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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 16:45



Les Afriques 24-07-2008

La République centrafricaine et le Tchad sont mécontents des procédures de dédouanement au port de Douala. Autorités camerounaises, centrafricaines et tchadiennes en discutent pour les améliorer.

Par Achille Mbog Pibasso, Douala

Les procédures de dédouanement des marchandises au port de Douala à destination de la Centrafrique et du Tchad sont au centre d’une controverse impliquant la douane camerounaise d’une part et les responsables de la douane des deux pays, d’autre part. La principale raison de cette incompréhension résiderait au niveau de l’application de la valeur réelle des marchandises en direction des deux pays dépourvus d’une façade maritime, et dont plus de 80% du volume des marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala. La valeur réelle des marchandises serait minorée. Un trafic qui leur ferait perdre en moyenne 6 millions d’euros par mois. Le Trésor public camerounais y perdrait également de l’ordre de 2 millions d’euros par mois, selon des sources douanières.

 
La fraude, explique-t-on, réside dans les informations contenues dans le manifeste des importations que la douane camerounaise transmet aux Guichets uniques des opérations du commerce extérieur de chacun des deux pays, installés à Douala. Les douaniers centrafricains et tchadiens calculant les taxes à partir des informations communiquées par la douane camerounaise, les taxes douanières baissent d’autant.
Après une mission tchadienne il y a quelques mois à Douala, où les responsables du Bureau d’affrètement du fret tchadien (BAFT) ont rencontré les autorités camerounaises, c’était au tour des Centrafricains d’échanger le 26 juin dernier avec la partie camerounaise, les responsables du Bureau de gestion de fret terrestre (BGFT) du Cameroun et ceux du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), tous basés à Douala.

Deux pays dépourvus d’une façade maritime et dont plus de 80% du volume des marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala.

Corridor conventionnel


La délégation centrafricaine, comprenant de hauts fonctionnaires du Ministère des finances ainsi que le directeur général de la douane, déplore « les problèmes dans la chaîne de dédouanement des marchandises à destination de la RCA ». Des sources concordantes révèlent également que des marchandises bénéficiant, au nom de la République centrafricaine, du régime suspensif se retrouvent sur le marché camerounais. Les trafiquants se recrutent de part et d’autre. « Cette transaction pénalise davantage la Centrafrique, dont 80% du volume de marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala », a souligné la délégation centrafricaine.


De nouvelles dispositions sont proposées qui appellent à plus de vigilance et de collaboration pour éradiquer ce fléau. Des unités de surveillance du corridor conventionnel Douala-Bangui et Douala-N’Djamena sont invitées à veiller au bon déroulement du processus de dédouanement. Les autorités camerounaises promettent de traiter la question avec diligence. Il s’agit de préserver des relations de bon voisinage, mais également, pour le port de Douala, de conserver sa clientèle.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 16:42



jeudi 24 juillet 2008.

 

Fichtre ! Que les anciens chefs rebelles sont riches ! Pour s’en convaincre, il suffit de voir la flamboyante vie de ces seigneurs de guerre repentis. Et la récente saisie des biens au Portugal de l’ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, à la demande de la Cour pénale internationale (CPI), qui le poursuit pour des atrocités commises par ses troupes en Centrafrique, nous conforte dans cette idée.

Selon la presse portugaise, la justice a, excusez du peu, saisi une villa, estimée à 2,5 millions d’euros, deux voitures haut de gamme, un yacht et un avion Boeing. Tous ses comptes bancaires au Portugal, dont l’un était crédité de 1,75 million d’euros, ont par ailleurs été gelés. Accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre pour des atrocités commises par ses troupes en 2002 et 2003 en Centrafrique, il a comparu pour la première fois devant le tribunal de La Haye le 4 juillet dernier.

C’est vrai que ce colosse, il mesure 1m90, a une grande excuse pour justifier de ses richesses, puisqu’il est né avec une cuillère d’argent dans la bouche. En effet, il a de qui tenir, celui qui a battu campagne avec un budget de 20 millions de dollars, et est arrivé au premier tour à la deuxième place derrière Joseph Kabila, avec plus de 20% des suffrages exprimés : il est le fils de Jeannot Bemba Saolona, un homme d’affaires congolais, qui est à la tête d’un groupe d’entreprises congolaises basées dans la province de l’Équateur et également propriétaire de la compagnie Scibe Zaïre. Le père de Bemba a été un proche de Mobutu Sese Seko et longtemps président de la confédération patronale zaïroise, titre qui lui a valu le surnom de patron des patrons. Pour la petite histoire d’ailleurs, une des sœurs de Jean Pierre Bemba est mariée à un rejeton de Mobutu. Pour donc expliquer l’origine de ses avoirs, il pourra aisément répliquer au tribunal que c’est son papa qui lui a tout donné.

Mais là où il s’emmêlera sûrement les pinceaux, c’est quand il s’agira de se dédouaner des cruautés (tueries, viols, actes de cannibalisme, etc.) commises par lui ou par ses sbires en Centrafrique. A ce sujet, il nous revient en mémoire cette histoire controversée de ses miliciens, qui ont été accusés d’avoir contraint, sous la menace d’armes, des femmes pygmées à cuisiner puis à manger les cadavres de leurs maris. Même si, un an plus tard, d’autres pygmées, qui affirmeront être ceux qui étaient supposés avoir été mangés, se présenteront à la presse, créant un doute sur les patronymes. Cependant, le mal était déjà est fait. A sa première comparution, Jean Pierre Bemba s’est présenté dans la salle d’audience dans un beau costume de cou¬leur vert-émeraude.

Il portait une chemise rose saumon et une cravate bordeaux rayée. Il n’est pas évident que le côté flambeur de cet imposant monsieur perdurera, du fait des lourdes charges qui pèsent sur ses épaules. En effet, beaucoup lui en veulent pour les atrocités commises par ses soldats.

Le pathétique et récent témoignage sur RFI d’une dame, condamnée parce que contaminée par le virus du Sida par suite de viol collectif, en est une parfaite illustration.

Issa K. Barry

L’Observateur

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 00:50

 

Bruxelles - 23/07/2008 Belgique – (Pana ) - Tous les biens de l'ancien vice- président et sénateur congolais, Jean-Pierre Bemba, ont été saisis au Portugal à la demande la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris de source officielle belge.

Selon un communiqué du Parquet de Bruxelles agissant à la demande de la CPI, la justice portugaise a ordonné la saisie de la villa (estimée à 2,5 millions d'euros), de Jean-Pierre Bemba à Faro, ainsi que deux voitures haut de gamme, un avion et un yatch.

Le communiqué ajoute que des documents importants ont été également été saisis dans le cadre des investigations menées par la CPI sur les atrocités commises en Centrafrique, par les forces de l'ancien vice-président congolais, alors qu'il commandait le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), à l'époque groupe rebelle qui luttait contre le gouvernement de Kinshasa.

Jean-Pierre Bemba avait été arrêté le 24 mai dernier à Bruxelles à la demande de la CPI, qui l'accuse de crimes de guerre et de crime contre l'humanité, commis en territoire centrafricain entre 2002 et 2003. De Bruxelles, Bemba a été transféré au mois de juin dernier à La Haye (Pays-bas), au siège de la CP où son procès devrait avoir lieu.

La CPI a déjà fait saisir à Kinshasa les avoirs en banque du leader du MLC. On estime à plusieurs millions de dollars le trésor de guerre de Jean-Pierre Bemba, amassé lorsque le groupe rebelle qu'il commandait contrôlait l'ensemble de la province de l'Equateur en RDC.

De l'Equateur, il avait envoyé ses troupes en Centrafrique pour prêter main forte à l'ancien président Ange-Félix Patassé qui faisait face à la rébellion conduite par le général François Bozizé qui avait fini par l'emporter et se proclamer président de la République centrafricaine.
 


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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 00:47



Source: Comité d'Aide Médicale

Date: 23 Juil 2008


Depuis Juillet 2007 le Comité d'Aide Médicale a mis en œuvre à Birao dans la province de Vakaga un programme psychosocial qui soutient les personnes traumatisées par le conflit, grâce à un financement de l'Emergency Response Funds (ERFs) des Nation Unis. Grâce au dialogue instauré par Sophie Wodon, coordinatrice psychosocial du CAM ces enfants peuvent s'exprimer sur les souffrances endurées pendant les années de confits en RCA.

Témoignages d'enfants à Birao

Depuis Juillet 2007 le Comité d'Aide Médicale a mis en œuvre à Birao dans la province de Vakaga un programme psychosocial qui soutient les personnes traumatisées par le conflit, grâce à un financement de l'Emergency Response Funds (ERFs) des Nation Unis. Des groupes de discussions adressés aux enfants sont organisés par l'équipe du CAM.

Ces témoignages d'enfants ont été recueillis par Sophie Wodon, coordinatrice psychosociale du CAM.

Récit de vie d'un enfant âgé de 13 ans Birao 3, 26 mars 08

Moi, j'ai couru à pied pour aller vers Roukoutou. Nous avons quitté Birao pour Roukoutou. Nous avons traversé une rivière. En arrivant la bas, il n'y a avait rien à mangé. Nous avons beaucoup souffert. Nous avons alors appris à pêcher et aller chasser. Nous sommes restés 45 jours avant de revenir à Birao. Nous sommes revenu mais 3 mois après. La deuxième attaque. Au moment de la deuxième attaque entre 6.30 et 13.00, nous sommes dans la maison. Papa est sortit et il à vu la flamme qui a brûlé la maison. Alors nous avons pris la route vers Roukoutou. Nous avons couru à pied jusqu' a 20 heures. Nous sommes arrivés là-bas et nous avons mangé du poisson, la boule de manioc. Mais pas de savons pour laver les habits. Nous avons beaucoup souffert. Nous sommes restés la bas pendant 3 semaines. Nous sommes revenus à Birao. En arrivant, tout était brûlé, nous n'avons plus rien retrouvé et alors note souffrance est encore plus. Maintenant nous avons recommencé à reconstruire et maintenant nous voulons la Paix.

Récit de vie d'un enfant âgé de 12 ans Birao 4

Moi j'ai souffert au moment du conflit. J'ai couru à pied pour aller dans la brousse, puis continuer jusqu'à dans le village Roukoutou. Là-bas nous avons souffert J'ai ramassé des petits poissons que le pêcheur ne prenait pas pour manger. Ma mère a préparé cela avec de l'eau, du sel. Et nous avons mangé. Nous avons fait la chasse dans la forêt pour trouver de la viande à manger. Nous avons travaillé temporairement dans les champs des habitants de Roukoutou pour gagner de l'argent, acheter du savon, du sel, du sucre. Nous avons beaucoup souffert. Apres tout ces évènements, je suis revenu à Birao et je n'ai plus rien trouvé dans notre concession. Tout était brûlé. Nous avons beaucoup souffert. Moi, aujourd'hui je prends du temps pour travailler temporairement chez les personnes qui ont de l'argent. J'ai besoin de me payer des habits et des chaussures pour moi et pour ma mère. Maintenant cela va, nous avons reconstruit notre maison.

Récit de vie d'un enfant Birao

Au moment que les rebelles sont rentrés, il est 4.00 du matin. Je suis encore au lit, j'ai entendu leur barillet. On est restés ensemble avec ma grand-mère. On a fuit ensemble pour rentrer dans la brousse durant 3 heures de temps. On attend pour ....Vers 10.00 nous avons quitté nos champs pour aller vers Roukoutou. Nous avons souffert J'ai couru à pieds de 10.00 jusqu'à 15.00 pour arriver à Roukoutou. Là-bas nous avons beaucoup souffert car pas de nourriture. Nous mangeons du poisson sans sel, sans manioc. Pas de savon pour laver nos habits. Je suis resté là-bas pendant 22 jours pour revenir ensuite à Birao. En arrivant à Birao, tout nos bien sont perdus et brûlés, la maison, les habits, les chaussures. Tout est brûlé. 2 jours après nous avons quitté Birao pour aller dans notre champ. On est resté la pendant 15 jours. Nous sommes revenus après à la maison pour la reconstruire. Maintenant la maison est reconstruite.

Récit de vie d'un enfant âgé de 12 ans Birao 1, 26 mars 08

Moi quand nous avons entendu la brouille des rebelles, nous avons quitté Birao pour Roukoutou. Après nous avons beaucoup souffert. Nous mangeons des poissons sans manioc. Nous avons appris à faire la pêche pour trouver du poisson pour nous aider à vivre. Nous sommes restés 2 mois dans ce village. Au moment, quand nous sommes retournés à Birao, tous nos biens sont perdus. C'est la première attaque. La deuxième attaque, nous avons couru à pied jusqu'à Roukoutou. Là-bas nous avons beaucoup souffert et 2 semaines après quand on est revenu à Birao, nous avons plus rien retrouvé. Tous nos biens sont brûlés. La vie est devenue très dure. Maintenant cela va. Nous voulons la Paix.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 03:23



APA Bangui 2008-07-22 (Centrafrique) Chaque société forestière en Centrafrique verse annuellement 1.620. 000.000 de FCFA à l’Etat centrafricain, selon le directeur général des eaux, forêts, chasses et pêches, Théodore Mbaro.

Les recettes générées par l’exploitation forestière se chiffrent entre 7 et 9 milliards de FCFA, a indiqué M. Mbaro, dans une déclaration à APA en prélude à la journée de l’arbre célébrée le 26 juillet prochain sur le thème «l’arbre, la paix contre la pauvreté».

Depuis 2002, le gouvernement centrafricain a mis en place une politique d’aménagement de la forêt basée sur une gestion rationnelle et durable à laquelle ont été impliquées la population, l’administration, les ONG locales et les pygmées.

La Centrafrique fait partie des pays du bassin du Congo, le 2ème poumon vert de la planète après l’Amazonie. Ce pays enclavé est membre de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), organisation créée en 1999 pour coordonner les activités et initiatives sous-régionales en rapport avec la conservation et la gestion durable des forêts du bassin du Congo.

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Il serait intéressant de connaître l’identité et le nombre de ces sociétés forestières ainsi que les montants réels qu’elles versent annuellement à l’Etat centrafricain. On pourrait ainsi savoir si les sociétés de Bozizé via des prête-noms versent aussi ces milliards à l'Etat. Puis on aimerait aussi connaître l’usage et la destination de ces milliards. ce directeur en dit beaucoup et pas assez. On comprend pourquoi Bozizé a nommé sa sœur Yvonne Mboissona à la tête de ce ministère. On comprend encore mieux pourquoi Bozizé délivre selon son bon vouloir les permis forestiers en violation des textes règlementaires  et procédures en vigueur afin de profiter tirer le maximum de profit de l’exploitation de la forêt centrafricaine en cercle familial restreint .  

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 03:04



 

L’énergie en RCA, parent pauvre du ministère des mines

 

"Gouverner c'est prévoir" a dit quelqu’un. Sous d’autres cieux, on gouverne d'abord pour le bien être de son peuple. Mais en Centrafrique des pseudos « libérateurs », gouverner le pays, c'est mettre tout en place pour remplir principalement leurs poches, celles de leurs parents proches et de leurs "amis politiques"  avec les biens de l'Etat". Dès lors, le sort des  Centrafricains est le dernier de leur souci.

 

En RCA, qui dit mines dit diamant. Le trafic du diamant est bien entendu l’une des raisons principales qui a décidé Bozizé à s’emparer du pouvoir. Ce n’est pas par hasard qu’il a d’emblée mis Sylvain Ndoutingaï à la tête du ministère des mines et énergie et celui-ci y demeure jusqu’ici sans discontinuer. L’approvisionnement énergétique du pays n’a jamais fait l’objet d’une préoccupation particulière de ce ministère. Le volet énergie a été laissé de côté, d'où le retour aujourd'hui de Bangui au paléolithique, c’est à dire quasiment à l’âge de la pierre taillée.

 

Les banguissois vivent depuis un mois déjà un vrai calvaire. Il faut habiter dans un quartier où réside également un dignitaire du régime ou un ministre pour avoir du courant. Ils ne peuvent conserver les aliments. On vit au jour le jour. Même l’aéroport n’est pas épargné. Les voyageurs font parfois leurs formalités d’embarquement dans le noir. Outre la dramatique situation des hôpitaux où les conséquences de cette crise du courant a déjà fait plusieurs morts, le quotidien des citoyens est pénible sans compter l’accroissement de l’insécurité nocturne qui atteint de ce fait son paroxysme dans les quartiers de la capitale gravement plongés dans la pénombre la nuit tombée.

 

En menaçant de limoger les responsables de l'Enerca, non seulement Bozizé se voile la face faisant l’autruche, mais il sait très bien que c’est par la mauvaise gouvernance de son ministre de l’Energie, l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï qu’il a imposé dans ce ministère depuis son coup d’Etat qui est le véritable responsable de l’actuelle crise énergétique.  Qui peut ignorer cette évidence ? C'est bien lui le fautif. C'est une fuite en avant. L’état de vétusté des machines de l'usine hydro-électrique de Boali ne vient pas seulement d’être mis en évidence au lendemain du putsch de Bozizé et Ndoutingaï. Le vrai problème est que dans l’intitulé du ministère confié à ce Ndoutingaï, le volet énergie est laissé pour compte. Seules les nominations tribalistes à l’ENERCA des parents et autres copines intéressent le ministre des mines et de l’énergie.

 

Or ces nominations ne sont pas synonymes de bonne gestion. Bien gérer c’est aussi penser à l’amortissement du matériel et à effectuer des investissements à terme. C’est ce qu’on appelle faire de la prévision. Lorsque le ministre Ndoutingaï passe aussi le plus clair de son temps à sillonner le monde, flanqué du DG de l’ENERCA, pour participer à des séminaires et conférences sans se soucier des indispensables investissements à réaliser pour assurer et sécuriser la fourniture du courant électrique à la capitale Bangui. Ce qui arrive actuellement à Bangui devrait inévitablement survenir.

 

Comme par hasard, depuis le début de cette crise, le fameux ministre Ndoutingaï se mure dans un silence assourdissant et fuit les micros des journalistes et les demandes d’interview comme la peste. C’est trop facile. Dans un pays normal, ce Ndoutingaï aurait dû déjà démissionner de lui-même avant qu’on ne puisse demander sa tête et même celle de Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 18:40

 

 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR) 21 Jul 2008


Points saillants

 

- Don de la Chine de 9 millions de dollars

- Hôpitaux de Bangui affectés par la crise de l’énergie

- Soutien apporté aux déplacés de Kamba Kota et de Batangafo dans l’Ouham

- Toby Lanzer, Coordonnateur Résident et Humanitaire des Nations Unies, quitte la RCA

 

Contexte et sécurité

 

Attaque mortelle près de Sibut

 

La voiture de Pierre Ndikini, Chargé de mission du Ministère des Eaux et Forêts, a été la cible des armes à feu des coupeurs de route le 16 juillet près de Sibut à quelques 180 km au nord de Bangui. Mortellement blessé, M. Ndikini est décédé peu après à l’hôpital de Sibut. Le lendemain une autre attaque est survenue au même endroit frappant un camion d’une ONG humanitaire.

 

Don de la Chine de 9 millions de dollars

 

Au cours d’une cérémonie de signature d’accord de coopération économique et technique le 16 juillet, M. Shi Hu, l’Ambassadeur de Chine en RCA, a annoncé que son pays a accordé une aide à la RCA de 60 millions de yuan, soit environ neuf millions de dollars. L’enveloppe est destinée au financement des projets retenus par les gouvernements chinois et centrafricain, parmi lesquels l’installation des émetteurs additionnels pour la Radio Centrafrique à Bimbo, une commune de la capitale.

 

Actualités

 

La crise de l’énergie frappe les hôpitaux

 

Suite à la crise énergétique causée par la vétusté des centrales qui ne peuvent satisfaire les besoins en électricité de la population, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a effectué une évaluation rapide de l’impact de la pénurie d’électricité sur les structures sanitaires à Bangui. Il en résulte que les conséquences de cette crise sont significatives pour le fonctionnement des hôpitaux. Ainsi, les couveuses de néonatologie, les maternités, les salles de réanimation, les blocs opératoires, les banques de sang et les laboratoires doivent urgemment bénéficier d’un d’appui énergétique temporaire à travers des panneaux solaires ou des groupes électrogènes.

 

Une surveillance accrue des maladies à potentiel épidémique s’avère également essentielle, de même qu’une sensibilisation de la population afin d’intervenir efficacement en cas de crise épidémique. Du 21 juillet au 20 août, un projet visant à collecter quotidiennement les données sur les maladies à potentielle épidémique sera réalisé dans les formations sanitaires de Bangui et sa périphérie.

Pour en savoir plus : conjugop@cf.afro.who.int

 

Soutien apporté aux déplacés d’Ouham

 

Environ 1.500 déplacés survivent à Kamba Kota, dans la préfecture d’Ouham depuis le mois de février. La situation des déplacés est particulièrement intenable : ils survivent principalement grâce aux feuilles de manioc données par la population locale et ils puisent l’eau des ruisseaux. Leurs abris sont constitués de feuilles qui ne résistent pas à la pluie. Ces conditions de vie entrainent des maladies diarrhéiques, parasitaires et respiratoires. Il y a trois forages dont un seulement est fonctionnel à Kamba Kota. Comme la pluie n’est pas venue en quantité suffisante, le niveau de l’eau est bas et le forage est incapable de satisfaire les besoins des 1.000 habitants du village.

 

Les 150 ménages des déplacés à Batangafo, soit quelques 1.000 personnes arrivées au début du mois de mai, négocient désormais l’accès aux terrains communaux pour leur permettre de construire un abri et de cultiver. Néanmoins, plusieurs d’entre eux dorment à ciel ouvert dans l’enceinte des familles d’accueil apparentées. Afin de secourir ces populations déplacées, le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) commencera une distribution de rations alimentaires à partir de la semaine prochaine à travers CARITAS, son partenaire de terrain à Batangafo. Un effectif total de 4.000 personnes déplacées à Kamba Kota, à Batangafo et dans d’autres villages de la zone, recevra des vivres pendant quatre mois, couvrant la période de soudure de juillet à octobre.

 

Les agences des NU pour les réfugiés (HCR) et pour l’enfance (UNICEF) envisagent de fournir aux déplacés de Batangafo, des kits de non-vivres et des ustensiles de cuisine. Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), partenaire de l’UNICEF qui appuie déjà les déplacés et la population hôte des deux localités dans le domaine de l’éducation, se chargera également de la distribution de ces kits.

 

Médecins sans frontières Espagne/Belgique (MSF E/B) a réalisé une visite d'évaluation médicale a Kamba Kota au début du mois de juillet. L’ONG a doté le poste de santé du village d’un kit de base composé de médicaments essentiels, de petits matériels médical, et d’un kit de paludisme pour assister les populations déplacées et hôte avec des médicaments gratuits pour environ 1.000 consultations. MSF E/B offre déjà des soins de santé gratuits à l’hôpital de Batangafo.

 

3 millions d’euros pour le nord-est

 

Dans le cadre du programme d'accompagnement à la stabilisation du nord-est de la RCA, le gouvernement centrafricain et la Commission Européenne ont signé un accord de financement à exécuter à travers le Fonds Européen de Développement, qui s'élève à près de 3 millions d'euros. Ce programme qui sera mis en oeuvre à Birao et ses alentours permettra dans un premier temps de désenclaver la région en réaménageant les pistes. Ensuite, la réhabilitation et la dotation en équipement des infrastructures de santé et de l’éducation sont également envisagées.

 

L‘OMS rejoint le bureau des NU à Ndélé

 

Le 14 juillet, l’unité de secours humanitaire d’urgence de l’OMS a rejoint le sous-bureau des Nations Unies à Ndélé, chef lieu de la préfecture de la Bamingui-Bangoran, situé dans le nord-est du pays. L’antenne s’attèlera à étendre les activités de prise en charge des victimes de violences sexuelles et à appuyer les activités des autres unités telles que le programme élargi de vaccination, le programme de la santé reproductive, et les interventions concernant le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme.

 

Coordination

 

Lancement du CAP 2008 révisé

 

La revue à mi-parcours de l’Appel global 2008 pour la République Centrafricaine a été lancée le 16 juillet au village d’enfants SOS à Ouango. Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, Ministre des Affaires Sociales a présidé la cérémonie. Les autres intervenants étaient Toby Lanzer, Coordonnateur Humanitaire des NU, Jean-Nicolas Marti, Chef de Délégation du Comité International de la Croix Rouge (CICR) et Boris Varnitzky, Directeur Pays de International Rescue Committee (IRC).

 

Une soixantaine de personnes constituée des membres du gouvernement, de la communauté internationale et humanitaire et des médias ont participé à la séance. L’attention des participants a été attirée sur les 114 millions de dollars requis pour apporter une réponse adéquate aux besoins humanitaires dans les zones frappées par le conflit dans le nord et le sud-est du pays. Plus de 70 millions de dollars ont déjà été mobilisés et les intervenants ont encouragé les donateurs à combler le déficit.

 

Toby Lanzer quitte la RCA

 

Le 17 juillet, Toby Lanzer, qui a occupé le poste de Coordonnateur Résident et Humanitaire des Nations Unies en RCA pendant deux ans, a quitté le pays pour assumer de nouvelles fonctions en tant que Coordonnateur Résident et Humanitaire Adjoint pour le Nord-Soudan. Pendant qu'il était en fonction, d'importants progrès ont été observés, tels que l’achèvement du Document de Stratégie de la Réduction de la Pauvreté en septembre 2006 et la mobilisation de fonds pour sa mise en oeuvre à travers la Table Ronde de Bruxelles le mois suivant.

 

Au cours de diverses missions à l'étranger, Toby Lanzer n'a cessé d'attirer l'attention de la communauté internationale sur la situation humanitaire précaire et la souffrance des Centrafricains. Ainsi, aujourd'hui 23 ONG internationales sont présentes dans le pays, contre six en 2006, et d’importantes sommes ont été décaissées pour la réponse humanitaire. En attendant l'arrivée du remplaçant de M. Lanzer, le représentant de l’Organisation des NU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en RCA, Mai Moussa Abari assurera l'intérim.

 

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA


Nancy Snauwaert snauwaert@un.org |+236 75 54 22 78


Gisèle Willybiro willybiro@un.org |+236 75 54 90 31

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 17:37



 

Bangui, 21 juil (ACAP)- Le ministre d'Etat à l'Economie, au plan et à la coopération internationale M. Sylvain Maliko a réceptionné lundi 21 juillet 2008, un don de matériels agricoles et de fournitures de bureau du gouvernement chinois, d'une valeur de 450 mille dollars, en présence du Premier ministre par intérim, le ministre d'Etat au développement rural, M. Jean Eudes Téya.

 

Le don est composé entre autres de 2 voitures, 100 ordinateurs, 50 ordinateurs portables, 50 imprimantes laser, 20 scanneurs, 100 onduleurs, 301 appareils fax téléphones, 500 ensembles de corps sarcleurs, 10 climatiseurs, 4 photocopieurs numériques, 5 postes téléviseurs écran LCD ainsi que des machettes, pioches et pelles.


Selon l'ambassadeur de Chine en Centrafrique M. Shi Hu, « le gouvernement chinois attache une grande importance au développement des rapports d'amitié et de coopération sino-centrafricaine et soutient activement les efforts déployés par le gouvernement centrafricain dans le cadre de la reconstruction et du développement économique en accordant dans la mesure du possible à maintes reprises des dons sans aucune condition politique préalable ».

« Le peuple chinois soutien sincèrement la cause de la paix et du développement du peuple centrafricain. Les aides et assistance que le peuple chinois a accordées au peuple centrafricain sont limitées, mais son cœur envers le peuple centrafricain est sincère », a ajouté le diplomate chinois, indiquant que ces aides pourraient augmenter au rythme du développement de l'économie chinoise.


Le diplomate chinois a également annoncé la construction de deux écoles primaires et d'un building administratif à Bangui.

 
Le ministre d'Etat Sylvain Maliko s'est pour sa part félicité de « l'intérêt que la Chine manifeste à l'endroit de la République Centrafricaine » et a renouvelé les remerciements du peuple centrafricain au gouvernement chinois.


Il convient de rappeler qu'au mois de juin dernier, la Chine avait octroyé une aide en médicaments anti-palustres d'un montant de 300 mille dollars. Le 16 juillet 2008, elle a signé une convention de 9 millions de dollars avec la Centrafrique dans le cadre du renforcement des capacités des émetteurs du centre de diffusion de Bimbo.


Dans le domaine de l'éducation, le gouvernement chinois a octroyé 35 bourses d'études à celui de la Centrafrique, en même temps qu'elle assure la réhabilitation de l'hôpital de l'Amitié de Bangui.

 

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : L’ambassadeur de Chine aurait dû comprendre que par les temps de crise énergétique actuellement en vigueur à Bangui, il aurait dû remplacer les 100 ordinateurs, 50 ordinateurs portables, 50 imprimantes laser, 20 scanneurs, 100 onduleurs, 301 appareils fax téléphones, 10 climatiseurs, 4 photocopieurs numériques, 5 postes téléviseurs écran LCD, - avec quelle source d’énergie ces appareils pourront fonctionner -  par des tracteurs puisqu’il a pensé à 500 ensembles de corps sarcleurs ainsi que des machettes, pioches et pelles.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 16:47

MOUVEMENT DES LIBERATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE

 

( M.L.C.J )

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF AU RETRAIT DU MLCJ DU CAPITAINE ABAKAR  SABONE DE L’UFDR

 

 

Après la prise de pouvoir par le général François BOZIZE le 15 mars 2003, la République centrafricaine en général et la population en particulier avait repris espoir pour un nouvel envol du pays vers la paix, l’unité nationale et la prospérité. A cet effet, la transition instituée après cette prise de pouvoir devrait en principe durer deux (02) années à l’issue desquelles des élections crédibles seraient organisées sans la participation du gl BOZIZE.

 

Hélas, cet objectif crucial ayant été dévié à dessein pal le gl BOZIZE et certains de ses proches, la situation actuelle de la RCA n’est que la résultante du non respect de cet engagement combien patriotique qu’avait pris le gl BOZIZE ensemble avec le MLCJ en 2002 au maquis.

 

Un an après la prise du pouvoir, le refus de MLCJ de cautionner la volonté manifeste du gl BOZIZE de se présenter à la présidentielle était à l’origine de l’événement du 17 avril avril 2004 en nous obligeant par la suite à un exil forcé au Tchad avec des multiples complicités de la CEMAC à travers le gl BOZIZE.

 

En 2006, vu la gravité des circonstances et par souci majeur de contraindre le gl BOZIZE à ouvrir un dialogue politique national inclusif sincère réclamé en vain par les forces vives de la nation, l’UFDR regroupant trois mouvements politico-militaires, fut créée le 14 septembre 2006 à Kigali au Rwanda à savoir :

 

1 – le MLCJ (Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice) crée en 1998 dont le président fondateur est le capitaine Abakar SABONE

 

2 – le GAPLC (groupe d’action patriotique de libération de Centrafrique) crée pour la même cause commune dont le fondateur est M. Michel Am Nondroko DJOTODIA

 

3 – le FDC (Front démocratique centrafricain) du Commandant HASSAN Justin

 

En effet l’UFDR a connu en son sein des défections et des trahisons causées par l’appétit vorace et les intérêts égoïstes de certains membres pour les espèces sonnantes et trébuchantes et les postes de responsabilité et tout cela en mettant au placard les intérêts du peuple centrafricain pour qui nous nous battons en se sacrifiant.

 

L’objectif principal de l’UFDR était de faire pression sur le régime de Bangui à ouvrir un dialogue politique national inclusif, ce qui est en voie d’exécution pour le moment, raison pour laquelle nous avions demandé à nos éléments de cesser provisoirement les hostilités sur le terrain pour observation à cet effet.

 

Par ailleurs, le MLCJ qui est membre fondateur de l’UFDR étant convaincu de la nécessité d’un renouvellement de la classe politique centrafricaine de ne pas continuer de pérenniser les intérêts de cette vielle classe politique qui a suffisamment démontré ses limites et son manque de patriotisme parce que nous les avions tous vu à l’épreuve : résultat négatif.

 

Conscient que seule une prise de responsabilité de la jeunesse centrafricaine pourra créer les véritables conditions d’un développement global et d’une paix durable en RCA, le MLCJ eu égard de tout ce qui précède, décide de prendre ses responsabilités combiens lourdes en se retirant tout d’abord de l’UFDR et en réaffirmant sa détermination, pour un sursaut de la jeunesse centrafricaine longtemps manipulée et négligée par le pouvoir politique depuis l’indépendance à nos jours. Cela ne peut plus durer ni continuer.

 

Au vu de tout ceci, la jeunesse centrafricaine en général et la génération montante en particulier ont capitalisé bon nombre d’avantages qui leur donnent droit aujourd’hui à une lutte légitime et légale des « cadets contre les aînés » car nos aînés ont tous failli à leur noble mission confiée à eux par nos aïeux : l’unité nationale.

 

Partout au monde on prépare la relève mais chez nous en RCA, c’est une désolation totale.

Pour accéder au pouvoir par les urnes ou par les armes, nos aînés ont toujours la manie d’utiliser la jeunesse. Une fois leur objectif atteint, cette jeunesse est abandonnée à son sort et ne sait à quel saint se vouer.

 

La jeunesse centrafricaine et la génération montante en particulier envisage désormais si les aînés politiques n’arrivent pas à se comprendre entre eux et de rétablir la paix à travers l’unité nationale et de renaître l’amour national de cohabitation qu’eux mêmes ont fragilisé par des haines inter ethniques, zonales, tribales, claniques, régionales et confessionnelles inutiles et égoïstes, de prendre ses responsabilités pour sauver le peuple toujours trompé.

 

Ce ne sont ni les armes ni les beaux discours politiques, ni les billets de banque qui sauveront notre pays la RCA, dans cette gangrène où il est réduit. Le remède le plus sûr et efficace est la vertu, la valeur morale qu’ont nombre de compatriotes intègres qu’il faut exhorter, mobiliser, sensibiliser, conscientiser et les responsabiliser afin de sauver le pays.

 

Nous pensons qu’ à partir d’aujourd’hui, le MLCJ a cette responsabilité et y veille. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

 

Le MLCJ reste également ouvert à toute négociation de paix avec le gouvernement centrafricain et réaffirme sa disponibilité totale à toutes actions relatives à l’éveil de la conscience de la jeunesse centrafricaine qui reste incontournable pour la reconstruction et la renaissance de la RCA.

 

Fait à Bamako (Mali) le 22 juillet 2008

 

 

Capitaine Abakar SABONE

 

Président Fondateur du MLCJ

 

Email : sabone2008@yahoo.fr

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 14:05

 

 

Les Afriques 22-07-2008

 

Le gouvernement centrafricain a dénoncé, courant juin, la convention qui le lie à la société UNITEC Bénin, qui a mis en service en janvier 2006 à Douala, au Cameroun, un système de guichet unique destiné à sécuriser les recettes des douanes.

Signée le 12 septembre 2005, cette convention de partenariat a permis à UNITEC de mettre en place un système de contrôle informatique des opérations de dédouanement des importations avant leur entrée en territoire centrafricain.

L’objectif visé était de doubler les recettes douanières qui plafonnaient alors à 1,6 milliard FCFA par mois, grâce à la mise en place d’un système initialement prévu pour être installé aux frontières avec le Tchad et le Congo Brazzaville.

Les procédures de dédouanement au port de Douala jugées « peu satisfaisantes »

Les autorités centrafricaines se plaignent des conditions de dédouanement au port camerounais de Douala, à cause de « la minoration de la valeur réelle » des marchandises.

La nature de la fraude, explique-t-on, consiste à dédouaner les marchandises au nom de la République centrafricaine, bénéficiant du régime suspensif, pour que ces marchandises se retrouvent sur le marché camerounais.

Conséquence : un manque à gagner mensuel de 2 milliards FCFA pour les Trésors publics des deux pays, et autant d’argent pour les trafiquants des deux côtés.



Ndlr. Centrafrique-Presse : Et dire que le promoteur de cette désastreuse expérience du  guichet unique, le sieur Théodore Dabanga, vient d'être paradoxalement récompensé par une royale nomination de Directeur général à BEAC à Yaoundé par son parent Bozizé; prime à la bétise et à la prédation en quelque sorte...C'est cela la "libération" et le "changement" à la Bozizé...Centrafricains, vous n'avez pas fini d'en voir....

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