Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 19:27

 

 

Flash

 

Fidèle NGouandjika

 

Maléyombo

 

 

Bangui, 13 sept (C.A.P) - En dépit de leurs multiples et réguliers démentis, le truculent ministre de l'Agriculture et ancien Porte-Parole du gouvernement, le polytechnicien de Roumanie et PDG du groupe MGF, Fidèle GOUANDJIKA  et l'ancien ministre des Télécommunications Thierry MALEYOMBO qui ont été entendu ces dernières semaines par la gendarmerie dans le cadre de leur catastrophique gestion respective du secteur des télécommunications, ont finalement été bel etbien inculpés ce jour pour détournement, trafic d'influence et recel et laissés en liberté provisoire mais dépossédés de leurs passeports donc interdiction de quitter le territoire national, apprend -t-on de source judiciaire à Bangui.

 

Toujours selon nos informations, le ministre Fidèle Gouandjika aurait pris un sacré coup au moral avec son inculpation et aurait songé à poser immédiatement sa démission du gouvernement mais on lui aurait conseillé d'attendre plutôt d'être viré par ceux-là mêmes qui l'ont nommé. En principe et en tout état de cause un ministre inculpé par la justice doit quitter le gouvernement. Le Premier Ministre Faustin Touadéra et Bozizé doivent prendre de ce point de vue leur responsabilité jusqu'au bout.

 

Depuis que l'étau judiciaire a commencé à se resserer autour de Gouandjika, il aurait déjà perdu une dizaine de kilogrammes selon une source bien informée proche du milliardaire de Boy-Rabe qui doit maintenant rire jaune.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:59

 

 

Zakaria-Damane.jpg

 

Par RFI mardi 13 septembre 2011

De violents combats dans plusieurs villes du nord-est de la Centrafrique tout le week-end entre 2 groupes d'ex-rebelles : l'UFDR (Union des forces démocratiques et républicaines) et la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix). Des accrochages ont été signalés hier encore à Bria, à 500 km de Bangui. La rumeur de la mort puis de l'arrestation du général Zacharia Damane, le patron de l'UFDR, se propageait hier encore à Bangui. Information que l'intéressé dément.

« Je suis toujours là... et en bonne santé ». Joint hier à Boromata, non loin de Birao, le général Damane le patron de l'UFDR (Union des forces démocratiques et républicaines) affirme avoir repoussé l'attaque lancée samedi par les rebelles de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) contre son village. De violents combats ont également eu lieu dans deux villes minières : à Sam Ouandja et à Bria, plus au sud.

L'UFDR du général Damane est devenue l'alliée des forces gouvernementales depuis la signature de l'accord de paix en 2008. Ce groupe d'ex-rebelles qui était à l'origine une alliance entre les communautés locales, goula, rounga et Kara s'est scindé. Les Rounga reprochent à Damane d'avoir établi dans cette vaste zone du nord-est, une suprématie goula alors que les 3 communautés ont toujours vécu en parfaite harmonie.

Et de fait, l'UFDR a chassé les collecteurs rounga pour monopoliser le commerce du diamant - avec sans doute à la clé, un partage des revenus avec certaines autorités de Bangui. Voilà pourquoi la CPJP s'est constituée en groupe rebelle.

Mais depuis le mois de juin, la CPJP a signé avec Bangui un accord de cessez-le-feu. Cette entente provoque la colère de l'UFDR qui craint d'être délaissée par Bangui. L'UFDR reproche notamment aux Faca (Forces armées centrafricaines) de rester les bras croisés quand ils sont attaqués. Aujourd'hui, l'UFDR prévient : « L'attaque de ce week-end est une provocation. Elle ne restera pas impunie ».

 

 

Bria, affrontements CPJP-UFDR, bilan : 2 morts

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Septembre 2011 14:59

Le bilan des affrontements perpétrés dans la soirée de dimanche 12 septembre 2011 fait 2 personnes tuées, d’autres déplacées  et 2 maisons incendiées au quartier Bornou à Bria (nord-est).  Les affrontements ont opposé une branche de la  rébellion de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), basée au chantier diamantifère d’Ayigbando, située à 72 kilomètres au nord de Bria et les éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

L’information est confirmée ce lundi par le maire de la ville de Bria et certains habitants de cette ville joints au téléphone par Radio Ndeke Luka.

Le maire de Bria a déclaré que : « le premier assaut a été lancé par la CPJP sur le quartier Bornou, habité pour la plupart par l’ethnie Goula, originaire de la Vakaga. Ils se sont confrontés à la riposte de l’autre faction rebelle qu’est l’UFDR. Les crépitements d’armes ont  provoqué la fuite en brousse des habitants dudit quartier. De leur côté, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont en train de chercher à maitriser la situation et ont demandé même à la population de rester chez elle. La Croix Rouge locale a tenté  de secourir les blessés avec de moyens très limités ».

Aux dernières nouvelles la ville de Sam-Ouandja (nord-est) serait aussi attaquée par ces mêmes factions rebelles.

Avant cette attaque, le Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo a tenté de réconcilier samedi dernier, les ethnies Goula et Ronga, toutes originaires de la Vakaga. Il a convoqué les 2 parties à une réunion dite de prise de contact pour ramener une paix définitive entre ces ethnies en conflit depuis plusieurs années.

A la sortie de cette réunion, Bertrand Djono Ahaba, député de Birao II (nord-est) et délégué de la communauté goula, a déclaré qu’il est sûr de l’aboutissement heureux de la démarche du Médiateur. Pour lui, il n’y a pas de raisons que ces 2 communautés perdurent dans ce conflit qui n’a pas de sens.

Quant à Zakaria Oumar Adraman, délégué de la communauté ronga, les 2 ethnies vivaient en parfaite harmonie et paix il y a belle lurette. Toutefois, les choses se sont dégradées ces dernières années à cause des intérêts politiques. Il est temps qu’elles fassent la paix.

Il faut dire que ces 2 ethnies ont chacune leur faction rebelle. Il s’agit de l’une de la branche de la CPJP dirigée par Mahamath Sallet appartenant aux Ronga et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) appartenant aux Goula.

Ces factions rebelles sont toutes 2 signataires respectivement de l’accord global de paix de 2008 au Gabon et de cessez-le-feu à Bangui.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 16:44

 

 

 

Université Bangui amphi Fac des Lettres

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Septembre 2011 14:50

Le bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) entend organiser une marche pacifique pour exiger du gouvernement centrafricain et des enseignants du supérieur la reprise des cours à l’Université. La décision a été prise ce mardi 13 septembre 2011, au cours d’une assemblée générale tenu à par plus de 200 étudiants à Bangui.

Ils ont aussi rendu compte des démarches infructueuses menées auprès des autorités du pays ces derniers temps.

Ces étudiants sont ainsi montés au créneau après plus d’un mois de cessation de cours. Ils revendiquent de leurs encadreurs le droit à l’éducation et comptent remettre un mémorandum contenant leur exigence au Président de la République.

Selon Gildas De Carême Bénam, président de l’ANECA « tous les droits légaux de revendications prévus par les textes de l’Université de Bangui seront utilisés pour obtenir gain de cause, en dépit de quelques comportements extrémistes de certains de leurs enseignants dans leur mouvement de grève. Nous n’avons pas de partie prie dans nos revendications et ne prévoyons pas de faire de casses. Toutefois, nous sommes inquiets de la position encore dure de nos enseignants refusant de reprendre les cours d’une part, et celle du gouvernement à travers le dernier discours du Chef de l’Etat François Bozizé les fustigeant d’autre part. Les autorités ainsi que ces formateurs ont presque tous leurs enfants dans de bonnes universités du monde au détriment des progénitures des pauvres ».

A titre de rappel, les enseignants du supérieur ont exigé du gouvernement la prise d’un arrête d’application du décret revalorisant leur statut signé en 2005. Ils ont encore reconduit pour un délai d’un mois leur grève dont la légitimité a été reconnue par le pouvoir de Bangui.

De son côté, à travers plusieurs  négociations avec le Syndicat  National des Enseignant du Supérieur (SYNAES), le gouvernement a indiqué que les caisses de l’Etat sont présentement vides. La question de la revalorisation des statuts et de fonctions ne concerne pas seulement ces universitaires, mais l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat. Par conséquent, il opterait pour décanter la situation de manière globale.

Par ailleurs, au moment où le spectre de l’année blanche se plane sur le système éducatif centrafricain, l’inspection académique de Bouar (ouest) renforce les capacités de 30 enseignants sur l’utilisation de nouveaux manuels scolaires. La formation intervient 3 jours avant la rentrée scolaire 2011-2012.

L’autre formation en prélude à la rentrée scolaire est celle de l’Association Nationale des Parents d’Elèves de Centrafrique. Elle consiste à édifier ses membres  sur l’établissement  d’un partenariat formel entre le gouvernement et cette entité.

Quant aux parents d’élèves du lycée Barthélemy Baganda de Bangui, l’heure est au nettoyage des locaux pour une reprise saine des cours.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:46

 

 

chutes-de-Boali.jpg

 

ENERCA

 

(Journal de Bangui 12/09/2011)

Le ministre de l’Energie et l’Hydraulique parle avec détachement de ses attributions et des contraintes de son département

Est-ce M. Le ministre veut bien nous décrire son parcours?

Je suis Statisticien Economiste de formation marié père de cinq enfants. Précédemment, j’occupais les fonctions de Conseiller économique et financier auprès du Premier Ministre. Ce poste d’homme de l’ombre m’a permis d’avoir un regard plus détaché des passions politiques et de traiter les dossiers avec plus d’objectivité. Je me qualifierai plus comme un commis de l’Etat au service du développement de la République Centrafricaine. Aux côtés du Premier Ministre, j’ai eu l’occasion de traiter plusieurs dossiers économiques, financiers et sectoriels dont ceux du secteur dont je m’en occupe actuellement. Par exemple, j’ai participé à plusieurs reprises à des négociations sur la réhabilitation de la Centrale de Boali.

Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, quelles sont les missions assignées par le gouvernement à votre Département?

Aujourd’hui au poste de Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique la mission est, en mots simples, apporter la lumière et l’eau à toute la population centrafricaine. Dans notre document de stratégie il est prévu de passer d’un taux d’accès à l’électricité de 4% actuellement à 7% en 2015. N’oublions pas qu’en parlant d’Energie j’ai aussi en charge d’assurer la régularité de l’approvisionnement et la distribution des produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire de la République centrafricaine. De même, en parlant de l’hydraulique, il m’incombe aussi la tâche non seulement d’apporter de l’eau potable à nos populations partout où elles se trouvent sur le territoire mais, aussi de veiller à l’assainissement de nos villes et villages.

Quand on entend énergie et hydraulique, on ne peut s’empêcher de penser à l’enerca et à la Sodeca, quel est l’état des lieux de ses deux sociétés?

Vous avez raison de dire qu’en parlant de l’énergie et de l’hydraulique on ne peut s’empêcher de penser à ces deux sociétés dont j’assure la tutelle. L’Enerca et la Sodeca sont deux sociétés qui ont le monopole de la Production, du Transport et de la Distribution respectivement de l’électricité et de l’eau en République Centrafricaine, même si les codes de l’électricité et de l’eau adoptés il y a quelques années déjà consacrent la libéralisation du secteur. Ces deux sociétés traversent aujourd’hui de moments difficiles dus à plusieurs raisons.

La première raison est celle d’une mauvaise gouvernance managériale et financière installée depuis plusieurs années qui fait que ces entreprises traînent des dettes colossales qui ont avalé leur capital, s’il faut raisonner en termes de gestion financière pure. Ce qui veut dire qu’en réalité ce sont des entreprises non-viables. La deuxième raison est la vétusté des équipements dont certains datent de la période coloniale comme ceux de Boali 1. La troisième raison est liée à l’environnement national: certains ménages se croient affranchis de l’obligation de payer leurs factures d’électricité et d’eau. Que dire de l’Administration Publique, grosse consommatrice, qui cumule des arriérés de paiement des factures d’électricité et d’eau mettant en difficultés la trésorerie de ces entreprises. La dernière raison est le phénomène de la fraude généralisée de l’électricité et de l’eau par les ménages avec la complicité, la plupart du temps, des agents de ces entreprises. Une étude a révélé un manque à gagner de plusieurs millions de FCFA par an. Pour me résumer, je peux dire que l’Enerca et la Sodeca vivent sous perfusion grâce aux avances de trésorerie des banques commerciales. Juste pour couvrir les charges de fonctionnement quotidien: salaires, fournitures de bureau, etc.

Parlant de l’Enerca, où en sommes-nous avec les négociations concernant le projet Boali III?

Les négociations pour Boali 3 sont bouclées puisque nous venons de signer en date du 22 Juillet 2011 la convention de l’exécution des travaux avec l’entreprise Chinoise Shengli Engineering Consctrucion Co, Ltd. Le démarrage des travaux est prévu cinq mois après la signature de cette convention et les travaux s’achèveront dans 24 mois.

La mise en route de cette usine peut-elle circonscrire le phénomène de délestage dans la Capitale centrafricaine?

En réalité la mise en route de Boali 3 ne va pas circonscrire totalement le problème de délestage. La capacité supplémentaire qu’apportera la pose des turbines à Boali 3 ne sera que de 10MGW. Il nous faudra nécessairement augmenter les capacités de Boali 2 et Boali 1. En somme, il s’agira de dédoubler Boali 2 pour l’emmener à 20 MGW et construire au pied de Boali 1 une usine de 20 MGW pour espérer à l’horizon 2015 atteindre 50 MGW.

Qu’en est-il des autres projets de production hydroélectrique en Centrafrique?

En effet, lorsque nous parlons de l’énergie hydroélectrique, nous nous focalisons sur Boali comme si la RCA ne se limitait qu’à Bangui. La République Centrafricaine a cette chance inouïe de posséder plusieurs potentiels sites hydroélectriques à l’intérieur du pays. Je vous apprends que le Gouvernement est en train de travailler sur les dossiers de plusieurs sites hydroélectriques potentiels, notamment les sites de Kembé, de Dimoli, de La lobaye, de la Lancreno, de Totobou, etc. En ce moment, nous sommes en pleine négociation avec des partenaires pour une mise en valeur des sites de Kembé dans la Basse Kotto, de Dimoli dans le Kadei, de Totobou à Carnot. Par exemple, nous venons d’être saisi par la BDEAC qui a manifesté sa disponibilité à rechercher le financement de la construction Dimoli qui peut nous apporter plus de 180 MGW. Cependant, pour tenir compte de l’évolution actuelle, notre politique est de développer un partenariat Public /Privé sous la forme de BOT pour la mise en valeur de ces sites au lieu de compter sur les seuls investissements publics. Le marché de l’électricité est aujourd’hui ouvert à l’intérieur des pays de la CCEAC. Nous devrions donc nous y préparer pour ne pas rester à la traîne.

De manière assez concrète, quelles sont les perspectives à court, moyen et long terme en ce qui concerne la Sodeca et l’Enerca?

L’Enerca et la Sodeca doivent être recapitalisées et restructurées. Si nous voulons que ces entreprises soient encore viables, il est indispensable qu’elles subissent de profondes réformes pour s’adapter au nouveau contexte de marché qui s’annonce. L’Etat peut par exemple ouvrir à 40 pour cent le capital social de l’Enerca au privé.

Quel message lancez-vous aux populations centrafricaines?

Le message est de garder espoir; les perspectives sont bonnes en matière de production hydroélectrique. Je leur demande de la patience. Comme vous savez, lorsque vous lancez la première pioche de construction d’un barrage hydroélectrique, c’est au bout de deux, trois, quatre, cinq ans que les travaux finissent. Nous allons vivre encore avec les délestages mais, nous nous efforçons de trouver des solutions palliatives. Il y a certainement quelque chose à combler très rapidement si nous voulons avoir une vision cohérente du développement du secteur. Nous ne disposons pas aujourd’hui au niveau du département d’un Plan Directeur d’électrification de la République Centrafricaine. Nous nous fixons comme priorité la réalisation de cette étude qui va nous servir d’aiguillon pour une satisfaction maximale de nos besoins en fourniture d’électricité sur toute l’étendue du territoire. Parallèlement, le département travaille en ce moment à la valorisation d’autres sources d’énergie telles que la biomasse, le solaire, etc. Pour finir, je voudrais souligner l’importance du secteur que je dirige qui n’est plus à démontrer. Les facteurs de production que sont l’électricité et l’eau conditionnent le développement du secteur privé, gage d’une croissance économique durable. C’est pourquoi, je souhaiterai inscrire mes actions dans la durée.


Par Fleury Koursany - 12/09/2011

© Copyright Journal de Bangui

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:24

 

 

 

RCA-flag.jpg

 

 

Une radio communautaire a été lancée à la fin de semaine dernière a-t-on appris hier dimanche nuit dans l’émission Atelier des Médias, une web-émission participative pour la communauté des médias et réseau social de Radio France Internationale (RFI). Animée par Ziad Maalouf, l’émission présente deux collaborateur de RFI, Guillaume Thibault, parti à Bayanga pour suivre la mise en place d’une radio communautaire et le travail de Guenaël Launy du service de la formation internationale de RFI qui,  depuis 15 ans ont mis en place ou qui viennent en appui à des dizaines de radios communautaire, locales, grâce aux financements des bailleurs internationaux comme l’Union Européenne tel le cas de Bayanga.

 

Minuscule  ville située au sud-ouest de Centrafrique à 550 km de Bangui capitale de la RCA, Bayanga est réputée ville touristique qui accueille de touristes venus du monde entier pour ses aires protégées et son monde animal très rares et de plus en plus accueillants.

 

La population  locale, désormais dotée d’une radio communautaire, va s’occuper de son propre besoin de communication et développement sans dépendre des autres stations nationales et privées dont la fréquence échappe au contrôle des auditeurs n’ayant pas à leur portée des postes récepteurs appropriés.

 

A QUOI CELA PEUT BIEN SERVIR DE DEPLOYER UNE RADIO LOCALE A L’HEURE DU TELEPHONE MOBILE ET D’INTERNET?

 

 « Cela peut sembler anachronique mais malgré les immenses avancées technologiques des 20 dernières années, les ondes radio ont encore de l’avenir et particulièrement dans les zones très enclavées. Depuis plus de 15 ans, nos collègues de la formation internationale, à travers leur projet Planète Radio,  se sont spécialisés dans la création, le développement et le soutien de radios locales. Guillaume Thibault a suivi Guénaël Launay dans la première phase de mise en place d’une radio communautaire...» Peut-on lire sur le site en ligne de l’émission.

 

Le lancement d’une radio communautaire dans une bourgade centrafricaine, est un appel et un signal fort de développement pour un pays ayant un paysage audiovisuel réducteur tant la volonté politique ne donne que très peu d’intérêts dans le domaine et tant l’indifférence populaire à la communication-média ne profite pas au développement du secteur. Par ailleurs, l’existence des médias centrafricains répondent faiblement au besoin de communication de la population en général et particulièrement ne contribuent à l’amélioration de l’image du pays à l’échelle internationale afin d’attirer des potentiels investisseurs et bailleurs économiques.

 

Or il n’y a point de développement économique, culturel et social harmonieux sans remise en cause de l’image susceptible de rassurer les partenaires internationaux notamment sans l’existence des médias centrafricains crédibles et performants. En effet, de plus en plus, il est avéré qu’un mot chaque semaine sur nos richesses locales, nos patrimoines culturels, nos leaders dans les radios, télévisions et les journaux des pays africains contribueraient à renforcer leur image. L’installation d’une radio communautaire à Bayanga, suite à celles déjà opérationnelles : à Bangui, à Boali, etc. est une amorce très importantes dans les régions où chaque communauté doit participer au développement de sa région. Dans un pays où la téléphonie et l’internet restent encore un luxe et constituent un profit économique énorme aux fournisseurs installés, le système de décentralisation des communes rurales avec des fournitures en médias communautaires moins couteux et techniquement moins exigeants apporte gros dans la sensibilisation dans le domaine sanitaire que social.

 

Mais l’utilité des médias nationaux et les qualités de prestations sont bien loin de satisfaire les besoins d’une population dite « unifiée » tant la caporalisation des différents médias d’état créent des frustrations et n’apporte d’intérêts particulier à la chose nationale.

 

MEDIAS NATIONAUX UN SERVICE VEXANT

 

La satisfaction recherchée par les auditeurs et les téléspectateurs nationaux est retrouvée  dans les chaines radiotélévisées étrangères qu’aux médias nationaux. Au niveau de la télévision, la majeure partie de la population consomme mieux le bouquet CanalSat et,  Startime installée  il y’a juste une année pour leur meilleur programme.

 

Par ailleurs, La Radio France Internationale (RFI), la Voix d’Amérique, la Radio-Chine sont une préférence pour les auditeurs des fréquences FM non seulement pour la  véracité des informations et mais aussi pour les émissions tendances que les auditeurs ne retrouvent pas sur les ondes locales. Les rares radios privées en Centrafrique qui font l’unanimité des centrafricains restent la Radio Ndeke Luka et les radios privées religieuses qui font la fierté des auditeurs qui y trouvent leurs comptes grâce au professionnalisme affiché des unes et des riches et utiles programmes de divertissement des autres.  Ces choix expliquent un aspect des problématiques de l’utilité des médias en centrafricains et leurs serviabilités.

 

Si les médias nationaux sont encore limités au service du pouvoir en place, moins est la satisfaction qu’ils donnent pour au niveau des qualités d’informations et d’éducations véhiculées. Le contenu des programmes radiodiffusés et télédiffusés sont concentrés dans la plupart des cas sur des actions menées du gouvernement pour ce qui concerne les journaux diffusés et un panel de  programmes parfois arrachés aux autres chaines de télévisions étrangères, cas des documentaires télévisés et d’autres émissions socioculturelles. Or le gouvernement actuel ne fait pas l’unanimité de la population entière et donc le capital d’informations diffusé sur les actions menées du pouvoir sont d’office moins intéressant pour les militants de l’opposition qui constituent un auditoire non-négligeable.

 

Les programmes télédiffusés que l’administration nationale pourraient espérer avoir l’adhésion du public, sont les films et les séries télévisées. Là encore, le choix ne correspond pas à l’attente du téléspectateur car les films et séries télévisées diffusés sont celles que l’on retrouve sur le marché local, produits de pirateries mis en commerce par les chinois, les nigérians et les ouest-africains en recherche de gains faciles. Par ailleurs, quelques séries télédiffusées de la Télénova sud-américaines, très à la mode et appréciées des jeunes, font parties des programmes de divertissements retrouvés sur le bouquet Startime.

 

TVCA 24H/24 : UN AIGLE AUX AILLES DE MOINEAU

 

En lançant en mode continu le programme de la Télévision Centrafricaine (TVCA) 24 heures sur 24 heures le 2 juin 2011, le ministre de la communication, de la culture démocratique et civique a cru devoir apporter une révolution dans le monde des médias centrafricains. En déclarant à la presse le mercredi 1er juin 2011 lors d’une conférence de presse tenue à Bangui, l’officiel a affirmé que « en ce qui concerne la Télé Centrafrique, les programmes vont être dopés tant du point de vue du volume horaire que de la matière à diffuser. » Sic.

 

Il n’est pas sans ignorer l’énorme attente de la population centrafricaine à voir réaliser en Centrafrique une ascension en audiovisuel à la hauteur des normes internationales de la télévision. Le rêve de voir la TVCA au même standing que CNN aux Etats-Unis ou TF1 en France, par ailleurs CRTV au Cameroun ou Africa 24 en France a animé les téléspectateurs centrafricains tout en les préparant à l’opérationnalisation du projet. Mais, les lecteurs et auditeurs des presses ayant apporté fidèlement les affirmations du politique ont vite compris que derrière cette initiative et engagement est cachée une réalité nationale qui ne tardera pas à rattraper l’officiel. Car en fin politique, il n’a pas manqué d’annoncer le suspens que vit actuellement les téléspectateurs centrafricains qui voit en son TVCA 24h/24 un aigle aux ailles de moineau, incapable de prendre l’élan de vol. En ces mots le politique était prévoyant : «une vision nouvelle s’impose à nous, de sorte que s’amorce sans écueils le virage vers l’Office de Radiodiffusion et de la Télévision Centrafricaine. Cette structure peut être viable, mais son opérationnalité doit être sérieusement préparée ». disait-il.

 

TVCA 24/24 : TRISTE REALITE ACTUELLE

 

Outre les programmes dopés en volume horaire que de la matière à diffuser de la TVCA annoncés en cascade par le ministre, les services « dopés » de la TVCA déconsidèrent. Téléspeakerines en voie de disparition, images superposées, fond d’écran noir, images à contre-jour, arrière-son, apparition d’interface de lecteur DVD, manque de transition et d’intermède musical, bande passante corrompue,  faute d’orthographe, incompatibilité et incohérence entre les présentateurs de journaux télévisés (JT) et techniciens, manque de décors appropriés aux émissions, magazines et JT, aucun routing quotidien visible  des émissions, présentateurs et invités non-maquillés, lumière crue, manque d’identité visuel sérieux, etc. Le constat ne vaut pas une analyse scientifique. Même une télévision  d’un état à économie fragile n’a plus ces problèmes de la TVCA totalisant 38 ans d’existence et connue pour être la première chaine de télévision en Afrique centrale.

 

A cette allure comment faire foi à la feuille de route du ministre qui s’articule sur sept points entre autres la finalisation du processus vers l’Office de Radio et de la Télé Centrafrique, la création d’une Agence de Marketing, la couverture nationale et le déport satellitaire de la Radio et de la TVCA sur toute l’étendue de territoire centrafricain et la formation du personnel desdites entités.

Nous y reviendrons.

 

Marc Anthony

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Médias
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:18

 

 

 

bria

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 12 Septembre 2011 13:51

Le bilan des affrontements perpétrés dans la soirée de dimanche 12 septembre 2011 fait 2 personnes tuées, d’autres déplacées  et 2 maisons incendiées au quartier Bornou à Bria (nord-est).  Les affrontements ont opposé une branche de la  rébellion de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), basée au chantier diamantifère d’Ayigbando, située à 72 kilomètres au nord de Bria et les éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

L’information est confirmée ce lundi par le maire de la ville de Bria et certains habitants de cette ville joints au téléphone par Radio Ndeke Luka.

Le maire de Bria a déclaré que : « le premier assaut a été lancé par la CPJP sur le quartier Bornou, habité pour la plupart par l’ethnie Goula, originaire de la Vakaga. Ils se sont confrontés à la riposte de l’autre faction rebelle qu’est l’UFDR. Les crépitements d’armes ont  provoqué la fuite en brousse des habitants dudit quartier. De leur côté, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont en train de chercher à maitriser la situation et ont demandé même à la population de rester chez elle. La Croix Rouge locale a tenté  de secourir les blessés avec de moyens très limités ».

Aux dernières nouvelles la ville de Sam-Ouandja (nord-est) serait aussi attaquée par ces mêmes factions rebelles.

Avant cette attaque, le Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo a tenté de réconcilier samedi dernier, les ethnies Goula et Ronga, toutes originaires de la Vakaga. Il a convoqué les 2 parties à une réunion dite de prise de contact pour ramener une paix définitive entre ces ethnies en conflit depuis plusieurs années.

A la sortie de cette réunion, Bertrand Djono Ahaba, député de Birao II (nord-est) et délégué de la communauté goula, a déclaré qu’il est sûr de l’aboutissement heureux de la démarche du Médiateur. Pour lui, il n’y a pas de raisons que ces 2 communautés perdurent dans ce conflit qui n’a pas de sens.

Quant à Zakaria Oumar Adraman, délégué de la communauté ronga, les 2 ethnies vivaient en parfaite harmonie et paix il y a belle lurette. Toutefois, les choses se sont dégradées ces dernières années à cause des intérêts politiques. Il est temps qu’elles fassent la paix.

Il faut dire que ces 2 ethnies ont chacune leur faction rebelle. Il s’agit de l’une de la branche de la CPJP dirigée par Mahamath Sallet appartenant aux Ronga et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) appartenant aux Goula.

Ces factions rebelles sont toutes 2 signataires respectivement de l’accord global de paix de 2008 au Gabon et de cessez-le-feu à Bangui.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:16

 

 

 

Godfroy Gondjé

 

 

 

La République Centrafricaine comme tout Etat au monde dispose des forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont la mission de défendre l’intégrité du territoire, c’est-à-dire de protéger l’espace national contre toute attaque extérieure et intérieure, d’assurer la sécurité et libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du territoire national dont la superficie, faut-il le rappeler, est de 623.647 km2.

Mais cette mission traditionnelle d’ouvrier de l’ordre et de la paix confiée à nos forces de défense et de sécurité ne semble  pas être comprise par le soldat centrafricain qui reste  plongé dans la vision irrationnelle à lui imposée par les mauvaises circonstances du temps depuis une décennie  à  savoir : résoudre les conflits exclusivement  par la violence des armes.

S’il est vrai que la logique militaire consiste à favoriser le retour  à la paix par la défaite pure et simple de l’adversaire ou la réduction des capacités de nuisance de l’ennemi en vue de le réduire à sa plus simple expression (car la puissance ne peut être que publique c’est-à-dire relevant exclusivement de l’Etat) et,  par voie  de conséquence, l’affirmation et l’augmentation de la puissance du vainqueur sur toute l’étendue du territoire national, il n’en demeure pas moins vrai que des interrogations fondamentales méritent d’être soulevées quant à l’incompréhensible et paradoxale cohabitation des forces de défense et de sécurité nationales avec des forces non conventionnelles comme le FPR du chef rebelle tchadien Baba Laddé à Kaga-Bandoro.

En effet, il est établi que dans cette partie du territoire centrafricain située dans le centre-nord, les forces rebelles étrangères multinationales du Tchadien Baba Laddé semblent cohabiter ensemble avec les ex-rebelles centrafricains de l’APRD et les forces gouvernementales, ce qui n’existe nulle part actuellement dans le monde. Pourquoi les forces gouvernementales si promptes à agresser des civils sans arme et non violents y compris les personnes vulnérables telles que les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées, s’accommodent-elles sur son propre territoire de la présence des forces étrangères non conventionnelles? Pourquoi ne libèrent-elles pas ces populations de l’otage de ces forces étrangères nuisibles à la paix et au développement local, régional et régional? Peut-on encore croire à la mission sacrée de nos forces de défense et de sécurité? Le doute est permis.

Vu sous cet angle, le véritable  problème  qui se pose aux forces centrafricaines de défense et de sécurité  est  celui de  savoir  comment faire pour rompre avec la vieille méthode du soldat dévastateur de la nation, prêt à faire du mal à son compatriote pour rien, mais paradoxalement complaisant à l’égard de l’étranger pourtant viscéralement mauvais. Cette question permet de comprendre les différents maux  dont souffrent actuellement nos forces de  défense et de sécurité. 

Sans être exhaustif, parmi les maux qui gangrènent le milieu des FDS se trouve le problème de l’éthique et de déontologie professionnelle qui fait cruellement défaut. Les repères en la matière semblent ne plus existe. C’est ainsi que l’on a des soldats voleurs, violeurs, braqueurs, drogués, soulards à longueur de mois, inconscients, clanistes et tribalistes, indisciplinés. La soumission des subalternes aux autorités supérieures,  la perte du sens de l’honneur et des valeurs républicaines, l’immérité en termes de promotion en grade, sont entre autres les maux qui minent ce milieu. Il faut chercher les causes des différents  conflits  politico-militaires  que notre pays à connus ces derniers temps dans ces maux, de même que  l’explosion du phénomène  de  rébellion et la culture  des armes. Il y a même des militaires – soldats, gradés, sous-officiers et officiers - qui sont fiers de soulever ou d’avoir soulevé les armes contre les institutions  de  la république et la démocratie, oubliant que cette époque est révolue! Allons-y comprendre.  

L’utilisation des armes dans le but d’obtenir le pouvoir à tout prix étant incompatible avec les valeurs d’une société qui se veut démocratique, il y a lieu de repenser la gestion des forces de défense et de sécurité pour les rendre positives, c’est-à-dire opérationnellement efficaces et républicaines. D’où les quelques propositions suivantes:

-l’enseignement obligatoire des notions  civiques et  des valeurs républicaines à nos forces de défense et de sécurité dans tous les centres d’instructions militaires; 

-la dépolitisation et la détribalisation des postes de responsabilité et du recrutement au sein des forces de défense et de sécurité (armée, gendarmerie, police et services de renseignements civils);

-la nomination des hommes qu’il faut à la place qu’il faut (profils correspondant aux postes, intégrité morale, loyauté, santé physique et mentale) dans des postes de responsabilité dans les différentes structures des FDS, des cabinets et services administratifs des départements ministériels concernés (Sécurité publique et Défense nationale);

-la création d’une Ecole nationale de la culture de la paix;  

-l’envoi régulier de nos forces de défense  aux  différentes missions et opérations internationales de maintien de la paix (au niveau sous-régional, régional, continental et onusien);

-la formation des forces de défense et de sécurité en droit international humanitaire pour se familiariser avec les règles applicables en matière de «jus in bello», c’est-à-dire de droit des conflits armées;

-la vulgarisation de la culture des droits de l’homme  en milieu des forces de défense et de sécurité. 

L’objectif de la  présente  analyse  est de transmettre un message  fort  à l’attention de  nos soldats  qui doivent  comprendre  et se dire que « je ne suis  pas le soldat de la guerre mais  plutôt un artisan de la paix et du développement sans considération d’ordre ethnique, politique, religieuse ou sociale». 

Godfroy- Luther GONDJE - DJANAYANG

Expert Analyste en Gestion des crises politico-militaires

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:10

 

 

 

Robert-Bourgi.jpg

 

Chirac-et-Villepin.jpg

 

Le-Pen.jpg

 

PARIS (AFP) - 12.09.2011 10:45 - La fracassante sortie de Robert Bourgi accusant la présidence Chirac d'avoir été inondée d'argent occulte africain a suscité lundi une onde de choc et bien des interrogations: si ce système a existé, a-t-il commencé avant 1995 et s'est-il poursuivi après 2005 ?

La fracassante sortie de Robert Bourgi accusant la présidence Chirac d'avoir été inondée d'argent occulte africain a suscité lundi une onde de choc et bien des interrogations: si ce système a existé, a-t-il commencé avant 1995 et s'est-il poursuivi après 2005 ?

Sorti de l'ombre par une interview fleuve au Journal du Dimanche, l'avocat franco-libanais, contre lequel des plaintes en justice ont été annoncées par Jacques Chirac et Dominique de Villepin, s'est démené lundi sur les radios (Europe 1, RFI, RMC), multipliant les détails croustillants sur ce qu'il appelle le "côté obscur de la Françafrique".

Une face sombre qu'il dit avoir prise en charge après la mort en 1997 de son "maître" Jacques Foccart, père fondateur, sous de Gaulle, de ce système de relations troubles maintenues entre Paris et ses anciennes colonies africaines.

Se qualifiant de "repenti", terme à connotation tant religieuse que mafieuse, l'avocat de 66 ans a évalué à "20 millions de dollars" les sommes qu'il a personnellement remises au président Chirac et à celui qui fut son secrétaire général à l'Elysée.

Outre les billets, sa besace était pleine de cadeaux, raconte-t-il, notamment pour le grand amateur d'épopée napoléonienne qu'est M. de Villepin. "Bustes de l'empereur, pièces rares qui concernent l'empereur..."

"Il y a deux ans, il me semble que Dominique de Villepin a fait procéder à une vente", a dit l'avocat.

Il admet n'avoir aucune preuve de ses accusations: "Dans ce domaine-là, il n'y a aucune trace".

M. Bourgi a étendu son réquisitoire aux prédécesseurs de Jacques Chirac, "Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand".

Accusations réfutées pour ce dernier avec prudence par Laurent Fabius. M. Mitterrand a-t-il touché de l'argent africain ? "A ma connaissance, non", a répondu son ancien Premier ministre socialiste.

Jugeant que tout cela "pue", Manuel Valls, candidat à la primaire PS, veut une enquête parlementaire sur "cette relation très particulière entre le pouvoir des gens de droite - mais ça a touché aussi la gauche il y a quelques années - et l'Afrique".

Alors que M. Bourgi s'emploie à exonérer l'actuel locataire de l'Elysée, qui lui a remis la Légion d'honneur en septembre 2007, de ces circuits d'argent occulte, M. Fabius a fait observer que Claude Guéant avait admis des conversations sur les financements chiraquiens entre l'avocat et Nicolas Sarkozy.

Un proche de M. Sarkozy, qui prend ses distances avec Bourgi, a assuré à l'AFP que cet avocat n'avait "jamais été conseiller officiel du président" et "traitait surtout avec Guéant plus qu'avec le président". Pour ce proche, M. Bourgi "apparaît plus motivé par sa rupture avec Villepin qu'autre chose".

L'ex-chiraquien Jean-François Probst conteste cette version. "Bourgi s'est dépensé sans compter pour Sarkozy auprès de nombreux chefs d'Etats africains lors de la présidentielle de 2007", a-t-il accusé dans Le Parisien. Il "a refait un deal avec Omar Bongo, qui lui aurait donné - dit-on - 1 milliard de francs CFA" (environ 1,5 million d'euros), a encore dit M. Probst, grand habitué, comme M. Bourgi, des capitales africaines.

Autre question soulevée par la confession de l'avocat: pourquoi parler aujourd'hui après des décennies dans l'ombre ? D'autant plus surprenant, relève son confrère du barreau l'ancien ministre UMP Patrick Devedjian, qu'en dévoilant ainsi les turpitudes auxquelles il dit avoir participé, M. Bourgi s'expose à des sanctions pénales.

Serait-ce, comme accuse M. de Villepin, pour torpiller sa future candidature ? Mais était-ce nécessaire pour barrer la route à ce candidat "qui n'a pas beaucoup d'espérance" ? s'interroge M. Devedjian.

M. Bourgi a sa propre explication: il a vu "trop de choses ignobles" et veut désormais "une France propre".

© 2011 AFP

 

L’argent de la Françafrique aurait aussi financé Nicolas Sarkozy


(Rue 89 12/09/2011)



 

(De nos archives) Jacques Chirac et Dominique de Villepin vont porter plainte pour diffamation contre l'avocat Robert Bourgi qui raconte dans Le JDD avoir convoyé des dizaines de millions d'euros provenant des régimes africains pour financer les campagnes de Jacques Chirac.

Le 29 décembre dernier, des câbles révélés par WikiLeaks parlaient de 28 millions d'euros détournés par Omar Bongo pour financer les activités politiques de Jacques Chirac mais aussi de Nicolas Sarkozy.

(La présidence gabonaise a fait savoir « ne pas être concernée » par les déclarations de l'avocat français. « Notre présidence date de 2009, on répond des faits à partir de là », a dit un proche d'Ali Bongo, l'actuel président du Gabon et successeur de son père Omar Bongo.)

Selon le quotidien espagnol El País qui publie ce mercredi soir plusieurs notes diplomatiques américaines, près de 28 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) par le président gabonais Omar Bongo. Cet argent aurait profité à des partis politiques français, et plus précisément à Nicolas Sarkozy.

Au début du mois de juin 2009, alors qu'un juge parisien venait d'admettre la plainte déposée contre Bongo par Transparency International, l'autocrate gabonais s'éteignait dans une clinique de Barcelone.

Quatre jours après la mort du dictateur, soit le 12 juin 2009, un haut fonctionnaire de la BEAC se confiait à un diplomate de l'ambassade américaine de Yaoundé, au Cameroun (siège de la Banque). Selon lui :

« Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy. »

« La meilleure manière de voler de l'argent à une banque »

L'argent aurait profité « aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à [l'ancien président français Jacques] Chirac mais aussi Sarkozy. Bongo était le président africain préféré de la France », indiquent les câbles.

Des informations en ce sens circulent depuis des années. Dans « Affaires africaines », le journaliste Pierre Péan racontait déjà comment Omar Bongo avait financé, en 1981, les campagnes de Valéry Giscard d'Estaing et de François Mitterrand.

Le document confidentiel remis par l'ambassadrice américaine au Cameroun Janet Garvey à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton décrit en détail « la meilleure manière de voler une banque » africaine, contrôlée par le clan du président gabonais.

La BEAC regroupe les réserves des Etats membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale :

•le Gabon (qui en désigne le gouverneur),

 •le Cameroun (où est situé le siège),

 •la République du Congo,

 •la République centrafricaine,

 •le Tchad,

•la Guinée Equatoriale.

L'ambassade, pas en mesure de vérifier l'accusation

Selon le câble datant de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philibert Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société générale.

Un audit de la BEAC a été mené et aurait révélé des malversations encore plus larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels gabonais.

« L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars [environ 28 millions d'euros, ndlr] ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon. »

« Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds », conclut le télégramme signé de l'ambassadrice Janet Garvey.

Le président Omar Bongo est mort à la clinique Quiron de Barcelone, le 8 juin 2009, après 42 ans de règne sans partage sur un petit pays riche en pétrole. Son fils Ali l'a remplacé à la tête du pays en août de la même année.


Par Blandine Grosjean | Rue89 | 11/09/2011

© Copyright Rue 89

 

Fonds occultes: « Rien ne s’est arrêté avec Sarkozy » selon Probst


(ConnectionIvoirienne.net 12/09/2011)

Spécialiste reconnu de l’Afrique, Jean-François Probst a longtemps été collaborateur de Jacques Chirac au RPR et à la mairie de Paris avant de prendre ses distances et de devenir consultant international. Dans une interview au «Parisien» – «Aujourd’hui en France», il dresse un portrait peu flatteur de Robert Bourgi et des pratiques de la Françafrique.

J’ai connu Robert Bourgi avec Jérôme Monod à Grand Bassam en Côte d’Ivoire en 1982. C’était déjà un opportuniste et un affairiste », souligne Jean-François Probst, qui — en excellent connaisseur des nombreux réseaux de ce qu’on a appelé la Françafrique — a la dent dure à l’encontre de cet avocat d’affaires qui « a intrigué toute sa vie et a voulu se faire passer pour le successeur de Jacques Foccart, qui pourtant le détestait ». Toutes ces révélations supposées mélangent, selon lui, « des tas de choses vraies, des invraisemblances et des mensonges ». Elles « ne sont dictées, explique-t-il, que par la mythomanie et une soif de vengeance à l’encontre de Jacques Chirac, mais surtout de Dominique de Villepin, avec lequel il règle ses comptes à la veille du verdict dans l’affaire Clearstream ».

« La grande erreur de Villepin, tellement désireux de devenir le chef de la Françafrique, c’est de s’être appuyé sur Bourgi, dont il croyait se faire un ami. Puis Villepin a compris un jour que tout cela sentait le soufre et a dit à Bourgi : Il ne faut plus qu’on se voit. Vexé, Bourgi en a fait une maladie, a traversé la rue — pour passer de l’Elysée à la Place Beauvau — pour se jeter dans les bras de Nicolas Sarkozy qui était alors ministre de l’Intérieur et qui lui a dit : Viens chez moi. »

Toutefois, toutes ces pratiques de « valises de billets » entre l’Afrique et la France se sont-elles arrêtées avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée en 2007, comme le laisse entendre Bourgi? « Ce n’est pas crédible. C’est même le plus gros mensonge de sa vie. Rien ne s’est arrêté avec Sarkozy, qui avait pourtant prôné la rupture », réplique aussitôt Probst. Il rappelle que « Bourgi s’est dépensé sans compter pour Sarkozy auprès de nombreux chefs d’Etat africains lors de la présidentielle de 2007 » et que ce dernier « a filé à Libreville dès juillet 2007 et refait un deal avec Omar Bongo, qui lui aurait donné — dit-on — 1 milliard de francs CFA (NDLR : 1,5 M€) ». Le président gabonais, aujourd’hui décédé, « a utilisé Bourgi », assure Probst en rappelant une évidence : « Omar Bongo était un réaliste, pas un philanthrope. Certes, il arrosait tout le monde dans les campagnes électorales, mais il voulait surtout jouer le bon cheval. »

« Tout cela a existé. Le dernier interlocuteur de Bourgi à l’Elysée, c’était Claude Guéant, alors secrétaire général de la présidence », précise Probst, bien qu’il reconnaisse qu’« à l’Elysée comme au Quai d’Orsay, depuis le retour d’Alain Juppé, Bourgi est aujourd’hui persona non grata ». En effet, dit-il, « Bourgi a commencé à déplaire après le deuxième grand voyage de Sarkozy en Afrique — qui l’avait mené de Kinshasa à Brazzaville et Niamey en mars 2009 —, puis il a été écarté en douceur sous une montagne de fleurs et de couronnes. Sarkozy l’avait d’ailleurs décoré de la Légion d’honneur à l’Elysée dès septembre 2007. » Avant de conclure sans hésitation : « Après l’avoir pressé comme un citron, Sarkozy et Guéant vont le jeter… S’il a fait tout ce qu’il a fait et tout ce qu’il a dit, il mérite la prison! »


Le Parisien


Mis en ligne par Connectionivoirienne.net La Rédaction · 12 septembre, 2011 a 12:44 PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO FANUCCHI

© Copyright ConnectionIvoirienne.ne

 

Chirac, De Villepin et Sarkozy accusés d’avoir reçu des fonds occultes africains: La droite française au cœur du scandale


(Liberté 12/09/2011)

 

L’avocat français d'origine libanaise Robert Bourgi décrit avec force détails des remises de fonds d'Afrique, d'un montant “incalculable”, à des hommes forts de la droite française, notamment Chirac et De Villepin, mais épargnant Sarkozy, lequel est accusé par un ancien conseiller Afrique de Jacques Chirac d’en avoir lui aussi largement bénéficié.

Au fur et à mesure que l’élection présidentielle française, prévue en mai 2012, approche, des scandales secouent la classe politique de l’Hexagone. Après la gauche, qui a été ébranlée par l’affaire Dominique Strauss-Kahn, c’est au tour de la droite d’être ciblée avec les révélations de l'avocat d'origine libanaise Robert Bourgi, 66 ans, et celles de l’ancien conseiller Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse.

Dans ses déclarations parues dans l’édition d’hier, du “Journal du Dimanche”, il décrit avec un grand luxe de détails des remises de fonds d'Afrique, s’élevant à un montant “incalculable”, qu'il aurait opérées personnellement auprès de l'ex-président et l'ex-Premier ministre français entre 1997 et 2005. S’il a pris le soin d’exonérer l’actuel chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, ce dernier est impliqué dans l’affaire par un ancien conseiller Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse. Celui-ci accuse Robert Bourgi d'en avoir également apporté à Nicolas Sarkozy, dans un livre de Pierre Péan à paraître cette semaine. En effet, alors que Robert Bourgi, qui est devenu un conseiller influent de Nicolas Sarkozy sur l'Afrique après avoir œuvré dans l'entourage de Jacques Chirac et Dominique de Villepin, affirme que “ni Omar Bongo ni aucun autre chef d'Etat africain, par mon intermédiaire, n'a remis d'argent ni à Nicolas Sarkozy ni à Claude Guéant”, son plus proche collaborateur, l'ex-Monsieur Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse, affirme dans un entretien accordé en février 2011 à Pierre Péan et reproduit dans son livre “La République des mallettes” que quand “il semblait évident qu'il y aurait deux candidats à droite (ndlr: pour la présidentielle de 2007 lorsque Dominique de Villepin, alors Premier ministre, et Nicolas Sarkozy étaient en concurrence), Robert Bourgi estima qu'il était temps de tendre la sébile pour les deux”. Il précise que Robert Bourgi “obtient de Denis Sassou Nguesso et d'Omar Bongo (ndlr: les présidents congolais et gabonais) des sommes conséquentes”, sans donner de détail sur les montants des fonds allégués ni sur leur utilisation.

Poursuivant, il ajoutera que quand il rentre à Paris, “Dominique de Villepin est à terre, après l'échec retentissant du CPE en avril 2006”, et “tout logiquement, Bourgi estime que désormais la route est dégagée pour Sarkozy. Villepin est cuit... Et au lieu de distribuer une mallette à chacun, il n'en fait qu'une, plus grosse, et la dépose aux pieds du ministre de l'Intérieur” de l'époque, Nicolas Sarkozy, affirme Michel de Bonnecorse. Il argumentera son accusation en soulignant que “le retour sur investissement a été immédiat après l'élection de Nicolas Sarkozy : Bongo a été un des tout premiers, sinon le premier chef d'Etat appelé par le nouveau président” après son élection, poursuit le diplomate.

Par ailleurs, le président gabonais “Bongo obtint alors un prêt pour l'Etat gabonais de 40 millions que Jacques Chirac lui refusait”. Ceci étant, Dominique de Villepin a qualifié hier d'“indignes” et “mensongères” les accusations de financement occulte des campagnes de Jacques Chirac, assurant que “tout cela n'est pas un hasard”. “Ces allégations sont mensongères et indignes”, a déclaré sur la télévision publique France 3 l'ancien Premier ministre. “On voit l'acharnement, la volonté de salir la présidence de Jacques Chirac”, déclare celui qui fut son secrétaire général à l'Elysée, son ministre et son Premier ministre. Saisissant au vol l’opportunité, François Hollande, candidat à la primaire socialiste en vue de la présidentielle de 2012, a demandé hier l'ouverture “d'une procédure judiciaire”. “Je demande que le garde des Sceaux puisse demander au parquet d'ouvrir immédiatement une procédure judiciaire, parce qu'on doit savoir ce qui s'est passé pendant toutes ces années, parce que ce sont de graves infractions à la législation sur le financement des campagnes électorales et peut-être même davantage”, a déclaré l'ancien patron du parti socialiste sur la chaîne privée Canal +.


Par : Merzak Tigrine

© Copyright Liberté

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 02:34

 

 

alpha conde 8 decembre 2010

 

DAKAR AFP / 11 septembre 2011 23h00- Le Sénégal n'est pas impliqué dans une tentative de déstabilisation de la Guinée, a déclaré dimanche la présidence sénégalaise réagissant à des déclarations du chef de l'Etat guinéen Alpha Condé qui soupçonne notamment Dakar de complicité dans un attentat visant sa personne.

Il ne peut être question d'implication du Sénégal dans des problèmes de déstabilisation de la Guinée. (...) Le Sénégal abrite deux millions de Guinéens, 300.000 Sénégalais sont en Guinée, a affirmé à l'AFP le porte-parole de la présidence sénégalaise, Serigne Mbacké Ndiaye.

(Ce) que je peux vous dire de la manière la plus ferme, c'est que le Sénégal, encore moins son chef d'Etat (Abdoulaye Wade), ne peut, en aucun cas, être mêlé à des questions de déstabilisation d'un quelconque pays au monde, à plus forte raison quand il s'agit de la Guinée, qui est un pays frère, un pays frontalier, a insisté M. Ndiaye.

Dans un entretien diffusé dimanche par la radio privée sénégalaise Sud-FM, le président Alpha Condé a accusé les gouvernements sénégalais et gambien d'avoir été au courant de l'attaque dont il a été la cible, en juillet, et a indiqué qu'il soupçonnait ces deux gouvernements de complicité.

Pour cette attaque lancée par des militaires le 19 juillet contre sa résidence privée de Conakry, tout a été préparé à Dakar, a soutenu M. Condé, qui s'en est sorti indemne.

Selon lui, parmi les cerveaux de l'attentat, figurent un responsable du principal parti de l'opposition guinéenne, un ex-ministre secrétaire général à la présidence durant la transition militaire en 2010 et un homme d'affaires proche de l'ex-chef de la transition militaire de 2010.

Les réunions se sont tenues à l'Hôtel (Méridien) Président de Dakar et, au regard des éléments en possession des autorités guinéennes, j'ai clairement dit au ministre (sénégalais des Affaires étrangères) Madické Niang et au ministre des Affaires étrangères de Gambie que j'estime (...) que les choses ont été préparées à l'hôtel (Méridien) Président à Dakar et qu'il y a des va-et-vient en Gambie et que j'estime que cela ne pouvait pas se faire à leur insu, a-t-il déclaré.

Je pense qu'il y a la complicité du gouvernement sénégalais comme du gouvernement gambien, même s'ils disent qu'ils ont manqué de vigilance, a-t-il affirmé.

Concernant ces allégations, Serigne Mbacké Ndiaye a répondu: Qu'on nous dise qu'il y a eu réunion au Sénégal, je ne confirme pas, je n'infirme pas. Le lieu qui a été cité est un lieu privé où n'importe qui peut aller et sortir. Ca, ça n'engage pas le gouvernement sénégalais, encore moins le président Wade.

Le président Wade - et ça, le président Alpha Condé en est conscient - s'est beaucoup investi (...) pour que la Guinée puisse assurer une transition et aller vers des élections transparentes en 2010, a indiqué M. Ndiaye, précisant s'être lui-même déplacé plusieurs fois dans ce cadre dans ce pays avec le chef de l'Etat sénégalais.

Alpha Condé a été élu au second tour de l'élection présidentielle en novembre 2010, et a prêté serment en décembre 2010, en présence notamment des chefs de l'Etat sénégalais et gambien.


(©)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 01:51

 

 

 

Boz-pose-1ere-pierre.jpg

 

 

Selon des informations d’une source proche du ministère des affaires étrangères, l'ambassadeur d'Inde en résidence à Kinshasa en République Démocratique du Congo a écrit au ministre des affaires étrangères centrafricain le général Antoine Gambi pour l’informer que le gouvernement indien, malgré ses nombreuse recherches, n'a point réussi à dénicher les prétendus cimentiers répondant au nom de l’entreprise indienne qui devrait construire une cimenterie à Nzila à Bangui dont la pose de la première pierre avait été effectuée par Bozizé en personne en juin 2009.

Le général Gambi a fait état de la lettre du diplomate indien en conseil de ministres mais les explications demandées et fournies par le ministre Michel Koyt qui faisait partie de la délégation qui avait accompagné alors Bozizé en Inde où son beau-frère Emmanuel Bizot ministre des finances de l’époque avait signé l’accord du prêt indien de 29,5 millions de dollars caché au FMI et prétendument destinés à construire une cimenterie et à acheter une centaine de bus pour le transport urbain (voir nos précédentes parutions), n’ont convaincu personne.

Le ministre délégué chargé des mines ainsi que sa collègue du commerce et des PME ont avoué n’être au courant de rien s’agissant du dossier de la cimenterie. L’actuel ministre d’Etat aux Finances et au budget Sylvain Ndoutingaï a aussi fait part de son inquiétude en raison de ce qu’il va bientôt falloir commencer à rembourser les premières échéances du prêt indien dont il ne reste plus rien alors que le premier sac de ciment promis par Bozizé pour juin 2010 n’a jamais vu le jour et une bonne moitié des autobus indien de la SONATU est déjà en panne.

Michel Koyt a prétendu que leurs partenaires indiens auraient également foré sur tout sur le territoire centrafricain plusieurs puits appelés "doh mo gnon"  pour 20 millions de dollars environs mais personne n’est en mesure de prouver l’existence de ces puits. Cette affaire a tout l’air d’une opération de blanchiment d'argent sale à laquelle les plus hautes autorités centrafricaines se sont gentiment prêtées.

Rédaction C.A.P

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales