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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 12:35



Par Idriss Linge - 21/03/2009 Journal du Cameroun.com


La blessure puis le décès du commissaire de la ville de Dékoa, est la parfaite illustration de la recrudescence de l’insécurité en Centrafrique


  L’information est rapportée par le quotidien centrafricain le confident. Alors que l’opinion croyait avoir terminé avec les cycles de violence perpétrés par les forces de défense et de sécurité tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, une nouvelle agression, perpétrée par le tristement réputé lieutenant Olivier Koudemo, et ses complices, sur la personne d’un commissaire de police ayant entraîné le décès de la victime, laisse perplexe plus d’un.
L’étonnement des observateurs de la vie publique centrafricaine provient du fait que le la Centrafrique sort des assises du dialogue politique inclusif, une rencontre voulue par les forces vives de la nation pour juguler tous les maux à l’origine d’une crise sans précédent que le pays connaît. En conséquence de cette crise, la péremption de la culture de violence, avec un environnement économique moribond, des poches de rébellion qui occupent tout le nord du territoire, l’exil et le déplacement de la population.

 

  Après les agissements nés de l’insouciance des ex-patriotes, compagnons de lutte de François Bozizé, les Centrafricains ont pensé avoir tourné définitivement la page de la rébellion pour se consacrer à la reconstruction du pays. Il n’est un secret qu’après l’occupation de la zone nord du pays par la rébellion de François Bozizé, les multiples mutineries à caractères identitaires, la République Centrafricaine est tombée plus bas sur tous les plans.
 

Pour envisager la reconstruction de ce pays, il faudrait un minimum de consensus sur un certain nombre de points. La sécurité étant l’élément essentiel pour créer un environnement favorable à l’investissement, les forces vives de la nation ont estimé qu’il faut débattre des problèmes de ce pays en plaçant en tête de liste l’aspect sécuritaire. Ce qui effectivement, a fait l’objet de débats serrés entre les commissaires au dialogue politique inclusif. Comment comprendre qu’au sortir de ce dialogue, l’on puisse entendre encore parler des libérateurs ? Le reproche est fait aux populations Gbangouma et de la hiérarchie militaire qui continuent de semer le trouble.
 

Le constat connu du public, c’est que depuis une certaine période, il existe dans le pays une catégorie de soldats qui impose sa loi. Les cas d’assassinats ne sont pas poursuivis, même pas une enquête n’est ouverte pour déterminer les causes réelles de ces assassinats, devenus monnaies courantes dans le pays. L’assassinat des commissaires Trépassé et Sama en dit long sur la recrudescence de la violence sur l’étendue du territoire. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’il pourrait en avoir d’autres cas qui échappent au public. Ce qui fait croire à l’opinion publique la thèse de crimes ciblés.


 
Après ces cas de crimes, les responsables de la sécurité annoncent souvent en grandes pompes l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes réelles; mais en réalité ce n’est que de la poudre aux yeux, des jeux politiciens visant à tromper le public. Pour preuve: depuis l’assassinat du sergent Sanzé et celui du capitaine Kapita Yango en 2007, la suite des enquêtes ouvertes n’est jamais rendue publique. Le peuple est fatigué avec cet habituel refrain qui consiste à dévier son attention. Et l’on peut s’interroger, à qui le prochain tour ? Comment faire pour arrêter l’élan belliqueux développé au sein de l’armée à l’encontre de la paisible population centrafricaine ? L’on est tenté de dire qu’aujourd’hui, le peuple est pris en otage par son armée, qui le prend à chaque fois pour cible ou encore pour ennemi. Le terrain d’entraînement des forces armées centrafricaines, se trouve parmi la population. N’en déplaise à celle-ci ! Il faut affirmer également que le pays vit une période d’exception, car les populations ne sont pas libres de leurs mouvements. Il devient en cette période de réconciliation, décidée par les assises du dialogue politique inclusif, difficile de combler le fossé qui est creusé entre la population et son armée.

L’armée ne remplit plus ses fonctions régaliennes de protection des frontières, des populations et des biens. Le climat qu’on observe aujourd’hui en Centrafrique c’est que la méfiance est de mise entre les deux corps. Ce n’est pas du jour au lendemain que cette fracture sera réparée. Mais comment arranger si déjà la réforme ne prend pas en compte l’aspect discipline au sein de l’armée ? Lorsque les hommes en tenue commettent des bavures voire des fautes, ils semblent protégés au nom de l’appartenance ethnique, de la région ou des liens parentaux, soit encore de leur coloration politique. Ou bien si on simule un semblant de mesure punitive, c’est que le fautif doit savoir qu’il purgera sa peine dans les quartiers et non dans un centre de détention. ces lieux sont faite pour les victimes de fiches mensongères.


 
L’unanimité est faite sur le point, qu’il faudrait que des mesures soient prises pour arrêter les dérapages des forces de défense et de sécurité, rendues responsables des agressions sur les populations. Les populations disent n’avoir pas besoin d’une aide extérieure pour palier à cette insécurité occasionnée par les forces de défense et de sécurité. Mais il en appelle à la responsabilité des hommes d’Etat pour ramener l’ordre

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 01:16




 

 

Les Afriques 03-03-2009  Interview conducted by Adama Wade, Casablanca

Dans une interview exclusive, à paraître ce jeudi dans Les Afriques, Saifee Durbar, vice ministre des Affaires étrangères de la République Centrafricaine, sous le coup d’un mandat d’arrêt émis en France, livre sa version des faits.

 

 

 Les Afriques: En France, vous avez été reconnu coupable de fraude. Qu’en est-il de tout cela ?


 
Saifee Durbar: Oui. C'est complètement faux que l'histoire a été lancée en même temps. En 1995, j'ai été accusé d'avoir commis des transactions frauduleuses s'élevant à 2,5 millions de dollars. Si vous lisez le Times, vous verrez que je suis censé avoir gagné une valeur de 5 milliards de dollars en 1994 et posséder une maison de 14 millions de dollars à Cannes. Pourquoi quelqu'un aurait une valeur tout autant de risques pour si peu?


 
LA: Comment avez-vous fini avec la République centrafricaine?


 
SD: En 1998, le Président Patassé, m'a invité. Je suis immédiatement tombé amoureux de ce pays et son peuple. C'est un pays qui est riche en minéraux, mais très pauvre, avec un revenu inférieur à un dollar par jour pour la plupart de ses habitants. Le président a fait de moi son conseiller économique. J'ai investi mon propre argent dans plusieurs secteurs, y compris le transport urbain et l'exploitation minière. J'ai importé 24 bus de Paris. Ce n'est qu'après tout cela que je me suis rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond dans l'entourage du président. Il y avait des gens qui ne pensaient qu’à eux-mêmes. J'ai quitté la République centrafricaine en 2000.

 Mon rêve, qui est devenu un véritable projet, est de construire un chemin de fer, qui aille d'un bout à l’autre du pays. Si Dieu le veut, cela se fera en 24 mois.

 
LA: Il semble que la séparation n'est que temporaire?


 
SD: En 2002, j'ai démissionné et suis retourné à Londres. En 2005, je suis venu pour voir le chef de l'Etat, son Excellence, François Bozizé. Il est un leader honnête et juste qui défend les intérêts de son pays. Il m'a nommé d'abord comme conseiller du président en 2006 puis fait de moi un conseiller spécial. Dans cette position, j'ai dû aller à l'encontre de grands intérêts et de ce qui a entraîné dans une affaire judiciaire qui a été réalisée rapidement, sans même que je sois amené à comparaître. J’ai reçu une amende de 318.000 euros alors que la personne responsable de l'ensemble est encore libre.

 
LA: Quand vous dites "grand intérêt", à quoi faites-vous allusion?


 
SD: En 2007, cette compagnie a acheté UraMin pour 2,5 milliards d’euros, au terme d’une OPA qui n’avait pas l’aval des autorités centrafricaines. Comme c’est le cas dans tous les pays du monde, de telles transactions qui, de plus, concernent dans le cas d’espèce un important maillon du tissu économique local, requiert le feu vert des autorités. Areva, qui n’a rien payé à l’Etat, n’avait donc pas rempli les conditions requises. En tant que conseiller du président, ce dossier m’a été remis en main. J’ai engagé des avocats. A un moment, Areva voulait négocier, se sachant dans l’illégalité. Puis, c’est le revirement. L’affaire a été politisée 
 

LA: Selon vous, votre conviction de 2007 avait quelque chose à voir avec le cas d'Areva?

 
SD: La coïncidence est pour le moins troublante,. C'est en Juillet 2007 que le président m’avait confié cette affaire. J'ai embauché des avocats pour étudier les solutions juridiques possibles pour régler l'affaire. Un mois plus tard, en août, le gouvernement français a lancé un mandat pour mon arrestation. Avec le gouvernement formé le 19 Janvier, j'ai été nommé vice-ministre des Affaires étrangères. Mais Paris refuse toujours de confirmer si oui ou non, j'ai l'immunité. Je me demande si tel en serait le cas dans un autre pays.


 
LA: Mais la France a changé, n’est-ce pas? Le Président Sarkozy marque un tournant dans
les relations avec l'Afrique française, n'est-ce pas?


 
SD: Oui, c'est vrai. Mais je pense que le Président Sarkozy ne sait pas à propos de cette affaire qui est censée être gérée par une entité africaine. Cependant, il y a peu de choses qui ont vraiment changé.

 
LA: Vous êtes maintenant présenté comme un bailleur  de la République centrafricaine. Est-ce vrai?


 
SD: L'année dernière, certaines personnes ont été surprises que j'ai contribué à la paie de 2 mois de salaire des fonctionnaires En fait, ma contribution est moins importante depuis que j'ai cherché à utiliser les recettes de l'État de façon adéquate afin de recueillir les sommes nécessaires.


 
LA: Franchement, avez-vous des ambitions réelles pour la République centrafricaine?


 
SD: Bien sûr. Mon rêve, qui est devenu un véritable projet, est de construire un chemin de fer, qui s'étende d'un bout à l’autre du pays. Si Dieu le veut, cela se fera en 24 mois. La ligne ira du Cameroun au Soudan et l'Afrique fournira quelque chose dont elle a besoin plus que jamais: la mobilité. Les coûts de transport sont si élevés que toutes les entreprises économiques en sont affectées.

 
LA: Alors, comment allez-vous financer ce projet?


 
SD: Eh bien, c'est tout simplement un projet viable. Tous les navires qui passent par la Méditerranée et le canal de Suez, rêvent d'un chemin de fer qui donne accès aux points les plus éloignés du continent. Le de temps voyage serait réduit de 14 jours pour les marchandises destinées à la République centrafricaine. En outre, un projet de cette nature contribuera à un environnement de paix au Soudan, parce que toutes les guerres civiles que nous avons pu voir dans la région ne peuvent être résolues que grâce au développement et à l'amélioration du transport. Pour un pays riche, riche en bois, l'agriculture et les immenses gisements de minéraux, l'amélioration des transports est un impératif.


LA: Dans l'avenir, comment pensez-vous que les relations entre la France et la République centrafricaine vont évoluer?


SD: La France est le plus logique des partenaires de la République. Nous avons besoin de son savoir-faire et son expertise. Mais cela doit être un partenariat gagnant-gagnant qui permette de générer la prospérité pour tous. Je crois vraiment cela.

 
LA: Quelle est la source de votre fortune?


 
SD: Mon grand-père est le dernier Maharaja. Mon père est parti en exil au Pakistan, après  l’indépendance de l'Inde en 1947, il s'est installé en Arabie Saoudite. Il a fait sa fortune dans le textile et la finance. Mais j'ai fait la mienne en utilisant mes propres moyens, sans l'argent de la famille. J'ai commencé à Londres en 1986, avec un emploi dans une station essence. Ensuite, je suis devenu un coiffeur, puis j'ai lancé ma propre société d’import / export. En 1999, je me suis intéressé à la banque. J'ai été un courtier en opérations immobilières. J'ai effectué les opérations de beaucoup de riches Saoudiens. Ce sont des domaines que je connais presque naturellement.

 
L'OPA qui divise Paris et Bangui


 
La société française Areva, a acquis les trois titres détenus par UraMin dans ses mines d'uranium en République centrafricaine, en Afrique du Sud et en Namibie par l'intermédiaire d'un standard d'OPA sur le marché boursier de Londres. La valeur a été fixée à 2,5 milliards d'euros. Le gouvernement de la République centrafricaine, qui a été tenu à l’écart de la transaction, a immédiatement émis un communiqué officiel déclarant que l'opération n'était pas dans l'intérêt du peuple. L'affaire a ensuite été confiée à Saifee Durbar à cause d'un accord négocié sur le marché financier de Londres qui n’a pas tenu compte des intérêts stratégiques du gouvernement centrafricain. Durbar a engagé un bataillon d'avocats dans le but de forcer Areva à négocier. Le Président Bozizé a demandé 800 milliards de FCFA qui UraMin mines de l'Afrique centrale Bakuma dépôt. Ce montant est censé représenter les droits du pays dans la reprise. C’est ce qui semblait être un traitement discriminatoire qui a en outre provoqué la colère du gouvernement. En effet, la Namibie et l'Afrique du Sud ont vu leurs intérêts respectifs pris en compte à la conclusion de la transaction. Mais ce n'était pas le cas pour la République centrafricaine. Ce n'est que quelque temps après, et avec la pression, que le groupe Areva a signé la convention le 1er août 2008 avec le gouvernement centrafricain en précisant qu'elle devrait payer 40 millions de dollars sur une période de cinq ans. En Octobre de cette même année, il y a eu de nouveaux développements. Le constructeur nucléaire français a cédé 49% d’UraMin à la compagnie électrique chinoise CGNPC pour un milliard de dollars. À ce jour, cet accord laisse encore beaucoup de goût amer dans la bouche dans le pays de François Bozizé.


AW
Réactions

Interrogé par notre journal, l'Elysée mis en cause dans cet entretien n'a pas souhaité répondre aux commentaires de Durbar Saifee. Il affirme "qu'il a été condamné pour fraude et il est surpris que la République centrafricaine ait accordé à une telle personne un poste ministériel."

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 00:08




LIBREVILLE (AFP) -  20 mars 2009 19h09 - Un groupe rebelle qui a récemment fait son apparition en Centrafrique, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a affirmé que de "violents combats" l'avaient opposé vendredi à Ndélé, dans le nord-est du pays, aux Forces armées centrafricaines (Faca).


Interrogée par l'AFP, l'armée de Bangui a démenti l'existence de ces affrontements, dans ce pays enclavé d'Afrique centrale dont les principales rébellions sont engagées dans un processus de paix.

"Des violents combats ont eu lieu vendredi pendant deux heures", a déclaré le porte-parole du CPJP, le colonel Charles Massi, estimant qu'il était "difficile de donner un bilan".


"Nous avons eu deux blessés dont un grave. Les Faca, qui ont eu de nombreuses victimes, sont reparties avec leurs blessés et leurs morts",
a-t-il poursuivi, joint au téléphone depuis Libreville.

Selon le colonel Massi, ancien ministre d'Ange-Félix Patassé, le chef de l'Etat renversé en 2003 par l'actuel président François Bozizé, les Faca ont attaqué pendant une "trêve" décrétée par la CPJP à l'occasion de la mort de l'épouse du président gabonais Omar Bongo, médiateur pour la paix en Centrafrique.


La CPJP a fait son irruption sur la scène centrafricaine début 2009, lors de combats à Ndélé en janvier, qui avaient poussé 6.000 personnes à se réfugier au Tchad, puis en revendiquant une attaque menée le 13 février contre une unité d'élite de l'armée à Bossembélé (160 km au nord de Bangui).


Dans un communiqué, le groupe armé affirme vendredi que "ces affrontements (portaient) un cinglant démenti (...) au ministre Cyriaque Gonda, porte-parole du gouvernement qui, le 28 février 2009, alléguait qu'il n'y avait plus de factions rebelles sur le territoire national".

La Centrafrique tente de sortir de plusieurs années de rébellions, mutineries et coups d'Etat.


Les principaux groupes rebelles ont participé en décembre à un forum pour la paix avec le gouvernement à Bangui, le "Dialogue politique inclusif". Une partie des rebelles ont toutefois récemment remis en question leur adhésion à ce processus.


La CPJP réclame "l'ouverture immédiate et sans conditions des négociations de sortie de crise" après, selon elle, l'échec du forum de décembre.

Le groupe armé demande aussi "la dissolution du gouvernement formé le 19 janvier" sur recommandation du "Dialogue", en l'accusant d'être une équipe "de campagne" pour François Bozizé en vue de l'élection présidentielle de 2010.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 00:03

 


Marc Thibault et Sonia Blaney, collaboration spéciale


Le Soleil


Il y a un peu plus d'un an, Marc Thibault et sa compagne Sonia Blaney, employés du Fonds mondial pour la nature (WWF), mettaient le cap sur la République centrafricaine. L'objectif? Veiller pendant deux années à la préservation de la biodiversité du Complexe d'aires protégées de Dzanga-Sangha, située à 500 km au sud-ouest de la capitale du pays, Bangui. Arrivés sur place, le biologiste et la nutritionniste ont dû faire face à plusieurs difficultés, notamment à la résistance d'une population dépourvue. Mais ils ont aussi eu la chance d'observer une faune et une flore uniques au monde. Ils nous racontent leur expérience de tourisme extrême.


En 2000, après sept années de travail dans la chaleur et les odeurs de l'Afrique, nous revenions dans la fraîcheur et la torpeur du Québec. En décembre 2007, nous repartions sur le continent des aïeux de l'humanité. Cette fois-ci, nous nous sommes rendus en République centrafricaine (RCA) pour travailler sur le projet de Complexe d'aires protégées de Dzanga-Sangha du Fonds mondial pour la nature (World Wide Fund for Nature - WWF).

La RCA est située dans le bassin du Congo, qui constitue le deuxième plus grand bloc de forêts tropicales du monde après l'Amazone. Avec une surface d'environ 200 millions d'hectares, le bassin du Congo recèle une faune et une flore uniques au monde. La flore des basses altitudes comprend environ 10 000 espèces, alors que la faune est constituée d'éléphants, de buffles, de gorilles, de chimpanzés et d'okapis, entre autres. Environ 30 millions de personnes représentant 150 groupes ethniques vivent en Afrique centrale.


Situé dans la portion forestière de la RCA, le Complexe d'aires protégées de Dzanga-Sangha abrite une des plus grandes concentrations d'éléphants de forêt du pays. Le gorille des plaines y est également abondant et constitue une espèce très prisée des quelque 1000 touristes qui viennent visiter le parc chaque année. En tout, 16 espèces de primates y ont été recensées, incluant le chimpanzé.

L'objectif ultime de ce projet, constitué d'un parc national et d'une réserve, est de conserver la biodiversité du lieu en harmonie avec l'utilisation durable des ressources naturelles. En théorie, le parc national est dévolu aux activités de conservation et d'écotourisme. Quant à la réserve, elle est le siège d'activités de prélèvement durable des ressources naturelles. Le WWF se concentre particulièrement sur la surveillance antibraconnage, l'habituation des gorilles, l'écotourisme et le suivi écologique. Bien qu'il s'agisse d'un exemple concret de développement durable, le projet évolue dans un contexte sociopolitique instable et fragile.


Résistances


Car les résistances sont fortes. Les communautés locales dépendent des ressources naturelles de l'aire protégée pour subvenir à leurs besoins, et les années de lutte antibraconnage menée au détriment de la sensibilisation et d'un réel partenariat ont exacerbé les tensions entre l'équipe du projet et les populations locales. De plus, il y a quelques années, la compagnie forestière qui embauchait une importante main-d'oeuvre locale a quitté la région, laissant les populations sans source de revenus réguliers et augmentant ainsi la pression sur l'aire protégée. En 2007, à la suite de déclarations intempestives, certains représentants du projet ont même reçu des menaces de mort de la population.


Les six premiers mois de notre séjour resteront gravés dans nos esprits et même dans nos corps! Notre maison (initialement infestée par des légions de blattes) entourée d'une luxuriante végétation reçoit la visite quotidienne d'une vingtaine de singes moustac, dont le pelage verdâtre s'harmonise avec le bleu pastel de leur faciès.

Les oiseaux, peu visibles en raison de la dense couverture végétale, nous gratifient de leurs concerts journaliers aussi exotiques que mélodieux. Le touraco géant et le perroquet gris sont les solistes de cette symphonie tropicale.

À 45 minutes de la maison par la piste forestière, on peut observer en tout temps au moins une cinquantaine d'éléphants accompagnés d'un assemblage d'espèces diverses : bongo, buffle, hylochère, sitatunga et colobe guereza.

Depuis 10 ans, un groupe de biologistes habitue les gorilles à la présence humaine, ce qui permet de pouvoir s'approcher d'eux. Une expérience unique! Sous les yeux ébahis des touristes, un mâle de 200 kg peut plier un arbuste pour aller déguster des feuilles ou des petits fruits qui, pour nous, humains, seraient inaccessibles sans l'emploi d'une échelle.


À la kalachnikov !


Chaque journée de travail a son lot d'imprévus. Entre février et mai dernier, des groupes de braconniers organisés ont littéralement envahi l'aire protégée et ont commencé à décimer les éléphants de la clairière Dzanga à coups de mitraillettes kalachnikov.

Nos écogardes ont eux-mêmes essuyé quelques salves sans se faire blesser. La hiérarchie du ministère des Eaux et des Forêts, responsable de gérer les aires protégées en RCA, a été saisie de cette situation dramatique et, avec le ministère de la Défense, est descendue à notre rescousse. Quelle ne fut pas notre surprise de voir débarquer un beau matin les militaires armés de lance- roquettes et de tout leur attirail militaire, juste au moment où nous recevions une délégation composée d'une équipe de tournage de la télévision allemande et des représentants des bailleurs de fonds!

La vie de tous les jours a également ses petits désagréments. Malgré le repassage systématique de nos vêtements, quelques oeufs de Cordylobia anthropophaga ont réussi à survivre dans une des chemises de Marc étendues sur la corde à linge à l'extérieur de la maison. Ce qu'il a d'abord pris pour des rougeurs attribuables à des piqûres de moustiques s'est transformé en petites larves émergeant de son torse et de ses épaules. Une dé- sinfection en règle est venue finalement à bout de son cauchemar éveillé. Bref, il faut avoir la peau dure pour vivre en RCA !


 
Enclavé dans un terreau d'instabilité


Située au coeur du continent africain, la République centrafricaine est un pays enclavé dans un terreau d'instabilité constitué par le Soudan, la République démocratique du Congo, le Tchad, le Cameroun et la République du Congo. Au cours des 10 dernières années, la RCA a accueilli quatre opérations internationales de maintien de la paix et a été le témoin de conflits armés très médiatisés dans les pays qui l'entourent. Ses 3,9 millions d'habitants comptent parmi les plus pauvres du monde. En 2004, la RCA se classait 172e sur 177 pays en ce qui concerne l'indice de développement humain. L'afflux massif d'armes dans de larges zones du pays représente une menace pour la sécurité nationale et le maintien de l'ordre public.


 
Repères

 

Pour s'y rendre : Air France est la seule compagnie européenne à se rendre à Bangui une fois par semaine. En raison de ce monopole, le coût du vol est exorbitant. Afriqya offre le vol Francfort-Tripoli-Bangui, mais au moment de l'embarquement à partir de Québec, on vous fera signer une décharge, car il n'est pas garanti que vos bagages vous suivront après Tripoli! Le vol aller-retour Québec-Bangui peut varier de 2500 $ à 6000 $, en classe économique, tout dépendant des options choisies.


Coût de la vie : Bas si on prétend pouvoir vivre comme les Centrafricains (généralement sans eau courante ni électricité). Les voyageurs doivent s'attendre à payer des coûts de transport et de logement comparables à ceux du Québec. Le repas à la buvette du quartier vous coûtera environ 5 $, mais dans les restaurants tenus par des expatriés à Bangui ou au Doli Lodge à Bayanga (dans le Complexe d'aires protégées de Dzanga-Sangha), un simple repas tournera autour de 15 $. La monnaie locale est le CFA (franc de la coopération financière en Afrique centrale). Un dollar canadien vaut environ 415 CFA.

Alimentation : L'approvisionnement en source de protéines animales et la diversité alimentaire sont problématiques sur les lieux du projet à Bayanga. Le koko (Gnetum africanum), une plante à feuilles comestibles, constitue souvent le seul légume disponible. Cette plante s'apprête bien avec une sauce à l'arachide. La «sauce aux foins», comme on l'appelle en rigolant pour cacher notre dépit, est l'apanage de la majorité de la population locale.

Meilleur temps pour s'y rendre : Toute l'année, mais il est préférable d'éviter la grande saison des pluies d'août et de septembre.


 
Observation des gorilles


La RCA est un des rares pays au monde où l'on peut observer le gorille des plaines de l'Ouest dans son milieu naturel. Dans le sud-ouest du pays, à 500 km de la capitale, Bangui, après 10 à 15 heures sur une route de fortune parsemée d'une multitude de contrôles routiers, dans le Complexe d'aires protégées de Dzanga-Sangha, les aventuriers peuvent facilement s'adonner à l'observation de la grande faune. On peut également y faire des randonnées en forêt accompagné par des pisteurs pygmées qui étonneront les visiteurs par l'étendue de leurs connaissances des usages de la forêt et par leurs chants polyphoniques. Pour touristes avertis seulement.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 00:01



 

APA Bangui (Centrafrique) 20-03-2009 - La ministre centrafricaine des affaires sociales et de la famille, Mme Bernadette Sayo, a annoncé, au cours d’une conférence de presse, vendredi à Bangui, la création d’une banque de crédit et d’épargne pour appuyer les femmes centrafricaines.

 

La nouvelle banque va porter à cinq le nombre d’établissements bancaires dans le pays qui en compte pour le moment quatre: la Banque Maroco, Ecobanque, Commercial-banque de Centrafrique et la banque sahélo sahélienne.

 

C’est au cours d’une réunion ayant regroupé jeudi dernier à Bangui, la ministre des affaires sociales, les leaders des associations féminines centrafricaine et deux responsables des banques en provenance du Cameroun et du Congo-Brazzaville qu’a été annoncé le lancement des activités de la «banque de la femme centrafricaine».

 

La nouvelle banque va contribuer au développement socio-économique de la femme centrafricaine en lui facilitant l’accès aux crédits, a déclaré Mme Aurelie Ngaïbona de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), l’association féminine la plus importante du pays.

 

«Il ressort malheureusement que moins de 10% des femmes centrafricaines ont accédé à un crédit bancaire, ce qui n’est pas du tout normal», a déploré Mme Ngaïbona.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 18:55



Gabon : Plusieurs chefs d’Etats africains aux obsèques de la première dame du Gabon


 
LIBREVILLE, 19 mars (Infosplusgabon) - La cérémonie de recueillement devant la dépouille de la première dame du Gabon, s’est poursuivi jeudi à Libreville vers 11heures 50 locales après la mise en place des chefs d’Etat et de gouvernements amis venu soutenir moralement le président Omar Bongo Ondimba.

 

Ont fait le déplacement de Libreville : François Bozizé de Centrafrique, Hanani Toumani Touré du Niger, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale, Idriss Deby du Tchad, Faure Gnassingbe du Togo, Thomas Yayi Boni du Bénin, le Conseiller de sa Majesté le roi du Maroc, Alassane Dramane Ouattara, Laurent Gbagbo, Fradique de Meneses de Sao Tome et Principe, Sassou Nguesso du Congo et Mme Kabila représentant son époux Joseph Désiré Kabila de la RDC.


Plusieurs autres personnalités dont le Premier ministre de la Guinée Conakry, le Haut représentant du Secrétaire général des Nations Unies etc, ont rendu un hommage à la dépouille de la première dame du Gabon qui s’était éteinte le 14 mars, à Rabat, au Royaume du Maroc.

C’est la délégation de la Guinée Equatoriale avec en tête le président Teodoro Obiang MBasogo et son épouse Constance qui ont déposé les deux premières gerbes de fleur au pied du cercueil d’Edith Lucie Bongo Ondimba.

Ils ont été suivis par Idris Deby Itno du Tchad, du représentant président Denis Sassou Nguesso, Isidore Mvouba, Premier ministre du Congo, puis par Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, Frederique de Meneses de Sao Tome et Principe, le couple Hanani Toumani Touré du Niger, M. et Mme François Bozizé de Centrafrique, Faure Gnassingbe, Thomas Yayi Boni et son épouse.

Vers 16 heures locales, à la fin de la cérémonie religieuse, lors de la pause qui a suivi, quelques chefs d’Etat se sont retirés pour s’entretenir avec le président Bongo Ondimba avant de regagner leur pays respectifs.

 

Huit chefs d’Etat africains à Libreville pour les obsèques de Edith Lucie Bongo Ondimba

APA – Libreville (Gabon) - 19-03-2009 Huit chefs d’Etat africains ont effectué le déplacement de Libreville pour assister aux funérailles d’Edith Lucie Bongo Ondimba, épouse du président gabonais, Omar Bongo Ondimba, décédée samedi dernier au Maroc.

Il s’agit des présidents Idriss Deby Itno (Tchad), Teodoro Obiang Nguema (Guinée-Equatoriale), François Bozizé (Centrafrique), Fradique de Menezes (Sao Tomé et Principe), Amadou Toumani Touré (Mali), Thomas Yayi Boni (Bénin), Faure Gnassingbé (Togo) et Laurent Ggagbo (Côte d’Ivoire).

Les huit chefs d’Etat ont déposé chacun une gerbe de fleurs et se sont inclinés devant la dépouille installée sous une chapelle ardente montée pour les funérailles qui se déroulent au palais de la présidence de la République gabonaise, sur le boulevard du front de mer à Libreville.

La France a dépêché le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, Le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet et la ministre de l’Intérieur, Michelle Alliot Marie.

Plusieurs autres pays sont représentés à un niveau ministériel, notamment le Sénégal et la Guinée-Conakry qui ont délégué leurs Premiers ministres, Cheikh Hadjibou Soumaré et Kabiné Komara.

La vie s’est arrêtée à Libreville et dans le Gabon tout entier depuis le rapatriement mercredi de la dépouille de Edith Lucie Bongo Ondimba, décédée samedi dernier à Rabat, au Maroc, des suites d’une longue et pénible maladie.

Les deux jours consacrés aux obsèques ont été décrétés chômés sur toute l’étendue du territoire national. Tous les marchés sont fermés dans la capitale gabonaise où le seul centre névralgique reste le palais présidentiel. Un dernier hommage y sera rendu tout au long de la journée de jeudi à la défunte première Dame.

La dépouille de Edith Lucie Bongo Ondimba, fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, quittera Libreville vendredi à 10h00 (9h00 TU) pour Brazzaville.

L’inhumation est prévue à Edu, village natal de son père, dans le nord de la République du Congo.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 18:44




 

BANGUI, République Centrafricaine, 19 mars 2009/African Press Organization (APO)/ — Point de presse quotidien du bureau de la porte-parole du secrétaire général de l’ONU / 18 mars 2009

Le HCR a enregistré l’arrivée de plus de 5 200 réfugiés à Daha, un village du sud-est du Tchad, après l’intensification des combats entre l’armée centrafricaine et les rebelles dans le nord de la République centrafricaine, vers la fin de l’année 2008.

 Le HCR et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont distribué de l’aide alimentaire aux réfugiés cette semaine.  C’est la seconde fois que ces refugiés recevaient des rations alimentaires depuis leur arrivée.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a également commencé à distribuer des biscuits à haute teneur en protéines à tous les enfants dans les deux sites où les réfugiés sont installés.  L’agence a par ailleurs débuté la construction de cinq puits d’eau pour les réfugiés et la population d’accueil.


SOURCE : United Nations - Office of the Spokesperson of the Secretary-General

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Centrafrique-Presse.com
18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 22:57

Entretien avec l'écrivain et journaliste Serge Bilé





LEMONDE.FR | 18.03.09 | 19h23  •  Mis à jour le 18.03.09 | 19h23


Né en Côte-d'Ivoire, l'écrivain et journaliste Serge Bilé s'est fait connaître pour des livres qui ont souvent suscité la polémique, comme Noir dans les camps nazis. Il vient de publier Et si Dieu n'aimait pas les Noirs : enquête sur le racisme au Vatican. Serge Bilé se joint aux nombreuses contestations d'associations et d'hommes politiques à la suite des propos du pape, mardi 17 mars, contre l'usage du préservatif.

http://pubs.lemonde.fr/5/FRANCE-LEMONDE/index_france/exclu/sponsor/479347242/Middle1/OasDefault/z_position_middle1_excle/essaipixel.html/35613037643239373438643837643730?&_RM_EMPTY_

Comment avez-vous réagi aux propos de Benoît XVI qui déclare que "l'on ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs" mais que "au contraire [leur] utilisation aggrave le problème" ?


Je suis atterré et je pense que tout le monde partage mon point de vue... Même Alain Juppé qui est un fervent catholique l'a dénoncé ! Je trouve encore pire les explications de Monseigneur Di Falco qui dit que la presse a fait un raccourci et que le pape dénonçait en fait la pratique, dans certains pays, de réutiliser plusieurs fois les mêmes préservatifs. J'ai l'impression qu'il nous prend pour des attardés mentaux en Afrique ! Qui peut imaginer ce genre de choses avec toute la prévention faite sur le continent...

Le sida est un drame sur le continent. Mais quand le pape se rend en Afrique, il semble que la seule chose dont il veut parler, c'est le sida. Pourquoi continuer à accoler, constamment, la maladie au continent ? Sans la minimiser, il y a énormément d'autres choses dont il pourrait parler. Pourquoi ne retenir que le sida alors qu'il y a une population dynamique, qui se bat et qui essaie d'inventer son avenir. Cela véhicule une très mauvaise image d'un continent, une image que l'Eglise a contribué à véhiculer et ça me gêne.

Comment vont être perçus les propos du pape sur le préservatif par la population africaine ?


Cela n'aura aucun écho : les Africains ne vont pas attendre que quelqu'un qui vient de l'extérieur leur dise comment se comporter au quotidien, y compris dans leur réalité sexuelle. Cela n'aura aucune incidence, mais ça n'en est pas moins grave. Le pape est dans son rôle en allant en Afrique, mais je m'étonne qu'il ait attendu quatre ans pour s'y rendre. Son prédécesseur s'y était rendu treize fois. Aujourd'hui, beaucoup de prêtres africains pensent que Benoît XVI n'est pas intéressé par l'Afrique et que le Vatican s'oriente plus vers l'Asie et la Chine, un énorme vivier de gens à évangéliser. L'Eglise africaine, qui est à l'heure actuelle celle qui connaît la plus forte progression, reste la plus malmenée. Nous n'avons qu'une vingtaine de cardinaux pour toute l'Afrique, l'Italie en possède le double à elle seule. Les prêtres africains qui se retrouvent à Rome ne sont pas toujours bien perçus, il y a une forme de discrimination qui existe : dans la répartition des portefeuilles notamment, des évêques européens sont en poste en Afrique, la réciproque n'est pas vraie.


Dans votre livre, vous allez jusqu'à parler d'une "tradition raciste" au Vatican.


Cela remonte aux origines de l'Eglise, Il y a d'abord la malédiction de Cham, le fils de Noé, condamné à l'esclavage pour avoir vu la nudité de son père. Ce passage de la Bible a servi, pendant des siècles, à légitimer l'esclavage, faisant des Africains les descendants de Cham. De même, on a longtemps raconté au sein de l'Eglise catholique que le Noir était non pas à l'image de Dieu mais du diable. Un saint noir, comme saint Maurice, était systématiquement représenté sous les traits d'un Blanc. Bien sûr, toute cette tradition s'est diluée au fil des siècles. Depuis Vatican II, on ne peut plus parler de racisme officiel. Pourtant certaines traces de discrimination persistent. A l'université du Vatican, à Rome, il faut parfois dix à douze ans à un professeur africain pour qu'il puisse enseigner. Il n'en faut pas plus de trois pour un prêtre européen. L'Eglise est humaine, elle comporte en son sein des gens capable de ça.

 

Propos recueillis par Thibaud Vuitton


"Couvent et sexualité"


L'enquête de Serge Bilé l'a amené a rencontrer, à Rome, des femmes venues d'Afrique pour devenir religieuses au Vatican mais qui n'ont jamais réussi à s'adapter et sont tombées dans la misère. Il affirme même, témoignages à l'appui, qu'une cinquantaine d'entre elles, abandonnées par l'Eglise, seraient tombées dans la prostitution. Ces témoignages surprenants l'ont conduit à entreprendre un documentaire sur les rapports entre couvent et sexualité, dont il livre quelques extraits sur son site Internet
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 21:40

Source: United Nations Security Council

Date: 17 Mar 2009


SC/9614 AFR/1825


On trouvera ci-après le texte de la déclaration faite à la presse par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mars, M. Ibrahim Dabbashi, Chargé d'affaires (Jamahiriya arabe libyenne), sur le Tchad, la République centrafricaine et la sous-région:

Les membres du Conseil de sécurité saluent la réussite, le 15 mars 2009, du transfert d'autorité entre l'opération européenne au Tchad et en République centrafricaine (EUFOR) et la Mission des Nations Unies (MINURCAT), comme prévu par la résolution 1861 (2009).

Les membres du Conseil rendent hommage à l'Union européenne pour le succès du déploiement de l'EUFOR Tchad/RCA, le soutien que cette opération a apporté aux activités des Nations Unies dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine, et sa contribution à la sécurité de l'acheminement de l'aide humanitaire et à la sécurité et à la stabilité de sa zone d'opération. Ils se réjouissent de l'étroite coopération entre l'EUFOR et la MINURCAT tout au long du mandat de l'opération de l'Union européenne.
 

Les membres du Conseil saluent les contributions fournies par des membres des Nations Unies au personnel militaire et de police de la MINURCAT, y compris le passage sous béret bleu d'une part importante de l'EUFOR Tchad/RCA.


Les membres du Conseil prennent également note avec satisfaction de l'achèvement du déploiement du Détachement intégré de sécurité (DIS), qui constitue un élément essentiel de la présence multidimensionnelle déployée au Tchad pour contribuer à la protection des réfugiés du Darfour, des personnes déplacées internes et des autres civils vulnérables dans les régions affectées par la crise du Darfour. Ils encouragent les donateurs à assurer la poursuite du financement du fonds fiduciaire du DIS.

Les membres du Conseil soulignent l'importance d'une nouvelle amélioration des relations régionales, en particulier entre le Soudan et le Tchad, et réitèrent leur soutien au processus de Dakar et aux efforts menés en ce sens par les pays de la région, notamment dans le cadre du groupe de contact de Dakar coprésidé par le Congo et la Libye.


Les membres du Conseil de sécurité rappellent leur exigence que tous les groupes armés au Tchad et en République centrafricaine renoncent à la violence et respectent et appliquent l'Accord de Syrte du 25 octobre 2007 et l'Accord de Libreville du 21 juin 2008.


Les membres du Conseil encouragent les autorités et les acteurs politiques au Tchad et en République centrafricaine à poursuivre leurs efforts de dialogue national, dans le cadre de l'Accord de Ndjaména du 13 août 2007 et des conclusions du dialogue politique inclusif qui s'est tenu à Bangui en décembre 2008.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 21:12



APA Bangui (Centrafrique) 18-03-2009 - 24 personnes, dont 13 femmes et 6 adolescents, ont trouvé la mort dans l’incendie d’un camion citerne qui a pris feu après s’être renversé au village Gba Hon, à 60 km au nord-ouest de Bangui, dans la nuit de lundi à mardi, a appris APA de sources officielles.

Nathon Ngbandi, un rescapé de l’accident admis à l’hôpital communautaire de Bangui pour soigner ses blessures, a indiqué que le camion citerne a pris feu à cause d’une lampe tempête emmenée sur les lieux du drame par un villageois.

Selon Ngbandi, lorsque le véhicule s’est retourné, tous les habitants du village se sont précipités avec divers récipients pour siphonner le carburant qui coulait de la citerne. C’est alors que le camion a pris feu.

«J’ai vu une grande flamme. J’ai couru et je me suis totalement déshabillé car mes vêtements étaient déjà en feu. J’avais le corps très chaud. Ma respiration était anormale. Heureusement que j’ai été conduit à l’hôpital», a expliqué Nathon.

L’infirmier major du service des grands brûlés à l’hôpital communautaire de Bangui, Luc Ndjikoloum, a indiqué que des dizaines de blessés seraient dans un état grave.

«Nous avons tout ce qu’il faut pour leur administrer des soins intensifs mais je doute fort du cas de 12 blessés qui est très inquiétant», a-t-il expliqué.

Mardi, le ministère centrafricain de la santé publique a décrété la gratuité des soins pour la trentaine de personnes blessées dans cet accident, admises à l’hôpital communautaire de la capitale centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société