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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 15:49



 

 

Politics is in the core of development, improvement and change in society. Ideas, decisions, choices, rules, dialogues and acting, make politics a tool at service of  State defence interests. By politics, State could firmly affirm.its sovereignity. Having peace, security, sustainable growth and stability requires politics, the relevant ones. This gives evidence that, politics defines the framework helping  transformation of society ; politics is a fundamental stimulus for economics ;  politics organises society making citizens more confident with institutions. It depends on policymakers to act with pragmatism and realism. Asserting realism here deserves explanation .

 

First of all, Central African Republic lacks realism in politics. Its so-called politicians are very poor of ideas. They behave as slaves even in independent  country. Example is not far to argue this assertive. To solve rampant crises faces Central African Republic, they prefer intervention, brokerage or mediation of many Presidents and the Francophone International Organisation.. Second, they decide to set Inclusive National Dialogue in Bangui, capital of Central African Republic.

 

Third they seem not having lessons from the crises of the country. It is so bad. Realism must determine politicians to invent, propose and suggest solutions. Bangui is not well indicated to set this National Forum. It is true. Those thinking a contrary do not get the sense of patriotism. Patassé and many others members of opposition abroad could not attend. Khadafi or Bongo Ondimba have not appropriate solutions. It depends on Central African Republic policymakers to expose sense of imagination to end their crises. Quai d'Orsay has not solution.

 

But preserves its interests. Clear, it appears that government is not willing the end of plight in Central African Republic. This government is in smog with confusion in its process to deal with crises which grip and cast the country in despondency. Realism means that policymakers in this country should succeed in National Inclusive Dialogue. This should take place abroad outside of Central African Republic. If , government wants to re-establish effective security, realism must govern its intention. Citizens requires peace, stability, democracy, freedom and growth. Organising this Inclusive National Dialogue outside of Central African Republic could bring  effecient solutions favorable to democracy and legitimacy. For that realism obliges policymakers to be true and responsible.

 

 


 

Le réalisme politique détermine l'action du politique. Les idées, les discours, les propositions politiques doivent être caractérisés par leur mise en pratique. C'est-à-dire le politique doit être réaliste d'où le réalisme politique. Ce qu'il faut comprendre, c'est que la politique définit l'organisation de la société. Elle affecte à celle-ci un cadre de liberté pour permettre au citoyens de se réaliser sur les plans économique, social, intellectuel et politique. La politique est au centre du concept de la citoyenneté. Pour ce faire, c'est par que les grandes transformations s'opèrent dans la société.

 

Disons changement, croissance économique, amélioration de niveau de vie, la liberté, la democratie, bref l'Etat de Droit. Ainsi,le politique doit s'imprégner du réalisme et le pratiquer. C'est du réalisme politique que naît l'esprit de "penser par soi-même" pour mieux cerner les crises.  Et sur ce point la Centrafrique déplore une carence ou plutôt l'incapacité et la couardise de certains de ses politiques. Ils sont nombreux, ceux-là. A cause d'eux la Centrafrique est pétrifiée et amorphe. Le réalisme politique fait défaut. Et l'exemple vient de l'organisation du Dialogue National Inclusif. Des politiques qui ne sont pas réalistes et qui veulent y rester. Bangui ne peut être le lieu où doit se tenir ce ce forum. Ce, pour des raisons de sécurité, de liberté membres de l'opposition : Mr Patassé et sa famille politique. Et d'autres composantes de l'opposition. Voilà le réalisme politique. Ceux qui disent non, l'on ne pourrait admettre leurs idées ni les comprendre. Ils sont fossoyeurs de la République. Ils n'aiment pas la Centrafrique.

 

Puis, Khadafi et Ondimba Bongo ne disposent de la solution aux crises de la Centrafrique. La solution se trouve entre les mains des politiques centrafricains. Pour ce ils doivent faire preuve d'imagination.  Ils doivent s'assumer. Ils doivent se prendre en charge au travers des idées concrètes et réalistes. Ce que la Centrafrique exige, c'est la démocratie et la légitimité. C'est ici le réalisme. C'est là la paix, la stabilité et l'amorce de la  croissance économique. Le Quai d'Orsay ne peut penser à la place des centrafricains. D'ailleurs, lui aussi n'a pas de solution  mais sait défendre ses intérêts en Centrafrique.

 

Que font ces politiques centrafricains? L'on  ne sait. Mais ce qui est sûr, ils manquent de réalisme politique. A dire vrai, le réalisme politique, le leitmotiv de ces lignes se veut pragmatique. Alors, cela veut dire que le gouvernement doit choisir un pays qui peut accueillir ce Dialogue. Les Nations Unies disposent de fonds à cet effet. Donc, il y a lieu d'exhorter les politiques à être réalistes. La Centrafrique est à repenser et non pétrifier. Et la démocratie s'installe. C'est cela le réalisme politique que la Centrafrique exige. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 15:10

Amnesty International

 

 

2003 - 2008 : 5 ans de conflit au Darfour, 5 ans d'insécurité pour la population civile, principale cible des attaques perpétrées par les différents groupes armés et les forces armées soudanaises.

Confronté à une insurrection en 2003, le gouvernement soudanais a exploité les tensions existantes pour armer des milices locales, qu'il a utilisées en leur apportant un soutien aérien et terrestre, pour déplacer de force des centaines de milliers de personnes. Les deux groupes armés qui s'étaient opposés au gouvernement en 2003 ont éclaté en une multitude de mouvements d'opposition.


Le conflit s'est aggravé en 2007 : des membres de la force de maintien de la paix de l'Union africaine ont été tués, plus de cent véhicules des Nations unies et d'ONG ont été volés, plus de soixante-dix convois humanitaires ont été attaqués.
En février 2008, des appareils militaires des forces armées soudanaises ont appuyé les frappes menées dans la région de Sirba (Darfour occidental), 12 000 personnes ont fui pour aller au Tchad ou en Centrafrique.

Alors que la force hybride des Nations unies et de l'Union africaine (MINUAD) a pris officiellement ses fonctions au 1er janvier 2008, son déploiement intégral se heurte encore aux restrictions émises par le gouvernement soudanais et aux obstructions de la communauté internationale qui peine à trouver les ressources nécessaires.
Les retards pris empêchent la MINUAD de pouvoir protéger la population efficacement.

Au cours de ces 5 ans, quelque 95 000 personnes ont été tuées, plus de 200 000 personnes seraient mortes des suites indirectes du conflit et près de 2,3 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer dont un million d'enfants.
La présence d'armes dans les camps a entraîné une détérioration de la sécurité.



La situation des enfants : une génération de la colère


Grâce à une mobilisation massive de l'UNICEF et de différentes ONG, des écoles primaires fonctionnent dans tous les camps de déplacés.
Au total, 28 % des enfants en âge d'aller à l'école primaire fréquentent ces écoles, et parmi eux 46 % sont des filles. Bien que ce chiffre global soit faible, il est supérieur à ce qu'il était avant la crise du Darfour.

Mais avant la crise, les jeunes avaient accès aux travaux des champs et à d'autres emplois.
Ce n'est pas le cas à l'heure actuelle.
Les garçons qui vivent près d'une ville dans des régions relativement sûres peuvent parfois trouver du travail sur les marchés ou comme porteurs ou gardiens de bétail, mais la plupart du temps les jeunes restent dans les camps à ne rien faire.


Les filles déplacées qui vivent dans les villes ou à proximité peuvent trouver des petits travaux mal payés à laver du linge ou faire des ménages.
Elles sont fortement exposées au risque de subir des violences.
Il arrive que les jeunes forment des groupes d'autodéfense.


La situation présente ne semble leur donner aucun espoir, et quoi qu'ils fassent, ils peuvent être accusés d'appartenance à un groupe armé.
En proie à la colère et à la frustration, certains rejoignent les groupes armés, ce que les dirigeants des camps nient toutefois.

 

News Press 11/04/2008 11:20

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 14:30



 

APA Bangui 2008-04-12 (Centrafrique) Le gouvernement centrafricain envisage de revoir à la hausse les prix des produits pétroliers à la pompe dès juin 2008, a annoncé, samedi à Bangui, le ministre d’Etat centrafricain des mines, le Lt. Colonel Sylvain Ndoutingaï, au cours d’une conférence de presse.

 

Cette augmentation envisagée doit faire l’objet d’une mûre réflexion afin d’éviter les conséquences sur le plan social, a indiqué M. Ndoutingaï.

«De nos jours, le cours mondial du baril de pétrole reste très élevé et le gouvernement, qui avait supporté entre temps le GAP, ne peut plus prendre en charge la différence préalablement établie», a-t-il ajouté.

 

L’augmentation du cours du baril du pétrole avoisine 112 dollars américains et compte tenu de la tension de trésorerie de l’Etat centrafricain, de la masse salariale et des autres dépenses de souveraineté, la hausse des produits pétroliers sera effective au mois de juin, a-t-il expliqué.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 14:28





_APA-Washington 2008-04-10 (Etats-Unis) Les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU ont condamné les opérations récurrentes des groupes rebelles, se disant préoccupés par la situation humanitaire dans l’est du Tchad et dans le nord est de la République Centrafricaine (RCA) voisine, vu le nombre croissant de déplacés, selon un communiqué de l’organisation internationale parvenu jeudi à APA.

 

Les membres du Conseil ont également salué les progrès réalisés dans la mise en place, en avril, d’une mission dans les deux pays baptisée « MINURCAT » et des troupes européennes « EUFOR », a indiqué l’ambassadeur sud africain Dumisani Kumalo, président du Conseil de Sécurité, dans un communiqué.

 

Il a indiqué que le Conseil a souligné que le déploiement total de la MINURCAT et de l’EUFOR Tchad/RCA contribuera à protéger les populations civiles vulnérables et à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, conformément à la Résolution 1778 (2007).

Par ailleurs, il a indiqué que le Conseil exhorte les Etats membres à soutenir ces déploiements par la contribution en ressources humaines et en logistique.

 

La MINURCAT est une force innovante et multidimensionnelle mise en place par le Conseil de sécurité en septembre dernier pour aider à la protection des civils et faciliter l’assistance humanitaire aux milliers de personnes déplacées par l’insécurité qui sévit dans le nord-est de la RCA et dans l’est du Tchad, ainsi que dans les régions du Darfour voisin et au Soudan.

 

Cette force devrait comporter 300 policiers et 50 agents de liaison, ainsi qu’un personnel civil évoluant dans les domaines des affaires civiles, des droits de l’homme et de l’Etat de droit. Au 1er avril dernier, la force était composée de 163 éléments nationaux et 64 internationaux, selon le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon.

 

Son déploiement a été retardé lors de l’avancée des rebelles tchadiens vers N’djamena en début janvier depuis la frontière avec le Soudan. Bien que les rebelles aient été finalement repoussés de la ville, les combats de rue ont fait plusieurs morts, ce qui a abouti à l’évacuation du personnel de l’ONU.

 

Par ailleurs, en février dernier, quelque 10.000 personnes avaient fui l’ouest du Darfour pour se réfugier dans l’est du Tchad, suite à une série de raids aériens meurtriers effectués par les forces gouvernementales soudanaises et ses milices alliées.

 

En outre, le Prime ministre centrafricain avait démissionné en janvier dernier et plusieurs milliers de personnes avaient fui les villages pour prendre la direction du Tchad, à cause des raids effectués par les groupes armés.

 

Dans sa déclaration faite mercredi, M. Kumalo a relevé que les membres du Conseil ont sommé le Soudan et le Tchad de respecter les engagements contenus dans l’accord du 13 mars sur la réduction des tensions frontalières et exhorté les pays de la région à s’impliquer dans le suivi.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 17:33

 

Paris, 11 avril 208 (AFP) - L'ancien président Jacques Chirac a été opéré avec succès vendredi matin à l'hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris où les chirurgiens lui ont posé un stimulateur cardiaque (pace-maker), a annoncé son bureau.

 

L'ancien président Jacques Chirac, 75 ans, a été opéré avec succès vendredi matin à l'hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris où les chirurgiens lui ont posé un stimulateur cardiaque (pace-maker), a annoncé son bureau.

 

"Cette intervention bénigne, prévue depuis quelques jours suite à un examen de routine, s'est parfaitement déroulée", ont indiqué ses services dans un communiqué.

M. Chirac, qui était entré jeudi soir à l'hôpital, "regagnera son domicile dès la fin du week-end", selon son bureau.

 

En septembre 2005, il avait été victime d'un "petit accident vasculaire" cérébral, qui avait entraîné son hospitalisation pendant une semaine au Val-de-Grâce.

L'ancien président qui a consacré l'essentiel de sa vie à la politique - quarante-deux ans de vie publique , deux fois président, deux fois Premier ministre, 18 ans maire de Paris - avait créé le mois dernier une fondation, "la Fondation Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures".

 

L'initiative devait lui permettre de continuer à "servir autrement" les Français, comme il s'y était engagé en annonçant le 11 mars 2007 qu'il ne briguerait pas de troisième mandat.

Le 17 mars dernier, l'ancien président avait aux côtés de son successeur Nicolas Sarkozy rendu hommage aux Invalides à Lazare Ponticelli, le dernier poilu décédé à l'âge de 110 ans.

 

En décembre dernier, six mois après son départ de l'Elysée, Jacques Chirac a été le premier ancien président de la République à être poursuivi par la justice, dans une affaire d'emplois présumés fictifs du temps où il était maire de Paris.

En mars dernier, il avait été convoqué en qualité de témoin par la justice dans l'enquête sur la Sempap, une ancienne imprimerie soupçonnée d'avoir participé au financement du RPR.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 01:39




Depuis la révélation au grand jour en 2005 de l’existence de plusieurs mouvements de rébellion armée en Centrafrique, niée d’abord par le gouvernement qui, sous la pression des faits a dû se résoudre à la reconnaître, l’opinion a toujours rejeté l’option militaire voulue par le pouvoir comme moyen de règlement du conflit.

 


     Me Goungaye Wanfiyo Nganatouwa

Sans être un soutien, cette mansuétude de l’opinion à l’égard de la rébellion qui n’est pas constituée que d’enfants de coeur, s’explique par une certaine conscience de la responsabilité des pouvoirs publics dans le conflit.

 

En effet, le régime actuel est lui-même issu d’une rébellion armée, soutenue par l’armée tchadienne. Il s’identifie d’ailleurs comme tel et ne s’encombre pas de légalisme puisqu’il célèbre chaque année avec  faste et solennité l’anniversaire du coup de force. Sa sécurité est assurée non pas par des forces de sécurité régulière centrafricaine mais par des mercenaires dont des sud-africains.

 

Le coup d’état du 15 mars 2003 aux effets ravageurs pour les Centrafricains mais que certains s’évertuent encore à qualifier de « sursaut patriotique » a été justifié par ses auteurs  par le refus du dialogue et la mauvaise gestion du régime précédent.

 

Malgré sa légitimation par les urnes, ce régime reproduit exactement voire en pire ce qu’il reprochait au précédent. Il se montre raide au dialogue et mène une politique basée sur l’exclusion, le clientélisme, la gestion patrimoniale du  bien public, les violations massives et systématiques des droits de l’homme, l’impunité garantie aux criminels, la force et la violence c’est-à-dire tout ce qui est aux antipodes de la démocratie et de l’état de droit.

 

La conséquence c’est qu’outre la détérioration de leurs conditions de vie, les Centrafricains sont soumis à une insécurité permanente et totale qui n’a d’égal que le Far West du fait de la déliquescence de l’Etat. Ce pouvoir  a fait la preuve de son incapacité à engager des réformes sérieuses pour répondre aux aspirations des Centrafricains au plan économique et social et surtout à lutter contre la pauvreté et contre l’insécurité générée en partie par lui-même.

 

Pour certains, cela constitue un motif sérieux  pour le contester avec les mêmes moyens c’est-à-dire par la violence.

 

Or le maître mot du Dialogue National de 2003 était que désormais en Centrafrique, tous les conflits doivent se régler par le dialogue. Cette idée a été institutionnalisée dans  la Constitution du 27 décembre 2005 par la création d’un Conseil National de la Médiation.

 

Devant des protagonistes qui se trouvent face à face avec la volonté d’en découdre et les graves conséquences qui peuvent résulter de cet affrontement pour la population civile, il n’y a pas d’autre alternative que le dialogue même si certains pensent que c’en est un de trop.

 

Cette énième  rencontre sera utile pour la République Centrafricaine si elle est menée de bonne foi avec la volonté de traiter les problèmes de fond pour sortir définitivement le pays de la crise politique, économique, sécuritaire et humanitaire dans laquelle il est profondément plongé.

 

Pour ce faire, tous les protagonistes des crises doivent participer sans aucune exclusion. Or on continue dans le discours officiel d’affirmer que l’ancien président Monsieur Ange Félix PATASSE et son ancien Ministre de la Défense, Monsieur Jean jacques DEMAFOUTH qui sont des acteurs majeurs de la crise centrafricaine peuvent rentrer à BANGUI mais si la justice décide de les poursuivre, personne n ‘y pourra rien. En clair, on agite des menaces de poursuite judiciaire pour les dissuader de participer à ce forum.

 

 En outre, le cadre de ce dialogue tel qu’il est déjà dressé risque de le plomber et de le transformer en une simple répétition du précédent c’est-à-dire qu’il ne débouchera sur rien qui puisse permettre au pays de sortir de l’ornière à part la constitution d’un gouvernement d’union nationale pour la distribution des postes qu’espèrent certains comme le pense l’homme de la rue.

 

En effet les premières conclusions du Comité préparatoire du dialogue inclusif renforcent la crainte des sceptiques, à savoir le verrouillage en amont du processus avec la caution de la communauté internationale pour donner un second souffle à un régime en totale perte de vitesse, mais soutenu à bout de bras par ses parrains extérieurs.

 

Que peut-on attendre d’une tribune dont il est annoncé par avance qu’elle devra se tenir à BANGUI mais ne devra pas aborder certaines questions notamment celle de la légitimité du pouvoir et celle des élections de 2005 sachant parfaitement que c’est justement ces élections et le contentieux qu’elles ont engendré qui sont aussi à l’origine de la crise actuelle?

 

Le choix de BANGUI comme lieu du dialogue n’est pas anodin. Il s’agit de placer ce dialogue sous l’égide du pouvoir alors que celui-ci n’est que l’une des parties prenantes.

 

Bien entendu, le problème de sécurité se posera pour certains participants. Il sera rétorqué que des garanties seront données par la communauté internationale. Pourtant, c’est sous le contrôle impuissant du Bureau des Nations Unies en Centrafrique « BONUCA » que Claude SANZE avait été sauvagement et sommairement exécuté le 3 Janvier 2006. Aucune enquête n’a toujours été ordonnée à ce jour sur ce crime d’Etat.

 

L’expérience du Dialogue National de 2003 a montré que le pouvoir sait utiliser des moyens de pression pour s’assurer le contrôle et l’orientation des débats. Par conséquent la sérénité et la liberté indispensables à un débat contradictoire ne seront pas de mise si le dialogue ne se tient pas sur un terrain neutre.

 

Certains brandissent le coût qu’engendrerait un déplacement hors du territoire national  mais ce n’est là qu’un argument de commodité qui masque mal la volonté d’imposer ce dialogue à BANGUI pour donner de l’ascendant au pouvoir.

 

Sans vouloir polémiquer, si l’Etat trouve des moyens pour rétribuer des mercenaires qui coûtent très chers, il peut au moins assurer des dépenses pour la recherche de la paix  et donc de sa survie. Comme l’a si bien dit une personnalité religieuse centrafricaine, la communauté internationale préfère-t-elle supporter à un coût plus élevé les conséquences d’une crise sécuritaire par le financement de la FOMUC, d’une force  multi- dimensionnelle Nations Unies /Union Européenne ou d’autres organes de sécurité plutôt que de dépenser pour un dialogue et donc pour la paix , ce qui éviterait de plus grandes dépenses dans le futur?

 

Quoiqu’il en soit, si les Centrafricains veulent réellement régler leur problème sans la tutelle financière extérieure, pourquoi les entités qui comptent participer au dialogue n’envisageraient-elles pas de prendre en charge leurs propres frais pour couper court aux allégations de la course aux «  per diem »?

 

Il est annoncé que ce dialogue permettra de préparer les élections de 2010. Mais d’ores et déjà le pouvoir s’est employé  et ce depuis des mois, à se donner les moyens financiers et militaires de son maintien par un passage en force en 2010 voire au-delà puisqu’il a envisagé, conformément à la nouvelle ingéniosité en cours en Afrique, la révision de la Constitution pour modifier la limitation de la durée du mandat présidentiel.

 

Sur ce point, des garanties sérieuses doivent être trouvées pour que les élections de 2010 se déroulent sans entraves pour tous les candidats et dans la transparence totale comme en 1993.

 

La communauté internationale qui s’est mobilisée pour aider à résoudre la crise centrafricaine se rendrait paradoxalement complice d’un désastre en cas de résurgence d’une nouvelle crise si par sa caution, elle accepte un dialogue biaisé à moins qu’elle ne le fasse en toute connaissance de cause, par cynisme ou pour préserver des intérêts géopolitiques et géostratégiques.

 

Il va sans dire que le succès serait assuré si parallèlement à ce dialogue, la justice s’exerce normalement et pleinement car il ne peut y avoir de paix sans la justice.

 

Les victimes des crimes commis en Centrafrique depuis de nombreuses années ne doivent pas avoir le sentiment que la paix est conclue à leur détriment sans quoi cela peut créer chez elles des frustrations et l’idée de vengeance, source de nouveaux conflits.

 

Il est non seulement indispensable mais impératif de combattre l’impunité. C’est pourquoi tout en acceptant l’idée d’un dialogue pour une réconciliation des Centrafricains, la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme avec la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme et l’Organisation  pour la Compassion et le Développement des Familles en Détresse « OCODEFAD » a activement milité pour que la justice internationale se saisisse de la situation en Centrafrique.

 

L’ouverture le 22 mai 2007 par  Monsieur Luis Moreno Ocampo, Procureur de la Cour Pénale Internationale d’une enquête sur la situation en Centrafrique contribuera à l’instauration d’une paix durable si la justice est impartiale et équitable et comprise de toutes les parties prenantes.

 

Le processus du dialogue doit nécessairement conduire à des mesures d’apaisement par une amnistie générale tout en prenant en compte le fait que le pays est sous enquête de la Cour Pénale Internationale

 

Ces mesures d’apaisement doivent intervenir sous deux conditions. La première c’est qu’elles ne viseront exclusivement les crimes de droit commun. Mais il faudra mettre en place un système d’indemnisation des victimes des faits amnistiés. Dans le passé, une structure avait été créée pour les victimes des mutineries et une autre pour celles des affrontements de 2002 et plus particulièrement les victimes des viols mais les dysfonctionnements de ces structures ont été préjudiciables aux victimes. Il faut veiller à ne pas reproduire les mêmes erreurs.

 

 

En second lieu, il faut rappeler que  les crimes internationaux relevant de la compétence de la Cour pénale Internationale ne pourraient faire l’objet d’une amnistie. En application des dispositions des articles 27, 29 du Statut de Rome, aucune amnistie, aucune prescription, aucune immunité  et aucune qualité officielle n’est opposable à la Cour Pénale Internationale.

 

Le lettre de Monsieur Luis Moreno Ocampo adressée au Comité préparatoire du dialogue inclusif en de termes diplomatiques n’en reste pas moins explicite et ferme à ce sujet.

 

L’Etat considère que du fait que le renvoi a été fait par lui-même, les dirigeants politiques sur qui pèsent des présomptions de responsabilité d’avoir commis des crimes internationaux relevant de la compétence de la Cour ne seraient pas concernés par l’enquête d’où la ridicule et vaine tentative du gouvernement de vouloir faire inscrire dans les accords bilatéraux avec la Cour Pénale Internationale une clause limitant le champ d’investigation à la période de 2002.

 

Il n’est rien demandé d’autre à la justice internationale que d’être sélective c’est-à-dire partiale ce qui amplifierait l’impunité en Centrafrique et dénaturerait totalement le statut de Rome.

 

Le Procureur de la Cour Pénale ne doit pas se limiter aux déclarations selon lesquelles il porte une attention particulière aux graves crimes commis depuis 2005 dans le nord-est et nord-ouest du pays mais devra effectivement mener des investigations sur les faits allégués pour ne pas faire l’objet de suspicion de partialité.

 

De même, en ce qui concerne la période de 2002-2003,  l’enquête devra bien entendu porter sur les faits imputables aux forces gouvernementales de l’époque et leurs alliés,  les « Banyamulengue » appartenant au Mouvement de Libération du Congo de Jean Pierre BEMBA mais aussi sur les faits commis par les rebelles de 2002 et leurs alliés, « zaghawa » du Tchad.

 

C’est à ce prix seulement que la prévention des conflits qui est l’un des objectifs de la Cour Pénale Internationale peut prendre tout son sens et ouvrira des nouveaux horizons pour une paix durable en Centrafrique.

 

                                                           Paris le 10 Avril 2008,

 

                                                          Me Nganatouwa GOUNGYE WANFIYO

                                                          Avocat.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 01:33

 

La Tribune (Algiers)

10 Avril 2008

 

Smaïl Boughazi


Alger

Selon la Banque africaine de développement

Selon le dernier rapport de la Banque africaine de développement (BAD), qui vient d'être publié, l'Algérie figure parmi les quatre pays les plus riches d'Afrique aux côtés de l'Afrique du Sud, du Nigeria et de l'Egypte, lesquels sont de loin les plus riches, si l'on considère leur PIB en croissance substantielle depuis 1995.

Plus explicite, le document, réparti en six chapitres et 260 pages, souligne que les pays africains richement pourvus en ressources naturelles sont plus riches (en termes de recettes, de PIB et de PIB par habitant) que les pays pauvres en ressources naturelles. Cet écart s'est réduit, ajoute-t-il, entre 1980 et 2000, mais à cause du récent boom des ressources naturelles, il se creuse de nouveau. Parmi aussi les conclusions du document, les pays riches pourvus n'ont enregistré qu'un taux de croissance moyen de 2,4% entre 1981 et 2006, niveau nettement inférieur aux 3,8% constatés en moyenne dans les pays pauvres en ressources naturelles.

Le rapport en question fait également état des richesses du continent noir. Selon lui, l'Afrique possède près de 650 millions d'hectares de forêt, soit 17% de la couverture mondiale, et 3 025,8 millions d'hectares de terres exploitables. En termes de ressources non renouvelables, l'Afrique produit environ 10 millions de barils de pétrole par jour, soit 12% de la production mondiale de pétrole brut, 18% des gaz naturels liquéfiés. Le continent est le premier producteur mondial de platine et d'or. Il renferme aussi un éventail varié de minéraux précieux, ferreux, non ferreux et industriels.

Néanmoins, le document de la BAD relève que l'exploitation de ces ressources a peu d'impact sur le taux de croissance et l'amélioration des conditions de vie des populations.

Il recommande, de ce fait, plusieurs conditions, dont l'amélioration de la gouvernance et de la transparence, l'éradication de la corruption et le renforcement du cadre macroéconomique, afin de tirer les dividendes de ces richesses. Par ailleurs, quatre principaux objectifs sont visés dans ce rapport.

Entre autres buts figurent la définition en termes opérationnels, la signification contextuelle des ressources naturelles et la façon dont elles s'articulent avec le développement durable et les résultats sociaux, l'examen et l'analyse des bonnes et mauvaises pratiques de gestion dans le contexte des ressources naturelles de l'Afrique, la présentation et l'analyse de la thèse selon laquelle l'amélioration de la gestion des ressources naturelles, en particulier l'utilisation de la richesse en ressources naturelles, est l'un des moyens les plus directs d'enrayer la pauvreté et le malaise économique en Afrique et, enfin, la proposition de solutions concrètes pour que les différents acteurs du secteur de l'exploitation des ressources naturelles puissent contribuer à l'amélioration des politiques et de la gouvernance publique dans les pays riches en ressources.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 00:40



 

Paris, 10 avril (C.A.P) – Une délégation du comité préparatoire pour le dialogue politique inclusif conduite par le général Sylvestre Yangongo est arrivée le jeudi 10 avril 2008 à Paris. Elle est composée de cinq membres. Il s’agit de André Grémiango, André Nalké Dorogo, Vincent Mambatchaka et Dago.

 

Cette délégation est censée avoir des entretiens avec certaines personnalités centrafricaines de l’opposition politique et militaire exilées en France, protagonistes importants du dialogue politique inclusif en préparation. Selon des sources proches de la délégation, celle-ci devrait également rencontrer des autorités françaises du Quai d’Orsay ainsi que des responsables de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

 

Il est également question qu’une autre délégation puisse rencontrer l’ancien président Ange Félix Patassé à Lomé au Togo où vit ce dernier, protagoniste incontournable du dialogue politique inclusif en perspective. Dans les milieux informés, on indique qu’une délégation du comité préparatoire devrait également se rendre à Libreville au Gabon pour rencontrer le président Omar Bongo Ondimba puis aussi à Tripoli pour s’entretenir avec le dirigeant libyen le colonel Khadafi.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 00:08



 

Par Pascal Riché | Rue89 | 10/04/2008 | 23H45

 

Selon des Suédois, un Congolais aurait été torturé pendant l'opération Artémis en 2003. L'armée française a ouvert une enquête.

 

C'est une information qui n'a trouvé presque aucun écho en France, mais qui fait scandale en Suède: des soldats des forces spéciales suédoises affirment avoir été témoins d'un cas de torture, qui aurait été perpétré en juillet 2003 par des soldats Français, lors de l'opération "Artémis" menée sous l'égide de l'Union européenne en République démocratique du Congo. Saisis l'été dernier par leurs homologues suédois, les responsables de l'état-major militaire français confirment avoir ouvert une enquête sur la question.

 

L'information a été dévoilée par la télévision publique SVT1, la semaine dernière, dans un documentaire diffusé dans l'émission d'investigation Uppdrag Granskning. Elle a depuis été, selon un des riverains de Rue89 vivant en Suède, "relayée par tous les grands médias, à commencer par Dagens Nyheter et Svenska Dagbladet, les deux grands journaux".

 

Roué de coups et étranglé

 

Artémis était le nom d'une l'intervention dans la province d'Ituri, la première opération militaire de stabilisation menée par l'Union européenne en dehors de ses frontières. La région était en proie à des massacres entre miliciens de plusieurs groupes rivaux, accompagnés d'exactions sur la population civile. La force européenne avait pour mission de stabiliser la situation, d'améliorer la situation humanitaire, de protéger l’aéroport et les camps de réfugiés de Bunia et, si la situation l’exigeait, d'assurer la sécurité de la population civile et du personnel des Nations unies et des organisations humanitaires dans la ville. Dix-huit nations participaient à Artémis; la France avait pris la direction des opérations.

 

Un camp à Bunia, "chem-chem", abritait des troupes françaises et suédoises. L'incident dénoncé par les soldats suédois y aurait eu lieu le 13 juillet 2003. Un jeune congolais d'une vingtaine d'année, qui s'était introduit dans le camp, aurait été victime de violences injustifiées pendant "six à huit heures", lors d'un interrogatoire mené par les soldats des forces spéciales françaises.

Le documentaire, "Le Destin de Joseph" (lire son résumé en français), réalisé par trois journalistes, présente plusieurs militaires qui dénoncent la passivité de leurs supérieurs face aux violences françaises. Les soldats, anonymes, ne sont pas identifiables à l'écran. L'officier suédois mis en cause a affirmé depuis avoir été prévenu trop tard de ce qui se passait.

 

L'homme, en tenue civile, aurait été tiré par une corde attachée autour de son cou, et roué de coups de bâton. Selon un soldat suédois "le prisonnier s'étranglait quand il trébuchait". L'usage d'électricité pendant l'interrogatoire, la simulation d'une noyade, ou celle d'une exécution publique, ont également été rapportées. Les soldats suédois entendaient le prisonnier crier. Un des soldats interrogés par l'équipe de Uppdrag Granskning affirme:

"Il arrive encore que je me réveille les nuits en entendant les cris. C´était comme si on étranglait un chat, personne dans le camp pouvait éviter de l´entendre. Celui qui dit qu'il n'a pas entendu parler de ça, il ment."

A minuit, le prisonnier aurait été emmené dans une Jeep, cagoulé. L'équipe de télévision n'a pas pu le retrouver. Ils ont juste un prénom, Joseph.

 

Un soldat suédois craint que les Français ne l'aient relâché dans le camp de ses adversaires.

 

Témoignages contradictoires

 

L'état-major français a été informé par les suédois de ces accusations l'an dernier, après une plainte déposée en mai. Depuis, des enquêtes préliminaires ont été conduites tant en France qu'en Suède. Les enquêteurs suédois estiment aujourd'hui qu'il est "hautement probable" que les témoignages accusateurs soient solides, et que des méthodes "assimilables à la torture" aient été utilisées. Le porte-parole du ministère suédois de la Défense, Roger Magneraad, a publiquement accusé les soldats français d'avoir "utilisé des méthodes s'apparentant à la torture". Mais on est beaucoup plus prudent en France.

 

Les autorités françaises reconnaissent qu'un incident a eu lieu, après qu'un congolais se fut introduit une nuit dans le camp militaire. Mais pour le reste, motus. "Nous avons comparé les résultats des enquêtes ces dernières semaines, et nous avons constaté de nombreux éléments contradictoires", commente-t-on au ministère de la Défense.

 

Les témoignages recueillis divergent "sur les conditions de détention du prisonnier congolais" et notamment sur l'attitude des militaires français. " Il y a des trucs qui ne collent pas, et le général Jean-Louis Georgelin [chef d'état-major français des armées, ndlr], a donc ordonné l'ouverture d'une enquête approfondie". Une enquête annoncée par un communiqué le 2 avril, confiée à l'inspection des forces en opérations et de la défense du territoire" et qui, compte tenu des divergences, pourrait durer "assez longtemps".

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 23:56

 


Source: Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks


Date: 10 2008

 
BOZOUM, 5 mars 2007 (IRIN) – Des bandits s'acharnent à extorquer de l'argent en enlevant contre rançon éleveurs dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA) ont forcé des milliers de personnes à chercher refuge dans les zones urbaines où beaucoup sont devenus pauvres, disent les travailleurs humanitaires.

 .
Les bandits, connu sous le nom de «Zaraguinas», enlèvent principalement les enfants et les jeunes adultes à partir des villages et les retiennent jusqu'à ce que leurs proches soient en mesure de payer les énormes rançons exigées, selon Hamadou Nabeti, une victime du racket. Il a fui le village de Tantale, 45 km au nord de la ville de Bozoum, dans l'Ouham-Pende, l'an dernier, après paiement des ravisseurs pour obtenir la libération de ses enfants.

 
Les résidents de la région pensent que les enlèvements ont commencé à cause de l'insurrection en cours dans la région, car les bandits profitent de ce que l'armée nationale ne se préoccupe que de la lutte contre l'insurrection armée.

 
On estime que 15 0000 personnes ont fui leur foyer en raison des fréquents affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la république et de la démocratie (APRD), et les bandits dans le nord-ouest de la RCA depuis octobre 2006.

 
"J'ai quitté mon village après autoroute voleurs ont frappé notre village, le 17 octobre 2006", a dit à IRIN Nabeti. Les bandits armés et des enfants enlevés ont emporté vivres et du bétail, a-t-il dit.

 
«J'ai dû vendre tous mes bovins pour payer la libération des enfants gardés en captivité", a-t-il ajouté. Il vit maintenant avec ses deux épouses et 12 enfants dans une maison louée à Bozoum où il a du mal à payer son loyer mensuel monté à 4 $ US, dit-il.

 
Les Zaraguinas sont apparemment attirés par la richesse de l'élevage dans la région.
Al Hadj Salle, 45 ans, éleveur de bovins à Paoua, a déclaré qu'il avait été contraint de fuir à Bozoum après 13 ans, son fils a été enlevé par les Zaraguinas. Il a été contraint de verser 1,5 millions de francs CFA (3000 $ US), par la vente de ses animaux.
«Il y avait 7000 personnes déplacées dans la ville il y a deux mois, mais seulement 3798 d'entre elles sont enregistrées», a déclaré Léonard Bangue, le maire de Bozoum.

 

 Il a confirmé qu'ils s'étaient installés dans la ville pour des raisons de sécurité.
Le maire s'est plaint que les résidents de la zone avaient été abandonnés par les militaires et étaient maintenant à la merci des bandits. Les patrouilles de l'armée nationale sont rares, et la porosité des frontières permet aux maraudeurs des pays voisins tels que le Tchad et le Cameroun de venir sans entrave.


"Nous nous attendions à la FOMUC (Force multinationale en Centrafrique) pour aider à rétablir la sécurité dans la région, mais nous sommes bouleversés de découvrir qu'ils n'ont pas de mandat pour lutter contre les bandits", a déclaré Bangue. Il a dit que la réticence apparente des soldats à sévir contre les bandits a exacerbé le problème.
"La plupart de ceux qui attaquent le bétail gardiens sont les étrangers qui ont l'appui d'un petit nombre de ressortissants qui connaissent bien la région," a dit le maire. Selon lui, les ravisseurs ne parlent pas les langues locales.


Vivre sur la charité


Le nombre croissant de personnes déplacées dans la région a créé plus de problèmes humanitaires. Beaucoup de ceux qui ont cherché refuge dans les villes après avoir fui les extorqueurs n'ont pas d'argent pour la nourriture, le logement ou les soins médicaux de base pour leurs familles.


«Je suis vivant à la charité parce que toute ma famille se fonde sur les vivres distribués par les organismes d'aide et deux de mes femmes sont mortes parce que je n'avais pas d'argent pour acheter des médicaments pour elles», a déclaré Nabeti. La charité italienne Cooperazione Internazionale (COOPI) et Caritas ont une présence dans la zone.


Le coût de la vie a augmenté dans les zones urbaines, avec l'afflux de personnes déplacées, les hôpitaux et les écoles ont du mal à faire face à la hausse des chiffres. Certains enfants issus de familles déplacées ne peuvent pas être inscrits dans les écoles parce que les salles de classe sont pleines.


L'insécurité a perturbé l'agriculture. Les agriculteurs évitent leurs champs de crainte d'être enlevés et si la sécurité alimentaire est attendue à souffrir.
«Nous sommes à court de semences agricoles pour la nouvelle saison, car nous n'en n’avons pas assez et nous sommes susceptibles de consommer le peu que nous avons», a déclaré Benoit Bédoumdé, 42 ans, chef de village de Bemal, 55 km au nord de Paoua .


Le préfet de Bozoum, Raymond Ndougou*, a exhorté le gouvernement à résoudre le problème de la sécurité afin que les gens puissent reprendre leurs activités économiques.
"Le gouvernement devrait trouver une solution pacifique à la crise et améliorer  la sécurité et le calme dans la région du nord", a déclaré Ndougou.


Ndlr : * Raymond Ndougou qui fut préfet de l'Ouham-Pendé est actuellement ministre de l'intérieur. Cette préfecture demeure jusqu'ici sans préfet.

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