Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 20:59




  
Bangui, 13 avril (ACAP)- Le ministre d’Etats aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique, le lieutenant colonel Sylvain Ndoutingai, a déclaré samedi 11 avril 2009 à Bangui, que le nouveau code minier va permettre de valoriser cet important secteur de l’économie centrafricaine.


Le lieutenant colonel Ndoutingaï a fait cette déclaration lors d’une audience accordée à une délégation du Fonds Monétaire International (FMI), en mission à Bangui, en présence du représentant résident de ladite institution, M. Joseph Ntamatungiro.


 
Le but de cette rencontre est de discuter du problème de sécurisation de l’électricité centrafricaine, de l’élaboration et de la révision du code minier de la République Centrafricaine par les experts de la Banque Mondiale et certains investisseurs internationaux, dans le but de le conformer aux normes internationales.


 
Au sortir de l’audience, Sylvain Ndountingai a déploré le fait que la République centrafricaine n’ait pas encore reçu les pièces de rechange destinées aux 2 centrales hydroélectriques de Boali et pour lesquelles le gouvernement a signé avec l’Agence Française de Développement (AFD) une convention de 4 millions d’euros.


 
Il a en conséquence demandé aux bailleurs de fonds d’intervenir d’urgence afin de réduire la durée du processus d’évacuation de ce don en matériels afin de permettre à la République Centrafricaine de trouver une solution au problème d’électricité que connaît actuellement le pays.

« Nous sommes là pour donner des conseils au gouvernement centrafricain et aussi pour discuter de la situation économique et du programme d’appui dans le secteur minier prévu pour cette année et l’année prochaine »,
a déclaré de son côté le chef de la mission du FMI, M. Martin Petri.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 18:58

ARMEE POPULAIRE POUR LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE

(APRD)

 

Le Président

 

COMMUNIQUE

 

 

Je viens d’apprendre ce jour l’assassinat du président sous fédéral de la fédération national des éleveurs centrafricains de la ville de Paoua par le colonel Laurent DJIM WEI.

Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux qui ternit l’image de l’APRD. Je ne peux tolérer le comportement d’un officier qui quelque soit les raisons évoquées,  s’érige en justicier dans la ville de Paoua.

En attendant les suites des enquêtes judiciaires et disciplinaires monsieur Laurent DJIM WEI est démit de ses fonctions de porte parole. Le colonel WAFIO TCHEBO Henri Bertin assurera désormais les fonctions de porte parole de l’APRD.

 

Fait à Paris le 15 avril 2009

 

Le Président de l’APRD

 

Jean Jacques DEMAFOUTH

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 01:01


 
             Jean francis Bozizé

BANGUI (AFP)  15 avril 09 - L'armée centrafricaine a annoncé avoir tué une dizaine de rebelles lors d'une attaque entre Kabo et Sido vers la frontière tchadienne (500 km nord de Bangui), dans un communiqué du ministre Délégué à la Défense Jean-Francis Bozizé diffusé mercredi soir à la radio nationale.

"L'attaque des forces régulières a permis d'anéantir une dizaine de bandits armés et fait plusieurs blessés dans les rangs de l'ennemi", indique le communiqué selon lequel l'accrochage s'est produit lundi tôt dans la matinée à Boukayanga, à 16 km de Batangafo.

Des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), qui n'a pas adhéré au processus de paix en cours en Centrafrique, avaient justement attaqué cette localité de Batangafo en février. Les bandits armés avaient alors "saccagé l'hôpital sous-préfectoral et pillé des entrepôts de vivres et médicaments des organisations humanitaires venues soulager les souffrances de nos compatriotes de l'arrière-pays".

Lundi, une importante quantité d'armes mais aussi "le groupe électrogène de la sous-préfecture de Batangafo et le panneau solaire de l'hôpital de cette même ville retrouvés ont été repris à l'ennemi".

Le ministère de la Défense déplore ces combats "alors que le pays se trouve engagé" dans un processus de paix que "certains groupes armés s'installent malheureusement encore dans une logique d'affrontement dans le but de saper les fondements des institutions de la République".

Le FDPC avait signé un accord de paix en février 2007 mais il n'a pas signé l'accord global de paix signé en juin 2008 même s'il avait envoyé des observateurs aux négociations à Libreville. Il n'a pas non plus participé au Dialogue politique inclusif entre toutes les parties centrafricaines (pouvoir, opposition et principales rébellions) en décembre dernier.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.


Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 19:02



APA Bangui (Centrafrique) 15-04-2009 - Le personnel du Trésor public centrafricain a observé mercredi un arrêt de travail pour réclamer le paiement de trois trimestres d’arriérés de quotes-parts (QP), a constaté APA à Bangui.

« C’est un arrêt de travail d’un jour qui d’ailleurs a été décidé de manière spontanée. Mais un mouvement de grève générale n’est pas exclu dans les jours qui suivent si aucune réponse positive n’est donnée à notre unique revendication qui est le paiement de trois trimestres de QP », a expliqué à APA M. Albert Salao, un délégué du personnel.

« Nous ne comprenons pas que nous qui gérons tout l’argent de l’Etat, nous soyons laissés à ce niveau », a indiqué M. Salao.

« Tous les jours le trésor encaisse les recettes et fait sortir de l’argent pour les dépenses mais le personnel ne comprend pas pourquoi on ne veut pas autoriser le paiement de ces quotes-parts », a-t-il ajouté.

Les quotes-parts sont les primes d’encouragement versées trimestriellement aux agents des régies financières en Centrafrique.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 16:16

 

Bangui, 15 avril 09 (C.A.P) - Selon des informations crédibles circulant dans les milieux proches des éleveurs Mbororos et des connaisseurs des affaires de la filière de viande, des commerçants de bétail tchadiens se seraient emparés il y a quelques jours sur la route de Damara d'un troupeau de 170 boeufs en provenance de l’est du pays appartenant à des éleveurs Mbororos et auraient tué le berger qui gardait ce troupeau. Les bœufs volés auraient été convoyés au marché à bétail du PK13 où ils auraient été écoulés au profit dit-on à Bangui, des ministres Sylvain Ndoutingaî et Francis Bozizé.

 

Malheureusement pour les commerçants de bétail tchadiens, la veuve du malheureux berger qui avait été tué se trouvait sur le marché et a reconnu ses boeufs en les appelant même par leurs noms dans le grand effarement des commerçants de bétail tchadiens qui dès lors, se seraient rués sur la veuve du berger Mbororo et la tuent. Les autres éleveurs peuhls sur les lieux auraient en vain volé au secours de la pauvre femme tout en réussissant néanmoins à tuer à leur tour certains des assassins de la veuve du berger.

 

C’est donc cette riposte qui a déclenché les violentes hostilités à coup de couteau, flèches et autres fusils kalachnikov, qui ont alourdi le bilan des victimes. On déplore une trentaine de morts selon des sources policière et hospitalière et environ une quarantaine de blessés. Les deux ministres accusés d’être les principaux profiteurs du trafic de troupeau de boeufs s’étaient eux-mêmes rendus à plusieurs reprises au marché à bétail pour tenter de ramener le calme.

 

Depuis, un calme apparent est en effet revenu sur les lieux des graves incidents, les autorités ayant décrété la nuit même du dimanche un couvre-feu depuis le PK 12 jusqu’au PK 13. La résidence du président Bozizé de Sassara se trouvant à un jet de pierre du marché à bétail, théâtre des incidents. Conséquence immédiate et palpable de ces incidents, on note une pénurie certaine de viande de bœuf dans les boucheries et marchés de la ville de Bangui.



NDLR : Le résumé ci-dessous de Human Rights Watch demeure d'une brûlante actualité

République centrafricaine (RCA) Janvier 2009

Résumé pays Human Rights Watch

 

Les civils continuent à subir de graves atteintes aux droits humains de la part de multiples groupes armés actifs dans le nord de la République Centrafricaine, un foyer de rébellion anti gouvernementale depuis 2004. Des gangs criminels mal organisés connus sous le nom de zaraguinas (« coupeurs de route ») qui ne sont pas partie au conflit en RCA se sont aussi rendus coupables d’actes criminels.

Le gouvernement de la RCA et les principaux groupes rebelles ont signé un accord de paix au mois de juin, mais des désaccords entre les rebelles et le gouvernement portant sur une loi d’amnistie adoptée par le parlement en septembre ont menacé de faire dérailler le processus de paix. Des chefs rebelles affirmaient que l’amnistie protégeait les agents du gouvernement responsables de crimes de guerre.

 

Exactions dans le nord

Les forces de sécurité gouvernementales ont été responsables de la majorité des violations des droits humains dans le nord-ouest de 2005 à 2007. Ces exactions ont diminué après la mi-2007, quand la Garde présidentielle (GP), unité d’élite gouvernementale qui était responsable des exactions les plus graves, a retiré la plupart de ses forces de la région, en réaction à la préoccupation internationale. Les unités des Forces armées centrafricaines (FACA) ont pris la place de la GP dans le nord, avec des officiers bien entraînés ayant pour mission de répondre à l’indiscipline.

Bien que des soldats des FACA aient commis des vols et des actes de harcèlement à l’encontre de civils en 2008, en particulier à des barrages routiers et des points de contrôle le long des routes du nord-ouest, les actes violents perpétrés contre des civils par des éléments des FACA semblent avoir été des incidents isolés plutôt que systématiques. En septembre, le gouvernement de la RCA a créé un bureau pour le droit humanitaire international au sein des FACA qui a pour rôle de faire connaître le droit de la guerre aux membres de l’armée.

 

Toutefois, les civils dans le nord continuent à subir des violences et actes de harcèlement de la part de multiples groupes armés, et le gouvernement ne réussit pas à assurer leur protection. Les FACA doivent stopper l’appel d’air sécuritaire créé par le retrait de la GP, dont les factions rebelles et les gangs criminels ont profité pour commettre des exactions en totale impunité. Dans le nord-ouest, des combattants rebelles de l’Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie (APRD) se sont rendus coupables de massacres, de viols et de vols. Les exactions de l’APRD se sont multipliées en 2008, avec une recrudescence d’exactions dans des zones où aucune n’avait été signalée un an auparavant, du fait de l’absence relative des forces de sécurité gouvernementales. Depuis janvier, l’Armée nationale tchadienne (ANT) a lancé des attaques transfrontalières sur des villages du nord-ouest de la RCA, tuant des civils, incendiant des villages et volant du bétail.

 

Anarchie et Zaraguinas

L’année écoulée a vu une nette augmentation du nombre, de la portée et de la fréquence des attaques perpétrées par des gangs criminels mal organisés connus sous le nom de zaraguinas, qui ont fini par devenir la principale menace contre les civils dans le nord de la RCA. Les zaraguinas ne sont pas parties au conflit en RCA mais ont des objectifs qui sont purement criminels et recourent à des méthodes telles que la prise d’otages. Les zaraguinas ont tué des otages quand leurs demandes de rançon n’étaient pas satisfaites.

En juillet, les Nations Unies ont estimé que 197 200 personnes dans le nord du pays avaient été déplacées du fait de l’insécurité, des attaques des zaraguinas dans de nombreux cas. Les activités des zaraguinas ont eu un impact destructeur sur les opérations humanitaires dans le nord du pays, les transporteurs privés engagés par l’ONU pour livrer l’aide humanitaire se faisant fréquemment tirer dessus.

 

Manque d’obligation de rendre des comptes

Le gouvernement a pris quelques mesures pour lutter contre l’impunité en RCA en engageant des poursuites contre des membres des forces de sécurité de la RCA reconnus coupables de délits tels que le vol ou l’agression, mais pour l’essentiel le gouvernement centrafricain a fermé les yeux sur les exactions commises par ses forces. Les officiers supérieurs de la GP responsables d’exactions en 2006-2007 ayant pu s’apparenter à des crimes de guerre n’ont jamais été traduits en justice ni même sanctionnés. Des diplomates à Bangui ont insisté auprès du président centrafricain, François Bozizé, pour qu’il engage des poursuites judiciaires contre Eugène Ngaïkosset, commandant d’une unité de la GP qui a été impliquée dans desatrocités généralisées commises dans le nord-ouest. Au lieu de cela, Ngaïkosset a été promu au rang de capitaine et nommé responsable d’une brigade de sécurité de la GP.

 

Activités de la Cour pénale internationale

Le 24 mai 2008, les autorités belges ont arrêté Jean-Pierre Bemba, dirigeant du Mouvement de libération du Congo (MLC). Il a été transféré à La Haye, où la Cour pénale internationale (CPI) l’a inculpé de cinq chefs d’accusation de crimes de guerre et deux chefs de crimes contre l’humanité, qui auraient tous été commis dans le sud de la RCA entre octobre 2002 et mars 2003. En juin 2008, le bureau du procureur a été autorisé à inclure deux chefs d’accusation supplémentaires, l’un pour crimes de guerre et l’autre pour crimes contre l’humanité. En mai 2007, le bureau du procureur avait annoncé qu’il étudierait les événements plus récents pour déterminer si les crimes commis dans le nord du pays justifieraient une enquête. Le 10 juin 2008, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a adressé une lettre au Président Bozizé indiquant que les actes de violence commis dans le nord du pays exigeraient une attention soutenue.

 

La lettre d’Ocampo a eu pour résultat une lettre du Président Bozizé au Secrétaire général de l’ONU, Ban-Ki moon, en août 2008, demandant aux Nations Unies d’intercéder en cas d’enquêtes de la CPI sur des crimes commis dans le nord du pays en vertu de l’article 16 du Statut de Rome de la CPI, qui donne au Conseil de sécurité le pouvoir de suspendre les procédures de la cour pour une durée pouvant aller jusqu’à 12 mois, renouvelables, si cela est nécessaire pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales. L’intervention du Conseil de sécurité est hautement improbable étant donné que les seules poursuites engagées actuellement par la CPI en RCA concernent des crimes commis dans le sud du pays en 2002-2003, et il n’y a pas pour le moment d’enquêtes de la CPI portant sur le nord de la RCA.

 

Acteurs internationaux clés

Le Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA) est présent à Bangui depuis 2000 avec un mandat pour soutenir les efforts de paix. Le BONUCA expose les questions et problèmes relatifs aux droits humains auprès des représentants du gouvernement centrafricain.

 

En septembre 2007, le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé une résolution portant sur l’envoi d’une mission hybride Union européenne-Nations Unies de protection des civils au Tchad et en République centrafricaine. La composante humanitaire de l’ONU pour cette mission, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), et la composante militaire de  l’UE, la force de l’Union européenne (EUFOR Tchad/RCA), ont établi une base à Birao, dans le nord-est de la RCA en 2008.

 

En 2008, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a créé la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX), composée de troupes de combat et de police, des gendarmes, et une composante civile mandatée pour aider à restaurer le dialogue politique en RCA. La MICOPAX a assumé la responsabilité opérationnelle en RCA qui incombait auparavant à la Force multinationale en Centrafrique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (FOMUC), déployée par la CEMAC en 2002 pour soutenir le régime du président d’alors, Ange-Félix Patassé.

 

Bien que le personnel de la MINURCAT ne soit pas encore déployé à Birao, la présence des patrouilles de l’EUFOR a aidé à stabiliser la fragile zone tri-frontalière où se rejoignent la RCA, le Tchad et le Soudan, et l’ONU signale qu’elle a empêché des attaques contre des civils. Les troupes de l’EUFOR ont évacué par hélicoptère neuf travailleurs de l’aide humanitaire à Ouandja, à cent vingt kilomètres au sud de Birao, à la suite d’un échange de coups de feu entre des groupes armés non identifiés en novembre 2008.

Le gouvernement du Tchad exerce une grande influence en RCA, en particulier depuis l’accession du Président Bozizé à la présidence en 2003. Un nombre important des soldats qui ont aidé Bozizé à s’emparer du pouvoir en 2003 étaient des ressortissants tchadiens, dont beaucoup avaient été mis à la disposition de Bozizé avec le consentement du Président tchadien Idriss Déby Itno. Le gouvernement tchadien maintient des forces militaires dans le nord de la RCA, et fournit les cent commandos qui composent le détachement de la sécurité personnelle du Président Bozizé. Le Président Bozizé a annulé un voyage prévu au Soudan en 2006 après que le Tchad, qui est engagé dans une âpre guerre de proximité avec le Soudan, ait menacé de retirer son assistance militaire.

 

L’intervention militaire française en décembre 2006 a aidé à écraser la rébellion des Union des forces démocratiques pour le rassemblement, permettant au gouvernement de reprendre le contrôle du nord-est. La France, tout comme l’Afrique du Sud, entretient des accords de coopération de défense avec Bangui.

La RCA doit être examinée dans le cadre du mécanisme d’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en mai 2009.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 14:53



  François Bozizé Yangouvonda



Le mystérieux M. Singaye

Jeune Afrique n° 2518 du 12 au 18 avril 2009

Actuel conseiller spécial du président centrafricain François Bozizé, le Rwandais Fabien Singaye (50 ans) est sur la sellette. Si l’on en croît le quotidien belge Le Soir, il aurait servi d’interprète au juge français Jean-Louis Bruguière lors d’interrogatoires de témoins rwandais à charge dans le cadre de son enquête sur l’attentat contre l’ancien président Habyarimana en avril 1994. Un traducteur pour le moins engagé, au vu de documents dont Jeune Afrique a obtenu copie et qui démontrent que Singaye – deuxième secrétaire à l’ambassade du Rwanda en Suisse au début des années 1990 – entretenait une correspondance suivie avec le colonel Elie Sagatwa, secrétaire particulier de Juvénal Habyarimana, qu’il alimentait en informations de toutes sortes sur l’opposition tutsie en exil.

Toujours selon ses propres dires, Singaye entreprenait une relation de travail suivie avec le capitaine Paul Barril (alias « Bravo »), lequel deviendra par la suite un proche de la famille Habyarimana et l’un des enquêteurs utilisés par le juge Bruguière. Gendre de Félicien Kabuga, l’un des principaux financiers du génocide (recherché par la justice internationale, ce dernier se cacherait au Kenya), et fils d’un homme d’affaires influent de Gisenyi réfugié en Belgique, puis en France, Fabien Singaye, qui n’est pas retourné au Rwanda depuis 1994, a connu François Bozizé alors que ce dernier, depuis son exil, préparait le renversement d’Ange Félix Patassé. Il est titulaire d’un passeport diplomatique centrafricain.


NLDR : Comme le montre l'article ci-dessous de Survie, c'est depuis 2004 que Centrafrique-Presse avait déniché Fabien Singaye, ce conseiller bien spécial du président centrafricain et commencé à parler de lui.


Françafrique centrafricaine

Billet d’Afrique

Survie N° 122 - Février 2004 p. 2

La Françafrique est en train de déployer ce qu’elle a de moins reluisant auprès du président centrafricain François Bozizé, un putschiste que l’on avait pu croire un temps converti aux intérêts de son pays. Elle ne se contente pas d’y assurer une gestion néocoloniale de la sécurité nationale sous la houlette du général Jean- Pierre Perez, avec l’appui des troupes du Gabonais Bongo et des bandes du Tchadien Déby. Elle pousse, dans le pays des diamants, de l’ivoire, de l’uranium, du bois tropical et bientôt du pétrole, quelques chevaux de retour peu recommandables.

Jean-François Hénin d’abord, un des spéculateurs-naufrageurs du Crédit Lyonnais, reconverti en aventurier de l’Afrique profonde, grand amateur d’or vert et noir. Après s’être positionné sur le bois centrafricain, ce proche de l’Opus Dei s’intéresse pieusement aux prolongements centrafricains des gisements pétroliers tchadiens.

Toute une équipe d’anciens agents des services français et d’ex-super gendarmes du GIGN (à l’instar de Paul Barril) entoure à Bangui un intermédiaire « richissime et beau parleur », Médard Bemba, porteur des « ambitions de plusieurs groupes pétroliers et de banques d'affaires ». (La Lettre du Continent, 22/01).

Éminence françafricaine, ancien chef du service Action de la DGSE, le général Pierre Costedoat conseille le groupe LCF Rothschild et sa filiale néo mercenaire Sécurité sans frontières. « On prête l'intention aux dirigeants de LCF Rotschild de venir le mois prochain à Bangui proposer au général-président [Bozizé] un savant montage financier.

Gagé sur des concessions de diamants ? » (idem).

Un autre « conseiller spécial » s’agite auprès de Bozizé, le sulfureux Fabien Singaye (idem et Centrafrique-Presse, 18/01). Il a travaillé jadis pour le couple présidentiel rwandais Habyarimana, protégé de la Françafrique. Selon La Tribune de Genève (20/08/1994), Singaye dirigeait depuis l’ambassade du Rwanda à Berne « un réseau d'espionnage contre les opposants de l'ex régime». Il est par ailleurs le beau-fils du principal financier du génocide des Tutsi, Félicien Kabuga, en fuite depuis 1994, qu’il aurait un temps hébergé à Berne, selon La Tribune.

Aujourd’hui, d’après Centrafrique-Presse, il serait chargé par Bozizé de « trouver des financements contre des permis miniers. Il partage son temps entre Bangui et Paris. » Paris, où son ex-patronne, Agathe Habyarimana, exhibe son impunité.


Le carnet de Colette Braeckman

Le Soir 6 avril 2009

Depuis 2006, la délivrance de mandats d’arrêts par le juge Bruguière à l’encontre de neuf hauts dirigeants rwandais a provoqué la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Or aujourd’hui, l’examen du « dossier Bruguière » s’avère plus compromettante pour le pouvoir judiciaire français que pour le Rwanda lui-même. En effet, non seulement les principaux témoins à charge cités par le juge se sont rétractés, dont le major Ruzibiza qui avait déclaré avoir participé lui-même à l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, mais des éléments neufs pourraient être invoqués pour invalider l’ensemble du dossier.
 
En effet, des documents inédits découverts en Suisse et dont nous avons pu prendre connaissance établissent que le traducteur rwandais, Fabien Singaye, qui assista Bruguière dans l’interrogatoire de ses témoins était tout sauf neutre : beau-fils de Félicien Kabuga, l’un des financiers du génocide, toujours recherché par Interpol, il était lié au clan présidentiel et en particulier au colonel Sagatwa. En 1992, alors qu’il vivait en Suisse et opérait comme agent de renseignements pour le régime, il avait travaillé avec Paul Barril, le sulfureux « gendarme de l’Elysée » qui, en 1994 avait été chargé de plusieurs missions pour la famille Habyarimana. Avec un traducteur aussi « engagé » que Fabien Singaye, rien d’étonnant à ce que des témoins comme Emmanuel Ruzindana (qui ne parle pas le français) aient déclaré par la suite n’avoir rien reconnu des propos qu’ils avaient réellement tenus lors de leur comparution devant le juge.

Alors que le dossier Bruguière se vide peu à peu de sa substance, les relations entre la France et le Rwanda sont à un tournant : le 14 mars dernier, en marge d’une mission officielle sur l’éducation numérique, l’ancien ministre français Alain Madelin (qui, à son retour a reçu la Légion d’honneur…) s’est entretenu durant une heure et demie avec le président Kagame, en compagnie de deux « messieurs Afrique », Philippe Bohn et Jean-Philippe Gouyet. En plus de l’informatisation du système d’enseignement au Rwanda, il a surtout été question du contentieux judiciaire entre les deux pays. En effet, en réponse aux mandats d’arrêt du juge Bruguière, Kigali avait à son menacé d’inculper de hauts responsables français accusés de complicité de génocide (étaient ainsi cités les noms d’Edouard Balladur, d’Hubert Vedrine, de François Léotard, des généraux Lafourcade et Huchon, de Dominique de Villepin…) S’il est trop tôt pour préjuger de l’attitude rwandaise ( le rapport établi par Kigali sur l’attentat contre l’avion d’Habyarimana est toujours entre les mains de Kagame) en revanche la « bombe française » ressemble de plus en plus à un pétard mouillé.

Cette semaine en effet, Mme Rose Kabuye, directeur de protocole du président, a été autorisée non seulement à regagner le Rwanda, mais à reprendre toutes ses activités. Tout au plus est-elle invitée à coopérer à l’avenir avec la justice française, le mandat n’étant pas encore formellement levé. Les charges qui pesaient sur elle n’étaient cependant pas minces : le dossier du juge Bruguière la désignait comme « planificateur et commanditaire du massacre des Hutus, organisatrice des massacres des Hutus encerclés par le FPR à Kigali. » Mme Kabuye était également désignée comme l’organisatrice du massacre des évêques à Kabgayi et elle « était accusée d’avoir créé dans le Bugesera des camps de concentration et d’exécution. » Rien de moins…

Le fait que Mme Kabuye ait décidé de se livrer à la justice française en novembre a permis aux avocats de la défense d’avoir enfin accès au dossier. Mme Lev Forster et Bernard Maingain ont alors pu mesurer la légèreté avec laquelle avait été menée cette instruction très politique, conduite uniquement à décharge. Il apparaît en effet que le magistrat français ne s’est pas rendu sur le terrain, n’a pas confronté des témoignages contradictoires ni recoupé les faits. Mais surtout, il s’est fié à des témoins qui lui avaient été amenés « sur un plateau », et dont les propos étaient traduits par Fabien Singaye. Les auditions du juge avaient été préparées par un homme dont le nom est plus beau qu’un pseudonyme, le commandant Pierre Payebien, qui avait promis aux témoins à charge visa et permis de séjour en échange d’informations. Depuis lors, Emmanuel Ruzidana, réfugié en Suède, a déclaré qu’il avait du se contenter de signer une déclaration déjà rédigée d’avance. Quant à Abdul Ruzibiza, le principal témoin à charge, il s’est rétracté à l’occasion de nombreuses interviews, assurant qu’en 2001 alors qu’il était réfugié à Kampala des contacts français lui avaient promis un visa à condition qu’il parle à un juge. ( à cette époque nous l’avions nous même rencontré en Ouganda et jugé peu crédible cet ancien aide soignant qui n’avait certainement pas pu avoir accès aux secrets militaires du FPR…)

S’il s’est longuement attardé sur les dépositions de témoins peu crédibles, le juge Bruguière par contre n’a guère poussé très avant l’interrogatoires de témoins français de premier plan, comme le commandant Grégoire de Saint Quentin, qui, dans la soirée du 6 avril, fut le premier à se rendre auprès de l’épave de l’avion ou, surtout, le commandant Paul Barril qui déclare que « dans les années 90, j’ai été chargé, sur ordre de de Grossouvre (collaborateur du président Mitterrand) du président Habyarimana, d’infiltrer les structures militaires et politiques de la rébellion rwandaise. » Le 6 avril 1994, le commandant Barril était présent à Kigali et il retournera plusieurs fois au Rwanda par la suite, assurant entre autres qu’il aurait découvert des étuis de lance missiles ou même la boîte noire de l’avion, éléments qui furent infirmés par la suite. Alors que Barril se trouve visiblement au cœur d’un dispositif parallèle, Bruguière ne lui pose que quelques questions banales. A l’avenir, les successeurs du juge anti-terroriste pourraient bien pousser les investigations beaucoup plus loin…

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 01:27




Géant jaune
| mercredi, 15 avril 2009 | par Xavier Monnier Bakchich.info

 

Pour manier l’uranium africain, l’Elysée utilise de rayonnants intermédiaires. Fabien Singaye, conseiller présidentiel centrafricain et Georges Forrest, diplomate et exploitant de mines français.

L’objectif du speed dating de Sarko (26-28 mars) en Afrique était rayonnant. Vendre Areva, le géant nucléaire français, au continent et lui ouvrir la voie vers les gisements existants et à venir, au Congo-Kinshasa, au Niger et…finaliser l’accord avec la Centrafrique.


Mission réussie. À la manœuvre pour aider
Anne Lauvergeon, gentille accompagnatrice du chef de l’Etat lors de sa tournée, deux étranges loustics…Qu’elle côtoie depuis des mois et dont le rôle dans la signature des différents accords a été essentiel : Fabien Singaye et Georges Forrest.


Chemise ouverte, chaîne en or qui brille dans les fauteuils du Sheraton Charles de Gaulle, Singaye ne fait ni ses 51 ans, ni toutes ses vies. Au moins 3 pour le Rwandais. Celle d’avant
le génocide de 1994. Proche de la famille du président Habyarimana, en poste à l’ambassade de Kigali à Berne au moment des massacres, le Hutu sourit quant à son appartenance aux services de renseignement rwandais.

« J’étais diplomate, je servais mon pays », lâche-t-il dans un sourire. Le génocide, pour lequel son beau-père, Félicien Kabuga, est encore recherché par la justice rwandaise, lui tire des larmes. « 180 personnes de ma famille et des amis ont péri ».Quant à sa filiation avec l’homme d’affaires soupçonné d’avoir été le financier de la Radio génocidaire des milles collines « avoir un beau père ne fait pas de moi un génocidaire ».


Déjà l’homme avait des relations. Paul Barril notamment, l’ancien du Gign et des Irlandais de Vincennes, qu’il fit venir au Rwanda pour enquêter sur l’attentat qui a coûté la vie au président
Habyarimana…et qui au passage marqua le début du génocide. Le 6 avril 1994.


La deuxième vie a été de bric et de broc, « consultant » divers et variés. « Ouvreur de portes ». On en saura pas plus. Jusqu’à l’accession au poste de conseiller du président centrafricain Bozizé…Et de ses réserves d’uranium. « Areva a eu des problèmes avec la Centrafrique, j’ai proposé de les régler ».

 C’était en 2007, et Lauvergeon a mordu à l’hameçon. Ce jour-là, le 7avril, il sort tout juste d’un nouveau petit déjeuner au Ritz avec la boss d’Areva, et l’acolyte Georges Forrest. 3e larron de cet improbable trio, lié à Singaye depuis l’époque helvétique.


Néo-zélandais d’origine, belge de nationalité, consul honoraire de France au Katanga de représentation, entrepreneur spécialisé dans les mines de profession.A 61 ans, le bonhomme a fait l’objet de multiples enquêtes journalistiques, pour son côté « pro-consul » de la riche province de RDC. Sans qu’aucun trop lourd dossier ne lui soit imputé. Soupçons de ventes d’armes, de trafics de diamants, d’exploitation illégale de gisements, de contrats léonins passés dans un Etat en guerre et faillite perpétuel…

Ami avec le maréchal
Mobutu, le madré patron-diplomate a su se faire adoubé par les successeurs du maréchal président. Tant Kabila père, que Kabila fils l’actuel président. Un malin que protège la cellule Afrique de l’Elysée, un brin inquiète quand l’homme s’est rapproché de…Patrick Balkany.


Le député-maire de Levallois-Perret a fait partie de la délégation du Sarko-tour en Afrique. Après avoir fait, tout seul le tour du propriétaire, à l’été 2007, époque à laquelle il a sympathisé avec Singaye et Forrest.

Avec des tels parrains, Areva est entre de bonnes mains.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 01:22



YAOUNDE, 14 avril (Xinhua) -- Le Cameroun va construire cette année un marché frontalier à Garoua Boulai, ville sur la frontière avec la Centrafrique, a rapporté mardi la radio nationale. 

     L'objectif, selon les autorités camerounaises, est de renforcer davantage les échanges commerciaux avec son voisin centrafricain. 

     L'annonce de la construction de ce marché qui va coûter 95  millions de Fcfa a été faite par le gouverneur Adolphe Lele  Lafrique. 

     Pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'  Afrique centrale (CEMA), le Cameroun et la Centrafrique  entretiennent des relations bilatérales depuis leur accession à l' indépendance. Les Camerounais et Centrafricains n'ont pas besoin  de passeport pour entrer dans l'un ou l'autre territoire comme c'  est le cas avec la Guinée équatoriale ou le Gabon.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 01:19



 

APA Bangui (Centrafrique) 12-04-2009 - La liste des effectifs des différents groupes politico-militaires actifs en Centrafrique sera remise au milieu de cette semaine au comité de pilotage du programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR), a appris APA.

 

« La réception des listes des ex-combattants va permettre aux experts du PNUD, de finaliser, dans les jours à venir, le document du projet DDR, afin de mobiliser les ressources nécessaires pour couvrir l’ensemble du programme », a annoncé le comité de pilotage du programme DDR, dans un communiqué publié à Bangui.

 

« Il s’agit d’une étape importante qui vient d’être franchie », indique le communiqué, ajoutant que « le comité de pilotage du programme DDR a été informé de la décision du comité de pilotage du Fonds de consolidation de la paix de soumettre une première demande de financement dudit fonds ».

 

« Cette demande a été transmise le 1er avril 2009 à New York pour approbation, après avoir obtenu les avis détaillés du comité de pilotage du DDR, précise le texte, soulignant que le décaissement des fonds va permettre de financer rapidement les premières activités du processus DDR en République centrafricaine ».

 

« Le comité de pilotage, tout en se félicitant de l’engagement des responsables des groupes politico-militaires, ainsi que des efforts appréciables du gouvernement centrafricain, a invité le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine à rejoindre le processus de paix », poursuit le communiqué.

 

« Les partenaires extérieurs, membres du comité de pilotage ont félicité tous les acteurs centrafricains pour leur engagement et les ont encouragés à poursuivre leurs efforts en vue de la réalisation effective du programme DDR qui est un élément fondamental pour la paix et de la stabilité en République centrafricaine », conclut le communiqué.

 

Le comité de pilotage a été mis en place conformément aux recommandations du Comité de suivi de l’accord global de paix signé à Libreville le 29 janvier par le gouvernement centrafricain et les groupes armés.

 

Les experts du programme DDR ont décidé de commencer leurs activités en février dernier. Le premier volet d’actions consiste à envoyer sur le terrain les responsables des mouvements rebelles pour distribuer les fiches d’identification des ex-combattants dans les zones rebelles.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 01:08


BANGUI (AFP) - 14/04/2009 09h26 - Les violences pour du bétail dimanche, entre commerçants et éleveurs peuls (Mbororos) sur un marché à la sortie de Bangui, ont fait 22 morts et 52 blessés, selon un nouveau bilan provisoire établi de source hospitalière mardi.

"C'est un bilan qui peut encore s'alourdir. Car ces 22 morts et 52 blessés sont des victimes qui ont été acheminées dans les centres de santé", a indiqué à l'AFP une source hospitalière.

Dimanche, un bilan de même source faisait état de 20 morts et 28 blessés.

Les affrontements ont eu lieu en raison d'un différend concernant 170 boeufs volés par des "coupeurs de route" (zaraguinas) il y a une dizaine de jours et récupérés le 5 avril par des groupes d'autodéfense (antizaraguinas) constitués par les éleveurs lésés, selon des sources concordantes. La justice centrafricaine a ouvert une enquête.

Selon le président de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo, "il y a des blessures graves, portées à l'arme blanche ou avec des flèches empoisonnées".
"Nous avons vu parmi les morts deux personnes qui ont été égorgées. Ce sont des choses que nous ne voyons pas dans notre pays depuis longtemps. Ils ont utilisé des sagaies, des machettes, pour s'éliminer réciproquement",
a-t-il expliqué.

Deux jours après ces affrontements meurtriers, la police et la gendarmerie, qui ont maintenu un dispositif de sécurité tout autour du secteur du marché, procèdent encore au désarmement de commerçants et d'éleveurs.

La situation reste très tendue et, dimanche soir, une rumeur infondée faisait état de l'arrivée imminente de nombreux éleveurs peuls venus soutenir leurs proches.



Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation