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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:33



 

 

APA Bangui 2008-04-25 (Centrafrique) Le Comité préparatoire du dialogue politique inclusif prévu en Centrafrique en juin prochain a remis son rapport au président François Bozizé, ce vendredi à Bangui.

 

Le rapport recommande la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et l’Alliance populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un accord de paix global, l’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées, ainsi que l’organisation des élections municipales avant 2010.

 

Le document préconise également que soit interdit l’utilisation des moyens de l’Etat afin de garantir l’égalité des chances pour tous les candidats à l’élection, la mise à jour du code électoral de 2004 en vue de l’adapter à la constitution du 27 décembre 2004 et l’adaptation du découpage électoral à l’évolution démographique.

 

L’adoption, par l’Assemblée nationale, au début de l’année 2009, d’un nouveau code de procédure pénale et d’un nouveau code de justice militaire et l’installation de la haute cour de justice avant la fin de l’année 2008, figurent également au nombre des recommandations du Comité.

 

Concernant les modalités de la tenue du dialogue politique inclusif et son déroulement, le comité préparatoire du dialogue politique inclusif a proposé cent cinquante (150) participants répartis entre la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les autres partis, la société civile, les pouvoirs publics, les mouvements politico-militaires, les personnalités et les confessions religieuses.

 

Le comité préparatoire du dialogue politique inclusif recommande que les assises se tiennent dans les quarante cinq (45) jours qui suivent la remise du rapport et qu’elle se déroule sur une durée de dix sept (17) jours à Bangui.

 

Crée par décret présidentiel du 8 octobre 2007, le Comité préparatoire du dialogue politique inclusif a été mis en place le 18 décembre de la même année avec pour mission de définir le contenu du dialogue politique inclusif en identifiant les problèmes, leurs causes et leurs solutions.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:31

 



 

Depuis la rébellion avortée des 2 et 3 février, le président Idriss Deby, qui veut à tout prix se maintenir au pouvoir, vit retranché dans la capitale tchadienne.

 

SONIA ROLLEY  QUOTIDIEN : mardi 22 avril 2008

 

«C’est un projet qu’on avait prévu depuis longtemps, pour l’écoulement des eaux de pluie», tente d’argumenter un responsable du ministère tchadien des Infrastructures. La construction d’une tranchée de plus de 40 km autour de N’Djamena ne pouvait pas passer inaperçue, surtout après l’attaque avortée des rebelles armés par le Soudan sur la capitale tchadienne des 2 et 3 février. Les arbres de la principale rue commerçante, l’avenue Charles-de-Gaulle, ont été coupés sans ménagement, au lendemain des combats. «Des arbres centenaires», se désole-t-on à N’Djamena. Les employés municipaux s’activent dans d’autres quartiers de la ville. «Le président Idriss Deby a demandé à ce que tous les arbres soient coupés pour éviter que les rebelles se cachent derrière», confie l’un d’entre eux. A quelques pas de là, devant la présidence, des blocs de béton armé, remplis de sable, espacés d’une cinquantaine de centimètres, derrière lesquels les militaires peuvent se réfugier. «Et ils disent que la situation est sous contrôle !» plaisante Ahmat, un jeune militaire.

 

Pendant l’attaque sur la capitale, le président Deby, très isolé, était retranché dans son palais, sous le feu de la rébellion, qui contrôlait la ville. Le régime a cru vivre ses dernières heures. Sauvé grâce à ses chars d’assaut, ses hélicoptères et au soutien français, Deby entend aujourd’hui se maintenir au pouvoir coûte que coûte. «La tranchée, les postes de garde, les cargaisons d’armes qui arrivent tous les jours, ce n’est pas ça qui va sauver Deby, poursuit le jeune militaire. Il faut des hommes. Et pendant la bataille de N’Djamena, tout le monde s’est planqué, les ministres, les généraux, ils croyaient tous que le régime était fini», conclut-il. Deby s’en était lui-même plaint lors de sa première conférence de presse publique après les combats. Il y a ceux qui l’affirment sans honte. «Je ne suis pas un combattant, je n’avais rien à faire au palais», explique un ministre. D’autres le cachent ou réécrivent l’histoire, en espérant éviter la disgrâce. Ceux qui se sont battus ne parlent que des «traîtres» ou des «lâches». «On n’était qu’une poignée au palais pendant les deux jours, confie un haut responsable tchadien. Il faut les voir tous ces ministres, ces conseillers qui se pavanent en tenue militaire, passent leur temps à mentir au Président et hurlent contre les mercenaires à la solde du Soudan [ndlr : les rebelles], leurs complices ou la population.»

 

Les groupes rebelles tchadiens, dirigés par d’anciens proches de Deby, y compris ses propres neveux, ont traversé le pays depuis leurs bases au Darfour soit près d’un millier de kilomètres, sans rencontrer de résistance. Ce n’est qu’aux abords de la capitale que rebelles et armée régulière se sont affrontés. En trois jours de combats, dont deux en ville, il y aurait eu 700 morts, civils et militaires, selon le gouvernement. Des milliers d’habitants de N’Djamena sont partis se réfugier au Cameroun voisin.

 

Des croix rouges et noires

 

Aujourd’hui, il ne reste que peu de traces des combats en ville. Les carcasses de pick-up ont été dégagées, les cadavres enterrés, les impacts de tirs sur les façades pour la plupart rebouchés. Pourtant dans plus d’une dizaine de quartiers, maisons et boutiques sont entièrement détruites. Des stigmates qui ne sont pas ceux de l’attaque, mais bien d’un programme de destruction méthodique, mis en œuvre par les autorités, après l’offensive rebelle. «Deby nous punit», explique Mahamat, un jeune Tchadien, dont la maison a été détruite du jour au lendemain. «Dans le quartier Ngoudji, les rebelles sont restés longtemps. Il y a des habitants qui ont même applaudi à leur arrivée. On nous punit aussi parce qu’on est gorans, de la même ethnie que Mahamat Nouri», le principal chef de la rébellion. En plus des destructions, ces habitants se plaignent d’exactions commises par l’armée régulière et les rebelles soudanais du Darfour, les «toros-boros» (déformation ironique de Tora Bora, la montagne afghane où Ben Laden s’est réfugié pour échapper à l’offensive américaine en 2001), venus prêter main-forte au régime de Deby. L’un des principaux groupes rebelles soudanais du Darfour, le Mouvement pour la justice et l’égalité, est majoritairement composé de Zaghawas, l’ethnie du président tchadien.

 

«Les toros-boros ont attrapé huit femmes le même soir chez moi», explique Hissène, un Goran d’une cinquantaine d’années. Son visage est entièrement tuméfié, ses yeux gonflés. «Ils voulaient voler mais nous n’avions rien. Ils étaient saouls, ils m’ont frappé et s’en sont pris aux femmes.» Hissène appelle l’une des plus jeunes filles, Miriam, d’une douzaine d’années à peine. Sa joue est très enflée et ses poignets lacérés. «Ils la tenaient par les poignets…», se contente-t-il d’expliquer. Le mot de «viol» ne sera jamais prononcé. Mais les quartiers gorans ne sont pas les seuls à faire les frais de cette nouvelle politique de la municipalité. Presque tous les quartiers de N’Djamena, y compris ceux habités par des Zaghawas, sont touchés par les destructions en cours. «Ici, c’était ma maison, explique Timothée devant un champ de ruines. J’étais au travail, quand ils sont venus. Toutes mes affaires étaient à l’intérieur, je n’ai pu récupérer qu’une valise.» La maison de Timothée était située sur une «réserve» de l’Etat tchadien, officiellement interdite à la construction. Des croix rouges ou noires, signes d’une prochaine destruction, sont visibles un peu partout sur les murs de la capitale. «Ma maison avait une croix depuis un an, je savais qu’elle devait être détruite, reconnaît Timothée. Mais je l’ai achetée, j’ai un titre de propriété et je n’ai nulle part ailleurs où loger.» «Tous ces terrains ont été vendus illégalement par les services du cadastre, c’est-à-dire l’Etat ou par des responsables de quartiers depuis les années 80, explique un haut responsable de la mairie. Il s’agit d’un énorme réseau de corruption dont pâtissent aujourd’hui des milliers de Tchadiens issus des couches sociales les plus défavorisées

 

Un pillage ciblé

 

Au total, plus de deux mille concessions ont déjà été détruites dans la capitale dans le cadre de ces programmes dits de «déguerpissement», laissant des dizaines de milliers d’habitants, propriétaires ou locataires, à la rue. L’organisation américaine de défense des droits de l’homme a dénoncé dans un communiqué cette démolition de logements sans dédommagement ni procédure équitable. «Human Rights Watch ment ! Dans certains quartiers où les expulsions ont été effectuées pour cause d’utilité publique, on a dédommagé les propriétaires ou les occupants de bonne foi, rétorque le porte-parole de la mairie de N’Djamena, Abdelnasser Garboa. Mais les autres, la grande majorité, occupaient illégalement des terrains appartenant à l’Etat

 

«Ce qui est surprenant avec les déguerpissements, c’est que la municipalité n’a pas suffisamment de projets ou d’argent pour occuper tous ces terrains libres, commente un diplomate en poste dans la région. Ils détruisent vite. Juste pour détruire», ajoute-t-il. De son côté, la mairie de N’Djamena promet la construction de maternités, d’hôpitaux, de lycées, d’écoles, de bâtiments publics, d’espaces verts et même d’un parc d’attractions. Malgré l’exploitation du pétrole dans le sud du pays depuis 2003, le Tchad reste l’un des pays les plus pauvres au monde, 170e sur 177 selon l’indice de développement humain du programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Durant la bataille de N’Djamena, des habitants ont pillé ou incendié les institutions représentant l’Etat. Ils s’en sont pris aux maisons de la famille du Président, des hauts dignitaires du régime ou d’expatriés. Un pillage ciblé. «Juste après les combats, c’était difficile de faire la différence entre les pillards et les gens qui fuyaient la ville,révèle le directeur général de la police tchadienne, le général Idriss Dokony. Mais nous avons fait notre possible pour réinstaurer l’ordre au plus vite.» Le gouvernement a décrété l’état d’urgence pour un mois et a organisé des fouilles dans tous les quartiers pour retrouver les biens pillés. Là aussi la volonté de bien faire a dégénéré en exactions.


«Ils demandent des factures et si tu ne les présentes pas, ils t’arrachent tout en disant que tu as pillé, surtout les objets de valeur et même l’argent», explique Issa, un sudiste d’une vingtaine d’années, ajoutant : «Qui a des factures au Tchad ?» Comme des milliers d’autres, Issa avait fui les combats avec sa famille au Cameroun. «Et quand on rentre, c’est pour que nos maisons soient détruites ou pillées, et nos femmes violées», s’emporte-t-il. Arrestations, exécutions sommaires, tortures, viols ou vols. Les organisations tchadiennes et internationales des droits de l’homme ont dénoncé des exactions commises par les forces tchadiennes de l’ordre, les rebelles soudanais ou des hommes en armes. «N’Djamena vit aujourd’hui encore dans un climat de peur. Les habitants refusent le plus souvent de témoigner, explique Massalbaye Tenebaye, président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme. Les civils n’ont pas compris qu’après le retrait des rebelles, les forces de l’ordre s’en prennent à eux, comme si c’étaient tous des complices des rebelles ou des pilleurs. Des mois plus tard, le gouvernement ne fait toujours aucun effort pour les rassurer.» «Ceux qui se plaignent d’exactions devraient porter plainte, rétorque le directeur général de la police, Idriss Dokony. Les auteurs, quels qu’ils soient, seront sévèrement punis.» Mais très peu osent aller au commissariat.


Une commission d’enquête, contestée, devrait éclaircir les événements qui entourent l’attaque ratée des 2 et 3 février, dont la disparition de l’un des principaux opposants Ibni Oumar Mahamat Saleh. «Obtenue» lors de sa visite au Tchad le 27 février par Sarkozy, elle devait être «internationale». Mais la commission créée deux jours plus tard par le président Deby était en majorité composée de proches du régime.


«Observateurs»


En outre, son mandat portait sur «l’agression soudanaise», N’Djamena accusant Khartoum d’en être à l’origine. Après de multiples revirements, le dernier décret présidentiel donne pour mission à cette commission de faire la lumière sur la disparition d’opposants et les violations des droits de l’homme, mais n’accorde plus que le statut d’«observateurs» aux étrangers.

«Jusque-là, Idriss Deby était entouré d’extrémistes et s’obstinait dans ses erreurs», commente un diplomate en poste dans la région. La communauté internationale, qui a apporté un soutien inconditionnel au gouvernement tchadien après l’attaque sur N’Djamena, attendait depuis un fléchissement du régime. Il pourrait peut-être finalement avoir lieu. Le président Deby vient de nommer un nouveau Premier ministre, chargé de former un gouvernement d’ouverture. Signe de détente, l’opposition se dit prête à y participer.




Tchad : scepticisme au sujet du nouveau gouvernement vendredi 25 avril 2008

 

par Aloys Evina  Le JOURNAL CHRETIEN

Une semaine après sa nomination par le président Idriss Déby Itno, le Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas vient de publier la liste de son gouvernement composé de 37 membres. Quatre opposants, membres de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) font leur entrée dans ce gouvernement.

C’est ainsi que le ministère de la Défense est confié au général Wadal Abdelkader Kamougué, tandis que le ministère de la Justice est confié à Jean Bawoyeu Alingué, autre figure de l’opposition. Naimbaye Lossimian à l’Agriculture, et Ahmit Mahamat Dalob à l’aménagement du territoire, Beaucoup de ministres conservent leur poste, nous dit notre correspondant François Djékombé. Saleh Kebzabo, un des membres de la CPDC, juge insuffisant le nombre des postes attribués à l’opposition.

Interrogé sur la mise en œuvre de l’accord signé le 13 août 2007 entre le gouvernement et la CPDC et qui doit aboutir à des élections démocratiques en 2009, M. Kebzabo a dit que cela ne serait possible que si le président Idriss Déby Itno en donne la latitude au Premier ministre. Assurant que la coalition de l’opposition n’a pas renoncé à son exigence que le gouvernement fasse la lumière sur la disparition du porte-parole de la CPDC, Ibni Oumar Mahamat Saleh, Saleh Kebzabo a fait remarquer que la présence de membres de la CPDC au sein du gouvernement « pourrait donner un coup d’accélérateur » à ce processus.

Ali Golhor, un autre député de l’opposition, juge « inopportune » l’entrée des membres de la CPDC au sein du gouvernement. « C’est comme si nous passions l’éponge sur l’affaire de Ibni Oumar Saleh ; il a été notre porte-parole, il a dirigé la CPDC avec droiture, il a assumé correctement sa mission », a-t-il déclaré.

Certains Tchadiens estiment que les changements apportés au gouvernement ne vont pas assez loin. D’autres se demandent si l’entrée des opposants dans le gouvernement ne vise pas à diviser l’opposition, surtout, disent-ils, que « tout est entre les mains du chef de l’Etat. »

 

Berne sanctionne N'Djamena

 

 

La Suisse prend des mesures contre le Tchad pour son utilisation abusive du Pilatus vendu en 2006. Le gouvernement suisse (Conseil fédéral) ne veut pas que la population civile tchadienne en pâtisse, il a donc décidé de sanctionner des «représentants de l'Etat».

 

Outre les sanctions, le Conseil fédéral a ordonné une révision des dispositions légales concernant les conditions d'exportations d'avions d'entraînement militaire. Selon un communiqué du Département fédéral de l'économie (DFE), le gouvernement va proposer au Parlement une modification de la loi sur le contrôle des biens (LCB).

 

Cette révision fâche le gouvernement du canton de Nidwald qui estime que cette dernière va défavoriser les activités de la société Pilatus de Stans déjà soumise à une rude concurrence internationale.

 

Pour mémoire, la Suisse a vendu un PC-9 au Tchad en 2006. Or cet avion a été armé et utilisé à des fins militaires en décembre 2007 ainsi qu'en janvier et février 2008.

 

Un tel emploi n'est pas conforme à la déclaration de destination finale signée par N'Djamena. L'appareil non armé était en effet destiné uniquement à l'entraînement. Pilatus s'est acquitté correctement de son contrat.

 

La Suisse prend des sanctions contre le Tchad qui a utilisé à des fins militaires un Pilatus


Tsr.ch  25.04.2008 12:31


La Suisse prend des sanctions contre le Tchad, qui a armé et utilisé à des fins militaires fin 07 et début 08 un Pilatus destiné à l'entraînement. Le gouvernement a décidé de sanctionner des "représentants de l'Etat", a communiqué le département de l'Economie vendredi. En outre, les exportations ne devraient plus être autorisées si un Etat souffre d'un conflit armé ou s'il y a un risque que les avions soient utilisés contre les civils. Une modification de la loi sur le contrôle des biens sera proposée Le gouvernement de Nidwald, où siège l'entreprise Pilatus de Stans, s'est dit mécontent, craignant la concurrence. (SWISS TXT)

 

 

Le Tchad, coupable idéal

 

 

Le Courrier  Samedi 26 Avril 2008

 

   SIMON PETITE    

 

Comme dans toute fable, il y a les bons et les méchants. Au centre de l'histoire, un avion qui fait la fierté de Nidwald, petit canton au milieu des montagnes suisses. Ces vingt dernières années, la firme Pilatus a vendu des centaines d'appareils militaires dits d'entraînement mais qui ont été utilisés dans presque tous les conflits internes de la planète.
Quand la télévision alémanique a révélé en février dernier que le Tchad avait envoyé un avion PC-9 bombarder le Darfour, cela n'a étonné personne. Personne, sauf la Confédération à qui le gouvernement d'Idriss Déby avait promis de n'utiliser l'appareil que pour former ses pilotes. On sait ce que valent les assurances d'un dictateur, surtout s'il est acculé par une rébellion, mais passons.

 
Furieuse, la Suisse a ouvert une enquête. Comment se fait-il que des bombes se soient retrouvées sous les ailes du PC-9? Les investigations sont aujourd'hui achevées. Nul ne connaît leur teneur exacte mais leurs conclusions sont sans surprise: les ateliers Pilatus n'ont rien à se reprocher. Peu importe que l'entreprise de Stans vante la robustesse et la maniabilité de ses modèles auprès des armées du monde entier, pourvu qu'elle respecte la loi.
Quant au Tchad, il a trahi la confiance helvétique et la conseillère fédérale Doris Leuthard a annoncé, hier, des sanctions contre le pays africain. Les dignitaires du régime seront privés de visa et la coopération suisse ne bénéficiera plus qu'à la société civile.
Il est frappant de constater que ces mesures de rétorsion ont d'abord été annoncées au gouvernement nidwaldien, jeudi, avant même d'être rendues publiques. Mme Leuthard a aussi tenté de rassurer les autorités de Suisse centrale, inquiètes du maintien des places de travail dans leur canton. Elles n'ont pas trop de souci à se faire.


Car la législation suisse reste très perméable. Le Conseil fédéral se refuse toujours de considérer les Pilatus comme du matériel de guerre –cela rendrait plus difficile leur vente– et l'affaire tchadienne ne l'a pas fait changer d'avis. D'autant moins qu'une initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) a été déposée en septembre dernier afin d'interdire toutes les exportations d'armes. Tout au plus, Berne annonce la révision des dispositions réglant l'exportation des fameux avions. Pas de quoi couper l'herbe sous le pied de la gauche et des antimilitaristes.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:29

 

 

Tripoli, - 24/04/2008 - Libye - (PANA) - Le secrétaire aux affaires de l'Union Africaine au comité populaire général libyen des relations extérieures et de la coopération internationale, Dr Ali Triki, s'est réuni jeudi à Tripoli, avec l'émissaire du secrétaire général des Nations unies au Tchad et en Centrafrique, le portugais, Victor Da Silva Angelo, actuellement en visite en Libye.

La rencontre a permis d'examiner les efforts de la Libye en faveur de la réalisation de la paix au Tchad, au Soudan et en Centrafrique, ainsi que les résultats de la visite effectuée le 15 avril courant en Libye par le président centrafricain François Bozizé, accompagné par la Commission du dialogue national en Centrafrique qui comprend le gouvernement et les autres factions politiques.


L'émissaire du secrétaire général des Nations unies a, au cours de cette réunion, demandé le soutien de la Libye pour le programme exécuté par l'ONU pour la formation d'agents de police en Centrafrique et au Tchad en vue de contribuer au maintien de la sécurité et de la paix à l'intérieur des camps de réfugiés dans les deux pays.


Les deux responsables ont convenu au cours de cette rencontre, de la coopération entre les Nations Unies et la Libye dans ce domaine.


La Libye a, rappelle-t-on, déployé et continue à déployer d'intenses efforts pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région, notamment dans le Darfour. Dans ce cadre, elle a accueilli durant les dernières années plusieurs mini-sommets africains consacrés aux développements de la situation dans la région, notamment la paix dans la province du Darfour et l'apaisement de la tension entre le Soudan et le Tchad.


Elle a parrainé aussi le 2 février 2007 à Syrte (centre de Libye) la signature d'un accord de paix entre le gouvernement de la Centrafrique et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Abdoulaye Miskine et qui associe aussi l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).



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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:27




 

Venu faire le point sur la situation politique dans son pays avec son homologue gabonais Bongo Ondimba, le président centrafricain François Bozizé a quitté Libreville le 23 avril dernier dans la soirée à l’issue d’une visite de travail et d’amitié de 24 heures au Gabon où il aura abordé avec son hôte les diverses facettes du conflit qui touche son pays, dans le cadre de la préparation d'un débat national pour la résolution de ce conflit.

 

Source : Gaboneco.com  25/04/08

 

Le président centrafricain, François Bozizé, a effectué le déplacement de la capitale gabonaise les 22 et 23 avril dernier pour informer le président Bongo Ondimba, qui préside la commission ad hoc de la CEMAC sur les questions centrafricaines, des résultats de ses démarches et contacts en vue de la tenue du dialogue politique inclusif censé ramener une paix définitive en centrafrique.


Le président Bozizé a prévu de réunir toute la classe politique centrafricaine, la société civile, les partis politiques de la majorité, ceux de l’opposition, y compris l’opposition armée, autour d’une même table pour un débat national où chacun devrait pouvoir exprimer ses revendications et les concessions envisageables pour sortir de la crise qui perdurent dans ce pays.

«Je pense qu’à l’issue de ce dialogue, nous pourrons commencer à parler d’autre chose» a déclaré le président centrafricain.


François Bozizé a informé son homologue gabonais de l’organisation du dialogue de paix inclusif centrafricain selon l’agenda arrêté d’un commun accord entre les membres du comité préparatoire et le gouvernement centrafricain.


Pour sa part, le président Bongo Ondimba a souhaité que cette nouvelle démarche aboutisse à une réconciliation de la classe politique centrafricaine et au retour à une paix durable dans ce pays.

Les participants se sont accordés sur les points préalables et nécessaires à l’ouverture du dialogue, à savoir la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et l’Armée populaire pour la restauration de la République (APRD), l’un des groupes rebelles les plus puissants actifs au nord-ouest de la Centrafrique, la conclusion d’un accord de paix global et l’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées. Le financement de cette large concertation nationale a également été examiné.

Le président Bongo Ondimba a déjà joué un rôle déterminant dans la stabilisation et le retour de la paix en République centrafricaine par le passé. C’est à Libreville que les centrafricains avaient négocié et signé un accord sur l’élection présidentielle du 13 février 2005. La liste des candidats avait été revue à la hausse et la date du scrutin repoussée d’un mois grâce à la médiation du président gabonais.


Le président centrafricain François Bozizé et son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba ont pris acte avec satisfaction du déploiement effectif des troupes de l’EUFOR-Tchad-RCA dans les régions très agitées de l’est tchadien et du nord-est de la RCA conformément à la Résolution 1778 des Nations unies adoptées le 25 septembre 2007.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 23:27





(Gabon Eco 23/04/2008)

Le président centrafricain François Bozizé est arrivé en fin d'après midi du 22 avril dans la capitale gabonaise pour une visite officielle au cours de laquelle il doit rencontrer son homologue gabonais pour solliciter son soutien et sa médiation dans le processus de résolution de la crise militaro-politique en République centrafricaine.

Dans le cadre du dialogue politique inclusif censé mettre un terme définitif à la crise militaro-politique en République centrafricaine, le président François Bozizé est en visite officielle à Libreville pour solliciter le soutien du président gabonais Bongo Ondimba dans la résolution de cette crise.

Le président Bozizé a prévu de réunir toute la classe politique centrafricaine, la société civile, les partis politiques de la majorité, ceux de l’opposition, y compris l’opposition armée, autour d’une même table pour un débat national où chacun devrait pouvoir exprimer ses revendications et les concessions envisageables pour sortir de la crise qui perdurent dans ce pays.

Dans cette logique, Bangui cherche à impliquer le président Bongo Ondimba dans ce processus pour le poids que le statut du chef de l’Etat gabonais pourrait peser dans la résolution pacifique de la crise centrafricaine.


Le président Bongo Ondimba a déjà joué un rôle déterminant dans la stabilisation et le retour de la paix en République centrafricaine par le passé. C’est à Libreville que les centrafricains avaient négocié et signé un accord sur l’élection présidentielle du 13 février 2005. La liste des candidats avait été revue à la hausse et la date du scrutin repoussée d’un mois grâce à la médiation du président gabonais.

Lors des élections présidentielles de 2005, le président Bongo Ondimba avait été sollicité par les leaders politiques centrafricains qui cherchaient à s’opposer aux décisions de la Cour constitutionnelle qui n’avait retenu que cinq candidatures sur la quinzaine qui lui avait été soumise.

Publié le 23-04-2008 Source : Gaboneco.com Auteur : gaboneco

 

© Copyright Gabon Eco

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 22:46



 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 21 Apr 2008


Points saillants

 

- Séminaire de 4 jours sur la Réforme du Secteur de la Sécurité.

- Une délégation du comité préparatoire pour le dialogue inclusif pour la paix en RCA en tournée.

- Torben Brylle, Représentant Spécial de l'Union Européenne pour le Soudan et l'opération EUFOR-Tchad/RCA en visite en RCA.

 

Contexte et sécurité

 

Un pas crucial pour la RCA vers le SSR La semaine dernière, le Gouvernement centrafricain a tenu un séminaire de quatre jours sur la Réforme du Secteur Sécurité (RSS). Ce séminaire a eu lieu du lundi au jeudi et avait pour but de faire un état des lieux des services centrafricains de la sécurité et de la justice, ainsi que d'établir des stratégies de réforme à court et moyen termes. La RSS constitue une des étapes clés citées dans la stratégie de réduction de la pauvreté de la RCA et pourrait ainsi avoir un impact important sur la situation humanitaire du pays. Après cinq mois de travaux du Comité national sur la RSS, le Chef de l'Etat, François Bozizé a inauguré le séminaire le 14 avril. Les premières séances se sont concentrées sur l'état actuel de la situation, les mandats et les besoins du pays en matière de sécurité et de justice. Les sessions suivantes ont intégré les thèmes transversaux, tels que le role de l'Assemblée Nationale, la transparence des finances publiques et l'égalité des sexes, dans les stratégies de réforme. Les débats ont été principalement axés sur les acteurs suivants:

 

- L'Armée Nationale (Forces armées centrafricaines-FACA) et la gendarmerie;

- Les services de police nationale et municipale;

- Les forces paramilitaires (douanes, la protection de l'environnement);

- L'administration judiciaire et pénitentiaire;

- Les services de renseignement;

- Les entreprises de sécurité privées.

Les participants ont travaillé le mercredi soir afin de finaliser des mesures concrètes qui établiraient des bases d'un secteur de la sécurité favorable au développement sur les deux prochaines années. Lors de la cérémonie de clôture le 17 avril, le Président Bozizé a accepté au nom du Gouvernement, les recommandations formulées tout au long du séminaire.

Principales suggestions:

 

- Augmenter le nombre de recrues FACA et faire respecter les règles de retraite obligatoire (à partir de mai 2008);

- Adopter un code de conduite militaire fondée sur les droits de l'homme et établir des sanctions pour les violations (octobre 2008);

- Nette distinction des uniformes pour les différents services (décembre 2008);

- Former les chefs de village et des environs pour leur rôle juridique (janvier 2009);

- Mettre en place un corps pour les gardes de prisons civiles (janvier 2009);

- Revoir les méthodes et démanteler les points de contrôle illégaux (mai 2008) et réduire le nombre de points de contrôle légal (août 2008).


Pour plus d'informations contacter John Ratcliffe au john.ratcliffe@undp.org ou téléchargez les documents à ce sujet sur
http://hdptcar.net/blog/ssr

 

Comité préparatoire pour le dialogue

 

Une délégation du comité préparatoire pour le dialogue inclusif centrafricain composée des représentants du pouvoir, de la société civile et des représentants d'organisations internationales, s'est rendue le vendredi 18 avril à Lomé au Togo où réside l'ex-président centrafricain Ange Félix Patassé. Bien avant, elle s'était rendue à Paris où elle avait rencontré Jean-Jacques Demafouth, le président de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), mouvement armé actif dans le nord-ouest de la Centrafrique. Mercredi dernier, cette délégation s'était également rendue à Tripoli pour rencontrer le président Mouammar Kadhafi qui soutient le dialogue de paix et pour rencontrer également Abdoulaye Miskine, un autre chef de l'opposition. Jean-Jacques Demafouth et Abdoulaye Miskine demandent des garanties sécuritaires et des mesures de grâce ou d'amnistie afin de venir à Bangui sans inquiétude. La délégation se rendra bientôt au Gabon pour une rencontre avec le médiateur du dialogue, le président gabonais Omar Bongo Ondimba.

 

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA |

Nancy Snauwaert snauwaert@un.org |+236 75 54 22 78

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 17:46



 

La Tribune.fr (www.latribune.fr). Reuters - 24/04/08 à 15:38:00

 

PEKIN (Reuters) - La Chine annonce le rappel prochain d'une cargaison d'armes à destination du Zimbabwe, que les dockers sud-africains ont refusé de décharger à Durban.

La Zambie, qui préside la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), a appelé les Etats de la région à interdire au navire chinois, l'An Yue Jiang, l'accès à leurs eaux, au motif que sa cargaison d'armes risquait d'aggraver la crise politique du Zimbabwe.

 

"D'après mes informations, l'entreprise chinoise a décidé de rappeler le navire et sa cargaison destinée au Zimbabwe", a déclaré Jiang Yu, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

 

"Dans le domaine des armes conventionnelles, nous avons des relations commerciales avec plusieurs pays. Ces relations respectent nos lois, les résolutions du Conseil de sécurité ainsi que les obligations internationales de la Chine.

 

"Nous avons été très responsables et prudents au sujet des exportations d'armes."

Les résultats de l'élection présidentielle du 29 mars au Zimbabwe n'ont pas été annoncés, alimentant une crise politique entre le pouvoir et l'opposition, qui assure avoir remporté le scrutin dès le premier tour.

 

DES DÉCLARATIONS "INFONDÉES"

 

Jiang a farouchement défendu les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique, après l'adoption par le Parlement européen d'une résolution critiquant ses livraisons d'armes à des pays tels que le Soudan et le Tchad.

Le Parlement européen a aussi estimé que des investissements inconditionnels dans certains pays ne se distinguant pas par leur bonne gouvernance pouvaient contribuer à perpétuer des violations des droits de l'homme.

 

"Ils ont ignoré les faits et fait des déclarations infondées, ce qui est totalement irresponsable", a déclaré Jiang au sujet de cette résolution.

L'Union européenne applique déjà un embargo sur les ventes d'armes au Zimbabwe, en vertu de sanctions adoptées en 2002 contre Harare. Il interdit aux 27 pays membres de l'UE de fournir au Zimbabwe des armes ou du matériel destiné à des opérations militaires.

 

Le commerce florissant entre la Chine et l'Afrique, dont les ressources naturelles sont très demandées par une économie chinoise en plein boom, s'est vu reprocher de ne pas tenir compte de la situation des pays concernés en matière de gouvernance ou de droits de l'homme.

 

D'autres y voient en revanche une nouvelle source de financements dont l'Afrique a besoin.

Selon Jiang, le rôle de la Chine en Afrique sera, en dernière analyse, jugé par les populations africaines, et non par des pays tiers. "Nous respectons le droit des pays africains à choisir leur propre système politique et la voie de leur développement social", a-t-elle dit.

 

© 2008 La Tribune

Lindsay Beck, version française Gregory Schwartz et Natacha Crnjanski

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 17:02

 



 

Trombinoscope

 

Tous les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons gravitent dans l’orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

Les frères au grand jour

Omar BONGO ONDIMBA (Gabon).
Denis SASSOU NGUESSO (Congo-Brazzaville).


Idriss DEBY ITNO (Tchad).

François BOZIZE (République Centrafricaine). A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d’une Eglise du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l’automne 2007 la bénédiction du pape BENOIT XVI.


Les frères de l’ombre

Ceux-là s’abstiennent de confirmer, voire démentent. Il arrive que les sources initiées consultées par L’Express se contredisent...
Abdoulaye WADE (Sénégal). A, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D’autant qu’il doit tenir compte de l’hostilité de l’islam confrérique envers la franc-maçonnerie.
Blaise COMPAORE (Burkina Faso). Parrainé par son ministre des Affaires étrangères, DJIBRIL BASSOLE.

 

Amadou TOUMANI TOURE (Mali).
Mamadou TANDJA (Niger).
Thomas YAYI BONI (Bénin).
Paul BIYA (Cameroun).
Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères

Amadou TOUMANI TOURE (Mali).
Mamadou TANDJA (Niger).
Thomas YAYI BONI (Bénin).
Paul BIYA (Cameroun).
Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères

 


Ils ont été approchés et envisagent de rallier la " tribu ".
Faure GNASSINGBE (Togo).
Joseph KABILA (République démocratique du Congo).

 Futur temple de la franc-maçonnerie à Brazzaville

 

La Franc-Maçonnerie  : Un legs colonial

 

Dédiée à "Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés ", la première loge en terre Africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal. Il s’agira longtemps d’une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires.

Plusieurs maçons fameux ont plaidé en faveur de l’abolition de l’esclavage, notamment l’abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor SCHOELCHER.

 

D’autres ont œuvré à l’expansion de l’empire Français, tels Pierre SAVORGNAN de BRAZZA et Jules FERRY, désireux "d’apporter les Lumières aux races inférieures ".

L’émir Algérien ABD EL-KADER a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au XX è siècle. Citons le Sénégalais Blaise DIAGNE, nommé commissaire de la République en 1918 par CLEMENCEAU, puis sous-secrétaire d’Etat aux Colonies sous Paul DOUMER, ou le Guyanais Félix EBOUE, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l’Afrique Centrale à la France Libre. A l’heure des indépendances, les loges Africaines s’émancipent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du GO et de la GLNF.

A lire : La Franc-Maçonnerie en Afrique, par Georges ODO. Editions maçonniques de France, 2000.

Un article sur quatre pages de l'hebdomadaire français " L'Express " (14/04)

 

 

(...) Ils hantent les palais présidentiels du continent noir. Mais, sur fond de violentes querelles, les « frères » y ont plus perpétué les travers de la Françafrique - et ses dérives affairistes - que contribué à la diffusion des idéaux maçonniques (...)

 
Réseau des réseaux, la maçonnerie n'en finit plus de fasciner, au risque du fantasme. En Afrique plus qu'ailleurs, la saga des « frères trois points » s'est trouvé un terreau fertile, tant ses codes et ses usages y font écho à la magie des rites initiatiques ou du bois sacré et à la force ancestrale du clan. Le désir d'accéder à ce sanctuaire laïque de l'élite blanche, puis le souci d'instaurer avec l'ex-métropole coloniale des canaux inconnus des profanes, discrets vecteurs d'influences, ont fait le reste. Au-delà des fables, un fait : sur le continent africain, une douzaine de chefs d'Etat de l'espace francophone ont « reçu la lumière ». Seul le Gabonais Omar Bongo Ondimba, initié jadis par un certain Naudy, inspecteur général des PTT athée et socialiste, revendique cette allégeance. Maître du Congo-Brazzaville, son cadet et néanmoins beau-père, Denis Sassou-Nguesso, alias « DSN », longtemps méfiant, se fait prosélyte. Au point d'avoir orchestré la « conversion » du Tchadien Idriss Déby et du Centrafricain François Bozizé. Quel que soit leur degré d'assiduité, le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Malien Amadou Toumani Touré, le Nigérien Mamadou Tandja et le Béninois Boni Yayi ont un jour passé le tablier ; tout comme le nouveau patron de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, gabonais lui aussi. Tous gravitent dans l'orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

 
Mesurée à l'aune des guerres qui endeuillent l'Afrique, l'autorité de la maçonnerie a pourtant du plomb dans l'aile (...) Mais aucun épisode ne reflète mieux l’impuissance des « triponctués » que le fiasco congolais. Conflit ô combien fratricide : il met aux prises dès 1993 le président sortant Pascal Lissouba, adepte du Grand Orient initié l’année précédente à Besançon, au lendemain de sa prestation de serment, et le général Denis Sassou-Nguesso, illuminé quant à lui à Dakar sous le label GLNF. Pour l’anecdote, Sassou avait vainement tenté d’attirer son futur ennemi juré dans l’orbite de sa propre obédience… Missions multiples, appels pressants, palabres « sous le maillet » : rien n’y fit. Pas même l’entregent du roué Bongo. « La raison avait quitté la Cité, soupire Joseph Badila, ancien très puissant souverain grand commandeur du Grand Orient et des loges associées du Congo (1). L’appétit de pouvoir prévaut souvent sur nos idéaux (...)

 

En août 1999, même topo. Réunis au siège du GO, rue Cadet (Paris IXe), les envoyés des trois belligérants – Sassou, Lissouba et Bernard Kolélas – doivent finaliser un « pré-accord ». Las ! On attendra en vain la délégation du premier nommé. C’est dire combien la sévère mise en demeure adressée quelques mois plus tôt aux frères dévoyés par Philippe Guglielmi, alors à la tête du Grand Orient, avait fait long feu. Le prédécesseur d’Alain Bauer peut au moins se targuer d’une intercession utile : en joignant in extremis DSN en brousse, il sauva sans doute la vie à six civils, dont trois francs-maçons, que les miliciens Cobra du futur vainqueur brûlaient de liquider (...) 

 

Un autre travers fausse l’équerre : l’initiation à marche forcée de despotes élus ou pas, hermétiques aux idéaux humanistes de la maçonnerie et propulsés au sommet de la hiérarchie, sinon à la tête d’une obédience taillée sur mesure. « Brûler ainsi les étapes, c’est idiot », grommelle Guy Penne. Tel fut le cas du défunt Robert Gueï, initié en présence d’une brochette d’anciens officiers français et catapulté en un clin d’œil au 33e degré, dignité suprême. Soulève-t-on ce dévoiement et l’ascension météorique de Sassou devant François Stifani (GLNF) ? La riposte cingle : « Je ne peux pas vous laisser dire ça. Le président Sassou-Nguesso tient son maillet de manière impeccable. Chez lui, l’observance des rites est exemplaire. Moi, à la différence de mes amis du GO, je ne fais pas de politique. » L’ennui, c’est que DSN, lui, ne fait que cela. « Il veut verrouiller un consensus maçon en sa faveur d’ici à l’échéance présidentielle de 2009, avance un dignitaire congolais. Son gouvernement compte une vingtaine de frères, mais où sont les écoles, les dispensaires, les routes, les emplois, les retraites, la justice, la solidarité, le partage. Où ? Que devient le pactole que nous vaut la flambée du cours du pétrole ? » (...) 

 

Vincent Hugeux, avec François Koch.  

 

© " L'Express ".

 

 

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 16:46



 

APA Bangui 24-04-2008 (Centrafrique) Le dialogue politique inclusif tant attendu en Centrafrique parce que censé ramener une paix définitive dans ce pays confronté, dans un passé encore récent, à des mutineries politico-militaires, devrait finalement se tenir en juin prochain, a appris APA de source officielle jeudi à Bangui.

 

Les membres du comité préparatoire du dialogue politique inclusif et le gouvernement centrafricain se sont accordés pour organiser cette large concertation nationale à la mi juin prochain, selon un communiqué officiel rendu public à la radio nationale par le ministre centrafricain de la communication, M. Cyriaque Gonda.

 

Selon le même communiqué, les deux parties se sont également accordées sur la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et l’Alliance populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), la conclusion d’un accord de paix global, l’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées et sur les questions relatives au financement du dialogue politique.

 

Le communiqué a été publié au terme d’une mission conjointe effectuée, du 22 au 23 avril à Libreville au Gabon, par les membres du comité préparatoire du dialogue politique inclusif et le gouvernement, à l’invitation du président Omar Bongo Odimba, qui préside le comité ad hoc de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sur les questions centrafricaines.

 

Le comité préparatoire doit remettre son rapport au président Bozizé le vendredi 25 avril 2008, indique-t-on. Le président Bongo Odimba a salué l’action déterminante du président centrafricain pour la reprise du dialogue politique inclusif tant attendu par le peuple centrafricain et la communauté internationale.

Il a souhaité que ces assises apportent une paix durable en République centrafricaine.

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 16:38

Bozizé attendu à Libreville

 

APA Libreville 22-04-2008 (Gabon) Le président centrafricain François Bozizé est attendu mardi après-midi (16h00 locales, 17h00 TU) à Libreville pour une visite officielle dont la durée n’est pas précisée, a appris APA de source officielle dans la capitale gabonaise.

Le chef de l’Etat centrafricain œuvre pour la tenue d’un dialogue politique inclusif censé mettre un terme définitif aux crises militaro-politiques dans son pays.

 

Il lui faut pour cela amener à la table des négociations toute la classe politique centrafricaine, la société civile, les partis politiques de la majorité comme de l’oppsotion y compris l’opposition armée pour un large débat national.

 

L’implication du président Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d’Etat africains, dans ce processus est recherchée à Bangui. D’autant plus que le chef de l’Etat gabonais a joué un rôle déterminant pour la stabilisation et le retour de la paix en Centrafrique.

 

C’est à Libreville que les Centrafricains ont négocié et signé un accord sur l’élection présidentielle du 13 février 2005. La liste des candidats avait été revue à la hausse et la date du scrutin repoussée d’un mois grâce à la médiation du président gabonais.

Bongo Ondimba avait été sollicité par les leaders politiques centrafricains qui multipliaient alors les initiatives tant sur le plan national qu’international pour s’opposer aux décisions de la Cour constitutionnelle qui n’avait retenu que cinq candidatures sur la quinzaine qui lui avait été soumise.

Fin de la visite au Gabon du président centrafricain

 

APA Libreville 24-04-2008 (Gabon) Le président centrafricain François Bozizé a quitté Libreville mercredi soir à l’issue d’une visite de «travail et d’amitié» de 24 heures au Gabon.

Le chef de l’Etat centrafricain est venu faire le point de la situation politique dans son pays avec son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sur les questions centrafricaines.

 

Dans une déclaration à la presse, le président Bozizé a indiqué avoir informé le président Bongo des résultats de ses activités et démarches auprès des mouvements armés, des opposants en exil, de la classe politique, en vue de la tenue prochaine d’un dialogue politique inclusif censé ramener une paix définitive en Centrafrique.

 

«Je pense qu’à l’issue de ce dialogue, nous pourrons commencer à parler d’autre chose», a souligné le président centrafricain.

 

Selon le communiqué final rendu public jeudi à Libreville, à l’issue de sa visite de 24 heures au Gabon, le président centrafricain a informé le président gabonais, notamment de l’organisation du dialogue de paix inclusif centrafricain, selon un agenda arrêté de commun accord entre les membres du comité préparatoire dudit dialogue et le gouvernement centrafricain.

 

Pour sa part, le président Bongo Ondimba a souhaité que le dit dialogue aboutisse sur une réconciliation de la classe politique centrafricaine, et au retour à une paix durable en Centrafrique.

 

A cet égard, tous les participants se sont accordés sur les points suivants, préalables et nécessaires à l’ouverture du dialogue: la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la République), l’un des groupes rebelles les plus puissants actifs au nord-ouest de la Centrafrique, la conclusion d’un accord de paix global et l’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées, indique le communiqué, ajoutant que le financement de cette large concertation nationale a été également examinée.

 

Bongo et Bozizé appellent la classe politique zimbabwéenne au dialogue

 

APA Libreville24-04-2008 (Gabon) Les présidents du Gabon, Omar Bongo Ondimba, et de la Centrafrique, François Bozizé, ont invité jeudi la classe politique zimbabwéenne à privilégier le dialogue et la concertation pour l’intérêt des populations.

 

Les deux chefs d’Etat ont exprimé leur «vive préoccupation face à la situation qui prévaut au Zimbabwe», selon le communiqué final rendu public au terme de la visite de travail et d’amitié de 24 heures effectuée au Gabon par le président centrafricain.

 

La tension est montée d’un cran au Zimbabwé depuis les élections générales du 29 mars dernier. D’autant plus que plus de trois semaines après le scrutin, les résultats de l’élection présidentielle ne sont toujours pas publiés alors que les signes avant coureurs d’une explosion se multiplient dans ce pays économiquement exsangue.

 

Les présidents Bongo Ondimba et Bozizé se sont réjouis, en revanche, du retour à la stabilité au Kenya et ont salué la mise en place dans ce pays d’un gouvernement d’union national et de sortie de crise.

 

Ils ont également pris acte avec satisfaction du déploiement effectif des troupes de l’EUFOR-Tchad-RCA, dans l’est du Tchad et le nord de la République centrafricaine, poursuit le texte.

La force européenne a été déployée dans les régions très agitées de l’est tchadien et du nord-est de la RCA conformément à la Résolution 1778 des Nations unies adoptées le 25 septembre 2007.

 

Selon toujours le communiqué, le chef de l’Etat gabonais a informé son homologue centrafricain des conclusions de la première réunion ministérielle du groupe de contact chargé du suivi de l’accord de paix signé à Dakar, le 13 mars 2008, par le Soudan et le Tchad, qui s’est tenue à Libreville, le 10 avril.

 

Le président centrafricain a effectué le déplacement de la capitale gabonaise pour informer le président Bongo Ondimba, qui préside la commission ad hoc de la CEMAC sur les questions centrafricaines, des résultats de ses démarches et contacts en vue de la tenue du dialogue politique inclusif censé ramener une paix définitive en centrafrique.

Ce dialogue inclusif est prévu pour le mois de juin prochain.

 

 

 

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