laquelle s’articule un débat organisé au parlement africain, réuni depuis lundi en Afrique du Sud dans le cadre de sa quatrième session ordinaire.

“Dans les débats sur les crises de l’Afrique du Nord et le conflit en Côte d’Ivoire – précise à la MISNA Khalid Dahab, responsable de la communication du parlement – deux points de vue s’opposent avec, d’un côté, ceux qui estiment que les interventions extérieures contribuent à compliquer la situation et de l’autre, les partisans d’une telle contribution”.

Les députés du parlement panafricain seront réunis à Midrand jusqu’au 20 mai pour débattre des problèmes politiques et économiques du continent, à partir notamment de la présentation des rapports de la Commission de l’Union africaine (UA) et du programme Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Les députés africains aborderont également la question des politiques pour les jeunes, qui sera à l’ordre du jour du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA en juillet prochain.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 01:08

 

 

 

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La Haye – Le 6 mai 2011, le Fonds de la Cour pénale internationale (CPI) au profit des victimes lance un appel à manifestation d’intérêt pour faciliter la réhabilitation de victimes de violences sexuelles et sexistes en République centrafricaine (RCA), ayant identifié un besoin d’assistance urgent prioritaire des victimes de ces crimes dans le contexte de la situation en RCA. Les futurs programmes du Fonds en RCA pourront toutefois cibler à l’avenir des victimes d’autres crimes. Le Fonds finance des projets de réhabilitation physique, psychologique et de soutien matériel à l’intention des victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI.

Le 21 décembre 2004, le Gouvernement de la RCA a déféré la situation à la CPI, qui a officiellement ouvert la situation en République centrafricaine le 19 janvier 2005. Toutes les parties au conflit en RCA ont commis des viols et autres agressions sexuelles graves. En effet, lorsque le Procureur a annoncé l’ouverture d’une enquête en République centrafricaine le 22 mai 2007, il a indiqué que son analyse préliminaire des crimes allégués avait révélé un schéma de viols massifs et autres actes de violence sexuelle, apparaissant comme ayant constitué un élément central du conflit. Ce nombre élevé de victimes signalées de viols a fait de la situation en République centrafricaine, la première enquête de la CPI dans laquelle les allégations de crimes sexuels étaient bien plus nombreuses que celles de meurtre. Les allégations de crimes sexuels étaient précises et étayées, ce qui laisse penser que des viols sur les civils ont été commis en des proportions telles qu’il est impossible de les ignorer au regard du droit international. En novembre 2010, le premier procès devant la Cour pénale internationale dans la situation en RCA s’est ouvert, celui de Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, dont des assassinats, des viols et des pillages.

Les circonstances des crimes étaient souvent particulièrement cruelles : viols collectifs, publics, ou auxquels des proches sont contraints à prendre part. Les violences touchent principalement les femmes et les jeunes filles, mais les hommes ont également été victimes de viols, d’actes de torture à caractère sexuel, d’esclavage sexuel, d’humiliations sexuelles et d’inceste forcé.

Les rescapés de violences sexuelles souffrent souvent, tant à long terme qu’à court terme, des conséquences de ces actes pour leur santé, leur bien-être psychologique et leur intégration sociale. Aux blessures physiques viennent s’ajouter le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), les maladies sexuellement transmissibles (notamment le VIH/Sida), les fausses couches, les grossesses forcées et les fistules traumatiques, qui sont des déchirures débilitantes des tissus du vagin, de la vessie ou du rectum. Des années de crise ont laissé le système de santé centrafricain dans un état désastreux. On compte un médecin pour 3 000 habitants, une infirmière pour 1 000, et 37 % de la population doit parcourir en moyenne 10 km à pied pour parvenir à un centre de santé.

Le but général du programme lancé par le Fonds dans le cadre de son mandat de réhabilitation est d’apporter aux victimes de violences sexuelles et sexistes, à leur famille et aux communautés touchées un soutien formant un ensemble cohérent afin qu’elles puissent surmonter cette épreuve et mener une vie stable. Pour ce faire, le Fonds s’efforce de promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes filles et de répondre aux besoins spécifiques des rescapés en fonction de leur âge, ce qui est une condition fondamentale à tout processus d’édification de la paix. Le Fonds concentre ses activités dans les diverses provinces de RCA les plus touchées par les violences sexuelles et sexistes et encourage les organisations internationales non-gouvernementales à intégrer dans leurs programmes le renforcement des capacités locales dans le cadre de partenariats avec les associations de femmes et les groupes de rescapés.

L’appel à manifestation d’intérêt lancé par le Fonds au profit des victimes est ouvert pour une durée de trois mois, du 6 mai au 5 août 2011. C’est la première étape d’un processus qui en compte deux ; chaque manifestation d’intérêt sera examinée, éventuellement retenue, puis pourra être présélectionnée. Les organisations présélectionnées seront invitées à soumettre une proposition technique et financière détaillée après la tenue d’un atelier consacré à l’élaboration de propositions que le Fonds organisera à Bangui (RCA). Les projets retenus seront soumis à l’approbation du Conseil de direction du Fonds et de la Chambre préliminaire de la CPI chargée de la situation en RCA.

Quelques informations sur le Fonds au profit des victimes

Le Fonds de la CPI au profit des victimes est le premier fonds à s’inscrire dans la dynamique mondiale visant à mettre un terme à l’impunité et à promouvoir la justice. À la fin de l’un des siècles les plus sanglants de l’Histoire, la communauté internationale s’est engagée, en adoptant le Statut de Rome, à mettre un terme à l’impunité, à s’efforcer d’empêcher que soient commis les crimes les plus graves que connaisse l’humanité et à rendre justice aux victimes. En 2002, le Statut de Rome est entré en vigueur et, en application de son article 79, l’Assemblée des États parties a créé le Fonds à l’intention des personnes et des familles des personnes victimes de crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale. Ces crimes sont actuellement le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. À l’avenir, les crimes d’agression seront également pris en compte.

Le Fonds s’intéresse et pourvoit aux besoins physiques, psychologiques ou matériels des victimes les plus vulnérables. Il s’efforce de sensibiliser l’opinion publique et de mobiliser des gens, des idées et des ressources. Il finance des projets novateurs, mis en œuvre par des intermédiaires pour soulager les maux des survivants, trop souvent oubliés. Il travaille en collaboration étroite avec des ONG, des groupes communautaires, des organisations féminines locales, des gouvernements et des organismes des Nations Unies, et ce, aux niveaux local, national et international. En s’attachant à favoriser l’appropriation et la prise en main des opérations à l’échelon local, le Fonds responsabilise les victimes et fait d’elles les principaux acteurs de la reconstruction de leur existence.

Chargé à la fois d’exécuter les ordonnances de réparation rendues par la Cour et d’apporter une assistance générale aux victimes de crimes relevant de la compétence de celle-ci, le Fonds au profit des victimes est particulièrement bien placé pour promouvoir le retour d’une paix durable, la réconciliation et le bien-être dans des sociétés déchirées par la guerre. Il est investi de deux mandats à l’égard des victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI :

Réparation : exécuter les ordonnances de réparation rendues contre une personne condamnée, lorsque la Cour le lui ordonne.

Assistance générale : utiliser les contributions volontaires émanant de donateurs pour faire bénéficier des victimes de situations dans lesquelles la Cour intervient, ainsi que leur famille, de mesures de réhabilitation physique ou psychologique et/ou d’un soutien matériel.

Dans le cadre de son second mandat, le Fonds a mis en place un large éventail de mesures d’assistance destinées aux victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI, dont l’accès à des services de santé génésique, la formation professionnelle, l’accompagnement psychologique des victimes de traumatismes, des ateliers sur la réconciliation et la chirurgie réparatrice. Son action a bénéficié à 75 000 personnes environ dans le nord de l’Ouganda et en République démocratique du Congo. La plupart de ses projets prévoient des interventions adaptées à la situation particulière des femmes et des enfants, afin de faire face aux vulnérabilités qui leur sont propres.

L’appel à manifestation d’intérêt est ouvert pour une durée de trois mois, du 6 mai au 5 août 2011 ; les dossiers devront être adressés le 5 août 2011 au plus tard, sous forme électronique, à l’adresse suivante : Kent.Foster@icc-cpi.int.

Pour tout complément d’information, voir le site Web du Fonds à l’adresse :

http://www.trustfundforvictims.org/homepage, et le site Web de la CPI à l’adresse : http://www.icc-cpi.int/Menus/Go?id=c1e72ebf-be02-4510-9a53-08e9929aa51e&...

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 20:47

 

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 

 

 

Journée presque ordinaire au Caire en cette fin avril, où des vents, notamment le Khamsin, depuis le désert libyen, soufflent assez fort et envoient des rafales de sables brûlants. Alors qu’ici, tout indique que l’ancien Raïs, Hosni Moubarak, a été emporté par une révolte de la rue, dans le quartier de DOKKI, où se situe les locaux servant de chancellerie à la République centrafricaine, le personnel s’est fait jeter à la rue. La faute aux impayés de loyers, à l’incompétence et l’irresponsabilité de ceux qui prétendent gouverner le pays.

Le propriétaire de la villa n’a eu d’autre solution que d’expulser les diplomates centrafricains ce samedi 30 avril 2011. Car, depuis février 2010, il réclame à la Centrafrique, 100 millions sept cents  dix huit mille neuf cents franc CFA de loyers et d’arriérés impayés. À l’époque, il avait porté plainte contre la Centrafrique auprès du ministère égyptien des affaires étrangères pour exiger le paiement de son due et, le cas échéant, le départ de l’ambassade de ses murs, le contrat de bail arrivant à expiration le 1er octobre 2010 (lire nos précédentes livraisons sur le sujet).

Devant le silence des Centrafricains, il a été contraint de les chasser, il n’y a pas d’autres termes, de sa villa. Mais ce n’est pas faute d’avoir cherché à trouver une solution satisfaisante pour toutes les parties. D’autant que, l’Ambassadeur de la Centrafrique en Égypte, Anicet Saulet, n’a pas manqué d’attirer l’attention des autorités de Bangui sur cette situation alarmante. Dans l’une de ses correspondances que nous avons pu avoir copie, grâce à une source proche du ministère centrafricain des affaires étrangères, l’ancien chef mutin ne cache pas son découragement. D’ailleurs, c’est moins un renoncement qu’un sentiment de colère.

Écoutons-le : « À travers plusieurs correspondances et Rapports d’Activés échangés avec le département de tutelle, j’avais, très respectueusement, appelé la bienveillante attention des autorités centrafricaines, sur la situation alarmante de la représentation de la République centrafricaine au Caire, dont le fonctionnement était totalement grippé, du fait de causes exogènes et dont les solutions ne pouvaient qu’être politiques : en effet, le fonctionnement des missions diplomatiques relève de la souveraineté même de notre pays. Ainsi, je rappelais : la totale dépendance, pour son fonctionnement courant, des subsides que lui procure M. Joseph Geha, Ministre-Conseiller pour le Moyen orient en matières économique, commerciale et sociale. Ce dernier, qui a déserté Le Caire depuis plus de deux années maintenant, laisse l’ambassade aux prises avec de graves ennuis, non seulement financiers, mais aussi politiques, car il est à l’origine des multiples problèmes auxquels nous nous sommes confrontés, au quotidien, avec le ministère des affaires étrangères du pays hôte…entre les loyers qui ne sont plus payés et dont le montant des arriérés est, à ce jour, estimé par le bailleur, à CENT MILLIONS SEPT CENTS DIX HUIT MILLE NEUF CENTS FCFA, les voitures à usage officiel de l’ambassade qu’il utilisait dans son parc automobile, abandonnées dans la nature, et qui sont exploitées, à des fins mercantiles de locations, par des chauffeurs qu’il n’a plus payés, en passant par les salaires tout autant impayés aux personnel à statut local employés dans son cabinet….les plaintes en tout genre contre notre ambassade son légions…et l’ambassadeur, chef de mission, est sans argument pour défendre son pays. Il est de notoriété publique que…M. Joseph Geha circule et vit librement à Bangui, sans qu’aucune autorité ne lui demande des comptes », avait entre autre écrit Anicet Saulet, relevant au passage un « manque  de crédits de fonctionnement et des ressources humaines inadaptées ». Sans commentaires !

Comble de l’injustice, il faut aussi s’attendre, ces prochains jours, à l’expulsion de l’ambassadeur, de la résidence qu’il occupe et dont le loyer est également impayé.

Cette situation abracadabrantesque, confirme, si besoin en était, que la Centrafrique est un pays à l’envers. Avec ceux qui prétendent grossièrement la gouverner, c’est le règne de l’absurde. Si Bozizé et les siens entendaient humilier Anicet Saulet et porter un coup à son moral qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Il n’y a pas d’autre explication que celle-là. Saulet ayant eu le malheur d’être né Yakoma et d’avoir reçu une bonne formation militaire, aux yeux des Bozizé, complexés qu’ils sont, n’est qu’un dangereux concurrent qu’il faut éliminer à tout prix. Comment l’expliquer autrement, lorsqu’on apprend que Bozizé « cadeaute » ses proches parents et non moins président de la Cour dite constitutionnelle, d’un demi-milliard de CFA qu’il tente de plaquer en France ?

On ne comprend pas que dans ces conditions inextricables, à tout point de vue, Saulet ne démissionne pas purement et simplement. Pourquoi continuer à avaler autant de couleuvres, sachant que ce n’est pas demain, la fin du cauchemar.

Allez le dire à ceux qui ont couru pour siéger dans le gouvernement de Bozizé, reniant au passage leur parole donnée. Suivez notre regard…

Autant dire que cette récréation n’a que trop duré. Vivement que la parenthèse Bozizé se referme pour le grand bien de la Centrafrique.

L’Indépendant.                

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 16:30

 

 

 

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                     écoles dans des villages de Paoua Nord

 

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Quelques vues de la réalité de l'école en Centrafrique

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 10 Mai 2011 12:19

La Centrafrique, dernière au classement des pays africains pour les investissements dans le domaine de l’Education. Un rapport de l’Unesco, publié récemment, classe la RCA parmi les mauvais élèves pour ce qui est des sommes investies au cours des dix dernières années dans le secteur scolaire.

Selon ce rapport, les sommes investies ces dix dernières années dans l’éducation en Afrique subsaharienne portent leurs fruits et permettent une scolarisation sans précédent presque partout sur le continent, sauf en Centrafrique.

Dans le même groupe des mauvais élèves, il y a la Guinée, Madagascar, le Rwanda, la Sierra Leone et l’Ouganda. Ces pays consentent un investissement de moins de 100 $, soit environ 45.000 francs CFA par élève et par an. Mais le seul pays à avoir régressé, c’est encore la RCA. Bangui a réduit ses dépenses en éducation de 1,7 % entre 1999 et 2009. Dans la même période les autres pays d’Afrique subsaharienne ont augmenté leur budget en faveur pour l’éducation de 6%.

Pourquoi ce mauvais classement de la Centrafrique? Dans le nord du pays, pour ne citer que cet exemple, des décennies de violences politiques ont causé beaucoup de destruction et de nombreux déplacements. Le secteur de l'éducation a été gravement touché par une sévère pénurie d'enseignants et d'infrastructures adéquates. Pour des milliers d'enfants, la classe ne se déroule pas dans de solides bâtiments en briques, mais dans des  écoles de brousse rudimentaires.

Les besoins sont immenses et les fonds insuffisants. Il faut davantage d'infrastructures appropriées et plus d'enseignants qualifiés. Dans de nombreuses régions, à cause de la peur des attaques des rebelles, les enseignants nommés par le gouvernement refusent d'être mutés.

Hormis le cas notable de la RCA, c’est « Mention assez bien » pour l’investissement éducatif en Afrique. Ce rapport de l’Unesco détaille les progrès réalisés par l’Afrique subsaharienne en matière d’éducation au cours de la dernière décennie. Un bilan qui se veut plutôt encourageant dans l’ensemble.

Des pays tels que le Burundi et le Mozambique sont parmi les premiers de la classe. Le Sénégal, l’Angola, l’Éthiopie et le Cameroun, sont également parmi les bons élèves, avec une augmentation de plus de 10 % de leurs dépenses éducatives. Autres pays bien classés : le Botswana, Maurice et l’Afrique du Sud qui investissent chaque année plus de 1 000 $, 450 mille francs par écoliers du primaire, soit près de 10 fois plus que la RCA.

 

NDLR : Voilà les résultats de la gestion des affaires de la RCA par Bozizé et trois gouvernements successifs de son premier ministre Touadéra dont certains vantent à tort les prétendues compétences. Non seulement la RCA a le bonnet d’âne mais les enfants centrafricains, presqu’un peu partout dans le pays, souffrent de malnutrition sévère. Et bozizé ose affirmer qu’ils ont accompli beaucoup de progrès dans la gestion du pays. De quel pays parle-t-il ainsi ?

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 16:16

 

 

 

CAD 7 mai 2011

 

 

Collectif pour l’Alternance Démocratique (CAD)

s/c Mme Marie-Reine HASSEN

75017 Paris - France

 

A  la Communauté Centrafricaine

et aux Amis du Centrafrique en

France.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Le CAD (Collectif pour l’alternance Démocratique en Centrafrique) vous remercie d’avoir massivement répondu à son invitation pour une rencontre d’échanges post-électorale avec les candidats Martin ZIGUELE et Emile GROS NAKOMBO le samedi 7 mai 2011 à la Bourse du Travail à Paris.

 

Suite à cette rencontre réussie grâce à la qualité de vos interventions, nous avons le plaisir de porter à votre connaissance ce court message descriptif du collectif.

 

Le CAD est une plate-forme démocratique de la diaspora composée de citoyens centrafricains représentants des partis politiques, de la société civile, des personnalités politiques indépendantes, ainsi que les amis de Centrafrique. Il est la manifestation de la volonté de tous ceux et celles qui sont attachés aux valeurs de la démocratie notamment la défense du respect des règles du suffrage universel, de la défense du respect de la constitution, des libertés, du respect des droits de l’homme, de la bonne gouvernance, etc.

 

Il s’agit par ailleurs d’une association régie par la loi française de1901, dont les objectifs incluent ceux  poursuivis par le FARE 2011, tout en élargissant son périmètre d’actions aux Personnalités Politiques Indépendantes, la Société Civile Centrafricaine et les Amis  de la RCA de l’Etranger.

 

Voici la composition du Bureau du CAD :

 

Présidente : Marie-Reine HASSEN

Porte-parole : Jean-Pierre MARA

Secrétaire Général : Médard POLISSE BEBE

Trésorier Général : Antoine Jérémie NAM-OUARA

Chargé de Logistique & Animation : Gabin M’BEDING-NAMBOSSET

 

 

 

Fait à Paris, le 8 Mai 2011

Jean-Pierre MARA 

Porte-parole du CAD

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 15:37

 

 

 

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Les Brèves de N’djaména  DEB ou le trio infernal

Source : Tchadactuel lundi 9 mai 2011

Le trio Deby, El-Béchir et Bozizé à la recherche des solutions machiavéliques aux vrais problèmes. Oumar El-Béchir est très amer, déçu et frustré. Il pensait avoir conclu un bon deal avec les américains : « tu laisses le Sud Soudan se séparer tranquillement, démantèle la rébellion tchadienne, réconcilie toi avec le Tchad et on suggèrera à la CPI d’annuler ses poursuites et on obligera les rebelles du Darfour de signer un accord avec toi sans majeur condition ». Dans la même optique et pour réassurer El-Béchir, les américains ont fortement conseillé aux sud-soudanais de ne pas aider les rebelles du Darfour sous quelle forme que ce soit. C’est ainsi que Salva Kiir, le Président du Sud-Soudan, demanda très gentiment à Minny Minnawi et au Dr Khalil, qui ont entre-temps déployé leurs forces au sud, de repartir au nord.

Traduit en langage de la rue, c’est à peu près le deal qu’El Béchir pensait avoir conclu avec Oncle Sam et ses satellites européens. Or après le referendum passé de manière plus que soft avec des résultats reconnus par El Béchir avant même leur publication officielle, ce dernier n’a rien vu venir : au contraire le Gal Scott Cration, l’envoyé spéciale américain pour le Soudan et qui était l’interlocuteur principal d’El-Béchir, a pris le même jour l’avion pour son nouveau poste d’Ambassadeur. La CPI n’a pas bronché, les rebelles de Darfour se sont renforcés.

Du coup, El-Béchir se rend compte qu’il a été berné et réagit. Sans laisser le temps aux faucons de son régime de l’accabler pour avoir bradé le Sud, il fomente un mini coup d’Etat interne pour se débarrasser des officiers supérieurs islamistes et en temps interne de nouveau leur chef spirituel en la personne de Dr Hassan El Tourabi, puis commence un vaste travail de sape à l’encontre du gouvernement du Sud soudan : création des milices opposées au régime. Des milices qui se sont étrangement vite développées et qui ont pris depuis des proportions inquiétantes. Il existe à l’heure actuelle plus de 4 mouvements armés qui luttent contre le pouvoir de Salva Kiir. Dirigés par des anciens célèbres maquisards, souvent proches du défunt Chef historique de SPLA, John Garang, donc des chefs de guerre plus fédéralistes que séparatistes, soutenus fermement et de manière ouverte par Khartoum. Ces mouvements sont devenus une menace sérieuse pour le nouveau régime du Sud Soudan. Le régime d’El-Béchir ne s’est pas arrêté à cela. Il traîne les pieds pour entamer des discussions sur les points encore en suspense et vient même de déclarer publiquement que la région d’ABYEY, région pétrolifère du Sud Soudan, mais habitée majoritairement par des nomades venus du Nord, appartient au Nord. Pire, la région a subi un nettoyage ethnique systématique.

Selon plusieurs sources concordantes, le régime d’El Béchir est en train de durcir sa position vis-à-vis du Sud et beaucoup craignent un regain de violence généralisée qui retarderait la proclamation de l’indépendance du Sud soudan.

Dans cette lancée machiavélique, El Béchir semble trouver deux acolytes qui vont le soutenir dans cette œuvre de destruction du Sud Soudan avant même la naissance de celui-ci : Deby du Tchad et Bozizé de la RCA. Ces deux doivent soutenir El Béchir dans ses desseins de déstabilisation : les rebelles antis Salfa Kiir doivent trouver une base arrière sûre. Par l’intermédiaire de Deby, Bozizé accepta de mettre à la disposition des rebelles la région de l’extrême Nord-Est comme centre de décision et d’accueil les villes de Birao et OBO. On rappelle que cette région est aussi la zone des opérations des rebelles centrafricains : Bozizé pense ainsi faire contenir ses propres rebelles par les rebelles du Sud Soudan, tandis que les armes partiront du Tchad via la RCA.

Dans cette opération tragi-comique, chacun dupe l’autre. Deby, qui a reçu en audience très récemment une délégation des sud-soudanais et qui leur a promis l’ouverture d’un consulat général, était pourtant un opposant acharné contre l’indépendance du Sud-Soudan. Il a aussi trouvé une occasion en or pour montrer à l’opinion internationale sa reconnaissance du nouvel Etat. Mais avant que l’incendie de la case du voisin n’atteigne la sienne, il donne un coup de main très intéressé à El Béchir qui a entre-temps démantelé sans vergogne l’opposition politico-militaire tchadienne sur son territoire ! Pour ce faire, Deby embarque dans ses manigances le pauvre Bozizé pour que son pays serve de base arrière aux contras soudanais, étant entendu qu’aucun pays de la sous-région de l’Afrique orientale n’est prête à accueillir une opposition au nouvel état. Au contraire, tous sont contre, à des degrés divers au nord musulman. Le Gal Bozizé sera présenté aux soudanais par son mentor comme le nouvel allié inconditionnel dans la déstabilisation du Sud-soudan, et naturellement ces sacrifices consentis par le peuple centrafricain pour le Gl El Béchir méritent d’être récompensés. Comment, de quelle nature ? Et combien ? Ce sont les sujets à discuter lors du prochain sommet, à moins que Mr Deby n’en décide autrement.

La convivialité retrouvée entre Deby et El Béchir cache beaucoup des en-dessous. En effet, contrairement à Deby qui agit et réagit sans constance ni consistance, les soudanais n’ont pas une culture de réaction instantanée mais agissent comme le cancer. En d’autres termes ou vous pratiquez l’ablation de la partie attaquée, ou il vous tue ! En ce sens qu’ils n’ont rien oublié de Deby : de ses incartades, de ses volte-face, de ses légèretés à traiter les affaires de l’Etat. . . . Ainsi de la manière la plus intelligente, ils préparent le virus ! Mais. . . . . Deby non plus n’est pas du tout bête, avec la rançon récupérée du voisin du nord … C’est Django tire ou meurt, ou bien Santana tire le premier. Vivant, verra et vivra!!!


Bérémadji Félix (N’djaména)

 

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