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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 14:48

 

 

"The success of the National Inclusive Dialogue on Central African Republic crises    depends on its organisation to abroad . Change is the meaning of this Dialogue."     

 

 

Being citizens of a country requires duties and rights. Claiming its will to act as politician deserves patriotism and sense of country interests presevation. Indeed this condition is not only for President of State but also  for all those belong to policymakers Establishment, notably : Lawmakers, Journalists, Professors, Businessmen, Judges and Monks, the elites. Dialogue is the core of democracy and State of Law  To gain stability, security, law and order, economic growth, one thing should be done by politicians : "Talking" or Politics Dialogue". Substantive dialogue, true talking, relevant one.Doing so,brings trust and confidence among citizen by strengthening their devotion to the country institutions.

 

To be simple, politicians have to talk to settle disputes, crises which impede the country since twenty years and destroy all structure and framework of its development. They have to drop out "poison" which causes plight to the country, wishing good for citizens. By politicians, citizens must identify themselves in the way to defend the country common good. It is to say politicians should serve as examples. To reach this purpose talking between them is more important. Such dialogue is a duty for politicians. When politicians refuse talk or say they do not know its advantage ; that means they are not politicians, but enemies of countries. As citizens of Central African Republic unanimously want talk ;  this must be effective, efficient and constructive. The effective talk is Bozizé'slegitimacy.

 

The efficient talk is that of Human Rights in the country. The constructive talk is that where the output allows opposition to play its role as counterpower. By the way, those who are in asilyum abroad should return home. Politicians have to talk seriously. It is compulsory for them to find solutions which avoid the country from war. Politics Dialogue should be sincere. Elite is convened to participate. Citizens believe in this talking. There is no place for failure. Change is the meaning of this Dialogue, an opportunity for Central African Republic to weigh on its future. A better one. This is the way of peace and to invent new Central African Republic.

 



 

La valeur d'un homme politique se mesure par sa capacité à résoudre les difficultés qui s'exposent à lui. Pour dire mieux l'homme politique doit trouver des solutions aux maux qui gangrènent sa société. L'on entend par maux  tout événement qui met à mal le développement du pays et aussi l'épanouissement de ses citoyens. Pour résoudre ces maux, le politique a un outil qui s'avère plus efficace que les armes à feu. L'homme politique doit user du dialogue. Il doit parler. Il doit se parler. Il doit s'entretenir. Et le dialogue est le support incontournable de la démocratie. Dire que l'on est politique et démocrate c'est être patriote et garant des intérêts de l'Etat. Cela ne s'applique pas qu'au Chef de l'Etat. Il concerne aussi tout l'Establishment politique : les Députes, les Professeurs, les Journalistes, les Curés, les Juges et les Hommes d'Affaires. Disons les élites. Et, le dialogue s'impose comme le moyen le plus intelligent et sage pour résoudre les différends. 

 

C'est pourquoi la Centrafrique doit se parler. Elle doit réfléchir sur son mal-être. Lequel la rend aphone et anémique depuis au vingt ans. Bien sûr, dialoguer oui. Mais sur quel sujet. Poser cette question, c'est faire preuve d'ingéniosité. Les politiques doivent débattre de la légitimité de Bozizé. Des Droits de l'Homme dans le pays. Et ce dialogue doit être efficient et constructif pour la Centrafrique. Il faut le comprendre à l'aune de la paix et la sécurité.  Cela dit, le dialogue doit conduire à la préservation des intérêts de l'Etat. Pour ce faire les politiques doivent dire la vérité. Au travers ce dialogue les citoyens exigent des politiques un devoir : celui de créer la confiance. Laquelle pourrait les amener à croire dans les institutions de la République et la restauration de la démocratie. Les politiques doivent se dire : si l'on dialogue, c'est parce que certains ont été des avides, d'autres ont été en proie de la convoitise, et ils ont commis un coup d'Etat. Le dialogue politique est un dialogue vrai, franc et direct. Avec comme centre d'intérêt : la raison d'Etat. L'on dit que la Centrafrique doit changer et en découdre avec les erreurs sombres de son passé douloureux. La nouvelle Centrafrique est à inventer de ce dialogue des politiques.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 14:30

 




 

 










Bangui, 28/04 (PANA) - Les Forces armées centrafricaines ont repoussé, le 24 avril dernier, une attaque lancée aux premières heures de la matinée contre leur base de Ndim par les rebelles de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué publié samedi soir à télévision nationale.


"Nos forces ont mis en déroute les rebelles de l’Aprd, qui ont pris la fuite vers la localité de Kouwon, comptant dans leurs rangs plusieurs blessés graves", a précisé le communiqué.
Le ministère de la Défense affirme également dans son communiqué, s’étonner que l’APRD multiplie les attaques armées, à l’approche de la tenue du Dialogue Politique.

"Le gouvernement voudrait réitérer l’appel sans cesse renouvelé en direction de ce mouvement et invite nos compatriotes de l’APRD à abandonner la voie des armes comme solution au différend entre les fils du pays et à s’engager sur la voie d’un règlement pacifique par le dialogue et la concertation", conclut le communiqué.


La publication de ce communiqué intervient au lendemain de la remise du rapport du comité préparatoire du Dialogue Politique Inclusif, qui a recommandé au gouvernement d’organiser à Bangui dans les 45 jours ces assises pour lesquelles il préconise l’adoption de "mesures sécuritaires et judiciaires" profitant à tous les protagonistes de la crise centrafricaine née de l’existence dans le Nord du pays de plusieurs groupes armés hostiles au pouvoir central depuis juin 2005.






BANGUI -27 avril 2008 11h44 (AFP) L'armée centrafricaine a affirmé dimanche avoir tué sept rebelles ces dernières semaines en repoussant trois attaques de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), la principale rébellion du pays, dans la région de Bocaranga, dans le nord-ouest du pays.

 

"Dans la zone de Bocaranga (à 450 km au nord-ouest de Bangui), tout au long du mois en cours, les vaillants soldats de l'armée centrafricaine ont (...) repoussé une attaque rebelle le 3 avril à Man, faisant trois tués parmi les ennemis", a déclaré le porte-parole des forces gouvernementales, le général Guillaume Lapo.

 

"Puis, le 6 avril, quatre éléments de l'APRD ont trouvé la mort après avoir assailli, dans cette même localité, les Forces armées centrafricaines (Faca) qui ont vigoureusement riposté", a-t-il poursuivi dans un communiqué lu à la radio nationale.

"Enfin, le 24 avril, à l'issue d'une attaque lancée (...) contre Ndim, nos forces ont mis en déroute les rebelles de l'APRD, qui ont pris la fuite (...) comptant dans leurs rangs plusieurs blessés", a-t-il ajouté.

 

Man et Ndim sont deux localités situées à une quarantaine de kilomètres au nord de Bocaranga, près des frontières camerounaise et tchadienne. Le porte-parole militaire n'a pas précisé si ces attaques avaient fait des victimes parmi les Faca. Les rebelles de l'APRD n'étaient pas joignables pour commenter ces affirmations.

 

L'APRD, présente dans le nord-ouest de la Centrafrique en proie depuis 2005 à l'insécurité et aux violences, est la principale rébellion encore active dans le pays. Elle a toutefois élu en mars à sa tête un ex-ministre de la Défense, Jean-Jacques Demafouth, qui a décidé de faire participer l'APRD au comité chargé de préparer, à Bangui, un "dialogue politique inclusif" entre le pouvoir, l'opposition non armée, la société civile et les rebelles.

 

"Alors que les travaux préparatoires du dialogue politique inclusif entrent dans une phase décisive, et en dépit de la main tendue du gouvernement afin de susciter la participation des groupes rebelles à ces assises nationales, l'APRD, après avoir rejeté l'offre d'un accord de paix avec le pouvoir de Bangui, multiplie les attaques contre les positions tenues par les Faca dans le nord-ouest du pays", a déploré le général Lapo.

 

(©AFP /)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 14:25





Santé :

Découverte par le Pr. Mavoungou, l'IM28 est une molecule qui inhibe la réplication du VIH même dans les cas de résistance à l'AZT et au 3TC. Présentée pour la première fois à la 13e Conférence internationale sur le SIDA à Durban, en Afrique du Sud, en juillet 2000, cette découverte d'une grande portée scientifique et médicale a déjà été brevetée et le projet de transformation de cette molécule en médicament commercialisable est en bonne voie.

 

Homme des sciences, délégué général du continent africain au bureau de l'Académie mondiale des sciences et des technologies biomédicales (W.A.B.T) partenaire de l'UNESCO, et auteur notamment de trois brevets d'invention, de 27 formules d'intérêt médical en voie d'homologation et de plusieurs publications scientifiques, le Professeur Donatien Mavoungou fait ici le point sur cette invention qui pourrait être d'un grand apport dans la prise en charge des malades atteint de SIDA.

 

Vous êtes connu comme l’inventeur de l’IM 28 dont le principe actif combattrait à la fois les infections, parmi lesquelles le Sida, et les maladies cardiovasculaires. Qu’en est-il exactement ? Le médicament existe-t-il ? Est-il commercialisé ?


IM28 jouit de trois brevets, le premier a été déposé à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) en France, puis a été élargi au niveau européen et finalement au niveau mondial. L’IM 28 est une des réponses à la préoccupation de la communauté internationale depuis l’apparition du grand fléau qu’est le Sida. C’est un procédé qui permet à la fois de renforcer le système immunitaire du malade du Sida, de bloquer la réplication du virus du Sida et il comporte bien d’autres propriétés sur lesquelles nous pourrons revenir. C’est donc un médicament, breveté, recommandé pour le malade du Sida peu importe le stade où il se situe. On peut, dès le premier stade de l’infection, administrer le produit aux malades et on arrive même à le rendre indétectable selon les tests disponibles.


S’agissant de la commercialisation, nous avons introduit le dossier scientifique et médical de l’IM28 à la division du médicament du ministère de la Santé du Gabon et nous avons été autorisés à administrer ce médicament aux malades sur la base d’une préparation magistrale. Cela depuis quatre ans et les demandes sont de plus en plus croissantes.

 

 C’est ainsi que nous avons commencé à nous intéresser à la production industrielle de l’IM 28. Ce qui a justifié la création au Canada d’une société dénommée DMB Medic pour la production et la distribution de ce médicament. Nous attendons les résultats de l’appel d’offre que nous avons lancé auprès des financiers, aussi bien au Gabon qu’à l’international, pour sortir le premier lot de l’IM28 qui sera commercialisé sous le nom de Immunor après avoir complété le dossier d’Autorisation de mise sur le marché (AMM).


Quel est le parcours de ce médicament, les premières déductions, les essais cliniques, etc.

On devrait dans ce cas aborder l’antériorité de l’invention, autrement dit comment je suis arrivé à celle-ci. Au terme de mes études universitaires, j’ai débuté, à l’Institut des recherches cliniques de Montréal sou la direction de feu le Pr. Wojciech Novaczynski, un travail sur l’hypertension et sur une hormone dénommée Déhydropiandrostérone (DHEA) qui avait été découverte en 1936 par l’allemand Adolf Friedrich Johann Butenandt, prix Nobel de Chimie 1939 et dont la forme sulfatée a été mise en évidence, en France, par Étienne-Émile Baulieu J’ai donc travaillé sur la S-DHEA en rapport avec les maladies cardiovasculaires.

 

 Par ailleurs, à partir de recherches que j’effectuais sur l’établissement de valeurs et de normes hormonales proprement africaines, j’ai découvert que les infections retentissaient sur le système endocrinien et que ces infections perturbaient le métabolisme de la DHEA et quand sont arrivés les premiers cas de Sida dans notre pays, j’ai comparé les malades du Sida aux séronégatifs par rapport aux taux de la DHEA. C’est ainsi que j’ai constaté que les taux de DHEA étaient effondrés, en rapport avec l’infection au VIH. Aussi ai-je déduit qu’il fallait proposer au malade du Sida une thérapie de substitution consistant à donner à l’organisme ce que le virus détruisait. J’ai découvert avec intérêt que la DHEA, sur la base des travaux scientifiques américains, français et anglais, est un modulateur de la réponse immunologique.

 

Autrement dit, la DHEA stimulait la production de Interleukine 2 (IL2) composante essentielle du statut immunitaire de l’homme. Et, plus tard, nous avons nous-même fait des travaux pour vérifier si la DHEA avait cette capacité d’inhiber la réplication du virus du Sida. Ces travaux ont été confirmés par des travaux américains, anglais, japonais et français. Il fallait alors breveter le produit. Une molécule naturelle n’est pas brevetable, mais l’association de deux molécules peut donner lieu à un brevet et nous avons pensé à l’association avec une substance locale obtenue d’une huile végétale très utilisée dans les diètes et pour le traitement de certaines affections. On découvrira par la suite que cette huile avait des propriétés antiparisitaires, virales et fongiques.


C’est ainsi que l’IM 28 a été mise au point. Je me suis après quoi rendu à Montréal à l’Université Mc Gill en vue de tester l’IM28 dans le laboratoire du Pr. Mc Wainberg qui était alors le président de la Société internationale du Sida. C’est ainsi que pour la première fois, la communauté scientifique internationale mettait la main sur une invention africaine qui était approuvée par les laboratoires occidentaux. Nous avons eu à publier avec Mc Wainberg des travaux à ce sujet et deux de ses étudiants ont incorporé dans leurs thèses des travaux consacrés à l’IM28.

 

Aujourd’hui, nous avons plusieurs publications sur le produit et sur le plan scientifique nous n’avons plus rien à prouver quant à l’efficacité de l’IM28. Après nous être assurés que notre produit n’était pas toxique, nous avons finalement procédé à des essais cliniques dont les résultats étaient très intéressants qui ont d’ailleurs été présentés en 2002 à Barcelone lors de la 14è Conférence internationale sur le VIH Sida. Forts de cela nous avons constitué plusieurs dossiers en vue d’intéresser aussi bien les autorités politiques que scientifiques pour passer de la préparation magistrale à la phase industrielle dans le but de répondre aux besoins des malades à l’échelle planétaire.


Si ce médicament agit sur trois maladies, c’est qu’il va au-delà des antirétroviraux. Ce qui est une découverte majeure pour la prise en charge de ces pathologies qui tendent à devenir endémiques, surtout en Afrique.


Ces trois maladies sont le Sida, la tension artérielle et le diabète. Il faut dire que les maladies cardiovasculaires, d’une manière générale, constituent les plus grandes causes de décès dans le monde et particulièrement en Afrique. Le virus du Sida induit le syndrome métabolique et donc le processus par lequel l’être humain peut devenir diabétique et/ou hypertendu.

 

 Et ce syndrome est aggravé par les antirétroviraux actuellement prescrits. On ne le dira jamais assez : c’est vrai que l’espérance de vie des malades du Sida augmente avec les antirétroviraux mais on ne peut pas occulter les effets secondaires liés à ces molécules. Ce qui est intéressant pour nous c’est d’avoir un complexe bi-moléculaire naturel, dépourvu de toute toxicité, et qui agit comme un antioxydant. C’est-à-dire que s’il est associé aux antirétroviraux d’utilisation classique, on peut prévenir les effets secondaires de ces antirétroviraux.

 

Et, nous avons eu des résultats avec des malades depuis huit ans. Cette synergie entre l’IM28 et les antirétroviraux a été prouvée in vitro dans le laboratoire du Pr. Mc Wainberg et tous ces travaux ont été publiés. Lorsque nous avons fait notre essai clinique, au demeurant complet, nous nous sommes préoccupés de la santé globale du malade.

 

Nous avons vérifié les fonctions hépatique, cardiaque, rénale ainsi que le poids, la tension artérielle, etc. On s’est alors rendus compte que certains malades qui étaient déjà traités pour l’hypertension artérielle et/ou le diabète, ont vu leur tension artérielle ou leur taux de sucre se normaliser beaucoup plus rapidement que par le passé. Avec un petit recul nous avons constaté que la molécule de base contrôle à la fois le métabolisme des sucres et des lipides. C’est pourquoi cette molécule est importante pour les maladies cardiovasculaires. Mieux encore, elle a un rôle régulateur au niveau rénal.


Nous avons donc là un produit qui contrôle la réplication du virus du Sida, renforce le système immunitaire (ce que ne font pas les antirétroviraux), prévient le syndrome métabolique et peut être prescrit contre le diabète et l’hypertension. C’est une invention africaine et nous savons, malgré tout ce qui se dit sur l’Afrique, qu’il existe des ressources financières en Afrique qui peuvent au moins permettre de lancer la première production de l’IM28 afin qu’il soit disponible au plus grand nombre. Je pense que si demain ce produit est disponible en quantité industrielle, on verra comment celui-ci aura contribué à l’augmentation de l’espérance de vie en Afrique. Si ceci est réalisé, connaissant les préoccupations en matière de santé au niveau mondial, je pense que nous sommes en droit de rêver d’être au moins candidat au prix Nobel de médecine.


L’IM28 via la DHEA stimule l’Oxyde nitrique (NO). Nous avons en effet constaté que trois molécules biologiques coopèrent pour le maintien de la bonne santé : la DHEA, l’hémoglobine et l’Oxyde nitrique. La DHEA stimule la production de la NO dont l’hémoglobine est le réservoir, au niveau des cellules endothéliales. Tout comme la DHEA, la découverte de la NO a valu le prix Nobel de Médecine en 1998 à trois chercheurs américains (Robert F. Furchgott, Louis J. Ignarro et Ferid Murad).



Quelle a été l’accueil réservée à l’IM 28 au niveau national ?

 
Cette question me gène un tout petit peu. Il faut dire que j’ai toujours été un peu nationaliste. Même lorsqu’il y a des erreurs, j’essaie toujours de sauvegarder l’image de marque de mon pays. L’évaluation au Gabon de mes avancées scientifiques a d’abord été faite sur une base politique. Je sais tout simplement qu’un scientifique doit être évalué par ses pairs. On doit dire qu’il existe des médicaments qui posent des problèmes.

 

Et lorsqu’on constate des dégâts sur les vies humaines, on retire ce médicament de la vente. Aux Etats-Unis c’est le Food and Drugs alimentation qui se charge de retirer les produits dangereux de la distribution. Dans mon cas, le produit n’avait même pas encore commencé à être administré que la controverse avait commencé. Ce qui est certainement dû à l’absence d’une culture de l’invention. J’ai par exemple entendu dire : « Les blancs n’ont pas trouvé, ce n’est pas lui qui peut trouver. »

 

Mais, on n’oublie que nous allons dans les mêmes écoles que les blancs et nous arrivons parfois à être premiers. Bref ! Je me contente du présent et le présent c’est que le médicament est en pharmacie et il ne pourra plus en sortir, parce qu’il fait ses preuves. Nous avons des demandes en provenance de pays aussi bien africains qu’européens. Et je suis encouragé par de nombreuses coupures de presse et par la considération de la communauté scientifique. Je dois, par exemple, prendre part à la Conférence internationale sur l’Hypertension qui aura prochainement lieu à Berlin et j’ai des travaux qui y ont été acceptés. Tout comme je serais, en juillet prochain, à la Conférence internationale sur l’hypertension chez les noirs à New Orleans aux Etats-Unis. C’est dire que je suis en activité et je suis dans la compétition internationale. Ce n’est pas seulement au Gabon ou pour le Gabon que je suis le Pr. Mavoungou. J’ai des titres universitaires et je me bats sur le plan international pour que le statut de chercheur soit effectivement garanti par des contributions annuelles soutenues dans les conférences internationales appropriées. A ce sujet, depuis 1978, je n’ai pas arrêté de contribuer que ce soit sous forme de participation à des conférences internationales et d’articles ou en tant que conférencier invité.


On devra retenir que j’ai créé au Canada ma propre société. Ce pays ne peut pas accepter la création d’une société pour produire un médicament si ses autorités en la matière n’ont pas apprécié les vertus scientifiques du produit attestés par nos brevets.


Au niveau africain, comment comptez-vous procéder pour le tour de table qui vous permettrait d’avoir un financement en vue de lancer la production de l’IM 28 ? L’usine sera-t-elle en Occident ou en Afrique ?


Dans un premier temps l’usine sera en Occident. J’ai mentionné tout à l’heure la création au Canada d’une société dénommée DMB Medic pour la production et à la distribution de l’IM 28. Pour l’Afrique nous envisageons d’identifier un groupe de financiers qui pourra bénéficier de l’exclusivité de la distribution du produit sur tout le continent. Notre logique est de desservir tous les continents. Nous avons des contacts en Chine, en Amérique du Nord, en Amérique Latine et en Afrique.

 

Nous essayons d’abord de produire le premier lot d’échantillons commercialisables dans leur forme définitive, parce que pour le moment les malades sont traités sur la base d’une préparation magistrale sous la responsabilité du pharmacien et du médecin prescripteur. Nous tenons à respecter les normes internationales, en terme de marketing et d’éthique. Après quoi, nous pourrons faire, si possible, un transfert de technologie vers l’Afrique pour la production de ce médicament sur le continent. Nous avons identifié des capitalistes intéressés et nous attendons leur réaction. Nous en sommes là. Il ne suffit environ que de six mois pour réaliser la production industrielle.


Quel est votre parcours universitaire ? Quels sont vos principaux travaux universitaires ? Ont-ils été publiés dans des revues spécialisées ?

 
Je suis biochimiste de formation, spécialisé en science clinique, notamment en endocrinologie moléculaire, après une thèse soutenue à l’Université Claude Bernard de Lyon. J’ai presque consacré ma vie à l’étude de la DHEA. Je me suis retrouvé à l’Institut des recherches cliniques de Montréal affilié à l’Université Mc Gill et à l’Université de Montréal comme fellow en recherche. Après quoi, j’ai eu un poste d’assistant de recherche à l’Université de la Colombie britannique (UBC) à Vancouver et dans les années 80 j’ai découvert dans un journal que le Gabon s’était doté d’un centre de recherche.

 

J’ai ainsi quitté la faculté de médecine de UBC pour Franceville au Gabon. Mais, auparavant, j’ai séjourné à Paris dans les services du Pr. Étienne-Émile Beaulieu à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et à l’Institut des sciences et techniques nucléaires de Saclay avant de regagner Franceville pour le Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) où j’ai exercé les fonctions de directeur de recherche de 1981 à 1989.

 

Je dirige actuellement le Centre des recherches en pathologies hormonales (CRPH) que j’ai créé en 1995 et qui est un centre de recherche affilié à l’Université des sciences de santé. Je collabore avec la Fondation Jeanne Ebori, où le CRPH est implanté, du fait que cette structure hospitalière m’envoie des demandes d’examens. Nous comptons, sur la base de protocoles à établir, collaborer avec cette fondation, et pourquoi pas avec les autres formations sanitaires, pour promouvoir la recherche médicale dans notre pays.

 

27-04-2008    Source : Gaboneco.com
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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 14:22

 



 

Diplomatie

 

LE MONDE | 26.04.08 | 14h03  •  Mis à jour le 26.04.08 | 14h14

 

Comme deux vieilles connaissances fatiguées l'une de l'autre, l'Afrique et la France ne se comprennent plus. Non seulement Paris perd pied sur le continent noir, mais son image se dégrade. Objet de débat depuis quelques années, cette réalité est désormais officiellement reconnue et préoccupe le sommet de l'Etat. Multiforme, le constat est dressé dans un ensemble de télégrammes rédigés à la demande du Quai d'Orsay à l'automne 2007 par 42 ambassadeurs en poste en Afrique, et dont Le Monde a pris connaissance. Pareil état des lieux tend à plaider en faveur de la "rupture" dans la politique de la France en Afrique promise par Nicolas Sarkozy. "Rupture" que des proches du président français semblent remettre en cause.

 

L'image de la France "oscille entre attirance et répulsion dans nos anciennes colonies, au gré du soutien politique ou des interventions, militaires notamment, dont ont fait l'objet ces pays", constate un télégramme de synthèse. "La France n'est plus la référence unique ni même primordiale en Afrique. Les Français ont du mal à l'admettre", ajoute un diplomate qui a participé à ce travail. A l'entendre, tout se passe comme si le temps s'était arrêté : les Africains "jugent la France à l'aune des travers du passé alors que Elf, c'est fini".

 

De leur côté, les Français ignorent que les Africains entrent dans la mondialisation "plus vite qu'on ne le croit" et sont désormais courtisés par tous les pays émergents (Chine, Inde, Brésil) et par les Etats-Unis. "Loin de la pensée misérabiliste, (...) les progrès accomplis par l'Afrique sont importants et largement sous-estimés par l'opinion et les observateurs", estime le document, élaboré pour tenter de remédier à l'effet désastreux produit par le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar en juillet 2007.

 

Le soutien apporté par Paris à des potentats africains est l'une des composantes de ce désamour. La présence de bases militaires "alimente le fantasme d'une France qui n'agit qu'au profit de gouvernements iniques et pour des causes opaques", alors que la situation dans les pays en question (Gabon, Cameroun, Tchad et Congo) est plutôt meilleure que dans d'anciennes colonies britanniques, estiment les responsables français, qui citent le Zimbabwe. "On nous reproche à la fois de trop intervenir et de lâcher l'Afrique. Quoi qu'on fasse, on a tort", résume l'un d'eux. La voracité prêtée à la France en matière d'exploitation des ressources naturelles pèse aussi. Là encore, l'idée selon laquelle Paris tire toutes les ficelles dans ses ex- colonies relève du leurre, assurent les diplomates, puisque les principaux intérêts français se situent en Afrique anglophone. Le Nigeria et l'Afrique du Sud concentrent la moitié des échanges français avec le continent. L'Afrique ne pèse d'ailleurs que pour 0,5 % dans le commerce extérieur de la France, contre 40 % en 1957.

 

Les Africains francophones ont "l'impression d'être délaissés, voire de ne pas être payés en retour par une France en repli (immigration, visas, réduction de l'aide, traitement des anciens combattants)", assènent encore les télégrammes, pointant "le risque réel que les jeunes générations se détournent de la France". L'ennui est que la France n'a plus les moyens de ses ambitions. Son immense réseau de coopérants a presque disparu et elle ne maîtrise qu'un tiers du volume de son aide, le reste se partageant entre la réduction de la dette et l'aide distribuée via l'Union européenne. En conséquence, les réalisations françaises sont mal identifiées et moins visibles que les immenses stades ou palais des congrès construits par les Chinois. Certaines ambassades vont jusqu'à plaider pour une dé-communautarisation des budgets. Le dépit africain se nourrit aussi du rejet d'une France "donneuse de leçons", insistent les diplomates, qui constatent aujourd'hui les "dégâts durables" produits par l'affaire de L'Arche de Zoé.

 

Un fossé s'est ainsi creusé entre Français et Africains. Les premiers voient les seconds comme "des gens pauvres parce que corrompus, à qui la France doit dire ce qu'ils doivent faire". En miroir, domine en Afrique la vision d'"une France frileuse, doutant de ses intérêts, méfiante à l'égard de la jeunesse africaine". Ce décalage se double d'une identification nouvelle facilitée par Internet, le portable et le satellite : "Quand les banlieues françaises flambent, la jeunesse d'Afrique se sent maltraitée."

 

Confrontée à cet inquiétant tableau, la France dispose d'atouts, notamment de sa langue, qui fait l'objet d'une "terrible demande", et d'une "connaissance irremplaçable du terrain". Paris doit "avouer ses intérêts en Afrique", liés aux enjeux du développement, de la sécurité et de l'économie, et négocier avec "des partenaires à part entière". "Nous devons cesser de traiter les pays francophones comme "nos Africains"", résume un diplomate.

 

La modestie et la sobriété nouvelles du discours prononcé par le président Sarkozy au Cap (Afrique du Sud), le 28 février, résulte directement du constat dressé par les diplomates. Là où, à Dakar, M. Sarkozy avait multiplié les mises en garde péremptoires, il a affirmé au Cap que "les Africains en ont assez de recevoir des leçons de morale" et annoncé la révision des accords de défense avec les Etats africains. Ce nouveau discours a été largement inspiré par la cellule diplomatique de l'Elysée et le Quai d'Orsay, alors que celui de Dakar était né de la plume d'Henri Guaino, conseiller spécial de M. Sarkozy.

 

Mais la querelle d'influence à propos du bien-fondé d'un aggiornamento de la politique française en Afrique n'est pas close pour autant. Le remplacement de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la coopération, coupable d'avoir mis en cause la gouvernance du Gabon et du Congo, pays "amis de la France", avait déjà reflété un retour aux vieux réflexes. Le choix de Libreville (Gabon), le 10 avril, comme première destination africaine par son successeur, Alain Joyandet, le confirme. Le chef de cette délégation venue clore en grande pompe la fâcherie franco-gabonaise dans le bureau du président Bongo n'était autre que Claude Guéant. Le secrétaire général de l'Elysée a ainsi confirmé sa préférence pour une gestion nettement plus classique des affaires africaines.

 

Philippe Bernard

 

Article paru dans l'édition du 27.04.08

 

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 14:21



 

LE MONDE 2 | 25.04.08 | 11h18

 

Tandis qu'au sommet de l'Etat on glorifie la mémoire d'Aimé Césaire, espoir des opprimés, on se fait un devoir, plus bas, de traquer et d'arrêter les étrangers en situation irrégulière.

 

Obsèques nationales, Panthéon… il y a quelques jours, la France ne trouvait plus ses mots pour célébrer Aimé Césaire, " poète de la négritude " bien sûr, mais aussi homme politique, longtemps maire de Fort-de-France (Martinique), où il est mort le 17 avril à l'âge de 94 ans. " Un symbole d'espoir pour tous les peuples opprimés ", estima le chef de l'Etat. La " patrie des droits de l'homme " venait de perdre l'un de ses fils les plus illustres et entendait que cela se sût. Maintenant qu'il était mort, on encensait l'immense poète, celui qui disait : " Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. " Qu'aurait pensé Aimé Césaire de la " Note aux sections Accueil (guichet pré-accueil) et Contrôle (Cellule régularisation ) " établie le 28 février 2008 par la direction de la population et de la citoyenneté de la préfecture des Hauts-de-Seine et dont l'objet est l'" interpellation au guichet des étrangers faisant l'objet d'une OQTF [obligation de quitter le territoire français] notifiée ou d'un APRF [arrêté préfectoral de reconduite à la frontière] " ? Rien de plus édifiant que le texte de ce document administratif : " Afin d'assurer la reconduite effective des étrangers faisant l'objet d'une OQTF notifiée depuis au moins un mois ou d'un APRF daté de moins d'1 an, il a été décidé de procéder à l'interpellation systématique de ces catégories d'individus lorsqu'ils se présentent spontanément au guichet du bureau des étrangers. " Suit ce qu'il faut bien appeler le mode d'emploi de l'interpellation. Verbatim : " Lorsqu'un étranger se présente de sa propre initiative pour demander la régularisation de sa situation ou le réexamen de celle-ci, l'agent chargé du pré-accueil consulte Agedref [le fichier informatisé de gestion des cartes de séjour].

 

Dans le cas où l'étranger en question appartient à l'une des deux catégories définies plus haut, le schéma chronologique suivant est appliqué : – l'étranger remet son passeport à l'agent – l'étranger est invité à prendre place dans la salle d'attente – l'agent saisit le chef de la section Eloignement (en son absence : le chef de bureau ou son adjoint) – le chef de la section Eloignement saisit la DDSP [direction départementale de la sécurité publique] et informe le chef de la section Accueil – l'interpellation sera réalisée en cabine fermée. " En conclusion, le signataire de cette note " rappelle que l'éloignement des étrangers en situation irrégulière est une mission prioritaire de notre service : nous avons en ce domaine une obligation de résultat. Je vous demande donc d'appliquer avec un zèle particulier les instructions contenues dans la présente note ".

 

En 2008, l'Etat français demande donc à ses fonctionnaires de tendre de véritables souricières pour capturer les étrangers sans papiers qui séjournent sur son sol. Le 6 février 2007, la Cour de cassation avait pourtant considéré comme illégale l'arrestation d'un sans-papiers convoqué au guichet d'une préfecture. Comment la République peut-elle à la fois honorer le " Nègre " Aimé Césaire et mettre en place des dispositions considérées par la plus haute instance judiciaire française comme contraire à l'article 5 de la Convention européenne des droits de l'homme ? " Nègre je suis, nègre je resterai ", disait Césaire. Et il ajoutait : " Accommodez-vous de moi. Je ne m'accommode pas de vous. "

 

Franck Nouchi

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:33



 

 

APA Bangui 2008-04-25 (Centrafrique) Le Comité préparatoire du dialogue politique inclusif prévu en Centrafrique en juin prochain a remis son rapport au président François Bozizé, ce vendredi à Bangui.

 

Le rapport recommande la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et l’Alliance populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un accord de paix global, l’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées, ainsi que l’organisation des élections municipales avant 2010.

 

Le document préconise également que soit interdit l’utilisation des moyens de l’Etat afin de garantir l’égalité des chances pour tous les candidats à l’élection, la mise à jour du code électoral de 2004 en vue de l’adapter à la constitution du 27 décembre 2004 et l’adaptation du découpage électoral à l’évolution démographique.

 

L’adoption, par l’Assemblée nationale, au début de l’année 2009, d’un nouveau code de procédure pénale et d’un nouveau code de justice militaire et l’installation de la haute cour de justice avant la fin de l’année 2008, figurent également au nombre des recommandations du Comité.

 

Concernant les modalités de la tenue du dialogue politique inclusif et son déroulement, le comité préparatoire du dialogue politique inclusif a proposé cent cinquante (150) participants répartis entre la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les autres partis, la société civile, les pouvoirs publics, les mouvements politico-militaires, les personnalités et les confessions religieuses.

 

Le comité préparatoire du dialogue politique inclusif recommande que les assises se tiennent dans les quarante cinq (45) jours qui suivent la remise du rapport et qu’elle se déroule sur une durée de dix sept (17) jours à Bangui.

 

Crée par décret présidentiel du 8 octobre 2007, le Comité préparatoire du dialogue politique inclusif a été mis en place le 18 décembre de la même année avec pour mission de définir le contenu du dialogue politique inclusif en identifiant les problèmes, leurs causes et leurs solutions.

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:31

 



 

Depuis la rébellion avortée des 2 et 3 février, le président Idriss Deby, qui veut à tout prix se maintenir au pouvoir, vit retranché dans la capitale tchadienne.

 

SONIA ROLLEY  QUOTIDIEN : mardi 22 avril 2008

 

«C’est un projet qu’on avait prévu depuis longtemps, pour l’écoulement des eaux de pluie», tente d’argumenter un responsable du ministère tchadien des Infrastructures. La construction d’une tranchée de plus de 40 km autour de N’Djamena ne pouvait pas passer inaperçue, surtout après l’attaque avortée des rebelles armés par le Soudan sur la capitale tchadienne des 2 et 3 février. Les arbres de la principale rue commerçante, l’avenue Charles-de-Gaulle, ont été coupés sans ménagement, au lendemain des combats. «Des arbres centenaires», se désole-t-on à N’Djamena. Les employés municipaux s’activent dans d’autres quartiers de la ville. «Le président Idriss Deby a demandé à ce que tous les arbres soient coupés pour éviter que les rebelles se cachent derrière», confie l’un d’entre eux. A quelques pas de là, devant la présidence, des blocs de béton armé, remplis de sable, espacés d’une cinquantaine de centimètres, derrière lesquels les militaires peuvent se réfugier. «Et ils disent que la situation est sous contrôle !» plaisante Ahmat, un jeune militaire.

 

Pendant l’attaque sur la capitale, le président Deby, très isolé, était retranché dans son palais, sous le feu de la rébellion, qui contrôlait la ville. Le régime a cru vivre ses dernières heures. Sauvé grâce à ses chars d’assaut, ses hélicoptères et au soutien français, Deby entend aujourd’hui se maintenir au pouvoir coûte que coûte. «La tranchée, les postes de garde, les cargaisons d’armes qui arrivent tous les jours, ce n’est pas ça qui va sauver Deby, poursuit le jeune militaire. Il faut des hommes. Et pendant la bataille de N’Djamena, tout le monde s’est planqué, les ministres, les généraux, ils croyaient tous que le régime était fini», conclut-il. Deby s’en était lui-même plaint lors de sa première conférence de presse publique après les combats. Il y a ceux qui l’affirment sans honte. «Je ne suis pas un combattant, je n’avais rien à faire au palais», explique un ministre. D’autres le cachent ou réécrivent l’histoire, en espérant éviter la disgrâce. Ceux qui se sont battus ne parlent que des «traîtres» ou des «lâches». «On n’était qu’une poignée au palais pendant les deux jours, confie un haut responsable tchadien. Il faut les voir tous ces ministres, ces conseillers qui se pavanent en tenue militaire, passent leur temps à mentir au Président et hurlent contre les mercenaires à la solde du Soudan [ndlr : les rebelles], leurs complices ou la population.»

 

Les groupes rebelles tchadiens, dirigés par d’anciens proches de Deby, y compris ses propres neveux, ont traversé le pays depuis leurs bases au Darfour soit près d’un millier de kilomètres, sans rencontrer de résistance. Ce n’est qu’aux abords de la capitale que rebelles et armée régulière se sont affrontés. En trois jours de combats, dont deux en ville, il y aurait eu 700 morts, civils et militaires, selon le gouvernement. Des milliers d’habitants de N’Djamena sont partis se réfugier au Cameroun voisin.

 

Des croix rouges et noires

 

Aujourd’hui, il ne reste que peu de traces des combats en ville. Les carcasses de pick-up ont été dégagées, les cadavres enterrés, les impacts de tirs sur les façades pour la plupart rebouchés. Pourtant dans plus d’une dizaine de quartiers, maisons et boutiques sont entièrement détruites. Des stigmates qui ne sont pas ceux de l’attaque, mais bien d’un programme de destruction méthodique, mis en œuvre par les autorités, après l’offensive rebelle. «Deby nous punit», explique Mahamat, un jeune Tchadien, dont la maison a été détruite du jour au lendemain. «Dans le quartier Ngoudji, les rebelles sont restés longtemps. Il y a des habitants qui ont même applaudi à leur arrivée. On nous punit aussi parce qu’on est gorans, de la même ethnie que Mahamat Nouri», le principal chef de la rébellion. En plus des destructions, ces habitants se plaignent d’exactions commises par l’armée régulière et les rebelles soudanais du Darfour, les «toros-boros» (déformation ironique de Tora Bora, la montagne afghane où Ben Laden s’est réfugié pour échapper à l’offensive américaine en 2001), venus prêter main-forte au régime de Deby. L’un des principaux groupes rebelles soudanais du Darfour, le Mouvement pour la justice et l’égalité, est majoritairement composé de Zaghawas, l’ethnie du président tchadien.

 

«Les toros-boros ont attrapé huit femmes le même soir chez moi», explique Hissène, un Goran d’une cinquantaine d’années. Son visage est entièrement tuméfié, ses yeux gonflés. «Ils voulaient voler mais nous n’avions rien. Ils étaient saouls, ils m’ont frappé et s’en sont pris aux femmes.» Hissène appelle l’une des plus jeunes filles, Miriam, d’une douzaine d’années à peine. Sa joue est très enflée et ses poignets lacérés. «Ils la tenaient par les poignets…», se contente-t-il d’expliquer. Le mot de «viol» ne sera jamais prononcé. Mais les quartiers gorans ne sont pas les seuls à faire les frais de cette nouvelle politique de la municipalité. Presque tous les quartiers de N’Djamena, y compris ceux habités par des Zaghawas, sont touchés par les destructions en cours. «Ici, c’était ma maison, explique Timothée devant un champ de ruines. J’étais au travail, quand ils sont venus. Toutes mes affaires étaient à l’intérieur, je n’ai pu récupérer qu’une valise.» La maison de Timothée était située sur une «réserve» de l’Etat tchadien, officiellement interdite à la construction. Des croix rouges ou noires, signes d’une prochaine destruction, sont visibles un peu partout sur les murs de la capitale. «Ma maison avait une croix depuis un an, je savais qu’elle devait être détruite, reconnaît Timothée. Mais je l’ai achetée, j’ai un titre de propriété et je n’ai nulle part ailleurs où loger.» «Tous ces terrains ont été vendus illégalement par les services du cadastre, c’est-à-dire l’Etat ou par des responsables de quartiers depuis les années 80, explique un haut responsable de la mairie. Il s’agit d’un énorme réseau de corruption dont pâtissent aujourd’hui des milliers de Tchadiens issus des couches sociales les plus défavorisées

 

Un pillage ciblé

 

Au total, plus de deux mille concessions ont déjà été détruites dans la capitale dans le cadre de ces programmes dits de «déguerpissement», laissant des dizaines de milliers d’habitants, propriétaires ou locataires, à la rue. L’organisation américaine de défense des droits de l’homme a dénoncé dans un communiqué cette démolition de logements sans dédommagement ni procédure équitable. «Human Rights Watch ment ! Dans certains quartiers où les expulsions ont été effectuées pour cause d’utilité publique, on a dédommagé les propriétaires ou les occupants de bonne foi, rétorque le porte-parole de la mairie de N’Djamena, Abdelnasser Garboa. Mais les autres, la grande majorité, occupaient illégalement des terrains appartenant à l’Etat

 

«Ce qui est surprenant avec les déguerpissements, c’est que la municipalité n’a pas suffisamment de projets ou d’argent pour occuper tous ces terrains libres, commente un diplomate en poste dans la région. Ils détruisent vite. Juste pour détruire», ajoute-t-il. De son côté, la mairie de N’Djamena promet la construction de maternités, d’hôpitaux, de lycées, d’écoles, de bâtiments publics, d’espaces verts et même d’un parc d’attractions. Malgré l’exploitation du pétrole dans le sud du pays depuis 2003, le Tchad reste l’un des pays les plus pauvres au monde, 170e sur 177 selon l’indice de développement humain du programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Durant la bataille de N’Djamena, des habitants ont pillé ou incendié les institutions représentant l’Etat. Ils s’en sont pris aux maisons de la famille du Président, des hauts dignitaires du régime ou d’expatriés. Un pillage ciblé. «Juste après les combats, c’était difficile de faire la différence entre les pillards et les gens qui fuyaient la ville,révèle le directeur général de la police tchadienne, le général Idriss Dokony. Mais nous avons fait notre possible pour réinstaurer l’ordre au plus vite.» Le gouvernement a décrété l’état d’urgence pour un mois et a organisé des fouilles dans tous les quartiers pour retrouver les biens pillés. Là aussi la volonté de bien faire a dégénéré en exactions.


«Ils demandent des factures et si tu ne les présentes pas, ils t’arrachent tout en disant que tu as pillé, surtout les objets de valeur et même l’argent», explique Issa, un sudiste d’une vingtaine d’années, ajoutant : «Qui a des factures au Tchad ?» Comme des milliers d’autres, Issa avait fui les combats avec sa famille au Cameroun. «Et quand on rentre, c’est pour que nos maisons soient détruites ou pillées, et nos femmes violées», s’emporte-t-il. Arrestations, exécutions sommaires, tortures, viols ou vols. Les organisations tchadiennes et internationales des droits de l’homme ont dénoncé des exactions commises par les forces tchadiennes de l’ordre, les rebelles soudanais ou des hommes en armes. «N’Djamena vit aujourd’hui encore dans un climat de peur. Les habitants refusent le plus souvent de témoigner, explique Massalbaye Tenebaye, président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme. Les civils n’ont pas compris qu’après le retrait des rebelles, les forces de l’ordre s’en prennent à eux, comme si c’étaient tous des complices des rebelles ou des pilleurs. Des mois plus tard, le gouvernement ne fait toujours aucun effort pour les rassurer.» «Ceux qui se plaignent d’exactions devraient porter plainte, rétorque le directeur général de la police, Idriss Dokony. Les auteurs, quels qu’ils soient, seront sévèrement punis.» Mais très peu osent aller au commissariat.


Une commission d’enquête, contestée, devrait éclaircir les événements qui entourent l’attaque ratée des 2 et 3 février, dont la disparition de l’un des principaux opposants Ibni Oumar Mahamat Saleh. «Obtenue» lors de sa visite au Tchad le 27 février par Sarkozy, elle devait être «internationale». Mais la commission créée deux jours plus tard par le président Deby était en majorité composée de proches du régime.


«Observateurs»


En outre, son mandat portait sur «l’agression soudanaise», N’Djamena accusant Khartoum d’en être à l’origine. Après de multiples revirements, le dernier décret présidentiel donne pour mission à cette commission de faire la lumière sur la disparition d’opposants et les violations des droits de l’homme, mais n’accorde plus que le statut d’«observateurs» aux étrangers.

«Jusque-là, Idriss Deby était entouré d’extrémistes et s’obstinait dans ses erreurs», commente un diplomate en poste dans la région. La communauté internationale, qui a apporté un soutien inconditionnel au gouvernement tchadien après l’attaque sur N’Djamena, attendait depuis un fléchissement du régime. Il pourrait peut-être finalement avoir lieu. Le président Deby vient de nommer un nouveau Premier ministre, chargé de former un gouvernement d’ouverture. Signe de détente, l’opposition se dit prête à y participer.




Tchad : scepticisme au sujet du nouveau gouvernement vendredi 25 avril 2008

 

par Aloys Evina  Le JOURNAL CHRETIEN

Une semaine après sa nomination par le président Idriss Déby Itno, le Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas vient de publier la liste de son gouvernement composé de 37 membres. Quatre opposants, membres de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) font leur entrée dans ce gouvernement.

C’est ainsi que le ministère de la Défense est confié au général Wadal Abdelkader Kamougué, tandis que le ministère de la Justice est confié à Jean Bawoyeu Alingué, autre figure de l’opposition. Naimbaye Lossimian à l’Agriculture, et Ahmit Mahamat Dalob à l’aménagement du territoire, Beaucoup de ministres conservent leur poste, nous dit notre correspondant François Djékombé. Saleh Kebzabo, un des membres de la CPDC, juge insuffisant le nombre des postes attribués à l’opposition.

Interrogé sur la mise en œuvre de l’accord signé le 13 août 2007 entre le gouvernement et la CPDC et qui doit aboutir à des élections démocratiques en 2009, M. Kebzabo a dit que cela ne serait possible que si le président Idriss Déby Itno en donne la latitude au Premier ministre. Assurant que la coalition de l’opposition n’a pas renoncé à son exigence que le gouvernement fasse la lumière sur la disparition du porte-parole de la CPDC, Ibni Oumar Mahamat Saleh, Saleh Kebzabo a fait remarquer que la présence de membres de la CPDC au sein du gouvernement « pourrait donner un coup d’accélérateur » à ce processus.

Ali Golhor, un autre député de l’opposition, juge « inopportune » l’entrée des membres de la CPDC au sein du gouvernement. « C’est comme si nous passions l’éponge sur l’affaire de Ibni Oumar Saleh ; il a été notre porte-parole, il a dirigé la CPDC avec droiture, il a assumé correctement sa mission », a-t-il déclaré.

Certains Tchadiens estiment que les changements apportés au gouvernement ne vont pas assez loin. D’autres se demandent si l’entrée des opposants dans le gouvernement ne vise pas à diviser l’opposition, surtout, disent-ils, que « tout est entre les mains du chef de l’Etat. »

 

Berne sanctionne N'Djamena

 

 

La Suisse prend des mesures contre le Tchad pour son utilisation abusive du Pilatus vendu en 2006. Le gouvernement suisse (Conseil fédéral) ne veut pas que la population civile tchadienne en pâtisse, il a donc décidé de sanctionner des «représentants de l'Etat».

 

Outre les sanctions, le Conseil fédéral a ordonné une révision des dispositions légales concernant les conditions d'exportations d'avions d'entraînement militaire. Selon un communiqué du Département fédéral de l'économie (DFE), le gouvernement va proposer au Parlement une modification de la loi sur le contrôle des biens (LCB).

 

Cette révision fâche le gouvernement du canton de Nidwald qui estime que cette dernière va défavoriser les activités de la société Pilatus de Stans déjà soumise à une rude concurrence internationale.

 

Pour mémoire, la Suisse a vendu un PC-9 au Tchad en 2006. Or cet avion a été armé et utilisé à des fins militaires en décembre 2007 ainsi qu'en janvier et février 2008.

 

Un tel emploi n'est pas conforme à la déclaration de destination finale signée par N'Djamena. L'appareil non armé était en effet destiné uniquement à l'entraînement. Pilatus s'est acquitté correctement de son contrat.

 

La Suisse prend des sanctions contre le Tchad qui a utilisé à des fins militaires un Pilatus


Tsr.ch  25.04.2008 12:31


La Suisse prend des sanctions contre le Tchad, qui a armé et utilisé à des fins militaires fin 07 et début 08 un Pilatus destiné à l'entraînement. Le gouvernement a décidé de sanctionner des "représentants de l'Etat", a communiqué le département de l'Economie vendredi. En outre, les exportations ne devraient plus être autorisées si un Etat souffre d'un conflit armé ou s'il y a un risque que les avions soient utilisés contre les civils. Une modification de la loi sur le contrôle des biens sera proposée Le gouvernement de Nidwald, où siège l'entreprise Pilatus de Stans, s'est dit mécontent, craignant la concurrence. (SWISS TXT)

 

 

Le Tchad, coupable idéal

 

 

Le Courrier  Samedi 26 Avril 2008

 

   SIMON PETITE    

 

Comme dans toute fable, il y a les bons et les méchants. Au centre de l'histoire, un avion qui fait la fierté de Nidwald, petit canton au milieu des montagnes suisses. Ces vingt dernières années, la firme Pilatus a vendu des centaines d'appareils militaires dits d'entraînement mais qui ont été utilisés dans presque tous les conflits internes de la planète.
Quand la télévision alémanique a révélé en février dernier que le Tchad avait envoyé un avion PC-9 bombarder le Darfour, cela n'a étonné personne. Personne, sauf la Confédération à qui le gouvernement d'Idriss Déby avait promis de n'utiliser l'appareil que pour former ses pilotes. On sait ce que valent les assurances d'un dictateur, surtout s'il est acculé par une rébellion, mais passons.

 
Furieuse, la Suisse a ouvert une enquête. Comment se fait-il que des bombes se soient retrouvées sous les ailes du PC-9? Les investigations sont aujourd'hui achevées. Nul ne connaît leur teneur exacte mais leurs conclusions sont sans surprise: les ateliers Pilatus n'ont rien à se reprocher. Peu importe que l'entreprise de Stans vante la robustesse et la maniabilité de ses modèles auprès des armées du monde entier, pourvu qu'elle respecte la loi.
Quant au Tchad, il a trahi la confiance helvétique et la conseillère fédérale Doris Leuthard a annoncé, hier, des sanctions contre le pays africain. Les dignitaires du régime seront privés de visa et la coopération suisse ne bénéficiera plus qu'à la société civile.
Il est frappant de constater que ces mesures de rétorsion ont d'abord été annoncées au gouvernement nidwaldien, jeudi, avant même d'être rendues publiques. Mme Leuthard a aussi tenté de rassurer les autorités de Suisse centrale, inquiètes du maintien des places de travail dans leur canton. Elles n'ont pas trop de souci à se faire.


Car la législation suisse reste très perméable. Le Conseil fédéral se refuse toujours de considérer les Pilatus comme du matériel de guerre –cela rendrait plus difficile leur vente– et l'affaire tchadienne ne l'a pas fait changer d'avis. D'autant moins qu'une initiative du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) a été déposée en septembre dernier afin d'interdire toutes les exportations d'armes. Tout au plus, Berne annonce la révision des dispositions réglant l'exportation des fameux avions. Pas de quoi couper l'herbe sous le pied de la gauche et des antimilitaristes.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:29

 

 

Tripoli, - 24/04/2008 - Libye - (PANA) - Le secrétaire aux affaires de l'Union Africaine au comité populaire général libyen des relations extérieures et de la coopération internationale, Dr Ali Triki, s'est réuni jeudi à Tripoli, avec l'émissaire du secrétaire général des Nations unies au Tchad et en Centrafrique, le portugais, Victor Da Silva Angelo, actuellement en visite en Libye.

La rencontre a permis d'examiner les efforts de la Libye en faveur de la réalisation de la paix au Tchad, au Soudan et en Centrafrique, ainsi que les résultats de la visite effectuée le 15 avril courant en Libye par le président centrafricain François Bozizé, accompagné par la Commission du dialogue national en Centrafrique qui comprend le gouvernement et les autres factions politiques.


L'émissaire du secrétaire général des Nations unies a, au cours de cette réunion, demandé le soutien de la Libye pour le programme exécuté par l'ONU pour la formation d'agents de police en Centrafrique et au Tchad en vue de contribuer au maintien de la sécurité et de la paix à l'intérieur des camps de réfugiés dans les deux pays.


Les deux responsables ont convenu au cours de cette rencontre, de la coopération entre les Nations Unies et la Libye dans ce domaine.


La Libye a, rappelle-t-on, déployé et continue à déployer d'intenses efforts pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région, notamment dans le Darfour. Dans ce cadre, elle a accueilli durant les dernières années plusieurs mini-sommets africains consacrés aux développements de la situation dans la région, notamment la paix dans la province du Darfour et l'apaisement de la tension entre le Soudan et le Tchad.


Elle a parrainé aussi le 2 février 2007 à Syrte (centre de Libye) la signature d'un accord de paix entre le gouvernement de la Centrafrique et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Abdoulaye Miskine et qui associe aussi l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).



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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:27




 

Venu faire le point sur la situation politique dans son pays avec son homologue gabonais Bongo Ondimba, le président centrafricain François Bozizé a quitté Libreville le 23 avril dernier dans la soirée à l’issue d’une visite de travail et d’amitié de 24 heures au Gabon où il aura abordé avec son hôte les diverses facettes du conflit qui touche son pays, dans le cadre de la préparation d'un débat national pour la résolution de ce conflit.

 

Source : Gaboneco.com  25/04/08

 

Le président centrafricain, François Bozizé, a effectué le déplacement de la capitale gabonaise les 22 et 23 avril dernier pour informer le président Bongo Ondimba, qui préside la commission ad hoc de la CEMAC sur les questions centrafricaines, des résultats de ses démarches et contacts en vue de la tenue du dialogue politique inclusif censé ramener une paix définitive en centrafrique.


Le président Bozizé a prévu de réunir toute la classe politique centrafricaine, la société civile, les partis politiques de la majorité, ceux de l’opposition, y compris l’opposition armée, autour d’une même table pour un débat national où chacun devrait pouvoir exprimer ses revendications et les concessions envisageables pour sortir de la crise qui perdurent dans ce pays.

«Je pense qu’à l’issue de ce dialogue, nous pourrons commencer à parler d’autre chose» a déclaré le président centrafricain.


François Bozizé a informé son homologue gabonais de l’organisation du dialogue de paix inclusif centrafricain selon l’agenda arrêté d’un commun accord entre les membres du comité préparatoire et le gouvernement centrafricain.


Pour sa part, le président Bongo Ondimba a souhaité que cette nouvelle démarche aboutisse à une réconciliation de la classe politique centrafricaine et au retour à une paix durable dans ce pays.

Les participants se sont accordés sur les points préalables et nécessaires à l’ouverture du dialogue, à savoir la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et l’Armée populaire pour la restauration de la République (APRD), l’un des groupes rebelles les plus puissants actifs au nord-ouest de la Centrafrique, la conclusion d’un accord de paix global et l’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées. Le financement de cette large concertation nationale a également été examiné.

Le président Bongo Ondimba a déjà joué un rôle déterminant dans la stabilisation et le retour de la paix en République centrafricaine par le passé. C’est à Libreville que les centrafricains avaient négocié et signé un accord sur l’élection présidentielle du 13 février 2005. La liste des candidats avait été revue à la hausse et la date du scrutin repoussée d’un mois grâce à la médiation du président gabonais.


Le président centrafricain François Bozizé et son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba ont pris acte avec satisfaction du déploiement effectif des troupes de l’EUFOR-Tchad-RCA dans les régions très agitées de l’est tchadien et du nord-est de la RCA conformément à la Résolution 1778 des Nations unies adoptées le 25 septembre 2007.

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 23:27





(Gabon Eco 23/04/2008)

Le président centrafricain François Bozizé est arrivé en fin d'après midi du 22 avril dans la capitale gabonaise pour une visite officielle au cours de laquelle il doit rencontrer son homologue gabonais pour solliciter son soutien et sa médiation dans le processus de résolution de la crise militaro-politique en République centrafricaine.

Dans le cadre du dialogue politique inclusif censé mettre un terme définitif à la crise militaro-politique en République centrafricaine, le président François Bozizé est en visite officielle à Libreville pour solliciter le soutien du président gabonais Bongo Ondimba dans la résolution de cette crise.

Le président Bozizé a prévu de réunir toute la classe politique centrafricaine, la société civile, les partis politiques de la majorité, ceux de l’opposition, y compris l’opposition armée, autour d’une même table pour un débat national où chacun devrait pouvoir exprimer ses revendications et les concessions envisageables pour sortir de la crise qui perdurent dans ce pays.

Dans cette logique, Bangui cherche à impliquer le président Bongo Ondimba dans ce processus pour le poids que le statut du chef de l’Etat gabonais pourrait peser dans la résolution pacifique de la crise centrafricaine.


Le président Bongo Ondimba a déjà joué un rôle déterminant dans la stabilisation et le retour de la paix en République centrafricaine par le passé. C’est à Libreville que les centrafricains avaient négocié et signé un accord sur l’élection présidentielle du 13 février 2005. La liste des candidats avait été revue à la hausse et la date du scrutin repoussée d’un mois grâce à la médiation du président gabonais.

Lors des élections présidentielles de 2005, le président Bongo Ondimba avait été sollicité par les leaders politiques centrafricains qui cherchaient à s’opposer aux décisions de la Cour constitutionnelle qui n’avait retenu que cinq candidatures sur la quinzaine qui lui avait été soumise.

Publié le 23-04-2008 Source : Gaboneco.com Auteur : gaboneco

 

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