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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 23:59

 



 

Un an après son élection, seuls 28% des personnes s’affirment satisfaites de l’action du Président, selon un sondage pour «Paris-Match».

 

AFP LIBERATION.FR : mardi 22 avril 2008

 

 

72% des Français se disent mécontents du bilan de Nicolas Sarkozy, contre 28% qui s'affirment satisfaits, un an après son élection à la présidence de la République le 6 mai 2007, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris-Match à paraître jeudi. Ce chiffre vient amplifier celui de notre propre sondage publié lundi, dans lequel 59 % des personnes considèrent que cette première période du quinquennat est «plutôt un échec».

 

Le chef de l'Etat fait beaucoup moins bien que son prédécesseur à l'Elysée Jacques Chirac qui, en avril 2003, un an après sa réelection, recueillait 58% de jugements positifs sur son action. Les Français ne sont en outre que 35% à considérer que Nicolas Sarkozy a tenu, durant l'année écoulée, les engagements qu'il avait pris durant sa campagne présidentielle, 65% étant d'un avis inverse. La façon de présider du chef de l'Etat n'est jugée meilleure que celle de ses prédécesseurs que par 17% de Français (et seulement 42% des sympathisants UMP), 35% la trouvant «moins bonne» et 48% «ni meilleure ni moins bonne». Quant à son projet pour la France, s'il est jugé «ambitieux» par 62%, 50% l'estiment «peu crédible», tandis que 40% pensent qu'il «va dans la bonne direction» et qu'il est «clair».


Ce jugement sévère se double d'un fort pessimisme pour l'avenir, notamment sur le plan économique. 6% seulement pensent que la situation économique s'est plutôt améliorée durant la première année de mandat de Nicolas Sarkozy, contre 48% qui considèrent qu'elle s'est détériorée et 46% qu'elle n'a pas changé. En outre, la mise en place d'un plan de rigueur est jugée inéluctable par 80% des personnes interrogées, contre 19% d'un avis opposé. Un an après son élection, 58% des Français disent ne pas faire confiance au Président pour «mettre en place les réformes nécessaires» contre 42% qui lui font toujours confiance.

Sondage réalisé par téléphone les 17 et 18 avril auprès d'un échantillon national de 956 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée à la Commission des sondages.

 


 

Coopération : "Nicolas Sarkozy entre mercantilisme et militarisme",

 

Quotidien Mutations 22 Avr 2008

 

Analyses des rapports entre la France et l'Afrique depuis l'arrivée il y a près d'un an d'un nouveau locataire à l'Elysée.


Par Achille Mbembe*


En visite en Afrique du Sud où la France souhaite décrocher de très juteux contrats dans les domaines de l'énergie électrique et nucléaire, Nicolas Sarkozy a prononcé, le 28 février dernier, un discours devant le Parlement sud-africain réuni au Cap. L'an dernier à Dakar, il s'était fait rabrouer par l'intelligentsia africaine et certains milieux intellectuels français à la suite d'une péroraison sur " l'homme noir " aux relents racistes et colonialistes.

Le handicap français


Le poids des liens commerciaux entre la France et l'Afrique du Sud aidant, le chef de l'État français a cette fois été un invité plus courtois, ce qui lui a valu quelque bienveillance de la part de ses hôtes. Malgré ces progrès en matière de bienséance, force est de constater que la méfiance, le scepticisme et, dans certains cas, l'opposition à la politique française en Afrique persistent.


Exaspération, gêne et fatigue ont progressivement gagné et les élites intellectuelles et politiques, et les milieux d'affaires, et la jeunesse africaines. Nombreux sont désormais ceux pour qui la manière dont la France se comporte sur le continent depuis l'époque coloniale et le traitement réservé aux Africains en situation irrégulière ont largement érodé le peu de crédit moral dont elle pouvait encore se prévaloir. Il faudra donc sans doute plus que des mots pour convaincre l'opinion africaine qu'un changement radical est en cours.

Malgré l'ampleur de la défection, deux points du discours de Sarkozy valent pourtant la peine que l'on s'y arrête. Il y a d'abord l'intention proclamée de "refonder" les relations entre la France et l'Afrique par le biais, entre autres, d'une révision des accords militaires signés à la veille des indépendances. Il y a, d'autre part, les considérations sur l'immigration et, entre les deux, l'annonce d'une initiative de deux milliards et demi d'euros en cinq ans comportant la création d'un fonds d'investissement et d'un fonds de garantie dotés chacun de 250 millions d'euros, et le doublement de l'activité de l'Agence Française de Développement en faveur du secteur privé.

À supposer que cette dernière initiative prenne effectivement corps (alors que l'État français est à peu près en faillite), les sommes en jeu sont simplement dérisoires lorsqu'on les compare aux dizaines de milliards d'euros qu'Alsthom et le consortium dirigé par Areva engrangeront d'ici l'an 2025 en Afrique du Sud. Elles sont, en outre, largement inférieures aux ressources financières mobilisées par la Chine en Afrique au cours de la même période.
Les échanges commerciaux entre l'Afrique et la Chine s'élèvent désormais à plus de 50 milliards de dollars par an. Avant la fin de la décennie, cette somme sera multipliée par deux. Dans la nouvelle course vers les richesses de l'Afrique qui marquera les cinquante prochaines années, le handicap français reste donc lourd.

Des réformes en trompe-l'oeil


L'intention de refonder les rapports franco-africains n'est, quant à elle, guère originale. Chaque nouveau chef d'État français, de Pompidou à Giscard d'Estaing, Mitterrand et Chirac, s'est fendu d'une telle proclamation en arrivant au pouvoir. On sait ce qui est arrivé par la suite. Par ailleurs, sur le plan symbolique, cette proclamation aurait sans doute eu un bien plus puissant éclat si elle avait été faite dans une capitale du " pré carré ", royaumes de satrapes nègres que la France n'a eu cesse de soutenir aveuglément depuis la décolonisation. C'est en très grande partie à cause de ce soutien que la plupart de ces pays sont aujourd'hui au bord de la ruine et de la guerre civile, tandis que l'essentiel de leurs jeunesses et de leurs forces vives n'a plus en tête que de s'en aller ailleurs. À la vérité, en appelant à refonder les relations franco-africaines, Sarkozy cherche surtout à neutraliser une revendication qui risque de servir de cri de ralliement à l'opposition africaine contre la France dans les décennies qui viennent. Il s'inscrit dans la logique des "petites réformes " inaugurée par De Gaulle lors du discours de Brazzaville en 1944.

L'on sait aujourd'hui que la décolonisation à la française a ressemblé, en bien des points, aux traités inégaux que l'on impose aux pays vaincus lors des guerres. Les accords signés par la France et les nouveaux dirigeants africains au moment des indépendances avaient été rédigés dans le secret le plus absolu. Ils ne légalisaient pas seulement le régime de capitations qui avait permis le pillage des richesses africaines par les firmes françaises au milieu du XIXème siècle.
L'un des aspects les plus scandaleux de ces traités est celui qui octroie à des soldats français stationnés dans des bases militaires en Afrique le droit de tirer sur des citoyens africains lors de dissensions internes ou au cas où la France jugerait ses intérêts menacés en Afrique. Depuis presque 50 ans, les mouvements africains d'émancipation exigent l'abrogation de ces traités de la honte. Nicolas Sarkozy dit maintenant vouloir les " adapter aux réalités du temps présent ". On l'y encourage et on le jugera sur les faits.

Les dangers d'un nouvel interventionnisme


Pour le moment et comme cela a souvent été le cas dans le passé, le contraste entre le discours et la réalité est saisissant. Un nouvel interventionnisme français en Afrique se dessine. Il combine mercantilisme et militarisme tout en sacrifiant verbalement à l'humanitaire, cette vieille piété du XIXème siècle dépoussiérée et remise au goût du jour par les croisés du " droit d'ingérence ".
Le Tchad, où la France est impliquée dans des guerres intestines depuis l'époque coloniale est, pour l'instant, le lieu privilégié d'expérimentation de ce nouvel interventionnisme, et pour cause. Avec la Centrafrique et Djibouti, il n'est pas seulement un immense terrain d'entraînement pour les armées de la république et un dépotoir pour toutes sortes de déchets militaires. Il fait aussi partie du ventre mou de ce cordon pétrolier africain qui va désormais du Golfe de Guinée à l'extrémité orientale du Sahara et jusqu'aux confins nilotiques.

Dans son intervention dans cette région, la France a réussi à s'abriter sous le parapluie européen. Après ce qui est arrivé au Rwanda, elle compte ainsi externaliser les risques, dans cette poudrière où un cycle de massacres est en cours au Darfour. Contrairement à l'hécatombe rwandaise du siècle dernier, le génocide au Darfour n'est pas sans lien avec le nouveau cycle de la prédation des richesses africaines engagé par les puissances externes (Chine, États-Unis) pour le contrôle des ressources pétrolières, sur fonds de guerre contre le terrorisme.


Au demeurant, il n'est pas exclu que d'autres régimes soutenus par la France et faisant partie de cet arc pétrolier soient, dans un avenir pas tout à fait lointain, aspirés par le tourbillon de conflits liés à ce nouveau cycle de la prédation. C'est notamment le cas du Cameroun où l'autocrate local s'efforce de changer la Constitution afin de pouvoir régner à vie. Pour leur reproduction, de tels conflits dépendent généralement de la constitution de véritables marchés militaires liés à, et soutenus par, des réseaux internationaux.

Sarkozy veut également associer le Parlement français aux grandes orientations de la politique de la France en Afrique. Viendrait-elle à se réaliser, cette initiative constituerait sans doute, sous certaines conditions, une belle avancée démocratique. Car sous la Vème République, la politique africaine fait partie du domaine éminent du Prince qui la conçoit, la dirige et la conduit à la manière d'un fief, dans le secret le plus total. L'opacité qui entoure cette politique, sa quasi-privatisation par les présidents français successifs et l'absence totale de transparence qui la caractérise ont largement contribué à en faire une arme absolue de violence et de corruption.

Immigration et xénophobie d'État


La partie sans doute la plus démagogique du discours de Sarkozy avait trait à l'immigration. Il va de soi que chaque État a le droit de déterminer librement sa politique dans ce domaine. Encore faut-il que cette politique soit en accord avec les droits humains fondamentaux et, pour ce qui nous concerne, qu'elle ne soit le prétexte ni à l'instauration d'une xénophobie d'État, ni à une réactualisation des formes de racisme que la colonisation avait largement utilisé. Or, on sait qu'en France, cette ligne est aujourd'hui des plus ténues. Sarkozy suggère que la France et l'Afrique ont un même intérêt à une meilleure régulation de la mondialisation. Or, l'une des contradictions de la mondialisation est de favoriser l'ouverture économique et financière tout en durcissant le cloisonnement du marché international du travail. Le résultat est la multiplication des empêchements à la circulation des gens et la normalisation des conditions liminales dans lesquelles sont enfermées les populations jugées indésirables au nom de la raison d'État.

En France en particulier, l'on a assisté au cours des dix dernières années à une formidable expansion et miniaturisation des logiques policières, judiciaires et pénitentiaires ayant trait à la police et l'administration des étrangers. Sarkozy lui-même a contribué à mettre en place des dispositifs juridiques et réglementaires visant non seulement à produire chaque fois un nombre considérable de " sans-papiers ", mais aussi à justifier les pratiques d'entreposage, de rétention, d'incarcération, de cantonnement dans des camps, de rafles et d'expulsions des étrangers en situation irrégulière.


Il en a résulté non seulement une prolifération sans précédent de zones de non droit au coeur de l'État de droit, mais aussi l'institution d'un clivage d'un genre nouveau entre les citoyens auxquels l'on s'efforce d'assurer protection et sécurité d'une part, et d'autre part une somme de gens, pour la plupart des Noirs d'Afrique, littéralement privés de tout droit, livrés à une radicale insécurité et ne jouissant d'aucune existence juridique.
Toutes proportions gardées, l'institutionnalisation, l'extension et le renforcement d'un état permanent d'exception vis-à-vis des étrangers est en passe de devenir pour la France ce que Guantanamo est pour les États-Unis. Dans les deux cas, il s'agit de priver l'étranger ou le présumé terroriste de tout droit, y compris ceux qui leur sont officiellement reconnus par les conventions internationales.
C'est ce racisme d'État qui fait de son discours sur l'immigration un exemple de démagogie. Or, tant que perdure cette xénophobie d'État, il sera difficile de convaincre les Africains qu'une refonte radicale des relations franco-africaines est en cours.

La volonté d'ignorance


Pour le reste, la connaissance que Sarkozy a des dynamiques des sociétés africaines sur le temps long reste très superficielle. L'histoire du continent est réduite à deux moments traumatiques : l'esclavage dont il reconnaît qu'il fut un crime, et la colonisation dont il continue de penser qu'elle ne fut qu'une " faute ".
D'autre part, il continue d'en percevoir les réalités à travers les clichés traditionnels - les paysans, les " chefs " et les " anciens ", ces poncifs de l'ethnologie africaine du dimanche. Il a encore beaucoup de peine à ouvrir les yeux sur les dimensions modernes, urbaines, diasporiques et cosmopolites du Continent - l'Afrique des méga-villes, des jeunes éduqués et sans emplois formels, des intellectuels, écrivains, artistes, entrepreneurs, juristes et avocats, des gens qui bougent, inventent, créent, et sont très largement au fait des mutations du monde de notre temps. Certes, il admet la distension de la relation franco-africaine mais en propose une analyse escamotée. Que les intentions du gouvernement français en Afrique fassent en permanence l'objet de suspicions découle d'une longue tradition de duplicité qui consiste à faire un éloge rhétorique des valeurs universelles tout en soutenant aveuglément des tyrans brutaux et corrompus qui ont causé la ruine de leurs pays.

Par ailleurs, la perception selon laquelle la France se ferme sur elle-même n'est pas une illusion d'optique. Il suffit de se rendre dans n'importe quel consulat de France sur le continent pour se rendre compte de l'indignité à laquelle sont exposés les demandeurs de visas, les professionnels y compris. Il faut, affirme-t-il, " changer le modèle des relations entre la France et l'Afrique si l'on veut regarder l'avenir ensemble ". Le point de départ de la refondation des rapports franco-africains ne saurait se limiter, comme l'indique Sarkozy, à la reconnaissance par la France de ses intérêts et au fait de les assumer. Le point de départ, c'est la recherche d'un point d'équilibre entre ses intérêts et ceux des peuples africains.

*Professeur de sciences politique à l'université du Witwatersrand, Johannesburg, Afrique du Sud.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 23:33


 

Source: Première Urgence (PU) Date: 22 Apr 2008


Depuis début 2005, le Cameroun fait face à un afflux de ressortissants centrafricains qui s’est intensifié dans le courant de l’année 2006. Ces réfugiés centrafricains, composés principalement de pasteurs Mbororos continuent à affluer dans les provinces camerounaises de l’Est et de l’Adamaoua, frontalières avec la République Centrafricaine. A ce jour, plus de 45.000 réfugiés ont été enregistrés par l’UNHCR. La présence massive de cette population sur le territoire camerounais (provinces de l’Est et de l’Adamaoua) résulte du climat d’insécurité qui prévaut toujours dans le Nord et l’Ouest de la République centrafricaine.

 

Hébergement des familles centrafricaines réfugiées au Cameroun.

 

Les camerounais habitant dans cette zone et plus particulièrement les réfugiés centrafricains patissent de conditions médiocres d’accès à l’eau mais également de la précarité des structures de santé. Des tensions existent entre réfugiés et populations autochtones pour l’accès à l’eau, les points d’eau n’étant pas suffisants et souvent en mauvais état (30% des pompes à main équipant les puits et forages seraient défectueux).

 

Maternité de Bertoua, Est Cameroun.

 

Dans les centres de santé, l’état des locaux est parfois déplorable et représente en lui même un danger pour la santé (déchets médicaux peu brûlés, aiguilles utilisées non jetées et 30% des structures de santé n’ont pas accès à l’eau).

Première Urgence a donc décidé d’ouvrir une nouvelle mission dans la partie Est du Cameroun afin de venir en aide aux populations centrafricaines vulnérables.

 

Les programmes qui vont être mis en place, avec le soutien financier de l’UNHCR et de l’UNICEF, doivent permettre un accès aux infrastructures de santé et à l’eau et l’assainissement dans des conditions acceptables en faveur de 600.000 personnes et en particulier les populations vulnérables, réfugiées, maternelles, et infantiles dans la région de l’Adamaoua et de l’Est.

Corinne Hannion, Chef de Mission au Cameroun est partie le 19 avril pour mener à bien ce programme.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 17:49

Rencontre entre la délégation du Comité préparatoire du dialogue politique en Centrafrique et le Bureau de coordination des signataires du Manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique.

 


 

Le lundi 14 avril 2008 a eu lieu au 11, rue de Moscou - Paris 8ème (France) une rencontre entre la délégation du Comité préparatoire du dialogue politique en Centrafrique et celle du Bureau de coordination des signataires du Manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique.

 

Cette rencontre qui s’est déroulée de 14 heures 46 minutes à 16 heures 15 minutes a permis aux représentants des deux délégations d’échanger de manière directe et ouverte sur le futur dialogue politique.

 

Ont participé à la rencontre :

 

Pour le Comité préparatoire du dialogue


M BERHANOU ABEBE, représentant de l’association suisse CDH (Centre pour le Dialogue Humanitaire) et président du Comité préparatoire du dialogue politique en Centrafrique

M. Freddy NKURIKIYE, représentant de l’association suisse CDH

Général Xavier Sylvestre YANGONGO

M. Claude LENGA, représentant du Kwa Na Kwa/Mouvance présidentielle

M. André Nalké DOROGO, représentant du parti MLPC

M. Ferdinand DAGO, représentant de l’association politique LONDO

M. Vincent MAMBATCHAKA, représentant de la société civile

 

Pour le Bureau de coordination des signataires du Manifeste


Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, président du Bureau de coordination

M. Sylvain DEMANGHO, secrétaire général du Bureau de coordination

M. Christian DARLAN, trésorier du Bureau de coordination

M. Claude YABANDA, membre de la coordination

 

Des interventions et échanges entre les participants à cette rencontre, il ressort les points importants concernant l’objectif de la mission du Comité en France, le schéma général retenu à Bangui pour la tenue du dialogue et les points fondamentaux que la délégation du Bureau de coordination des signataires du Manifeste souhaite voir mentionner dans le rapport final du Comité préparatoire du dialogue.

 

Objectif de la mission du Comité préparatoire du dialogue en France

 

§        Prendre contact, informer et persuader les acteurs/protagonistes en France de la crise centrafricaine sur l’importance du prochain dialogue politique ainsi que de l’intérêt de leur participation à ce forum national. Par ailleurs, parallèlement à la mission qui séjourne en France, d’autres délégués du Comité seraient envoyés à Libreville (Gabon) à Tripoli (Libye) à Cotonou (Bénin) et à Lomé (Togo)

 

Schéma général retenu par le Comité pour la tenue du dialogue

 

§        Le dialogue doit s’inscrire dans le cadre des institutions en place, notamment de la Constitution adoptée en 2005.

§        le dialogue aura lieu 45 jours après le 25 avril 2008, date prévue pour la remise du rapport final du Comité au chef de l’Etat.

§        le lieu retenu pour accueillir le dialogue est la ville de Bangui, sous réserve de la prise par les autorités de mesures sécuritaire et judiciaire de décrispation.

§        le nombre total de participants au dialogue est fixé à 150

§        la durée du dialogue est fixée à 17 jours

§        le budget alloué au Comité préparatoire du dialogue est géré directement par les Nations unies. En ce qui concerne le financement du coût de la participation des représentants du CDH aux travaux du Comité préparatoire, il est pris en charge à 100% par l’association suisse.

§        Le budget proprement-dit du dialogue sera géré par les Nations unies. Toutefois, en dehors de la participation prévisionnelle de l’Etat centrafricain à ce budget, laquelle serait à hauteur de 150 millions de FCFA, aucune autre information sur le montant global du budget du dialogue ainsi que des autres partenaires financiers  n’est disponible.

 

Points fondamentaux que la délégation du Bureau de coordination des signataires du Manifeste souhaite voir mentionner dans le rapport final du Comité préparatoire du dialogue

 

Après avoir rappelé les raisons à la base de la démarche du Manifeste, la délégation du Bureau de coordination a insisté sur l’importance de la prise en compte des conditions formulées par tous les signataires du Manifeste pour ce prochain forum politique national :

 

§        la question de la légitimité du pouvoir. Si la légalité du régime du Général François Bozizé ne souffre d’aucune contestation si l’on s’en tient de manière formelle aux élections de 2005, il est illusoire de prétendre que ce dernier bénéficie aujourd’hui d’une quelconque légitimité. En effet, ce régime a perdu depuis longtemps toute légitimité pour cause de ses multiples et graves atteintes aux droits de l’homme, ses crimes et assassinats massifs dans les régions Nord-Ouest et Nord-Est du pays, ses nombreux manquements dans le domaine de la bonne gouvernance, etc. 

§        le lieu du dialogue doit être à l’étranger car la ville de Bangui ne saurait accueillir tous les participants pour des questions évidentes de sécurité mais aussi de sérénité dans les échanges

§        le caractère véritablement inclusif du dialogue avec la participation sans aucune contrainte de tous les protagonistes de la crise que vit le pays depuis les années 1995/96

§        la nécessité de la prise réelle de mesures d’apaisement par la promulgation d’une loi d’amnistie pour les crimes de droit commun

§        les décisions et résolutions qui seront issues du dialogue doivent être totalement et impérativement exécutoires et opposables à toutes les parties prenantes

§        attirer l’attention de tous les protagonistes nationaux et internationaux du « dialogue politique en Centrafrique » sur le grand risque de voir le pays se transformer en « une nouvelle Somalie » en cas d’échec de ce forum national.

 

 

 

Fait à Paris, le 15 avril 2008

 

Pour le Bureau de coordination des signataires du Manifeste,

Le Secrétaire général


Sylvain DEMANGHO

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 17:43




 

Après tant et tant de tergiversations, de louvoiement, de scepticisme, bref, de doute, le processus du dialogue politique inclusif en Centrafrique paraît maintenant bel et bien amorcé.  En juger par les récents et derniers tours de chauffe effectués par des délégations du comité préparatoire qui ont rencontré il y a quelques jours à Paris, plusieurs personnalités politiques susceptibles d’y prendre part ainsi que le week-end dernier à Lomé, l’un des protagonistes sinon le plus important des protagonistes, l’incontournable président Ange Félix Patassé avec qui la délégation  s’est longuement entretenu. On le voit, le processus avance et est sur la dernière ligne droite, n’en déplaise à certains.

 

Aux dires des délégués du comité préparatoire, le processus pour la tenue de ce dialogue est désormais irréversible et que ce forum de la dernière chance en quelque sorte pour jeter les bases pouvant ramener une paix durable en Centrafrique aura bel et bien lieu dans environ quarante cinq (45) jours après la remise de leur rapport au gouvernement centrafricain prévue pour le 25 avril prochain.

 

Il faut dire que les nombreuses et inlassables pressions exercées par la communauté internationale sur Bozizé n’auront pas été pour rien dans le revirement de ce dernier qui n’a initialement jamais été d’accord pour la tenue de cette assise. Aujourd’hui, toujours selon le comité préparatoire qui s’est même permis de lui écrire pour solliciter son accord afin que tous ceux qui comptent sur l’échiquier politique national puissent participer à ce dialogue, il aurait  effectivement approuvé la démarche visant à rendre possible la participation de tout le monde.

 

Il est vrai que s’agissant du président Patassé et de son ancien ministre de la défense aujourd’hui président du mouvement armé l’APRD, Jean Jacques Démafouth - Bozizé qui est loin d’être un saint bien au contraire - n’a jamais fait mystère de son intention de les faire arrêter et remettre à la justice, d’où la nécessité que de véritables mesures d’amnistie politique générale soient prises pour leur permettre de prendre dûment part au dialogue si on souhaite qu’il soit vraiment inclusif. 

 

Reste aussi le problème du lieu où devrait avoir lieu le dialogue. Pour l’opposition et la plupart des mouvements armés ainsi que la coordination des signataires du Manifeste pour un vrai dialogue inclusif présidé par Me Goungaye Nganatouwa, ce forum doit se tenir en dehors du territoire centrafricain. Pour le comité préparatoire, le dialogue pourrait se tenir à Bangui sous réserve que les hypothèques sécuritaires et judiciaires qui pèsent sur certains participants éventuels soient levées. Ce volet est un véritable sujet de préoccupation et le comité dit aussi s’en soucier et se préparer à arrêter des dispositions techniques concrètes à mettre en œuvre.

 

 Le comité préparatoire du dialogue qui travaille sous les auspices du Centre du dialogue humanitaire (CDH) une association suisse basé à Genève.  Il est présidé par un citoyen éthiopien M. BERHANOU ABEBE qui est assisté de M. Freddy NKURIKIYE, un citoyen burundais également de l’association suisse CDH. Cette structure, a préalablement fini de rencontrer à Bangui toute la classe politique, les syndicats, les confessions religieuses, bref, la société civile etc…

 

Les rencontres du comité préparatoire devraient en principe s’achever avec un entretien avec le président Omar Bongo Ondimba à Libreville et le colonel Moammar Khadafi à Tripoli. Il n’est pas prévu dans son agenda une rencontre avec le président burkinabé Blaise Compaoré dont certains politiciens calculateurs avaient rêvé qu’il puisse être désigné médiateur de la crise centrafricaine mais qui a été récusé.

 

Que doit viser ce dialogue ? Jeter les bases d’une paix durable en Centrafrique avec des règles inviolables régissant de manière irréversible la vie démocratique moderne. Cela passe par une définition claire des principes acceptés par tous pour l’organisation des alternances politiques à la tête des institutions nationales. L’accession à la magistrature suprême ne saurait conférer un blanc seing  pour la mauvaise gouvernance et le non respect des droits de l’homme. Le dialogue national inclusif doit être clair là-dessus et prendre les dispositions pour prémunir notre pays et ses fils de cette déviation.

 

C’est un secret de polichinelle que Bozizé dont le bilan de gouvernance est pourtant plus que calamiteux, s’est déjà préparé pour l’échéance présidentielle de 2010 et possède plusieurs longueurs d’avance sur ses adversaires potentiels. On lui prête même l’intention de retoucher la constitution et d’organiser des élections anticipées. Par ailleurs, il s’est aussi  surarmé dans la perspective de continuer à  s’imposer par la force des armes à la tête du pays. Doit-on le laisser faire à sa guise ? Ce sont là des paramètres que tout le monde doit avoir à l’esprit dans la préparation et au cours des débats et ateliers du dialogue national.

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 15:49

 

 

 

Europe had more learnt from wars. Europe had taken lessons from wars to improve itself. in politics, economics, technology, science, biology, chimestry and all scopes of development. It is true : Europe  had faced alongside of its history division, famine, diseases and many kinds of oppression including dictatorship. That was part of Europe History. Now Europe is become powerful Europe constitutes a power : experimenting  peace, democracy, Rules of law, freedom, happiness and joy. Giving attractive style of life which the world wants to be implied.

 

Then United States of America even if its past was embroiled also by wars,  long-suffering, ugly politic towards Blacks, now it is a past. United Stated of Amearica is a champion of democracy, freedom and Human rights. Leading in advanced technology, science and innovation with dynamic fundamental of economy. United States a super-power, far alone beyond Europe. Yet, Asia is due making part of power circle with China and India besides Europe and United Stated.

 

Do not forget also Russia. Unfortunately Africa  is bold.. Africa until  now abides without strategies to formulate a framework allowing her to be powerful, joining the circle of Europe, Asia, United States of America. It is so pitiful for Africa to lean wholly upon Europe and United States of America to develop its economy. Africa is big, rich, with elites capable to think on the way of  its development. Africa should become a power. It is an obligation. It is a duty and necessity for its stability, economic growth.

 

To be true with raw materials, oil, diamond, gold and so on  Africa is an opportunity getting powerful.. Russia uses its gas and oil  to impose itself on  inernational relations. What is wrong to Africa?  India and China are powerful. Europe is powerful. United Stated of America is a super-power. At what time Africa could join the circle of power? Europe had invested seriously and sincerely in its progress and prosperity. Africa must do the same to curb poverty. Huge investment in education is a priority and a better way for Africa to circumvent obstacles on the road of power.

 

Africa is due to co-operate with all countries which offer real opportunities to get out from economic downturn. It means diversification in co-operation is right. Africa must rely on its own capacity to establish a way of power. 

Europe could not help Africa to be powerful. Europe emphasises on its own  power. This is the purpose of European Union. When President Sarkozy said willing the development of Africa ; he is lying. Europe has many to do about its citizens. Africa must  begin thinking about its power in order to play on international affairs.

 



 

Les Etats-Unis  d'Amérique, l'Europe, l'Asie et la Russie sont les puissances qui dominent les relations internationales. Des puissances économiques technologiques, et même militaires. L'Europe au travers l'Union Européenne s'impose comme un bloc constituant un partenaire privilégié sur la scène internationale. L'Europe, un bloc bien sûr une puissance. La Russie, un bloc aussi une puissance. La Chine et l'Inde portent l'Asie au sommet de la puissance. Et c'est le bloc Asie. Et les Etats-Unis d'Amérique super-puissance. La boucle est fermée. L'Afrique n'existe pas. Pourtant riche en sous-sol.

 

Mais elle contribue la puissance des autres. Elle rend puissants. Mais, à quand l'Afrique intégrera le cercle des grands. Quand deviendra-t-elle une puissance? Question pertinente et logique. Si l'Europe est une puissance incontestée de l'heure, c'est parce que tout simplement elle a su faire l'économie d'un passé sombre en guerres, famines, épidémies souffrances et maladies, aussi l'oppression et la dictature. De ce passé est née la démocratie. De ce passé l'Union Européenne s'établit..

 

De ce passé a jailli un style de vie fondé sur la liberté qui attire la curiosité du monde entier. De ce passé est bâtie l'Europe de la technologie, de la science, de la chimie, de la biologie et de l'innovation. L'Europe mérite d'être puissante. Les Etats-Unis d'Amérique aussi. Seulement, ce pays est une super-puissance champion des libertés et des Droits de l'Homme. Avec une technologie très avancée. L'Asie avec la Chine et l'Inde au côté du Japon, voilà des puissances économiques et aussi militaires comme les Etats-Unis d'Amérique, l'Europe, et la Russie. Alors il y a quatre blocs des puissances. L'Afrique ne l'est pas.

 

Mais, il faut y penser. Pour cela, l'éducation et les recherches doivent être des priorités pour l'Afrique. Elle ne doit pas compter sur l'Europe. Elle doit s'investir. Parce qu'il est urgent et obligatoire qu'elle devienne une puissance pour préserver ses intérêts. L'Europe depuis la colonisation à l'indépendance de l'Afrique et même aujourd'hui n'a jamais oeuvré sincèrement pour son développement.

 

C’est dire que pour être une puissance l'Afrique doit choisir ses partenaires de co-opération sur lesquels elle peut fonder une politique de rupture avec la pauvreté et la dictature. A quoi servent le pétrole, le gaz, les gisements de diamants et tant d'autres matières premières. L'Afrique doit utiliser cette potentialité. La Russie est un exemple au travers  son gaz, son  pétrole  et d'autres richesses.  La voie de la puissance, c'est la voie de la responsabilité. Donc, l'Afrique doit penser par elle-même sur sa puissance. Elle compter sur ses richesses et mettre en valeur l'ingéniosité de ses élites. Il faut que l'Afrique devienne une puissance pour l'équilibre politique du monde.

 

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 16:06



 


Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, a pris la parole hier au Conseil de sécurité de l’ONU à l’occasion d’une séance publique. Il a défendu la thèse qui lui est chère, à savoir que les problèmes des Africains doivent être réglés par les Africains, les Nations Unies ne devant qu’apporter un appui aux organisations sous-régionales.

 
Selon le département de l’information des Nations Unies, «M. Laurent Gbagbo, Président de la Côte d’Ivoire, a d’abord rendu hommage au Président sud-africain et à son attachement à la paix». «Avant de se rendre au Siège des Nations Unies, à New York, rapporte toujours le département de l’information de l’ONU, le président ivoirien a dit que la Côte d’Ivoire a fixé le premier tour de ses élections au 30 novembre 2008».

 

Et de préciser : «le Président Gbagbo a affirmé que cela constituait une «victoire pour nous tous» et a demandé à la communauté internationale d’appuyer le pays afin d’en finir avec cette période qui n’honore pas la Côte d’Ivoire. Il a rappelé que l’ONU avait été créée pour régler les problèmes de conflits entre États. Toutefois, il a estimé qu’en Afrique, on assistait à des conflits à l’intérieur des États et qui «visent à la destruction de l’État». Il a à cet égard cité les cas du Congo, de la Sierra Leone et de la Somalie. Le Président Gbagbo a fait part de son admiration pour les efforts entrepris par les Africains pour régler les conflits régionaux. Dans ce cadre, il a souhaité saluer tous les présidents de l’Union africaine, et particulièrement M. Konaré, président de la Commission de l’Union, et son successeur actuel, M. Ping”.

 
Toujours à propos du règlement des conflits en Afrique, le département de l’information rapporte que «le Président de la Côte d’Ivoire a demandé l’appui de l’ONU, affirmant que l’Organisation devait décentraliser les pouvoirs et qu’il s’agissait d’une «question de responsabilité et de structure». Il faut confier à l’Union africaine et à ses partenaires, comme la SADC, le règlement des conflits qui naissent aujourd’hui et sont d’un type nouveau, a-t-il proposé. Il a déclaré que la réforme de l’ONU passait aussi par cette nouvelle réorganisation du travail au niveau mondial.

 

Avec l’appui de l’ONU, il faut faire en sorte que les organisations régionales jouent un rôle plus grand, a-t-il insisté. Le Président Gbagbo a cité le cas de son pays, rappelant que, à chaque fois que des progrès significatifs avaient été faits, des Africains étaient en première ligne. Ainsi, il a souligné la médiation sud-africaine de 2005 et les progrès réalisés aujourd’hui par le biais d’une facilitation du Burkina Faso. Les Africains ont beaucoup à donner à l’Afrique en ce qui concerne la paix et ils doivent être épaulés par l’ONU», a-t-il conclu.


Le président ivoirien a ensuite été reçu au siège des Nations Unies à New York par le Secrétaire général de l’ONU, le sud-coréen Ban Ki-moon. Laurent Gbagbo recevra le samedi les Ivoiriens des Etats-Unis et sera de retour à Abidjan le dimanche 20 avril. Deux jours plus tard, le 22 avril, il recevra à son tour le Secrétaire général des Nations Unies à Abidjan.


Augustin Kouyo Source (Notre voie) : Centre des nouvelles de l’ONU 16 avril 2008

 

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:51

 

Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

 

17 Avril 2008

 

Junior Binyam

 

Des obsèques officielles devraient avoir lieu d'ici à la fin de l'année après un accord entre la veuve et Paul Biya.

 

La difficulté des médias officiels à trouver un prétexte plausible le 31 mars dernier à l'audience accordée par le chef de l'Etat, Paul Biya, à Emile Derlin Zinsou, ancien président du Bénin et actuel vice-président du Haut conseil de la francophonie, dénotait à la fois du caractère secret et sensible de la nature des échanges. Surtout quand on se rappelle que le dernier contact formel entre les deux hommes remontait à la fin de l'année 82 après la démission d'Ahmadou Ahidjo.

 

Revenu au début de l'année 1983 au Cameroun pour un rendez-vous convenu avec le nouveau maître de Yaoundé, Emile Derlin Zinsou, accompagné d'investisseurs belges, restera deux semaines à tourner en rond sans pouvoir rencontrer le président Biya, selon des informations concordantes. Cet incident, couplé à la nature orageuse des relations entre Paul Biya et son mentor Ahmadou Ahidjo dès le milieu de l'année 1983, va renforcer les lignes de fracture entre le président Biya et M. Zinsou qui restera fidèle à Ahmadou Ahidjo jusqu'à son enterrement à Dakar le 30 novembre 1989.

 

A cette occasion, l'ancien chef d'état béninois va délivrer une oraison funèbre restée dans les annales. C'est au nom de cette amitié que, selon l'hebdomadaire L'oeil du Sahel, dans sa livraison du 14 avril dernier, des émissaires du président Biya vont renouer le contact au début de cette année avec Emile Derlin Zinsou pour qu'il officie comme médiateur. "Objectif : faciliter un dialogue constructif entre Germaine Ahidjo (Ndlr : l'épouse du défunt président) et le chef de l'Etat camerounais au sujet du rapatriement de la dépouille de l'ex-président de la République", rapporte "l'hebdomadaire d'informations générales du Nord-Cameroun" qui indique par ailleurs que "les négociations entre les deux parties ont duré jusqu'au début du mois de mars dernier, non seulement autour des conditions de rapatriement de la dépouille de Ahmadou Ahidjo mais également sur un ensemble de dossiers financiers intégrant tant les biens saisis de l'ancien président que son traitement d'ex président de la république." Nos tentatives pour recouper ces informations auprès de Mohamadou Ahidjo, fils du défunt, sont restées vaines, son téléphone nous renvoyant toujours au répondeur automatique.

 

L'audience du 31 mars dernier au palais de l'Unité à Yaoundé scellait le rapprochement entre Paul Biya et un fidèle ami de son "illustre prédécesseur". Mais surtout, la rencontre était l'occasion d'arrêter les grandes lignes du protocole d'accord qui prévoit le rapatriement des restes du "père de la nation" au Cameroun et un deuil national de 48 heures avec des manifestations à Yaoundé et Garoua, la ville natale du défunt.

 

Détails

 

Rien ne filtre jusqu'ici quant aux dates retenues pour cet hommage national à celui qui a été président de la République du Cameroun de 1960 à 1982. Mais, selon L'oeil du Sahel, ce sera fait d'ici la fin de cette année. Reste à régler des détails comme ceux relatifs à l'implication de l'actuel chef de l'Etat qui doit se déterminer quant à sa présence à l'accueil de la dépouille à Yaoundé, mais également à sa participation au clou des deux jours d'hommage à Garoua. Il est également prévu pour la famille Ahidjo, une résidence d'état et la réparation matérielle de quelques spoliations subies.

 

Le revirement du président Biya dans ce dossier n'a d'égal que celui sur la modification de la constitution et la levée du verrou sur la limitation des mandats. En octobre dernier, dans l'interview accordée à la chaîne de télévision française, le locataire d'Etoudi indiquait qu'il n'était pas opposé au retour de la dépouille de son prédécesseur, mais que l'initiative revenait à sa famille. Répondant en quelques sortes à Germaine Ahidjo qui a toujours fait du retour de la dépouille de son mari au Cameroun, une affaire d'Etat.

 

D'aucuns voient dans le vote en faveur de la modification de la constitution des députés de l'Undp à l'Assemblée, un prolongement logique de cet arrangement. Puisque parmi les six représentants au parlement de l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) on retrouve : Mohamadou Ahidjo (fils du défunt président) et Basile Yagaï (neveu de Germaine Ahidjo).

 

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:06



 

La stabilité d'une grande partie de l'Afrique dépend de la situation sur la frontière soudano-tchadienne. Et, pour des raisons diverses, seuls des efforts conjoints entre les Etats-Unis, la France et la Chine permettront d'éviter le chaos.

 

Selon un rapport de l'ONG Enough Project, l'attaque lancée par les rebelles contre N'Djamena fin janvier est la manifestation de deux situations explosives. Pour Colin Thomas-Jensen, l'auteur de cette étude, intitulée "Is Anyone Serious About Ending the Crisis in Chad ?" [Y a-t-il quelqu'un qui veuille vraiment mettre fin à la crise tchadienne ?], la première est la tragédie du Darfour, et la seconde est l'aide apportée par le Soudan aux rebelles qui tentent de renverser le président tchadien Idriss Déby. "Déby est favorable au déploiement d'une force européenne de maintien de la paix au Tchad et en République centrafricaine, et son gouvernement soutient certains des groupes rebelles soudanais qui sévissent au Darfour. Le régime de Khartoum, lui, cherche à empêcher le déploiement des forces européennes et à couper les liens du Tchad avec les rebelles du Darfour", précise le rapport.

La seconde situation est la crise politique que connaît le Tchad. Le gouvernement tchadien rend Khartoum responsable de tous les maux du pays, mais la vérité est qu'il est l'un des plus vénaux du monde, tandis que les Tchadiens figurent parmi les plus pauvres et les moins bien lotis en termes de droit de vote. "Le Tchad est un terrain favorable aux conflits régionaux et aux guerres menées par alliés interposés parce qu'il est lui-même en proie à une très grave crise interne, poursuit le rapport. Après la dernière tentative de coup d'Etat, le gouvernement tchadien a sévi contre l'opposition politique non armée. Des leaders de l'opposition ont été arrêtés, d'autres se sont réfugiés dans les pays limitrophes et d'autres encore ont dû entrer dans la clandestinité."

 
"Pour les Tchadiens qui cherchent une issue pacifique, le silence de la communauté internationale a été assourdissant. Cette crise politique met en danger le rétablissement de la paix au Darfour, la stabilité régionale à long terme et les civils pris au piège par la guerre, et le monde est remarquablement mal équipé pour la neutraliser." Pour parler sans détour, continue le document, la communauté internationale n'a à l'heure actuelle ni les moyens ni l'envie de réclamer une approche globale à la crise tchadienne, ce qui est pourtant nécessaire si l'on veut empêcher la région de sombrer dans la guerre chronique. Plus précisément, l'Union européenne et l'Union africaine devraient mener un processus de réconciliation des factions tchadiennes belligérantes et exiger des réformes politiques internes capables d'empêcher de futurs conflits.

 
Toujours selon le rapport, la France, les Etats-Unis et la Chine devraient s'unir pour exiger une véritable réforme. Les trois pays tireraient avantage du retour de la paix et de la stabilité au Tchad – et au Soudan/Darfour –, mais aucun ne peut espérer atteindre cet objectif seul. La France a beaucoup d'influence, mais n'est pas considérée comme un médiateur neutre à cause de son passé colonial et de son soutien inébranlable au président Déby.

L'influence de la Chine au Tchad progresse rapidement grâce au développement des liens commerciaux entre les deux pays. Quant aux Etats-Unis, ils sont en train de renforcer leur alliance antiterroriste avec N'Djamena et, de même que Paris, mais à un moindre degré, Washington est loin d'être neutre. En faisant obstacle à une redéfinition majeure des priorités politiques et à une intensification des efforts diplomatiques, les Américains et leurs partenaires potentiels ne réussiront pas à mettre un terme au conflit tchadien. En matière de politique étrangère, les deux grands objectifs des Etats-Unis au Tchad sont la lutte contre le terrorisme et l'apport d'une aide humanitaire. Même si les dirigeants américains reconnaissent l'importance de soutenir le règlement du conflit, la réforme politique et le développement socio-économique, ils ne font pas grand-chose dans ce sens.


Le Tchad est situé entre l'Afrique du Nord et l'Afrique de l'Ouest et du Centre, des régions qui présentent un intérêt croissant pour la lutte américaine contre le terrorisme. Le gouvernement Bush craint que les frontières poreuses et les zones septentrionales mal contrôlées de certains pays du Sahel n'apparaissent comme des refuges tentants pour les groupes extrémistes. C'est pour cette raison qu'il apporte une aide au Tchad dans le cadre du Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme. Washington n'est pas totalement dépourvu d'influence au Tchad. Le président Déby, qui souhaite bénéficier de l'amitié américaine, est prêt à consentir quelques sacrifices pour l'obtenir. Les Etats-Unis doivent donc agir en conséquence.

 

Zachary Ochieng
The East African

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:03

 


 


(Tunis) 16 Avril 2008

 

Une mission conjointe BAD - Banque mondiale (BM) séjourne en RCA en vue d’effectuer avec le gouvernement une Revue de programme pays (RPP). L’objectif global de la RPP est de faire le point sur la mise en œuvre des projets et d’élaborer un plan d’amélioration de la qualité du portefeuille; d’évaluer les résultats réalisés dans le cadre du Document de Stratégie Intérimaire Conjointe (DSIC) BAD-BM 2007-2008 en vue d’en tirer les leçons ; et d’entamer les discussions sur les priorités du Gouvernement pour la nouvelle Stratégie de Partenariat Pays Conjointe (SPP) BAD-BM prévue pour l’exercice fiscal 2009.

 

La journée du 1er avril a été consacrée à la visite des sites des projets. La journée du 2 avril a été consacrée à des discussions stratégiques entre le gouvernement, la BM, la BAD, et les autres partenaires sur des sujets importants tels que la mise en œuvre du DSRP 2008-2010, l’état des finances publiques en 2008 et la gouvernance, la mise en œuvre de la FRPC et de l’IPPTE, les priorités du Gouvernement à tenir en compte dans la nouvelle SPP, et les ressources allouées à la RCA dans le cadre d’IDA-15 et du FAD-11.

 

La journée du 3 avril est quant à elle consacrée aux ateliers techniques qui portent sur les différents aspects de la mise en œuvre des projets, en particulier la passation de marché (BAD), les politiques de sauvegarde (BM).

 

Les travaux de cette mission conjointe ont commencé le 31 mars 2008 avec l’organisation d’une session sur la revue de la performance du portefeuille des deux organisations en présence du Premier ministre, M. Faustin Archange Touadera, du ministre d’Etat à l’économie, au plan et à la coopération internationale, M. Sylvain Maliko, d’une vingtaine de ministres, de la directrice des Opérations Pays, Afrique centrale, BM, Mme Mary Barton-Dock, de l’économiste en chef, Afrique centrale, BAD, M. Issa Koussoubé, d’une quinzaine de représentants et experts de la BM et la BAD, ainsi que des autres partenaires au développement de la RCA.

 

Copyright © 2008 African Development Bank. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:01



 

PARIS 17 avril 08 (AP) - Homme politique, écrivain, penseur, Aimé Césaire incarnait à lui seul plus d'un demi-siècle de l'histoire de la Martinique. Mort jeudi à l'âge de 94 ans, cette figure type de l'engagement littéraire aura mis ses lettres au service d'un combat de toute une vie pour l'émancipation des Noirs.

 

Dès ses premiers textes dans les années 1930, il aura chanté la "Négritude", concept littéraire autant que sociologique prônant le retour à l'identité et à la culture noires, et dénoncé l'oppression colonialiste blanche.

 

Dans ses poèmes, ("Cahier d'un retour au pays natal", "Les armes miraculeuses", "Et les chiens se taisaient", "Soleil cou coupé", "Corps perdu", "Cadastre"), ou dans ses essais, notamment le célèbre "Discours sur le colonialisme", il aura défendu par les mots la fierté et le droit à l'égalité du peuple noir.

 

"La négritude est la simple reconnaissance du fait d'être noir, l'acceptation de ce fait, de notre destin de noir, de notre histoire et de notre culture", écrivait-il. Il avait également écrit pour le théâtre ("La tragédie du roi Christophe", "Une saison au Congo", "Une tempête").

 

Avec Léopold Sédar Senghor, autre homme de lettres noir rencontré à son arrivée à Paris en 1931, il aura développé au fil du temps la Négritude comme un pont littéraire, culturel et historique entre les Noirs des Antilles et ceux d'Afrique, notamment par l'intermédiaire de "L'Etudiant noir", la revue qu'ils avaient fondée dans les années 1930. "Le mouvement de la Négritude affirme la solidarité de la diaspora avec le monde africain", expliquait-il.

 

"Nous étions très centrés sur la rencontre des civilisations. J'étais très curieux du Sénégal et de l'Afrique. Je savais bien qu'ils étaient des frères, mais personne ne me l'avait appris et surtout pas les livres", expliquait-il en 2005 au sujet de sa rencontre avec le futur président du Sénégal décolonisé. "Alors on a parlé du passé de l'Afrique, j'ai parlé de la Martinique, du créole, de l'immigration, du monde colonial, de la France et nous. Et je voyais que, sur beaucoup de points, on se rencontrait. C'est ainsi qu'est née la négritude".

 

Homme de lettres, Aimé Césaire aura également traversé l'histoire politique de la France et de la Martinique depuis l'après-guerre. Homme de gauche, il aura été député de Martinique pendant près de cinquante ans, d'abord sous l'étiquette communiste, avant d'intégrer le groupe socialiste. Il est maire honoraire de Fort-de-France, ville qu'il a administrée de 1945 à 2001.

 

En 2007, il avait soutenu Ségolène Royal à l'élection présidentielle et avait accepté d'être le président d'honneur du comité de soutien "Désirs d'avenir" de la candidate en Martinique. En décembre 2005, il avait refusé de rencontrer Nicolas Sarkozy à Fort-de-France en raison de la polémique autour de la loi sur le "rôle positif" de la colonisation. Il avait finalement accepté de recevoir le ministre de l'Intérieur de l'époque le 10 mars 2006 lors de la visite de ce dernier en Martinique. En janvier 2007, M. Sarkozy avait fait rebaptiser l'aéroport de Fort-de-France/Le Lamentin aéroport Martinique/Aimé Césaire.

 

Né le 25 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique), Aimé Fernand Césaire était issu d'une famille lettrée attachant une grande importance à l'éducation. Elève brillant, il suit d'abord ses études à Fort-de-France, avant d'entrer au prestigieux lycée Louis-le-Grand à Paris en 1931, après avoir obtenu une bourse d'enseignement. C'est là qu'il rencontre Léopold Sédar Senghor. Il intègre ensuite l'Ecole normale supérieure et la Faculté de lettres de Paris.

 

Licencié es lettres, il rentre en Martinique, où il enseigne au lycée Schoelcher de Fort-de-France entre 1940 et 1945. Ce retour sur sa terre natale lui inspire ses premiers poèmes "Cahier d'un retour au pays natal", et il entame parallèlement sa longue carrière politique. Il est d'abord membre des deux Assemblées constituantes de Martinique entre 1945 et 1946, avant d'être élu député de la Martinique en 1946 (réélu en 1951 et 1956).

 

Ses positions anticolonialistes le rapprochent du Parti communiste. De 1946 à 1956, il est inscrit sous cette étiquette à l'Assemblée nationale, avant d'être apparenté au groupe du Parti du regroupement africain et des Fédéralistes jusqu'en (1958-59). En 1958, il est réélu au Palais Bourbon, où il siégera jusqu'en 1993, en tant qu'apparenté au Parti socialiste.

 

Parallèlement à la métropole, Aimé Césaire mène une carrière politique en Martinique, où il est président du Parti progressiste martiniquais. Il est maire de Fort-de-France entre 1945 et 1983. Sa réélection de 1983 est invalidée, mais il retrouve son écharpe en 1984, avant de se retirer en 2001. Il est conseiller général du quatrième canton de Fort-de-France entre 1956 et 1970, et président du Conseil général de Martinique entre 1983 et 1986.

 

En 1968, il avait reçu le prix international de littérature de Viareggio-Versilia pour l'ensemble de son oeuvre, et en 1982 le grand prix national de poésie. En 1969, il avait été honoré par le Cameroun, qui avait émis un timbre à son effigie.

 

AP

 

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