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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 21:44

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

fmi-logo

 

Selon des informations concordantes, le conseil d’administration du FMI devrait se tenir lundi 25 juin prochain pour décider d’accorder un programme de facilité élargie de crédits au gouvernement centrafricain. Si un tel ballon d’oxygène est octroyé par le FMI au régime corrompu, prédateur et d’incurie de Bozizé, autant dire que c’est une prime et un mauvais signal donné à la mauvaise gouvernance à ce régime au bout du rouleau. Que reproche-t-on alors à Ndoutingaï qui vient justement d’être limogé par le même Bozizé ?

Comment le FMI peut-il justifier un tel cadeau lui qui a mis à jour une colossale hémorragie financière sans sérieuse justification de la part du pouvoir de Bangui de plus de 49 milliards de F CFA du trésor public et dont les auteurs pourtant bien connus et dénoncés des semaines durant par Centrafrique-Presse, continuent de jouir à ce jour d’une totale impunité. Alors que le FMI insiste vainement et ne parvient toujours pas à obtenir à ce jour du régime corrompu de Bangui de revenir à un minimum d’orthodoxie dans la chaîne des dépenses publiques, c’est un véritable scandale que d’octroyer une telle facilité de crédits à Bozizé.

Fort de cette prime que s’apprête à lui accorder le FMI, Bozizé, comme on pouvait s’en douter, semble retrouver un peu d’air et durcit d’ores et déjà ses positions face aux exigences de l’opposition dans la perspective du dialogue politique inter-centrafricain en vue qu’il a été contraint entre temps de laisser entrevoir. Ce mauvais signal que veut lui donner le FMI est franchement honteux pour cette institution qui, ce faisant, ce sera totalement discréditée.

Le FMI ne dispose d’aucune garantie de bonne gestion au sujet de la facilité de crédits qu’il se prépare à offrir à Bozizé, ceci d’autant plus que c’est un autre prédateur, Albert Besse, qui a été nommé en remplacement du calamiteux Ndoutingaï à la tête du ministère des finances. Albert Besse n’est autre que le prédécesseur de Ndoutingaï au ministère des finances et celui-là même qui avait déjà aidé Bozizé avant les élections du 23 janvier 2011 à dépenser sans compter les maigres subsides de l’Etat pour battre campagne.

Malgré les cinq milliards de F CFA que Bozizé a généreusement reçus de la part de ses pairs chefs d’Etat de la CEMAC pour sa campagne électorale, avec Albert Besse et Kolios son ex-dircab, ont cru devoir encore claquer les 26  milliards de F CFA que le FMI avait fait virer entre temps sur le compte du trésor par la BEAC et destinés aux dépenses de santé et d’éducation du pays, pour acquérir à la CFAO Bangui et à Dubaï d’innombrables véhicules 4x4 pour la propagande de leur parti KNK.

Il faut que le FMI révise impérativement son incompréhensible politique de faveur injustifiable au régime de Bozizé. Le fait que ce dernier se soit coûteusement attaché les services du cabinet privé du Béninois Abdoulaye Bio-Tchané, ex-directeur Afrique de cette institution, ne saurait constituer des circonstances atténuantes pour Bozizé dont l’incompétence et la mauvaise gouvernance du régime corrompu et prédateur ne sont plus à démontrer.

L’état de grave délabrement des infrastructures de base dans lequel se trouve actuellement la capitale Bangui ainsi que le degré d’abandon des formations sanitaires dans quasiment l’ensemble du pays avec d’inadmissibles pénuries de médicaments essentiels pour les populations, le tout dans l’indifférence impériale du pouvoir en place, sont assez éloquents pour en témoigner.

Le cadeau que s’apprête à faire le FMI à Bozizé est d’autant plus paradoxal qu’il contraste singulièrement avec les conséquences désastreuses de la mauvaise gouvernance du régime Bozizé qui viennent d’être cruellement pointées sans complaisance dans un accablant rapport de mission de l’Agence Française de développement suite à de sérieuses investigations menées à Bangui en avril dernier par ses experts.

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 20:47
 
 
 
 
 
 
Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)
Bangui : Le ministre du DDR se dit surpris de la déclaration de leader de la CPJP
 
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Bangui, 22 juin 2012 (RJDH) – Le ministre en charge du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), Xavier Sylvestre Yangongo, s’est dit ‘’surpris’’ de la déclaration d’Abdoulaye Issène, leader du groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP),  annonçant son intention de reprendre les armes. C’était au cours d’une interview exclusive  avec le RJDH ce vendredi 22 juin.
 
«  Cette déclaration d’Abdoulaye Issène m’a surpris, car à la veille même de sa  déclaration, nous avons échangé au téléphone.  L’ultimatum lancé par le leader de la CPJP n’a pas de sens, car les négociations se poursuivent quotidiennement et en permanence avec le conseiller de  ce groupe armé ici à Bangui», a expliqué le général Yangongo.
 
Selon lui,  le processus avance avec les groupes armés  qui ont signé l’accord de paix global de Libreville de 2008. Xavier Sylvestre Yangongo a fait savoir que tous les groupes sont informés des conditions du désarmement parce qu’en dehors de l’accord de paix global, il existe un document cadre qui balise le mécanisme de désarmement.
 
Or, « La CPJP pose un préalable assez lourd sur lequel le gouvernement est en train de réfléchir afin d’avancer dans le processus de désarmement », a-t-il ajouté sans préciser ces préalables.
 
Interrogé sur la question des certains éléments de l’ex-groupe armé de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie qui n’auraient pas bénéficié du DDR et qui seraient à l’origine de l’insécurité dans le Nord du pays, le ministre en charge du DDR, a signifié que cette information est fausse.
 
« Dans le processus du DDR, le président de l’APRD, Jean Jacques Démafouth, le gouvernement, la communauté internationale et les deux chefs de zone de l’APRD basés à Paoua et à Kaga-Bandoro, étaient représentés lors de l’identification  des ex-combattants », a-t-il précisé.
 
« Les ex-combattants étaient préalablement enregistrés et connus dans un fichier au niveau du Programme des Nations Unies pour le développement. Au vu de cette liste, les ex-combattants répondent à l’appel de leur nom avant de recevoir les kits», a-t-il ajouté.
 
Selon les explications du ministre du DDR, Xavier Sylvestre Yangongo, cette information qui concerne les ‘’repentis’’ de l’APRD qui seraient à l’origine de l’insécurité dans le Nord reste à vérifier sur terrain.
 
Pour le médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, « il y a une impatience du côté de la CPJP sur le processus du DDR, alors que, de son côté,  le  gouvernement cherche à trouver des moyens financiers pour répondre aux revendications de ce groupe armé ».
 
D’après lui, l’Etat centrafricain ne peut pas, pour le moment, négocier avec la CPJP parce qu’il va falloir mobiliser une importante somme d’argent afin de répondre aux certaines revendications de ce groupe armé. Toutefois, le médiateur de la République n’a pas précisé les revendications dont il est question.
 
« Il faut que la CPJP renoue avec le gouvernement des négociations qui doivent aboutir à l’accord de paix global de Libreville que les deux parties  n’ont  pas encore signé », a-t-il conclu.
 
Zacko : La population se plaint de la cherté de la vie
Zacko, 22 juin 2012 (RJDH) – La population  de la ville de Zacko (Est) se plaint de la cherté de la vie à cause de l’augmentation  des prix des produits de première nécessité.
La petite cuvette de manioc qui coûtait 1000 FCFA se vend actuellement à 3000 FCFA. Un kilogramme de sucre acheté avant à 1000 FCFA coûte 1 500 FCFA. Le prix du litre  d’huile d’arachide est passé de 1 200 FCFA à 2 200 FCFA, a indiqué le correspondant du RJDH sur place.
En plus de la hausse des prix, les habitants de ville de Zacko ont consommé leurs  semences à cause des problèmes alimentaires qui ne favorisent pas les activités champêtres.
Alain Alabalé, premier vice-président de la commune  de Bakouma, a lancé un appel à l’aide au gouvernement et aux organismes internationaux pour qu’une solution soit trouvée à cette situation.
Selon lui, ce sont les conséquences des affrontements armés entre les éléments de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, notamment du dissident Mahamat Salé, et des forces armées centrafricaines, du 2 février 2012 qui serait  à l’origine de cette flambée des prix.
 
Obo : Deux véhicules du HCR bloqués par les refugiés
Obo, 22 juin (RJDH) – Les réfugiés  congolais du site d’Obo (sud-est) ont bloqué deux véhicules du  Haut-commissariat aux réfugiés (HCR),  ce vendredi 22 juin,  l’occasion de  la célébration la journée mondiale des refugiés célébrée en différée ce vendredi dans la ville d’Obo.
« Tous les réfugiés n’ont pas reçu les tee-shirts qui leur sont  destinés. Comme le HCR voulait les ramener à Zémio, c’est pourquoi  nous avons manifesté », a expliqué le chef de camp des réfugiés de la ville d’Obo, Christophe Dinguini.
Selon les informations rapportées par Radio Zéréda qui a vécu l’évènement,  les manifestants ont bloqué  deux véhicules  du HCR qui se rendaient à Zémio.  Car selon eux la fête devrait être organisée dans leur camp mais cela a été  organisé à l’hôtel  20 chambres  de tourisme d’Obo.
Un manifestant a été brutalisé par les forces de l’ordre qui assuraient la sécurité  des véhicules du HCR.
Le RJDH n’a pas pu joindre le bureau du Haut-commissariat aux réfugiés à Bangui pour avoir sa version des faits.
Bambari : Don de vivres aux enfants vulnérables
Bambari, 22 juin (RJDH) – Au total 150 orphelins et enfants vulnérables ont bénéficié  de 4600 tonnes de vivres, ce vendredi  22 juin, de la part  de l’Organisation du développement des enfants africains (ODEAC), en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM).
« Nous avons distribué les vivres à ces enfants dans le cadre de la journée mondiale de l’enfant africain (16 juin 2012). C’est aussi pour régulariser la prise en charge des mineurs en situation difficile dans la sous-préfecture de Bambari », a expliqué un responsable du PAM qui a requis l’anonymat.
Sylvain Wamba, responsable de l’ONG (ODEAC), a indiqué  que  « 250 orphelins se trouvent dans une situation difficile,  parce que les familles d’accueil n’ont plus la possibilité de supporter leur charge ». Pour ce faire, l’ODEAC propose un projet  de formation aux familles d’accueil à fin qu’elles puissent être capable de prendre en charge ces enfants  vulnérables.
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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 20:09

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 22 Juin 2012 15:41

Les hommes armés non identifiés dont la présence a été signalée ce début de semaine dans la localité de Markounda, continuent toujours leur inquiétant mouvement en visitant et déviant certains villages dans le Nord de la RCA.

Des témoignages recueillis auprès de la population par Radio Ndeke Luka (RNL), ce 21 juin, révèlent que ces hommes ont à leur possession des armes lourdes et sont tous vêtus d’uniformes militaires. Ils se déplacent toujours à pied tout en évitant de commettre des forfaits possibles de trahir leur objectif qu’ils tiennent caché. « Ils ne se sont pas livrés à des actes de pillages ni d’agressions depuis leur trajectoire », signale un habitant de la ville de Markounda.

La même source indique que ces derniers ne s’arrêtent dans un village que pour des approvisionnements en nourritures, sans exercer la moindre pression sur la population. Arrivés à proximité de Markounda, ils ont préféré rentrer en brousse pour sortir au-delà de la ville afin de ne pas perturber la quiétude de la population.

Ils sont très discrets et ne font toujours rien pour dévoiler leurs objectifs, détaille la même source à Radio Ndeke Luka.

 Depuis ce 20 juin, le calme est revenu dans la ville de Markounda et, contrairement à la peur de la semaine dernière, les populations ne se réfugient plus dans les champs à la tombée de nuit, mais passent désormais tout leur temps dans leurs maisons respectives.

Aux dernières nouvelles de cette région, un contingent de cette bande armée a côtoyé la localité de Markounda dans la nuit de mercredi à jeudi. Mais jusqu’ici, aucune déclaration officielle n’est faite du côté des autorités de Bangui sur le mouvement de ces hommes inconnus dans le Nord du pays.

Rappelons aussi que ces inconnus armés négocient autant qu’ils le peuvent des ralliements auprès des jeunes des villages qu’ils visitent. Réticents, ces jeunes refusent de coopérer avec cette bande d’inconnus et sournois armés ambulants.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 15:54
 
 
 
Bozizé ailleurs
 
LIBREVILLE 22/06/2012 (AFP) – Un ressortissant français travaillant pour l'ONG Forest People Programme, en mission en Centrafrique a été interpellé vendredi 15 juin et était toujours en détention vendredi 22 juin, alors que ses papiers sont en règle, a appris l'AFP de sources concordantes.
 
Selon une source de la gendarmerie, "le ressortissant français nommé Emmanuel Freudenthal est effectivement placé en détention préventive à la SRI (Section de recherches et d'investigation) depuis la fin de la semaine dernière. Il a été appréhendé dans la Lobaye au sud et se se trouve actuellement dans les locaux de la SRI".
 
L'ambassade de France a joint le procureur de la République qui lui a assuré que le ressortissant serait libéré "prochainement", selon une source diplomatique. Selon cette source, M. Freudenthal a été interpellé au motif qu'il avait deux passeports français, "ce qui est tout à fait légal pour des gens qui voyagent beaucoup".
 
Une source proche de son ONG a indiqué à l'AFP que M. Freudenthal qui travaillait auprès des peuples autochtones communément appelés "pygmées" s'est "déjà fait voler une somme de 3.000 euros en liquide" pendant sa détention.
 
Une source judiciaire à Bangui ayant requis l'anonymat a déclaré vendredi à l'AFP que "ce ressortissant français n'a commis aucune infraction et il devrait être élargi ce matin". Ce n'était pas le cas à 13h00 locales (12H00 GMT).
 
Le comportement des forces de sécurité centrafricaines avec les ressortissants étrangers comme avec les Centrafricains est souvent critiqué par les observateurs.
 
Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.
 
 
NDLR : L’atmosphère de fin de règne doublée du climat de paranoïa dans lequel vit en permanence le régime de Bozizé qui craint à tout moment la survenue d’un coup d’Etat, expliquent sans doute les tracasseries que vit ce pauvre monsieur. Comment peut-on diriger un pays dans de telles conditions !
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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 04:04

 

 

 

Ndoutingai-copie-1

 

1er  demi-dieu Sylvain Ndoutingaï

 

 

 

 

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2ème demi-dieu Firmin Findiro

 

Contrairement à la rumeur qui a circulé au sujet de Firmin Findiro qui malade, aurait finalement obtenu de Bozizé après s’être longuement lamenté, l’autorisation de quitter le pays pour venir se soigner en France, le ministre de la justice garde des Sceaux et porte-parole du gouvernement serait toujours à Bangui. Parti à l’aéroport pour prendre son vol, il se serait vu ses papiers confisqués à la police des frontières et n’aurait donc pas quitté le territoire national.

Cela en dit long sur le niveau de détérioration des relations entre Bozizé et l’un des principaux complices sinon le principal larron du désormais pestiféré Sylvain Ndoutingaï lui-même assigné à une résidence très surveillée. La situation est vraiment très délétère car sans trop crier gare, Bozizé et ses enfants ont déclenché une véritable chasse aux sorcières à l’encontre des partisans et suppôts de Ndoutingaï qui ont noyauté l’appareil de l’Etat et surtout les Faca ainsi que les forces de défense et de sécurité, jusque dans la sécurité rapprochée de Bozizé.

Selon nos informations, Bozizé aurait décidé de quitter le palais de la Renaissance pour revenir habiter à la sortie Nord de Bangui à la résidence dite de Sassara. Des niveleuses ont été aperçues ces derniers jours en train d’arranger les accès. En réalité, Bozizé aurait pris depuis longtemps l’habitude de ne jamais dormir deux nuits de suite dans le même lit. Vu le grand nombre de ses maîtresses dans la capitale dont les domiciles sont connus de presque toute la ville,  la probabilité de le trouver au même endroit deux nuits de suite est très faible.

S’agissant de l’interdiction faite aux membres du gouvernement de quitter le pays ces derniers temps et la chasse aux sorcières déclenchée contre les pro-Ndoutingaï infiltrés ici et là y compris au sein de la fameuse association tribalo-régionaliste SODEBOSS, les Centrafricains s’interrogent énormément sur cette situation bizarre et surtout sur la logique à laquelle elle obéit.

A propos de SODEBOSS, nous apprenons que le DG de la CNSS, un certain Djindot qui était récemment en mission à Genève, a dû écourter son séjour pour regagner Bangui en raison des turbulences dans lesquelles se sont brusquement retrouvés ses principaux protecteurs et parapluies, en l’occurrence Ndoutingaï et Findiro. Ce DG, afin de préserver coûte que coûte son poste, a même dû donner l’ordre à ses collaborateurs pour que sa cotisation à SODEBOSS soit impérativement versée pendant avant qu’il ne soit de retour et surtout avant l’assemblée générale de cette association qui devait se tenir à Bossangoa.

Si Ndoutingaï est placé en résidence surveillée stricte sous la gestion de son principal antagoniste Francis Bozizé, c’est qu’il y a bien des raisons et surtout, on doit lui reprocher des choses d’une certaine gravité. S’il s’est rendu coupable de délit ou crime quelconque, qu’attend-on pour le confier à la justice ? Pourquoi cible-t-on ses partisans et complices alors que lui est seulement assigné à résidence chez lui ?  

 Malgré l’interdiction opposée aux membres du gouvernement de quitter le pays, Bozizé a dû faire une dérogation à la mesure afin que l’ectoplasme premier ministre Faustin Archange Touadéra et son ministre prétendument chargé de l’environnement et tout aussi inexistant François Naouyéma, puissent aller se promener au sommet des Nations Unies de Rio+20 au Brésil.  Il en va ainsi actuellement de la bozizie.

La Rédaction  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 02:55

 

 

 

asnaRCA

La population de Bouar1 réclame son député

Radio Ndéké Luka Jeudi, 21 Juin 2012 15:29

La circonscription électorale de Bouar I ne dispose pas de représentant à l’Assemblée Nationale. Lors des élections groupées de janvier 2011, aucun des candidats n’a pu obtenir la majorité absolue au 1er tour.

Cette vacance de poste à l’Assemblée Nationale est devenue une question très préoccupante tant pour  les populations de cette circonscription que pour les  autorités de la localité en quête d’une solution qui vient à pas de tortue.  « Trop de temps passé et c’en’est trop ! Il est temps de réorganiser une élection législative pour que Bouar I puisse être représentée à l’Assemblée Nationale centrafricaine comme les autres circonscriptions » laisse entendre un habitant de cette circonscription à Radio Ndeke Luka ce 20 juin 2012.

Pour le président de l’Association Civisme et Démocratie, Nicaise Samedi, « Rien n’empêche l’organisation des élections législatives à Bouar1 d’autant plus que le développement de la région nécessite un représentant au palais du peuple. La non organisation des élections partielles dans la localité de Bouar I pose de réels problèmes ».

Nicaise Samedi poursuit que  « ce manque de représentation, empêche la population de bénéficier d’un certain nombre de choses comme l’implantation d’un consulat camerounais à Bouar qui stagne depuis des mois».

Toutes ces préoccupations amènent la population de Bouar1 à se poser la question «  pourquoi n’avons-nous pas de représentant au Palais du Peuple? » conclut-il.

A quand exactement la prochaine organisation des élections partielles pouvant permettre à Bouar I d’élire son député et de bénéficier des avantages qui en découle?

Seul le Gouvernement centrafricain et le Conseil Transitoire des Elections logé au ministère de l’Administration du Territoire seraient en mesure de répondre à cette préoccupation.

Le sous préfet de Bouar, Michel Yambété reconnaît que « la population est en droit de se poser ces questions car la situation est vraiment lamentable ». Il révèle tout de même que « le Gouvernement a été saisis et celui-ci a promis d’organiser les élections à Bouar dans les mois à venir ».

Or, les dernières élections présidentielles et législatives n’avaient pas seulement laissé 1 siège mais plusieurs sièges vides à l’Assemblée nationale. Outre la ville de Bouar, les populations de la circonscription de Damara se plaignent aussi de la non représentation de leur région au palais du peuple.

 

38 plantes expérimentées pour soigner les maladies courantes à Bambari

Jeudi, 21 Juin 2012 14:13

La pharmacopée se veut un moyen plus simple pour traiter de nombreuses maladies.

Désormais, les maladies courantes qui accablent les populations de Bambari comme le paludisme, la fièvre, la typhoïde, le rhumatisme, l’hémorroïde, la sinusite, l’hypertension artérielle, la gastrite, la carie dentaire, le diabète et autres infections corporelles peuvent être soignées à base de plantes médicinales,  annonce l’ONG canadienne ISTA ce 20 juin 2012.

Cette ONG, appuyée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), sensibilise depuis plus de 10 jours sur l’utilisation et l’efficacité de ces remèdes de pharmacopée utile pour la santé publique dans le chef lieu de la Ouaka, rapporte Radio Ndeke Luka ce 20 juin. La source souligne que ces plantes médicinales ont été soumises à des analyses de laboratoires spécialisés afin d’éviter des intolérances sur la population.

Pour ravitailler la ville de Bambari de manière permanente à ces médicaments, ISTA envisage d’installer l’une de ces succursales à Bambari indique la même source.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka, les populations ont apprécié les plantes pour leurs efficiences mais déplore le coût élevé des prix.

Ce retour à la pharmacopée pour soigner et guérir certaines maladies qui affectent gravement la population de Bambari et de ses environs intervient au moment où l’Hôpital Universitaire de Bambari ne dispose pas  de nombreux produits pharmaceutiques dont les médicaments antituberculeux depuis plus d’un mois. Avec les nouvelles plantes expérimentées et appréciées par ceux qui les ont déjà utilisées, quelques inquiétudes de santé pourront être apaisées à Bambari.

Il tient aussi lieu de préciser que ladite ONG est basée au Cameroun mais dispose de quelques kiosques en République Centrafricaine dont celui du quartier Sarah dans le 5ème  arrondissement de Bangui.    

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 02:42

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : Le chef de garage de la SONATU arrêté pour détournement de fonds

bus SONATU

 

Bangui, 21 juin (RJDH) – Le chef de garage de la Société nationale de transport urbain (SONATU), Kévin Mongouré, a été arrêté le vendredi 15 juin  par la commission  d’audit,  et transféré  à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui, a appris le RJDH ce jeudi 21 juin  d’une source proche du dossier.

« Kévin Mongouré est accusé de surfacturation. L’argent détourné était destiné à l’achat des pièces de rechange des véhicules mis sur cale pour de petites pannes », a expliqué la même source qui a requis l’anonymat.

Rappelons que deux membres du gouvernement, Michel Koyt et Abdala Kadre, respectivement ministre chargé du secrétariat général du gouvernement et président du conseil d’administration de la SONATU, et ministre délégué, conseiller à la bonne gouvernance auprès du premier ministre, ont été  arrêtés en février dernier et démis de leurs fonctions pour détournement de fonds.

Certains responsables de la SONATU ont également été arrêtés. La gestion de la société est assurée jusqu’ici par la direction générale de la gendarmerie.

Depuis lors les informations ne circulent plus autour de la procédure judiciaire engagée à l’encontre des personnes impliquées dans cette affaire.

NDLR : On a pourtant fait croire qu’en confiant la gestion de la SONATU à la gendarmerie les choses iraient mieux !

 

Boali : Le calme revient peu à peu entre les peulhs et les cultivateurs

Boali, 21 juin 2012 (RJDH) – Le calme tend à revenir dans la commune de Boali poste après l’altercation qui a eu lieu entre les éleveurs peulhs et un groupe de cultivateurs la semaine dernière et qui s’est soldée par la mort d’un jeune de 14 ans.

« Après la découverte du corps de la victime, les jeunes du village Mandjobo- Banzonga, dans la commune de Boali, se sont soulevés contre les éleveurs peulhs dans l’intention de se faire justice. En ma qualité de chef de groupe je suis intervenu et j’ai essayé de les calmer », a expliqué le chef de groupe Joseph Manga.

Il poursuit en faisant savoir que les présumés auteurs de ce meurtre ont été arrêtés et transférés à la maison d’arrêt de Bossémbélé (Nord). «  Il revient à la justice de faire son travail et non aux jeunes du village », a précisé le chef de groupe.

Rappelons que la semaine qu’une dispute a opposé un cultivateur à éleveur peulh à cause d’une portion de terre. Cette situation a dégénéré et a provoqué la mort d’un jeune garçon de 14 ans.

 

Ndélé : Un commandant de la CPJP a tué sa femme et son fils

logo cpjp

Ndélé, 21 juin 2012 (RJDH) – Un commandant du groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), Abderrahmane Sélémane, a tué sa femme âgée de 32 ans et son fils de 2 ans avec un poignard, le 17 juin à 80 km de Ndélé (nord-est).

L’information est parvenue à notre correspondant ce jeudi 21 juin. D’après l’histoire,  l’événement s’est produit au cours d’un malentendu qui à l’opposait sa femme. Sous le coup de la colère, il a donné trois coups de poignard. L’enfant a quant à lui reçu deux coups.

« Le cri de l’enfant a alerté les voisins qui sont accourus, malheureusement la femme et l’enfant ont succombé à leurs blessures quelque temps après. Abderrahmane Sélémane est arrêté et enfermé par le haut commandement de la CPJP, à Akousourbak (80 Km de la ville de Ndélé) », a expliqué un élément de ce groupe armé.

Issa Kader, un combattant de ce groupe armé qui affirme avoir vécu les faits a expliqué que son  compagnon d’arme a commis son forfait sous l’emprise de l’alcool ».

 

Rafaï : L’ONG Mercy-Corps fait la promotion des droits des enfants handicapés

Rafaï, 21 juin 2012 (RJDH) – La population de la ville de Rafaï (Sud-est) a été interpellée mercredi 20 juin sur « le droit des enfants handicapés, le devoir de protéger, de respecter, de promouvoir et de réaliser ». C’est au cours de  la   journée de l’enfant africain, célébrée en différée. 

A cette occasion, Fortuné Servet Ngoupéndé, officier du programme de protection de l’enfant du sous bureau de  l’ONG Mercy-Corps à Rafaï a insisté sur la nécessité de promouvoir les droits des enfants en général et ceux des enfants handicapés en particulier.

Il a également parlé de l’implication des leaders communautaires et des volontaires dans la promotion et la protection des droits des enfants handicapés. Il a rappelé qu’il existe plusieurs instruments juridiques internationaux qui exigent que les enfants handicapés jouissent pleinement de leurs droits, sans aucune discrimination.

Une cinquantaine de personnes venues des différents services, les leaders communautaires et les autorités locales ont pris part à cette célébration parrainée par Mercy-Corps.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 20:55

 

 

 

 

 

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21/06/2012 à 15h:50 Par François Soudan   Jeuneafrique.com  

Le colonel Ndoutingaï, de facto numéro deux du régime depuis neuf ans, a été écarté. À Bangui, la rumeur évoque un complot. Lui clame son innocence.

Qu'est-il arrivé à Sylvain Ndoutingaï ? Depuis le 1er juin, ce colonel de 40 ans, considéré comme le numéro deux du régime du président Bozizé, mais aussi comme l'homme à abattre par la communauté des bailleurs de fonds de la Centrafrique, a été démis de ses fonctions de ministre d'État, ministre des Finances et du Budget, sans aucune explication officielle, et placé en résidence étroitement surveillée à son domicile de Bangui. Pour les Centrafricains, auprès de qui Ndoutingaï jouissait de la réputation à la fois omniprésente et redoutée d'un deus ex machina, ce fut un coup de tonnerre. Pour l'intéressé, qui s'y attendait depuis plusieurs semaines, cette disgrâce n'est qu'un début s'il se confirme qu'il a réellement ourdi un complot pour s'emparer du pouvoir - ce qu'il nie farouchement, mais qu'on ne cesse de murmurer depuis plusieurs semaines à Bangui. Pour le chef de l'État, enfin, qui aura jusqu'au bout défendu ce neveu qu'il considérait comme son fils et pour qui il éprouvait une réelle admiration avant de le lâcher progressivement, le préjudice affectif de cette décision est atténué par son évidente popularité, tant auprès de l'opinion que des partenaires étrangers de la Centrafrique.

Animosité. Natif de Bossangoa, dans l'Ouham, comme François Bozizé, Sylvain Ndoutingaï a été creuseur de diamant avant d'aller suivre des études de gestion à Abidjan, puis de fréquenter les écoles militaires de Thiès, au Sénégal, et de Koulikoro, au Mali. Fin 2001, il rejoint la rébellion que mène son oncle contre le régime Patassé et entre à ses côtés à Bangui en « libérateur », le 15 mars 2003. Son ascension commence alors ; elle ne s'arrêtera plus. Nommé ministre des Mines, Ndoutingaï, qui bénéficie de la confiance totale de son mentor, s'impose très vite comme l'interlocuteur obligé des sociétés étrangères opérant dans les secteurs du diamant, de l'uranium (UraMin, puis Areva) et du pétrole. Son activisme et son discours patriotique, populiste et parfois antioccidental, lui valent un soutien réel auprès d'une frange de la jeunesse, mais aussi, très vite, l'animosité des bailleurs de fonds.

Volontarisme débridé

Dès 2005, la France, suivie par les institutions de Bretton Woods puis par les États-Unis, réclame son départ. On lui reproche à la fois sa gestion opaque des contrats miniers et son intransigeance nationaliste dont le pétrolier américain Grynberg, exproprié de son permis du Nord-Ouest, a fait les frais. Le président, lui, est séduit par le volontarisme parfois débridé de son jeune ministre. S'il consent finalement à lui retirer les Mines, en avril 2011, c'est pour lui confier les Finances, au grand dam du Fonds monétaire international (FMI) et des Américains, qui ne lui accordent de visas qu'à des conditions restrictives telles que Ndoutingaï doit renoncer à se rendre à Washington pour les assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods.

C'est un jeune ministre qui fait bien son travail. Il n'a pas sur moi l'influence qu'on lui prête et il fait ce que je lui demande. Si on lui reproche quelque chose, qu'on le prouve et je prendrai les sanctions qui conviennent. Jusqu'ici on ne m'a rien présenté.

François Bozizé, janvier 2012

À Bangui, sa position d'homme de confiance incontournable et désormais fortuné, à qui, dit-on, le chef de l'État ne refuse rien et qui a sur ce dernier une influence que la rumeur exagère, vaut à Sylvain Ndoutingaï l'image d'un dauphin ambitieux. S'est-il pris au jeu ? C'est possible. Elle lui vaut, surtout, des inimitiés de plus en plus déclarées. Plusieurs ministres de poids, tels Parfait Mbaye, Karim Meckassoua, Fidèle Ngouandjika et surtout Francis Bozizé, fils du président et responsable de la Défense, mettent en garde l'hôte du Palais de la renaissance : selon eux, Ndoutingaï aurait infiltré la garde présidentielle et contrôlerait le gouvernement par l'intermédiaire d'un réseau de directeurs de cabinet à sa solde. Interrogé sur ce point par J.A. fin janvier, Bozizé ne s'y résout pas encore : « Si on lui reproche quelque chose, qu'on le prouve. »

Perquisition

Qui a amené à François Bozizé ces « preuves » qui ont fait basculer son jugement ? Le président tchadien ? Tel ou tel ministre de retour de mission ? Toujours est-il que c'est à l'occasion d'une visite d'Idriss Déby Itno à Bangui, le 5 mai, que le contingent tchadien de la garde présidentielle perquisitionne la villa de Ndoutingaï et confisque les armes qui s'y trouvent. Curieusement, le ministre des Finances conservera son poste pendant trois semaines, alors même qu'il est interdit de quitter le territoire. C'est que François Bozizé préfère déminer le terrain avant de passer à la phase limogeage.

Alerté par son entourage, le président Bozizé a préféré déminer le terrain avant de le limoger.

Tout en évitant ostensiblement de croiser son neveu lors des cérémonies officielles, il écarte ainsi discrètement de sa propre sécurité rapprochée les commandants Roger Godongaï et Martin Ouanti, réputés très proches de Ndoutingaï. Le 1er juin, le couperet tombe. Albert Besse, prédécesseur de Sylvain Ndoutingaï, retrouve son portefeuille. Pour les bailleurs de fonds et les nombreux ennemis de l'ex-« demi-dieu » du régime, le signal est positif. Tout à leur joie de la victoire inespérée, le lendemain, du onze national sur l'équipe du Botswana, les Banguissois ont vite tourné la page, laissant le fils prodigue ronger son frein en espérant un retour en grâce jamais totalement exclu, lui que tant de liens et de secrets partagés unissent à celui qu'il appelle son père. Quant au président Bozizé, plus imperméable que jamais, il était le lendemain l'hôte d'honneur de la fête des Mères. On l'a vu esquisser quelques pas de danse... 

 

« C'est un jeune ministre qui fait bien son travail. Il n'a pas sur moi l'influence qu'on lui prête et il fait ce que je lui demande. Si on lui reproche quelque chose, qu'on le prouve et je prendrai les sanctions qui conviennent. Jusqu'ici on ne m'a rien présenté. »

François Bozizé, janvier 2012


Alerté par son entourage, le président Bozizé a préféré déminer le terrain avant de le limoger.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 20:52

 

 

 

 

Mgr-Nzapalainga.jpg

 

http://www.la-croix.com  21/6/12 - 17 H 00

Nommé administrateur apostolique du diocèse de Bangui en 2009, Mgr Dieudonné Nzapalainga a vécu au plus près la grave crise qui a affecté l’Église de Centrafrique.

Le 22 juillet, il sera ordonné archevêque de Bangui, en même temps que les trois autres évêques nommés par Benoît XVI en mai, après trois ans de vacance épiscopale. 

Il explique la méthode employée pour restaurer l’unité au sein d’un clergé déchiré et frappé par de nombreux scandales, moraux et financiers.

 En 2009, une grave crise secoue l’Église de la République centrafricaine : démission de trois évêques, grève des curés en signe de protestation, lettres envoyées par des prêtres diocésains pour dénoncer les agissements de religieux. Comment avez-vous envisagé votre mission lorsque vous avez été nommé administrateur apostolique du diocèse de Bangui ?  

La crise de 2009 a révélé les faiblesses de notre institution. Même si beaucoup de catholiques sont engagés sur de nombreux plans (politique, culturel, économique), notre Église est encore jeune : elle a fêté son centenaire en 1994. Il faut du temps pour constituer un corps solide… 

À l’époque, Rome a voulu signifier que nous n’honorions pas les exigences auxquelles nous sommes appelés. Or, lorsqu’on met le doigt sur la plaie, cela fait très mal. Aujourd’hui, je peux dire qu’il s’agit d’une crise passagère. Nous avons essayé d’en tirer les leçons. 

Certains prêtres se sont désistés d’eux-mêmes, d’autres ont été priés de quitter le sacerdoce, des séminaristes ont abandonné la voie de la prêtrise. Cela a suscité une remise en cause. Les prêtres ont retrouvé le zèle apostolique, le sens de l’engagement pastoral, fidèles à leur promesse.

 Comment en est-on arrivé là ?  

J’ai vite perçu que notre diocèse souffrait de nombreuses blessures. Certains prêtres diocésains reprochaient à leurs confrères issus de congrégations religieuses leur situation sociale, symbolisée par la voiture et le carburant. « Nous, nous n’avons rien, nous sommes des prêtres de seconde zone, qui ne peuvent pas compter sur le soutien d’une communauté installée en Europe. Nous sommes livrés à nous-mêmes »,  disaient-ils. Tout était réuni pour que la bombe explose. 

À cette jalousie est venue se greffer la question des mœurs et des manquements aux exigences du célibat. « Les religieux, aussi, commettent des fautes. Personne ne leur dit rien alors que l’on nous accable, nous les prêtres diocésains, parce que nous sommes pauvres »,  ajoutaient-ils. Des lettres de dénonciation ont été diffusées à grande échelle. 

Après avoir lu ces courriers et analysé la situation, j’ai décidé de rencontrer chaque prêtre. J’ai senti que certains regrettaient des paroles déplacées, des positions extrêmes.

 Qu’avez-vous dit aux prêtres ?  

Après les avoir écoutés personnellement, je les ai rassemblés pour leur présenter les grands défis de l’archidiocèse. En premier lieu, reconstituer le presbyterium, ce qui signifie que nous devons apprendre à aimer notre confrère. 

Pendant ces trois ans, j’ai découvert que le peuple de Dieu a besoin de pasteurs fidèles, qui aiment annoncer la Parole et sont prêts à donner une nourriture spirituelle à travers les sacrements. J’ai tenu aux prêtres un langage de vérité. La cohérence entre leurs discours et leurs actes est essentielle.

 Quels moyens avez-vous utilisés pour éviter les entorses au célibat ?  

Nous avons adressé une consigne très claire au clergé : aucun prêtre ne doit plus vivre seul, il doit appartenir à une communauté ! « Le Christ les envoyait deux par deux »,  rappelle l’Évangile. La vie communautaire n’est pas réservée aux religieux. Le prêtre qui n’a pas vu son frère doit s’inquiéter. Que devient-il ? Pourquoi n’est-il pas revenu ? 

Aujourd’hui, les chrétiens nous disent qu’ils trouvent un prêtre quand ils viennent au presbytère. C’est bon signe. Lorsque vous avez d’autres obligations, vous êtes tentés de vous éparpiller…

 Comment avez-vous remédié aux malversations financières qui constituaient l’un des autres volets de la crise de 2009 ?  

Le diocèse de Bangui détient plusieurs unités de production (menuiserie, imprimerie, garage). Il nous faut tout faire pour qu’elles génèrent des bénéfices. Elles ont recommencé à fonctionner. Depuis trois ans, nous travaillons dans la clarté et la transparence. L’argent dont dispose le diocèse ne nous appartient pas. C’est l’argent de l’Église et j’ai le devoir de rendre des comptes.

 Pourquoi a-t-il fallu trois ans pour trouver de nouveaux évêques ?  

Nous sortons d’une crise difficile, qui a remué jusqu’aux entrailles de l’Église. Rome se devait de prendre son temps pour discerner, chercher des candidats. Plusieurs enquêtes ont été menées durant ces trois ans, beaucoup de questionnaires ont circulé dans les diocèses jusqu’au moment où le Vatican a envoyé un signal fort.

RECUEILLI PAR BRUNO BOUVET

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 20:48

 

 

 

 

 

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Par Pacôme Pabandji - 21/06/2012

L’enterrement a eu lieu après une cérémonie officielle à l’Espace Linga Téré de Bangui 

Dénis Mokonou alias Miki Le Roi, a été conduit à sa dernière demeure le mercredi 20 juin 2012. La cérémonie funéraire s’est déroulée à l’Espace Linga Téré en présence des artistes musiciens, des autorités du département des arts et de la culture, des amis et connaissances du disparu. Décédé le samedi 9 juin 2012 des suites de courte maladie à Bangui, M. Dénis Mokonou alias Petit Miki ou Miki Le Roi est un artiste musicien qui a marqué de son vivant les moments forts de la musique centrafricaine. Il a débuté dans le métier à l’âge de 15 ans en quittant sa famille pour se consacrer à la musique. Il a ainsi fait ses débuts avec l’orchestre Super Nzenze, puis l’orchestre Négro Louamé avant d’intégrer le grand Formidable Musiki de Thierry Darlan Yézo et Vox Négra où il s’est vite fait remarquer à travers sa voix d’or.

Il a donc participé à la sortie de plusieurs albums comportant des chansons qui ont fait bouger les fans de Bangui, des provinces de la République centrafricaine et de la France. Il était rentré au pays depuis quelques années, et il a connu des moments difficiles avec la maladie qui le rongeait. Ce grand fils du pays est décédé en sa terre natale. Plusieurs artistes musiciens étaient présents à la cérémonie où des animations ont été organisées. Le défunt a été conduit à sa dernière demeure à Kété Soua et il a été inhumé. Décédé à l’âge de 54 ans, Petit Miki laisse derrière lui une veuve et cinq enfants.

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