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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 00:34

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 11 Juin 2011 13:45

La mission mixte mise en place pour démanteler les barrières illégales sur les corridors Bangui-Douala a rendu public son premier rapport le 10 juin 2011. C’était en présence du ministre d’Etat en Charge des transports, des responsables du syndicat des transporteurs et les autres autorités concernées au Bureau d’Affrètement Routier de Centrafrique (BARC)  à Bangui.

La mission fait suite aux revendications des conducteurs et à l’arrêt spontané de trafic à la barrière de PK 26 par ces derniers  au début du mois de mai dernier. La mission composée de plusieurs départements ministériels ainsi que des membres de l’Union Syndicales des Conducteurs de Centrafrique a enquêté sur les corridors Bangui - Garoua Boulaï au Cameroun, et Bangui–Kendzou passant par le 4e parallèle et jusqu’à Mongoumba à la frontière du Congo.

Selon le rapport de cette mission, les faits sont avérés. Certains agents véreux verbalisent les conducteurs contrairement aux textes établis. Plusieurs barrières ont été démantelées. Celles des forces de défense et de sécurité ; celles des Mairies, du ministère de commerce en passant par les Eaux et Forêts sans oublier les fonds routiers et l’Agence de régulation des Produits Pétroliers.

Par ailleurs, le rapport a révélé également la mauvaise attitude des conducteurs à l’égard des agents sur le terrain.

Selon le ministre d’Etat aux Transport, Anicet Parfait Mbaye, « le rapport de cette mission contient beaucoup d’éléments riches qui nous ont permis de tenir cette réunion, et nous pensons que nous avançons ».

Du côté des conducteurs, c’est une « satisfaction totale » selon les termes de Bachir NGAÏSSIO, président de l’Union Syndicale des Conducteurs de Centrafrique.

Plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue de cette réunion. C’est par l’exemple la continuité de la mission, le regroupement des agents de tous les départements et services à la frontière, la révision des textes relatifs à la tracasserie routière.

Pour le ministère de la Défense, des mesures correctives sont déjà prises pour sanctionner les militaires et gendarmes qui sortiront en dehors de leurs missions sur ces corridors. Une autre rencontre de ce genre est prévue pour la fin de mois de juin ou le début du mois de juillet prochain à Bangui.

 

NDLR : C'est vraiment trop beau ! Il n’y a pas que sur l’axe Bangui-Douala seul que se trouvent ces barrières illégales de racket. Il y en a sur tous les axes routiers en Centrafrique. On aimerait les noms des éléments des forces et de sécurité qui installent de manière sauvage ces barrières et la nature des sanctions qu’on prétend avoir pris à leur encontre. Combien de temps durera cette situation après le démantèlement desdites barrières ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 03:33

 

 

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Les Centrafricains ont appris sans doute avec écoeurement que le lundi 6 juin dernier, soit le même jour et pendant que le médecin-chef de l’Hôpital d’Obo et son chauffeur se faisaient lâchement canarder comme du gibier dans leur véhicule en train de faire leur travail par les assassins de la LRA, leur président François Bozizé se trouvait tranquillement non loin de là dans la ville de Bangassou en train de procéder à l’inauguration d’une station d’essence.

Dans un pays comme la RCA, un médecin tué représente non seulement plusieurs vies humaines qui ne pourront plus être sauvées mais c’est surtout une perte énorme au regard des sacrifices consentis pour former un médecin. Cela souligne d’autant plus le côté dérisoire voire indécent de la présence de Bozizé à une cérémonie d’inauguration d’essence alors que les Centrafricains qui attendent leur président, qui se dit général d’armée, dans les endroits ou zone où sévissent des rébellions sanguinaires comme la LRA, ne l’y voient guère.  

On peut beau expliquer l’importance et l’utilité d’une station d’essence pour la ville de Bangassou mais on justifiera difficilement qu’un chef d’Etat puisse se déplacer sur près de huit cent kilomètres, juste pour inaugurer une station d’essence. En réalité, des liens que seule la psychanalyse pourrait expliquer, existent entre Bozizé et les hydrocarbures ou plus prosaïquement, le pétrole.  Sans une connaissance de certains éléments d’appréciation dans le parcours personnel de Bozizé, on ne peut qu’être sidéré par le comportement de ce monsieur. En effet, le pétrole est son véritable péché mignon.

C’est un secret de polichinelle que c’est notamment avec l’argent que lui a rapporté la vente à la station du quartier BEA REX (PK 4 sur l’Avenue Boganda) du carburant de l’armée qu’il détournait lorsqu’il était chef d’état-major des Faca et du stock de PETROCA que lui et son complice Sani Yalo siphonnaient sur le dos de l’Etat à travers ses sociétés bidons SICOTRANS et ZONGO-OIL, que Bozizé s’est constitué le magot qui lui servi et permis de recruter des mercenaires tchadiens et de tenter à plusieurs reprises des coups d’Etat pour renverser le président Patassé et s’emparer du pouvoir.

Son goût immodéré pour la vente du pétrole date de cette époque où il a su et pu tirer un grand profit financier. Le coût du carburant, il l’a aussi mesuré pendant sa période de traversée du désert où il faisait le taxi-brousse. Même devenu chef d’Etat, Bozizé n’a nullement renoncé à vendre du pétrole bien au contraire. Il a mis en coupe réglée le pays et le parc des stations d’essence à travers l’ensemble du territoire national et réussi à mettre en place un astucieux système de prédation qui lui permet de percevoir également à son profit personnel une bonne partie de la taxe sur les produits pétroliers qui devrait aller dans les caisses du trésor national.  

Plusieurs stations d’essence de la capitale (station BEA REX, station carrefour du 4ème arrondissement, station du Lycée des Martyrs,  station Hôtel Oubangui ex SOFITEL, station du Marché central, etc…) et aussi dans certaines villes de provinces (station Damara, station de Bossangoa, Bossembélé, Yaloké, etc…on ne pourrait les citer toutes) lui appartiennent ainsi qu’à son fils Francis, ses sœurs, ses neveux et autres parents et amis. Tant et si bien qu’il ne pouvait à un moment donné qu’entrer dans un sérieux conflit d’intérêt avec TOTAL CENTRAFRIQUE dans la commercialisation des produits pétroliers dans le pays. On a aussi encore en mémoire le long bras de fer engagé par Bozizé avec TOTAL via son argentier Sylvain Ndoutingaï  et SOCAPS et la Cour constitutionnelle que TOTAL a dû saisir avec ce contentieux.  

A ce jour, la RCA qui n’est pas encore un pays producteur de pétrole est dirigée par un président qui est déjà un grand vendeur de pétrole et possède aussi plusieurs stations d’essence. On s’explique aussi pourquoi il est si pressé, se pourlèche les babines et espère que le pétrole centrafricain de Birao à la production duquel s’affairent actuellement les Chinois depuis quelques mois déjà, jaillira vite pour qu’il puisse profiter des royalties avant de quitter éventuellement le fauteuil du pouvoir.

Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 00:57

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 10 Juin 2011 14:49

Ce 9 juin 2011 marque l’anniversaire de l’incendie du super marché Rayan appartenant à l’expatrié libanais Akhras Ali. Une dizaine de personnes avaient été arrêtées et déférées en prison. Ils sont accusés d’avoir provoqué le sinistre suite à un contentieux avec le maître des lieux. Les pertes étaient évaluées à plusieurs milliards de Francs CFA

Depuis leur arrestation les personnes arrêtées ont été déférées à la prison militaire de Bossembélé, à 150 km au nord-ouest de la capitale sans jugement, d’où ils croupissent encore.

Le lendemain de l’incendie du super marché, le président centrafricain François Bozizé s’était personnellement impliqué pour faire arrêter les présumés coupables. Un an plus tard, ces prévenus restent sans procès.

Trois d’entre eux dont la femme du bâtonnier Symphorien Balémby ont été récemment ramenés à Bangui pour des raisons sanitaires. Des démarches ont été entreprises auprès du médiateur de la République pour obtenir leur libération, sans grands succès pour le moment.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 20:46

 

 

 

 

fuite de musulmans tchadiens

 

 

 

Vendredi, 10 Juin 2011 14:29  - Suite à un arrêté du ministre de l'Administration du Territoire Josué Binoua, un comité de concertation inter-communautaire a été mis en place vendredi à Bangui, où des violences contre des musulmans ont fait onze morts au début du mois de juin. Ce comité doit «servir d'interface entre les communautés et les différentes institutions de l'Etat». Il aura en outre pour mission de «sensibiliser les communautés aux valeurs civiques de paix, de tolérance, de l'amour du prochain, et de laïcité de l'Etat».

Les membres de ce comité auront à «sensibiliser au respect des règles et lois de la République Centrafricaine ». Le comité est composé de représentants des différents ministères, de cinq représentants de la communauté tchadienne, un représentant des grandes communautés étrangères (RD Congo, Congo-Brazzaville, Cameroun, Sénégal, Nigeria, Soudan), des représentants de l'armée. Il est présidé par le conseiller diplomatique du président de la République.

11 musulmans avaient trouvé la mort dans des violences qui ont éclatés, après la découverte le 31 mai des corps de deux enfants âgés de 4 et 5 ans dans le coffre d'un véhicule appartenant à un musulman. Les enfants avaient disparu deux jours avant.

Info, afreekelection.com

 

 

MINISTERE DE L’ADMINISTRATION DU                           REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION                                              Unité – Dignité – Travail

*****

DIRECTION DE CABINET

*****

N°_____/11/MATD/DIRCAB/CM/

 

ARRETE N° ______/MATD/DIR.CAB

PORTANT CREATION D’UN COMITE DE

CONCERTATION INTERCOMMUNAUTAIRE

*********

LE MINISTRE DE L’ADMINISTRATION

DU TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION

 

Vu La Constitution du 27 Décembre 2004 ;

Vu La Loi Constitutionnelle n°10.005 du 11 Mai 2010, modifiant et complétant certaines dispositions de le Constitution du 27 Décembre 2004

Vu le Décret n°11.032 du 18 Avril 2011, portant nomination du Premier Ministre, Chef de Gouvernement ;

Vu le Décret n°11.034 du 22 Avril, portant nomination des Membres du Gouvernement et son modificatif subséquent;

Vu Le Décret n°11.156 du 11 Mai 2010, portant promulgation de la loi Constitutionnelle n°10.005 du 11 Mai 2010 modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 27 Décembre 2004.

Vu le Décret n°10.268 du 17 Septembre 2010 portant Organisation et Fonctionnement du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et fixant les attributions du Ministre ;

 

ARRETE

 

Article 1er : Il est crée auprès du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation un Comité de Concertation Intercommunautaire en abrégé CCIC.

 

I/ Des missions du Comité de Concertation Intercommunautaire

 

Article 2 : Le Comité de Concertation Intercommunautaire a pour mission de :

- Sensibiliser les communautés aux valeurs civiques, de paix, de la tolérance, de l’amour du prochain et de la laïcité de l’Etat.

- Servir d’interface entre les communautés et les différentes institutions de l’Etat.

- Assurer la médiation en cas de litige opposant les communautés.

- Sensibiliser aux respect des règles et lois du pays d’accueil (la RCA)

 

II/ De la composition

 

Article 3 : Le Comité de Concertation Intercommunautaire est composé de :

·  Président, le conseiller diplomatique du Président de la République, Chef de l’Etat.

·  Vice-président un magistrat représentant le Ministère de la Justice.

·  Rapporteur, le Chargé de Mission aux Affaires Administratives et Juridiques du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

·  Rapporteur adjoint, un représentant du Ministère des Affaires Étrangères et des centrafricains de l’Étranger.

 

III/ Membres

·  Cinq (05) Représentants de la Communauté Tchadienne résidant en Centrafrique.

·  Un (01) Représentant des grandes communautés étrangères en RCA (Congo Démocratique, Congo Brazzaville, Cameroun, Sénégal, Liban, Nigéria, Soudan).

·  Un (01) Représentant de l’Ambassade du Tchad en RCA

·  Un (01) Représentant du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

 

·  Un (01) Représentant des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

·  Un (01) Représentant de la gendarmerie Nationale.

·  Un (01) Représentant de la police centrafricaine.

·  Un (01) Représentant du Ministère des Affaires Sociales et de la Solidarité.

·  Un (01) Représentant du Ministère de la Communication.

·  Un (01) Représentant du Ministère de l’Éducation Nationale.

·  Un (01) Représentant de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui.

 

IV DU FONCTIONNEMENT

 

Article 4 : Le Comité de Concertation Intercommunautaire se réunit en temps ordinaire tous les trois mois sur convocation de son président et à tout moment en cas de besoin.

 

Article 5 : Les recommandations du Comité de Concertation Intercommunautaire sont communiquées au Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation dès leur adoption.

 

Article 6 : Le Comité peut faire appel à toute personne ressource dans l’accomplissement de ses missions.

 

Article 7 : Le présent arrêté qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistré et communiqué partout où besoin sera.

 

Bangui, le 10 juin 2011

 

Le Ministre de l’Administration du Territoire

et de la Décentralisation

 

Josué BINOUA

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 20:42

 

 

 

 

RCA

 

 

                                             Un accord de paix "dans une semaine" avec la CPJP f'Abdoe Issène  

 

    BANGUI, Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 09:39- Bangui va signer "dans une semaine" un accord de paix avec la rébellion centrafricaine de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a déclaré jeudi à la radio nationale le ministre délégué au Désarmement, le général Xavier-Sylvestre Yangongo.

    "Avec le groupe de la rébellion de la CPJP, nous avons des contacts très réguliers ces derniers temps. Nous partions mardi matin pour signer un accord de paix avec la CPJP. Toutefois, les amis d'en face voulaient d'abord prendre connaissance du projet de texte. Nous leur avons remis le document, et dans une semaine nous allons signer l'accord de paix", a affirmé le général  Yangongo.

    "Nous allons signer l'accord de paix avec la CPJP et son entrée dans le processus du DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) ainsi qu'au comité de pilotage du DDR par rapport  à l'accord de Libreville", signé en 2008 avec plusieurs rébellions, a-t-il dit. Mahamat Abass, porte-parole du coordinateur de la CPJP, Abdoulaye Hissène, a déclaré à la radio: "Il faut qu'on  lise le contenu, parce qu'on ne peut pas s'engager comme ça. Il y a tout un côté juridique qu'on  ne saisit pas".

    Selon lui, la CPJP a demandé "la libération de 5 compatriotes qui se trouvent au Tchad (...) et  notre immunité pour nous permettre de parcourir toutes les zones où sont basés nos hommes,  pour les informer". Le porte-parole a affirmé que sa présence montrait "que le processus de paix  est engagé et irréversible".

    La CPJP, dirigée par l'ancien ministre et opposant Charles Massi donné pour mort par sa famille  et très active dans le nord-est et le sud du pays, avait annoncé au mois d'avril dernier un cessez-le-feu pour négocier avec le gouvernement et "mettre fin à la souffrance de la population  civile". Elle exige du pouvoir des clarifications sur la mort de son leader, et en faisait jusque-là un  préalable à toute négociation.

Source: Angola-Press-Afrique

 

NDLR :  De sources concordantes et selon nos informations, les hommes armés portant des brassards "CPJP" qui ont arrêté Mgr Edouard Mathos et ses compagnons répondraient aux noms de Man ZAKARIA et Ali IDRISSA. Une chose est sûre, ces individus ne parlaient aucune langue ethnique ni nationale de la RCA, ce qui crédibiliserait l'hypothèse que ce serait bien des éléments djandjawids à la recherche de véhicules tout terrain qui auraient mis la main sur la Nissan Patrol de Mgr Mathos pour aller revendre au Soudan. .    

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 20:33

 

 

 

bacterie ESC C

 

 

20mn10 juin 2011

Après plusieurs semaines de recherches infructueuses, le mystère est levé: ce sont les graines germées crues qui sont à l'origine de la contamination par la bactérie Eceh qui a fait trente morts, a annoncé vendredi le directeur de l'Institut fédéral de veille sanitaire (RKI), Reinhard Burger. «Ce sont les graines germées», a-t-il dit. «Les personnes qui ont consommé des graines germées ont neuf fois plus de chances de souffrir de diarrhées hémorragiques que les autres.» Et Reinhard Burger de prévenir: «l'épidémie n'est pas terminée». Elle a pour l'instant infecté 1.700 personnes.

Si rapidement la bactérie Eceh avait été identifiée comme étant la cause des infections, les autorités sanitaires peinaient à identifier la source de l'infection. Au départ, des concombres et des tomates venant d'Espagne ont été incriminées par les autorités allemandes, qui ont levé leur alerte sur les légumes dans la foulée.

La Russie devrait assouplir son embargo sur les légumes ce vendredi. Plus tôt dans la matinée, Moscou s'était dit prête à l'assouplir si l'Union européenne apportait des garanties sur la sécurité de ses aliments. «Quand nous aurons des garanties, y compris des tests de laboratoires, nous reprendrons (les importations)», a déclaré à la presse Gennady Onishchenko, qui dirige l'organisme Rospotrebnadzor.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 19:00

 

 

 

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Bangui, 10 juin (C.A.P) Afin de protester contre l’assassinat gratuit par les bandits criminels de la LRA du médecin-chef de l’hôpital d’Obo et son chauffeur parti en campagne de vaccination contre la poliomyélite et dénoncer l’attitude des autorités centrafricaines qui ne font rien pour assurer la sécurité des médecins dans l’exercice de leurs fonctions, notamment ceux de l’arrière-pays, le Conseil de l’Ordre des médecins et chirurgiens-dentistes centrafricains a lancé un appel qui a réuni ce vendredi  plusieurs membres de cette corporation.

Conduit en personne par le président du Conseil de l’Ordre des médecins centrafricains le Pr gynécologue Abdoulaye Sépou, ils ont marché depuis le Centre de Documentation et d’Information du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui jusqu’au palais de la Renaissance, siège de la Présidence de la République où ils ont remis un mémorandum pour faire comprendre leur mécontentement à François Bozizé et son gouvernement.  

Interrogé par la presse, le Pr Sépou a déclaré sur les antennes de Radio Centrafrique que tous les médecins étaient indignés et révoltés par le sort fait à leur confrère médecin-chef de l’Hôpital d’Obo. Il a jouté que lorsqu’ils ont vu le corps de leur confrère qui a été ramené à Bangui, ils ont été encore davantage écoeurés. Ce malheureux médecin et son chauffeur ont été en effet visiblement carbonisés dans la cabine de leur véhicule par vraisemblablement un tir de lance-roquette RPG 7 de ces bandits de la LRA.

On comprend d’autant plus aisément la révolte des médecins vis-à-vis de la mort dans de  telles conditions de leur confrère que Bozizé qui, au lieu de prendre ses responsabilités pour la sécurisation des citoyens dans ces zones où écument des rébellions étrangère et nationales, préfère vaquer à des choses aussi futiles que l’inauguration d’une station d’essence comme à Bangassou où il se trouvait dernièrement, presqu’au même moment où le médecin-chef d’Obo se faisait trucider par la LRA.    

 

Les médecins centrafricains demandent plus de sécurité

Radio Ndéké Luka Vendredi, 10 Juin 2011 14:46

Les Médecins centrafricains protestent ce vendredi 10 juin 2011, contre l’assassinat par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), de leur collègue lundi dernier à Obo (extrême-est). Ils ont organisé dans la matinée à cet effet une marche pacifique et ont remis un mémorandum au président de République François Bozizé.

La décision d’organiser cette marche de protestation a été prise jeudi, lors d’une assemblée générale extraordinaire. Elle intervient suite à l’arrivée la veille à Bangui de la dépouille mortelle du médecin-chef de préfecture sanitaire du Haut Mbomou (sud-est).

Plusieurs revendications sont inscrites dans le mémorandum remis aux autorités centrafricaines. Selon docteur Pascal Mbelesso, secrétaire général du Conseil de l’Ordre des Médecins de Centrafrique, « dans ce mémorandum nous demandons aux autorités de nous favoriser un minimum de sécurité sur l’ensemble du territoire dans l’accomplissement de notre mission humanitaire ».

« Nous condamnons avec dernière énergie, l’assassinat de notre collègue », a-t-il ajouté.

La marche intervient 2 jours après la publication d’un communiqué du Collectif d’Action contre l’Armée de Résistance du Seigneur rendu public mercredi. Dans ce communiqué, les membres de cette organisation demandent au gouvernement « de tout mettre en œuvre afin de bouter ces rebelles hors de son territoire ».

Le lundi 6 juin, le véhicule du médecin-chef du centre de dépistage volontaire et anonyme de Obo a été attaqué sur l’axe Zémio-Rafaï alors qu’il se rendait à Obo avec un chargement de vaccins contre la poliomyélite pour les besoins de la campagne de vaccination. Les rebelles ont tués le médecin-chef et son chauffeur. Ils ont ensuite mis le feu à sa voiture.

 

Marche en mémoire du Docteur Francis PANDJE victime de la LRA

Bangui, 10 juin (ACAP)- Le personnel soignant de la ville de Bangui et des villes environnantes a organisé une marche de protestation contre l’assassinat du Docteur Francis PANDJE, Médecin Chef de la Préfecture sanitaire du haut Mbomou et de son chauffeur Georges ZOUGABE par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), afin de remettre un mémorandum au chef de l’Etat, François Bozizé, samedi 11 juin 2001 à Bangui.

Cette marche organisée par le conseil national de l’ordre des médecins a mobilisé une centaine de professionnels de la santé, a pour but de briser la loi du silence qui a entouré jusqu’ici la mort de certains médecins enregistrée dans de cas similaire.

Sur les banderoles, on peut lire : « Le personnel de santé travaille dans des conditions difficiles. Ne lui demandez pas de miracle » ; « Non à l’assassinat du personnel de santé dans leur mission humanitaire » ; « Pouvoirs publics : prenez vos responsabilités ».

Le Professeur Abdoulaye SEPOU, Président du conseil national de l’ordre des médecins, a remis ce mémorandum au chef de l’Etat pour qu’il puisse prendre en compte leur revendication.

Le Directeur de laboratoire national, Docteur Wilfred NAMBEÏ, Secrétaire général du conseil national de l’ordre des médecins a demandé à tout le personnel de santé de venir très nombreux le mardi 14 juin 2011, prendre part à une seconde marche qui ira jusqu’au domicile du défunt, lors de ses obsèques.

Il est à noter que le convoi du Docteur Francis PANDJE a quitté Obo le lundi 6 juin 2011 pour le lancement officiel de la campagne de vaccination contre la poliomyélite dans sa zone de juridiction. C’est à 197 kilomètres d’Obo sur l’axe Zemio-Rafaï (extrême-est de la RCA), qu’il a été attaqué par les hommes de Joseph Kony. Le bilan est de deux morts et plusieurs blessés graves. Le véhicule du convoi est incendié avec tous les produits de vaccination.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 18:29

 

 

 

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            Son Altesse Jean Francis Bozizé 1er, Prince de Bézambé

 

 

L’arrestation, la détention arbitraire pendant dix jours puis son placement sous mandat de dépôt à la prison de Ngaragba de Faustin Bambou, journaliste et directeur de publication de l’organe de presse « Les Collines de Bas-Oubangui » sur instigation du désormais prince Francis Bozizé en dépit de la loi portant dépénalisation des délits de presse votée par l’assemblée nationale et promulguée par Bozizé lui-même, suscite un véritable tollé d’indignation et de condamnation dans le monde. Après le Comité de protection des journalistes dont le siège est à New York, c’est le tour de Reporters Sans Frontières de monter au créneau pour aussi exiger la libération inconditionnelle de ce journaliste qui considère qu’il fait simplement l’objet de tracasseries extrajudiciaires. Il y a quelques jours, le MLPC avait aussi dénoncé fermement l’arbitraire dont il fait l’objet et exigé sa libération immédiate. Cette situation révèle s’il en était encore besoin la nature autocratique, népotiste et rétrograde du régime actuel de Bangui sous la houlette de François Bozizé qui est une dictature d’un autre âge. Quand l'UE demande un signal fort à Bozizé et son premier ministre Faustin Touadéra pour dégeler la situation politique du pays après leur hold-up électoral, voilà ce qu'il offre, l'embastillement d'un journaliste !  

Rédaction C.A.P  

 

Communiqué de presse du Committee to Protect Journalists (New York)

New York 7 juin 2011 — Les autorités de la République centrafricaine ont inculpé Faustin Bambou, directeur de publication de l'hebdomadaire indépendant The Hills of Bangui, d'incitation à la haine et au désordre parmi les forces militaires et d'outrage au gouvernement, a dit au CPJ le journaliste. M. Bambou a été directement transféré à la prison de Ngaragba à Bangui, la capitale. Il a été arrêté par quatre gendarmes à son bureau le 27 mai dernier et détenu sans chef d'accusation pendant dix jours à la Section de recherches et d'investigations (SRI) de la gendarmerie nationale, selon des journalistes locaux.

Entre avril et mai 2011, M. Bambou avait écrit quatre articles au sujet du ministre centrafricain de la Défense, Francis Bozize, alléguant que ce dernier avait détourné des fonds octroyés par l'Union européenne. Ces fonds étaient destinés au paiement des pensions des militaires et gendarmes retraités, selon un communiqué conjoint publié par l'Union des journalistes centrafricains et l'Observatoire des médias centrafricains. Le ministre Bozize, qui est aussi le fils du président centrafricain, est soupçonné d'avoir ordonné l'arrestation de M. Bambou, a dit ce dernier au CPJ. La République centrafricaine a dépénalisé les délits de presse en 2005: il n'existe donc aucun fondement juridique pour justifier la détention de M. Bambou.

Le 17 mai dernier, le porte-parole du gouvernement Alain-Georges Ngatoua avait critiqué sur les ondes de la radio nationale The Hills of Bangui ainsi que deux autres publications indépendantes, les accusant de mener une « campagne de dénigrement » contre le ministre de la Défense, selon des médias locaux.

«L'emprisonnement de Faustin Bambou défie les propres lois de la République centrafricaine, qui a dépénalisé les délits de presse il ya six ans », a déclaré Tom Rhodes, consultant du CPJ pour l'Afrique de l'Est. «Les autorités doivent immédiatement accorder la liberté sous caution à M. Bambou », a-t-il martelé.

Il convient de rappeler que M. Bambou avait été condamné à six mois de prison en janvier 2008 par le tribunal correctionnel de Bangui pour incitation à la révolte, outrage et diffamation. Le journaliste avait prétendument diffamé le ministre centrafricain des Mines (actuellement ministre des Affaires étrangères) dans un article alléguant qu'il avait détourné des fonds. Cependant, M. Bambou a été gracié par le président le mois suivant.

 

République centrafricaine : Faustin Bambou, accusé

 

BANGUI, République Centrafricaine, 9 juin 2011/African Press Organization (APO)/ -- Reporters sans frontières dénonce l'incarcération et les récentes accusations portées par le parquet de Bangui, contre Faustin Bambou, directeur de publication de l'hebdomadaire indépendant Les Collines de l'Oubangui. Il est inculpé pour "incitation à la violence et à la haine", en raison d'articles écrits entre le 28 février et le 25 mars. Ces articles, écrits suite à plusieurs manifestations d'anciens militaires, dénonçaient une affaire de détournement de fonds octroyés par l'Union européenne, dans laquelle le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'Armée, Jean-Francis Bozizé, pourrait être impliqué. Arrêté le 27 mai, Faustin Bambou a été illégalement détenu pendant 10 jours par la Section de Recherches et d'Investigations (SRI) de la gendarmerie nationale, sans aucun mandat d'arrêt. Il a été transféré le 6 juin à la maison d'arrêt centrale de Ngaragba à Bangui. Les raisons exactes de l'inculpation demeurent incertaines.

"Nous condamnons l'incarcération de Faustin Bambou qui a simplement fait son travail en relayant une information d'intérêt public. Les conditions de son arrestation, dépassant la durée légale de la garde-à-vue, représentent déjà une violation manifeste de la loi. En outre, si depuis 2005, aucun journaliste ne peut être arrêté pour diffamation grâce à la dépénalisation de ce délit de presse, nous déplorons que cela soit encore permis dans les cas d'incitation à la violence. Devant le caractère abusif de ce chef d'inculpation, nous demandons au procureur de revenir sur ces accusations, de mettre un terme immédiatement à ces procédures judiciaires et de relâcher le journaliste" a déclaré Reporters sans frontières.

Entendu le 27 mai par le commandant de la gendarmerie de Bangui en qualité de témoin, Faustin Bambou a été immédiatement placé en détention, avant d'avoir été auditionné le 6 juin, et inculpé par le premier substitut du procureur, M. Djoubaye. Lors de sa convocation, le procureur aurait fait un lien périlleux et contestable, à nos yeux, entre les articles écrits par le journaliste et les manifestations de militaires retraités réclamant leur solde. Contacté par Reporters sans frontières par l'intermédiaire de ses avocats, Faustin Bambou a affirmé que le procureur souhaitait également lui faire porter le chapeau d'articles dérangeants écrits par d'autres journalistes. Dans ses articles, Faustin Bambou demandait à Jean-Francis Bozizé d'expliquer la disparition d'environ, selon son estimation, "3 778 000 000 FCFA (5 150 000 euros) octroyés par l'Union Européenne pour ces militaires retraités" à travers une convention de financement pour soutenir le processus de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS).

A ce jour, le dossier n'a toujours pas été présenté à la défense. Pour le procureur, les articles écrits par Faustin Bambou relayant la série de manifestations, commencée le 28 février dernier, des 812 militaires retraités en 2007, auraient "incité à la violence et à la haine", un crime puni par le Code pénal. Bien que l'origine de ces poursuites judiciaires ne soit pas confirmé, il semblerait que le Ministre délégué à la Défense nationale Jean-Francis Bozizé ait porté plainte contre le journaliste. Il est en effet étonnant que le ministre n'ait pas fait valoir son droit de réponse au journal Les Collines de l'Oubangui.

Reporters sans frontières a appris que les journalistes Sandy Cyrus, directeur des publications de Média Plus, et M. Kongbo, journaliste pour On dit quoi, seraient eux aussi poursuivis pour les mêmes motifs et forcés de vivre en semi clandestinité. Ils travaillent pour des médias critiqués par Alain-George Ngatoua, chargé de mission en communication du ministère, sur la radio nationale le 17 mai dernier. A cette occasion, M. Ngatoua avait dénoncé une "véritable campagne de dénigrement" contre Jean-Francis Bozizé, Ministre délégué à la Défense et fils du président François Bozizé.

Reporters sans frontières rappelle que Faustin Bambou avait déjà été condamné à 6 mois de prison ferme pour "incitation à la révolte" le 28 janvier 2008. Il avait bénéficié d'une grâce présidentielle le 23 février de la même année.

La République centrafricaine occupe la 69e place sur 175 pays, du classement mondial 2010 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

Plus d'informations sur Faustin Bambou : http://fr.rsf.org/republique-centrafricaine-le-directeur-des-collines-de-l-25-02-2008,25228.html

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 04:21

 

 

 

 

Kony

 

 

Le Collectif contre la LRA dénonce le meurtre du médecin de Obo

Jeudi, 09 Juin 2011 13:59

Le Collectif d’Action contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), monte au créneau ce 8 juin 2011,  et s’insurge contre l’assassinat du médecin-chef de la préfecture de Haut Mbomou et son chauffeur. Le meurtre a été commis par les rebelles de la LRA lundi dernier à 197 kilomètres de Obo sur l’axe Zémio-Rafaï (extrême-est de la RCA).

Dans un communiqué rendu public mercredi, les membres de cette organisation demandent au gouvernement « de tout mettre en œuvre afin de bouter ces rebelles hors de son territoire ».

« Le même communiqué rappelle la Communauté internationale de voler au secours de pouvoir de Bangui pour une lutte efficace contre les hommes de Joseph Koni et atténuer les souffrances des populations locales déjà meurtries ».

A titre de rappel, le véhicule du médecin-chef a été incendié. Il transportait des vaccins contre la poliomyélite pour la campagne de vaccination en cours sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Les rebelles de la LRA en sont à leur énième forfait du genre sur les habitants du Haut Mbomou et ses environs. Il y a un mois un autre véhicule, appartenant celui-là à l’Armée ougandaise, a été la cible de ces rebelles. Il faut dire qu’en plus des forces de défense centrafricaine sur place, les collecteurs de diamants ont embauché des archers peulhs pour sécuriser la zone.

 

Le HCC demande la libération de Faustin Bambou

Radio Ndéké Luka Jeudi, 09 Juin 2011 13:58

 

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Pierre Sammy Macfoy, président du Haut Conseil de la Communication (HCC), exige ce jeudi 9 juin 2011, la libération de Faustin Bambou, Directeur de publication du journal « Les Collines de l’Oubangui », placé en mandat de dépôt à la Maison carcérale de Ngaragba. C’est sur les ondes de Radio Ndeke Luka que le président du HCC a plaidé pour la mise en liberté du journaliste.

Selon le responsable de l’instance de régulation des médias, dès que « son équipe a été informée de l’article incriminant Faustin Bambou, elle  l’a convoqué pour un entretien à ce sujet. Toutefois, précise Macfoy, « c’était le ministre Sylvain Ndoutingaye qui avait saisi le HCC pour un droit de réponse sur cette affaire. Un droit de réponse que le quotidien a d’ailleurs publié ».

« L’élément nouveau qui est venu s’ajouter à ce dossier a été l’annonce par le journal « Médias Plus » d’une éventuelle arrestation à Paris du ministre délégué à la Défense Francis Bozizé pour le détournement des fonds des retraités militaires alloués par l’Union Européenne. Face à cette information le même journal avait affiché son refus de diffuser un droit de réponse du ministère concerné, et exigeait une somme de 120 000 francs CFA (Environ 200 Euros) avant toute publication », poursuit-t-il.

Le président du HCC se dit « confondu et ne sait plus qui est qui, qui est l’accusé, l’accusateur et qui devait informer la population sur ce genres de faits ».

Au sujet de l’article en question, Pierre Sammy Macfoy déclare que « c’est presque une incitation à la haine et dénonce une diffamation. De telles nouvelles publiées sans sources pourraient dégénérer en tension sociale.

Il n’a pas manqué de relever « qu’une fois qu’un journaliste commet un délit de presse en Centrafrique, c’est tout de suite un rappel à l’ordre voire une sanction de la part du gouvernement ».

Par ailleurs, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dénonce et condamne comme de « l’arbitraire »,  l’arrestation de Bambou.

Il l’a signifié dans une déclaration rendue publique ce 7 juin 2011. « Le MLPC exige la libération de ce directeur de publication, appelle le gouvernement au respect des lois votées au nom du peuple centrafricain, à la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, appelle les leaders d’opinion, les organisations de défense des droits de l’Homme, les partis politiques à barrer la route à la violation des libertés individuelles et collectives ».

La déclaration rappelle les autorités du pays à la stricte application des textes en vigueur en faveur des journalistes notamment l’ordonnance du février 2005 relative à la liberté de la communication en Centrafrique.

Le procureur de la République lui avait reproché une incitation à la haine, la division dans l’une de ses livraisons. L’article en question mettait en cause le ministre délégué à la Défense Francis Bozizé dans la gestion des fonds alloués par l’Union Européenne pour l’indemnisation des retraités militaires. Faustin Bambou est à sa quatrième journée de détention.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 03:54

 

 

 

 

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Bangui, 9 Juin 2011 – (C.A.P) – Chargé par le président de la Commission européenne de répondre à une lettre d’invitation datée du 25 mars 2011 du premier ministre centrafricain, Archange Touadéra, à prendre part à Bruxelles à une Table Ronde des donateurs, du 16 au 17 juin 2011, le Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire, M. Andris Pielbags a adressé au PM centrafricain depuis le 18 mai dernier, un courrier dont une copie est parvenue à Centrafrique-Presse.

 Une lecture entre les lignes de cette correspondance pourtant diplomatique, montre que Bangui et Bruxelles ne sont visiblement pas sur les mêmes longueurs d’ondes, c’est le moins qu’on puisse dire. Sans détours, l’UE pose les conditions de sa présence à cette fameuse Table Ronde en ces termes : « Selon les engagements et les actions que votre Gouvernement aura entrepris, l'Union européenne répondra favorablement à votre invitation et sera représentée à la table ronde des donateurs pour délivrer le message approprié ». Voilà qui a vraiment le mérite de la clarté.

En réalité, la tenue même de cette Table Ronde paraît très prématurée inopportune pour l’UE qui justifie sa position de cette façon : « l’organisation d’une table ronde des donateurs aussitôt après les élections de 2011, et ceci sans que le processus électoral ne soit clos, devrait être accompagnée d’un signal politique fort ». Traduction : Sans des mesures courageuses de votre part pour décrisper la situation politique postélectorale, inutile d’organiser une telle réunion.

Parmi les signaux forts que souhaite Bruxelles, il y aurait par exemple, lit-on plus loin : la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, un engagement crédible en vue de la révision du code électoral, l’élaboration d’un programme de gouvernement crédible et réaliste et à la reprise du dialogue politique laissant toute sa place à la société civile ». Autrement dit, l’actuel gouvernement Touadéra 3 constitué essentiellement de ministres KNK et quelques pauvres débauchés n’est pas crédible et doit être remanié ; le code électoral qui a servi pour les dernières élections n’est pas ce qu’il faut et doit être refait ;

Plus loin encore dans la lettre, l’auteur, au nom de son institution, se fait même menaçant en parlant sur un ton franchement comminatoire : « Nous continuons à suivre attentivement la situation en République centrafricaine » et suivent des conditionnalités ainsi formulées : « la transmission de deux requêtes concernant respectivement la mise à jour du code électoral suite aux imperfections constatées lors du dernier processus électoral et l’audit des dépenses électorales témoignerait concrètement de la volonté de votre gouvernement de s’engager dans un tel dialogue politique renforcé».

L’insistance que met l’Union Européenne à obtenir un rapport d’audit sur les finances des dernières élections est la preuve de l'existence de sérieux doutes que Bruxelles doit nourrir sur la probité des personnes qui ont eu à gérer les fonds qui ont été alloués par l’UE pour ces élections. Cela renvoie directement à la calamiteuse gestion de la commission électorale prétendument indépendante par le nullissime et vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui avait déjà fait l’objet d’un audit exigé par l’opposition, qui a au demeurant été réalisé mais dont Bozizé a obstinément refusé d’en publier le rapport qu'il continue de garder par devers lui jusqu'à ce jour.

Il sera intéressant de savoir quelle sera la réponse de Bozizé, maintenant que c’est l’UE et non l’opposition qui réclame l’audit des dépenses électorales. Continuera-t-il à se cacher derrière son petit doigt ou jouera-t-il enfin la transparence ? Il est permis d’en douter car la façon avec laquelle Binguimalé a octroyé à tour de bras des marchés de gré à gré non exécutés de plus de cinq cents millions aux enfants de Bozizé et à l’une de ses épouses, aura-t-il vraiment le courage de laisser les conclusions de cet audit financier étalées sur la place publique car il doit sans doute y avoir beaucoup de saletés à cacher à l’opinion publique?

Principal bailleur de fonds des élections centrafricaines à hauteur d’environ 80 % du montant, l’Union européenne est en droit de réclamer quelques comptes à Bangui dans la mesure où il s’agit de l’argent des contribuables européens qui en fin de compte, n’a servi qu’à réélire un autocrate sanguinaire. Ce détournement par Bozizé du financement de l’UE pour assurer son hold-up électoral et celui des députés de son parti a été qualifié d’élections « sujettes à caution » par le rapport d’experts électoraux qui ont observé les élections centrafricaines du 23 janvier dernier. Il s’agit clairement pour Bruxelles d’un abus de confiance qui ne peut passer tout simplement en pures pertes et profits.  

Le contenu de la lettre du Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire au PM centrafricain, qui vaut  position officielle de l’UE, laisse entrevoir que les chances de réussite de cette Table Ronde sont franchement très minces et que même dans l’hypothèse où Bangui ferait un passage en force pour qu’elle ait lieu à tout prix, ce serait service minimum en attendant de profondes réformes à Bangui. Bozizé et Touadéra sont avertis.   

 

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