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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 00:11

 

 

 

 

violence au Km 5

 

la Toyota RAV 4 ici en feu, dans laquelle ont été retrouvés les corps des deux garçons tués

 

 

Par Fleury Koursany - 06/06/2011 JDB

Ils ont été retrouvés morts le 31 mai 2011 dans le véhicule du transporteur qui serait d’origine tchadienne

 

Les obsèques auront lieu alors que la tension demeure encore latente entre les deux communautés centrafricaine et tchadienne. La Commission d’urgence composée des représentants du gouvernement centrafricain et tchadien a rendu public un communiqué conjoint. Lequel déplore les pertes en vies humaines (11 morts dont 8 côté tchadien et 3 coté centrafricain), des blessés et d’importants dégâts matériels. Le Communiqué conjoint lu par le Secrétaire général adjoint du ministère tchadien des Affaires étrangères, M. Moussa Dago précise par ailleurs qu’en vue de favoriser un climat apaisé et consolidé la cohésion pacifique entre les deux communautés, les deux délégations ont décidé dans l’immédiat que «l’enquête judiciaire devra être accélérée en vue d’identifier formellement le ou les auteurs de l’odieux assassinat des enfants et des autres cas criminels, libérer les personnes innocentes emprisonnées à la suite des troubles du 31 mai 2011 et indemniser les victimes avérées par le gouvernement centrafricain».

A court terme, il s’agira de «promouvoir une sensibilisation en direction des deux communautés en vue de préserver leurs liens de fraternité séculaire, appliquer le principe de la libre circulation des personnes et des biens dans la zone CEMAC». Sous l’œil bienveillant des forces de défense et de sécurité, les activités économiques ont timidement repris dans le plus grand centre commercial de Bangui (KM5), depuis quelques jours. Cependant, on craint une autre montée de tension le jour des obsèques des deux garçons qui auront lieu ce mercredi, 8 juin 2011.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 00:06

 

 

 

 

 

pk-12.jpg

 

 

Centrafrique : Après le km5 le pk 12 sous un nuage sanglant… 

Par Kpangbandjé - 06/06/2011 JDB

Le pk 12, situé à la sortie nord de Bangui a vécu un weekend plus que troublant sous les crépitements d’armes à la suite d’un évènement provoqué par des éléments de la sécurité du territoire

 

Après seulement quelques jours des émeutes meurtrières du km 5 qui ont touché toute la capitale centrafricaine, le pk 12, situé à la sortie nord de Bangui a vécu un weekend plus que troublant sous les crépitements d’armes à la suite d’un évènement provoqué semble-t-il par des éléments de la garde présidentielle. Cet incident qui a d’ores et déjà fait plusieurs victimes, risquera d’en faire plus. En effet, selon certains témoins de l’évènement, tout serait parti des altercations opposant un lieutenant de la garde présidentielle, à deux autres gradés de ce corps, tous en civil. Ils seraient dans une buvette en train de se rafraîchir lorsque le lieutenant fumant une cigarette dégage sa fumée du côté des deux compagnons qui n’ont pas tardés à lui faire la remarque. Sans broncher, le lieutenant s’est emporté et aurait pointé avec son pistolet. Dans un mouvement rapide, l’ami de celui-ci a désarmé le lieutenant.

Furieux, il aurait couru faire appel aux autres zakawa mais lorsqu’ils sont arrivés sur les lieux, les deux autres avaient quitté l’endroit. Notre lieutenant se serait mis dans tous ses états étant donné qu’il a perdu son arme. Avec l’équipe de secours à qui le lieutenant avait fait appel, ils auraient tiré des coups de feu pendant plusieurs minutes avant de partir. Dans leur cavale, lorsqu’ils ont voulu tourner du côté de Sassara, ils ont percuté de plein fouet un motard qui passait malheureusement par là, se rendant du côté du pk 12. Le motard tombe raid mort et sera la première victime.

Le motard n’était qu’un particulier qui rentrait du travail. Lorsque la roue du véhicule de ces zakawa est montée sur celle de la moto, elle a explosé et les jeunes du coin ont pensé que la victime s’est faite encore tiré dessus. Ces jeunes ont ainsi manifesté leur colère toute la nuit. Des pneus ont été brûlés sur l’intersection de la route de Damara et Boali. Jusque dans la journée d’hier dimanche 5 juin, la tension était et demeure inquiétante puisque les manifestants ont promis revenir à la charge. Selon le bilan provisoire de cet évènement, il y aurait eu plusieurs blessés et un mort, notamment le motard percuté par les éléments de la garde présidentielle. Néanmoins, depuis le jour des émeutes du km 5, la ville de Bangui semble être hantée par des démons de la mort. Appelons tous nos éléments de force de défense à la retenue si l’on a besoin d’une paix réelle

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:56

 

 

 

 

soldats tchadiens

 

 

Bangui 7 juin (C.A.P) - Selon des informations dignes de foi, les autorités de N’djaména avaient pré-positionné  pas moins de 300 soldats de l’armée tchadienne à Bozoum (300 km environs de Bangui), chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé afin d’intervenir promptement sur le théâtre des opérations de Bangui afin dit-on de sécuriser les musulmans tchadiens dans le cas où la « chasse aux commerçants et musulmans tchadiens » prendrait une ampleur plus grande lors de la crise de violence qui avait ciblé les avait ciblés au quartier Km 5 à Bangui suite à la découverte des corps de deux garçons dans l’arrière d’une Toyota RAV 4 appartenant à un individu musulman d’origine tchadienne habitant au quartier KINA.

Toujours d’après nos sources, c’est le bon déroulement des entretiens qui ont eu lieu à Bangui avec la délégation tchadienne conduite par le ministre de la défense de N’djaména qui aurait permis d’éviter l’intervention militaire des soldats tchadiens mais jusqu’à quand ? Pour l’instant nous ne sommes pas en mesure d’affirmer si ce détachement tchadien a rebroussé chemin pour regagner son bercail ou campe encore à Bozoum. Certaines sources font état de l’arrivée à Bangui à bord d’un Transall de soldats tchadiens qui se seraient fondus dans la population  dans les quartiers en attendant un nouvel ordre de leur chef.

C’est un secret de polichinelle que depuis le 15 mars 2003 date du coup d’Etat de Bozizé, ce sont les soldats de la garde présidentielle tchadienne sous le commandement du colonel Daoud Soumaïne promu ensuite général et chef d’état-major des FAT avant d’être tué lors de l’offensive des rebelles de février 2008, qui avaient installé Bozizé au pouvoir. Depuis lors, c’est aussi une compagnie entière de soldats tchadiens sous les ordres d’un colonel zakawa, qui assure vingt et quatre heures sur vingt et quatre, la sécurité de Bozizé. Ils dorment et se réveillent avec lui tous les jours.

Même si on sait que la protection rapprochée de plusieurs chefs d’Etat africains est assurée en général par des soldats d’autres pays étrangers, la situation de Bozizé est assez singulière car elle s’accompagne d’un assujettissement total à son homologue tchadien qui de fait, est devenu président de deux pays voisins en quelque sorte.

Le comble était atteint ce jour de 2006 où François Bozizé avait été contraint d’annuler à la dernière minute une visite qu'il devait effectuer au Soudan alors que l'avion présidentiel soudanais venu exprès le prendre était déjà sur le tarmac de l'aéroport Bangui M'Poko. Idriss Déby lui avait fait discrètement et clairement savoir que s’il effectuait ce déplacement de Khartoum, il ne retrouverait plus son fauteuil. Cela donne une idée sur la nature des rapports entre Bozizé et son homologue et voisin du Nord.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 21:54

par Jean-Pierre MARA

 

 

 

 

JP Mara-copie-1

 

 

La RCA se trouve-t-elle à la croisé de son histoire de descente vers la régression  c'est-à-dire dire vers moins l’infinie ? Comment peut-on développer notre pays la RCA sans Energie (ENERCA) sans eau potable (SODECA), sans Téléphone Fixe et sans Fax (SOCATEL) ?

 

Il y a un fort potentiel humain centrafricain avec beaucoup d’expériences à travers le monde, pourtant la politique de brutalité engagée par le pouvoir depuis 2003 envers certaine catégorie de citoyens centrafricains empêche l’éclosion de ce potentiel. Le refus de la médiocrité adopté par ce groupe de Centrafricain ne doit pas empêcher une utilisation rationnelle de cette force qui est susceptible de se mettre au service de la nation, répandu entre Libreville, Dakar, Marrakech, Paris, Baltimore,  New York, etc... En effet, on peut convaincre cette catégorie de Centrafricain par la tolérance et l’écoute dans le souci de bâtir la RCA par l’effort des Centrafricains de tous bords, si d’aventure la volonté de construire le pays était une préoccupation du pouvoir.  D’où la question, qui veut bâtir la RCA ?

 

L’expérience Centrafricaine et les leçons à tirer du passé nous apprennent que notre nation ne peut se bâtir par la brutalité militaire à l’encontre de ceux qui ne sont pas de l’avis du pouvoir. On ne peut pas bâtir notre pays par la division, par le rejet des idées provenant des opposants, ou encore par des pratiques rétrogrades érigées en mode de gouvernance économique et politique.

 

En affirmant être opposant politique en non un ennemi du régime,  je pense qu’il est utile de rappeler aux adeptes de l’exécutif qu’il est possible de se rende à l’évidence des dangers que représentent ces pratiques suicidaires d’exclusion tant sur le plan politique qu’économique. Aucun parti en RCA n’a la potentialité humaine de résoudre à seul tous les problèmes de notre pays. Dès lors, pourquoi continuer à penser que notre salut et notre développement viendra exclusivement de l’aide et son utilisation par une classe de personne dévouées? Je pense plutôt qu’il faille associer l’aide internationale à une ressource humaine locale critique venant de tous bords politiques si on veut exploiter cette aide pour le bien-être de notre société. Sans cette démarche, nos Présidents irons toujours mourir dans des hôpitaux étrangers, ou encore reviendrons mourir pauvre en RCA après une malheureuse expérience d’exil politique dans des pays qu’ils ont cru être un lieu de prédilection pour les dépôts de ressources frauduleuses.

 

Avec cette réalité, on se demande pourquoi vouloir exclure la vraie opposition politique pour privilégier la fabrication de toute pièce d’une opposition supposée  être docile aux ordres d’une pensée unique, situation qui finira par ne pas s’avérer bénéfique pour leurs auteurs? 

 

Revenons sur la question qui nous préoccupe : en matière de stratégie d’infrastructures, la classe dirigeante actuellement au pouvoir a misé sur les groupes électrogènes pour résoudre par exemple les problèmes de carence en électricité nécessaire pour les rares usines qui existent sur la place comme MOCAF, SOCACIG, voir pour le petit commerce et encore pour les autres secteurs d’activités économiques dont l’exercice.  Ainsi, au lieu de lancer un vrai programme de rénovation des infrastructures énergétiques, le pouvoir a préféré la politique de l’autruche pour ne pas voir les limites dans la gestion de l’ENERCA. 

 

Or il était possible, de laisser les aspirations de prédation et négocier franchement avec certaines institutions une remise en état des infrastructures techniques de BOALI sur propres financement. Or les prédateurs ont plutôt visé des pots de vins très élevés pour finalement aboutir à la non réalisations de ces projets de remise en état. Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence qu’il est impossible de tenir une usine, un  atelier ou un commerce dans un quartier ou l’électricité est disponible entre 1h et 6h du matin, sachant que le prix du carburant ne permet aucunement d’utiliser un groupe électrogène pour des activités commerciales dans la journée.

 

Les infrastructures techniques et en tête celles de la télécommunication et celles de l’électricité constituent l’épine dorsale des activités économiques de tous les pays du monde sauf celle de la RCA.  Que peut faire un homme d’affaire dans un pays ou l’électricité, le téléphone fixe ou le fax ont un fonctionnement limité. Dans un pays ou le haut débit n’existe que de nom, on ne peut pas installer la Télé médecine, l’enseignement à distance et on ne peut pas vulgariser Internet  nouvel outil d’information rapide pour toute activité économique. L’idée de la fibre optique reliant les pays à l’autoroute haut débit des communications électroniques est en marche dans presque tous les pays africains, alors qu’elle est morte en Centrafrique. Presque tous nos voisins ont accès au bouquet Télévisuel qui montre ainsi le degré de développement de leur pays. Les Centrafricains quant à eux, ne connaissent pas la Télévision sur les bouquets proposés pour donner une idée de la vie dans ces pays.

 

Comme le dirait l’autre observateur, mis à part les multiples poses de premières pierres et les effets d’annonce, il n’ y a aucun investissement publique digne de ce nomen RCA. Tous les jours, on nous fait croire que l’ENERCA, la SODECA, la SOCATEL, la Radio et la Télévision seront bientôt opérationnels. Mais la triste réalité est qu’aucune infrastructure technique digne de ce nom ne fonctionne réellement en RCA depuis 2003. Quel bilan peut-il faire notre fierté de Centrafricain en matière d’infrastructures ? Les feux rouges qui ne fonctionnent plus  dans Bangui? J’en ai vu quand j’étais petit au Lycée. L’aéroport de Bangui ? J’en ai honte chaque fois que mes collègues font des commentaires de leurs derniers voyages au pays de Boganda et Bokassa. 

 

La situation est tellement préoccupante, à tel enseigne qu’on a le droit de demander  au pouvoir quand compte t-il résoudre ces problèmes maintenant que l’opposition politique ne plus être tenue responsable du blocage politique.

 

Quelle est la situation économique de la République Centrafricaine aujourd’hui 6 mois après la mascarade électorale avec les fraudes organisées?

Avons-nous un programme de sortie de la pauvreté ? Si oui, merci d’en faire preuve. Tout comme avant les échéances mal organisés de janvier 2011, il ya comme toujours trois (3) sources de financement de la vie de l’Etat avec 30 ministères pour une population actives de 25 000 fonctionnaires :

 

1-Les redevances des mines

2-Les taxes et redevances douanières

3-L’aide latérale, bilatérale ou internationale

 

Et en attendant, nous lisons tous les jours les mêmes informations partout :

Vie chère, pas d’électricité dans Bangui, pas d’eau potable dans Bangui, pont cassé ici, pont cassé là bas,  un seul repas par jour, chômage des jeunes, bref tous les maux qui font  d’un Etat un pays pauvre. Alors, il faut se demander pourquoi un Etat qui est riche en matières premières, qui a des diamants, du bois, de l’Uranium et de surcroit est situé dans une zone de bonne pluviométrie n’arrive pas à créer de la richesse ?

 

Dans un monde ou les Télécoms constituent la source de revenues conséquentes, on nous apprend que l’existence de deux des cinq opérateurs de téléphonie mobile ainsi que celle de leur employés sont menacées à cause des charges très élevés dues essentiellement à l’alimentation en gazoil des pylônes des opérateurs de téléphonie cellulaires, l’économie Centrafricaine se trouve nulle part dans l’anale des performances économiques africaines. La sous performance des infrastructures de la téléphonie fixe, ne permet en aucun cas à l’opérateur historique de prendre valablement la relève. Donc une faillite des opérateurs de cellulaires en RCA est une catastrophe pour le monde du travail en RCA et tout cela à cause de la mauvaise gestion de l’ENERCA !

 

Au Gouvernement, à  la SOCATEL et au Ministère de la Poste et des Nouvelles Technologies (quelle Techno ?) de nous dire que devient le projet de la fibre optique sensé ouvrir la RCA au monde du transport de l’information et des transactions financières.  La création d’emploi pour au moins 10.000 personnes est possible en RCA rien que par l’existence de cette technologie de transport de l’information. La pose de la fibre optique peut faire  revivre le secteur le privé et les services et peut-être le point de départ de nouvelles activités bancaires, financières et autres.  OU en sommes-nous avec la fibre optique?

 

La relance de l’économie centrafricaine est possible par la création de 10.000 emplois juste par la remise en état des infrastructures de télécommunication fixe avec la fibre optique,  dans les transports, dans la construction et dans l’électricité.  Des Centrafricains pour concevoir ces projets de relance sont présents et par milliers à travers le monde.

Il me semble que des solutions pour la création d’emploi, pour la lutte contre le chômage des jeunes, pour le pouvoir d’achat de la population ou pour l’amélioration de la vie des paysans, des agriculteurs et des éleveurs sont possibles.

 

Question finale : quel est l’avenir de la République Centrafricaine au vue des pronostiques de faillite ou des réductions d’activités par les opérateurs de téléphonie mobile suite aux difficultés d’accès à l’internationale et d’alimentation en énergie ?

 

La solution est simple : relance effective de l’ENERCA, de la SOCATEL et des secteurs de services associés notamment la poste, la fibre optique, l’internet suivi d’un bon approvisionnement énergétique(ENERCA): 10.000 emplois seront ainsi immédiatement possibles d’être créés.

  

La démarche pour cette relance réside dans notre capacité à penser politiquement les stratégies. En effet notre génie à penser ces solutions qui fonctionnent ailleurs (ici je pense aux autres pays africains) est de mise.  Mais qui peut favoriser cette démarche à part la politique?

 

Pour ce qui concerne le financement de ces idées, il faut cesser la prédation, l’égocentrisme et l’exclusion. Il faut régional, global et future. C’est possible si nous en sommes politiquement capables. Et pour finir, reprendre les idées, ne sert à rien ! Les copier  non plus ! Il faut faire appel aux hommes compétents qui sont à l’origine des idées exceptionnelles. Le monde change, la politique doit aussi s’adapter au changement.

 

Paris le 6 Juin 2011,

 

 

Jean-Pierre MARA

 

Ingénieur en Télécommunication

 

 

NDLR : Jean-Pierre Mara était candidat aux dernières élections législatives à Mala et avait été violemment agressé par le candidat du KNK avec le soutien et la complicité du commandant de brigade de gendarmerie du coin qui battait ouvertement campagne pour le KNK. Il est responsable fédéral du CRPS en France et également membre de la direction du Collectif pour l'Alternance Démocratique (CAD)   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 17:06

 

 

 

Mgr-Edouard-Mathos-ici-au-milieu.jpg

 

                            Mgr Edouard Mathos, ici au milieu

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 06 Juin 2011 11:05

Rebondissement dans la prise en otage de Mgr Edouard Mathos, évêque du diocèse de Bambari (centre) et président de la conférence épiscopale  de Centrafrique. On a appris dimanche 5 juin, par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bria, que le prélat a finalement été libéré par ses ravisseurs, des hommes armés supposés appartenir à la CPJP.

Cette libération est intervenue suite à une intervention des FACA. Des soldats de l’armée centrafricaine ont donné l’assaut pour libérer Mgr Mathos. Les affrontements auraient entraîné des pertes en vies humaines mais aucun bilan n’est encore disponible à l’heure actuelle. Le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a rencontré l’évêque à Bria (nord) après la libération de ce dernier, le décrit comme « un homme fatigué et souffrant des genoux. »

Il faut rappeler que dans un premier temps, les éléments présentés comme ceux de la Convention des Patriotes pour la Justice et Paix (CPJP) avaient enlevé dans la nuit du jeudi 2 juin 2011, Mgr Edouard Mathos. Selon le curé de Bria, « le forfait serait commis au village Mouka-Ouadda (80 kilomètres nord de Bria), sur l’axe Ouadda. Mgr Mathos était de retour d’une mission pastorale à Sam-Ouadja et Ouadda-Jallé (nord-est du pays) et tombé dans une embuscade. Son chauffeur, véhicule, téléphone satellitaire et d’autres biens avaient été emportés par ces rebelles ».

« Après l’avoir retenu un moment, les rebelles ont laissé partir le prélat. Il a bénéficié de l’hospitalité des habitants du village en question. Ces derniers l’ont récupéré sain et sauf », a encore indiqué le curé. Les rebelles sont revenus plus tard s’emparer de nouveau du prélat en lui reprochant d’avoir fait usage de son téléphone satellitaire pour alerter des gens à Bangui. C’est suite à ce nouveau rapt que les FACA sont intervenues pour le libérer et le conduire à Bria.

 

 

NDLR : Tout porte à croire que les hommes armés qui ont arrêté, détroussé Mgr Edouard Mathos et sa suite puis emporté leurs véhicules en brousse, n’ont rien à voir avec les éléments de la CPJP. En effet, selon nos informations d’une source proche de ce dossier, ces individus ne parlaient aucune langue centrafricaine et selon toute vraisemblance, seraient les résidus de mercenaires soudanais « djandjanwids » ou des rebelles tchadiens qui avaient donné un coup de main à la fraction d’Abdoulaye Issène de l’une des fractions de la CPJP qui avait fourni le prétexte à N’djaména d’envoyer l’armée tchadienne à Birao et ses environs pour les mater en novembre dernier.

Ces bandits armés écument toujours la zone, particulièrement à la recherche de véhicules 4 x 4 susceptibles d’être revendus à bon prix au Soudan. Très récemment, plusieurs véhicules pick-up tout-terrain de la Croix Rouge Internationale (CICR) à Birao et de deux ONGs humanitaires, le  Conseil Danois pour les réfugiés et   avaient été arrachés à leurs propriétaires le 23 mai dernier à Ndélé. Les agresseurs ont emporté ces véhicules et fui vers la frontière soudanaise. Il s’agit manifestement d’un gang spécialisé dans le vol de véhicules tout terrain qui n’a rien à voir avec les éléments de la rébellion armée de la CPJP.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 16:17

 

 

 

soldats-tchadiens.jpg

 

 

Source : surlefeu.fr 6 juin 2011

Nouvel incident au cours du week-end à Bangui. Deux soldats tchadiens auraient abattu à bout portant deux civils centrafricains au lieu-dit PK 12, près de la résidence du président François Bozizé.

Selon Thierry Mbomba, rédacteur en chef du journal Le Démocrate, à Bangui, les deux militaires appartiendraient à la garde rapprochée du chef d’Etat centrafricain.

La semaine dernière, une délégation tchadienne a séjourné à Bangui à la suite de récents affrontements entre Tchadiens et Centrafricains, qui avaient fait onze morts dans la capitale centrafricaine.

 

 

 

Les gouvernements centrafricain et tchadien veulent créer commission mixte de sécurité

BANGUI 06/06/2011(Xinhuanet) - Les gouvernements tchadien et centrafricain ont annoncé la création d'une commission mixte de sécurité chargée de garantir la paix entre les deux peuples, à l'issue de l'affrontement entre chrétiens et musulmans d'origine tchadienne ces derniers jours, suite à l'assassinat de deux enfants par un sujet musulman à Bangui.

L'annonce a été faite vendredi dans un communiqué conjoint sanctionnant la rencontre entre le président François Bozizé et la délégation tchadienne conduite par le ministre tchadien de la Défense Bichara Issa Yababa, accompagné de quelques haut-gradés de l'armée tchadienne, dépêchés à Bangui pour trouver une solution à cette crise.

Les deux gouvernements se proposent de "réactiver la commission mixte tchado-centrafricaine, le comité de concertation et créer la commission mixte de sécurité" pour veiller à la paix et à une bonne cohabitation entre les tchadiens et les centrafricains, indique le communiqué.

Pour mettre fin à des scènes de violences entre les deux peuples, ils proposent d'engager une vaste campagne de sensibilisation en direction des deux communautés "en vue de préserver leurs liens de fraternité séculaires", de même que l'application du le principe de la libre circulation des biens et des personnes dans la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique Centrale).

Par ailleurs, les autorités tchadiennes et centrafricaines ont recommandé l'accélération de l'enquête judiciaire déjà entamée pour identifier les auteurs de l'assassinat des deux enfants, qui était à l'origine du soulèvement et d'autres cas criminels, et de libérer les personnes innocentes emprisonnées à la suite de cette affaire, mais surtout d'"indemniser les victimes avérées par le gouvernement centrafricain".

Le 31 mai dernier, les corps de deux mineurs centrafricains ont été retrouvés dans le coffre de la voiture d'un transporteur musulman au quartier KM5 à Bangui. Cette situation a déclenché des scènes de violences entre chrétiens et musulmans d'origine tchadienne qui a une forte colonie dans cette partie de la capitale centrafricaine.

Des véhicules et des mosquées ont été brulés, et des maisons et magasins appartenant aux musulmans saccagés et pillés, tandis que l'on compte huit morts côte tchadien et trois côte centrafricain et plusieurs blessés dans les deux camps.

Une mission tchadienne est arrivée à Bangui pour s'enquérir de la situation.

En 2008, l'assassinat de deux jeunes musulmans d'origine tchadienne soupçonnés de braquage par les éléments de l'Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB), une unité de la police, avait provoqué un soulèvement au KM5 à Bangui.

Depuis vendredi, le calme est revenu dans la ville de Bangui. Les magasins ont ouvert leur porte samedi matin.

© Copyright Xinhuanet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 01:13

 

 

 

stephanie-moreau-et-le-president-germain-agnani-photo-berna.jpg

 

 

 

Publié le 05/06/2011 à 00:00 dans www.leprogres.fr

L’association Les amis comtois des missions centrafricaines (ACMC), qui compte de nombreux Jurassiens, accueillait dernièrement à Amondans (Doubs), quatre-vingt-dix adhérents, pour un repas bienfaiteur.

Le but de cette manifestation était de recueillir des fonds pour l'association afin de contribuer aux frais de missions chirurgicales en République Centrafricaine. Stéphanie Moreau, infirmière anesthésiste, vient d’effectuer sa sixième mission chirurgicale dans l’équipe du docteur Onimus,

C’est en pagne, le costume traditionnel de ce pays qu’elle a fait un exposé aux convives sur cette dernière mission d’une quinzaine de jours.

Seize enfants ont été opérés à Dékoa, (nord-est), à 500 km de la capitale, dont 300 km de pistes chaotiques. Les interventions ont porté sur quelques pieds-bots, brûlures, dernières séquelles de polio, d’infection de quinine et de fractures mal soignées. Au retour sur Bangui, onze enfants y ont été opérés. Stéphanie est rentrée enthousiasmée de cette mission qui s’est très bien déroulée, notamment au niveau des anesthésies, grâce à un nouvel appareil donné par le « Don du souffle », de Besançon.

En septembre, l’équipe repartira pour une nouvelle mission et en 2012, l’ACMC fêtera ses 30 ans d’existence. Sachant que les frais de voyage sont en totalité payés par les membres participants, les dons peuvent être adressés aux « Amis Comtois des Missions Centrafricaines ».

ACMC, 6 Rue du Palais, 25000 - Besançon

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 00:48

 

 

 

Les--v-ques-de-l-ACERAC.jpg

 

 

Bangui, 5 juin (C.A.P) - Mgr Edouard Mathos que la rédaction de Centrafrique-Presse a réussi à joindre au téléphone a déclaré avoir pu rejoindre Bria chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto aux premières heures de la matinée ce dimanche. L’évêque de Bambari et aussi et surtout le président de la Conférence épiscopale de Centrafrique avait l’air tout à fait serein et nous a confié souffrir néanmoins de quelques douleurs aux chevilles et aux genoux. Il semblait aussi ravi de prendre quelque repos à la mission catholique de la ville de Bria après la mésaventure qui lui est arrivée.

D’après le prélat, son véhicule et celui des prêtres jésuites de l’ONG Caritas qui l’accompagnaient et qui revenaient de Sam-Ouandja, ont été arrêtés aux alentours de 17 heures (heure locale) vendredi dernier dans la petite localité de Mouka, à environ 80 km de Bria. On se souviendra que c’est aussi dans ce village qu’en janvier dernier, les candidats du MLPC aux élections législatives dans la Vakaga et Dieudonné Koudoufara de Ouadda Djallé, avaient été arrêtés par vraisemblablement les mêmes ravisseurs de Mgr Mathos et ses compagnons.

Ceux-ci ont procédé à une fouille minutieuse des véhicules et des personnes et étaient particulièrement intéressés par l’appareil de téléphone satellitaire Thuraya de l’évêque qu’ils n’ont pas pu en fin de compte récupérer. Lors de notre entretien téléphonique, ce dernier n’était pas encore en mesure de nous dire avec précision tout ce qu’on leur a pris de force en définitive. « Nous faisons encore l’inventaire » s’est-t-il contenté de nous dire.

Leurs ravisseurs finissent par sommer les chauffeurs des deux véhicules de partir avec eux vers leur base qui serait située à une trentaine de km dans la brousse. Ces véhicules seront sans doute acheminés au Soudan pour y être revendus. Celui de Mgr Mathos, une 4 x 4 Patrol Nissan assez recherchée dans la région des trois frontières par les bandes armées qui écument le coin, devrait sans doute rapporter assez d’argent aux nouveaux propriétaires.

Dans la journée de ce dimanche, le chauffeur du véhicule des prêtres jésuites a réussi à se sauver et a pu regagner Bria par ses propres moyens. Seul le chauffeur de Mgr Mathos n’avait pas encore été libéré par les ravisseurs et n’avait pas encore rejoint ses compagnons d’infortune. Compte tenu de ses ennuis de santé, Mgr Mathos nous a confié son souhait que les autorités de Bangui puissent envoyer un aéronef pour le ramener à Bangui pour des soins médicaux que son état nécessite.

Ce que Mgr Edouard Mathos vient de vivre donne la preuve s’il en est encore besoin que plus que jamais, il faut concrètement et effectivement réaliser le désarmement de la République centrafricaine, en particulier de toutes ces régions depuis longtemps en proie à des rébellions armées qui sont un cancer pour les populations et le pays. Les roublardises destinées à détourner les fonds du DDR à travers des comités de pilotage sans grande efficacité et qui sont que des vaches à lait pour certains, doivent cesser. Il faut prendre le taureau par les cornes. Le clergé doit aussi s’impliquer et constituer une source de pression sur les politiques afin de le remettre sur le droit chemin.

A cet égard, il n’est pas normal qu’on n’ait pas enregistré la moindre réaction d’indignation du clergé centrafricain face au hold-up électoral de Bozizé et de son KNK alors qu’on était en face d’un grave déni de démocratie en raison des fraudes électorales à vaste échelle. L’Eglise catholique de Centrafrique ne doit pas demeurer indifférente aux privations de libertés, aux violations des droits de l’homme et à toutes ces dérives autoritaires du régime en place. Elle doit les dénoncer car elles sont sources de troubles dans la cité.

Aujourd’hui, même les hommes de Dieu ne sont pas épargnés et deviennent aussi victimes des troubles politico-militaires. Cela doit interroger tout le monde. Mgr Edouard Mathos est évêque de Bambari certes mais aussi président de la Conférence épiscopale de Centrafrique et vice-président de l’Association des Conférences Episcopales d’Afrique centrale. Le Médiateur de la République est actuellement l'ancien archevêque de Bangui, Mgr Paulin Pomodimo. Toutes ces instances doivent réfléchir autour de ces questions afin de trouver les meilleurs moyens de pacifier la RCA.

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 15:13

 

 

 

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Bangui 5 juin (C.A.P) - C’est aux environs de 20 h samedi que des éléments de la garde présidentielle du PK 12 arrêtent un taxi moto vraisemblablement pour le racketter mais les choses dégénèrent et le taxi moto est copieusement passé à tabac. Une fois relâché par ses agresseurs, le taxi moto qui est comme par hasard un musulman tchadien, se débrouille pour informer les soldats tchadiens de la compagnie qui assure la protection de Bozizé depuis le 15 mars 2003. Ceux-ci qui sont cantonnés à la résidence du président centrafricain de Sassara se rendent immédiatement sur la voie principale du PK 12 et ouvrent le feu et tuent deux taxi moto qui passaient par là.

La nouvelle de ce double meurtre se répand comme une traînée de poudre dans la ville et surtout dans les quartiers environnant le PK 12. C’est ainsi que sur le champ, la population prise de colère décide de sortir des armes blanches et d’ériger des barricades sur l’axe qui mène vers le PK 12. Il s’ensuit aussi des échanges de tirs de kalachnikov entre les soldats tchadiens de la protection de Bozizé et ceux Centrafricains de la garde présidentielle. Cela durera pratiquement toute la nuit de ce samedi.

Ce dimanche, les barricades ont été enlevées sur l'axe de la sortie Nord et les armes se sont quelque peu tues mais pour combien de temps.    

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 01:54

 

 

 

 

urgent

 

 

 

Bangui, 4 juin (C.A.P) - Deux soldats de l'armée tchadienne auraient abattu à bout portant cet après midi de samedi deux civils centrafricains au niveau du PK 12, à 200 mètres de la résidence de Bozizé. 

 

Les jeunes centrafricains en colère, ont érigé plusieurs barrières depuis le camp du RDOT (PK 11) jusqu'à l'entrée de Sassara,  résidence présidentielle de Bozizé et  celle de son fils qui n'est autre que le ministre délégué à la défense, Jean Francis Bozizé. La tension déjà élevée dans la capitale depuis le début de la semaine au sujet du double homicide d'enfants par un musulman tchadien au Km 5, est encore montée d'un cran.

 

Malgré les nombreux appels au calme et les conclusions des entretiens bilatéraux de haut niveau entre les autorités de Bangui et celles de N'djaména qui a dépêché exprès une délégation à Bangui conduite par le ministre de la défense, les passions ne se sont visiblement pas calmées de part et d'autre.

 

Seuls les jours à venir nous dirons sur quoi va déboucher cette crise de violence qui met rudement à l'épreuve la capacité des autorités de Bangui à gérer les affaires du pays tout en ayant des relations de bon entente avec le puissant voisin du nord.

 

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