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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 23:52

Oser les changements en Afrique, cas du centrafrique

 

Auteur : Jean-Pierre MARA

 

 Editeur: L'Harmattan - ISBN: 978-2-296-06058-6, prix 15€

 


INTRODUCTION DU LIVRE:

 

L’Afrique est présentée sur Internet et dans les autres média comme « le deuxième continent au monde par sa population et le deuxième ou le 3ème, selon que l'on considère l'Amérique comme un ou deux continents, par son étendue, après l’Asie. D’une superficie de 30.221.532 km² en incluant les îles, elle couvre 6.0 % de la surface terrestre, et 20,3 % de la surface des terres émergées. Avec une population estimée à 900.000.000 habitants en 2005, les Africains représentent 14% de la population mondiale ». L’Afrique comprend 46 pays en incluant Madagascar, et 53 avec tous les archipels. Elle est considérée comme étant le lieu d’origine de l’être humain et de la branche des Hominidae. Pour cette raison, beaucoup d’africains tiennent leur continent comme le berceau de l’humanité. Malgré ses richesses naturelles, le continent vit à la périphérie des évolutions technologiques et à la marge de toute s l es manifestations socio-économiques du monde. Il apparaît dans cette dérive comme un concentré de tous l es pessimismes aliénants de notre époque, traduits par diverses pandémies, la misère, la paupérisation, les multiples crises tous azimuts. Ce livre est de fait une réflexion sur les causes du piétinement de cette Afrique des fatalités en prenant pour exemple la République Centrafricaine (RCA) appelé aussi le Centrafrique. Il pose aussi un autre regard sur les conditions du développement socio-économique de ce pays par un ingénieur de formation. Ce livre n’est pas un guide politique. Il traite les sujets d’une façon chronologique propre et structurée dans l’esprit du constat d’anomalie et de confusion du fonctionnement des sociétés africaines en général et centrafricaine en particulier. Je souhaite présenter cette réflexion comme une prise de parole sur l’état des lieux du continent en général, et de notre pays l e Centrafrique en particulier. J’espère que mes compatriotes africains et centrafricains pourront pour leur part approfondir la thématique à travers l es sujets évoqués pour nous permettre de voir plus clair. Je me donne la possibilité d’exprimer ce que certains pensent tout bas, c’est-à-dire notre possibilité de changer notre vie si nous prenons conscience de nos atouts. C’est la raison pour laquelle je me permets de dire les choses sans tabou, quitte à heurter la sensibilité de certains en pointant du doigt les confusions dan s l a gestion de nos pays, afin d’attirer l’attention des élites politiques sur le sens de la responsabilité. Ceci dit, il se pose aussi la question de l’identité à l'exemple de la République Centrafricaine qui n’est connue qu’à travers l’évocation de l'affaire des diamants de Bokassa du 10 octobre 1979.

 
Ma réflexion porte dans un premier temps sur les carences dan s l e fonctionnement des institutions dont j’attribue les causes au dysfonctionnement du système éducatif hérité de la colonisation. Je proposerai une esquisse de solutions permettant aux élites de sortir du comportement de colonisés dans lequel elles se sont enfermées. Il est nécessaire que l’élite centrafricaine apprenne à faire elle-même des propositions de sortie de crise et en discute avec les partenaires internationaux, car bien souvent ces derniers, par méconnaissance ou ignorance, offrent leurs solutions du développement diamétralement opposées à celles qu’attendent les pays africains.

 

Editeur: L'Harmattan Paris

 

ISBN: 978-2-296-06058-6


 

4EME DE COUVERTURE

 

Malgré toutes les richesses naturelles dont elle dispose, l’Afrique vit à la périphérie des évolutions technologiques et reste à la marge des innovations socio-économiques du monde.

Rompre avec ce passé de confusion pour initier une nouvelle pratique autre que l’assistanat est devenu le but noble à rechercher. L’élite africaine, particulièrement centrafricaine, doit se remettre en cause. Elle doit revoir son système éducatif et adapter sa méthode politique gangrenée par l’arbitraire et le non respect des textes ou des engagements. Il s’agit pour elle de refuser de se cantonner dans le rejet de responsabilité de ses malheurs sur d’autres. Elle doit s’engager vers le changement de son mode d’appréhension et de compréhension, et ce faisant utiliser ses forces pour trouver ce qui permettra de faciliter le décollage économique de l’Afrique dans le but d’améliorer le mode de vie africain sans nécessairement le changer.

 

 

Jean Pierre MARA est né à MALA en République Centrafricaine le 18 Mai 1960. Il est titulaire du Diplôme d’Ingénieur en Automatisme et Microinformatique de l’Université Intégrée de Wuppertal, Allemagne. Il travaille comme Chef de Projet chez Alcatel-Lucent en France.

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 22:54



Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 28 Juil 2008



Points saillants

- Le Général Abdoulaye Miskine, leader de l’Union des Forces démocratiques de Centrafrique (UFDC) se dit prêt à signer l’accord global de paix

- La Chine fait don à la RCA de matériels agricoles et de fournitures de bureau d’une valeur de 450.000 dollars.


Contexte et sécurité



Miskine prêt à signer l’accord de paix

Le général Abdoulaye Miskine, leader de l’Union des forces démocratiques de Centrafrique (UFDC), l’un des trois groupes rebelles basés au nord-ouest du pays, a déclaré être prêt à signer l’accord global de paix, prélude à la tenue du dialogue politique centrafricain prévu ce mois à Bangui. «Je suis prêt à signer l’accord global de paix afin de donner une chance à la tenue du dialogue politique inclusif qui est considéré par tous comme l’unique voie de sortie de crise», a indiqué, le général Miskine dans un communiqué de presse publié samedi à Bangui.

Le gouvernement centrafricain et les deux autres mouvements rebelles de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et de l’Union des forces démocratiques pour le renouveau (UFDR) avait signé, l’accord global de paix le mois dernier à Libreville au Gabon.

Ancien chef de la garde rapprochée de l’ancien président Ange Félix Patassé, Miskine est rentré en rébellion fin décembre 2005.


Dons de la Chine d’une valeur de 450.000 $

La Chine a fait don de matériels agricoles et de fournitures de bureau d'une valeur de 450.000 dollars à la République centrafricaine. Le Ministre d’Etat à l’économie, au plan et à la coopération internationale, Sylvain Maliko a réceptionné le 21 juillet, les legs qui comportent entre autres, 2 voitures, 100 ordinateurs, 50 ordinateurs portables, 50 imprimantes laser, 20 scanneurs, 100 onduleurs, 301 appareils fax téléphones, 10 climatiseurs, 4 photocopieurs numériques, 5 postes téléviseurs écran LCD ainsi que des machettes, pioches et pelles.

Au mois de juin dernier, la Chine avait octroyé une aide en médicaments antipaludéen d'un montant de 300.000 dollars. Le 16 juillet, elle a signé une convention de 9 millions de dollars avec la Centrafrique dans le cadre du renforcement des capacités des émetteurs du centre de diffusion de Bimbo.


Actualités



Appui semencier de la FAO

Financé par l’Union Européenne à hauteur d’1 million d’euros, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) lance un projet d’appui à la filière de production des semences dans les pôles de développement en RCA qui a débuté en avril et s’achèvera en mars 2010.

L’objectif du projet est de soutenir les efforts du gouvernement centrafricain dans la relance de la production agricole en reconstituant le capital semencier des principales cultures vivrières, de faciliter leur multiplication par les associations des réseaux des producteurs en milieu paysan et aussi faciliter leurs multiplications pour les distribuer aux ménages vulnérables en saison 2009/2010.

Le projet sera mis en œuvre en partenariat avec les groupements des réseaux multiplicateurs des semences (REPROSEM) et l’Agence centrafricaine de développement agricole (ACDA). L’arachide (10 tonnes), le sorgho (1,2 tonnes) et le niébé (6 tonnes) sont les principales cultures vivrières dont les semences sont en train d’être multipliées.

Pour en savoir plus : jean.nkusi@fao.org


La hausse des prix des aliments à Paoua


Le sous-bureau du Programme Alimentaire Mondial (PAM) de Paoua a suivi l’évolution des prix des aliments des marchés de Paoua et Beboy (25 km de Paoua). A Beboy, en dehors de fruits sauvages, des beignets et de la bière locale, il y’a pas de nourriture.

La plupart des produits alimentaires sont disponibles sur le marché de Paoua, mais à des prix élevés. Depuis le 30 avril, les prix de la plupart des principaux produits alimentaires sont à la hausse, sauf le mil. Par exemple, 12 kg de manioc en avril étaient à 1.200 FCFA contre 1.500 en juillet. Le sac de 50kg de riz était vendu à 22.000 FCFA, aujourd’hui il coute 30.000 FCFA.


Mission dans l’extrême sud-est de la RCA


Suite à la mission inter agences composée d’ONG et des Nations Unies qui s’était rendue dans l’extrême sud-est de la RCA du 24 juin au 15 juillet, celle-ci a formulé les recommandations suivantes :

- Assurer, renforcer et améliorer la sécurité des personnes et de leurs biens et leur libre circulation. Que les autorités déploient, renforcent et encadrent les forces de défense et de sécurité dans la zone pour la sécurisation des frontières et une meilleure protection des populations civiles.

- Condamner et dénoncer les enlèvements, pillages et recrutement des enfants et plaider pour la libération des personnes encore détenues par les forces de la LRA.

- Plaider pour le renforcement des capacités locales existantes dans la prise en charge et l’accompagnement psycho social des victimes des abus/viols basés sur le genre, mais aussi la prévention et la lutte contre ces abus.

- Sensibiliser les parents et les associations des parents d’élèves sur la convention relative aux droits des enfants.

- Assurer une éducation d’urgence (réhabilitation et équipement des écoles) dans la sous-préfecture de Bambouti, relancer le programme des cantines scolaires pour réduire le taux de déperdition scolaire (14,59%) et le programme food for training en faveur des maîtres-parents dans le haut Mbomou.


L’éducation dans la Bamingui-Bangoran


Le sous-bureau du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) à Ndélé a relevé au cours d’une mission d’évaluation de la région, le faible démarrage des activités scolaires. La sous-préfecture compte 1.521 élèves pour 10 écoles primaires dont 4 ont un cycle complet. A peine une cinquantaine d’enfants se sont présentés pour l’entrée en classe de 6ème.

Cette situation de crise scolaire serait une conséquence de l’inaccessibilité de la zone en raison du manque de moyens logistiques pouvant permettre la supervision pédagogique des enseignants, du manque d’enseignants titulaires et de la démotivation de ceux-ci due à la rareté des salaires ou à la prise en charge par l’Etat et par la Mairie.

Des besoins ont été mentionnés quant à l’accès à l’eau pour les écoles de la sous-préfecture et des cantines scolaires afin de maintenir et de remotiver les élèves du primaire mais aussi du secondaire.

Pour en savoir plus : dede@un.org


Pour toutes informations, veuillez contacter:
UN OCHA RCA


Nancy Snauwaert snauwaert@un.org |+236 75 54 22 78


Gisèle Willybiro willybiro@un.org |+236 75 54 90 31

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 19:15



Bangui, 25 juil. (ACAP)- Le directeur du département des transactions de la banque Ecobank, M. Didace Sabone, a annoncé, vendredi 25 juillet 2008 à Bangui, plusieurs innovations parmi lesquelles la mise en circulation très prochaine de la carte bancaire, un produit jusqu'ici inconnu sur le marché centrafricain.

La carte bancaire du groupe Ecobank est une carte de retrait permettant aux clients titulaires de comptes spécifiés d'effectuer en libre service les opérations courantes de retrait d'espèces, de demande de solde d'un compte, d'impression de mini relevés de transfert de compte à compte, de changement de numéro d'identification personnel, a expliqué M. Sabone au cours d'une conférence de presse à l'occasion des vingt ans d'existence de cette banque sur le continent africain.


Dénommés Azur, Gold et Platinium, les 3 types de carte bancaire introduits par le groupe visent à faciliter les opérations de retrait d'argent en Afrique Centrale, en général, et en particulier à Bangui, où des distributeurs automatiques de billets de banque ont été installés pour le retrait de sommes plafonnant à 250 000, 500 000 ou 1 000 000 F CFA selon le type de carte.

 

 
Le principal avantage de la carte bancaire est d'éviter l'émission de chèques ainsi que les longues queues visibles devant les guichets, notamment les jours de paye, a souligné M. Sabone, précisant que les distributeurs automatiques fonctionneront 24h/24h et 7 jours sur 7.


D'autres innovations concernent l'heure de fermeture des bureaux qui passe à 16h au lieu de 14 h, l'ouverture de 6 nouvelles agences à Bangui qui seront tous inaugurées en décembre 2008.

 


L'introduction par Ecobank de la carte de retrait devrait relancer la concurrence dans le secteur bancaire centrafricain, qui comporte actuellement 3 banques primaires et qui s'apprête à voir arriver une agence de la banque de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad).

 

 

Ndlr Centrafrique-Presse : De qui se moque-t-on ?  Il est clair que ces cartes bancaires sont davantage destinées aux ministres de Bozizé et les dignitaires de son régime qu’aux plus grand nombre de compatriotes dont les avoirs bancaires ne dépassent guère, ne serait-ce que 100.000 f CFA dans le mois.  On voit mal ces pauvres travailleurs centrafricains et autres fonctionnaires qui courent déjà après le paiement de leurs nombreux arriérés voire de leurs salaires courants, jouer avec les montants de plafonnement de ces cartes avec de si belles appellations qui donnent tout simplement le tournis.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 18:33




Bangui, 25 juil. (ACAP)- Les obsèques de M. Pierre N'Dickini, chargé de mission en matière de tourisme et d'hôtellerie au ministère du Développement du tourisme et de l'artisanat, décédé le 16 juillet 2008 suite à une attaque de bandits armés près de Libi (80 km à l'est de Bangui), se sont déroulées vendredi 25 juillet 2008, à Bangui en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre d'Etat au développement rural M. Jean Eudes Téya.

 « Le département est devenu subitement un cul-de-jatte avec la disparition de cet homme », a lancé l'inspecteur central du département du tourisme, M. Serge Singa, un collaborateur de longue date du défunt, qui a témoigné que M. Pierre N'Dickini était "un travailleur inlassable, d'une disponibilité sans faille et d'une humilité indescriptible".


Pour le directeur de cabinet du ministre du Développement du tourisme et de l'artisanat, M. Abel Mélémokosso qui a lu l'oraison funèbre, le défunt était « un cadre compétent, talentueux et discret; un homme de dialogue, un collaborateur intègre ».

 


Né vers 1953 à Ouango Bangassou dans le Mbomou au Sud-est du pays, où il a débuté ses études primaires, M. Pierre N'Dickini est titulaire d'un diplôme en Tourisme social de l'Institut supérieur d'animation socioculturelle des loisirs et du tourisme de Belgique.

 


Il occupait le poste de chargé de mission en matière de tourisme et d'hôtellerie au ministère du Développement du tourisme et de l'artisanat depuis le 1er février 2004.

Agé de 55 ans, M. Pierre N'Dickini laisse derrière lui une veuve et sept orphelins. Signalons qu'au cours de ces obsèques, il a été élevé au grade d'Officier dans l'ordre de la médaille de la reconnaissance centrafricaine.

 

 
Alors qu'il partait pour une mission de sensibilisation à l'intérieur du pays, le véhicule qui transportait le défunt Pierre N'Dickini, avec à son bord quatre personnes, a été attaqué par un groupe d'hommes armés non identifiés au village Libi. Touché à la rate et au pied, il a succombé le même jour à l'hôpital de Sibut (150 km de Bangui) où il a été conduit.

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Les circonstances dans lesquelles cet important cadre du département tourisme a trouvé la mort sont proprement scandaleuses et prouvent s’il en était encore besoin, que contrairement à la propagande du pouvoir en place, la RCA est très loin de retrouver la sécurité.
C’est par pure fuite en avant que des missions de certains départements ministériels se rendent en province alors que, dépassé le PK 12, les autorités de Bangui n’ont quasiment plus aucun contrôle sur le territoire national.
Ce cadre était en outre décédé à l’hôpital de Sibut qui n’a d’hôpital que le nom car il y manque absolument de tout. Il n’a donc même pas été possible de lui transfuser quelque milligrammes de sang alors que depuis qu’on lui avait tiré dessus, il s’était progressivement vidé depuis 17h jusqu’à rendre l’âme à 22 h sans que quoi que ce soit ait pu lui être fait.
En outre, jusqu’à ce jour, il n’y a pas le moindre commencement de l’esquisse d’une quelconque enquête pour espérer tirer au clair les circonstances de la mort de ce compatriote. C’est aussi cela hélas, le régime des « libérateurs » bozizéens… !

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 18:29

Bangui, 25 juil. (ACAP)- « Nous avons l'obligation d'aller vite au dialogue, la population nous presse et l'Assemblée Nationale est convoquée en session extraordinaire de quinze jours pour voter la loi d'amnistie générale », a déclaré, vendredi 25 juillet 2008, à Bangui, le Coordonnateur du comité d'organisation du Dialogue Politique Inclusif, le ministre de la communication porte-parole du gouvernement, Cyriaque Gonda.

S'exprimant au cours d'un point de presse relatif au siège du comité, M. Gonda a indiqué que le Président de la République prendra certainement d'autres mesures de décrispation sur demande des parties au processus et a rappelé la nécessité de consolider les acquis de l'accord global de Libreville car, a-t-il précisé, « Libreville a été une très grande avancée parce que nous avons obtenu une accalmie sur toute l'étendue du territoire par un cessez-le-feu immédiat ».


Il a par conséquent déploré les appels à la démission du président Bozizé formulés il y a quelques jours par le Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc, ancien parti au pouvoir) et le Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution de Centrafrique (Mdrec).

 
Estimant que cette demande revient, au mieux, à transformer le prochain dialogue en « monologue », au pire, à « créer les conditions d'une instabilité », M. Gonda a appelé ces deux partis à la sérénité avant d'ajouter que le gouvernement avait « le devoir d'opposer la démocratie à l'anarchie ».


Il a par ailleurs indiqué que le comité d'organisation du Dialogue Politique Inclusif serait en mesure de déterminer la date de ce forum au terme de la session extraordinaire de l'Assemblée Nationale prévue pour 15 jours et censée adopter entre autres une loi d'amnistie permettant aux opposants en exil et aux représentants des groupes rebelles de participer aux assises prévues pour se tenir à Bangui.


Ndlr Centrafrique-Presse : Cette « réaffirmation d’aller vite au dialogue » sonne comme un hommage du vice à la vertu car à l’évidence, c’est Bozizé et son clan qui traînent les pieds et jouent la montre quant  au chronogramme pour la tenue du dialogue inclusif. Beaucoup d’indices montrent qu’ils ne sont pas pressés d’y aller. Ce n’est donc pas à eux de « réaffirmer la nécessité d’y aller vite ».

Du reste, en convoquant les députés en session extraordinaire pour le 1er août, sans indication de date de fin de session, Bozizé a donné la preuve que les choses traîneront encore vraisemblablement tout le mois d’août et c’est probablement en fin de session extraordinaire que le projet de loi tant attendu portant amnistie générale sera discuté. On sera déjà en septembre.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 18:16



 

Bangui, 26 juil. (ACAP)- Le Premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a pris part, vendredi en début de soirée à l'ambassade de Chine à Bangui, à un dîner d'adieu offert par l'ambassadeur Shi Hu en l'honneur des membres de la 12ème mission médicale chinoise, qui quittent la République Centrafricaine, après 2 années d'exercice à l'hôpital de l'Amitié, à Bangui.

« Loin de leur patrie et de leurs parents, les 16 membres de la douzième mission médicale chinoise travaillent avec abnégation et dévouement, en dépit des difficultés telles que chaleur, insuffisance d'équipements et matériels médicaux, différentes maladies épidémiques et contagieuses », a déclaré M. Shi Hu, qui s'est réjoui de leur « contribution positive au renforcement des rapports d'amitié et de coopération sino-centrafricains ».


En terme de bilan, cette contribution s'est traduit par 31 203 consultations, 1 142 interventions chirurgicales, 823 examens d'électrocardiogrammes, 27 consultations gratuites à la campagne ainsi que par la distribution gratuite de médicaments à 1 000 personnes, a-t-il précisé.


Pour mieux illustrer le dévouement de la 12ème mission médicale, le diplomate chinois a cité l'exemple du laborantin Zhu Wentong, qui, confronté aux difficultés, a fabriqué lui-même les réactifs nécessaires à son travail, n'hésitant pas à faire, à 3 reprises, « don de son sang aux frères et sœurs centrafricains » qui en avaient besoin.

« Cela signifie que le peuple chinois et le peuple centrafricain sont liés par la circulation du sang et par le cœur », a-t-il conclu, avant d'exhorter la 13ème mission médicale, arrivée le 24 juillet à Bangui, à « faire rayonner les bonnes traditions et les excellents comportements de la 12ème mission ».


Pour le compte du gouvernement, le ministre de la Santé publique, de la Population et de la Lutte contre le sida, M. Faustin Ntelnoumbi, a adressé ses vifs remerciements à la douzième mission pour son bilan qualifié de "très positif" et s'est réjoui de l'excellente qualité de la coopération sino-centrafricaine.


Inauguré en 1988, l'hôpital de l'Amitié, financé par la République Populaire de Chine, accueille tous les deux ans une équipe médicale chinoise venant en appui au personnel médical local.


En raison de travaux de réhabilitation récemment entamés à l'hôpital de l'Amitié pour une durée de 15 mois, la treizième mission médicale chinoise, qui vient d'arriver à Bangui, devrait momentanément exercer à l'hôpital communautaire et au centre hospitalier universitaire de Bangui.

 
Il convient de préciser que MM. Cyriaque Gonda et Gaston Mackouzangba, respectivement ministres de la Communication et de la Fonction publique, étaient également présents vendredi soir à l'ambassade de Chine.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 18:12

Linternationalmagazine.com - Emile FIDIECK  le 28/07/2008

Pour le Chef de l’exécutif africain, le projet d’UpM de Nicolas Sarkozy vise la partition du continent et contredit les décisions des sommets de l’Union Africaine stipulant que le continent africain est une unité intégrée sur les plans géographique, humain et politique et une unité indivisible.

Connu pour la discrétion de ses positions diplomatiques, l’actuel président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping a pour une fois rompu avec sa réputation en affirmant lors de l’entretien qu’il a eu samedi soir avec Mouammar Kadhafi à Tripoli que le projet d’Union pour la Méditerranée du Président français Nicolas Sarkozy allait de pair avec les objectifs colonialistes visant toujours le partage de l’Afrique, selon une source officielle libyenne.

Pour Jean Ping, l’Union pour la Méditerranée vise la partition du continent africain et contredit les décisions des sommets de l’Union Africaine à Banjul, en Gambie et à Khartoum, au Soudan, stipulant que le continent africain est une unité intégrée sur les plans géographique, humain et politique et une unité indivisible.

Dans ce contexte, l’Homme fort de la Commission de l’Union Africaine a annoncé l’opposition de la commission à de tels projets et souligné son appui total aux données évoquées par le guide libyen sur le projet de "l’Union pour la Méditerranée" et sur les dangers que ce projet représente pour le continent africain selon la même source.

Initialement, le projet d’Union méditerranéenne, défendu par Nicolas Sarkozy a pour but de relancer le partenariat entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Il s’agit, en quelque sorte de créer une deuxième union réservée aux Etats riverains de cette mer, basée sur la réalisation de projets concrets (dépollution de la Méditerranée, le co-développement et les pôles de compétitivité).

Mais le projet a susciter très vite l’hostilité des pays non riverains, notamment l’Allemagne qui craignait d’être exclue du projet tout en ayant à y contribuer financièrement. A Hanovre, le 3 mars 2008, Nicolas Sarkozy négocie avec Angela Merkel son projet d’Union méditerranéenne. Pour obtenir l’assentiment des Allemands, il sera profondément modifié.

Une volonté implicite d’affaiblir l’Union Africaine

A la demande de la chancelière allemande, le projet est ouvert à l’ensemble des membres de l’Union européenne. Suite à cet accord franco-allemand, les 13 et 14 mars 2008, le Conseil européen de Bruxelles approuve le principe d’une Union pour la Méditerranée qui englobera les Etats membres de l’UE et les Etats riverains de la Méditerranée qui ne sont pas membre de l’UE.

La démarche est mal appréciée par la plupart des dirigeants africains qui voient dans le projet de l’Union Européenne une volonté implicite d’affaiblir l’Union Africaine. S’exprimant en marge d’une rencontre internationale sur les changements climatiques en Afrique organisée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAfD), le chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, sera parmi les premiers Chefs d’Etat à ouvrir les hostilités contre le projet phare de la "diplomatie sarkozienne" en déclarant que "L’idée d’une Union méditerranéenne, si elle se fait, va permettre à l’Afrique du Nord d’être arrimée à l’Europe…c’est une barrière qui isole l’Afrique au sud du Sahara et il faut que les Africains en soient très conscients".

Pour le plus ardent opposant au projet européen le libyen Mouammar Kadhafi, les pays arabes riverains de la Méditerranée concernés par ce projet appartiennent à un espace arabe sous le parapluie de la Ligue arabe et à l’espace africain sous l’égide de l’Union africaine (UA). Dans ce contexte, il faut plutôt soutenir les formules de coopération entre Bruxelles, capitale de l’Union européenne, Le Caire, capitale de la Ligue arabe, et Addis-Abeba, capitale de l’Union africaine. Or "La capitale qui gère ce projet (d’UpM) est Bruxelles et nous ne dépendons pas de Bruxelles" soutien le Colonel Kadhafi, lors d’un mini-sommet Arabe organisé à Tripoli pour marquer son opposition au projet du d’UpM.

En affirmant ainsi son opposition au projet européen d’UpM, Jean Ping ne fait qu’officialiser une position actuellement dominante au sein de l’Union Africaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 03:29



 

Bangui, 26/07/2008 Centrafrique – (PANA) - Le ministre centrafricain de la Communication et porte-parole du gouvernement, Cyriaque Gonda, a qualifié, vendredi, de "déclarations intempestives et non autorisées", les appels à la démission du président François Bozizé lancés récemment par certains partis d’opposition.

S’exprimant au cours d’un point de presse au siège du comité préparatoire du prochain Dialogue Politique Inclusif, M. Gonda s’est étonné que ces appels interviennent au moment où les préparatifs de ce forum entrent dans une phase décisive, avec la convocation pour le 1er août prochain d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale, censée adopter entre autres une loi d’amnistie comme préalable à la tenue des assises.


"Nous avons la responsabilité d’opposer la démocratie à l’anarchie", a souligné M. Gonda, qui a appelé à la sérénité les auteurs de cette demande, considérant que celle-ci traduisait une volonté de "créer les conditions d’une instabilité" dans le pays.

La mise au point du ministre de la Communication intervient cinq jours après la publication par la presse d’un communiqué du Mouvement démocratique pour la renaissance de Centrafrique (MDREC) affirmant que "seule la démission de Bozizé donnera une chance de renaissance au Centrafrique", vu que le pays était devenu "un épouvantail, un mouroir, un Etat zombie à cause de la folie guerrière et de l’incompétence de son président".


Par la voix de l’ancien Premier ministre Gabriel Koyambounou, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, ancien parti au pouvoir), avait également appelé à la démission du président Bozizé, justifiant cette demande par "la faillite" du régime de ce dernier, symbolisée, selon lui, par la crise d’énergie que traverse la ville de Bangui depuis un mois, avec un programme sévère de délestage du courant électrique.
 

Ndlr  Centrafrique-Presse :  Y-a-t-il besoin encore de « créer les conditions d’une instabilité » dans ce pays ? L’instabilité est déjà bien là avec,  ne serait-ce que la crise énergétique qui perdure avec son cortège de drame et de malheurs. La RCA est à présent un pays gravement sinistré. La radio nationale n’a pas émis plusieurs jours durant la semaine dernière.

Gonda n’a rien trouvé à en dire. Il s’émeut en revanche lorsque de plus en plus de Centrafricains réclament le départ de son patron Bozizé de la tête du pays pour faillite consommée et incompétence. Pourquoi faudrait-il solliciter une autorisation comme le dit Gonda pour exiger la démission de Bozizé ? Où sommes-nous ?

Les appels à la démission de Bozizé sont intervenus bien avant la convocation de l’Assemblée nationale en session extraordinaire.

Que dit Gonda sur la crise du courant électrique que connaît la capitale ? Lui et Ndoutingaï ont perdu la langue. C’est évidemment plus facile de faire de la diversion et la fuite en avant.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 03:24

par Adrien Poussou


Que l’on ne nous tient pas rigueur. Imbéciles ici ne saurait être considéré comme une injure. Nous l’avons utilisé dans son sens sartrien. Sans verser dans la philosophie, selon Jean-Paul Sartre, l’imbécile est celui qui se contente de son existence misérable et qui ne s’intéresse pas au drame qui se produit au tour de lui et à travers le monde. Le décor ainsi planté, revenons à notre énoncé.


Ces lignes ont été inspirées par la dernière tribune de notre cher ami Franck Saragba. Comme chacun peut s’en rendre compte, elles sont écrites au moment où le débat sur le boycotte des jeux Olympiques de Pékin bat son plein et occulte sans nul doute certaines questions sensibles de l’actualité.  Sans prétention, ni forfanterie, elles sont d’abord et avant tout un début de réponse, sinon, notre apport au débat né de l’analyse de ce compatriote. Mais avant toute chose, qu’avons-nous retenu de cette tribune ?


Grosso modo, pour Franck Saragba, il semble difficile de ne pas s’inquiéter des avances de la Chine à l’Afrique d’une manière générale et la Centrafrique en particulier. Comment ne pas s’arrêter un temps soit peu sur cette nouvelle forme de coopération faite de dons et de prêts sans condition ? Comment, enfin, ne pas se souvenir de cette sombre période qu’est celle de la colonisation avec ses corollaires l’exploitation, la spoliation, la domination et les multiples brimades que les peuples d’Afrique et de Centrafrique devraient subir et subissent encore matin, midi et soir? Et il ne s’est pas prier d’arriver à la conclusion fatale : la recolonisation de Centrafrique en marche.


La Chine coupable ?


A vite culpabiliser ou jeter l’anathème sur l’empire du milieu parce qu’il déverse sur le continent africain le surplus de sa production industrielle, on fabrique une nouvelle théorie du complot. On donne à voir un monde dont le moteur n’est plus la lutte des classes, la formation des valeurs, les intérêts contradictoires, mais un jeu de masques et de menées obscures. On fait croire  qu’il y’a un monde derrière ce monde et que tous les acteurs que l’on voit s’agiter ne sont que des pantins ou du moins des aigris dissimulant leur vrai visage qu’il faut démasquer.

Certes la Chine est une dictature. Elle a ses crimes, ses idéologies désuètes et archaïques, sa façon de traiter ses minorités. Nous sommes d’avis qu’il y’a un absence de liberté de presse ou de liberté tout court en Chine. Mais est-ce pour cela que devrions-nous empêcher de faire affaire avec elle ? Est-ce que nous n’avons pas des dictatures et des régimes de terreur dans nos Etats africains ? A part la Chine, y’a-t-il pas d’autres pays ou d’autres puissances qui nous exploitent et font tout pour nous maintenir dans cette sombre misère ? 

 
Ce que nous comprenons là c’est qu’on est en présence d’un mécanisme implacable et terrible. C’est dire qu’on ne peut pas, d’une manière générale, être noir, jaune ou arabe, appartenir au monde des pays pauvres ou ex pauvres et prospérés. Comme si la richesse et la prospérité ne devraient rester que l’apanage des plus malins qui ont pu, roublardise oblige, déployer leurs tentacules à travers le monde entier. Tout se passe comme s’ils sont les seuls à pouvoir bénéficier des richesses dont regorge nos sous sol africains. Comme si chez ces derniers, il n’existe pas des inégalités. Et dire que ce sont ceux qui nous ont colonisé, pillé et massacré qui nous choisisse aujourd’hui nos fréquentations et relations. On croit vraiment rêver. Voilà pourquoi nous pensons que le débat est ailleurs.


Il faut faire affaire avec la Chine


Les règles actuelles des affaires édictées et imposées par les occidentaux aux Etats africains se résument à ceci : je fais, je gagne, si tu blagues je te tue.


De notre point de vue, aucun historien ne nous démentirait d’ailleurs, la Chine ne nous a pas colonisés. Nous n’avons pas vécu avec elle pendant des siècles. Les chinois quand ils viennent en Afrique ou en Centrafrique, c’est pour leurs intérêts. Ils ont leurs paradigmes.  Il appartient donc à nos autorités de faire les Affaires avec la Chine. Ça devrait être du gagnant gagnant. La Chine gagne et nous gagnons aussi. 

Ayons à l’esprit que les chinois n’ont pas tué Emery Patrice Lumumba, ils n’ont pas fait assassiner Thomas Sankara ni Barthélémy Boganda, encore moins Félix Moumié.

De ce fait, cet antichinois ne serait-il pas que du complotisme primaire résultant  de l’esprit grégaire des occidentaux ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 03:22




Un compatriote qui réside en Allemagne donne son appréciation sur la crise énergétique nationale

 

La seule solution pour la couverture totale de l’électricité dans la ville de Bangui et sur toute l´étendue du territoire national revient  à libéraliser la production de l’électricité

 La problématique de l´énergie en Centrafrique n´est pas seulement liée á l´achat de cette fameuse turbine de Boali 3 mais bien au contraire, il est question d’un manque d’une volonté affichée et un manque de politique de continuation de gestion des affaires publiques en matière énergétique. La société  ENERCA a toujours été très  politisée au point que même si on place le meilleur Directeur Général du monde, ce dernier ne pourra rien faire. Cette société est tribalisée du Ministère en passant par la Direction Générale et le Conseil d´Administration jusqu´au planton et la majorité du personnel a un sentiment de frustration.

 

J´étais conseiller en matière de la nouvelle technologie du feu DG de l´ENERCA Gaston Lékoua de 1996 á l´an 2000.  Je me rappelle que pour pallier au fameux BUG lors du passage á l´an 2000, l´ ENERCA devrait sou s l ´influence massive de la communauté internationale fournir au Comité National á Bangui toutes les informations relatives á l´état des lieux de la production, de la maintenance technique, de la gestion de la comptabilité et les prévisions techniques commerciales pour les années futures. La Direction Générale  avait présenté comme tableau de bord ce qui suit:

·        La production de Boali (1, 2 et même 3) n´est pas du tout  rentable á long terme pour la ville de Bangui parce que le transport du courant entre Boali et Bangui apporte un rendement très faible ou bien en terme technique un cosinus phi très bas tout cela est lié á des pertes thermiques et la vétusté des installations et matériels non adaptés aux environnements depuis les années 50 d´une part et d´autre part la croissance continue de la population de Bangui.

·        Privatisation de la Direction commerciale. C´est á dire la direction commerciale devrait être gérée par des sociétés privées. Ces sociétés vont pouvoir elles-mêmes gérer leurs abonnés. Les activités de la Direction Générale se limiteront seulement á la planification,  á la production et á la distribution de l´électricité. L´ENERCA pourrait alors gérer exceptionnellement  que les abonnés du centre ville de Bangui.

·        Un projet de construction á court terme d´une Mini-Centrale d´une capacité allant jusqu´á 100 MW en amont du fleuve Oubangui vers le quartier Ouango-Bangui.

Ce projet devrait permettre une autonomie en énergie pour la ville de Bangui et pourrait aussi alimenter certaines villes de la République Démocratique du Congo prés de Bangui, c´est á dire les  villes de Zongo et Guéména. La technologie des micros et mini-centrales ont été retenues. Cette nouvelle technologie permets la production d´énergie là ou le fleuve ne tari pas, c´est le cas du fleuve Oubangui. Avec ces nouvelles méthodes de production d´énergie, on pourrait s´en passer de la chute ou bien d´un barrage.

·        Un autre projet de construction d´une deuxième Microcentrale sur le rivière Mpoko, route de Boali pour desservir exclusivement le quartier PK12 avec ses extensions et environnants.

·        La production de Boali (1,2 et 3) á long terme sera destinée pour alimenter les villes de Boali, Bossembele, Bossangoa, Yaloké etc.…Le réseau électrique entre Boali et Bangui seront graduellement détruit dès que les nouvelles mini-centrales seront exploitées.

·        A l´époque l´ENERCA disposait au niveau des banques locales une épargne très importante. Le montant total évalué en 2000 était de 5 milliards de FCFA dispersé dans les 3 banques de la place.

·        Le financement de tous ces projets devrait être  assuré et garanti á 60% par les fonds propres de l´ENERCA.

Au vu de ce qui précède, on peut démontrer que l´achat d´une nouvelle turbine á Boali 3 ne pourra rien changer á la situation de fourniture de l´électricité á Bangui. Et pour cause, la vétusté du système de transport. Si Boali produit 30 MW, l´électricité transporté arrive á Bangui avec une puissance de 20 MW soit un  rendement de 66%, correspondant à une perte de 10 MW pour 100 km. Cette perte se laisse tout simplement expliquer par les équipements  réseaux  électriques très vétustes non adaptés aux climats et aux environnements. Il y a donc un besoin impératif de renouvellement des accessoires, ce qui permettra une optimisation du rendement (les spécialistes parlerons d’une amélioration de l’ordre de 80 á  95% soit un cosinus phi entre 0,8 et  0,95)

Le cout des travaux de réhabilitation du réseau avait été évalué à presque 5 milliards de CFA en 2000. Apres tout rapprochement comptable, on se rend compte que le projet á long terme aura un rendement négatif, les investissements ne pouvant être recouverts totalement.  Aucune Banque financière á Bangui et même voir la Banque mondiale ne pouvaient s´intéresser au financement de ce projet, malgré que le Président du Conseil d´Administration de l´ENERCA á l´époque était le feu Djimarim ancien DG de la banque CBCA.

Plu s loin je voulais revenir sur le projet d´installation des nouvelles centrales sur le fleuve Oubangui. L´avantage de ce projet est lié aux transferts des nouvelles technologies de l´énergie qui ouvrira la porte aux nationaux de gérer, d´exploiter et de maintenir eux-même s l a production sans aide extérieur. C´est en tout cas  ce que les Techniciens Africains sont á la recherche pour le transfert de technologie en Afrique afin de pouvoir  lutter contre le sous développement et la maitrise de la consolidation de l´économie nationale. Cette nouvelle technologie de production d´électricité devrait être vulgarisée sur tout l´étendu du territoire national afin de permettre la production de l´électricité là où se trouve une rivière intarissable. Avec cette installation les travaux de maintenance et les histoires de pièces de rechanges  sont presque réduits au minimum. Tout le projet est axé sur un ouvrage de Génie Civil (3 bassins de stockage d´eau d´une capacité de 1.000.000 mètres cube chacun), l´achat des Micros et mini-centrale, l´achat des Transformateurs et la main d´œuvre local. La durée maximale de la réalisation  étant fixée á  moins de 12 mois et enfin compte tenu de l´absence d´un nouveau réseau électrique entre le site et Bangui, le rendement de l´exploitation étant estimé á 98%. Tous les documents relatifs á ce projet se trouvent á la Direction Générale de l´ENERCA.

 

En Conclusion, si le projet était réalisé en 2002 comme prévu,  aujourd´hui la RCA ne serait pas confronté aux problèmes de fourniture d´électricité. L’absence d´une  politique énergétique structurée adéquate aura toujours un impacte négatif sur la livraison de l’électricité dan s l a ville de Bangui et sur tout l´étendu du territoire. Cela se laisse expliquer par la méconnaissance de la démographie et l´extension des villes urbaines d´une part et d´autre part l´absence d´une planification et d´une prévision ben matière énergétique au niveau de l´ENERCA. La seule solution pour la couverture totale de l’électricité dan s l a ville de Bangui et sur tout l´étendu du territoire national  revient  à libéraliser la production de l’électricité comme on l´avait fait pour les télécommunications.

 

 

Ricko Henri Guinari

Munich en Juillet 2008

 

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