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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 23:42

 

 

 

 

Zarambaud.jpg

 

Bangui, 21 mars (C.A.P) – Sur ordre de Bozizé, le ministre de la justice et demi-dieu vivant Firmin Findiro déguisé en Procureur de la République, a envoyé des éléments de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) procéder le mardi 20 mars 2012 à la fermeture du cabinet de Me Assingambi Zarambaud et emporter les clés.

Me Zarambaud dont le cabinet se situe dans cet immeuble qui appartient à la CNSS occupe et loue ces locaux depuis trente un (31) ans, devait au 31 décembre 2011 900 000 F CFA de loyer qu’il s’apprêtait à régler ainsi que les loyers des trois premiers mois de l’année 2012. Me Zarambaud se trouve actuellement à La Haye pour le procès Jean-Pierre Bemba et Bozizé en tant que président du Conseil spécial de redressement des sociétés d’Etat en a profité pour déclarer à son sujet : « Il me doit de l’argent ?... lui qui écrit souvent contre moi, je vais m’occuper de lui ».

Faisant fi de toutes les règles de la procédure juridique en matière de recouvrement de créances de loyers et sans la moindre sommation à payer ni mise en demeure quelconque, Bozizé et Findiro font seulement débarquer les éléments de l’OCRB pour chasser les collaborateurs de Me Zarambaud des bureaux et fermer le cabinet sans autre forme de procès comme si ce brillant avocat, ancien bâtonnier des avocats du barreau de Centrafrique, était un vulgaire bandit.  

Pas plus tard que lundi dernier, le planton de Me Nicolas Tiangaye a été menacé d’arrestation et d’être mis en geôle au camp de Roux par un lieutenant de la sécurité présidentielle lorsqu’il s’était rendu dans ce quartier général de la garde présidentielle pour remettre au ministre Michel Koyt qu’on venait d’y transférer alors qu’il était précédemment détenu à la SRI, un courrier de Me Tiangaye qu’il a choisi comme conseil.

Force est de constater que ce régime bozizéen agonisant, multiplie ces derniers temps les entraves à l’exercice de leur métier aux avocats centrafricains dans leur propre pays. On a encore présentes à l’esprit toutes les tracasseries qui ont été faites à Me Mathias Morouba et Me Nicolas Tiangaye jusqu’à les empêcher de rendre visite à leur client Jean-Jacques Demafouth qui venait d’être arrêté et détenu à la SRI.

Absolument rien ne peut justifier ces comportements inadmissibles tendant à ignorer les droits de la défense sans la garantie desquels on ne saurait parler de procès équitable en démocratie. En Centrafrique aujourd’hui, en matière de justice, c’est la conception moyenâgeuse de Bozizé, Findiro et Ndoutingaï qui tient lieu. Interrogé par Centrafrique-Presse depuis La Haye, Me Zarambaud a exprimé son grand étonnement  face à cet acte inqualifiable et affirmé son intention d'user de toutes les voies de recours que lui offre le droit.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique