Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 01:24

 

 

 

travailleurs-centros.jpg

 

       défilé des travailleurs centrafricains le 1er mai 2011 à Bangui

 

 

Par Sébastien Lamba - 01/05/2011

Ils étaient quelques milliers des différents départements ministériels, des sociétés parapubliques et privées à commémorer la fête du 1er Mai

 

C’est par un défilé sur l’Avenue des Martyrs, dimanche 1er Mai 2011, à Bangui, que les travailleurs centrafricains ont célébré leur fête en présence du Président de la République, François Bozizé et des ambassadeurs accrédités en poste à Bangui. Le Secrétaire Général, par intérim de l’Union Syndicale des Travailleur de Centrafrique (USTC), Jean Lebrun Siovène, a signifié que «nous profitons de cette journée pour faire valoir notre revendication pour attirer l’attention du gouvernement afin que nous puissions autour d’une table trouver une solution qui puisse satisfaire les travailleurs centrafricains». Il a indiqué que ces revendications portent sur les conditions de vie des travailleurs, notamment le décret d’application du nouveau statut général de la Fonction Publique; la revalorisation de l’allocation familiale; la réactivation de la Commission de la création de la caisse autonome de retraite.

 Le secrétaire Général des Syndicats progressistes de Centrafrique, Daniel Gue-Toro, a quant à lui demandé au gouvernement de Touadéra III, de payer les arriérés des deux régimes précédents et de revoir le Smig du secteur privé par la révision du Convention du Commerce inadapté.

En revanche, les travailleurs affiliés au sein des différentes Centrales syndicales ont défilé avec des banderoles, où l’on pouvait lire «Qui paie gouverne»; «le panier de la ménagère est trop faible»; «la révision des conventions collectives et accords d’établissement; «Mise en place effective de la caisse Nationale de Sécurité Sociale». En Outre, environ 200 travailleurs des secteurs public et privé ont reçu samedi 30 avril à Bangui, des distinctions honorifiques des mains du Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, dans le cadre des manifestations de la fête du travail célébrée le 1er mai.

 

 

NDLR : En débauchant le secrétaire Général de l’une des plus grandes centrales syndicales, Noel Ramadan pour le faire entrer au gouvernement, Bozizé et Touadéra pensaient sans doute qu’ils feraient ainsi taire les justes revendications des travailleurs centrafricains et les grèves. Ils doivent à présent déchanter de leurs illusions à en juger par la teneur des déclarations des responsables syndicaux ici rapportées.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 00:49

 

 

 

RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 01 Mai 2011 13:28

3 éléments de la rébellion de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) ont volontairement déposé les armes et regagné la ville de Ndele le  samedi 30 avril 2010. Les 3 hommes venaient du chantier de Yangou-Drondja, le fief de la CPJP.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Ndele, les 3 hommes ont été désarmés dès leur arrivé à la brigade de la gendarmerie de Ndele. Accompagnés par le 1er vice président de la commune de Mbolo-Kpata, Toussaint Ouba, ils étaient en possession d’armes de fabrication artisanale, de calibre 12 et d’un arc et des flèches. Ils ont expliqué avoir transhumé de leur fief de Yangou-Drondja vers le village de Takara à 15 km de Ndele sur l’axe Ouadda, et veulent par leur geste, contribuer au retour de la paix dans la région.

Pour l’heure, ils sont maintenus à la brigade de la gendarmerie de Ndele pour les besoins de l’enquête.

Il faut rappeler qu’il y a quelques jours, le 26 avril dernier, Abdoulaye Hissen, se présentant comme le N°1 de la CPJP, a demandé sur les ondes de Radio Ndeke Luka, l’ouverture d’un dialogue pour un accord de paix avec le pouvoir de Bangui. Toutefois, trois jours plus tard, le Conseil militaire CPJP a publié un communiqué affirmant ne pas se reconnaître dans cette demande, et que Abdoulaye Hissen était exclu du Mouvement depuis fort longtemps pour « trahison, indiscipline et manquement grave à l’éthique ».

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 00:46

 

 

 

thabo-mbeki-ancien-president-sud-africain.jpg

 

 

 

L’ancien president sud africain Thabo MBeki a condamné le rôle de l’« ONU » dans la crise en Côte d’Ivoire dans une contribution publiée vendredi 29 avril 2011 par « foreignpolicy ». Thabo MBeki a estimé que la crise en Côte d’Ivoire résulte de l’incapacité pour les organisateurs de gérer les « pré-réquis électoraux ». Il a dénoncé le contrôle exercé par la rébellion sur la partie nord du pays et le maintien de la capacité militaire de celle-ci qui ont constitué les moyens par lesquelles Alassane Ouattara s’est installé au pouvoir en Côte d’Ivoire.


Il n’est pas étonnant, poursuit-il, que Laurent Gbagbo dénonce une trahison au regard de l’aggravation de la crise post-electorale. Pour Mbeki, les événements tragiques en Côte d’Ivoire ont consacré la marginalisation de l’« Union africaine » dans la résolution des défis majeurs de l’Afrique. L’« UA » a plutôt été utilisée par les grandes puissances « pour légitimer leur actions en persuadant l’+ ONU + d’autoriser leurs interventions égoïstes ».

Selon Mbéki, accepter l’« ONU » comme une force neutre dans la résolution des conflits internes, comme celui vécu en Côte d’Ivoire, est aujourd’hui gravement compromis. « Il sera désormais difficile pour l’+ ONU + de convaincre l’Afrique et le reste du monde en développement que cette organisation n’est pas un simple instrument entre les mains des grandes puissances du monde » s’est-il insurgé.

Aussi, l’ancien président sud africain préconise-t-il « l’urgente nécessité de restructurer le système des relations internationales qui ont mis en évidence la réalité de l’abus de pouvoir dans l’ère post-guerre froide ». « Nous ne pouvons qu’espérer que Laurent et Simone Gbagbo et le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir en étant les victimes maltraitées et humiliées d’un système mondial qui, dans son intérêt, tout en prônant haut et fort les droits universels de l’homme, ne cherche en réalité qu’à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent de l’essentiel du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique » poursuit-il.

« Les procédures perverses et néfastes qui ont frappé la Côte d’Ivoire amènent à se poser d’urgence la question suivante : Combien de violations flagrantes de pouvoir devra subir l’Afrique et le reste des pays en développement avant que la vision d’un système démocratique de la gouvernance mondiale soit réalisée ? » a-t-il conclu.

Thabo MBeki a été médiateur de la crise en Côte d’Ivoire. Sous son égide a été conclu l’Accord de Prétoria qui a notamment permis à Alassane Ouattara, inéligible selon la « Constitution ivoirienne », d’être candidat à titre exceptionnel, à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.

La crise ivoirienne est née d’une tentative de coup d’état suivie d’une rébellion armée démarrés le 19 septembre 2002 à l’initiative d’Alassane Ouattara avec l’appui de la France, contre le régime de Laurent Gbagbo démocratiquement élu en 2000. Après différents accords de paix, les rebelles ont obtenus, en échange de leur promesse de désarmement jamais réalisée, plusieurs postes dont ceux clés de Premier ministre, ministre de la Justice, ministre de l’économie et des finances de même que la présidence de la commission électorale et la majorité absolue des sièges dans cette institution.

Le contentieux électoral né du refus de Ouattara d’accepter les résultats du scrutin du 28 novembre 2010 s’est transformé en une guerre avec l’ingérence armée de la France et de l’« ONU (Organisation des Nations Unies) » qui soutiennent celui-ci.

Le Président Laurent Gbagbo, élu, reconnu et investi Président par le « Conseil Constitutionnel », plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs en Côte a été capturé le 11 avril 2011 par les forces françaises sous mandat de l’« ONU » et remis aux mains de son adversaire Ouattara qui le détient prisonnier dans un lieu inconnu du « nord du pays ». De nombreuses organisations et des milliers de personnes exigent la libération immédiate de Laurent Gbagbo et de ses proches.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 01:08

AFP

 

 

 Source :  journaldebangui.com - 29/04/2011

Elle a présenté une décision portant radiation pure et simple d’un de leurs membres

 

La coordination nationale des comités de soutien au défunt Ange Félix Patassé a tenu une conférence de presse à la résidence de M. Patassé le jeudi 28 avril 2011 à 17heures. Le but de cette rencontre avec les journalistes était de présenter la position de la coordination sur la question de l’organisation des obsèques du défunt Patassé. La séance était présidée par le porte-parole Guy Simplice Kodégué assisté de MM Liblakénzé Zé-Moniako et Jacques Boniba. A cette occasion, la coordination a présenté deux documents, un communiqué de presse et une décision portant radiation pure et simple d’un de leurs membres, Sosthène Guétel Dilamkoro pour fautes lourdes.

Les motifs de la radiation sont :

-          Haute trahison

-          Non-respect de la ligne politique incarnée par le feu Président Ange-Félix PATASSE

-          Indiscipline caractérisée

-          Faux et usage de faux

-          Usurpation de titres

-          Concussion, arnaque et détournement de deniers communautaires à des fins personnelles et égoïstes

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 01:05

 

 

 

KADHAFI.jpg

 

 


TRIPOLI - Le plus jeune fils du leader libyen Mouammar Kadhafi, Saif al-Arab Kadhafi, ainsi que trois de ses petits-enfants, ont été tués samedi au cours d'une frappe aérienne de l'Otan, a annoncé un porte-parole du régime à Tripoli.

La maison de Saif al-Arab Mouammar Kadhafi (...), le plus jeune des enfants du Guide (ndlr: Mouammar Kadhafi), a été attaquée avec de puissants moyens. Le Guide et sa femme étaient dans la maison avec des amis et des proches et est sain et sauf, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, lors d'une conférence de presse.

L'attaque a provoqué la mort en martyr du frère Saif al-Arab (...) et celle de trois des petits-enfants du Guide, a ajouté le porte-parole.

Saif al-Arab était âgé de 29 ans, a-t-il ajouté.

Le Guide lui-même est en bonne santé. Il n'a pas été blessé. Sa femme est également en bonne santé et n'a pas non plus été blessée, mais d'autres personnes l'ont été, a-t-il assuré.

Il s'agissait d'une opération visant à assassiner directement le dirigeant de ce pays, a-t-il accusé.

Le porte-parole avait accompagné au préalable la presse sur les lieux d'une habitation bombardée à Tripoli. Au vu de l'ampleur des destructions, il semblait peu vraisemblable qu'il puisse y avoir eu des survivants.

Samedi soir, trois explosions avaient été entendues à Tripoli en provenance du secteur de Bab al-Aziziya, qui abrite le complexe de M. Kadhafi, après un survol d'avions de l'Otan.

A Benghazi, fief de l'insurrection libyenne, des tirs de joie ont retenti peu après l'annonce à Tripoli de la mort du plus jeune fils de Mouammar Kadhafi, a constaté un journaliste de l'AFP.


(©AFP / 01 mai 2011 01h19)

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 01:01

 

 

logo ONU

 

 


BRAZZAVILLE - Vingt-huit agents de la Mission d'observation de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) ont été bloqués pendant une nuit à l'aéroport de Pointe-Noire (sud du Congo) avant de devoir repartir à Kinshasa, a appris l'AFP samedi de sources concordantes.

On est rentré à Kinshasa. La situation n'a pas été débloquée comme il se doit. On est resté bloqués à l'aéroport jusqu'au moment où nous avons pris l'avion pour repartir à 11H00 locale (10H00 GMT). La Monusco a envoyé un avion pour nous chercher, a déclaré à l'AFP au téléphone de Kinshasa Martin Nagler, membre de l'équipe de la Monusco.

Dans la matinée, M. Nagler avait déclaré: Nous sommes bloqués depuis hier (vendredi) à 18H30 (17H30 GMT) à l'aéroport de Pointe-Noire, alors que nous sommes venus passer deux à trois jours de vacances après avoir reçu l'autorisation de l'ambassade du Congo en RDC.

Un général de l'armée congolaise lui a précisé que l'ordre de les bloquer venait de Brazzaville, a-t-il ajouté.

Bien qu'ils soient agents de l'ONU, ils ne peuvent pas décider de venir dans un pays souverain sans en avoir avisé les autorités, avait indiqué à l'AFP une source à la division régionale de surveillance du territoire de Pointe-Noire, sous couvert d'anonymat.

Ils sont venus de façon impromptue et incognito. Ils devaient quand même informer le ministère des Affaires étrangères, ils ne l'ont pas fait. Maintenant, nous leur demandons de repartir et ils ne veulent pas. Apparemment ils avaient une autre mission à Pointe-Noire, avait ajouté cette source qui n'a pas voulu commenter le retour des agents.

Les agents sont de diverses nationalités: américaine, sud-africaine, allemande, canadienne, française.

Les relations sont tendues entre les deux Congo qui partagent environ 1.500 km de frontière. Kinshasa avait rappelé fin mars son ambassadeur à Brazzaville, à la suite de l'attaque le 27 février de la résidence du président Joseph Kabila et d'un camp militaire, qui avait fait 19 tués, onze assaillants et huit soldats. Kinshasa accuse Brazzaville d'avoir accueilli sur son territoire deux ressortissants de la RDC, le général Faustin Munene, soupçonné d'être le commanditaire de cette attaque, et Ondjani Mangbana, accusé d'être un rebelle.

Le général Munene, accusé par la RDC notamment de tentative de coup d'Etat en novembre 2010 dans la province du Bandundu (ouest), a été arrêté à la mi-janvier à Pointe-Noire, deuxième ville du Congo-Brazzaville. Un tribunal militaire de RDC l'avait condamné par contumace à la prison à perpétuité début mars.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 00:53

 

 

blaise-compaore-president-du-burkina-faso.jpg

 

 

OUAGADOUGOU, 30 avril (Reuters) - Les partis d'opposition du Burkina Faso ont réclamé samedi le départ du président Blaise Compaoré, auquel ils font porter la responsabilité de la crise qui a éclaté cette année dans le pays.

 

Depuis plusieurs mois, le pays est le théâtre de pillages de magasins, de vols de voitures et d'échanges de coups de feu de la part de soldats en colère, tandis que des civils manifestent contre la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants.

 

"Notre pays est en crise, une crise profonde, et nous pensons que Blaise Compaoré est la cause de cette crise", a déclaré à Ouagadougou, lors d'une réunion de 34 partis d'opposition, Norbert Tiendrebeogo, dirigeant des Forces du Front socialiste.

 

"C'est pourquoi nous disons qu'il est le problème et que la solution est son départ", a-t-il poursuivi.

Après examen des récents troubles qui ont frappé le pays, les dirigeants de l'opposition sont venus à la conclusion que le départ du pouvoir de Compaoré permettrait une saine continuité de l'Etat, dit une déclaration des partis.

 

Compaoré, ancien capitaine, s'est emparé du pouvoir en 1987 à la faveur d'un coup d'Etat.

En dépit de l'instauration du multipartisme, il a remporté les élections présidentielles de 2005 et 2010 avec une écrasante majorité.

 

Les troubles l'ont incité ce mois-ci à remplacer le gouvernement et le chef des forces armées et il s'est attribué le portefeuille de ministre de la Défense.

 

Compaoré a déclaré vendredi à l'issue d'une réunion que les militaires avaient promis de mettre fin aux manifestations violentes mais les tensions sont restées élevées et la police a tiré à balles réelles sur des étudiants manifestant à Manga, à 100 km de la capitale, faisant quatre blessés.

 

Le ministre de la Justice a de son côté annoncé samedi qu'un écolier de 11 ans touché à la tête par une balle perdue lors d'une émeute de policiers, les 27 et 28 avril, avait succombé vendredi à ses blessures à Ouagadougou.

 

Mathieu Bongkoungou; Nicole Dupont pour le service français

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 20:36

 

 

président pasteur Bozizé

 

 

Un compatriote tellement écoeuré par le mélange de genre douteux de Bozizé nous a fait parvenir cette réflexion très intéressante sur le sort de notre pays entre les mains du destructeur Bozizé. En effet, tout en prétendant être président de la République centrafricaine, il n'en continue pas moins d'exercer ses prétendues fonctions de pasteur du temple du Chritianisme céleste, une secte qu'il a importée du Bénin où il avait passé quelques années d'exil après son coup d'Etat radiophonique et ses errements politico-militaires de mars 1982. Dimanche dernier, le prétexte de l'inauguration d'un temple de cette secte au quartier Galabadja à Bangui dans le 8ème arrondissement a entraîné la monopolisation des antennes de Radio Centrafrique pour toute la matinée, confondant ainsi l'Etat centrafricain dit laïque avec le religieux.

 

Rédaction C.A.P

 

 

 

Le temps passe, les hommes changent et font changer le milieu dans lequel ils vivent. Nous en avons la preuve du fait que de l'Oubangui Chari, on est arrivé à la République Centrafricaine, et de Boganda, nous en sommes à Bozizé. Et si l'Oubangui Chari et la République Centrafricaine n'ont, étymologiquement parlant, rien en commun, Boganda et Bozize partagent une racine commune, celle de voir leur nom respectif commencer par la même syllabe. Et là s'arrête la similitude.

Et comme il a été mentionné plus haut, le temps passe, les hommes changent. Et parler de changement, c'est ouvrir une alternative : le changement qui suppose une progression permanente positive et celui qui, au contraire, entraîne une dégradation incessante et néfaste.

Un homme d'Etat est celui qui est supposé poser des actes tangibles, matérialisant pendant longtemps sa vision politique à travers des constructions concrètes au bénéfice de l'ensemble de sa population et à travers des idées fortes, pouvant résister à l'épreuve du temps.

Boganda s'en est allé précocement, en n'ayant pas laissé à son compte des réalisations matérielles, mais l'héritage qu'il a laissé à son peuple est incommensurable : un drapeau qui n'a jusqu'à présent, soulevé aucune contestation, un hymne qui fait la fierté des compatriotes et qui retrace leur histoire, un programme politique, dont le contenu, tenu en cinq verbes seulement, suffit, s'il est suivi à la lettre, pour mener à bon port le bateau centrafricain, une langue nationale et une devise que beaucoup de nations nous envient, et enfin une pratique démocratique assise sur l'existence de plusieurs partis politiques.

Et pour faire que toute cette activité politique soit comprise par l'ensemble des populations, Boganda n'avait pas hésité à écrire à sa hiérarchie ecclésiastique pour être libéré de ses charges religieuses, qu'il trouvait incompatibles avec les responsabilités d'un homme d'Etat, laïcité oblige.

Et que voyons-nous aujourd'hui ?

A l'époque où il manquait à Boganda les hommes qu'il fallait pour bâtir une nation prospère, l'on ne peut pas croire qu'aujourd'hui, la République Centrafricaine souffre de ce déficit. Le constat est que les hommes valables, capables de sortir ce pays de l'ornière, ont tourné le dos au pays à cause des mauvaises orientations politiques et des pratiques aberrantes de gestion des ressources tant humaines que naturelles du pays.

L'on ne peut donc guère s'étonner que la nomination d'un premier ministre à la suite des élections présidentielle et législatives ait été conduite comme une affaire biscornue, à la suite de laquelle la reconduction du même personnage était l'unique voie de sortie de l'impasse. Peut-on vraiment croire qu'il n'y ait pas d'autres hommes capables d'exercer la fonction ?

Quel changement peut-on envisager avec une telle répétition ?

En plus, de savoir que des hommes qui avaient déjà fait la preuve de leur incapacité à assumer des fonctions ministérielles reviennent au grand galop autour de la table du conseil des ministres, que penser de l'avenir de ce pays ?

Les liens familiaux, l'apparence vestimentaire, et même le verbiage sont-ils des critères objectifs à retenir dans le choix des hommes ? Là n'est pas l'objet du propos même si cela a son importance.

Ce qui irrite, c'est de voir l'Etat faire des mains et des pieds pour mettre le Temple à sa solde, sabotant ainsi le principe de laïcité dont il devait être le garant. Pire, quelle image que de voir celui qui devait incarner cette laïcité, s'affubler d'un manteau de temple et mobiliser la presse nationale pour livrer au public un nouveau lieu de culte !

Boganda s'était défait de sa soutane pour exercer ses activités politiques. Le ridicule aujourd'hui, c'est qu'après un pasteur président de la CEI, on court le risque de voir un président se mettre à baptiser ses disciples à tour de bras pour que la boucle d'élections contestées soit « bouclée », et que la descente aux enfers du pays se fasse au pas de gymnastique.

Les Centrafricains doivent ouvrir les yeux, car la RCA ne mérite pas ce sort. Nos voisins sont en train d'avancer, pourquoi pas nous. Et pourquoi pas nous ?

 

Un Centrafricain vivant en Picardie (France)

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 18:12

 

 

 

Zewde.jpg

 

 

(Journal de Bangui 29/04/2011)

Mme Sahle Work Zewdé, déplore l’impasse du processus DDR

La Représentante du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, Mme Sahle Work Zewdé, au terme de sa mission en RCA a déploré que le processus Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) ait marqué le pas et que le désarmement n’ait pas pu commencer plus de deux ans après sa mise sur pied, C’était ce mercredi 27 avril au cours d’une réception d’adieux, à Bangui. La diplomate onusienne a affirmé dans son discours que la phase des ex-combattants s’est achevée récemment dans le Nord-Ouest sous la supervision des Observateurs Militaires de la MICOPAX. Ainsi, «Un total de 6.067 ex-combattants se sont présentés spontanément pour être vérifier, et plus tard désarmés et démobilisés», a –t-elle précisé. D’autre part, elle a ajouté, qu’une stratégie est à présent formulée et permettra d’offrir des perspectives réelles de réinsertion, de réintégration et de réconciliation aux ex-combattants, et à leurs communautés d’accueil.

S’agissant de la participation politique des femmes à prise de décision et la lutte contre les violences basées sur le genre, Mme Sahle Work Zewdé a déclaré que «nous devons tous et toutes nous féliciter du fait qu’au lendemain des récentes élections législatives et de la formation du nouveau gouvernement, l’on constate que le nombre de femmes dans le gouvernement et à l’Assemblée Nationale a connu une légère hausse qu’il serait souhaitable de maintenir et d’améliorer au fil de temps.» Au plan politique, elle a suggéré qu’il faille également et dès maintenant préparer les prochaines élections, et appuyer la mise en place et le développement d’une administration électorale pérenne à travers un secrétariat administratif permanent et les mesures d’accompagnement légal, institutionnel, technique et financier.

«Je demeure convaincue que les acteurs politiques centrafricains sauront puiser dans l’esprit de dialogue et de consensus afin d’engager, dès que possible, les réformes et améliorations nécessaires au prochain cycle électoral», a-t-elle poursuivi. «Ceci contribuera, je l’espère à nourrir la réflexion qui doit être menée sur la problématique des élections sur le continent», a conclu la diplomate. Arrivée à Bangui en juin 2009, Mme Zewdé est maintenant nommée au poste récemment créé de Directeur du Bureau de l’Organisation des nations-Unies à Nairobi, avec rang de sous-Secrétaire général.

Par Sebastien Lamba - 28/04/2011


© Copyright Journal de Bangui

 

 

NDLR : Selon des informations crédibles émanant d'une source des Nations Unies ayant requis l'anonymat, ce qui avait été présenté début mars dernier par Bozizé et sa clique comme étant un message de félicitation émanant du Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki moon que son Adjoint Lynn Pascoe était venu à Bangui remettre à Bozizé après son élection dès le premier tour à la présidentielle, n'était en réalité qu'un document rappelant les principaux points sur lesquels Ban Ki moon attendait fermement des efforts et de réels progrès de la part du régime de Bangui. Le courrier ne parlait nullement de félicitation. On le voit, la manipulation et le mensonge sont les armes bien connues du clan bozizéen qui peu après, est toujours rattrapé par la vérité des faits.     

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 17:47

 

 

 

Mandaba Jean Michel

 

Voici la lettre que Jean Michel Mandaba avait adressée au Président de l'Assemblée nationale du Cameroun en octobre 2006 pour solliciter l'intervention de celui-ci alors qu'il était dans de beaux draps à Yaoundé et à la disposition d la justice camerounaise après son arrestation à Douala où il venait de débarquer de retour de Malab. C'était pour l'affaire de véhicules 4x4 appartenant à un particulier camerounais qu'il avait détournés pour son usage personnel alors que les véhicules avaient été commandés par l'ex président Patassé qui avait entre temps, été renvesré par le coup d'Etat de Bozizé du 15 mars 2003. Jean Michel Mandaba avait finalement réussi à garder par devers lui les deux véhicules et croyait qu'il en était finalement devenu le propriétaire sans avoir déboursé le moindre centime. cela se passe de commentaires...!

 

C.A.P  

 

 

 

 

Le Député Jean Michel MANDABA                                            Yaoundé 02 octobre 2006

Assemblée Nationale de la République Centrafricaine

Député de la CEMAC

Ancien Ministre Centrafricain

 

 

 

A LA TRES HAUTE ATTENTION

DU TRES HONORABLE

 PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE

NATIONALE DU CAMEROUN

 

Objet : Enquête relative à mon arrestation par

les autorités  de la police judiciaire du Cameroun

 

 

TRES HONORABLE PRESIDENT,

 

 

Je voudrais par la présente vous informer des circonstances de mon arrestation par les services de police judiciaire du Cameroun.

 

C’est en 2003 et plus précisément le 07 mars, j’étais Ministre de l’Environnement et des forêts et étais en mission d’Etat à Yaoundé au Cameroun. J’ai reçu ce jour-là un coup de fil du Président PATASSE ancien Président de la République centrafricaine me demandant de prendre contact avec un ressortissant camerounais du nom de MATAMBA Jacob qui à l’époque aussi, était le consul de la République centrafricaine auprès de la République de Guinée Equatoriale à Malabo.

 

Peu après ce coup de fil, c’est M. MATAMBA qui m’a appelé pour me dire de ne pas bouger et qu’il va me rejoindre à l’Hôtel Mercure où j’étais logé. Il m’a rejoint et m’a dit je cite :  « Monsieur le Ministre, je viens de recevoir un appel du Président PATASSE qui me demande de te remettre deux véhicules 4x4 pour sa ferme à 60 km de Bangui. Mais pour l’instant, je ne les ai pas tous prêts, je ne te les remettrai que demain car ils sont encore en location chez mes clients ». Il m’a dit encore que puisqu’il a reçu ces instructions du Président PATASSE, tu dois quitter l’Hôtel pour que je puisse te faire loger à mes frais à l’Hôtel Kwietta, ce qui a été fait.

 

Le lendemain à 11 heures, M. MATAMBA m’appelle pour avoir ma position, j’étais à l’Hôtel et il m’a rejoint. Il m’a pris dans sa voiture et nous nous étions rendus à son Il a demandé à une de ses employées de me remettre les clés et les documents des véhicules destinés au Président PATASSE. Aussitôt fait, lui et moi avions informé le Président PATASSE. Et à mon tour, j’ai remis les deux véhicules aux chauffeurs qui étaient venus de Bangui pour les récupérer.

 

Cette opération a été faite sur la base de l’entretien et de l’entente entre le Président PATASSE et M. MATAMBA et je n’y étais pour rien et n’étais pas censé connaître le contenu. Donc je n’étais qu’un commissionnaire à cette époque. Comme preuve, je n’ai jamais signé un document ni de location ni d’achat de véhicule auprès de l’agence que gère M. MATAMBA. Alors je ne comprends pas que je puisse être accusé aujourd’hui de voleur de véhicules de M. MATAMBA auprès de quije n’ai pris aucun engagement.

 

TRES HONORABLE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DU CAMEROUN, à ma grande surprise j’ai été interpellé par M. MATAMBA à l’aéroport de Douala alors que je revenais d’une mission parlementaire à Malabo le 25 août dernier. M. MATAMBA qui avait à ses côtés des hommes armés m’avait demandé de me rendre à la police de l’aéroport. De là, on s’est rendu à la police judiciaire de Douala à bord de sa voiture. C’était un véritable kidnapping. En chemin il me dit ceci : « J’ai livré des véhicules à la Centrafrique et BOZIZE a refusé de me les payer et maintenant que tu es là tu m’aideras à récupérer mon argent ». Je n’y comprenais toujours rien du tout. Il m’a ensuite dit qu’il a déposé une plainte à Yaoundé et que je serai transféré à Yaoundé. A la police judiciaire de Douala, la première nuit j’ai été dépouillé par les éléments de garde qui étaient là et ils ont soutiré sur moi une somme que j’ignore le montant exact parce que des courses ont été effectuées dans cette journée.

 

Après deux jours à la police judiciaire de Douala  j’ai été transféré avec menottes aux mains à la police judiciaire de Yaoundé qui nous a orienté au bureau central de l’interpole de la même direction. Là encore on a commencé un nouvel épisode.  J’ai été reçu par la Commissaire divisionnaire du service Mme Thérèse NGO NDOMBOL qui dans un premier temps m’a dit qu’elle ne voulait pas beaucoup d’explications pour ce problème et que M. MATAMBA voulait seulement son argent pour qu’il y ait un règlement à l’amiable et pour que je sois libéré pour rentrer chez moi. Mais compte tenu qu’on ne voulait pas de mes explications pour élucider les circonstances de ce que M. MATAMBA a appelé de véhicules et que je commençais à me rendre compte que les choses prenaient une autre tournure, pour sauver mon honorabilité, j’ai accepté ce règlement qu’il m’ont proposé. C’est ainsi que j’ai accepté de verser la somme de deux millions de F CFA envoyée par mes parents et mon parti pour un début de solution en attendant que je rentre au pays pour payer le reste qu’on aura arrêté ensemble.

 

Depuis ce dépôt d’argent au bureau de l’interpole, ni M. MATAMBA ni Mme la Commissaire divisionnaire  Chef de bureau interpole ne m’ont situé sur mon cas, alors que je suis logé dans un Hôtel et crains maintenant les nouveaux contentieux que je vais avoir avec la direction de l’Hôtel, interrogé, les services de police me font savoir que je suis à la disposition du Procureur de la République qui s’occupera des frais de mon séjour. Hors à ce jour la direction de l’Hôtel exige déjà le paiement de 33 nuitées à raison de 10.000 f CFA par nuit. Mon passeport diplomatique est retenu par la police et je ne suis libre d’aucun mouvement. C’est pour toutes ces raisons TRES HONORABLE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DU CAMEROUN que je viens auprès de votre haute bienveillance solliciter votre arbitrage dans cette affaire qui met en mal ma personne et au-delà l’Assemblée nationale de mon pays.

 

Dans l’attente d’une suite favorable, je vous prie d’agréer TRES HONORABLE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DU CAMEROUN  l’expression de mon profond respect.

 

 

 

 

Député Jean Michel MANDABA

 

NDLR : Contrairement au charabia mensonger de cet escroc, c’est bel et bien Jean Michel Mandaba et non Patassé qui s’est servi des deux véhicules dont il est ici question qu’il n’a d’ailleurs jamais fait immatriculer. L’un lui a même servi pour les besoins de sa campagne électorale de 2005 à Bamingui où il avait finalement été élu député. Il a utilisé aussi à des fins personnelles l’autre véhicule avec lequel il roulait sans numéro d’immatriculation dans Bangui. Quoi de plus normal que le véritable propriétaire des véhicules lui réclame à lui son argent. Parce que député et donc protégé par des immunités en béton, Mandaba croyait qu’il était au-dessus de tout soupçon et pouvait aller et venir sans qu’un jour il ne puisse se retrouver dans les locaux glauques de la police. On comprend mieux pourquoi n’étant pas réélu député cette fois-ci, il a tout fait pour entrer dans le gouvernement Touadéra 3 pour tenter de se mettre quelque peu à l’abri des affaires judiciaires qui pourraient éventuellement le rattraper. C’est ce qu’il a appelé les « raisons personnelles » qui l’on conduit à trahir son parti et accepter d’aller au gouvernement selon san doute un deal qu'il aurait conclu avec Bozizé pour laisser le siège de député de Bamingui à un certain Dalkia, devenu lui aussi KNK et surtout vendeur de diamant bien connu de Bozizé.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers