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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:54



 

16 Juillet 2008 10:33:34 GMT Source: Reuters

  Par Joe Bavier


BANGUI, Juillet 16 (Reuters) - Les donateurs sont monté en puissance d'aide à distance, négligés République centrafricaine, car ils craignent que les conflits transfrontaliers dans les pays voisins du Soudan au Darfour et au Tchad ne puissent se développer et se nourrir de la vacuité de l'autorité de l'État.

 
Affectée par des décennies de dictature, de troubles, de tentatives de coup et des rébellions, la vaste ancienne colonie française avec sa faible densité de population, est classée parmi les pays les moins avancés États.


Les infrastructures de base sont en ruines, des bandits sillonnent la brousse n'est pas cochée par l'armée ou la police des frontières et sont laissés sans surveillance.

 
"Tout le monde a entendu parler du Congo, au Darfour, et les Grands Lacs, mais nous avons soudainement réalisé qu’il y a ce grand pays vide au milieu de tout cela avec des frontières très perméables, a dit à Reuters Fiona Ramsey de la délégation de la Commission européenne à Bangui. "Même si c'est un conflit beaucoup plus faible,  c’est un vaste territoire. Il permet la contrebande de ressources naturelles. Elle permet la circulation des armes», a-t-elle ajouté.


Sans littoral en Afrique centrale, la République qui revêt une importance stratégique au coeur de l'Afrique, a été largement ignorée jusqu'à ce qu'une rébellion anti-gouvernementale ait éclaté en 2003  au Soudan dans la province de l'ouest au Darfour, ce qui a déclenché des conflits ethniques et politique qui a envoyé et répandu des pillards et des réfugiés dans les pays voisins comme le Tchad.

 
Les combattants à la fois du Tchad et du Soudan, - disent les analystes et les observateurs de ces États - qui mènent une guerre par procuration à travers les rebelles des uns et des autres, sont connus pour avoir utilisé des hors-la-loi du Nord pour chercher refuge ou lancer des attaques.

Plus récemment, le groupe rebelle ougandais Armée de résistance du Seigneur s’en est également pris à la République centrafricaine, où en Février et Mars, il a attaqué les villages du Sud Est, pillant des biens et enlevant de civils pour en faire des combattants ou esclaves sexuels.

Ces conflits externes ajoutés au chaos déjà causé par plusieurs rébellions internes contre le gouvernement du Président centrafricain François Bozize qui, combiné avec le banditisme qui sévit en milieu rural, ont déplacé quelque 300.000 personnes au cours des dernières années.

"La République centrafricaine est, quoi qu’on en pense, pire qu’un État faible: il est devenu pratiquement un État fantôme, dépourvu de tout sens de capacités institutionnelles au moins depuis 1979",
a déclaré dans un rapport publié l'an dernier le groupe de réflexion International Crisis Group basé à Bruxelles.


ESPOIRS DE RAPPROCHEMENT


Le mois dernier, Bozize a signé un accord de cessez-le-feu et de consolidation de paix avec des groupes d'insurgés des trois provinces du nord, et une conférence nationale est due à rassembler le gouvernement, les rebelles et l'opposition civile pour la réconciliation pourparlers.

Des bailleurs de fonds étrangers espèrent que cela aidera à concentrer davantage l'attention internationale sur la République centrafricaine.

 
En 2006, la République centrafricaine a reçu plus d'assistance humanitaire qu’elle n’en avait reçu durant les trois années précédentes réunies. Ce montant a été triplé en 2007 et devrait encore doubler cette année.


«Ensemble, cette année, entre le développement et l'aide humanitaire, la République centrafricaine a reçu probablement $ 350 à $ 400 millions," a déclaré à Reuters Toby Lanzer, coordonnateur humanitaire des Nations Unies à Bangui.


Une petite unité de la force militaire de l'Union européenne déployée dans l'est du Tchad pour protéger les réfugiés du Darfour est basée dans le nord-Centrafrique. Mais les critiques s'interrogent sur l'efficacité de l'UE dans la lutte contre les raids des groupes transfrontaliers lourdement armés.

 

L'ampleur de l'enjeu du développement auquel font face les donateurs en République centrafricaine est redoutable.


De sa maison isolée dans le sud-est de ville d’Obo, Pierre Paitilite 74 ans, a vu son pays en constante régression depuis son accession à l'indépendance en 1960.


Ancien combattant de l'armée coloniale française, il se rend encore à Bangui une fois par an, afin de recueillir sa pension militaire. Un voyage qui devrait durer 24 heures prend une semaine si des pluies ou des arbres abattus n'ont pas complètement bloqué la route.

"Nous avons été oubliés", a-t-il dit que des fonctionnaires de l'ONU ont finalement visité sa ville, des mois après que les rebelles ougandais de la LRA ont attaqué sa ville. "Si vous, la communauté internationale, êtes ici, cela signifie que vous avez effectivement pensé que nous sommes des gens."

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:51





Source: Le Groupe de la Banque mondiale 17 Juil 2008

 
Comment est un pays sans littoral et de post-conflit des pays censés faire face à la cherté de la vie et la fixation des prix du carburant? C'est la douloureuse question posée par de nombreux opérateurs économiques, des partenaires au développement et les décideurs politiques en République centrafricaine (RCA), où la mise en oeuvre de projets de la Banque mondiale est sérieusement compromise par la situation actuelle.

 

Le visage de Bangui, capitale de la République d'Afrique centrale, témoigne de la situation difficile que connaît le pays. Les pays sans littoral sont accablés par le triple handicap du prix élevé des produits de base, aux inflations galopantes, et les conflits armés. Les projets de construction inachevés, le mauvais état des routes, l’état de vieillissement des automobiles et toutes les maisons détruites, soulignent la dure réalité que certains pays sont plus gravement touchés que d'autres par la hausse des prix du pétrole.

 
L'augmentation des coûts de transport


Dans des circonstances normales, la République centrafricaine tire son approvisionnement en matériaux de construction, appareils ménagers et de certains produits alimentaires du port le plus proche - Douala au Cameroun - 1400 km de la capitale. L'autre option est le port de Pointe-Noire (Congo) 1700 km et accessible seulement par voie fluviale pendant la saison des pluies. Ce handicap s'ajoute à d'autres facteurs, tels que le mauvais état de la route Bangui-Douala, la menace de la rébellion, et les barrages routiers ou des bandits opèrent dans la partie nord du pays. Cela peut prendre pour les grandes remorques de cinq à sept jours pour aller de Douala à Bangui lorsque les conditions de voyage sont optimales. Les camionneurs ne peuvent donc que faire un simple aller-retour pendant la saison des pluies.


Selon une étude réalisée dans le cadre de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) Sous-régional des transports et du projet de facilitation du transit, les frais de transport en Afrique centrale, sont parmi les plus élevés partout sur le continent africain. Pour le Tchad et la République centrafricaine, qui sont enclavés, les coûts de transport représentent respectivement 52 pour cent et 33 pour cent, de la valeur des exportations. Le voyage de Douala (Cameroun) - le principal port régional et point d'entrée à N'Djamena (Tchad) prend 15 jours et le voyage à Bangui (RCA) 10 jours, plus un supplémentaire de 28 jours le temps d'attente dans le port.

 
Ces délais ont un impact direct sur les transporteurs des coûts. Le coût du transport d'une tonne de ciment de Douala à Bangui, qui a 75000 FCFA en 2007, a presque doublé cette année, à 125000 francs CFA.

 Ces coûts, qui sont associées au statut des pays sans littoral et un manque de sécurité de la route, se font sentir en termes de produits disponibles sur le marché intérieur en République centrafricaine, où le paiement des salaires des fonctionnaires est déjà en retard de six mois.

La flambée des prix avoir des répercussions sur les projets d'infrastructure

 
Le sac de ciment de 50 kg qui auparavant coûtait 8000 francs CFA, se vend aujourd'hui 19.000 francs CFA dans les magasins de matériaux de construction de la capitale. Un poulet vaut entre 3500 et 4000 francs CFA, par rapport à 2000 F CFA à 2500 il ya juste un an, tandis que les poulets rôtis coûtent de 7500 à 9000 francs CFA.

 

Guyama Prosper, un jeune opérateur économique et propriétaire d'une production de volaille, explique que cette augmentation est due au triplement du coût des médicaments vétérinaires et aliments pour les volailles. Le sac d’arachide est passé de 12.500 FCFA à 20.000 FCFA, et un sac de maïs de 12000 FCFA à 18000. Le sac de riz de 50 kg qui a coûté 18.000 francs CFA l'année dernière coûte 26.000 FCFA cette année.

 
Étant donné les circonstances difficiles, des problèmes se font jour avec les projets financés par la Banque mondiale, l'exemple le plus illustratif étant d'urgence en milieu urbain et la réhabilitation des infrastructures de maintenance du projet, qui a été en cours d'exécution depuis Juin 2007 par le Ministère de l'Aménagement du Territoire, à travers les travaux publics de l’agence AGETIP. L'un des objectifs du projet est la réhabilitation d'urgence et la réparation des infrastructures vitales à Bangui, mais les lieux de travail ont dû être abandonnés le long de certaines grandes artères de la capitale.


Marcel Nganassem, Directeur général de l'AGETIP / CAF, explique.

«L'approvisionnement en eau, de drainage et d'autres œuvres en ligne bouffées de chaleur a dû être arrêté il ya deux mois, non seulement en raison du prix élevé des matériaux de construction, mais également en raison de la pénurie générale de biens dans le pays», a-t-il dit.

Mis à part l'arrêt de travail, Nganassem craint également que le projet mai ne pas être en mesure d'atteindre ses objectifs. En raison de la hausse du prix des matériaux de construction, il estime que les 65 km de routes prévu initialement devra probablement être réduit à la suite de mise à jour des coûts du projet. Ni l'AGETIP, ni les concepteurs du projet n’ont prévu la forte hausse des prix des matériaux de construction qui ont eu lieu entre le moment de l'étude de faisabilité et l'exécution des projets.

 
La Banque mondiale est bien consciente de la gravité de la situation. Dans un rapport de supervision publié le 25 Juin, les économistes de la Banque mondiale soulignent que «certains des facteurs externes ont un impact négatif sur la bonne exécution des activités prévues dans le cadre de projets de la Banque. La faiblesse du dollar contre le franc CFA au cours des derniers mois, ainsi que le prix élevé du carburant et des produits importés, ont stimulé l'inflation généralisée en RCA. Initialement prévue au budget pour les activités du projet sont donc la preuve insuffisante dans la plupart des cas. "


Des solutions régionales nécessaires pour aller de l'avant


Les espoirs du pays sont maintenant rivés sur les arrangements avec les pays voisins avec littoral comme le Cameroun et la République démocratique du Congo (RDC), en vue d'obtenir de nouvelles livraisons de matériaux de construction, et en particulier le ciment. A propos de 23.000 tonnes de ciment qui devraient arriver en Juillet, certains importateurs sont déjà en train de se livrer à la spéculation en profitant de la forte demande. Selon les autorités, l'arrivée de ce ciment devrait permettre que les prix se stabilisent à environ 12000-14000 francs CFA par sac. « Juste assez pour reprendre le travail", espère Nganassem.


Afin d'atténuer l'impact négatif des augmentations des prix du pétrole, et en particulier la hausse générale des prix des produits importés et les produits alimentaires sur la population, le Gouvernement a récemment décidé d'abaisser la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les taux de six produits - le lait , le sucre, le blé, l’huile végétale, le poisson congelé et le ciment - de 19 pour cent à cinq pour cent.


Et, certains donateurs, comme la Banque mondiale, Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement ont, pour leur part, déjà mis en place des fonds spéciaux pour lesquels la République centrafricaine est admissible et qui visent à limiter l'impact de l'ensemble des augmentations des prix des marchandises, des services et du pétrole.


* 1 USD = 400 FCFA

Edmond B. Dingamhoudo, la Banque mondiale République centrafricaine

 

 

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Centrafrique-Presse.com
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:46



 

© Unicef France 2008

 

Dans l'école de brousse de Bénan 2, près de Paoua, en République centrafricaine.

 

292 000 personnes, dans le pays, ont fui leurs villages à cause de la violence. L'Unicef travaille auprès de ces personnes et des plus vulnérables dans un contexte d'extrême insécurité.

 

Dans tout le nord du pays, depuis 2005, les combats engagés entre les différents groupes rebelles (à l’est, l’UFDR et à l’ouest, l’APRD) et les troupes gouvernementales centrafricaines ont engendré la destruction de centaines de villages, forçant près de 292 000 personnes à fuir pour trouver refuge dans la brousse ou dans les pays frontaliers comme le Tchad, le Soudan ou encore le Cameroun.

 

Malgré l’accalmie enregistrée ces derniers mois, notamment grâce aux accords de paix signés entre les groupes rebelles et le gouvernement, les habitants du nord du pays ne sont pas revenus dans leur village d’origine. La situation est encore trop fragile, d’autant plus que de nouveaux acteurs ont fait leur apparition dans ce paysage déjà conflictuel. Ceux que l’on nomme communément les coupeurs de route écument les routes, attaquant les villages, détruisant ou brûlant les maisons, kidnappant les enfants et femmes contre rançon, tuant les civils en toute impunité.


C’est dans ce contexte difficile et complexe que l’Unicef Centrafrique (RCA) œuvre quotidiennement pour fournir une assistance aux populations déplacées les plus vulnérables. Aussi, le travail de l’Unicef RCA et de ses partenaires a permis, en une année, de rétablir un semblant de normalité dans la vie de milliers de femmes et d’enfants. Face à cette crise, l'Unicef France s'est mobilisé et a transféré au total 821 483 € pour la mise en oeuvre de programmes d'éducation, de santé et de protection de l'enfance en réponse à l'urgence.

 

34 000 enfants rescolarisés, dans le nord-ouest

 

Ainsi, uniquement dans la zone nord-ouest, les programmes d’éducation en urgence ont permis à 34 000 enfants de reprendre leur scolarité, malgré un contexte quelque peu insolite, puisqu’elle se déroule dans des écoles établies sur les sites de déplacement des populations, par exemple en pleine brousse, pour éviter aux enfants de se déplacer sur les axes routiers peu sécurisés et permettre aux parents de reprendre le travail aux champs.

 
Des programmes de protection de l’enfance sont en cours au nord-est et vont être initiés au nord-ouest. Ils visent à libérer près de 1 000 enfants associés aux groupes armés sur l’ensemble du territoire, à leur permettre d’être réunifiés avec leur famille et/ou communauté et à les soutenir sur les plans psychosocial, scolaire et/ou professionnel afin que leur retour dans le monde civil soit viable. Dans le nord-est, 450 enfants ont pu être libérés et ont retrouvé leur famille.


Un large programme de vaccination contre les 6 maladies infantiles a également été engagé, enregistrant des taux de vaccination de plus de 90%. Pendant ces sessions de santé, des moustiquaires imprégnées ont été distribuées et les enfants ont bénéficié d’un déparasitage et d’une supplémentation en vitamine A.


Ces résultats encourageants ne doivent pas faire oublier que même si un mouvement de retour des populations au sein de leur village d’origine est en marche, ce processus va être extrêmement long et peut s’enrayer à tout moment, tant la situation sécuritaire est instable. C’est pourquoi l’aide apportée par l’Unicef et l’ensemble de ses partenaires demeure aujourd’hui plus que jamais essentielle et nécessaire.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:40



 

APA Bangui 2008-07-19 (Centrafrique) L’ambassadeur de la République arabe d’Egypte à Bangui, Hany Riad Moawad, a lancé un vibrant appel à la communauté internationale pour qu’elle intensifie son aide à la République centrafricaine, afin de permettre à ce pays de relever les grands défis sécuritaires et économiques.

 

A l’occasion d’une réception offerte, jeudi à Bangui, dans le cadre de la célébration du 56ème anniversaire de la révolution égyptienne, M. Riad Moawad a réaffirmé l’engagement de son pays, en tant que coordonnateur du groupe africain au sein de la Commission de consolidation de la paix de l’ONU, de poursuivre son soutien aux efforts du gouvernement centrafricain pour la consolidation de la paix.

 

Il a également souligné sa détermination à fédérer l’appui international pour les besoins prioritaires et les multiples défis que doit relever le gouvernement centrafricain. La ministre centrafricaine déléguée à la coopération internationale, Mme Marie Reine Hassen, a indiqué que la Centrafrique est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis dans ses efforts de redressement économique.

 

La flambée des prix des biens de première nécessité, dont le pétrole, la crise énergétique, l’insuffisante des denrées alimentaires, les tensions de trésoreries et la crise sociale sont de natures à compromettre nos efforts, a-t-elle conclu.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:29

 

 

18/07/2008 19:41 par Yves Laurent Goma   (Gabonpage)

 

Le Directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), Yvon Psimhis a été limogé le 14 juillet dernier par le conseil d’administration de cette bourse régionale qui regroupe cinq des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

 
M. Psimhis a été viré pour insuffisance de résultats, selon une source bien informée. Willy Ontsia a été désigné pour assurer son intérim en attendant le recrutement d’un nouveau directeur.

Recruté en avril 2007, M. Psimhis de nationalité centrafricaine a pris ses fonctions à la BVMAC en juin de la même année.


Très discret, ce haut cadre recruté sur la place de Paris n’a pas réussi à faire démarrer la bourse très attendue par les opérateurs économiques de la sous région ainsi que le grand public.

Il est le deuxième directeur de la bourse viré par le Conseil d’administration. Sa compatriote Rooselyne Moulium, première directrice de cette bourse, avait également été remerciée pour les mêmes raisons. Son intérim avait été assuré par Christian Bongo.


La BVMAC dont le siège est à Libreville regroupe la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Le Cameroun, autre membre de la CEMAC n’est pas membre de cette bourse. Il a monté sa propre bourse à Douala.



Martin Safou/ Gabonpage

 Ndlr. Centrafrique-Presse : N'y a-t-il pas un problème ailleurs et autre que celui de la provenance et de la nationalité des DG de cette institution ?  Yvon Psimhis est un cadre compétent qui a fait ses preuves à Paris où il s'est spécialisé dans ce domaine professionnel qu'il aime et qu'il maîtrise parfaitement. La BVMAC va -elle continuer indéfiniment à virer à tour de bras les DG sans se poser des questions sur les véritables causes de cette prétendue induffisance de résultats. Est-ce forcément la faute des DG ? Les Centrafricains ne sont pas plus cancres que d'autres. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:18

 

 

"We, citizens of Central African Republic believe in the National Inclusive Dialogue. This should take place abroad. And Libreville, capital of Gabon is well-indicated to receive such forum."

 

Central African Republic is obliged to avoid the edge of evil. Law should govern into. And this country should be convinced that it makes part of global economy and policy. As democracy reinforced by Law ; to implement democracy in the culture of  its society, Central African Republic has to set with Law. Government, politicians and elites must be submitted to Law. Requiring democracy, freedom and respect of Human Rights, means that Law governs the country.

 

Law sustains institutions. Law protects all citizens. Dealing with Law conducts the country on the way of development, growth and opportunities establishing social peace. Politicians have to manage themselves to rule the country according to the Law. Central African Republic gives the image of the edge of evil not as defined by internationalists, but by common individuals : crises, conflicts, poverty and misery of citizens. On this way, Central African Republic is an edge of evil. By the way, it must enter to new era. Era of dialogue, era of respect of Law, era of growth, era of rules of Law.

 

It depends on politicians, elites and members of civil societies to bring end of uncertainties. They have to master Law in the process of this era. Prosperity is profoundly link to Law. Making part of the global policy supposed combination of respect of Law and economic growth. Law, freedom and democracy give will to enterprise and to create. It might be deplored that, Central African Republic lacks respect of Law which is in the base of democracy. It shows the characteristics of country of out of Right and out of Law. That is why it is easy qualify as edge of evil. The legal question here is that : Does the rule of Law offer condition to get citizens in misery?  The well-known the "edge of evil.

 

Centrafrique-presse.com asks this legal question to attract attention of citizens to face its responsibilities. Then to say to International  Community that dictatorship should be ended in Central African Republic.

 

 

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La Centrafrique est acculée par ses crises parfois latentes et parfois ouvertes. L'économie est une cause majeure. Mais, à celle-ci il faut ajouter les causes politiques. Les deux causes expliquent son état terne, sombre et comateux. Si la démocratie est supposée régner en Centrafrique ; c'est du non-sens car le Droit n'est pas pris en compte dans le crédit de la démocratie. Partant celle-ci est vidée de sa signification. Et l'état actuel de la Centrafrique donne les raisons de la qualifier de l'Axe du Mal. Pas au sens du Droit International, mais plutôt  au sens politique et économique.

 

Cet Axe du Mal trouve sa définition dans la misère, la pauvreté des citoyens, le non-respect du Droit par les politiciens, un Etat hors-la-loi.  Et la démocratie en souffre. Il n'y a pas de démocratie sans respect du Droit. Mais, en Centrafrique, il n'y a pas de démocratie ; il n'y a pas de respect de Droit.  La pertinence de la qualification est telle que sa remise en cause est impossible à l'heure actuelle. Ce qui est important, c'est que la  Centrafrique doit éviter l'Axe du Mal. Exiger la démocratie, c'est asseoir l'Etat de Droit et respecter les libertés individuelles. Le respect du Droit ouvre la voie aux citoyens de participer au développement de l'Eat : croissance économique, initiative privée, créativité et l'innovation. Le Droit consolide la démocratie. Si la démocratie n'existe pas en Centrafrique, c'est parce que le Droit a été méprisé ; il a été violé. Et il continue de faire les frais de mépris de la part des politiciens. Et les valeurs de la démocratie sont vaines. Elles ne se voient guère. Et les citoyens sont horripilés.

 

A dire vrai, la Centrafrique présente toutes les caractéristiques de l'Axe du Mal. Mais, il appartient aux politiciens, aux élites et aux membres de la société civile remodéler l'espace politique et juridique de la Centrafrique. Cela passe par l'obligation du respect du Droit. Le Droit n'est pas respecté. Ce qui explique le caractère vil de l'actuelle démocratie dans ce pays. La démocratie, le Droit et la dictature. Jamais cette trilogie peut exceller. La dictature tue le Droit et enterre la démocratie. C'est l'image de l'actuelle Centrafrique : l'Axe du Mal. Il appartient aux démocrates d'y remédier : recouvrer la démocratie et le Droit. La liberté est ici.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 05:03

 

Presque 1850 Jours se sont écoulés depuis la « libération » du 15 Mars 2003.  Monsieur Bozizé a promis le Pérou au peuple centrafricain. Le peuple centrafricain n’avait pas vu le dos du nageur et crut aux promesses à la fois alléchantes et démagogiques. « Il faut juger le maçon au pied du mur » clamait-il. Cinq ans et 4 mois déjà  et le peuple centrafricain est aux portes de l’enfer ! C’est peut-être le moment idéal de faire un bilan. Cela demande un sacré courage de la part des princes aux affaires à Bangui.

 

Les Centrafricains ont été abusés par le Président Bozizé et son clan qui, embouchant la trompette de la démagogie, assuraient qu’ils étaient venus prétendaient-ils, « sauver les Centrafricains du désastre causé par le régime de Patassé ». La critique est facile mais l’art est difficile et ne dirige pas un pays qui veut. Les Centrafricains ont cru et en sont depuis, revenus. Le bilan de Bozizé  se résume à deux points fondamentaux à savoir le chaos économique et social et les violations des droits humains.

 

La Centrafrique touche aujourd’hui le fond. Le K.O économique reflète l’absence totale de programme et de projets économiques pertinents. M. Bozizé on le sait, n’avait en tête qu’une idée : devenir un jour Président de la République et se remplir les poches. Mais il ne se doutait le moins du monde, ce que la charge de Président de la République représentait. Pendant plus de cinq ans, le régime putschiste n’a même pas posé un acte concret visant l’amélioration des conditions de vie des Centrafricains. En cinq ans, le régime a engrangé des milliards qui auraient pu lui permettre de reconstruire ce que sa propre rébellion a détruit et engager la promotion économique ardue du pays. Force est de constater qu’aujourd’hui, les Centrafricains assistent en témoins résignés, sinon à la mort du moins à l’agonie de leur pays. La misère qui les ronge est la pire qu’un peuple puisse vivre et ils n’ont jamais connu de telle. Pourquoi cela ?

 

Les différents gouvernements qui ont été constitués après le 15 mars 2003 n’ont jamais eu de pouvoir réel pour engager des mesures courageuses et salutaires pour « redresser » la situation et mener le pays sur la voie de développement. Tous ces gouvernements, à commencer par celui du patriarche Abel Goumba, n’ont fait que de la figuration, phagocytés par le tsunami vorace du clan et des courtisans obséquieux. Les concours financiers importants que la communauté internationale, notamment ceux de la sous- Région, ont été directement gérés par le cercle restreint de « l’homme fort du 15 mars » en versant avec la plus grande parcimonie et péniblement  les salaires, les pensions et bourses. Tous les Centrafricains honnêtes savent que Bozizé a reçu en si peu de temps des aides financières que Patassé n’avait réussi à obtenir en près de dix ans de pouvoir. Mais ils savent également que, bon an mal an, la vie n’était pas aussi rude. Les salaires étaient versés pratiquement tous les quarante cinq jours en dépit des troubles récurrents, religieusement entretenus par les battus et confondus des élections de 1993 et de 1999. La vie n’était pas facile mais le minimum était néanmoins assuré.

 

Il n’est pas superfétatoire de souligner que la crise énergétique qui plonge actuellement la capitale de la Centrafrique dans les ténèbres, n’est pas le fait du hasard même si le porte-parole du gouvernement tente sans vergogne de justifier sa carence en la matière. Ce fiasco est de la responsabilité exclusive de Bozizé dans la mesure où, depuis le 15 Mars 2003, c’est lui qui contrôle le ministère des mines et de l’énergie par son neveu Sylvain Ndoutingaye interposé. Tous les responsables de l’ENERCA, ont toujours été désignés dans le sérail, parmi les siens. Chacun a encore en mémoire les graves dilapidations ostensibles d’un certain Jean Serges Wafio, alors DG de cette entreprise, qui s’est fait pays frauduleusement 24 mois « d’avance de solde ! » alors que la loi n’en permet que deux. En partant de son poste de DG de l’ENERCA, M. Wafio a-t-il remboursé la totalité des sommes dues à cette Entreprise ? Rien n’est moins sûr. Ensuite c’est le tour de Tozoui, qui n’est autre qu’un compétent technicien de maintenance des installations électriques de Boali, d’être nommé à la tête de l’Entreprise familiale. Ce n’est pas un gestionnaire pour pouvoir anticiper des problèmes de gestion qui peuvent se poser. Les confortables ressources financières de l’ENERCA sont englouties dans des avantages faramineux dont bénéficient les caciques du sérail. Elles sont également dilapidées par des ventes illicites du courant électrique aux particuliers pars les responsables de cette entreprise. Pendant que les appareils respiratoires et générateurs d’oxygène des hôpitaux de Bangui sont arrêtés faute de courant électrique et que le pays tout entier est plongé dans le noir sidéral, le DG en « congé » se la coulait douce dans les hôtels de luxe à  Paris aux frais de la princesse ! Il n’a aucun compte à rendre à qui que ce soit ; ne fait-il pas partie du clan ? L’échec en matière d’approvisionnement en courant électrique et en eau potable ne peut que lui être imputé. C’est l’échec personnel de Bozizé et son clan.

 

Tout ce tableau apocalyptique laisse pantois le peuple centrafricain qui n’a pas bougé à l’instar des autres peuples qui ont vivement manifesté leur colère contre la situation générée par la crise alimentaire et la hausse du prix du pétrole. Un responsable en mission confiait dans ces terribles termes à vous glacer le sang : « Les gens ont peur, même de manifester passivement…ils sont tellement c… ( les « libérateurs ») qu’ils peuvent t’abattre pour la moindre erreur ». Cela en dit long sur ce que les Centrafricains vivent. D’autres se mettent à regretter mezza voce Patassé !

 

Que dire des droits de l’homme? Nous savons et les preuves sont légion, que Bozizé a marché sur des milliers de cadavres pour accéder au pouvoir qu’il convoitait tant. Toutes les zones occupées par la rébellion de Bozizé sont endeuillées jusqu’à présent, les exactions barbares et autres exécutions des populations civiles commises par les mercenaires zagawa et ses rebelles sont par leur durée et leur ampleur plus graves que les dérives qu’on prétend, des Banyamulenge. Ceci ne veut en rien dire que ces derniers doivent pour cela être absouts ; ne pas établir le parallèle entre ces deux barbaries signifierait que les victimes du Nord ne valent pas un clou. Ces crimes étant imprescriptibles, leurs auteurs seront tôt ou tard traduits devant les tribunaux pour être jugés. Les rébellions qui ont surgi un peu partout sont à verser dans l’escarcelle de Bozizé à cause de l’oppression qu’il a érigée en méthode de gouvernement. Une fois de plus, la responsabilité de Bozizé est entièrement engagée. Cela est tellement clair qu’il est difficile de comprendre que beaucoup de compatriotes continuent de parler des  responsabilités de « l’ancien régime » au lieu de dénoncer la faillite actuelle de Bozizé qui a réussi à détruire le pays en cinq ans. C’est plus que la mandature du Président des Etas Unis.

 

Djim-Arem MAÏTART

 

« La voix qui crie dans le désert »

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 04:49






Cour pénale internationale une justice de riches !


(L'Humanité 17/07/2008)


      Le Procureur de la CPI Ocampo Moreno 

Avant que la CPI ne voie réellement le jour en 2002, Washington en particulier a exercé d’énormes pressions - suspension de l’aide économique et financière, d’avantages douaniers, etc. - à de nombreux pays afin de faire capoter sa création. Il n’empêche, les États-Unis ont trouvé le moyen de contourner la CPI : ils ont multiplié les accords bilatéraux avec des États tiers garantissant que les militaires américains coupables de crimes de guerre soient rapatriés aux États-Unis pour y être jugés. C’est le cas aujourd’hui de l’Irak et de l’Afghanistan. De cette manière, ils échappent à la juridiction internationale !

 

En d’autres termes, les ressortissants des États puissants sont au-dessus des lois internationales. De plus, le Conseil de sécurité qu’ils contrôlent peut annuler une procédure lancée par la CPI contre l’un de leurs ressortissants. En résumé, seuls les petits pays sont passibles de la CPI. Les puissants peuvent dormir tranquilles !

 

H. Z. © Copyright L'Humanité

 

 

La CPI ne vise que des dirigeants des pays pauvres


(Fraternité-Matin 17/07/2008)

 

La Cour pénale internationale (CPI) ne vise que des dirigeants des Etats pauvres, estime l’universitaire et homme politique nigérien Mamoudou Djibo qui qualifie de “dangereux” le mandat d’arrêt réclamé contre le président soudanais Omar el-Béchir.


Le mandat d’arrêt réclamé par le procureur de la CPI est “sélectif” et la CPI ne vise “uniquement qu’une clientèle du tiers monde”, a déclaré à la radio Mamoudou Djibo.

“Personne n’a été ému par les massacres (des camps palestiniens au Liban) de Sabra et Chatila (...) et tout le monde se tait sur l’embargo dans la bande de Gaza, c’est aussi du génocide !”, a-t-il dit.

 
M. Djibo, qui dirige un parti de la coalition au pouvoir au Niger, dénonce aussi “le silence” de la communauté internationale sur la situation en Afghanistan et en Irak: “S’il y a une justice internationale, elle doit être égale pour tous et ne doit pas seulement viser les chefs d’Etat des pays sous-développés”l.


Pour sa part, Issoufou Bachar, président d’honneur d’un collectif d’associations musulmanes nigériennes, accuse “l’impérialisme américain” de mener “une lutte contre l’islam et pour le pétrole” au Soudan.


AFP

© Copyright Fraternite-Matin

 

 

 

 

La CPI: une «justice à deux vitesses », qui vise en priorité les Africains ?

 

(Camer.be 17/07/2008)


La demande d'inculpation formulée lundi dernier par Luis Moreno Ocampo le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) continue de défrayer la chronique au sein des médias africains et internationaux qui commentent diversement l'événement. Cette inculpation du président soudanais divise également les Africains et la Communauté internationale. Plusieurs d’entre eux redoutent que ce mandat d'arrêt puisse constituer un obstacle face au processus de paix au Soudan et suggèrent plutôt que la CPI soit dépolitisée pour éviter d'embraser davantage les Etats africains.


Très embarrassée, et même en colère contre le procureur Moreno-Ocampo, l’Union africaine a dépêché, le 15 juillet dernier, un émissaire à Khartoum pour tenter de désamorcer la crise. Un panel de trois juges de la CPI doit statuer, sous trois mois, sur la requête du magistrat argentin, et l’Union Africaine table, selon l’un de ses responsables, sur une «décision plus sage» de leur part.


Officiellement, telle que nous pouvons le lire sur le site internet de l’organisation panafricaine, elle se dit favorable «au principe de la lutte contre l’impunité», mais à condition qu’elle ne compromette pas «les efforts visant à promouvoir une paix durable sur le continent». Derrière la langue de bois officielle perce la colère : «Nous essayons de rétablir la paix sur le terrain, et c’est le moment que choisit le procureur Ocampo pour jeter de l’huile sur le feu !» déplore-t-on au sein de l’Union Africaine.

 
L’Union Africaine dénonce également une «justice à deux vitesses», qui vise en priorité les Africains. Quatre responsables de la République démocratique du Congo (RDC) - dont le chef de milice Thomas Lubanga et l’ex-vice-président Jean-Pierre Bemba sont détenus à La Haye. La CPI a, par ailleurs, lancé des mandats d’arrêt contre les chefs rebelles de l’Armée de résistance du seigneur en Ouganda. Et avait déjà lancé deux mandats d’arrêt contre deux Soudanais, dont un ministre, restés lettre morte. «A croire qu’on ne commet des crimes que sur notre continent !» grince un responsable africain. Pour lui, la compétence universelle de la CPI se limite en somme à une compétence africaine.


Dans un communiqué rendu public mardi dernier dont Camer.be a pu s’en procurer copie, l'Union Africaine exprime «sa profonde conviction quant à la nécessité de poursuivre la recherche de la justice de manière à ne pas entraver ou compromettre les efforts visant à promouvoir une paix durable sur le continent.»


La force conjointe ONU-Union africaine, la Minuad, chargée de favoriser le retour à la paix au Darfour, redoutant le pire, a décidé de retirer son personnel non essentiel dans cette province de l'Ouest du Soudan.


L'Egypte, par la voix de son ministre des Affaires étrangères a fait savoir tacitement que traiter de manière illégitime avec le Soudan risquera d'entraver la stabilité dans la région. Idem pour Roland Marchal, chargé de recherche au CNRS, basé au CERI-Sciences Po Paris, joint par la rédaction de Le Monde, il affirme que la demande de mandat d'arrêt international visant le président soudanais, Omar Al-Bachir, n'est pas fondée légalement et risque de remettre en cause les efforts de paix au Darfour.


Les Américains n'ont jamais été très enthousiastes vis-à-vis de la CPI, dont ils n'ont pas voté la création. L'administration Bush a beaucoup œuvré contre cette juridication et s'était même abstenue, avec la Chine, lors du vote [au conseil de sécurité de l'ONU de la résolution permettant la saisie de la CPI sur le Darfour. Dans leur idée, il s'agissait simplement d'envoyer un message fort à Khartoum pour obtenir une résolution rapide du conflit. Jamais ils n'avaient imaginé que la CPI irait aussi loin.


Sous la plume de Thomas Hofnung du journal Libération, l’on peut lire que ce mandat d’arrêt délivré par la CPI contre le président soudanais illustre le fossé grandissant entre les Occidentaux et les Africains, également tangible sur le cas du Zimbabwe.


Quatre responsables de la République démocratique du Congo (RDC) - dont le chef de milice Thomas Lubanga et l’ex-vice-président Jean-Pierre Bemba - sont détenus à La Haye. La CPI a, par ailleurs, lancé des mandats d’arrêt contre les chefs rebelles de l’Armée de résistance du seigneur en Ouganda. Et avait déjà lancé deux mandats d’arrêt contre deux Soudanais, dont un ministre, restés lettre morte. «A croire qu’on ne commet des crimes que sur notre continent !» grince un responsable africain. Pour lui, la compétence universelle de la CPI se limite en somme à une compétence africaine.


En définitive, bon nombre des personnes s'interrogent sur l'opportunité qu'il y a d'inculper un président en exercice dans un pays en proie à la violence. Elles suggèrent que la CPI soit dépolitisée pour éviter d'embraser davantage les Etats africains.


Quid la CPI


La Cour pénale internationale (CPI), sise à La Haye, aux Pays-Bas, est le premier tribunal permanent destiné à juger les auteurs de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Il s'agit d'une cour indépendante et non d'une instance des Nations unies. Elle a été créée par le Statut de Rome, adopté le 17 juillet 1998. Ce texte est entré en vigueur avec la ratification des 60 premiers Etats signataires le 1er juillet 2002. Le Soudan ne fait pas partie des 106 Etats Parties actuels, tout comme les Etats-Unis, la Russie ou la Chine.

La CPI est une instance de dernier recours. Elle n'agit que lorsque des procédures ne sont pas menées par la justice nationale d'un pays, ou dans le cas où celle-ci ne le seraient pas "de bonne foi". Elle peut juger des individus inculpés de chefs graves comme génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis après 2002. Le Conseil de sécurité de l'ONU peut demander l'ouverture d'une enquête par la CPI.


Composition: les 18 juges de la CPI sont élus pour des mandats de trois à neuf ans. Le procureur en chef est l'Argentin Luis Moreno-Ocampo, ancien magistrat qui a combattu la corruption et la junte militaire dans son pays. Le président de la cour est le Canadien Philippe Kirsch.

© Camer.be : Hugues SEUMO

© Copyright Camer.be

 

 

Jean-Paul Ngoupandé Ancien Premier ministre centrafricain

 

écouter 05 min

 

«Pour faire la paix en Afrique dans les régions troublées comme le Darfour, il faut parler entre ennemis. Si on utilise un moyen déloyal pour neutraliser un des belligérants, le dialogue ne sera plus possible.»

 

Y aurait-il une justice à 2 vitesses ? Y aurait-il une justice pour les Africains et une autre pour le reste du monde ? Ce sentiment s'est répandu comme une trainée de poudre sur tout le continent depuis la demande d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais par la Cour pénale internationale (CPI) en début de semaine. Un sentiment d'impérialisme judiciaire de la part des Africains, comme l'explique Jean-Paul Ngoupandé, écrivain et ancien Premier ministre centrafricain.


RFI  17 juillet 2008 par  Christine Muratet

 

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 04:47

 

 

 

APA Bangui 2008-07-17 (Centrafrique) Le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Toby Lanzer, a déploré, au cours d’une conférence de presse, mercredi à Bangui, l’extrême pauvreté de la population centrafricaine, caractérisée par «la misère et une violence très aiguë».

 

Selon le Rapport national sur le développement humain de 2008, «la situation en République Centrafricaine est dramatique, car deux personnes sur trois survivent avec 400 FCFA par jour », a indiqué M. Lanzer, arrivé au terme de son mandat de deux ans en Centrafrique, pays enclavé d’Afrique centrale peuplé de 3,5 millions d’habitants et qui s’étend sur une superficie de 622.984km2.

 

«Le défi, pour le gouvernement, est de faire en sorte que le Centrafricain puisse mieux vivre», a-t-il dit, soulignant que «le destin de la République centrafricaine est entre les mains de son peuple et non dans les mains de la communauté internationale».

 

«Avec la signature de l’accord global de paix, le 21 juin dernier à Libreville, au Gabon, entre le gouvernement et les groupes politico-militaires, le gouvernement a maintenant la possibilité de garantir une stabilité de paix en Centrafrique pour que les bailleurs de fonds puissent venir investir dans le pays afin, de réduire la pauvreté très frappante», a-t-il souligné.

 

Le représentant du PNUD a appelé le gouvernement centrafricain à procéder le plus rapidement possible à la démobilisation et à la réinsertion des combattants soit dans les Forces armées centrafricaines (FACA), soit dans leurs communautés locales, afin d’apaiser la population.

 

M. Lanzer a joué un rôle déterminant dans le réengagement de institutions de Bretton Woods en RCA ainsi que dans l’élaboration du Document de stratégie de la réduction de la pauvreté (DSRP), principal document de référence de la table-ronde des bailleurs de fonds de la RCA réunie à Bruxelles (Belgique), le 26 octobre 2007.

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 04:44

 

Bangui, 16 juil.(ACAP)-quatre vingt étudiants de cours biblique de Bangui ont reçu leur parchemin, mercredi 16 juillet 2008, au Centre Béoko, lors de la célébration du 7ème anniversaire de l'ong Ambassade Chrétienne, en présence de trois membres du Gouvernement, du Pasteur Ambassadeur Josué Binoua et de M.Christian Caron, président du conseil d'administration de l'Ambassade Chrétienne venu pour la circonstance.

 





         Josué Binoua

Cette célébration a vu la participation d'une centaine de membres de l'Association des évangéliques de Centrafrique (AEC), de l'église Maranatha en France et de quelques chrétiens congolais à cette manifestation.

 
Le pasteur Ambassadeur Josué Binoua a remercié les membre du Gouvernement qui ont accepté de prendre part a cette cérémonie, ce remerciement s'adresse aussi au couple Caron et tous ceux qui ont œuvré pour la bonne marche de cette célébration, il a demandé aux adeptes de se mobiliser afin de lutter contre la pauvreté.


Il a souligné que l'Ambassade Chrétienne a pour mission d'aider la population centrafricaine à s'auto prendre en charge par la micro finance, la création d'activités génératrices de revenus, rappelant que son institution a eu à former un certain nombre de cadres qui sont intégrés dans la fonction publique.


L'une des missions consiste à servir les autres et aussi de servir le bon Dieu.


Le Pasteur Christian Caron, président du conseil d'administration de l'Ambassade Chrétienne a pour sa part indiqué que les sept ans d'existence permettent d'évaluer le bilan des activités passées. « nous sommes témoin nous sommes engagés à plaider et agir aux coté du peuple centrafricain tout en donnant la lumière a leurs actions. », a-t-il a expliqué.


Le président du Haut Conseil de la Communication (HCC), M. Pierre Sammy Mackfoy, a quant a lui félicité les jeunes français qui sont venus pour la circonstance et pour leur aide matérielle et financière.

 
Il a également annoncé que pour la plupart les étrangers qui arrivent à Bangui viennent dans le cadre d'exploitation de nos richesses, mais il est surpris de voir les jeunes chrétiens qui abandonnent leur études pour œuvrer pour les autres, ce geste témoigne l'amour de ceux-ci envers le peuple centrafricain, a-t-il conclu.

 
Il convient de noter que l'Ambassade Chrétienne est une ong confessionnelle qui a vu le jour en 2001.

 

 

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