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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 16:47

 

 

 

journaux de Bangui

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 03 Mai 2011 13:59

Le Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) a bel et bien célébré ce 3 mai 2011, la  20e Journée Mondiale de la Liberté de Presse, à l’instar de leurs confrères du monde entier. Une célébration pourtant reportée au 9 mai prochain par l’Union des Journalistes centrafricains (UJCA) en raison de la coïncidence de la date avec la rentrée parlementaire des députés de la 5e législature.

« Le 3 mai, c’est le 3 mai, la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse doit être respectée en Centrafrique comme partout ailleurs », s’exclame Albert Mbaya, président du GEPPIC.

C’est dans cette optique qu’une cérémonie officielle s’est tenue dans la matinée du 3 mai au Centre Jean XXIII à Bangui. Plusieurs personnalités ont répondu présents à l’invitation du GEPPIC dont le président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Samy Mackfoy, qui dit « venir soutenir la presse dans son ensemble ».

« Il n’y a pas à soutenir qui que ce soit, nous sommes venus soutenir la presse et le monde des médias centrafricains » a affirmé le président de l’organe de régulation de l’espace médiatique centrafricain.

Se référant au thème de l’année, « Nouvelle frontière, nouvelle barrière », Mme Aïssatou Laba Touré, responsable de la section communication du Bureau Intégré de Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), relève que les journalistes centrafricains ont fait énormément de progrès dans le domaine des nouvelles technologies de l’information. « Avant il fallait faire le porte à porte pour porter l’information aux journalistes centrafricains mais aujourd’hui à travers l’internet, tout se passe très facilement et très rapidement » précise-t-elle.

Présente dans la Salle, Margueritte KOFIO, présidente de l’Organisation des Femmes Centrafricaine (OFCA), affirme que les difficiles conditions de travail des journalistes en RCA, découragent les femmes pourtant bien disposées à investir le métier. C’est ainsi qu’elle demande au gouvernement et aux partenaires d’« appuyer les filles à pouvoir émerger dans ce corps parce que c’est un métier noble, mais il faut des moyens pour rendre ce métier plus noble encore ».

L’Institut Panos Paris qui accompagne les journalistes, et les medias dans l’amélioration des leurs capacités, est également représenté dans cette cérémonie, par son coordonnateur résident en Centrafrique.

Cependant à Bouar, les journalistes locaux réclament de meilleures conditions de travail et la protection dans l’exercice de leurs fonctions. Ils déplorent à cet effet le manque de moyens matériels et demandent d’être pris en charge. Ils ont ainsi organisé une campagne de sensibilisation de la population sur le travail du journaliste.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 16:41

 

 

 

Gaou-la-fumee.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 03 Mai 2011 13:55

Tapis rouge au Palais de l’Assemblée nationale à Bangui, ce mardi 3 mai 21011, pour accueillir les nouveaux députés, ceux élus à l’issue des scrutins des 23 janvier et 27 mars dernier. Cette 5ème législature s’ouvre par une session extraordinaire. A l’ordre du jour, la mise en place d’un nouveau bureau et des groupes parlementaires.

Célestin Le Roy Gaombalet, député de Bambari 2 et candidat à sa propre succession, a été reconduit sans difficultés majeures à son poste de président de l’Assemblée Nationale. L’autre candidat qui lui disputait le perchoir est l’ancien ministre des Télécommunications, Thierry Savonarole Maléyombo, élu député du 7ième arrondissement de Bangui. Il s’agissait là d’une lutte interne au KNK, tous deux étant du parti au pouvoir.

Cette élection du président de l’Assemblée nationale pour cette 5ième législature est intervenue en début d’après-midi. Immédiatement après les travaux ont été suspendus. Ils reprendront mercredi 4 mai pour l’élection des autres membres, vice-présidents, secrétaires et présidents de commissions parlementaires, devant compléter le bureau du parlement.

92 députés sur 105 ont pris part à ce démarrage des travaux en présence des membres du gouvernement et de certains députés de la législature sortante. Les 13 autres députés dont les suffrages ont été invalidés par la Cour Constitutionnelle à l’issu du 1er tour des élections repartiront pour une nouvelle élection. Parmi les 92 présents, certains risquent également de reconquérir, quand la Cour constitutionnelle se sera prononcée sur les contentieux du 2nd tour.

Ce nouveau parlement centrafricain ne comporte aucun député de l’opposition. Cette dernière s’est retirée après le 1er tour des élections du 23 janvier, dénonçant une fraude massive, voulant favoriser le président Bozizé et son parti le KNK.

Les travaux de cette 1ère session extraordinaire de la 5e législature seront clôturés le 18 mai prochain.

 

NDLR : La reconduction à la tête de l’institution censée représenter le peuple centrafricain de cette calamité nationale qu’est ce monsieur dont la léthargie, la cupidité, l’aplatissement et la dévotion à Bozizé ont déjà fait la honte de la précédente législature, est une véritable catastrophe supplémentaire pour notre pays. Le casting mis au point par le KNK et qui a consisté à présenter la candidature pour le perchoir du prédateur délinquant et ancien ministre Thierry Maléyombo frauduleusement imposé par le KNK aux législatives dans le 7ème arrondissement de Bangui est franchement pitoyablement pathétique. Autre pitoyable détail de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale est que lors du vote, personne n’a répondu à l’appel du nom des députés François Bozizé, Mme Monique Bozizé ni aussi Socrate Bozizé. Leur suppléant non plus n’étaient dans l’hémicycle et les intéressés n’avaient pas non plus laissé quelque mandat que ce soit.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 02:27

 

 

 

Bangui-Avousdelirecoupe.jpg

 

 

du 3 mai 2011 au 31 mai 2011

A l’occasion de la seconde édition de « À vous lire ! », l’Alliance française de Bangui organise durant tout le mois de mai une série d’animations culturelles. Aperçu du programme.


 A partir du 3 mai 2011, la médiathèque jeunesse de l’Alliance française invite tous les jeunes lecteurs à participer à un concours autour du thème « Écris une lettre d’amour à ta bibliothèque ». En quelques lignes, les jeunes lecteurs doivent expliquer pour quelles raisons ils aiment venir et lire à la bibliothèque.

 Le concours « Raconte-moi ta Centrafrique » mis en place à l’occasion de la fête de la Francophonie 2011 se poursuit durant le mois de mai. Ainsi, les dix jeunes lecteurs, lauréats du concours d’écriture qui ont reçu un appareil photo jetable devront prendre des photographies sur le thème « Raconte ta Centrafrique ». Les plus belles photos seront exposées et primées lors de la Journée internationale de l’Enfant africain, le 16 juin 2011.

 Tous les mercredis du mois de mai 2011, un cycle sur l’écrivain et cinéaste Marcel Pagnol est proposé dans le cadre du programme « Les grands rires du cinéma voyagent ». Les films Fanny, Marius, César et La Gloire de mon Père seront diffusés à l’Alliance française de Bangui.

 Tous les mardis et samedis du mois de mai 2011, quatre contes adaptés au cinéma seront diffusés à l’Alliance française de Bangui. Il s’agit de Peter Pan, du Petit Poucet, de Peau d’âne et de Barbe Bleue.

 

 Le vendredi 20 mai 2011, une pièce de théâtre intitulée N’Garagba, maison des morts – un prisonnier sous Bokassa sera présentée à l’Alliance française de Bangui puis à l’université. Cette pièce, mise en scène par un professeur du lycée français, est interprétée par un jeune comédien centrafricain, Bénit Pandian. Elle est tirée de l’ouvrage éponyme de l’auteur centrafricain, Jacques-Thierry Gallo qui, par le biais de cet ouvrage, raconte son incarcération arbitraire lors des années « Bokassa ». La représentation de cette pièce sera suivie d’une rencontre avec l’auteur et le comédien.

 Pour l’ouverture officielle de la manifestation « À vous de lire ! », un spectacle s’intitulant « 1, 2, 3, conte ! » est programmé le jeudi 26 mai 2011. Deux conteurs populaires centrafricains inviteront le public à découvrir le patrimoine oral centrafricain.

 Le vendredi 27 mai 2011, une conférence de l’auteur centrafricain Christophe Ouapou sera proposée autour de son dernier ouvrage, Les activités entrepreneuriales en Centrafrique, de l’époque coloniale à nos jours.

 Enfin, en clôture des animations de « À vous de lire », une grande vente au kilo de livres et de produits culturels sera proposée toute la journée du samedi 28 mai 2011 à l’Alliance française de Bangui.

A noter que la plupart des manifestations programmées sont en entrée libre. Enfin, cette édition est organisée avec le soutien d’Air France.

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 02:23

 

 

Mbeki.jpg

 

 

Foreign Policy  Lundi 2 Mai 2011 22h44

Une contribution de l'ancien président Sud-africain, M. Thabo Mbeki, parue dans le magazine Foreign Policy en date du 29 avril 2011, fait état de l’échec des Nation Unies dans la crise ivoirienne et encourage les Africains à prendre en main la résolution de leurs propres conflits.

Le second tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire montés les uns contre deux autres de longue date des opposants politiques, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Pour cette raison d’une importance stratégique, il était inévitable que ce concours électoral décide de l’avenir à long terme du pays. Toutes les personnes concernées devraient avoir sondé très au sérieux la question critique: Est-ce que les élections de 2010 ont crée les conditions permettant d’établir la base d’un meilleur avenir possible pour le peuple ivoirien?

Ce qui n’a pas été fait


La communauté internationale a insisté pour que la Côte d’Ivoire mettre fin à la crise et organise des élections démocratiques, même si les conditions n’étaient pas réunies pour mener de telles élections. Bien qu’ils aient su que cette proposition était fondamentalement mauvaise, les Ivoiriens ne pouvaient pas résister à la pression internationale à la tenue des élections.

Cependant, la réalité objective est que les élections présidentielles ivoiriennes n’auraient pas dû avoir lieu au moment où elles se sont tenues. Il était parfaitement prévisible qu’elles ne feraient que renforcer le conflit, même s'il a été suggéré qu’elles y mettraient fin.

La rébellion de 2002 en Côte d’Ivoire a divisé le pays en deux parties, avec le nord contrôlé par les rebelles des Forces Nouvelles, qui a soutenu Alassane Ouattara, et le sud aux mains du gouvernement dirigé par Laurent Gbagbo. Depuis lors, la Côte d’Ivoire a eu deux gouvernements, deux administrations, deux armées, et deux leaders «nationaux».

Toutes élections tenues dans ces circonstances enracinent inévitablement les divisions et les animosités représentées et aggravées par la rébellion de 2002.


Les défauts structurels qui se trouvaient à la base de la rébellion de 2002 comprennent des questions inflammables telles que les tensions transnationales qui touchent en particulier la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, les antagonismes ethniques et religieux en Côte d’Ivoire, le partage du pouvoir politique, et l’accès au pouvoir et aux opportunités socio-économiques.

À cet égard, la communauté internationale a assidûment supprimé une juste appréciation des diverses allégations explosives qui, à tort ou à raison, ont informé et continueront d’informer l’opinion de la population partisane de Gbagbo dans le sud de la Côte d’Ivoire – ainsi qu’ une grande partie de l’Afrique francophone !


A savoir que Ouattara est un étranger né au Burkina Faso, qui, avec le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, a été responsable de la rébellion de 2002, que son accession au pouvoir se traduirait par la prise de contrôle du pays en particulier par des étrangers burkinabé, et que, historiquement, Jusqu’ici, il a été prêt à faire avancer les intérêts français en Côte d’Ivoire.

Prenant en compte tout cela, l’Union africaine a compris qu’une solution durable à la crise ivoirienne nécessitait un accord négocié entre les deux factions belligérantes, portant sur les questions interdépendantes de la démocratie, la paix, la réconciliation et l’unité nationales.

Après de longues négociations à partir de 2002, les Ivoiriens ont convenu que l’élection présidentielle ne se tiendrait pas avant que des conditions diverses aient été remplies. Il s’agissait notamment de la réunification du pays, la restauration de l’administration nationale à toutes les parties du territoire ivoirien, et le désarmement des rebelles et de toutes les milices et leur intégration dans le mécanisme de sécurité nationale, ceci au moins deux mois avant la tenue des élections présidentielles. Malgré le fait que rien de tout cela n’ait été honoré, les élections présidentielles ont été autorisées.


En fin de compte, Ouattara a été installé comme président de la Côte d’Ivoire. Gbagbo, et son épouse Simone, ont fini comme des prisonniers humiliés. Beaucoup d’Ivoiriens sont morts et ont été déplacés, de nombreuses infrastructures ont été détruites, et les animosités historiques ont été exacerbées à cette fin.


Beaucoup de choses ont été radicalement faussées tout le long de la route jusqu’à ce résultat.

Les accords portant sur ce qui aurait dû être fait pour créer les conditions d’élections libres et équitables ont été volontairement et dédaigneusement ignorés. Le Conseil constitutionnel ivoirien (CC) est le seul organisme habilité par la Constitution à déterminer le vainqueur dans une élection présidentielle et à installer le président, avec la Commission électorale indépendante (CEI), chargée de transmettre les résultats provisoires au CC. Toutefois, ceux-là mêmes qui insistent sur le caractère sacré du droit fondamental à toute pratique démocratique, ont choisi de façon illégale de reconnaître le résultat provisoire annoncé par un président de la CEI tout seul, comme le résultat authentique de l’élection présidentielle.


Comme prévu par la loi, Gbagbo a contesté la régularité des élections dans certaines parties du pays, surtout dans le nord. Le CC, à tort ou à raison, a accepté la majorité des plaintes déposées par Gbagbo, a identifié d’autres irrégularités, a annulé les votes dans certains districts, et a déclaré Gbagbo vainqueur. Le président de la CEI n’a pas pris ces prétendues irrégularités en compte et a décidé que Ouattara avait gagné.


L’envoyé de l’ONU, le Secrétaire général Ban Ki-moon, et son collègues sud-coréen, RSSG Young-jin Choi, ont également déterminé que Ouattara avait gagné, mais sur la base de moins de voix que celles annoncées par la CEI, après avoir déterminé que certaines des plaintes déposées par Gbagbo étaient légitimes. En termes de suffrages exprimés pour les deux candidats, la CEI, le CC, et le représentant spécial de l’ONU ont fait trois mesures différentes.

Gbagbo a proposé que pour résoudre cette question, qui porte sur l’importante question de la volonté du peuple ivoirien, une commission internationale devrait être établie pour vérifier les résultats des élections, avec la condition préalable importante que lui et Ouattara doivent accepter la décision de la commission.


Cette proposition a été rejetée par la communauté internationale – en dépit du fait qu’elle aurait réglé le contentieux électoral, sans recourir à la guerre, et malgré le fait que certains observateurs électoraux aient émis des doutes quant à l’équité des élections, en particulier dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Par exemple, rapportant aux élections dans le Nord, la mission d’observation électorale de l’Union africaine dirigée par Joseph Kokou Kofigoh, ancien Premier ministre du Togo, indépendant de la société civile Société Civile Africaine pour la Démocratie et l’assistance électorale dirigée par Seynabou Indieguene de Sénégal, et la coordination des experts électoraux en Afrique (CAEE) du Cameroun, Sénégal, Bénin, Mali, Maroc, Gabon, Togo et dirigée par Jean-Marie Ongjibangte du Cameroun, tous ont sonné l’alarme au sujet des élections dans le Nord.

 

Par exemple, le CAEE a déclaré: "Après le partage d’informations avec d’autres observateurs électoraux nationaux et internationaux, nous vous informons que le second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire a eu lieu au milieu des problèmes majeurs dans différentes régions du Nord ..."


” Ces problèmes étaient le vol des urnes, l’arrestation des représentants des candidats, le vote multiple, le refus d’admettre des observateurs internationaux pour assister aux comptages des bulletins de vote, et l’assassinat des représentants des candidats. A cet effet, nous déclarons que le second tour de scrutin n’a pas été libre, justes et transparents dans ces localités (nord). ”

Pour sa part, à ce jour, la mission d’observation électorale de la CEDEAO n’a pas publié son rapport sur le deuxième tour de l’élection présidentielle! Pourquoi ?


Il est clair que la Commission internationale indépendante proposée par Laurent Gbagbo aurait pu être établie et habilitée à prendre une décision définitive et contraignante sur ce qui s’était passé. Le temps nous dira pourquoi cela n’a pas été fait!


En outre, le Représentant spécial de l’ONU a pris la décision extraordinaire de dépasser son mandat en déclarant qui avait remporté l’élection présidentielle, contrairement à ses attributions comme indiqué par le Conseil de sécurité. Cette décision a positionné la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) en tant que partisan dans le conflit ivoirien, plutôt qu’artisan de la paix neutre, à égale distance des parties belligérantes.


A partir de cet instant, l’ONUCI n’avait pas d’autre choix que de travailler activement pour l’installation de Ouattara en tant que président du pays et la suppression de Gbagbo. En fin de compte, cela s’est matérialisé dans l’utilisation flagrante de ses capacités militaires pour ouvrir la voie aux Forces nouvelles afin de vaincre les forces pro- Gbagbo et la capture Gbagbo, sous le prétexte sans vergogne de pour protéger les civils.


Bien que dans l’obligation de respecter son mandat de maintien de la paix, qui consistait à maintenir les forces belligérantes à part, l’ONUCI n’a rien fait pour arrêter avancée des Forces Nouvelles parties du nord au sud, et jusqu’à Abidjan. Ni l’ONUCI , ni les forces françaises Licorne, tel que mandaté par les Nations Unies, n’ont agit pour protéger les civils dans la région de Duékoué, où, évidemment, la plus forte concentration d’assassinat de civils a eu lieu! Cela rappelle l’incapacité de l’Organisation des Nations Unies à mettre fin au plus catastrophique assassinat et abus de civils dans l’est de la République démocratique du Congo!

Les points de la réalité ivoirienne ont un certain nombre de conclusions irréfutables.

Les conditions convenues pour la tenue d’élections démocratiques en Côte d’Ivoire n’ont pas été créées. Malgré les fortes allégations de fraudes électorales, la communauté internationale a décidé de ne mener aucune vérification du processus et des résultats annoncés. Cela a laissé sans réponse la question d’une importance vitale à savoir qui a gagné les élections, et les responsabilités de Ouattara dans les fraudes commises.


L’Organisation des Nations Unies a décidé d’abandonner sa neutralité en tant que conciliateur et décidé d’être un belligérant partisan dans le conflit ivoirien.


La France a utilisé sa place privilégiée au sein du Conseil de sécurité afin de se positionner pour jouer un rôle important dans la détermination de l’avenir de la Côte d’Ivoire, son ancienne colonie dans laquelle, entre autres, elle a d’importants intérêts économiques. Elle a rejoint l’Organisation des Nations Unies pour veiller à ce que Ouattara émerge en tant que vainqueur dans le conflit ivoirien.


Cette initiative répond à des intérêts nationaux de la France, conformément à ses politiques françafricaines, qui visent à perpétuer une relation particulière avec ses anciennes colonies africaines. Cela est conforme aux observations faites par l’ancien président français François Mitterrand, quand il dit:«Sans l’Afrique, la France n’aurait pas d’histoire au 21e siècle», ce que l’ancien ministre des Affaires étrangères français Jacques Godfrain a confirmé quand il a dit: “Un petit pays [France ], avec une petite quantité de force, nous pouvons déplacer une planète à cause [de nos] ... relations avec 15 ou 20 pays d’Afrique... ”


L’UA n’est pas non plus sans reproche, car elle n’a pas su s’affirmer pour convaincre tout le monde à travailler pour parvenir à la réconciliation entre les Ivoiriens, et donc à une paix durable. Malheureusement, les résultats qui ont été réalisés en Côte d’Ivoire consacrent un conflit endémique dans ce pays. Ceci parce qu’elle a placé entre les mains exclusives de la rébellion de 2002 le droit de déterminer de l’avenir du pays, là où la situation objective exigeait et exige encore que les peuples de Côte d’Ivoire s’ engagent les uns les autres comme égaux afin de déterminer leur destinée commune.


Au cours de la décennie durant laquelle il a servi comme président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo n’avait aucune possibilité d’agir de son propre chef pour réunifier le pays et réaliser la réconciliation entre ses diverses populations, malgré l’existence d’accords négociés à cet égard. Comme il sert en tant que président du pays, Ouattara ne réussira pas à réaliser ces objectifs, en agissant de son propre chef, en dehors du contexte d’un accord honnête avec les sections de la population ivoirienne représentée par Gbagbo.


Ce qui devait arriver avait été prévu par l’ambassadeur des États-Unis d’alors en Côte d’Ivoire, Wanda L. Nesbitt. En Juillet 2009, elle en informait le gouvernement des États-Unis :

“Il semble maintenant que l’accord de Ouaga IV, [le quatrième accord de l'accord politique de
Ouagadougou, qui prescrit que le désarmement doit précéder les élections], est fondamentalement un accord entre Blaise Compaoré [Président du Burkina Faso] et Laurent Gbagbo à partager le contrôle du nord jusqu’à après l’élection présidentielle, en dépit du fait que le texte appelle les Forces Nouvelles à rendre le contrôle du nord au gouvernement et à achever le désarmement complet deux mois avant les élections..."


"Mais les 5.000 soldats des Forces Nouvelles qui doivent être « désarmés », et regroupés dans des casernes dans quatre grandes villes dans le nord et l’ouest jusqu’à ce qu’une nouvelle armée nationale soit créée, représentent une capacité militaire sérieuse que les FAFN [Forces Nouvelles] ont l’intention de garder bien formés et en réserve jusqu’à la fin de l’élection. La remise du pouvoir administratif des FAFN aux autorités civiles du gouvernement était un pré-requis pour les élections, mais, comme les voyageurs vers le nord (y compris le personnel des ambassades) confirment: les FAFN conservent de facto le contrôle de la région en particulier quand il s’agit de finances."


L’incapacité à résoudre les “pré-requis aux les élections” prédéterminent leurs résultats. Les rebelles au «contrôle» du Nord, cité par l’Ambassadeur Nesbitt, déterminait par le résultat de l’élection présidentielle de 2010. De même, c’était les “capacités militaires” de la rébellion, dont l’Ambassadeur Nesbitt faisait mention, qui ont été utilisées pour s’assurer que Ouattara devienne président de la Côte d’Ivoire.


Il n’est pas étonnant qu’au plus fort de la crise post-électorale, Laurent Gbagbo ait crié: j’ai été trahi!


À la fin de tout cela, il y a de nombreuses victimes.


L’une d’entre elles est l’Union africaine. Les événements tragiques en Côte d’Ivoire ont confirmé la marginalisation de l’union dans sa capacité à résoudre les défis les plus importants d’Afrique.


Au lieu de cela, l’UA a affirmé la capacité des grandes puissances à intervenir pour résoudre ses problèmes à l’aide de leurs capacités différentes pour légitimer leurs actions en persuadant l’Organisation des Nations Unies d’autoriser leurs interventions égoïstes.


L’ONU a gravement compromis son acceptabilité comme une force neutre dans la résolution des conflits internes, comme celui en Côte d’Ivoire. Il sera désormais difficile pour l’Organisation des Nations Unies de convaincre l’Afrique et le reste du monde en développement que ce n’est pas un simple instrument entre les mains des grandes puissances du monde. Cela a confirmé l’urgence de la nécessité de restructurer l’organisation, basée sur l’idée que dans sa structure actuelle les Nations Unies n’a pas la capacité d’agir en tant que représentant véritablement démocratique de ses États membres.

Ainsi, de diverses manières, les événements en Côte d’Ivoire pourraient servir à un moment déterminant en termes de l’urgente nécessité de restructurer le système des relations internationales. Ils ont mis en évidence la réalité de l’équilibre et l’abus de pouvoir dans la période post-électorale, et mis fin à la fiction que les grandes puissances respectent la primauté du droit dans la conduite des relations internationales, même telle que défini par la Charte des Nations Unies, et que, en tant que démocrates, ils respectent les opinions des peuples du monde.


Nous ne pouvons qu’espérer que Laurent et Simone Gbagbo et le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir, victimes maltraitées et humiliées d’un système mondial qui, dans son intérêt, tout en criant haut et fort les droits universels de l’homme, ne cherche qu’à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent de la prépondérance du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique.


Vues les procédures perverses et toxiques qui ont frappé la Côte d’Ivoire, on peut se poser la question d’urgence: Combien de violations flagrantes du pouvoir l’Afrique et le reste des pays en développement devront expérimenter avant que la vision d’un système démocratique de la gouvernance mondiale ne soit réalisée ?

 

Version anglaise: http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=3658

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 02:16

 

 

 

FIDH-logo.jpg

 

 

 

Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 13:19

La FIDH et ses organisations membres d’Algérie, de Côte d’Ivoire, d’Égypte, de Tunisie, du Burkina Faso, du Togo, de Guinée-Conakry, du Sénégal, du Soudan et du Zimbabwe présentes à l’ouverture de la 49ème session de la CADHP, le 28 avril 2011, appellent la Commission à soutenir les mouvements démocratiques sur le continent en adoptant des résolutions sur la situation en Afrique du Nord et condamnant les violations des droits de l’Homme perpétrées notamment en Libye, au Burkina-Faso, à Djibouti, en Côte d’Ivoire et au Burundi.

La FIDH et ses ligues libyenne et burkinabé appellent la Commission à adopter des résolutions sur ces pays, dont les rapports périodiques seront examinés lors de cette session. afin qu’au Burkina-Faso, le droit de manifestation, le droit de ne pas être détenu arbitrairement ou la droit à la vie et à l’intégrité physique encore récemment bafoués soient enfin garantis. Concernant la Libye, la FIDH et sa ligue libyenne renouvellent leurs félicitations à la Commission pour avoir transmis leur communication à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples concernant les violations massives et systématiques des droits de l’Homme perpétrées par le pouvoir de Mouhamar Khadafi. Au vu de la poursuite des attaques systématiques contre les civils en Libye et du refus des autorités libyennes de se conformer aux préconisations de la Commission et de la Cour pour arrêter les violences, la Commission doit adopter une nouvelle résolution condamnant la fuite en avant du régime criminel de Mouhamar khadafi.

La Commission a par ailleurs l’occasion de renouveler, par une résolution, son soutien au vent de démocratie qui souffle notamment en Tunisie et en Égypte. La Commission devrait ainsi décider de se rendre dans ces pays, de soutenir l’établissement d’institutions démocratiques et les aider enfin à garantir de façon effective les droits reconnus par la Charte africaine et les instruments africains de protection des droits de l’Homme. « Les mouvements démocratiques d’Afrique du Nord constituent un moment et une opportunité historique pour l’Afrique dans son ensemble. En ce 30ème anniversaire de la Charte africaine, la Commission a rendez-vous avec l’histoire, en soutenant les aspirations des africaines et des africains à vivre libre et en paix » a déclaré Me Sidiki KABA, président d’Honneur de la FIDH, qui a ouvert le Forum des ONG par ces mots.

Face aux situations de violations graves des droits de l’Homme en période pré ou post-électorale comme en Côte d’Ivoire, à Djibouti ou au Burundi, la Commission doit condamner ces violations et appeler les pays à ratifier et se conformer aux dispositions de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la bonne gouvernance. La Commission doit renouveler sa réprobation de toute impunité pour les auteurs de ces crimes.

Depuis 2005, la FIDH et ses ligues ont accompagné la Commission et son groupe de travail sur la peine de mort dans la rédaction d’un rapport sur la peine capitale en Afrique qui doit recommander la rédaction d’un protocole prohibant la peine de mort sur le continent africain. « La Commission doit adopter le rapport du groupe de travail sur la peine de mort à cette session pour permettre aux instituons africaines de se doter d’un instrument juridique pour en finir avec la peine de mort en Afrique » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Enfin, la FIDH et ses ligues appellent les États de l’Union africaine à ne pas entraver le travail de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples comme certains l’ont fait au dernier sommet des chefs d’États et de gouvernement qui s’est tenu à Addis Abeba en Janvier 2011 en n’adoptant pas le rapport de la Commission en raison de la condamnation par celle-ci des violations des droits de l’Homme dans certains pays africains. Au contraire, « les États de l’UA se doivent de garantir et soutenir l’indépendance et le mandat de la Commission en particulier au moment où de nombreux peuples africains recherchent leur liberté et revendiquent légitimement les droits qui leur sont garantis par les instruments africains de protection des droits de l’Homme » a ajouté Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 02:13

 

 

 

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Par Journaldutchad.com, ifaw.org - 01/05/2011

Cela porte au moins à 150 le nombre d’éléphants tués pour leur ivoire dans la région du Logone oriental au sud du Tchad au cours des 12 derniers mois

 

Une tragédie vient de frapper le Tchad où 30 éléphants ont été retrouvés morts en début de semaine, dépourvus de leurs défenses, celles-ci ayant été retirées par les braconniers. Ces derniers auraient aussi abattu un militaire qui tentait de protéger les éléphants. Ce nouveau massacre porte au moins à 150 le nombre d’éléphants tués pour leur ivoire dans la région du Logone oriental au sud du Tchad au cours des 12 derniers mois. On estime que la population d’éléphants du Tchad s’est effondrée de près de 40% passant de 4 000 individus en 2006 à environ 2 500 d’après le plus récent dénombrement effectué en 2010. Ces animaux ont principalement été braconnés pour leur ivoire. Céline Sissler-Bienvenu, directrice de la région Afrique francophone pour le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW –www.ifaw.org) souligne que des groupes de braconniers très bien armés et organisés traversent régulièrement la frontière Sud du Tchad (laquelle est partagée avec le Cameroun, la Centrafrique et le Soudan) en quête d’éléphants. L’ivoire est exporté illégalement hors d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest pour alimenter les marchés en Asie et en Europe, et très souvent, l’argent récolté aide à financer l’achat d’armes qui serviront dans le cadre de conflits régionaux, à l’image de ce qui se passe dans la région du Darfour, au Soudan et en Centrafrique, précise Sissler-Bienvenu.

 La lutte contre le braconnage est un défi permanent pour le Tchad qui est l’un des pays les plus pauvres et les plus corrompus au monde, la majeure partie de sa population vivant sous le seuil de pauvreté. Sissler-Bienvenu considère que la seule réponse permettant de mettre fin à ces attaques sanglantes contre les éléphants du Tchad et les autres éléphants menacés d’Afrique, est de réduire la demande pour l’ivoire, notamment en Chine, et s’assurer que les rangers des pays de l’aire de répartition de l’éléphant reçoivent la formation adéquate et l’équipement nécessaire pour affronter les braconniers professionnels. Depuis 2009, IFAW finance des projets d’appui à la lutte anti-braconnage (évaluation des besoins, formation pratique, équipement) auprès des rangers et autorités en charge de la conservation dans les pays d’Afrique centrale qui rencontrent d’importantes difficultés à mettre fin à ce trafic sanglant et cruel qu’est celui de l’ivoire, déclare Sissler-Bienvenu. Désormais, ce dont ont besoin ces pays, c’est que la communauté internationale s’engage durablement à soutenir financièrement ces rangers formés et motivés afin qu’ils parviennent efficacement à protéger leurs éléphants.

 

Compte tenu des problèmes de sécurité au Tchad, à ce jour, IFAW n’a pas encore été en mesure d’apporter son appui à la lutte contre le braconnage qui y sévit. Dès que la situation le permettra, IFAW se rapprochera du gouvernement tchadien afin de lui proposer son aide. Il y a quelques semaines, les douaniers thaïlandais ont saisi plus de deux tonnes de défenses d’éléphants africains représentant la prise d’ivoire illicite la plus importante de ces dernières années – les 247 défenses, estimées à 2,8 millions d’euros étaient cachées dans une cargaison de poissons congelés en provenance du Kenya. Une analyse ADN est actuellement en cours afin d’identifier l’origine réelle de cet ivoire.

La Chine et le Japon ont acheté 108 tonnes d’ivoire lors d’une vente unique en novembre 2008 au Botswana, à l’Afrique du Sud, à la Namibie et au Zimbabwe. Ces ventes légales fournissent toute la couverture nécessaire à l’expansion du commerce illégal de l’ivoire. IFAW dirige des projets d’appui à la lutte anti-braconnage pour protéger les éléphants là où ils vivent. C’est pourquoi, outre le travail réalisé pour améliorer les politiques et en sus du soutien apporté aux rangers et aux patrouilles de lutte contre le braconnage dans les parcs nationaux de Tsavo (Kenya) et de Liwonde (Malawi) entre autres, IFAW a développé un programme d’appui à la lutte anti-braconnage dispensé par une équipe d’experts.

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 02:10

 

 

 

blaise-compaore-gouvernement-janvier-2011

 

 

Ouagadougou — (IRIN) 2 Mai 2011

Selon les analystes de l'Afrique de l'Ouest, le président Blaise Compaoré est de plus en plus acculé et doit adopter une série de réformes urgentes afin d'éviter de nouvelles vagues d'agitation dans le pays.

Lors du dernier soulèvement, les 27 et 28 avril, la police a tiré des coups de feu en l'air dans la capitale, Ouagadougou, et dans la deuxième plus grande ville, Bobo-Dioulasso, à l'ouest du pays. Elle demandait l'application du nouveau régime de salaires approuvé cette année par le Parlement. Le 27 avril, les gérants de magasins de Koudougou, dans le centre-ouest, ont manifesté et mis le feu à la maison du maire, à une partie du marché local et au siège de l'armée. Plus tôt ce mois-ci, des soldats de la capitale ont manifesté contre l'inégalité salariale.

Des spécialistes ont dit à IRIN qu'ils n'étaient pas surpris par les violences, étant donné que le mécontentement croissant des habitants était resté sans réponse.

« Il fallait s'attendre à une crise », a dit Alexander Ouedraogo, secrétaire permanent du Centre d'études stratégiques de l'Afrique (CESA) au Burkina Faso. « Nous avons été témoins d'impunité et de détournements de fonds et nous avons vu les officiers supérieurs s'en mettre plein les poches alors que le reste de la population souffre. Mais le gouvernement n'a pas écouté », a-t-il dit.

M. Compaoré, qui s'est autoproclamé ministre de la Défense, s'est engagé à satisfaire les demandes d'augmentation salariale des officiers de l'armée et à essayer de trouver une solution aux problèmes soulevés par les syndicats révoltés par le coût élevé de la vie. Il se réunit cette semaine avec des officiers et des représentants des syndicats.

Idiatou Bah, directrice de recherche sur la gouvernance politique à l'Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) à Dakar, a dit que c'était la première fois que M. Compaoré semblait « ébranlé ».

« [M.] Compaoré a toujours été le médiateur et le pacificateur de l'Afrique de l'Ouest, mais son image est ternie et il ne semble plus aussi fort qu'avant, tant dans son pays que dans l'ensemble de la région », a-t-elle dit à IRIN.

La « dangereuse initiative » qu'il a prise en s'autoproclamant chef de la défense le 21 avril dernier prouve son malaise, a-t-elle ajouté.

Contexte

Les 14 et 15 avril, les militaires de la garde présidentielle ont ouvert le feu dans le palais présidentiel situé à Ouagadougou. Deux autres régiments se sont ensuite joints à eux. Ils sont descendus dans la rue et ont tiré sur les maisons des officiers supérieurs, et notamment sur celles de l'ancien chef de l'armée et du ministre de la Défense de l'époque.

Les soldats demandaient une augmentation de leur indemnité journalière de 1 300 francs CFA (2,60 dollars) à 1 500 francs CFA (3 dollars) et le démantèlement de la hiérarchie militaire.

Le président a alors décidé de remanier son gouvernement. Le 18 avril, il a nommé un nouveau premier ministre, Luc-Adolphe Tiao, qui s'est engagé à répondre aux revendications des soldats dans les limites du budget actuel.

Depuis que les soldats ont pris les armes, les 22 et 23 mars 2011, les divisions entre les échelons supérieurs et inférieurs de l'armée se sont creusées, car les officiers subalternes ont l'impression d'avoir obtenu moins de bénéfices que leurs supérieurs, a dit Marius Ibriga, professeur de droit à l'université de Ouagadougou.

Les gérants de magasins et les propriétaires d'entreprises de Ouagadougou ont à leur tour exprimé leur colère suite au pillage et à la destruction de leurs propriétés. Le gouvernement s'est engagé à allouer des fonds à la réparation de ces propriétés.

Une coalition, menée par Tollé Sagnon, a été formée il y a quelques années pour combattre la montée des prix. Le 8 avril, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Ouagadougou pour réclamer une amélioration de leurs conditions de vie et la fin de l'impunité.

Le coût de la vie a nettement augmenté en 2008 et n'a pas diminué depuis. Selon M. Sagnon, un litre d'huile coûtait auparavant 1,77 dollar et s'élève maintenant à 2,77 dollars ; le kilo de riz coûtait 44 cents en 2007 et s'élève maintenant à 94 cents. « Nos préoccupations ont atteint un point critique et nous l'avons expliqué à [M.] Compaoré », a dit M. Sagnon à IRIN.

La coalition a également demandé que les arriérés de salaires correspondant aux promotions de 2006 soient acquittés et que les frais de consultation médicale soient réduits. En 2011, le gouvernement a augmenté les frais de consultation des hôpitaux publics de quatre à six dollars. Selon la Banque mondiale, le revenu moyen est de 1,41 dollar par jour.

Marge de manœuvre

Selon M. Ouedraogo, du CESA, le président dispose toujours d'une certaine marge de manœuvre, à condition qu'il mette fin à l'impunité et s'attèle aux problèmes économiques du pays. Les six principaux partis d'opposition, qui ne s'accordent pas sur les messages à faire passer et les politiques à suivre, ne représentent pas une concurrence sérieuse pour le gouvernement.

Mais d'après Mme Bah, de l'OSIWA, M. Compaoré doit entreprendre une réforme plus profonde du secteur de la sécurité. « Le pays a besoin d'une réforme profonde du secteur de la sécurité de son armée, de sa gendarmerie et de sa police. Ce secteur est trop lourd et s'il était réduit, le gouvernement pourrait libérer des fonds pour régler d'autres problèmes sociaux ».

Plutôt que d'essayer de consolider davantage son pouvoir, le président devrait passer la main en 2015, a dit Mme Bah. L'opposition craint que M. Compaoré amende la constitution pour pouvoir se représenter en 2015.

Les analystes estiment que le gouvernement doit également régler les problèmes d'impunité. En février, des étudiants ont manifesté contre la mort de leur camarade Justin Zongo dans des circonstances obscures à Koudougou, dans le centre-ouest du pays. Si les autorités disent qu'il est décédé d'une méningite alors qu'il était en détention, les étudiants estiment pour leur part qu'il est mort à la suite de mauvais traitements. Deux policiers ont été incarcérés dans le cadre de cette affaire. Les étudiants sont de nouveau descendus dans la rue début avril et ont mis le feu à la maison du premier ministre sortant et au siège du parti au pouvoir à Koudougou.

Il est déjà arrivé qu'un soulèvement populaire renverse un président. En 1966, Maurice Yameogo a été forcé de démissionner suite à des manifestations des syndicats ayant conduit à un coup d'État militaire.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 16:29

 

 

 

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Laurent Gbagbo, Kofi Annan, Desmond Tutu et Mary Robinson à Korogho

 

 

KORHOGO (Côte d'Ivoire) (AFP) 16:05 - 02/05/11 -  Le président ivoirien déchu Laurent Gbagbo a déclaré qu'il fallait "panser les plaies" de la Côte d'Ivoire, lors d'une courte rencontre lundi matin avec Mgr Desmond Tutu, Kofi Annan et Mary Robinson à Korhogo (Nord), où M. Gbagbo est en résidence surveillée.

Détendu et souriant, Laurent Gbagbo n'avait plus rien à voir avec l'homme hébété, en maillot de corps, photographié lors de son arrestation le 11 avril dans la résidence présidentielle à Abidjan.

"Merci d'être venus !", a déclaré l'ancien chef de l'Etat, vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise bleue, en serrant la main des trois membres du groupe dit des Elders (Anciens), l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, et l'ancienne présidente d'Irlande et ex-Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Mary Robinson.

Laurent Gbagbo a pris la pose pour les photographes et vidéastes accompagnant la délégation, mais il n'a fait aucune déclaration à la presse.

"Nous avons eu un échange bref mais chaleureux, nous avons été heureux de constater que l'ancien président a exprimé le désir de voir le pays retourner à une situation normale. Dans son intervention, il a insisté pour dire qu'il fallait panser les plaies du pays", a déclaré Mgr Tutu, à l'issue de la rencontre d'environ 45 mn à laquelle la presse n'a pas pu assister.

"Comme vous l'avez vu, il a l'air en bonne santé, il nous l'a dit lui-même. Il a l'air détendu et il a demandé une bible", a ajouté le prix Nobel de la Paix.

Il s'agissait de la première visite connue d'officiels auprès de M. Gbagbo depuis son transfert le 13 avril à Korhogo, où il est assigné, dans une résidence présidentielle, un modeste bâtiment d'un étage entouré d'un jardin et de hauts murs, dans un paysage aride de savane, protégé par la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire (Onuci) et les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

Les Elders ont été accueillis à leur arrivée à Korhogo par une délégation associant des casques bleus et le chef local des FRCI, le commandant Martin Kouakou Fofié, qui, ironie du sort, se trouve sous le coup de sanctions de l'Onu depuis 2006, ses hommes ayant été accusés de "recrutement d'enfants soldats", "sévices sexuels sur les femmes", et "exécutions extrajudiciaires".

Les membres des Elders sont arrivés dimanche à Abidjan avec l'objectif de promouvoir "l'apaisement et la réconciliation" en Côte d'Ivoire après une crise post-électorale de plus de quatre mois qui s'est soldée par l'arrestation de Laurent Gbagbo et l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara, vainqueur du scrutin du 28 novembre.

Arrêté avec sa femme Simone et une centaine de personnes, puis détenu au Golf Hôtel d'Abidjan, le quartier général de M. Ouattara, M. Gbagbo a été transféré le 13 avril à Korhogo Sa femme a pour sa part été transférée le 22 avril à Odienné (nord-ouest).

Les auditions par la justice ivoirienne de l'ex-chef d'Etat, de son épouse et de quelque 200 anciens responsables de son régime assignés à résidence à travers le pays, doivent débuter mercredi.

Toutefois, le ministre de la Justice Jeannot Kouadio Ahoussou, qui a aussi fait le déplacement lundi à Korhogo, a déclaré à l'AFP que la date du début de l'audition de l'ex-président n'était pas "certaine", M. Gbagbo lui ayant indiqué que ses avocats n'étaient "pas disponibles".

Le chef d'Etat déchu est notamment accusé d'être responsable d'exactions, de concussion et d'appels à la haine.

Près de 3.000 personnes ont été tuées lors des plus de quatre mois de crise et de combats en Côte d'Ivoire, selon les autorités. Les Nations unies font état de plus de 1.000 morts.

Ces derniers jours, des partisans de Laurent Gbagbo avaient demandé à voir l'ancien président.

"On veut savoir s'il est toujours en vie", avait ainsi déclaré à l'AFP un jeune milicien, qui venait de déposer les armes.

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 15:53

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 02 Mai 2011 14:13

Une polémique s’instaure sur l’organisation et la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse en Centrafrique. Qui du Groupement des Editeurs de la Presse Privée et Indépendante) de Centrafrique (GEPPIC)   et de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) est habilité à organiser cette journée dédiée aux professionnels des médias ?

Cette interrogation reste sans réponse à la veille du 3 mai, journée dédiée à la liberté de la presse dans le monde entier. Les deux organisations affichent des positions différentes. L’UJCA se prononce pour le report de cette journée. Elle justifie sa position par le fait qu’elle « coïncide avec la rentrée parlementaire de la 5ème Législature ». Pour sa part, le GEPPIC qui ne donne pas les raisons de sa décision, déclare qu’« il est hors de question que cette manifestation qui évalue les contraintes et avancées liées à la profession du journalisme dans le monde et en Centrafrique soit renvoyée».

Il faut ajouter à cette querelle un troisième larron. Il s’agit de la cellule de communication de la présidence de la République. Elle a mis en place un comité de gestion dans le but d’inviter le Chef de l’Etat centrafricain à recevoir les journalistes pour la circonstance.

Des sources concordantes font état d’un profit « financier » que chaque entité guette avec appétit. Toutefois, cette journée intervient à un moment où la presse centrafricaine traverse une crise sans précédent dans son histoire. « La division au sein du GEPPIC, la confection de la carte de la presse qui tarde à venir malgré la mise en place  depuis belle lurette  d’un comité de gestion », en sont quelques illustrations.

L’autre problème épineux qui demeure jusqu’aujourd’hui sans réponse est « la régularisation des conditions de vie descentes des journalistes. Ces derniers pensent avoir fourni assez d’efforts, notamment informer la population, pour une rémunération dérisoire, comparativement aux confrères de la sous région ».

Au nombre des difficultés que rencontrent les journalistes centrafricains en général et ceux de la presse privée en particulier dans l’exercice de leur fonction figure « une impossibilité d’accès aux sources d’informations gouvernementales ».

Certains font l’objet de « menace » de mort par venant de certaines personnalités politiques et militaires dés lors qu’il s’agit d’informations qui touchent leur domaine de prédilection.  Pour preuve un journaliste de la télévision Nationale  a été molesté par le représentant d’un candidat aux dernières législatives. Sa caméra a été  endommagée. Un incident resté sans condamnation par les autorités du pays.

En dépit de ces aléas, les autorités centrafricaines sont entrain de mener des réformes pour un « climat attractif » de ce secteur. A titre d’exemple, « la mise en place du département de journalisme en partenariat avec  l’Unesco, la dépénalisation des délits  de presse ». Il est à souligner « qu’aucun journaliste n’a été mis en prison depuis ces 5 dernières années ». On enregistre quand même quelques cas d’arrestations « qui ne durent pas plus d’une semaine ».

Il faut souligner que cette journée a été instaurée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993, après la tenue du Séminaire pour le développement d'une presse africaine indépendante et pluraliste. Ce séminaire s'est déroulé à Windhoek (Namibie), en 1991, et a conduit à l'adoption de la Déclaration de Windhoek pour la promotion de médias indépendants et pluralistes en Afrique.

 

NDLR : Il est difficilement compréhensible qu'en raison seulement de la rentrée parlementaire KNK, la célébration de cette journée soit reportée en Centrafrique. La relation de cause à effet est en effet très difficile à établir et dans tous les cas pas perceptible a priori sauf si le pouvoir en place n'est pas à la manoeuvre avec quelques espèces sonnantes et trébuchantes à l'appui.   

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 14:37

 

 

 

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Ai- Rca- Lundi, 02 Mai 2011 14:16 -  Le Président de la République François Bozize, Président Fondateur du Parti Travailliste Kwa Na Kwa (KNK) s’est entretenu le 29 avril dernier avec les députés issus des rangs de son parti

C'était en présence des membres du bureau politique provisoire, dans la salle du Cinéma du Palais de la Renaissance à Bangui.

Selon une source bien introduite dans ce parti, le but de cette réunion était de recevoir du président fondateur, des orientations précises sur la composition du nouveau bureau de l'assemblée nationale qui verra le jour dans un proche avenir.

"Ouvriers, Ouvrières, Députés de la Nation, j'ai choisi de m'entretenir avec vous à quelques jours de la rentrée parlementaire pour vous féliciter, vous encourager, vous exhorter et vous bénir " a indiqué le chef de l'Etat avant de poursuivre, "j'ai pris la mesure des difficultés qui ont été les vôtres durant ces campagnes électorales. Dans les conditions matérielles difficiles, de contradictions parfois internes au parti, les actes et menaces des adversaires politiques ; vous avez su vous battre comme des grands ouvriers pour donner  chacun un siège au parti. Je vous en félicite".

Pour le Président de la République, les ouvriers de cette victoire sont tous  conscients de la tâche qui les attend "au-delà du vote de la loi, du contrôle des actions gouvernementales, vous ne devez pas perdre de vue  la reconquête du siège en 2011 " les a-t-il mis en garde.

Selon le chef de l'Etat, les nouvelles élections se préparent dès la proclamation de la précédente "c'est à ce titre que vous devez soigner et  entretenir vos rapports avec vos bases respectives" a fait remarquer François Bozizé.

Selon M. Bozize, le peuple centrafricain qui a fait confiance à son jeune parti politique, « le KNK, ne doit pas être déçu parce que  les ouvriers doivent tout mettre en œuvre pour satisfaire ce peuple. Et le seul moyen pour nous d'y arriver  reste et demeure le travail. Le travail rien que le travail et un travail bien fait ».

Le chef de l'Etat François Bozize a signé le 22 avril dernier un décret portant convocation de  l'assemblée nationale en session extraordinaire du 3 au 18 mai prochains.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Bozizé et son KNK veulent-ils divertir les Centrafricains qu’ils ne s’y prendraient autrement. Avec une majorité familiale et si écrasante KNK  à l’Assemblée nationale, de qui peuvent-ils encore avoir peur ? La composition du bureau de l’Assemblée nationale ne doit être qu’un arrangement à leur seul niveau. Ils se moquent vraiment des Centrafricains dont ils ont volé les suffrages et abusé de la confiance dans les urnes le 23 janvier dernier.

 

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