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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:29

 

 

18/07/2008 19:41 par Yves Laurent Goma   (Gabonpage)

 

Le Directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), Yvon Psimhis a été limogé le 14 juillet dernier par le conseil d’administration de cette bourse régionale qui regroupe cinq des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

 
M. Psimhis a été viré pour insuffisance de résultats, selon une source bien informée. Willy Ontsia a été désigné pour assurer son intérim en attendant le recrutement d’un nouveau directeur.

Recruté en avril 2007, M. Psimhis de nationalité centrafricaine a pris ses fonctions à la BVMAC en juin de la même année.


Très discret, ce haut cadre recruté sur la place de Paris n’a pas réussi à faire démarrer la bourse très attendue par les opérateurs économiques de la sous région ainsi que le grand public.

Il est le deuxième directeur de la bourse viré par le Conseil d’administration. Sa compatriote Rooselyne Moulium, première directrice de cette bourse, avait également été remerciée pour les mêmes raisons. Son intérim avait été assuré par Christian Bongo.


La BVMAC dont le siège est à Libreville regroupe la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Le Cameroun, autre membre de la CEMAC n’est pas membre de cette bourse. Il a monté sa propre bourse à Douala.



Martin Safou/ Gabonpage

 Ndlr. Centrafrique-Presse : N'y a-t-il pas un problème ailleurs et autre que celui de la provenance et de la nationalité des DG de cette institution ?  Yvon Psimhis est un cadre compétent qui a fait ses preuves à Paris où il s'est spécialisé dans ce domaine professionnel qu'il aime et qu'il maîtrise parfaitement. La BVMAC va -elle continuer indéfiniment à virer à tour de bras les DG sans se poser des questions sur les véritables causes de cette prétendue induffisance de résultats. Est-ce forcément la faute des DG ? Les Centrafricains ne sont pas plus cancres que d'autres. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:18

 

 

"We, citizens of Central African Republic believe in the National Inclusive Dialogue. This should take place abroad. And Libreville, capital of Gabon is well-indicated to receive such forum."

 

Central African Republic is obliged to avoid the edge of evil. Law should govern into. And this country should be convinced that it makes part of global economy and policy. As democracy reinforced by Law ; to implement democracy in the culture of  its society, Central African Republic has to set with Law. Government, politicians and elites must be submitted to Law. Requiring democracy, freedom and respect of Human Rights, means that Law governs the country.

 

Law sustains institutions. Law protects all citizens. Dealing with Law conducts the country on the way of development, growth and opportunities establishing social peace. Politicians have to manage themselves to rule the country according to the Law. Central African Republic gives the image of the edge of evil not as defined by internationalists, but by common individuals : crises, conflicts, poverty and misery of citizens. On this way, Central African Republic is an edge of evil. By the way, it must enter to new era. Era of dialogue, era of respect of Law, era of growth, era of rules of Law.

 

It depends on politicians, elites and members of civil societies to bring end of uncertainties. They have to master Law in the process of this era. Prosperity is profoundly link to Law. Making part of the global policy supposed combination of respect of Law and economic growth. Law, freedom and democracy give will to enterprise and to create. It might be deplored that, Central African Republic lacks respect of Law which is in the base of democracy. It shows the characteristics of country of out of Right and out of Law. That is why it is easy qualify as edge of evil. The legal question here is that : Does the rule of Law offer condition to get citizens in misery?  The well-known the "edge of evil.

 

Centrafrique-presse.com asks this legal question to attract attention of citizens to face its responsibilities. Then to say to International  Community that dictatorship should be ended in Central African Republic.

 

 

***************************************************************************

 

La Centrafrique est acculée par ses crises parfois latentes et parfois ouvertes. L'économie est une cause majeure. Mais, à celle-ci il faut ajouter les causes politiques. Les deux causes expliquent son état terne, sombre et comateux. Si la démocratie est supposée régner en Centrafrique ; c'est du non-sens car le Droit n'est pas pris en compte dans le crédit de la démocratie. Partant celle-ci est vidée de sa signification. Et l'état actuel de la Centrafrique donne les raisons de la qualifier de l'Axe du Mal. Pas au sens du Droit International, mais plutôt  au sens politique et économique.

 

Cet Axe du Mal trouve sa définition dans la misère, la pauvreté des citoyens, le non-respect du Droit par les politiciens, un Etat hors-la-loi.  Et la démocratie en souffre. Il n'y a pas de démocratie sans respect du Droit. Mais, en Centrafrique, il n'y a pas de démocratie ; il n'y a pas de respect de Droit.  La pertinence de la qualification est telle que sa remise en cause est impossible à l'heure actuelle. Ce qui est important, c'est que la  Centrafrique doit éviter l'Axe du Mal. Exiger la démocratie, c'est asseoir l'Etat de Droit et respecter les libertés individuelles. Le respect du Droit ouvre la voie aux citoyens de participer au développement de l'Eat : croissance économique, initiative privée, créativité et l'innovation. Le Droit consolide la démocratie. Si la démocratie n'existe pas en Centrafrique, c'est parce que le Droit a été méprisé ; il a été violé. Et il continue de faire les frais de mépris de la part des politiciens. Et les valeurs de la démocratie sont vaines. Elles ne se voient guère. Et les citoyens sont horripilés.

 

A dire vrai, la Centrafrique présente toutes les caractéristiques de l'Axe du Mal. Mais, il appartient aux politiciens, aux élites et aux membres de la société civile remodéler l'espace politique et juridique de la Centrafrique. Cela passe par l'obligation du respect du Droit. Le Droit n'est pas respecté. Ce qui explique le caractère vil de l'actuelle démocratie dans ce pays. La démocratie, le Droit et la dictature. Jamais cette trilogie peut exceller. La dictature tue le Droit et enterre la démocratie. C'est l'image de l'actuelle Centrafrique : l'Axe du Mal. Il appartient aux démocrates d'y remédier : recouvrer la démocratie et le Droit. La liberté est ici.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 05:03

 

Presque 1850 Jours se sont écoulés depuis la « libération » du 15 Mars 2003.  Monsieur Bozizé a promis le Pérou au peuple centrafricain. Le peuple centrafricain n’avait pas vu le dos du nageur et crut aux promesses à la fois alléchantes et démagogiques. « Il faut juger le maçon au pied du mur » clamait-il. Cinq ans et 4 mois déjà  et le peuple centrafricain est aux portes de l’enfer ! C’est peut-être le moment idéal de faire un bilan. Cela demande un sacré courage de la part des princes aux affaires à Bangui.

 

Les Centrafricains ont été abusés par le Président Bozizé et son clan qui, embouchant la trompette de la démagogie, assuraient qu’ils étaient venus prétendaient-ils, « sauver les Centrafricains du désastre causé par le régime de Patassé ». La critique est facile mais l’art est difficile et ne dirige pas un pays qui veut. Les Centrafricains ont cru et en sont depuis, revenus. Le bilan de Bozizé  se résume à deux points fondamentaux à savoir le chaos économique et social et les violations des droits humains.

 

La Centrafrique touche aujourd’hui le fond. Le K.O économique reflète l’absence totale de programme et de projets économiques pertinents. M. Bozizé on le sait, n’avait en tête qu’une idée : devenir un jour Président de la République et se remplir les poches. Mais il ne se doutait le moins du monde, ce que la charge de Président de la République représentait. Pendant plus de cinq ans, le régime putschiste n’a même pas posé un acte concret visant l’amélioration des conditions de vie des Centrafricains. En cinq ans, le régime a engrangé des milliards qui auraient pu lui permettre de reconstruire ce que sa propre rébellion a détruit et engager la promotion économique ardue du pays. Force est de constater qu’aujourd’hui, les Centrafricains assistent en témoins résignés, sinon à la mort du moins à l’agonie de leur pays. La misère qui les ronge est la pire qu’un peuple puisse vivre et ils n’ont jamais connu de telle. Pourquoi cela ?

 

Les différents gouvernements qui ont été constitués après le 15 mars 2003 n’ont jamais eu de pouvoir réel pour engager des mesures courageuses et salutaires pour « redresser » la situation et mener le pays sur la voie de développement. Tous ces gouvernements, à commencer par celui du patriarche Abel Goumba, n’ont fait que de la figuration, phagocytés par le tsunami vorace du clan et des courtisans obséquieux. Les concours financiers importants que la communauté internationale, notamment ceux de la sous- Région, ont été directement gérés par le cercle restreint de « l’homme fort du 15 mars » en versant avec la plus grande parcimonie et péniblement  les salaires, les pensions et bourses. Tous les Centrafricains honnêtes savent que Bozizé a reçu en si peu de temps des aides financières que Patassé n’avait réussi à obtenir en près de dix ans de pouvoir. Mais ils savent également que, bon an mal an, la vie n’était pas aussi rude. Les salaires étaient versés pratiquement tous les quarante cinq jours en dépit des troubles récurrents, religieusement entretenus par les battus et confondus des élections de 1993 et de 1999. La vie n’était pas facile mais le minimum était néanmoins assuré.

 

Il n’est pas superfétatoire de souligner que la crise énergétique qui plonge actuellement la capitale de la Centrafrique dans les ténèbres, n’est pas le fait du hasard même si le porte-parole du gouvernement tente sans vergogne de justifier sa carence en la matière. Ce fiasco est de la responsabilité exclusive de Bozizé dans la mesure où, depuis le 15 Mars 2003, c’est lui qui contrôle le ministère des mines et de l’énergie par son neveu Sylvain Ndoutingaye interposé. Tous les responsables de l’ENERCA, ont toujours été désignés dans le sérail, parmi les siens. Chacun a encore en mémoire les graves dilapidations ostensibles d’un certain Jean Serges Wafio, alors DG de cette entreprise, qui s’est fait pays frauduleusement 24 mois « d’avance de solde ! » alors que la loi n’en permet que deux. En partant de son poste de DG de l’ENERCA, M. Wafio a-t-il remboursé la totalité des sommes dues à cette Entreprise ? Rien n’est moins sûr. Ensuite c’est le tour de Tozoui, qui n’est autre qu’un compétent technicien de maintenance des installations électriques de Boali, d’être nommé à la tête de l’Entreprise familiale. Ce n’est pas un gestionnaire pour pouvoir anticiper des problèmes de gestion qui peuvent se poser. Les confortables ressources financières de l’ENERCA sont englouties dans des avantages faramineux dont bénéficient les caciques du sérail. Elles sont également dilapidées par des ventes illicites du courant électrique aux particuliers pars les responsables de cette entreprise. Pendant que les appareils respiratoires et générateurs d’oxygène des hôpitaux de Bangui sont arrêtés faute de courant électrique et que le pays tout entier est plongé dans le noir sidéral, le DG en « congé » se la coulait douce dans les hôtels de luxe à  Paris aux frais de la princesse ! Il n’a aucun compte à rendre à qui que ce soit ; ne fait-il pas partie du clan ? L’échec en matière d’approvisionnement en courant électrique et en eau potable ne peut que lui être imputé. C’est l’échec personnel de Bozizé et son clan.

 

Tout ce tableau apocalyptique laisse pantois le peuple centrafricain qui n’a pas bougé à l’instar des autres peuples qui ont vivement manifesté leur colère contre la situation générée par la crise alimentaire et la hausse du prix du pétrole. Un responsable en mission confiait dans ces terribles termes à vous glacer le sang : « Les gens ont peur, même de manifester passivement…ils sont tellement c… ( les « libérateurs ») qu’ils peuvent t’abattre pour la moindre erreur ». Cela en dit long sur ce que les Centrafricains vivent. D’autres se mettent à regretter mezza voce Patassé !

 

Que dire des droits de l’homme? Nous savons et les preuves sont légion, que Bozizé a marché sur des milliers de cadavres pour accéder au pouvoir qu’il convoitait tant. Toutes les zones occupées par la rébellion de Bozizé sont endeuillées jusqu’à présent, les exactions barbares et autres exécutions des populations civiles commises par les mercenaires zagawa et ses rebelles sont par leur durée et leur ampleur plus graves que les dérives qu’on prétend, des Banyamulenge. Ceci ne veut en rien dire que ces derniers doivent pour cela être absouts ; ne pas établir le parallèle entre ces deux barbaries signifierait que les victimes du Nord ne valent pas un clou. Ces crimes étant imprescriptibles, leurs auteurs seront tôt ou tard traduits devant les tribunaux pour être jugés. Les rébellions qui ont surgi un peu partout sont à verser dans l’escarcelle de Bozizé à cause de l’oppression qu’il a érigée en méthode de gouvernement. Une fois de plus, la responsabilité de Bozizé est entièrement engagée. Cela est tellement clair qu’il est difficile de comprendre que beaucoup de compatriotes continuent de parler des  responsabilités de « l’ancien régime » au lieu de dénoncer la faillite actuelle de Bozizé qui a réussi à détruire le pays en cinq ans. C’est plus que la mandature du Président des Etas Unis.

 

Djim-Arem MAÏTART

 

« La voix qui crie dans le désert »

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 04:49






Cour pénale internationale une justice de riches !


(L'Humanité 17/07/2008)


      Le Procureur de la CPI Ocampo Moreno 

Avant que la CPI ne voie réellement le jour en 2002, Washington en particulier a exercé d’énormes pressions - suspension de l’aide économique et financière, d’avantages douaniers, etc. - à de nombreux pays afin de faire capoter sa création. Il n’empêche, les États-Unis ont trouvé le moyen de contourner la CPI : ils ont multiplié les accords bilatéraux avec des États tiers garantissant que les militaires américains coupables de crimes de guerre soient rapatriés aux États-Unis pour y être jugés. C’est le cas aujourd’hui de l’Irak et de l’Afghanistan. De cette manière, ils échappent à la juridiction internationale !

 

En d’autres termes, les ressortissants des États puissants sont au-dessus des lois internationales. De plus, le Conseil de sécurité qu’ils contrôlent peut annuler une procédure lancée par la CPI contre l’un de leurs ressortissants. En résumé, seuls les petits pays sont passibles de la CPI. Les puissants peuvent dormir tranquilles !

 

H. Z. © Copyright L'Humanité

 

 

La CPI ne vise que des dirigeants des pays pauvres


(Fraternité-Matin 17/07/2008)

 

La Cour pénale internationale (CPI) ne vise que des dirigeants des Etats pauvres, estime l’universitaire et homme politique nigérien Mamoudou Djibo qui qualifie de “dangereux” le mandat d’arrêt réclamé contre le président soudanais Omar el-Béchir.


Le mandat d’arrêt réclamé par le procureur de la CPI est “sélectif” et la CPI ne vise “uniquement qu’une clientèle du tiers monde”, a déclaré à la radio Mamoudou Djibo.

“Personne n’a été ému par les massacres (des camps palestiniens au Liban) de Sabra et Chatila (...) et tout le monde se tait sur l’embargo dans la bande de Gaza, c’est aussi du génocide !”, a-t-il dit.

 
M. Djibo, qui dirige un parti de la coalition au pouvoir au Niger, dénonce aussi “le silence” de la communauté internationale sur la situation en Afghanistan et en Irak: “S’il y a une justice internationale, elle doit être égale pour tous et ne doit pas seulement viser les chefs d’Etat des pays sous-développés”l.


Pour sa part, Issoufou Bachar, président d’honneur d’un collectif d’associations musulmanes nigériennes, accuse “l’impérialisme américain” de mener “une lutte contre l’islam et pour le pétrole” au Soudan.


AFP

© Copyright Fraternite-Matin

 

 

 

 

La CPI: une «justice à deux vitesses », qui vise en priorité les Africains ?

 

(Camer.be 17/07/2008)


La demande d'inculpation formulée lundi dernier par Luis Moreno Ocampo le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) continue de défrayer la chronique au sein des médias africains et internationaux qui commentent diversement l'événement. Cette inculpation du président soudanais divise également les Africains et la Communauté internationale. Plusieurs d’entre eux redoutent que ce mandat d'arrêt puisse constituer un obstacle face au processus de paix au Soudan et suggèrent plutôt que la CPI soit dépolitisée pour éviter d'embraser davantage les Etats africains.


Très embarrassée, et même en colère contre le procureur Moreno-Ocampo, l’Union africaine a dépêché, le 15 juillet dernier, un émissaire à Khartoum pour tenter de désamorcer la crise. Un panel de trois juges de la CPI doit statuer, sous trois mois, sur la requête du magistrat argentin, et l’Union Africaine table, selon l’un de ses responsables, sur une «décision plus sage» de leur part.


Officiellement, telle que nous pouvons le lire sur le site internet de l’organisation panafricaine, elle se dit favorable «au principe de la lutte contre l’impunité», mais à condition qu’elle ne compromette pas «les efforts visant à promouvoir une paix durable sur le continent». Derrière la langue de bois officielle perce la colère : «Nous essayons de rétablir la paix sur le terrain, et c’est le moment que choisit le procureur Ocampo pour jeter de l’huile sur le feu !» déplore-t-on au sein de l’Union Africaine.

 
L’Union Africaine dénonce également une «justice à deux vitesses», qui vise en priorité les Africains. Quatre responsables de la République démocratique du Congo (RDC) - dont le chef de milice Thomas Lubanga et l’ex-vice-président Jean-Pierre Bemba sont détenus à La Haye. La CPI a, par ailleurs, lancé des mandats d’arrêt contre les chefs rebelles de l’Armée de résistance du seigneur en Ouganda. Et avait déjà lancé deux mandats d’arrêt contre deux Soudanais, dont un ministre, restés lettre morte. «A croire qu’on ne commet des crimes que sur notre continent !» grince un responsable africain. Pour lui, la compétence universelle de la CPI se limite en somme à une compétence africaine.


Dans un communiqué rendu public mardi dernier dont Camer.be a pu s’en procurer copie, l'Union Africaine exprime «sa profonde conviction quant à la nécessité de poursuivre la recherche de la justice de manière à ne pas entraver ou compromettre les efforts visant à promouvoir une paix durable sur le continent.»


La force conjointe ONU-Union africaine, la Minuad, chargée de favoriser le retour à la paix au Darfour, redoutant le pire, a décidé de retirer son personnel non essentiel dans cette province de l'Ouest du Soudan.


L'Egypte, par la voix de son ministre des Affaires étrangères a fait savoir tacitement que traiter de manière illégitime avec le Soudan risquera d'entraver la stabilité dans la région. Idem pour Roland Marchal, chargé de recherche au CNRS, basé au CERI-Sciences Po Paris, joint par la rédaction de Le Monde, il affirme que la demande de mandat d'arrêt international visant le président soudanais, Omar Al-Bachir, n'est pas fondée légalement et risque de remettre en cause les efforts de paix au Darfour.


Les Américains n'ont jamais été très enthousiastes vis-à-vis de la CPI, dont ils n'ont pas voté la création. L'administration Bush a beaucoup œuvré contre cette juridication et s'était même abstenue, avec la Chine, lors du vote [au conseil de sécurité de l'ONU de la résolution permettant la saisie de la CPI sur le Darfour. Dans leur idée, il s'agissait simplement d'envoyer un message fort à Khartoum pour obtenir une résolution rapide du conflit. Jamais ils n'avaient imaginé que la CPI irait aussi loin.


Sous la plume de Thomas Hofnung du journal Libération, l’on peut lire que ce mandat d’arrêt délivré par la CPI contre le président soudanais illustre le fossé grandissant entre les Occidentaux et les Africains, également tangible sur le cas du Zimbabwe.


Quatre responsables de la République démocratique du Congo (RDC) - dont le chef de milice Thomas Lubanga et l’ex-vice-président Jean-Pierre Bemba - sont détenus à La Haye. La CPI a, par ailleurs, lancé des mandats d’arrêt contre les chefs rebelles de l’Armée de résistance du seigneur en Ouganda. Et avait déjà lancé deux mandats d’arrêt contre deux Soudanais, dont un ministre, restés lettre morte. «A croire qu’on ne commet des crimes que sur notre continent !» grince un responsable africain. Pour lui, la compétence universelle de la CPI se limite en somme à une compétence africaine.


En définitive, bon nombre des personnes s'interrogent sur l'opportunité qu'il y a d'inculper un président en exercice dans un pays en proie à la violence. Elles suggèrent que la CPI soit dépolitisée pour éviter d'embraser davantage les Etats africains.


Quid la CPI


La Cour pénale internationale (CPI), sise à La Haye, aux Pays-Bas, est le premier tribunal permanent destiné à juger les auteurs de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Il s'agit d'une cour indépendante et non d'une instance des Nations unies. Elle a été créée par le Statut de Rome, adopté le 17 juillet 1998. Ce texte est entré en vigueur avec la ratification des 60 premiers Etats signataires le 1er juillet 2002. Le Soudan ne fait pas partie des 106 Etats Parties actuels, tout comme les Etats-Unis, la Russie ou la Chine.

La CPI est une instance de dernier recours. Elle n'agit que lorsque des procédures ne sont pas menées par la justice nationale d'un pays, ou dans le cas où celle-ci ne le seraient pas "de bonne foi". Elle peut juger des individus inculpés de chefs graves comme génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis après 2002. Le Conseil de sécurité de l'ONU peut demander l'ouverture d'une enquête par la CPI.


Composition: les 18 juges de la CPI sont élus pour des mandats de trois à neuf ans. Le procureur en chef est l'Argentin Luis Moreno-Ocampo, ancien magistrat qui a combattu la corruption et la junte militaire dans son pays. Le président de la cour est le Canadien Philippe Kirsch.

© Camer.be : Hugues SEUMO

© Copyright Camer.be

 

 

Jean-Paul Ngoupandé Ancien Premier ministre centrafricain

 

écouter 05 min

 

«Pour faire la paix en Afrique dans les régions troublées comme le Darfour, il faut parler entre ennemis. Si on utilise un moyen déloyal pour neutraliser un des belligérants, le dialogue ne sera plus possible.»

 

Y aurait-il une justice à 2 vitesses ? Y aurait-il une justice pour les Africains et une autre pour le reste du monde ? Ce sentiment s'est répandu comme une trainée de poudre sur tout le continent depuis la demande d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais par la Cour pénale internationale (CPI) en début de semaine. Un sentiment d'impérialisme judiciaire de la part des Africains, comme l'explique Jean-Paul Ngoupandé, écrivain et ancien Premier ministre centrafricain.


RFI  17 juillet 2008 par  Christine Muratet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 04:47

 

 

 

APA Bangui 2008-07-17 (Centrafrique) Le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Toby Lanzer, a déploré, au cours d’une conférence de presse, mercredi à Bangui, l’extrême pauvreté de la population centrafricaine, caractérisée par «la misère et une violence très aiguë».

 

Selon le Rapport national sur le développement humain de 2008, «la situation en République Centrafricaine est dramatique, car deux personnes sur trois survivent avec 400 FCFA par jour », a indiqué M. Lanzer, arrivé au terme de son mandat de deux ans en Centrafrique, pays enclavé d’Afrique centrale peuplé de 3,5 millions d’habitants et qui s’étend sur une superficie de 622.984km2.

 

«Le défi, pour le gouvernement, est de faire en sorte que le Centrafricain puisse mieux vivre», a-t-il dit, soulignant que «le destin de la République centrafricaine est entre les mains de son peuple et non dans les mains de la communauté internationale».

 

«Avec la signature de l’accord global de paix, le 21 juin dernier à Libreville, au Gabon, entre le gouvernement et les groupes politico-militaires, le gouvernement a maintenant la possibilité de garantir une stabilité de paix en Centrafrique pour que les bailleurs de fonds puissent venir investir dans le pays afin, de réduire la pauvreté très frappante», a-t-il souligné.

 

Le représentant du PNUD a appelé le gouvernement centrafricain à procéder le plus rapidement possible à la démobilisation et à la réinsertion des combattants soit dans les Forces armées centrafricaines (FACA), soit dans leurs communautés locales, afin d’apaiser la population.

 

M. Lanzer a joué un rôle déterminant dans le réengagement de institutions de Bretton Woods en RCA ainsi que dans l’élaboration du Document de stratégie de la réduction de la pauvreté (DSRP), principal document de référence de la table-ronde des bailleurs de fonds de la RCA réunie à Bruxelles (Belgique), le 26 octobre 2007.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 04:44

 

Bangui, 16 juil.(ACAP)-quatre vingt étudiants de cours biblique de Bangui ont reçu leur parchemin, mercredi 16 juillet 2008, au Centre Béoko, lors de la célébration du 7ème anniversaire de l'ong Ambassade Chrétienne, en présence de trois membres du Gouvernement, du Pasteur Ambassadeur Josué Binoua et de M.Christian Caron, président du conseil d'administration de l'Ambassade Chrétienne venu pour la circonstance.

 





         Josué Binoua

Cette célébration a vu la participation d'une centaine de membres de l'Association des évangéliques de Centrafrique (AEC), de l'église Maranatha en France et de quelques chrétiens congolais à cette manifestation.

 
Le pasteur Ambassadeur Josué Binoua a remercié les membre du Gouvernement qui ont accepté de prendre part a cette cérémonie, ce remerciement s'adresse aussi au couple Caron et tous ceux qui ont œuvré pour la bonne marche de cette célébration, il a demandé aux adeptes de se mobiliser afin de lutter contre la pauvreté.


Il a souligné que l'Ambassade Chrétienne a pour mission d'aider la population centrafricaine à s'auto prendre en charge par la micro finance, la création d'activités génératrices de revenus, rappelant que son institution a eu à former un certain nombre de cadres qui sont intégrés dans la fonction publique.


L'une des missions consiste à servir les autres et aussi de servir le bon Dieu.


Le Pasteur Christian Caron, président du conseil d'administration de l'Ambassade Chrétienne a pour sa part indiqué que les sept ans d'existence permettent d'évaluer le bilan des activités passées. « nous sommes témoin nous sommes engagés à plaider et agir aux coté du peuple centrafricain tout en donnant la lumière a leurs actions. », a-t-il a expliqué.


Le président du Haut Conseil de la Communication (HCC), M. Pierre Sammy Mackfoy, a quant a lui félicité les jeunes français qui sont venus pour la circonstance et pour leur aide matérielle et financière.

 
Il a également annoncé que pour la plupart les étrangers qui arrivent à Bangui viennent dans le cadre d'exploitation de nos richesses, mais il est surpris de voir les jeunes chrétiens qui abandonnent leur études pour œuvrer pour les autres, ce geste témoigne l'amour de ceux-ci envers le peuple centrafricain, a-t-il conclu.

 
Il convient de noter que l'Ambassade Chrétienne est une ong confessionnelle qui a vu le jour en 2001.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 02:12



 


                            Toby Lanzer

APA Bangui 2008-07-16 (Centrafrique) Les bailleurs de fonds ont déjà mobilisé 11 millions de dollars sur les 114 millions prévus dans le cadre du fonds commun humanitaire pour la Centrafrique, a déclaré, mercredi, le coordonnateur humanitaire des Nations unies à Bangui, Toby Lanzer.

 

A l’occasion du lancement de la revue à mi-parcours du Programme d’aide coordonné pour la République centrafricaine, M. Lanzer a expliqué que le Fonds commun humanitaire a bénéficié à chacun des 80 projets du Programme d’aide coordonné des six secteurs prioritaires que sont notamment l’éducation, la sécurité alimentaire, la santé, la protection, l’eau et l’assainissement.

 

Dans le cadre de ce programme, le Comité international de la croix rouge (CICR) va doter l’hôpital communautaire d’un groupe électrogène pour pallier les délestages intempestifs, a indiqué, pour sa part, le chef de délégation du CICR, M. Jean Nicolas Marti. M. Marti a déploré l’austérité et l’absence d’équipements dans les prisons et les hôpitaux de la capitale centrafricaine.

 

La présence des organisations humanitaires a contribué à la diminution des cas de violations des droits de l’homme dans les zones de conflits en Centrafrique. Les organisations humanitaires ont multiplié de manière exponentielle le nombre de programmes fournissant une assistance aux victimes des viols et autres violences.

 

Environ le tiers des 305.000 Centrafricains aujourd’hui réfugiés ou déplacés ont été obligés de fuir leurs villages à cause du banditisme et non en raison de la situation politique intérieure.

Quelque 45.000 Centrafricains sont réfugiés au Cameroun et des dizaines de milliers d’autres au Tchad. En février et mars derniers, 10.000 Centrafricains ont fui vers le Tchad et un cinquième camp de réfugiés centrafricains a été aménagé au sud de ce pays en mai dernier.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 02:11




(Le Temps.ch 15/07/2008)

 
Le principal parti de l’opposition en Centrafrique, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), a demandé lundi la “démission” du président François Bozizé, l’accusant notamment de “parjure” dans un communiqué à l’AFP.


“Le bureau politique du MLPC, conscient de la nécessité et de l’urgence de mettre un terme à la souffrance du peuple et à cette descente aux enfers, exige la démission pure et simple du général François Bozizé pour parjure, forfaiture faillite et trahison”, selon le communiqué signé par le premier vice-président du MLPC, Gabriel Koyambounou.


Ce parti, au pouvoir de 1993 à 2003 quand Ange-Félix Patassé était président de la République avant d’être renversé par le général Bozizé, dénonce en particulier l’”insécurité” dans le pays.


Le MLPC, présidé par l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, estime que “s’il y a un domaine” où M. Bozizé “a essuyé un échec retentissant, c’est bien celui de la sécurité”.

AFP

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 02:08



 









   Mme Willemine Dallot Béfio ici accroupie


Journalexpress.ca  16 juillet 2008 à 11:15

 

L’école Montessori Drummond a profité de sa fête de fin d’année sous le thème de «Merveilleuse Afrique» pour annoncer qu’elle versera la somme de 1600 $ à l’école maternelle moderne de Boali Chûtes, située dans le petit village de Boali, en République centrafricaine.

L’idée a été inspirée par un jumelage entre les deux écoles, en janvier 2008, proposé par Willemine Dallot-Béfio, présidente de l’association Bonne action nature et santé (BANS) Canada.

Mme Dallot-Béfio, qui est née en Centrafrique et a fait ses études d'enseignante en Nouvelle-Écosse, demeure maintenant à Drummondville depuis huit ans. Boali est le village natal de son père.


Grâce à la branche de BANS en France, l’école de Boali Chûtes a rouvert ses portes en juillet 2007 après avoir été fermée pendant quelques années pour des raisons financières.

L’aide apportée par Montessori Drummond permettra la réinstallation de l’électricité et de l’eau courante à l’école, l’achat de fournitures scolaires et l’installation d’un système d’alarme solaire pour sécuriser le matériel.


En effet, à cause de vols fréquents, l’institutrice ne peut pas laisser de matériel pédagogique dans sa classe, ce qui l’empêche d'enseigner selon l’approche Montessori dont elle a pourtant la formation.


«Les amis de Montessori Drummond, principalement les parents, ont été très généreux. Ils ont financé notre fête de fin d’année scolaire en sachant que les surplus seraient consacrés à l’école Montessori en Centrafrique», a fait savoir Françoise Monville Sauvage, directrice de l’école Montessori Drummond.


«Merci infiniment pour ce geste d'une grande générosité qui permettra à BANS d'aider l'école maternelle moderne de Boali Chûtes à continuer de se prendre en mains avec confiance tout en maintenant le lien qui se raffermit entre elle et l'école Montessori de Drummondville», a pour sa part ajouté Willemine Dallot-Béfio.

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 02:03



 

16/07/2008 19:10 par Yves Laurent Goma
 



         Monique Renéyo

La présidente de l’Association des centrafricains du Gabon (ACAG), Monique Reneyo a salué mardi à Libreville l’action de la Force multinationale de maintien de la paix en Centrafrique (FOMUC) dont le mandat qui a duré 6 ans a pris fin le week-end dernier et souhaité la bienvenue à la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX 1).


« Nous saluons les militaires gabonais qui ont dirigé cette force pendant six ans », souligne la déclaration de l’ACAG dont une copie est parvenue à Gabonpage.


« Pendant leur séjour en terre centrafricaine, les militaires gabonais ont fait montre d’un professionnalisme sans pareille. A Bangui, les populations civiles ont accueilli les soldats gabonais comme des frères à qui ils ont ouvert leur cœur et offert leur hospitalité », ajoute le texte.

« Sous le commandement du Gabon, les forces de la CEMAC ont apporté aux Centrafricains ce qui leur manquait. La paix, la liberté et la tranquillité. L’arrivée de ces forces a mis fin à la terreur qui régnait dans note pays, la Centrafrique », s’est réjouit l’ACAG.



Depuis la mise en place de cette force en décembre 2002, son état major a toujours été placé sous la tutelle d’un officier supérieur gabonais. Le dernier en date a été le général Auguste Roger Bibaye Itandas.


« Nous sommes fiers de ce que la FOMUC a fait pour notre pays. A travers la FOMUC, nous remercions le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo Ondimba. C’est sous sa houlette que cette force avait été mise en place en 2002 », poursuit la déclaration.


« Nous nous souvenons des longues heures, voire des jours de tractations organisées par le doyen des chefs d’Etat africains pour convaincre ses paires de la sous région ainsi que la France. Le président Omar Bongo Ondimba a pesé de tout son poids pour que cette mission aboutisse. Il a su guider la mission qui s’est déroulée sans anicroche », rappelle l’ACAG.

Sur décision des chefs d’Etat de la sous région la FOMUC est passée sous la tutelle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEEAC).


Samedi dernier, le passage de témoin a été effectif. Le général gabonais Auguste Roger Bibaye Itandas, dernier commandant de la FOMUC a transmis le flambeau à Hilaire Mokoko, le nouveau patron de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX 1).

« Comme l’ont fait les militaires, nous la communauté centrafricaine du Gabon, saluons le savoir faire et le travail accompli par le général Bibaye Itandas dans notre pays », indique la déclaration par laquelle les centrafricains demandent au président gabonais de « continuer à soutenir notre pays et la nouvelle force qui a remplacé la FOMUC ».


Martin Safou/ Gabonpage

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