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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 03:38

 

 

 

Edouard Ngaissona

 

              Patrice Edouard NGAISSONA

 

 

La mauvaise gouvernance et particulièrement la mauvaise gestion des finances publiques du pays, saute de plus en plus aux yeux des Centrafricains qui sont aussi de plus en plus révoltés. Ils se rendent compte que le degré de paupérisation et de misère dans lesquelles ils sont plongés s’accroît de manière proportionnelle au taux de prédation des maigres moyens du pays par les dignitaires du clan BOZIZE ainsi que de leur fortune et train de vie.

L'une des méthodes utilisées par nos princes au pouvoir et qu’ils affectionnent est le siphonage des fonds publics par le biais des sociétés écrans. Presque tous les dignitaires du régime sont des chefs d’entreprise. Ces entreprises soumissionnent et obtiennent systématiquement et de gré à gré la plupart des marchés publics de l’Etat. Leurs propriétaires font ainsi sur le dos du pays bien souvent, sans même exécuter convenablement ou même pas du tout le cahier des charges prévu.

C’est par exemple le cas de la société Polygone du général Guillaume LAPO Directeur Général du Trésor et ami de BOZIZE qui  s'est attribué quasiment d’office les marchés les plus juteux tels que celui des travaux de la clôture du ministère des Finances. Pour cela, l’intéressé s’est fait payer d'avance et en totalité par le Trésor pour des centaines de millions de francs CFA. Si cela n’est pas un cas flagrant de conflit d’intérêt, on se demande quelle définition faut-il donner à une telle magouille.

Le voleur et repris de justice notoire Patrice Edouard NGAISSONA dont les multiples sociétés pompent quotidiennement des centaines de millions de francs CFA au Trésor, ne s’y prend pas autrement. Sorti de prison peu après le coup d’Etat de BOZIZE en mars 2003, il est devenu au fil des années quasiment un des plus grands fournisseurs de l’Etat centrafricain et à présent heureux propriétaire immobilier en région parisienne.

Au cœur de toutes les magouilles financières, il traite avec tous les directeurs administratifs et financiers ainsi que les chefs de service financiers de presque tous les départements ministériels et de certaines grandes institutions de l’Etat en ayant mis en place un véritable réseau mafieux. Très rapidement, il est devenu un des grands argentiers du régime et en particulier du KNK. Quasiment aucun marché important de l’Etat ne peut lui échapper, toujours à lui attribué, et de gré à gré.

Les règles d’attribution des marchés publics ont pourtant été formulées dans un code qui a été voté par les députés en 2010 et les décrets d’application signés par BOZIZE lui-même mais l’application de ces textes de loi est le dernier des soucis de tout ce beau monde dont la mauvaise gouvernance se mesure aussi à travers ces genres de comportement. On comprend pourquoi ils ont suspendu le règlement de la dette intérieure pour ne privilégier que les paiements des factures des membres du clan qui raflent tous les marchés d’Etat pour rétrocéder quelques parts du fromage au KNK.

Ailleurs sous d’autres cieux comme actuellement en France, la problématique des conflits d’intérêts est un question à l’ordre du jour sur la scène de la morale politique. En Centrafrique, il y a non seulement conflit évident d’intérêt mais aussi délit d’initié mais tout cela  paraît totalement normal et n’émeut personne. Les achats d'armes par divers canaux, le recrutement de mercenaires et hommes de main du pouvoir de BOZIZE suivent également les mêmes règles de fonctionnement et de prédation des ressources du Trésor.   

Comment expliquer autrement la fascination et l’appât du gain que ce système d’enrichissement mafieux exerce même sur certains expatriés, notamment français comme le cas du colonel Patrick MARCONNET, attaché de défense et chef de la mission de coopération militaire et de défense à l’ambassade de France à Bangui qui a décidé de se reconvertir comme conseiller à titre privé de BOZIZE alors qu'il a été mis à la retraite en France.

BOZIZE, en tant que président du comité de trésorerie et ordonnateur exclusif des moindres dépenses de l’Etat, est en première ligne et le principal responsable de cette mauvaise gestion des finances du pays et en particulier du trou de 49 milliards de F CFA révélé par la dernière mission du FMI dont NDOUTINGAI aurait tant aimé cacher le pré-rapport. La production des justificatifs de ces grosses sorties d’argent du Trésor que réclame le FMI ne sera pas tâche aisée pour BOZIZE et NDOUTINGAI.

Comment vont-ils aussi expliquer et justifier ce qu’ils ont fait des 8 millions de dollars US du bonus versé par Axmin/Aurafrique (5 millions en août 2010 et 3 millions en avril 2011) et qui n’ont pas été comptabilisées au compte du Trésor public à la BEAC. Qu’ont-ils fait exactement avec le reste du prêt indien qu’ils ont soigneusement omis d’en informer le ministère de l’économie et du plan, mis à part ce qui a servi à acquérir les cents autobus de SONATU ?

Rédaction C.A.P

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 03:05

 

Bozizé 15 mars 2011

 

 

Une enquête exclusive de Centrafrique-Presse

 

Son régime aux abois, assoiffé de pouvoir et dépourvu de tout sens patriotique mais les élections approchant et se sachant très impopulaire et franchement détesté par la majorité de ses compatriotes, François BOZIZE tenait malgré tout à conserver coûte que coûte le pouvoir. Il a très vite compris que la seule solution pour lui est de réaliser un hold-up électoral en faisant le choix de la marionnette et vrai faux pasteur Joseph BINGUIMALE qui avait accepté de jouer son jeu à la tête de la Commission électorale prétendument indépendante. Pour ce faire, il doit s’imposer comme seul maître du jeu en prenant le contrôle de la commission électorale et en second lieu de disposer de suffisamment d’argent, et de beaucoup d’argent afin d’acheter les consciences et faire la différence avec tous ses principaux challengers et aussi pour financer son parti KNK et se ravitailler en armes. 

Pour l’argent, Dieu seul sait combien il en a reçu. Outre les 8 milliards de F CFA de la CEMAC pour le DDR versés en 2009 et dont on ne sait toujours rien jusqu’à présent,  le FMI fait virer par la BEAC environ 26 milliards de F CFA au Trésor national en novembre 2010. Il bénéficie d’un véritable trésor de guerre constitué principalement des disponibilités du Trésor national, Mais suite aux révélations contenues dans le récent rapport de la mission du FMI qui informe les Centrafricains entre autres, des dérapages budgétaires s’élevant à 49 milliards de F CFA que Bozizé reconnaît mais impute au « processus électoral qui aurait traîné en longueur », on vient aussi de découvrir que des dessous de table et autres bonus versés ici et là par certaines entreprises comme AREVA ou Axmin/Aurafrique dont le bonus octroyés en deux tranches s’élève en tout à 8 millions de dollar US, 5,6 milliards de F CFA qui n’ont pas été comptabilisés au compte du Trésor public à la BEAC et dont seuls BOZIZE et sans doute Sylvain NDOUTINGAI connaissent la planque.

D’autres enveloppes non négligeables résultant d’une bonne campagne de mendicité internationale, comme la contribution de 5 millions de dollar US soit 3,5 milliard de F CFA du président soudanais  Omar El BECHIR au processus électoral, déchargée en mains propres à BOZIZE par ses émissaires spéciaux que sont Joseph BINGUIMALE, son dircab Euloge GOYEMIDE et le DGA de la police, Yves GBEYORO. A cela, il faut ajouter la contribution exceptionnelle des cinq autres chefs d’Etat de la CEMAC qui ont versé chacun à BOZIZE la somme d’1 milliard de F CFA pour soi-disant « accompagner sa victoire électorale ».

A ce trésor de guerre est encore venu s’ajouter une ligne de crédit ouverte au nom de la RCA à la Bank of India Import, Export  (IMEX) à MUMBAI (Inde) d’un montant de 29,5 millions de dollar US soit  environ 20,74 milliards de F CFA. L’emprunteur est bel et bien l’Etat centrafricain et les bénéficiaires, BOZIZE, son clan et ses hommes de confiance qui se sont rendus en INDE pour négocier un prêt avec une banque privée.  C’est ainsi que le 23 octobre 2008, le Ministre des Finances et du Budget de l’époque, M. Emmanuel BIZOT, son beau-frère, a signé un contrat léonin totalement rédigé en anglais sans aucun exemplaire en français, avec la banque  Import, Export : la Bank of India (IMEX) à MUMBAI.  

Ce pactole était destiné pour 5,5 millions de dollar US soit 3,5 milliards de F CFA à l’achat de 100 autobus et les  24 autres millions de dollar US, soit 17,24 milliards de F CFA à la construction de la cimenterie de NZILA dont BOZIZE a procédé à la cérémonie de la pose de la première pierre le 7 juin 2010 et qui ne verra sans doute certainement jamais le jour parce qu’étant ni plus ni moins qu’un éléphant blanc. Cyniquement, il avait promis la livraison du premier sac de ciment pour un an après. Des investisseurs privés indiens, semble-t-il, seraient à l’origine de ce projet ainsi que de celui de la société de transport urbain (SONATU), doté de cent (100) autobus. En réalité, tout cela n’est que prête-nom pour BOZIZE dont les préoccupations  du moment n’avaient rien à voir avec la construction d’une cimenterie  mais voulait juste de l’argent pour battre campagne et assurer sa réélection.

Emmanuel BIZOT, habitué à ce genre de sale boulot, avait déjà signé une convention secrète avec la société de douanes parallèle (SODIF) du mercenaire et ami de BOZIZE Armand IANNARELLI qui concédait 33 % d’intérêt sur les opérations douanières effectuées par SODIF.  En fin de compte, pour un emprunt initial de 29,5 millions de dollars soit 20,74 milliards de F CFA, le pays aura à rembourser 36,22 millions de dollars soit 25,46 milliards de F CFA. Quel que soit le degré d’urgence des besoins  et de leur avidité, en allant signer de tels contrats léonins, Emmanuel BIZOT qui ne parle ni lit l’anglais, ne savait-il pas qu’il engageait aussi directement sa propre responsabilité et qu’il aurait un jour à répondre devant le peuple ? 

Toujours est-il qu’aux termes du contrat de prêt dont les clauses sont carrément inacceptables pour un pays comme la RCA dans la situation où elle se trouve actuellement - le rapport du FMI a également relevé avec gravité qu’il n’a pas été déclaré au ministère de l’Economie et du Plan -  et sous réserve bien entendu que toutes les échéances de remboursement soient respectées et qu’il n’y ait aucun impayé, la durée du remboursement est de 15 ans (du 14 septembre 2014 au 15 mars  2029) en plus un moratoire de 5 ans (2009 à 2014). En cas d’impayés, des intérêts supplémentaires (2% en plus, jour pour jour) viendront s’ajouter aux intérêts impayés et le pays entrerait dans un cercle vicieux qui lui coûterait le double, voire le triple du montant emprunté. Il faut également ajouter 0,50% d’intérêt à payer sur la portion de l’enveloppe non décaissée. Ce moratoire est un délai où le pays ne paiera que les intérêts sans le montant principal du prêt.  Le taux d’intérêt composé annuel est de 1,75% mais en réalité, si on tient compte des subterfuges techniques, le vrai taux d’intérêt est de 22,78% ce qui est extrêmement élevé comparativement au taux du marché secondaire de la BEAC qui est de l’ordre de 3%.

Cette facilité de crédit ne sert en principe qu’à financer des produits indiens. Un Cabinet conseil indien domicilié à MUMBAI a été désigné par l’Etat centrafricain pour le représenter jusqu’au paiement total de la dette. Les frais du cabinet sont à la charge de notre pays. Seule la banque EXIM, peut vendre sa créance.  Cette convention est régie par la loi indienne. Tout arbitrage ou conciliation doit se faire sous la juridiction indienne à MUMBAI. La RCA doit renoncer à utiliser toute forme de procédure de blocage d’éventuelles poursuites ou saisies.  En outre, elle renonce à utiliser le principe de souveraineté ou à recourir à une tierce juridiction autre que la juridiction indienne. C’est complètement dingue et ce n’est pas fini !

L’Etat centrafricain désigne une banque locale pour mener les transactions financières. Ladite  banque  est chargée de délivrer des lettres  de crédit à des « sociétés écrans » du clan BOZIZE importatrices de produits  indiens.  Les sociétés centrafricaines  remettront  les lettres de crédit et leurs bons de commande  aux fournisseurs indiens qui à leur tour,  les présenteront  à la Banque EXIM et se feront payer avant livraison. Maintenant, ne cherchons pas à savoir s’il y a eu réellement importation ou pas. Ce qui est sûr, les 20,74 milliards de F CFA ont été bien décaissés mais où se trouvent-ils à présent ?

C’est donc un vaste réseau de prédation  institutionnalisée, dont les fils étaient reliés en direct au palais de la renaissance à Bangui. La cimenterie n’a toujours pas vu le jour et sur les 100 autobus de marque indienne qui doivent valoir à peine quelques centaines de millions de F CFA ou 1 milliard de F CFA tout au plus et dont certains sont arrivés à Bangui déjà rouillés de la carrosserie, une bonne trentaine est déjà sur cale pour manque de pièces détachées ni garage de maintenance et aire de stationnement. L’utilisation abusive qu’en fait le KNK et le pouvoir achèvera très bientôt les 2/3 encore en état de fonctionner. Allez-y comprendre. 

Cette opération mafieuse présentée comme un partenariat avec des investisseurs privés indiens est un mépris royal des engagements pris par l’Etat centrafricain vis-à-vis des bailleurs de fonds, lesquels engagements ont généralement été respectés par les régimes précédents, de KOLINGBA et PATASSE. BOZIZE partage lui, le cynisme de certains politiciens qui aiment à dire que « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». En vertu des engagements pris envers les bailleurs de fonds, l’Etat ne doit en aucun cas, compte tenu de ses moyens financiers limités, avaliser ou garantir des opérations commerciales privées, mêmes pour les sociétés para étatiques. L’Etat ne doit pas non plus contracter des prêts à des taux élevés (supérieur à 1%), à durée de remboursement court (inférieur à 25 ans) et avec un délai de grâce trop court (inférieur à 7 ans).  En terme clair, si l’Etat centrafricain doit contracter un prêt, les conditions doivent être proches de celui d’un don. Or le taux d’intérêt du prêt indien est affolant (22,78%), la durée de remboursement n’est pas assez longue (15 ans), plus un délai de grâce qui est court (5ans). 

La ligne de crédit de la banque EXIM ne remplit aucune des conditions que doit respecter notre pays. C’est plutôt un montage financier mafieux. L’Etat doit rembourser au moins 25 milliards de F CFA en 20 ans, des sommes qui viennent augmenter son endettement qui s’élève déjà à près de 200 milliards de F CFA. C’est une inqualifiable ingratitude et une grave insouciance vis-à-vis de nos partenaires au développement qui ne sont pas obligés de venir à notre chevet.  Rappelons que les bailleurs de fonds (FMI, BM et la BAD), par des mécanismes propres à eux,  ont consenti des efforts financiers conséquents dès 2006, pour non seulement éponger les arriérés de paiement extérieurs mais aussi payer les échéances courantes jusqu’en 2009, pour permettre à la RCA d’accéder à l’initiative PPTE dont les tenants du pouvoir actuel aiment à se targuer. La dette privée que BOZIZE vient de contracter est difficilement négociable et d’ailleurs les prêteurs indiens ont exclu toute possibilité  de renégociation.

Le vrai problème est que la construction de la cimenterie est un « éléphant blanc ». Où trouvera-t-on l’argent pour rembourser ce prêt indien ? L’Etat va-t-il puiser dans les caisses du Trésor bis à Sassara ? Les seules recettes des autobus ne suffiront pas.  Nul n’est besoin d’être un banquier ou apprenti-sorcier pour prédire que ce dossier de prêt finira certainement au contentieux comme dans l’affaire des bornes de KIOSK INDUSTRY qui est actuellement en justice et où l’Etat centrafricain risque de laisser beaucoup de plumes au lieu que ce soit BOZIZE.

Cette opération mafieuse de prédation avait pour but de séduire les Centrafricains qui en retour, devraient voter massivement pour lui aux élections groupées qui allaient avoir lieu, élections dont il a lui-même fixé la date et les conditions et qu’il a été obligé de frauder massivement pour gagner. 

Derrière cette tragi-comédie, un nouveau véritable scandale financier  cauchemardesque vient de s’ouvrir qui se matérialisera encore par la  souffrance  des Centrafricains. Les premières victimes directes sont les expropriés de NZILA lieu prévu pour la fameuse cimenterie qui sont laissés pour compte. Ils attendent depuis plus d’un an sans grand espoir, un maigre et hypothétique dédommagement de la part du gouvernement. Ils peinent à se recaser et ne sont même pas autorisés à retourner sur leurs propres terres, lesquelles terres sont visiblement abandonnées avec une centaine de containers entreposés et livrées à la végétation sauvage.  Les pauvres, ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Les Centrafricains d’aujourd’hui et ceux des générations futures auront à payer une dette qui n’a pas profité au pays mais dont seul BOZIZE pour qui la fin justifie les moyens et son clan familial en ont joui pour assouvir leur soif du pouvoir.  Dès lors, pourquoi mentir au peuple ? Après huit ans de pouvoir, BOZIZE éprouve encore des difficultés à faire la différence entre sa tirelire et celle de sa famille d’une part et le budget de l’Etat d’autre part.  Ce qui explique qu’il traîne beaucoup de casseroles 

Devrons-nous nous attendre à ce que le FMI qui a toujours soutenu BOZIZE finisse par demander des comptes ? Depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003, le régime de BOZIZE a été financièrement gâté et soutenu à bout de bras par la communauté internationale mais il ne va pas continuer indéfiniment à rouler tout le monde dans la farine. Visiblement cela a commencé. BOZIZE ne doit pas oublier que cette institution, qui est avant tout censée surveiller la situation économique du pays et s’assurer que le pays ne vit pas au-dessus de ses moyens, peut subitement cesser d’être complaisante. Après avoir détourné le financement du processus électoral de l’Union Européenne pour se faire frauduleusement réélire, il s’est mis à dos plusieurs pays amis et partenaires au développement de la RCA dont certains commencent déjà à manquer à son appel. L’échec de sa dernière rencontre à Bruxelles avec les bailleurs de fonds en témoigne.

Lorsqu’il tentera, comme tout indique qu’il s’y prépare, de modifier la Constitution pour se maintenir ad vitam aeternam au pouvoir et envisager à terme une succession dynastique avec son rejeton Francis, il agrandira sans doute le cercle des Centrafricains mécontents de lui ainsi que celui des bailleurs de fonds et des partenaires au développement qui lui tournent le dos.  Tôt ou tard, ses acolytes et lui-même devront répondre de leurs crimes devant le tribunal du peuple.

 

La Rédaction de C.A.P  

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 03:03

 

 

 

Binguis

 

 

Petit à petit, un coin du voile se lève sur le dispositif dont s’est servi Bozizé pour orchestrer les fraudes massives qu’on a enregistrées lors du double scrutin des présidentiel et législatives du 23 janvier 2011. Tout a commencé par les négociations qu'a menées auprès de Bozizé un gbaya boy dénommé Elie Namtoli, qui a fait valoir l’idée qu’il puisse l'aider à développer une entreprise d’impression Mediaprint, qui pourrait aussi lui permettre de mieux préparer sa campagne électorale.

Pour cela, les proches de Bozizé ont soutenu son dossier et un premier pactole de presque un million d'euros a été accordé à ce jeune homme, ceci afin de fournir pour la campagne des élections initialement prévues en avril 2010. Il s'agissait de l'acquisition de matériels d’impression pouvant permettre la production de 250 000 T-shirts et de 150 000 casquettes estampillés KNK. Le jeune Namtoli en a profité pour équiper son entreprise de matériels neufs achetés en France ainsi que de plus de 200 panneaux publicitaires géants qui sont implantés partout dans la ville de Bangui.

Puis, quand on a nommé le vrai faux pasteur Binguimalé président de la commission électorale, il lui a été demandé de prendre langue avec le jeune Namtoli. C’était pendant la phase où Binguimalé attribuait à tour de bras en violation des règles prévues en la matière, aux enfants et maîtresses de Bozizé, des marchés de gré à gré dont la plupart n’ont même pas connu le moindre début d’exécution. C'est alors que pour répondre aussi à la demande du Bozizé, le vrai faux pasteur Binguimalé a suggéré pour une grande efficacité dans la réalisation du hold-up électoral, de fabriquer et d’inonder le pays avec des cartes d'électeurs parallèles pour bourrer les urnes le moment venu.

Pour y arriver, Elie Namtoli a donc convaincu Didier Martial Pabandji, un ancien journaliste de Radio Ndéké Luka parti étudier en France, de mener à bien cette sordide mission. Naïvement et comme beaucoup de compatriotes de la diaspora qui ne cherchent qu'à s’en mettre plein les poches avec le régime dictatorial de Bozizé, ce jeune compatriote s’est mis au service de ces fraudeurs. Aux dernières nouvelles, celui-ci serait revenu en France dépité et très déçu  et pour des raisons qu'on ignore.

Mais en ce qui concerne le dispositif de fraude à grande échelle de Bozizé et le KNK, la méthode a convaincu le clan KNK et Mediaprint a donc fabriqué et imprimé avec la dernière technologie d'impression plus de 260 000 cartes d'électeurs qui ont évidemment contribué à généraliser les fraudes. Pour se faire plus d'argent et sans doute aussi par zèle, Elie Namtoli en a profité pour fabriquer à ses propres frais, les cartes d’adhésion du Parti KNK. La facture de tous ces marchés et divers travaux d'impression pour le compte de Bozizé et son parti  qui aurait coûté à l'entreprise Mediaprint la bagatelle de 400 millions de Francs CFA n’aurait toujours pas été payée à ce jour, selon nos informations.

On se souvient qu’une somme de plus d’un milliard de CFA avec été remise au vrai faux pasteur Joseph Binguimalé peu après sa prise de fonction comme président de la CEI, situation qui l’avait véritablement rendu fou. Il s’était mis à effectuer de folles dépenses et à attribuer de façon anarchique des marchés de plusieurs centaines de millions de F CFA de gré à gré, surtout à des membres du clan familial de Bozizé et à ses propres amis et connaissances. C’est d’ailleurs pour ces raisons que l’opposition avait exigé qu’un audit soit réalisé sur cette gestion calamiteuse de la CEI mais Bozizé a refusé jusqu’ici que le rapport de cet audit  soit rendu public. Beaucoup d'argent de la CEI a tout simplement servi à fabriquer des cartes d'électeurs, bulletins de votes et PV parallèles destinés à la machine à fraudes massives de Bozizé. Le PNUD avec ses prétendus experts béninois qui étaient en réalité des complices de Binguimalé qui les a même introduits chez Bozizé pour ficeler leur mauvais coup ont apporté et le BINUCA de Mme Zewde Sahle Work, ont apporté leur bénédiction et consacré cette scandaleuse forfaiture. Honte à eux !

Rédaction C.A.P

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 00:26

 

 

 

 

militaires-et-gendarmes-retraites.jpg

 

Par Fleury Koursany - 03/08/2011 JdB

Quand les crises se succèdent sans que des esquisses de solution durable leurs soient apportées, l’Etat, peut valablement tomber en «faillite»

 

Grève par ci, grève par là, contestation par ci, contestation par là, les revendications corporatistes qui semblent élire domicile en Centrafrique, mettent le pouvoir à l’épreuve du front social. Et quand les crises se succèdent sans que des esquisses de solution durable leurs soient apportées, l’Etat, peut valablement tomber en «faillite». L’on peut soutenir que tout a commencé avec la crise des retraités militaires et gendarmes qui, en voulant en avoir le cœur net, avaient pris d’assaut la représentation de l’Union Européenne en Centrafrique. De cette crise, deux journalistes centrafricains ont passé plus d’un mois en geôle, affronté la justice de leur pays pour être finalement relaxés après un procès qui n’a fait qu’envenimer la situation du pays. Avec ce procès, les lampions de la communauté internationale se sont tournés vers la République Centrafricaine, considérée désormais comme un pays, peu scrupuleux et irrespectueux de la dignité de la personne humaine. Comme si cela ne suffisait pas, les Centrales syndicales ont appelé à la reprise de la lutte syndicale pour défendre la chapelle des travailleurs qui, selon elles, tireraient le diable par la queue. Le gouvernement, voyant le danger venir, a repris langue avec les centrales syndicales mais pour combien de temps?

 Grèves, sources d’instabilité

 

En plus, le temple du savoir qu’est l’université de Bangui est entré dans la danse. Cette fois-ci, ce ne sont pas les étudiants mais les enseignants du supérieur qui revendiquent des meilleures conditions de vie. Autrement dit, un statut particulier avec tout ce que cela comporte comme effets, des bourses doctorales et postdoctorales pour des recherches… Mécontents de la suspension de la Commission nationale d’attribution des bourses, les étudiants de Bangui, après un préavis de grève, ont investit les rues de Bangui pour faire pression sur le gouvernement afin que des réponses concrètes leurs soient apportées. A l’université de Bangui, la paralysie est presque totale d’autant plus qu’étudiants et professeurs sont en grève et attendent toujours du gouvernement, des débuts de réponse à leurs problèmes.

Faisant des émules, la grève a touché les enseignants vacataires du fondamental 2 qui ont aussi emboité les pas aux enseignants du supérieur et étudiants pour entrer à leur tour en grève afin de revendiquer le paiement de leurs arriérés de vacation de l’année 2009-2010. Ce n’est pas fini puisque les retraités militaires et gendarmes ont remis une fois de plus la pression sur le pouvoir en assiégeant la représentation de l’Union européenne en Centrafrique toute la journée du mardi, 2 aout 2011. Si on y ajoute les contestations émanant de l’Opposition politique réunie au sein du FARE (Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections), qui entend organiser dans les jours à Bangui un grand meeting politique la boucle est ainsi bouclée. Dur d’être gouvernant en pareille circonstance.

 

On n’oublie pas tous ces fait isolés qui dans les quartiers sont de nature à mettre le feu au poudres, dans un environnement où les jeunes ont de moins en moins de travail, les ménages ont de moins en moins accès aux commodités de première nécessité. Bref et qu’à cela ne tienne, il est plus qu’urgent pour le gouvernement centrafricain de se rendre à l’évidence et de prendre à bras le corps, les crises qui se succèdent en essayant de dialoguer avec les différentes corporations et proposer des solutions idoines à chaque situation pour ne pas faire le lit à l’instabilité.

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 00:22

 

 

 

 

Pomodimo-pris-en-otage.jpg

 

 

Par Kpangbandjé - 03/08/2011 JdB

En plus de la prise en otage, les retraités militaires ont assiégé l’ambassade de l’union européenne à Bangui  

Leur revendication demeure toujours la même: que la lumière soit faite sur l’argent qui leur est destiné pour valoir leur droit à leur retraite. D’après un écrivain-cinéaste massaï, «il faut laisser les faits se faire». Malheureusement, cela n’est pas le cas en ce moment avec la situation des retraités militaires et gendarmes. Ces derniers ont transformé leur impatience en colère et ont fait un sit-in devant le siège du conseil national de la médiation, puis celui de l’ambassade de l’union européenne à Bangui. Ils revendiquent le paiement sans délai de leur argent qui aurait déjà été versé, selon eux, au ministre délégué à la présidence de la République chargée de la défense nationale.

 Ils étaient nombreux, hommes et femmes, retraités militaires et gendarmes à entrer en fraction le mardi 2 août 2011 tôt le matin. Ces retraités, dès le début de leur manifestation, ont envoyé des émissaires au bureau du Médiateur de la république Mgr Paulin Pomodimo. Quelques heures après, ces derniers sont montés pour d’abord saccager le bureau et ensuite séquestré le Mgr Pomodimo. Selon eux, ils avaient saisi celui-ci par rapport à leur situation qui demeure toujours et encore au point mort. Le médiateur avait promis leur rendre compte dès qu’il aurait parlé avec le Chef de l’Etat; mais depuis ce temps, deux mois sont passés et ils n’ont pas été reçus par le Médiateur.

C’est pourquoi ils sont venus lui «rendre une visite de courtoisie hier» pour qu’il leur dise la vérité sur ce qui se passe autour de leur argent. Ayant fait descendre de force Mgr Pomodimo de son bureau, ce dernier leur a déclaré qu’il a contacté à trois reprises le Président de la République sur cette affaire. Celui-ci a dit avoir transféré le dossier au Premier ministre et que bientôt une rencontre sera organisée, rassemblant toutes les parties prenantes afin de trouver une solution définitive à ce problème. Le Médiateur a par ailleurs déclaré qu’à cause de ce dossier, il s’est fait des ennemis dont il n’a pas cité les noms.

 

Malgré sa déclaration, les retraités ont tenu à l’emmener au siège de l’union européenne pour qu’une confrontation entre le Médiateur et l’ambassadeur de l’union européenne ait lieu. Quelques minutes après leur arrivée sur les lieux ils ayant assiégé l’ambassade ils ont barricadé l’entrée. Selon eux, tant qu’aucune solution n’est trouvée, ils mettront en œuvre une stratégie. Il faut rappeler que parmi eux il y a des femmes qui n’ont rien mais qui ont à leur charge des enfants. Le gouvernement aurait intérêt à résoudre dans un meilleur délai ce problème qui risque de faire un de trop pour le pouvoir. Après la centième journée de la mise en place du gouvernement Touadéra III, le baptême de feu continue et la sortie de ces eaux troubles semble bien loin.

 

Le médiateur de la République séquestré par des militaires retraités

Mercredi, 03 Août 2011 14:32

Le dossier des indemnités allouées aux militaires et gendarmes retraités a refait surface et provoqué des dégâts collatéraux. Le médiateur de la République Centrafricaine Monseigneur Paulin Pomodimo a été séquestré mardi 2 août 2011, dans l’après midi par les militaires et gendarmes retraités. Il a été d’abord pris en otage dans sa voiture depuis la Médiature et conduit à la délégation de l’Union Européenne à Bangui. Ces bourreaux lui ont demandé des éclaircissements sur l’affaire du décaissement de leurs fonds octroyés par l’Union Européenne.

Selon Armand KEKO délégué du collectif militaires et gendarmes retraités « les propos du médiateur ne leur inspirent pas confiance dans cette affaire et que le collectif exige simplement le décaissement de leurs dus. Il nous toujours donné des rendez-vous fallacieux et ne nous a jamais présenté la conclusion des différentes démarches menées auprès des autorités concernées dont le Chef de l’Etat. Pour nous le prendre en            otage nous permettra  de le confronter avec la délégation de l’Union Européenne pour que la vérité jaillisse ».

Pour le Médiateur, « la solution n’est pas dans la violence. Par cette attitude ces militaires obligent la Médiation de se retirer de cette affaire ou la traiter avec moins d’efficacité. Toutefois, Il est en constant pourparlers depuis 2 mois avec les autorités du pays en vue d’une solution à leur problème ».

A titre de rappel ces anciens militaires et gendarmes retraités revendiquent le paiement de leur 31 mois d’arriéré de salaire ainsi que leur frais d’accompagnement qui s’élève à 19 million.650.000 mille chacun (environ 30230 euros).

Dans cette même affaire ces militaires en retraite avaient pointé un doigt accusateur vers le ministre délégué à la Défense nationale pour détournements de fonds. Un dossier relayé par les directeurs de publication « Les Collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » traduits en Justice. Ils ont été libérés depuis.

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 00:20

 

 

 

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Mercredi, 03 Août 2011 14:35

Les habitants de la ville de Sam-Ouandja (nord-est) sont désormais en communication téléphonique depuis mardi 2 août 2011, avec leurs familles respectives. La communication a été rétablie après 2 semaines de blocus imposé par les éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria.

Cette faction rebelle signataire de l’accord de paix globale de 2008 avec Bangui avait accusé le gouvernement centrafricain d’être de connivence avec la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Charles Massi pour la déstabiliser.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bria (nord-est), l’UFDR persiste  et signe. Elle maintient ses exigences tant que les autorités de Bangui n’envisagent pas une négociation de haut niveau avec elle.

Depuis le début des événements, « seul un avion des Nations Unies a pu se poser pour évacuer les humanitaires sur instruction de Damane Zakaria. Les opérateurs économiques ainsi toute la couche sociale ne peuvent plus vaquer librement à leurs occupations ».

Le correspondant de la radio ajoute que « les rebelles ont fermé la gendarmerie et interdit toute activité administrative. En outre ils ont ordonné aux militaires loyaux affectés dans la région de rester dans leur caserne ».

Signalons que les autorités de Bangui n’ont pas encore entamé de nouvelles discussions avec l’UFDR pour rétablir la paix dans cette localité diamantifère en proie à l’insécurité grandissante.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 00:17

 

 

 

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(Mutations 02/08/2011)

Armand Brice Ndzamba, son épouse et Maurice Moutsinga ont été discrètement remis en liberté mi-juillet à Libreville.

Le Gabonais Armand Brice Ndzamba, ancien comptable au bureau extérieur (Bep) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) à Paris, présenté comme le chef de file des détournements d’un montant de 19 milliards de Fcfa orchestrés entre 2004 et 2008, circule librement à Libreville au Gabon, depuis la mi-juillet. A en croire le panafricain Jeune Afrique de cette semaine qui révèle l’information, ce proche de la famille Bongo a été discrètement remis en liberté, en compagnie de Maurice Moutsinga, ancien directeur de la comptabilité au siège de la Beac à Yaoundé également impliqué dans les détournements, ainsi que de Marion Karin Leflem, l’épouse de M. Ndzamba, qui est une ancienne employée du Bep.

Selon Jeune Afrique, ces trois compères qui étaient incarcérés depuis octobre 2009 à Libreville à la suite de la révélation du scandale, ont été remis en liberté «pour des raisons de santé», alors que leur procès devrait débuter «en principe, à la fin de cette année». Le scandale du Bep qui avait été révélé en 2009 par la presse camerounaise, puis par Jeune Afrique qui avait approfondi les investigations en septembre 2009, avait coûté son poste au gouverneur de la Beac de l’époque, le Gabonais Philibert Andzembe, qui avait été aussitôt rappelé à Libreville par le président Ali Ben Bongo, avant d’être finalement remplacé au cours d’un sommet de la Cemac des chefs d’Etats de la Cemac en janvier 2010 à Bangui, par l’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama.

Le scandale des détournements au Bep, en plus des trois personnes sus cités, impliquait nombre d’autres personnalités de cette banque centrale qui n’ont jamais cependant été inquiétées. Au rang de ceux-ci, selon un rapport publié par la Beac au lendemain de la révélation su scandale, on peut citer l’ex-gouverneur Jean Félix Mamalépot (Gabon), Rigobert Andely (Congo), ancien vice-gouverneur de cette banque centrale, Gata Goulou (Tchad), ancien secrétaire général de la Beac actuellement ministre de l’Economie et du Budget au Tchad.

L’année dernière, un câble de wikileaks révélé par la presse espagnole avait même conclu à l’implication personnelle dans ces détournements, du défunt chef d’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba. A en croire le câble, l’argent ainsi détourné avait, entre autres usages, servi au financement de la classe politique française par le président Bongo de regrettée mémoire.
En rappel, les détournements au bureau extérieur de la Beac à Paris avaient été opérés entre 2004 et 2008, au moyen de «858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux», avait-on appris dans le rapport de la Beac produit par le cabinet Mazars et Théodore Dabanga, alors directeur du contrôle général à la banque centrale des Etats de la Cemac. Ces manoeuvres ont fait perdre à la banque la bagatelle de 19 milliards de Fcfa, dont plus de 10 milliards de Fcfa mis à l’actif du seul Armand Brice Ndzamba.

Brice R. Mbodiam

© Copyright Mutations

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 12:14

 

urgent

 

Bangui 3 août (C.A.P) - Mgr Paulin POMODIMO Médiateur de la République séquestré à la délégation de l’Union Européenne depuis 14 h 30 heure locale hier mardi 2 août à Bangui par les militaires et gendarmes retraités qui revendiquent le paiement de leurs pensions dont l'enveloppe pourtant octroyée par Bruxelles, aurait été détournée par le ministre délégué chargé de la défense Francis BOZIZE. Le prélat serait toujours retenu  jusqu'à présent avec en sa compagnie le Délégué de l’UE Guy SAMZUN. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 11:13

 

 

 

 

Bozizé KNK

 

12022011malonga

 

cour const RCA

 

Tiangaye

 

Bangui, 3 août (C.A.P) - La Cour constitutionnelle de la République centrafricaine vient de rejeter la requête introduite par Me Nicolas TIANGAYE au sujet du non respect de la loi par le député François BOZIZE qui a continué tranquillement à cumuler ses fonctions de président de la République avec celles de député du 4è arromdissement de la ville de Bangui.

 

Cette Cour constitutionnelle dont les membres ont la particularité d'être entièrement à la solde du président François BOZIZE ne pouvait que donner une telle suite à la requête de Me TIANGAYE qui était pourtant très solide car juridiquement bien argumenté.

 

La Cour qui a fait preuve d'une célérité inhabituelle et suspecte a hâtivement décidé de tenir son audience dans cette affaire ce jour mercredi 3 août alors que le moire en duplique de Me TIANGAYE n'a été déposé que vendredi matin dernier. Elle se contente de "rejeter" la requête de Me TIANGAYE comme "non fondée" sans fournir quelque argument juridique que ce soit à l'appui de son avis. Il ne pouvait en être autrement connaissant le degré d'aplatissement des membres de ladite Cour qui est sans doute l'institution la plus corrompue de la RCA à l'heure actuelle avec BOZIZE.

 

Marcel MALONGA son président, un parent du président François BOZIZE qui a tout fait pour assurerson hold-up à la dernière élection présidentielle du 23 janvier 2011, a reçu la bagatelle de 500 millions de F CFA 762.000 euros qu'il est venu récemment en France tenter vainement de verser sur son compte bancaire. Les autres membres de la Cour constitutionnelle s'en sont tirés eux, avec d'aussi rondelettes sommes d'argent qui leur ont permis pour certains de réaliser quelques projets immobiliers actuellement à Bangui. C'est vraiment honteux pour l'image de la RCA quand on sait que sous d'autres cieux, les Cours constitutionnelles font preuve de courage et de hardiesse pour dire le droit et sonner le tocsin à certains dictateurs.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 02:53

 

 

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

Ndoutingai

 

fmi-logo

 

De source sûre, c’est avec une grande stupeur que tout le Sassaraland a pris la publication il y a quelques jours dans les colonnes de Centrafrique-Presse.com de l'aide-mémoire du FMI rédigé à l’issue de sa récente mission à Bangui du 30 juin au 13 juillet 2011. Centrafrique-Presse est profondément désolé d’avoir ainsi créé une véritable épouvante  dans la galaxie bozizéenne.

Le tout-puissant ministre d’Etat aux finances et au budget Sylvain NDOUTINGAÏ a même déclaré que ce sont ses adversaires qui ne veulent pas qu'il parvienne à conclure un accord avec le FMI qui auraient refilé l'aide-mémoire à Prosper N’DOUBA, Directeur de Publication de Centrafrique-Presse.com. La rédaction serait très ravie que Sylvain NDOUTINGAÏ lui donne la liste de ses adversaires politiques qui lui veulent tant de mal. Elle s’efforcera de les clouer au pilori mais elle aimerait cependant savoir ce que le ministre d’Etat voudrait cacher dans le rapport du FMI. Que voudrait-il dissimuler aux Centrafricains ?  

A l’appui de ses accusations, NDOUTINGAÏ affirme que ce document qui est un pré-rapport avant la réponse des autorités centrafricaines, n'existe qu'en trois exemplaires détenus par le Représentant à Bangui du FMI, le Directeur National de la BEAC Camille KELEFIO et lui NDOUTINGAÏ Ministre Finances. Comment en effet, un tel document a pu parvenir à la rédaction de Centrafrique-Presse.com ? Mystère et boule de gomme ! On peut comprendre le trouble du ministre d’Etat.

Cet affolement traduit le désarroi profond et réel dans lequel se trouvent actuellement les autorités centrafricaines face à tous les incendies qui se déclarent ici et là sur le front social et qui risquent d’embraser progressivement l’ensemble du pays. C’est dans ce contexte que les Centrafricains apprennent grâce au rapport du FMI le versement de tous ces milliards engrangés çà et là au titre de bonus versés par certaines entreprise minières sans aucune trace au trésor et aussi surtout, cette importante hémorragie de 49 milliards de F CFA injustifiés du trésor du pays.

En attendant de faire la lumière sur cette divulgation, tout le monde accuse tout le monde. Ils se soupçonnent mutuellement de trahison et de manipulation en leur sein. La confiance règne. Toujours selon nos informations, ils poussent même le ridicule jusqu’à demander des prières spéciales pour atténuer la colère du FMI qui en principe, doit revenir en octobre prochain pour s'enquérir des justificatifs des dérapages budgétaires, notamment des 49 milliards de F CFA évaporés du trésor national.

La rédaction publie ci-dessous les principaux extraits du pré-rapport du FMI dont une pré-publication ici même dans ses colonnes, a semé une  panique  absolue à SASSARA. La coloration en rouge de certaines phrases du pré-rapport du FMI est de la rédaction qui a longtemps hésité à mettre purement et simplement tout le texte en rouge. Cela prouve à quel point les dysfonctionnements, les dissimulations et les détournements pointés par les auteurs du document, sont nombreux et constituent un véritable réquisitoire dans le sens judiciaire du terme des autorités au pouvoir à Bangui. La mal gouvernance en matière de gestion des finances du pays, est bien ainsi matérialisée.

La Rédaction C.A.P

 

1.             La mission note que toutes les recettes publiques, notamment le versement de bonus par Axmin/Aurafrique pour un montant total de 8 millions de dollars EU (5 millions en août 2010 et 3 millions en avril 2011) n’ont pas été comptabilisées au compte du Trésor public à la BEAC comme l’exige l’instruction présidentielle du 11 décembre 2008. La mission exhorte les autorités à reprendre en main les pratiques budgétaires et de paiements et à veiller sur le respect rigoureux des procédures budgétaires.

2.             Le dysfonctionnement de l’exécution budgétaire a aussi conduit à une accumulation de nouveaux arriérés sur la dette extérieure. Les informations recueillies font état d’un stock d’arriérés de 639 millions de FCFA envers le Club de Paris et 544 millions de FCFA envers la Banque européenne d’investissement (BEI), en contravention avec les engagements pris dans le cadre de l’initiative PPTE. La mission invite les autorités à régulariser ces retards de paiements, afin de sauvegarder les possibilités de financements futurs.

3.             De nouveaux prêts concessionnels ont été contractés en 2010. La RCA a souscrit un emprunt de 8 millions de dollars EU auprès de la BADEA et d’un crédit de fourniture chinois, et a bénéficié auprès du Fonds OPEP d’un rééchelonnement d’une créance de 9,3 millions de dollars EU. Selon les informations recueillies par la mission, ces opérations présentent des éléments de concessionnalité largement supérieurs au niveau minimal de 35% recommandé dans le programme FEC. La mission a été informée qu’aucun autre prêt n’a été contracté en 2010.

4.             le système informatique Gesco rencontre de sérieux problèmes de fonctionnement. Ce système, qui a fait l’objet d’une attention particulière dans le cadre du dernier programme FEC, n’est pas en mesure de satisfaire les attentes quant au suivi de la chaîne de dépense, au contrôle de trésorerie et à l’information budgétaire. Il en résulte un blocage opérationnel du système Gesco, qui n’aurait pas permis la saisie de données budgétaires en 2011 et qui contribuerait à expliquer une bonne partie des défaillances du suivi budgétaire. Sur la base de ce constat, il est à noter que la reprise en main et la réhabilitation de la fonctionnalité de Gesco relève de la plus grande importance et urgence.[1]

5.             Le mécanisme d’ajustement automatique des prix des produits pétroliers n’a pas été appliqué depuis mai 2010. Cela malgré la hausse continue du prix sur les marchés internationaux (54%), ce qui a entraîné des pertes considérables de recettes. Le gouvernement n’a toujours pas donné suite à son intention exprimée dans sa lettre du 11 août 2010, dans laquelle le Premier Ministre et le Ministre des Finances et du Budget soulignaient que le manque à gagner consécutif au non ajustement des prix pour le deuxième semestre de 2010, évalué alors à 1,7 milliards de FCFA, serait compensé par plus d’efforts dans la collecte des recettes et un contrôle rigoureux des dépenses pour le reste de l’année. De ce fait, des arriérés de paiement d’un montant de plus de 1,3 milliards de FCFA au titre de la TUPP négative ont été accumulés envers les opérateurs de la filière, ce qui pourrait de nouveau menacer le climat d’entente avec les « marketeurs » et l’approvisionnement du pays en carburant. Les propositions récentes d’une revue des éléments constituant la structure des prix des produits pétroliers et des textes légaux régissant le secteur ne sauront empêcher l’application de la formule de fixation des prix en attendant des décisions de révision éventuelles.[2] La mission réitère l’importance primordiale d’une application, véritablement automatique, de la formule d’ajustement des prix des produits pétroliers, à intervalles mensuels, avant l’entrée en vigueur d’un possible programme appuyé par le FMI dans le cadre de la FEC.

6.             La mission a été informée que la partie tchadienne n’a réservé aucune suite au projet d’avenant à la convention du prêt de 3 milliards de FCFA contracté en juillet 2010 et pris note de la décision des autorités d’annuler formellement le prêt. La mission réitère l’importance, pour tout nouveau prêt que les autorités envisagent contracter, de consulter les services du FMI—avant la signature—afin de leur permettre de vérifier le respect de la concessionnalité minimale de 35%. Elle souligne également la nécessité d’une implication effective du Département de la Dette et des Participations dans les opérations de négociation ou de rachat de dettes. La mission note par ailleurs que les informations relatives au prêt contracté auprès de l’Inde pour 29,5 millions de dollars EU en octobre 2008 pour la cimenterie et des bus ne sont toujours pas connues du Ministère du Plan, chargé du suivi du programme d’investissements publics, indiquant de sérieux problèmes de communication entre ministères et services.

7.             La situation des entreprises publiques demeure critique. Malgré une amélioration dans le taux de recouvrement observée au cours des dernières années, la situation technique, financière et de gestion des entreprises publiques reste très difficile, et ce plus particulièrement pour la SOCATEL, qui souffre d’une grave instabilité institutionnelle, financière et organisationnelle.  L’État continue d’accumuler des arriérés de paiement sur ses consommations d’électricité, d’eau et de téléphone, fragilisant davantage la santé financière des entreprises publiques.

8.             Certaines transactions financières des entreprises publiques avec les banques commerciales sont de nature à réduire les recettes de l’État et obérer sa trésorerie. La mission a été informée d’une prolifération de « rachats » de dettes des entreprises publiques sur l’Etat par les banques. Ces opérations ont malheureusement été faites sans une analyse financière approfondie des avantages et des coûts associés et, plus particulièrement, de l’impact sur la viabilité financière à long terme de ces entreprises et les risques pour l’État, notamment en ce qui concerne la gestion de la trésorerie. ENERCA et SODECA ont récemment contracté des emprunts (4,2 milliards de FCFA et 500 millions de FCFA, respectivement) auprès du système bancaire, nantis par leurs créances sur l’État et remboursables soit à travers un ordre irrévocable de débit du compte du Trésor, soit par rétention des recettes de l’État. ENERCA envisage une autre opération, alors que SOCATEL a initié des démarches auprès d’une banque de la place. La mission regrette le coût très élevé de ces opérations, qui sont en réalité des emprunts bancaires sans aucun risque pour les banques. Par ailleurs, les ressources ainsi récoltées auraient été plus utiles si elles s’intégraient dans des plans de redressement de ces entreprises.

La mission note cependant que l’État n’a jamais payé les rémunérations pour le service rendu par les banques depuis février 2010, qui s’élèvent à environ 300 millions de FCFA.

Ainsi, pour le reste de l’année en cours, il est important d’ajuster la structure de la dépense qui devrait suivre les grandes lignes du budget, aussi bien en ce qui concerne les dépenses courantes que celles d’investissement. A l’intérieur de ces agrégats, il est urgent d’opérer un rééquilibrage notamment en faveur des dépenses de biens et services et les transferts en faveur des secteurs sociaux prioritaires, éducation et santé, négligés jusqu’à présent dans l’exécution du budget 2011.

Rétablir et suivre rigoureusement les principes de l’orthodoxie budgétaire et renforcer la transparence. Au regard des dérapages constatés, le principe établi qu’aucun engagement de dépense ne saurait intervenir en dehors du circuit budgétaire doit être respecté sans faille, limitant au strict minimum les cas de dépenses effectuées par les procédures extraordinaires, qui devraient en l’occurrence être régularisées sous huitaine.

Ajuster à intervalles réguliers (mensuellement) les prix des produits pétroliers. La mission réitère sa recommandation de mettre en place un mécanisme  d’appui ciblé aux couches sociales les plus vulnérables afin d’atténuer les effets potentiellement néfastes d’une augmentation des prix de carburants sur celles-ci»

 
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