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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 02:58

 

 

 

Gata-Ngoulou.jpg

 

 

Par Sébastien Lamba - 01/06/2011JDB

Le ministre des Finances et du Budget du Tchad, Gata Ngounlou a séjourné dans nos murs afin de lancer cette levée de fonds sur les marchés de la sous-région

 

Le ministre tchadien des Finances a indiqué que cet Emprunt est assorti d’un certain nombre de conditions notamment le taux d’intérêt de 6% et remboursable sur une durée de 5 ans. Cette opération de levée des fonds se fera au profit des Institutions Bancaires, des Assurances et des particuliers. Il a ajouté que cet Emprunt est levé sur tous les marchés financiers de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale(CEMAC). Le ministre Gata Ngoulou a affirmé que «Le Tchad a levé 100 milliards de FCFA pour le financement de ses projets prioritaires de développement». C’est là la substance de sa mission en terre centrafricaine.

 Pour intéresser davantage son pays hôte, il a rassuré que la République Centrafricaine peut également souscrire à cet Emprunt Obligataire bien que n’étant pas un pays pétrolier car, a-t-il admis «l’Emprunt Obligataire est un outil au service des pays de la CEMAC». Concernant la fiscalité, le ministre Tchadien a souligné que les obligations et les intérêts y afférents seront exonérés d’impôts dans les Etats membres de la CEMAC. «Les fonds collectés au titre de cet emprunt serviront, d'une part, à la réalisation d'un certain nombre de projets d'investissement public indispensables pour le développement du Tchad et d'autre part à l'apurement de sa dette intérieure», a précisé Gata Ngoulou. Ces projets concernent le domaine des infrastructures (achèvement de la construction de l'aéroport de Moundou, modernisation du réseau routier, aménagement et bitumage des voies à N'Djaména et dans le reste du pays), le secteur de la santé (construction et équipement des établissements hospitaliers et des centres de santé) et le domaine de l'éducation (construction des écoles et lycées, ainsi que l'achèvement de l'université de Toukra).

Le Président de la Commission de Surveillance des Marchés Financiers(COSUMAF), Alexandre Gandou a lancé un appel aux chefs d’Etat de la CEMAC d’emboité le pas et de moderniser leur mode de financement en venant sur ce marché. Il a précisé que, les personnes concernées sont les personnes physiques et morales des pays membres de la CEMAC ainsi que les investisseurs régionaux et internationaux. La période de souscription devra s'achever le 23 juin 2011. La durée de l'emprunt est de cinq ans, soit jusqu'en 2016. La dette publique intérieure du Tchad, quant à elle, est estimée à 249,7 milliards francs CFA environ (soit 7,7% du PIB) à la fin 2009.

 

NDLR : Cet emprunt tombe vraiment mal, c'est le moins qu'on puisse dire. Dans le contexte des relations centrafricano-tchadiennes à l'heure actuelle, il y a lieu de se demander si ce genre d'initiative pourrait connaître beaucoup de succès en RCA. Avec toutes les recettes pétrolières du Tchad, que ce pays voisin et frère soit obligé de lancer un emprunt obligataire, il y a vraiment lieu de se poser des questions. Où va l'argent du pétrole tchadien car avec tous les milliards qu'engrange ce pays, il pouvait valablement se passer de ce genre de chose et financer très aisément sur le budget de l'Etat tous ses grands travaux d'équipements et autres infrastructures dont le financement sert de prétexte à la levée de cet emprunt obligataire !

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 02:44

 

 

 

violence Km 5 5

 

 

BANGUI (Xinhua) 2 juin - Des affrontements ont éclaté entre musulmans et chrétiens mardi et les violences se sont poursuivies mercredi à Bangui

Des scènes de violence ont commencé au KM5, quartier populaire de la capitale centrafricaine, suite à la découverte mardi matin de corps de deux enfants chrétiens dans un véhicule dans la concession d'un transporteur musulman, emballés dans un sac.

Depuis mardi soir, les forces de défense et de sécurité sont mobilisées et un couvre-feu est instauré par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation entre 19h00 et 05h00 dans le 3ème, 5ème et 6ème arrondissement de Bangui, les plus concernés par l'événement.

Mercredi matin, des scènes de violences entre musulmans et chrétiens gagnent de plus en plus les quartiers et arrondissements de Bangui. Maisons, voitures, magasins et mosquées sont brûlés. L'on signale également des cas de blessures et de morts des deux côtés.

"A en croire l'état des corps découverts, les victimes auraient subis de graves tortures avant d'être pendus. Ils avaient les bras et les pieds ligotés", a déclaré Noé Ndjovo, un voisin de l'auteur présumé du crime et témoin oculaire de la découverte des deux corps.

Le procureur de la République Arnaud Abazène a confirmé mardi soir l'arrestation de l'auteur du crime, appelant la population au calme.

Le président du Conseil national de la jeunesse, Christian Guénébem, a annoncé mercredi matin la création d'une "cellule de crise", qui a pour mission d'appuyer les forces de défense et de sécurité dans le maintien de l'ordre.

 

NDLR : La RCA est-elle gagnée par le syndrome nigerian ? De quoi se mêle ce Guénébem ? Ce prétendu conseil national de la jeunesse qu'il dirige n'est rien d'autre qu'un rassemblement de miliciens du KNK sans doute armés par Francis Bozizé pour des basses besognes car l'intention qu'il annonce "d'appuyer les forces de défense et de sécurité" ne relève nullement de la vocation d'un simple mouvement de jeunesse. C'est d'une extrême gravité. En quoi des questions de maintien de l'ordre concernent-elles un mouvement de jeunesse ? C'est un inadmissible mélange et confusion de genre.   

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 02:22

 

 

 

 

Fini Kode logo

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°003/FK/01

 

Relatif à la violence intercommunautaire qui secoue la ville de Bangui.

 

Depuis deux jours, Bangui, la capitale de notre pays est le théâtre de violences intercommunautaires liées au meurtre de deux garçons âgés respectivement de quatre et cinq ans, dont les corps suppliciés ont été retrouvés à l’arrière d’un véhicule appartenant à un homme de confession musulmane.

Cet acte odieux, œuvre d’un criminel sans cœur, a provoqué l’émoi de l’immense majorité des Centrafricains en général et plus particulièrement les habitants du troisième arrondissement de Bangui. Comme il fallait s’y attendre, ledit crime a aussitôt entrainé une réaction de représailles contre la famille du présumé meurtrier.    

À ce jour,  on dénombre sept (7) personnes tuées, de nombreux blessés et certaines  mosquées incendiées. Ces violences semblent même se déplacer et se répandre dans les autres arrondissements de Bangui.

Le Mouvement citoyen Fini Kodé  tout en présentant ses condoléances aux familles éplorées,  appelle les Centrafricains au calme et surtout à attendre avec patience les décisions de la justice de leur pays.

Au-delà de la préoccupation immédiate concernant ces violences intercommunautaires qui ont déjà gagné quatre des huit arrondissements que compte la capitale centrafricaine, le Mouvement Citoyen Fini Kodé invite instamment le général Bozizé et son gouvernement à faire preuve de responsabilité et à prendre rapidement des mesures appropriées pour rendre justice, assurer la sécurité des personnes et des biens avant que le pays tout entier ne s’embrase définitivement dans un conflit intercommunautaire. 

Notre préoccupation est d’autant plus fondée que la banalisation des atteintes aux droits de l’homme conduit toujours à des réveils douloureux, quand l’impunité finit par convaincre les auteurs des actes répréhensibles qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils seraient proches d’un pouvoir ou d’une armée étrangère installée sur le sol national. Ce qui s’est passé ces deux derniers jours illustre parfaitement la frustration et le sentiment d’impuissance de nombreux Centrafricains face à des exécutions extrajudiciaires souvent imputées aux éléments tchadiens de la garde présidentielle.

Il est évident que ces violences intercommunautaires sont le résultat d’une politique hasardeuse et irresponsable menée depuis le 15 mars 2003, date à laquelle, le général Bozizé et ses troupes sont rentrés dans la capitale Bangui. En confiant sa sécurité personnelle et les pleins pouvoirs aux éléments tchadiens incontrôlables, il a fait de ceux-ci les bourreaux du peuple centrafricain qui briment, humilient, tuent impunément nos concitoyens. Requinquée en cela, la communauté tchadienne avec laquelle nous avions toujours eu des relations cordiales et de fraternité s’est senti invulnérable d’autant plus qu’elle n’hésite pas à faire appel à ses miliciens tchadiens de la garde présidentielle pour régler des simples querelles de voisinage. Dès lors s’est forgé un sentiment d’abandon et de frustration des centrafricains qui n’attendaient que le moment venu pour en découdre. Ces violences ne sont que la goûte d’eau qui a fait déborder le vase.

Pourtant, la liberté, la démocratie et le respect des droits de l’homme sont des acquis communs de la lutte multiforme de millions de nos compatriotes qui n’aspirent à rien d’autre qu’à vivre en paix et en sécurité sur la terre de leurs ancêtres. Les autorités, les vraies, ont le devoir de les protéger.  

Pour le Conseil Éxécutif

 

Professeur Gaston M. N’guérékata

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 01:51

 

 

 

violence au Km 5 

 

Par RFI jeudi 02 juin 2011

 Les autorités centrafricaines ont instauré un couvre-feu de 19h à 6h du matin jusqu'à nouvel ordre dans trois arrondissements de la capitale : le 5ème, le 6ème, et le 3ème, d'où est partie la colère mardi 31 mai. C'est là en effet qu'après 24h de recherches, les corps de deux enfants de 4 et 5 ans ont été retrouvés dans le coffre arrière d'un véhicule appartenant à un commerçant musulman hier, ce qui a déclenché des violences. Elles ont rapidement visé la communauté musulmane, bien souvent d'origine tchadienne.

« J'ai enregistré à l'hôpital 52 blessés, 7 décès et parmi les décès enregistrés à l'hôpital communautaire, il y a un homme de confession musulmane qui a été brûlé vif. »

 

Le point sur la situation dans Bangui avec Joseph Bindoumi, président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme.

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 01:25

 

 

 

moustiques.jpg

PARIS (AFP) - 01.06.2011 17:32 - Des scientifiques affirment avoir identifié des molécules odorantes capables de tenir en échec le flair aiguisé des moustiques, qui pourraient permettre une avancée sans précédent dans la lutte contre le paludisme.

Des scientifiques affirment avoir identifié des molécules odorantes capables de tenir en échec le flair aiguisé des moustiques, qui pourraient permettre une avancée sans précédent dans la lutte contre le paludisme.

Ces molécules perturbent les organes sensoriels du moustique qui lui permettent de détecter le CO2 contenu dans l'air expiré par les humains, et donc de repérer infailliblement ses proies, expliquent les chercheurs dans une étude publiée mercredi par la revue scientifique britannique Nature.

"Ces substances présentent de grands avantages pour réduire les contacts entre moustiques et humains et peuvent conduire à une nouvelle génération de répulsifs et de leurres", estime un des auteurs de l'étude, Anandasankar Ray, professeur d'entomologie à l'Université de Californie de Riverside.

Une alternative rêvée au DEET, un répulsif efficace mais coûteux, qui nécessite de nombreuses applications et contre lequel certains moustiques commencent à présenter des signes inquiétants de résistance.

Des pièges à moustiques existent déjà, utilisant de la neige carbonique, du propane ou des cartouches de CO2. Mais ces gadgets sont encombrants et bien trop chers pour être utilisés à grande échelle, en particulier dans les pays pauvre où le paludisme fait des ravages.

Grâce aux substances identifiées par son équipe, les pièges à moustique du futur seraient "extrêmement maniables, pratiques et facilement rechargeables", assure M. Ray.

Mettant à profit les connaissances déjà acquises sur la drosophile, ou mouche du vinaigre, un animal couramment utilisé dans les laboratoires, les scientifiques ont étudié trois espèces de moustiques dont les femelles sont des vecteurs de maladies: Anopheles gambiae, Aedes aegypti et Culex quinquefasciatus.

Les molécules odorantes qu'ils ont identifiées brouillent les cellules sensibles au dioxyde de carbone (CO2) situées de part et d'autre de la bouche du moustique, sur de minuscules appendices ressemblant à des antennes.

Ces récepteurs sont activés à la moindre bouffée de CO2, envoyant au cerveau un signal qui pousse l'insecte à s'envoler contre le vent pour remonter à la source. Pour débusquer leur cible, les moustiques utilisent aussi des détecteurs de chaleur et la vue.

Les substances découvertes ont été expérimentées sur une petite échelle au Kenya, où des huttes distillaient un doux parfum de CO2 pour attirer les moustiques tandis que les molécules parasites étaient relâchées dans l'air pour les désorienter.

Pour Mark Stopfer, spécialiste à l'Institut américain de la Santé (NIH), les résultats obtenus sont "prometteurs". Il veut toutefois rester prudent, rappelant que les moustiques ne sont pas seulement guidés par le CO2 mais aussi par l'odeur de la sueur et de la peau humaine.

Et l'innocuité pour l'homme des substances chimiques testées sur les moustiques reste encore à démontrer, souligne-t-il.

Selon les chiffres de l'Organisation de mondiale de la Santé (OMS), le paludisme a causé près de 800.000 morts en 2009. Environ 90% de ces décès touchent l'Afrique, dont 92% d'enfants de moins de cinq ans.

Outre le paludisme, les moustiques sont aussi des vecteurs de la dengue, une infection virale qui touche quelque 50 millions de personnes chaque année, de la fièvre jaune, de la filariose et du virus du Nil occidental.

© 2011 AFP

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 00:42

 

 

 

violence KM 5 4

 

 

BANGUI (AFP) - 01.06.2011 19:01 - Un couvre-feu a été instauré mercredi dans 3 arrondissements du nord-ouest de Bangui où des tirs ont été entendus alors que des violences visant des musulmans ont débuté mardi, selon un arrêté du ministre de la Sécurité publique diffusé à la radio nationale.

Le bilan provisoire des violences visant des musulmans à Bangui pour la seule journée de mardi fait état de 7 morts et 21 blessés mais celui-ci pourrait s'alourdir alors que les violences se sont poursuivies mercredi, a annoncé le parquet.

"On a dénombré pour la journée d'hier (mardi), 7 morts et 21 blessés. Ils sont pour la plupart musulmans d'origine centrafricaine comme le présumé auteur du meurtre des deux enfants qui est arrêté pour nécessité d'enquête", a déclaré Arnaud Djoubaye Abazène, procureur du tribunal de Bangui.

Une source diplomatique a estimé que la découverte des deux corps avait "servi de détonateur pour mettre le feu aux poudres et permis à certains de régler des comptes avec les musulmans (en particulier) tchadiens" qui tiennent de nombreux commerces.

Selon cette source, "la ville n'est pas à feu et à sang" mais les violences de mardi ont gagné mercredi de nouveaux quartiers. Toutefois, "les forces de l'ordre, très peu nombreuses, ont pour l'instant réussi à travailler sans débordements", a-t-il dit.

"Il y a des armes partout dans la ville et des hommes en tenue militaire", a déclaré de son côté un étudiant de 27 ans joint par l'AFP, Nicaise-Daniel Kabissou, qui réside dans le 5e arrondissement, affirmant avoir vu "vers 11H00 (mercredi), un mort, c'était un musulman".

"Ils attaquent les boutiques, si tu es un musulman, les chrétiens te trouvent et ils te tuent", a-t-il ajouté alors que les commerçants de la zone avaient déserté le grand marché du KM5 et que les écoles ont fermé dans la zone.

"Les actes de violence qui ont visé essentiellement des sujets musulmans détenteurs de petits commerces sont révélateurs d'un sentiment de haine envers cette communauté à laquelle appartient le présumé auteur de ce crime et il est à craindre que des actes de vandalisme et des pillages soient perpétrés contre les propriétés des sujets musulmans et Tchadiens", a déclaré mercredi soir dans une allocution à la radio nationale le ministre délégué à la Défense Jean-Francis Bozizé.

"A l'heure qu'il est, le ministère de la Défense et le ministère de la Sécurité publique ont pris toutes les mesures nécessaires afin de rétablir définitivement l'ordre public", a-t-il ajouté.

La Centrafrique compte environ 80% de chrétiens en majorité protestants et autour de 10% de musulmans, selon des chiffres officiels.

Un précédent bilan mardi de source hospitalière faisait état de 2 morts et 21 blessés.

"Ce bilan est susceptible de s'alourdir à l'issue de cette seconde journée émaillée de violences dont le pays n'a vraiment pas besoin après tout ce qu'il a vécu", a-t-il dit appelant "la population au calme".

Deux enfants portés disparus dimanche ont été retrouvés mardi morts et leurs corps abandonnés dans le coffre arrière d'un véhicule appartenant à un musulman, de sources concordantes.

Cette découverte a entraîné une vague de violences dirigée contre les musulmans, dont beaucoup sont commerçants, et qui se sont étendues mercredi aux quartiers sud et est de Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Que ce soit pour le meurtre des deux enfants, ou bien des violences qui ont suivi, les auteurs seront punis conformément à la loi, parce que la République centrafricaine est un Etat de droit", a ajouté le procureur.

Un couvre-feu a été instauré mercredi par le ministère de la Sécurité publique de 19h à 6h du matin dans trois arrondissements du nord-ouest de la ville (3e, 5e, 6e).

© 2011 AFP

 

NDLR : On parle désormais d’une vingtaine de morts pour la journée du mercredi et de plusieurs mosquées incendiées dans la ville de Bangui où les échauffourrées s'étendnt de plus en plus à d'autres quartiers et arrondissements comme Bimbo, Fouh, Gobongo, Boy-Rabe, PK 12 etc...non impliqués au départ des événements du Km 5. On ne comprend pas pourquoi la nécessité du maintien de l'ordre s'effectue à balles réelles puisqu'il y a soi-disant des balles perdues qui tuent de pauvres innocents. Ce décor ressemble à s'y méprendre au climat des relations Tchad - Centrafrique et Déby-Patassé de 2002 à 2003 qui a préfiguré au renversement le 15 mars 2003 du régime du président Patassé qu'on vient juste d'enterrer par un certain François Bozizé instrumentalisé et manipulé naguère par un certain nombre de parrains qui s'en mordent les doigts aujourd'hui.  

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 18:55

 

 

 

IDI-BOZIZE-Syrte-juil-09--1-.jpg

 

 

Source : blog de Makaila Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 00:02

Cher Makaila,


Je viens par la présente vous signaler en tant que Tchadien résident en France  la souffrance qu'endurent nos compatriotes se trouvant dans ces pays signataires  des accords et des conventions allant dans le sens du respect de la liberté de
circulation  de biens et des personnes, nos représentations diplomatiques qui  sont sensées apporter les protections nécessaires à nos compatriotes réagissent  rarement en cas de sollicitation de  ceux derniers si jamais ils se trouvent face à une situation qui les expose ou compromet leurs intérêts.

 Au moment où je vous écris ce mail, il se passe depuis hier une situation  extrêmement grave en République Centrafricaine, nos compatriotes sont  pourchassés et spoliés, leurs demeures sont détruites, les magasins brulés et pillés.

L'histoire est partie suite à la découverte de deux cadavres dans la voiture  dans les camions d'un  compatriote résident à Bangui dès cette découverte les centre africains se sont mis à chasser les ressortissants Tchadiens et raser  leurs habitations ce comportement est fréquent chez les Centre Africains, il est  temps que notre Pays agisse pour cesser cette chasse à l'homme ainsi que  la  haine et la  xénophobie dont sont sujet nos compatriotes.

 Le Tchad doit faire de la protection de ses ressortissants une priorité absolue de sa politique  étrangère, chaque Tchadien se trouvant à étranger doit faire en sorte que  ses  intérêts soient préservés par la mission diplomatique accréditée au près du pays  dans lequel il y réside. Aussi, il convient de souligner que tout Tchadien se  trouvant à l'étranger se doit de se montrer exemplaire et éviter tout ce qui  peut nuire à l'image de son Pays car chacun de nous est le porte étendard de  notre cher Pays.

Le Tchad a les moyens et la possibilité de se faire entendre face à de telles pratiques qui compromettent les intérêts de ses ressortissants  et dénature l'esprit des accords et des conventions qui lient ces Etats.

C'est pourquoi je viens vers vous cher Makaila, vous demander de vous pencher  sur cette situation en procédant par une investigation journalistique et  mobiliser  nos compatriotes ainsi que l'Etat du Tchad à se pencher sur la question.

Vous souhaitant une bonne réception, acceptez, cher Makaila, mes salutations distinguées.

YOUSSOUF MAHAMAT Abakar

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 16:07

 

 

 

violence-au-Km-5.JPG

 

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Une correspondance particulière du  mardi 31 mai 2011

 

Le début de la crise

Après la découverte des cadavres vers 7 heures du matin, la tension a seulement monté d’un cran. Mais après l’intervention des forces de l’ordre qui ont fait des tirs sporadiques et des tirs de gaz lacrymogènes, les échauffourées commencent par des scènes de violence.

A 11h, c’est le statut quo, malgré la présence des forces de l’ordre. Au niveau de Kokoro 2, plus précisément au niveau du bar Canari où se trouve le domicile de celui qui aurait tué les 2 enfants, la route était totalement barricadée. 2 véhicules et une remorque du présumé assassin ont été incendiés ainsi que le domicile du présumé criminel complètement mis à sac par la population sur-énervée.

Le bilan de la matinée

Outre la mort de ces deux enfants, 2 autres personnes ont été tuées dans des circonstances qu’on ignore pour le moment. Pendant que nous nous trouvons encore sur le terrain, 2 jeunes hommes couverts de sang et de plaies, apparemment des blessés par couteaux et flèches ont été transportés de Kina pour l’hôpital.

A midi, un homme qui serait de la même origine que le présumé et qui cherche à s’échapper a été appréhendé par les jeunes de la localité de Magalé, puis exécuté.

Le décor de l'évènement

Le décor à 12h40mn ressemble à une véritable scène de guerre. Il laisse voir d’un côté et de l’autre les belligérants au milieu desquels les forces l’ordre. Les jeunes des deux côtés sont munis d’armes blanches, de bâtons et de cailloux, prêts à la vengeance. Bref, un véritable va-et-vient sur un rayon de deux km et où chrétiens et musulmans se contrôlent leurs mouvements.

Un autre décor de ce matin, ce sont les jeunes qui sortent du fond du quartier avec pleins d’objets en main, ce qui laisse supposer des actes de pillages.

Il y a lieu de signaler que les forces de l’ordre présentes sur les lieux contrôlent beaucoup plus la grande artère, alors que les choses sérieuses se poursuivent dans le quartier. Depuis 7h, le début des clashes, c’est seulement à 13h15 mn que les premiers véhicules commencent à franchir les routes barricadées. Un calme règne jusqu'à 15h30 mais un calme précaire. La tension sur place fait penser à un nouveau retour de violence.

Un civil tué par l'armée

A 16h15mn, la tension est remontée. Les forces de l'ordre sont de nouveau déployées mais comme d'habitude elles tirent à l'aveuglette et une balle perdue a atteint une femme, mère de 4 enfants, au quartier Fatima alors qu'elle préparait ses beignets devant sa maison.

Le souhait de la population banguissoise ce soir est de ne pas voir le conflit se poursuivre dans la nuit, pour risque d'arriver à un bain de sang.

 

 

 

Réaffirmer une commune volonté de vie commune

Radio Ndéké Luka Mercredi, 01 Juin 2011 13:55

Arrêter l’escalade. Laisser la justice suivre son cours. Revenir au cours normal des choses et surtout s’interdire de toute indexation d’une communauté par ou contre une autre.

Voilà les  actions et attitudes majeures qui interpellent actuellement tous les centrafricains à propos de la situation qui prévaut actuellement à Bangui la capitale. Une situation provoquée par le meurtre de deux garçons dans le 3ième arrondissement de Bangui au quartier Kina. Les corps ont été découverts tôt dans la matinée du mardi 31 mai.

Ce mercredi encore, il y a eu des échauffourées. On note toujours une tension dans plusieurs secteurs de la ville ; Les autorités elles, s’emploient à ramener le calme. Le ministre de l’administration du territoire a rencontré les Imams du 3ème Arrondissement. Ceux-ci ont lancé un appel au calme. Il faut dire que la Communauté musulmane est particulièrement visée par les représailles. Les présumés auteurs du meurtre des deux enfants, étant musulmans, selon certaines sources, l’indexation de cette communauté a commencé et la passion aidant, des velléités de vengeance se sont exacerbées.

La rumeur s’en est aussi mêlée. C’est ainsi que Radio Ndeke Luka, dont un des reporters sur place, a pu démentir l’information relative  aux incendies des églises catholiques de Saint Michel et de  Saint Mathias.

En revanche, la mosquée du quartier Yapélé dans le deuxième arrondissement de la ville de Bangui a été incendiée par des jeunes venus du quartier Fatima. Ces derniers avaient justement prétexté les incendies des églises catholiques précitées, pour justifier leur acte.

Ce mercredi comme au premier jour des manifestations, la  quasi-totalité des magasins sont restés fermés au KM 5. Ils restent d’ailleurs sous la protection des forces de l’ordre déployées  dans le secteur, pour empêcher les pillages et assurer la sécurité des biens et des personnes. Il faut ajouter que certaines écoles n’ont pas fonctionné ce mercredi pour des raisons de sécurité.

Dans le 4e arrondissement de Bangui au quartier Boy-Rabe, de jeunes ont tenté d’incendier des commerces de la communauté musulmane de la localité. Même situation dans le quartier Gobongo toujours dans le 4e.

Peu avant dans la matinée, un magasin dont le propriétaire serait proche de l’auteur du double meurtre a échappé d’incendie au croisement Sica-Benz-vi, grâce à l’interposition des éléments du Commando d’intervention rapide. Des manifestations ont été aussi enregistrées au quartier Miskine dans le 5e arrondissement de Bangui.

Dans la soirée de mardi, le procureur de la République Arnauld Djoubaye ABAZEN a invité la population au calme. Il a par ailleurs révélé que les présumés coupables de l’assassinat des deux enfants sont entre les mains de la justice. Il aussi révélé que le bilan de cet incident est de sept morts.

Suite à la situation qui prévaut, un couvre-feu a été instauré depuis hier  de 19h à 6h, par le ministre de la sécurité, de l’émigration et immigration et de l’ordre publique, Claude Richard GOUANDJIA. Ce couvre-feu est valable jusqu’à nouvel ordre dans le 3ème, 5ème et 6ème arrondissement de Bangui.

 

La Chine invite ses ressortissants à la prudence

Mercredi, 01 Juin 2011 09:21

Le ministère chinois des Affaires étrangères chinois a appelé hier mardi 31 mai 2011, les Chinois qui habitent en République centrafricaine et ceux qui projettent d'y aller de faire attention à leur sécurité. L’information est rapportée ce matin par Radio Chine Internationale.

Ces derniers jours, plusieurs Chinois ont été la cible de pillages à Bangui. Certains ont même été tués, toujours selon radio Chine Internationale qui ajoute que l'ambassade de Chine a demandé au gouvernement de République centrafricaine de prendre des mesures efficaces pour assurer la sécurité de ses ressortissants.

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 15:24

 

 

 

km5

 

 

BANGUI - AFP / 01 juin 2011 14h40 - Un couvre-feu a été instauré mercredi dans 3 arrondissements du nord-ouest de Bangui où des tirs ont été entendus alors que des violences visant des musulmans ont débuté mardi, selon un arrêté du ministre de la Sécurité publique diffusé à la radio nationale.

Pour le maintien de l'ordre, le couvre-feu est instauré de 19h à 6h du matin dans les 3e, 5e et 6e arrondissements (de Bangui) jusqu'à nouvel ordre, selon un arrêté du ministre de la Sécurité publique, Claude-Richard Gouandja, diffusé à la radio nationale.

Un journaliste de l'AFP a entendu des tirs à l'arme automatique tantôt rapprochés, tantôt sporadiques, à proximité du grand quartier commercial de Bangui, le KM5, alors que la zone était bouclée par l'armée, la gendarmerie et la police.

Ces tirs, proviennent des forces de défense et de sécurité qui ont quadrillé le quartier populaire et commercial du KM5. Elles éloignent des groupes de jeunes qui tentent en vain depuis ce matin de piller les magasins, kiosques et échoppes des musulmans, a expliqué Alain Tromandet, mécanicien au KM5 qui s'est éloigné de la zone.

De temps en temps les éléments des forces de défense et de sécurité font des tirs de sommation, ou bien elles tirent en direction des groupes de jeunes qui attaquent les musulmans. Il ne fait pas de doute qu'il y ait eu aussi des victimes parmi la population, a-t-il affirmé.

Deux personnes ont été tuées et 21 blessées mardi dans des violences dans le nord-ouest de Bangui, visant notamment des musulmans accusés d'être responsables de la disparition et de la mort de 2 enfants.

Les jeunes se sont répartis en plusieurs groupes, et munis de machette, de barres de fer ou de bâtons, ils s'attaquent aux musulmans qu'ils accusent d'être à l'origine de la mort des deux enfants (...) et menacent de piller leurs magasins, a ajouté le mécanicien.

Les forces de défense ont pris position tout autour des magasins et kiosques des musulmans. Ils éloignent les passants par des signes et gestes. Mais malgré leur présence, les attaques se multiplient contre les musulmans et il doit y avoir d'autres victimes, a déclaré une commerçante, Marguerite Ngoya.

Ces tirs à l'arme automatique ont amené les commerçants à déserter le grand marché du KM5. Les écoles ont également fermé dans la zone.

Un proche de la famille d'un des deux enfants (âgés de 5 et 4 ans) avait expliqué mardi qu'après des recherches effectuées par les parents et des proches, leurs corps ont été retrouvés dans le coffre arrière d'un véhicule appartenant à un musulman du voisinage, entraînant les violences et notamment le lynchage d'un parent du propriétaire du véhicule.

La Centrafrique compte environ 80% de chrétiens en majorité protestants et autour de 10% de musulmans, selon les chiffres officiels.

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3 arrondissements de Bangui sous couvre-feu

Radio Ndéké Luka Mardi, 31 Mai 2011 12:36

« Pour des raisons de maintien de l’ordre, il est instauré jusqu’à nouvel ordre, un couvre-feu de 19H à 6H dans les circonscriptions du 3ième, du 5ième et du 6ième Arrondissement de la ville de Bangui. »

Tard dans la soirée du mardi 31 mai, le ministre de la Sécurité Publique, de l’Emigration-Immigration et de l’Ordre public, Claude Richard Gouandjia, a publié et fait diffuser cet arrêté sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

L’instauration du couvre-feu est consécutive à la situation confuse et aux échauffourées qui se sont déroulées toute la journée du mardi dans les arrondissements concernés, suite à la découverte tôt dans la matinée, des corps de deux garçons, vraisemblablement tués après un rapt. Des représailles ont été exercées sur une famille soupçonnée être celle des meurtriers. La concession a été détruite et une personne tuée. En fin de journée, on comptait 3 morts. Une vingtaine de blessés a été recensé par la direction de l’Hôpital communautaire de Bangui.

Toute la journée, les commerces étaient fermés et la circulation bloquée.

Ce mercredi 1er juin, le ministre de l’administration du Territoire a convoqué les chefs religieux pour une concertation. En effet, la communauté musulmane a fait l’objet d’indexation et c’est elle qui est visée par les représailles. Toutes les victimes se comptent en son sein. Le procureur de la République est intervenu et révélé dans un communiqué que les auteurs présumés du meurtre des deux enfants ont été arrêtés. Il a invité la population au calme.

 

NDLR : Ces échauffourées ont gagné d’autres quartiers que celui du Km 5. la destruction La mosquée du quartier Fouh par exemple a été détruite. Dans la matinée, plusieurs personnes ont tenté en vain d’empêcher l’accès du cimetière musulman du quartier Boieng au convoi funèbre d’une des victimes d’hier. Il a fallu l’intervention des forces publiques qui ont dû faire usage de tirs de grenades lacrymogènes et même de tirs de dissuasion à l’arme automatique pour résoudre le problème. Plusieurs commerçants musulmans tchadiens ciblés par la population ont été par précaution, mis à l’abri par les autorités au camp de la gendarmerie nationale ainsi que leurs véhicules parqués au commissariat central. A noter que c'est Claude Richard Gouandja, un spécialiste de fiches mensongères et de montages grossiers de faux documents pour induire en erreur Bozizé qui est maintenant en charge des questions de sécurité publique après le départ du gouvernement d'un autre paranoïaque, le général d'opérette Jules Bernard Ouandé.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 01:23

 

 

 

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J’avais sincèrement voulu me rendre au pays pour les obsèques du Président Ange-Félix Patassé afin de pouvoir lui rendre un dernier hommage en m’inclinant sur sa dépouille avant qu’il ne soit porté en terre mais j’ai renoncé et les événements ultérieurs m’ont donné raison. C’est la perspective d’obsèques officielles qui m’a dissuadé de faire le déplacement de Bangui. En vérité, tous ceux qui ont étroitement travaillé avec lui, à divers titres et moments de sa présence de deux mandats durant à la tête du pays, peuvent et ont certainement beaucoup de choses à dire sur lui, en bien ou en mal, tant l’homme était complexe.

Pour ma part, durant tout l’exercice de mes fonctions à ses côtés, j’ai toujours été en première ligne, prenant les risques les plus insensés pendant que certains qui se disaient pourtant de son régime étaient lâchement à l’abri. J’ai été d’une grande fidélité à Ange-Félix Patassé, ce que beaucoup qui prétendent aujourd’hui l’avoir bien connu ne peuvent décemment revendiquer. Certains amis et parents m’ont même reproché cette fidélité car cela était allé au-delà du raisonnable selon eux, y compris après son renversement du pouvoir où quasiment tout le monde l’avait abandonné ou pris ses distances avec lui, jusqu’ à ce jour du 7 novembre 2008 où lui-même, a choisi de se séparer de moi pour des raisons que je n’ai jamais pu lui demander et qu’il n’a pas eu l’occasion lui non plus de me fournir avant sa mort. 

Ayant été son Conseiller spécial et Porte-Parole, donc un de ses plus proches collaborateurs, dois-je rappeler que pour et à cause de lui, j’avais failli perdre ma vie en 2002, kidnappé et séquestré plus d’un mois durant par ceux-là mêmes aujourd’hui au pouvoir et dont  le seul regret est de ne m’avoir point exécuter. Mais je m’estime heureux par rapport à d’autres fils du pays qui eux, sont réellement tombés pour ou à cause de Patassé. J’ai pris des coups durs et avalé des couleuvres quand certains profitaient allégrement de son régime mais je ne le regrette point.

Pendant les moments les plus difficiles qu’il a connus, tant au pouvoir que durant l’exil post coup d’Etat, j’ai quasiment toujours été présent à ses côtés. J’étais par exemple avec lui dans l’avion qui le ramenait de Niamey et ai pu gérer avec lui les premiers moments de ce coup d’Etat qui l’a renversé ce 15 mars 2003 et qui nous a fait échouer dans un célèbre hôtel de Yaoundé. J’ai aussi partagé avec lui les premiers et pénibles mois du second exil togolais. Il m’ordonna de regagner Paris et d’y demeurer pour une plus grande efficacité de la lutte qu’il voulait continuer à mener pour la cause de la démocratie centrafricaine. Avec une telle proximité, comment aurais-je pu manquer de l’accompagner  à sa dernière demeure.

Beaucoup de compatriotes aussi bien du pays que de la diaspora, y compris même et à ma grande surprise certains Chefs d’Etat africains, se sont interrogés à juste raison sur mon absence à la cérémonie de ses obsèques. J’ai été très sensible à cette marque de sympathie. C’est pourquoi, je dois en retour, fournir quelques explications sur mon absence volontaire qui a été beaucoup remarquée voire déplorée, car certains pourraient ne pas la comprendre.

N’étant pas hypocrite, je ne me voyais pas vraiment en train de côtoyer à cette douloureuse occasion, ceux-là mêmes que je considère qu’ils portent, malgré leurs dénégations, une large part de responsabilité dans la triste fin du « Barbu national » mais qui, pour tenter de se dédouaner, seraient là pour verser des larmes de crocodile. Le sort a voulu que celui-là même qui a grandement contribué à la détérioration à tout point de vue de l’état du Président Patassé, puisse réussir, avec la complicité de quelques-uns, à imposer des funérailles officielles qui lui ont permis de faire un parfait mais vain numéro d’hypocrisie. Je ne pouvais décemment supporter une telle infamie.

Il y a en effet plusieurs façons de tuer quelqu’un. Ce qui est pudiquement présenté à l’opinion depuis 2003 comme étant un « sursaut patriotique » ou un « changement » et une « libération », a été a contrario pour le Président Patassé, synonyme d’humiliation de toutes sortes, de privations et frustrations diverses, un second exil à l’étranger qu’il a vécu comme sept interminables années au cours desquelles il a même perdu son épouse, bref d’un véritable univers cauchemardesque qui ont miné et tué l’homme à petit feu. Ces années de plomb lui ont occasionné un tel choc psychologique qu’il ne s’en est en réalité jamais remis, malgré certaines apparences trompeuses.

Ange-Félix Patassé est tombé sous l’effet conjugué de la suite du complot ourdi contre lui par ses mêmes ennemis d’hier et de ceux très intéressés d’aujourd’hui qui ont réussi à prendre possession de son mental pour ne pas dire de sa psychè et qui ont fait à dessein un grand vide autour de lui, l’empêchant même jusqu’à son dernier souffle pour des raisons inavouables et mesquines, de voir ses propres enfants après son retour au bercail en octobre 2009. Il est hélas déjà parti. Plus rien ne le ressuscitera mais tous ceux qui ont contribué à mettre fin à sa vie sur terre se reconnaîtront et en porteront la lourde charge sur la conscience. Patassé n’est plus mais là d’où il est maintenant, il sait parfaitement qui de tous ceux qu’il a élevés, a fait quoi ? Pour ma part, c’est cette justice immanente que j’attends.

Président, repose enfin en paix !

                                                       Paris, 31 mai 2011

                                              portrait-Prosper.JPG

                                                        Prosper N’DOUBA

 

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