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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 15:02




La République Centrafricaine est entourée par le Tchad, le Congo, le Cameroun et le Soudan. Ce petit pays compte environ 4 500 000 habitants, ce qui en fait le 127è pays au monde alors que le pays se classe en 44è position en terme de population. A l'origine, la Centrafrique est colonisée par la France à la fin du 19è siècle, avant de participer à la Seconde Guerre Mondiale avec les alliés.

Le pays obtient son indépendance en 1960 et héritera de nombreuses relations avec la France, en conservant tout d'abord sa langue, qui est conjointement parlée avec le dialecte originaire, le sango. Depuis l'indépendance, la République Centrafricaine, proclamée dès 1958, a connu une succession chaotique de plusieurs chefs d'état, marquée par d'incessants coups d'état. Actuellement, le pays est dirigé par François Bozizé Yougouvonda, chef militaire qui a conquis le pouvoir en 2003. Si la situation de la Centrafrique, enclavée, pourrait être synonyme de difficultés (les exportations sont assez modestes car le pays ne dispose pas de façade maritime), la richesse des sous-sols et des exploitations agricoles contribuent à assurer un relatif développement économique (la croissance annuelle est estimée à 2% mais se concentre surtout sur Bangui, capitale du pays). Il faut savoir que le PIB de la République Centrafricaine est constitué à 55% de l'agriculture, notamment grâce aux cultures de tabac, de café, de maïs, de manioc ou encore de coton, mais l'archaïsme des techniques freine considérablement de meilleures exploitations.

A côté de ses secteurs d'activité on retrouve d'importantes exploitations minières (or ou diamants, ces derniers représentant pas loin de 61% des exportations de la Centrafrique!). La République Centrafricaine est aussi connue pour ses exportations de bois tropicaux, très prisés des amateurs de meubles luxueux, et de l'hévéa dont est tiré le caoutchouc. Mais la Centrafrique connaît de nombreux problèmes naturels. En effet, le pays subit régulièrement de fortes inondations tant les cours d'eau manquent d'entretien et tant la saison des pluies est intense.

En revanche, les troubles liés à la déforestation, induite par l'abattage extensif des arbres en vue des exportations, semblent en mesure de diminuer grâce à l'intervention des pouvoirs publics qui ont lancé, avec succès, un vaste programme de protection des forêts. Comme dans de nombreux pays africains, les températures sont très élevées (la moyenne annuelle s'élève à 26 degrés) la majeure partie de l'année avec des périodes très humides. La Centrafrique se distingue en revanche par la jeunesse de sa population. On estime en effet que la moitié de la population a moins de 18 ans! Dès lors, la Centrafrique apparaît comme étant un pays très dynamique, comme en témoignent les nombreuses fêtes et manifestations culturelles qui animent le pays. Il est regrettable pourtant que le tourisme ne soit pas plus développé dans ce pays. L'absence de côtes maritimes explique peut être ce manque, mais la République Centrafricaine possède d'autres atouts qui mériteraient une visite du pays. Les richesses de la culture locale ou la beauté naturelle de certains panoramas (comme le parc naturel Manovo-Gounda-Saint-Floris, classé au patrimoine mondial de l'Unesco pour sa biodiversité) sont autant de curiosités à découvrir.

De plus, les grandes villes, comme Bangui la capitale, proposent un florilège d'activités pour touristes comme en atteste l'impressionnante offre de restaurants, bars ou boîtes de nuit...Il est toutefois recommandé, avant d'envisager une visite, de se renseigner sur les actualités du pays (météo, situation politique...) afin de voyager en toute quiétude !

Samedi 24 Octobre 2009 à 08:55
Article écrit par
ludovic

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:26




 

Mutations 23 Oct 2009

Paul Biya est rentré au Cameroun mercredi 21 octobre. Cela faisait exactement 33 jours qu'il avait quitté son pays pour la 64 ème assemblée générale des Nations unies qui se tenait à New York. Selon un communiqué de la cellule de communication de la présidence de la République, Paul Biya avait quitté le siège des Nations unies le 28 septembre pour l'Europe. Depuis lors, le grand public camerounais avait " perdu " les traces de son président jusqu'à ce que le décor habituel soit planté tout le long de la route qui relie Nsimalen au palais d'Etoudi, décor qui annonce souvent le retour ou la sortie du Chef de l'Etat.

Ce mercredi, les responsables municipaux et les militants du Rdpc avaient parsemé le parcours présidentiel de palmes, symbole des réjouissances et de fête. Comme à l'accoutumée, la police a revêtit sa tenue d'apparat ; les différentes forces de sécurité balayant le parcours dans les deux sens des véhicules d'escorte et de ceux des sirènes. Ce spectacle en se prolongeant jusqu'en fin de journée, confirmait que le président devait rentrer effectivement car, la veille, un décor similaire avait été planté alors que fut une fausse alerte.
Avant-hier au salon d'honneur de Nsimalen, les mêmes personnes qui avaient salué le président en embarquant étaient là pour l'accueillir. Comme il avait parlé à chacun d'eux en partant, donnant le sentiment de leur prescrire de précieuses instructions, il a recommencé la même cérémonie, cette fois comme pour s'enquérir de la santé de la nation, dans la portion de pouvoir que chacun gère ou bien observe. A travers le petit écran de la télévision, les Camerounais ont pris l'habitude de regarder ce spectacle de Nsimalen dans une indifférence rieuse, car ils semblent vivre à chaque départ ou retour du président de la République, de rares moments où Paul Biya échange réellement avec ses proches collaborateurs.

Dans tous les pays où l'on se donne les moyens de suivre au quotidien la progression des affaires de la nation, un conseil de ministres se tient chaque semaine. C'est le moment idoine où la coordination gouvernementale est possible; où les chefs des départements ministériels exposent les obstacles qu'ils rencontrent dans leur travail, ils en emportent évidemment des solutions. Des pays comme la Rca, le Burundi, la Tanzanie ou le Botswana vont jusqu'à tenir deux conseils de ministres par semaine, présidés bien entendu par le chef de l'Etat en personne. Au Cameroun, les gouvernants ont produit l'ingénieuse idée de substituer au conseil de ministres que préside le président, le conseil de cabinet, ce conclave monocorde qui se passe de temps en temps sous l'égide du Premier ministre, apparaît aux yeux de certains comme un parfait échappatoire que Paul Biya a imaginé pour ne pas avoir à subir régulièrement la présence de ses ministres.

Nos dirigeants ont toujours la France pour pays de référence sur beaucoup de domaines. Là bas, les présidents qui passent, toute tendance confondue, savent que la journée de mercredi est sacrée; ce jour-là, se tient le conseil de ministres. Le président de la République organise son emploi de temps de façon à ne pas être hors de son pays le mercredi. Nicolas Sarkozy, lui, parle tout le temps, explique ses actions, communique sur son état de santé et sur le planning de ses vacances. Nous avons récemment une illustration de cette volonté de faire et d'être présent : en mai dernier, François Fillon le premier ministre français, invité à prendre part au défilé du 20 Mai, se contenta de la réception du soir au palais de l'Unité parce qu'il avait tenu à assister au conseil de ministres à Paris.

 Partout en Afrique, les chefs d'Etat voyagent à l'intérieur de leur pays, ils échangent avec leurs concitoyens; ils assistent aux cérémonies traditionnelles; ils tiennent des conférences de presse. Le Cameroun est devenu une curiosité par la seule volonté de Paul Biya. Il avait tenu son dernier conseil de ministres en juin après la constitution de son dernier gouvernement; à cette occasion, il avait prescrit à son nouveau Premier ministre de produire des résultats dans un délai de six mois; puis, plus rien!

Doit-on encore évoquer ici les vacances à l'intérieur de ce pays doté de sites touristiques naturels et abondants qui ne sont pas du tout du goût de Paul Biya? Ou alors des sommets de la Cemac, de la Ceeac ou de l'Ua qu'il dédaigne, leur préférant ceux de l'Onu, de la Francophonie ou le traditionnel France Afrique?

La fonction de président de la République oblige son détenteur à faire ce que sa personne n'aime pas; à ne pas aller où lui aimerait se rendre, pourvu que la fonction le contraigne à cela, quitte à l'exposer aux risques du métier. Il faut que Paul Biya s'oblige à cet impérieux devoir.

De Xavier Messè

 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 15:23




 

Source : Blog de Makaila Vendredi 23 octobre 2009

Selon nos informations, les forces combattantes  du Front Populaire pour le Redressement (FPR-Forces positives), du Général Baba Laddé, arrêté et extradé vers Ndjaména, ont sommé par un ultimatum  les autorités centrafricaines et la mission de  Paix à Bangui de leur donner un signe de vie sur le sort de leur leader.

Cette mise en garde du FPR, a contraint Bangui, à demander à Ndjaména, d’autoriser le Général Laddé de s’entretenir par téléphone  avec sa base et son petit frère.

Il convient de souligner  que les combattants du FRP, menacent désormais clairement  de s'en prendre aux principales  localités centrafricaines si jamais quelque chose  arriverait à leur chef.

Le FPR accuse  le Gouvernement centrafricain, d’avoir conspiré avec Ndjaména contre son chef le Général Laddé, qui se trouve aujourd’hui, entre les quatre (4) murs dans les locaux des services de renseignements tchadiens.

Si rien n'est fait dans un bref délai, il faut s'attendre à la reprise des hostilités en RCA. Car, les forces du  FPR ont acquis ce dernier temps des renforts et de logistiques militaires, via le corridor ouvert vers le Darfour.

Le spectre d'une véritable  menace d'attaques généralisées des combattants aguerris du FPR, plane sérieusement  sur  plusieurs localités plane en  centrafricaine.

Bangui, en tirera et assumera donc  toutes les conséquences de ce complot ourdi contre le FPR dans le kidnapping de son leader.


Makaila Nguebla

 

NDLR : En effet selon nos informations, dans un courrier du 20 octobre 2009 adressé à la rédaction de notre confère du quotidien Le Confident par la cellule de communication de la MICOPAX, celle-ci a confirmé que  trois responsables du FPR s'étaient bien présentés récemment à la base de la MICOPAX de Kaga-Bandoro, chef lieu de la  préfecture  de Nana-Gribizi, pour lancer un ultimatum de deux semaines aux autorités centrafricaines et à la FOMAC et MICOPAX A 1, afin de connaître la position de leur chef Baba Laddè. Les autorités de Bangui ont assuremment mis le doigt dans un drôle d’engrenage. Il est à redouter que ce soit les pauvres populations du coin qui n’en fassent les frais.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 15:19




APA Bangui 23-10-2009 (Centrafrique) La représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations unies en Centrafrique, Mme Sahle-Work Zewde, a invité les organes de l’organisation mondiale à redoubler d’efforts en Centrafrique, à l’occasion de la célébration vendredi de la journée des Nations unies.

« Le système des Nations unies est là pour œuvrer dans le cadre du bien-être de la population, pour les démunis, les déplacées, les victimes des conflits de toute sortes, les minorités, les enfants en difficultés et les malades atteints du VIH/Sida », a déclaré Mme Zewde.

« J’ai aussi conscience du chemin qu’il nous reste à parcourir et de l’écart qui sépare les engagements de l’action », a-t-elle ajouté.

 « Restons plus unis que jamais, unis dans notre volonté comme dans l’action pour rendre la République centrafricaine meilleure et plus sûre », a-elle conclu.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 02:38




 

C’est un secret de polichinelle que le couple Monique et François Bozizé bat de l’aile. Dans une de nos récente parutions, nous faisions état de l’absence prolongée de la première dame de Centrafrique, Mme Monique Bozizé que les Centrafricains n’ont plus vue aux côtés de son présidentiel d’époux depuis plusieurs mois, ni dans la ville de Bangui, ni lors des derniers déplacements à l’étranger du président Bozizé. C’est depuis le début du mois de juillet dernier que la première dame a débarqué seule à Paris où elle se trouve toujours. Des témoins à Bangui, voisins de la résidence du couple,  auraient écouté par-delà la clôture des Bozizé, une orageuse dispute entre les deux conjoints.

C’est ainsi qu’il se raconte à Bangui qu’au cours de cette altercation, des noms d’oiseaux seraient sortis de la bouche présidentielle à destination de la première dame qui n’avait d’autre choix que de prendre le large et d’aller respirer un peu d’air frais en France. Plusieurs proches du couple ne sont pas avares de commentaires quant aux difficultés réelles que vit le couple présidentiel centrafricain depuis des lustres et exacerbées avec l’arrivée au pouvoir du général François Bozizé qui, il faut le dire, ne passe pas pour être un tendre avec la gente féminine.

Dans ces problèmes de couple  qui agitent Monique et François Bozizé et eu égard à la légendaire dureté de son père à l’égard de sa maman, il serait aussi établi que le fiston Jean Francis - qui gère par procuration le ministère de la défense dont à l’évidence le père en est le véritable titulaire – serait toujours rangé du côté de sa pauvre mère, position qui lui attirerait une certaine sympathie de l’opinion publique centrafricaine. Par contre vis à vis du grand argentier et non moins ministre des mines de Bozizé, Sylvain Ndoutingai qu’on ne présente plus, les Centrafricains seraient franchement très hostiles du fait de ses nombreux frasques et ses ambitions démesurées dont il ne fait nullement mystère, visant à devenir un jour président de la République centrafricaine comme Bozizé.

De ce fait, Jean Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingai se surveillent mutuellement et se marquent à la culotte. Depuis leur base de Sido, ils avaient dirigé tous les deux la rébellion de Bozizé. Maintenant au pouvoir, des contradictions autour de problèmes de gros sous, de préséance et de prébendes les opposent souvent au grand dam de Bozizé lui-même. Des témoins ont, par exemple, rapporté des éclats de voix entre les deux hommes au sujet de la contribution financière de chacun lors des cérémonies funéraires de la mère de Bozizé en février dernier.

Ces contradictions entre les pseudos « libérateurs » des Centrafricains prennent ces derniers temps des allures de guerre fratricide qui pourrait déboucher un de ces quatre matins sur un vrai drame comme ce qui allait se produire récemment au camp de Roux avec le colonel Issa Namboro Ketté, qui avait réussi à s’emparer de l’arme de poing d’un autre « libérateur » pour abattre Bozizé pour une banale affaire de bagnole.

La presse banguissoise rapporte encore en effet qu’’il y a quelques jours, lors des festivités du 63èeme anniversaire de Bozizé le 14 octobre courant au palais de la présidence, un autre « libérateur » bardé de grenades offensives, serait parvenu à s’approcher suffisamment de Bozizé pour commettre son forfait avant d’être maîtrisé et conduit en geôle au camp de Roux. Un jour, tout cela pourrait mal finir…


La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 00:24




Après la visite officielle qu’il a effectuée en République populaire de Chine du 9 au 15 septembre dernier, une importante délégation chinoise est attendue dans les prochains jours à Bangui.  Emmanuel Touaboy, le nouvel ambassadeur de Centrafrique à Beijing vient de débarquer à Bangui ce jeudi 22 octobre en précurseur de l’arrivée de la délégation chinoise. Selon des informations de sources proches de la présidence à Bangui, Bozizé aurait l’intention d’octroyer à la Chine l’exploitation côté centrafricain, des nappes de pétrole à cheval sur la frontière centrafricano-tchadienne dont les réserves côté Tchad ont été déjà mises en exploitation depuis juillet 2003.

Certaines informations avaient fait état il y a quelques semaines d’un verdict de condamnation de Bozizé et Emmanuel Touaboy, rendu par un tribunal de la Banque Mondiale, à dédommager l’américain Grynberg à qui l’ex président Patassé avait accordé des permis d’exploration dans le centre Nord du pays, et qui avait poursuivi en justice l’Etat centrafricain à travers Bozizé, Touaboy et Ndoutingai.

Si Bangui attend une délégation chinoise, une délégation du nouveau parti KNK de Bozizé est annoncée pour faire escale à Paris ce vendredi 23 octobre en route pour Beijing, dans le cadre de l’accord de coopération signé dernièrement par Bozizé lors de sa visite en Chine entre son KNK et le parti communiste chinois. Le chef de délégation n’est autre que la vice présidente du bureau politique provisoire du KNK qui n’est autre que Mme Solange Pagonendji Ndakala alias « Arôme Maggi », une autre maîtresse officielle de Sylvain Ndoutingai, lequel vient d’achever une grande tournée de plusieurs villes françaises pour adouber les responsables des structures du nouveau KNK tout en distribuant à tour de bras quelques coupures d’euros.

Si Bozizé réussit à faire démarrer l’exploitation du pétrole centrafricain, il est fort à craindre que le peuple centrafricain ne puisse voir la couleur des retombées et qu’en revanche, cela ne n’accroisse davantage son autonomie financière pour acquérir encore plus d’armes de guerre, comme le fait son suzerain, le président tchadien dont le ministère français de la défense vient de révéler que son pays est le meilleur client de la France en matière de vente d’armes.

Tout porte à croire que cela se passera comme pour l’uranium de Bakouma dont les retombées financières n’ont jamais pris le chemin du trésor centrafricain mais atterrissent directement sur des comptes bancaires domiciliés dans des paradis fiscaux des Caraïbes et autres, dans une totale opacité pour les Centrafricains. Dernièrement par exemple, pendant son escale à Paris revenant de Chine, Bozizé a vainement négocié avec Areva par rapport aux mines de Bakouma, qu’elle puisse lui verser la bagatelle de 162 milliards de F CFA au titre d’avance sur ses impôts. Seuls Bozizé, son argentier Ndoutingai et leurs complices et amis mafieux tels que Saifee Durbar, Richard Ondoko et autres Fabien Singaye qui savent à combien de milliards ils en sont !

 

A titre d’exemple, les dépenses militaires tchadiennes en quelques chiffres

 

Mirage F6 : environ 4,5 milliards de FCFA l’unité

Hélicoptère MI24 : 3 milliards de FCFA l’unité

Char de combat (Orgue de Staline) : 150 millions de FCFA l’unité

Véhicules Toyota tout-terrain : 17 millions de FCFA l’unité

Guerre de l’est : 20 milliards de FCFA

Pertes humaines : environ 5 milliards de FCFA

Un militaire qui tombe au front : 1,5 millions de FCFA (sans compter le coût des blessés graves)

N.B. : Ces chiffres ne prennent pas en compte la maintenance du matériel militaire et les armes de petit calibre comme les fusils, les mitraillettes, les munitions…

 

Sources : Rapport 2008 ministère français de la Défense; enquête Arte France, 2007.

 

Source : Journal satirique Le Moustik N°011, nov. 2007

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 22:42




 

Au cours d’un point presse tenu le 22 octobre et publié ci-après in extenso, la Coalition des groupes et partis politiques de l'opposition a porté à controverse la réduction de l'équipe gouvernementale effectuée par le nouveau président, Ali Bongo. Elle dénonce, entre autres, de nombreuses violations de la loi et des procédures, la chasse aux sorcières, la «dérive autoritaire de l'exécutif», la «forte propension à la personnalisation du pouvoir», ou encore l’«atteinte à la liberté syndicale [et] aux libertés publiques».


COMMUNIQUÉ DE LA COALITION DES GROUPES ET PARTIS POLITIQUES DE L'OPPOSITION


"À la suite de la composition du nouveau Gouvernement et l'important mouvement opéré dans la presque totalité des emplois supérieurs de l'administration centrale, la coalition des Groupes et Partis Politiques de l'Opposition constate que l'équipe gouvernementale bien que réduite, tel qu'ils l'ont préconisé dans leurs programmes de campagne, reste encore plus nombreuse que les Gouvernements Casimir OYE MBA et Paulin OBAME NGUEMA de 1990 et 1994.

Par ailleurs, la coalition s'étonne pour le regretter de ce que le Conseil des Ministres du lundi 21 octobre 2009 ait pris un ensemble de décisions de nominations sans que les nouveaux Ministres investis du pouvoir de proposition n'aient jamais été consultés. De fait, en la matière, la loi n° 20/2005 du 03 janvier 2006 fixant les règles de création, d'organisation et de gestion des services de l'État donne compétence au Ministre en charge du département de proposer en Conseil des ministres la nomination aux emplois civils et militaires de l'Etat par le Président de la République.

Or, en laissant aux seuls soins du Président de la République et du Premier Ministre la compétence exclusive de la nomination des Secrétaires Généraux et des Directeurs Généraux des administrations, le Conseil des ministres viole la loi et consacre l'émergence d'une nouvelle caste de roitelets qui, placés à la tête des administrations par la seule volonté du chef de l'État, n'auront de compte à rendre qu'à celui-ci. Cela dénote d'une dérive autoritaire de l'exécutif et d'une forte propension à la personnalisation du pouvoir. La nomination à des fonctions inexistantes dans les organigrammes des administrations, notamment au Ministère des Affaires étrangères, constitue une autre violation de la loi.

 Ces nominations en série, qui concernent plus de 300 postes, avec hélas une forte connotation de repli identitaire, viennent confirmer avec une ampleur inégalée la chasse aux sorcières à laquelle le pouvoir se livre pour imposer à l'administration des choix qui ne correspondent pas toujours à l'éthique et à l'efficacité des missions du service public. Ainsi donc, des fonctionnaires ayant battu campagne ou ayant été simplement soupçonnés d'être proches de candidats de l'opposition, ont été purement et simplement limogés au profit de ceux proches du premier cercle du pouvoir.

 En regardant de plus près un certain nombre de nominations, la Coalition a du mal à se convaincre, des principes énoncés par le Conseil des ministres pour justifier le large et important mouvement dans l'administration centrale. Cette manière populiste de faire croire au changement ne peut convaincre personne, car en déplaçant certains hauts fonctionnaires de postes importants vers des postes moins voyants qui leurs permettent de conserver leurs privilèges, le pouvoir opère juste un petit tour de passe-passe.

Des proches collaborateurs du Président de la République se sont vus accorder le cumul de leur fonction avec celle de président de conseil d'administration d'entreprises et organismes publics, en violation des articles 64 et 67 de la loi 1/2005 portant statut général de la fonction publique. C'est le cas notamment à la CNSS, à l'OPRAG et à Gabon Port Management. Ces décisions ne règlent en rien les problèmes profonds qui minent notre administration; elles viennent au contraire les accentuer. Elles nous montrent aussi qu'entre le discours et l'action il y a un grand décalage. Le copinage, le clientélisme politique et le tribalisme ont bien été au centre des dernières nominations du conseil des ministres concoctés par un groupe de personnes qui se sont partagés, tel un gâteau, les postes importants de l'administration aggravant ainsi sa politisation.

 La nomination d'un citoyen britannique, notoirement ami personnel du Président de la République, pour diriger les parcs nationaux qui constituent un patrimoine national stratégique illustre bien cette dérive émergente que nous dénonçons.

La nomination de Madame Honorine Dossou NAKI, député à l'Assemblée Nationale, à la fonction de Haut Représentant du Président de la République chargée de la Zone Franche, est contraire à la Constitution et aux dispositions de la loi organique 11/96 relative à l'élection des députés.

 Mais au-delà de cet ensemble de mesures et de décisions, nous réaffirmons que le système politique que ce pouvoir incarne n'est pas à même de servir les intérêts du peuple Gabonais.

Enfin dans le communiqué final qui a sanctionné ses travaux, le Conseil des Ministres a annoncé un ensemble de mesures et de décisions qui portent clairement atteinte à la liberté syndicale donc aux libertés publiques dans notre pays. Face à cette dérive autoritaire la Coalition appelle les citoyens à défendre leurs droits et à les faire respecter".

 


Source :
gaboneco.com 22-10-2009 


Gabon: l'opposition dénonce une "personnalisation du pouvoir"

 

LIBREVILLE (AFP) - jeudi 22 octobre 2009 - 20h20 - L'opposition au Gabon a dénoncé jeudi une "dérive autoritaire" et une "personnalisation du pouvoir" quelques jours après la formation d'un nouveau gouvernement et de changements importants dans les administrations du pays.


En laissant "aux seuls soins du président de la République et du Premier ministre la compétence exclusive de la nomination des secrétaires généraux et des directeurs généraux des administrations, le Conseil des ministres viole la loi et consacre l'émergence d'une nouvelle caste de roitelets", a déclaré à la presse l'ancien Premier ministre et porte-parole d'une coalition de partis de l'opposition, Jean Eyéghé Ndong.


Ces nominés, selon lui, n'auront de comptes à rendre qu'au président Ali Bongo.


Lundi, le premier Conseil des ministres du nouveau président avait annoncé qu'il placerait sous la compétence du président, en concertation avec son Premier ministre, ces nominations afin de "mettre un terme aux promotions parfois guidées par le repli identitaire, le clanisme et le clientélisme politique, source d'inertie et d'inefficacité".


Cette décision "dénote d'une dérive autoritaire de l'exécutif et d'une forte propension à la personnalisation du pouvoir", selon la coalition, qui regroupe les principaux candidats contestant toujours la victoire d'Ali Bongo.


La coalition des opposants a aussi dénoncé une "manière populiste de faire croire au changement" qui "ne peut convaincre personne, car en déplaçant certains hauts fonctionnaires de postes importants vers des postes moins voyants qui leur permettent de conserver leurs privilèges, le pouvoir opère juste un petit tour de passe-passe".


"Face à la dérive autoritaire la Coalition appelle les citoyens à défendre leurs droits et à les faire respecter",
a conclu M. Eyéghé Ndong.

 

  


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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 15:52




 


(L'Inter 22/10/2009)



Je ne peux que dire « bravo » à notre organisation régionale et l’encourager sur cette voie. Certes, on peut s’interroger sur la capacité de dirigeants, très peu démocrates et très peu regardants sur le respect des droits de l’homme, à imposer ces deux valeurs à d’autres pays. Ne l’oublions pas. Les dirigeants de la CEDEAO, ce sont Amadou Toumani Touré, John Atta Mills, Ernest Baï Koroma, Yayi Boni, Yar’Adua, Ellen Johnson-Sirleaf, mais aussi Laurent Gbagbo, Faure Gnassingbé, Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade, le putschiste de Mauritanie et Yayah Jameh.

 

Lesquels de ces chefs d’Etat peuvent-ils être considérés comme de vrais démocrates et des hommes respectueux des droits les plus élémentaires de leurs concitoyens ? Lesquels ? Dadis Camara est indéfendable, il n’y a pas de débat sur la question. Et personne de lucide en Afrique n’a accepté le coup de force de Mamadou Tandja pour se maintenir à la tête de son pays malgré sa constitution et malgré le combat héroïque de la classe politique et de la société civile nigériennes.

 

Mais, rappelons-le, en Côte d’Ivoire, lors des législatives de 2000, des femmes ont été sauvagement battues et violées. Et l’on a entendu une femme politique de premier plan déclarer que ces femmes violées l’avaient bien cherché, en allant manifester. Dans ce même pays, en 2002, des escadrons de la mort ont tué impunément des dizaines de personnes ; en mars 2004, une manifestation de l’opposition a été réprimée dans le sang et l’ONU a compté plus de 120 morts, un étudiant du nom d’Habib Dodo et un jardinier du nom de Badolo ont été sauvagement assassinés sans que la moindre enquête n’ait eu lieu pour rechercher et arrêter les meurtriers ; des chefs de guerre ont pillé des banques, des domiciles et des entreprises, assassiné des gens en les enferment dans des containers, violé des femmes, sans être inquiétés.

 

Au Nigeria et au Togo, les élections de Yar’Adua et de Faure Gnassingbé se sont soldées par des centaines de morts ; au Nigeria des membres d’une secte islamique ont été récemment tués ; en Gambie les opposants sont régulièrement assassinés et la presse est muselée ; le chef de l’Etat burkinabé a longtemps traîné une réputation de fomenteur de trouble chez ses voisins, et le fantôme de notre confrère Norbert Zongo le hante toujours ; Abdoulaye Wade veut se faire succéder par son fils et limoge ou emprisonne quiconque veut se mettre en travers du chemin de son rejeton ; des opposants sont tabassés, etc. On pourrait énumérer pendant encore longtemps toutes les violations des droits de l’homme dans notre espace CEDEAO.

 

Et l’on verra bien lesquels de ces chefs accepteront de bon gré d’être sanctionnés par leurs peuples à travers les urnes sans chercher à tripatouiller les élections ou leurs résultats. En Côte d’Ivoire toujours, voici déjà quatre ans que l’on court derrière une élection dont la date ne cesse de reculer comme l’horizon, au fur et à mesure que l’on avance vers elle, parce que des personnes veulent à tout prix s’accrocher au pouvoir sans se soucier le moins du monde du peuple. Lesquels parmi tous ces chefs d’Etat peuvent vraiment donner des leçons de démocratie et de respect des droits de l’homme à Tandja et à Dadis sans faire rire ?

 

Mais tout cela dit, nous, peuples de l’espace CEDEAO, nous devons d’encourager notre organisation à poursuivre sur cette voie. Même si l’on peut légitimement penser qu’elle a agi ainsi pour ne pas être en reste des Européens. Mais il n’est jamais trop tard pour bien agir, et ne boudons pas notre plaisir lorsque la CEDAO s’engage sur la voix du respect de la démocratie et des droits de l’homme. Les intellectuels et les organisations de la société civile doivent inlassablement rappeler à nos dirigeants, mais aussi à nos peuples, que notre continent ne s’en sortira jamais tant que nous n’aurons pas fait de la démocratie et du respect des droits de l’homme des valeurs non négociables.

 

Certes, tout comme la démocratie américaine n’est pas transposable en France ou en Grande Bretagne, la démocratie européenne ou américaine n’est pas non plus transposable comme telle en Afrique. Mais il y a des principes de la démocratie qui sont universels et que nous devons nous approprier. Jimmy Carter, l’ancien président américain et prix Nobel de la paix avait dit une fois que ce ne sont pas les Etats-Unis qui ont inventé les droits de l’homme, mais que ce sont les droits de l’homme qui ont fait les Etats-Unis.

 

C’est le respect des droits des Africains par leurs dirigeants qui fera l’Afrique. Et pour que cela se fasse, il faut que de partout les voix s’élèvent pour dire très fortement « non » lorsque cela est nécessaire, lorsque des évènements comme ceux qui ont meurtri la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Togo ou la Gambie se déroulent. C’est parce que de nombreuses voix se sont élevées partout dans le monde et surtout en Afrique que le sanglant bouffon de Dadis Camara est aujourd’hui condamné à sortir de l’histoire de son pays par la petite porte.



Jeudi 22 octobre 2009 par Venance Konan, écrivain journaliste. / Email : venancekonan@yahoo.fr

 

© Copyright L'Inter

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 15:43




 


(Africa Guinee 22/10/2009)

Les forces vives guinéennes ont dénoncé mardi le silence des chefs d'Etat africains face à la crise guinéenne. Le leader de l'Union des forces de changement (UFC) et porte-parole du Forum des "Forces vives" de Guinée, Aboubacar Sylla, a critiqué ce qu'il qualifie de "syndicat des chefs d'Etat" parce qu'il rechigne à condamner" les collègues qui commettent des crimes de sang et violent les droits de l'Homme.


Parlant de la récente visite à Conakry du Secrétaire général-adjoint des Nations unies, chargé des questions politiques, M.Hailé Menkerios, le porte-parole des forces vives a exprimé leur inquiétude pour la sécurité des personnes qui vont témoigner au cours de l'enquête sur le massacre du 28 septembre."En dépit des assurances données à l'émissaire du Secrétaire général des Nations unies par les pouvoirs publics, nous sommes inquiets pour la sécurité des personnes qui seront appelées à témoigner (...)", a souligné M.Aboubacar Sylla.


Au nom de l'opposition guinéenne, il a qualifié de "ridicule" la décision du chef de la junte de s'en remettre à l'arbitrage du président Blaise Compaoré, concernant sa candidature.

Par ailleurs, le porte-parole des forces vives guinéennes a déclaré qu'il a confiance dans les différentes condamnations et autres mesures prises par la communauté internationale notamment la mise en place d'une commission d'enquête internationale et la prise de sanctions ciblées contre la junte.


A noter que ce mercredi à Bruxelles, l'Union européenne a décidé de prendre des sanctions ciblées contre la junte du Capitaine Moussa Dadis Camara.


Nous y reviendrons.


Mamadou Camara


Pour Africaguinee.com

 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 15:36






(Le Point 22/10/2009)


Les nombreux coups de force effectués sur le continent africain depuis 2000 ont mis à jour une nouvelle manière de conquérir le pouvoir par la force « légitimée » ensuite par l’organisation d’élections dites « libres et transparentes ». Cette nouvelle approche de la conquête du pouvoir a désorienté puis dérouté les théoriciens et les observateurs de la vie démocratique.
La communauté internationale après balbutiement finit par reconnaître les régimes issus de ces coups de force.

Ces « coups de forces démocratisées » (selon l’expression du spécialiste sénégalais Ndiawar Soumaré (1)) revêtent plusieurs formes.

Au Madagascar le coup de force de Marc Ravalomanana lors de son installation a revêtu le caractère populo militaire. Son successeur à la tête de l’Etat malgache, Andry Rajoelina a utilisé la même méthode pour le chasser du pouvoir.

Au Togo, Faure Eyadema a profité de la mort de son père Gnassingbe Eyadema, autocrate proclamé, pour effectuer un triple coup d’état (militaire, constitutionnel puis électoral).
Après quelques tergiversations au niveau international, l’Union Européenne, les Etats-Unis, la Cedeao, l’Union Africaine ont toutes finies par reconnaître ce pouvoir « hérité » par la force et légitimé par des « élections » contestées.

Au Gabon la situation est assez ressemblante avec le Togo, mais avec moins de morts, et des condamnations issues principalement des sociétés civiles à travers le monde dénonçant toutes un coup de force héréditaire.

En Mauritanie, le premier putsch qui a écarté Ould Taya puis installé par les urnes Sidi Ould Cheikh a été reconnu par la communauté internationale.

Le second putsch qui a écarté ce dernier et installé Mohamed Ould Abdel Aziz, a été d’abord condamné puis reconnu, après légitimation par des élections contestées au niveau interne, par la communauté internationale.

Si nous nous arrêtons sur ces quelques cas de coups de forces démocratisées, un constat saute aux yeux : l’impuissance de l’Union Africaine et de la communauté internationale face au processus d’installation de ces niveaux types de pouvoirs. Comment empêcher une passation héréditaire du pouvoir légitimé par les urnes ? Comment faire barrage au processus de légitimation d’un putschiste civil, militaire ou électoral ?

L’Union africaine semble désorientée, car si elle a pu intervenir militairement sur l’île d’Anjouan, pouvait-elle le faire en RDC, en Madagascar, au Togo, en Mauritanie, au Gabon ? Peut-elle le faire en Guinée, en Madagascar ?

En Tunisie, après son coup d’Etat médical du 7 novembre 1987, Zine El Abidine Ben Ali va être réélu pour la 5ème fois le 25 octobre prochain, après avoir exclu les candidats gênants par des lois temporaires.

Le dilemme est réel en Afrique et dans le monde et aucune solution ne semble pointer à l’horizon, sinon la sempiternelle condamnation, exclusion puis acceptation !

En guinée c’est ce même processus de condamnation, exclusion puis finalement acceptation qui est en cours. Comment empêcher la légitimation du coup de force de la junte dirigée par le soldat Dadis ? Tel est le dilemme de la Cedeao, de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Etats-Unis !


James Black traduit de l’anglais par Marco Passerelle


(1) Directeur du Centre Stratégique Africain, Think Thank africain basé à Johannesburg il est économiste et juriste sénégalais spécialiste des questions internationales.

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