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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 13:53




COMMUNIQUE DE PRESSE

Nous avons appris ce mercredi 10 septembre, l’arrestation et la détention de Me GOUNGAYE Wanifiyo Nganatouwa par la soldatesque de François BOZIZE.

Cette arrestation somme toute scandaleuse et inadmissible de Me Goungaye, démontre si besoin en était encore la ferme volonté de François Bozizé et les siens qui font feu de tout bois pour bâillonner,  sinon éliminer physiquement, tous ceux qui tentent par des verbes percutants et justes de résister à leur régime d’oppression qui fait tomber avec le poids d’un mur de briques sur le peuple centrafricain, la misère et la pauvreté.

A l’heure où l’ensemble des centrafricains réclament le retour de la paix et la stabilité, le régime Bozizé prouve à suffisance par cette arrestation arbitraire  qu’il n’entend pas faire des concessions et démontre qu’il est loin de céder aux exigences légitimes du peuple martyr de notre pays.

Me Goungaye, connu pour ses prises de positions courageuses contre le totalitarisme du régime Bozizé, la mal gouvernance érigée en model de région de la chose publique par ce dernier, et les nombreuses violations systématiques des droits élémentaires humains en Centrafrique, ne saurait être un bouc-émissaire ni une victime expiatoire des errements et autres tâtonnement du pouvoir en place.   Ainsi donc :

1-      Les Patriotes Emergents exigent la libération immédiate et sans condition de ce défenseur émérite des droits de l’homme dans notre pays ;

2-      ils en appellent à la vigilance  de tous les centrafricains et les amis de Centrafrique épris de justice et de paix de se mobiliser pour faire pression sur le régime despotique et totalitaire de François Bozizé afin d’obtenir la libération de ce combattant de la justice sociale ;

3-      enfin, Les Patriotes Emergents prennent l’opinion publique nationale et la communauté internationale à témoins et tiennent François Bozizé pour responsable des conséquences dramatiques et incalculables de ce qui pourrait advenir.

Fait à Nantes le 10 septembre 2008

Les Patriotes Emergents
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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 11:59





Nous venons d'apprendre ce matin 10 septembre 2008, l'arrestation par la police politique de Bozizé et la détention de Me GOUNGAYE Wanfiyo Nganatouwa, à la SRI.

Avocat au barreau de Centrafrique, Me GOUNGAYE est Président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH) ainsi que du Bureau de coordination des signataires du Manifeste pour un Dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique. Il est connu pour ses prises de position courageuses contre les nombreuses atteintes graves aux droits fondamentaux humains en Centrafrique, l'autoritarisme, la dictature et la mauvaise gouvernance du régime de BOZIZE.  

 Cette arrestation scandaleuse de Me GOUNGAYE prouve à suffisance que le régime en place est aux abois et ne reculera devant rien pour assurer sa pérennité au pouvoir afin de poursuivre impunément la prédation des ressources du pays. Il tente par tous moyens de bâillonner, au pire d'éliminer physiquement ceux qui refusent de se soumettre à ses désirs.

On ignore pour l’instant ce qui est reproché à Me GOUNGAYE par le pouvoir de BOZIZE mais une chose est sûre : le combat du président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme et ses multiples activités pour obtenir la tenue d’un vrai dialogue politique inclusif déplaisent énormément à Bozizé et son clan, notamment à son tristement célèbre procureur de la République Firmin Feindiro. Ils franchissent à présent le rubicon en arrêtant Me GOUNGAYE. C’est la preuve que désormais, ils ne reculeront devant rien dans l’usage de la force pour assujettir les Centrafricains. Me GOUNGAYE doit être remis en liberté sans condition.

Centrafrique-Presse

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 02:27

 

Et maintenant que tu l’as tué, que vas-tu faire ?

 



IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH est mort, il n’y a plus de doute. Tu l’as assassiné, froidement sans regret comme tu l’as fait avec Me Behidi, Moïse Ketté, Abbas Koty, Laokein Bardé, Ibrahim Elias, Mahamat Guetti, Mamadou Bisso, Youssouf Togoïmi, Brahim Selgué, Bichara Digui, Mbaïlao Mianbé…La liste est interminable.

Confortablement assis dans ton fauteuil, tu te  frottes les mains, heureux de cette énième forfaiture et élaborant déjà, d’autres assassinats, manigançant des plans chaque fois plus diaboliques.

Du sang, encore du sang, toujours du sang, sans cesse du sang des Tchadiens. Toujours en manque de sang, tu te délectes tel un vampire imaginant tout ce sang qui déferle de nos corps,  vide nos veines, emporte nos vies, ce flot de sang tchadien qui depuis dix huit ans de dictature et de terreur, va  remplir le lit du Logone, gonfler les eaux du Chari. Et toi qui nages, te saoules de bonheur dans ce bain écarlate, ta cure de jouvence.

Et maintenant dis-nous comment as-tu tué IBNI ? L’as-tu déshabillé et passé sur tout son corps des décharges électriques jusqu’à ce que mort s’en suive ? Où, lui as-tu assené des coups de matraque juste là où il faut pour lui ôter la moindre chance de survie ? Lui as-tu bandé les yeux ? Oui sans doute, les bourreaux ne regardent jamais leurs victimes dans les yeux, c’est un signe de lâcheté bien connu chez eux. As-tu savouré chaque cri de douleur ? Mais il ne t’a pas offert cet ultime plaisir. Les hommes de cette trempe ne crient pas, ça aussi c’est connu. Alors, frustré, tu as frappé, cogné, battu, roué de coups. Tu as frappé de toutes tes forces, avec  toute la violence de la haine qui t’étreint, tu t’es surpassé, tu as frappé encore et encore  jusqu’à t’épuiser,  jusqu’à  son dernier souffle.

Et maintenant ? Qu’as-tu fait de son corps ? L’as-tu accroché à ton tableau de chasse ?  Où l’as-tu exposé dans la crypte secrète de ton Palais Rose avec tes autres macabres médailles de chasse ? Et que pensent tes amis Sarkozy et Kouchner de cet autre exploit ? Entre chasseurs on aime à commenter une fructueuse chasse dit-on. En quel terme leur as-tu conté cette battue à l’homme ? Ils auraient aimé, dis-tu, cette corrida d’un autre genre, la proie était de taille. Un Lion. Oui sans doute qu’ils sont impressionnés. Ils ne tarissent pas d’éloges à ton sujet. Toi gardien du temple et des traditions,  si soucieux des intérêts de la fratrie. Toi qui assures si bien la descendance de cette race de prédateurs sans foi ni loi en perpétuelle guerre contre l’humanité.

Et maintenant ? Qui est ta prochaine victime sur ta longue liste noire ? Ce paisible citoyen Tchadien dont le chemin,  malencontreusement croise le tien ? Ce journaliste qui écrit la vérité sur ton régime ? Cette jeune fille Tchadienne qui refuse tes avances ? Le Ouaddaïen, le Ngambaye, le Lakka, l’Arabe, le Mbaï, le Tama, le Gor, le Gorane, le Moudang, le kabalaye, le Massa, le Hadjarraï… tous  coupables d’être Tchadiens ? Ou cet intellectuel dont tu ne supportes l’esprit éclairé ? Cet autre leader politique qui a le malheur d’être de l’opposition ? Son frère ? Sa femme ? Ses enfants ? Ses partisans ? Ce défenseur des droits de l’Homme qui ose dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux dans un pays où les évoquer  est passible de mort ? L’exilé tchadien qui crie au monde sa douleur ? Moi ? Lui ? Elle ? Nous ? Eux ? Sara ? Ronel ? Kalthouma ? Mahamat ? Laobara ? Moussa ? Djim ? Issa ? L’HOMME ?

Tu tues, tu corromps, tu terrorises, tu piétines, tu mens, tu voles, tu violes, tu saccages tout sur ton passage et bien souvent avec la bénédiction de cette nébuleuse communauté internationale qui,  selon que vous êtes Noirs ou Blancs, pauvres ou riches, Africains ou Européens, au gré de ses intérêts,  fait de la démocratie et des droits de l’homme une valeur sacrée ou au contraire la vide de son sens et de sa valeur intrinsèque.

Mais, en attendant que tu nous tues tous,  je tiens à te dire que nous n’avons pas peur. Que tout ce rabattage de gibier ne nous fait pas peur. Que cette battue à l’homme ne nous effraie pas le moindre du monde. Nous sommes là. Debout. Prêts à t’affronter.

IBNI n’est plus, c’est vrai ! Un HOMME est tombé, c’est vrai ! Le Tchad une fois encore est orphelin, c’est vrai ! Le Tchad est de nouveau privé d’une voix éclairée, c’est vrai ! La démocratie au Tchad vient encore d’être décapitée, c’est vrai ! Tout ceci est vrai et nous en souffrons au plus profond de notre être. Comment pourrait t-il en être autrement ?

IBNI va nous manquer, certainement. Il nous manque déjà terriblement. Sa grande et élégante silhouette manquera au paysage politique tchadien. Sa présence apaisante et forte tout à la fois manquera à  ses camarades du Parti pour les Libertés et à la Démocratie (PLD). Il manquera encore plus cruellement à sa famille, sa femme, ses enfants, ses proches.

Aujourd’hui, en ces heures sombres, nous sommes tous de la famille de IBNI et tous membres du PLD. Aujourd’hui chaque Tchadien épris de paix et de justice porte fièrement le nom IBNI. Parce que le combat de cet homme que j’ai eu l’immense honneur de connaître c’était justement cela, LA PAIX ET LA JUSTICE POUR SON PAYS.

Mais si IBNI n’est plus là physiquement parmi nous, son Esprit, lui, est là bien vivant. Sans doute plus fort et plus réel que jamais. Son amour pour le Tchad, son engagement politique en faveur de la liberté, son intégrité, sa probité, ses convictions démocratiques, son combat pour la justice, son respect  pour tous les Tchadiens, quelque soit leur origine ethnique, régionale, leur croyance, leur choix politique, leur statut social.  Toutes ces valeurs qui ont façonné sa vie et rempli son âme de grandeur lui conférant sa stature d’homme d’Etat, sont vivantes.   

Chers compatriotes, c’est cela l’HÉRITAGE que nous lègue IBNI. Un Patrimoine national hors du commun que ne peut détruire Déby et ce, malgré  son impressionnant arsenal de guerre bâti au détriment du bien-être collectif et ses implacables escadrons de la mort.

Nous devons tous nous attacher à ancrer profondément dans nos consciences, cette conviction qui portait IBNI : le Tchad, le peuple tchadien a droit à la liberté, à la justice, au développement, à la démocratie, à la paix. Il a payé de sa vie ce rêve d’un avenir meilleur pour nous tous. Nous devons être prêts à payer le même prix, s’il le faut.

Frantz Fanon écrivait « En tant qu’homme, je m’engage à affronter le risque de l’anéantissement pour que deux ou trois vérités jettent sur le monde leur essentielle clarté ». IBNI a fait sienne cette parole.

Sa première vérité, est que nous, peuple du Tchad, avons pleinement droit à la liberté, à la justice et à la paix. Sa deuxième vérité est que toi Idriss Deby tu écrases sous tes bottes ce droit fondamental. Voilà pourquoi il te combattait avec la seule arme qui à ses yeux comptait : la lutte démocratique. Pour nous, peuple du Tchad, cette essentielle clarté est de nous battre à notre tour de toutes nos forces, pour nous réapproprier nos pleins droits.

INBI était un patriote dans le sens le plus noble du terme. Il aimait profondément son pays et les Tchadiens. Son parti, le PLD, d’envergure nationale, rassemble les Tchadiens de toutes les régions. C’est là aussi une leçon et un legs que nous laisse IBNI.

Chers compatriotes, en hommage à ce camarade, taisons ces querelles nauséabondes  qui resurgissent avec violence ces jours ci sur les sites nous plongeant dans les moments les plus sombres de notre histoire.

L’Unité Nationale, la Cohésion Sociale, l’Egalité pour tous, c’est à cette bataille qu’il faut nous atteler pour construire La NATION tchadienne. Il en va de notre avenir à tous. Sinon, j’ose à peine imaginer les années à venir. Quel héritage laisserons-nous à nos enfants ? Je vous le demande ? Ne nous trompons donc pas de cible.

Repose en paix Dr IBNI Oumar Mahamat Saleh ! Que la terre de nos ancêtres te soit légère ! Nous avons saisi à pleines mains le relais que tu nous as tendu. Nous continuerons ton combat jusqu’à ce que victoire s’en suive. Nous traquerons tes assassins jusqu’aux tréfonds de la Terre ! Et nous crierons JUSTICE.

Merci de nous avoir éclairé de cette essentielle clarté.

Et toi Idriss Déby, que vas-tu faire maintenant de nous tous ? Nous qui refusons de nous soumettre à ta volonté ? Nous qui continuons le combat  mené courageusement par  IBNI ? Que vas tu faire de ces près de neuf millions de Tchadiens qui refusent l’embastillement ? Qui rêvent d’un avenir meilleur ? Qui aiment leur pays ?   Nous tuer tous ?

LAOKOLÉ Yoram Annette

 

Tchad Idriss Déby un “client” pour la Cpi

Le Messager 8 sept 08

Il est désormais établi que l’opposant Ibni Oumar Saleh est décédé. Il est aussi établi qu’il a été enlevé comme Lol Mahamat Choa et Ngarlejy Yorongar par des éléments de l’armée fidèles au chef de l’Etat tchadien.

Comme il l’a fait pour Omar-el-Béchir, le chef de l’Etat du Soudan, le procureur de la Cour pénale internationale devrait ouvrir un dossier pour M. Idriss Déby Itno, le président du Tchad. Il n’est pas encore prouvé de manière formelle que M. Déby mène un génocide dans son pays. Mais les conditions dans lesquelles trois opposants ont été enlevés le 3 février dernier à la suite d’une attaque perpétrée par des rebelles venus du Soudan et la “disparition” déjà certaine de Ibni Oumar Saleh suffisent à indexer Idriss Déby Itno.

On observe curieusement la timidité avec laquelle l’Union africaine et la France gèrent les conclusions de l’enquête rendues publiques le 5 septembre dernier. Dans un voyage-éclair à Ndjamena le 27 février – soit 24 jours après le kidnapping des trois opposants et le brouillard épais qui cachait la mort de Ibni Oumar Saleh – Nicolas Sarkozy s’était engagé à aider le Tchad à faire la lumière sur la disparition du président du Parti pour les libertés et le développement (Pld).

Déby n’est ni Béchir ni Mugabe

Rusé comme il l’est, détenteur du rapport de la commission depuis le début du mois d’août, Idriss Déby Itno, a attendu un moment propice pour le publier enfin. L’occasion fait le larron, dit-on. Il publie ce rapport au moment où les Européens sont concentrés sur la crise de la Géorgie et où à travers le Proche-Orient, Nicolas Sarkozy fait des pieds et des mains pour s’inscrire comme arbitre incontournable dans cet autre théâtre conflictuel. Il ne reste plus que l’Union africaine pour prendre ce dossier à bras le corps et le ramener au-dessus de la pile. On est en droit de se demander où est passé M. Jean Ping, le président de la Commission.

On a vu Mme Condoleeza Rice passer dans la région ce week-end, elle était tour à tour en Libye, en Tunisie, en Algérie et au Maroc : presque aux confins du Tchad. A Benghazi, chez Kadhafi, elle a évoqué le sort d’un prisonnier politique libyen dont le frère vit à Boston, mais a pudiquement ignoré qu’un autre opposant a été enlevé et porté disparu il y a seulement sept mois, tout à côté.

C’est vrai que les Etat n’ont que des intérêts. Kadhafi n’est plus “le chien fou du Proche-Orient” du temps de Reagan. De nos jours, il peut dîner avec le chef de la diplomatie américaine. Au moment où la tête de Omar-el-Béchir est mise à prix et que Mugabe est vomi par les Occidentaux. Tous les deux parce qu’ils sont en contravention avec les volontés de l’Occident qui est le premier destinataire du pétrole tchadien. Ainsi, Idriss Déby Itno peut falsifier à volonté la constitution tchadienne pour s’éterniser au pouvoir, faire disparaître tous ses opposants. En Occident on ne hausse pas le ton. Intérêts étatiques obligent.

Pourtant publié le 3 septembre dernier le rapport attribue l’arrestation d’Ibni Oumar Mahamat Saleh à des éléments des “ forces de défense de sécurité portant des uniformes avec taches de camouflage ”. Le rapport conclut qu’“aucune information ou élément de preuve n’ont pu être obtenus sur le lieu ou les lieux de sa détention et les conditions dans lesquelles elle s’est déroulée”.

Crime de guerre

Si les membres de la commission d’enquête disent ne pas disposer de preuves, ils font état d’un “faisceau de présomptions graves” mettant en cause les militaires de Déby qui avaient déjà en main le contrôle de Ndjamena. Avec le concours de l’armée française. Le député Ngarlejy Yorongar se souvient clairement qu’il a été enlevé par huit militaires de l’Agence nationale pour la sécurité, dirigée par Mahamat Ismaël Chaibo. Il a même témoigné sur les ondes de Rfi le branle-bas qui a suivi la mort de Ibni Oumar Saleh qui était son voisin de cellule.

Il faut dire que les tripatouillages que ce rapport a subi n’ont pas réussi à blanchir le shérif du Tchad. L’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et l’Union européenne (Ue) regrettent curieusement que “ la manifestation de la vérité ” n’ait pu être établie sur “ le cas emblématique de la disparition de l’opposant politique Ibni Oumar Mahamat Saleh, en dépit du travail rigoureux et minutieux qui a été mené ”. Un communiqué conjoint des observateurs internationaux de l’Oif et de l’Ue au sein de cette commission, estime que “ les travaux de la commission d’enquête ne doivent constituer qu’une première étape de cette recherche de la vérité et de la justice ” et appelle “ les autorités tchadiennes à engager de nouveaux efforts dans ce sens ”.

Il ne reste plus à Déby qu’à livrer quelques tondus et pelés de sa soldatesque. Ce qui ne le dédouanerait pas pour autant de la Cour pénale internationale pour crime de guerre. N’a-t-on pas claironné dans les médias que les tortionnaires n’y échapperont désormais plus. Quels que soient leurs fonctions ou grades.

Par Jacques Doo Bell

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 01:34



 

 

"Between, the war and dialogue, there is a golden wisdom which is : the preservation of Common Good. To get this wisdom the National Inclusive Dialogue should be organised. It must take place abroad. Libreville capital of Gabon is well-indicated to welcome this forum. Even his President Omar Bongo Odimba has great responsibility in the coup d'Etat overwhelming the legal President of Centrafrican Republic."  

 

Central African Republic needs talk to dissipate a big illusion which the now political regime implements. It is an obvious mistake for this regime to procrastinate the political forum on the hot issues concerning the country. Clear, it appears that this regime has based on military solution. Such, method stashes lack of will and patriotism*. The outcome will be probably a division of this country by warlords according to the plethoric number of General of Army. It is not a wish, but a brilliant relevant analysis on this country.

 

Since the coup d'Etat to now the situation in Central African Republic is worsening in all scope of activities. Sure, those who took the Power of State have no principles or disciplines to manage reasonably the country. They turn to predators of its own country, looting  natural resources such as diamonds and gold, embezzliing public funds and fostering corruption  What is very queer is that  International Community seems to neglect the case of Central African Republic. France by its government is embroiled in the severe  predicament  of this country.

 

France government knows that Bozize the now head of State in Central African Republic is not for Dialogue. France government knows that Bozize continues to stock weapons in different regions of North-West of Central African Republic. France kowns that Bozize is a dictator, and Human Rights are always infringed by him. France government knows more about the long-suffering of citizens of this country. Why does France support Bozize? It is right to mention that with Bozizé on Power of State there is no change. But, civil war is not too far in this country. Bozize considers  Power of State as its ownership.

 

Central African Republic is in deep stagnation. Those who have expected getting change from Bozize regime are today confronted to a big illusion. Incompetence characterised this regime.  At that level it is a non-sense to perpetuate Bozize regime. Truth is coming in the mind of cithzens : Bozize had taken the Power of State to operate its own wrong enrichment,  to divide the country and promoting ethnic Power. Citizens have lost trust in him. The country  is in line of danger. For that, France government has its part of responsibility co-operating and sustaining Bozizé regime.

 

Where are democracy, good governance, freedom, promotion of poverty reduction, rule of law and Human Rights respect in Central African Republic.? Those who learn philosophy a year or  many years in their life could reply like this :  Ilusion comes first. Many consider it like the truth. When the truth appears, illusion disappears. It is a matter of perception and reason. Central African Republic should experiment truth. Time for illusion is over 

****************************************************************************** 

 

L'illusion est à l'origine de la plupart des erreurs de l'Etre humain. D'abord elle apparaît toujours vraie aux yeux de ceux qui y font foi. Il n'y a pas lieu de s'opposer d'emblée à ceux-là parce que pour eux l'illusion est la vérité. Ainsi, l'erreur prend de l'essor. Elle éblouit et même aveugle les élites c'est-à-dire ceux qui sont censés détenir la vérité ou influer dans le sens de celle-là. Mais, à observer la Centrafrique, l'urgence est de prôner le dialogue. Car l'illusion s'estompe au fur et mesure que le régime Bozizé devienne délétère.  Bozizé opte pour la solution militaire en Centrafrique. Des Généraux par-ci et par-là nommés.

 

Et Bozizé ne tient qu'à la préservation et la conservation du Pouvoir de l'Etat.  Ce qui le préoccupe, c'est de s'enrichir. Pour ce faire son régime est devenu le prédateur des richesses de la Centrafrique. Il pille les ressources et détourne les deniers publics. L'Etat est sa propriété.  Le régime est l'image de Bozizé. Un Bozizé corrompu. Mais ce qui pose de sérieux problème à la Centrafrique ; c'est le refus de Bozizé de tenir le Dialogue National.

 

Et cela porte à dire que Bozizé préfère le tout-militaire; c'est-à-dire seule la force des armes peut engendrer la solution de la crise de ce pays. Notamment,  avec les Généraux il est probable de dire que la Centrafrique court la crise des seigneurs de guerre. Elle est au bord de celle-là. C'est pourquoi, la Communauté Internationale n'a pas à être passive sur les actes de Bozizé. Le gouvernement français sait tout sur la Centrafrique. Il sait que Bozizé ne veut pas le Dialogue National. Il sait que Bozizé constitue des réserves d'armes et munitions dans les régions de Nord-Ouest de la Centrafrique.

 

Pourquoi le gouvernement français continue de lui apporter son soutien ? C'est absurde.  Toutefois, l'Elysée a une très grande responsabilité dans la crise de la Centrafrique. Où sont les Droits de l'Homme, la démocratie, la liberté, la Bonne gouvernance, et la promotion de la réduction de la pauvreté ?

L'illusion a fait ses preuves, mais des preuves néfastes. Voilà la Centrafrique est dans la tourmente de la dérive. Et la vérité vient de dissiper l'illusion. Bozizé n'est pas bon pour la Centrafrique. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 01:26




APA Bangui 2008-09-08 (Centrafrique) Le taux d’analphabétisme est à peu près de 67% (moyenne nationale) en Centrafrique, annoncé, lundi à Bangui, le ministre centrafricain délégué auprès du ministre de l’éducation nationale, M. Ambroise Zawa, à l’occasion de la célébration de la 43ème journée internationale de l’alphabétisation sur le thème «alphabétisation et santé».

Chez les femmes en milieu rural, le taux d’analphabétisme est de plus de 75%, a précisé M. Zawa qui a justifié le fort taux d’analphabétisme dans son pays par le fait que «les services éducatifs n’atteignent pas encore un grand nombre d’enfants en âge d’être scolarisés».

Il a cependant relevé une «nette progression» du «nombre de femmes et d’hommes qui se sont inscrits, ces dernières années, aux programmes d’alphabétisation».

M. Zawa a lancé un appel aux époux réfractaires pour qu’ils laissent leurs épouses fréquenter les centres d’alphabétisation et d’apprentissage pour le bien-être de la famille et de la communauté tout entière.

«Eduquer une femme, c’est éduquer toute une nation», a-t-il dit, soulignant que «les partenaires techniques et financiers appuieront le gouvernement centrafricain pour développer les actions d’alphabétisation sur toute l’étendue du territoire national, afin de permettre aux communautés les plus touchées par l’analphabétisme de lutter contre la pauvreté et le sous-développement».

Il a exhorté les ONG, les associations, les confessions religieuses et les projets œuvrant dans ce secteur à inscrire le volet alphabétisation dans leurs programmes d’action, conformément à la loi portant orientation de l’éducation votée en novembre 1997.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 01:24






REUTERS | 09.09.2008 | 14:23

PARIS (Reuters) - Le premier procès en France d'un employé de l'Onu soupçonné de viols sur mineures lors de missions à l'étranger, en l'occurrence en Centrafrique et en République démocratique du Congo, s'est ouvert devant la cour d'assises de Paris.

Didier Bourguet, 44 ans, qui fut à partir de 1994 mécanicien automobile pour l'organisation internationale dans plusieurs pays successifs, est accusé d'avoir fait une vingtaine de victimes en République centrafricaine entre 1998 et 2001, et en 2001-2004 au Congo.

Poursuivi pour viols sur mineures, corruption de mineurs et détention d'images pornographiques, il encourt jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle. Ce procès doit durer jusqu'à jeudi. Une victime présumée, âgée aujourd'hui de 16 ans, est présente à l'audience, ce qui est une autre "première" dans une affaire de ce type.

En 2004, les Services d'investigation internes de l'Onu (OIOS) avaient dit dans un rapport qu'ils étudiaient 72 dossiers de viols ou d'infractions sexuelles imputés à des civils et des militaires de la Monuc (Mission des Nations unies au Congo). Il était question de "sentiment d'impunité".

L'organisation internationale est confrontée à ces problèmes dans d'autres pays frappés par la misère et par la guerre où ses personnels sont implantés.

A l'ouverture de l'audience, Didier Bourguet a déclaré à la cour qu'il admettait avoir eu des relations sexuelles avec des jeunes filles mais qu'elles étaient consentantes. "Je reconnais les relations sexuelles et la pornographie mais pas les viols", a-t-il dit.

L'enquête de police menée de France à partir de son incarcération en octobre 2004 a permis la découverte dans son ordinateur de nombreuses photos et vidéos sexuelles le mettant en scène avec de très jeunes filles, ainsi que des images pédopornographiques.

Lors de ses interrogatoires de police, l'accusé a admis être entré en contact avec ces jeunes filles par des intermédiaires rémunérés. Il payait les jeunes filles 10 à 20 dollars.

Son avocat Claude Debossere-Leridi a dit à la presse qu'il entendait faire valoir qu'aucun état civil ni aucune expertise n'avait permis d'établir la minorité des jeunes filles. Il a aussi fait remarquer que trois seulement d'entre elles avaient pu être identifiées, les autres demeurant inconnues.


Thierry Lévêque, édité par Pascal Liétout

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 01:15

COMMUNIQUE

L'association "Centrafrique Sans Frontières" présente :







ISBN 978-2-9532658-0-4, 180 pages, 12 € + frais de port

Ce livre est un témoignage sur la condition des femmes en République centrafricaine.

Sur près d’un demi-siècle, en passant par l’indépendance de son pays le 13 août 1960, Yvonne Mété-Nguemeu fait ici le bilan de toute une génération de femmes.

L’auteur nous raconte une histoire qui a pour point de départ son enfance à Sibut, un village situé à moins de 200 km de la capitale Bangui, pendant les dernières années de la colonisation française. Sa vie en famille est alors conditionnée par le statut privilégié qui lui a été accordé à la naissance par son père et qui est la source de bien des conflits avec sa mère et ses soeurs. Elle évoque aussi la vie du village, avec ses personnages truculents, où plane toutefois pour les petites filles la menace de l’excision. Cela est écrit avec réalisme et humour sans que jamais l’auteur se donne le beau rôle, bien au contraire.

Mais viennent les années difficiles, en particulier celles du régime du dictateur Jean- Bedel Bokassa. De pittoresque et drôle, le propos d’Yvonne Mété-Nguemeu devient violent et tragique. Cela commence par un épisode douloureux, la première manifestation de la jeunesse centrafricaine contre le régime, qui se termina dans un bain de sang. Puis un départ précipité pour la France et le retour en Centrafrique où les coups du destin la mèneront à partager le sort des femmes de son pays. Ce sera alors une prise de conscience qui la fera sortir de sa propre histoire. C’est dorénavant à ces « Âmes vaillantes au coeur brisé » qu’elle consacre toute son énergie.

L'auteur : Yvonne Mété-Nguemeu

Originaire de la République Centrafricaine, Yvonne Mété-Nguemeu part en France en 1979, juste après la chute du régime de l’Empereur Bokassa. Elle vient d’obtenir un bac B et grâce à une bourse de son pays, elle va entreprendre des études universitaires.

Après une spécialisation en agro-alimentaire, elle fait un séjour en Centrafrique de fin 1989 à 1992, année de son retour en France avec ses enfants. Elle y vit depuis lors à Besançon, sa ville d’adoption, où elle crée en 2001 l’association Centrafrique Sans Frontières.

Pour toute information et commande :

Editions Centrafrique Sans Frontières

8, rue des Vieille Perrières 25000 Besançon

Tél.: +33 (0)6 62 16 62 86 - E-mail : ymete2002@yahoo.fr

Web: www.femmesdecentrafrique.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 04:04

 











  
















Ndlr Centrafrique-Presse :

Avec le temps, un coin de voile se lève progressivement sur le processus de prédation des ressources financières du pays par Bozizé et son indéboulonnable Ndoutingaï. Ils sont chaque fois rattrapés par les affaires de leur cupidité et leur inextinguible soif d’argent. Après leur odyssée de Düsseldorf en juin 2004 où ils avaient été pris tous les deux par la police allemande avec leur mallette de diamants, ils s’étaient rendus en Afrique du Sud en 2006 où ils avaient ficelé avec URAMIN une juteuse opération financière à propos de l’exploitation des mines d’uranium de Bakouma comme si c’était leur propriété. Cela leur a rapporté la coquette somme de 20 millions de dollars US (14 millions d’Euros, environ 9 milliards de f CFA). Le fruit de ce vol a été viré en deux fois sur un compte bancaire ouvert vraisemblablement dans une banque située dans un paradis fiscal bien connu, les îles vierges britanniques où sont également domiciliées les activités d’URAMIN.

Grâce au rapport d’audit d’une entreprise australienne de consulting, AMC, on en apprend un peu plus -  sur la rétrocession de 10% des 20% des parts revenant à l’Etat centrafricain dans l’actionnariat de la société de droit centrafricain URAMIN CENTRAFRIQUE S A créée à cet effet, en échange de la remise de la somme de 20 millions de dollars US à Bozizé !

 

(cf. le rapport en question à la page 6… « In accordance with terms of the mining agreement Uramin established a company under Central African law known as "Uramin Centrafrique SA". According to the terms of the mining agreement, the State has the right to hold 20% of the share capital of Uramin Centrafrique SA. However, the State has ceded 10% of the share capital in exchange for an amount equal to US $ 20.000.000 in accordance with a mutual agreement.”

 

Pour ceux qui ne lisent  pas la langue de Shakespeare voici une brève traduction :

« Conformément aux termes de l'accord minier, Uramin créé une société de droit centrafricain sous le nom de "Centrafrique Uramin SA". Selon les termes de l'accord d’exploitation minière, l'Etat a le droit de détenir 20% du capital d’Uramin Centrafrique SA. Toutefois, l'État a cédé 10% du capital en échange d’un montant égal à US $ 20.000.000, conformément à un accord mutuel. »

Désormais, les Centrafricains ne peuvent plus dire qu’ils ne savaient pas. Voilà ce que Bozizé et sa clique de pseudos libérateurs sont venus faire : s’en mettre plein les poches avec le bois de nos forêts,  les diamants et l'uranium de notre sous-sol. Voilà les véritables raisons et motivations de leur coup d’Etat ! C’est aussi de ce vol, il s’agit bien de cela, que révèle aussi notre confrère de la Lettre du continent dans une enquête que nous reproduisons ci- dessous.


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Qui a lu l'avenant n°1 d’Areva ?

 

 

Non sans mal, Anne Lauvergeon a signé le 1er août le contrat d'exploitation de l'uranium de Bakouma pari Areva" En voici, en exclusivité, les détails.

En rachetant en 2007 UraMin, le groupe français Areva était persuadé de récupérer la concession du gisement d'uran ium de Bakouma que détenait la société sud-africaine. Erreur! Ce n’est qu'après de longues négociations secrètes qu’Areva a réussi à signer un contrat en bonne et due forme avec le président François Bozizé.

- Parmi les équipes. De missi dominici qui gravitaient sur .ce dossier à la présidence centrafricaine, c’est celle constituée du roi des mines congolaises, Georges Forrest - qui a signé le protocole d'accord en tant que « facilitateur »! - du conseiller spécial du président, Fabien Singaye, et d'un proche de Patrick Balkany à la mairie de Levallois-Perret - pour la « couverture » politique – qui a remporté la timbale d’argent. Depuis le mois de janvier, Georges Forrest et Fabien Singaye ont multiplié les allers-retours entre Paris et Bangui pour aplanir les derniers points en litige, en particulier la nomination d’un Centrafricain au poste de directeur général adjoint.

Selon l'avenant n°1 du protocole d’accord signé le 1er août à Bangui par le président François Bozizé et Anne Lauvergeon le groupe Areva s’est engagé à verser aux autorités centrafricaines 40 millions $ sur cinq ans (2008-2012) et à lui livrer 12% du produit net de la production de yellow cake qui devrait démarrer en 2010. Le poste de directeur général adjoint sera réservé à une personnalité centrafricaine pour assurer « un droit de regard sur les opérations minières ». De plus, le groupe français va financer du matériel médical à l’hôpital de Bangui et construire à Bakouma un centre de santé d’un coût de 280 000 $. Le PDG d’UraMin CAR Ltd, enregistrée dans les ïles Vierges britanniques est Sébastien de Montessus et celui d’UraMin Centrafrique SA, Henri de Dinechin. Toujours d'après nos sources, le premier contrat signé par UraMin - dont le PDG était Sam Jonah - accordait un intérêt de 20% à l’Etat centrafricain qui prévoyait d'en rétrocéder l0% en échange d’un bonus de 20 millions $. Ces précisions ont été relevées dans un audit de 100 pages réalisé sur ce projet par le cabinet australien AMC Consultants.

Le groupe Areva n’est pas pour autant tiré d'affaire. L’autre équipe locale qui travaillait avec UraMin avant sa reprise entend faire valoir ses droits dans le secteur des infrastructures énergétiques (société Hydro Finance) dont dépendra Bakouma. Il s’agit de Seif Durban et du Congolais de Brazzaville Richard Ondoko qui opèrent tous deux avec l'aval du ministre des mines et neveu du président, le commandant Sylvain Ndoutingaï. A titre de « compensation », cette équipe pourrait obtenir la concession « Or Afrique » - qui contiendrait d’ailleurs plus de fer que d'or -, initialement attribuée à une société canadienne. Après un séjour à Londres, Seif Durban et Richard Ondoko sont rentrés en avion privé à Bangui le 28 août au soir pour lancer leur nouveau projet ...


Lettre du Continent n° 547 du 4 septembre 2008

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 03:43




Bangui, 03 (ACAP) – Le président de l'Amicale des magistrats centrafricains, M. Sylvain Nzas, a demandé le mercredi 3 septembre 2008 au président François Bozizé d'intervenir dans le bras de fer qui oppose son organisation au ministre de la Justice Thierry Maléyombo pour préserver l'indépendance de la magistrature, conformément à l'article 80 de la Constitution de la République Centrafricaine.

M. Nzas a formulé cette demande lors d'un sit-in observé mercredi par une cinquantaine de magistrats dans l'enceinte de la Cour d'Appel de Bangui pour exiger le retrait d'un projet de loi destiné à réformer le Conseil Supérieur de la Magistrature.

« Ce projet de loi viole la constitution du pays, et nous en appelons au savoir faire des députés à leur sens de responsabilité, pour que ce texte soit purement et simplement renvoyé au gouvernement, parce que dans un pays on ne peut pas accepter que la Constitution soit violée impunément », a-t-il déclaré, ajoutant qu' « en vérité, le gouvernement cherche seulement à se doter d'un instrument pour marcher sur la Justice».

 Pour le président de l'amicale, la Constitution de la République Centrafricaine fait du chef de l'Etat, le garant de l'indépendance de la magistrature. C'est pourquoi « nous n'avons pas à faire appel à qui que ce soit car le Chef de l'Etat est mieux placé pour accéder à notre demande, en tant que premier magistrat centrafricain, et sa position lui permet d'intervenir à chaque fois que les magistrats ont des problèmes » a-t-il expliqué.

« Nous n'avons pas d'interlocuteur, nous attendons que le gouvernement fasse un geste dans le sens du retrait de ce texte pour que nous puissions reprendre le travail », a-t-il souligné.

Il convient de rappeler que le projet de réforme du gouvernement, déposé sur le bureau de l'Assemblée Nationale depuis l'ouverture d'une session extraordinaire du parlement début août a de fait conduit à un arrêt de travail des magistrats, qui ont écrit aux députés pour réclamer son retrait avant la reprise du travail.

Ndlr Centrafrique-Presse : Il est surprenant de constater que les magistrats ne semblent pas comprendre que dans cette affaire, Bozizé ne peut être juge et partie. C'est lui même qui a commandité ce projet de réforme du CSM au garde des Sceaux. C'est pourquoi celui-ci continue de bomber le torse.  La semaine dernière, il avait aussi réuni les députés KNK, c'était en présence du ministre de la justice, pour leur demander de "lui" voter cette réforme tout en leur glissant une enveloppe de 4.000.000 f CFA. C'est de la corruption active n'est ce pas messieurs les magistrats ? C'est clair ! Quel arbitrage peut-il encore rendre dans ces conditions ! Faut-il vous faire un dessin ? 

 

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 02:44















   Francis Bozizé fils de son père

Depuis le retrait de quelques protagonistes du processus du Dialogue Politique Inclusif, l'APRD s'est placée résolument dans une logique de violence et s'emploie à mettre le pays à feu et à sang. Ses hommes, transformés en bandits de grand chemin en dépit de la signature de l'accord de paix globale de Libreville, multiplient les actes de violence, particulièrement à l'endroit de la frange la plus vulnérable de la population, qu'ils prennent en otage, la dépouillent de ses biens, emportent les aides humanitaires dont ils tirent un revenu afin de s'approvisionner en armes.

Au cours de ces trois derniers mois, ils ont procédé à l'exécution d'au moins 16 personnes, condamnées par une cour de justice dont ils sont les juges. Le dernier épilogue de ces agissements a été le lâche assassinat de deux femmes, dont l'une enceinte, au village Bogoguiwiri, non loin de Bozoum.

Ce double meurtre, intervenu après le viol de nos deux compatriotes, s'ajoute à la liste déjà assez longue des exactions de toutes sortes qui ont provoqué un déplacement massif des populations.

Plus de 1200 personnes ont dû abandonner leurs villages pour trouver refuge chez les missionnaires des œuvres CARITAS de la région, et plusieurs autres, particulièrement les éleveurs, ont quitté le territoire national avec leurs bétails.

 Il y a quelques heures seulement, les éléments de l'APRD ont fait irruption au village Banoua, à 27 km au nord de Bozoum, pour incendier plusieurs habitations et faisant 7 tués au sein de la population.

 Ces exactions, d'un autre genre, rappellent d'une part les assassinats du Maire de Bossangoa en 2006 et du Sous Préfet de Ngaoundaye, révélant l'intention de ce mouvement de s'attaquer en particulier aux symboles du pouvoir qu'ils placent dans une situation délicate en s'en prenant aux humanitaires, et s'apparentent d'autre part à l'action d'une rébellion étrangère qui s'est illustrée lors d'une incursion sur notre territoire par des cas de viol, d'enrôlement de force des enfants soldats et d'enlèvement.

Le ministère de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'Armée, s'étonne du silence entretenu autour de tels agissements, par les organisations de Défense des Droits de l'Homme, alors que les forces gouvernementales qui avaient fait l'objet de nombreuses allégations dans leurs rapports, sont aujourd'hui astreintes aux actions de légitime défense lors des embuscades dont l'initiative revient exclusivement à la rébellion.

Il est évident que l'attitude des FACA se situe indéniablement dans la logique du gouvernement, qui demeure disposé à aller à tout prix au Dialogue Politique Inclusif.

Cependant, les Forces Armées Centrafricaines ne sauraient tolérer que les paisibles populations de l'arrière-pays qu'elles sont sensées protéger, subissent plus longtemps encore les mauvais traitements infligés par ceux-là même qui aspirent à prendre en main les destinées du pays.

 
Fait à Bangui, le 03 Septembre 2008


Le Ministre délégué à la Défense Nationale,
Chargé du Désarmement, de la Restructuration de l'armée,

des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre.

 
Jean Francis Bozizé

 

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Est-il besoin de rappeler à ce rejeton que bien longtemps avant lui, avant de se convertir du bout des lèvres à l’idée du dialogue politique inclusif pacifique, son père qualifiait déjà les mouvements armés de « bandits de grand chemin et de coupeurs de route » donc son actuel vocabulaire n’est pas d’une grande originalité. Ensuite, dans ce communiqué, il paraît s’offusquer en s’indignant que de paisibles et innocentes populations civiles soient contraintes à se déplacer.

Est-ce l’hommage du vice à la vertu ou simplement une façon d’expier ses propres crimes de guerre. Feint-il d’ignorer que du fait des exactions criminelles de la garde présidentielle de son père avec le tristement célèbre Eugène Ngaikoisset, près de 300.000 Centrafricains végètent en brousse ou dans les camps du HCR entre le sud tchadien, le Cameroun et le Soudan jusqu’aujourd’hui ?

C’est un secret de polichinelle que Francis Bozizé a personnellement pris part aux incendies de villages dans le Nord qui explique ces déplacements massifs de population, tant pendant la calamiteuse rébellion de son père qu’il dirigeait en 2001, 2002 et 2003 que depuis leur coup d’Etat du 15 mars 2003 jusqu’aujourd’hui. C’est lui qui a procédé au recrutement des zakawa que lui et son père ont introduits en Centrafrique, avec les dramatiques conséquences que vit  le pays jusqu’à présent.

Qui a tué l’abbé Kilamong à Bossangoa ? Qui a tué le lieutenant Florent Isidore Laoulé ? Qui a détruit les villes de Bossangoa, Kaga-Bandoro, Bozoum, Sibut, Damara ? Qui a déménagé les usines d’égrenage de coton de Bossangoa, Guiffa, Bozoum, Paoua, Ndim etc. Qui a pillé la base de Drop à Bozoum ? Qui a pillé le campement de Kajima ? Qui a mis à sac l’hôpital de Paoua ?

Francis Bozizé feint d’ignorer que son père ne veut pas du dialogue inclusif et privilégie la solution des armes pour venir à bout des mouvements armés du Nord. L’opinion publique en tout cas est parfaitement informée que ces derniers jours, Bozizé a pris la grave responsabilité de procéder à une distribution massive d’armes vers Bossangoa, Bézambé, Boguila, Paoua et leurs environs, tout en incitant la population civile à se retourner contre les combattants de l’APRD. Cette démarche est aux antipodes du processus du dialogue inclusif et pacifique. Les Centrafricains n’en sont pas dupes et les communiqués mensongers de ce fiston que son père  rêve de faire prendre sa succession, ne peuvent convaincre personne.

 

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