Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 17:36



APA Bangui (Centrafrique) 01-04-2009 - Le personnel de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) a déclenché mercredi une grève de huit jours pour revendiquer le paiement de cinq mois d’arriérés de salaires, a constaté APA sur place.

«Nous avons été très patients mais le gouvernement n’a pas voulu respecter ses engagements», a déclaré à APA Henri Piama, un délégué du personnel.


«A plusieurs reprises, on a promis de nous satisfaire mais rien n’a été fait
», a dit M. Piama, ajoutant que «la grève sera renouvelée à l’expiration du délai des huit jours, si aucune suite favorable n’est donnée à nos revendications».


Société paraétatique, la SOCATEL est confrontée à d’énormes difficultés de trésorerie depuis l’installation des opérateurs privées de téléphonie mobile en Centrafrique qui ont emporté plus de la moitié de sa clientèle.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 15:03



KINSHASA (AFP ) -01 avril 2009 15h16 -  Le Mouvement de libération du Congo (MLC), principal parti d'opposition en République démocratique du Congo, a estimé mercredi à Kinshasa que la Cour pénale internationale (CPI) ne pourrait pas établir la responsabilité comme chef militaire de Jean-Pierre Bemba. Dans une version amendée de l'acte d'accusation initial, le procureur de la CPI a retenu lundi la responsabilité pénale en tant que chef militaire de l'ancien vice-président congolais.


"Nous ne voyons pas comment le procureur (Luis Moreno-Ocampo), même avec cette requalification des charges, va prouver que Jean-Pierre Bemba avait l'effectivité du commandement des troupes envoyées en Centrafrique",
a déclaré à l'AFP François Muamba, secrétaire général du parti de Bemba.


L'ex-candidat à l'élection présidentielle en RDC en 2006 est accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine en 2002-2003.

Les soldats de la milice du MLC étaient venus appuyer le régime du président centrafricain Ange-Félix Patassé menacé par une rébellion du général François Bozizé, qui avait fini par s'emparer du pouvoir.
 

Des juges de la CPI avaient demandé le 4 mars à M. Moreno-Ocampo de requalifier "le type de responsabilité pénale" imputée à M. Bemba, estimant que les éléments de preuve présentés par l'accusation semblaient établir qu'un "crime différent" que celui allégué par l'accusation "(avait) été commis".


Ils avaient estimé que M. Bemba pourrait être poursuivi comme "chef militaire et supérieur hiérarchique" pour les crimes commis par sa milice en République centrafricaine.

"Nous sommes confiants et attendons avec sérénité la décision des juges d'ici fin juin. Nous sommes convaincus qu'ils vont devoir rendre justice à Bemba", a ajouté M. Muamba.

Dans l'acte d'accusation initial, le procureur estimait que M. Bemba était "pénalement responsable, conjointement avec une autre personne ou par l'intermédiaire d'autres personnes", de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.


En vertu d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI, Jean-Pierre Bemba, 46 ans, avait été arrêté le 24 mai 2008 à Bruxelles.
A la tête du MLC, il avait perdu en 2006 l'élection présidentielle en RDC face au président actuel Joseph Kabila. Puis il avait été exfiltré en avril 2007 au Portugal pour des raisons médicales.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 20:58

 



31 mars 2009 – De récents affrontements entre le gouvernement de la République centrafricaine et un groupe rebelle appelé la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) ont forcé quelque 6.400 personnes à fuir dans la brousse tandis que 9.200 autres ont trouvé refuge au Tchad, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

L'OCHA rappelle qu'une recrudescence de la violence en République centrafricaine a causé le déplacement de dizaines de milliers de personnes depuis janvier 2009.

A la mi-mars, des affrontements entre divers groupes – rebelles, troupes gouvernementales, groupes paramilitaires de défense et assaillants en provenance du Tchad ont causé le déplacement de 2.500 personnes dans le nord-est du pays, souligne un communiqué.

Au cours de la dernière décennie ce sont en tout plus de 300.000 personnes qui ont fui leur maison. En 2008, les réfugiés et les déplacés avaient commencé à retourner dans leurs villages suite à divers accords de paix signés avec les rebelles, notamment la tenue du Dialogue politique en décembre 2008.

Mais une reprise des combats dans le nord a conduit au déplacement de 23.800 personnes supplémentaires. L'OCHA déplore qu’en dépit des besoins humanitaires importants, le gouvernement ait restreint l'accès à ces populations plusieurs fois au mois de mars.

L'appel à contribution pour 2009, d'un montant de 116 millions de dollars, est pour l'instant financé à 22% seulement, avec des déficits importants dans les domaines de la santé et de la protection.

 






Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 20:33



Ou de la rebuffade du président de RDC, Joseph Kabila, toujours rugueux avec son homologue français et qui n’a pas daigné se déplacer pour l’accueillir à l’Aéroport vendredi. Heureusement, pour animer le voyage, outre un petit shoot d’adrénaline au décollage de Villacoublay, Sarko Ier avait choisi d’inviter le troubadour Barbelivien et le truculent Patrick Balkany. L’occasion pour le preux maire de Levallois-Perret de recroiser ses potes de virée africaine (cf. Patrick Balkanyse l’Afrique). Au premier chef, Georges Forrest, belge d’origine néo-zélandaise, consul honoraire de France et de Belgique au Katanga et surnommé le proconsul, dans cette région minière.


Et aussi Fabien Singaye, l’ancienne barbouze rwandaise qui rôdait par là. Conseiller spécial du président centrafricain Bozizé, Singaye navigue dans les eaux centrafricaines… et congolaises. En fait, dans « tout ce qui sent l’uranium », peste une « Grande oreille africaine ».


Au moins, avec de tels parrains, « Areva ne va pas manquer de publicité ». La patronne du groupe nucléaire, Anne Lauvergeon, n’aura pas fait le voyage en Afrique pour rien, dans l’avion présidentiel. Prospection sur toute l’étendue du territoire de RDC, entérinement du deal signé début janvier pour exploiter le 2e gisement d’uranium au monde. Et elle aura vu Georges Forrest ailleurs qu’au Ritz, où elle a l’habitude de discutailler avec le sieur.

En fait Kouchner n’a rien raté. Son rayon à lui, c’est la Santé.


Par Bakchich
.info

Il ne manquait plus que Saifee DURBAR !

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 15:27



APA N’Djamena (Tchad) 31-03-2009 - Le leader de l’opposition radicale tchadienne, M. Ngarlejy Yorongar, est hospitalisé depuis trois jours dans une clinique de N’Djamena pour une paralysie des membres inférieurs et supérieurs, a constaté APA.


Yorongar qui souffre de sciatique et de nombreux problèmes neurologiques, dues aux multiples tortures subies dans les geôles du président Déby Itno, a été hospitalisé à son retour d’Afrique du Sud où il s’est rendu récemment pour assister à une rencontre sur l’impunité.


Terrassé par un mal qui a paralysé ses membres, Yorongar a été admis au service des urgences d’une clinique de la capitale tchadienne. Il aurait déjà retrouvé l’usage d’une bonne partie de ses jambes et de ses mains.


Yorongar avait été enlevé par les forces gouvernementales après le retrait des rebelles le 3 février 2008, avec Ibni Oumar, porte-parole de l’opposition modérée, qui n’a jamais réapparu depuis lors.

Malade, il a été évacué en France par les autorités de ce pays pour y subir des soins appropriés. Le 26 février dernier, l’opposant a déposé une demande de visa à l’ambassade de France pour honorer un rendez-vous avec son médecin français au début du mois de mars.


Convoqué le 29 février dernier par le consul qui lui a signifié que l’ambassade attendait l’avis de Paris, Yorongar a saisi la direction générale du protocole d’Etat et le ministère des Affaires étrangères. Il attend toujours une suite à sa demande de visa.


Interrogé par APA, Yorongar s’est dit étonné que l’avis de Paris soit d’abord sollicité pour lui octroyer un visa alors qu’il a un rendez-vous ferme avec son médecin en France.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 15:15




APA Bangui (Centrafrique) 31-03-2009 - Le président du Mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga, a mis en garde, mardi, contre un éventuel report des élections présidentielles prévues en Centrafrique en 2010.


Dans une déclaration rendue publique à Bangui, M. Bendounga a indiqué que le report des élections groupées de 2010 pourrait faire courir au pays un réel péril.

Le président du MDREC a appelé à la mobilisation de tous les partis politiques et de la société civile pour éviter qu’une telle éventualité ne se produise.


«Aujourd’hui, nous sommes à onze mois et douze jours de la date du premier tour des élections groupées de 2010 et rien ne bouge tant du coté des partis politiques que celui du régime Bozizé»,
a fait observer M. Bendounga, dans sa déclaration, rappelant que le président François Bozizé a signé l’ordonnance instituant la Commission électorale mixte indépendante (CEMI) le 30 avril 2004.


La mise en place de cet organe a eu lieu, le 13 mars 2005, soit onze mois et dix huit jours avant la date du premier tour des dernières élections présidentielles et législatives, souligne la déclaration, préconisant «la tenue sans délai des assises de l’opposition centrafricaine, afin d’harmoniser les points de vue et proposer des solutions idoines qui permettrons à notre pays de respecter le calendrier électoral».


«Le silence des partis politiques de l’opposition ainsi que de la société civile les rendra coupables de complicité de la mauvaise préparation des élections groupées de 2010 ainsi que de la prolongation du mandat du président sortant François Bozizé»,
conclut la déclaration.

Selon les recommandations du dialogue politique inclusif (DPI), la CEMI devait être mise en place au mois de mars 2009, dans la perspective des élections municipales et présidentielles prévues respectivement en 2009 et 2010.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 15:12



APA-Ouesso (Congo) 31-03-2009 - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a inauguré lundi une agence de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) à Ouesso, capitale économique du département de la Sangha en pleine forêt équatoriale primaire, à plus de 800 km au nord de Brazzaville.


A cette occasion, le ministre congolais des finances, M. Pacifique Issoebeka, a déclaré que l’implantation d’une agence de la BEAC dans la Sangha, où sont basés les sociétés forestières les plus importantes du pays, «va redynamiser l’économie en facilitant un bon flux financier, aussi bien au Congo que dans les pays limitrophes (Cameroun, Gabon et Centrafrique)».


L’implantation de la BEAC dans la Sangha fait aussi partie des mesures prises par le gouvernement pour redynamiser le secteur forestier qui subit actuellement de plein fouet les effets de la crise mondiale, a indiqué M. Issoebeka.


Elle doit également permettre de relancer d’autres secteurs de l’économie dans la région, notamment la culture du cacao dont la Sangha était le premier producteur ainsi que redynamiser des activités tels que l’écotourisme et l’exploitation d’autres ressources, a-t-il ajouté.


Le ministre des finances a annoncé que le gouvernement congolais envisageait de construire des routes pour relier Ouesso avec le Cameroun, le Gabon et la Centrafrique.

Les sociétés forestières ont accueilli avec soulagement l’ouverture d’une agence de la BEAC à Ouesso, qui jusque-là étaient obligées de se rendre à Douala, au Cameroun, pour leurs transactions financières.


«Nous allons enfin effectuer nos transactions sur place. Dans le passé, nous devions parcourir de longues distances pour le faire», a confié à APA le secrétaire général de la Congolaise Industrielle du Bois (CIB), la plus importante société forestière du pays, M. Dissot Bakonga.


«La Sangha réalise plus de 90% des recettes forestières du pays»,
a ajouté M. Bakonga.

Plus d’une dizaine de sociétés forestières sont installées dans le nord du Congo. La moitié d’entre elles est basée dans le département de la Sangha qui fournit plus de 90% des recettes forestières du pays, a indiqué M. Bakonga.


Le bois est la deuxième ressource du Congo après le pétrole et participe pour au moins 30% au PIB.

Les travaux de construction de l’agence BEAC de Ouesso ont démarré en juillet 2005.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 12:31

 

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a retenu la responsabilité pénale en tant que chef militaire de l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba dans une version amendée de l'acte d'accusation.


Des juges de la CPI avaient demandé le 4 mars au procureur de requalifier "le type de responsabilité pénale" imputée à M. Bemba, estimant que les éléments de preuve présentés par l'accusation semblaient établir qu'un "crime différent" que celui allégué par l'accusation "a(vait) été commis".

Les juges avaient estimé que M. Bemba pourrait être poursuivi comme "chef militaire et supérieur hiérarchique" pour des crimes commis par sa milice en République centrafricaine en 2002-2003.


Dans l'acte d'accusation initial, le procureur estimait que M. Bemba était "pénalement responsable, conjointement avec une autre personne ou par l'intermédiaire d'autres personnes", de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.


Les soldats du Mouvement de Libération du Congo (MLC), la rébellion dirigée par M. Bemba, étaient venus appuyer le régime du président centrafricain Ange-Félix Patassé menacé par une rébellion du général François Bozizé, qui avait fini par s'emparer du pouvoir. Des audiences de confirmation des charges contre M. Bemba s'étaient déroulées du 12 au 15 janvier.

Les juges devaient confirmer ou non les charges dans un délai de 60 jours, ouvrant éventuellement la voie à un procès, mais la CPI avait ajourné sa décision dans l'attente de recevoir le document du procureur. M. Bemba, 46 ans, avait été arrêté le 24 mai 2008 à Rhode-Saint-Genèse, en vertu d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI.


Ancien rebelle, puis vice-président durant la transition (2003-2006) et candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2006 en République démocratique du Congo (RDC) face au président actuel Joseph Kabila, M. Bemba s'était exilé en avril 2007, quelques semaines après de sanglants combats entre l'armée congolaise et sa garde rapprochée qui avait été totalement défaite.

(belga) 
31/03/09 08h55

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 22:51




Daha, Tchad, Mars 27 (UNHCR) - Des dizaines de milliers de civils de la République centrafricaine ont fui vers le sud du Tchad pour échapper au banditisme et aux combats entre le gouvernement et les rebelles au cours de ces dernières années. Ache Abakar n’a jamais imaginé qu'elle serait un jour parmi eux.


 
Mais samedi dernier, la vieille de 50-ans a traversé la rivière Aouk barh avec ses cinq petits-enfants et a cherché refuge dans le village tchadien de Daha. Ils avaient passé trois jours en route, tout en se cachant dans la brousse la nuit et se nourrissant de mangues, après les combats, ils ont finalement atteint leur village dans la région nord-est de Ndéle en République centrafricaine.


"Tout le monde dans notre village a fui vers le Tchad. Certains sont encore en chemin. Il ne devrait rester à Kounde [village],"
a dit Ache au HCR peu de temps après son arrivée ici. "C'est la première fois que je suis réfugiée dans ma vie. Je ne me suis jamais attendue à cela». Elle était parmi un groupe de plus de 130 civils qui sont arrivés au Tchad, le même matin, la plupart d'entre eux portant un petit nombre de biens et de vêtements sur le dos.


Quelques personnes ont franchi la rivière sur des bicyclettes. Ils sont rassemblés sous les arbres de la rive en attendant que les membres d'une équipe du HCR puissent les guider au centre d'enregistrement. Depuis la dernière vague de violence qui a éclaté à la mi-Janvier à la frontière, le personnel du HCR de Daha a enregistré plus de 8000 réfugiés en provenance de la République centrafricaine. Un nouveau cortège de 2500 ont été enregistrés à Massambaye, situé à 125 kilomètres à l'est de Daha.


 
Les réfugiés de Daha, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont reçu un accueil chaleureux et généreux de la population locale. Ils vivent dans deux sites à proximité du village et sont en mesure d'utiliser les installations de santé et d'éducation.


 
Mais l'arrivée d'un si grand nombre de personnes dans l'est du Tchad, région du Salamat a pris les autorités locales et les travailleurs de l'aide humanitaire par surprise et montré comment le conflit en RCA s'est propagé. Quelques 56.000 réfugiés centrafricains vivent dans cinq camps de réfugiés plus à l'ouest car ils sont victimes d'un conflit.


Les nouveaux arrivants vont bientôt s'installer comme réfugié, mais pour l'instant ils sont fatigués et affamés - surtout les enfants. Ils ont bientôt ouvrir à des étrangers, en expliquant comment les troubles qui couvent en RCA ont finalement atteint une partie de leur du pays.


 
"Les rebelles sont venus dans notre village et nous ont demandé de leur remettre toutes nos denrées alimentaires et des biens. Nous n'avions pas le choix»,
Ache dit, ajoutant que l'armée est arrivée plus tard et les ont accusés de soutenir les rebelles. Ils ont décidé de fuir après avoir appris qu’un village voisin a été attaqué et 25 personnes tuées.


 
Les réfugiés originaires de tous les 18 villages le long de la route de Ndélé à Ngarba dans le nord-est de la RCA, où les combats ont éclaté entre les tribus rebelles et les forces armées depuis plus de trois mois. Bien que le gouvernement a fait des ouvertures de paix, la région reste instable et les gens sont toujours en fuite.


 
Le HCR a envoyé une équipe d'aide d’urgence à Daha avec des fournitures, y compris des feuilles de plastique, des matelas, des couvertures et des ustensiles de cuisine. L'agence de Médecins Sans Frontières aide le centre de santé local. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni des moyens de subsistance, tandis que les Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a vacciné tous les réfugiés et les enfants contre la poliomyélite et la rougeole et a lancé des programmes de nutrition et d'assainissement de l'eau.


 
Apporter de l'aide à la région est un immense défi logistique d’autant que Daha est situé à près de 1000 kilomètres au sud de la plaque tournante du HCR d'Abéché dans l'est du Tchad. La plupart des aides se font par la route, tandis que certains membres du personnel viennent par hélicoptère. Au cours de la mi-Octobre, la saison des pluies, Daha sera inaccessible par la route et le flux de l'aide sera réduit.


 
Cela ne semble pas déranger les réfugiés, qui peuvent trouver des poissons dans la rivière. «Notre bétail est encore de l'autre côté [de la rivière frontalière], et nous avons déjà semé des cultures dans nos champs», a déclaré Hapitsa, une mère de quatre enfants, qui a ajouté que la plupart des hommes étaient restés en RCA. Elle a dit qu'elle était prête à passer à un camp de réfugiés, tant il est proche de la frontière et leurs maisons de l'autre côté.


 
Mais les nouveaux arrivants n’ont pas passé trop de temps à penser à la réinstallation ou au rapatriement. "Le plus important, c'est que nous soyons vivants. Nous allons vivre ici. Et maintenant, enfin, nous pouvons nous reposer", a déclaré Ache.

 
Par Annette Rehrl à Daha, Tchad

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 22:55



Plusieurs décrets signés les 24 et 25 mars courant du général François Bozizé, ont rayé du contrôle des forces armées plusieurs militaires et gendarmes. Les motifs invoqués pour ces radiations traduisent assez bien le terrible malaise qui traverse actuellement les rangs des forces armées centrafricaines et qui remonte en réalité à plusieurs années déjà à savoir : le manque total de motivation des soldats pour effectuer les missions dans l’arrière pays, en particulier dans les zones de conflit où ils pourraient se faire trucider par les éléments des diverses rébellions.


Très régulièrement, les dépouilles de soldats tombés durant les attaques et les embuscades tendues par la rébellion, sont de plus en plus ensevelies sur place ou parfois ramenées à Bangui et remises aux familles. Récemment, aux environs de Ndélé, neuf corps de soldats tués au combat auraient été abandonnés sur les lieux. Cette situation qui est contraire au code d’honneur,  moral et de déontologie des armées a suscité un grand émoi parmi les soldats qui décident de ne plus partir en mission. Actuellement à Bangui, ils se sont tous donné le mot : avoir toujours dans leur musette un complet de vêtements civils pour le cas où…


Après l’attaque de la garnison de Bossembélé en février dernier, Bozizé qui s’était aussitôt rendu sur les lieux en inspection, avait en guise de sanction, fait déshabiller le capitaine Modoye commandant de la base qui a été immédiatement mis aux arrêts et jeté en geôle au camp de Roux à Bangui. Il lui est reproché d’être profondément endormi pendant que les assaillants opéraient tranquillement.

 

Pour les radiations, il s’agit de :

Doram St Cyr matricule 2.1048, lieutenant du bataillon d’intervention territoriale (BIT3) rayé du contrôle de l’armée nationale et renvoyé dans son foyer. Motif : « défaitisme et forfaiture en zone opérationnelle ».


Yafondo Firmin mle 79.10.3083
, sous-lieutenant de gendarmerie mis à la retraite d’office et rayé du contrôle de l’armée nationale. Motif : « manquements très graves dans l’exercice de ses fonctions pouvant nuire à la sécurité de l’Etat »


Kokpakpa Florent, mle 87.2.1846, sergent du BSS

Dobozendi Daniel, mle 94.2.1140 caporal chef du BIT 2

Kagounguéré Bernard, mle 94.2.1468 du BIT 2


Motif de radiation : « défaitisme et forfaiture en zone opérationnelle »

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation