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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 03:09




APA Bangui 2008-08-26 (Centrafrique) Le bureau fédéral du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) en France a demandé, lundi, la démission du ministre en charge du dialogue politique inclusif en Centrafrique, M. Cyriaque Gonda, a appris APA.

Dans un communiqué rendu public à Bangui, le président du bureau fédéral du MLPC, M. Antoine Jérémie Nam-Ouara, qualifie M. Gonda d’incompétent et l’accuse de manquer « à ses charges et obligations».

Par ailleurs, M. Nam-Ouara a exhorté le gouvernement à retirer les trois projets de lois controversés soumis pour adoption à l’Assemblée nationale et à l’origine de la nouvelle crise politique que traverse le pays.

Ces projets de lois concernent notamment «les infractions commises par les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre contre les mouvements rebelles, au cours du 15 mars 2003», celles commises par les éléments armés ayant participé au putsch militaire du 15 mars 2003 et l’atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale par les groupes politico-militaires.

L’article 3 de ce dernier projet de loi précise notamment que sont exclus du bénéfice de l’amnistie, les éléments ou groupes rebelles qui auront refusé la démobilisation ou le cantonnement des troupes, ceux qui auront refusé de restituer ou ceux qui auront dissimulé ou tenté de dissimuler des armes et minutions, véhicules, engins ainsi que ceux qui auront refusé ou tenté de refuser de se soumettre aux injonctions des autorités établies.

Dans son communiqué, le président de la fédération du MLPC en France a demandé au gouvernement d’élaborer de manière consensuelle de nouveaux textes d’amnistie conformes aux intérêts supérieurs du peuple centrafricain. Il lui a également exigé de mettre en place dans l’immédiat un comité d’organisation du dialogue politique inclusif conforme à l’esprit de consensus retenu comme mode de fonctionnement de ce forum censé ramener une paix définitive dans le pays.

«La fédération Europe-Amériques-Asie-Moyen Orient-Océanie du MLPC appelle tous les démocrates à manifester à leur désapprobation vis-à-vis du comportement irresponsable du gouvernement centrafricain et du général François Bozizé et à rejeter les forces du mal et les fossoyeurs de la démocratie», conclut le communiqué.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 02:59




DECLARATION DES ORGANISATIONS DE PROMOTION ET DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME RELATIVE AU PROJET DE LOI SUR LA REFORME DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA MAGISTRATURE

 

 

Le Gouvernement centrafricain a soumis à l’Assemblée Nationale réunie en session extra ordinaire depuis le 1er août 2008 un projet de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) de l’ordre judiciaire. Ce projet de loi a suscité la désapprobation de l’ensemble  du corps  judiciaire.

 

En effet, au delà des motifs apparents présentés par le Gouvernement, ce projet est une tentative de main mise du Pouvoir Exécutif sur le Pouvoir Judiciaire en ce qu’il :

-          modifie la composition du CSM en donnant une majorité mécanique au profit de l’exécutif ;

-          permet à l’Exécutif de s’ingérer systématiquement dans le traitement des dossiers et  des affaires juridictionnelles ;

-          modifie les modalités de nomination des magistrats en réduisant significativement  les pouvoirs du CSM dans ce domaine ;

-          affaiblit le principe de l’inamovibilité des magistrats et de leur indépendance en violation des Directives des Nations Unies sur l’indépendance des Magistrats du siège et de la Constitution ;

 

Les ONG des Droits de l’Homme demandent au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale le retrait de ce projet, qui, s’il était adopté en l’état, mettra définitivement un terme au principe de l’indépendance de la Justice déjà largement entamé et  constituera un véritable obstacle pour la garantie des droits du Peuple  et des investisseurs en République Centrafricaine.

 

Elles prient le Gouvernement de procéder à une large concertation  avant d’engager une telle réforme qui touche au principe de séparation de pouvoir  prévu dans la Constitution du 27 décembre 2004.

 

 

 

Fait à Bangui le 26 août 2008

 

Ont signé

 

ACAT-RCA, Bruno Hyacinthe GBIEGBA

 

AFJC, Lydie Euloge MBELLET KOUNDJA

 

LCDH, Nganatoua Wanfiyo GOUNGAYE

 

MDDH, Adolphe NGOUYOMBO

 

OCDH, Mathias Barthélemy MOROUBA

 

RONGDH, Marie Edith DOUZIMA LAWSON

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 21:00

Ndlr Centrafrique-Presse : L'APRD a libéré début août dernier plusieurs personnes, essentiellement des peuhls de nationalité camerounaise et centrafricaine, prises en otage par des zaraguinas et les a remises aux autorités camerounaises et centrafricaines. C'est une honte pour les FACA qui, à l'image de leur chef, sont incapables de combattre efficacement les zaraguinas. Nous publions tel quel le bilan des opérations qu’a fait parvenir à la rédaction de Centrafrique-Presse.

 






LE BILAN DE L’OPERATION DU 31 JUILLET 2008.

 

Après l’offensive de l’APRD du 31 juillet 2008 aux environs de 9h sur les différentes bases des coupeurs de route appelés communément ZARAGUINA dans la zone limitée par les villages Hassana, Kaita, Ngaoukala et Degaulle. Ces villages sont situés dans la Sous Préfecture de Ngaoundaye.

Le bilan chiffré sur les otages est le suivant : 29 otages de différentes nationalités (Camerounaise, Centrafricaine et Tchadienne) ont été libérés dont un otage centrafricain blessé et 3 corps des otages non identifiés, tués par les coupeurs de route avant de fuir. Cependant les cadavres et les blessés de ces ravisseurs n’ont pas pu être rattrapés à cause de la forêt très dense à cette période.

La pression de l’APRD sur ces bandits de grand chemin est aussi forte que 11 otages camerounais ont pu échapper à leurs ravisseurs pendant le combat pour traverser la frontière et se rendre aux autorités camerounaises. L’APRD a pu récupérer et identifier 13 otages camerounais avec les photos à l’appui, qui ont été remis aux autorités camerounaises le samedi 02 août 08 à 12h, 2 otages tchadiens et 3 otages centrafricains y compris le blessé ont été remis aussi à l’ONG CICR basée à Paoua le même jour à 10h pour les remettre aux parents.

Il faut noter que parmi les otages, il y a 3 petites filles de 5, 12 et 13ans dont une camerounaise et 2 centrafricaines.

Une remarque aussi importante : les otages et leurs ravisseurs sont tous des peuls.


 


Les noms des otages camerounais :

 

1)         ABDOU OUMAROU, 12ans; berger camerounais; domicilié à Karang Pandjama; durée de détention 2mois.

2)         ADAMOU DAMDJI, 15ans; berger centrafricain; domicilié à Ngawi- RCA, durée de détention : 5mois; rançon imposée : 400.000fcfa

3)         BOUBA BOBBOI, 58ans; éleveur camerounais; domicilié à Mbang Rey; père de 15 enfants. durée de détention : 6mois et 20jours; rançon imposée : 3.000.000fcfa

4)         BOUBAKARY ISSA, 17ans, domicilié au carrefour Touboro, berger camerounais. durée de détention : 2 mois; rançon imposée : 1.000.000fcfa

5)         HAMADOU DJIRA, 45ans; éleveur camerounais; domicilié à Ngadji-maïnganga; père de 10 enfants. durée de détention : 6mois; rançon imposée : 200.000fcfa

6)         HAMADOU DJIGODE, 47ans; éleveur camerounais, domicilié à Karang pandjama, Père de 6 enfants. durée de détention : 2mois; rançon imposée : 300.000fcfa

7)         HAMAN DJOBDI, 26ans; éleveur camerounais, domicilié à Karang pandjama; célibataire. durée de détention : 2mois; rançon imposée : 200.000fcfa

8)         ILYASSOU ISSA, 20ans, éleveur centrafricain, domicilié au carrefour Touboro. durée de détention : 2mois; rançon imposée : 400.000fcfa

9)         OUMAROU DOUYE, 39ans, éleveur camerounais, domicilié à Karang pandjama, Père de 5 enfants. durée de détention : 2mois; rançon imposée : 500.000fcfa

10)     OUMAROU IOURAI, 45ans, éleveur centrafricain, domicilié à Karang pandjama. durée de détention : 2mois

11)     ROUKAYATOU MOUSSA ZAMENA (fille), 12ans; camerounaise; domicilié à Touboro. durée de détention : 7mois; rançon imposée : 500.000fcfa

12)     SALEH HAMADOU, 12ans; berger camerounais. durée de détention : 2mois; rançon imposée : 200.000fcfa

13)     SEIDOU ABDOU, 17ans, éleveur camerounais, domicilié à Touboro. durée de détention : 2mois; rançon imposée : 200.000fcfa

 

 

Les noms des otages centrafricains et tchadiens remis au CICR dont nous n’avons pas pu avoir leur photo :

 

DJAMILA GARAMA, âgé de 13ans, sexe féminin, nom du père GARAMA et de nom de mère MAIMOUNA, domiciliés à Pebee/ Berberati, de nationalité centrafricaine ; durée de détention : 4 mois ; rançon imposée est de 300.000fcfa.

 

DJOUWAIRA ALHADJI ALIM, âgée de 5ans, sexe féminin, nom du père ALHADJI ALIM et nom de mère HADJARA, domiciliés à Sabewa/RCA ; de nationalité centrafricaine. Durée de détention : 7 mois, rançon imposée est de 300.000fcfa.

 

ABDOULAYE BOUKAR, âgé de 30ans, sexe masculin, célibataire, nom du père BOUKAR MAL HABA et nom de mère ACHTA BOUBA, domiciliés à Adoum/Tchad ; de nationalité Tchadienne, durée de détention : 2 mois, rançon imposée est de 1.000.000fcfa

 

MAHADJOU MOUSSA, âgé de 17ans, sexe masculin ; célibataire, nom du père Feu MOUSSA et de mère GAMBO AYI, domiciliés à Ngoï/Tchad, de nationalité Tchadienne ; durée de détention : 2 mois et 12 jours, rançon imposée est de 300.000fcfa.

 

 

NB : au moment de la saisie de ce bilan, on nous apprend que les paysans du village Gbama ont retrouvé les corps de 5 coupeurs de route qui tentaient dans leur fuite de traverser le fleuve LIM et qui ont été noyés.

Nos éléments en mission de reconnaissance sur la zone de combat, viennent de nous informer qu’un otage égaré a pu traverser hier mardi 05 juillet 08 du coté Cameroun par un piroguier. Ce dernier otage vient grossir le nombre des otages libérés à 30 personnes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 20:45

par Joseph Nestor Ouamba-Patas

 



 

 "For re-establishing rule of Law and democracy in Central African Republic; it is compulsory to organize Inclusive National Dialogue. This, should be taken place abroad. And, Libreville the capital of Gabon is well-indicated even if its President Omar Bongo had given support to overcome freedom by coup d'Etat in Central African Republic. He must be implied in the process of peace, law and order in this country."   

 

Cemac has not yet the vested of democracy. In this region there is difficult to define democracy. On the eve of globalisation with its characteristics such as reforms, modernisation, innovation, promotion of struggle against poverty, many States over the world identify or recognize themselves in this move. Process to reach and appropriate values of freedom and democracy ; it is so good to make part of these global values. For that, action is better more than being talkative for nothing. And, States which compose the Monetary Economic Community in Central Africa are talkative for nothing about this move on freedom and democracy. Cameroon pleases evoking democracy vested, but its citizens do not enjoy Human Rights, and they quit their country because of the oppression practise by the Power of State. Chad by the way claims also living in democracy and without shame requires vested of democracy. No one has not yet taste to Chad democracy.

 

But this country is an example of the regime which expand the blood of its citizens. In Guinea Equatorial, members of the government call democratic their regime. Meanwhile, its citizens need to enter in the trend of modernity. It means officials in this country do not accept change. So, in Gabon, look with comments, more forty one years Omar Bongo is on Power of State as president. It is so pitiful that he says its country is in democracy. In Congo-Brazzaville, to be true saying that freedom is setting in, it is a big mistake. Those who find vested of democracy in this country are surely blind or suffered from myopia.

 

Then Central African Republic, the invocation of democracy vested is right. This country  had known democracy, experimented and implemented it. Central African Republic detains roots of democracy. But, these are overcome by coup organised by Bozize now on the head of this country. Now the sense of freedom is ignored  by Bozize and his regime. Democracy faces to real danger. If Bozize remains on the Power of State. Observing Central African Republic now, it is right to this country is in dystopia. Yet, as a bicycle chain, all these countries have a gangrenous of oppression. Democracy is a fake. Freedom is a pure imagination of those who govern these countries. It is not suitable to say States of Monetary and Economic Community in Central Africa have democracy vested. Something is to be done in order to turn these countries in the values of modernity. 

 

To get prosperity, stability and  sustainable rule of Law Cemac States should be confident in their capacity to act in the scopes which could bear them to improve their citizens standards of living. Cemac States could not be decoupled from global economy or global policy order It means that they do proclaim freedom and democracy, making efforts to put them in execution. Since colonization epoch until now Cemac States have not yet vested of democracy. To succeed they must rely on their own way of thinking to create common ideas reservoir. Cemac States are rich. Cemac zone is full of resources. It is an opportunity to use democracy and freedom in order to get change in this region.


 

**************************************************************************

 

 

La Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale ne peut se faire valoir des acquis de la démocratie à l'heure actuelle. C'est faux que d'entendre des politiciens de la zone Cemac évoquer les acquis de la démocratie. D'ailleurs  personne ne les voit. Ils sont imaginaires et n'existent que dans le subconscient des politiciens. Alors que la globalisation imprime son rythme de progression, ses règles de comportement et son objectif à atteindre les Etats de la Cemac ne sont pas encore appropriés les notions de la modernité, de la réforme ou d'adaptation. S'il faut dire une la globalisation ; c'est la démocratie version simplifiée sur fond de changement  par définition. Le Cameroun ne peut invoquer la démocratie. Son régime autoritaire, galvanisé par l'oppression dément tous ceux qui y trouvent des acquis de la démocratie.

 

Le Tchad qui se dit une démocratie n'est que l'ombre maléfique de celle-ci parce que tout simplement le Pouvoir de l'Etat est dans les mains d'un sanguinaire qui répand le sang de ses citoyens. La Guinée Equatoriale qui proclame la démocratie est son  fossoyeur. Le pays n'a jamais connu la démocratie pour qu'aujourd'hui les membres du régime au Pouvoir de l'Etat trouvent des acquis de la démocratie.

 

Le Gabon, voyez vous-même, Omar Bongo est à la tête du Pouvoir de l'Etat depuis quarante et un ans. Il n'y a pas lieu d'ajouter un mot. Comprenez cela vous-même : où sont les acquis de la démocratie? Et le Congo-Brazzaville la liberté n'y est pas. La démocratie est loin de la culture de son chef d'Etat.

 

Enfin la Centrafrique ; elle a des acquis de la démocratie. Elle a des racines dans la démocratie. Mais, le coup d'Etat de Bozizé a ébranlé ces acquis. Et le régime Bozizé écrase la démocratie et la liberté. Il est inapproprié de qualifier la Centrafrique sous le régime de Bozizé d'une démocratie.

 

Cela dit, comme une chaîne motrice de bicyclette, les Etats de la Cemac sont tous des  régimes d'oppression, qui méprisent les Droits de l'Homme. C'est du mensonge que de parler des acquis de la démocratie dans ces Etats. C'est une caricature insolente à l'égard des démocrates. C'est dire que la Cemac doit se moderniser au travers les valeurs de la liberté et de la démocratie. La Cemac doit  s'approprier ces valeurs. Elles sont porteuses de progrès, de stabilité et de paix. Cela dit, c'est un devoir pour la Cemac d'intégrer ces valeurs dans sa civilisation pour se transformer et changer. La Cemac n'a pas besoin des acquis imaginaires de la démocratie. Elle exige le concret, le réel et la prospérité. Pour ce faire elle doit pratiquer la démocratie et chérir la liberté.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 20:32

Le 13 Aout 1960-13 Aout 2008, 48 ans d'indépendance de votre pays la République Centrafricaine, Quel bilan faites-vous ?





Bonjour monsieur Vianney ! Et permettez-moi de vous remercier une fois de plus de m'avoir donné l'occasion de passer dans votre excellente émission. Mais avant de tirer un bilan quelconque de ces quarante-huit années « d'indépendance », permettez-moi que je revienne sur le mot indépendance qui est à mon sens une usurpation de mot car nous n'avons jamais obtenu une indépendance dans le vrai sens du terme. C'est donc une indépendance biaisée que l'on peut qualifié de purement et simplement formelle. Convenez avec moi monsieur Vianney que pour être indépendant faut-il encore disposer d'une certaine souveraineté du moins d'une certaine autonomie en matière de choix économiques et politiques. Or notre pays, la république centrafricaine fonctionne encore avec des accords et des conventions surannées dont l'immuabilité des termes depuis 1960 posent aujourd'hui des problèmes. Par exemple l'immixtion outrageuse de l'ex pays colonisatrice ou les diktats des institutions internationales comme la banque mondiale ou la FMI avec les fameux plans d'ajustements structurels des années 80 sont des éléments qu'il ne faudrait pas perdre de vue pour établir ce bilan combien sombre et désastreux. Ce qui n'exclue pas non plus la non moins grande responsabilité de la génération de ceux qui nous ont gouvernés et qui nous gouvernent aujourd'hui.

Monsieur Vianney, je ne vous apprends rien si je vous dis que le bilan de ces 48 années « d'indépendance » est terne et pas du tout satisfaisant. Tous les signaux sont au rouge malgré de réelles potentialités aussi bien humaines, végétales que minérales. Que de gâchis ! Quel gâchis ! L'on peut parler sans se tromper d'un pays en faillite dans tous les sens du terme. Faillite économique, Faillite en matière de système de santé et d'éducation, politisation de l'armée, démission des intellectuels, corruption, insécurité, irresponsabilité des gouvernants. En fait, la république centrafricaine est aujourd'hui un pays qui n'existe que de nom.

2-Vous aviez donner comme nom à votre Blog: Fini Kodé, que signifie ce terme.



Fini kodé veut dire littéralement en sango, langue nationale parlée sur tout le territoire de la république centrafricaine, convenez avec moi monsieur Vianney que c'est une chose rare en Afrique. Fini kodé veut dire tout simplement « la nouvelle manière ». Elle s'oppose à « m'gbèrè kodé », l'ancienne manière. Autrement dit, c'est une nouvelle manière de faire et de pratiquer la politique. Elle est en rupture radicale avec les m'gbèrè kodé. L'opposition entre Fini kodé et m'gbèrè kodé ne se conçoit pas en terme de génération mais en terme d'état d'esprit. Il y'a des personnes âgées qui ont un esprit fini kodé parce qu'elles ont une vision moderne de notre pays et des jeunes personnes qui sont des m'gbèrès kodé parce que celles-ci ont une vision rétrograde et aliénante.

 
3-Pour mieux éclairer nos Auditeurs, dites-nous, le projet de loi de Division Nationale, c'est quoi?

Mon article fait suite au récent projet de loi portant notamment pour le premier ; une amnistie sur des infractions liées aux évènements ayant provoqué le changement du 15 mars 2003. Pour le deuxième ; portant amnistie des infractions d'atteintes à la sûreté de l'état et à la défense nationale. Enfin pour le troisième ; portant amnistie des infractions commises par les éléments des forces armées centrafricaines à l'occasion des opérations de maintien de l'ordre et de la défense du territoire.


Ce projet de loi que j'ai qualifié de division nationale porte en effet des germes de provocations et de division que certains compatriotes n'hésitent à qualifier de loi scélérate. Alors que les centrafricains sont fatigués et on en marre des multiples conflits qui ont endeuillés le pays au point de réclamer unanimement un dialogue politique inclusif qui verrait la participation de tous les acteurs politique de notre pays, le pouvoir en place s'est appliqué hélas ! à mettre en place un projet de loi unilatérale et discriminatoire dans le seul but est de s'autoamnistier d'abord malgré sa grande part de responsabilité dans le déclin de notre pays et en exclure quelques acteurs importants de la vie politique de notre pays. Telle n'était pas la volonté manifeste des centrafricains.


Monsieur Vianney, les Centrafricains veulent aujourd'hui un dialogue politique inclusif qui aboutisse à une véritable paix durable et le font savoir. Le processus menant à ce dialogue doit passer nécessairement par une amnistie générale de tous les acteurs et non par une amnistie partiale et parcellaire comme le planifie le général Bozizé pour diviser et opposer indéfiniment nos compatriotes dans le seul but est de satisfaire sa soif de pouvoir.

4-En parcourant votre Blog et plusieurs sites et sources, nous avions constaté une méfiance des Centrafricains par rapports à ce projet de loi, pour certain c'est inacceptable, pourquoi selon-vous?

En effet, unanimement et en dehors de quelques caciques du pouvoir même les partisans du régime sont divisés et n'hésitent plus à prendre position contre ce projet. C'est vous dire combien les centrafricains ont trouvé inacceptable ce projet de loi et ne sont pas prêt à suivre Bozizé sur le chemin de la division. Pour la première fois dans notre pays un projet de loi n'a autant fait l'unanimité contre elle. Les centrafricains ont compris les manœuvres politiciennes de Bozizé pour ne pas aller au dialogue politique inclusif.


A se demander de quoi le régime de Bozizé a-t-il peur ? Pourtant, il s'agit tout simplement de se retrouver entre filles et fils du pays et de se parler parce que rien ne va plus. Nous ne pouvons continuer à nous haïr indéfiniment ! Car le pays nous appartient tous.

5-Quel impact un projet de loi comme celui-là risque d'avoir si impact il y a l'or des Élections qui auront lieu en 2010, en RCA.


Ce projet de loi a eu le mérite de faire l'unanimité contre lui par conséquent a permis pour la première fois depuis fort longtemps, aux différentes entités de l'opposition de dénoncer la même chose. Aussi bien l'opposition dite armée que l'opposition démocratique mais également diverses associations ont dénoncé ce stratagème. Bozizé a donné l'occasion aux multiples entités opposées à son régime qui jusque là faisaient route seules et qui ont plus ou moins de consistance, de se reconnaitre dans une même lutte par conséquent à légitimé une cause désormais commune. Cette reconnaissance à travers la lutte contre le même adversaire ne risque t-il pas de se transformer en une sorte d'alliance en 2010 ? Je ne serai pas très étonné qu'une démarche puisse se faire dans les prochains jours à juste raison par une sorte de front uni contre le régime de Bozizé.

 
6-Le 03 juillet dernier JP Bemba a été transféré à la Haye, ou il est accusé de Crimes commis dans votre pays par la CPI, pour vous et les Centrafricains en général que représente cette arrestation ?


L'arrestation de Jean-Pierre Bemba, inculpé pour crimes de guerre et exactions commises par ses troupes en Centrafrique a suscité émois pour les uns et satisfactions pour d'autres, elle a eu cependant au-delà des faits qui lui sont reprochés le mérite de poser clairement le problème de la raison d'être de la cour pénale internationale.


Monsieur Vianney, Il faut se poser la question de savoir si la cour pénale internationale est-elle uniquement un tribunal pour les ressortissants des pays pauvres et les sans grades, un tribunal politique ? Ou tout simplement un tribunal pour les vaincus ? Qu'en est-il alors de ceux qui hier encore étaient à l'origine de la déstabilisation de leur pays respectif et qui aujourd'hui sont au pouvoir par la grâce des armes après avoir tout cassé, tout saccagé, ont violé et tué également.


Et ce, avec la complicité directe, le silence coupable des institutions régionales, internationales ou carrément avec l'aide de certains états dont nous tairons ici les noms par simple pudeur tant ces états sont parés d'oripeaux démocratiques ou se réclament de la patrie des droits de l'homme.


Que réserve alors la cour pénale internationale aux auteurs de coup d'état souvent aux conséquences graves contre les régimes élus ? Le pouvoir au bout du canon a-t-il la bénédiction de la dite cour ? Qu'en penses l'union africaine ? Et les nations-unis ? Et la France ? La chaine de responsabilité ne doit-elle s'arrêter qu'aux vaincus et aux plus faibles ? C'est-à-dire se limiter seulement aux conséquences. Mais alors, qu'en est-il des véritables raisons ? Voilà qui soulève la question des limites de la démocratie dans les pays pauvres face aux coups d'états financer et soutenu souvent par d'autres pays.


7- En terminant Bemba est-il seul dans cette affaire d'après vous ? Qu'attendent les Centrafricains de la Justice Internationale ?


Ne serait-il pas plus juste et plus cohérent en dehors de toutes considérations partisanes et de toute passion de se poser les questions suivantes pour la manifestation de la vérité et établir une chaine des responsabilités. Les centrafricains dans leur majorité ne demandent qu'à comprendre, à connaitre la vérité. Comme toujours les véritables questions ne sont pas posées, comme toujours, on essaie de tromper la vigilance de notre bon peuple en jouant avec leur fibre affective pour dédouaner les véritables coupables.


Il est vrai que nos mères et nos sœurs ont été violées, nos pères, nos frères ont été battus, humiliés pour finir par être tués par les troupes de Bemba et cela est, je le répète condamnable à plusieurs égards


Mais à vouloir trop mettre l'accent sur le problème des viols de femmes et autres exactions des éléments du MLC durant leurs contre offensive, on en n'oublie même le principal motif de leur venue. Pourquoi et comment se fait-il que les autorités du défunt régime sont aculées au point de faire appel plutôt aux troupes du MLC qu'à des troupes conventionnelles, le rôle réellement joué par les uns et les autres.

 
Monsieur Vianney, à présent que le processus est amorcé par la cour pénale internationale, il faudrait que la cour pénale internationale aille jusqu'au bout de la logique et que d'une part les différentes chaines de responsabilité concernant aussi bien tous ceux qui ont occupé une fonction décisionnelle quelconque que les auteurs de coups d'états soient établi définitivement pour la manifestation de la vérité vraie pour qu'enfin la population de la république centrafricaine le sache et se réconcilie définitivement avec elle-même.


D'autre part, au-delà du procès Bemba, c'est aussi le procès des organisations internationales incapables de se prononcer définitivement et fermement sur les auteurs des coups d'états contre des régimes élus démocratiquement, C'est le procès des accords de défense non respecté, C'est le procès des Etats-Unis d'Amérique et de la France qui ont fait pression sur le régime Patassé pour se séparer des troupes libyennes et n'ont pas proposer une alternative pour garantir la survie du régime et la sécurité des biens et des personnes , C'est le procès d'une armée nationale politisée, c'est le procès de toute la classe politique centrafricaine dans son ensemble qui sont à faire.



Interview réalisée par Jean Marie VIANNEY


Samedi 23 AOUT 2008 à 07 heure 00 am (Ottawa , canada) soit 13 heure 10 à Paris
émission "Afriqueplus"

 
www.chuo.fm ( 89.1 FM)


www.afriqueplus.net

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 20:19

APA Bangui 2008-08-25 (Centrafrique) Le gouvernement centrafricain a débloqué 1,5 milliards de FCFA pour répondre favorablement aux revendications du personnel de la Société centrafricaine des télécommunications en grève depuis le 11 août dernier.

Le financement est destiné à éponger les trois mois d’arriérés de salaires dus au personnel et à acheter des équipements techniques pour la mise en œuvre d’un projet de téléphonie mobile, principales revendications des grévistes.

La décision de décaisser les fonds a été prise à l’occasion du conseil des ministres, réuni jeudi dernier par le président Francois Bozizé, a indiqué le ministre centrafricain des télécommunications Fidèle Ngouandjika.

«Suite au conseil des ministres présidé jeudi par le Chef de l’Etat, le gouvernement a décidé de décaisser 1,5 milliard de FCFA à la SOCATEL pour le paiement des arriérés de salaires et l’achat des équipements nécessaires à la mise en oeuvre du projet de la téléphonie mobile», a indiqué M. Ngouandjika.

Le délégué du personnel Kangabè a indiqué à APA a que le mouvement de grève a pris fin parce que les revendications des grévistes sont satisfaites.

«Nous n’avons même pas besoin de tenir une assemblée générale pour lever le mot d’ordre de grève car tout le personnel de la SOCATEL est satisfait à 100% par rapport à la suite que le gouvernement vient de réserver à leurs revendications», a dit M. Kangabè.

Au cours d’une assemblée générale, jeudi dernier, les six principales centrales syndicales centrafricaines ont décidé de soutenir la grève du personnel de la SOCATEL qui a conduit le même jour au limogeage du directeur général de la société et de quatre de ses collaborateurs, dont le directeur de la comptabilité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 20:16



APA-Bangui 2008-08-24 (Centrafrique) Le président centrafricain, François Bozizé, a détruit symboliquement samedi, quelque 461 armes légères et a lancé le Programme de contrôle et Réduction des Armes Légères et de Petits Calibres (ALPC), a constaté APA.

L’acte du président Bozizé est intervenu lors de la réception du rapport final du Séminaire sur la Réforme Secteur de la Sécurité (RSS).

Le chef de l’Etat s’est dit convaincu que l’intégration au sein du processus de Réforme du Secteur Sécuritaire, de toutes les questions inhérentes à la gestion politique, stratégiques de la défense nationale, de la sécurité publique, du désarment de la démobilisation et de la Réinsertion, de Réduction et du contrôle efficace des Armes légères et de Petits Calibres est d’une nécessité impérieuse.

Le général Bozizé a invité les parties impliquées département ministériel, organisme étatique et non étatique, organisation de la société civile, le parlementaire, les médias, chaque citoyen et chaque citoyenne à apporter leur contribution à la construction de cet édifice combien complexe, mais combien exaltant.

« Le gouvernement et le peuple centrafricain ont la volonté et la capacité de collecter les armes légères qui circulent de manière illégale sur notre territoire et qui constituent un facteur de blocage et d’investissement extérieur dans notre pays », a lancé Bozizé aux partenaires au développement présents à la cérémonie.

« Je vous exhorte d’être nos fidèles interprètes auprès de vos pays et vos organisations respectives afin de nous apporter les appuis multiformes substantiels pour nous permettre d’étendre ce projet sur tout le territoire national et ramener la paix et la sécurité de manière définitive et durable», a conclu le Président de la République.

Le Séminaire National sur la Réforme du Secteur de la Secteur de la sécurité (RSS), tenu en avril 2008, avait pour objectif de transformer le système de sécurité dans son ensemble afin qu’il opère d’une façon plus compatible avec les normes démocratiques et les principes de bonne gouvernance.

De même, ce système doit répondre aux besoins et attentes de la population en matière de sécurité humaine, indiquent les autorités.

Concernant le Projet de Réinsertion des Ex Combattants et d’Appui aux Communautés (PRAC), c’était au cours de la période de septembre 2004 au février 2007, que ce projet a posé les bases des différents volets d’un programme intégré visant à lutter contre la prolifération des armes légères en République Centrafricaine.

Ce projet a mis en évidence, à travers une étude réalisée par ‘’Small Arms Survey’’ en 2005, que plus de 50.000 armes légères et de petits calibre circulent illégalement dans le pays.

S’agissant la mise en œuvre du projet de l’ALPC, le coût total du projet est estimé à 2 millions de dollars US, soit environ 850 millions de francs Cfa financé par le gouvernement japonais.

Ce projet ALPC s’inscrit dans le cadre du Programme d’action des Nations-Unies issu de la conférence internationale sur les armes légères et petits calibres tenus en 2001 à News-York.

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 00:51




Bangui, 23 août 08 (C.A.P) – Bozizé a longuement reçu les députés de sa majorité parlementaire KNK mardi 18 août dernier pour leur prêcher la bonne parole au sujet des projets de loi en examen pour adoption à l’Assemblé nationale actuellement en session extraordinaire on ne sait jusqu’à quand.

Selon les indiscrétions de certains participants à cette rencontre, pour l’un des projets de loi, notamment celui qui vise à réformer le Conseil supérieur de la magistrature et qui fait précisément l’objet d’un bras de fer entre le ministre de la justice, le nullard zélé Thierry Maléyombo et les magistrats, Bozizé aurait remis aux députés KNK la somme de 4.000.000 de f CFA (environ 6.000 euros) en leur demandant de le lui voter tel quel. Les magistrats apprécieront.

S’agissant des trois autres projets de loi portant sur l’amnistie générale préalable à la tenue du dialogue politique inclusif dont toute l’opposition civile et armée réclame le retrait, Bozizé aurait martelé que l’amnistie pourrait bénéficier à Patassé mais il est pour lui hors de question que celle-ci soit étendue à l’ancien ministre de la défense et actuel président de l’APRD Jean Jacques Demafouth. Voilà qui a le mérite de la clarté. C’est à se demander si Bozizé a des problèmes personnels à régler avec ce dernier.

Bozizé on le voit, ne veut pas du dialogue politique inclusif. Ses préoccupations de l’heure sont plutôt de savoir comment faire pour organiser au mieux la fraude  devant assurrer sa victoire électorale aux présidentielles de 2010.

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 23:37

Le Bureau remanié du MLCJ se présente comme suit :

Président…………….Abakar SABONE.

Vice-président……Yékoua Kétté ROBERT

Secrétaire Général…..KomboMustapha JUSTIN

Chargé de la Défense et à la Sécurité………….Omar M’BETIBANGUI

Chargé de la Communication et Porte Parole….Emmanuel Moctar BELLO

Chargé aux Relations Extérieures……..Moise DERBISSAKA

Chargé de la Condition Féminine……Cécile WALINGBA

Chargé à l’Education et à la Santé….   Dr Marie Ngondé ANNICK

Chargé des Affaires Economiques et Financières….Maléka Giscard VALERIE

Chargé des Affaires Juridiques, Sociales et de la prévention des Violences contre les populations et la protection des Droits de l’Homme…….Kolikamba Djim GASTON

Conseiller Politique…….Aroun Koisset MOUSSA


Fait le 22 août 2008



Le Général Abakar SABONE

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 23:23

Après l’adoption, à l’unanimité, de l’organigramme, par l’Assemblée Générale Extraordinaire, il a été procédé à l’élection de nouveaux membres du Bureau Politique.

Afin de ménager un climat de confiance et de sérénité au sein de MLCJ. L'Assemblée Générale Extraordinaire a opté pour la recherche de consensus dans l’élection des nouveaux membres.

S’agissant du poste de Président, l’Assemblée Générale a décidé de reconduire à la tête de MLCJ le Président Fondateur, Abakar SABONE.

 

L’Assemblée Générale Extraordinaire a demandé au Bureau Politique nouvellement installé d’élaborer en urgence le Règlement intérieur de MLCJ, permettant un fonctionnement Démocratique et moderne du mouvement et de procéder au recrutement des personnes ressources, en vue de combler les postes laissés non pourvus à l’issue de l’élection.

 


4-Promotion en Grades des Officiers de MLCJ.


L’Assemblée Générale Extraordinaire a approuvé, à l’unanimité, la proposition du Haut Conseil Suprême Militaire et Politique de MLCJ de procéder à des promotions en Grades des Officiers cadres de MLCJ.

Au Grade de General de Brigade :  Abakar SABONE


                                                        


Au Grade de Colonel :
Yékoua Kétté ROBERT

 

5-Dialogue Politique Inclusif

 

De l’avis des participants à l’Assemblée Générale Extraordinaire, le MLCJ reste toujours ouvert à toute négociation de Paix avec le Gouvernement Centrafricain et réaffirme sa disponibilité totale à y participer.

Tous les points inscrits à l’ordre du jour étant épuisés, le Président a levé la séance à 16h00.

Une collation a clôturé l’ensemble des travaux.

Fait, le 22-Aout 2OO8.

 

Le Président

 

Gal de Bde  Abakar SABONE.

 

 

                  

 

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