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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 18:08

 

YAOUNDE, 13 juin (Xinhua) -- Des partis d'opposition non armés  en Centrafrique ont dénoncé jeudi l'absence de parité et de  consensus du comité d'organisation du dialogue inclusif créé par  le président François Bozizé, a rapporté vendredi la radio  nationale camerounaise. 

 

     Ces partis, groupés en "Union des forces vives de la nation",  ont dénoncé que la composition des membres chargés d'organiser le  dialogue sortent plus du camp présidentiel. 

     Cyriaque Gonda, ministre de la communication et président du  comité d'organisation dudit dialogue politique, a démenti cet  accusation. 

 

     "Le processus est totalement consensuel. Il a commencé depuis  la première concertation en août 2006, ensuite le comité  préparatoire a été mis en place de manière consensuel avec toute  une parité et c'est ce comité préparatoire qui a proposé que  l'organisation du dialogue politique inclusif relève totalement de la responsabilité du gouvernement", a expliqué Cyriaque Gonda. 

 

     "C'est le gouvernement qui peut déployer l'armée en vue  d'assurer la sécurité des invités, pour faire le protocole des  chef d'Etats qui viendront pour assurer l'hébergement de tout le  monde. Le comité préparatoire a été suffisamment fort pour dire  que cette organisation relève exclusivement de la responsabilité  du gouvernement", a t-il poursuivi. 

 

     "Et c'est à ce titre là que le gouvernement a mis en place ce  comité. J'ai consulté tout le monde y compris l'Union des forces  vives de la nation qui aujourd'hui trouve des raisons pour  retarder ce processus et on n'acceptera pas que le processus  puisse être retardé car, le peuple centrafricain souffre déjà  assez et, a besoin de paix", a-t-il conclu.




 
Ndlr. Centrafrique-Presse : Bozizé et son clan sont des protagonistes de la crise centrafricaine. Si leur gestion du pays était si bonne, il n'y aurait pas des mouvements armés dans tous les coins du pays et une telle misère des populations. Ils ne doivent donc pas être les maîtres du jeu de ce dialogue politique en perspective. Par conséquent, ils n'ont pas à être en surnombre dans les structures d'organisation.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 18:06

 

 

Bangui, 13 juin (ACAP)-Le ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation Nationale, Cyriaque Gonda, devrait quitter Bangui dimanche 15 juin 2008, à la tête d'une délégation pour Libreville, au Gabon où il doit signer un accord global avec les mouvements rebelles actifs dans le Nord du pays, a appris l'ACAP, de source officielle.

 

M. Gonda a fait cette annonce vendredi 13 juin 2008, à l'issue de la première réunion du Comité d'organisation du Dialogue Politique Inclusif créé le 8 juin dernier et dont il est le Coordonnateur.

Il a également indiqué que ledit comité disposait d'un délai de 45 jours à partir de sa création pour préparer les assises du Dialogue Politique Inclusif prévus pour durer quinze jours.

Pour Cyriaque Gonda, l'agenda du comité consiste à mettre en place les huit commissions, à savoir le transport, les finances, l'accueil, l'ébergement, la santé, la sécurité, le protocole ainsi que les sous-commissions.

 
Il convient de rappeler que le 8 juin dernier, le Président de la République, François Bozizé, a créé par décret un Comité d'organisation du Dialogue Politique Inclusif comprenant 15 membres issus de la majorité présidentielle, de l'opposition démocratique, de la société civile, des pouvoirs publics et des groupes armés.


Confronté à des groupes rebelles opérant dans le Nord du pays depuis juin 2005, le gouvernement a successivement signé des accords de paix le 2 février 2007 à Syrte, en Libye avec le Front pour la Démocratie du Peuple Centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, le 13 avril 2007 avec l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Zacharia Damane et le 9 mai 2008 avec l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) de l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth.

 

Une délégation du comité d’organisation du dialogue politique centrafricain se rend à Libreville dimanche

 


APA Bangui2008-06-13 (Centrafrique) Une délégation du comité d’organisation du dialogue politique inclusif centrafricain, conduite par son coordonnateur Cyriaque Gonda, quitte Bangui dimanche pour Libreville au Gabon pour signer un accord de paix global avec les trois principaux mouvements rebelles centrafricains, a appris APA vendredi à Bangui.

 

Les 15 membres du comité d’organisation du dialogue politique, nommés le 8 juin dernier par le président centrafricain François Bozizé, ont tenu leur première réunion vendredi à Bangui.

A cette occasion, M. Cyriaque Gonda a déclaré que le comité a une mission de 45 jours, à compter de la date de la nomination de ses membres, pour mettre en place les huit commissions (transport, finances, accueil, hébergement, santé, sécurité, protocole) ainsi que les sous-commissions indispensables au bon déroulement du dialogue politique qui doit durer quinze jours.

 

Avant l’accord de paix global qui va être conclu à Libreville, le gouvernement centrafricain avait déjà signé des accords de paix séparés avec le Front pour la démocratie du peuple centrafricain (FDPC) de M. Abdoulaye Miskine et l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR), respectivement le 2 février 2007 à Syrte (Libye) et le 13 avril 2007.

Un accord de cessez-le-feu et de paix a été également signé le 9 mai dernier avec l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un groupe rebelle actif au nord-ouest de la Centrafrique, dirigé depuis fin mars dernier par Jean-Jacques Démafouth.

 

En plus du coordonnateur, Cyriaque Gonda, ministre centrafricain de la communication, du civisme, du dialogue et de la réconciliation nationale, le comité d’organisation comprend notamment des représentants de l’Union des forces vives de la nation, de la présidence de la République, de la Primature et de la société civile.

 

Le Bureau de l’organisation des Nations unies en Centrafrique (BONUCA), le Centre pour le dialogue humanitaire, le protocole d’Etat, la gendarmerie et la police, les partis politiques, les pouvoirs publics, les groupes politico-militaires et l’administration de la communication sont également représentés dans le comité d’organisation du dialogue politique centrafricain qui a été chargé de rechercher les moyens matériels et financiers pour cette grande rencontre censée ramener une paix définitive en Centrafrique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 18:02

 

  

CCP/34

Comité d’organisation

6e séance – matin

 

COMMISSION DE CONSOLIDATION DE LA PAIX: LE PRÉSIDENT CENTRAFRICAIN SE FÉLICITE DE L’INSCRIPTION DE SON PAYS À L’ORDRE DU JOUR DE LA COMMISSION

 

Le Président de la République centrafricaine, M. François Bozizé, s’est félicité ce matin de la décision du Comité d’organisation de la Commission de la consolidation de la paix d’inscrire son pays à l’ordre du jour de la Commission. 

 

La décision a été prise après que la Commission eut reçu une lettre du Président du Conseil de sécurité approuvant cette inscription et lui demandant des avis et des recommandations sur l’instauration et la conduite d’un dialogue politique ouvert à tous; l’action menée par les autorités nationales et l’appui de la communauté internationale pour créer un secteur national de la sécurité efficace, responsable et viable; le rétablissement de l’état de droit, notamment le respect des droits de l’homme et la bonne gouvernance*. 

 

Présent ce matin, lors de la réunion du Comité d’organisation, le Président centrafricain s’est félicité de cet engagement en faveur d’un pays qui émerge d’une longue série de crises politiques et socioéconomiques récurrentes.  « Depuis les changements politiques, a-t-il affirmé, mon gouvernement travaille avec acharnement à la relance économique et au renforcement des capacités nationales, notamment dans les secteurs judiciaire, politique et social. »  « Dès 2006, je me suis personnellement engagé dans les négociations qui ont abouti à des accords de paix avec tous les groupes armés », a-t-il souligné.

 

Malgré ces progrès « considérables », a reconnu le Président, beaucoup reste à faire.  Les négociations continuent pour parvenir à un accord de paix global qui doit ouvrir la voie à un dialogue politique, a-t-il rappelé, en qualifiant un tel accord d’ingrédient indispensable à la réconciliation nationale et à une paix durable. 

 

« Nous sommes en train de renforcer la cohésion sociale et le processus démocratique », a-t-il dit, en réitérant sa détermination à investir dans les ressources humaines et matérielles pour consolider la paix.  « C’est en cela, a-t-il conclu, qu’à moyen terme, nous avons besoin de l’aide de la Commission de consolidation de la paix. »

 

Après le Burundi, la Sierra Leone et la Guinée-Bissau, les membres du Comité d’organisation ont accueilli avec satisfaction le nouveau dossier de la République centrafricaine qui, selon eux, s’acheminent sûrement sur la voie de la consolidation de la paix.

 

C’est à la faveur d’un coup d’État contre le Président Ange Patassé que M. Bozizé est arrivé au pouvoir le 15 mars 2003, avant d’être élu démocratiquement 3 ans plus tard à la tête d’un État qui a été l’hôte de plusieurs présences de l’ONU.  Depuis 2006, le Gouvernement de M. Bozizé a signé des accords distincts avec les groupes armés dont l’Accord de Libreville du 9 mai 2008 avec la principale rébellion, l’APDR.  Un accord global doit encore être signé avec l’APDR, l’UFDR et la FDPC mais aussi avec l’opposition non armée et la société civile.  Cet accord devrait ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif. 

 

Élu Président des réunions spécifiques sur la République centrafricaine, le Représentant permanent de la Belgique, M. Jan Grauls, a souligné l’importance de la réunion de ce matin qui consacre « presque solennellement » le début d’un engagement entre la Commission de consolidation de la paix et la République centrafricaine.  La réunion est tout aussi importante pour la communauté internationale parce que, s’est-il expliqué, la République centrafricaine est sur la voie de la stabilisation et mérite pleinement l’appui indispensable à l’issue heureuse de l’évolution importante et encourageante des choses.  « Le dialogue politique inclusif est sur la bonne voie et nous attendons désormais l’accord global de paix », a-t-il dit. 

 

Le Président élu s’est aussi félicité des reformes engagées dans le secteur de la sécurité, en espérant que l’apport de la Commission fera la différence.  L’inscription de la République centrafricaine à l’ordre du jour de la Commission, s’est-il encore félicité, devrait permettre à la Belgique d’offrir son expertise et sa connaissance de la région.  La Belgique sera généreuse, a-t-il promis, en saluant cette occasion de prouver son propre engagement et sa disponibilité à la tête des réunions spécifiques sur la République centrafricaine.  

 

Parmi les orateurs qui se sont félicités de la décision du Comité d’organisation, celui de la Commission européenne, M. Charles-Michel Geurts, a rappelé que cette dernière avait déjà financé à hauteur de 10 millions de dollars les programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration.  La priorité de la Commission européenne étant la sécurité et le développement, le représentant a annoncé une contribution supplémentaire de 137 millions d’euros. 

 

Pour la République centrafricaine, le moment est « excellent » pour rejoindre la Commission de consolidation de la paix, a-t-il conclu, en souhaitant un bon esprit de collaboration entre partenaires déterminés à mener une approche globale et constructive.

 

Reprenant la parole, le Président Bozizé a salué le soutien des différents intervenants.  Depuis le changement politique du 15 mars 2003, a-t-il insisté, et avec le concours de la communauté internationale, la République centrafricaine a tout mis en œuvre pour sortir de la situation dans laquelle elle se trouvait. 

 

Beaucoup a été fait et il n’est plus question de revenir en arrière, a-t-il assuré.  « Notre souhait est de maintenir le cap ensemble et nous envisageons les décisions futures de la Commission comme un coup de fouet pour aller de l’avant.  Nous mettrons tout en œuvre, a conclu le Président, pour appliquer ces décisions et pour qu’enfin notre pays mette fin définitivement à la série des crises récurrentes. »

 

*A/62/864-S/2008/383

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Les Nations Unies ne se rendent même plus compte du danger qu’il y a à cautionner des putschistes et autres chef rebelle comme Bozizé qui s’emparent du pouvoir par des moyens anti-constitutionnels et s’arrangent pour frauder des élections et se légitimer ensuite. Cette hypocrisie de la communauté internationale est insupportable.  Par ailleurs, les déclarations de Bozizé ici rapportées, sont aux antipodes de la réalité du pays. Tous les Centrafricains admettent que la situation actuelle du pays est pire que celle qui prévalait avant le putsch de Bozizé. L’insécurité est endémique et est un véritable fléau. Le tribalisme a atteint actuellement un niveau sans précédent dans le pays. La misère des populations est indescriptible. L’affairisme et l’enrichissement illicite de Bozizé et son clan sont en revanche, sans limite et scandaleux. Où est le changement apporté par le coup d’Etat de Bozizé ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:11

 

 

 

Centrafrique-Presse : Après les élections présidentielles de 2005 où vous vous étiez porté candidat mais où il ne vous avait pas été possible de rentrer au pays battre campagne vous-même, vous avez crée un parti politique la NAP. Or sur proposition de sa base, vous venez d’accepter de prendre la direction de l’APRD qui est un mouvement armé et c’est à ce titre que vous vous êtes rendu dernièrement à Libreville signer l’Accord de cessez le feu et de paix avec le gouvernement du président Bozizé. Votre position est-elle cohérente ? Pourquoi acceptez-vous de prendre la direction d’un mouvement armé ? Que devient désormais votre parti politique ?

 

Jean Jacques Demafouth : Effectivement j’ai déposé un dossier en vue de la reconnaissance de mon parti la NAP au mois d’octobre 2006. A ce jour le ministère de l’intérieur a délivré un récépissé provisoire mais la reconnaissance définitive tarde à venir. J’ai eu un petit entretien à ce sujet avec le ministre de l’intérieur à Libreville. Quand à l’APRD vous connaissez les circonstances dans lesquelles j’ai été choisi comme Président de ce mouvement. Je suis un homme politique et mes compatriotes m’ont fait appel et je ne peux leur tourner le dos. J’ai reçu mandat de signer un accord de cessez le feu et de paix avec le gouvernement centrafricain et nous allons dans les prochains jours engager des discussions en vue de la signature d’un accord de paix global. L’action que l’APRD a menée sur le terrain doit être poursuivie sur le plan politique.  

 

C.A.P Vous avez été inculpé par le pouvoir de Bangui et condamné récemment par contumace par la dernière session de la cour criminelle de la RCA pour assassinat dans l’affaire du lieutenant Gbodo à Kembé. Pouvez-vous nous faire le point sur cette affaire et quelles y sont vos responsabilités réelles si responsabilités il y a ?

 

JJD : Merci de me permettre d’apporter une précision avant de commencer. Je n’ai jamais été condamné ni avant ni dans le cadre de cette affaire que vous évoquez. J’ai été inculpé par le tribunal militaire qui s’est ensuite déclaré incompétent et a transmis le dossier à la Cour criminelle. En 2005 la Cour criminelle avait estimée que l’état du dossier ne lui permettait pas de retenir l’affaire et l’a renvoyée devant le doyen des juges d’instruction pour complément d’information. En 2007, le doyen des juges d’instruction a renvoyé le dossier devant la chambre d’accusation de la Cour d’appel. En 2008 la chambre d’accusation de la cour d’appel a pris une ordonnance de contumace pour renvoyer cette affaire devant la cour criminelle. La cour criminelle vient de se déclarer incompétente et a renvoyé à nouveau cette affaire devant la chambre judiciaire de la cour de cassation et nous attendons son arrêt. Voilà ce qui en est de la procédure. En ce qui concerne le fond de cette affaire, c’est tout simplement une manœuvre pour discréditer monsieur DEMAFOUTH.

Rappelez-vous qu’en 1999, et surtout pendant la période de campagne électorale, la tension était montée d’un cran entre les militants du MLPC et ceux du RDC dans la préfecture de la Basse-Kotto. Plusieurs responsables locaux sont venus se plaindre aux autorités à Bangui  du comportement de certains jeunes gens détenteurs d’armes de guerre qui sévissaient dans cette région. A cette époque je n’avais pas d’activités officielles je m’occupais de ma société Télécom plus.

Le 1er novembre 1999 j’ai été nommé ministre de la défense et j’ai pris mes fonctions le 3 novembre. Le 5 novembre j’ai nommé un chef de cabinet.  Le cabinet du ministre était composé du chef de cabinet, d’un chargé de mission, d’un assistant et du personnel de l’administration.

Le 10 novembre j’ai reçu un appel téléphonique de la présidence m’invitant à une séance de travail  présidée par le chef de l’état. J’ai pris part à cette séance de travail en compagnie de mon collègue de l’intérieur. Nous avons ensemble découvert dans la salle les responsables du MLPC qui venaient  présenter au Président de la république les militants du MLPC victimes des exactions d’une bande armée dans la préfecture de la Basse-Kotto. Certains étaient encore à l’hôpital communautaire et le reste était hébergé au siège du MLPC. Après plusieurs interventions, le Chef de l’Etat avait conclu par l’envoi d’une mission de la garde présidentielle dans la zone en vue de remettre de l’ordre. La presse présidentielle était présente et l’intervention du chef de l’état a été diffusée à la radio.

Je n’ai pas été associé à la préparation ni à l’exécution de cette mission qui relevait d’un corps qui dépendait exclusivement de la Présidence. La seule chose que mon collègue de l’intérieur et moi avions  fait à l’époque, c’était de demander à rencontrer le général KOLINGBA. Mais ce dernier avait refusé. J’ai été informé de cette triste affaire par le Directeur général de la gendarmerie qui est venu tôt le matin à mon bureau. Par contre je sais que la mission de Kémbé a  été décidée sur proposition  de divers services de l’état dont l’Etat major général des armées. Vouloir absolument incriminer monsieur DEMAFOUTH relève d’une grossière volonté de nuisance pour des fins politiques. De toutes les façons, la vérité sortira un jour. Je vais me battre et je ferai en sorte que même si cette affaire est amnistiée sur le plan pénal, qu’elle soit poursuivie sur le plan civil afin de donner l’occasion aux parents des victimes de connaître la réalité des faits.

 

C.AP : Lors de la première intervention des troupes du MLC à Bangui après le coup d’Etat raté du général André Kolingba du 28 mai 2001, vous étiez ministre en charge de la défense du président Ange Félix Patassé. Certaines personnes vous accusent d’avoir des responsabilités dans la mort d’un certain nombre de personnalités notamment le général François Bédaya Ndjadder, le général Abel Abrou, le colonel de gendarmerie Alphonse Konzi, de l’universitaire Théophile Touba du RDC, etc…Que répondez-vous ?

 

JJD : Je suis surpris par ces nouvelles accusations qui sont sans fondement. J’ai lu récemment dans un communiqué signé d’un soit-disant Collectif d’officiers libres qui visiblement, ne font la rébellion que sur internet et dont on ne connaît pas le moindre cm2 du territoire national qu’ils occupent. Je pense que ce communiqué a été confectionné à partir d’un cyber café à Paris et on a mis le nom de cet officier qui vit son exil en Europe dans des conditions difficiles. C’est vraiment lamentable d’en arriver là pour prétendre à une existence politique.

Comme vous le savez le coup d’état du 28 mai 2001 m’a surpris et cela a  été démontré lors de mon procès. Mon domicile a été attaqué faisant un blessé grave. Malgré tout j’ai été accusé et envoyé en prison pour rien. Heureusement que la cour criminelle dans son arrêt a reconnu que si l’ordre a été rétabli, c’était grâce à mon travail et à l’organisation que j’avais mis en place dès le lendemain du coup d’Etat. D’ailleurs le procureur général, lors de ce procès a donné publiquement les noms de ceux qui ont tué le général Ndjadder. Quand au  général Abel Abrou, il a été tué dans des circonstances que nous n’avons pas eu le temps d’élucider et en pleine opération dans une zone non contrôlée par nos forces. Pourquoi la commission d’enquête mixte n’a-t-elle pas cherché à connaître la vérité sur cette affaire. Quand au député Touba, ce sont des éléments de la garde présidentielle dans la vague de répression qui a suivi l’attaque de la résidence du président PATASSE qui sont allés le chercher pour l’exécuter. Ces éléments sont connus. Ce sont les mêmes qui ont tué Mr BANGANZONI et ses enfants. Pendant ce temps DEMAFOUTH était assiégé chez lui par les assaillants. Je vous répète encore que monsieur DEMAFOUTH n’a jamais commandé la garde présidentielle ni avant les évènements, ni pendant ni après. Pour le cas du colonel KONZI, il était malheureusement sorti de sa cachette le jour ou le chef de l’Etat m’a retiré le commandement et avait confié l’ensemble du contrôle des opérations au Procureur Général qui était nommé Président de la Commission d’enquête mixte judiciaire. Je ne peux rien vous dire sur les circonstances dans lesquelles le colonel KONZI qui a cherché refuge au camp BEAL a été renvoyé vers la gendarmerie et a été extirpé par des éléments de la garde présidentielle pour être exécuté.

 

C.A.P : Certaines personnes vont jusqu’à vous accuser également  d’avoir quelque chose à voir dans les circonstances de la mort du colonel Alphonse REHOTE. Qu’avez-vous à en dire?

 

JJD : Je ne sais pas pourquoi on cherche absolument à me coller une affaire criminelle sur le dos. Pour ceux qui ne le savent pas j’avais des liens particuliers avec le colonel REHOTE. C’est même lui qui m’a prêté un logement lorsque je suis rentré à Bangui. Quand il a trouvé la mort j’étais en France en mission.  Une enquête avait été diligentée par la gendarmerie et le résultat a été communiqué au gouvernement.  A l’époque j’étais conseiller à la présidence et le Ministre de la défense d’alors, Pascal KADO, m’avait dit que le colonel était tombé dans une embuscade d’une bande de coupeurs de route provenant du Tchad. Voilà ce que je peux vous dire sur cette affaire.

 

C.A.P : Certaines personnes considèrent qu’après l’arrestation de Jean-Pierre Bemba, les prochains sur la liste devraient être le président Patassé et vous ? Quelle est votre lecture des événements d’octobre 2002 jusqu'au coup d’Etat du 15 mars 2003 quand bien même vous n’étiez plus aux affaires ?

 

JJD : Dans cette affaire les gens spéculent pour rien. C’est une triste affaire qui n’honore pas notre pays. Ce qui est arrivé est grave. Aujourd’hui il faut attendre la fin de l’instruction de ce dossier. Si Jean-Pierre BEMBA a été arrêté, c’est que le Procureur de la CPI a estimé nécessaire son arrestation pour la manifestation de la vérité. Maintenant c’est au Procureur qui a la charge de la poursuite dans cette affaire, de délivrer un mandat ou non. Quand au Président PATASSE, ce n’est que dans la norme des choses qu’il soit entendu. Il était le Chef de l’Etat, chef suprême des armées au moment des faits.  Il doit dire ce qui a motivé l’appel aux troupes du MLC, le mécanisme de commandement et d’exécution sur le terrain. Les gens se trompent parfois. Ce n’est pas parce que quelqu’un est arrêté qu’il  est coupable, ce n’est pas parce que quelqu’un est inculpé qu’il est coupable. Le peuple centrafricain a besoin de savoir ce qui s’est passé réellement.  Si le Président PATASSE ne s’exprime pas à ce sujet, c’est parce qu’il veut réserver la primauté de sa déclaration au Procureur du TPI et je le comprends. Il faut de la sérénité. Le peuple centrafricain lui avait confié son destin en 1993 et renouvelé sa confiance en 1999.  Que s’est-il passé ? C’est l’occasion pour lui de s’expliquer. En ce qui me concerne, je n’étais plus aux affaires, et je n’ai donc pas pris part aux évènements dans la période que vous citez. Donc je n’ai rien à y voir.

 

C.A.P : On parle encore de la nécessité de la signature toujours à Libreville, d’un accord de paix global avant la tenue du dialogue politique inclusif. L’APRD doit être de la partie n’est-ce-pas ? Quelle part compte-t-elle prendre dans le retour durable de la paix en Centrafrique ?

 

JJD : Effectivement l’APRD va être présente à Libreville pour la signature de l’accord de paix global. Le retour durable de la paix dans notre pays est une question de volonté des parties en conflit. Si nous respectons nos engagements et croyons en ce que nous faisons, la paix est imminente et irréversible. C’est ce que souhaite l’APRD.  L’accord de paix global va ouvrir les portes du dialogue national inclusif par la prise de la mesure de décrispation nationale qui est l’amnistie générale. Tous les Centrafricains, y compris les présidents PATASSE, KOLINGBA, et BOZIZE doivent être présents.

 

C.A.P : Seriez-vous candidat à l’élection présidentielle de 2010 ?

 

JJD : Pour le moment je ne le sais pas encore. Mais si c’est le désir de ceux qui  pensent que je peux proposer des solutions pour mettre notre pays sur la voie du développement, oui je serai candidat. Si non je soutiendrai volontiers un autre compatriote.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:03

 

Par Finbarr O'Reilly

 

GOZ-BEIDA, Tchad 12 juin 08 (Reuters) - Des rebelles tchadiens annoncent le lancement d'une nouvelle offensive dans l'est du pays pour renverser le "régime décadent" du président Idriss Déby et invitent la France et l'Union européenne à s'"impliquer" dans le règlement de cette nouvelle crise.

 

Abderaman Koulamallah, porte-parole de l'Alliance nationale, a déclaré à Reuters que quatre colonnes rebelles avaient avancé "profondément" en territoire tchadien, dans la région de Dar Sila, avec pour objectif de fondre sur N'Djamena. "Notre objectif est de renverser Déby", a-t-il précisé.

 

Koulamallah, membre de l'Union démocratique pour le changement (UDC), l'une des composantes de l'Alliance, a affirmé que les rebelles avaient essuyé le feu d'hélicoptères de l'armée régulière tchadienne et avaient abattu l'un des appareils.

"Nous pensons transporter la guerre à l'intérieur du pays", a-t-il ajouté par téléphone de Paris, où il assure être en contact avec les chefs militaires rebelles.

 

Le gouvernement tchadien, qui accuse les rebelles d'être soutenus par le Soudan, n'a pas réagi immédiatement à l'annonce de cette nouvelle offensive dans un secteur où est basée l'Eurfor, la force européenne charge de la protection des civils, des réfugiés et des employés humanitaires menacés par le débordement du conflit du Darfour voisin.

 



"PRETS A NE PAS FAIRE LA GUERRE"

 

Le contingent irlandais de l'Eufor, basé à Goz-Beïda, a déclaré avoir reçu des informations sur un engagement à Modeïna, 70 km plus au nord-est, entre des rebelles de l'Union des forces pour la démocratie et le développement, membre de l'Alliance nationale, et l'aviation gouvernementale.

 

"Mais nous n'avons aucune précision sur les pertes ou les destructions. Nous n'avons nous-mêmes aucun dispositif dans ce secteur et nous ne pouvons donc pas confirmer ces informations", a déclaré à Reuters le commandant Stephen Morgan, porte-parole du 97e bataillon irlandais d'infanterie.

 

Koulamallah a déclaré que les rebelles seraient prêts à suspendre leur offensive si la France et l'Union européenne contraignaient Déby à accepter des pourparlers de paix avec tous ses opposants politiques ou armés.

"Si la France et l'Union européenne s'impliquent pour garantir un accord, nous sommes prêts à ne pas faire la guerre", a affirmé le porte-parole de la guérilla, qui tente depuis plus de deux ans de chasser Déby du pouvoir.

En février dernier, les rebelles avaient réussi à atteindre N'Djamena et à assiéger le président tchadien dans son palais avant de battre retraite lorsque la France, qui dispose de troupes et d'avions au Tchad, lui avait témoigné son soutien. Les affrontements avaient fait des centaines de morts.

Dans un communiqué, les rebelles de l'Alliance nationale adjurent la France, qui dispose aussi sur place de moyens de renseignement et de logistique, de ne pas intervenir cette fois pour soutenir le président tchadien et l'exhortent à agir en médiateur.

On s'attendait généralement à une nouvelle offensive rebelle contre Déby - lui même parvenu au pouvoir par la force en 1990 - depuis l'attaque de Khartoum par des rebelles darfouris le mois dernier. Le Soudan et le Tchad s'accusent en effet chacun de soutenir l'insurrection contre l'autre.

 

Version française Marc Delteil

 


Mais à quoi servent les services secrets français au Tchad ?

 

Bakchich jeudi 12 juin

 

Le général français Jean-Philippe Ganascia, patron au Tchad de la force européenne de l’Eufor, dispose de services de renseignement bien aveugles. Le 2 juin dernier, dans les salons climatisés de l’Hotel Méridien-Chari, à N’Djamena, il annonçait devant les journalistes sur un ton péremptoire : « Actuellement, nous n’avons aucune information qui puisse nous laisser penser raisonnablement qu’il puisse y avoir un raid rebelle comparable à celui de février ni même à celui qui s’est produit le 1er avril (…). Selon moi, il n’y a pas d’attaque imminente et on peut s’interroger sur le potentiel militaire résiduel de ces groupes ».

 

Mais ce jeudi 12, on apprend que les rebelles tchadiens sont repassés à l’attaque dans le Dar Sila, dans l’est tchadien. En guise de hors d’œuvre, ils ont même touché un gros hélicoptère d’attaque russe de l’armée du dictateur Idriss Déby, qui a atterri d’urgence près du camp de l’Eufor, à Abéché. Avant de nouveaux combats qui ne s’annoncent pas comme une partie de plaisir, l’un des porte-parole de la rébellion tchadienne a lancé un ultime appel à la France. Il lui demande « d’être une puissance médiatrice pour garantir un véritable accord entre toutes les parties et aboutir à la paix dans le pays ».

 

 

Silence radio, au quai d’Orsay et à l’Elysée. Notre vibrionnant ministre Bernard Kouchner sillonne le monde - du Liban à la Palestine ou la Colombie - pour jouer les bons offices. Mais soucieux de ne pas froisser son vieil ami Déby, il se refuse, jusqu’à présent, à tendre la main à l’opposition tchadienne. Et à engager un processus de paix au Tchad, où l’armée française est quand même en première ligne.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:02

 

Le sénateur et ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, arrêté le 24 mai à Bruxelles, restera maintenu en prison en Belgique, l’appel lancé par ses avocats pour sa libération ayant été rejeté jeudi par la Chambre de mise en accusation du Tribunal de Bruxelles, a-t-on appris de source judiciaire. La même instance a rejeté la demande de mise en liberté provisoire que les avocats de la défense avaient introduite.

 

A l’issue de l’audience, les avocats ont annoncé qu’ils allaient introduire un pourvoi en cassation parce que Jean-Pierre Bemba n’était pas assisté par un défenseur lors du premier interrogatoire de l’accusé, peu après son arrestation. Accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, Jean- Pierre Bemba doit être transféré à La Haye (Pays-Bas) au siège de la CPI, auteur du mandat d’arrêt international contre l’homme politique congolais.

 

Au cours d’une rencontre avec la presse à Bruxelles, Liliane Bemba, l’épouse de Jean-Pierre Bemba, a exhibé une lettre datée du 4 janvier 2003, dans laquelle son mari a ordonné "l’arrestation, à titre préventif, de huit de ses soldats, dont la conduite à Bangui s’est avérée contraire aux consignes données tant aux officiers qu’aux hommes de troupes, avant leur départ pour la Centrafrique".

 

Pour les avocats de Bemba, le non-respect de cette procédure entraîne la nullité de l’arrestation de leur client. Dans le cas où la Cour de cassation prononcerait la nullité de l’arrestation du leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), celui-ci devrait pouvoir être libéré.

 

Toutefois, il y a peu de chance que cela se passe de cette façon, parce que l’avis de la Cour pénale internationale (CPI) est requis avant de procéder à la libération du prévenu. En effet, la CPI a ordonné l’arrestation de Jean-Pierre Bemba, le 24 mai, parce qu’elle détenait des informations selon lesquelles l’homme recherché comptait quitter la Belgique le jour d’après, le 25 mai, pour une destination inconnue, fait-on savoir de source sûre. Mais cet argument ne pourrait être pris en considération que lors du procès qui devrait s’ouvrir dans un an à La Haye.

 

Il est toutefois à craindre que son transfert à La Haye entraîne des violences en Equateur, sa province d’origine et à Kinshasa où Jean-Pierre Bemba jouit d’une grande popularité.

 

Par ailleurs, on fait état de la présence, à Bruxelles, de Olivier Kamitatu, ministre congolais du Plan et ancien président du Parlement congolais, ainsi que d’Antoine Ghonda, conseiller spécial du président Joseph Kabila et ancien ministre congolais des Affaires étrangères. Anciens membres du MLC, Kamitatu et Ghonda étaient des proches collaborateurs de Bemba au moment des faits reprochés à ce dernier. On ignore cependant si leur présence est en relation avec l’affaire Bemba.

 


Publié le 12 juin 2008


Source : L’international magazine.com.

 

Jean Pierre Bemba poursuivi pour meurtre

 

par  RFI  Article publié le 12/06/2008 Dernière mise à jour le 12/06/2008 à 13:37 TU

 

La Cour pénale internationale poursuit Jean-Pierre Bemba pour meurtre, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Ces nouveaux chefs d'accusation s’ajoutent aux viols, tortures et pillages en Centrafrique que la CPI avait déjà retenus contre lui. L’ancien vice-président congolais est tenu responsable de nombreuses exactions commises par ses hommes, les rebelles du MLC, qui étaient intervenus en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003 en soutien au président de l'époque Ange Félix Patassé.

 

Jean-Pierre Bemba est derrière les barreaux depuis son arrestation en Belgique il y a trois semaines, mais la CPI a délivré hier un nouveau mandat d'arrêt contre lui.

Le document accuse l'ancien vice-président congolais de meurtres, comme crimes de guerre, et aussi comme crimes contre l'humanité, ce qui suppose une pratique systématique.

Le procureur estime en effet pouvoir prouver que les rebelles de Jean- Pierre Bemba n'ont pas hésité à tuer quand les civils centrafricains s'opposaient à des viols ou des pillages commis par le mouvement rebelle congolais.

Ces accusations de meurtre ne figuraient pas pourtant dans le premier mandat d'arrêt délivré par la CPI, le 23 mai.


En fait, les juges attendaient à l'époque qu'on leur donne des informations supplémentaires ; ils voulaient s'assurer que le procureur ait assez d'éléments sur ces accusations de meurtres.

Le 23 mai, le procureur leur a demandé d'émettre un mandat d'arrêt en urgence, de peur que Jean-Pierre Bemba ne prenne la fuite. Les juges ont accepté de l'inculper de viols, tortures et pillages. Ils ont préféré laisser les meurtres de côté dans un premier temps, avant d'émettre un mandat d'arrêt plus complet. C'est chose faite et pendant ce temps Jean-Pierre Bemba attend que la Belgique se prononce sur son extradition vers La Haye.

 

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 22:58

 

Bangui, 12 juin (ACAP)-Le député de Djémah, une localité du Haut-Mbomou dans l'Est du pays, Mme Rosalie Pouzère, a déploré, mardi 10 juin 2008 au cours d'un entretien avec l'ACAP la réaction timide du gouvernement centrafricain après l'attaque des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) sur des localités de l'Est centrafricain.

 

« Nous avons la rage au cœur que notre gouvernement ne se soit pas manifesté de manière plus tangible pour que le Haut Mbomou recouvre la liberté aux mains de la rébellion de Joseph Kony », a déclaré la parlementaire, faisait allusion à l'enlèvement depuis mars dernier par les rebelles de Joseph Kony de plus de 162 ressortissants des sous-préfectures d'Obo, de Bambouti et de la localité de Bazengbéré et dont la population et les autorités sont toujours sans aucune nouvelle.


Mme Pouzère a stigmatisé "l'abandon" dont serait l'objet depuis toujours le la préfecture du Haut Mbomou de la part du pouvoir central, et qui se caractériserait, selon elle, par le manque cruel des voies de communications (route, téléphone) et « l'inexistence de l'administration civile et militaire, ajoutant qu' "il n'y a aucun détachement militaire dans cette région du pays ».


« Fort de tous ces renseignements, la rébellion a pu agir en toute impunité », a-t-elle déclaré avant d'ajouter que, selon les rumeurs, les rebelles et leurs victimes seraient actuellement à 300 ou 350 km de la RCA. « C'est difficile d'entrer en contact avec eux car ce sont des rebelles, leurs camps sont très surveillés, de sorte que nous n'avons aucune idée du sort de nos compatriotes ».


« Ils se font des boucliers humains en capturant des populations qu'ils trouvent sur leur passage », a encore déclaré la députée, qui a pris à témoin les humanitaires et partenaires au développement de la Centrafrique ainsi que les Nations Unies, notamment l'Union Européenne, la France, les Etats-Unis, la chine et le Bureau de l'Organisation des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA) ont effectué des missions dans la région pour constater la situation.

Les humanitaires « sont en train de concentrer leurs efforts pour essayer de détraumatiser les femmes qui ont subi des viols lors du passage des rebelles, à travers des missions de sensibilisations et d'aide humanitaire dans le Haut-Mbomou », a-t-elle souligné, ajoutant que d'autres missions sont en perspective.

 
Il faut souligner le président de la République François Bozizé ainsi que la délégation du collectif des ressortissants du Haut-Mbomou, ont discuté de cette situation lors du passage à Bangui, le 5 mai dernier, de M. Joachim Chissano, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le règlement de la crise en Ouganda.

 
A l'issue d'une rencontre avec François Bozizé, l'ancien président mozambicain avait indiqué que des solutions diplomatiques étaient engagées pour permettre le retour de la paix et de la sécurité dans le Haut-Mbomou.

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 22:52

 

 

 

APA Bangui2008-06-12 (Centrafrique) L’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) a dénoncé l’enrôlement forcé des enfants par les groupes armés opérant sur le territoire centrafricain, dans un communiqué publié, jeudi à Bangui, à l’occasion de la journée de l’enfant africain. En plus d’être exploités dans les secteurs d’activités économiques, les enfants de la rue en Centrafrique sont une proie facile pour les groupes armés qui les enrôlent de force dans leurs rangs.

 

La semaine dernière, le préfet de Mbomou (sud-est), frontalière avec le Soudan et la République démocratique du Congo (RDC), a dénoncé la capture et l’enrôlement d’une trentaine d’enfants centrafricains par les rebelles du Mouvement de libération du Seigneur de Joseph Kony, qui avaient fait une incursion dans cette partie du pays. Selon M. Yvon Bibalé, le porte-parole de la Fondation Les enfants d’abord, une organisation centrafricaine de promotion des droits de l’enfant, la Centrafrique compte environ 3000 enfants de la rue dont la moitié se trouve à Bangui, la capitale.

 

Tous ces enfants sont presque abandonnés à leur triste sort, a-t-il dit, ajoutant que la capitale centrafricaine ne dispose que de trois centres d’accueil, de formation et de réinsertion des enfants de la rue, d’une capacité globale de 450 places. «Si aujourd’hui notre pays compte un grand nombre des enfants de la rue c’est la faute justement des parents et des autorités qui font preuve d’irresponsabilité vis-à-vis de ces enfants», a confié à APA M. Bibalé.

 

Il a dénoncé «les mauvais traitements» dont sont victimes les enfants centrafricains au sein de leurs familles respectives et dans l’ensemble de la société. Dans une déclaration radiotélévisée à l’occasion de la célébration jeudi de la journée de l’enfant africain, le ministre secrétaire général du gouvernement, M. Gon Baba, a mis en garde «toutes les personnes physiques ou morales» exploitant des enfants mineurs.

 

«Le gouvernement va entreprendre une vaste opération pour identifier et réprimer toutes les personnes physiques ou morales qui sont auteurs de l’exploitation des enfants mineurs», a-t-il dit. Selon M. Baba, plus d’un millier d’enfants mineurs centrafricains travaillent illégalement dans plusieurs secteurs économiques du pays.

«C’est un fait très grave au regard des lois nationales et internationales car l’exploitation des mineurs sous toutes les formes est formellement prohibée», a-t-il conclu.

 

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Les propos de ce ministre de Bozizé sonnent creux et prêtent à sourire. Jusqu’à présent les rebelles ougandais de Joseph Kony viennent faire ce qu’ils veulent sur le territoire centrafricain sans être inquiétés le moins du monde.

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 22:47

 

Paris, 11 jui 08 (ACAP)- Après Rome, en Italie, le Premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadéra, poursuit sa tournée européenne en France, où il a été reçu en audience, mercredi par plusieurs hauts responsables français.

 

Il en est ainsi du Directeur des opérations de l'Agence Française de Développement (A.F.D.), Mr Jacquier, dont l'entretien avec M. Touadéra a abouti à la décision de l'AFD de renouveler son engagement à poursuivre le dossier de l'aménagement de l'aéroport international Bangui MPOKO et d'envisager un décaissement rapide de 200 Millions de Francs CFA à mettre à la disposition de l'A.G.T.I.P. Centrafrique pour la poursuite du projet THIMO [Travaux à haute intensité de main d'oeuvre] 4.

 
L'A.F.D. s'est également montrée intéressée au secteur agro-pastoral qu'elle inclut désormais dans son champ d'intervention en Centrafrique. L'Etat de la coopération centrafricano-Française a fait l'objet des discussions du Premier Ministre Faustin Archange Touadéra avec Mr Philippe Etienne, Directeur de Cabinet du Ministre Français des affaires étrangères empêché.


Le Chef du gouvernement et son hôte ont ensuite procédé à un large échange de vues sur la politique intérieure de notre pays, notamment les préparatifs du Dialogue Politique Inclusif, les mesures de réforme du secteur sécuritaire et des questions économiques et financières.
Sur l'ensemble des sujets évoqués, Mr Philippe Etienne a rassuré Mr Touadéra de la disponibilité de la France à appuyer la Centrafrique.


Le Premier Ministre centrafricain s'est par la suite entretenu avec MM. Joubert
et Maréchaux, respectivement Conseiller Politique et Diplomatique du chef de l'Etat Français, Mr Nicolas Sarkozy.


Outre la question de la politique intérieure de la République Centrafricaine, longuement débattue au cours de cette entrevue, la France, par la voix de ces deux conseillers, a encouragé les autorités centrafricaines à poursuivre les réformes engagées jusqu'ici.


Elle a également souhaité que le secteur agricole soit désormais intégré dans le document cadre de la coopération bilatérale entre la République Centrafricaine et ses partenaires bilatéraux afin de créer les conditions propices à la relance dudit secteur.

 
Il convient de signaler que le Premier Ministre Faustin-Archange Touadéra était assisté au cours de ces différentes rencontres de son directeur de cabinet, Firmin Ngrébada, et de Madame Sophie Pulchérie Gbadin, Conseillère culturelle à l'ambassade de la République Centrafricaine à Paris.

 

C.Z. Gbakamanzopa/Acap

 

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Après l’humiliation essuyée le 19 novembre 2007 par Bozizé, reçu à peine un quart d’heure à l’Elysée par Nicolas Sarkozy qui n’a d’ailleurs pas hésité à dénoncer le grave degré de corruption qui ronge le pays jusqu’au sein du gouvernement, c’est maintenant le tour du premier ministre de Bozizé d’être traité avec si peu de considération. A l’AFD, il est reçu non par le directeur de cette agence mais par le directeur des opérations. C’est une insulte. ! Idem au Quai d’Orsay. Bernard Kouchner étant soi-disant « empêché » l’a fait recevoir par son dircab. C’est un refus poli. Pauvre Touadéra…Il ne doit même pas savoir où se trouve l’hôtel Matignon dont l’actuel locataire s’appelle François Fillon qui est en réalité, celui qui devrait normalement l’accueillir et s’entretenir avec lui si le parallélisme des formes était respecté. Mais que font les autorités actuelles de la RCA pour être prises en considération ?  Pauvre Centrafrique …!

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 18:31

 

Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


PAOUA, 12 juin 2008 (IRIN) - Conflits armés et banditisme sèment le chaos depuis plusieurs années dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA). Pour bon nombre d'habitants de la région, notamment les communautés d'éleveurs, les criminels qui enlèvent les chefs de famille ou les enfants contre des rançons exorbitantes posent de loin la menace la plus grave : ces enlèvements obligent souvent les populations à vendre la totalité de leurs troupeaux pour assurer la libération des membres de leurs familles.

 

Aroun Gombo est membre de l'ethnie des Mbororos, pour qui l'élevage est depuis bien longtemps un mode de vie. Elle compte également parmi les centaines de milliers de personnes déplacées par les violences dans le nord de la RCA. Elle vit aujourd'hui dans la ville de Paoua, où elle dirige une association de femmes mbororoes.

 

« Nous aimerions revoir nos maris, pour celles d'entre nous dont les maris ont traversé [la frontière] pour le Cameroun, mais nous aussi, nous avons peur qu'ils ne reviennent pas, compte tenu de ce qu'ils ont vécu à travers le comportement barbare des coupeurs de route : tueries, vols de bétail, enlèvements et violences physiques ».

 

« Nous avons aussi appris que les éleveurs qui sont partis au Cameroun ne rentreront pas : ils sont bien traités là-bas. Que vont devenir les épouses qui ne souhaitent pas quitter Paoua pour l'étranger ? Le Cameroun ne va pas nous obliger à devenir des célibataires ! La paix va revenir et nous allons nous installer dans un nouveau campement ».

 

« Nous avons de justesse réussi à échapper aux exactions répétées des coupeurs de route dans nos divers campements, pour nous établir à Paoua centre. Tout avait commencé par la prise en otage de nos maris et enfants. Pour les libérer, il fallait payer des rançons en vendant du bétail. Certaines épouses ont eu à payer 10 à 12 millions de francs CFA [entre 23 500 et 28 000 dollars] et cela en fonction du nombre des otages. À force de payer de grosses sommes d'argent pour la libération des parents, nous n'avons plus de bétail ».

 

Parfois, même après avoir reçu les rançons, les bandits tuaient les éleveurs ou leurs enfants.

« Beaucoup de femmes parmi nous sont sans mari. Pour la majorité, nous sommes des veuves ; même moi qui vous parle, je fais partie des veuves du groupement. Nous ne pouvons que remercier le DRC [Danish Refugee Council] pour son appui. Grâce à cela, nous [avons monté] de petits commerces : vente de beignets, d'huile ; pour une fois, nous pratiquons de l'agriculture, mais notre souhait à nous, c'est de redevenir éleveurs. C'est notre vocation ».

 

gg/am/jm/nh/ail

 

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