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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:21


(Walfadjiri 18/06/2008)

 

Les bases françaises pré-positionnées en Afrique ne vont pas être démantelées. Elles vont être réorganisées en les adaptant avec les organisations sous-régionales. C’est le principal enseignement que l’on peut tirer du Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale de la France, rendu public hier par le président Nicolas Sarkozy dans un discours de 13 pages.

(Correspondant) - Le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale de la France ne va pas créer une révolution dans les rapports militaires entre la France et certains pays africains où ses forces armées sont pré-positionnées. En effet, la commission chargée de rédiger le Livre blanc en question dont le contenu a été rendu public hier, n’entrevoit pas le démantèlement des bases françaises africaines. Elle préconise plutôt une réorganisation, d’ailleurs plusieurs fois défendue par les plus hautes autorités françaises. En conséquence, les interventions tant critiquées ne vont pas non plus cesser, même si elles se feront beaucoup plus dans le cadre européen.


Tout de même, la France se réserve le droit d’intervenir solitairement si ses intérêts stratégiques vitaux sont en jeu. Alors ‘la France entretiendra en permanence la capacité d’action extérieure nécessaire à la défense de ses intérêts de sécurité et à ses responsabilités’, écrit la commission. Pour ces experts, ‘la France devra pouvoir concentrer ses capacités sur l’axe allant des approches occidentales du territoire jusqu’à la Méditerranée, au Golfe et à l’océan indien, tout en conservant une capacité d’action sur la façade occidentale de l’Afrique, dans la bande sahélienne, ainsi qu’outre-mer’. Et cette face atlantique passe par Dakar, Gabon et Djibouti puisque la base militaire française en Côte d’Ivoire est appelée à disparaître. D’ailleurs, le Livre Blanc parle dans ce sens quand il dit que ‘ce choix comporte par ailleurs une réduction de notre dispositif pré-positionné par rapport à la situation actuelle et son évolution vers des capacités de coopération adaptées conformément aux objectifs décrits ci-dessus dans la fonction stratégique prévention’.

 
En ce qui concerne l’Afrique au sud du Sahara, l’organisation de la présence militaire de la France va calquer sur les organisations sous-régionales. C’est dans ce cadre que l’Union africaine, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la Communauté de développement d’Afrique australe (Sadec), la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) pour l’Afrique orientale vont devenir des partenaires à part entière de la France. Si les autorités françaises tiennent tant à leur présence militaire, c’est qu’elles considèrent que ‘la France et l’Europe ne peuvent se désintéresser du continent qui leur est le plus proche’. Il ne s’agit pas simplement de proximité, mais également à ses nombreux ‘atouts’, son ‘potentiel humain et économique considérable’. D’ailleurs les experts, qui ont rédigé le Livre Blanc, projettent sérieusement qu’à ‘long terme, ces capacités pourraient lui permettre de figurer parmi les acteurs de premier plan de la croissance économique et de la sécurité mondiales’.


‘Néanmoins, font remarquer les auteurs, la poursuite de l’essor démographique, la faiblesse des structures étatiques et la mauvaise gouvernance risquent de freiner encore longtemps le développement et une répartition équitable de ses gains’. Ce qui peut compromettre ‘la sécurité en Afrique’ à cause ‘des conditions de vie liées à l’urbanisation croissante, à l’absence de structures sanitaires appropriées, à la raréfaction des ressources alimentaires locales’. Sans compter ‘le réchauffement climatique (qui) aggrave cette situation’.
Ce sont toutes ces raisons qui font que ‘la France et l’Europe doivent contribuer à la lutte contre la dégradation de ces conditions, afin de juguler les mouvements migratoires poussés par la détresse économique et sociale’ dont l’une des conséquences sera l’accentuation des migrations vers l’Europe.


Au-delà des partenariats sous-régionaux : On pense à contenir l’’invasion’ asiatique
D’autres raisons sont indiquées pour maintenir des forces pré-positionnées en Afrique afin de mieux aider le continent qui ‘aspire à disposer de ses propres capacités de règlement des différends, de prévention des crises et de maintien de la paix’. Et la commission chargée de la rédaction du Livre Blanc est convaincue que ‘la France et l’Europe ont un intérêt majeur à contribuer à l’établissement de ces moyens. A cette fin, elles doivent continuer d’accompagner les efforts de l’Union africaine, des organisations régionales et des pays africains eux-mêmes’. Surtout que ‘Les problèmes de l’Afrique ont des incidences directes sur nos intérêts : immigration clandestine, radicalisation religieuse en terrain musulman et développement de sectes fondamentalistes en terrain chrétien, implantation des groupes terroristes se réclamant d’Al-Qaida, apparition de nouvelles routes de la drogue, trafics d’armes illicites, réseaux de prolifération, blanchiment d’argent et risques sanitaires. La bande sahélienne, de l’Atlantique à la Somalie, apparaît comme le lieu géométrique de ces menaces imbriquées et, à ce titre, appelle une vigilance et un investissement spécifiques dans la durée’, lit-on dans le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale.

 
Les experts indiquent que ce tableau noir de l’Afrique cache un autre plus reluisant comme ‘ses richesses vitales pour l’économie mondiale ; sa jeunesse (qui) est une chance ; de nouvelles générations, qu’il faut encourager, accèdent aux responsabilités économiques et politiques’.Ce qui explique ‘l’expansion et l’influence croissantes des pays du Moyen-Orient et de l’Asie en Afrique, attirés par les ressources et le potentiel africains’.


Moustapha BARRY


Wal.sn 18/06/08

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:16

 

Le Phare (Kinshasa) ANALYSE 18 Juin 2008

 

D-I.k

 

Au lendemain de l'annonce d'une possible mise en liberté de Thomas Lubanga - d'ici le 24 juin - à cause du refus des Nations unies de lever la confidentialité sur certaines pièces du dossier, des langues se délient et accusent. Pourquoi l'ONU refuse-t-elle de se plier à la décision de la chambre de première instance de la CPI ? Qui protège-t-elle et pourquoi ?

 

La justice internationale serait-elle une justice à deux vitesses ? Face à ces interrogations, des sources proches des organisations de défense des droits de l'homme rapportent qu'en réalité, les conclusions recueillies par l'enquête diligentée en son temps par la CPI et contenues dans les « pièces » aujourd'hui frappées du sceau de la confidentialité, accablent des ténors du régime de Kinshasa.

 

Si les noms des commanditaires qui armaient Lubanga et sa milice ont été transmis à l'ONU et au Parquet de la CPI, le même élément destiné au public a cependant été censuré de sa partie sensible. Des sources proches de l'ONU rapportent que le contenu du dossier pourrait ainsi provoquer un véritable séisme à Kinshasa. Des noms auraient été cités par Lubanga et le rôle de chaque acteur dans la macabre entreprise dévoilée. En fait, les noms et les rôles joués par ceux qui ont contribué à l'embrasement de l'Ituri

 

« La CPI coopère avec les Etats, si on dévoile le contenu des pièces que gardent par devers elles les Nations Unies, beaucoup rejoindraient Lubanga, ce qui conduirait à une nouvelle instabilité pour le Congo toujours convalescent », indique un analyste à Kinshasa. La bonne foi et la crédibilité de la Monuc seraient ainsi mises à rude épreuve devant une Cour qui a toujours déclaré travailler pour un « procès équitable ».


On rappelle que la CPI annonçait le report, sans en donner les raisons, du procès Thomas Lubanga prévu initialement pour le 23 juin. C'était le deuxième report en une année, après celui qui annulait la date du 31 mars. La principale raison est désormais connue, suscitant des mécontentements dans les milieux des ONG congolaises des droits de l'homme.

 

Les défenseurs des droits de l'homme ont en effet exprimé la crainte d'un éventuel acquittement de Thomas Lubanga à Silvana Arbia, Greffière à la CPI, en séjour dans la capitale congolaise. Ils ont indiqué que dans l'hypothèse d'un élargissement de l'inculpé, les Hema, ethnie de l'accusé, pourraient se moquer de la « complaisance » de la CPI et des ressortissants de l'ethnie adverse Lendu, jusqu'à provoquer des fissures sociales internes. Allégation rejetée par Mme Arbia précisant que la Cour n'a jamais travaillé sur la base d'ethnies mais oeuvré pour un procès juste et équitable.

 

Le report du procès est lié à la décision des juges de la Cour rendue le 13 juin suspendant la procédure. Cette décision est motivée par le refus des Nations Unies de lever la confidentialité sur une centaine de dossiers relatifs à l'affaire Lubanga.

 

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:13


(Fraternite-Matin 18/06/2008)

 

Le président en exercice de la Cen-Sad, le guide de la révolution de la Jamahiriya arabe libyenne, Mouammar Kadhafi, a demandé, mardi, à Cotonou (Bénin), «la suppression des organisations régionales». C’était à l’ouverture de la 10e session ordinaire de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD). Ce 10e anniversaire qui avait pour thème: «Développement rural et sécurité alimentaire dans l’espace Cen-Sad» s’est déroulé le 17 juin, au palais des congrès de Cotonou. «L’existence de ces communautés régionales est un obstacle à l’intégration africaine et cela risque de créer des guerres de régions et de frontières. L’Afrique ne sera jamais unie tant que l’on parlera de communauté régionale. C’est un échec, il n’y a pas d’union régionale». Et pour preuve, il estime que sur 8 organisations, seules deux semblent crédibles: la Cedeao et la Sadec. Mais là, ce n’est qu’un leurre puisque ces regroupements sont faits autour des pays puissants tels le Nigeria (Cedeao) et l’Afrique du Sud (Sadec) qui en sont les principaux bénéficiaires.

La Cemac «n’existe que de nom» tout comme l’Union du Maghreb Arabe qu’il préside lui-même. «L’animosité» existe entre certains Etats, d’où «les tentatives de division et de marginalisation de l’Afrique», qu’il dénonce. Cette déclaration, très argumentée, a été applaudie par l’assemblée notamment par la dizaine de chefs d’Etat présents. Dans ce que l’on pourrait considérer comme un procès de l’Union africaine, le guide libyen estime que «l’échec» de l’Organisation de l’unité africaine est dû au fait que «l’Afrique n’avait pas de gouvernement pour exécuter les décisions prises par les chefs d’Etat depuis 1963».

 

Et de déplorer que la même situation perdure aujourd’hui sous l’Union africaine. Or, a-t-il dit, «l’idée de 1963 était de créer un gouvernement et non un nom d’unité africaine. Et si cela avait été fait, l’Afrique serait aujourd’hui développée comme les Etats-Unis». Aussi, se dit-il surpris que des gens ne puissent pas comprendre son projet alors qu’il semble évident. L’explication qu’il en donne, c’est que des Etats ou chefs d’Etat sont soit «des ignorants», soit «des traîtres» ou alors feignent d’ignorer la réalité pour la simple raison qu’ils travaillent pour l’expansion des produits des occidentaux, des colonisateurs ou sont opposés à l’intégration africaine. «Le gouvernement de l’union est une urgence, mais les Etats- Unis d’Afrique, c’est pour plus tard (…) Pourquoi les conventions de Lagos et d’Abuja n’ont-elles pas été appliquées et qui a été chargé de les appliquer? Elles sont restées lettre morte car il n’existe pas de gouvernement pour les appliquer», a-t-il déclaré.


Avant que le président sortant de la Cen-Sad n’ouvre les travaux, il est revenu au président du pays hôte, le Béninois Yayi Boni Thomas, à qui il a d’ailleurs passé le flambeau, de souhaiter la bienvenue à ses invités. Il a surtout rendu hommage au guide libyen et à ses homologues pour le travail abattu depuis 10 ans. «Grâce à la clairvoyance et à la volonté des leaders et chefs d’Etat, la communauté s’est transformée en un instrument efficace pour accélérer la mise en œuvre de l’intégration africaine». Conséquence, elle est passée de 8 Etats en 1998, à sa création, à 25 et compte parmi les 8 communautés économiques régionales. Autres critères qui font sa force, a-t-il ajouté, c’est que «la Cen-Sad constitue un bloc important en Afrique. Elle représente, en effet, 45% de la superficie de l’Afrique, 48% de la population du continent et 44 % du produit intérieur brut».






Le secrétaire général de la Cen-Sad, Mohamed Al Madani, et le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, ont salué la collaboration qui existe entre leurs institutions ainsi qu’avec les autres structures régionales et internationales et se sont inquiétés de la persistance de tensions entres pays voisins. Mohamed Al Madani a surtout dénoncé toutes les formes de violences sur le continent comme moyen d’expression et a recommandé le dialogue.

Trois nouveaux pays y ont fait leur entrée lors de ce sommet avec l’accord unanime de tous les chefs d’Etat. Il s’agit de la Mauritanie et de Sao-Tomé et Principe, représentés par leurs présidents, et du Kenya, représenté par son vice-président.



Paulin N. Zobo



Envoyé spécial à Cotonou

© Copyright Fraternite-Matin

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:09

 

BRUXELLES (AFP) - mercredi 18 juin 2008 - 22h36 - La justice belge a pris mercredi une décision favorable au principal opposant en République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, un premier pas vers une éventuelle remise en liberté provisoire, selon un de ses avocats.

 

"Nous sommes passés ce matin devant la cour de cassation, qui a cassé la décision de la chambre de mise en accusation qui avait déclaré irrecevable notre demande de mise de liberté provisoire", a indiqué à l'AFP Me Aimé Kilolo Musamba.

 

Jean-Pierre Bemba, qui vit depuis un an en exil entre la Belgique et le Portugal, avait été interpellé le 24 mai à Bruxelles à la demande de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye et est détenu depuis dans une prison de Bruxelles.

 

L'étape suivante est un renvoi devant la chambre de mise en accusation, qui devra statuer à nouveau sur cette demande, mais avec d'autres juges que ceux qui avaiENt décidé le 5 juin de maintenir M. Bemba en détention, a-t-il précisé.

La date n'est pas encore fixée, selon l'avocat.

 

Un deuxième recours, portant sur la validité du mandat d'arrêt, est lui toujours en cours.

L'avocat s'est dit "très content", saluant "une grande victoire qui montre que dans cette affaire, il y a eu un certain nombre d'irrégularités de la part des juridictions belges".

 

Ex-chef rebelle et vice-président de la RDC durant la transition politique dans ce pays d'Afrique centrale, M. Bemba est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, dont des viols, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.

 

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 04:32

  Bozizé au cimetière de Champs sur Marne

 

Vendredi 13 juin dernier, à peine descendu à Paris de l’avion qui l’a ramené de New York où il s’était rendu la semaine dernière, ses valises  posées à l’hôtel Hilton de l’aéroport Charles de Gaulle où il a comme pris un abonnement ces temps derniers, le président Bozizé a tenu à aller s’incliner sur la tombe de son ami, ancien légionnaire et mercenaire, Daniel Diedrich alias Demba, décédé le 3 juin dernier dans un hôpital parisien et inhumé dans le cimetière de Champs sur Marne.

 

Déjà mercredi 11 juin, jour des obsèques du fameux Demba, Bozizé avait fait venir de Bangui son neveu le ministre d’Etat aux mines Sylvain Ndoutingaï qui s’est visiblement offert les services d’une grosse cylindrée de location, son grand frère Roger Ouéfio, grand argentier au palais présidentiel, entre temps rejoints par le PM Faustin Touadéra qui, revenu de la FAO à Rome, traînait encore à Paris.

  

     Ministre d'Etat
  Sylvain Ndoutingaï                               Faustin Arcange Touadéra PM

Flanqués de quelques personnes de l’ambassade de la RCA à Paris, tout ce beau monde a assisté à la levée du corps du mercenaire et s’est retrouvé ensuite dans la petite église catholique de Champs sur Marne. L’office a été quelque peu perturbé par quelque chahut occasionné par des disputes dues à la présence controversée au sein de l’église de la maîtresse banguissoise du défunt débarquée elle aussi de Bangui ainsi que les incessantes sonneries de téléphones portables laissés ouverts en dépit de la mise en garde du curé.

 

Puis, à la fin de la messe de requiem, c’est à pied que l’assistance s’est rendue dans le petit cimetière de Champs sur Marne - soit dit en passant, est celui où repose également depuis quelques années déjà, un ancien ministre de la RCA à savoir le colonel Gervil Yambala -  pour l’inhumation du mercenaire et artisan du coup d’Etat du 15 mars 2003 de Bozizé qui a continué après à s’occuper jusqu’à sa mort, de sa sécurité rapprochée et de celle de son pouvoir.

 

C’est en cela que Demba représentait tout pour ce dernier car vu l’affliction dont il a fait montre et les funérailles quasi nationales qu’il lui a fait organiser,  il faut sans doute croire que sans la présence de ce mercenaire à ses côtés, il n’aurait peut-être pas réussi son putsch  et pu conserver jusqu’ici son pouvoir. Il est donc désormais orphelin de Demba comme de ses autres parents tels que Pierre Gonifei Ngaibonanou, Charles Hervé Wénézoui sur qui il comptait énormément pour s’accrocher au pouvoir et qui l’ont déjà abandonné. 

 

 

Centrafrique-Presse

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 03:15

 

APA Bangui 2008-06-17 (Centrafrique) La Chine envisage de construire à Bangui un immeuble de 10 étages d’une capacité de 850 places, a annoncé son ambassadeur en Centrafrique, M. Shi-Hu, au cours d’un point de presse, lundi, dans la capitale centrafricaine.

 

D’un coût global de 10 milliards de FCFA, le bâtiment va abriter neuf départements ministériels, a ajouté le diplomate chinois, soulignant que l’appui de son pays à la Centrafrique est la preuve des bonnes relations entre les deux pays.

La Chine entend également encourager les efforts des autorités centrafricaines en vue du développement de leur pays, a-t-il ajouté.

 

Le ministre centrafricain de la coopération internationale Sylvain Malicko a confirmé à APA la signature par la Chine et la Centrafrique d’un accord de financement pour la construction du bâtiment administratif ainsi que l’arrivée à Bangui des techniciens chinois devant démarrer le chantier.

 

Selon M. Maliko, plus de 3.500 personnes sont dans la rue dans la capitale centrafricaine suite à la destruction d’une bonne partie des bâtiments administratifs lors des mutineries militaires et des coups d’Etat qui ont secoué la Centrafrique de 1996 à 2003.

 

Plusieurs logements administratifs, le siège de la primature, au centre ville, le building administratif qui abritait trois ministères et la société centrafricaine de cigarette (SOCACIG), dans le 2ème arrondissement de Bangui, ont été complètement détruits au cours de ces évènements, a-t-il dit, soulignant que le futur bâtiment administratif va permettre de soulager le gouvernement.


Ndlr. Centrafrique-Presse : Il est temps que le régime de Bozizé pense à réparer quelque peu les destructions que le calamiteux processus de sa prise de pouvoir a occasionnées au pays, en particulier dans la capitale où plusieurs bâtiments administratifs ont été saccagés ou réduits en cendre. Bangui porte toujours hélas, les stigmates des mutineries et autres rébellions irresponsables, avec les tirs insensés aux armes lourdes effectués par les hordes de mercenaires zakawa de Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 02:20

 

LE MONDE | 17.06.08 | 14h44  •  Mis à jour le 17.06.08 | 14h44 Compte rendu

 

Endémique sous Saddam Hussein, au moins pour son entourage et ses alliés, la corruption en Irak s'est généralisée depuis l'invasion anglo-américaine du pays en mars 2003. Selon Transparency International, l'organisation indépendante qui dresse, chaque année, un panorama de la corruption dans le monde, sur 180 pays, seules la Birmanie et la Somalie sont aujourd'hui plus corrompues que l'Irak.

 

De toutes les enquêtes successives diligentées par les différentes agences américaines de surveillance et de contrôle budgétaire ces dernières années, on savait que "plusieurs milliards de dollars" investis par l'administration Bush dans l'expédition d'Irak avaient "disparu" dans le désordre ambiant. Pour la première fois, un chiffre global est cité dans une enquête approfondie diffusée la semaine passée par la BBC, et il est astronomique : 23 milliards de dollars, soit 14,8 milliards d'euros, auraient été "perdus, volés", à tout le moins "non justifiés" depuis cinq ans auprès du Trésor américain.

 

Dans la ligne de mire des enquêteurs du magazine Panorama, les contractants, américains et autres, qui fournissent en principe aux 151 000 soldats de l'armée américaine tout ce dont ils ont besoin au quotidien : de l'eau minérale, acheminée chaque jour des Etats-Unis vers l'Irak via le Koweït, aux hamburgers et aux frites en passant par les laitues, les fruits, le lait, les chocolats, les armes, les munitions et tout le reste. Les contractuels civils, qui sont plus nombreux que les soldats - 163 000 au dernier comptage -, s'occupent aussi de reconstruction, de pétrole, de justice, de police et sont présents dans à peu près tous les ministères irakiens.

 

Selon la BBC, des procès pour corruption, surcharge de factures adressées au Pentagone ou au département d'Etat, non-livraison de biens payés et autres coups tordus, visent 70 entreprises américaines contractantes, en tête desquelles se trouve le groupe Halliburton, dirigé, jusqu'à sa nomination à la vice-présidence des Etats-Unis en 2000, par Dick Cheney. Halliburton avait obtenu, sans aucun appel d'offres, le plus gros contrat de reconstruction en Irak, mais ni la BBC ni aucun autre média ne peut publier quoi que ce soit sur les enquêtes et les procès en cours : "L'administration Bush a imposé le silence (gagging order) sur toutes ces affaires", déplore Panorama.

 

Un audit, forcément partiel puisque les contrats commerciaux conclus en Irak par les militaires ou les diplomates américains totalisent plus de 165 000 documents depuis mars 2003, a été réalisé par l'Inspection générale de la défense. Diffusé en mai à Washington, il estimait à 8,2 milliards de dollars la somme payée à des contractants sans avoir été régulièrement justifiée. Pas de facture afférente, ou alors totalement inadéquate. Comme cette entreprise américaine non identifiée qui s'est fait verser 320,8 millions de dollars avec une simple mention sur sa facture : "Paiement de salaires irakiens". A qui, pourquoi, comment ? Mystère.

 

Mystère aussi que ce chèque du Trésor d'un montant de 5 674 075 dollars au profit d'une société irakienne, intitulée Al-Kasid Specialized Vehicles Trading Company, pour la livraison d'équipements non spécifiés à un corps non précisé. Ou cet autre chèque de 6 268 320,07 dollars encaissé par une entreprise de sécurité mal connue, nommée Combat Support Associates, pour un service non indiqué.

Côté irakien, la comptabilité des dépenses publiques est encore plus mystérieuse et nul ne peut plus faire la lumière sur la corruption ambiante puisque la Commission pour l'intégrité publique, qui avait été mise en place fin 2003, a été virtuellement démantelée, l'été 2007, par le premier ministre, Nouri Al-Maliki, après que son président, le juge Radhi Al-Radhi, eût été publiquement désavoué.

M. Maliki a désormais interdit qu'une enquête pour corruption puisse être ouverte contre lui, ses 33 ministres, ex-ministres ou hauts fonctionnaires, sans son propre feu vert. Selon un mémo daté de mars 2007 et rédigé par le défunt organe anticorruption mis en place en 2004 à l'ambassade américaine de Bagdad et fermé depuis, M. Maliki a utilisé ce pouvoir pour stopper 48 enquêtes en six mois. Stuart Bowen Junior, le patron de l'Office du procureur spécial pour la reconstruction en Irak, a dit au New York Times ce que cela lui inspirait. "Ma préoccupation quant à la corruption en Irak grandit."

 

Agé de 63 ans, le juge Radhi, qui fut emprisonné et torturé sous la dictature baassiste, a vu 31 de ses enquêteurs assassinés ces dernières années après avoir mis leur nez dans certaines sales affaires. Entendu en octobre 2007 par le Congrès, il estimait alors à 18 milliards de dollars le montant des fonds publics irakiens détournés. C'est lui qui avait notamment mis au jour le fabuleux "coup" de 1,2 milliard de dollars perpétré par l'ancien ministre de la défense (2004-2005) Hazem Al-Shaalane aux dépens de son pays. Le ministre, aujourd'hui en fuite avec un mandat d'arrêt d'Interpol émis contre lui, avait prétendu avoir acheté des armements modernes à la Pologne. Lorsque la commande arriva, il s'agissait de matériels usagés datant du pacte de Varsovie d'une valeur maximale - encore n'y avait-il pas tous les équipements prétendument payés - de 200 millions de dollars.

 

Bizarrement, un nouveau contrat d'équipements militaires, secrètement conclu avec la Serbie en septembre par le même ministère, aujourd'hui dirigé par Abdul Qadir, est d'abord estimé à 833 millions de dollars. Des parlementaires sonnent l'alarme, s'indignent que l'affaire se soit faite de gré à gré sans contrôle. Le contrat, finalement signé en mars, est réduit à 236 millions.

A Bagdad, chacun le sait, pour entrer dans la police, il faut verser 500 dollars de bakchich. Pour monter en grade, c'est 1 000. Besoin de médicaments rares ? Quelqu'un, au ministère de la santé, indiquera où trouver le pharmacien à qui il a vendu ses propres stocks, au noir. Toutes les guerres ont leurs profiteurs. "Mais en Irak, dit Munther Abdul Razzaq, un élu sunnite du Parlement, l'ampleur de la corruption défie l'imagination."

 

Patrice Claude


Chiffres

 

Selon le Pentagone, 527 milliards de dollars ont été alloués, de septembre 2001 à fin décembre 2007, à la "guerre contre le terrorisme", dont :

 

406 milliards à la guerre en Irak. D'après un rapport du Bureau du budget du Congrès publié en octobre 2007, le Congrès a déjà autorisé.

 

602 milliards de dollars de dépenses pour les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, dont 70 % pour l'Irak seul. Le budget américain consacré à la défense représente environ 4,2 % du PIB.

 

Selon le Prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz, le coût total du conflit en Irak dépassera 3 000 milliards de dollars.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AMERIQUE
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 01:26

 

Source : AFP 17/06/2008 | Mise à jour : 20:28 |

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La France a réaffirmé mardi son soutien aux "autorités légitimes" du Tchad face aux nouvelles attaques de la rébellion, tout en indiquant ne pas avoir "vocation à intervenir militairement".


"La France, qui n'a pas vocation à intervenir militairement, reste vigilante sur l'évolution de la situation et réaffirme son soutien aux autorités légitimes tchadiennes: le président Idriss Deby et le gouvernement de M. Youssouf Saley Abbas", a indiqué un communiqué du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.


M. Kouchner s'est aussi félicité de la condamnation par le Conseil de sécurité de l'ONU lundi de l'actuelle offensive rebelle contre le gouvernement tchadien dans une déclaration "à l'initiative de la France".

 

 

 


Deby accuse l’Eufor de coopérer avec des rebelles  

 

17/06/2008

 

Le Président tchadien Idriss Deby a affirmé, lundi, que son pays était "en droit de s'interroger sur l'efficacité" et ‎‎"l'utilité" de la "présence au Tchad" de l'Eufor, la force européenne déployée dans l'est du Tchad pour protéger les réfugiés du Darfour et les déplacés tchadiens. "Nous avons accueilli avec joie l'Eufor (...), mais qu’elle ne fut pas notre surprise de voir, dès la première épreuve hostile, cette force coopérer avec les envahisseurs" a affirmé M. Deby dans une allocution télévisée.

 

"Nous sommes en droit de nous interroger sur l'efficacité de cette force et l'utilité de sa présence au Tchad", a souligné M. Deby. L'Eufor a entamé officiellement à la mi-mars un mandat d'un an pour faciliter le travail des humanitaires et protéger les réfugiés du Darfour dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique et les déplacés internes tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes au total. Cette force doit déployer à terme 3.700 soldats




Tchad l’Eufor se comporte "de manière stricte" et selon son mandat (Solana)

 

 

 

AFP 17.06.08 | 16h48

 

Eufor se comporte "de manière stricte" au Tchad et selon son mandat, a déclaré mardi à Villepinte le diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, en réponse au président Idriss Deby Itno qui a accusé la force européenne de complaisance avec la rébellion. "La mission de la Force n'a pas changé", a déclaré M. Solana en marge du salon international de la Défense Eurosatory à Villepinte.

 

La France, qui fournit le gros des troupes de l'Eufor, "est bien déployée elle est en train de remplir une mission qui est bien connue de tout le monde", a poursuivi M. Solana. "Il n'y a pas d'autre fonction que la fonction qui est déterminée pour la force. Tout le monde se comporte de manière stricte selon le mandat de la force", a-t-il assuré.

 

Interrogé sur les propos du président Idriss Deby, qui a accusé l'Eufor de "coopérer" avec la rébellion, M. Solana a répondu: "Je ne crois pas que ce soient des accusations". "Le président Deby a fait des déclarations à un moment difficile", a dit M. Solana, en référence aux attaques lancées par la rébellion dans l'est du pays.

 

"Mais la coopération avec lui est une coopération profonde. J'étais avec lui il y a une ou deux semaines, je continue à lui parler fréquemment", a ajouté le diplomate en chef de l'UE.

L'Eufor a pour mandat principal de protéger les réfugiés du Darfour dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, ainsi que les déplacés tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes.

 

 

Tchad / France / EUFOR / Point de presse du 17 juin 2008

NDJAMENA, Tchad, June 17, 2008/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères :

Point de presse du 17 juin 2008 :  

(Quelle est votre réaction aux propos du président tchadien Idriss Deby, qui accuse l’EUFOR de ”coopérer” avec la rébellion et s’interroge sur ”l’utilité de sa présence” au Tchad ?)

L’EUFOR s’est exprimée sur les événements de samedi par voie de communiqué.

Nous considérons que la force européenne a pleinement rempli son mandat en protégeant les camps de réfugiés et de déplacés ainsi que les travailleurs humanitaires qui le souhaitaient.

J’appelle d’autre part votre attention sur la déclaration adoptée hier par le Conseil de sécurité des Nations unies à l’initiative de la France. Le Conseil y condamne l’offensive rebelle et se dit prêt à envisager des mesures appropriées contre les groupes ou les individus qui constituent une menace pour la stabilité de la région. Cette déclaration est la preuve que la communauté internationale se préoccupe de la situation dans l’est du Tchad et n’entend pas demeurer passive.

(Vous avez dit hier : ”pour notre part… le dispositif actuel permet toujours de mettre en oeuvre le mandat”. Depuis, M. Deby a accusé l’EUFOR d’avoir échoué son premier ”test” car cette force a laissé les rebelles attaquer des civils, détruire des véhicules et des stocks de pétrole des agences humanitaires, et continuer sur leur chemin vers Abéché. Que répondez-vous à ces accusations ?)

Je vous renvoie à ma réponse précédente./.

 SOURCE : France - Ministry of Foreign Affairs

 

Le BLOC POUR LE RENFORCEMENT DE LA DEMOCRATIE AU SENEGAL, BRDS

 

Dakar, le 16 juin 2008,

 

Communiqué DE PRESSE

 

Appel au Président  Maître Abdoulaye Wade du Sénégal

 

Pendant 8 ans, le régime d’Habré dont la main armée était Deby, a exécuté, tué, violé, massacré, volé, transféré des masses énormes d’argent en France et dans les pays occidentaux, personne n’a rien vu et n’a rien dit.

 

Ensuite, ce fut pendant 19 ans, « la démocratie » sanguinaire de Deby qui refuse toute opposition démocratique et qui en ayant régné par l’épée, devrait s’attendre à mourir par l’épée. Toute l’opposition démocratique est dans les prisons où exilée.

 

Le président Ngarlejy Yorongar a fui la mort et aujourd’hui, est menacé d’être expulsé de France où il devrait avoir le statut de réfugié. Réfugié tout comme les 3 millions de Tchadiens qui errent dans toute l’Afrique à la recherche d’une oreille compatissante.

 

A défaut de cette oreille d’une communauté internationale sourde, des patriotes tchadiens se sont levés, ont envahi les casernes et se sont emparés des armes françaises du tyran pour libérer le peuple tchadien. Ce n’est que sur le point de renverser le tyran, que la communauté internationale naguère sourde, aveugle et muette depuis 27 ans que le sang des tchadiens se répand sur la terre d’Afrique, se réveille et crie au danger qui menace le peuple tchadien ! Mais, qui est menacé ? Deby, les intérêts français ou le peuple tchadien ?

 

C’est devant toute cette parodie d’interventions pour «  sauver » le peuple tchadien, que le BLOC POUR LE RENFORCEMENT DE LA DEMOCRATIE AU SENEGAL, BRDS vient très respectueusement demander à la communauté internationale de bien vouloir oublier le Tchad, deux semaines et à la France de se retirer pendant la même période, en République Centre Afrique.

 

Le BRDS conseille vivement à son Excellence Maître Abdoulaye Wade de se mettre résolument du côté du peuple tchadien. Idriss Deby Itno, c’est fini. C’est aussi un accident de l’histoire du Tchad qui cherchera refuge au Sénégal, à côté de Hissen Habré pour échapper à la justice Tchadienne.

 

Le président Français Sarkozy qui le 13 juillet prochain, cherchera à détacher   l’Afrique « Noire » de l’Afrique « Blanche » par son projet méditerranéen, se positionne en ennemi de l’Afrique et de l’unité africaine. Il ne mérite ni votre appui, ni  votre soutien et encore moins votre amitié.

Le fier peuple tchadien triomphera des oppresseurs et demain, il fera jour.

 

 

TOUBAB BI, BOU MOU NOU TAKHA NAN POUTIT !

Les vannes bientôt s’ouvriront sur une Afrique libre.

                                                                                             

El Hadj Hamidou DIALLO

           

Secrétaire Général du BRDS

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 01:05

 

Cotonou, 17 juin (GABONEWS) – Sur les vingt-cinq Etats membres que comptait jusqu’à ce mardi matin la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), seuls huit Chefs d’Etat étaient présents à la cérémonie d’ouverture de la Xè Session ordinaire des leaders et chefs d’Etat de la CEN-SAD , notamment, Laurent Bagbo de la Côte d’Ivoire, Amadou Toumani Touré du Mali, François Bozizé de la Centrafrique, Blaise Compaoré du Burkina-Faso, le sierra-léonais Ernest Baï Koroma, celui des Iles Comores, Ahmed Abadallah Mohamed Sambi, et le Guide libyen Mohamed Kadhafi ainsi que le président béninois, hôte du sommet, Yayi Boni, a constaté GABONEWS.

 

Parmi les absences, les plus remarquées ont été celles d’Omar Hassan Ahmed El Béchir et Idriss Déby Itno, respectivement présidents du Soudan et du Tchad, deux pays frontaliers, membres fondateurs de la CEN-SAD, à la fois confrontés à de vives tensions politiques internes et entretenant depuis longtemps des relations discordantes. Situations qui menacent, au plus haut niveau, la stabilité régionale, que le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, n’a pas manqué de déplorer et qui, selon certaines indiscrétions, devraient nourrir les débats du Huis clos prévu cet après-midi au Centre international de Conférences de Cotonou.

 

Le doyen des chefs d’Etat africains, le gabonais Omar Bongo Ondimba, observateur de cette énième rencontre de la CEN-SAD , est représenté par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération , de la Francophonie et de l’Intégration régionale, Laure Olga Gondjout, qui, effectivement, a toujours su relayer, avec fidélité, ses contributions et sa vision des choses dans la médiation de conflit, notamment à travers le « Groupe de contact », dont Libreville avait abrité l‘une des trois réunions qui ont été tenues jusqu’ici, chargé de la mise en application de l’Accord de paix signé, en marge du dernier sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), à Dakar, par les deux « frères rivaux » du Tchad et du Soudan.




Bénin: Une quinzaine de chefs d’Etat attendus

 

Cotonou - 17/06/2008 - Sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) - Une quinzaine de chefs d’Etat sont attendus à Cotonou, alors que huit autres y sont déjà présents, pour prendre au dixième sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) qui démarre ce mardi dans la capitale économique béninoise, a-t-on appris de sources proches de l’organisation.

François Bozizé de la Centrafrique, Mouammar Kadhafi de la Libye, Ernesto Koroma de la Sierra Léone, Amadou Toumani Touré du Mali, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi de la Mauritanie, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Joao Nino Vieyra de la Guinée-Bissau, et Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire sont déjà présents dans la métropole béninoise.

Certains chefs d'Etat sont attendus ce mardi dont, Hélène Sirleaf Johnson du Libéria, Faure Gnassingbé du Togo, Umaru Yar’Adua du Nigeria.

D’autres chefs d’Etat se sont fait représenter par des ministres ou conseillers spéciaux. Il s’agit notamment du Sénégal, du Tchad, du Gabon, du Maroc, de la Gambie, de la Tunisie et du Soudan.

Ce sommet, qui coïncide avec le dixième anniversaire de l’institution, est axé sur le thème "développement rural et sécurité alimentaire dans l’espace CEN-SAD".

La Communauté des Etats sahélo-sahariens, créée le 4 février 1998 à Tripoli, regroupe 25 pays répartis en Afrique du Nord, de l'Ouest, de l'Est et du Centre : Libye, Burkina Faso, Mali, Tchad, Soudan, Niger, Centrafrique, Erythrée, Sénégal, Gambie, Djibouti, Egypte, Maroc, Tunisie, Nigeria, Somalie, Togo, Bénin, Liberia, Guinée-Bissau, Côte d'Ivoire, Sierra Leone, Ghana, Comores et Guinée.




10 éme sommet de la Cen Sad  LE TEMPS DES GRANDS PROJETS


l'Essor n°16221 du - 2008-06-18

 

L'organisation entre dans une phase de rectification des déséquilibres qui handicapent les États membres


Le dixième Sommet des chefs d'État et de gouvernement des pays membres de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) s'est ouvert hier au Palais des congrès de Cotonou en présence d'une vingtaine de chefs d'État dont le président de la République Amadou Toumani Touré et le frère Guide de la révolution libyenne Muammar Khadafi, le concepteur de l'organisation régionale.


La rencontre de Cotonou qui marque le dixième anniversaire de la Communauté a pour thème : " Développement rural et sécurité alimentaire dans l’espace Cen-Sad ". Elle intervient à quelques jours de la tenue du prochain sommet de l'Union africaine (UA) où se discuteront des thèmes transversaux comme le gouvernement de l'Union dont l'éventuelle mise en place divise encore les pays de l'Union africaine. Ce dixième sommet marque aussi le point de départ d'une nouvelle dynamique. En effet, conçue à l'origine comme un cadre de concertation mis en place le 4 février 1998 en Libye par une demi-douzaine de pays riverains du Sahara et du Sahel, sous l'impulsion du Guide de la révolution libyenne, la Cen-Sad est devenue depuis un véritable outil d'intégration au service du continent.


Après une phase d’enracinement institutionnel, la Communauté aborde à présent l’étape d’élaboration et d’exécution des grands projets et programmes pour l’intégration et le développement des États membres. Il s'agira pour les chefs d'État d'examiner à Cotonou les dossiers relatifs aux questions économiques, sociales et juridiques, notamment la libre circulation des personnes, ainsi que la sécurité alimentaire. Ce dernier point est d'autant plus important que la flambée des cours des denrées alimentaires dans le monde (+ 53 % au cours des 4 premiers mois de 2008 par rapport à la même période de 2007) touche de plein fouet les pays les plus pauvres et provoque un peu partout en en Afrique des émeutes de la faim.

La Communauté représente 45 % de la superficie de l'Afrique, 48 % de la population du continent et 44 % de son produit intérieur brut. En dépit de ces potentialités, nombreux sont les pays de la Cen-Sad qui n'arrivent pas assurer leur autosuffisance alimentaire. Il est temps de réfléchir à des démarches volontaristes, susceptibles d'inverser cette tendance, afin que ces pays puissent assurer leur développement dans la quiétude. A cet effet, l'hôte du sommet, le président béninois le Dr Yayi Boni a invité les pays de l'organisation à unir leurs efforts pour faire face aux déséquilibres conjoncturels et structurels qui affament le continent et entravent le développement des pays de la Cen-Sad.


Le chef de l'État béninois a proposé la création d'une autorité de coordination des politiques agricoles et alimentaire dans l'espace Cen-Sad ainsi que la mise en place d'un fonds de développement agricole pour assurer le financement des projets de développement agricole qui nécessitent de gros moyens financiers. Il a aussi insisté sur la nécessité de développer la recherche agricole, la mécanisation de l'agriculture et la maîtrise de l'eau, entre autres. Cotonou va donc réfléchir à de nouvelles démarches pour sceller davantage une approche collective dans ces différents domaines.


La Conférence examinera notamment le projet du plan communautaire de développement des infrastructures, ainsi que d'autres questions importantes pour la promotion de l'intégration dans l'espace communautaire. Les chefs d'État devraient aussi évoquer le processus de paix en Côte d'Ivoire, la crise dans la région soudanaise du Darfour et dans le Delta pétrolier du Niger (sud du Nigeria). A cet égard, la conférence a constaté avec satisfaction les avancées significatives enregistrées dans le règlement des conflits en Cote d'Ivoire, en Erythrée, en Centrafrique, au Tchad, au Soudan en Somalie.


Le secrétaire général de la Cen-Sad a insisté sur la nécessité de préserver la paix du continent pour se consacrer à son développement. Il a rejeté la violence comme moyen de revendication ou de chantage et a condamné toutes les tentatives de renversement de l'ordre constitutionnellement établi. Le Dr El Azari el Madani a invité les pays membres de la Cen-Sad à faire bloc au prochain sommet de l'UA de Charm ElCheick pour faire aboutir le gouvernement des États unis d'Afrique. Le Guide de la révolution a abondé dans le même sens. Mouammar Khadafi a dénoncé à l'occasion les tentatives européennes de mettre en place l'Union euro-mediterranéenne défendues par les pays européens et toutes les autres opérations montées pour diviser l'Afrique. Le président de la Commission de l'UA a réaffirmé la détermination de son organisation à accompagner la Cen-Sad dans la réalisation des ses ambitions.

 

Envoyé spécial B. COULIBALY



 

LES AMBITIONS DE LA CEN-SAD

 

La réalisation de l’intégration, l’unité et le développement des États membres sont, entre autres, les objectifs prioritaires à atteindre pour la Cen-Sad qui est passée de 6 adhérents au départ à 25. La Communauté oeuvre aussi à l’instauration de la paix dans les États membres et à leur développement économique à travers plusieurs initiatives sur le continent. Créée le 4 février 1998 à Tripoli, sous l'impulsion du Guide Mouammar Kadhafi, la Cen-Sad vise à "établir une union économique" grâce à "la suppression des entraves" à la libre circulation de leurs ressortissants et des capitaux dans ses États membres. La Communauté dont le siège se trouve à Tripoli, regroupait jusqu'à l'ouverture des travaux de la dixième session outre la Libye, Burkina Faso, Mali, Soudan, Tchad, Niger, Erythrée, Centrafrique, Sénégal, Gambie, Djibouti, Nigeria, Tunisie, Maroc, Somalie, Togo, Guinée, Comores, Bénin, Egypte, Guinée Bissau, Côte d'Ivoire, Liberia, Ghana et Sierra Leone. La rencontre de Cotonou analysera la demande d'adhésion du Kenya, de Sao Tomé et Principe et de la Mauritanie dont les chefs d'État se sont succédés à la tribune pour marquer leur pleine adhésion aux principes et à la philosophie de l'organisation.


La Cen-Sad est également une institution qui dispose de plusieurs organes. Il y a tout d'abord le Conseil exécutif, chargé de la préparation des programmes et des plans et qui assure l’exécution des décisions de la Conférence des leaders et chefs d'État de la communauté. On trouve ensuite le secrétariat général, chargé de la gestion au quotidien et du suivi du fonctionnement des institutions de la communauté ; la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce, chargée du financement des projets de développement économique de la communauté ; et le Conseil économique social et culturel, organe consultatif chargé de la conception et de l’élaboration des programmes à caractère économique, social et culturel.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 01:00

 

APA-Yaoundé 2008-06-17 (Cameroun) Le 9è sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) s’ouvre mardi prochain dans la capitale camerounaise, Yaoundé, a appris APA de sources concordantes.

 

Même si le programme officiel de cette rencontre n’a pas encore été rendu public, des informations glanées par APA auprès du ministère camerounais des Relations extérieures indiquent que l’intégration sous-régionale et la sécurité seront au centre des travaux.

 

Il s’agira notamment de plancher sur le projet d’institution d’un passeport communautaire, adopté lors du dernier sommet tenu en 2007 N’Djamena au Tchad et dont l’entrée en vigueur était annoncée pour juillet 2007.

 

Les leaders de la sous-région devraient également donner une nouvelle impulsion au projet de création d’une compagnie aérienne communautaire dénommée Air CEMAC, pour laquelle la compagnie belge Brussels Airlines est pressentie pour être le partenaire technique.

 

Les assises de Yaoundé, qui seront précédées jeudi d’une réunion du comité des experts, devraient connaître la participation de Joseph Kabila de la République démocratique du Congo et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), mais aussi de Fradique de Menezes de Sao Tomé et Principe, dont le pays souhaite adhérer à la CEMAC.

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