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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 17:30




Le président centrafricain, François Bozizé, a promulgué le 13 octobre à Bangui la loi adoptée le 29 septembre par le parlement qui porte amnistie générale des personnalités, militaires et responsables civils des groupes rebelles. Le 1er octobre, le leader de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean Jacques Démafouth, avait estimé que ces conditions d'accès à l'amnistie étaient trop contraignantes pour faire l'unanimité auprès des principaux concernés et avait sollicité l’appui des médiateurs internationaux pour un remaniement des termes de la loi.

Face à l’enlisement du processus de paix en République centrafricaine, le chef de l’Etat, François Bozizé, a décidé de promulguer le 13 octobre la loi controversée adoptée le 29 septembre dernier par le Parlement, qui porte amnistie générale des personnalités, militaires et responsables civils des groupes rebelles.

Préalable indispensable à la tenue du dialogue politique inclusif conformément à l’accord de paix global signé à Libreville, cette loi avait été rejetée par l’une des principales rébellion du pays, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), qui conteste les contraintes de cette loi.

 La loi d’amnistie notifie l’arrêt des poursuites engagées pour atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale ainsi que des infractions connexes, contre les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil.

Le texte, qui compte pour la période du 15 mars 2003 à la date de promulgation, concerne notamment l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, le président de l’APRD, Jean Jacques Démafouth, Martin Koultamadji, ainsi que les co-auteurs et complices présumés pour détournement de fonds publics, assassinat et complicité d’assassinat.

«Sont exclus de la présente loi d’amnistie, les incriminations visées par le Statut de Rome, notamment le crime de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et tout autre crime relevant de la compétence de la Cour pénale internationale», stipule le texte, précisant qu’en «cas de récidive, toutes infractions confondues, les effets de la présente loi seront anéantis d’office à l’égard des personnes concernées».

«Sous peine de nullité, les bénéficiaires de la présente loi d’amnistie impliqués directement ou indirectement en qualité de commanditaires dans la propagation de la violence et des actions militaires à travers les groupes de rebellions sont tenus de faire mettre fin aux violences, de faire cesser le feu immédiatement et sans condition», poursuit le texte promulgué.

«Ils sont également tenus de faire restituer tous les armes et engins de guerre par les combattants et de les faire soumettre aux mécanismes de cantonnement, de désarmement et de reconversion dans un délai de soixante (60) jours, à compter de la date de promulgation», conditionne le document.

«Les bénéficiaires de la présente loi d’amnistie qui continueront d’être en intelligence avec une quelconque autres actions de rébellion perdent le bénéfice de cette loi et seront interdits de l’exercice de toute activité politique pendant une période de 10 ans de mise à l’épreuve», souligne enfin le texte.

Jean Jacques Demafouth avait estimé le 1er octobre dernier que ces conditions d'accès à l'amnistie étaient trop contraignantes et ne pourraient faire l'unanimité auprès des principaux concernés. Le leader de l’APRD avait alors demandé l'intervention des médiateurs de la crise centrafricaine auprès du président Bozizé pour un remaniement consensuel de cette loi.

«Les conditionnalités afin de bénéficier de l'amnistie ne sont pas acceptables et risquent de provoquer des réactions contraires à la volonté de paix manifestée par l'APRD»,
avait estimé monsieur Demafouth.

«L'APRD est d'accord sur le principe du cantonnement (des combattants des rébellions dans le nord) mais cela ne peut se faire en deux mois comme c'est prévu par la loi, sous peine de perdre les bénéfices de l'amnistie. Ce n'est pas réalisable. Deux mois c'est beaucoup trop court», avait expliqué le leader de l’APRD.

Si l’enlisement du processus de paix semble effectivement nécessiter des décisions fermes pour la tenue effective du dialogue politique inclusif, le consensus devra être conservé tout au long du processus pour garantir la légitimité et l’efficacité de l’initiative.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 17:01




APA Bangui 2008-10-15 (Centrafrique) Le Président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), M. Jean Jacques Démafouth, a menacé, mercredi à Bangui, de saisir la Cour constitutionnelle, afin d’invalider la loi d’amnistie générale promulguée lundi dernier par le président centrafricain François Bozizé.

«Nous allons utiliser les moyens de droit pour rendre illégale cette loi en saisissant la Cour constitutionnelle», a déclaré M. Démafouth au cours d’un entretien avec APA, qualifiant de «non évènement» la promulgation de la loi d’amnistie générale par le chef de l’Etat centrafricain.

«C’est une loi qui veut réduire à néant les efforts déployés par la communauté internationale et le président Bongo pour nous amener vers la paix à travers le dialogue politique inclusif», a-t-il dit.

La loi d’amnistie générale des personnalités, militaires et responsables civils des groupes rebelles, promulguée lundi dernier par le président Bozizé, quinze jours après son adoption par le parlement, le 29 septembre, notifie l’arrêt des poursuites engagées, pour atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale ainsi que pour d’autres infractions connexes, contre les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil.

Le texte, qui prend effet pour compter du 15 mars 2003 jusqu’à la date de promulgation, exige, entre autres, la restitution des armes et engins de guerre détenus par les combattants des groupes rebelles, le cantonnement, le désarmement et la reconversion des ces derniers, dans un délai de soixante (60) jours, à compter de la date de promulgation, sous peine de nullité.

Au cours de son entretien avec APA, le président de l’APRD a estimé qu’une loi d’amnistie est impersonnelle et fait référence à des faits précis dans une période donnée. «Son interprétation doit être claire et précise», a-t-il souligné.

M. Démafouth a fait savoir que son mouvement continuera de respecter le cessez-le-feu mais ne procèdera ni au cantonnement ni au regroupement de ses combattants jusqu’à ce que la loi portant amnistie générale soit modifiée et ramenée au texte initial adopté par la commission des lois de l’assemblée nationale.

Il a appelé à une réunion urgente de la communauté internationale et du comité de suivi des accords de paix, pour démontrer au gouvernement centrafricain que le mécanisme d’un programme de démobilisation, de désarmement et de reconversion des membres des mouvements de rébellion après les accords de paix ne peut se faire dans un délai de deux mois.

«Si le Gouvernement ne veut pas aller au dialogue, nous allons nous concerter avec les autres forces politiques de notre pays pour faire ce dialogue», a-t-il dit.

 La promulgation de la loi d’amnistie générale devrait déboucher sur la tenue du dialogue politique inclusif, forum réclamé par tous les Centrafricains, parce que représentant une solution susceptible de sortir le pays de la crise militaro-politique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 16:53




BANGUI 15 oct 08 (AFP) — La loi d'amnistie, un des préalables à la tenue du "Dialogue politique inclusif" devant rassembler en Centrafrique pouvoir, opposition, société civile et rébellions, a été promulguée par le président François Bozizé, a-t-on appris mardi de source officielle.

Adoptée par le parlement le 29 septembre, cette loi prévoit que sont amnistiées "toutes les infractions commises par les éléments des forces de défense et de sécurité, les autorités civiles et militaires dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre et de la défense du territoire" depuis le 15 mars 2003 quand le général Bozizé a renversé l'ex-président Ange-Félix Patassé (1993/2003).

Sont également amnistiés "les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil" depuis cette date jusqu'à la promulgation de la loi le 13 octobre.

La loi cite comme personnalités amnistiées, l'ex-président Patassé, son ancien ministre de la Défense, Jean-Jacques Demafouth, actuel dirigeant d'une rébellion dans le nord du pays, et Abdoulaye Miskine, un autre dirigeant de la rébellion.

Toutefois, la loi exclut de l'amnistie "les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre" ou tout crime "relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale" (CPI).

La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et sociale alors que l'insécurité règne dans le nord en proie aux exactions de groupes rebelles, de "coupeurs de routes" et de l'armée gouvernementale.

Le pays avait aussi connu de nombreux et importants troubles, avant le renversement de M. Patassé.

La loi fixe aux rébellions 60 jours "pour mettre fin aux violences et faire cesser le feu immédiatement et sans conditions". Elle soumet leurs combattants "aux mécanismes de cantonnement, de désarmement et de reconversion" dans ce délai.

Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un des principaux mouvements rebelles du pays, a affirmé récemment que cette loi d'amnistie était "inacceptable".

Il conteste notamment qu'on ne peut regrouper et cantonner les combattants des rébellions en deux mois. Si ce cantonnement n'a pas lieu dans ce délai les rebelles perdront le bénéfice de la loi.

Cette loi est considérée comme un préalable au "Dialogue Politique Inclusif" pour tenter de résoudre la grave crise que traverse le pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 04:36





  RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE












(MISNA) 14/10/2008   14.50 - Les abus et les violences commis dans les zones de conflit (Nord) mais aussi dans le reste du pays "sont pour la plupart imputables aux forces de défense et de sécurité", soutient un rapport du Bureau de l'Onu en République Centrafricaine (Bonuca), selon lequel "les six premiers mois de l'année 2008 en République Centrafricaine ont été marqués par des violations du droit à la vie, à l'intégrité physique, à la liberté ainsi que du droit à un procès équitable, des mauvais traitements, cruels, dégradants et inhumains".

De plus, d'après le même document, des exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, ont été commises dans les zones de conflit par l'armée qui a recours à n'importe quel moyen pour enrayer les agissements des groupes rebelles. Le Bureau de l'Onu fait par ailleurs état d'incursions conduites par les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lra) dans le Sud-est du pays, notamment à proximité des villes d'Obo et de Bambouti.

Le rapport rappelle et souligne néanmoins les efforts déployés en faveur de la paix, en particulier la signature d'un accord en avril dernier entre le gouvernement et les membres de l'Armée populaire pour la restauration de la Démocratie (Aprd). La Commission de consolidation de la paix de l’Onu, qui supervise le processus de normalisation mis en œuvre et a invité la communauté internationale à intervenir pour instaurer un "indispensable" consensus politique interne, devrait se rendre en visite dans le pays à la fin du mois.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 04:33





Points saillants

 

- Le Fonds de consolidation de la paix alloue 5,7 millions de dollars à 11 projets

- 109 artisans formés et deux groupements de femmes soutenus à Paoua

- UNICEF aide les enfants et les communautés à accéder à l'eau

- Planification de la campagne en faveur des déplacés à Bangui le 8 octobre

 

Contexte et sécurité

 

Réticences vis-à-vis de la loi d'amnistie

 

Deux acteurs clefs du processus du dialogue, la coalition des partis d'opposition Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) et l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) ont émis des réserves sur la loi d'amnistie, adoptée le 29 septembre dernier par l'Assemblée nationale centrafricaine. Jean-Jacques Démafouth de l'APRD a dit que le calendrier de deux mois pour le cantonnement, démobilisation et désarmement de ses troupes n'est pas réaliste. L'UFVN a menacé de quitter le processus de paix en guise de protestation contre les conditions rigides de la loi d'amnistie.

 

François Lonseny Fall, Représentant spécial des Nations Unies en RCA, a suggéré de convoquer une réunion extraordinaire du comité de suivi de l'accord global de paix pour assurer que toutes les parties prenantes du dialogue restent engagées. Il a lancé cet appel au cours de la troisième session de la « formation République centrafricaine » de la Commission de consolidation de la paix, qui s'est réunie à New York le 8 Octobre. Sylvain Maliko, Ministre d'État au plan, à l'économie et à la coopération internationale a évoqué devant la même assemblée, les priorités de la RCA dont la mise en oeuvre est indispensable au renforcement de la paix et de la stabilité dans le pays.

 

Actualités

 

Fonds de paix alloue 5,7 millions de dollars

 

Le Comité de pilotage du Fonds de consolidation de la paix a alloué un montant de 5,7 millions de dollars aux 11 projets suivant : démobilisation, désarmement et réintégration des enfants-soldats (2 millions de dollars) ; projets dirigés par les femmes visant le renforcement des communautés (1,4 millions de dollars) ; projets de sécurité alimentaire à base communautaire (600.000 dollars); et appui à la réconciliation dans le nord-ouest (1,7 millions de dollars).

 

Les 4,3 millions de dollars restant du don de 10 millions de dollars pour 2008 seront alloués à la réforme du secteur de sécurité et des projets dans les secteurs de justice et de la bonne gouvernance au cours de la prochaine réunion du comité de pilotage d'ici deux semaines.

 

Appui aux artisans et femmes de Paoua

 

Dans le cadre de son programme d'appui à la relance socio-économique de la sous-préfecture de Paoua et après avoir effectué une étude sur les activités productives de la région, le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) a formé des jeunes artisans ayant le désir de relancer leurs activités.

 

Ainsi, du 11 août au 26 septembre 2008, 109 jeunes ont bénéficié d'une formation théorique et pratique visant à mettre à niveau leurs connaissances dans les domaines de la menuiserie, la maçonnerie, la forgerie et la soudure. Pour cela, le DRC a fait appel à l'expertise des formateurs issus d'organisations locales, telles que l'Union des techniciens en faveur des jeunes désoeuvrés (UTEFAJEDE) et Don Bosco, un centre d'éducation et de formation professionnelle.

 

Les futurs menuisiers en formation

 

Les formations ont été financées par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Coopération danoise (DANIDA). Les artisans ont également bénéficié des vivres du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pendant leur formation. Les jeunes artisans recevront des kits d'outils et des matières premières pour relancer des ateliers coopératifs ou des microentreprises individuelles.

 

En même temps, le DRC appuie une douzaine de groupements de femmes afin qu'elles puissent améliorer leurs systèmes d'épargne-crédit et d'assurance traditionnelle. A ce jour, deux groupements pilotes composés de 108 femmes ont mis en oeuvre l'initiative « Tontines/Kelemba Améliorées » qui leur a permis d'épargner 530.000 FCFA, d'octroyer 6 crédits et d'assister 11 cas de maladie en deux mois. Cette initiative montre la capacité de ces femmes, à générer de l'épargne et à la transformer en crédit, tout en assistant des cas d'urgence.

 

Pour plus d'informations : stefaninidavide@yahoo.it

 

Accès à l'eau pour les enfants

 

Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) a construit 35 forages dans l'Ouham et la Nana- Gribizi et les a équipés de pompes à main avec un financement de l'Union Européenne. En collaboration avec la Direction Générale de l'Hydraulique (DGH) et l'ONG International Rescue Committee (IRC), des forages ont également été construits dans trois centres de santé situés à Ouandago, Patcho et Nana Outta. Dans des écoles primaires de 15 villages situés dans la Nana-Gribizi et la Kémo, autant de nouveaux forages fournissent de l'eau potable à environ 6.000 enfants et 5.000 autres membres de la communauté.

 

Pendant deux semaines, l'UNICEF a formé les techniciens spécialisés de Birao dans le nord-est du pays sur l'usage et l'entretien des pompes à main nouvellement installées. Une centaine de comités d'eau des villages et de techniciens dans l'Ouham ont également reçu cette formation et 80 pompes dans ces villages ont été réparées.

 

Pour ce qui est de l'assainissement, l'UNICEF a sensibilisé 160.000 personnes originaires de 400 villages aux alentours de Bossangoa sur les pratiques d'hygiène de base. Dans le cadre du même programme, 11.000 bénéficiaires à Bocaranga dans l'extrême nord-ouest du pays ont reçu des seaux, du savon et des moustiquaires imprégnées d'insecticide. La distribution a été faite en collaboration avec IRC.

 

Pour plus d'informations : aboher@unicef.org

 

Vulgarisation du dialogue à l'intérieur du pays

 

Le Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA), en partenariat avec le Ministère de la communication, du civisme, du dialogue et de la réconciliation nationale, a effectué une mission à Dékoa, Sibut, Ndjoukou, Damara, Yaloké, Bossembélé et Boali, villes situées dans le centre du pays. Le but de cette mission était d'informer les populations sur l'état d'avancement du Dialogue Politique Inclusif et de recueillir leurs attentes ainsi que leurs préoccupations par rapport au processus de paix.

 

A travers cette sensibilisation, François Lonseny Fall espère que la population prendra conscience de ses droits et devoirs. Cyriaque Gonda, Ministre de la communication, pour sa part, estime qu'une paix durable où seraient garantis le bien-être, le droit et la liberté de tous, passe nécessairement par le dialogue et la réconciliation nationale. Les populations quant à elles ont exprimé leur souhait de voir la paix revenir définitivement en Centrafrique afin de leur permettre de panser leurs plaies et de vaquer paisiblement à leurs occupations.

 

Pour plus d'informations : tourea@un.org

 

Coordination

 

Campagne en faveur des déplacés

 

Une quinzaine de participants, dont des déplacés, et des membres du cluster de protection et du groupe de communication des Nations Unies, se sont retrouvés à Bangui le 8 octobre pour planifier la campagne de plaidoyer en faveur des personnes déplacées internes en RCA. La réunion a permis d'identifier les objectifs et les activités de la campagne qui visent à renforcer les capacités de plaidoyer des déplacés eux-mêmes, former les autorités nationales et locales ainsi que les groupes armés sur les droits des personnes déplacées, et mobiliser un appui international pour les programmes de protection et d'assistance en leur faveur.

 

Cette campagne est soutenue par le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) sous la houlette de l'Equipe du partenariat humanitaire et du développement (HDPT). La stratégie et le plan d'action de la campagne devraient être finalisés d'ici la fin du mois d'octobre afin d'entamer les activités proprement dites au début du mois de novembre.

 

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA |

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 16:54





par Franck SARAGBA

Guerre révolutionnaire, guerre subversive, ou encore guerre contre-insurrectionnelle ne sont-elles pas que  les avatars d’une seule et même  guerre ? Celle de la guerre dite «  totale »   et frontale dont les origines se confondent avec  l’histoire d’une humanité intrinsèquement autodestructive à présent post-chaotique.

Contrairement aux schémas plus classiques de la guerre totale , plus ou moins élaborés,  faites de déclaration et d’annonce d’une entrée officielle en guerre  contre un autre état dont les terribles dernières manifestations eurent lieu en 1914 et 1940, la  guerre révolutionnaire transposée et menée en terre  centrafricaine  par l’ex puissance colonisatrice avec la complicité et le silence des organisations « internationales » n’est pas d’une autre nature mais d’une tout autre pratique en ce sens que l’appellation du mot guerre est complètement bannie au bénéfice d’un verbiage lénifiant et codifié à la finalité aussi destructrice.  Tantôt, elle est  déguisée  par des mots aussi soporifiques que la coopération, le développement équitable, le développement durable, le Co-développement par lesquels se nourrissent une multitude et un envahissant  répertoire d’Organisations non gouvernementales aux pensées nocives, aux relents expansionnistes.

Une immersion dans l’histoire des stratégies nous enseigne que la guerre révolutionnaire n’est autre chose qu’une des branches de l’art de la guerre  subversive théorisé par le penseur chinois SUN TZU  au VIème siècle avant J.C puis repris par des stratèges aussi renommés que Machiavel, Clausewitz ou Mao. L’essentiel de cette pensée nous-dit on,  réside dans le fait de combattre ou de lutter sans front ni champ de bataille, le but est la conquête des esprits plutôt que celle des territoires.

Rappelons-nous qu’après le morcellement de l’Afrique pour l’affaiblir et l’accession inattendue de ces états à l’indépendance, il fallait coûte que coûte par une politique d’influence au travers d’une diplomatie de masse, préserver les rapports de force entre l’ancienne puissance colonisatrice et les états nouvellement indépendants. La théorie de Mao Tse Toung sur le principe de la supériorité selon laquelle face à un ennemi en nombre, il fallait le manipuler et le diviser pour le vaincre « morceau par morceau » en concentrant au niveau tactique une force très supérieure.

La République centrafricaine n’est-elle pas le reflet et  le plus bel exemple de cette théorie ?  Les principaux leaders politiques centrafricains clament  partout qu’ils aiment leur pays et leur population mais sont incapables de ravaler leur haine et de travailler tous ensemble pour l’intérêt général. Ils disent aimer la démocratie et prétendent être des démocrates dans l’âme mais n’hésitent pas à faire des coups d’états ou à lever des rebellions, voilà la contradiction. Pire encore, ils refusent le dialogue alors qu’il est l’expression  la plus simple de la démocratie. Ils disent aimer  la justice mais c’est surtout pour l’appliquer aux autres. Leur vraie nature apparait dés lors qu’on leur demande d’appliquer le sens patriotique tant réclamé, les devoirs du citoyen, les règles fondamentales de la démocratie ou encore des notions d’éthique, de déontologie, de responsabilité.

Ainsi le substrat de la guerre révolutionnaire selon lequel, elle se nourrit de la contradiction interne d’une population donnée comme celle de la République centrafricaine se réalise. Elle se réalise d’autant plus que les contradictions sont flagrantes dans les actes posés par les principaux hommes politiques, ses intellectuels et autres élites centrafricaines depuis l’accession du pays à l’indépendance. Sous l’œil amusé et satisfait des instigateurs, la guerre révolutionnaire en Centrafrique  fait son petit bonhomme de chemin d’autant plus qu’elle est prise  en main par certains hommes politiques centrafricains assoiffés de pouvoir pour en assurer la pérennité.

Planifiée et sournoise, elle découle des expériences tirées de la guerre totale par  l’échec de l’armée française pourtant supérieure en armes pendant la guerre d’Indochine face aux vietminh rusé qui avait déjà compris et menait le combat selon les principes de la guerre révolutionnaire. Cette expérience à servi en 1954 à combattre en partie le FLN (Front de libération national algérien) en le privant de sa base populaire et en ralliant les populations arabes du côté de la France.

Plus-tard, ce savoir-faire français en matière de « guerre révolutionnaire » appliqué pendant la guerre d’Algérie, a été exporté toutefois avec quelques variantes pour une simple question d’adaptabilité au terrain en Amérique latine  par des conseillers français, en Afrique francophone et plus particulièrement en République centrafricaine terre de toutes les expérimentations.

Ainsi, des experts attitrés  tantôt au titre de la coopération, du développement équitable, du co-développement etc.… s’attèlent à une mise en œuvre systématique  et systémique de tous ordres destinés à influencer l’attitude de la population centrafricaine aux travers de ces institutions. Cette stratégie qui vise naturellement  à exploiter les nombreuses contradictions internes existant chez le Centrafricain afin de s’assurer le contrôle  de  sa population, par conséquent à faire main basse sur le pays pour s’accaparer de ses innombrables minerais et matériaux stratégiques comme l’uranium qui vient d’être bradé à AREVA, le diamant et sûrement le pétrole si l’on venait à l’exploiter.

Au cœur du processus de la guerre révolutionnaire l’appareil étatique avec toujours l’imposition  à la présidence  d’un homme dont la notoriété est égale à zéro par conséquent isolé et capable de pouvoir diviser ou plutôt incapable de pouvoir rassembler. Il est doté d’une « administration » vidée de sa mission première et d’une armée « nationale » humiliée et frustrée d’autant plus qu’elle manque cruellement de moyen au désavantage d’une armée parallèle  que sont les éléments de la garde présidentielle et les milices dotés de moyens considérables et de liberté d’actions illimitée. L’organisation de la coercition et l’instigation de la peur par d’anciens libérateurs ou miliciens déçus et reconvertis en bandits de grand chemin (braquages, kidnapping, arrestations arbitraires, actes de barbarie…) qui jouent un rôle-clé apparenté à celui des hiérarchies parallèles sur le modèle des organisations révolutionnaires clandestines, politique de la terre brûlée comme en situation de guérilla, guerre psychologique d’où fuites et désertions des villageois et multiplication de refugiés dans le Nord et l’Est du pays.

Aussi, l'utilisation du renseignement par des moyens peu conventionnels comme par exemple l’établissement des fameuses listes noires, la torture dans la fameuse prison délocalisée de Bossembélé, de la guerre psychologique  comme l’arrestation récemment arbitraire du président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme, du quadrillage par une partie de l’armée régulière ou des milices dont l’objectif est de répandre la terreur. Pour lutter contre une insurrection, la garde présidentielle et les milices jouissent des pouvoirs et des missions de police exemptées  de tout cadre judiciaire.

La guerre révolutionnaire a été mise en place pour verrouiller les indépendances  et repose sur  des accords de défense secrets, un modèle constitutionnel sur mesure dotant le président de pouvoirs exceptionnels en cas de crise, la formation de gendarmes dans le cadre d’une coopération technique pour assurer le maintien de l’ordre, ainsi que la présence de « conseillers » juridiques et militaires pour garder le contrôle de l’exécutif des nouveaux États. L’imprégnation doctrinale d’officiers supérieurs centrafricains qui auront fait un bref séjour à l’école de guerre encadrés par une poignée de spécialistes discrets qui forment et prennent part à une assistance opérationnelle lors des combats comme à Birao, comme à Tirigounlou. Sans installation officielle, ils recyclent des unités de l’armée  gouvernementale dans des centres d’entrainements.

Ainsi, la boucle est bouclée dès lors que la guerre stratégique qui se nourrit de la contradiction interne de la population centrafricaine, des incohérences de ses hommes politiques et dont l’objectif  premier est l’appropriation de l’esprit,  finit par utiliser les propres fils et filles du pays pour assurer d’une manière presque naturelle la continuité.

 

http://franck-saragba.skyrock.com/

FRANCK  SARAGBA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 16:47





APA Bangui 14/10/2008 - (Centrafrique) Le président centrafricain François Bozizé a promulgué lundi la loi d’amnistie générale des personnalités, militaires et responsables civils des groupes rebelles, a constaté APA.

Promulguée quinze jours après l’adoption de son projet par le parlement centrafricain, le 29 septembre dernier, la loi d’amnistie notifie l’arrêt des poursuites engagées pour atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale ainsi que des infractions connexes, contre les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil.

Le texte qui prend effet pour compter du 15 mars 2003 jusqu’à la date de promulgation concerne, entre autres, l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, le président de l’APRD, Jean Jacques Démafouth, et M. Martin Koumtamadji, ainsi que les co-auteurs et complices pour détournement des deniers publics, assassinat et complicité d’assassinat.

«Sont exclus de la présente loi d’amnistie, les incriminations visées par le Statut de Rome, notamment le crime de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et tout autre crime relevant de la compétence de la Cour pénale internationale», ajoute le texte, précisant qu’en «cas de récidive, toutes infractions confondues, les effets de la présente loi seront anéantis d’office à l’égard des personnes concernées.

«Sous peine de nullité, les bénéficiaires de la présente loi d’amnistie impliqués directement ou indirectement en qualité de commanditaires dans la propagation de la violence et des actions militaires à travers les groupes de rebellions sont tenus de faire mettre fin aux violences, de faire cesser le feu immédiatement et sans condition.

Ils sont également tenus de faire restituer tous les armes et engins de guerre par les combattants et de les faire soumettre aux mécanismes de cantonnement, de désarmement et de reconversion dans un délai de soixante (60) jours, à compter de la date de promulgation», avertit le document.

«Les bénéficiaires de la présente loi d’amnistie qui continueront d’être en intelligence avec une quelconque autres actions de rébellion perdent le bénéfice de cette loi et seront interdits de l’exercice de toute activité politique pendant une période de 10 ans de mise à l’épreuve», souligne le texte.

L’adoption de la loi d’amnistie par le parlement centrafricain avait entraîné des dissensions auprès des protagonistes de la crise centrafricaine.



Ndlr Centrafrique-Presse : Promulguée ou non, cette loi n'est pas consensuelle et ne reflète point l'esprit et la lettre des discussions et de l'Accord de paix global de Libreville. Bozizé a tout fait pour qu'elle soit contestée dès son adoption, créant inutilement des problèmes politiques autour afin de continuer à jouer la montre puisqu'il ne veut pas du dialogue politique inclusif. Qu'il la promulgue ou pas ne change rien au fond des choses.




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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 16:31

 



BANGUI, République de Centrafrique,
14 octobre 2008/African Press Organization (APO)/

Thème: Prévisions Climatiques Saisonnières, Gestion des Ressources en Eau, Agro Foresterie, Santé

 Le Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD, http://www.acmad.ne/ ), en collaboration avec la Direction de la Météorologie Nationale de la République de Centrafrique, avec le soutien de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), du programme ACCA d’adaptation aux changements climatiques du CRDI et la participation de ses partenaires en Prévision Saisonnière, organise le 3ème Forum de Prévisions Climatiques Saisonnières en Afrique Centrale (PRESAC-03), sur le thème : ” Prévisions Climatiques Saisonnières, Gestion des Ressources en Eau, Agro Foresterie, Santé ” à BANGUI, République de Centrafrique, le 24 Octobre 2008.

Le PRESAC-03 est programmé pour préparer les prévisions saisonnières de précipitations pour la saison pluvieuse 2008 en Afrique Centrale et évaluer leurs impacts sur les activités socio-économiques de la région. Cet atelier  2008 sera constitué de trois composantes principales, sous forme de présentations d’un panel d’experts et de discussions :

1. Présentation des prévisions saisonnières de précipitations pour la période Octobre-Novembre-Décembre 2008 par les pays participants et les centres internationaux et présentation de la prévision climatique saisonnière consensuelle pour la région.

2. Discussions sur l’utilisation et les impacts de la prévision climatique saisonnière par des usagers spécifiques.    

3. Stratégie pour améliorer les applications et la diffusion des produits de prévision climatique jusqu’aux usagers finaux – Communications spécifiques des usagers, de la communauté du développement, de la recherche et des media.

SOURCE : Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD)

 

 

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 23:06

 


Avec l’adoption de la loi d’amnistie par l’Assemblée nationale, le peuple centrafricain s’attendait logiquement à renouer avec la paix et la sérénité dans toutes les régions du pays. Or M. Jean Jacques Demafouth, leader de l’APRD, juge inacceptable le délai de soixante jours fixé pour le désarmement, la démobilisation et le cantonnement de ses hommes. Selon lui, conditions ne seraient pas réalistes, car leur mise en œuvre nécessiterait la mobilisation d’importants moyens financiers, matériels, du temps et de l’énergie.

 Aussi, exige t-il une nouvelle révision de texte de loi dont le rejet constitue une entrave grave à l’évolution du processus du dialogue politique inclusif. Les gesticulations du président de l’APRD s’apparentent d’un mot d’ordre lancé aux éléments armés qui ont aussitôt repris les opérations de terrain.

Ainsi le 03 octobre 2008, dans la zone du chef des opérations Djim Wei, une patrouille mixte MICOPAX-FACA est tombée dans une embuscade de l’APRD à Pougol à 3o Km de Paoua, occasionnant l’évacuation à Bangui de deux blessés figurant parmi les militaires de la force régionale de paix.

Cependant une patrouille de la MICOPAX a parcouru sans encombre à la fin septembre dans les deux sens Kaga Bandoro Kabo dans un secteur où évoluent généralement les hommes de l’aile placée sous les ordres de Maradas.-Lakouè. Cette contradiction interne apparue dans l’exécution des consignes du leader de ce mouvement, est révélateur du malaise profond qui s’empare de l’APRD à un moment où l’UFDR affirme de son coté sa disponibilité à appliquer intégralement les dispositions du texte de loi dans les délais fixés.

Le Ministère de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre et de la Restructuration de l’Armée est surpris par un tel revirement d’autant plus que le 15 septembre dernier, à Libreville, M. J. J. Demafouth a annoncé sa décision de retourner à la table de négociations, précisant qu’il ne saurait demeurer insensible aux souffrances du peuple et se dit favorable à l’intervention de la MICOPAX qui peut aider les parties à faire l’application du cessez-le-feu.

Cette volte-face destinée à compromettre les efforts du gouvernement et de la communauté internationale, participe d’une stratégie consistant à empêcher par tous les moyens la poursuite du processus du dialogue politique inclusif par ceux-là même qui réclamaient à cor et à cri l’adoption d’une loi d’amnistie élargie à tous les protagonistes.

Le peuple centrafricain, qui a assez souffert des traitements dégradants infligés par la rébellion aspire désormais à la paix.

Les Forces Armées Centrafricaines poursuivront quant à elles comme par le passé leur mission de maintien de la paix sur toute l’étendue du territoire national. Dans tous les cas, les manœuvres de l’APRD et de son leader ne sauraient stopper la marche irréversible du peuple souverain vers la tenue du dialogue politique inclusif conformément à la volonté exprimée plus d’une fois par le Président de la République, Chef de l’Etat.

 Fait à Bangui, le 8 octobre 2008


Le Ministre Délégué au près du Ministre de la Défense Nationale Chargé du Désarmement, de la Restructuration de l’Armée, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre.

Jean-Francis Bozizé

 

 

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 15:01



APA Bangui 2008-10-13 (Centrafrique) Six centrales syndicales des travailleurs ont adressé une mise en garde au gouvernement centrafricain contre la non satisfaction de leurs revendications, à l’occasion de la rentrée syndicale, samedi dernier à la bourse de travail à Bangui.

Les syndicats réclament notamment l’inscription du déblocage des effets financiers des avancements allant de 1986 à 2008 dans le projet de budget 2009 et l’apurement des quatre mois d’arriérés de salaires dus aux travailleurs par l’actuel régime du président François Bozizé.

«Si tel n’est pas le cas, le cycle infernal des grèves reprendra en janvier 2009», ont averti les leaders syndicaux.

«Vous savez que les gouvernements qui se sont succédé en République centrafricaine ont laissé une ardoise d’arriérés de salaires à tous les fonctionnaires et agents de l’Etat», a déclaré le secrétaire à l’éducation ouvrière, M. Jean-le Brun Siovène.

Le leader syndical a invité le gouvernement centrafricain à respecter ses engagements afin d’éviter le pire en janvier 2009.

La rentrée syndicale a permis aux six centrales de faire le bilan des actions menées depuis plus de huit mois, après la suspension de la dernière grève qui a duré du 2 janvier au 23 févier derniers.

Les syndicalistes ont dénoncé le manque de volonté du gouvernement ainsi que les persécutions dont ils sont victimes.

Le gouvernement centrafricain avait promis de débloquer les effets financiers des avancements bloqués depuis 1985 et d’éponger les arriérés de salaires, des pensions et des bourses, à l’issue de sa rencontre avec les six centrales syndicales, le 23 février dernier.

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