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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 00:33





Source: United Nations Development Programme (PNUD) 22 Mai 2008

 
Comme environ 19.7000 autres Centrafricains, les habitants de Combattant 1 à Paoua sont des personnes déplacées. Pour échapper à la violence en 2003, ils ont quitté la ville pour la brousse. Depuis cinq ans maintenant, ils ont vécu dans Ota et Dinga, à environ 10 kilomètres de Paoua.


Ils restent dans les petits abris dans leurs champs et ne vont plus au marché pour vendre leurs produits. «Nous ne remontons à Paoua qu’une ou deux fois par semaine, principalement pour aller à l'église", explique le membre le plus âgé du groupe Nous tenons à revenir de façon permanente, mais que ferons-nous si les attaques recommencent ? Nous ne pouvons pas fuir avec nos enfants. "


Malgré le récent accord de paix entre l'APRD les forces rebelles et les forces gouvernementales FACA, la situation dans le nord-ouest de la RCA reste fragile et la population ne se sent pas en sécurité tant qu'une solution politique permanente ne sera pas  trouvée. Pour l'instant, des soldats rebelles doivent encore être démobilisés, et les autorités nationales doivent aussi rétablir la primauté du droit.

 

Les zaraguinas (coupeurs de route) sont également très actifs dans le nord-ouest, pour attaquer les villageois et les commerçants sur le chemin de leurs champs ou au marché. En dépit de l’accord entre les rebelles et le gouvernement, les actes de banditisme perpétués par zaraguinas, paralysent le processus de redressement de la région. Cinq ans après les attaques de 2003, la vie à Paoua n'est pas revenue à la normale.


Dans le village de Dinga de gens survivent avec les petites cultures et des feuilles. Leurs biens ont disparu, compliquant leur accès à l'eau potable. Certains de leurs enfants ne vont plus à l'école depuis longtemps, d'autres doivent marcher plusieurs heures pour l'atteindre. Des stratégies de survie ont conduit les familles et les communautés à se scinder ; réduisant les possibilités de contrôle des communautés sur les individus et augmentant les risques de vol et les tensions entre les villages.


En attendant le dialogue politique inclusif qui pourrait entraîner une certaine amélioration de la situation sécuritaire, les agences onusiennes et ONG présentes à Paoua fournissent des secours d'urgence à la population. Les distributions de vivres sont organisées par le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’ONG Première Urgence (PU). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) fournit des moustiquaires et des trousses de premiers soins, et l'UNICEF a mis en place des écoles de brousse dans les villages voisins.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 22:34




 

APA Bangui 2008-05-23 (Centrafrique) Un nouveau parti politique, la convention Républicaine pour le progrès (CRPS), a ouvert son assemblée générale constitutive vendredi à Bangui.

 

Dirigé par Me Nicolas Tiangaye, ancien président du Conseil national de transition (CNT), organe qui tenait lieu de parlement jusqu’au 15 mars 2003, la CRPS s’est assignée pour mission de défendre les valeurs républicaines, notamment les valeurs de paix, l’unité nationale, la bonne gouvernance ainsi que les valeurs propres au respect de la personne et la dignité humaine.

 

Selon Me Tiangaye, l’action de la CRPS s’inscrit dans l’élargissement de l’espace démocratique en Centrafrique, un acquis de la lutte pour les libertés publiques et privées menée par le peuple centrafricaine en 1990.

 

La scène politique centrafricaine compte actuellement 48 partis politiques légalisés, selon les statistiques de la direction des affaires politiques et administratives au ministère de l’intérieur et de l’administration. L’Assemblée générale constitutive de la CRPS s’achève samedi, a indiqué Me Tiangaye, candidat malheureux aux élections législatives de mars et mai 2005.

Ouverture à Bangui de l'assemblée générale constitutive d'un nouveau parti politique

 

Bangui, 23 mai (ACAP)- L'ancien président du parlement de transition, l'avocat Nicolas Tiangaye, a ouvert, vendredi 23 mai 2008 au Centre protestant pour la jeunesse à Bangui, l'assemblée générale constitutive de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), parti politique qu'il vient de créer.

 

Devant quelque 200 délégués venus de Bangui, Me Tiangaye, qui avait à ses côtés MM. Denis Kossi Bella et Jean-Richard Sandos Oualanga, respectivement ancien ministre de l'Agriculture et secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs de Centrafrique (CNTC), a indiqué que la CRPS a pour objectif de défendre les valeurs de paix, d'unité nationale, de bonne gouvernance et de respect respect de la personne et de la dignité humaines.

Me Nicola Tiangaye a précisé que l'action du CRPS, s'inscrit dans l'élargissement de l'espace démocratique et des libertés publiques et privées pour lesquelles le peuple centrafricain lutte depuis 1990.


Il convient de préciser que le tableau synoptique des partis politique répertorié par la Direction des Affaires Politiques et Administratives au ministère de l'intérieur et de l'administration compte actuellement 48 partis politiques légalisés.

 
Ancien Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Centrafrique, ancien Avocat au Tribunal Pénal International pour le Rwanda, Me Nicolas Tiangaye a dû quitter, en 2004, les fonctions de président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH) qu'il occupait depuis 1991, après son élection à la présidence du Conseil National de Transition (CNT, parlement de transition).


Candidat aux élections législatives de 2005 dans le 4ème arrondissement de Bangui, il sera déclaré battu au second tour par Patrice Edouard Ngaïssona, actuel président de la Fédération centrafricaine de football, après s'être autoproclamé vainqueur.


L'annonce de ce résultat avait donné lieu à de violents affrontements entre ses partisans et ceux de son adversaire.

 

 

Centrafrique :  Nicolas Tiangaye à la tête d’un parti politique

 

Bangui - 24/05/2008 (PANA) - L’ancien président du Parlement provisoire (2003 –2005), l’avocat Nicolas Tiangaye, a fait sa rentrée officielle dans la vie politique en prenant la présidence d’un nouveau parti politique dénommé Convention Républicaine pour le progrès social (CPRS), a constaté la PANA samedi à Bangui.


A l’issue d’une assemblée générale constitutive ouverte la veille, les 200 délégués venus de Bangui ont mis en place un directoire politique provisoire coiffé par cet ancien président de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme et composé de 19 membres représentant chacune des 16 préfectures du pays.


Issus des milieux politiques, comme Denis Kossi-Bella ancien ministre de l’Agriculture, des milieux syndicaux, comme Jean-Richard Sandos Oualanga ancien secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs centrafricains (CNTC), de l’administration publique ou des organisations des droits de l’Homme, ces dirigeants ont pour mission de poursuivre l’implantation du CRPS en Centrafrique et dans les pays comportant une importante population centrafricaine.


"Les crises militaro-politiques, l’insécurité, les graves violations des droits de l’Homme, particulièrement dans nos provinces du Nord- Ouest, le déficit démocratique et les dysfonctionnement des institutions nous interpellent", a déclaré Me Tiangaye à l'adresse de ses collaborateurs.


Dans la perspective du Dialogue politique inclusif, qu’il qualifie de "dernière opportunité historique pour sortir le pays de l’impasse", il a exhorté "tous les acteurs politiques à faire des compromis dynamiques dans l’intérêt supérieur de la nation".


"Je m’engage par la Grâce de Dieu à oeuvrer sans relâche dans l’intérêt du parti, afin qu’inexorablement, irrésistiblement, nous puissions un jour voir poindre à l’horizon l’astre de l’aurore dont les rayons lumineux apporteront le changement tant attendu", a poursuivi le président du CRPS.


En retrait de la vie publique depuis son échec controversé aux législatives de mars et mai 2005 dans le 4ème arrondissement de Bangui, Nicolas Tiangaye (52 ans) prend ainsi date pour les prochaines élections législatives et présidentielle prévues pour 2010.


 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 16:30



 

LE MONDE | 23.05.08 | 15h25  •  Mis à jour le 23.05.08 | 15h25

 

FARCHANA, ABÉCHÉ (est du Tchad) ENVOYÉ SPÉCIAL

 

La piste fait alterner la tôle ondulée et le sable, dans un nuage permanent de poussière. Dans les villages, les soldats européens saluent inlassablement de la main les enfants rieurs qui crient "OK !" sur leur passage : il est important de montrer que les militaires à l'écusson bleu européen, contrairement aux hommes en armes de cette région, ne représentent pas une menace.

 

On aperçoit parfois un cavalier, le visage dissimulé par un chèche, armé ou non, dont il est impossible de savoir s'il est bandit de grand chemin - "coupeur de routes", dit-on ici -, soldat d'une armée régulière ou rebelle, un statut d'ailleurs interchangeable. Les soldats français représentent le plus gros contingent (2 100 hommes sur un total de 3 700 lorsque l'Eufor sera au complet) de l'opération militaire européenne déployée dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine, pour "sécuriser" les 12 camps des 312 000 réfugiés soudanais et les 36 sites de 180 000 déplacés tchadiens.

 

L'interminable piste se poursuit jusqu'au campement des 450 soldats du régiment d'infanterie de chars de marine (RICM). C'est une sorte de camp romain, avec des dizaines de tentes et de véhicules alignés au cordeau. Avec 46 degrés sous tente et 51 degrés à l'extérieur, les conditions de vie sont rustiques. De ce PC régional, le colonel Frédéric Garnier, chef de corps du RICM, envoie des détachements armés patrouiller dans une zone qui s'étend sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés. Pour se faire connaître et rassurer la population.

 

Les soldats européens se livrent donc à un travail de terrain qui s'apparente à celui d'une gendarmerie départementale. On est loin de la réflexion de certains stratèges parisiens pour qui, en verrouillant l'est du Tchad (en sus de la protection des réfugiés et déplacés), la France empêcherait la contagion de la guerre civile du Darfour de s'étendre à l'Afrique de l'Ouest. "L'effet positif, observe le colonel Garnier, est que nous avons redonné confiance aux gendarmes tchadiens. Quant à l'insécurité, elle est plus dans les esprits que réelle."

 

A Abéché, le général Jean-Philippe Ganascia, patron de l'Eufor au Tchad, en convient : "On a organisé une force militaire contre une menace qui n'était pas bien définie sur le terrain. Or, on s'aperçoit qu'il s'agit de bandes de "coupeurs de routes". La menace, pour nous, n'est certainement pas directe. Il est difficile d'appliquer des schémas militaires à du grand banditisme africain. Effectivement, ce sont davantage des actions de gendarmerie qui sont nécessaires. L'opposition armée tchadienne n'est pas une menace pour l'Eufor."

 

A lire la résolution 1778 du Conseil de sécurité des Nations unies, la mission de la Force européenne est claire : "Contribuer à la protection des civils en danger, en particulier les réfugiés et les déplacés" ; "Faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire et la libre circulation du personnel humanitaire" ; "Contribuer à la protection des personnels de l'ONU." Ici, à moins de 5 kilomètres de l'oued Kadja, qui sert de séparation naturelle avec le Soudan, les consignes onusiennes deviennent aussi floues que le tracé de la frontière. Des canons de 90 mm, des mortiers, des drones et des avions de combat Mirage, pour faire reculer quel ennemi ?

 

Lorsqu'elle lance de fulgurants "rezzous Toyota" sur N'Djamena, l'opposition armée au régime du président tchadien Idriss Déby n'inquiète ni les réfugiés ni les déplacés, et pas davantage les habitants des villages qu'elle traverse. Le déploiement des soldats de l'Eufor n'a donc pas vocation à s'interposer entre Tchadiens.

 

Cette position de neutralité semble à la fois théorique et risquée, tant l'un ou l'autre belligérant pourrait avoir intérêt à impliquer les soldats européens dans des combats, sans même envisager la perspective d'un conflit ouvert entre N'Djamena et Khartoum, qui placerait l'Eufor dans une position intenable. Le président Déby a bien compris que la Force européenne, en se déployant entre la frontière soudanaise et N'Djamena, joue un rôle de dissuasion à son profit. "Déby a été très fort, commente la responsable d'une organisation humanitaire : il a vendu à l'Eufor l'"agression" du Soudan avec, en prime, la "contagion islamiste", et cela a marché !"

 

Ainsi, peut-être à son corps défendant, l'Eufor conforte-t-elle un régime soutenu de longue date par Paris. Berlin et Londres l'ont compris ainsi, qui ont refusé de se lancer dans l'aventure tchadienne et d'en supporter les coûts au-delà du financement communautaire de 119,6 millions d'euros, qui représente en moyenne entre 15 % et 20 % de la facture globale.

 

La faible probabilité d'une guerre ne fait pas pour autant de l'est du Tchad une région sûre. Il y a deux ans, Goz Merem était un village de quelque 1 200 âmes. Ses habitants l'ont quitté précipitamment en apprenant que des "janjawids venus du Soudan" avaient détruit un village voisin. Pour la population locale, l'appellation "janjawid" désigne moins les milices arabes qui mettent le Darfour à feu et à sang que tout homme en armes se livrant à des exactions. De ce point de vue, le régime tchadien du président Idriss Déby a plutôt bien réussi à faire entrer dans la croyance collective l'idée que tous les dangers viennent du Soudan. Ce qui est faire peu de cas des sanglantes querelles inter-tchadiennes, à caractère politique et ethnique.

 

Il n'est pas rare que les camps de réfugiés et les sites de déplacés reçoivent de dangereuses visites nocturnes : mais les auteurs d'exactions (vols, viols, recrutements forcés d'enfants) sont difficiles à identifier. Janjawids bien sûr, mais de quelle obédience ? Soldats de l'armée tchadienne en permission, policiers sans scrupules ? Dans un pays où tout homme se doit de posséder une arme, où les querelles entre cultivateurs sédentaires et éleveurs nomades sont ancestrales, l'impunité et la loi du silence sont totales.

 

Cela ne facilite pas le travail de l'Eufor. "Faire reposer la responsabilité de cette mission sur une force strictement militaire est inadapté. La seule alternative, c'est la Minurcat (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad)", souligne le général Ganascia. A terme, les quelque 850 gendarmes tchadiens qui seront formés par la mission de l'ONU devraient prendre en charge la sécurité des camps. Mais il est peu probable que la Minurcat aura achevé son déploiement avant la fin de l'année, soit trois mois avant la fin du mandat d'un an de l'Eufor ! En attendant, les soldats européens n'ayant pas pour mission d'assurer la sécurité des camps, ils n'y pénètrent pas.

 

"Face à cette insécurité, traditionnelle dans cette région, relève le colonel Garnier, nous n'avons pas de mandat ni d'outils forcément adaptés." Un autre officier, qui tient à conserver l'anonymat, tire cette leçon - provisoire - de l'opération européenne : "Il y a eu une sorte d'emballement diplomatique, politique, médiatique et humanitaire. Le problème, c'était le Darfour. L'opinion publique en Europe, et plus encore aux Etats-Unis, était émue devant le "génocide". Il fallait faire quelque chose. On l'a fait au Tchad : c'était plus facile, moins contraignant, moins sensible politiquement, qu'au Soudan. Et puis la France était sur place. Mais cela ne règle en rien les problèmes du Darfour."

 

Laurent Zecchini

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 14:58

 

Après avoir « sous traité » l’encadrement de la garde présidentielle centrafricaine à l’Afrique du Sud, Paris pousse désormais les Angolais à jouer les parrains à Bangui.

 

Si tout se passe comme sur le papier, les éléments de la FOMUC, la force militaire dépêchée en Centrafrique par la CEMAC depuis l’époque du président Ange Félix Patassé, seront relevés le 10 juillet par une force plus importante, celle de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) : la FOMAC.

 

Ainsi en a décidé la 8ème réunion de la Commission de défense et de sécurité (CDS) de la CEEAC, tenue dernièrement à Yaoundé. La CEMAC ne compte que les pays de la zone franc (Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), alors que la CEEAC a, en plus parmi ses membres, la République démocratique du Congo et, surtout l’Angola. Cette première mission du Conseil de paix (Copax) de la CEEAC aura pour nom de code « MICOPAX 1 ». Son mandat est de six mois, renouvelable jusqu’à l’horizon 2013. L’Angola s’est proposé de financer la mission et d’apporter un soutien logistique à la même hauteur que les Etats membres de la CEMAC. 

 

La Lettre du continent n° 541 22 mai 2008

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 14:38





 
 

YAOUNDE, 22 mai (Xinhua) -- Les préfets de la Boumba et Ngoko  du Cameroun, de la Sanga-Mbaéré en Centrafrique et de la Sangha en République du Congo-Brazzaville ont convenu jeudi de mettre en  place des badges communs pour identifier le personnel de l'appui  national afin de pourchasser les exploitants illégaux  transfrontaliers des ressources forestières et fauniques, a  rapporté jeudi la radio nationale camerounaise. 

 

     Réunis depuis le 21 mai dans la ville de Yokadouma, département de la Boumba et Ngoko, province de l'Est Cameroun, les préfets  Missi Mimbang du Cameroun, Martin Maka de la Centrafrique et  Adolphe Elemva'a du Congo, ont dressé un triste bilan de  l'exploitation illégale des ressources fauniques et forestières de leur zone frontalière.  

 

     Dans le communiqué conjoint qu'ils ont signé, ces  administrateurs civils recommandent une lutte plus efficace contre l'insécurité en traquant les détenteurs illégaux d'armes, des  braconniers, ainsi que d'autres trafics tels que l'exploitation  illégale de la forêt et des mines. 

 

     Le communiqué recommande aussi la reprise du secteur agricole  dans la zone par les pouvoirs publics des trois pays et la  création des marchés frontaliers pour faire face à la crise  alimentaire mondiale actuelle. 

 

     Dans le domaine de la santé, les trois préfets ont insisté sur  la prévention du paludisme dans la sous-région par l'utilisation  et la distribution massive des moustiquaires imprégnées aux  populations. 

 

     Cette rencontre entre les trois pays qui entre dans le cadre  des actions concertées des pays de la zone Cemac, intervient après la traque de 15 braconniers par l'armée centrafricaine pour avoir  abattu pas mois de 10 éléphants dans la réserve spéciale de la  Dzanga-Sangha, protégée par la World Wide Fund (WWF).

 

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 14:30

 

APA N’Djamena 2008-05-23 (Tchad) Un centre de formation en journalisme de radio a officiellement démarré ses activités à N’Djamena jeudi, grâce à un financement de 500.000 dollars Us de l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

 

Parrainé par l’ONG américaine Internews, basée en Californie, spécialisée dans le développement des médias dans les pays du Tiers monde, le nouveau centre de formation est dirigé par Mme Farida Ayari, Grand reporter et rédactrice en chef adjointe à Radio France internationale (RFI) en charge du Moyen Orient.

 

Une soixantaine de journalistes en provenance des radios publiques et privées tchadiennes forment la première promotion inscrite en première année dans ce centre, selon un communiqué de l’ONG Internews parvenu à APA.

 

«Grâce à un studio équipé de la technologie la plus moderne, les journalistes tchadiens pourront se familiariser avec la technologie numérique à l’heure où la radio analogique est en voie de disparition», indique le communiqué.

 

Par ailleurs, dans le cadre de ses activités, Internews a aussi ouvert trois radios, à Abéché, Goz Beida et Iriba, à l’intention des réfugiés du Darfour. Internews est présent dans soixante dix pays à travers le monde dont huit africains: le Nigeria, le Kenya, le Soudan, l’Ethiopie, le Tchad, l’Ouganda, le Rwanda et l’Egypte.

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 03:40



 

LE MONDE | 22.05.08 | 15h34  •  Mis à jour le 22.05.08 | 15h46

 

LIBONGO (Cameroun) ENVOYÉE SPÉCIALE

 

Pour atteindre Libongo, l'avion a survolé longtemps la forêt avant de se poser sur la piste de terre rouge, dessinant une longue traînée dans cet océan végétal. Ici, aux confins orientaux du Cameroun, à la frontière de la République centrafricaine, commence le fief de la Société d'exploitations forestières et agricoles du Cameroun (Sefac). Douala est à deux journées de pistes cabossées. La concession de 400 000 hectares appartient aux Dajelli, une famille italienne dont le fils, Roberto, raconte que son père a découvert l'endroit lors d'un voyage en pirogue. C'était à la fin des années 1960. Depuis, l'histoire des Dajelli et de Libongo sont indissociables et le village vit au gré de la demande mondiale pour les essences tropicales.

 

La Sefac fait partie des rares concessions à avoir choisi de faire certifier son bois par le label FSC (Forest Stewardship Council). Caution pour les acheteurs européens que la forêt est exploitée de façon durable et que l'entreprise traite ses salariés avec un minimum d'égards. Au total, moins de 1 % des surfaces sont certifiées au Cameroun. Un confetti parmi les 6,5 millions d'hectares confiés à des entreprises, pour la plupart européennes et depuis peu chinoises. "Dans des pays où le trafic de bois est monnaie courante, la certification garantit que la forêt n'est pas pillée", explique Jean Bakouma de l'organisation de protection de la nature WWF (World Wild Foundation) qui encourage cette démarche dans le bassin du Congo. Sur le terrain, l'ONG a dépêché une équipe pour aider l'entreprise à atteindre les standards du FSC. Le travail a duré quatre ans.

 

Les forêts d'Afrique centrale forment le deuxième massif tropical au monde. Leur préservation est un enjeu majeur pour l'avenir de la biodiversité. Jusqu'à présent, la déforestation y a été mieux contenue qu'en Amérique du Sud mais les besoins de la Chine exercent une pression croissante.

 

La Sefac n'a pas toujours été la concession modèle qu'elle veut incarner aujourd'hui. Au début de la décennie, Greenpeace a dénoncé à plusieurs reprises des opérations de coupes illégales. Pourquoi cette conversion ? "A l'avenir, seuls ceux qui fourniront du bois propre pourront continuer d'exploiter", pronostique Roberto Dajelli. A ce jour, le marché n'est pas au rendez-vous. Seuls les Pays-Bas exigent du bois certifié pour la réalisation de leurs chantiers publics. Mais ce n'est pas la seule raison. La luxuriance des jungles tropicales gravées dans les mémoires semble ici déjà un lointain souvenir. "On repasse depuis trente ans sur les mêmes parcelles", raconte un vieil ouvrier. Les troncs de très grand diamètre se font rares et le ciel ne disparaît jamais très longtemps lorsqu'on s'aventure sous les cimes

 

Au début de l'exploitation, seul était coupé le sapeli, un bois rouge et cher, capable d'amortir les 1 200 kilomètres à parcourir pour atteindre les bateaux qui emportent la marchandise vers l'Europe. Puis s'est ajouté l'ayous, un bois blanc de moindre valeur mais abondant. Il est désormais question de piocher dans d'autres essences comme le fraké ou le tali. Mesure de précaution.

 

"Nous devons préserver les ressources", insiste Oumar Abakar, l'ingénieur chargé de l'aménagement. Il montre une pile de rapports : protocole de Kyoto sur le climat, convention sur la biodiversité, conférence de Rio sur le développement durable... "Je lis tout", raconte-t-il fièrement. Avec le processus de certification, il a été formé pendant six mois à la gestion durable. Inventaire des parcelles, suivi des essences, mise en défense des zones sensibles comme l'abord des rivières guident la nouvelle politique d'exploitation. Le nombre d'arbres coupés est passé de 8 000 par an à environ 6 000. Le label contraint à un suivi écologique plus exigeant que la loi camerounaise. Même si, déplore Jean Bakouma, "c'est la forêt entière qu'il faut protéger et pas seulement le bois commercialisable".

 

La certification a ses limites. Séraphin Ngoumbé en sait quelque chose. Le sociologue est chargé d'améliorer la politique sociale de l'entreprise. Le résultat reste relatif. Les 6 000 habitants de Libongo et de ses alentours ont gagné d'avoir enfin un médecin à demeure. Ce ne sera pas trop pour traiter la quarantaine de malades que reçoit chaque jour l'infirmerie du village. Paludisme, fièvre typhoïde, sida... Libongo connaît tous les maux de l'Afrique. Auxquels s'ajoute ici la pneumoconiose, la maladie des coupeurs de bois, dont les poumons sont emplis de sciure.

 

"L'entreprise nous a demandé des efforts pour obtenir son label, nous n'avons rien reçu en retour et nous avons peur que l'arrivée de nouvelles machines fasse partir des hommes", se plaint Roger, un mécanicien. Du lundi au samedi, les ouvriers chargés de la coupe continuent de dormir en forêt sous des tentes de fortune, au milieu des moustiques et de l'humidité. Pour des salaires misérables, même si, dit-on, ici on paie un peu mieux qu'ailleurs.

 

Mais le véritable crève-coeur de Séraphin Ngoumbé, ce sont les Pygmées de la tribu baka, échoués à la périphérie de Libongo. Expulsés de la forêt qui est toute leur histoire. Dans tout le bassin du Congo, le sort des peuples autochtones est la face la plus douloureuse de l'exploitation forestière. Sur le papier, la loi camerounaise leur accorde un droit d'usage de la forêt. Sur le terrain, celui-ci est rarement respecté. "Nous avons établi avec les Bakas les cartes des espaces auxquels ils doivent garder accès pour se nourrir", se défend le sociologue sans contester qu'il faudrait beaucoup plus pour sauver ces populations en péril.

 

Laurence Caramel

 

Chiffres

 

CRÉÉ EN 1993, le Forest Stewardship Council (FSC) ou Conseil de bonne gestion forestière est un organisme indépendant composé d'ONG et de forestiers. Son objectif est de promouvoir une exploitation "environnementalement responsable, socialement bénéfique et économiquement viable".

 

10 PRINCIPES environnementaux et sociaux doivent être respectés pour obtenir le label FSC, qui est considéré comme le label le plus exigeant.

 

7 % DES SUPERFICIES forestières dédiées à la production sont certifiés FSC dans le monde. Cela représente 103 millions d'hectares. La moitié sont des forêts boréales et 12 % sont tropicales. Les surfaces certifiées, encore très minoritaires, sont néanmoins en forte progression.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 02:55

 

 

APA Bangui2008-05-22 (Centrafrique) La directrice régionale pour l’Afrique du centre et de l’ouest du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Mme Esther Guluma, et l’ambassadrice de bonne volonté de l’organisation, Mme Mia Farrow, ont qualifié de «dramatique» la situation humanitaire au nord-ouest de la Centrafrique.

 

Au cours d’un point de presse jeudi à Bangui, à leur retour d’une mission dans cette région de la Centrafrique en proie aux exactions des bandes armées, Mmes Guluma et Farrow ont indiqué que les populations, dans cette partie du pays, vivent dans la brousse depuis deux ans.

La crise humanitaire a été accentuée et rendue complexe par l’afflux massif des réfugiés en provenance du Soudan, ont-elles ajouté, soulignant que 8.000 personnes déplacées n’ont pas accès à l’eau potable, aux médicaments et aux vivres.

 

Mmes Guluma et Farrow ont, par ailleurs, dénoncé les exactions commises par les bandes armées contre les populations, notamment les femmes et les enfants. Elles ont affirmé que les attaques enregistrées dans la région, étaient pour la plupart, le fait des coupeurs de routes et des éléments de la garde présidentielle qui menacent les véhicules des humanitaires et les empêchent de travailler sur le terrain aux côtés de la population.

 

Selon la directrice régionale et l’ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, 100 femmes ont été violées à Kabo, une sous-préfecture de l’Ouham, à quelque 400 km de Bangui, dont la plus jeune est âgée de quatre ans.

 

«Les femmes violées et les enfants kidnappés ont déclaré qu’ils vivent dans l’insécurité la plus totale dans la région», ont-elle dit, déplorant l’état de dénuement des structures sanitaires.

«Les hôpitaux ne disposent ni de personnel de santé, ni des médicaments», ont indiqué Mmes Guluma et Farrow qui ont noté une recrudescence de la pandémie de SIDA dans la sous-préfecture de Bossangoa, à 350 km de Bangui, à cause de l’absence des médicaments antirétroviraux (ARV).


En revanche, elles ont noté avec satisfaction, l’augmentation du nombre d’écoles construites dans la brousse, à l’instigation de l’UNICEF qui a demandé au gouvernement centrafricain d’augmenter de 15% les budgets alloués aux systèmes éducatif et sanitaire.




Esther Guluma déplore la persistance de la crise humanitaire dans le Nord de la Centrafrique

 

Bangui, 22 mai (ACAP)- La directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, Mme Esther Guluma, a déploré jeudi 22 mai 2008 au cours d'une conférence de presse à Bangui, « la crise humanitaire » qui perdure dans le Nord de la Centrafrique, où elle vient d'effectuer une visite de travail en compagnie de l'actrice américaine Mme Mia Farrow, ambassadrice de bonne volonté de l'Unicef.

 

"J'étais là l'année dernière, c'était la crise humanitaire. Je suis là cette année, c'est toujours la crise humanitaire », a-t-elle déclaré, ajoutant que « l'urgence ici est complexe » à cause de la diversité des sources entre autres la pauvreté, les attaques de la population depuis plus de deux ans, les coupeurs de route, le viol des femmes.


« La population ne sait pas précisément d'où viennent les problèmes » mais les subit selon elle en toute innocence, a-t-il indiqué Mme Guluma, précisant qu' « à Kabo par exemple, on compte 8000 déplacés », suite à ces différents problèmes.


Elle a également fait observer que dans les villes et villages sinistrés du Nord, les hôpitaux sont sans personnel soignant et sans médicaments tandis que des parents d'élèves eux-mêmes s'efforcent de créer des « écoles de brousse » pour préparer l'avenir de leurs enfants. « Je ne peux pas comprendre comment on peut continuer comme ça », a-t-elle conclu.


Mme Mia Farrow a pour sa part indiqué que selon une enquête de l'Unicef dans les régions sinistrées, « un enfant sur cinq n'atteint pas 5 ans », ce qui veut dire que la population vit sans aucun espoir. « J'ai rencontré une femme à qui j'ai demandé quel espoir elle avait ; elle m'a répondu qu'elle n'avait aucun espoir. La situation est tellement dramatique que la population a perdu espoir », a-t-elle relevé.


Elle a toutefos noté des changements positifs après sa visite de l'an dernier. « De deux organisations non gouvernementales qui opéraient dans ces zones (Coopi et Médecins sans frontière), on en est à 23 aujourd'hui ». Ce qui, selon elle, augmente le nombre de travailleurs humanitaires dans ces zones pour soulager la population.


Selon l'ambassadrice de l'Unicef, l'un des changements qui mérite d'être souligné est que « la garde présidentielle n'attaque plus », mais aussi la mobilisation de certaines communautés pour mener des activités génératrices de revenus pour soutenir l'éducation de leurs enfants.

Notons que Mme Mia Farrow a été nommée Ambassadrice des personnes en détresse en Centrafrique par le président de la République, le général d'armée François Bozizé. « C'est pour cette raison que je vais lui demander de tenir ses promesses pour augmenter à 15% le budget de la santé et de l'éducation », a-t-elle souligné.


Par ailleurs, selon Mme Guluma, les ressources mobilisées pour soulager les populations en difficulté ont été 3 fois plus importantes que le montant annoncé l'an dernier, grâce au pladoyer de Mme Mia Farrow dans d'innombrables conférences de presse, à l'issue de la visite de 2007.


Ces fonds ont permis à l'Unicef de mener plusieurs campagnes de vaccination dans les zones sinistrées ainsi que d'autres activités liées à la santé et à l'éducation.


La conférence de presse de Mme Esther Guluma intervient au terme d'un séjour d'une semaine en République Centrafricaine destiné à évaluer la mise en oeuvre de projets initiés après sa première visite en février 2007.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 02:54




 

APA Bangui2008-05-22 (Centrafrique) Un projet de loi portant réglementation des biocarburants en Centrafrique a été voté mercredi à Bangui par l’Assemblée nationale centrafricaine, a constaté APA sur place.

 

Le projet de loi se propose de créer un cadre attractif pour les investisseurs de manière à drainer dans le pays les capitaux susceptibles de permette au gouvernement de résoudre dans une certaine mesure la grave crise socio-économique que traverse le pays.

 

De source proche du ministère centrafricain du commerce, on justifie le vote de ce projet de loi par la flambée du prix du pétrole sur le marché international qui a un impact d’autant plus dur sur la Centrafrique que ce pays est enclavé. D’où la nécessité de rechercher des solutions pour atténuer le choc, indique-t-on.

 

Par ailleurs, un important marché de biocarburants se profile à l’échelle mondiale, eu égard à l’épuisement des réserves de pétrole disponibles d’ici une cinquantaine d’années. C’est pourquoi le monde entier est à la recherche des énergies alternatives et renouvelables que sont le nucléaire, le solaire et l’agrocarburant, ont expliqué des experts du ministère du développement rural.

 

Au ministère centrafricain des mines et de l’énergie, l’effet attendu, par la création de la production des biocarburants, est la fabrication du biodiesel, matière première nécessaire au fonctionnement des industries, et le développement, d’une manière générale.

 

La production des biocarburants aura pour conséquence la réduction des prix des produits pétroliers et du chômage par la création d’emplois, explique-t-on de même source.

 

Selon le ministre d’Etat aux mines et à l’énergie, Sylvain Ndoutingaï, les grandes compagnies de renom présentes en Centrafrique attendent depuis un an que le gouvernement définisse le cadre institutionnel et juridique en matière de production des biocarburants, pour sécuriser leurs investissements.

Il a indiqué que le Mali, le Sénégal et le Burkina Faso étaient les premiers pays africains ayant déjà légiféré en la matière.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 02:52

 

 

Cameroon Tribune (Yaoundé) 22 Mai 2008

 

Armand Essogo

 

Avant ce départ, le contingent a été présenté hier au ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Remy Ze Meka.

 

«Le président de la République a décidé de l'envoi d'un contingent camerounais à la force multinationale en République centrafricaine (FOMUC) qui, comme vous le savez, connaît quelques difficultés en matière de sécurité. » Ces propos du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Remy Ze Meka, ont dévoilé tous les contours de la cérémonie organisée hier à la cour d'honneur de la brigade du Quartier général. La présentation des 119 éléments des forces de défense composant le contingent a été organisée avec tout le rituel militaire. Accueil du Mindef, salut au drapeau et revue des troupes. Viendra ensuite la présentation de la troupe par le chef d'Etat major des armées, le général de division René Claude Meka.

 

On apprendra alors que depuis le mois de mars, le président de la République, chef suprême des armées, a donné son accord pour le déploiement d'un contingent camerounais en RCA. Avant leur envoi en mission, les militaires triés sur le volet ont suivi une formation sur le maintien de la paix à Koutaba. L'exercice a été organisé avec l'appui des forces françaises stationnées au Gabon. Le chef d'Etat-major des armées a par conséquent dit au Mindef que ces militaires ont le profil de l'emploi. Mais le général de division à prescrit discipline et engagement au travail au commandant du contingent, le colonel Emmanuel Cheping et à ses collègues.

 

A son tour, Remy Ze Meka a demandé aux militaires camerounais de se comporter en RCA en soldats disciplinés, valeureux, et dignes de la confiance que le chef des armées a bien voulu placer en eux. Le contingent camerounais retrouvera sur place des militaires du Gabon, du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Tchad et de la RCA. Le déploiement des forces camerounaises se fait dans un contexte marqué par la mise en place d'un organe nécessaire à la gestion des crises dans la sous région.

 

Le président de la République avait d'ailleurs organisé il y a quelques années, un sommet des chefs d'Etats de l'Afrique centrale avec pour objectif, la mise sur pied du Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale (COPAX). Il est devenu l'organe spécialisé de gestion des problèmes de paix et sécurité dans la CEMAC. C'est dans ce cadre qu'il faut inscrire la création de la Force multinationale en attente de l'Afrique centrale (FOMAC). La première vague du contingent quitte le Cameroun ce jour. Et on annonce pour demain le départ de la deuxième vague à destination de la RCA.

 

 

Un contingent camerounais de la FOMUC quitte Libreville pour Bangui

 

Gabonews (Libreville) 20 Mai 2008



Un premier contingent de 70 soldats camerounais de la force multinationale de la communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, a quitté mardi la capitale gabonaise à destination de Bangui, après deux semaines de formation sur les missions de l'infanterie au niveau compagnie et section en vue de satisfaire à la mission qui leur est impartie, celle de maintien de la paix, organisée par les forces françaises au Gabon, a constaté GABONEWS.

 

Une deuxième troupe de 60 soldats devra aussi rejoindre jeudi en avion militaire de transport, pour s'imprégner totalement de leur mission. La FOMUC qui compte 500 hommes a pour mission, de maintenir la paix ainsi que de restructurer l'armée centra- africaine. A ce jour, 3 contingents sont en place, à savoir les contingents gabonais, tchadien et congolais, auxquels s'ajoutera désormais un contingent camerounais.

 

Elle a été créée en 2002 par les pays de la CEMAC (Gabon, Tchad, Cameroun, République de Centre Afrique et Congo) Rappelons que la France a reçu pour mission d'effectuer la mise en formation et la mise en condition des contingents de la FOMUC, le soutien en matériel, et en équipement.

 

 

Mise en place du premier détachement camerounais pour la FOMUC

 

Infos Plus Gabon (Libreville) 14 Mai 2008



L'Etat major Interarmées des Forces françaises au Gabon a annoncé mercredi à Libreville, la mise en place du premier détachement camerounais pour la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC).

 

Dans le cadre de la création de la force multinationale de la CEMAC en République Centre Africaine (FOMUC) datant de 2002, la France a reçu pour mission d'effectuer la mise en formation et mise en condition des contingents de la FOMUC le soutien en matière de matériel, et d'équipement.

 

Rappelons que la mission première de la FOMUC, force de 500 hommes crée en 2002 par les pays de la CEMAC (Gabon, Tchad, Cameroun, République Centrafricaine (RCA) et Congo) est de maintenir la paix ainsi que de restructurer l'armée Centrafricaine. A ce jour, 3 contingents étaient déjà en place : Gabon, Tchad et Congo, auquel s'ajoutera désormais un contingent camerounais.

 

Ce contingent camerounais a été formé par les Forces Françaises au Gabon (FFG). Les soldats ont reçu à Koutouba (Cameroun) une instruction dispensée sur 2 semaines, concernant les missions de l'infanterie au niveau compagnie et section afin de satisfaire au mieux à la mission qui leur est impartie de maintien de la paix.

 

Lors de leur passage sur Libreville, les soldats ont perçu leur équipement, et rejoindront Bangui en Avion C130 camerounais (avion militaire de transport) au départ de Libreville en deux rotations, le 20 mai (Etat-major du contingent ainsi que la moitié de l'unité, soit 70 soldats au total) et le 21 mai (l'autre moitié du contingent soit 60 soldats) pour entrer dans le vif de leur mission.

 

À l'issue d'un sommet le 2 octobre 2002, les États membres de la CEMAC décident du déploiement d'une force de 350 soldats en Centrafrique (FOMUC). Cette force remplace la MINURCA dont le mandat a pris fin en 2000.

Elle a pour mandat initial d'assurer la sécurité du président Ange-Félix Patassé, la restructuration des forces armées et de surveiller le travail des patrouilles mixtes le long de la frontière avec le Tchad. Son mandat a été prorogé et adapté après l'éviction du pouvoir du président Patassé par le général François Bozizé en mars 2003.

 

Le 9 mai, le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, a déclaré que « le gouvernement centrafricain (...) et l'APRD viennent de procéder à un accord de cessez-le-feu et de paix (...) en présence du président gabonais, Omar Bongo Ondimba », ajoutant que « l'accord est en vigueur immédiatement ». Le président de l'APRD, Jean-Jacques Demafouth, précise que « le texte prévoyait l'adoption d'une loi d'amnistie générale ».

On rappelle que le 6 mai dernier, selon un responsable du HCR, Serge Malaye, 10 000 réfugiés centrafricains ont fui au Tchad depuis quelques semaines.

 

La première vague de réfugiés est présentement à une trentaine de km de la frontière et sera transférée « dans un autre site aménagé toujours dans le territoire tchadien d'ici quelques semaines ». Les médias blâment la reprise des hostilités entre l'Armée populaire pour la restauration et la démocratie (APRD) et le gouvernement centrafricain.

 

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