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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 03:19

 par Joseph Nestor Ouamba-Patas

 

" Sometimes in sorrow, despair, uncertainty, crises, long-suffering and turmoil ; it should  be  appropriate to thank those who are trying to end this nightmare even if their purpose is not yet reached. It is so easy to know friends of Central African Republic. Such friends, or such personalities deserve tribute. And  M. Toby Lanzer is one who successfully had worked to promote the case of Central African Republic, attracting International Community attention to bring humanitarian and financial aids to this country. He demonstrated by will and action, its devotion to reduce poverty in which Central African Republic is plunged. As he has left this State for Sudan, exactly the North-Sudan it is right for citizens of Central African Republic to thank him for all he had done for the good of this country. M. Toby Lanzer quits but he stays in the heart of all centrafricans. Then, he is not to far from Central African Republic, he is  just over its porous border ; the North-Sudan. He could help. Its experimentation could be a precious tool to end crises in Central African Republic. Once again thank to him. As the process of National Inclusive Dialogue is pressed, politicians have to put in practice, M.Toby Lanzer example in order to get the country out of the circle of hell. For that this Dialogue should take place abroad. And Libreville, capital of Gabon is well-indicated to welcome this forum."   

 

It is a duty to thank. It is a sense of responsibility to recognize the talents, the works and the output of someone in its mission's implementation. In all case of activity those who have success in their work deserve tribute. They have to be thanked. If centrafrique-presse.com greets and honors M.Toby Lanzer, it is because from him the figure of humanitarian rights is improved in Centra African Republic.  International opinion is well sensibilised on crises of this State. From Him many Non-government organizations are implanted into, operating to save lives and cutting suffering among those facing the civil war. M.Toby Lanzer is one who trusted citizens of Central African Republic, making sure that this country is in trouble : political trouble. He is right and sincere in its insight on this country. Lessons which could profit are the following :

 

1°- Politicians of Central African Republic have to give sense in their engagement to end crises.

 

2°- They should love their country ; knowing its interests.

 

3° talking on the sharp issues, such as Human Rights respect, good governance, individual freedom and obligation to be submitted to Law. 

 

4° fighting against poverty by all means in order to reduce it.

 

5° Promoting democracy. M Toby Lanzer had shown these during his mission in Central African Republic. He emphasised on the humanitarian rights. it is to say that deserve tribute, thanks and honor like M.Toby Lanzer ; politicians have to implement all these proposals to change the political, social and economic  landscape of  Central African Republic.

 

************************************************************************* 

 

La Centrafrique est en crise. Celle-ci se poursuit. Un poids que supportent tous les citoyens. Même si les causes sont imputables aux politciens et élites. Ce qui semble dire à certains que la  Centrafrique évolue à la dérive. Et que les politiciens et élites sont dépouvus de vivier d'idées pouvant assainir les divisions, et panser les blessures, enfin cicatriser les déchirements ethniques. Mais, si les centrafricains sont dépourvus de bonnes initiatives pour la paix et la reprise d'activités économiques ; des personnalités étrangères peuvent suppléer. A ce propos, l'exemple de Mr Toby Lanzer doit être cité à plus d'un titre. La Centrafrique le remercie pour avoir résolument mis ses talents au service des Droits Humanitaires, de la paix,  du développement économique, et de la lutte contre la pauvreté. Il a exposé la crise de la Centrafrique à la Communauté Internationale ; demandant ainsi des aides financières et humanitaires au profit de cet Etat.

 

Cela a été un succès. Lequel doit donner des leçons aux politiciens. La culture des Droits Humanitaires s'est développée. Les Organisations non-gouvernementales sont plus nombreuses en Centrafrique. Il a porté la crise centrafricaine au coeur de l'opinion internationale. Même si la crise est loin de prendre fin, Mr  Toby Lanzer a énormément contribué à sa résolution. Sa volonté et ses actes en faveur de la paix du rétablissement de l'Etat au sens républicain ne sont pas à présenter. Il mérite les remerciements de la centrafrique-presse. Si tous les politiciens de la Centrafrique agissent comme lui, la Centrafrique aurait déjà tourné les pages de ses crises.

 

Mais, une chose est vraie les politiciens doivent être sincères. Ils doivent aimer leur pays. Notamment la démocratie, la bonne gouvernance, le respect des Droits de l'Homme et des libertés individuelles doivent imprimer leurs actions. La réduction de la pauvreté et le développement économique sont des sujets sur lesquels ils ne doivent pas transiger. Ils doivent suivre l'exemple de Mr Toby Lanzer. Si l'on remercie Mr Toby Lanzer c'est parce qu'il a prouvé que la Centrafrique n'est pas une fatalité. Quitte aux politiciens de vouloir du bien de la Centrafrique en oeuvrant pour préserver ses intérêts. La Centrafrique dit merci à Mr Toby Lanzer. parce qu'il a donné à la Centrafrique une bonne leçon de la démocratie et du patriotisme. qui chez les politiciens de ce pays fait défaut. Ainsi la Centrafrique peut dire merci à Mr Toby Lanzer.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 03:17

Le Messager  Vendredi 25 juillet 2008


Il y a dix ans, des diplomates de 160 pays, et des représentants de quelque 200 organisations non gouvernementales (Ong), se sont rassemblés dans la capitale de l’Italie pour négocier durant cinq semaines, le Traité fondateur d’une Cour pénale internationale baptisé “ Statut de Rome ”. En adoptant ledit Statut, le 17 juillet 1998, 120 pays sur 160 s’engageaient ainsi à mettre fin à l’impunité des génocides, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Crimes auxquels se livrent encore allègrement de nos jours, de trop nombreux gouvernements et entités tribalo-ethniques à travers le monde.
Trente pays africains – au rang desquels le Cameroun est absent – se trouvent parmi les 107 nations qui, en ratifiant le Statut de Rome, ont ainsi décidé que plus jamais elles ne regarderaient sans rien faire des populations entières se faire décimer par des génocidaires, des racistes cruels, des dictateurs ubuesques et des tortionnaires de tout cru jusque-là jamais inquiétés.


Parmi les 12 abstentions au vote en 1998, se trouvaient sans surprise la grande Chine qui se réveille seulement aujourd’hui aux Droits de l’Homme, et surtout Israël et les Etats-Unis dont le terrorisme d’Etat et la belligérance sont depuis toujours et pour longtemps encore, érigés en mode de gouvernement ou en langage diplomatique. Qu’à cela ne tienne.

La date du 17 juillet est désormais célébrée, dans le monde comme une “ Journée de la justice internationale ”, pour rappeler aux dirigeants et aux citoyens de tous les pays du monde que le Statut de Rome a sonné la fin de la culture de l’impunité, et l’entrée dans l’ère de la responsabilité pénale et morale des commanditaires et auteurs… Ceci veut dire que désormais tous les adeptes de “ la solution finale ” comme moyen de résoudre les conflits humains, tous ceux qui font du viol et des mutilations leur moyen d’expression politique, tous les tortionnaires des régimes totalitaires et leurs commanditaires, doivent s’attendre à répondre un jour ou un autre de leurs crimes, devant une juridiction à compétence universelle. Et ce sera aussi la responsabilité de tout pays d’y contribuer. Si l’Onu n’a toujours pas de gouvernement mondial pour protéger l’humanité, elle dispose, avec la Cour pénale internationale, d’un instrument à effet dissuasif sur les dirigeants politiques ou tribaux, dont la certitude de l’impunité est désormais fortement troublée.


L’Afrique en première ligne


Ce trouble de certitude a particulièrement marqué les dirigeants africains à l’occasion du 10e anniversaire du Statut de Rome qui, par un étrange hasard, a coïncidé avec l’audacieuse proposition du Procureur de la Cpi, que les juges à la Cour émettent un mandat d’arrêt – forcément international – contre le chef de l’Etat soudanais, accusé de génocide et de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.


Jamais on avait vu et entendu, les régimes africains investir autant d’émotions au sujet de la guerre du Darfour, dont pourtant la connotation génocidaire, et en tout cas les crimes contre l’humanité, sont établis depuis des années… Pas même lorsqu’elle a failli tourner en guerre ouverte entre le Tchad et le Soudan.


Comme dans un combat d’éléphants, le Soudan était devenu un théâtre ordinaire de confrontation entre les intérêts géostratégiques des Etats-Unis, de la Chine (nouvelle amie), et de l’Europe (l’amie traditionnelle) de l’Afrique. Les dirigeants africains regardant les populations du Darfour dépérir comme un banal gazon sous les pattes de ces éléphants en lutte.

En fait, le président Béchir, comme les autres dictateurs sanguinaires ou tortionnaires d’Afrique, devait se dire : “ Qu’a-t-on déjà fait aux dirigeants israéliens qui massacrent chaque jour les Palestiniens arabes et occupent leurs terres ? ” “ Qu’a-t-on fait à Georges Bush lorsque sur un prétexte mensonger il est allé massacrer les Irakiens, et installer la guerre civile là-bas en prime, pour venger l’humiliation de son père par Saddam Hussein, et installer ses entreprises familiales sur le pétrole irakien ? ” Etc… Questions fondées, s’il en est, même si comparaison n’est pas raison, puisque a priori, aux yeux des Africains, (un mandat d’arrêt inédit contre un président donnerait l’image d’une justice internationale à tête chercheuse).

Le complexe de marginalisé


La situation requiert en réalité une froideur de l’analyse dont la subtilité se trouve submergée par l’équation émotionnelle d’un continent atteint du complexe de marginalisation, alors que ses dirigeants se sont approprié l’Etat constitutionnel, l’ont criminalisé et soumis aux intérêts privés étrangers ou locaux, et redoutent vraiment d’avoir à répondre de leurs actes pendant ou après leurs fonctions. Comment peut-on se lâcher quand on se tient ?


Si l’on peut comprendre la position de ceux qui crient au “ deux poids, deux mesures ”, sans pour autant que cela justifie les violations endogènes des Droits de l’Homme, j’aimerais bien que l’Union africaine (Ua) et M. Ping nous expliquent un peu le scénario qui conduirait fatalement à un coup d’Etat au Soudan, si le président Béchir faisait vraiment l’objet d’un mandat d’arrêt, alors que, si le Soudan est, comme couramment prétendu, un Etat souverain et de droit, sa Constitution doit avoir prévu un dispositif de transition du pouvoir en cas de vacance de la présidence de la République. Encore qu’au regard de l’article 25 du statut (a.4) la responsabilité pénale individuelle de M. Béchir ne saurait affecter la responsabilité de l’Etat soudanais en droit international. Le non-respect actuel de ladite constitution par le président Béchir, n’est-il pas déjà un coup d’Etat permanent contre les institutions républicaines ?


La vérité, mes chers amis, c’est que si le syndicat des dirigeants africains laisse tomber Béchir, tous les autres membres tomberont les uns après les autres (comme des dominos), à moins de s’interdire désormais toute villégiature en Europe notamment. Car, tout pays partie au Statut de Rome est exécuteur d’un mandat international de la Cpi.

Mais, à bien y regarder, il est invraisemblable que le président soudanais soit arrêté, que ce soit chez lui ou ailleurs, pendant l’exercice de ses fonctions. Aucun des pays signataires ne serait assez irrespectueux du peuple soudanais, pour arrêter et livrer son président avant d’avoir tenté de le ramener à la raison et au bon sens politique.


Le mérite du pavé jeté dans la marre aux requins par le procureur de la Cpi, c’est d’avoir réveillé tous ceux qui dormaient autour de la table de négociation de paix sur le Darfour. Car, ce procureur sait bien qu’au-delà des 2 mois dont disposent les juges pour examiner sa requête, l’article 16 du Statut de Rome prévoit des circonstances où une poursuite peut être suspendue. Il faut simplement pour cela, que le Conseil de sécurité prenne une résolution ad hoc, votée par au moins 9 membres sur 15, en évitant qu’un des 5 membres permanents y oppose son veto.


En attendant, il faudrait peut-être que le Cameroun, dont un citoyen (Maurice Kamto) brigue actuellement un poste de juge à la Cour internationale de justice, songe à ratifier au plus vite le Statut de Rome, afin de prendre le train des Etats civilisés du monde.



En cette année d’anniversaire, nous appelons :


Les Etats non parties à :


- Ratifier ou adhérer au Statut de Rome au plus vite. Nous exhortons particulièrement les pays suivants qui ont déjà un processus de ratification en cours : le Cameroun, l’Indonésie, la Moldavie, le Népal, la République tchèque et l’Ukraine.


- Incorporer le Statut de Rome dans la législation nationale.


- Ratifier l’Accord sur les privilèges et immunités de la Cour (Apic).


- Coopérer pleinement avec la Cour.



Les Etats parties à :


- Incorporer le Statut de Rome dans leur législation nationale.


- Ratifier l’Accord sur les privilèges et immunités de la Cour (Apic).
- Coopérer pleinement avec la Cour, en exécutant les mandats d’arrêt en cours et en concluant des accords de coopération tels que ceux en rapport avec l’exécution des peines et la réinstallation des témoins.
- Garantir l’intégrité du Statut de Rome à la Conférence de révision.
- Exprimer leur soutien au Statut de Rome par le biais de discussions bilatérales avec d’autres Etats et dans le cadre des organisations multilatérales.
- Exprimer publiquement leur soutien à la Cour lorsque cela est possible et approprié.
- Encourager un Etat non partie qui leur est voisin et d’autres Etats non parties en général à rejoindre la Cour.


Les organisations intergouvernementales, y compris les Nations unies et les organisations régionales à :


- Coopérer pleinement avec la Cour, y compris en assistant les Etats membres dans la préparation et l’adoption de législations de mise en œuvre.


- Emettre des résolutions, communiqués conjoints, positions ou déclarations promouvant la Cour en général et en rapport aux situations en particulier.


- Sensibiliser sur l’importance de la Cpi dans les discussions pertinentes avec les Etats.
- Adopter les accords de coopération avec la Cour.


- La Cpi appelle particulièrement les organisations à exhorter les Etats membres et d’autres Etats (lorsque cela est approprié) à rejoindre la Cpi et à coopérer pleinement avec la Cour.
Sources : Ccpi



Les 30 pays africains ayant déjà ratifié


Pays Date de ratification


Afrique du Sud 27 novembre 2000
Bénin 22 janvier 2002
Burundi 21 septembre 2004
Botswana 08 septembre2000
Burkina Faso 16 avril 2004
Comores 18 août 2006
Congo (Brazza) 03 mai 2004
Djibouti 05 novembre 2002
Gabon 20 septembre 2000
Gambie 28 juin 2002
Ghana 20 décembre 1999
Guinée 14 juillet 2003
Ile Maurice 05 mars 2002
Kenya 15 mars 2005
Lesotho 06 septembre 2000
Liberia 22 septembre 2004
Madagascar 14 mars 2008
Malawi 19 septembre 2002
Mali 16 août 2000
Namibie 25 juin 2002
Niger 11 avril 2002
Nigeria 27 septembre 2001
Ouganda 14 juin 2002
R. Centrafrique 03 octobre 2001
R. Dém Congo 11 avril 2002
Sénégal 02 février 1999
Sierra Léone 15 septembre 2000
Tanzanie 20 août 2002
Tchad 01 novembre 2006
Zambie 13 novembre 2002

 

Par Jean-Baptiste Sipa


Le 25-07-2008

 

Génocide au Darfour  le sort de El Bachir dépend de la Russie et de la Chine selon Abdoulaye Wade

publié le 25/07/2008



S’exprimant au cours d’une conférence de presse, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a déclaré jeudi à Chicago, aux Etats-Unis que le sort du président El Bachir dépendait essentiellement de la Russie et de la Chine, deux pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, opposés à l’arrestation du dirigeant soudanais.

"Le Darfour est l’une des plus grandes tragédies de notre temps. Plusieurs milliers de personnes ont été tuées et quelque 700.000 autres ont été déplacées. Des milliers de personnes vivent en plein air dans des conditions dramatiques. C’est inacceptable", a déclaré le président Wade, appelant son homologue soudanais à coopérer avec la communauté internationale pour trouver un règlement définitif à la crise dans la province occidentale du Soudan.

"Il faut que les choses soient clairement définies pour voir sa responsabilité personnelle. Un chef d’Etat n’est pas toujours directement responsable de ce qui se passe dans son pays", a soutenu le président sénégalais devant la presse américaine et internationale.

En tant que juriste, je ne peux pas couvrir des auteurs de génocides ou de violations des droits de l’homme

"Le procureur m’a informé de ses intentions de le poursuivre parce qu’il connaît peut-être mes relations avec le président Bachir, mais je n’ai pas réagi. En tant que juriste, je ne peux pas couvrir des auteurs de génocides ou de violations des droits de l’homme", a-t-il affirmé.

"Le président Bachir était surpris par son inculpation. J’ai eu un long entretien téléphonique avec lui et il croyait que les poursuites concernaient deux de ses collaborateurs. Je lui ai dit qu’il s’agissait bien de lui, que c’était très sérieux et que si cela lui est arrivé c’est parce qu’il a laissé traîner la situation au Darfour sans essayer de la résoudre", a-t-il poursuivi, soutenant avoir, bien avant, mis en garde le président soudanais contre d’éventuelles poursuites judicaires.

"Je lui (Bachir) avais demandé de faire attention car la communauté internationale était mécontente de lui à cause des massacres au Darfour et de trouver des solutions à cette crise. Il pensait que la présence d’une force internationale au Darfour serait un moyen pour les Etats-Unis de déstabiliser son régime", a révélé le président Wade.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 15:45

 

 

Envoyée spéciale à Batouri (Cameroun) FANNY PIGEAUD Libération  vendredi 25 juillet 2008

Reportage

 

En voilà une bonne affaire : c’est sans rien payer qu’un ministre camerounais a récupéré, il y a quelques années, une bouteille de 75 cl remplie de diamants. Il avait débarqué dans un village du département de la Kadéi, dans l’est du pays, pour demander l’autorisation d’extraire la pierre précieuse de la rivière. Les habitants avaient accepté… jusqu’à ce que son «représentant» disparaisse, sans régler les salaires des paysans qui travaillaient pour lui et les derniers diamants qu’ils avaient trouvés. «Il y a beaucoup d’histoires de ce type par ici», soupire Pierre, un ancien orpailleur. Selon lui, beaucoup de personnalités qui gravitent autour du pouvoir pillent l’or et le diamant dont la Kadéi est riche. De fait, le département, enclavé et frontalier de la Centrafrique, est peu développé, malgré ses nombreux chantiers d’exploitation artisanaux : ses routes sont des pistes défoncées, le réseau téléphonique rare, l’électricité inexistante ou régulièrement coupée.

Mafieux.

Largement informelles, les filières de l’or et du diamant du Cameroun, par lesquelles transite aussi une partie du diamant centrafricain, sont contrôlées par des réseaux mafieux d’acheteurs maliens, sénégalais ou nigérians, accuse un responsable camerounais. Ces trafiquants profitent de la situation de survie des mineurs, souvent des paysans ou des jeunes sans emploi, pour leur imposer un système de crédit abusif et les payer sans suivre de règles, explique-t-il. Le prix d’achat du gramme d’or varie de 6 000 à 10 000 francs CFA (10 à 15 euros) selon les chantiers.

Un commerçant malien, installé depuis longtemps dans la région, met plutôt en cause les acheteurs de Dubaï, qui raflent tout depuis trois ans. «Ils ne nous laissent rien. Les affaires ne marchent plus comme avant», déplore-t-il. Des nagbatas (chercheurs-artisans miniers en kako’o, une langue locale), se plaignent, eux, du Cadre d’appui et de promotion de l’artisanat minier, une structure étatique née en 2003. Ils assurent que ses agents les escroquent. «Certains exploitent des chantiers pour leur propre compte, explique Pierre. D’autres utilisent des balances truquées lorsqu’ils achètent la production des nagbatas.»

Les travailleurs sont installés dans des camps de fortune ou contraints de parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre les chantiers, souvent situés dans des zones de forêt tropicale. Maltraités par les «chefs de chantiers», ils creusent le lit des rivières, façonnent d’énormes puits, taillent dans la terre de longs souterrains. Toujours armés de leurs pelles «Bokassa» (du nom du dictateur centrafricain, qui offrait des diamants à ses hôtes), ils trouvent une douzaine de grammes de poussière d’or certains jours, souvent rien du tout pendant des semaines.

Eboulement.

Bien sûr, il y a des accidents, comme celui du chantier de Kambele III près de la ville de Batouri, début juin : un éboulement dans un souterrain avait blessé trois hommes. «L’or, c’est ce qui donne l’argent», explique Mathilde, 35 ans. Comme les autres femmes, elle lave, tamise le gravier ou pile des cailloux contre les quelques «miettes» que les hommes veulent bien lui laisser. Elle ne gagne jamais plus de 5 000 francs CFA (7,6 euros) par semaine. Insuffisant pour scolariser, nourrir, habiller ses trois enfants. Le travail dans les champs est moins pénible, d’autant que la terre est très fertile dans la région, souligne-t-elle, mais il ne «rapporte» pas tout de suite.

La vie des orpailleurs ressemble à un cercle vicieux, enrage Pierre, qui se désole de voir la plupart des nagbatas dépenser leur argent dans l’alcool. «Il y a un gros problème d’éducation», juge-t-il. Mais les écoles de la région sont dans un état lamentable et en nombre insuffisant : «C’est comme si on voulait que les gens d’ici restent ignorants et ne puissent pas se défendre contre ceux qui s’emparent de leurs ressources», observe-t-il.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 15:41



 « "Point zéro", Km 5, PK12, PK13, à Bangui, les lieux sont nommés en fonction de leur distance kilométrique par rapport au centre de la capitale, une coutume réductrice héritée du passé militaire de la ville. 


« Le PK12, point kilométrique 12, marque la sortie nord de Bangui, la "frontière" du pays. D’un côté, la piste s’enfonce dans la brousse, de l’autre c’est la ville et le marché bondé de Bégoua. »


 

Titre : PK12. Voyages en Centrafrique, de Bangui aux Pygmées Aka, entre mutineries et coups d’Etat.

Pagination : 90 pages (broché)

Auteur : Beb-Deum

Format : 180 x 230 x 8 mm

Editions : Editions du Rouergue

ISBN 13 : 978-2841564736

Sortie : mai 2003

Prix : 15 euros


 

Beb-Deum, graphiste, illustrateur, auteur et dessinateur de bande dessinée, est parti par deux fois en Républicaine Centrafricaine : en janvier 2000 et mars/avril 2001. Dans un aller-retour constant de l’un à l’autre, il en résulte un carnet de voyage dans lequel il retranscrit images et récits.

L’ouvrage s’ouvre sur une carte et une chronologie débutant l’année de la proclamation de la République Centrafricaine en 1958, manière de dévoiler l’histoire d’un pays, ponctuée d’évènements politiques et militaires violents, entre coups d’Etat, mutineries, représailles, exactions et autoproclamation.

 
L’auteur nous immerge dans la capitale, Bangui, mais assez vite, il délaisse la ville pour s’engouffrer plus loin dans le pays, à la rencontre des populations Pygmées Aka. De campement provisoire en habitation sédentaire, il nous décrit ses rencontres. Avec Joséphine Bangombe et Bernard Lundi, avec Antoine Botambi, avec Pierre Bobo. Beb-Deum raconte la façon de chasser des habitants de Mossokpo et retranscrit la danse rituelle limbo dzangui, ainsi que le tournoiement du masque Ezengui, « l’Esprit de la forêt ».


De retour à Bangui, il croise le chemin de « godobés », gamins des rues : « "Cinq kilos ! Cinq kilos !", "Miskine ! Miskine !" »

 
« Du point zéro (la place de la République), les "godobé" se chargent pour 25 francs CFA de héler les clients en direction du Km 5 (Cinq kilo) ou du quartier Miskine ; le taxi ne partira pas avant d’être rempli à bloc, soit quatre derrière et deux devant, plus le chauffeur. »

Beb-Deum croque les portraits des gens rencontrés. Malé, compositeur, musicien, danseur, libertin, guide des jours et des nuits de Bangui. Gaby Samba, gardien de nuit dans un immeuble. Valia speakerine, Eugénie, masseuse, Mandela, vendeuse de viande sauvage. Des artistes aussi : Samuel Fosso, photographe, qui a exposé en Europe, ou Ernest Weangaï, qui travaille « à partir de souches de ficus et de lianes entrelacées ».


L’auteur réalise des visages, la plupart de profil, de manière très naturaliste, dans un style quasi photographique. Le rendu des volumes de même que celui de l’épiderme ou des matières est impressionnant. De ces portraits se dégagent un sentiment étrange qui, allié au texte, donne l’impression de rencontrer réellement les personnages de ce voyage.

Il use d’un tout autre style, nettement plus enlevé, plus nerveux, dans le rendu des scènes du quotidien. Quelques coups de crayon suffisent à suggérer l’horizon tel qu’il est visible sur l’Oubangui. Il s’amuse à esquisser les petits commerces de la rue : le vendeur de médicaments, celui de sachets d’eau ou celui de viande boucanée ; et d’autre scènes, ubuesques, comme ces « femmes de police [qui] détournent avec autorité des mastodontes du centre ville ».

Beb-Deum nous fait part de cette incertitude qui guette le voyageur/dessinateur, entre gêne, voyeurisme, maladresse parfois, mais aussi bonheur de la rencontre du modèle et de la personne. De son périple, on retient l’ouverture : sur une terre, qui est celle du Centrafrique et surtout de son peuple, qu’ils soient Pygmées, Bantous, Peuls… Mais c’est aussi, pour Beb-Deum, un moyen de se redécouvrir.

« Le voyage solitaire permet ceci. Se réinventer, se refaire une identité, ou plutôt être soi-même, enfin – débarrassé des étiquettes, de l’image que vous vous êtes échiné à renvoyer aux autres et qu’ils vous renvoient à leur tour, un masque qui, sur une terre neutre et inconnue, face aux regards neutres et inconnus, tombe, pour votre salut. »

Anne Liénard

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 15:36


















1°)
Centrafrique Presse : La décision que vous avez prise de nommer le Président du FODEM Charles Massi Coordonnateur de l’UFDR a fait beaucoup de vague et même entraîné une scission au sein du FODEM et également de l’UFDR. Quel est l’objectif véritable que vous recherchez en vous entourant d’une personnalité aussi critiquée et controversée ?

Michel A. Djotodia : Les problème internes du FODEM ne peuvent en aucune manière intéresser l’UFDR. A ma connaissance, Monsieur Charles Massi a démissionné du FODEM avant de rejoindre notre modeste famille de l’UFDR. L’UFDR est une organisation qui a pour vocation de lutter contre l’exclusion et de rassembler toutes les filles et tous les fils de la République centrafricaine pour un avenir meilleur. L’arrivée de Charles Massi a contribué à la bonne marche du Mouvement. En tant que Président de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement, Monsieur Massi bénéficie de tout mon soutien et d’ailleurs, il vient d’être nommé Vice Président au-delà de sa fonction de Coordonnateur. Si maintenant, certains individus voient en lui que des défauts, le Bureau politique de l’UFDR lui certifie des qualités très appréciables.

 

2) Le tollé  suscité au sein de l’UFDR par la nomination de Charles Massi comme Coordonnateur de l’UFDR  vous avait conduit à prendre des décisions de radiation de votre mouvement, notamment  du chef d’état major le général Zakaria Damane. Celui-ci prétend que c’est lui le comchef et que vous n’avez personne sur le terrain. Que lui répondez-vous ?

 

Michel A. Djotodia : Le 13 Avril 2007, l’Ex Chef d’Etat Major de l’UFDR en l’occurrence Zakaria Damane, sans l’autorisation du Bureau politique, a signé un Accord de paix considéré comme un Accord de ralliement au Gouvernement centrafricain. En sus, suite à la signature de cet Accord, il a accepté d’être Conseiller à la Présidence donc, servir loyalement Bozizé. C’est inconcevable et incompatible que ce Monsieur Damane soit Conseiller de Bozizé et en même temps, Chef d’Etat Major des Forces Armées de l’UFDR. Cet acte de haute trahison est une violation flagrante de l’Article 52, Chapitre 2, du Règlement intérieur de l’UFDR. Donc, au regard de tout ce qui précède, vous comprenez bien que la radiation de Damane n’est nullement proportionnelle à la nomination de Charles Massi. Au contraire…

 

3) M. le Président de l’UFDR, le 21 juin dernier, a été signé à Libreville en présence du Président El Hadj Omar Bongo Ondimba , un accord de cessez le feu et de paix global entre le gouvernement centrafricain, l’APRD présidée par Jean Jacques Demafouth et l’UFDR du général Damane Zakaria. Le général Abdoulaye Miskine du FDPC vient de faire savoir son intention de signer à son tour cet accord. Pourquoi n’étiez-vous pas à Libreville et quelle est votre position sur l’accord de paix global ?

 

Michel A. Djotodia : D’abord, permettez-moi de vous dire que le Général Abdoulaye Miskine n’a nulle part annoncé le désir de signer cet Accord global de Libreville. L’information que vous avez lue dans les journaux n’est que pure intox. Il peut bien vous le confirmer. Cependant, en ce qui concerne notre absence au Gabon pour la signature de l’Accord global, la déclaration du Bureau politique N° 001/08/UFDR/PR du 25 Mai 2008 à Lagos au Nigeria, stipule bien les raisons.

 

            A cet effet, le Bureau politique a estimé :

            Premièrement : Renégocier l’Accord de paix de Damane du 13 Avril 2008.

            Deuxièmement : Cette renégociation doit déboucher sur un Accord de Cessez-le-feu   sous les auspices de son Excellence Docteur Yayi Boni, Président de la République du Bénin, Haut Médiateur Es Qualité du Conflit intercentrafricain en coordination avec le Guide de la Jamahiriya Libyenne en l’occurrence le Colonel Muhammar Kadhafi.

Ce que le Président François Bozizé a refusé lors de nos rencontres avec lui en marge de la Conférence de la Cen-sad tenue à Cotonou, au Bénin. Engendrant par voie de conséquence, la suspension des négociations de paix.

 

4°) – Vous avez adressé récemment une lettre ouverte aux Présidents Omar Bongo Ondimba et François Bozizé. Pourquoi cette démarche et que revendiquez-vous à présent ?

Michel A. Djotodia : L’UFDR est en conflit armé avec le régime de Bangui. Considérant les principes régissant le fondement de l’UFDR à savoir : l’Union et le Rassemblement du Peuple centrafricain, il est légitime que nous nous adressions au Président Omar Bongo Ondimba du Gabon pour bénéficier de ses sages conseils vu aussi la noblesse de ses expériences en matière de réconciliation.

En ce qui concerne Bozizé, c’est une manière pour l’UFDR, de lui rappeler qu’au-delà de toutes considérations politique, ethnique, tribale, régionaliste, il y a une nécessité particulière d’établir un Dialogue permanent avec toutes les forces vives de la Nation centrafricaine sans exception, en vue, de sauver notre chère patrie qui fait face à une certaine verticalité démocratique.

 

5°) – Tout porte à croire que le président Bozizé traîne les pieds et joue manifestement la montre dans la mise en œuvre du timing de la tenue du dialogue national inclusif, en ce qui concerne surtout la part qui lui revient essentiellement à savoir l’adoption et la promulgation de la loi portant amnistie générale préalable au dialogue. Quelle  est votre appréciation ?

Michel A. Djotodia : Il est de coutume que notre « cher » Président François Bozizé ne respecte pas les engagements qu’il prend. C’est alors Monsieur le Journaliste, la suite logique de l’affirmation de votre question quant à ce qui concerne sa mauvaise foi.

 

6) Votre compagnon de lutte et de prison, le capitaine Abakar Sabone, Président fondateur du MLCJ vient d’annoncer son retrait de l’UFDR. Quelle en est la raison selon vous et qu’en pensez-vous ?

 

Michel A. Djotodia : L’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement n’a été crée ni par un individu ni pour un individu. Seul l’intérêt national demeure le fondement majeur de son existence et restera le maître mot de ses réflexions et de ses actions.

Et l’acte de démission posé par ce Abakar Sabone n’engage que lui-même et c’est lui seul qui pourra vous en donner les raisons mais en toute sincérité, pas moi puisqu’il n’a jamais saisi officiellement le Bureau politique à cet effet. Cependant, c’est un frère que j’aime beaucoup et il est centrafricain donc un compatriote. Je ne garde aucune haine envers lui ni envers un centrafricain et le Tout Puissant peut me témoigner. Je lui souhaite donc du fond de mon cœur, bonne chance et qu’aussi les portes de l’UFDR ne lui seront jamais fermées. Que le Tout Puissant Seigneur le guide sur le chemin de la Lumière et le protège. Amen.

 

Michel Am Nondroko djotodia

Président de l’UFDR

Email : micheldjoto@hotmail.fr

Thuraya : 008821655583768

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 02:01


La lancinante et rampante stratégie de recolonisation et de conquête amorcée il y’a quelques années de l’Afrique et du Centrafrique  par la Chine est-elle en train de passer à une vitesse supérieure ?

Le cas de la République centrafricaine est édifiant et interpelle à plusieurs égards. Les observateurs avertis n’hésitent plus à faire le parallèle entre cette stratégie venue de l’Est et celle qui a permis la colonisation de l’Afrique au début de l’ère industrielle. Il y’a un parfum du déjà vu, même si les anciens ne sont plus là pour  témoigner dans un pays ou l’espérance moyenne de vie ne dépasse pas 40 ans.

Tous les ingrédients sont réunis pour que le grand rendez-vous de l’Afrique et de la Chine ait lieu dans un exercice de charme désuet.

Dons divers, construction de stades, d’écoles ou d’hôpitaux, emprunts sans conditions, promesses alléchantes. Dans un contexte de crise économique mondiale difficile, la Chine sait là où frapper en Centrafrique et elle le démontre d’une manière presque arrogante mais désintéressée dit-elle. Une manière de dire aux Centrafricains : « vous voyez de quoi nous sommes capables en si peu de temps. Avec nous, vous gagnez du temps. Ce que les autres, entendez les occidentaux ne vous ont pas fait en deux siècles de collaboration, nous pouvons vous le faire et ce gratuitement. »

Les Centrafricains sont conquis, le message est clair, ils sont conquis par tant de pragmatisme et de générosité au point que quelques uns de nos compatriotes pensent déjà sérieusement se reconvertir au confucianisme. Les  gouvernants toujours opportunistes essaient de récupérer le retour de cette manne tant bien que mal pour faire oublier les affres d’une gestion aventureuse  et irresponsable. Les élites et autres intellectuels en ont perdu de leur sens critique au point qu’ils attendent impatiemment les prochaines donations de la Chine pour s’en aller gaillardement et sans pudeur  se rendre à l’ambassade de la Chine pour signer les protocoles d’un accord aliénant et servile.

Jamais un peuple à travers ces gouvernants que celui de la République centrafricaine et  ses élites n’ont autant collaboré et participé à la recolonisation des leurs. Tous les moyens médiatiques et politiques sont mis au service de cette nouvelle reconquête, exactement comme les colons avaient autrefois utilisé et manipulé certains chefs traditionnels et coutumiers. Il ne se passe pas un jour dans les médias centrafricains où l’on ne parle des dons de la chine à la République centrafricaine. Radio Pékin n’aurait pas fait mieux. Pékin n’en espérait pas autant de cette propagande gratuite conduite par les autorités locales eux-mêmes à longueur de journée.

Confronté à un contexte mondial difficile et à une impérieuse nécessité de satisfaire ses besoins énergétiques dictées par une politique expansionniste, la Chine a besoin de la riche terre de l’Afrique et du Centrafrique.

A l’exemple de la colonisation occidentale, la Chine emprunte les mêmes schémas. Les appellations ont changé  mais le principe est resté le même, celui de conquérir des territoires riches en matériaux de tout genre en usant de subterfuges ou des prétentions humanistes. Une fois conquis, de  soumettre ses populations afin de prendre  ou confisquer ce dont la Chine a besoin. L’on se garde bien de faire dans cette démarche un transfert de technologie ou de former du personnel d’encadrement compétent quelconque, qui pourrait plus tard susciter une velléité d’autonomie et à terme créer une situation de rivalité. Tout au plus quelques bourses d’études accordées à quelques étudiants pour aller apprendre les rudiments du mandarin. Cela ne vous rappelle-t-il pas les fameux auxiliaires de l’administration coloniale ?

C’est ainsi que nous assistons sans aucune réaction ici et là, à la grande satisfaction de nos gouvernants à la construction gratuite des stades un peu partout en Afrique. L’objectif à court terme est celui de mettre dans la poche et de distraire une jeunesse bourrée de potentialité qui s’ennuie. En offrant un stade, la Chine n’achète t’elle pas en même temps sa tranquillité auprès d’une jeunesse désœuvrée et explosive ? Puisque, le centrafricain est joueur les chinois leur a offert un endroit pour jouer. Comme autrefois les colons ont compris qu’il fallait offrir des brasseries aux autochtones pour noyer leurs ambitions, des produits manufacturiers du style casseroles, boites de conserves et autres quincailleries pour les amadouer contre des diamants, de l’or…

Aujourd’hui, ce sont les Chinois, avec des dons sans condition politique préalable dit-on ; des téléviseurs, des ordinateurs voir des machettes, des pelles et des pioches. En fait une manière de se débarrasser à bon compte de la surproduction de son industrie dont elle ne sait quoi faire. Comme dirait l’autre une histoire de bon placement et de désintéressement n’est-ce-pas ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 17:03



APA-Niamey (Niger) 2008-07-23 - L’inculpation du président soudanais Omar El Béchir pour crimes de génocide par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) est une poursuite « politique et non judiciaire », a affirmé mercredi à Niamey, Mohamed Al Madani, le Secrétaire exécutif de la Communauté des Etats sahélo sahariens (CEN-SAD).

« Ce sont des poursuites politiques et non judiciaires, car ceux qui commettent des crimes en Europe, en Amérique, personne ne les poursuit », a déclaré Al Madani, ajoutant que son institution condamne « énergiquement cet acte ».

Selon lui, l’acte d’accusation présenté par le procureur argentin Luis Moreno-Ocampo, « est une politique d’intimidation vis-à-vis des pays africains. Il y a toujours la politique de deux poids deux mesures », a-t-il dit.

Le Secrétaire exécutif de la CEN-SAD a estimé que « les Africains doivent répondre avec beaucoup de force à ces provocations ».

Parlant du procureur de la CPI, Al Madani a affirmé qu’un « petit procureur qui lance un mandat d’arrêt contre un chef d’Etat africain en exercice, c’est même un mépris pour l’Afrique ».

Le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) tenu à Sharm El Cheikh, en Egypte, en fin juin, a rejeté toute éventualité de poursuite à l’encontre d’un chef d’Etat africain ainsi que la compétence universelle des procureurs de ce genre (le procureur de la CPI)..

« S’il y a une poursuite, ce sera en Afrique, par des Africains, par des tribunaux africains », a soutenu Al Madani.

Le président el-Béchir est menacé, depuis plus d’une semaine, d’un mandat d’arrêt international, accusé de génocide au Darfour.

Il se trouve depuis mercredi au Darfour, la province ouest du pays, où des milliers de personnes sont mortes depuis le début d’une guerre civile, en 2003.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 16:50



APA Bangui 2008-07-24 (Centrafrique) Le président centrafricain François Bozizé a convoqué une session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour le 1er août, afin d’examiner notamment le projet de loi d’amnistie, dans le cadre du processus du dialogue politique inclusif attendu en Centrafrique, après la signature de l’accord global de paix, le 21 juin dernier à Libreville au Gabon.

Le porte-parole de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le colonel Djim-Wei Bébiti, a déploré, dans un communiqué de presse rendu public, jeudi à Bangui, que le projet de loi d’amnistie générale ne soit encore parvenu ni à lui ni aux autres parties pour en débattre avant sa présentation à l’Assemblée nationale, dans un esprit de consensus.

A cet égard, M. Djim-Wei Bébiti a mis en garde contre le risque de rupture du consensus dans le processus du dialogue politique inclusif, toujours attendu.

La session extraordinaire de l’Assemblée nationale doit également examiner trois autres projets de loi dont le premier porte sur la loi des finances rectificative du budget de l’Etat pour 2008, le second sur le code forestier alors que le 3ème projet de loi porte organisation et fonctionnement du conseil supérieur de la magistrature, selon un décret présidentiel signé par le président Bozizé jeudi à Bangui.


Le Parlement centrafricain en session extraordinaire le 1er août



Bangui, 24/07/2008 – Centrafrique (PANA)  - Trois projets de loi portant amnistie figurent parmi les cinq dossiers inscrits à l'ordre du jour d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale centrafricaine convoquée pour le 1er août 2008, aux termes d'un décret signé ce jeudi par le président centrafricain François Bozizé.

Il convient de souligner qu'avec l'examen et peut-être l'adoption d'une loi d'amnistie, le processus devant conduire à la tenue du Dialogue politique inclusif connaîtra un aboutissement.

L'on se souvient encore des dernières réticences de certains mouvements rebelles (FDPC d'Abdoulaye Miskine et UFDR de Zacharia Damane) et autres formations politiques qui posent comme condition une amnistie pour apposer leur signature au bas de l'accord global de paix signé à Libreville le 21 juin dernier et prendre part au Dialogue Politique Inclusif.


Les autres projets de loi sont entre autres ceux relatifs à la rectification de la loi de finances du 31 janvier 2008 arrêtant le budget national ; au Code forestier et au fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 16:48



APA Bangui 2008-07-24 (Centrafrique) Le porte-parole de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) un parti de l’opposition centrafricaine, le colonel Djim-Wei Bébiti, a mis en garde, jeudi, contre le risque de rupture du consensus dans le processus du dialogue politique inclusif.

Dans un communiqué de presse publié à Bangui, le colonel Djim-Wei Bébiti déplore que le projet de loi d’amnistie générale ne soit encore parvenu ni à lui ni aux autres parties pour en débattre avant sa présentation à l’Assemblée nationale, dans un esprit de consensus.

«L’APRD constate aussi qu’elle n’a pas été associée à la mise en place du comité d’organisation du dialogue politique inclusif et s’inquiète des mesures qui pourront être prises par le comité en ce qui concerne la sécurité de ses représentants aux assises, la conduite des débats, les thèmes qui seront retenus et les modalités d’adoption des résolutions», poursuit le communiqué.

Selon le texte, «les bases de l’APRD sont régulièrement soumises à des actes des provocation de la part des Forces armées centrafricaines (FACA) et de la garde présidentielle, en violation de deux accords de cessez-le-feu signés».

Selon toujours le communiqué, le chef du détachement des forces armées centrafricaines de Ndim empêche les populations des zones sous contrôle de l’APRD de se rendre au marché de Mbaïboum.

L’APRD et l’Union des forces démocratiques pour le renouveau (UFDR) sont les deux mouvements rebelles à avoir signé l’accord global de paix avec le gouvernement le 21 juin dernier, à Libreville, au Gabon.

Le gouvernement centrafricain avait déjà signé un accord de cessez-le-feu et de paix avec l’APRD de Jean Jacques Démafouth, le 9 mai dernier, toujours dans la capitale gabonaise.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 16:45



Les Afriques 24-07-2008

La République centrafricaine et le Tchad sont mécontents des procédures de dédouanement au port de Douala. Autorités camerounaises, centrafricaines et tchadiennes en discutent pour les améliorer.

Par Achille Mbog Pibasso, Douala

Les procédures de dédouanement des marchandises au port de Douala à destination de la Centrafrique et du Tchad sont au centre d’une controverse impliquant la douane camerounaise d’une part et les responsables de la douane des deux pays, d’autre part. La principale raison de cette incompréhension résiderait au niveau de l’application de la valeur réelle des marchandises en direction des deux pays dépourvus d’une façade maritime, et dont plus de 80% du volume des marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala. La valeur réelle des marchandises serait minorée. Un trafic qui leur ferait perdre en moyenne 6 millions d’euros par mois. Le Trésor public camerounais y perdrait également de l’ordre de 2 millions d’euros par mois, selon des sources douanières.

 
La fraude, explique-t-on, réside dans les informations contenues dans le manifeste des importations que la douane camerounaise transmet aux Guichets uniques des opérations du commerce extérieur de chacun des deux pays, installés à Douala. Les douaniers centrafricains et tchadiens calculant les taxes à partir des informations communiquées par la douane camerounaise, les taxes douanières baissent d’autant.
Après une mission tchadienne il y a quelques mois à Douala, où les responsables du Bureau d’affrètement du fret tchadien (BAFT) ont rencontré les autorités camerounaises, c’était au tour des Centrafricains d’échanger le 26 juin dernier avec la partie camerounaise, les responsables du Bureau de gestion de fret terrestre (BGFT) du Cameroun et ceux du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), tous basés à Douala.

Deux pays dépourvus d’une façade maritime et dont plus de 80% du volume des marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala.

Corridor conventionnel


La délégation centrafricaine, comprenant de hauts fonctionnaires du Ministère des finances ainsi que le directeur général de la douane, déplore « les problèmes dans la chaîne de dédouanement des marchandises à destination de la RCA ». Des sources concordantes révèlent également que des marchandises bénéficiant, au nom de la République centrafricaine, du régime suspensif se retrouvent sur le marché camerounais. Les trafiquants se recrutent de part et d’autre. « Cette transaction pénalise davantage la Centrafrique, dont 80% du volume de marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala », a souligné la délégation centrafricaine.


De nouvelles dispositions sont proposées qui appellent à plus de vigilance et de collaboration pour éradiquer ce fléau. Des unités de surveillance du corridor conventionnel Douala-Bangui et Douala-N’Djamena sont invitées à veiller au bon déroulement du processus de dédouanement. Les autorités camerounaises promettent de traiter la question avec diligence. Il s’agit de préserver des relations de bon voisinage, mais également, pour le port de Douala, de conserver sa clientèle.

 

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