Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 18:03



 

LE MONDE | 15.05.08 | 15h02  •  Mis à jour le 15.05.08 | 15h02

 

YAOUNDÉ ENVOYÉ SPÉCIAL

 

La bataille contre la faim se livre d'abord contre le temps. Chaque jour, comme des millions de femmes africaines, Léontine Mbamba, 52 ans, mère isolée de quatre enfants, la mène sans bruit mais en première ligne. Assise sur son lit, dans l'étroite pièce aux murs nus qui sert à la fois de chambre, de salon et de cuisine, elle tente d'expliquer comment on nourrit les siens lorsque les prix s'emballent, alors que l'essentiel des 400 000 F CFA (600 euros) de son salaire mensuel d'institutrice passe dans les denrées de première nécessité.

 

Son mot d'ordre est simple : "faire durer le temps", autrement dit puiser le moins souvent possible dans le sac de riz dont le prix a augmenté de près de 50 % en quelques mois pour frôler les 300 F CFA le kilo (0,45 euro), faire en sorte que le demi-litre d'huile de palme "tienne deux semaines" et que les six savons de Marseille fassent le mois, toilettes et lessives comprises.

 

"SORCELLERIE ET PRIÈRE"

 

La valse des prix est devenue une obsession pour chaque Camerounais depuis que la flambée s'est généralisée et amplifiée. Au point que nombre de jeunes sont morts sous les balles des policiers au cours des grèves et émeutes de la faim accompagnées de pillage, fin février, dans plusieurs villes du pays.

 

Léontine Mbamba égrène les restrictions qu'elle a dû imposer à sa famille : n'acheter de la viande que deux ou trois fois par mois, se résoudre au maquereau, réputé "poisson du pauvre", abonner la famille au riz en sauce et se contenter pour le petit déjeuner, des restes du dîner. Aucune plainte dans ses propos : "Je connais des familles qui vivent avec 3 ou 4 euros par jour et ne mangent qu'une fois", souffle-t-elle. Au moins la famille Mbamba n'a-t-elle pas renoncé aux téléphones portables considérés comme indispensables pour pallier les difficultés de transport et faciliter les petits commerces de rue que les aînés entretiennent.

 

Même la possession d'un lopin de terre en brousse est loin de mettre à l'abri. "Je vois passer les clients à qui j'ai fait crédit. Parfois, je hausse la voix mais je sais qu'ils n'ont rien en ce moment", raconte Stanislas Atangani, 70 ans, tenancier de l'épicerie-buvette du village de Yeptang, niché dans la forêt tropicale à 50 km de la capitale mais dépourvu de route goudronnée, d'eau et d'électricité.

 

Les 3 hectares de tomates et de poivrons qu'y cultive Damien Noah, 36 ans, ne lui suffisent plus pour nourrir ses trois enfants. Il emprunte donc un moto-taxi et revend, à Yaoundé, des bouteilles d'huile de palme achetées à des producteurs. "La malveillance, les jalousies, le repli sur soi se sont aggravés avec l'augmentation du coût de la vie", témoigne-t-il. Ses initiatives pour organiser les agriculteurs se sont heurtées à ces obstacles. L'agriculteur relie ses déconvenues à "la sorcellerie", contre laquelle il dit ne disposer que d'"une seule arme : la prière".

 

"VERROU IDÉOLOGIQUE"


Ce dimanche matin, devant la buvette, la bière et l'extrême chaleur aidant, des jeux de cartes entre hommes dégénèrent en bagarre. "Avant la crise, on ne jouait pas pour de l'argent dans les villages", déplore un consommateur.

 

Sur le marché d'Obala, la petite ville voisine, les clientes se fâchent lorsqu'elles constatent le peu de poisson qu'elles ont les moyens d'acheter ou mettent en cause la balance, rapporte Ferdinand Andela, poissonnier. "Elles ont noté les prix donnés à la télé par le gouvernement et nous accusent de ne pas les respecter." Les détaillants, eux, rejettent la responsabilité sur les grossistes, accusés d'organiser la pénurie et de mettre dans leur poche les baisses de taxe décidées par l'Etat après les émeutes. L'inflation alimente aussi la corruption. Les fonctionnaires chargés du contrôle des prix figurent eux-mêmes parmi les accusés.

 

Depuis les émeutes de février, le discours officiel s'est métamorphosé. "Les Africains vont devoir changer leur façon de produire et de consommer, prophétise le ministre du commerce, Luc Mbara Atangana. Un verrou idéologique a sauté : nous allons pouvoir aider notre agriculture." Rompant avec le libéralisme et la priorité aux importations de vivres imposée par le FMI et la Banque mondiale, le gouvernement camerounais magnifie désormais l'agriculture nationale et promet un grand plan visant la souveraineté alimentaire.

 

"Exactement ce que nous clamons depuis des années et qui nous valait d'être accusés de vouloir déstabiliser l'Etat !", s'amuse Jacob Kotcho. Ce militant d'une ONG altermondialiste doute de la mise en oeuvre de ces belles paroles parce que, dit-il, "beaucoup de fonctionnaires font du business à l'importation" et que "les autorités ne se sentent pas dépositaires du bien-être des citoyens". Socialement explosive, la paupérisation, et la crise alimentaire qu'elle engendre, renverrait donc le Cameroun à de hautes exigences, celles de la morale publique et de la démocratie.

 

Philippe Bernard

 

Chronologie


25 février : Une manifestation de protestation contre la hausse des prix, notamment des carburants, dégénère en émeutes.

8 mars : Le président Paul Biya annonce une hausse des salaires des fonctionnaires et des baisses de prix (suspension des droits de douane).

25 avril : Le gouvernement annonce la création d'un "fonds spécial" pour relancer les productions agricole et halieutique.

 

Article paru dans l'édition du 16.05.08

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 21:10

 


Gabonews
(Libreville) 14 Mai 2008

 

Libreville

 

130 soldats du contingent Camerounais de la Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique central (CEMAC), regagnent dès mercredi prochain la capital centrafricaine après avoir reçu pendant deux semaines au Gabon, une formation concernant les missions de l'infanterie au niveau des compagnies et des sections afin de satisfaire au mieux à la mission de maintien de la paix qui leur est impartie, sous l'égide des Forces françaises au Gabon.

 

Le contingent devra rejoindre Bangui en avion militaire de transport. Deux rotations sont prévues, une partie du contingent dont 70 soldats, ainsi que l'état major du contingent partira le 20 mai prochain. Ensuite suivra un autre contingent de 60 soldats qui devront s'imprégner dès maintenant de leur mission.

 

La mission première de la FOMUC, force de 500 hommes crée en 2002 par les pays de la CEMAC (Gabon, Tchad, Cameroun, République de Centre Afrique et Congo) est de maintenir la paix ainsi que de restructurer l'Armée centre africaine.

 

Actuellement, 3 contingents sont déjà en place à savoir les contingents gabonais, tchadien et congolais, auquel s'ajoutera désormais un contingent camerounais.

La France a reçu pour mission d'effectuer la formation et la mise en condition des contingents de la FOMUC; le soutien en matière de matériel et d'équipement.



Les Forces françaises du Gabon forment le contingent camerounais de la Fomuc

 

Dans le cadre de l'élargissement de la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc), les Forces françaises du Gabon ont été chargées de la formation du contingent camerounais qui rejoindra les effectifs gabonais, tchadiens et congolais déjà en faction sur le terrain pour assurer le maintien de la paix en République Centrafricaine.

 

L’Etat-major interarmées des Forces françaises au Gabon a annoncé le 14 mai dernier à Libreville la mise en place du premier détachement camerounais pour la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc).


Les Forces françaises du Gabon ont été mandatées pour la formation et la mise en condition des contingents de la Fomuc ainsi que le soutien en matière de matériel et d’équipement, dans le cadre de la création de la force multinationale de la CEMAC en République Centrafricaine.

Créée en 2002 par les pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) qui regroupe le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad, le Cameroun, la République Centrafricaine et le Congo, la Fomuc était d'abord une force de 500 hommes chargée de maintenir la paix et de restructurer l’armée Centrafricaine.


Réunis le 22 février dernier à Libreville, les experts du Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale (COPAX) avaient recommandé le remplacement de la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC) par la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) qui regroupe davantage de pays de la sous région.


A l’heure actuelle, 3 contingents sont déjà en place en RCA, notamment les effectifs gabonais, tchadiens et congolais, auxquels s’ajouteront bientôt les effectifs camerounais.

Les soldats camerounais ont reçu à Koutaba, au Cameroun, une instruction dispensée sur deux semaines, concernant les missions de l’infanterie au niveau de la compagnie et de la section afin de satisfaire au mieux à leur mission de maintien de la paix.


De passage à Libreville où ils ont reçu leur équipement, les soldats rejoindront Bangui à bord d'un avion de transport militaire C130 camerounais au départ de Libreville en deux rotations.

La première quittera la capitale gabonaise le 20 mai prochain avec l'Etat-major du contingent ainsi que la moitié de l’unité, soit 70 soldats au total, alors que le 21 mai prochain, l’autre moitié du contingent, soit 60 soldats rejoindront le reste des troupes pour prendre leur fonction.

 

le 15-05-2008    Source : Gaboneco.com    

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 20:33



 

Il est temps d’arrêter d’avoir des enfants car les cinq verbes de l’abbé Barthélemy Boganda sont envoyés aux oubliettes de la politique.

 

Nourrir : qui veut rester en vie doit se nourrir mais comment le faire quand on n’est pas libre ; quand on a toujours peur de se déplacer. L’insécurité est le maître mot de notre peuple…

 

Loger : Pauvre peuple d’aujourd’hui, hier l’un de tes dirigeants t’obligeait à construire en briques et les cases rondes de nos aïeux étaient détruites quartier par quartier. Quelques habitants de Bangui se souviennent encore d’un de ces maires chargé par l’Etat d’accomplir ce sale besogne. N’ayant pas de fusil, quelques-uns l’attendaient avec leurs flèches. Dieu merci, il n’était pas dans ces quartiers. Aujourd’hui c’est l’Etat lui-même qui se charge de détruire les maisons construites à la sueur du front du peuple et qui valaient de Bangui l’appellation  de « Bangui la coquette ». Une cité sans nom car le propriétaire est auteur ou complice d’un complot contre l’Etat.

 

Instruire : Nous ne savons plus sous quelle forme on conçoit ce verbe en Centrafrique. Qui doit se porter garant de l’instruction du peuple ? Tout le système est ébranlé depuis plus de trente ans. A tous les niveaux, l’instruction et son mode de transmission sont mal gérés malgré la tenue des états-généraux de l’enseignement. L’organisation des examens qui devait servir à tester le niveau des élèves ou des étudiants se passe de commentaires. Ne parlons pas des concours. Qui nous sauvera de cette situation un jour ? Le ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur n’est qu’une porte de sortie pour les personnalités qu’on nomme à ce poste. Elles n’ont pas le temps d’organiser leurs programmes.

 

Vêtir : Quand on est riche, on nous reconnaît dans nos parures. Que faisons-nous de nos diamants, or, pétrole, fer etc…On ne parlera pas de la pauvreté en Centrafrique mais plutôt de misère aujourd’hui. Qui profite de ces richesses ?

 

Soigner : ce verbe a disparu de notre vocabulaire. Qui dira soin, dira soigner à la traditionnelle car les hôpitaux ou dispensaires ne sont ouverts qu’à ceux qui ont les moyens d’abord pour  payer les soignants et les médicaments viennent après.

 

Il est temps d’arrêter de mourir. Nous nous tuons beaucoup par manque de soins. Ce n’est plus par la sorcellerie qu’on tue mais depuis qu’on a introduit l’arme à feu de tout calibre, le nombre de Centrafricains ne cesse de diminuer. Des villages sont détruits sans laisser de traces.

 

Quand l’assistanat prendra fin ? L’assistanat tue davantage le peuple. Nos cultures sont violées, nos richesses emportées ; nos valeurs disparaissent et notre belle devise aussi disparaîtra un jour. Unité, Dignité,Travail. Boganda, quelle mouche t’a piqué pour nous trouver ce maître mot qui nous galvanisait tant hier et qui aujourd’hui est envoyée aux oubliettes de notre politique égocentrique. La seule devise où on trouve le mot « dignité » de l’être humain.

 

Il est temps qu’on arrête de faire pleurer nos femmes et nos enfants. Que d’orphelins et de veuves dans ce petit pays qui ne connaissait pas le tribalisme ou ethnicisme ! Le ZO KOUE ZO bogandiste nous stimulait. Le ZO AYEKE ZO qui rendait vulgaire la pensée originale garde encore son sens mais d’où nous vient le « SO ZO LA » avec le doigt sur la détente, la balle est partie et l’autre tombe pour ne plus se relever ?

Notre riche sol n’est-il fait que pour recevoir les macchabées ? Il est temps qu’on s’arrête de voler, de corrompre. Tu es devenu homme de la rue, mendiant parce que pour le « pouvoir » tu te bats avec ton frère, ta sœur comme deux « larrons » et tu ne te soucis plus de tes richesses, culturelles, morales et naturelles, et survint un troisième « larron » pour tout prendre et te laisser les maisons vides. Arrête tes jérémiades. Tu es responsable de tes maux et difficultés. Il est temps que tu reviennes à la raison et reprends ta devise et ton hymne.

 

Unité-Dignité-Travail.

 

On continue à te brimer et à te soumettre…Où sont nos pasteurs, nos prêtres, nos missionnaires qui nous apprennent ? Qu’ils soient un comme toi et moi ; moi en toi et toi en moi. Qu’ils soient un, nous en eux et eux en nous pour que le monde puisse voir que nous formons un seul peuple. Unité, une seule nation, le Centrafrique indivisible. Il est temps qu’on cesse d’être d’éternels assistés. Combien d’années ce beau pays et riche est assisté ; les venants et les partants pour régler nos problèmes repartent –ils les mains vides ? pardon, les poches vides ? Moi, homme de la rue qui ne dort pas la nuit te dira non. Nous perdons tout : la morale, le civisme, la religion ; les religiosités remplacent nos grandes religions dites même chrétiennes. Et ceux qui sont appelés à gérer la chose publique gèrent aussi la religion et on décrète la religion avec ces jours de piété. Nous ne sommes plus dignes d’être des hommes comme les autres du globe. Silence, on tue. Silence, on vole. Comment mériter cette dignité humaine que nous a léguée Barthélemy Boganda quand nous ne travaillons pas pour maintenir notre entente ou notre dignité humaine reçue du Créateur ?

 

Il est temps que chacun reprenne sa place dans le concert de notre République. Pourquoi le paysan ne reprend-t-il pas le sentier des plantations ? Il nourrira ses enfants. Il sera heureux et fier quand sa sécurité sera assurée.

 

Pourquoi les enseignants et les élèves ne reprennent pas le chemin de l’école ? Ils n’attendent que cela pourvu qu’on leur donne les moyens…

 

Pourquoi les fonctionnaires et agents de l’Etat ne sont pas présents au bureau pour accomplir leur devoir ? Ils sont appelés pour cela. Beaucoup attendent que celui qui les emploie s’occupe d’eux.

 

Pourquoi les agents de sécurité de tout bord ne regagnent-ils pas leur caserne dans l’ordre et la dignité ? La paix reviendra toute seule. Elle nous servira pour nous reprendre au sérieux et repenser notre être social et reprendre notre place dans le concert des nations. Nous reviendrons pour te le dire si tu ne changes pas ta conduite.

 

Homme de la rue

 

Socrate Ngaro

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 20:31




 

Le Tchad aussi participe à la mondialisation. Grâce à la guerre civile latente et aux rebelles taquins, le président Déby participe au commerce d’armes globalisé. Mais à croire que le garçon débute, il se fait arnaquer…

 

David Abtour, marchand de motos indiennes à N’Djamena, met maintenant du kérosène dans ses réservoirs. Ce commerçant d’origine libanaise, très honorablement connu dans la capitale du Tchad, justement pour son commerce de deux roues sous l’enseigne de la compagnie Galate, s’intéresse désormais aux machines volantes.

 

Il a joué un rôle dans l’achat, en 2006, par Idriss Déby, le Napoléon et néanmoins président tchadien, d’une poignée d’hélicoptères russes « en fin de potentiel » qui, à l’analyse, maintenant qu’ils sont posés à N’Djamena, se révèlent ne pas être des occasions en or.

 

Mais pourquoi David a-t-il lâché le guidon pour le manche à balais. Il semble bien qu’il a été conseillé dans son nouveau business par Lionel Cohen, un vétéran de la vente de matériel guerrier. Un Lionel, plutôt mal vu par la bande à Idriss qui l’accuse, lui aussi, de ne pas avoir vendu du matériel labellisé « satisfait ou remboursé ». Donc Lionel est devenu l’ami de David qui, multiplie les voyages à Dubaï où il est « general manager » de la société Arami. Puisqu’il paraît, si le business vous tente, que c’est là que se traitent tous les marchés des machines à tuer les pauvres gens.

 

L’ami David est bien « parrainé »


Pour passer de la mobylette – mais aussi des restos, casinos et boîtes de nuit – à l’hélico, Abtour bénéficie de bons parrains. D’abord, il a fait un bon mariage en épousant la sœur d’une ex-femme de Déby. Puis le général Orozi, démocrate bien connu, et chef d’état-major de l’armée de l’air, l’a pris en sympathie. Orozi est aussi connu pour rouler en Range Rover « sport » toute noire. Également pour avoir disparu, en février dernier, au moment de l’attaque des « rebelles » sur N’Djamena. Il s’est envolé avec pas mal d’argent, en tout cas de quoi faire de nombreux pleins de son Range. En dépit de son peu d’engagement dans la guerre, ce défenseur élastique est resté à la tête de l’aviation.

 

En mars dernier Orozi et Abtour, ont lancé leur filet une nouvelle fois vers Dubaï. Et des munitions ont été livrées au Tchad. Du coup, Abtour va installer sa famille à Paris, sans doute porte Dauphine, où le risque d’attaque des rebelles est assez limité. Mais on a l’impression que David ne fait pas totalement confiance en l’avenir politique de son ami Idriss.

 

Des hélicos pourris pour l’aviation d’Idriss


Après la livraison de munitions, Orozi et ses potes ont tenté de faire signer un bon d’achat pour deux hélicos MI 24 de plus, par Mahamat Ali Abdhala alors ministre de la Défense. Mais l’affaire a capoté. D’abord parce que le bon Mahamat a quitté son poste pour le ministère de l’Élevage, ce qui n’élève que l’âme mais pas les hélicoptères. Ensuite parce qu’Idriss est devenu méfiant. Maintenant que de vraies sociétés de matériel militaire frappent à sa porte, il pense que faire ce choix serait peut être mieux et moins cher. Ses ennemis qui dirigent le voisin Soudan, eux, ne sont pas de cet avis. Tout en rompant les relations diplomatiques avec N’Djamena, on pense, à Khartoum que des hélicos pourris, ça suffit bien pour l’aviation d’Idriss. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

Troisième mauvaise nouvelle pour Ozoni et son ami David, l’arrivée du vieux Kamougé à la tête de la Défense. Dans sa longue vie, l’aimable putschiste s’est fait des amis à lui. Ozoni et Abtour ne sont pas sur la liste.

 

© bakchich : Jacques-Marie Bourget

 

Paru le 15-05-2008 12:58:21

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 19:59



 

APA Bangui 2008-05-15 (Centrafrique) Le Forum démocratique pour la modernité (FODEM) a été suspendu du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, a annoncé un communiqué de presse rendu public jeudi à Bangui.

 

Cette mesure aurait un lien avec la désignation, le 12 mai dernier, du président du FODEM, le colonel Charles Massi, comme coordonnateur de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), par le leader de ce mouvement, M. Michel Am Nondroko Djotodia.

 

Mercredi à Bangui, au cours d’un point de presse sur la restitution de l’accord de cessez-le feu signé vendredi dernier à Libreville par le gouvernement et l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le ministre centrafricain de la communication, Cyriaque Gonda, a déploré la désignation du colonel Massi comme coordonnateur politique de l’UFDR.

 

«Je croix que cette nomination va créer de la confusion au sein de l’UFDR», a-t-il déclaré.

Ancien député et ancien ministre d’Etat, Charles Massi a été nommé coordonnateur politique de l’UFDR, avec pour mission notamment de rallier toutes les forces centrafricaines (partis politiques, société civile et autres groupes politico-militaires) pour le dialogue et la réconciliation nationale.


A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, le 13 mars 2005, M. Massi, candidat malheureux de l’opposition, a signé une plate-forme avec la Convergence Kwa na kwa (KNK) pour soutenir au 2ème tour le président sortant François Bozizé contre son challenger du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), M. Martin Ziguélé.



Ndlr : La désignation de Charles Massi comme coordonnateur politique de l'UFDR est en train de lui revenir à la figure comme un effet boomerang. Il n'y a pas longtemps, lui et son parti le FODEM, déclaraient pourtant que c'était dangereux de dialoguer avec les mouvements armés et qu'il fallait le faire seulement avec les partis politiques de l'échiquier national. Depuis qu'il a été viré du gouvernement par Bozizé en janvier dernier, Charles Massi a tenté vainement de faire son entrée dans le comité préparatoire du dialogue inclusif afin de s'inviter à ce forum en vue. Il fait partie de la race de ceux qui ne se voient jamais ailleurs que dans un gouvernement, ministre à vie en quelque sorte.

La désignation de Jean Jacques Demafouth à la tête de l'APRD lui a donné l'idée de se servir de la rébellion de l'UFDR qui peine depuis à se doter d'un poids lourd politique. Conscient du faible poids des partis politiques de l'opposition au pays, il a cru par opportunisme qu'il était vital pour lui d'utiliser le canal d'un mouvement armé, en l'occurence l'UFDR. Mal lui en a pris car ce mouvement est fortement divisé depuis qu'un de ses chefs militaires, Zakaria Damane, a pactisé avec Bozizé sans la caution de Michel Djotodia Am Non Droko et Abakar Sabone alors en prison à Cotonou.  

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:02





 





LIBREVILLE-(Xinhuanet 15/05/2008) - La présidente de l'Association des ressortissants centrafricains au Gabon (ACAG), Monique Reneyo a salué mercredi à Libreville l'accord de paix signé le 9 mai dernier à Libreville entre le gouvernement centrafricain et la dernière rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).


Cet accord de paix ont été conclu sous l'égide du président gabonais Omar Bongo Ondimba, parrain des négociations entre le gouvernement centrafricain et l'APRD.


"Nous saluons cet accord conclu sous l'égide du président Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat, sage de l'Afrique ", a déclaré Mme Reneyo dans un entretien avec la presse.

" Il faut maintenant que cet accord soit intégralement appliqué pour permettre dans l'immédiat une bonne préparation du dialogue inter-centrafricain et dans le futur l'instauration d'une paix durable dans ce pays ", a-t-elle poursuivi tout en renouvelant ses remerciements au président gabonais.


Préoccupée par l'instabilité chronique dans son pays d'origine, Mme Reneyo suggère aux leaders politiques centrafricains de profiter des sages conseils du président Omar Bongo Ondimba.

Résidant au Gabon depuis plusieurs années, Mme Rénéyo est à la tête de la principale association des ressortissants centrafricains au Gabon où vivent près de 500 ressortissants centrafricains.

L'accord de paix a été signé par le patron de l'APRD, Jean Jacques Demafouth et Cyriaque Gonda, ministre centrafricain da la Communication. Le document prévoit un cessez-le-feu immédiat, l'abandon des poursuites judiciaires contre les combattants de l'APRD, la libération des personnes détenues et la réhabilitation des zones affectées par la guerre.



© Copyright Xinhuanet

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 17:44



 

Bruxelles, le 14 mai 2008

 

Le Commissaire au Développement et à l’Aide Humanitaire, Louis Michel, se félicite de la signature d’un accord de cessez-le-feu et de paix entre le gouvernement de la République centrafricaine et l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) le 9 mai dernier à Libreville. Cet accord était un préalable pour la signature d’un accord de paix global et le lancement du dialogue politique inclusif en Centrafrique dans des conditions optimales.

 

Le Commissaire Louis Michel a déclaré: “Je salue chaleureusement la signature de l’Accord de Libreville. Cet accord ouvre la voie à une dynamique de paix et de réconciliation nationale en Centrafrique que la Commission européenne souhaite appuyer sans réserve. C’est seulement par le dialogue que la République centrafricaine pourra retrouver la voie du redressement national et du développement.”

 

Par ailleurs, le Commissaire au Développement et à l’Aide Humanitaire a tenu à louer le rôle du Président de la République gabonaise, El Hadj Omar Bongo Ondimba, pour son engagement inlassable dans la recherche d’une solution politique à la crise centrafricaine, de même que le rôle du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République centrafricaine, M. François Lonseny Fall, pour ses efforts de médiation. Le Commissaire en appelle à toutes les parties concernées pour le respect de l’Accord de cessez-le-feu et la mise en œuvre rapide de l’Accord de paix à laquelle la Commission européenne est prête à apporter son concours.

 

Le Commissaire Louis Michel a invité toutes les parties en présence à participer à la mise en place du programme de Pôles de Développement en Centrafrique avec l’appui financier de la Commission européenne, contribuant ainsi à la stabilité, la paix, la réduction de la pauvreté et la réinsertion des ex-combattants.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 17:42



 

15/05/2008: L’Institut des Relations Internationales du Cameroun organise depuis le 13 mai 2008 un séminaire international de deux jours sur la prévention des crises et la gestion des conflits dans la sous région.

L’Ambassade de Suisse au Cameroun a également pris part à ce forum.

Trois exposés axés sur les aspects institutionnels de la prévention et de la gestion des crises en Afrique Centrale ont constitué le clou de la cérémonie d’ouverture.

Déjà le 30 avril 2008 sur notre site, nous avons écrit sur une rencontre entre les experts de la défense, de la police, de la gendarmerie et des affaires étrangères à Yaoundé dès le 28 avril 2008.

Le thème de cette assemblée portait sur : « L’Afrique centrale et la paix, la sécurité et la stabilité. ». Durant  les travaux, les experts avaient pour but de mettre sur pied les dossiers qui concerne la paix, la sécurité et la stabilité de l’Afrique central.

Hier, le Tchad, aujourd’hui la Centrafrique pour ne citer que ceux ci, se sont caractérisé durant les conflits par une cruauté inouïe et une violation flagrante des règles humanitaires les plus élémentaires.

Cette situation s’explique en partie par la disparition de la lutte pour la suprématie engagée par les deux superpuissances américaine et soviétique qui avaient imposé une sorte de discipline dans les conflits.

Aujourd’hui un nombre important de conflit en Afrique se passe dans un vide géostratégique et idéologique. Les motivations des protagonistes souvent, sont à chercher dans d’hypothétiques ambitions territoriales, contrôle des ressources précieuses, épuration ethniques ou tout simplement de bas instincts criminels.

Etre africain au troisième millénaire, c’est ressentir trop souvent une immense impuissance : face aux lenteurs de la construction nationale, aux guerres absurdes, à l’autodestruction, à la mise au ban arbitraire de tel ou tel pays…

La litanie des malheurs de l’Afrique est archi connue. Reste donc à y remédier…

Il s’agit donc de créer un environnement qui favorise la compréhension des valeurs humanitaires, du respect de la dignité humaine en Afrique centrale.

 

Isabelle ESSONO, Rédacteur CRTV

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 02:53





BANGUI, le 14 Mai 2008 (IRIN) -

 

UN Integrated Regional Information Networks 15 Mai 2008



Bangui

 

La signature, le 9 mai, d'un accord de paix et de cessez-le-feu entre le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) et le seul groupe rebelle qui n'avait pas encore pris part au processus de paix national suscite des réactions mitigées au sein même du pays.

La trêve conclue avec l'Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie (APRD), basée dans le nord-ouest de la RCA, a été signée à Libreville, capitale du Gabon, au terme d'un mois de débat avec le gouvernement de Bangui.

 

Outre la cessation des hostilités, l'APRD a entrepris de cantonner ses combattants à leurs bases. L'accord a également ouvert la voie à une amnistie, soumise au vote d'un projet de loi qui doit être présenté devant l'Assemblée nationale.

 

« C'est un pas en avant dans la résolution du conflit », a affirmé le professeur Mathias Morouba, président de l'Observatoire centrafricain des droits de l'Homme (OCDH) et de la Commission justice et paix centrafricaine.

 

« La population a envie de vivre autre chose. Les habitants sont dans une situation de détresse », a-t-il déclaré, ajoutant que l'accord ne représentait qu'un élément de la solution à long terme qu'il faudra trouver aux problèmes de la RCA.

 

« D'accord pour le règlement politique. Mais quelle sera alors la situation de ceux qui ont eu à perdre des parents ou des biens lors de la rébellion ? Il faut que le gouvernement prenne en compte la situation de ceux-là ; sinon, nous risquons de former à l'avenir d'autres rebelles », a prévenu M. Morouba.

 

...D'accord pour le règlement politique. Mais quelle sera alors la situation de ceux qui ont eu à perdre des parents ou des biens lors de la rébellion ? Il faut que le gouvernement prenne en compte la situation de ceux-là ; sinon, nous risquons de former à l'avenir d'autres rebelles ...

 

Jusqu'ici, pour Toby Lanzer, coordinateur humanitaire des Nations Unies en RCA, ce dernier cessez-le-feu, qui fait suite à d'autres accords semblables, conclus avec deux autres groupes rebelles, est « le meilleur signe de la possibilité d'une paix durable dans la région nord-ouest de la RCA. Les tensions devraient à présent se dissiper, les opérations [humanitaires] pourront être déployées, et davantage de personnes pourront être aidées ».

 

En effet, dans le nord-ouest de la RCA, les besoins humanitaires sont énormes ; cela s'explique non seulement par les activités de l'APRD et les représailles violentes des forces gouvernementales (Une population qui compte bien trop d'ennemis), mais aussi par la présence de nombreux bandits. L'absence d'un Etat fonctionnel a également contribué à la désintégration d'une majorité des infrastructures.

 

Mais à en croire Christophe Ndouba, député de Paoua, une ville du nord-ouest du pays, il est encore trop tôt pour pouvoir mesurer l'apport de cet accord, signé avec l'APRD.

« Les populations sont toujours dans la brousse, d'autres restent dans les camps de réfugiés, au Tchad. Il est donc trop tôt pour que je puisse dire si cet accord va alléger ou améliorer les conditions de vie de la population », a-t-il déclaré à IRIN.

 

Un avis partagé par un responsable humanitaire, qui n'a pas souhaité être nommé : « Il faut encore attendre une à deux semaines. Même la population de Paoua n'est pas encore informée de la signature de cet accord. Il est trop tôt pour avoir notre réaction », a-t-il déclaré.

Pour Stanislas Bango, conseiller politique du président François Bozizé, cet accord « est bienvenu, dans la mesure où il va déboucher sur un accord de paix global ».

 

« La paix va enfin revenir au pays, ce qui permettra au gouvernement de consacrer de l'argent aux projets de développement, au lieu d'investir dans la guerre. Avec cet accord de paix, les investisseurs vont arriver dans le pays et les populations en général vont [en] tirer profit », a-t-il affirmé.

 

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 02:24





Face à une éventuelle attaque venant du Soudan, 
 




APA - N’Djamena
2008-05-15 (Tchad) Le Premier ministre tchadien, Youssouf Saleh Abbas a demandé aux N’Djamenois de « dormir tranquille car le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires » contre une éventuelle attaque venant du Soudan.

 

S’exprimant cet après midi lors d’une réunion avec la presse, organisée par la Coalition pour la défense de la Liberté de la Presse, dans un grand hôtel de la capitale, le Premier ministre s’est dit surpris par les accusations des autorités soudanaises.

 

Il a par ailleurs exprimé sa surprise quant à la décision soudanaise de rompre ses relations diplomatiques avec son pays.

Le Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas a estimé que les récents développements venant du Soudan « sont des réactions qui relèvent d’une volonté de Khartoum de déstabiliser le Tchad »

 

Il a également rejeté les accusations du Soudan contre le Tchad, tout en revelant être en possession « d’importantes informations qu’il ne peut divulguer pour l’instant »

« Nous avons pris toutes les décisions » a-t-il répété face à l’inquiétude grandissante des journalistes qui l’interrogeaient sur une éventuelle attaque de Khartoum, au lendemain du raid des rebelles sur la capitale soudanaise.

 

Ce point de presse a également permis au Premier Ministre tchadien de se prononcer sur les relations entre les autorités tchadiennes et la presse Il a souhaité des relations détendues entre son gouvernement et la presse : « Mon gouvernement est un gouvernement d’apaisement. La presse privée n’est pas, et ne sera pas un adversaire du gouvernement », a-t-il indiqué.

 

Il a également ajouté à ce sujet :« Nous ferons tout ce qui en notre pouvoir pour aider la presse privé, car elle est un élément important pour notre démocratie » a-t-il indiqué.

Il a promis la réouverture dans les brefs délais de la radio ‘FM Liberté’ et du journal ‘Notre Temps’, organes fermés depuis six mois par le ministre tchadien de l’Intérieur.

 

Au sujet de l’ordonnance 05, une décision administrative imposée au lendemain du raid rebelle sur la capitale et qui a considérablement alourdi, les conditions de travail de la presse indépendante, le Premier ministre a indiqué que celle-ci a été soumis à l’arbitrage de l’Assemblée nationale.

 

S’agissant de l’éventualité de la table ronde, devant regrouper tous les acteurs de la crise tchadienne, le Premier ministre n’y est pas favorable, qualifiant les rebelles « d’éléments perturbateurs, opposés au principe démocratique »

Le Premier ministre a toutefois ajouté qu’il est favorable à « toute initiative qui puisse ramener la paix au Tchad ».

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE