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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:41

 

 

 

 

Hercules_c-130h_royaljordaf_346_arp.jpg

 

Bangui 8 mars 2012 (C.A.P) - On l’apprend seulement maintenant mais c’était à bord d’« Air Bézambé », l’épave du Hercules C 130 acheté à coup de milliards de F CFA par Bozizé sur le dos du trésor centrafricain, que ce dernier s’était rendu mi-février dernier à Libreville pour assister à la finale de la CAN 2012 dans ce pays.

Mal lui en pris car au moment de reprendre le ciel pour rentrer au bercail, un des moteurs de l’appareil aurait lâché contraignant son illustre passager et sa suite à faire de l’avion stop. C’est donc grâce à la compréhension et générosité d’Ali Bongo qu’un petit coucou a été mis à la disposition de Bozizé pour les ramener, lui et sa délégation à Bangui.

Aux dernières nouvelles, l’épave volant serait toujours stationnée à l’aéroport de Libreville. Depuis son acquisition, cet appareil a en réalité peu volé mais passe le plus clair de son temps en réparation à Lisbonne au Portugal où une société de réparation de ce type d’aéronef à qui Bozizé a confié les multiples réparations que nécessite l’état de cette épave, pompe tout le fric de l’Etat centrafricain, sans compter les frais considérables d’entretien d’un équipage tchadien entièrement pris en charge par Bozizé. Un premier pilote (un colonel tchadien à la retraite) a d’ailleurs déjà rendu à Bangui.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:17

 

 

 

Sida-mains-ruban.jpg

 

Sida: des protéines produites par le corps capables de contrôler le VIH


WASHINGTON - Les interférons, antiviraux produits par les cellules du système immunitaire, ont pu contrôler avec succès le virus à l'origine du sida après l'arrêt d'une thérapie antirétrovirale chez des séropositifs, selon un essai clinique présenté mercredi aux Etats-Unis.

Nos données montrent que la réponse du système immunitaire peut être adaptée pour contrôler le VIH (virus de l'immunodéficience humaine, ndlr) chez des personnes ayant perdu cette capacité si la production naturelle d'interférons est maintenue, a expliqué le professeur Luis Montaner, directeur à l'Institut Wistar de l'Université de Pennsylvanie (est des Etats-Unis), à l'origine de l'essai clinique.

Les résultats de cette recherche menée sur 20 malades établissent la preuve que cette approche pour contrôler le VIH est théoriquement possible, a-t-il ajouté dans un communiqué.

Et bien qu'il reste encore beaucoup à faire pour concrétiser ces premiers résultats cliniques, je crois fermement que l'on peut espérer un jour parvenir à contrôler et éradiquer le VIH sans les antirétroviraux, a souligné le chercheur.

Luis Montaner a présenté mercredi les résultats de cet essai clinique lors de la Conférence annuelle sur les rétrovirus (CROI), principal forum de la recherche mondiale sur le sida, qui se réunit cette semaine à Seattle (Etat de Washington, nord-ouest).

Pour cette étude, les chercheurs ont utilisé des interférons Alpha sous forme de médicament, le Peg-IFN-a2A. Celui-ci a permis de réduire la charge virale du VIH chez neuf des 20 patients participant à l'essai clinique, chose qui n'avait jusqu'à présent jamais été possible sans antirétroviraux.

Aucune autre approche clinique n'a jusqu'alors pu réduire cette charge virale chez des personnes infectées par le VIH, a souligné le professeur Montaner.


(©AFP / 07 mars 2012 21h00)

 

 photo gène

Un traitement courant contre la démence freine l’aggravation d’Alzheimer


WASHINGTON - Un médicament très utilisé pour traiter des formes modérées de démence dont Alzheimer, s'est révélé également efficace pour freiner cette maladie à un stade plus avancé, contrairement à ce que l'on pensait jusqu'à présent, révèle une étude publiée mercredi.

Si les malades qui sont à ce stade plus avancé de la maladie continuaient à prendre ce médicament, l'Aricept, cela permettrait de ralentir les effets les plus néfastes de cette dégénérescence mentale irréversible de deux fois plus de personnes dans le monde, estiment les auteurs de cette étude.

Alzheimer touche 18 millions de personnes dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Durant l'essai clinique conduit pour cette étude, les patients qui ont continué à prendre l'Aricept (donépézil) ont connu un déclin considérablement moindre de leurs capacités cognitives, de mémorisation, d'orientation et d'expression orale que ceux sous placebo, soulignent ces chercheurs, dont le professeur Robert Howard du King's College London au Royaume-Uni, principal auteur de l'étude.

Cette communication paraît dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine du 8 mars.

Les effets bénéfiques constatés en poursuivant un traitement avec l'Aricept ont été cliniquement importants et supérieurs à ce qui avait été observé chez des patients atteints d'une forme moins aiguë d'Alzheimer, ajoutent ces médecins.

Alors que les malades avancent vers des formes plus graves d'Alzheimer, les médecins sont confrontés à la décision difficile de continuer à les traiter avec l'Aricept car jusqu'à présent il y avait peu d'indications cliniques pour les guider, explique le Dr Howard.

Maintenant, pour la première fois, nous disposons d'indications solides et irréfutables que ce médicament aide les patients à des stades plus avancés et graves de cette maladie.

Cette étude portait sur 295 malades à Londres et dans 14 autres villes britanniques pour évaluer les effets de différents médicaments dont l'Aricept, fabriqué par le le laboratoire américain Pfizer.

Elle a été financée par le Conseil britannique de recherche médicale (MRC) et l'association britannique Alzheimer's Society.


(©AFP / 07 mars 2012 23h00)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 23:15

 

 

 

Guinon.JPG

 

Il n’y a pas longtemps, une correspondance particulière de Centrafrique Presse interpellait les fanatiques du KNK  France, notamment les Elvis Dengosin, Salet Toki, Gertrude SakangaMaurice Ouambo, Fabrice Wallot, Awa Yalo, les Bidoulou  et surtout l’impertinent Bienvenu Guinon, oui le fameux Guinon  qui avait permis à un certain Thierry Maléyombo de narguer l’opposition à Paris dans une décapotable de luxe location, accompagné d’un certain  Alain Mbaya et d’une certaine Annette Ngaibona aujourd’hui en disgrâce et qui quitté le navire.

Eh bien, tenez-vous bien dans vos fauteuils, après  l’article de Centrafrique presse sur l’ingratitude caractérisée du KNK avec ses militants dévoués, s’agissant des obsèques de la  compatriote Mme  Aline Piroua décédée le 13 février 2012 à Toulouse et finalement inhumée le 17 février 2012 au cimentière Lalande de cette ville faute de prise en charge rapide du KNK,  la communauté KNK de France s’apprête à vivre un  nouveau scandale.

Le tonitruent et controversé Bienvenu Guinon  va très mal depuis des mois. Il aurait eu un accident vasculo-cérébral (AVC) suite à un malentendu crée par les contradictions entre les héritiers de la bozizie ouvertement en guerre fratricide. En effet, croyant bien faire, Guinon faisait le « go between » entre le Ministre Délégué à la défense et Fils de son Père Francis Bozizé qu’il informait régulièrement sur tout ce qui se trame en France, et d’une part le colonel Sylvain Ndoutingaï. Guinon sans s’en douter,  était  entré de plein fouet dans la la guerre de succession en bozizie. Car entre le Ministre Parfait Mbaye, qui voulait le traduire en justice, Francis qui restait peu bavard et Ndoutingaï dont la femme interceptait tous les colis en provenance de Guinon, le pauvre a eu du mal à s’y retrouver.

Il a donc fait un accident vasculo-cérébral (AVC) quand il avait appris que les médicaments envoyés pour soigner son  beau-frère, un autre ouvrier KNK lui aussi parti de Paris, ainsi que le camescope qui devait servir à lui envoyer les images du pauvre, ont été purement et simplement confisqués par l’épouse de Ndoutingaï sans que ce dernier n’intervienne pour donner un seul ordre de restitution.

Depuis un mois donc, le pauvre est trainé d’hôpital à hôpital, de traitement à traitement, de rééducation en rééducation, au point  où aujourd’hui, il est difficile de savoir exactement dans quel établissement le pauvre Guinon  se trouve. Les gens du KNK France n’ont pas réussi à lui mettre la main dessus, après avoir fait le tour des grands hôpitaux parisiens.

Guinon n’a pas eu le secours du KNK Bangui pour ses soins et est en pleine dépression.

La pauvre défunte Aline Piroua n’était effectivement pas la dernière victime. Le KNK a encore beaucoup de secret dans  de ce type à livrer aux Centrafricains de France, adeptes du KNK.

Et comme un Guinon  en cache un autre, le beau-frère à qui il avait envoyé les médicaments confisqués par  Mme Ndoutingaï  vient de rendre l’âme l’autre la semaine dernière.

KNK France, Annette Ngaibona, Fabrice Wallot, Ouambo, combien de victimes faut-il encore pour  que  le nouveau  SG de ce parti, Louis Oguéré Ngaikoumon, prenne la mesure que KNK  doit assister ses vaillants combattants

Un militant KNK dégoutté

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 23:13

 

 

 

Bozizé fait du sport

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 07 Mars 2012

Bambari : Les rebelles de Baba Laddé refont surface dans la Ouaka

Les éléments du chef rebelle tchadien Baba-Laddé, ont assassiné un jeune garçon de 24 ans tué et emporté la somme d’un million FCFA des commerçants qui voulaient se rendre en campagne caféière à 7 km de la ville de Grimari sur l’axe Kouango, a rapporté radio Bè-Oko.

L’opération s’est déroulée la semaine passée à Ngoulinga, localité situé à 7 Km de Grimari où est installé le Collège technique de développement rural (CTDR). La victime a été tuée pour avoir voulu résister aux menaces des rebelles.

Selon une source contactée à Grimari par le RJDH ce mercredi, a indiqué qu’après les diverses opérations aux alentours de la ville, quatre éléments de Baba-Laddé sortis à Grimari ont été reconnus par la population.

« Un des quatre rebelles a été tué sur-le-champ par la population, malgré la sommation de la gendarmerie. Les trois autres ont été arrêtés, maintenus à la gendarmerie et devraient être transférés à Bambari ou à Bangui, peut-être qu’ils ont déjà été transférés », a confié notre source.

Selon les informations disponibles, un détachement des Forces armées centrafricaines (FACA) est arrivée dans la mercredi à jeudi à Grimari pour assurer la sécurité de la population civile.

D’après radio Bè-Oko, les éléments dispersés de Baba Laddé ont repris les exactions depuis quelque temps dans la préfecture de la Ouaka, notamment dans les zones d’élevage. Un groupuscule serait basé au village Lakandja à 30 km de Grimari sur l’axe Kouango ainsi qu’aux alentours de Bakala.

 

Bangui : Des femmes centrafricaines à la recherche de leur autonomie

Dans la cour de la cathédrale Notre Dame immaculée conception de Bangui, des femmes exposent et vendent des produits de leurs efforts qui leur permettent de vivre au jour le jour dans leur ménage.

Comme de coutume, l’esplanade de la cathédrale Notre Dame de Bangui reçoit une exposition-vente des femmes à l’occasion de la fête du 8 mars. Des stands sont installés tous azimuts avec des produits de toute nature. Ce rendez-vous regroupe des femmes venues de l’intérieur du pays et celles des associations des femmes de toutes les confessions religieuses de Bangui.

« Ce qui est intéressant est que nous arrivons à produire malgré les difficultés, et nous en sommes fières », a témoigné Suzanne Inguéré de la coordination diocésaine des femmes catholiques de Bossangoa qui expose le miel, le jus de citron pressé, du savon à fabrication artisanale, des feuilles de maniocs séchées.

Pour elle, il existe aujourd’hui beaucoup de chose que les femmes doivent faire pour leur autonomisation au lieu de continuer de « pleurnicher», d’accuser les hommes. « J’invite les filles qui ne mènent aucune activité génératrice revenue (ARG) à se rapprocher de leurs mamans qui sont dans des associations afin d’apprendre à être autonomes » a-t-elle ajouté.

Mais dans ces initiatives pour leur autonomisation, les difficultés ne manquent pas : des matérielles, financières et autres. Suzanne Inguéré a cité entre autres la rareté de l’huile de palme pour la fabrication du savon artisanale, un des difficultés que rencontre fréquemment l’association des femmes de Bossangoa.

« Je sollicité l’appui des partenaires à venir en aide à notre association qui regroupe des femmes mariées, des célibataires et des femmes des différentes confessions religieuses pour nous permettre d’atteindre notre objectif principal qui est l’auto prise en charge de la femme rurale», a-t-elle lancé.

Dans un autre stand, sont exposé du poisson salé du groupement des pêcheurs du 7ème arrondissement de Bangui. « Donc la grande pêche est faite par les hommes, mais la transformation se fait par les femmes qui maîtrisent ce domaine plus que les hommes. C’est dire qu’il y a parité homme et femme dans notre groupement », a confié Pauline Guérégouéndo-Gbianza, secrétaire générale et responsable de l’équipe de transformation du groupement des pêcheurs.

Elle a expliqué que la transformation de poisson est un travail qui nécessite de la patience ; mais dans le souci d’arracher leur autonomie économique et financière, les femmes du groupement s’engagent à braver toutes les difficultés, a indiqué Pauline Guérégouéndo Gbianza.

Selon elle, pour que le rêve de la parité homme et femme devienne réalité, les jeunes filles ‘’qui ont encore la force’’ doivent s’orienter dans des domaines qui ne sont tenus jusqu’ici que par des hommes.

Mais il y a des problèmes de commercialisation. « Les difficultés que nous rencontrons sont la conservation du poisson pendant l’acheminement des produits depuis les lieux de pêche jusqu’à Bangui », a souligné Pauline Guérégouéndo-Gbianza. « Nous espérons sur le ministère du plan qui sert d’intermédiaire entre les associations et les partenaires au développement, pour des appuis. Car tout ce que nous faisons, c’est grâce à nos propres moyens et la production reste très insuffisantes pour la population », a-t-elle déclaré.

 

Bangui : L’AFJC déplore l’accroissement des violences faites aux femmes en RCA

« Les violences à l’égard de la femme restent croissantes en République centrafricaine», a affirmé mardi Nina Mbaïta, agente psycho-sociale au Centre d’écoute de l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC) de Bangui dans un entretien accordé au RJDH.

Elle a fait remarquer que la plupart des femmes victimes de violences dans le pays sont celles qui sont dépendantes économiques totalement de leur mari et celles qui sont abandonnées par leur mari et qui n’arrivent pas à subvenir aux besoins de leurs enfants.

« 79% des cas de violence faite aux femmes sont les abandons conjugaux », a indiqué Nina Mbaïta. Elle a fait savoir qu’au courant du mois de janvier 2012, le centre d’écoute de Bangui a accueilli 96 femmes victimes de violence dont 79% d’abandon de foyer, 10,4% de violence physique, 4% de violences morales, et 3% de violence sexuelle (viol y compris pour les mineures).

Dans les dossiers parvenus au centre d’écoute de l’AFJC, 41% de femmes ont demandé dans le mois de janvier 2012 la pension alimentaire et la prise en charge de leurs enfants. « Les femmes qui demandent des conseils pour l’obtention de pension alimentaire reçoivent une suite favorable, mais pour les femmes dont les maris n’ont pas de salaire, elles se débrouillent toutes seules, c’est difficile », a-t-elle dit.

Nina Mbaïta a aussi souligné qu’à la veille de la célébration de la Journée internationale de la femme, une fille de 20 ans enceinte de 8 mois a été battue par son mari et a fait un mort-né suite à la douleur de cette violence.

« Nous l’avons reçu le 25 février, après que son mari l’ait battu alors qu’elle était à terme de 8 mois. Elle s’est présenté aujourd’hui (mardi 06 mars) très pâle après avoir perdu son bébé, avec une infection dans un état d’hypo-glycémie, elle n’arrive même pas à marcher », a déploré l’agent psycho-sociale.

Pour Nina Mbaïta, la Journée internationale de la femme devrait être une occasion pour faire le point sur la protection des droits de la femme. Elle devrait aussi permettre de regarder au-delà de la protection et de la promotion de ces droits, la question des mesures à prendre en vue de réprimer ces cas de violence dont les femmes sont de plus en plus victimes à travers le pays malgré les multiples sensibilisations.

 

Bangui : Exposition sur les femmes vertueuses au Musée de la femme

Dans le cadre de la Journée internationale de la femme 2012, le Musée de la femme centrafricaine prévoit ce jeudi 08 mars, une exposition sur « les grandes figures des femmes centrafricaines », a annoncé radio Notre Dame.

Selon la directrice du Musée, Rachel Mamba, cette exposition permet aux jeunes femmes de s’imprégner du modèle de « certaines grandes femmes » du pays qui se sont faites remarquer par leur savoir, leur savoir-faire et leur savoir-être.

Cette exposition vise aussi à montrer que la femme centrafricaine, quelle que soit son origine, est capable d’importantes réalisations et de vertus qu’elle doit partager et transmettre aux jeunes générations.

« Le musée de la femme centrafricaine constitue un cadre de référence identitaire de la femme et une institution qui fournit une banque de données sur les femmes centrafricaines au profit des étudiants, des chercheurs et des femmes elles-mêmes », a souligné Rachel Mamba.

Car, a-t-elle ajouté, les beaucoup de femme se sont faites remarquées sur les plans économique, social et culturel. Mais l’on ne peut rien retenir d’elles à cause du manque de structure qui les immortalise, d’où l’importance de la création en 2010 d’un Musée destiné aux femmes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 23:11

 

 

 

 

Berenger-Bosse.jpg

 

Source : www.charentelibre.fr 6 Mars 2012 17h22

Il a décroché sa qualification pour le 60 mètres de ses premiers championnats du monde d'athlétisme en salle, ce week-end à Istanbul.

Bérenger Bosse, 26 ans, le sprinter centrafricain du Grand Angoulême Athlétisme, risque pourtant de ne pas pouvoir se rendre en Turquie.

Il suffirait que sa fédération valide d'un simple mail sa participation à la compétition, une formalité qui aurait dû être remplie il y a deux bons mois.

Une démarche "qui prend trente secondes" mais indispensable pour que la fédération internationale d'athlétisme enregistre l'inscription de l'Angoumoisin qui passe ses journées pendus au téléphone sans que personne ne réponde à ses appels à Bangui, la capitale de son pays. 

Les dirigeants de son club se relaient à leur tour au téléphone, en vain. Confronté à l'incompétence crasse de la fédération centrafricaine dont il est l'unique représentant qualifié pour Istanbul, Bérenger Bosse est abattu.

Il avait pourtant fait de ces Mondiaux son objectif. Il venait de battre le record national (6''65), et de prendre la troisième place des championnats de France à une foulée de Christophe Lemaitre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 23:09

 

 

 

 

LES « 7.000 HOMMES » : « SEL » DU CENTRAFRIQUE

 

 

 

*   *   *

 

D’une manière générale, le «sel» présente un contraste avec la corruption. Il est un agent conservateur contre la corruption, pour le maintien efficace de la pureté. En outre, il a de la «saveur», et il en donne. Voyez Job 6:6. On comprend donc pourquoi, dans les directions données pour les sacrifices, il est mentionné en rapport avec l’alliance de Dieu. Toute offrande devait être « assaisonnée de sel » (Lévitique 2:13). Cela rappelait au cœur du fidèle Israélite que les sacrifices n’étaient pas une simple formalité à laquelle tout homme, pur ou impur, pouvait prendre part. Dieu, qui sonde le cœur, veut la vérité dans l’homme intérieur (Psaume 51:6). Il demande la droiture, la pureté des intentions et des affections chez tous ceux qui s’approchent de lui en vertu de cette alliance, laquelle, du côté de Dieu, ne peut jamais faire défaut.

 

 

 

Le Seigneur, dans le chap. 9 de Marc, à la fin du passage solennel qui met devant nous l’alternative entre «la vie» et les tourments de la géhenne, fait allusion, non seulement aux injonctions citées ci-dessus au sujet des sacrifices, mais aussi à «la saveur» du sel, mentionnée également dans l’Évangile de Luc, chap. 14. «Tout sacrifice», dit-il, «sera salé de sel».

 

 

 

Le mot «sacrifice» ici doit évidemment être compris dans le sens que l’apôtre lui donne dans l’épître aux Romains (chap. 12:1 ; 15:16) ; en un mot, c’est un croyant véritable, qui appartient à Dieu en vertu de la grâce dont il est l’objet, et qui doit être maintenu dans un état de pureté répondant à ses relations établies avec Dieu. C’est donc à cela que le croyant doit faire attention, veillant à ce que rien ne contrevienne à ces relations, soit par les agissements d’un cœur charnel, soit dans ses rapports avec autrui. «Ayez du sel en vous-mêmes», dit le Seigneur, «et soyez en paix entre vous».

 

 

 

Si l’on ne fait pas attention à garder une conscience sensible et délicate, le «sel» peut «perdre sa saveur». Et, dans ce cas-là, qu’est-ce qui agira sur nous pour redresser des affections déréglées, ou pour nous rendre attentifs quand nous avons manqué à nos devoirs ? Le Saint-Esprit, par le moyen de la parole de Dieu, occupe nos cœurs de Christ, et nous sommes ainsi gardés dans le jugement de nous-mêmes qui convient à un chrétien marchant dans la présence de Dieu. Mais il faut de la vigilance ; il faut du courage pour obéir ; il faut persévérer dans la prière, en attendant le retour de Christ. (Jude 20:21).

 

 

 

Dans le passage de Matthieu 5:13, le Seigneur dit que les chrétiens sont «le sel de la terre», précieux privilège, en effet, qui réveille les affections implantées dans le croyant, et les exerce en faveur d’un monde qui «gît dans le méchant». Si la patience de Dieu s’exerce constamment envers les pécheurs pendant ce jour de grâce, les chrétiens doivent comprendre leur responsabilité de «prier pour tous les hommes», afin que Dieu, dans sa bonté, suspende le jugement jusqu’à ce que les pécheurs soient convertis (1 Timothée 2:1-6).

 

Le Seigneur a trouvé un trésor dans le «champ» de ce monde, et il l’y a caché ; mais il nous dit qu’il a acheté le champ à cause du trésor (Matthieu 13:44). Il convient donc que nous soyons pénétrés de cette pensée, et que notre attitude vis-à-vis du monde soit caractérisée par la grâce du Seigneur qui est venu pour le sauver et qui, dans ce but, a sacrifié sa propre vie.

 

 

 

C’est dans ce sens que les croyants sont le « sel de la terre » et, plus particulièrement, du Centrafrique, qui nous intéresse ici, car c’est à cause d’eux que Dieu a patience envers ce pays, pécheur comme tant d’autres, et qu’il ne le détruit pas (encore, mais jusqu’à quand ?), à cause de sa corruption ayant atteint actuellement un degré trop avancé…

 

 

 

Raison de plus pour que le chrétien centrafricain veille à ce que « le sel » qu’il est ne perde pas sa saveur : la survie physique de son pays en dépend, de même que les cités de Sodome et Gomorrhe n’auraient pas été détruites si l’Éternel des cieux, selon Sa promesse à Abraham, y avait trouvé « dix justes » (Genèse 18 : 32).

 

 

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

 

http://www.philadelphie-infos.net  

 

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:45

 

 

 

 

Directeur-OCHA-en-RCA.JPG

 

6 mars 2012 (Un.org) La République Centrafricaine se trouve face à une des pires crises de financement au monde en matière d'aide humanitaire alors que près de la moitié de la population du pays a besoin d'une assistance de toute urgence, a prévenu le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

« La Commission européenne a décrit la République Centrafricaine comme le deuxième pays le plus vulnérable au monde après la Somalie », a déclaré le Directeur des opérations d'OCHA, John Ging, qui vient d'effectuer une visite dans le pays la semaine dernière.

Lors de cette visite, M. Ging a constaté en personne les conditions difficiles dans lesquelles vivent des dizaines de milliers de personnes. « Sans financement adéquat, nous abandonnons les gens, et en particulier les enfants de la République Centrafricaine, tout simplement », a-t-il dit.

Selon OCHA, quelques 1,9 million de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire et 94.000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays. Deux tiers de la population n'ont pas accès à l'eau potable ou aux soins médicaux, avec un seul professionnel de santé pour 7.000 personnes. Un tiers des enfants n'ont pas accès à l'éducation primaire, et ceux qui sont scolarisés se retrouvent dans des classes avec jusqu'à 95 élèves par enseignant.

« Le financement pour couvrir les besoins de base est nécessaire de toute urgence. Malheureusement, au lieu d'un financement accru qui permettrait de suivre les besoins accrus, nous sommes face à une réduction drastique », a expliqué M. Ging.

Au cours des dernières années, les fonds destinés au pays ont chuté de façon considérable. Les organisations humanitaires reçoivent moins que 50% des fonds qui sont nécessaires pour apporter une aide qui permettrait de sauver des vies et construire pour le long terme. Cette année, seulement 5% des 134 millions de dollars nécessaires ont été reçus.

Durant sa visite de trois jours dans le pays, M. Ging s'est rendu à Bamingui-Bangoran au nord-est du pays, où la violence et le conflit ont déplacé 14.000 personnes au cours des derniers mois. Le Directeur des opérations de l'OCHA a rencontré des gens qui viennent de retourner dans leurs villages et qui ont besoin d'aide pour reconstruire.

« Il existe un grand espoir parmi les personnes déplacées qui reviennent dans leurs villages pour reconstruire leurs vies. Cependant, l'espoir seul ne suffit pas pour rendre possible un retour de cette ampleur ni pour assurer le caractère durable de ces retours », a dit M. Ging.

Lors de sa visite, M. Ging a rencontré plusieurs fonctionnaires de l'Etat et des partenaires humanitaires pour discuter de la crise du financement et des façons d'améliorer l'accès à l'aide humanitaire et à la protection pour les personnes les plus vulnérables.

« Les travailleurs humanitaires sauvent des vies tous les jours dans cette crise oubliée mais dangereuse. Avec le récent accord de cessez-le-feu dans les régions ravagées par le conflit, nous voyons une réelle possibilité de redressement durable dans la République Centrafricaine, mais cela risque de s'écrouler à cause du manque de financement humanitaire. Nous devons faire tout notre possible pour mobiliser de toute urgence la communauté des bailleurs de fonds », a souligné M. Ging.

     

 

L’ONU évalue la situation humanitaire à Bria

 

Mercredi, 07 Mars 2012 13:44

 

Une mission de l’Unité Genre du Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA) s’est rendue ce mardi 06 mars 2012 à Bria (Est), ville où se sont déroulés les derniers affrontements entre la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union de Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR). L’objectif de cette mission est de suivre et d’évaluer   les impacts de ces affrontements sur les populations vulnérables de la Haute Kotto.

 

Elle est composée du Fonds de Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), l’Organisation des femmes Centrafricaine (OFCA) et l’Association des Femmes Communicatrices (AFPC).

 

Objectif répertorier les besoins en terme de la situation humanitaire des populations affectées par ces conflits et apporter une solution adéquate.

 

« Au plan sécuritaire, les autorités locales s’inquiètent encore de la persistance des foyers de tension provoqués par certains rebelles qui refusent de regagner leurs bases d’origine », a expliqué l’envoyé spécial.

 

Il a ajouté qu’au sujet de la santé, « tous les signaux sont au rouge : manque de kits médicaux, de lits, de générateur, le bloc opérateur mal est équipé au point de pratiquer des interventions chirurgicales à l’aide des lampes torche ».

 

« Dans le système éducatif, c’est la catastrophe » a poursuivi l’envoyé spécial qui a poursuivi, « 12 écoles détruites, une pléthore d’élèves dans les quelques établissements scolaires fonctionnels, 100 élèves pour un enseignant d’ailleurs non qualifié ceci par manque de ceux titulaires ».

 

Enfin, « le tissu social a sérieusement pris un coup : Les activités champêtres tournent au ralenti ce qui occasionne une flambée des prix des denrées alimentaires. L’exploitation de diamant et or présente un tableau sombre. Les populations désertent les chantiers en raison de l’insécurité » pour boucler le tableau.

 

Par ailleurs, les 2603 personnes déplacées par ces évènements verront bientôt leur souffrance en logement atténuer. La mairie de la localité vient de leur affecter un site de 11 hectares situé dans les parages du reboisement des eaux et forêts sur l’axe Ippy (nord-est). Déjà les services des cadastres sont à l’œuvre pour le mettre en valeur qui consiste en la construction du terrain des sports, d’un marché et d’un  point d’eau.

 

Les malheureux évènements, conséquences des attaques entre ces rebelles pourtant signataires des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement centrafricain, auraient pour origine, des conflits interethniques basées sur des intérêts politiques.

 

Des évènements qui avaient fait plus 45 morts, plusieurs blessés, d’importants dégâts matériels dont plusieurs maisons détruites. Plus de 5 000 personnes ses ont déplacées dans les régions de Ippy, Bambari et ses environs (centre-est).

 

 

Le BINUCA préoccupé par la survie de la femme à Bria

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 07 Mars 2012 13:35

 

La survie de la femme affectée dans la Préfecture de la Haute-Kotto (nord) par les affrontements meurtriers du septembre 2011,  entre les ethnies Goula et Ronga en plein centre-ville de Bria demeure déplorable.

 

Cette situation a préoccupé l’Unité Genre du Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA). Elle a organisé une mission pluridisciplinaire mardi 6 mars 2012, à Bria afin d’écouter ces femmes et recenser leurs besoins.

 

Lydie Noura, Présidente Sous-fédérale de l’Organisation des Femmes Centrafricaines de Bria explique qu’elles ont beaucoup souffert depuis que ces évènements ont eu lieu dans leur région. « Nous avons tout perdu : ustensiles de cuisine, literie, vêtements, maisons. Certains enfants sont devenus orphelins partiels ou totaux en raison de ces évènements. Nous lançons un vibrant appel à l’endroit des autorités du pays de nous venir en aide ».

 

Pour Mme Gwladys Teni  Atinga, Cheffe d’Unité Genre du BINUCA, « cette situation nécessite une réponse d’urgence en raison de sa vulnérabilité. Pour elle, partout ailleurs, les femmes ont toujours été vulnérables aux conflits armés. Elle s’est dite particulièrement touchée par les propos d’une femme qui disait que « si on ne fait rien pour les femmes de Bria, elles sont appelées à disparaitre ».

 

Les délégations sont composées du Ministère des Affaires Sociales, du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), de l’Organisation des femmes Centrafricaines (OFCA) et de l’Association des Femmes Juristes (AFJC).

 

A titre de rappel, les affrontements avaient opposé les rebelles de la Convention des Patriote pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des Forces Démocratiques pour le rassemblement (UFDR). Ces groupes rebelles ont signé des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement centrafricain.

 

Ces attaques laissent à ce jour une trace indélébile au sein de la population de Bria. Tous les signaux sont au rouge sur tous les plans, avec une situation humanitaire très dégradée. Il y a une semaine, la mairie de la localité a affecté un site devant abrité les déplacés confrontés à un problème de logement.

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:41

 

 

 

 

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                                             Joseph Kony

 

 

Par RFI mercredi 07 mars 2012

 

Après un semestre d'accalmie en 2011, les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) ont repris leurs attaques en République démocratique du Congo. Une vingtaine d'incidents, dans des régions déjà touchées dans le passé, ont été recensées depuis le début de l'année par les Nations unies, provoquant des déplacements de population.

Fin 2011, une trentaine de conseillers militaires américains ont rejoint les forces ougandaises pour organiser la lutte contre la LRA, en République centrafricaine. Une intervention qui a permis d'améliorer les relations entre les villageois de Centrafrique et les troupes ougandaises, présentes depuis 2007 dans le pays. Les soldats ougandais sont accusés de viols et de pillages.

Jusqu'à aujourd'hui, la République démocratique du Congo a refusé de laisser pénétrer l'armée ougandaise sur son territoire mais ses troupes se sont révélées incapables de combattre les rebelles de Joseph Kony.

La Lord Resistance Army s'est constituée en 1988 au sein de la population acholi en Ouganda. Mouvement religieux, dirigé par une guérisseuse traditionnelle, Alice Lakwena qui se disait également prophète, inspirée par le Saint-Esprit, il combat les autorités de Kampala de manière brutale et très violente, en s'attaquant aux populations civiles.  Après la reddition d'Alice Lakwena, -qui n'a jamais été jugée-, Joseph Kony prend la relève à la tête de la LRA. Il est visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 19:14

 

 

 

 

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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Bangui, 06 Mars 2012

 

Obo : Le Forum des ambassadeurs africains et l’ONU visitent les réfugiés et les déplacés

 

Les réfugiés congolais et les déplacés de la Sous-préfecture d’Obo ont reçu lundi 5 mars, la visite du Forum des ambassadeurs africains de quelques agences des Nations Unies et du ministre de la sécurité publique Claude Richard Ngouandjia, a rapporté radio Zéréda.

 

Selon la représentante du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Centrafrique, Aminata Gueye, l’objectif de cette mission conjointe est de rendre visite à la population, aux réfugiés et aux déplacés, de s’enquérir des difficultés auxquelles ils sont confrontés dans leur vie quotidienne afin d’envisager une assistance appropriée en leur faveur.

 

Il s’agit aussi de discuter avec les 830 réfugiés de la République démocratique du Congo (RDC) et les 8895 déplacés internes qui vient dans la préfecture du Haut-Mbomou depuis 2009 sur leurs conditions d’hébergement. La mission visait aussi à s’entretenir avec les équipes armées présentes sur le terrain dans le cadre de la lutte contre la l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, à savoir les conseillers militaires américains, l’armée ougandaise et l’armée centrafricaine.

 

Selon la représentante du bureau de liaison de l’Union Africaine en Centrafrique, Awa Ahmed Youssouf, cette mission est une initiative qui s’inscrit dans le cadre des activités prévues par le Forum des ambassadeurs africains pour l’année 2012. Cette initiative permet de soutenir les réfugiés africains en leur apportant une assistance d’abord morale, et aussi une assistance matérielle et financière dans la mesure du possible.

 

Au cours de cette visite le président des réfugiés congolais Jean-Claude Lungbango et le président des déplacés internes Elie Voutoukoua ont respectivement présenté les préoccupations de ses compatriotes axées sur les besoins en matériel agricole, les problèmes vestimentaires, l’éducation des enfants, la santé, l’eau et l’assainissement, mais surtout l’insuffisance des vivres distribués par le PAM chaque trois mois.

 

Le commandant du contingent de l’armée Ougandaise, le colonel Wilton Kotiniaba a pour sa part promis de renforcer la surveillance de la région dans un rayon de 25 m afin de permettre à la population de trouver des terres plus fertiles pour l’agriculture.

 

Il convient de rappeler que des citoyens de la République démocratique du Congo ayant fui les conflits dans leur pays vivent depuis quelques années à Obo. Par ailleurs, des autochtones menacés par la LRA se sont également déplacés vers la Sous-préfecture d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomo

Bangui : MSF à la rescousse des femmes malades de fistule vésico-vaginale à Boguila

6 mars 2012

 

Une cinquantaine de femmes souffrant de fistule vésico-vaginale (VVF) dans la Nord-ouest du pays ont subi une intervention chirurgicale gratuite en février dernier au camp de Médecins Sans Frontières de Boguila, selon le service de communication de cette structure humanitaire.

Les interventions se sont déroulées au sein de l’hôpital de Boguila tenu par Médecins sans Frontières pour soulager des femmes qui souffrent de cette maladie et qui porte une atteinte grave à leur intégrité physique voir à leur situation sociale.

En prélude à cette opération, Dr. Volker Herzog, médecin chirurgien de MSF, et son assistante, la sage-femme suisse Agnès Matti, ont  passé un mois à Boguila pour faire des consultations et effectuer des réparations de fistules. Car selon le constat de MSF, les femmes qui souffrent de VVF ne sont pas seulement rejetées par la société, mais sont aussi victimes d’autres problèmes de santé, entre autres des infections du rein, des ulcères de la peau et des problèmes de santé mentale.

Pour Dr. Volker Herzog, l’opération va transformer la vie de ces femmes. «Elles sont vraiment négligées. Elles n’ont pas de lobby, elles n’ont pas les moyens – il n’y a pas de programmes provenant d’autres organisations pour aider ces femmes. Je suis très heureux de voir que MSF est en train de faire beaucoup pour ces femmes et que nous tenons tant de camps de chirurgie de la fistule », a-t-il déclaré.

Il a fait remarquer que les fistules sont évitables, mais la plupart des femmes de Centrafrique n’ont pas accès à des accoucheuses qualifiées. Et elles n’ont pas les moyens de payer pour le traitement dans un hôpital. Il expliqué que la fistule vésico-vaginale est créée par des  accouchements de longue durée qui créent chez la femme des fissures entre la vessie et le vagin ou entre le rectum et le vagin. Ces femmes perdent des urines et des selles continuellement sans contrôle.

« C’est une maladie qui arrive au moment de l’accouchement d’un enfant. Si  le travail s’arrête  à un certain niveau, cela est dû au fait que la tête du bébé est trop grosse, ou le bassin de la mère est très petit, ou l’utérus, le muscle n’est pas bien contracté et la tête du bébé est coincé contre un point du vagin. Et s’il y’a une pression sur le point, le tissu meurt et cela provoquera une connexion de la fistule et une ouverture anormale de la vessie vers le vagin », a décrit Dr. Volker Herzog.

« Cela signifie que les femmes perdent des urines tout le temps. Il est donc très difficile pour elles et sont souvent devenues des parias sociaux ». a-t-il ajouté.

Selon MSF, la plupart des femmes malades qui ont subi l’intervention chirurgicale ont été abandonnées par leurs maris après cette maladie. C’est le cas de Awa Coulou qui a témoigné à MSF avoir été abandonnée par son époux juste après avoir contracté la maladie. «  Il ne supportait mon odeur corporelle parce je ne pouvais plus contrôler mon urine.  Maintenant, il a épousé une autre femme  dans un autre village et j’ai été obligée de retourner dans mon village auprès de mes parents », a témoigné.

Signalons que la fistule vésico-vaginale engendre une dégradation de l’état de santé des femmes et affecte plus de deux millions de femmes dans le monde, notamment en Afrique.

 

Mbaïki : Les femmes échangent sur la déperdition scolaire  chez les filles

6 mars 2012

 

Le bureau sous-fédéral de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) de Mbaïki a organisé une conférence-débat du lundi 5 au mardi 6 mars 2012 sur  la déperdition scolaire chez les filles et la santé de reproduction, a annoncé radio Songo.

Cette conférence constitue l’une des activités de la Journée internationale de la femme célébrée le 08 mars dans le monde entier.

Dans sa présentation, Marie-Ginette Amara- Maziki, directrice des études à l’institut supérieur de développement rural (ISDR) de Mbaïki a relevé que les principales causes de la déperdition scolaire chez les filles de la Lobaye en général et de Mbaïki en particulier, sont entre autres l’influence de la tradition sur les parents qui pensent que les filles n’ont pas droit à l’instruction et qu’elles sont vouées au ménage, aux travaux champêtres et au mariage.

La pauvreté  a été également évoquée comme l’une des raisons de la déscolarisation des filles dans la Sous-préfecture de Mbaïki. Car si les parents n’ont pas les moyens, souvent ils privilégient les garçons de la famille au détriment des filles.   

Pour Marie-Véronique Mandakonzi, sage-femme à l’hôpital de   Mbaïki, les grossesses  précoces causées par la non-maitrise de la période de  leur menstruation par les jeunes filles, le mariage précoce  ou  forcé, sont les causes de la déperdition scolaire chez les filles en République Centrafricaine.

« Pour résoudre ce problème, il faut une large campagne de sensibilisation à l’endroit des  parents, des filles elles-mêmes pour leur faire comprendre les avantages qu’une fille peut avoir si elle est instruite »,  a-t-elle proposé.  

Cette rencontre s’est déroulée sous la supervision de la présidente sous-fédérale de l’OFCA de Mbaïki, Suzanne Mazanga. Rappelons que cette activité se situe dans le cadre de la Journée internationale de la femme prévue le 8 mars prochain.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:48

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

L’ONU évalue la situation humanitaire à Bria

Radio Ndéké Luka Mardi, 06 Mars 2012 15:30

Une mission de l’Unité Genre du Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA) s’est rendue ce mardi 06 mars 2012 à Bria (Est), ville où se sont déroulés les derniers affrontements entre la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union de Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR). L’objectif de cette mission est de suivre et d’évaluer   les impacts de ces affrontements sur les populations vulnérables de la Haute Kotto.

Elle est composée du Fonds de Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), l’Organisation des femmes Centrafricaine (OFCA) et l’Association des Femmes Communicatrices (AFPC).

Objectif répertorier les besoins en terme de la situation humanitaire des populations affectées par ces conflits et apporter une solution adéquate.

« Au plan sécuritaire, les autorités locales s’inquiètent encore de la persistance des foyers de tension provoqués par certains rebelles qui refusent de regagner leurs bases d’origine », a expliqué l’envoyé spécial.

Il a ajouté qu’au sujet de la santé, « tous les signaux sont au rouge : manque de kits médicaux, de lits, de générateur, le bloc opérateur mal est équipé au point de pratiquer des interventions chirurgicales à l’aide des lampes torche ».

« Dans le système éducatif, c’est la catastrophe » a poursuivi l’envoyé spécial qui a poursuivi, « 12 écoles détruites, une pléthore d’élèves dans les quelques établissements scolaires fonctionnels, 100 élèves pour un enseignant d’ailleurs non qualifié ceci par manque de ceux titulaires ».

Enfin, « le tissu social a sérieusement pris un coup : Les activités champêtres tournent au ralenti ce qui occasionne une flambée des prix des denrées alimentaires. L’exploitation de diamant et or présente un tableau sombre. Les populations désertent les chantiers en raison de l’insécurité » pour boucler le tableau.

Par ailleurs, les 2603 personnes déplacées par ces évènements verront bientôt leur souffrance en logement atténuer. La mairie de la localité vient de leur affecter un site de 11 hectares situé dans les parages du reboisement des eaux et forêts sur l’axe Ippy (nord-est). Déjà les services des cadastres sont à l’œuvre pour le mettre en valeur qui consiste en la construction du terrain des sports, d’un marché et d’un  point d’eau.

Les malheureux évènements, conséquences des attaques entre ces rebelles pourtant signataires des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement centrafricain, auraient pour origine, des conflits interethniques basées sur des intérêts politiques.

Des évènements qui avaient fait plus 45 morts, plusieurs blessés, d’importants dégâts matériels dont plusieurs maisons détruites. Plus de 5 000 personnes se sont déplacées dans les régions de Ippy, Bambari et ses environs (centre-est).

 

2214 personnes déplacées de Bria à Bambari crient à l’aide

Radio Ndéké Luka Mardi, 06 Mars 2012 15:32

Les 2214 déplacés internes de Bria (nord-est) vivant à Bambari (centre-est) sollicitent une assistance humanitaire. Il s’agit des personnes déplacées par les attaques sanglantes de 2011, provoquées par les combats entre les rebelles de la Convention des Patriotes pour la justice et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

C’est préoccupation a été présentée le 5 mars 2012, par Idriss Yaya, président réélu du bureau de ces déplacés internes, sur les ondes de radio Bè oko de Bambari.

Cet appel a été lancé au cours d’une assemblée générale qui a vu sa réélection à la tête d’un bureau de 13 personnes, avec pour mandat de mener les démarches nécessaires auprès du gouvernement, des agences du système des Nations Unies et des structures humanitaires pour les inciter à fournir de l’assistance aux déplacés.

D’après Idriss Yaya, « seul le sous-bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) assiste les 2214 déplacés internes de Bria vivant à Bambari en leur distribuant des vivres de temps en temps. C’est pourquoi une intervention des autres ONG humanitaires serait salutaire pour ces personnes rendues vulnérables par les conflits ; même si quelques-unes commencent à retourner à Bria avec le processus de réconciliation ».

Il a par ailleurs demandé aux déplacés de « rester solidaires, d’avoir un esprit de collaboration et d’assistance aux autres en cas de difficulté. Pour conclure, monsieur Idris Yaya a rappelé que c’est en cela qu’ils peuvent prouver qu’ils sont issus d’une même région et qu’ils ont été obligés de quitter leurs villages à cause des conflits ».

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