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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 02:28

 

 

 

ruban sida

 

 


WASHINGTON AFP / 14 mars 2013 22h16 - Une petite fille américaine et 14 adultes en France sont parvenus à contrôler l'infection du sida malgré l'arrêt des médicaments: des virologues français publient de nouveaux détails sur ces guérisons apparentes prometteuses, résultat d'une thérapie précoce. 


Des patients contaminés en France par le virus du sida (VIH) et mis rapidement sous antirétroviraux (dix semaines après l'infection) continuent sept ans et demi après avoir cessé de prendre ces médicaments de contenir naturellement leur infection.


Ces chercheurs français avaient révélé les résultats de cette étude dite de Visconti en juillet dernier à Washington à la conférence internationale sur le sida.


Ils publient jeudi dans la revue américaine PloS Pathogens, davantage de détails sur ces guérisons. Certains de ces patients, expliquent-ils, ont vu diminuer le nombre de cellules infectées circulant dans leur sang ces quatre dernières année malgré l'absence d'antirétroviraux

Ces cellules contaminées dormantes relancent l'infection chez la plupart des personnes séropositives quelques semaines après l'arrêt des antirétroviraux.


Début mars, des virologues américains avaient annoncé la guérison apparente d'une petite fille contaminée à la naissance avec le VIH transmis par sa mère séropositive non traitée. Il s'agit du premier enfant connu capable de contrôler son infection sans traitement.


Comme pour les patients du groupe de Visconti, le virus n'a pas été totalement éradiqué mais sa présence est tellement faible que le système immunitaire de l'organisme peut le contrôler sans thérapie anti-virale.


La jeune enfant avait reçu des antirétroviraux moins de 30 heures après sa naissance, soit beaucoup plus tôt que ce qui est normalement fait pour les nouveaux-nés à haut risque d'être contaminés.

Elle a été traitée jusqu'à 18 mois, âge à partir duquel les médecins ont perdu sa trace pendant dix mois et durant lesquels elle n'a eu aucun traitement.


Aucun des tests sanguins effectués ensuite n'a détecté la présence du VIH. Seules des traces du virus ont été détectées par des analyses génétiques mais pas suffisantes pour sa réplication.

Dans le cas des patients de Visconti, ils ont arrêté les antirétroviraux après trois ans. La présence virale reste indécelable.


Le traitement précoce a probablement contenu les réservoirs viraux, et préservé les réponses immunitaires, combinaison qui a certainement pu favoriser le contrôle de l'infection après l'arrêt du traitement, explique le Pr Christine Rouzioux, de l'hôpital Necker à Paris qui a coordonné la recherche.


Comme dans le cas de l'enfant, la mise sous traitement antirétroviral très tôt n'a pas permis de savoir si les patients de Visconti n'auraient pas contrôlé spontanément leur infection.

Moins d'un pourcent de la population dit de contrôleurs naturels peut contenir le VIH sans jamais prendre d'antirétroviraux.


Mais dans le cas des 14 patients français, la plupart n'avaient pas le profil génétique ni le même type de réponses immunitaires observées chez ces contrôleurs, affirment ces chercheurs.

Selon le Dr Laurent Hocqueloux, de l'hôpital Orléans-La Source en France, un des membres de la recherche sur le groupe Visconti, on estime à environ 10% la prévalence des personnes similaires à celles de la cohorte de Visconti dans la population chez qui on a pas observé de caractéristiques génétiques particulières.


Ces cas offrent un espoir de découvrir de nouveaux mécanismes permettant de contrôler l'infection, a-t-il dit à l'AFP dans un entretien téléphonique.


Pour tenter de faire avancer cette recherche, l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) va coordonner dans les prochain mois un groupe plus étendu de patients similaires à ceux de Visconti au niveau européen.


La seule guérison complète officielle du sida reconnue au monde est celle de l'Américain Timothy Brown, dit le patient de Berlin.


Il a été déclaré guéri après une greffe de moelle osseuse d'un donneur présentant une mutation génétique rare empêchant le virus de pénétrer dans les cellules. Cette greffe visait à traiter une leucémie.


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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 01:46

 

 

 

ruban sida

 

enfant séropositif

 

 

WASHINGTON AFP / 03 mars 2013 23h37 - Une équipe de virologues américains a annoncé dimanche le premier cas de guérison fonctionnelle d'un enfant contaminé à la naissance par le virus du sida (VIH) transmis par sa mère séropositive non traitée.



Il ne s'agit pas d'une éradication du virus, mais du fait que sa présence est tellement faible que le système immunitaire de l'organisme peut le contrôler sans traitement antirétroviral, expliquent les virologues.



La seule guérison complète officielle reconnue au monde est celle de l'Américain Timothy Brown dit le patient de Berlin. Il a été déclaré guéri après une greffe de moelle osseuse d'un donneur présentant une mutation génétique rare empêchant le virus de pénétrer dans les cellules. Cette greffe visait à traiter une leucémie.



Dans le cas de l'enfant pouvant désormais contrôler sans traitement son infection, il avait reçu des antirétroviraux moins de 30 heures après sa naissance.



Ce traitement précoce explique probablement sa guérison fonctionnelle en bloquant la formation de réservoirs viraux difficiles à traiter, selon les chercheurs qui ont présenté ce cas à la 20è conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) réunie ce week-end à Atlanta (Géorgie, sud-est).



Ces cellules contaminées dormantes relancent l'infection chez la plupart des personnes séropositives dans les quelques semaines après l'arrêt des antirétroviraux.



Faire une thérapie antirétrovirale chez les nouveau-nés très tôt pourrait permettre d'obtenir une très longue rémission sans antirétroviraux en empêchant la formation de ces réservoirs viraux cachés, souligne le Dr Deborah Persaud, une virologue du Centre des enfants de la faculté du centre hospitalier universitaire Johns Hopkins à Baltimore (Maryland, est), principal auteur de cette étude clinique.

 



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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 16:46

 

 

 

la-biere-une-boisson-anti-diabete.jpg

 

 


http://www.topsante.com  Vendredi 1 Février 2013


Un composé de la bière aurait des effets positifs insoupçonnés contre le diabète, la prise de poids et même certaines formes de cancers, selon une étude de l’université de Washington.


Les humulones, composé présent dans la bière et qui lui donnent son goût amer, pourraient être utilisés dans de nouveaux médicaments pour soigner le diabète, diminuer une inflammation ou aider à mincir.


Dans cette nouvelle étude, publiée dans la revue Angewandte Chemie International Edition, les chercheurs américains ne vont pas jusqu’à prôner une consommation de bière pour se mettre à l’abri du diabète et d’autres soucis de santé. 


Les scientifiques se sont focalisés sur la configuration précise des humulones. L’objectif : déterminer comment des humulones isolés et leurs dérivés pourraient être prescrits comme médicaments à terme.

 

Bière : toujours avec modération !


Les bénéfices d’une consommation modérée ( !) de bière ont déjà été mis en avant dans une précédente étude. Des chercheurs espagnols ont suggéré que boire deux bières peu alcoolisées par jour pour les hommes et une bière pour les femmes, permettait de réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et même de perdre du poids. Les polyphénols contenus dans la bière seraient à l’origine de ces atouts santé. Néanmoins, l’étude avait insisté sur l’importance d’associer un régime alimentaire méditerranéen (composé de poissons, d’huile d’olive, de fruits et de légumes) et de l’exercice physique à une consommation modérée de bière.


Néanmoins, certaines études se contredisent. Des chercheurs canadiens ont mis en garde contre un risque accru de cancer notamment de l'oesophage lié à la consommation régulière de bière. Il est donc bon de rappeler que la bière, comme toute boisson alcoolisée, doit rester occasionnelle.

 

Emilie Cailleau

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 00:59

 

 

 

ACF-8_pics_809.jpg

 


WASHINGTON AFP / 31 janvier 2013 18h33- Un antibiotique bon marché combiné au traitement nutritif habituel peut sauver nombre d'enfants souffrant de malnutrition révèle un essai clinique publié dans la dernière édition de la revue médicale américaine, New England Journal of Medicine (NEJM).


L'étude clinique a été menée au Malawi avec 2.767 enfants de six mois à cinq ans par des chercheurs de la faculté de médecine de l'Université Washington à St Louis et paraît dans le NEJM daté de jeudi.


Ces enfants tous atteints de grave malnutrition ont été traités, soit avec un antibiotique (amoxicilline ou cefdinir) ou un placebo combiné à un traitement hautement nutritif pendant une semaine.


Chez ceux traités avec un de ces antibiotiques, le taux d'échec du traitement nutritif a été réduit de 24,4% avec l'amoxicilline et 39% avec le cefdinir comparativement au groupe témoin ayant pris un placebo.

Le taux de mortalité a également nettement baissé de 35,6% avec de l'amoxicilline et de 44,3% avec du cefdinir, par rapport aux enfants dans le groupe du placebo.


Le traitement nutritif était composé d'aliments à base de beurre d'arachide fortifié avec du lait en poudre, de l'huile, du sucre et des micronutriments.


L'efficacité des antibiotiques montrée par cet essai clinique devrait changer la pratique médicale actuelle pour traiter la malnutrition et conduire l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à recommander un plus grand recours à ces médicaments, selon ces chercheurs cités dans le New York Times.


Une autre étude publiée mercredi soir dans la revue américaine Science également menée au Malawi montre qu'une nourriture insuffisante ou médiocre n'est pas la seule cause de malnutrition infantile en Afrique sub-saharienne.


Un dérèglement de la flore intestinale peut aussi provoquer ce problème, selon des chercheurs américains de l'Université Washington à St Louis.


Cette recherche a été menée pendant trois ans au Malawi avec 377 paires de jumeaux dès leur naissance et des souris de laboratoire.


Elle montre comment un dysfonctionnement de la flore intestinale de ces enfants combiné à une mauvaise alimentation déclenche une forme de malnutrition grave appelée kwashiorkor dont les symptômes sont un gonflement du ventre, des lésions du foie, des ulcérations de la peau et une perte de l'appétit.


Selon ces chercheurs, la malnutrition sévère touche plus de 20 millions d'enfants dans le monde dont un million en meurent chaque année. 



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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 00:28

 

 

 

ruban sida

 

 

 

http://www.20minutes.fr  le 30/01/2013 à 06h31

 

SANTE - Des essais vont être menés pendant un an sur 48 personnes séropositives volontaires...

 

Des essais cliniques d'un vaccin contre le sida vont être menés à partir de février et pendant un an à la Conception, à Marseille (5e), auprès de volontaires séropositifs*. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a donné son autorisation le 24 janvier à leur démarrage. «L'efficacité de ce vaccin a été démontrée dans des expériences in vitro et in vivo sur l'animal, en particulier des macaques», explique l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (APHM).


«Nous devons attendre la fin des essais»


Le vaccin doit faire produire au système immunitaire des anticorps capables de neutraliser la protéine «Tat», pour «transactivating». Elle joue le rôle de garde du corps des cellules infectées et empêche l'élimination de ces dernières. L'objectif est donc de démontrer que le vaccin peut permettre aux patients de ne pas suivre de trithérapie, le traitement médicamenteux pour les personnes infectées par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).


«Ce n'est pas la fin du sida, nous ne sommes pas là pour crier victoire, affirme Erwann Loret, le chercheur au CNRS qui a mis au point le vaccin. Nous devons attendre la fin des essais pour dire que nous avons une solution pour le début de la fin du sida.» La publication des résultats est prévue en juin 2015.


Un placebo utilisé


Au total, 48 volontaires seront répartis en quatre groupes. Les patients des trois premiers groupes recevront trois injections sous cutanées à des doses différentes et à un mois d'intervalle. Un placebo sera injecté au quatrième groupe. Ni les patients ni les médecins ne savent à quel groupe est administré le placebo. «Nous gardons les patients deux heures après chaque vaccination pour les éventuels effets secondaires», indique Sophie Morange, médecin au centre d'investigation clinique de l'AP-HM.


Après l'arrêt de la trithérapie des volontaires pendant deux mois et après s'être assuré que la charge virale reste indétectable pour un certain nombre de patients, la dose optimale de vaccin à administrer pourra être déterminée. En cas de succès, quarante autres patients seront traités avec la dose optimale du vaccin et quarante avec un placebo, pour démontrer l'efficacité du vaccin sur un nombre de patients significatif.

 

 Amandine Rancoule

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 15:53

 

 

mouche-tse-tse.JPG

 

GENEVE AFP / 06 décembre 2012 10h58- Des tests cliniques pour un nouveau médicament contre la maladie du sommeil viennent de commencer en République démocratique du Congo, a annoncé jeudi à Genève l'organisation DNDi (initiative pour des médicaments contre les maladies négligées).

Ces tests, menés auprès de patients atteints de cette maladie au stade 2, seront étendus prochainement en République centrafricaine.

Les tests concernent l’efficacité et la tolérance de ce traitement, des comprimés de fexinidazole, administré une fois par jour pendant 10 jours.

La maladie du sommeil, ou trypanosomiase humaine africaine (THA), est transmise par la piqûre de la mouche tsé-tsé. Elle est mortelle au stade avancé si elle n’est pas traitée.

Cette maladie sévit dans 36 pays d’Afrique sub-saharienne.

Près d’un quart des patients sont des enfants de moins de 15 ans et la majorité des cas signalés en Afrique surviennent en RDC.

Si les tests sont concluants, le fexinidazole sera le premier médicament administré par voie orale utilisé à la fois pour les stades 1 et 2 de la THA. Il permettra alors d’éviter des procédures de dépistage et de traitement lourdes, nécessitant des ponctions lombaires systématiques chez chaque patient diagnostiqué afin de déterminer le stade de la maladie et ainsi choisir le traitement approprié.

L’étude est menée par DNDi en collaboration avec l’Institut tropical et de Santé publique suisse (Swiss TPH), le Programme national de lutte contre la trypanosomiase humaine (PNLTHA) de la République Démocratique du Congo et de la République centrafricaine, et Médecins Sans Frontières (MSF).

Le médicament est développé conjointement par le groupe pharmaceutique français Sanofi et DNDi.

L’étude prévoit le recrutement de 510 patients sur cinq sites cliniques en RDC et un site en République centrafricaine.

Ce projet est financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, Médecins Sans Frontières, et plusieurs pays européens, ainsi que par des donateurs individuels.


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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 00:05

 

 

 

L-or-un-detecteur-du-VIH-et-du-cancer_s_feed.jpg

 

particules-virales-du-VIHSIDA.jpg



Le Monde.fr avec AFP | 28.10.2012 à 20h00

 

Des chercheurs britanniques ont mis au point un test à base de nanoparticules d'or qui permet de dépister à l'œil nu les premiers stades d'une maladie ou d'une infection, comme le cancer de la prostate ou le VIH.

 

Ce détecteur, constitué d'infimes particules d'or déposées sur une base en plastique, permet d'analyser le sérum contenu dans le sang du patient. Si ce sérum contient les marqueurs biologiques distinctifs d'une maladie, comme le p24 associé à une infection par le virus du sida ou l'antigène prostatique spécifique (PSA) servant à diagnostiquer un cancer de la prostate, les nanoparticules d'or réagissent, donnant une teinte bleue caractéristique à la solution remplissant le détecteur. En l'absence de ces marqueurs, les particules se séparent pour former des sortes de petites boules qui donnent une coloration rougeâtre.

 

UN TEST PEU COÛTEUX

 

Selon ses inventeurs, ce prototype est dix fois plus sensible que les procédés actuels et dix fois moins cher à fabriquer, ce qui pourrait particulièrement intéresser les pays défavorisés. "Le test est conçu sur des supports plastiques jetables et ne demande pas d'utiliser des équipements coûteux puisque la présence de la molécule recherchée peut être détectée d'un simple regard, à l'œil nu", explique à l'AFP Molly Stevens, de l'Imperial College de Londres.

 

Sa grande sensibilité lui permet en outre de détecter les premiers stades d'une infection ou d'une maladie, là où les méthodes actuelles échouent, et offrirait donc de meilleures chances de traitement, aux malades séropositifs par exemple. "Il est vital que ces patients soient testés périodiquement pour évaluer le succès des thérapies anti-rétrovirales et dépister de nouveaux cas d'infection", souligne Roberto de la Rica, co-auteur de l'étude publiée dimanche 28 octobre dans la revue scientifique Nature Nanotechnology.

 

TESTER À GRANDE ÉCHELLE

 

Revers de la médaille, le détecteur ne fournit pas d'information sur la concentration des marqueurs biologiques ciblés. "Le test répond par oui ou non. Il ne dit pas spécifiquement combien il y a de marqueurs dans le sang, juste s'ils sont présents, même à des concentrations ultra-faibles", résume Molly Stevens. Les inventeurs souhaitent à présent évaluer la validité de leur méthode en la testant à grande échelle sur des patients, en partenariat avec des ONG intervenant dans les pays pauvres.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 00:02

 

 

 

 

 

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NICE (Sipa) 04.10.2012 19h17 — Une équipe de l'Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (IPMC), basée à Sophia-Antipolis près de Nice, a isolé dans le venin mortel du serpent mamba noir une nouvelle substance qui pourrait, d'ici quelques années, être plus efficace que la morphine dans les traitements anti-douleur selon les résultats de leurs recherches publiés dans la revue britannique "Nature".


Les scientifiques, issus des rangs d'une unité mixte CNRS/Université de Nice Sophia-Antipolis, qui travaillent depuis des années sur les mécanismes de la sensation de douleur en particulier les canaux ioniques ASIC situés dans les membranes des neurones- ont découvert des substances analgésiques dans le venin du mamba noir, l'un des serpents les plus venimeux au monde, le mamba noir, qui peut tuer un homme en 20 minutes...


La piqûre de ce reptile de la famille des crotales, qui peut mesurer plusieurs mètres de long et que l'on trouve principalement en Afrique centrale et en Afrique de l'Est, a la particularité d'être presque toujours mortelle si elle n'est pas soignée.


A l'intérieur du venin, Sylvie Diochot, Anne Baron et leurs collègues ont isolé de nouveaux peptides, rebaptisées à cette occasion "mambalgines", qui ont un puissant effet analgésique chez les souris "en inhibant des sous-types de canaux ioniques particuliers (...) à la fois dans le système nerveux central et périphérique", explique le CNRS, l'IMPC et l'Université de Nice Sophia-Antipolis dans un communiqué commun.


Cette découverte pourrait révolutionner les traitements anti-douleur. "Il y a un besoin de nouvelles molécules d'analgésiques", explique jeudi à Sipa le directeur de l'équipe "canaux ioniques et douleur" de l'IPMC, Eric Lingueglia. "Il existe bien des opiacées comme la morphine mais celle-ci ne marche pas tout le temps, notamment pour les cancers, et a des effets secondaires qui obligent parfois à interrompre son utilisation. Or ici, avec le mamba noir, il n'y a pour l'instant pas ces effets secondaires", affirme-t-il.


Selon l'étude publiée mercredi dans "Nature", la découverte provenant de Sophia-Antipolis ne se limite pas à un nouveau produit à fort potentiel, selon Eric Lingueglia. "On a également trouvé des canaux ioniques que l'on ne savait pas impliqués dans la douleur. Ils vont donc devenir de nouvelles cibles thérapeutiques".


Les premières observations ont été effectuées il y a environ cinq ans. Onze scientifiques, dont sept plus particulièrement, sont à l'origine de cette découverte. "Au départ, on ne travaillait pas sur la douleur. On y est arrivé quand on s'est rendu compte que les canaux ioniques étaient impliqués dans le mécanisme de la douleur. Depuis, on s'intéresse aux venins comme source naturelle de molécule capable de bloquer ces fameux canaux", détaille Eric Lingueglia.


Avant de dénicher le mamba noir, les chercheurs ont testé une cinquantaine de venins dont certains issus d'araignées et, plus étonnant, d'anémones de mer.


Pour un éventuel médicament disponible en pharmacie, il faudra, en revanche, attendre un peu. "Un industriel de Sophia-Antipolis y travaille d'ores et déjà et a déposé des brevets. Il faut rester prudent. D'autres études et d'autres tests seront nécessaires avant une éventuelle mise sur le marché, qui ne se fera pas avant dix à douze ans", estime Eric Lingueglia.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 00:55

 

 

 

 

VIRUS_DU_VIH_1.JPG

PARIS (France) AFP / 25 juillet 2012 20h07 - Des scientifiques américains ont annoncé mercredi avoir utilisé un médicament contre le cancer pour débusquer le virus du sida lorsqu'il se cache sous forme dormante dans les globules blancs des malades.

La capacité du génome du VIH à se cacher dans certaines cellules et à se réactiver après avoir hiberné constitue un obstacle majeur pour la guérison complète et définitive des personnes infectées.

Être capable de débusquer le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) dans ses cachettes permettrait aux scientifiques de mieux cibler ces cellules hôtes alors que le virus lui-même meurt rapidement hors de ces réservoirs.

C'est le début de travaux vers un remède contre le sida, explique à l'AFP David Margolis, l'un des auteurs de l'étude publiée dans la revue Nature, alors que se tient à Washington la Conférence internationale sur le sida.

Des chercheurs de plusieurs universités et instituts de recherche américains ont utilisé le vorinostat, médicament généralement utilisé contre la leucémie, pour réactiver le VIH dormant dans les cellules CD4+T et ainsi le démasquer chez huit patients.

Les patients testés suivaient également un traitement antirétroviral, ce qui stoppe la multiplication du VIH mais qui ne l'élimine pas des réservoirs, ce qui oblige à prendre le traitement à vie.

Après une seule dose de ce médicament, pour un instant au moins, le virus a pu être localisé, explique M. Margolis. Cet essai prouve que le virus peut être spécifiquement ciblé chez un patient par un médicament et ouvre la voie des recherches sur ce type de médicaments.

Les chercheurs américains soulignent que le vorinostat peut avoir des effets toxiques et que cet essai ne peut constituer qu'une première indication.

D'après ce que nous savons, tous les virus en circulation chez des patients sous traitement (antirétroviral) ne peuvent pénétrer dans les cellules car ils sont bloqués par la thérapie explique-t-il. Et sans cellule hôte, le virus meurt en quelques minutes.

Il y a une possibilité que cela fonctionne. Mais ... si c'est vrai à seulement 99%, ça ne réussira pas. C'est pourquoi nous devons être prudents, explique M. Margolis.

Ces données du laboratoire de David Margolis sont vraiment enthousiasmantes pour ceux qui cherchent à trouver à un remède contre le sida, déclare à l'AFP le chercheur de l'Université d'Oxford John Frater, appelant à des recherches plus poussées sur cette voie.

L'immunologiste Quentin Sattentau qualifie ces résultats de prometteurs mais souligne que d'autres types de cellules-réservoirs de VIH, y compris dans le cerveau, pourraient ne pas répondre au traitement.

Il y a donc un long chemin à parcourir avant de savoir si cela peut fonctionner pour éliminer complètement le VIH d'une personne infectée, estime-t-il.


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Je suis la preuve qu’on peut guérir, affirme l’unique miraculé du sida

WASHINGTON AFP / 25 juillet 2012 01h28- Je suis la preuve vivante qu'on peut guérir du sida, explique l'Américain Timothy Brown, dit le patient de Berlin, seul cas connu au monde de guérison du sida qui a lancé une croisade pour mobiliser des fonds de recherche sur la maladie.

Testé séropositif en 1995 quand il était étudiant à Berlin, en Allemagne, il n'a plus montré de signe d'infection après 2007.

C'est merveilleux de guérir de l'infection du VIH (virus de l'immunodéficience humaine), dit-il dans un entretien avec l'AFP en marge de la 19e conférence internationale sur la maladie qui réunit 25.000 personnes depuis dimanche à Washington et jusqu'à vendredi.

Je n'ai plus de sensation dans les pieds mais je marche plus aisément et je me sens mieux, sans presque jamais avoir de douleurs, seulement parfois des maux de tête, poursuit Timothy, 47 ans, qui paraît frêle mais a une poignée de main vigoureuse.

Je me sens bien, dit-il, se plaisant même à être traité un peu comme une vedette de rock.

C'est après avoir reçu une greffe de moelle osseuse en 2007, pour traiter une leucémie, que Timothy a cessé de prendre des antirétroviraux et ne montrait plus aucun signe d'infection par le VIH.

Les médecins qui le suivaient l'ont alors déclaré guéri. La moelle greffée provenait d'un donneur qui avait des cellules immunitaires mutantes résistantes au VIH.

Selon les estimations, 0,3% de la population est doté de cette immunité naturelle au VIH qui provient de la mutation d'un gène dite CCR5. D'après Timothy, cette proportion serait de 1% parmi les populations européennes.

Il explique avoir reçu une seconde greffe de moelle osseuse en 2008 provenant du même donneur en raison d'une réapparition de la leucémie, pas du VIH. Cette intervention lui a causé quelques problèmes neurologiques.

Outre ces greffes qui sont des procédures médicales lourdes et risquées, Timothy a aussi subi un traitement radiologique sur l'ensemble du corps pour traiter son cancer du sang.

Aujourd'hui, je veux aider par le biais de ma fondation à trouver un moyen de guérir du VIH pour tout le monde, assure-t-il, personnellement impliqué comme sujet de recherches à l'université de San Francisco en Californie (ouest).

Il indique avoir été indirectement contacté par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) désireux de tester un échantillon de son sang pour voir s'il y avait encore des traces de VIH vivant.

Se référant à une récente polémique lancée par un chercheur français selon laquelle des traces de VIH auraient été détectées dans son sang, Timothy a assuré être bien guéri. Je suis séronégatif, assure-t-il: Je peux produire toutes les analyses médicales le confirmant.

Je compte maintenant avec ma fondation trouver des donateurs pour obtenir des fonds permettant d'aider la recherche, poursuit-il, soulignant que la biotechnologie est la voie la plus prometteuse pour trouver les moyens de guérir du sida.

Timothy juge que le gouvernement américain investit trop peu dans la biotechnologie avec seulement deux milliards de dollars par an alors que la Chine y consacre 60 milliards annuellement, selon lui.

Il y a des milliers de chercheurs très capables qui ne peuvent pas obtenir de fonds et qui sont prêts à travailler pour trouver un moyen d'éradiquer le VIH, souligne-t-il, notant que l'Europe dépense plus que les Etats-Unis pour trouver ce moyen de guérir du sida.

Interrogé sur le caractère miraculeux de sa guérison, comme le disent certains, il a répondu après une hésitation que c'était difficile à dire.

Cela dépend de vos convictions religieuses: si vous pensez que c'est seulement le fait de la science médicale ou d'une intervention divine, répond-il avant d'ajouter: Je dirais que c'est un peu les deux.


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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 23:25

 

 

 

sida malade

 

WASHINGTON AFP / 22 juillet 2012 21h42- Les personnes infectées par le virus du sida (VIH) ont deux fois plus de risque d'avoir une crise cardiaque ou une attaque cérébrale que le reste de la population, selon une étude publiée dimanche aux Etats-Unis.

L'accroissement du risque cardiovasculaire chez ces patients, tous sous traitement antirétroviral, semble dû à une inflammation des artères, précisent les auteurs de cette recherche parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) et présentée au premier jour de la 19e Conférence internationale sur le sida qui réunit 25.000 participants de 190 pays à Washington jusqu'au 27 juillet.

Plusieurs études récentes, y compris une que nous avons menée, ont montré que les personnes infectées par le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) ont environ deux fois plus de risque de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral que les sujets non infectés, explique le Dr Steven Grinspoon, du Massachusetts General Hospital, principal auteur de ces travaux.

Ces nouvelles données laissent penser que l'inflammation artérielle serait provoquée par un mécanisme qui active le système immunitaire et augmenterait ainsi le risque cardiovasculaire chez ces patients, relève-t-il.

 Pour cette étude, les chercheurs ont analysé les résultats du scanner des artères de 81 participants, dont un tiers (27) étaient infectés par le VIH, sous antirétroviraux et sans antécédents connus de maladie cardiovasculaire.

Un autre tiers étaient séronégatifs et sans maladies des artères, tandis qu'un troisième groupe était formé de 27 personnes séronégatives souffrant d'athérosclérose.

Les images du scanner ont montré que les niveaux d'inflammation dans l'aorte des séropositifs étaient nettement plus élevés que ceux du groupe séronégatif sans maladies vasculaires. Ces niveaux étaient comparables à ceux des participants séronégatifs souffrant d'athérosclérose.

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