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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 13:41

ARMEE POPULAIRE POUR LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE

 

 

Déclaration N° 1/008

 

 

Par décision en date du 28 mars 2008 tous les officiers et sous officiers de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie en Centrafrique ont unanimement élu Monsieur Jean Jacques DEMAFOUTH à la tête de notre mouvement.

 

Dès son élection il a pris contact avec le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique Monsieur François FALL LANSENY afin de faciliter le contact avec le Gouvernement Centrafricain. Notre Président a aussitôt désigné son représentant au comité préparatoire du dialogue national inclusif. Grâce à la médiation de son Excellence El Hadj Omar Bongo, un accord de cessez le feu et de paix a été signé à Libreville le 9 mai 2008 suivi de l'accord de global du 21 Juin 2008. L'APRD a demandé à son Président de prendre contact avec le Président du FDPC en vue des discussions préalables pour que le FDPC signe à  son tour raccord de paix global dans l'intérêt supérieur du peuple centrafricain.

 

Pendant cette période un vent de patriotisme a soufflé sur toutes les parties en Centrafrique et nous avons été heureux de voir les représentants delUFVN et de la société civile prendre part aux travaux et à la signature de l’accord de paix global.

 

Alors que le comité de suivi de l’accord de paix global doit se réunir dans les prochains jours, l’APRD constate avec regret que le projet de la loi d'amnistie générale ne lui est pas encore communiqué ni aux autres parties pour en débattre avant sa présentation à l’Assemblée  nationale dans un esprit de consensus national.

 

Par ailleurs l’APRD constate aussi qu'elle n'a pas été associée à la mise en place du comité d'organisation du dialogue national inclusif et s'inquiète des mesures qui pourront être prises par ce comité sans concertation en ce qui concerne la sécurité de ses représentants au dialogue, la conduite des débats, les thèmes qui seront retenus, et les modalités d'adoption des résolutions.

 

Les bases de l’APRD sont régulièrement soumises à des actes des provocations de la part des Forces Armées Centrafricaines et de la garde présidentielle en violation des deux accords de cessez le feu précités. Le Chef du détachement des Forces armées centrafricaines  de Ndim empêche les populations des zones sous contrôle de l’APRD de se rendre au marché de Mbaïboum.

 

De tout ce qui précède, L’APRD attire  l’attention de la communauté  nationale et internationale sur le risque de rupture de l’esprit de consensus qui a prévalu et les risques que la tenue du dialogue national inclusif voulu par nous tous soit compromise  par le fait du Gouvernement.

 

Fait en RCA le 18 Juillet 2008

Porte Parole de l’APRD 

Le Colonel DJIM-WEI BEBITI



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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 14:41




 

APA Bangui2008-07-21 (Centrafrique) Le général Abdoulaye Miskine, leader de l’Union des forces démocratiques de Centrafrique (UFDC), l’un des trois puissants groupes rebelles basés au nord-ouest du pays, s’est déclaré prêt à signer l’accord global de paix, prélude à la tenue du dialogue politique inter centrafricain prévu ce mois à Bangui, a appris APA.

 

«Je suis prêt à signer l’accord global de paix afin de donner une chance à la tenue du dialogue politique inclusif qui est considéré par tous comme l’unique voie de sortie de crise», a indique, dans un communiqué publié samedi à Bangui, le général Miskine qui vit à Tripoli en Libye.

 

«Nous sommes résolument engagés à participer à ces prochaines assises politiques pour apporter notre contribution à l’oeuvre de l’unité et de la paix nationale», ajoute le texte, soulignant que «nul n’à le droit de bloquer le processus du dialogue politique qui est l’unique occasion de réconciliation des fils et filles de Centrafrique et de l’instauration d’une paix durable dans le pays».

 

L’accord global de paix a déjà été signé le mois dernier à Libreville au Gabon par le gouvernement centrafricain et les deux mouvements rebelles de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et de l’Union des forces démocratiques pour le renouveau (UFDR).

 

Pour des raisons logistiques, M. Miskine n’avait pas effectué le déplacement de Libreville où la signature de l’accord de paix s’était déroulée sous les auspices du président gabonais Omar Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sur les affaires centrafricaines.

 

Ancien chef de la garde rapprochée du président déchu Ange Félix Patassé, Miskine est rentré en rébellion fin décembre 2005, six mois après l’élection de M. François Bozizé (juin 2005) à la présidence de la République.

 

Un mois après la signature d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, en février 2007, le chef rebelle est venu passer quatre semaines à Bangui, en mars 2007. Il était logé au palais présidentiel en raison de ses nouvelles fonctions de conseiller à la présidence de la République qui lui ont été confiées peu après la signature de l’accord de paix.

 

Reparti en Libye en avril 2007, soit un mois après sa prise de fonction comme conseiller à la présidence, M. Miskine n’est plus jamais rentré à Bangui depuis lors, sous prétexte que sa sécurité n’y est pas garantie.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 19:56



 

Source: pana17/07

 

L'Union africaine (UA) offre au Soudan une chance de survie face à la menace d'un mandat d'arrêt qui plane sur les autorités du pays, l'un des principes adoptés par le Conseil exécutif de l'organisme panafricain mentionnant que la voie la plus efficace en pareil cas de figure est celle des pressions diplomatiques.

 
Il ressort d'un rapport spécial rédigé par le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UA, réuni au sein du Conseil exécutif, la seconde instance la plus puissante de l'organisme continental, que les ministres suggèrent aux Etats africains d'user de l'arme des pressions diplomatiques pour résister à ces genres de mise en accusation.

 
Ce rapport, dont la PANA a obtenu une copie, recommande à tous les pays africains de saisir la Cour pénale internationale (CPI) de tous les conflits liés à leur souveraineté, tout en invoquant le principe de l'immunité diplomatique pour faire échec aux tentatives d'arrêter leurs ressortissants afin de les faire juger en vertu du principe de la compétence universelle.

“Les Etats africains peuvent protester diplomatiquement contre le recours abusif à la compétence universelle par certains Etats, en particulier lorsque l'invocation du droit à la protection diplomatique aurait été mieux indiquée pour traiter les affaires impliquant des ressortissants des Etats concernés”, note le rapport.

 
Le rapport de l'UA avait été élaboré par les ministres africains en charge de la Justice et les procureurs généraux des 53 pays membres de l'organisme panafricain, à la veille du sommet qui s'est tenu les 30 juin et 1 juillet derniers, à Charm el-Cheikh, en Egypte.


Le document suggère aux chefs d'Etat africains sous la menace d'un mandat d'arrêt international d'adopter une démarche différente de celle des Etats-Unis, qui ont déployé ce qu'il qualifie de “politique de négociations et de menaces” mise en oeuvre pour faire échouer les procédures initiées à Bruxelles contre ses hauts responsables.


Le président soudanais, Omar el-Béchir, est menacé d'arrestation si la Cour pénale internationale suit l'avis du procureur général en délivrant un mandat d'arrêt contre lui au motif de génocide et crimes de guerre dans la région du Darfour, dans l'ouest du Soudan.

La déclaration des ministres de l'Union africaine note également que la CPI ne jouit pas d'une compétence automatique, qui suppose l'accord préalable des parties au procès.

Cependant, les Etats africains signataires de la Convention de la CPI sont tenus de faire exécuter les mandats d'arrêt de cette juridiction et de lui remettre toute personne suspecte recherchée pour génocide ou crime contre l'humanité.

 
La notion de compétence universelle, en vertu de laquelle un tribunal siégeant à Bruxelles a demandé l'arrestation et le jugement de Hissène Habré, l'ancien chef de l'Etat tchadien, demeure un sujet très sensible pour les dirigeants africains. Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est resté étonnamment calme après la demande de délivrance d'un mandat d'arrêt contre le président el-Béchir, expliquant que son bureau n'a pas l'obligation d'intervenir sur ce dossier.


Dans le communiqué qu'il a rendu public quelques heures après l'annonce, par le procureur général de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, de sa décision de lancer un mandat d'arrêt contre le chef de l'Etat soudanais, le patron de l'ONU insiste sur l'indépendance de la Cour pénale.

 
“Le Secrétaire général a souligné que la CPI est une institution indépendante et que les Nations unies doivent respecter l'indépendance du processus judiciaire”, avait déclaré son porte- parole, dans un communiqué rendu public après l'annonce de la demande du procureur général de la CPI.


Ban Ki-mon a donné l'assurance que l'ONU est déterminée à protéger les populations vulnérables du Darfour et promis de poursuivre les opérations humanitaires dans cette région, opérations grâce auxquelles les secours si nécessaires sont fournis à cette région déchirée par la guerre civile depuis 5 ans. Les autorités soudanaises ont appelé à la clémence à la suite de la menace de délivrance d'un mandat d'arrêt contre son président, réaffirmant que sa volonté d'oeuvrer en faveur de l'instauration de la paix et de la justice dans le Darfour a été prouvée et que ce sont les groupes rebelles qui entravent les pourparlers.


Le Soudan a fait savoir que le mandat d'arrêt va renforcer les rebelles du Darfour dans leur lutte contre le gouvernement, dont la légitimité sera alors remise en cause par la mise en accusation prononcée par la CPI.

 
Khartoum a également souligné que la communauté internationale doit contraindre la CPI à s'interroger sur le sens de son action vis-à-vis de leur chef d'Etat, en prenant en considération les soucis liés à la préservation de la stabilité régionale, notamment la paix difficilement conclue dans le Sud et l'Est-Soudan.

 
Le Soudan a aussi exhorté les Nations unies, la Ligue arabe, la Conférence des Etats islamiques et l'Union africaine à appeler la CPI à renoncer au projet de mise en accusation et d'envoyer un message fort et sans ambiguïté aux mouvements rebelles en leur faisant comprendre que la négociation est la seule voie vers la paix.


Les autorités soudanaises ont fait part de leur conviction que ni l'UA, ni la Ligue arabe et la Conférence des Etats islamiques n'accepteront d'exécuter ce mandat d'arrêt, si jamais il était délivré.

“L'UA, la Ligue arabe et la Conférence islamique ont tous fait part de leur opposition à un éventuel mandat d'arrêt. Je ne sais pas comment ces éléments (CPI) vont le faire exécuter à l'encontre du Soudan”, a déclaré l'ambassadeur soudanais au Kenya, Majok Guandong.

La menace de ce mandat d'arrêt intervient deux semaines à peine après la 11ème session de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA), qui s'est tenue à Charm el-Cheikh, pour se pencher, entre autres questions, sur la notion de compétence universelle.

Le principe de la compétence universelle, l'une des questions les plus controversées qui se posent aux dirigeants africains toujours en poste ou ayant quitté leurs fonctions, accusés de divers crimes contre l'humanité et de complicité de génocide, rend encore plus inextricable les difficultés de mise en oeuvre du traité portant création de la CPI.


Le Soudan ne cesse désormais de rappeler qu'il n'a pas adhéré à la CPI et que, par conséquent, il n'est pas tenu de se plier à un mandat d'arrêt délivré par cette juridiction.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 19:22
Monsieur Michel Am Nondroko Djotodia                                                                       Cotonou, le 18 juillet 2008
Président de l'U.F.D.R-Centrafrique :
Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement

Cotonou, République du Bénin

Tel-Thuraya: 008821655583768
Email: micheldjoto@hotmail.fr


A
La Très Haute Attention de S.E.M. François Bozizé
Président de la République Centrafricaine
Bangui, République Centrafricaine


Objet : Lettre ouverte.

Excellence Monsieur le Président de la République,

La crise en République Centrafricaine a atteint son paroxysme et à cet effet, elle est arrivée à un point de non retour qui nécessite obligatoirement un consensus national, préalable au retour de la confiance entre Centrafricains. Enumérer les problèmes dont souffre la R.C.A serait un travail illimité car tellement les maux qui minent le pays sont nombreux et complexes.

Le contexte général impose l'observation rigoureuse des concepts de bonne gouvernance et de démocratie. Cependant, le contexte particulier en R.C.A ne rassemble pas les éléments nécessaires à l'observation de ces concepts.
A cet effet, nous constatons que faute de consensus national et de stabilité, la R.C.A se voit dans l'impossibilité à court et à moyen terme, d'élaborer et d'exécuter tout projet de développement car tous les efforts vont d'abord dans le sens du rétablissement des équilibres politiques, économiques, sociaux et culturels.
Donc, pour passer de la période trouble à une période de redémarrage, il faut nécessairement mettre sur pied, une transition politique qui aura pour mission de gérer et de rechercher les approches de solutions pour sortir le pays de cette crise.

Ainsi, les approches de solutions doivent s'articuler autour de deux facteurs qui sont à l'origine de cette même crise. Il s'agit des facteurs endogènes et les facteurs exogènes.

I) Les causes principales de l'instabilité politique en République Centrafricaine
Monsieur le Président de la République, les maux dont souffre notre cher pays sont très facilement identifiables et solvables si vraiment on est de bonne volonté. Ils ne sont liés qu'à ces deux facteurs endogènes et exogènes.
A) Les facteurs endogènes :
Mauvaise gouvernance
Tribalisme & inexistence de dialogue
Absence des libertés
Violations des Droits de l'Homme
Impunité
Absence d'un Pouvoir Judiciaire crédible et indépendant

Ainsi, de ces facteurs endogènes, naissent les maux suivants :
Création d'oppositions armées
Pauvreté endémique
Insécurité
Haine tribale
Diplomatie balbutiante
Dysfonctionnement institutionnel
Veilletés de guerre civile

Facteurs exogènes :
Influence et implication de certains chefs d'Etat de la Sous région dans la gestion des affaires de l'Etat Centrafricain.
Infiltration d'éléments armés du fait de la perméabilité des frontières
Crises au niveau de certains Etats voisins de la République Centrafricaine

Cependant, compte tenu de notre souci face à la demande sociale de nos chers parents confrontés quotidiennement à ces souffrances, l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) à travers ma modeste personne, voudrait vous faire comprendre qu'il ya bel et bien possibilité de sortie de crise.

II) Propositions d'approches de solutions :
A priori, nous remarquons que le désordre actuel dans notre cher pays est l'émanation d'erreurs très graves causées par plusieurs gouvernements historiquement et politiquement responsables au premier plan, de la situation actuelle de la République Centrafricaine.
Aussi, une lecture subtile de ces sombres tableaux, nous invite à classer les différentes approches de solutions par priorité. L'élément déterminant pour la réussite d'une telle sortie de crise est : la CONFIANCE. Ainsi, les actions susceptibles de créer un climat de confiance entre Centrafricains sont les suivantes :

Restaurer la Dignité
Restaurer l'Unité Nationale
Restaurer l'Espoir avec le Renouvellement de la Classe Politique
Restaurer la Justice : Indépendance du Pouvoir Judiciaire
Respect de la Constitution
Respect des Principes et Symboles fondateurs de la R.C.A (Devise et Philosophie de Barthélemy Boganda)

Monsieur le Président de la République, concernant le conflit politico-militaire qui secoue la R.C.A, le préalable à son règlement est l'instauration d'un Dialogue qui passe par un arrêt des hostilités et l'implication des responsables de l'opposition armée dans la gestion des affaires de l'Etat.
Ensuite une réforme des Forces de défense et de Sécurité s'impose et permettra à l'Armée d'être républicaine. Cette réforme doit s'articuler autour des points suivants :

Revalorisation de l'Armée nationale
Dépolitisation de l'Armée nationale (Avec suppression du droit de vote des militaires)
Responsabilisation de l'Armée nationale pour la rendre Républicaine
Unir l'Armée (Elle doit être une Armée nationale et non une Armée partisane ou régionale)

Evidemment, le préalable à toutes ces réformes est le processus du DDR : Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; qui doit s'appliquer aussi aux forces de Sécurité non conventionnelles.

Mais tout cela, Monsieur le Président, ne peut se faire sans une volonté sincère et la confiance entre les filles et fils centrafricains. La seule porte de sortie honorable qui reste à notre pays est l'organisation d'un véritable Dialogue National Inclusif qui aboutira à la mise en place d'un Gouvernement de Transition dans lequel participeront toutes les forces vives de la nation. Ce Gouvernement de Transition sera chargé de conduire le pays vers des élections vers des élections crédibles en 2010.

Excellence Monsieur de la République, tels sont mes humbles sentiments relatifs à crise qui secoue notre pays et notre peuple en souffrance.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération et de mes sentiments déférents et très fidèlement dévoués.


Monsieur Michel Am Nondroko Djotodia

Président de l'UFDR

  **************************************************************************************************************************


Décision N° 06/UFDR/PR

Portant Nomination des Membres du Nouveau Bureau Politique de l'U.F.D.R

L'Assemblée Générale de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (U.F.D.R), tenue le 25 Mai 2008 à Abuja au Nigeria,

Vu les statuts de création de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement en date du 14 Septembre 2006 à Kigali au Rwanda;

Vu le Règlement intérieur de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement en date du 14 septembre 2006 à Kigali au Rwanda;

Vu l'Acte constitutif du Bureau politique de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement en date du 15 septembre 2006 à Kigali au Rwanda,

Décide ce qui suit:

Article 1er : Les personnalités dont les noms suivent, sont nommés aux postes de responsabilités du nouveau Bureau Politique de l'UFDR :

Président : Michel Am Nondroko Djotodia

Vice Président : Chargé des Affaires politiques et de la Logistique : Colonel Charles Massi

Vice Président : Chargé des Affaires Militaires : Général Assane Justin

Vice Président : Chargé de la Sécurité et Porte Parole de l'UFDR : Lieutenant Colonel Abakar Sabone

Commissaire aux Finances : Kondroketté Thierry

Conseiller Politique Spécial & Stratégies en Communication : Abib Touré

Chargé des Droits Humains et de la Protection des Populations contre les violences civiles : Le Chargé de Mission : Daniel Issane Marh-Zhoock

Secrétaire Général : Vingar Moise

Secrétaire Général Adjoint : Moustapha Kombo Justin

Chargé de l'Organisation : Capitaine Jean Claude Démon

Article 2 : La présente décision prenant effet pour compter de la date de sa signature,
sera enregistrée et communiquée partout où besoin sera.

Abuja, Nigeria, le 25 Mai 2008

Michel Am Nondroko Djotodia, Président

 

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 15:25





ASECNA

 

48ème REUNION DU COMITE DES MINISTRES DE TUTELLE

 

MALABO, le 11 JUILLET 2008

 

RESOLUTION N° 2008 CM 48- 9

 

ATTITUDE DU MINISTRE SENEGALAIS DE L' ARTISANAT

ET DES TRANSPORTS AERIENS

 

Le Comité des Ministres de tutelle, réuni à Malabo le 11 juillet 2008,

 

Vu la Convention relative à l'ASECNA signée à Dakar, le 25 octobre 1974, ensemble les statuts de ladite Agence,

 

Après avoir entendu Monsieur Farba SENGHOR, Ministre sénégalais de l'Artisanat et des Transports Aériens, Ministre de tutelle de l'ASECNA, exposer sa version du différend existant entre son Pays et l'Agence,

 

Après avoir exploré toutes les voies susceptibles de conduire à un accord permettant le retour à une situation normale,

 

Exprime sa préoccupation et déplore l'attitude du Ministre de l'Artisanat et des Transports Aériens du Sénégal qui a rejeté toutes les propositions faites et maintenu des exigences inacceptables.

 

Demande au Sénégal de :

 

. mettre fin sans délai à toutes les mesures prises en violation flagrante des règles communautaires, notamment l'accaparement à son profit des redevances communautaires d'atterrissage et de balisage sur l'aéroport International Léopold Sédar SENGHOR de Dakar

 

 

 

. rembourser dans un délai de deux mois les sommes indûment perçues depuis le 10 mai 2008 et qui sont des ressources de la Communauté,

 

Malabo, le 11 juillet 2008

 

                                         Le Président du Comité des Ministres de tutelle

 

                                                            Enrique MERCADER COSTA

 

 

 

 

 

 *****************************************************************************************

 

 

 

 

 

ASECNA

 

48ème REUNION DU COMITE DES MINISTRES DE TUTELLE

MALABO, le 11 JUILLET 2008

 

RESOLUTION W 2008 CM 48 -12

MESURES RELATIVES AU FONCTIONNEMENT OU SIEGE DE L'ASECNA ET DES AUTRES SERVICES COMMUNAUTAIRES

 

Le Comité des Ministres de tutelle, réuni à Malabo le 11 juillet 2008,

Vu la Convention relative à l'ASECNA signée à Dakar, le 25 octobre 1974, ensemble les statuts de ladite Agence,

Vu la Résolution N° 2008 CM 48 - 9, relative à l'attitude du Ministre de l'Artisanat et des Transports Aériens du Sénégal,

 

Considérant les déclarations du Ministre dans les médias,


Considérant
l'accaparement au profit du Sénégal des redevances communautaires d'atterrissage et de balisage sur l'aéroport International Léopold Sédar SENGHOR de Dakar,


Considérant
les mesures de réquisition du personnel communautaire de l'Agence sur l'aéroport International Léopold Sédar SENGHOR de Dakar.


Considérant
les mesures dirigées à l'encontre des personnels communautaires non sénégalais de l'Agence, visant à les empêcher d'accomplir normalement leurs tâches, ou les menaces de les déclarer « persona non grata».
 

Constatant l'attitude du Ministre de l'Artisanat et des Transports Aériens du Sénégal qui a rejeté toutes les propositions faites et maintenu des exigences inacceptables,


Constatant
le désaccord persistant entre le Ministre de tutelle du Sénégal et l'ASECNA susceptible de mettre en péril l'existence de l'Agence,


Considérant
la nécessité de préserver les intérêts de l'Agence et de lui permettre d'exercer ses missions dans de bonnes conditions,


Donne
mandat au Conseil d'Administration et à la Direction Générale d'étudier, sous la supervision du Président du Comité des Ministres de tutelle, dans un délai de trois mois les mesures de tous ordres permettant d'assurer en dehors du Sénégal les activités du Siège et des autres installations et services communs à compter du 1er janvier 2009, et d'en rendre compte au Comité des Ministres de tutelle,

 

                                                                                Malabo,  le 11 juillet 2008

 

                                 Le Président du Comité des Ministres de tutelle

 

                                                   Enrique MERCADER COSTA


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Révélation de Farba SENGHOR  ‘L’Asecna a placé 40 milliards de francs Cfa à l’extérieur’

 

Source: walfdjri16/07

 

Le ministre de l’Artisanat et des Transports aériens lève un coin du voile sur la rapport d’audit du cabinet Mazars-France. ‘Si nous jetons un coup d’œil sur les états financiers de 2006 de l’Asecna, nous nous rendons compte que cette agence garde par devers elle 40 milliards de francs Cfa en valeurs mobilières de placement au moment où nos Etats souffrent d’un déficit d’équipements notoire’, a révélé hier M. Farba Senghor au cours d’une conférence de presse. ‘En outre, la totalité de ce montant est placée dans des marchés financiers hors d’Afrique alors qu’elle pouvait être placée dans les marchés de la Cemac ou de l’Uemoa avec des taux beaucoup plus intéressants (7 % contre 3 % en Europe)’, a-t-il dénoncé. Aussi, Farba Senghor a-t-il émis le souhait que cet argent qui appartient aux Etats membres de l’Asecna soit rapatrié et mis au service des économies de ces pays.


Selon lui, de nombreux détournements intervenus au sein des paieries n’ont pas encore amené l’agence à revoir son système de contrôle ainsi que l’ont noté ses auditeurs depuis 5 ans. Aussi, a-t-il demandé la mise en place, sans délai, d’un système de gestion transparente et d’outils de contrôle performant.


Dans le même ordre d’idées, le ministre a aussi mis à nu la violation du code des impôts par l’Asecna. ‘L’Asecna fonctionne au Sénégal en violation du code des impôts en prélevant mais ne reversant pas les impôts sur le revenu du personnel recruté localement. Or l’accord de siège qui le lie au Sénégal stipule clairement que seul le personnel international bénéficie d’un statut diplomatique et est exonéré d’impôts’, a-t-il dénoncé. Selon lui, le préjudice subi par l’administration fiscale sénégalaise est évalué à environ 450 millions de francs Cfa par année compte non tenu de la sous-fiscalisation délibérée du personnel local sénégalais qui représente environ 30 millions de francs Cfa par année. A cet effet, il a rappelé que cette situation expose l’agence à un redressement fiscal.


Farba Senghor a aussi fait état d’un ensemble de dysfonctionnements graves, notamment la violation régulière des règles de passation des marchés. Pour le ministre, tous ces faits ne sont qu’une infime partie des nombreuses récriminations faites à l’agence par le cabinet Mazars-France et qui confortent le Sénégal dans sa position pour une meilleure gestion des ressources matérielles et financières que les Etats membres ont mises à la disposition de l’agence.


Nd. M. GAYE

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:58

 

 

 

APA Bangui 19-07-2008 (Centrafrique) Le président centrafricain, François Bozizé, a menacé vendredi de limoger l’ensemble des responsables de la direction générale et technique de la société de l’énergie centrafricaine (ENERCA) au cas où les coupures de courant persistaient à Bangui, a appris APA des sources officielles.

 

A l’occasion d’une visite impromptue au siège de la société, le chef de l’Etat a demandé aux responsables de s’expliquer sur les délestages intempestifs auxquels la capitale centrafricaine est soumise ces dernières semaines.

 

Un responsable de l’ENERCA a confié à APA que le président Bozizé, très en colère, a estimé que «cette situation a trop duré et les conséquences au plan économique sont irréparables pour le gouvernement qui est déjà confronté a de nombreuses contraintes financières».

 

«Je ne saurais tolérer que cela perdure encore», a conclu le chef de l’Etat dont la visite au siège de l’ENERCA a été précédée de 48 heures par celle du Groupe des partis politique de la majorité présidentielle (GPPM) qui a insisté auprès des responsables pour «le rétablissement normal et sans délai» de l’électricité à Bangui.

 

      Le tout puissant ministre des mines et de l'énergie Sylvain Ndoutingaï

Dans un communiqué, mardi dernier, les syndicats avaient averti le gouvernement qu’ils allaient déclencher, dans les tout prochains jours et sans préavis, un mouvement de grève pour exprimer leur mécontentement face aux coupures prolongées du courant électrique à Bangui.

 

Selon les responsables de l’ENERCA, une panne survenue au niveau de la turbine qui se trouve à l’usine de Boali, ville située à 100 km au nord de Bangui, serait à l’origine des coupures d’électricité qui dure depuis un mois dans la capitale. Les installations techniques de l’usine de Boali, qui fournit le courant électrique à la capitale centrafricaine et ses environs sont vétustes et ne répondent plus.

 

Ces installations qui datent des années de l’indépendance (plus de 40 ans), ont été réalisées par des techniciens russes avec des équipements soviétiques dont les pièces détachées ne sont plus disponibles sur les marchés. Les coupures d’électricité font vivre un véritable calvaire aux populations. La situation est particulièrement dramatique dans les hôpitaux où les services de radiologie et de la chirurgie sont bloqués.

 

Le nombre de morts a augmenté de manière préoccupante. A tel point que, jeudi dernier, le Comité international de la croix rouge (CICR) a doté l’hôpital communautaire, l’un des plus importants de Bangui, d’un groupe électrogène de grande capacité, pour parer au plus pressé.

 

 

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Bozizé se moque vraiment du monde. Au dessus de l’ENERCA, il y a un ministère de l’Energie où trône un certain Sylvain Ndoutingaï que Bozizé connaît très bien et qu’on n’ose même plus présenter. Depuis le 15 mars 2003, l’organigramme de ce super ministère a été tribalisé au maximum. Presque tous les cadres de ce département ne sont que d’incompétents compatriotes d’ethnie Gbaya. Résultats : La crise énergétique actuelle à l’ENERCA n’est que la conséquence de cette politique aveugle. Pourquoi ne cherche-t-on pas à changer les pièces vétustes de Boali dont on parle tant ?

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:54



 

16 Juillet 2008 10:33:34 GMT Source: Reuters

  Par Joe Bavier


BANGUI, Juillet 16 (Reuters) - Les donateurs sont monté en puissance d'aide à distance, négligés République centrafricaine, car ils craignent que les conflits transfrontaliers dans les pays voisins du Soudan au Darfour et au Tchad ne puissent se développer et se nourrir de la vacuité de l'autorité de l'État.

 
Affectée par des décennies de dictature, de troubles, de tentatives de coup et des rébellions, la vaste ancienne colonie française avec sa faible densité de population, est classée parmi les pays les moins avancés États.


Les infrastructures de base sont en ruines, des bandits sillonnent la brousse n'est pas cochée par l'armée ou la police des frontières et sont laissés sans surveillance.

 
"Tout le monde a entendu parler du Congo, au Darfour, et les Grands Lacs, mais nous avons soudainement réalisé qu’il y a ce grand pays vide au milieu de tout cela avec des frontières très perméables, a dit à Reuters Fiona Ramsey de la délégation de la Commission européenne à Bangui. "Même si c'est un conflit beaucoup plus faible,  c’est un vaste territoire. Il permet la contrebande de ressources naturelles. Elle permet la circulation des armes», a-t-elle ajouté.


Sans littoral en Afrique centrale, la République qui revêt une importance stratégique au coeur de l'Afrique, a été largement ignorée jusqu'à ce qu'une rébellion anti-gouvernementale ait éclaté en 2003  au Soudan dans la province de l'ouest au Darfour, ce qui a déclenché des conflits ethniques et politique qui a envoyé et répandu des pillards et des réfugiés dans les pays voisins comme le Tchad.

 
Les combattants à la fois du Tchad et du Soudan, - disent les analystes et les observateurs de ces États - qui mènent une guerre par procuration à travers les rebelles des uns et des autres, sont connus pour avoir utilisé des hors-la-loi du Nord pour chercher refuge ou lancer des attaques.

Plus récemment, le groupe rebelle ougandais Armée de résistance du Seigneur s’en est également pris à la République centrafricaine, où en Février et Mars, il a attaqué les villages du Sud Est, pillant des biens et enlevant de civils pour en faire des combattants ou esclaves sexuels.

Ces conflits externes ajoutés au chaos déjà causé par plusieurs rébellions internes contre le gouvernement du Président centrafricain François Bozize qui, combiné avec le banditisme qui sévit en milieu rural, ont déplacé quelque 300.000 personnes au cours des dernières années.

"La République centrafricaine est, quoi qu’on en pense, pire qu’un État faible: il est devenu pratiquement un État fantôme, dépourvu de tout sens de capacités institutionnelles au moins depuis 1979",
a déclaré dans un rapport publié l'an dernier le groupe de réflexion International Crisis Group basé à Bruxelles.


ESPOIRS DE RAPPROCHEMENT


Le mois dernier, Bozize a signé un accord de cessez-le-feu et de consolidation de paix avec des groupes d'insurgés des trois provinces du nord, et une conférence nationale est due à rassembler le gouvernement, les rebelles et l'opposition civile pour la réconciliation pourparlers.

Des bailleurs de fonds étrangers espèrent que cela aidera à concentrer davantage l'attention internationale sur la République centrafricaine.

 
En 2006, la République centrafricaine a reçu plus d'assistance humanitaire qu’elle n’en avait reçu durant les trois années précédentes réunies. Ce montant a été triplé en 2007 et devrait encore doubler cette année.


«Ensemble, cette année, entre le développement et l'aide humanitaire, la République centrafricaine a reçu probablement $ 350 à $ 400 millions," a déclaré à Reuters Toby Lanzer, coordonnateur humanitaire des Nations Unies à Bangui.


Une petite unité de la force militaire de l'Union européenne déployée dans l'est du Tchad pour protéger les réfugiés du Darfour est basée dans le nord-Centrafrique. Mais les critiques s'interrogent sur l'efficacité de l'UE dans la lutte contre les raids des groupes transfrontaliers lourdement armés.

 

L'ampleur de l'enjeu du développement auquel font face les donateurs en République centrafricaine est redoutable.


De sa maison isolée dans le sud-est de ville d’Obo, Pierre Paitilite 74 ans, a vu son pays en constante régression depuis son accession à l'indépendance en 1960.


Ancien combattant de l'armée coloniale française, il se rend encore à Bangui une fois par an, afin de recueillir sa pension militaire. Un voyage qui devrait durer 24 heures prend une semaine si des pluies ou des arbres abattus n'ont pas complètement bloqué la route.

"Nous avons été oubliés", a-t-il dit que des fonctionnaires de l'ONU ont finalement visité sa ville, des mois après que les rebelles ougandais de la LRA ont attaqué sa ville. "Si vous, la communauté internationale, êtes ici, cela signifie que vous avez effectivement pensé que nous sommes des gens."

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:51





Source: Le Groupe de la Banque mondiale 17 Juil 2008

 
Comment est un pays sans littoral et de post-conflit des pays censés faire face à la cherté de la vie et la fixation des prix du carburant? C'est la douloureuse question posée par de nombreux opérateurs économiques, des partenaires au développement et les décideurs politiques en République centrafricaine (RCA), où la mise en oeuvre de projets de la Banque mondiale est sérieusement compromise par la situation actuelle.

 

Le visage de Bangui, capitale de la République d'Afrique centrale, témoigne de la situation difficile que connaît le pays. Les pays sans littoral sont accablés par le triple handicap du prix élevé des produits de base, aux inflations galopantes, et les conflits armés. Les projets de construction inachevés, le mauvais état des routes, l’état de vieillissement des automobiles et toutes les maisons détruites, soulignent la dure réalité que certains pays sont plus gravement touchés que d'autres par la hausse des prix du pétrole.

 
L'augmentation des coûts de transport


Dans des circonstances normales, la République centrafricaine tire son approvisionnement en matériaux de construction, appareils ménagers et de certains produits alimentaires du port le plus proche - Douala au Cameroun - 1400 km de la capitale. L'autre option est le port de Pointe-Noire (Congo) 1700 km et accessible seulement par voie fluviale pendant la saison des pluies. Ce handicap s'ajoute à d'autres facteurs, tels que le mauvais état de la route Bangui-Douala, la menace de la rébellion, et les barrages routiers ou des bandits opèrent dans la partie nord du pays. Cela peut prendre pour les grandes remorques de cinq à sept jours pour aller de Douala à Bangui lorsque les conditions de voyage sont optimales. Les camionneurs ne peuvent donc que faire un simple aller-retour pendant la saison des pluies.


Selon une étude réalisée dans le cadre de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) Sous-régional des transports et du projet de facilitation du transit, les frais de transport en Afrique centrale, sont parmi les plus élevés partout sur le continent africain. Pour le Tchad et la République centrafricaine, qui sont enclavés, les coûts de transport représentent respectivement 52 pour cent et 33 pour cent, de la valeur des exportations. Le voyage de Douala (Cameroun) - le principal port régional et point d'entrée à N'Djamena (Tchad) prend 15 jours et le voyage à Bangui (RCA) 10 jours, plus un supplémentaire de 28 jours le temps d'attente dans le port.

 
Ces délais ont un impact direct sur les transporteurs des coûts. Le coût du transport d'une tonne de ciment de Douala à Bangui, qui a 75000 FCFA en 2007, a presque doublé cette année, à 125000 francs CFA.

 Ces coûts, qui sont associées au statut des pays sans littoral et un manque de sécurité de la route, se font sentir en termes de produits disponibles sur le marché intérieur en République centrafricaine, où le paiement des salaires des fonctionnaires est déjà en retard de six mois.

La flambée des prix avoir des répercussions sur les projets d'infrastructure

 
Le sac de ciment de 50 kg qui auparavant coûtait 8000 francs CFA, se vend aujourd'hui 19.000 francs CFA dans les magasins de matériaux de construction de la capitale. Un poulet vaut entre 3500 et 4000 francs CFA, par rapport à 2000 F CFA à 2500 il ya juste un an, tandis que les poulets rôtis coûtent de 7500 à 9000 francs CFA.

 

Guyama Prosper, un jeune opérateur économique et propriétaire d'une production de volaille, explique que cette augmentation est due au triplement du coût des médicaments vétérinaires et aliments pour les volailles. Le sac d’arachide est passé de 12.500 FCFA à 20.000 FCFA, et un sac de maïs de 12000 FCFA à 18000. Le sac de riz de 50 kg qui a coûté 18.000 francs CFA l'année dernière coûte 26.000 FCFA cette année.

 
Étant donné les circonstances difficiles, des problèmes se font jour avec les projets financés par la Banque mondiale, l'exemple le plus illustratif étant d'urgence en milieu urbain et la réhabilitation des infrastructures de maintenance du projet, qui a été en cours d'exécution depuis Juin 2007 par le Ministère de l'Aménagement du Territoire, à travers les travaux publics de l’agence AGETIP. L'un des objectifs du projet est la réhabilitation d'urgence et la réparation des infrastructures vitales à Bangui, mais les lieux de travail ont dû être abandonnés le long de certaines grandes artères de la capitale.


Marcel Nganassem, Directeur général de l'AGETIP / CAF, explique.

«L'approvisionnement en eau, de drainage et d'autres œuvres en ligne bouffées de chaleur a dû être arrêté il ya deux mois, non seulement en raison du prix élevé des matériaux de construction, mais également en raison de la pénurie générale de biens dans le pays», a-t-il dit.

Mis à part l'arrêt de travail, Nganassem craint également que le projet mai ne pas être en mesure d'atteindre ses objectifs. En raison de la hausse du prix des matériaux de construction, il estime que les 65 km de routes prévu initialement devra probablement être réduit à la suite de mise à jour des coûts du projet. Ni l'AGETIP, ni les concepteurs du projet n’ont prévu la forte hausse des prix des matériaux de construction qui ont eu lieu entre le moment de l'étude de faisabilité et l'exécution des projets.

 
La Banque mondiale est bien consciente de la gravité de la situation. Dans un rapport de supervision publié le 25 Juin, les économistes de la Banque mondiale soulignent que «certains des facteurs externes ont un impact négatif sur la bonne exécution des activités prévues dans le cadre de projets de la Banque. La faiblesse du dollar contre le franc CFA au cours des derniers mois, ainsi que le prix élevé du carburant et des produits importés, ont stimulé l'inflation généralisée en RCA. Initialement prévue au budget pour les activités du projet sont donc la preuve insuffisante dans la plupart des cas. "


Des solutions régionales nécessaires pour aller de l'avant


Les espoirs du pays sont maintenant rivés sur les arrangements avec les pays voisins avec littoral comme le Cameroun et la République démocratique du Congo (RDC), en vue d'obtenir de nouvelles livraisons de matériaux de construction, et en particulier le ciment. A propos de 23.000 tonnes de ciment qui devraient arriver en Juillet, certains importateurs sont déjà en train de se livrer à la spéculation en profitant de la forte demande. Selon les autorités, l'arrivée de ce ciment devrait permettre que les prix se stabilisent à environ 12000-14000 francs CFA par sac. « Juste assez pour reprendre le travail", espère Nganassem.


Afin d'atténuer l'impact négatif des augmentations des prix du pétrole, et en particulier la hausse générale des prix des produits importés et les produits alimentaires sur la population, le Gouvernement a récemment décidé d'abaisser la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les taux de six produits - le lait , le sucre, le blé, l’huile végétale, le poisson congelé et le ciment - de 19 pour cent à cinq pour cent.


Et, certains donateurs, comme la Banque mondiale, Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement ont, pour leur part, déjà mis en place des fonds spéciaux pour lesquels la République centrafricaine est admissible et qui visent à limiter l'impact de l'ensemble des augmentations des prix des marchandises, des services et du pétrole.


* 1 USD = 400 FCFA

Edmond B. Dingamhoudo, la Banque mondiale République centrafricaine

 

 

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Centrafrique-Presse.com
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:46



 

© Unicef France 2008

 

Dans l'école de brousse de Bénan 2, près de Paoua, en République centrafricaine.

 

292 000 personnes, dans le pays, ont fui leurs villages à cause de la violence. L'Unicef travaille auprès de ces personnes et des plus vulnérables dans un contexte d'extrême insécurité.

 

Dans tout le nord du pays, depuis 2005, les combats engagés entre les différents groupes rebelles (à l’est, l’UFDR et à l’ouest, l’APRD) et les troupes gouvernementales centrafricaines ont engendré la destruction de centaines de villages, forçant près de 292 000 personnes à fuir pour trouver refuge dans la brousse ou dans les pays frontaliers comme le Tchad, le Soudan ou encore le Cameroun.

 

Malgré l’accalmie enregistrée ces derniers mois, notamment grâce aux accords de paix signés entre les groupes rebelles et le gouvernement, les habitants du nord du pays ne sont pas revenus dans leur village d’origine. La situation est encore trop fragile, d’autant plus que de nouveaux acteurs ont fait leur apparition dans ce paysage déjà conflictuel. Ceux que l’on nomme communément les coupeurs de route écument les routes, attaquant les villages, détruisant ou brûlant les maisons, kidnappant les enfants et femmes contre rançon, tuant les civils en toute impunité.


C’est dans ce contexte difficile et complexe que l’Unicef Centrafrique (RCA) œuvre quotidiennement pour fournir une assistance aux populations déplacées les plus vulnérables. Aussi, le travail de l’Unicef RCA et de ses partenaires a permis, en une année, de rétablir un semblant de normalité dans la vie de milliers de femmes et d’enfants. Face à cette crise, l'Unicef France s'est mobilisé et a transféré au total 821 483 € pour la mise en oeuvre de programmes d'éducation, de santé et de protection de l'enfance en réponse à l'urgence.

 

34 000 enfants rescolarisés, dans le nord-ouest

 

Ainsi, uniquement dans la zone nord-ouest, les programmes d’éducation en urgence ont permis à 34 000 enfants de reprendre leur scolarité, malgré un contexte quelque peu insolite, puisqu’elle se déroule dans des écoles établies sur les sites de déplacement des populations, par exemple en pleine brousse, pour éviter aux enfants de se déplacer sur les axes routiers peu sécurisés et permettre aux parents de reprendre le travail aux champs.

 
Des programmes de protection de l’enfance sont en cours au nord-est et vont être initiés au nord-ouest. Ils visent à libérer près de 1 000 enfants associés aux groupes armés sur l’ensemble du territoire, à leur permettre d’être réunifiés avec leur famille et/ou communauté et à les soutenir sur les plans psychosocial, scolaire et/ou professionnel afin que leur retour dans le monde civil soit viable. Dans le nord-est, 450 enfants ont pu être libérés et ont retrouvé leur famille.


Un large programme de vaccination contre les 6 maladies infantiles a également été engagé, enregistrant des taux de vaccination de plus de 90%. Pendant ces sessions de santé, des moustiquaires imprégnées ont été distribuées et les enfants ont bénéficié d’un déparasitage et d’une supplémentation en vitamine A.


Ces résultats encourageants ne doivent pas faire oublier que même si un mouvement de retour des populations au sein de leur village d’origine est en marche, ce processus va être extrêmement long et peut s’enrayer à tout moment, tant la situation sécuritaire est instable. C’est pourquoi l’aide apportée par l’Unicef et l’ensemble de ses partenaires demeure aujourd’hui plus que jamais essentielle et nécessaire.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:40



 

APA Bangui 2008-07-19 (Centrafrique) L’ambassadeur de la République arabe d’Egypte à Bangui, Hany Riad Moawad, a lancé un vibrant appel à la communauté internationale pour qu’elle intensifie son aide à la République centrafricaine, afin de permettre à ce pays de relever les grands défis sécuritaires et économiques.

 

A l’occasion d’une réception offerte, jeudi à Bangui, dans le cadre de la célébration du 56ème anniversaire de la révolution égyptienne, M. Riad Moawad a réaffirmé l’engagement de son pays, en tant que coordonnateur du groupe africain au sein de la Commission de consolidation de la paix de l’ONU, de poursuivre son soutien aux efforts du gouvernement centrafricain pour la consolidation de la paix.

 

Il a également souligné sa détermination à fédérer l’appui international pour les besoins prioritaires et les multiples défis que doit relever le gouvernement centrafricain. La ministre centrafricaine déléguée à la coopération internationale, Mme Marie Reine Hassen, a indiqué que la Centrafrique est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis dans ses efforts de redressement économique.

 

La flambée des prix des biens de première nécessité, dont le pétrole, la crise énergétique, l’insuffisante des denrées alimentaires, les tensions de trésoreries et la crise sociale sont de natures à compromettre nos efforts, a-t-elle conclu.

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