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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:18

 

 

baba laddé gl

Bangui, 19 janv. (C.A.P) -  Des informations de sources dignes de foi font état de l’arrestation par les services de sécurité de la ville de Sibut le mercredi 18 janvier aux environs de 14 heures de l’épouse du chef rebelle Baba Laddé en route pour Bangui en provenance de Kaga-Bandoro. Les gendarmes de Sibut auraient essayé en vain de la faire parler, elle serait restée mutique.

Le départ de Kaga-Bandoro de Mme Baba Laddé, sans doute pour se mettre à l’abri en prévision de l’assaut en préparation sur le quartier général de son mari, aurait été signalé par les gendarmes de cette ville à leurs collègues de Dékoa et Sibut ainsi qu’aux autorités compétentes de Bangui. N’ayant pas réussi à la faire parler, elle a fini par être conduite à Bangui pour être remise sans doute à la SRI.

Cette information est à rapprocher de celle signalant également le départ depuis mardi dernier de Bangui d’un important convoi militaire Faca à destination de la ville de Kaga-Bandoro où dans les environs se trouve le quartier général du fameux général auto-proclamé Baba Laddé dont les hordes volent, pillent, tuent et sèment la terreur depuis quelque temps en RCA. Une opération militaire conjointe FACA-FAT contre Baba Laddé serait dans l’air.

C’est redoutant cet assaut que Baba Laddé n’a cessé de lancer des avertissements ces jours derniers au président tchadien et annoncé dans un communiqué de presse il y a quelques jours qu’il disposerait notamment d’armes anti-aériennes et de suffisamment de quoi inquiéter l’aviation et l’artillerie tchadienne d’Idriss Déby.   

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:05

 

 

 

CEEAC

  NDJAMENA 18 janvier (Xinhua) - Avec la moitié des dirigeants ayant choisi de se faire représenter, l'intégration régionale a poursuivi sa marche lente lors du 15e sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) tenu dimanche et lundi à N'Djamena, plus de deux ans après le précédent en octobre 2009, estiment les observateurs.

Sans justement la présence de l'Angolais Eduardo dos Santos, du Camerounais Paul Biya, du Congolais (Kinshasa) Joseph Kabila, du Gabonais Ali Bongo Ondimba et du Sao Toméen Fradique de Menezes, ces assises ont, comme à l'accoutumée depuis la création de la CEEAC en 1983 et sa relance en 1994 après une dizaine d'années de léthargie, ont enregistré davantage de déclarations d'intention que d'avancées significatives.

Pour l'essentiel, l'attention a été retenue par la désignation de l'ex-Premier ministre et ex-président de l'Assemblée nationale (Parlement) tchadien Nassour Guélengdouksia pour remplacer au poste de secrétaire général de l'organisation régionale, l'ex-général d'armée congolais Louis-Sylvain Goma dont le deuxième et dernier mandat de quatre ans avait expiré depuis 2010.

Pour la réalisation de ses activités de son secrétariat général, la CEEAC s'est dotée d'un budget de 52,7 milliards de francs CFA (105,4 millions USD) pour l'exercice 2012, mais 33,2 milliards de francs (66,4 millions USD) devront provenir des apports des partenaires.

 Ajouté à la défection de nombreux dirigeants au sommet, ce dispositif financier traduit "un faible intérêt manifesté par les leaders de la CEEAC pour l'intégration régionale", a commenté à Xinhua le politologue camerounais Firmin Mbala, enseignant à l'Université catholique d'Afrique centrale (UCAC) à Yaoundé.

Comme preuve supplémentaire à cette analyse, le Tchadien Idriss Deby Itno, ses homologues burundais Pierre Nkurunziza, congolais (Brazzaville) Denis Sassou Nguesso, centrafricain François Bozizé, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, et les représentants angolais, camerounais, congolais (Kinshasa), gabonais et sao-toméen ont fixé au 1er juillet 2012 le démarrage de la mise en œuvre de la zone de libre-échange pour qu'elle soit effective en 2014.

Contrairement aux quatre autres régions du continent où ce processus connaît des progrès notables, la CEEAC confirme son retard dans l'exécution des recommandations de l'Union africaine (UA) ayant fixé en 2012 le délai butoir pour la mise en place des ZLE, étape cruciale pour l'intégration économique continentale, dans chacune de ses 5 communautés économiques régionales que sont l'Afrique centrale, l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique australe, l'Afrique de l'Est et l'Afrique du Nord.

Concernant la libre circulation des personnes et des biens, autre défi majeur, le sommet tenu dans la capitale tchadienne s'est contenté d'inviter, sans calendrier contraignant, les Etats de la communauté à ratifier ou adhérer à un certain de nombre textes, relatifs à la convention de coopération et d'entraide judiciaire, et à l'accord de coopération en matière de police criminelle.

"Les défections au sommet de N'Djamena le démontrent, l'intégration régionale n'intéresse pas beaucoup de monde parmi les dirigeants d'Afrique centrale", a noté Firmin Mbala pour qui le leadership dans cette région d'environ 140 millions d'habitants pour une superficie globale de 6.640.000 km² se caractérise par des jeux d'intérêts et des rivalités.

Les jeux d'intérêts ainsi déclarés font que "la frontière est considérée comme une ressource en Afrique et c'est plus criard en Afrique centrale", a expliqué le politologue. Selon lui, en raison des avantages procurés par les disparités des taux de change, bien des acteurs économiques sont peu favorables à la disparition des frontières. C'est pareil pour des administrations comme les douanes qui y tirent d'énormes recettes.

Affectée par la violence et l'instabilité entretenues de part et d'autre des différents Etats membres par des mouvements rebelles et des groupes de bandits armés, véritables spécialistes du crime organisé à l'instar de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), mystérieuse organisation en provenance de l'Ouganda et assimilée au terrorisme international, c'est finalement autour des enjeux sécuritaires que la CEEAC focalise son attention, éclaire Mbala.

Présente dans trois autres pays dont deux d'Afrique centrale, la République centrafricaine (RCA) et la République démocratique du Congo (RDC), la LRA a été l'un des principaux sujets dans l'agenda officiel du 15e sommet ordinaire des chefs d'Etat de la CEEAC. Il y était question de réfléchir aux efforts d'accompagnement de la stratégie de lutte régionale de l'UA et des Nations Unies pour l'élimination de ce mouvement.

De l'avis de Firmin Mbala, l'occasion a donné lieu au Tchad de confirmer son ambition de se positionner comme un leader émergent d'un point de vue absolument sécuritaire, dans une stratégie à moyen et long terme à travers laquelle, après avoir déjà volé avec l'Angola au secours du Congo de Denis Sassou Nugesso, il prête main-forte aujourd'hui à la RCA en assurant la garde rapprochée de François Bozizé.

Pendant ce temps, regrette l'analyste, la RDC, pays le plus peuplé et le plus vaste de la région qui aurait pu sans conteste tenir le rôle de chef de file régional mais devenue extrêmement fragile, poursuit une convalescence dont il n'est pas assuré qu'elle débouchera sur la stabilité tant les divisions aujourd'hui criardes se sont accentuées avec l'élection présidentielle querellée tenue de décembre 2011.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:42

 

 

 

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Journée sans journaux pour soutenir Ferdinand Samba

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Janvier 2012 14:28

 

Le procès de Ferdinand Samba, directeur de publication du quotidien « Le Démocrate » s’est ouvert ce jeudi 19 janvier 2012, au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui. Le journaliste a été arrêté lundi 15 janvier dernier à la suite d'une plainte pour diffamation déposée contre lui par le ministre d’Etat aux Finances, Sylvain Ndoutingaï.

 

La salle d’audience  était pleine à craquer : Professionnels des médias, parents et amis et la défense de ce Directeur de publication ont répondu à l’appel. A la mi-journée de ce 19 janvier 2012, l’audience se poursuivait encore. Il faut juste signaler que le journaliste est défendu par un pool d’avocats dirigé par Me Nicolas Tiangaye.

 

Toutefois, pour marquer leur soutien à leur confrère, les professionnels des médias de presse écrite ont unanimement, sous la coupe de leur entité, le Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC), organisé une « journée sans Journaux » à Bangui.

 

Victor Douvoama, membre du groupement, a déclaré que le mouvement est très suivi et qu’il s’agit d’un « geste allant dans le sens de la réclamation de la libération de Ferdinand Samba ».

 

Cette « journée sans Journaux » est la seconde action du GEPPIC en faveur de son confrère en prison. Week-end dernier par la voix de son Vice-président Landry Mokokpala et interrogé par Radio Ndeke Luka, le GEPPIC avait déclaré que « nous sommes dans un Etat de droit. Le gouvernement devrait laisser libre cours aux professionnels des médias de faire leur travail. Certes le ministre d’Etat pourrait être lésé quelque part. Toutefois, nous souhaitons une solution négociée qu’une approche judiciaire ». L’entité a de fait exigé la libération pure et simple du Directeur de publication du journal « Le Démocrate ».

 

Une autre action de soutien en toujours en faveur de ce premier journaliste conduit en prison pour le début de cette année 2012, est celle de l’Observatoire des Médias de Centrafrique (OMCA). Le président de cette organisation a dénoncé dans un communiqué cette arrestation et exigé par la même occasion sa libération.

 

L’OMCA a condamné « la tendance actuelle des juges qui consiste à arrêter et détenir arbitrairement, les journalistes et directeurs de publication pour les délits de presse, en violation de l’ordonnance n°05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la communication ». Une ordonnance dépénalisant ces délits.

 

A titre de rappel, l'affaire a été repoussée à trois reprises à la demande du journaliste et celle de sa défense qui voulait prendre connaissance des pièces du dossier. Mais le président du tribunal a délivré un mandat d'amener et Ferdinand Samba a ensuite été arrêté.

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Janvier 2012 07:48

L’Observatoire des Medias de Centrafrique (OMCA) en appelle à la sagesse du président de la République, « garant de la cohésion nationale et la paix, de décréter la suppression pure et simple de l’émission « Yé So mo lingbi ti inga ». Dans un communiqué en date du 18 janvier 2012 parvenu à Radio Ndeke luka, l’OMCA estime que cette émission diffusée sur la radio nationale, « ne contribue pas à la concorde nationale ». L’OMCA demande aussi à François Bozizé, d’instruire le ministre de la communication, « pour laisser l’accès des acteurs politiques aux médias d’Etat ».

Il faut rappeler que l’émission incriminée est produite par la direction de la presse présidentielle. Ses animateurs s’en prennent souvent à l’opposition à la presse privée. A plusieurs reprises, cette émission a été dénoncée et le Haut Conseil de la communication a été saisie sans jamais avoir réussi à faire respecter les mesures prises pour faire arrêter l’émission, à défaut, qu’elle se conforme à la déontologie et à l’éthique. Récemment encore, un quotidien paraissant à Bangui, évoquant le contenu de cette émission, qualifiait de radio Centrafrique de « mille collines au service des caciques du KNK (parti au pouvoir) ».

Dans un second communiqué daté du même jour, l’OMCA « dénonce et condamne l’arrestation et la détention de Ferdinand Samba,  directeur de publication du quotidien Le Démocrate ». Ce journaliste est détenu depuis une semaine, suite à une plainte pour diffamation du ministre d’Etat centrafricain aux Finances.

Le même communiqué évoque aussi « la tendance actuelle des juges à arrêter et détenir arbitrairement, les journalistes et directeurs de publication pour les délits de presse, alors que l’ordonnance n°05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la communication a dépénalisé ces délits ».

 

NDLR : C’est Bozizé lui-même qui a commandité à son escroc DG  Zama Javon Papa de la presse présidentielle cette tristement célèbre émission « Yé so é lingbi ti hinga » au cours de laquelle sa fine équipe de griots se permettent de diffamer et d’insulter à longueur de journée les citoyens qui pensent pas comme eux et le KNK donc il est vain et illogique de lui demander de la supprimer l’émission. Les antennes de la radio nationale sont ainsi utilisées uniquement pour des règlements de comptes et la vile propagande politique du seul Bozizé et sa galaxie. L’accès de l’opposition à cette prétendue radio nationale est strictement verrouillé et les personnes qui sont régulièrement insultés et caricaturées au cours de cette chronique politique partisane par les griots de Bozizé ne peuvent naturellement pas leur répondre.

S’agissant du délit de presse dont vient encore d’être victime Ferdinand Samba le directeur de publication du quotidien Le Democrate, on note que ce n’est pas par hasard que c’est toujours les deux caciques du régime, à savoir Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingai, qui commandite les arrestations de journalistes et responsables de journaux de Bangui alors que le régime prétend avoir dépénalisé les délits de presse.  

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:04

 

 

 

Zakaria-Damane.jpg

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Janvier 2012 09:08

Malgré l’arrestation de trois membres de son Mouvement, « l’UFDR est partie prenante au processus du DDR et n’a jamais dit qu’elle se retirait de ce processus ». Un communiqué signé de Damane Zakaria, chef de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement et daté du 18 janvier 2012 déclare  que « contrairement aux propos qu’on lui prête, l’UFDR n’a jamais dit qu’elle se retirait de ce processus ».

Au demeurant, Damane Zakaria a confirmé cette position dans un entretien accordé à Radio Ndeke Luka à Bangui.

Le responsable de l’UFDR se demande tout de même  si les arrestations opérées dans ses rangs et concernant des  acteurs principaux du DDR, ne marquent pas « un coup d’arrêt du processus dans la mesure où le vice-président du comité de pilotage et président d’un des Mouvements politico-militaires désigné par tous les groupes armés, ne peut plus faire le travail qui lui est demandé. De même, la mise à l’écart du Colonel Abdel Kader Kalil qui représente et agit au nom de l’UFDR au comité de pilotage du DDR ne constitue-t-elle pas la mise à l’écart de fait de la poursuite de ce processus ?»

L’UFDR se dit toutefois sereine et confiante suite aux arrestations de Jean-Jacques Demafouth, Gontran Herbert-Ndjono Naba, député de Birao II, Mahamat Abrass, ancien député et du Colonel Abdel Kader Kalil, tous membres de son Mouvement. « Ces gens ont été arrêtés sur la base d’informations données par ceux-là mêmes qui ont certainement intérêt à créer la psychose pour conserver leurs avantages. Nous sommes sûrs qu’après avoir constaté le caractère infondé de ces accusations…nos camarades vont être libérés »

Le communiqué s’achève par une interrogation : « d’où vient cette histoire rocambolesque ? Nous pensons que le chef de l’Etat est en train d’examiner ce dossier et nos camarades seront libérés ».

 

NDLR : Zakaria Damane a été fabriqué, financé et massivement armé par Bozizé pour servir de supplétif au Faca dans les préfectures de la Vakaga, le Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto. Ce n’est donc pas étonnant que l’arrestation de ses éléments lui apparaisse comme un grosse incohérence et une anomalie de la part de Bozizé. On attend de voir si ce dernier répondra favorablement à l’attente d’une prochaine libération des prisonniers exprimée ici par Damane dont la complicité avec Bozizé apparaît de manière évidente dans ces propos ici rapportés.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 16:40

 

 

 

logo MLPC

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Janvier 2012 14:37

« Il n’y a pas de fusion, il n’y a pas de ralliement, c’est une plaisanterie, et c’est très mauvais ». C’est en ces termes que Mouammar Bengué Bossin, leader de la mouvance du défunt président Ange-Félix Patassé a réagi ce 19 janvier 2012, sur les ondes de Radio Ndeke Luka. Il conteste ainsi la fusion annoncée week-end dernier par l’actuel président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) Martin Ziguélé entre les 2 tendances.

Selon Mouammar Béngué Bossin, « une fusion digne de ce nom fait toujours appel à une négociation sanctionnée par la signature d’un acte officiel et rendu public entre les 2 parties en présence. Si celle-ci s’avère vraie, Martin Ziguélé n’a qu’à publier la liste dument signée des 105 candidats de la mouvance Patassé aux dernières législatives ».

Signalons que la fusion avait concerné une centaine de militants membres de la mouvance Patassé du 3ème et 5ème arrondissement de la ville de Bangui.

Martin Ziguélé, avait indiqué que l’«objectif de cette fusion a été la réconciliation. C’est un grand jour à marquer d’une pierre blanche dans la marche du MLPC vers la réunification ».

Notons que cette fusion contestée a eu lieu après plus de 8 ans de division relative à la  chute du défunt ex-président Ange-Félix Patassé, chassé au pouvoir depuis 15 mars 2003, par l’actuel Chef de l’Etat François Bozizé.

 

NDLR : Si le terme de fusion qui a été utilisé pour parler de cette cérémonie de retour au MLPC de plus d’une centaine de militants qui ont cru rejoindre le défunt président Patassé lors de la campagne électorale de 2011 peut paraître impropre, il n’en demeure pas moins évident que plusieurs ex-militants du MLPC  des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui ont bien décidé de regagner le bercail du parti dirigé désormais par Martin Ziguélé. De nombreux ex-militants patassistes d'autres arrondissements expriment massivement et spontanément leur intention de regagner le MLPC de Martin Ziguélé et le même genre de cérémonie se déroulera dans ces autres arrondissements et dans tout le pays dans les prochains.  

Les ex-militants du MLPC de la mouvance du candidat indépendant Patassé sont à présent libres de regagner tous les partis politiques de leur choix sans subir les foudres d’un Bengué-Bossin dont on attend toujours la création annoncée du parti politique. Ce genre d’agitation ne peut qu’apporter de l’eau au moulin de la bozizie qui ne peut que profiter des querelles byzantines de l’opposition pour mieux s’agripper au pouvoir alors que tout l’effort devrait plutôt être consacré à la combattre énergiquement.

Personne n’a parlé de fusion du MLPC avec la mouvance de Bengué-Bossin. Une chose néanmoins est sûre. Patassé n’est plus et personne n’a le monopole de son héritage pas plus que sa mémoire ne doit être utilisée comme fonds de commerce par tous ceux dont le seul objectif et le combat est uniquement d’exister.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 15:57

 

 

 

Paul-Obambi.JPG

 

 

COMMUNIQUE FINAL SANCTIONNANT LES CONCLUSIONS

DE LA REUNION DU 11 JANVIER 2012 RELATIVE AU DIALOGUE PUBLIC-PRIVE AU CONGO.

  

 


Les Représentants des Syndicats Patronaux, des Ordres Nationaux Professionnels et des Entreprises du Secteur Privé National du Congo suivants :

 

Ø  Union Patronale et Interprofessionnelle du Congo (UNICONGO),

Ø  Confédération Générale du Patronat du Congo des PME/PMI/PMEA/PMEF (COGEPACO),

Ø  Syndicat Patronal des Boulangers et Pâtissiers du Congo,

Ø   Syndicat des Transporteurs en Commun (UETC),

Ø  Syndicat Libre des Employeurs & Employés du Transport en Commun,

Ø  Fédération Congolaise des Associations Professionnelles des Artisans et Métiers (FECAPAM),

Ø  L’Ordre des Architectes du Congo,

Ø  L’Ordre National des Avocats du Congo,

Ø  L’Ordre National des Médecins,

Ø  L’Ordre des Pharmaciens du Congo,

Ø  Association Professionnelle des Assurances du Congo (ASPACO),

Ø  Association des Femmes Chefs d’Entreprises,

Ø  Union Professionnelle des Banques,

Ø  Union des Grossistes et Distributeurs de Boissons (UGB),

Ø  Union Nationale des Commerçants du Congo,

Ø  Maison de la Femme Entrepreneur (MAFE).

 

Réunis ce jour, 11 Janvier 2012 dans la Salle de Conférence de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et des Métiers de Brazzaville, sous la Présidence de Monsieur Paul OBAMBI, Président de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires du Congo, Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et des Métiers de Brazzaville, en présence de Madame Lydie OBOA, Secrétaire Permanente du Haut Conseil du Dialogue Public-Privé.

 

L’ordre du jour a porté essentiellement sur le Dialogue Public-Privé et ses modalités d’application.

 

Prenant la parole, le Président Paul OBAMBI a d’abord  insisté sur le respect :

v  Du Décret N° 2011-258 du 25 Mars 2011 portant création, attribution et organisation du Haut Conseil du Dialogue Public-Privé par son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Denis SASSOU NGUESSO.

 

v L’Observation scrupuleuse du plan d’action pour l’amélioration de l’environnement des Affaires au Congo, document de la Commission de l’Union Européenne dont le Décret N° 2011-259 du 25 Mars 2011 portant approbation du plan d’action pour l’amélioration de l’environnement des Affaires, signé du Président de la République du Congo, confirme son application.

 

Après débats contradictoires et fructueux, afin de prévenir la représentation devenue chronique des Hommes d’Affaires sans Affaires, théâtralistes de tout bord, nationaux et internationaux, les Représentants des Syndicats Patronaux, Organisations Professionnelles, Chefs d’Entreprises ont décidé :

 

1.    L’annulation pure et simple de la liste des Représentants qui composent l’actuelle Plate-forme du Secteur Privé jugée non représentative, illégale et non légitime

 

2.    De dresser la liste des Organisations Patronales Légales, crédibles, qui seront retenues à la Plate-forme du Secteur Privé National.

 

3.    Chaque Organisation présentera son Représentant à la Plate-forme du Secteur Privé, le Secteur Privé étant désormais structuré, il n’est plus autorisé aux Représentants des Syndicats Patronaux et Associations Professionnelles de parler au nom et pour le compte du Secteur Privé. Les dirigeants des Syndicats Patronaux et Associations Professionnelles n’ont le droit que d’engager leurs adhérents.

 

4.    Le Président de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires du Congo, Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et des Métiers de Brazzaville, après contrôle et vérification, transmettra au Ministre d’Etat, Ministre du Développement Industriel, Chargé de la Promotion du Secteur Privé National cette liste pour application.

 

Il convient de souligner que les débats se sont déroulés dans un climat de parfaite compréhension mutuelle et de solidarité patronale très appréciable.

 

Débutée à 10H30, la réunion a pris fin à 13H30.

 

 

Fait à Brazzaville, le 11 janvier 2012

 

 

Pour l’Assemblée Générale du Secteur Privé National,

Le Rapporteur,

 

 

 

Pascal  ITOUA.

 

 

Lu pour vous dans le bihebdomadaire « La Semaine Africaine » N° 3159 du Mardi 17 Janvier 2012

 

Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et des Métiers de Brazzaville

 

Paul OBAMBI S’insurge contre l’imposture dans le secteur privé congolais

 

 

Dans le cadre de la mise en place d’une plateforme du secteur privé, Paul OBAMBI, président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et des métiers de Brazzaville a fait,  ce mercredi 11 Janvier 2012, au siège de ladite Chambre une communication importante à l’endroit des vice-présidents de la Chambre de Commerce, des responsables des associations patronales et des groupements professionnels. Paul OBAMBI a saisi cette opportunité pour clarifier la situation du secteur privé congolais, pour aller en ordre au dialogue secteur privé -secteur public qui pointe à l’horizon. Il a fait cette communication en présence de Mme OBOA, qui représentait le Ministère de l’Industrie et chargé du secteur privé.

Face à l’échéance du dialogue avec l’Etat, le secteur privé s’est retrouvé, pour ne pas y aller en rang dispersé et mettre de l’ordre dans ses rangs. On doit, en effet, savoir qui est du secteur privé et qui ne l’est pas, pour éviter l’amalgame. « Tel que l’a décidé la loi au Congo, avec quelques textes d’application, à savoir le décret signé par le président de la République, le secteur privé méritait cette clarification, parce que la loi existe. Celle qui a mis en place le secteur privé, la Chambre de Commerce et qui a désigné la Chambre de Commerce de Brazzaville comme étant une interface entre le secteur privé et le secteur public », a-t-il rappelé.    

Mais Paul OBAMBI a bien reprécisé les choses. « Suivant cette loi et ses textes d’application qui sont les décrets, la Chambre de Commerce de Brazzaville est la Chambre nationale du Congo. Donc, celui qui est président de la Chambre de Commerce de Brazzaville est, d’office, président de la Chambre nationale de Commerce » a-t-il rappelé.

Le président de la Chambre de Commerce a relevé, en substance, que le secteur privé au Congo n’est pas constitué seulement des syndicats patronaux, « parce que nous avons constaté qu’il y a, d’une part, l’amalgame, d’autre part, une forfaiture en ce qui concerne le secteur privé », a-t-il indiqué. Et comme pour enfoncer le clou, il a insisté sur ce propos. » Je vous le répète : le secteur privé n’est pas constitué seulement des syndicats patronaux. Les syndicats patronaux connus au Congo sont Unicongo, Cogepaco. Les autres ne doivent, désormais, parler qu’au nom de leurs membres, mais pas au nom su secteur privé ; c’est interdit ; c’est prohibé », a-t-il martelé.

Déterminé à mettre de l’ordre dans le secteur privé national, Paul OBAMBI voudrait qu’un chef d’entreprise soit réellement à la tête d’une entreprise.  « On est chef d’entreprise quand on a une entreprise. Il y a trop d’amalgames au Congo. Nous voyons ça et là, ceux qui créent des organisations qu’ils appellent comme ils entendent  « haut conseil de ceci », haut conseil de cela ». Il faut arrêter cette pagaille », a-t-il dit. C’est pourquoi, il s’est insurgé contre l’imposture dans le secteur privé national où certaines personnes se passent pour des interlocuteurs du secteur privé. II en appelé à la vigilance, pour « démasquer », selon lui, les « infiltrés » qui se comportent ainsi.

Le président de la Chambre de Commerce a relevé que le dialogue dont on parle, aujourd’hui, est l’initiative de la  Chambre de Commerce. « Nous avons demandé ce dialogue avec l’aide des bailleurs de fonds et nous l’avons obtenu. Pour cela, nous remercions le président de la République et le Gouvernement de la République, pour avoir accédé à nos doléances. Mais, faisons bon usage de ce cadre de dialogue, pour qu’il n’y ait pas l’imposture et les infiltrés », a-t-il souligné.

Mais, qui est infiltré, qui joue l’imposture ? Réponse claire de Paul OBAMBI : « C’est celui qui n’est pas chef d’entreprise et qui veut parler au nom du secteur privé. Vous qui êtes journalistes, posez lui la question : quel est son chiffre d’affaires annuel ? ».

Comme quoi, on a vraiment tout compris.

 

Pascal-Azad DOKO

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 03:52

 

 

J Jacques Demafouth

 

L’affaire Jean Jacques Demafouth est très embarrassante et une vraie épine dans le pied du pouvoir de Bozizé. La visite que lui ont rendue à la SRI certains diplomates de la place et en particulier la représentante du Secrétaire Général de l’ONU et responsable du Binuca (Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique) Mme Margaret Vogt est, quoiqu’on puisse en penser, une manière de faire comprendre clairement à Bozizé qu’on désapprouve le sort fait au vice-président du Comité de pilotage du DDR.

Contrairement aux élucubrations apparemment rassurantes mais peu réalistes de Firmin Findiro tendant à faire croire que l’arrestation et la détention de Demafouth n’impacterait pas la poursuite du programme DDR, il n’est pas du tout sûr qu’on ne soit pas revenu à la case départ au sujet du désarmement.

C’est Mme Margaret Vogt du BINUCA qui doit avaler son chapeau, elle qui avait cru devoir aller plaider vigoureusement fin décembre dernier encore devant le Conseil de sécurité des Nations Unies à New York la nécessité de trouver d’urgence 3 millions de dollars pour le désarmement et 19 millions de dollars pour la phase de réintégration des ex-rebelles. Elle avait expliqué que le programme DDR n’avait concerné jusqu’ici que seuls 4800 ex-combattants, de l’Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD) qui ont été effectivement démobilisés. L’arrestation de Demafouth et du député de Birao est intervenue moins d’un mois après ce plaidoyer. Si ce n’est pas un sabotage du DDR, cela y ressemble beaucoup.

Que doit-t-on penser d’un régime pour lequel on se donne beaucoup de peine pour lui rechercher d’urgence des financements pour un programme de désarmement si vital pour la restauration de la paix et qui passe derrière saboter le travail ? Telle est la question qui se pose clairement et logiquement à propos des agissements du pouvoir de Bangui qui visiblement manque totalement de crédibilité aux yeux des observateurs du dossier centrafricain.

La communauté internationale, surtout l’Union Européenne qui, en finançant les élections du 23 janvier 2011 comme elle l’a fait croyait contribuer au renforcement du processus démocratique en Centrafrique s’est sentie flouée car elle a surtout permis à Bozizé de conserver le pouvoir, doit se poser quelques questions sur un tel régime qui visiblement n’a pas la volonté politique que les choses puissent réellement avancer dans le bon sens en Centrafrique.

Bozizé a géré seul et dans la plus grande opacité l’enveloppe de huit milliards de F CFA octroyée par les pays de la CEMAC pour le DDR centrafricain. Il a catégoriquement refusé de confier la gestion de cette manne au PNUD comme on le lui a demandé. Qu’a-t-il réellement fait de cet argent jusqu’à ce que dernièrement il vienne annoncer que l’argent du DDR était épuisé ? Comment peut-on sérieusement faire confiance à un tel individu dont on voit par ailleurs les désastreuses conséquences de la gestion qu’il prétend faire des finances publiques de son pays dont il s’est imposé tout seul comme ordonnateur des dépenses et comptable.

On ne peut que le regarder aller tout seul droit au mur avec toutes les décisions incohérentes et dictatoriales qu’il prend ces derniers temps pour dissoudre les conseils d’administration des entreprises d’Etat et offices publics et la domiciliation des recettes non plus dans les banques commerciales mais à la BEAC etc…

Aux Nations Unies Mme Vogt avait clairement déclaré que « les difficultés de mobilisation des ressources pour achever le processus du DDR pourraient conduire à un retour au conflit dans le pays ». Avec les entraves de toutes sortes que dresse le régime de Bozizé à la recherche des financements, (ndlr : arrestation et détention arbitraires de Demafouth et du député de Birao sans levée préalable de son immunité, interdiction faite à ses avocats de le voir, arrestation de Ferdinand Samba directeur de publication du quotidien « Le DEMOCRATE », et on ne voit pas comment le DDR pourrait se poursuivre.

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 02:12

 

 

 

 

J Jacques Demafouth-copie-1

 

 

CDI– Amis d’Afrique

Collectif des Démocrates Internationaux et Amis de l’Afrique

Observatoire de l’Avancé de la Démocratie de l’Etat de Droit et

de la bonne Gouvernance

(Paris, Londres, New York, Dakar)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Collectif des Démocrates Internationaux et Amis d’Afrique font observer et prennent à témoin la Communauté Internationale notamment l’Organisation des Nations-Unies, le Conseil de Sécurité, la Commission des droits de l’homme de l’Union Africaine et de l’Union Européenne, les organismes de défense des droits de l’homme …etc. de la dérive dictatoriale du régime de Bangui quant au respect des droits de l’homme en République Centrafricaine.

Le 06 Janvier 2012, M. Jean-Jacques DEMAFOUTH, Homme Politique Centrafricain, Avocat, Ex-Ministre de la Défense Centrafricain a été arbitrairement arrêté dans le bureau du ministre centrafricain de la justice au mépris du principe de la séparation des pouvoirs.

Deux autres personnes dont l’Ex-Ministre de l’habitat et actuel Député de Birao Mr Gontran DJONO AHABA et Mahamat ABRASS, tous deux de la branche de l’ex mouvement de rebelle UFDR (union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement) ont été arrêtées aussi.

Pour rappel : Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH a la veille, et au préambule du dialogue politique inclusif (DPI), et pendant se voix propulser à la tête de la principale Ex-rébellion du pays APRD « l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie », Vice-présidentdu comité de pilotage du DDR à la sortie du DPI.

Il faut remarquer, le processus de DDR suite son cours difficilement, malgré tout la volonté de Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH, fûtes totale dans les processus de désarmements de la principale Ex-rébellion du pays APRD « l'Armée Populaire pour la Restauration de laDémocratie ».

Par ailleurs, Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH, deux fois candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2005 et 2011 a prouvé à suffisance sa volonté de conquête du pouvoir par la voix des urnes.

Paradoxalement la République Centrafricaine se voit assiégée par des groupes rebelles étrangers (LRA, FPR), les populations centrafricaines sont délaissées par les autorités centrafricaines. Le pouvoir de Bangui, reste droit dans ses bottes. Malgré les différentes alertes du peuple centrafricain terrorisé par l’invasion des groupes rebelles étrangères (LRA, FPR), qui commettent allégrement des forfaits.

 

Le pouvoir de BOZIZE, fait diversion sur son incapacité à sécuriser l’intégrité territoriale, ainsi de protéger le peuple Centrafricain. Maintenant on accuse Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH de « comploter avec d’autres groupes rebelles pour déstabilisation» n’est qu’un prétexte. C’est l’hôpital qui se moque de la Charité ! C’est un secret de polichinelle que le pouvoir en place cherche par tous les moyens à disqualifier tous les opposants politiques, les muselés, au passage boycotter toutes les dispositions mises en place à la sortie de la DPI, en occurrence le DDR.

Nous connaissons bien la volonté de conserver à tout prix le pouvoir de BOZIZE et nous,

Le Collectif des Démocrates Internationaux et Amis de l’Afrique  condamnons avec force, et faisons appel à la communauté internationale, aux autorités françaises, des Etats-Unis d’Amérique, aux différentes organisations déjà impliquées, et à tous ceux qui sont épris de Paix, de Justice, de Droit de l’Homme, d’exiger du pouvoir du président général  BOZIZE, la libération immédiate de Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH, et des deux autres arrêtés avec lui, afin que ce dernier continue en sa qualité de vice-président du DDR, à contribuer dans les efforts collectifs déjà consentis, pour réaliser concrètement le processus de DDR.

 

Rappel : Les conditions d’arrestation de Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH ne sont basées sur aucune preuve, et le pouvoir en place à l’habitude d’éliminer arbitrairement ces adversaires politiques. Il faut rappeler que le risque est réel et d’autant  plus élevé que Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH, est depuis longtemps dans le collimateur du Pouvoir de Bangui.

 

Fait à Paris le 18-01-2012

 

 

La coordination CDI-Amis d’Afrique

Collectif des Démocrates Internationaux et Amis de l’Afrique

Observatoire de l’Avancé de la Démocratie de l’Etat de Droit et

de la bonne Gouvernance

 

(Paris, Londres, New York, Dakar)

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 23:45

 

 

 

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Sans honte, le parti de Bozizé le KNK a cru devoir s'approprier les ruines de ce palais omnisport qui, à peine  les travaux de construction achevés et avant même d'être inauguré, avait servi le 4 décembre 1977 à abriter la grotesque et ubuesque farce d'auto-couronnement du prétendu empereur Jean Bedel Bokassa. Depuis lors, aucun des gouvernements qui se sont succédé n'a jamais pu faire réhabiliter ce gymnase qui a  purement et simplement été laissé à l'abandon et livré aux pillards.

 

C'est maintenant où il ne reste plus debout que les murs et l'armature métallique de cette bâtisse que le KNK choisit d'en utiliser le fronton pour sa propagande et les enfants de Bozizé d'en faire un lieu de kermesse et de nuisance sonore qui dérange la tranquillité et le sommeil des habitants du voisinage et notamment les étudiants du campus universitaire qui malheureusement ne croient même pas élever la moindre protestation. 

 

Bozizé qui est loin d'être un batisseur mais est plutôt un champion de pose de première pierre et non d'inauguration ainsi que ses enfants et son clan devraient avoir le profil bas et non se vautrer dans des réalisations auxquelles ils n'ont jamais contribué en aucune façon,  de près ou de loin. Me Zarambaud qui a pris l'initiative courageuse d'interpeler le ministre des sports pour l'imposture du KNK n'a que raison quant à sa démarche qui, bien que seulement symbolique, n'en est pas moins très pertinente .

 

Rédaction C.A.P 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 23:43

 

 

 

jeunes filles centros-copie-1

Bangui :  deux jours d’enseignement sur six à l’école de Gobongo

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme 18 janvier 2012

Alors que le gouvernement affirme engager la réforme du  système éducatif centrafricain, l’on constate encore des faits indésirables  dans certains établissements primaires de Bangui.

« Je viens à l’école tous les lundis et samedis de 6h à 12h », a confié Stéphane, 11 ans,  élève en classe de CM1 B de l’école Gobongo, interrogé par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), et ce, depuis la rentrée scolaire 2011-2012.

Deux jours d’enseignement par semaine ! Voilà le constat fait dans cet établissement situé dans le 4èmearrondissement de Bangui. Dans cette école où l’on peut compter environ 1494 élèves pour la section garçon B, les heures de cours sont extraordinairement réduites, hypothéquant ainsi la formation des enfants. Même si le directeur de cette section, André Ngaté, affirme que l’établissement dispose de « tous les documents adaptés pour les différents niveaux pour permettre aux élèves de bénéficier d’un enseignement efficace ».

En dehors de cette réduction d’heures d’enseignement, il y a également le phénomène de « jumelage » de classe, faute de d’infrastructures d’accueil, selon André Ngaté. Mais au sein de l’établissement, l’on constat la construction de nouveau bâtiment financés par la Banque mondiale.

« Avec ces nouveau bâtiment nous pourront obtenir les salles supplémentaires afin de plus jumeler les classes »,estime le directeur.

Claude Binguinimi, un  parent d’élèves de ladite école se dit préoccupé par cette situation et affirme ne pas comprendre le phénomène. « Ce n’est pas normal que les enfants ne bénéficient  que de 2 jours d’enseignement par semaine. Avec  ça le programme pédagogique ne peut être respecté et la formation au rabais va toujours continuer », a-t-il souligné.

Selon le chef de la circonscription scolaire de Bangui1, cette réduction d’horaire de cours n’est que temporaire et que les choses redeviendraient normales dès que les travaux de construction des nouveaux bâtiments scolaires s’achèveront.

« Au lieu que les enfants restent à la maison pendant toute la durée des travaux, la circonscription scolaire de Bangui1 a trouvé un palliatif en reversant les enfants  à l’école des filles. C’est une réalité que nous essayons de gère parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives »,a-t-il expliqué. 

Mais cette justification ne convainc pas certains parents. « On ne peut pas attendre que les cours démarrent avant d’entamer des travaux de construction des bâtiments. Ce sont des choses qui doivent se faire pendant les vacances. Les enfants ne rattraperont jamais le temps qu’ils sont en train de perdre », a relevé un parent d’élève qui a requis l’anonymat.

André Ngaté, directeur de l’école Bobongo garçon B reconnais que cette situation a une répercussion sur l’éducation des enfants. « C’est un handicap pour les élèves. Nous avons un programmé élaboré sur (9) neuf mois, mais avec tous ce que nous connaissons, les enfants sont très en retard », a-t-il souligné.

Pour lui, si les parents d’élèves d’avis il faudrait, une fois les travaux finis organiser des séances de rattrapage pour permettre aux enfants de combler ces vides, annonçant que les travaux  devraient terminer à la fin du mois de février. Mais en attendant, la formation des enfants est compromise.

 

Bangui : La consommation d’eau souillée donne des maladies

18 janvier 2012

En cette saison sèche, les ménages de Bangui commencent à connaitre des difficultés d’accès à l’eau potable (reportage RJDH).

Comme toujours, la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) ne parvient pas à satisfaire la population des différents arrondissements de la ville de Bangui en eau courante. Dans les quartiers, nombreux sont les ménages qui se tournent vers l’eau de puits, souvent non traitée. D’ailleurs dans certains quartiers, les propriétaires des puits les ferment pour éviter la pénurie d’eau dans leur propre maison. Mais ces puits sont également le plus souvent souillés et à l’origine de plusieurs maladies.

« La question de l’eau pose problème dans les différents quartiers de Bangui. De même ce problème est à l’origine de plusieurs maladies : la parasitose, la diarrhée, la poliomyélite, la fièvre typhoïde et l’hépatite E », a expliqué Marandé Yabouka, Chef de Section de contrôle de qualité de l’eau à la direction de la Santé Communautaire à Bangui dans un entretien avec le RJDH.

« Quand l’eau du puits taris, dit-il, il y’a des maladies diarrhéiques qui peuvent surgir, c’est ce qu’on appelle le perihydrique», a ajouté Aristide Marandé Yabouka.

Conscientes peut-être de cette situation, en dépit des difficultés à avoir de l’eau courante, certaines familles évitent tout de même de consommer l’eau du puits. « Nous avons un puits dans notre concession, mais nos parents nous ont interdit d’en consommer parce que le puits n’est pas et qu’il y a risque d’attraper des microbes », a témoigné Stella, une jeune femme habitant le quartier Benz-vi dans le 5ème arrondissement den Bangui.

Selon Aristide Marandé Yabouka, à défaut d’avoir l’eau courante fournie par la SODECA, les communautés doivent faire bouillir l’eau et y verser des gouttes d’eau de javel avant de la consommer afin d’éviter les différentes infections dues à la consommation d’eau souillée.

Par ailleurs le chef de la section de contrôle de la qualité de l’eau à la direction de la Santé Communautaire déplore le manque de matériel qui ne permet pas à son service de bien faire son travail.

« Nous travaillons en étroite collaboration avec la SODECA et le laboratoire de l’Institut Pasteur pour le contrôle du chlore résiduel. De même, nos techniciens vont sur le terrain pour prodiguer des conseils à la population dans le but de conserver la qualité de l’eau, son utilisation et la propreté des récipients qui servent à contenir l’eau », a-t-il fait remarquer.

« Nos besoins sont très étroit. En cette période de sécheresse où l’eau taris, nous avons besoins des trousses de contrôle de qualité de l’eau et des kits qui nous permettrons de descendre sur terrain, car il y’a un réel problème », a conclu Aristide Marandé Yabouka.

Tout comme l’électricité, l’accès à l’eau potable reste un problème en République Centrafricaine, tant à Bangui la capitale qu’en province.

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