Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 02:21

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

La hantise de Bozizé d’être renversé par un coup d’Etat qui viendrait de Paris en général et en particulier du milieu des anciens militaires Yakoma exilés en France et qui seraient en connexion avec ceux de Brazzaville pour l’évincer ne date pas d’aujourd’hui. De ce point de vue, les agitations d’un certaine capitaine Joachim Kokaté et d’un ancien garde-corps du général André Kolingba, un certain  Firmin Zouga  semblent donner de l’insomnie à Bozizé et ses sécurocrates.

Une autre source d’inquiétude pour lui, serait la récente descente des éléments de Baba Ladé jusqu’à 8 kilomètres de Bambari ainsi que près de la ville minière de Bria, avec pour objectif de couper Bangui de tout l’Est du pays et de réduire le champ d’action de Bozizé en l’étouffant à Bangui. Ce schéma dont on parle abondamment dans certains milieux à Bangui, aurait dit-on décidé Idriss Deby à vouloir renverser Bozizé pour installer un autre pantin à sa place, plus malléable encore, avec comme conséquence une quasi-annexion de la RCA au Tchad voisin des régions qui partiraient depuis les confins de l’Ouham-Pendé jusqu’à la zone pétrolifère de Ndélé et Birao où des colonies tchadiennes et des bataillons des FAT s’installeront. Ainsi le Nord et le Nord/Est de la RCA ressembleront désormais aux zones occupées par le Rwanda à l’Est de la République Démocratique du Congo, c'est à dire des zones économiquement utiles pour le Tchad.

La troisième  possibilité ou hypothèse d’un coup d’état qui fait aussi peur à Bozizé viendrait de son propre fils Jean Francis dont la soif de s’installer au pouvoir se fait de plus en plus sentir face à la puissance affichée d’un autre qui se verrait bien aussi à la place du Khalife, à savoir le tout puissant et milliardaire ministre d’Etat, Sylvain Ndoutingaï dont les rapports avec le rejeton de Bozizé sont des plus exécrables.

Autre préoccupation actuelle du pouvoir bozizéen qui n’a rien à voir avec les questions de coup d’Etat qui est néanmoins un souci majeur, c’est comment casser l’influence de Centrafrique-Presse avec ses révélations quotidiennes si dérangeantes dont la galaxie bozizéenne se passerait bien volontiers. Selon nos informations de source sûre, il a été décidé par le pouvoir de mettre en place une stratégie pour briser l'influence et l'audience de plus en plus croissante de Centrafrique-Presse sur le web. Nous voilà avertis.

Pour revenir au réseau d’espionnage mis en place par le pouvoir bozizéen en France dont C.A.P en a parlé dans sa récente parution, il est confirmé que c’est bel et bien Salomon Kotro qui en est le chef de file. Ancien gendarme qui a fui Bangui suite aux troubles de la fin des années 90, il aurait travaillé quelques années comme huissier au Sénat à Paris par le truchement de son grand-frère Mathias Kandas Wabaï, directeur financier à la mairie d’Evreux, enseignant à l’université de Lille et assez proche de Jean Louis Debré, président du Conseil  constitutionnel français.

Après la nomination comme ministre de Zingas, Salomon Kotro a démissionné de son boulot et est allé suivre une formation d’expert en diamant en Belgique pour mettre en place une affaire avec Zingas. Mais c’est sans compter avec la boulimie du clan Bozizé qui a tout verrouillé dans ce secteur. Dès lors Kotro prend ses distances avec le RDC, descend à Satéma sur instigation de Zingas et Socrate Bozizé puis commence à mettre en place le plan de campagne du KNK. C’est donc son profil de gendarme qui a plu aux Bozizé au point de faire de lui, via Elie Ouefio secrétaire général du KNK dont tout le réseau d’espionnage en France est constitué exclusivement de Yakoma.  Salet Tocky de Bangassou, Mbaya des environs de Limassa et Kotro de Satema.

D’ailleurs il se dit à Bangui que vu le danger que représente la place de Paris pour le pouvoir, il se pourrait qu’Elie Ouefio soit nommé Ambassadeur à Paris. Attendons de voir. Cela fait du monde dans les starting-blocks  pour ce poste diplomatique de Paris. Le PM Faustin Touadéra serait aussi un des concurrents ainsi que Désiré Kolingba qui se verrait bien aussi ambassadeur à Paris. Il y a Bruxelles aussi qui n'a pas d'ambassadeur de Centrafrique sinon le pauvre chargé d'affaires et nullissime Abel Sabono qui se bat en vain comme un pauvre diable pour être absolument nommé.   

Rédaction C.A.P

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 01:29

 

 

Pomodimo pris en otage

 

Mgr POMODIMO ici parmi les militaires retraités qui l'avaient séquestré

 

Certains compatriotes, démocrates sincères ou patriotes, qui se sont pris à croire qu’en coopérant avec Bozizé et son régime, ils contribueraient ainsi, eu égard à leur expérience, à sauver la Centrafrique du naufrage vers lequel les méthodes de gestion du clan présidentiel le mène irrémédiablement, finissent toujours par y laisser leurs plumes et perdre leur crédibilité. Le dernier en date est l’ex archevêque de Bangui, Mgr Paulin Pomodimo, promu depuis la disparition du Pr Abel Goumba Médiateur de la République et qui vient  de l’apprendre à ses dépens.

Mais en fait un Médiateur est une personnalité neutre et compétente, désignée pour sa capacité à intercéder et permettre aux usagers lésés par l’administration donc l’Etat, de rentrer dans leurs droits. Seulement en Centrafrique où du fait de la déliquescence de l’Etat, de l’injustice, de la gestion patrimoniale et non orthodoxe qui est faite des affaires de l’Etat par Bozizé et son clan, les personnes lésées se comptent par dizaines de milliers. Du coup le Médiateur apparait comme le redresseur de tort dans tous les domaines au point d’oublier la neutralité et le recul nécessaires à sa mission.

De ce fait, le Médiateur centrafricain apparaît plus comme un super Premier ministre – sans prise réelle sur la situation - auquel obéissent d’autres membres du gouvernement, vu que l’actuel Premier ministre brille par sa couardise et son immobilisme. Les problèmes – y compris militaires - laissés à Pomodimo qui doit se battre pour y trouver des solutions par un président de la République et un gouvernement démissionnaires, résultent plus de leur pourrissement qu’autre chose. Où est le Trésor public ? Où sont les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ? Quelle humiliation ?

Utilisé donc à l’excès par un régime politique en perte de vitesse et démissionnaire, qui créé volontairement les problèmes sans vouloir en réalité qu’on y trouve des solutions, Mgr Pomodimo se retrouve tout à la fois sur les dossiers administratifs, politiques, civils que militaires sans réelles chances  d’obtenir gain de cause parce que ne bénéficiant ni du soutien politique du régime ni de la confiance de Bozizé en personne, qui le regarde même toujours de travers.

A tel point qu’on ne peut s’expliquer que la crise née du détournement présumé par la haute hiérarchie de l’armée  nationale (c’est-à-dire Bozizé et son fils Francis) des fonds destinés aux  mesures d’accompagnement des retraités, puisse faire l’objet d’une incompréhension telle entre les protagonistes qui ait pu contraindre l’ex-prélat à se mêler une fois de plus à ce dossier en promettant aux concernés d’en « porter la croix », ce qu’ils ne lui pardonneront pas ensuite.

Hélas, ces infortunés retraités qui auront eu le malheur de se retrouver dans  cette situation sous Bozizé, ont essayé toutes les solutions pour recouvrer leurs  droits. En vain, car un dispositif répulsif strict a été mis en place au ministère de la défense et à l’Etat-Major. Ne sachant plus à quel saint se vouer et où trouver un interlocuteur, ces parias de l’armée centrafricaine ont jeté leur dévolu sur le bâtiment abritant les services de la représentation de l’Union Européenne pour y organiser leurs assemblées générales ou leurs sit-in. Au demeurant, c’est en rapportant une de ces occupations que deux journalistes ont été arrêtés et condamnés à payer un franc symbolique au fils de son père – Francis Bozizé – qu’ils ont eu  l’outrecuidance d’indexer comme étant le responsable du malheur de ces retraités.

Au plus fort de la gesticulation de ces damnés de l’armée centrafricaine, le  Délégué à l’Union Européenne, M. Guy Samzun a déclaré à l’issue d’un entretien  avec Bozizé que « les fonds sont là » mais ce n’est pas tout de le dire ! A supposer que ce que dit ce diplomate soit vrai, on est fondé néanmoins à se demander pourquoi ne paie-t-on pas ces vieux ? Les multiples rencontres du Médiateur avec le père, le fils ou ce diplomate n’ont jamais permis de faire ouvrir le tiroir-caisse.

Exaspérés, les parias vont déclencher une action commando contre la personne du  Médiateur qu’ils ont qualifié de « menteur », concept et pratique inconnus de  son environnement lors de son exercice ministériel à l’archevêché de Bangui. Or s’il y a un ou des menteur(s) à retrouver, il faut plutôt le(s) rechercher du  côté du père, du fils ou du diplomate. Et voilà le Mgr réduit à faire les frais d’une histoire artificiellement créée du fait de la cupidité et de la boulimie financière des tenants du pouvoir pour  lesquels tout financement est bon à empocher. Gageons que l’opposition résolue de ces retraités ôte définitivement aux princes  qui gouvernent la Centrafrique toute kleptomanie. Les patriotes centrafricains doivent réfléchir par deux fois avant de s’engager  à travailler avec un régime tel que celui de Bozizé.

 Rédaction C.A.P

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 01:26

 

 

 

fauves basket

 

Par Luidor N. - 10/08/2011 JdB

Ils viennent de quitter la France après un mois de Stage à Lille et à Paris où ils ont livré quelques matches amicaux concluants

 

Après plus de trois semaines d’intense préparation pour la prochaine Can 2011 Afrobasket, les ambassadeurs de la Centrafrique version basketball ont quitté le territoire français pour leur terre natale la RCA. Elle, vient ainsi d’achever sa préparation au cours de laquelle elle a rencontré d’autres formations participant à cette Can 2011 de basketball. Les Fauves ont joué 4 matchs amicaux contre la Côte d’Ivoire qu’ils ont battu 80-75 le 28 juillet 2011, contre la Belgique où ils ont été battus par 82-85 le 30 juillet 2011, contre le Sénégal le 06 août qui ont battus 80-66 et le 08 août contre le Mali en région parisienne où ils sont sortis vainqueurs 67 – 58. Des résultats encourageants pour la suite de la compétition. Mais l’encadrement demeure prudent. Pour le coach adjoint Bruno Darlan, l’essentiel est de rester concentrés et aller le plus loin possible. Aussi loin qu’il y a 24 ans. La dernière compétition gagnée par les Bamara à l’international et qui a fait du basket le sport roi en Centrafrique. 24 ans l’âge moyen de l’équipe qui est relative jeune et capable de rééditer l’exploit. Le plus loin possible pour le public nombreux qui suit les exploits des fauves, tant en compétition nationale que chacun dans leur club, serait de remporter au moins une médaille: qu’importe la couleur. Pour d’autres l’exploit serait de continuer à pouvoir garder le nom de la RCA dans le peloton de tête de ce sport en Afrique aux côtés des autres équipes telles que l’Angola, ou l’Egypte. Ainsi, la préparation de l’équipe se poursuivra à Bangui, par un match à huis clos l’après midi du 10 août et un match de gala aura lieu le 12 août. A la suite de quoi, ils embarqueront pour Tananarive à Madagascar.

Le mystère Romain Sato

Avant de quitter la France, l’encadrement des Fauves de basket a fait savoir que la liste définitive des joueurs devant aller à l’Afrobasket n’est pas encore prête. Il s’avèrerait donc que, l’encadrement et même certains joueurs attendent toujours que Romain Sato, le capitaine des Fauves rejoigne l’équipe. Un mois durant, personne ne semble avoir eu des nouvelles du joueur. Ira-t-il ou n’ira-t-il pas? Bref le mystère Sato demeure, car personne ne semble au fait de ce qui se passe, ou alors personne ne veut porter la responsabilité de sa non-participation. Cette incertitude n’est pas de nature à assurer la sérénité au sein de la sélection des Fauves, même si le coach rassure que Romain peut arriver à tout moment. «Il a sa place». Selon Bruno Darlan, Romain ne sera pas à court physiquement, «Il serait reparti aux Etats-Unis pour travailler.»

Solidarité envers les Fauves

Un mois d’intense préparation, des matches et des victoires. Pour soutenir, les efforts de l’équipe nationale, l’association « Passe-moi Le Relais France » a organisé une soirée de solidarité. Celle-ci avait effectivement débuté avec le match amical contre le Sénégal à l’issue duquel les fauves sont sortis vainqueurs. Elle s’est poursuivie dans la localité de Tourcoing (Lille) où des délégations de centrafricains de différentes villes de France - Paris, Amiens, Lille, Orléans - sont venues communier avec leurs ambassadeurs version basket. Un geste de cœur, auquel a participé l’idole nationale Bébé Matou.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Sports
11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 01:19

 

 

BANGUI_RUE-DE-LA-VILLE_0.jpg

 

Encore un cas de torture à la police

(Radio Ndeke Luka 10/08/2011)

Un travailleur du Super Marché Rayan à Bangui, a été appréhendé et passé à tabac jusqu’à avoir le bras droit cassé par les éléments de l’Office Centrafricaine pour la Répression contre le Banditisme (OCRB) central. Les évènements se sont déroulés il y a de cela une semaine. Le travailleur est accusé d’avoir volé un appareil portatif multifonction (IPAD) du patron du super marché. Il s’est présenté pour se faire entendre à Radio Ndeke Luka, le 7 août. L’information est rendue publique ce 9 août.

C’est une affaire de « détournement d’un appareil de marque IPAD, dont la valeur est estimée à plus de 500 mille FCFA (environ 800 Euros », selon Bassam Alkrhas patron du super marché Rayan. Le travailleur mis en cause dans cette affaire de vol est frigoriste.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, il explique que « au début de l’histoire, le patron m’a appelé pour me demander si je n’ai pas pris l’appareil et je l’ai infirmé. Par la suite il disait que le montant de l’appareil sera défalqué sur mon salaire. Malgré que je ne me reconnais pas dans le présumé cas de vol, j’ai quand même accepté de peur de perdre mon emploi ».

« Le 2 août, ma femme a accouché et j’étais parti obtenir une permission. Le soir à 17heures, le patron était revenu chez moi. Je croyais qu’il allait seulement me rendre visite mais il appelle aussitôt les éléments de l’OCRB qui sont venus chez moi et m’ont demandé de « dire la vérité ». Du coup, ils ont commencé à me frappé devant ma famille, puis m’ont embarqué dans leur véhicule. Arrivé dans leur locaux, ils m’ont déshabillé et m’ont sérieusement battu jusqu’à casser mon bras droit ».

Bassam Alkrhas patron du super marché Rayan, affirme pour sa part qu’il ne voulait pas que les choses en arrivent à ce niveau : tout ce qu’il voulait c’était seulement de retrouver son appareil. Mais les choses ont dégénéré au niveau de l’OCRB. Toute fois une somme de 50 .000 FCFA a été remise à la victime pour se soigner.

Fulgence Zeneth, vice-président de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme, condamne cet acte qui selon lui, « viole l’intégrité physique de ce compatriote ». Il a par ailleurs affirmé que « l’acte sera analysé par les ONG des Droits de l’Homme et lorsqu’il se révélera exact, nous allons prendre une position claire, et au besoin, mener des actions en justice ».

Radio Ndeke Luka s’est rapprochée de la direction de l’OCRB central, Aimé Antoine Tandonga chef de service des enquêtes et investigations reconnaît le fait et précise que l’enquête poursuit son cours.

Le 7 juin 2010, le super marché Rayan avait pris feu. Une dizaine de personnes avaient été arrêtées par la suite, puis déférées à la prison militaire de Bossembélé, à 150 km au nord-ouest de la capitale sans jugement, d’où ils croupissent encore. Ces personnes sont accusées d’avoir provoqué le sinistre suite à un contentieux avec le maître des lieux. Les pertes étaient évaluées à plusieurs milliards de Francs CFA

Le lendemain de l’incendie du super marché, le président centrafricain François Bozizé s’était personnellement impliqué pour faire arrêter les présumés coupables. Plus d’un an plus tard, ces prévenus sont toujours en prison et dans l’attente d’un procès.

© Copyright Radio Ndeke Luka

 

NDLR : Le roi Ali EL AKHRAS alias BASSAM 1er de Bangui, vice-président de Centrafrique qui a fait mettre le feu à son propre supermarché RAYAN a encore frappé sur un Centrafricain. A-t-on idée qu’un Centrafricain puisse se comporter ainsi vis-à-vis d’un Libanais à Beyrouth ? Quand est-ce que les Centrafricains se réveilleront-ils de leur long sommeil ?

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 23:50

 

 

 

Baba laddé signe l'accorde Bangui

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 10 Août 2011 13:41

 « Je ne sais pas si le général tchadien Baba Ladé mène sa rébellion contre son gouvernement ou contre celui de Centrafrique, eu égard de l’accord de paix signé il ya un mois. Face à cette situation le pouvoir de Bangui devrait prendre des mesures même coercitives pour rétablir la paix et la sécurité sur son territoire ». C’est en ces termes que Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC) a régi lundi 8 août 2011 sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

La réaction fait suite à l’occupation week-end dernier par une soixantaine d’éléments de Baba Ladé de la commune de Pladaman-Ouaka dans la préfecture de la Ouaka à Bambari (centre-est), où ils ont occupé 2 villages dont l’un est transformé en quartier général et l’autre en marché à bétails.

Selon le président du MLPC, « son parti ne peut pas accepter que les centrafricains soient toujours victimes des exactions de ceux qui prétendent lutter contre d’autres pays et qui le font sur le sol centrafricain et contre les centrafricains ».

Toutefois, il y a lieu de s’interroger sur les exactions commises ces derniers temps par ces rebelles à dans la région de Bambari. Car, joint au téléphone lundi par Radio Ndeke Luka, le général rebelle tchadien a nié tous les faits reprochés à ses hommes.

« Nos éléments ne sont jamais allés extorquer des bœufs auprès des éleveurs à Bambari. Si leur présence y a été signalée, c’est qu’ils sont allés assurer la sécurité des transhumants, souvent victimes d’exactions de la part des coupeurs de route ».

D son côté, Marthe Lydie Yangba préfet de la Ouaka, « les éléments de Baba Ladé ont bel et bien volé des bœufs, de l’argent en liquide et d’autres biens appartenant surtout aux peulhs et aux paysans. Des mesures sécuritaires sont en train d’être prises pour rétablir de l’ordre au sein de la population en proie à l’insécurité. Elle a en outre ajouté que ces rebelles ont d’ailleurs traversé plusieurs villes et villages sans aucune résistance militaire ».

Le général Baba Ladé a été signataire avec les gouvernements centrafricain et tchadien le 13 juin dernier d’un accord de cessation d’hostilités. L’accord en question avait prévu que le rebelle puisque retourner dans son pays dans un délai d’un mois.

 

Baba Ladé invité à nouveau à rentrer chez lui

Radio Ndéké Luka Mercredi, 10 Août 2011 13:39

 « Le  retour du chef rebelle Tchadien Abdel-Kader Babaladé et ses hommes dans son pays d’origine à Ndjamena ne doit pas connaître un retard considérable. Les autorités Tchadiennes ont accepté son retour à travers la signature d’accord de Bangui au mois de Juin dernier en présence de la médiation Tchadienne et centrafricaine ici à Bangui ». C’est une déclaration du chargé d’affaire à la défense auprès de l’ambassade Tchadienne en Centrafrique, le Colonel Mila.

Une déclaration qui fait suite au mouvement massif des hommes du chef rebelle tchadien à l’intérieur de la Centrafrique. Il a également fait savoir qu’il est hors de question que Babaladé et ses hommes s’éternisent sur le territoire centrafricain.

« Nous sommes deux Etats face à une mouvement armé, le choix est claire. Il a intérêt à rentrer. Nous, au niveau du Tchad, Baba Ladé n’est pas le 1er rebelle ou le 1er mercenaire. Le Tchad a eu à faire face à des situations plus importantes que Baba Ladé. Nous avons eu à discuter à des gens qui détiennent des milliers des 4X4. J’ai eu des instructions fortes de la part des plus hautes autorités tchadiennes pour l’aider à renter » a confié à Radio Ndeke Luka, le chargé d’affaires à la défense auprès de l’ambassade Tchadienne en Centrafrique.

Par ailleurs, d’après des informations du Conseil national de la médiation centrafricaine, Baba Ladé accompagné du Médiateur  de la République, Paulin Pomodimo et la communauté internationale se rendront la semaine prochaine à Ndjamena, en vue d’engager un pour-parler de paix, pour le retour effectif de Baba Ladé et ses hommes.

C’est depuis 2008 que ce chef rebelle tchadien et quelques 1000 personnes qui l’accompagnent se sont retranchés dans le centre-nord de la Centrafrique.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 23:48

 

 

 

université de Bangui rectorat

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 10 Août 2011 13:46

Les enseignants de l’Université de Bangui ont reconduit leur mouvement de grève pour une nouvelle durée de 28 jours. La décision a été prise ce 10 août 2011 à l’issue d’une Assemblée générale (AG), tenue à Bangui. Les grévistes revendiquent toujours la mise en application de leur Statut particulier qui devrait améliorer leur grille salariale. Ce décret a été signé par le président de la République depuis 2006.

Comme lors de la précédente AG, les universitaires ont d’abord procédé par l’évaluation de la 2e partie de la grève observée 8 jours, mais qui n’ont toujours pas eu gain de cause. Selon eux, la grève a été observée à 99%.

Ce qu’il ya de nouveau dans cette AG, c’est que les enseignants disent avoir « écouté des rumeurs faisant état de la dispense des cours par certains enseignants dans les quartiers ». Ils prennent alors la résolution de mener une enquête « pour retrouver le nom et l’adresse de ces personnes et de les dévoiler au public ».

Du coté de gouvernement, aucune déclaration officielle n’est pour l’instant public sur la grève. Les autorités se contentent juste d’affirmer « qu’il n’y a pas d’argent dans la caisse de l’Etat pour faire face aux revendications des enseignants du supérieur »

Pourtant, lors de leur précédent mouvement, ils ont affirmé que « cette grève pourrait arriver à une grève illimitée, voir une année blanche à l’Université de Bangui, si le gouvernement ne réagit pas à notre faveur. Nous prenons le gouvernement responsable de tout ce qui doit découler de cette grève ».

Cette nouvelle grève qui commence ce 10 août va s’achever le 6 septembre prochain. Un nouveau rendez-vous est fixé pour le 7 septembre prochain, pour l’évaluation de la présente grève et la décision des prochaines actions à mener. Les grèves à l’Université de Bangui ont démarré le 23 juillet dernier après un préavis de 8 jours lancé par les enseignants.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 23:44

 

 

militaires et gendarmes retraités

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 10 Août 2011 13:35

Les 7 militaires et Gendarmes retraités arrêtés, ont passé leur première nuit ce 09 août 2011 à la maison carcérale de Ngaragba. Ils ont été arrêtés lors de leur dernière manifestation le jeudi 4 septembre dernier, manifestation au cours de laquelle ils ont enlevé et séquestré le médiateur de la République, puis l’ont conduit à la représentation de l’Union Européenne à Bangui.

Aujourd’hui 10 août matin, ils ont été présentés devant le Tribunal de Grande Instance de Bangui pour le procès.

En raison de l’absence du conseil de la défense, les prévenus ont demandé que l’affaire soit renvoyée à une date ultérieure. Le Magistrat Djoubaye Abazene, Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui a donné l’ordre de renvoyer l’affaire au 24 Août prochain.

Les 7 militaires et Gendarmes retraités sont poursuivis pour 7 chefs d’accusation notamment : violences et voix et faits, séquestration, vol, menace de mort, pillage, destruction de l’édifice publique et la dégradation de l’édifice publique.

Le Médiateur de la République Paulin Pomodimo s’est constitué partie civile. Par ce fait, les excuses et la demande de libération formulées par le Collectif des militaires et Gendarmes retraités demeurent lettre morte.

A titre de rappel ces anciens militaires et gendarmes retraités revendiquent le paiement de leur 31 mois d’arriéré de salaire ainsi que leur frais d’accompagnement qui s’élève à 19 million.650.000 mille chacun (environ 30230 euros).

Dans cette même affaire, ces militaires en retraite avaient pointé un doigt accusateur vers le ministre délégué à la Défense nationale, Jean Francis Bozizé pour détournements de fonds. Un dossier relayé par les directeurs de publication « Les Collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » traduits en Justice puis libérés par la suite.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 04:27

 

 

 

Jean Francis Bozizé

 

 

Encore une exclusivité Centrafrique-Presse

Le réseau d'approvisionnement en armes de guerre du "colonel" Jean Francis BOZIZE

Dans plusieurs de ses précédentes parutions, Centrafrique-Presse n’a eu de cesse de faire état de nombreux achats et livraisons d’armes de guerre par Bozizé qui, au lieu de se préoccuper et résoudre les innombrables défis du pays et difficultés à l’origine de la pauvreté et de la misère dans lesquelles végètent ses compatriotes, ne fait que stocker des armes de guerre. La question s’est toujours posée de savoir avec quel argent ses achats d’armes en grosse quantité qui ne sont pas inscrits au budget  s’effectuent.

Avec le scandale de l’affaire MEDIA PRINT où on s’aperçoit que d’énormes moyens financiers ont été dégagés par Bozizé et son fils Jean Francis et mis à la disposition d’un jeune homme d’à peine trente ans, Elie Namtoli qui en a joui à sa guise en jetant cela par la fenêtre à gauche et à droite sans résultats probants sinon juste pour permettre le maintien au pouvoir de ses pourvoyeurs.  Si on avait pu faire l’économie d’une telle folie, avec ces grosses sommes d’argent, on aurait pu assurer un minimum d’équipements médicaux aux hôpitaux de Bangui qui ne sont que des mouroirs. Les nombreux cadres qui meurent pour juste de petits bobos devraient donner quelque peu à réfléchir. On aurait pu fournir des tables-bancs aux salles de classe et amphis de l’Université de Bangui.

Aux mois d’avril et mai derniers, Jean Francis Bozizé a passé quasiment six semaines hors du pays où il s’est surtout employé à effectuer des achats d’armes. Centrafrique-Presse est en mesure de fournir quelques informations sur l’une des filières d’approvisionnement de Bozizé et son rejeton, le pseudo colonel- ministre chargé de la défense. D’après certains documents que la rédaction a pu se procurer mais dont elle ne croit pas encore utile d’en faire publication pour l’instant, leur vendeur est une entreprise de vente d’armement dénommée CORVUS SLOVAKIA, s.r.o  qui se trouve au :

Malokarpatské namestie, 3   

841 03 à Bratislava en République de Slovaquie.

 

La banque de cette entreprise est  Istrobanka, a.s. située Laurinska 811 01 Bratislava I République Slovaque  

Code banque : 4900

SWIFT : ISTRSKBA

Numéro de compte : 610001-5511010/4900

IBAN : SK86 4900 6100 0100 0551 1010

Forme de paiement : transfert bancaire

Numéro de contrat : 15/10/2007-RCA du 15.10.2007

Condition de livraison : FCA Bratislava

 

Jean Francis Bozizé a passé commande en très grosse quantité pour environ 1.242.000 $ US de toutes sortes d’armes et munitions de guerre dont 6 véhicules blindés OT 90 et 1 BRDM 2, des mitrailleuses lourdes de 12,7, des lance-roquettes RPG 7, RPG 9, avec les caissettes de roquettes appropriées, des grenades offensives et défensives, des obus de tous calibres, des explosifs, des munitions de fusils mitrailleurs AK 47 et autres….

 

D’autres documents sur lesquels on a pu mettre la main font également état de l’acquisition et de la livraison d’un hélicoptère MI-T8  ainsi que des munitions afférentes dont les n° de factures sont 290425 et 290426.

C’est par le biais d’une société, AMB ENTREPRISES LIMITED située au

 

8 Digenis Akritas Avenue

Office 303, 1045 NICOSIA CYPRUS

Tél : +357-2-62346080 

Fax : +357-2-2346020

 

qui se trouve à Chypre et sa banque que les transactions se font sans doute parce que Chypre est un paradis fiscal qui abrite beaucoup d’opérations louches de ce genre.

 

La banque qui effectue les opérations de cette société est :

 

MARFIN LAIKI BANK

 

Pallouriotissa Branch (003)

Agiou Andreou street, 53

Pallouriossa, P.C. 1040,

Nicosia, CYPRUS

Compte n° : 003-33-020545

IBAN : CY 38 0030 0003 0000 0003 3302 0545

BIC : LIKICY2N

 

Une facture n° 21 06 024 du 24/06/2010 fait état d’un montant de 200.000,00 euros dont AMB attend le règlement ainsi qu’un Certificat de l’usager final que doit lui délivrer Francis Bozizé avant de fournir la marchandise.C'est sans doute là certains des justificatifs des 49 milliards de F CFA qui se sont évaporés du trésor que le FMI réclame aux autorités centrafricaines mais qu'il aura vraisemblablement beaucoup de mal à obtenir. Dans la mesure de ses possibilités, Centrafrique-Presse tentera de le mettre sur quelques pistes à défaut de lui fournir carrément ces justificatifs. 

  

Rédaction C.A.P 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 02:54

 

 

 

230111votemairie

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 09 Août 2011 18:24

 

Les élections législatives partielles en Centrafrique viennent d’être convoquées pour le 4 septembre prochain. Le décret présidentiel portant convocation du corps électoral est signé ce 9 août 2011, par le Président centrafricain, François Bozizé et rendu public.

D’après l’article 2 du décret, « la campagne électorale est ouverte le lundi 22 août 2011 et est close le vendredi 02 septembre à minuit ». Le même document indique dans son article 3 que « le scrutin est ouvert de 06 heures locales (7HTU) à 16 locales (15HTU) sans interruption dans toutes les circonscriptions électorales dont les résultats ont été invalidés par la Cour Constitutionnelle ».

Au total, 13 circonscriptions électorales sont concernées par ces élections. La cour constitutionnelle après l’examen des contentieux électoraux pour le 1er tour du 23 janvier dernier, a invalidé les résultats de ces circonscriptions, à cause des fraudes enregistrées.

Un comité dirigé par le ministère de l’administration du territoire a été mis en place pour organiser ces élections.

Au lendemain du 1er tour des élections du 23 janvier dernier, l’opposition s’est retirée de la course. Elle avait dénoncé de « fraudes massives » organisées d’après elle, pour favoriser François Bozizé et ses députés du parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK).

Signalons que la législature centrafricaine compte 105 députés. Plus de la moitié de ces derniers appartiennent au parti KNK.

 

NDLR : Pourquoi organiser des élections partielles lorsque les résultats des premières élections initiales sont fortement contestés et le double scrutin du 23 janvier 2011 qualifié lui-même d'élections "sujettes à caution" ? A un moment où chaque jour qui passe apporte sous la plume de Centrafrique-Presse son lot de révélations sur tout le dispositif et la logistique de fraudes massives et de sordides agissements qui ont permis la réalisation du hold-up de BOZIZE et son KNK. Les Centrafricains n'éprouvent que de l'écoeurement quant à la parodie d'élections qui ont abouti à la reconduction au pouvoir du sieur François BOZIZE et de l'entrée à l'assemblée nationale de sa famille (ses femmes, soeurs, enfants, cousins, neveux, grand frères et autres amis), situation qui fait de notre pays la risée du monde à présent.  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 02:52

 

 

 

Maléyombo

 

 

Par Kpangbandjé JdB - 09/08/2011

Ils s’estiment lésés et demandent au gouvernement de s’exécuter avant qu’il ne soit trop tard

 

Fatigués d’attendre le décaissement des arriérés de salaires accumulés, les agents des Postes et Epargnes sont montés au créneau pour exiger du gouvernement le versement des 55 mois d’arriérés de salaires. Sans se référer à leur syndicat, ces es agents s’estiment lésés et demandent au gouvernement de s’exécuter avant qu’il ne soit trop tard. En entrant au gouvernement, le ministre d’Etat Abdou Karim Meckassoua, a fait savoir à ses collaborateurs qu’il ne réagirait qu’après avoir pris connaissance de la gestion de son prédécesseur, Thierry Savonarole Maléyombo. Cependant, le ministre sortant des PTT aurait reçu la mission de restructurer le Département y compris les sociétés sous tutelle. Le ministre d’Etat Abdou Karim Meckassoua devait assurer la continuité. Ceci étant le technocrate, apprécié à juste titre, a promis d’écouter ses principaux collaborateurs, diligenter un audit avant de se prononcer.

Longtemps pris pour un Département où coulent le lait et le miel, le personnel de Socatel, de l’ART, des Postes et Epargnes tire le diable par la queue. Si les personnels de la Socatel et de l’ART arrivent à percevoir leur salaire, tel n’est pas le cas du personnel des Postes et Epargnes qui à ces jours accumule plus de 54 mois d’arriérés de salaires. Sur 2 milliards de FCFA dus, le gouvernement n’a décaissé que 10 millions pour verser un mois de salaire. Pendant la manifestation, les agents des Postes et Epargnes ont déclaré qu’ils ne comprennent pas grand-chose. Pourtant, pour donner une nouvelle image au secteur des Postes et Epargnes, les partenaires internationaux auraient mis la main à la poche, or, c’est le ministre sortant qui ne s’est pas occupé de ses collaborateurs des Postes et Epargnes.

De ce fait, le gouvernement doit verser au personnel 1,990 millions de francs CFA. Ne pouvant patienter indéfiniment, le personnel des Postes et Epargnes attire l’attention du gouvernement sur leur situation socioéconomique, qui ne cesse de se dégrader. A force d’attendre, personne n’est capable de faire face aux frais de scolarité des enfants et compris d’assumer ses charges de chef de famille. Dans l’attente de versement des droits, certains agents ont quitté ce monde parce qu’incapables de payer les soins de santé. Pour ceux des agents locataires, ils ont d’énormes problèmes avec leurs bailleurs. Etant père de la nation, il appartient au gouvernement de s’occuper de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat. Il n’y a pas de raison de verser le salaire à une partie des fonctionnaires et agents de l’Etat pour ignorer un grand nombre parce que silencieux. Au regard de tout ce qui précède, la balle est plus que jamais dans le camp du gouvernement, qui devait prendre la responsabilité de faire face à ses devoirs régaliens.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers