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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 02:15

 

Selon des informations dignes de foi parvenues à Centrafrique-Presse, c’est à défaut et par dépit que Bozizé a signé le décret qui a fait de Michel Gbézéra-Bria son actuel directeur de cabinet à la présidence. En réalité c’est l’ancien ministre des affaires étrangères Côme Zoumara - un des deux ministres avec Sylvain Ndoutingai épinglés par Nicolas Sarkozy pour corruption le 19 novembre 2007 lorsqu’il avait reçu Bozizé à l’Elysée pour à peine un quart d’heure – que Bozizé avait vraiment l’intention de nommer comme son dircab.

 

Toujours d’après nos sources, le décret était même déjà prêt mais certaines indiscrétions du cabinet et secrétariat de Bozizé ont  entraîné un changement au profit de Michel Gbézéra-Bria qui avait déjà exercé cette fonction à deux reprises sous le président Ange Félix Patassé et même pendant encore longtemps après le coup d’Etat du 15 mars 2003. C’est d’ailleurs à son domicile qu’avaient été rédigés les premiers actes constitutionnels du nouveau régime de transition ainsi que le discours du 17 mars 2003 du putschiste Bozizé.

 

Malheureusement pour le pauvre Côme Zoumara, les fuites au sujet de son projet de  nomination ont engendré une vague de menace de démission au sein du cabinet tant politique que militaire de Bozizé. Son conseiller spécial Henri Maïdou aurait effectivement mis dans la balance son immédiate démission en cas de nomination de Côme Zoumara. De même, le conseiller militaire de Bozizé le général français Guillou, aurait également menacé d’une démission fracassante si Côme Zoumara était nommé à la tête de cabinet présidentiel. Devant toutes ces menaces, Bozizé a reculé et nommé finalement Michel Gbézéra-Bria.  

 

Il est fort à parier que Bozizé trouvera bien d’ici là un endroit où caser son pauvre Côme Zoumara. Ce dernier est son complice pour certains trafics juteux et maffieux comme les ventes de passeports par exemple. Il tient donc beaucoup à ce garçon. C’est aussi Côme que Bozizé a secrètement chargé de démarcher Mme Anne Lauvergeon présidente d’AREVA afin d’empocher les gros dessous de table exigés de cette entreprise pour l’exploitation de l’uranium de Bakouma racheté par elle à URAMIN.

Côme s’est fait prendre mais son commanditaire est obligé de le soutenir.

Ce garçon très entreprenant et intriguant, n'a aucune référence universitaire connue et a dû néanmoins être  intégré naguère au ministère du plan que grâce aux amicales pressions de certains dignitaires du régime Kolingba qui étaient ses obligés de l'époque de la loge rosecroix dont il était le grand maître à Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 01:00
 

 

« Seuls les abrutis ne changent pas d’opinion. Changer d’opinion est un acte de bravoure noble, humble et intelligent. »

José Marti,

Leader de l’indépendance de Cuba

 

L’UFDR-Centrafrique, est une Organisation politique et militaire qui représentent la majorité silencieuse de la population centrafricaine muselée et exclue par le pouvoir actuel à Bangui et leurs acolytes. Citons, pour mémoire, l’exclusion flagrante des forces vives du pays du Dialogue politique en RCA, qui n’est inclusif que de nom. La composition du Comité préparatoire nommé par Décret présidentiel No. 07.292 de ce Dialogue en dit long sur son caractère non seulement sectaire mais surtout exclusif. L’UFDR-RCA ainsi que d’autres organisations civiles nationales de bonne volonté et honnêtes l’ont dénoncé à l’époque.

 

L’UFDR-RCA n’a pas l’habitude de répondre aux provocations des gens à court d’arguments qui se livrent à des exercices de calomnie bassement vulgaires. L’UFDR-RCA réitère que la cause qu’elle défend est tellement importante pour l’avenir de notre pays qu’elle attend de ses interlocuteurs protagonistes de faire preuve de sérieux, rigueur et maturité politique, au bénéfice de notre peuple laissé pour compte par la mauvaise gouvernance de Bozizé.

 

Depuis la nomination de Son Excellence Le Colonel Charles MASSI en tant que Coordonnateur politique de lUFDR-RCA, le 12 mai 2008, la  cacophonie s’est emparée des milieux politiques et journalistiques de Bangui, courtisans du pouvoir bozizéen. Pauvres de vocabulaire, ces individus se livrent honteusement à des basses balivernes et à la calomnie de la pire espèce.

 

Inutile de vous rappeler que Son Excellence, Le Colonel MASSI, est un fils de notre nation pour laquelle il a consacré toute sa vie adulte en tant que serviteur public dont la priorité sont les intérêts supérieurs de la nation et non ses intérêts personnels de carriériste. Loin de là.

 

L’UFDR-RCA demande à tout ce monde de lire la biographie (Site WEB) de cet ancien élève de l’École de Santé Navale de Bordeaux qui a été décoré Grand officier dans l'Ordre de la Reconnaissance Nationale pour services rendus à la nation centrafricaine, le 11 juin 2005. Très peu de ses calomniateurs sont de son calibre. La majorité silencieuse de la population nationale, particulièrement les Fodémistes appuient son acte de bravoure.

 

Effectivement, c’est  pour l’amour du pays et sa prospérité, après mille et une réflexions, analyses et le bon sens que le Colonel MASSI a réalisé le gâchis du régime bozizéen et sa mauvaise gouvernance qui éloignent le pays de la paix, condition sine qua none pour entamer les chantiers du développement de notre pays. La tâche que l’UFDR-RCA attend réaliser au moment opportun. C’est ce qu’a compris le Colonel MASSI.

 

La réalité politique actuelle veut que l’UFDR-RCA rappelle à l’opinion nationale et internationale ce qu’elle a déjà rendu public concernant le Conseiller présidentiel de Bozizé, Damane ZAKARIA et l’imaginaire représentant de l’UFDR-RCA, Cheickh Tidiane DEYA crée par Bozizé et son conseiller occulte, Mr François Lansény FALL, Représentant spécial du Secrétaire Générale des Nations Unies à Bangui qui fait une fausse lecture de la réalité politique dans notre pays, la République Centrafricaine.

 

L’UFDR-RCA tend toujours la main à toutes les forces vives centrafricaines incluant les exclus du régime Bozizé à participer avec elle à l’édification d’un État de droit effectif garant de la prospérité que nous méritons. La République centrafricaine est trop riche pour que son peuple soit pauvre.

 

Veuillez relire les Communiqués de lUFDR-RCA, surtout le No 0009 /QG/29/05/2007

http://www.centrafrique.over-blog.com/5-categorie-690893.html du 29 mai 2007 à Sam Ouandja (RCA) sur la Traîtrise et l’exclusion de Damane ZAKARIA des rangs de l’UFDR, le No 0025 République Centrafricaine /QG/07/12/2007 sur le Décret présidentiel portant création du Comité préparatoire du Dialogue politique national en nommant un parfait inconnu de l’UFDR-RCA, Cheickh Tidiane DEYA (www.tchadforum.com/node/431) pour l’y représenter, Notre cause est tellement sérieuse qu’elle commande plus de sérieux de tous.

 

Les Communiqués et les Décisions de l’UFDR-RCA ne sont pour le moment une esquisse des grandes lignes de tout un programme politique et un projet de société qu’elle va mettre en place au moment propice et opportun.

 

Fait à Bria (RCA), le 23 mai 2008

 

Justin KOMBO, Responsable de l’organisation

Bureau politique de l’UFDR-RCA,

E-mail : justin.ufdr@yahoo.fr

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 00:51



 

Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA)

(New York / Bangui, le 23 Mai 2008): Une recrudescence des attaques de bandits armés dans le nord de la République centrafricaine depuis le début de 2008 a fait du banditisme, la principale cause de nouveaux déplacements dans le pays. Jusqu'à un tiers d'environ 300.000 personnes qui ont été chassées de leurs foyers ont fui les attaques de bandits.





Des groupes de 10 à 30 hommes armés errent dans les régions septentrionales du pays, pour agresser et tuer les voyageurs et les villageois, l'enlever des enfants et des adultes,  piller des biens, et incendier des maisons et des villages entiers. Dans une nouvelle tendance inquiétante au cours de ces derniers mois, les bandits brûlent des villages entiers, souvent en représailles à la  résistance des groupes d'autodéfense villageois.


Lors d’un incident violent en avril, les bandits, localement connu sous le nom de coupeurs de route, ont attaqué le village de Bogali dans le nord-ouest du pays, incendiant  67 maisons. Le poste de santé a été pillé, et 700 des 1400 habitants du village ont fui en la brousse ou dans des villages voisins.


"Les razzias aveugles des bandits coûtent des pertes en vies humaines et détruisent les moyens de subsistance et contraignent des dizaines de milliers de personnes au bord de la survie », a déclaré Catherine Bragg, adjoint des Nations Unies Coordonnateur des secours d'urgence. «Nous devons faire en sorte que les victimes aient accès à la protection, le logement et les services de santé», a t-elle ajouté.


La majorité des 45 ;000 réfugiés de la République centrafricaine qui ont trouvé refuge dans l'est du Cameroun ont fui les attaques des bandits sans scrupules. Plus de 14.000 nouveaux réfugiés sont entrés au Tchad en Mars et Avril. Des dizaines de milliers de victimes du banditisme ont fui vers les villes ou se cachent en brousse.


La plupart des activités économiques sont au point mort, dans les zones touchées par le banditisme. «La crainte d'être attaqués sur la route empêche les agriculteurs et les négociants de se rendre pour  vendre leurs produits dans les villes», a déclaré Toby Lanzer, Coordonnateur humanitaire des Nations Unies dans le pays. «Les gens comptent sur les organismes d'aide pour leur  fournir des semences et des outils, qui ne sont plus disponibles sur le marché. Nous offrons aussi du savon, produits ménagers de base, et des vêtements aux victimes qui ont tout perdu lors des  attaques », a t-il ajouté.


Un million de personnes à travers le nord de la République centrafricaine ont été touchées par les conflits et les activités criminelles. Parmi eux, 197.000 sont déplacées à l'intérieur. 10.8000 Centrafricains ont fui vers le Cameroun voisin, le Tchad et le Soudan. Les organismes des Nations Unies et les organisations non gouvernementales ont lancé un programme d'aide d’une valeur de $ 96,8 millions pour traiter les conséquences humanitaires de la violence en 2008. Le programme est à ce jour financé à seulement 36 pour cent.

 
Pour de plus amples renseignements, s’il vous plaît appelez: Nancy Snauwaert, OCHA-CAR +236 75 54 2278 ou snauwaert@un.org: Stephanie Bunker, OCHA-New York, +1 917 367 5126, mobile +1 917 892 1679, John Nyaga, OCHA - État de New York, + 1 917 367 9262; Elisabeth Byrs, OCHA-Genève, +41 22 917 2653, portable, +41 79 473 4570. OCHA communiqués de presse sont disponibles sur http://ochaonline.un.org ou www.reliefweb.int.




 

Centrafrique  le banditisme fait des dizaines de milliers de déplacés

 

NEW YORK (Nations Unies), 23 mai (Xinhua) -- La multiplication  des attaques menées par des bandits a forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir le nord de la République centrafricaine, a  affirmé vendredi le Bureau de la coordination des affaires  humanitaires (OCHA). 

     Le nombre des personnes déplacées par le banditisme depuis le  début de l'année a atteint 100.000, selon un communiqué de l'OCHA. 

 

     Plusieurs groupes de bandits, composés chacun de 10 à 30  éléments, attaquent, enlèvent et tuent des voyageurs et des  villageois, s'emparent des biens et brûlent des des maisons. 

     "Les bandits ont brûlé des villages tout entiers, souvent en  signe de représailles pour la résistance des groups d'auto-défense des villages", indique le communiqué. 

 

     Catherine Bragg, coordinateur adjoint de secours urgents de  l'ONU, a dénoncé "les attaques au hasard et prédatrices" qui "ont  réduit des dizaines de milliers de personnes au bord de la survie". 

     "Nous devons assurer que ces victimes ont accès à la protection, l'abri et aux services de la santé", a-t-elle indiqué. 

 

     D'après l'OCHA, la majorité des 45.000 Centrafricains qui ont  trouvé refuge dans l'est du Cameroun ont pris la fuite pour  échapper aux attaques de bandits. 

     Mia Farrow, ambassadrice itinérante du Fonds des Nations Unies  pour l'enfance (UNICEF), qui revient tout juste d'une visite d'une semaine en Centrafrique, a indiqué que ces menaces font maintenant partie de la vie quotidienne des habitants. 

     "De nombreuses personnes vivent dans la peur", a-t-elle dit.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 00:33





Source: United Nations Development Programme (PNUD) 22 Mai 2008

 
Comme environ 19.7000 autres Centrafricains, les habitants de Combattant 1 à Paoua sont des personnes déplacées. Pour échapper à la violence en 2003, ils ont quitté la ville pour la brousse. Depuis cinq ans maintenant, ils ont vécu dans Ota et Dinga, à environ 10 kilomètres de Paoua.


Ils restent dans les petits abris dans leurs champs et ne vont plus au marché pour vendre leurs produits. «Nous ne remontons à Paoua qu’une ou deux fois par semaine, principalement pour aller à l'église", explique le membre le plus âgé du groupe Nous tenons à revenir de façon permanente, mais que ferons-nous si les attaques recommencent ? Nous ne pouvons pas fuir avec nos enfants. "


Malgré le récent accord de paix entre l'APRD les forces rebelles et les forces gouvernementales FACA, la situation dans le nord-ouest de la RCA reste fragile et la population ne se sent pas en sécurité tant qu'une solution politique permanente ne sera pas  trouvée. Pour l'instant, des soldats rebelles doivent encore être démobilisés, et les autorités nationales doivent aussi rétablir la primauté du droit.

 

Les zaraguinas (coupeurs de route) sont également très actifs dans le nord-ouest, pour attaquer les villageois et les commerçants sur le chemin de leurs champs ou au marché. En dépit de l’accord entre les rebelles et le gouvernement, les actes de banditisme perpétués par zaraguinas, paralysent le processus de redressement de la région. Cinq ans après les attaques de 2003, la vie à Paoua n'est pas revenue à la normale.


Dans le village de Dinga de gens survivent avec les petites cultures et des feuilles. Leurs biens ont disparu, compliquant leur accès à l'eau potable. Certains de leurs enfants ne vont plus à l'école depuis longtemps, d'autres doivent marcher plusieurs heures pour l'atteindre. Des stratégies de survie ont conduit les familles et les communautés à se scinder ; réduisant les possibilités de contrôle des communautés sur les individus et augmentant les risques de vol et les tensions entre les villages.


En attendant le dialogue politique inclusif qui pourrait entraîner une certaine amélioration de la situation sécuritaire, les agences onusiennes et ONG présentes à Paoua fournissent des secours d'urgence à la population. Les distributions de vivres sont organisées par le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’ONG Première Urgence (PU). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) fournit des moustiquaires et des trousses de premiers soins, et l'UNICEF a mis en place des écoles de brousse dans les villages voisins.

 

 

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 22:34




 

APA Bangui 2008-05-23 (Centrafrique) Un nouveau parti politique, la convention Républicaine pour le progrès (CRPS), a ouvert son assemblée générale constitutive vendredi à Bangui.

 

Dirigé par Me Nicolas Tiangaye, ancien président du Conseil national de transition (CNT), organe qui tenait lieu de parlement jusqu’au 15 mars 2003, la CRPS s’est assignée pour mission de défendre les valeurs républicaines, notamment les valeurs de paix, l’unité nationale, la bonne gouvernance ainsi que les valeurs propres au respect de la personne et la dignité humaine.

 

Selon Me Tiangaye, l’action de la CRPS s’inscrit dans l’élargissement de l’espace démocratique en Centrafrique, un acquis de la lutte pour les libertés publiques et privées menée par le peuple centrafricaine en 1990.

 

La scène politique centrafricaine compte actuellement 48 partis politiques légalisés, selon les statistiques de la direction des affaires politiques et administratives au ministère de l’intérieur et de l’administration. L’Assemblée générale constitutive de la CRPS s’achève samedi, a indiqué Me Tiangaye, candidat malheureux aux élections législatives de mars et mai 2005.

Ouverture à Bangui de l'assemblée générale constitutive d'un nouveau parti politique

 

Bangui, 23 mai (ACAP)- L'ancien président du parlement de transition, l'avocat Nicolas Tiangaye, a ouvert, vendredi 23 mai 2008 au Centre protestant pour la jeunesse à Bangui, l'assemblée générale constitutive de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), parti politique qu'il vient de créer.

 

Devant quelque 200 délégués venus de Bangui, Me Tiangaye, qui avait à ses côtés MM. Denis Kossi Bella et Jean-Richard Sandos Oualanga, respectivement ancien ministre de l'Agriculture et secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs de Centrafrique (CNTC), a indiqué que la CRPS a pour objectif de défendre les valeurs de paix, d'unité nationale, de bonne gouvernance et de respect respect de la personne et de la dignité humaines.

Me Nicola Tiangaye a précisé que l'action du CRPS, s'inscrit dans l'élargissement de l'espace démocratique et des libertés publiques et privées pour lesquelles le peuple centrafricain lutte depuis 1990.


Il convient de préciser que le tableau synoptique des partis politique répertorié par la Direction des Affaires Politiques et Administratives au ministère de l'intérieur et de l'administration compte actuellement 48 partis politiques légalisés.

 
Ancien Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Centrafrique, ancien Avocat au Tribunal Pénal International pour le Rwanda, Me Nicolas Tiangaye a dû quitter, en 2004, les fonctions de président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH) qu'il occupait depuis 1991, après son élection à la présidence du Conseil National de Transition (CNT, parlement de transition).


Candidat aux élections législatives de 2005 dans le 4ème arrondissement de Bangui, il sera déclaré battu au second tour par Patrice Edouard Ngaïssona, actuel président de la Fédération centrafricaine de football, après s'être autoproclamé vainqueur.


L'annonce de ce résultat avait donné lieu à de violents affrontements entre ses partisans et ceux de son adversaire.

 

 

Centrafrique :  Nicolas Tiangaye à la tête d’un parti politique

 

Bangui - 24/05/2008 (PANA) - L’ancien président du Parlement provisoire (2003 –2005), l’avocat Nicolas Tiangaye, a fait sa rentrée officielle dans la vie politique en prenant la présidence d’un nouveau parti politique dénommé Convention Républicaine pour le progrès social (CPRS), a constaté la PANA samedi à Bangui.


A l’issue d’une assemblée générale constitutive ouverte la veille, les 200 délégués venus de Bangui ont mis en place un directoire politique provisoire coiffé par cet ancien président de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme et composé de 19 membres représentant chacune des 16 préfectures du pays.


Issus des milieux politiques, comme Denis Kossi-Bella ancien ministre de l’Agriculture, des milieux syndicaux, comme Jean-Richard Sandos Oualanga ancien secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs centrafricains (CNTC), de l’administration publique ou des organisations des droits de l’Homme, ces dirigeants ont pour mission de poursuivre l’implantation du CRPS en Centrafrique et dans les pays comportant une importante population centrafricaine.


"Les crises militaro-politiques, l’insécurité, les graves violations des droits de l’Homme, particulièrement dans nos provinces du Nord- Ouest, le déficit démocratique et les dysfonctionnement des institutions nous interpellent", a déclaré Me Tiangaye à l'adresse de ses collaborateurs.


Dans la perspective du Dialogue politique inclusif, qu’il qualifie de "dernière opportunité historique pour sortir le pays de l’impasse", il a exhorté "tous les acteurs politiques à faire des compromis dynamiques dans l’intérêt supérieur de la nation".


"Je m’engage par la Grâce de Dieu à oeuvrer sans relâche dans l’intérêt du parti, afin qu’inexorablement, irrésistiblement, nous puissions un jour voir poindre à l’horizon l’astre de l’aurore dont les rayons lumineux apporteront le changement tant attendu", a poursuivi le président du CRPS.


En retrait de la vie publique depuis son échec controversé aux législatives de mars et mai 2005 dans le 4ème arrondissement de Bangui, Nicolas Tiangaye (52 ans) prend ainsi date pour les prochaines élections législatives et présidentielle prévues pour 2010.


 

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 16:30



 

LE MONDE | 23.05.08 | 15h25  •  Mis à jour le 23.05.08 | 15h25

 

FARCHANA, ABÉCHÉ (est du Tchad) ENVOYÉ SPÉCIAL

 

La piste fait alterner la tôle ondulée et le sable, dans un nuage permanent de poussière. Dans les villages, les soldats européens saluent inlassablement de la main les enfants rieurs qui crient "OK !" sur leur passage : il est important de montrer que les militaires à l'écusson bleu européen, contrairement aux hommes en armes de cette région, ne représentent pas une menace.

 

On aperçoit parfois un cavalier, le visage dissimulé par un chèche, armé ou non, dont il est impossible de savoir s'il est bandit de grand chemin - "coupeur de routes", dit-on ici -, soldat d'une armée régulière ou rebelle, un statut d'ailleurs interchangeable. Les soldats français représentent le plus gros contingent (2 100 hommes sur un total de 3 700 lorsque l'Eufor sera au complet) de l'opération militaire européenne déployée dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine, pour "sécuriser" les 12 camps des 312 000 réfugiés soudanais et les 36 sites de 180 000 déplacés tchadiens.

 

L'interminable piste se poursuit jusqu'au campement des 450 soldats du régiment d'infanterie de chars de marine (RICM). C'est une sorte de camp romain, avec des dizaines de tentes et de véhicules alignés au cordeau. Avec 46 degrés sous tente et 51 degrés à l'extérieur, les conditions de vie sont rustiques. De ce PC régional, le colonel Frédéric Garnier, chef de corps du RICM, envoie des détachements armés patrouiller dans une zone qui s'étend sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés. Pour se faire connaître et rassurer la population.

 

Les soldats européens se livrent donc à un travail de terrain qui s'apparente à celui d'une gendarmerie départementale. On est loin de la réflexion de certains stratèges parisiens pour qui, en verrouillant l'est du Tchad (en sus de la protection des réfugiés et déplacés), la France empêcherait la contagion de la guerre civile du Darfour de s'étendre à l'Afrique de l'Ouest. "L'effet positif, observe le colonel Garnier, est que nous avons redonné confiance aux gendarmes tchadiens. Quant à l'insécurité, elle est plus dans les esprits que réelle."

 

A Abéché, le général Jean-Philippe Ganascia, patron de l'Eufor au Tchad, en convient : "On a organisé une force militaire contre une menace qui n'était pas bien définie sur le terrain. Or, on s'aperçoit qu'il s'agit de bandes de "coupeurs de routes". La menace, pour nous, n'est certainement pas directe. Il est difficile d'appliquer des schémas militaires à du grand banditisme africain. Effectivement, ce sont davantage des actions de gendarmerie qui sont nécessaires. L'opposition armée tchadienne n'est pas une menace pour l'Eufor."

 

A lire la résolution 1778 du Conseil de sécurité des Nations unies, la mission de la Force européenne est claire : "Contribuer à la protection des civils en danger, en particulier les réfugiés et les déplacés" ; "Faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire et la libre circulation du personnel humanitaire" ; "Contribuer à la protection des personnels de l'ONU." Ici, à moins de 5 kilomètres de l'oued Kadja, qui sert de séparation naturelle avec le Soudan, les consignes onusiennes deviennent aussi floues que le tracé de la frontière. Des canons de 90 mm, des mortiers, des drones et des avions de combat Mirage, pour faire reculer quel ennemi ?

 

Lorsqu'elle lance de fulgurants "rezzous Toyota" sur N'Djamena, l'opposition armée au régime du président tchadien Idriss Déby n'inquiète ni les réfugiés ni les déplacés, et pas davantage les habitants des villages qu'elle traverse. Le déploiement des soldats de l'Eufor n'a donc pas vocation à s'interposer entre Tchadiens.

 

Cette position de neutralité semble à la fois théorique et risquée, tant l'un ou l'autre belligérant pourrait avoir intérêt à impliquer les soldats européens dans des combats, sans même envisager la perspective d'un conflit ouvert entre N'Djamena et Khartoum, qui placerait l'Eufor dans une position intenable. Le président Déby a bien compris que la Force européenne, en se déployant entre la frontière soudanaise et N'Djamena, joue un rôle de dissuasion à son profit. "Déby a été très fort, commente la responsable d'une organisation humanitaire : il a vendu à l'Eufor l'"agression" du Soudan avec, en prime, la "contagion islamiste", et cela a marché !"

 

Ainsi, peut-être à son corps défendant, l'Eufor conforte-t-elle un régime soutenu de longue date par Paris. Berlin et Londres l'ont compris ainsi, qui ont refusé de se lancer dans l'aventure tchadienne et d'en supporter les coûts au-delà du financement communautaire de 119,6 millions d'euros, qui représente en moyenne entre 15 % et 20 % de la facture globale.

 

La faible probabilité d'une guerre ne fait pas pour autant de l'est du Tchad une région sûre. Il y a deux ans, Goz Merem était un village de quelque 1 200 âmes. Ses habitants l'ont quitté précipitamment en apprenant que des "janjawids venus du Soudan" avaient détruit un village voisin. Pour la population locale, l'appellation "janjawid" désigne moins les milices arabes qui mettent le Darfour à feu et à sang que tout homme en armes se livrant à des exactions. De ce point de vue, le régime tchadien du président Idriss Déby a plutôt bien réussi à faire entrer dans la croyance collective l'idée que tous les dangers viennent du Soudan. Ce qui est faire peu de cas des sanglantes querelles inter-tchadiennes, à caractère politique et ethnique.

 

Il n'est pas rare que les camps de réfugiés et les sites de déplacés reçoivent de dangereuses visites nocturnes : mais les auteurs d'exactions (vols, viols, recrutements forcés d'enfants) sont difficiles à identifier. Janjawids bien sûr, mais de quelle obédience ? Soldats de l'armée tchadienne en permission, policiers sans scrupules ? Dans un pays où tout homme se doit de posséder une arme, où les querelles entre cultivateurs sédentaires et éleveurs nomades sont ancestrales, l'impunité et la loi du silence sont totales.

 

Cela ne facilite pas le travail de l'Eufor. "Faire reposer la responsabilité de cette mission sur une force strictement militaire est inadapté. La seule alternative, c'est la Minurcat (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad)", souligne le général Ganascia. A terme, les quelque 850 gendarmes tchadiens qui seront formés par la mission de l'ONU devraient prendre en charge la sécurité des camps. Mais il est peu probable que la Minurcat aura achevé son déploiement avant la fin de l'année, soit trois mois avant la fin du mandat d'un an de l'Eufor ! En attendant, les soldats européens n'ayant pas pour mission d'assurer la sécurité des camps, ils n'y pénètrent pas.

 

"Face à cette insécurité, traditionnelle dans cette région, relève le colonel Garnier, nous n'avons pas de mandat ni d'outils forcément adaptés." Un autre officier, qui tient à conserver l'anonymat, tire cette leçon - provisoire - de l'opération européenne : "Il y a eu une sorte d'emballement diplomatique, politique, médiatique et humanitaire. Le problème, c'était le Darfour. L'opinion publique en Europe, et plus encore aux Etats-Unis, était émue devant le "génocide". Il fallait faire quelque chose. On l'a fait au Tchad : c'était plus facile, moins contraignant, moins sensible politiquement, qu'au Soudan. Et puis la France était sur place. Mais cela ne règle en rien les problèmes du Darfour."

 

Laurent Zecchini

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 14:58

 

Après avoir « sous traité » l’encadrement de la garde présidentielle centrafricaine à l’Afrique du Sud, Paris pousse désormais les Angolais à jouer les parrains à Bangui.

 

Si tout se passe comme sur le papier, les éléments de la FOMUC, la force militaire dépêchée en Centrafrique par la CEMAC depuis l’époque du président Ange Félix Patassé, seront relevés le 10 juillet par une force plus importante, celle de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) : la FOMAC.

 

Ainsi en a décidé la 8ème réunion de la Commission de défense et de sécurité (CDS) de la CEEAC, tenue dernièrement à Yaoundé. La CEMAC ne compte que les pays de la zone franc (Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), alors que la CEEAC a, en plus parmi ses membres, la République démocratique du Congo et, surtout l’Angola. Cette première mission du Conseil de paix (Copax) de la CEEAC aura pour nom de code « MICOPAX 1 ». Son mandat est de six mois, renouvelable jusqu’à l’horizon 2013. L’Angola s’est proposé de financer la mission et d’apporter un soutien logistique à la même hauteur que les Etats membres de la CEMAC. 

 

La Lettre du continent n° 541 22 mai 2008

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 14:38





 
 

YAOUNDE, 22 mai (Xinhua) -- Les préfets de la Boumba et Ngoko  du Cameroun, de la Sanga-Mbaéré en Centrafrique et de la Sangha en République du Congo-Brazzaville ont convenu jeudi de mettre en  place des badges communs pour identifier le personnel de l'appui  national afin de pourchasser les exploitants illégaux  transfrontaliers des ressources forestières et fauniques, a  rapporté jeudi la radio nationale camerounaise. 

 

     Réunis depuis le 21 mai dans la ville de Yokadouma, département de la Boumba et Ngoko, province de l'Est Cameroun, les préfets  Missi Mimbang du Cameroun, Martin Maka de la Centrafrique et  Adolphe Elemva'a du Congo, ont dressé un triste bilan de  l'exploitation illégale des ressources fauniques et forestières de leur zone frontalière.  

 

     Dans le communiqué conjoint qu'ils ont signé, ces  administrateurs civils recommandent une lutte plus efficace contre l'insécurité en traquant les détenteurs illégaux d'armes, des  braconniers, ainsi que d'autres trafics tels que l'exploitation  illégale de la forêt et des mines. 

 

     Le communiqué recommande aussi la reprise du secteur agricole  dans la zone par les pouvoirs publics des trois pays et la  création des marchés frontaliers pour faire face à la crise  alimentaire mondiale actuelle. 

 

     Dans le domaine de la santé, les trois préfets ont insisté sur  la prévention du paludisme dans la sous-région par l'utilisation  et la distribution massive des moustiquaires imprégnées aux  populations. 

 

     Cette rencontre entre les trois pays qui entre dans le cadre  des actions concertées des pays de la zone Cemac, intervient après la traque de 15 braconniers par l'armée centrafricaine pour avoir  abattu pas mois de 10 éléphants dans la réserve spéciale de la  Dzanga-Sangha, protégée par la World Wide Fund (WWF).

 

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 14:30

 

APA N’Djamena 2008-05-23 (Tchad) Un centre de formation en journalisme de radio a officiellement démarré ses activités à N’Djamena jeudi, grâce à un financement de 500.000 dollars Us de l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

 

Parrainé par l’ONG américaine Internews, basée en Californie, spécialisée dans le développement des médias dans les pays du Tiers monde, le nouveau centre de formation est dirigé par Mme Farida Ayari, Grand reporter et rédactrice en chef adjointe à Radio France internationale (RFI) en charge du Moyen Orient.

 

Une soixantaine de journalistes en provenance des radios publiques et privées tchadiennes forment la première promotion inscrite en première année dans ce centre, selon un communiqué de l’ONG Internews parvenu à APA.

 

«Grâce à un studio équipé de la technologie la plus moderne, les journalistes tchadiens pourront se familiariser avec la technologie numérique à l’heure où la radio analogique est en voie de disparition», indique le communiqué.

 

Par ailleurs, dans le cadre de ses activités, Internews a aussi ouvert trois radios, à Abéché, Goz Beida et Iriba, à l’intention des réfugiés du Darfour. Internews est présent dans soixante dix pays à travers le monde dont huit africains: le Nigeria, le Kenya, le Soudan, l’Ethiopie, le Tchad, l’Ouganda, le Rwanda et l’Egypte.

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 03:40



 

LE MONDE | 22.05.08 | 15h34  •  Mis à jour le 22.05.08 | 15h46

 

LIBONGO (Cameroun) ENVOYÉE SPÉCIALE

 

Pour atteindre Libongo, l'avion a survolé longtemps la forêt avant de se poser sur la piste de terre rouge, dessinant une longue traînée dans cet océan végétal. Ici, aux confins orientaux du Cameroun, à la frontière de la République centrafricaine, commence le fief de la Société d'exploitations forestières et agricoles du Cameroun (Sefac). Douala est à deux journées de pistes cabossées. La concession de 400 000 hectares appartient aux Dajelli, une famille italienne dont le fils, Roberto, raconte que son père a découvert l'endroit lors d'un voyage en pirogue. C'était à la fin des années 1960. Depuis, l'histoire des Dajelli et de Libongo sont indissociables et le village vit au gré de la demande mondiale pour les essences tropicales.

 

La Sefac fait partie des rares concessions à avoir choisi de faire certifier son bois par le label FSC (Forest Stewardship Council). Caution pour les acheteurs européens que la forêt est exploitée de façon durable et que l'entreprise traite ses salariés avec un minimum d'égards. Au total, moins de 1 % des surfaces sont certifiées au Cameroun. Un confetti parmi les 6,5 millions d'hectares confiés à des entreprises, pour la plupart européennes et depuis peu chinoises. "Dans des pays où le trafic de bois est monnaie courante, la certification garantit que la forêt n'est pas pillée", explique Jean Bakouma de l'organisation de protection de la nature WWF (World Wild Foundation) qui encourage cette démarche dans le bassin du Congo. Sur le terrain, l'ONG a dépêché une équipe pour aider l'entreprise à atteindre les standards du FSC. Le travail a duré quatre ans.

 

Les forêts d'Afrique centrale forment le deuxième massif tropical au monde. Leur préservation est un enjeu majeur pour l'avenir de la biodiversité. Jusqu'à présent, la déforestation y a été mieux contenue qu'en Amérique du Sud mais les besoins de la Chine exercent une pression croissante.

 

La Sefac n'a pas toujours été la concession modèle qu'elle veut incarner aujourd'hui. Au début de la décennie, Greenpeace a dénoncé à plusieurs reprises des opérations de coupes illégales. Pourquoi cette conversion ? "A l'avenir, seuls ceux qui fourniront du bois propre pourront continuer d'exploiter", pronostique Roberto Dajelli. A ce jour, le marché n'est pas au rendez-vous. Seuls les Pays-Bas exigent du bois certifié pour la réalisation de leurs chantiers publics. Mais ce n'est pas la seule raison. La luxuriance des jungles tropicales gravées dans les mémoires semble ici déjà un lointain souvenir. "On repasse depuis trente ans sur les mêmes parcelles", raconte un vieil ouvrier. Les troncs de très grand diamètre se font rares et le ciel ne disparaît jamais très longtemps lorsqu'on s'aventure sous les cimes

 

Au début de l'exploitation, seul était coupé le sapeli, un bois rouge et cher, capable d'amortir les 1 200 kilomètres à parcourir pour atteindre les bateaux qui emportent la marchandise vers l'Europe. Puis s'est ajouté l'ayous, un bois blanc de moindre valeur mais abondant. Il est désormais question de piocher dans d'autres essences comme le fraké ou le tali. Mesure de précaution.

 

"Nous devons préserver les ressources", insiste Oumar Abakar, l'ingénieur chargé de l'aménagement. Il montre une pile de rapports : protocole de Kyoto sur le climat, convention sur la biodiversité, conférence de Rio sur le développement durable... "Je lis tout", raconte-t-il fièrement. Avec le processus de certification, il a été formé pendant six mois à la gestion durable. Inventaire des parcelles, suivi des essences, mise en défense des zones sensibles comme l'abord des rivières guident la nouvelle politique d'exploitation. Le nombre d'arbres coupés est passé de 8 000 par an à environ 6 000. Le label contraint à un suivi écologique plus exigeant que la loi camerounaise. Même si, déplore Jean Bakouma, "c'est la forêt entière qu'il faut protéger et pas seulement le bois commercialisable".

 

La certification a ses limites. Séraphin Ngoumbé en sait quelque chose. Le sociologue est chargé d'améliorer la politique sociale de l'entreprise. Le résultat reste relatif. Les 6 000 habitants de Libongo et de ses alentours ont gagné d'avoir enfin un médecin à demeure. Ce ne sera pas trop pour traiter la quarantaine de malades que reçoit chaque jour l'infirmerie du village. Paludisme, fièvre typhoïde, sida... Libongo connaît tous les maux de l'Afrique. Auxquels s'ajoute ici la pneumoconiose, la maladie des coupeurs de bois, dont les poumons sont emplis de sciure.

 

"L'entreprise nous a demandé des efforts pour obtenir son label, nous n'avons rien reçu en retour et nous avons peur que l'arrivée de nouvelles machines fasse partir des hommes", se plaint Roger, un mécanicien. Du lundi au samedi, les ouvriers chargés de la coupe continuent de dormir en forêt sous des tentes de fortune, au milieu des moustiques et de l'humidité. Pour des salaires misérables, même si, dit-on, ici on paie un peu mieux qu'ailleurs.

 

Mais le véritable crève-coeur de Séraphin Ngoumbé, ce sont les Pygmées de la tribu baka, échoués à la périphérie de Libongo. Expulsés de la forêt qui est toute leur histoire. Dans tout le bassin du Congo, le sort des peuples autochtones est la face la plus douloureuse de l'exploitation forestière. Sur le papier, la loi camerounaise leur accorde un droit d'usage de la forêt. Sur le terrain, celui-ci est rarement respecté. "Nous avons établi avec les Bakas les cartes des espaces auxquels ils doivent garder accès pour se nourrir", se défend le sociologue sans contester qu'il faudrait beaucoup plus pour sauver ces populations en péril.

 

Laurence Caramel

 

Chiffres

 

CRÉÉ EN 1993, le Forest Stewardship Council (FSC) ou Conseil de bonne gestion forestière est un organisme indépendant composé d'ONG et de forestiers. Son objectif est de promouvoir une exploitation "environnementalement responsable, socialement bénéfique et économiquement viable".

 

10 PRINCIPES environnementaux et sociaux doivent être respectés pour obtenir le label FSC, qui est considéré comme le label le plus exigeant.

 

7 % DES SUPERFICIES forestières dédiées à la production sont certifiés FSC dans le monde. Cela représente 103 millions d'hectares. La moitié sont des forêts boréales et 12 % sont tropicales. Les surfaces certifiées, encore très minoritaires, sont néanmoins en forte progression.

 

 

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