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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 01:08

 

 

 

 

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un instructeur des forces spéciales américaines à Obo avec ici des soldats centrafricains(bérets rouges) et ougandais

(bérets verts)

 

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                                          armée ougandaise à Obo (RCA) 

    Par Henri Lahera - 01/05/2012

    source : http://www.jolpress.com

 

 

La traque du chef de guerre Joseph Kony prend un nouveau tournant. Des troupes américaines aident actuellement l’armée ougandaise à retrouver le leader de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA).

La recherche de l’ancien leader de la LRA, Joseph Kony s’intensifie. L’armée ougandaise a envoyé plusieurs dizaines d’unités en Centrafrique, où il se cacherait depuis un certain temps. Des forces armées qui seront soutenues par l’envoi de plus d’une centaine de membres des forces spéciales américaines.

Un soutien massif

Un appui américain du président Barack Obama, qui estime que cela faisait partie de la stratégie régionale des États-Unis. Ce dernier a d’ailleurs demandé au Conseil de Sécurité Nationale d’effectuer un examen des progrès après 150 jours (les forces spéciales sont arrivées en octobre 2011). « Aujourd’hui, je peux annoncer que nos conseillers continueront leurs efforts pour traîner Joseph Kony en justice et sauver des vies » avait-il déclaré.

Créée vers la fin des années 80, la LRA est accusée de nombreuses exactions et viols dans la région. L’organisation de Joseph Kony aurait également recruté entre 60 000 à 100 000 enfants, volés à leurs familles pour en faire des soldats. Il est d’ailleurs poursuivi par la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les Nations Unies et l’Union Africaine ont signalé qu’elles étaient prêtent à aider les forces en présence.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:05

 

 

 

 

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(Belga) mardi 1 mai 2012 à 12h53

Une Centrafricaine de 30 ans, premier témoin des représentants légaux des victimes dans le procès pour crimes contre l'humanité de l'ancien vice-président de RDC Jean-Pierre Bemba, a raconté mardi devant la Cour pénale internationale (CPI) comment sa ville, Mogumba, avait été prise par des soldats congolais.

Le témoin, qui a survécu à "l'invasion" de sa ville, a décrit mardi comment "des militaires venus de l'autre côté" du fleuve Oubangui, soit de République démocratique du Congo (RDC), étaient arrivés à Mongoumba avec l'ordre de "tirer sur tout le monde en n'épargnant personne". Les représentants des victimes ont l'intention d'appeler, au total, deux personnes à la barre pour témoigner des viols, pillages et meurtres que la milice du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, 49 ans, aurait commis entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique.

2287 victimes autorisées à participer à la procédure

La milice du MLC était venue en République centrafricaine pour soutenir les troupes du président Ange-Félix Patassé, en butte à une rébellion menée par le général François Bozizé. La CPI a autorisé 2287 victimes à participer à la procédure contre M. Bemba, un chiffre record. Cent vingt-neuf victimes avaient été autorisées à participer à la procédure contre l'ancien chef de milice congolais Thomas Lubanga, reconnu coupable de crimes de guerre le 14 mars dans le premier jugement émis par la CPI. L'accusation avait terminé le 21 mars la présentation de ses éléments de preuve contre M. Bemba, dont le procès s'était ouvert le 22 novembre 2010.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:23

 

 

 

Il y a quelques jours, la chasse à l’éléphant du roi Juan Carlos d’Espagne dans un pays africain en l’occurrence le Botswana a défrayé la chronique obligeant le souverain à présenter même ses plates excuses et sa promesse de ne plus recommencer au peuple espagnol. Comme le Botswana, la République centrafricaine, dans sa partie septentrionale, regorge aussi d’une abondante variété d’espèces animalières très prisées des amateurs de safari chasse telles que les buffles, les bubales, élans de Derby, éléphants, les lions, les hippopotames et autres.

Faut-il rappeler les parties de chasse qui conduisirent naguère le président Valéry Giscard d’Estaing à effectuer de fréquents séjours en Centrafrique ? Le récit qui suit raconte une partie de chasse au lion très mouvementée en Centrafrique comme en témoignent les photos qui l’accompagnent. Blessé par un premier tir, il a fallu traquer plusieurs jours durant le fauve avant de le retrouver et lui donner le coup de grâce.

Malheureusement, les autorités actuelles de Bangui ne font rien pour que ces potentialités que recèle le pays ne puissent lui profiter véritablement.

Rédaction C.A.P     

 

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Source : http://www.africahunting.com/content/2-turbulent-lion-hunt-central-african-republic-344/

C'est mon cinquième safari de la saison et mon chasseur, un américain Hamp W., arrive à Sangba sur notre territoire de chasse en fin de matinée par l'avion charter. Le camp n'étant qu'à 12 kilomètres de la piste d'aviation, il est vite installé dans son boukarou. Nous faisons connaissance et il me confirme l'objectif essentiel de son safari: approcher et tirer un lion, malgré des difficultés pour marcher (il boîte après une opération du genou). Nous avons 18 jours de chasse devant nous.

Son séjour était prévu dans la zone nord (zone cynégétique de Bahr Aouk-Ouandja-Vakaga) où la densité des lions est forte. Les évènements et l'insécurité de la région nous imposent de chasser sur la zone du centre (zone cynégétique d'Idongo-Ba-Bangoran) riche en buffles, élands de Derby, bongos, mais où la population des lions semblait assez faible. Mais nous sommes confiants car durant la saison j'ai relevé plusieurs indices de présence et quelques jours avant l'arrivée de Hamp, un beau lion a été rencontré par un autre guide et son chasseur. Le challenge est donc intéressant, le moral au beau fixe et cette chasse me fascine particulièrement.

Les méthodes de chasse sont classiques : à la rencontre, à l'affût sur des appâts, au pistage et à l'appel, les pisteurs centrafricains étant très forts dans cette dernière technique (ils amplifient les sons à l'aide d'une "corne métallique").

Après le déjeuner et la sieste de rigueur, nous allons vérifier le réglage de sa carabine sur cible et faire un tour dans la plaine sur les bords de la rivière Bangoran, histoire de se mettre dans "l'ambiance de la brousse", de se familiariser avec les paysages et la végétation, d'approcher les premiers animaux (Hamp tire un beau phacochère), mais déjà le chant des oiseaux, les bruits de la brousse s'atténuent, le crépuscule n'est pas loin, il est temps de faire le premier appel (des sons gutturaux, tout en nuances qui simulent le rugissement du lion partant en chasse) mais, le roi des animaux n'est pas au rendez-vous ce jour-là.

Les jours suivants, Hamp va tirer un vieux buffle solitaire, un bubale et une superbe antilope roanne. Je constate que mon chasseur tire bien, il est rapide et précis et toute l'équipe à confiance en lui. Ceci est important mais il devra aussi contrôler ses émotions au moment du contact avec son premier lion. Nous en parlons calmement. L'expérience me prouve que sans cela l'animal n'est souvent que blessé. Mais la recherche des lions reste sans succès, les affûts sur les carcasses du buffle et du phacochère, le pistage d'une trace fraîche, les appels ne donnent rien… Pourtant, la 4ème nuit les pisteurs nous réveillent "Patron les lions sont là…", leur rugissement dans la nuit est impressionnant. L'espoir renaît. Le lendemain matin, les pisteurs retrouvent la carcasse d'un potamochère fraîchement tué, mais l'affût et les appels de mon pisteur Démé sont encore sans succès, les félins ne viendront pas. Le doute recommence à s'installer.

Ce n'est que quelques jours plus tard que nous allons voir nos premiers lions, une femelle et son jeune sur la grande plaine de Ndiri, puis deux superbes lionnes, approchées à 35 mètres, sur un appât. Elles nous sentent et disparaissent silencieusement dans les pailles. Un pistage à partir de traces repérées sur une piste nous permet, une heure plus tard, dans des pailles, de tomber brusquement sur une femelle et son petit. La charge d'intimidation de la mère nous fait reculer avec beaucoup de précautions, le cœur battant la chamade. Et puis, la pluie par tornades se met de la partie. Les appâts pourrissent, les animaux se cachent, même les hyènes ne rodent plus et nous ne trouvons plus d'indices. Il semble que la brousse se soit vidée. Ce sont les aléas de la chasse. Il faut pourtant garder espoir.

Le quatorzième jour, tôt le matin, nous sommes sur la plaine de Ndiri. Un vol de plusieurs dizaines de vautours tourne et attire notre attention. Nous décidons d'effectuer l'approche. Les carabines sont chargées. Démé est au côté de Hamp avec la canne de tir, Hassan, et son coup d'œil exceptionnel, est à mes côtés. Nous nous déplaçons lentement, scrutant les pailles et les buissons, l'oreille aux aguets. Mais, déjà, les vautours se sont posés et s'agitent sur une carcasse toute fraîche. Il s'agit d'une hyène tuée en fin de nuit par les lions, près d'une mare. L'animal a été vidé de ses viscères. Les traces indiquent une femelle et un gros mâle (sa trace mesure 17 cm de long). L'émotion est forte car ils ne sont sans doute pas très loin. Ont-ils été dérangés dans leur festin ? Reviendront-ils plus tard?

Après discussion, nous décidons de ne pas suivre les traces mais de mettre en appât la chèvre vivante que nous transportons et de monter un affût sommaire à environ 50 mètres. Nous nous retirons silencieusement et, à 16 heures 30, nous sommes de retour dans l'affût, tous plein d'espoir et très concentrés. Une heure passe et soudainement je vois la chèvre immobile, tendue et nerveuse regardant dans la direction opposée à l’affût. Dans un nuage de poussière, sans aucun bruit, en un clin d’œil la lionne saute sur la chèvre la tuant sur le coup, la traîne dans les pailles quelques mètres plus loin et tranquillement, sans s'occuper de nous, se met à table. Quel spectacle ! Mais déjà, le jour décroît et le lion n'est toujours pas sorti, pourtant, nous savons qu'il est là, pas loin... La femelle s'est éclipsée. Je demande à Démé de faire l'appel, pour une dernière chance avant la tombée de la nuit. Et, soudain, il est là, je l'entends boire. Je me lève pour mieux observer. Il lape, allongé sur le sol, les épaules ressorties, fauve dans les derniers rayons du jour. La tête, énorme, se relève, les yeux en direction de l'affût. Hamp épaule mais ne peut viser correctement car les pailles le gênent. Nous sortons de l'affût, le lion s'est relevé et se déplace de quelques mètres rejoints par la femelle. Le mâle s'arrête en "plein travers", majestueux, énorme, il semble nous regarder fixement. Hamp tire à bras franc, le lion fait un bond énorme en se pliant en deux et en rugissant, il disparaît dans la paille, la femelle a suivi. Il est touché mais la balle est-elle bonne ? Hamp a-t-il subi l'extraordinaire tension qui s'insinue dans le chasseur au moment du tir de son premier fauve ? Immédiatement nous trouvons le sang mais les pailles sont très serrées et maintenant il fait déjà sombre, le pistage est trop dangereux.

Le cœur encore emballé nous devons rentrer au camp avec l'amertume du travail inachevé. Après le récit de la chasse Matthieu, le directeur du campement, réussit à nous convaincre d'y retourner en pleine nuit avec un projecteur, car un animal blessé est très dangereux mais par contre s'il meurt dans la nuit, les hyènes risquent de le dévorer. Notre expédition nocturne, en se donnant du courage, va rester infructueuse et le reste de la nuit, allongé sur le lit de camp, le sommeil est agité, mille questions se bousculent dans ma tête et l'une revient sans cesse: est-il bien touché et va-t-on le retrouver?

Le lendemain matin, très tôt, avec Matthieu et toute l'équipe nous revenons au point de tir et nous suivons facilement la piste de sang du grand mâle jusqu'à l'endroit où il s'est couché pendant la nuit et où la femelle l'a rejoint. Le lion n'est que blessé et la trace de sa patte avant gauche qui traîne au sol, montre qu'elle est cassée, mais progressivement les gouttes de sang s'espacent et finissent par disparaître. Notre tâche de recherche s'annonce difficile: une traque de deux longues journées venait de commencer! Les pisteurs font un travail remarquable et nous suivons le couple jusqu'à un bako (forêt galerie très dense) où ils se sont réfugiés. Nous nous séparons pour remonter le bako par les côtés et difficilement je fraie mon chemin au centre. Il est 10 heures du matin et depuis plusieurs heures nous progressons lentement mais la trace est perdue...! Pourtant, nous insistons encore et l'un des pisteurs la retrouve, les lions sont sortis du bako en déjouant notre vigilance. Nous reprenons la formation de pistage et au bout de 2 kilomètres environ ils rentrent dans un autre bako. Nous savons qu'ils sont dedans et nous approchons lentement, scrutant le moindre mouvement, écoutant le moindre bruit. A dix mètres de la lisère ils sont là, grognent, rugissent mais impossible de distinguer le blessé. Je me déplace pour trouver un angle qui me permettrait de mieux voir, rien n'y fait ils se sont enfoncés dans la végétation, comme des ombres. Nous essayons plusieurs manoeuvres autour du bako qui fait 1 kilomètre 500 de long sur 300 mètres de large, sans succès. Je tente de reprendre les traces avec mon pisteur mais les feuilles mortes les masquent et font beaucoup trop de bruit.

Je sais que tant que nous serons là ils resteront tapis dans ce bako impénétrable, le blessé ne peut pas aller loin, sa patte le fait souffrir, il s'est arrêté très souvent et la fièvre l'oblige à rester près de l'eau, la femelle le guide et le soutient sans doute. Je pense qu'il faut que je rentre dans ce bako pour refaire le contact car de toute façon il ne peut plus s'alimenter et bientôt la femelle va l'abandonner, il est condamné. Nous rentrons au camp en fin d'après-midi épuisés et déçus et personne ne parle. Quand la pluie se met à tomber, un grand désespoir s'empare de toute l'équipe. Tout le monde pense "c'est fini". Après le dîner plus calme que d'habitude Hamp me dit: "que fait-on demain, nous n'avons plus aucune chance". J'ai répondu "on verra demain". Ces deux mots "aucune chance" m'ont interpelé tellement fort que j'ai réfléchi toute la nuit, essayant de trouver les ressources mentales pour comprendre le comportement de l'animal blessé tout en gardant ma concentration et ma lucidité. La nuit a été très courte, 2 heures de sommeil seulement car les nerfs sont à vifs.

Je réveille Hamp de bonne heure et lui dit simplement: "allons-y, on va le trouver ton lion". Nous rejoignons le bord du bako et marchons plusieurs heures sur la terre encore humide de la pluie tombée la veille, mais vierge de toute trace. Je mène la traque suivant mon but, vérifiant chaque buisson et tentant de recouper les traces. Brusquement Hassan qui ferme la marche m'appelle "Patron, le lion"! C'est la trace de la femelle. A partir de ce moment-là j'ai la ferme intuition que nous allons retrouver le blessé. Nous suivons la trace de la lionne, elle rejoint celle du mâle, c'est bien lui ! Il s'arrête sur une mare formée par la pluie, il a bu et s'est couché à l'ombre, puis il est reparti en direction du grand bako. Les traces sont maintenant faciles à suivre, elles pénètrent dans un gros buisson dont je fais le tour. Il est là et démarre devant moi à une quinzaine de mètres et disparaît de nouveau sans que je puisse tirer. Il est rentré dans le bako, je le suis et perd la trace. Hamp avec les pisteurs marchent sur la lisière. 40 minutes à le suivre et je ne vois plus rien, le feuillage, les lianes, les troncs, le bois mort limitent mon champ de vision qui ne dépasse pas 5 à 6 mètres. Epuisé je fais demi-tour quand, par hasard, je le relève mais il disparaît de nouveau comme un véritable fantôme.

A ce moment-là "je sais" qu'il ne m'attaquera pas mais je comprends aussi que seul dans le bako ma mission est vouée à l'échec. Nous décidons d'aller chercher de l'aide. Matthieu et son équipe, François, nous donnerons main forte. Matthieu avec ses deux pisteurs suivent la trace, Hamp accompagné de Démé se place le long du bako et François du côté opposé. Je rentre dans le bako avec Hassan pour rejoindre Matthieu. La progression est lente et difficile, je suis souvent accroupi ou à quatre pattes, la visibilité presque nulle mais une intime conviction m'habite. C'est Matthieu qui m'appelle, il a entendu un léger bruit, notre communion est totale. C'est bien notre fantôme, je ne vais plus le lâcher. J'établis un premier contact à 6 mètres environ mais le coup de ma 458 Lott est stoppé par un arbuste. Je reprends ma progression, le deuxième contact est identique au premier, je sens ses mouvements et je me rapproche encore. Trois heures déjà que nous évoluons dans ce bako. Les crampes me gênent, les mellipones tournent autour de ma tête et envahissent mes yeux à chaque arrêt, je transpire à grosses gouttes. Il s'est encore défilé. Au troisième contact ma balle est encore bloquée par la végétation mais le lion sort du bako en rugissant sans que personne ne puisse l'atteindre et s'enfonce dans les pailles. Mais l'animal est fatigué, peut-être résigné, et s'arrête rapidement au bout de 200 mètres. Je devine sa silhouette dans la végétation, sur mon coup de carabine il tombe, roule mais s'enfonce à nouveau dans les pailles en rugissant. J'essaie de le contourner pas la gauche pensant qu'il ferait face aux autres chasseurs mais il m'attend les yeux dans les yeux, je fais quelques pas pour assurer mon tir et à 15 mètres environ la mire de mon arme est entre ses yeux jaunes qui me fixent une dernière fois. Le grand lion tombe et ne se relèvera plus. « Bamara akwe awe patron ». « le lion est déjà mort patron » Une longue traque pleine de suspens et d'émotions venait de s'achever. Elle a resserré les liens de notre équipe.

Hamp et Démé arrivent tout sourire. Accroupi près de son lion, la main sur sa tête Hamp s'exclame "oh my God", qu'il est beau (3 mètres pour 200 kilogrammes), il remercie chaleureusement toute l'équipe dans un silence religieux.

Sur le chemin du retour nous rencontrons trois troupeaux de buffles dans la plaine de Ndiri, ils resteront sans bouger, comme pour saluer une dernière fois le Maître de la plaine.

 

 

Photos de quelques espèces présentes de la faune centrafricaine.

 Source :  www.marceltiran-ph.com/centrafrique.html

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 03:30

 

 

 

 

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             un membre des forces spéciales américaines ici avec des soldats centrafricains et ougandais à Obo

 

 

Après le reportage audio de Carine Frenk de Radio France Internationale à Obo, voici l'édifiant récit d'un journaliste du New York Times qui vient d'effectuer un fabuleux reportage, comme seuls les anglo-saxons savent en faire, sur les forces spéciales de l'armée américaine envoyées par Barack Obama et basées à Obo dans l'extrême Sud-Est de la RCA il y a déjà quelques mois pour aider à capturer le criminel et illuminé ougandais Joseph Kony qui continue de semer la désolation et la mort sur son passage dans cette zone. C'est une opération qui revient à chercher une aiguille dans une botte de foin dans la vaste forêt de la zone des trois frontières RCA-RDC-SUD SOUDAN.

 

Rédaction C.A.P

 

 

 

 

Par JEFFREY Gettleman  Source: http://www.nytimes.com

 

OBO, 29 avril 2012 – (République centrafricaine) – C’est en train d’être l'un des matchs les plus étranges dans l'histoire militaire des États-Unis.

Une centaine des  troupes d'élite des opérations spéciales de l’armée américaine, aidé par des moyens de vision nocturne et de l'imagerie par satellite, sont en train d'aider les forces africaines à trouver un commandant rebelle fugitif revêtant une vieille tignasse et parlant un charabia du nom de Joseph Kony qui est caché dans la jungle depuis des années avec une bande d'enfants soldats et un harem de plusieurs dizaines de jeunes épouses.

Personne ne sait exactement où est M. Kony, mais ici à Obo, à un poste d'opération avancé en République centrafricaine, bérets verts, des pores sur les cartes et entretien avec les villageois, dans l'espoir d’un indice.

Leur plus grand défi, disent-ils, est le secteur de brousse de M. Kony, une vaste étendue de la taille de la Californie au milieu de l'Afrique qui est si robuste qu'il rend une grande partie de l'Amérique gadgets inutiles. Arbres géants, Épongez-le soleil, les miles sans fin de l'herbe à éléphant, et tourbillonnantes, rivières brunes que la bobine comme les intestins et sont infestés de crocodiles, l'un d'entre eux a récemment dévoré un membre ougandais de la force.
 
"Cela ne va pas être un travail de titan facile", a déclaré Ken Wright, un capitaine de la marine SEAL et le commandant du détachement du détachement américain aidant à la traque de Kony.

Pourtant, dans les derniers mois depuis leur arrivée, les Américains disent que l’armée de M. Kony de près de 300 combattants se fissure. M. Kony n'est plus en mesure de diriger les massacres qu'il a dirigées il y a quelques années quand ses combattants pillaient des villes entières et enlevaient et tuaient des centaines de personnes. Ses acolytes armés se sont scindés en petits groupes de désespérés, disent les responsables américains, et pour la première fois qu'ils sont dos à la plupart des femmes et des enfants qu'ils avaient enlevés qui ne peuvent pas les suivre lorsqu’ils sont obligés de fuir plus profondément dans la brousse.

Les Américains soulignent qu'ils n'ont aucun intérêt à participer dans les combats - «Leur rôle est strictement de conseiller et d'aider," a déclaré le capitaine Wright, destiné à renforcer les capacités des troupes africaines. Leur déploiement est emblématique de la nouvelle stratégie militaire pour l'Afrique du Pentagone, mise en place plus tôt cette année, dans laquelle les responsables du Pentagone disent qu'ils vont développer des "approches novatrices et à faible coût et de faible encombrement pour atteindre nos objectifs de sécurité sur le continent africain."

Déjà, les Américains payent des entrepreneurs et des agents du renseignement qui travaillent tranquillement en Somalie. Et de petits groupes de conseillers américains ont formé des armées africaines depuis des années, même si elle n'est pas toujours clair dans quelle mesure cela s'avère. il y a juste quelques semaines, le gouvernement démocratique du Mali a été renversé par un coup d'Etat dirigé par un capitaine formé par l'armée américain.

Pourtant, aucun autre projet militaire américain en Afrique sub-saharienne n’a attiré autant l'attention - et les attentes sont élevées - que la poursuite de M. Kony, en partie grâce à une vidéo très populaire sur le caractère insaisissable notoire et la brutalité de M. Kony, "Kony 2012," cet ensemble de dossiers  sur YouTube avec des dizaines de millions de visites en quelques jours. Le Gl Carter F. Ham, le commandant général des forces américaines en Afrique, a une affiche "Kony 2012» plaquée à la porte de son bureau. Comme un responsable américain a dit: "Soyons honnêtes, il y avait une certaine pression évidente ici. « Kony 2012 » avait-il quelque chose à voir avec ça? Absolument. "

M. Kony a commencé dans un village du nord de l'Ouganda il y a plus de 25 ans comme un enfant de chœur catholique qui parlait en langues. On dit qu'il était un prophète. Il a ensuite formé une force rebelle, l'Armée de résistance du Seigneur, et envisagé de renverser le gouvernement ougandais et de gouverner le pays avec les Dix Commandements. Assez vite, cependant, M. Kony a rompu avec tout le monde.

Ses combattants ont fondu sur les villageois appauvris, sectionné des lèvres, et enlevé des milliers d'enfants, effectué des lavages de cerveau pour une utilisation comme de minuscules machines à tuer. M. Kony a souvent revêtu des perruques et des costumes en disant qu'il était possédé par des esprits dont un nommé «Qui êtes-vous?". En 2006, les troupes ougandaises ont poussé M. Kony de l'Ouganda vers les régions frontalières de non-droit de la République démocratique du Congo, la République centrafricaine et ce qui est maintenant le Sud-Soudan.

En Décembre 2008, le nouveau commandement militaire américain pour l'Afrique, connu sous le sigle Africom, a aidé à planifier une attaque sur le camp de M. Kony au Congo, par l'envoi d'une équipe de conseillers militaires en Ouganda. Mais M. Kony s’est enfui avant que les hélicoptères de combat ougandais n’aient décollé - apparemment, il avait été averti. Pire encore, son armée a massacré des centaines de villageois des environs pour se venger, laissant derrière lui des huttes brûlées et des crânes écrasés.

Le gouvernement américain a continué à oeuvrer et mis en place une opération de logistique de renseignement pour étendre la portée de l'armée ougandaise pour qu'elle puisse chasser M. Kony dans la région. Les Etats-Unis ont également pompé dans plus de 500 millions de dollars d'aide au développement dans le nord de l'Ouganda, en transformant un ancien champ de bataille en un morceau dynamique de l'économie ougandaise avec de nouvelles banques et des hôtels.

Mais de nombreux Américains, y compris les enfants du groupe de plaidoyer invisibles, qui a produit la vidéo, les Kony2012 voulaient plus. Ils ont fait pression au Congrès pour qu’il d'adopte en 2010 la loi pour désarmer l’Armée de résistance du Seigneur au nord de l'Ouganda qui a ouvert la voie pour que le président Obama puisse envoyer des forces spéciales à la fin de l'année dernière.

Un officier des bérets verts sur la base d’Obo - Capitaine Greg, qui en vertu des règles de fonctionnement établis avec les journalistes en visite n'a pas donné son nom - a dit dimanche qu'il avait passé la majeure partie de son temps à l'examen des rapports de renseignement avec ses homologues africains ougandais et centrafricains dans une ancienne maison en brique appelée le centre de brassage.

"Différentes choses apparaissent tout le temps", a-t-il dit. "Cela va des gens qui nous demandent d’arranger leur réfrigérateur cassé à quelqu'un qui nous parle d'une attaque qui finit par ne pas être la LRA ou même une attaque. "

Les responsables américains croient que M. Kony se cache dans un coin en particulier à distance de la République centrafricaine, bien que certains responsables ougandais ont déclaré qu'il s'était déplacé vers le Soudan, avec la bénédiction du gouvernement soudanais.
La République centrafricaine serait un excellent endroit pour disparaître. Son armée nationale est la plus petite et la plus faible de la région. Son terrain est très dense. Et son infrastructure est chaotique.

Parce qu'il y a si peu de routes et des téléphones, il faut souvent des semaines pour que les nouvelles de l'attaque atteignent le centre de fusion. Au moment où les bérets verts tamisent l'information et aident à expédier les escadrons de chasse ougandais, M. Kony a disparu. Les Américains disent qu'ils ne vont jamais effectuer les patrouilles eux-mêmes.

Les fonctionnaires des Nations Unies disent que les forces de M. Kony ont intensifié leurs attaques depuis l'arrivée des Américains, avec plus de 130 cette année, même si les attaques ont lieu souvent sans mort.

Il y a une semaine, les combattants de M.Kony ont frappé un village en République centrafricaine et se sont enfui avec de quoi appuyer leur mouvement, à savoir plusieurs enfants enlevés.

Kony a souvent dit que tout ce qu'il a besoin de se régénérer est de 10 hommes.
La semaine dernière, Betty Bigombe, une ministre ougandaise, a révélé qu'elle avait travaillé et était près d’un accord en 2006 avec M. Kony, qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité, pour qu’il soit exilé en Libye - le colonel libyen Mouammar -Kadhafi avait accepté de le prendre. Mais à la fin, Mme Bigombe a déclaré que M. Kony a changé d’avis en disant qu'il n'avait pas confiance aux Arabes.

Comme un responsable américain a dit: "Il n'y a qu'une seule façon d’en finir, et c'est avec de la grenaille dans le dos de Kony, la dernière course de sa vie, au fond de la forêt."
 
Traduit de l’anglais par la rédaction de C.A.P

 

Centrafrique/Soudan/Soudan du Sud/Ouganda

 

La LRA opère en Centrafrique, au Darfour et au Soudan du Sud

 

(Source : AFP) 30 avr. 2012

 

Le chef d’état-major de l’armée ougandaise, Aronda Nyakairima, affirme aujourd’hui que le chef de la LRA, Joseph Kony, opère actuellement en Centrafrique, dans l’État sud-soudanais de Bahr El-Gazal et dans l’État soudanais du Darfour. L’Ouganda est à la tête de la mission africaine chargée de mettre un terme aux exactions commises par le groupe rebelle, l'ICR/LRA. Elle ne peut toutefois pas exercer ses activités en territoire soudanais

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 01:01

 

 

 

 

 

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Après quelques années d’absence, le mensuel panafricain de référence, AFRIQUE NOUVELLE, symbole de la rupture, définitive, avec « l’afropessimisme » de rigueur et expression de l’affranchissement des Africains de la tutelle intellectuelle occidentale à l’origine des discours convenus sur une Afrique en difficulté, fait son retour en kiosque.

Avec au sommaire :

Guinée équatoriale

Un dossier de plusieurs pages sur cet émirat pétrolier d’Afrique centrale qui se développe et dont le Président, Teodoro Obiang Nguema, ne décolère pas contre la cabale montée en France pour déstabiliser son pays.

Centrafrique :
Une interview exclusive du Professeur Gaston Mandata Nguérékata. Entretien convivial au cours duquel ce mathématicien formé au Canada et aux Etats-Unis se livre comme il ne l’a jamais fait auparavant. Une interview à découvrir absolument.   

Guinée Bissau
Les raisons d’un coup d’État.   

C’est à découvrir absolument dans le numéro 003 d’AFRIQUE NOUVELLE en kiosque à partir du 10 mai.  En vente à partir du 2 mai sur www.journaux.fr  

Prix unique : 3,90 euros. Et 2500 en zone CFA. 

AFRIQUE NOUVELLE ou la Renaissance africaine en acte. 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 00:19

 

 

 

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BAMAKO AFP / 01 mai 2012 00h35 - Plusieurs personnes ont été tuées lundi au siège de la radio-télévision malienne (ORTM) à Bamako lors d'échanges de tirs entre ex-putschistes et la garde présidentielle fidèle à l'ancien président renversé le 22 mars, Amadou Toumani Touré, a appris l'AFP auprès de salariés de l'ORTM.

Il y a des morts, a dit un salarié sous couvert d'anonymat, confirmé par des collègues qui n'ont toutefois pu préciser combien de personnes avaient été tuées, ni qui elles étaient. L'ORTM était occupée par des putschistes depuis le 22 mars et des éléments de la garde présidentielle ont tenté d'en reprendre le contrôle après avoir fait évacuer es journalistes.

Nous avons demandé aux journalistes de quitter l'ORTM, mais nous ne contrôlons pas encore totalement les lieux, a déclaré à l'AFP un membre de la garde présidentielle interrogé par téléphone.

Plus tôt dans la soirée, l'ambassade américaine à Bamako avait fait état de tirs près du siège de l'ORTM et une journaliste avait également parlé d'échanges de coups de feu.

D'autres échanges de tirs ont été entendus à Bamako ainsi qu'à proximité du camp militaire de Kati, près de la capitale malienne, qui sert de quartier général à la junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo qui avait renversé le président ATT.

Les Bérets rouges de la garde présidentielle se sont opposés à l'arrestation d'Abidine Guindo, ancien chef d'état-major particulier du président ATT.


(©)

 

 

NDLR : Ces putschistes maliens ne sont pas courageux pour un sou. Ils préfèrent plutôt tuer leurs frères de Bamako que d'aller au Nord tenter de reconquérir la partie du térritoire malien occupée par les talibans d'Aqmi et d'Ançardin.

 

 

 

 

 

 

Confrontation entre putschistes et militaires loyalistes à Bamako

 

BAMAKO AFP / 01 mai 2012 01h16 - Des affrontements armés ont opposé lundi soir à Bamako et dans ses alentours d'anciens militaires putschistes et la garde présidentielle, loyale au président renversé, Amadou Toumani Touré (ATT), faisant plusieurs morts, selon des témoins.

Des échanges de tirs nourris ont été entendus pendant plusieurs heures dans le centre-ville et dans d'autres quartiers, et des coups de feu signalés au camp militaire de Kati, quartier général de l'ex-junte au pouvoir près de la capitale.

 

Selon une source diplomatique régionale, l'aéroport de Bamako serait sous contrôle des forces loyalistes, ce qui n'a pu être confirmé sur place.

 

Les tirs à Bamako, qui avaient baissé d'intensité vers 21H30 (locales et GMT), selon un journaliste de l'AFP, ont éclaté après la tentative d'arrestation d'un responsable de la garde présidentielle (Bérets rouges) par d'anciens militaires putschistes ayant renversé le président ATT le 22 mars avant d'accepter de rendre le pouvoir.

 

Les Bérets rouges se sont opposés à l'arrestation d'Abidine Guindo, ancien chef d'état-major particulier du président ATT par des hommes de l'ex-junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

 

Selon des témoins, des échanges de tirs nourris ont ensuite été entendus près du siège de l'Office de radio-télévision du Mali (ORTM), occupé par les proches du capitaine Sanogo depuis le coup d'Etat.

 

Les Bérets rouges ont fait évacuer les journalistes qui se trouvaient dans les locaux de l'ORTM, mais l'un d'eux a indiqué qu'il ne contrôlaient pas encore totalement les lieux. Prévu à 20H00 (locales et GMT), le journal télévisé n'a pas été diffusé.

 

Le centre-ville s'est vidé de tous ses habitants, a constaté un journaliste de l'AFP, et peu de militaires y étaient visibles.

 

Dans la ville-garnison proche de Kati, des tirs ont également été entendus, des médias locaux faisant état d'utilisation d'armes lourdes.

 

Je suis sous le feu, a déclaré le capitaine Samba Coulibaly, membre de l'ex-junte interrogé par un journaliste de l'AFP sur la situation à Kati. Une autre source militaire a évoqué des tirs et parlé de civils qui quittaient la ville.

 

Visiblement, il y a un coup d'Etat contre Sanogo tenté par des éléments partisans d'ATT, a déclaré à l'AFP une source gouvernementale d'un pays voisin.

 

Ces incidents surviennent à la veille d'une rencontre prévue à Ouagadougou entre ex-putschistes et le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne. Elle a été annulée car l'avion dans lequel devait voyager la délégation de la junte n'a pas pu atterrir à Bamako, a indiqué à l'AFP lundi soir une source proche de la médiation.

 

Le capitaine Sanogo, qui avait accepté le 6 avril de rendre le pouvoir en signant un accord avec la Cédéao (Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest), avait finalement rejeté samedi les décisions prises le 26 avril à Abidjan lors d'un sommet des chefs d'Etat ouest-africains, en particulier l'envoi de soldats dans son pays pour sécuriser la transition après le putsch du 22 mars.

 

Il a rejeté aussi la décision de la Cédéao de fixer la période de transition à douze mois, jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives.

 

Lundi soir, le président par intérim Dioncounda Traoré, investi le 12 avril, se trouvait en sécurité dans un hôtel de Bamako, selon une source diplomatique occidentale.

 

Selon les analystes, les ex-putschistes refusent de se laisser marginaliser par les organes de la transition, dirigés par Dioncounda Traoré et son Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, qui a formé un gouvernement comprenant trois militaires proches de l'ex-junte.

 

Selon le quotidien Journal du Mali, des tensions étaient apparues depuis plusieurs jours au sein de l’armée, les bérets verts du capitaine Sanogo souhaitant garder le pouvoir, voire même présider la transition, alors que d’autres, notamment des officiers supérieurs, avaient opté pour un retrait de l’armée.

 

Le 22 mars, les putschistes avaient justifié leur coup d'Etat par l'incompétence du régime ATT dans la lutte contre les groupes armés touareg, islamistes et criminels dans le nord du Mali.

Ces groupes ont profité du putsch pour renforcer leurs positions dans le Nord qu'ils occupent désormais totalement.

 


(©)

 
Mali: le chef de l'ex-junte affirme maîtriser la situation


BAMAKO - Le chef de l'ex-junte malienne affirme maîtriser la situation à Bamako, où des affrontements opposent depuis plusieurs heures ses partisans à la garde présidentielle loyale à Amadou Toumani Touré (ATT), renversé le 22 mars, dans un message écrit diffusé par la télévision malienne.

Dans ce message déroulant inscrit au bas de l'écran, le chef de la junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo, informe la population malienne que l'aéroport de Bamako, l'ORTM (radio-télévision maliennes), et le camp de Kati sont sous son contrôle et dit maîtriser la situation.


(©AFP / 01 mai 2012 04h53)

 

 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 00:00

 

 

 

 

 

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N'DJAMENA 30 avril 2012 | 21:32 (Xinhua) - La République centrafricaine soutient le projet de transfert des eaux de l'Oubangui vers le Lac Tchad, mais restera attentive aux répercussions que ce projet induira vis-à-vis des populations locales dans leurs conditions d'existence, a déclaré le président François Bozizé lors de l'ouverture du 14ème sommet des chefs d'État et de gouvernement de la Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT), lundi dans la capitale tchadienne.

"A l'analyse du rapport final de l'étude de faisabilité du transfert des eaux de l'Oubangui au Lac Tchad et du choix de l'option retenue à cet effet (le transfert par pompage vers le barrage de Palambo sur l'Oubangui, puis le transfert par gravité vers le conflit de la Bongou), les conclusions dudit rapport précisent que le projet est faisable bien que certains aspects sociaux et environnementaux ne sont pas encore concluants", a ajouté le chef de l'État centrafricain.

Le projet de transfert d'eaux que le président Bozizé estime " ambitieux" concerne deux bassins: l'Oubangui, bassin du Congo, avec une superficie de 643.000 km2 qui est le bassin donneur; et le Lac Tchad, bassin récepteur avec près de 2.500 km2.

Selon le chef de l'État centrafricain, comme retombées socioéconomiques, ce transfert d'eaux devra permettre l'extension du réseau électrique des deux Congo, la construction en République centrafricaine d'un barrage à but multiple, l'augmentation des capacités hydroélectriques, le réglage des problèmes d'étiage de l'Oubangui, ainsi que l'éventualité de la construction d'un port à Garoua (au nord du Cameroun) qui doit relier le port Harcourt au Nigeria.

"Pour la République centrafricaine, notre pays, nous attachons une importance toute particulière à la régulation de la navigation en toute saison sur l'Oubangui-Congo, ainsi qu'à la fourniture d'énergie électrique nécessaire pour la région de Bangui à partir du barrage de Palambo", a-t-il ajouté.

L'enclavement de la République centrafricaine, pays sans littoral, et son faible niveau de développement économique met en exergue son aspiration légitime à disposer d'un réseau de transport de masse fluvial et ferroviaire qui le reliera à l'ensemble des pays frontaliers, renforçant ainsi la cohérence des échanges dans l'espace communautaire", a conclu le président Bozizé.

 

 

NDLR : Lorsque feu le président Ange-Félix Patassé parlait du projet du transfert des eaux de l'Oubangui pour alimenter le lac Tchad, certains lui riaient au nez et le traitaient de fou. Même Bozizé qui ne doit rien comprendre dans ce projet ose glauser là-dessus. Son discours doit faire rire doucement certains et Patassé doit se retourner dans sa tombe, lui qui a été justement renversé par Bozizé alors qu'il revenait du sommet de la CEN-SAD de Niamey où il avait longuement exposé le dossier du transfert des eaux de l'Oubangui devant ses pairs et le colonel Mouammar Kadhafi..

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 23:14

 

 

 

 

Mme-Oguere-Ngaikoumon-nee-Souembet-Marie-Claire.jpg

 

Par Thierry Ndong, Integration - 30/04/2012 www.journalducameroun.com

L’épouse de l’ambassadeur de RCA au Cameroun est décédée jeudi le 26 avril 2012 à Yaoundé des suites de maladie

L’ambassade de la République Centrafricaine au Cameroun est endeuillée. L’épouse de l’ambassadeur Louis Oguéré Ngaïkoumon est décédée le 26 avril 2012 dans un hôpital de la capitale camerounaise. Madame Oguéré Ngaïkoumon née Souembet Marie Claire a été emportée par un mal (de nerfs) apparu voici à peine quatre mois. Elle décède après un suivi médical serré, qui devait se poursuivre au Maroc dans les prochains jours. La résidence de l’ambassadeur de la RCA porte le deuil depuis l’annonce de la triste nouvelle. En ce vendredi 27 avril 2012, l’époux éprouvé est assis dans la salle de séjour. Son visage est défait. Sa voix est tremblotante. Il répond très souvent au téléphone. Des appels viennent de Bangui, Paris et partout au Cameroun. En cette fin d’après – midi par exemple, le président de la République Centrafricaine échange au téléphone avec son ambassadeur au Cameroun. Il vient aux nouvelles. François Bozizé s’assure en effet que tout va bien, malgré la douleur de cette disparition subite. Avant lui, l’ambassadeur avait reçu au téléphone le chargé d’affaires du Cameroun en RCA.

La communauté centrafricaine à Yaoundé n’est pas en reste. Elle est aux côtés de la famille Oguéré Ngaïkoumon dans ce moment difficile. Des femmes dorment sur des nattes dans la salle de séjour ; où le ballet de visiteurs se poursuit. Des femmes du Cercle des amis du Cameroun (Cerac) sont là pour présenter les condoléances et surtout s’enquérir du programme. Les jeunes étudiants centrafricains sont aussi là. Les hommes de Dieu prient. Les officiels camerounais et des amis de la RCA appellent au téléphone ou passent à la résidence. Dans la grande cour de la résidence, des chaises et des tentes sont placées. Pour accueillir le tout –venant. Les cadres de l’ambassade centrafricaine sont au four et moulin. Ils travaillent à préparer le rapatriement de la dépouille (de leur collègue) dans de bonnes conditions. Mais, tout dépend de Bangui, qui doit pourvoir les moyens nécessaires. La défunte occupait le poste d’attachée sociale à l’ambassade de la RCA. Elle avait un diplôme de sage femme et un autre de technicienne supérieure de santé, option puériculture. Elle laisse trois enfants et des petits enfants.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 23:05

 

 

 

safari chasse en RCA

 

 

 

L’affaire Erik MARARV et son safari CAWA qui a défrayé quelques colonnes des journaux ces derniers temps, en appelle à l’intervention des autorités Centrafricaines soucieuses de voir la RCA aller de l’avant. Car au-delà de ce qui se dit, ce qui se fait et ce qui est, le dosage de la mauvaise volonté tend à prendre de l’ampleur. Ce qui est plus qu’inquiétant. A en croire le chanteur Ivoirien Tiken FAKOLY, « ...Les ennemis de l’Afrique, ce sont les Africains... ». Mais qui sont les ennemis de la Centrafrique ?

 

 Ce qui s’est passé…

 

Le mercredi 22 mars 2012, Erik MARARV, le Suédois désormais Centrafricain à cause des années passées en Centrafrique, s’est réveillé avec une stupéfaction sans pareil. Il convient de rappeler qu’il tient dans la zone de Bakouma, au village NGOU NGUINZA, un espace SAFARI qu’il exploite depuis plus de six  ans. Se promenant ce mercredi 22 mars dans la zone, il est arrivé d’après des témoignages, sur des cadavres d’hommes qui seraient tués à coup de machettes, accompagnés de bastonnade. C’était environ treize (13) hommes. Sidéré, il est revenu en faire part aux siens et aux autorités de la ville.

 

Malheureusement, alors que les enquêtes n’avaient pas encore commencé, quelques hommes au sein de la population se mobiliseront pour s’en prendre à Eric MARARV et son SAFARI. C’est ainsi que son camion sera incendié et ses dépôts pillés, sans oublier bien d’autres actes de vandalisme. Pour cette partie de population en furie, Erik MARARV serait le commanditaire de ce meurtre. Mais selon des sources autorisées, le Central African Widlife Adventures (CAWA) que tient Erik MARARV emploie depuis des années, plus de deux cent cinquante personnes.

 

Mais pour des raisons économiques, la société s’est obligée de réduire l’effectif. Aussi pour des raisons qui sont incompatibles aux principes de travail dans une entreprise, certains employés ont été priés de remettre le tablier, sans exclure pour autant, des possibilités de reprise. Ce changement intervenu, n’a pas manqué de provoquer la colère de ceux qui ont perdu leur emploi ou encore ceux qui ne peuvent pas supporter de voir les siens rester à la maison à ne rien faire. Ainsi, était-ce pour eux, une occasion en or de se venger ? Signalons que face aux menaces, Erik MARARV a le courage, sous les consignes des siens, de descendre à Bangui informer les hautes autorités.

 

Malheureusement pour lui, sa bonne volonté a été mal comprise. Il est gardé depuis le dimanche 26 mars 2012, dans les locaux de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) où avec ses proches, ouvriers et autres, il reste respectueux et confiant en la justice de Centrafrique. Mais au moment où Erik MARAAV avait été arrêté, au nombre de son personnel, treize hommes avaient été conduits à Bangassou pour être entendus. Mais après leur audition, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangassou a ordonné que trois d’entre eux recouvrent la liberté et reviennent à Bakouma. Ce qui veut dire que les dix autres devraient être maintenus, en attendant les instructions devant arriver de Bangui. Etant donné que parmi les trois relâchés, il n’y avait pas de chauffeur, ils vont solliciter auprès du procureur l’amabilité de libérer le nommé Ibrahim qui les a conduits jusqu’à Bangui.

 

L’autre face de l’affaire Erik MARAAV…

 

 Au-delà de l’arrestation d’Erik MARAAV, il y a des événements auxquels on doit faire attention. Les sources autorisées font état du fait que le safari CAWA emploie chaque année plus de deux cent cinquante (250) personnes, sans compter les employés temporaires. Quoique la campagne soit encore inachevée, pour cette année, environ cent millions de francs CFA ont été déboursés pour la prise en charge du personnel. Pour l’obtention du permis de conduire, le safari CAWA sort plus de 16 millions. Par rapport à la taxe d’abattage, la société paie 40 millions à la commune de Bakouma et les 25% qui vont sur le compte du Trésor Public sont à la hauteur de 16 millions.

 

La taxe d’annotation quant à elle, fait 22 millions alors que les impôts sont chiffrés à 15 millions. Tout compte fait, la part de contribution du safari CAWA n’est pas à démontrer au jour d’aujourd’hui. Pour dire que la fermeture de CAWA n’est pas sans incidences majeurs sur l’assiette financière de l’Etat Centrafricain. Quant à l’exploitation du diamant par le safari CAWA telle que défrayée partout ce jour, nombre habitants de Bakouma ne semblent pas en être au courant.

 

Ils reconnaissent qu’il y a un avion au service de CAWA, mais c’est un avion de moindre envergure, ne pouvant pas transporter plus de quatre personnes. Toutes les autorités en charge des Transports en Centrafrique le savent. Pour conclure, ils renvoient tous ceux qui soutiennent de telles allégations à se rapprocher des services de l’ASECNA, notamment le contrôle aérien afin de savoir s’il y a des avions qui tombent illégalement à Bakouma et pour quel motif. Si exploitation des ressources naturelles il y a, c’est à la brigade minière de se prononcer et pour le faire, il va falloir disposer des éléments de preuve nécessaires.

 

Par-ailleurs, La zone de Bakouma, comme toutes les autres villes de Mbomou, est depuis quelques années, sous contrôle des hommes de Joseph KONY qui ont opté pour une stratégie de l’économie. Ils se seraient décidés à ne plus gaspiller inutilement leurs minutions. Quel homme aurait-il le courage de tuer à lui seul, plus de treize de ses semblables, à l’aide d’une machette ? Le laisseront-ils faire ? C’est depuis plus de six ans qu’Erik MARARV est à pied d’œuvre à Bakouma. Jamais, on ne l’a accusé de quoi que ce soit. D’ailleurs aujourd’hui, ceux qui ont attaqué CAWA se sont décidés à se faire pardonner.

 

La question de l’heure en République Centrafricaine est celle du développement. Et pourtant, on ne pourrait l’envisager sans la participation des investissements tant nationaux qu’internationaux. Cela est d’autant plus vrai puisque les sources de revenus de la RCA sont uniquement fiscalo-douanières. Avec la crise qui secoue le safari CAWA, il y a des partenaires qui sont gagnés par la peur au point d’attendre de voir comment est-ce que la justice agirait. Ce n’est pas une vérité de dire que l’argent n’aime pas le bruit. Pour dire que les investisseurs et les partenaires au développement sont allergiques aux tracasseries, troubles et soubresauts. En mettant un terme aux activités de Central African Widlife Adventures, la RCA ferme par la même occasion, son premier robinet.

 

Guimarães TOQUERO

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 23:02

 

 

 

 

Kony

 

Le Monde.fr avec AFP | 30.04.2012 à 13h34

Le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony, opère à la frontière du Soudan et du Soudan du Sud, ainsi qu'en République centrafricaine, affirme le chef d'état-major de l'armée ougandaise.

Joseph Kony recherché par la Cour pénale internationale (CPI), s'est établi aux confins de la République centrafricaine, de l'Etat sud-soudanais de Bahr-el-Ghazal, et de celui, soudanais, du Darfour, affirme Aronda Nyakairima, le chef d'état-major de l'armée ougandaise, lors d'une conférence de presse. La LRA a été créée à la fin des années 1980 en Ouganda. Chassée du pays en 2006, elle opère désormais depuis les autres pays de la région.

L'Ouganda est à la pointe d'une force de l'Union africaine chargée de traquer le chef de la LRA, une guérilla tristement célèbre pour ses enlèvements d'enfants, dont elle fait des esclaves et des soldats, et ses mutilations de civils.

Selon le chef d'état-major ougandais, le régime du président soudanais Omar Al-Bachir, lui-même recherché par la CPI, a commencé à armer et abriter la LRA en 2002. Ce soutien soudanais à la rébellion de Kony est largement perçu comme une mesure de représailles contre Kampala, elle-même accusée d'avoir soutenu des mouvements rebelles contre Khartoum. M. Nyakairima a cependant précisé ne pas avoir de preuves formelles que ce soutien de Khartoum à la LRA se poursuive aujourd'hui.

La mission mise sur pied par l'UA, soutenue par des forces spéciales américaines, a pour mandat de rechercher le fugitif de la CPI en Ouganda, en Centrafrique et au Soudan du Sud. Elle n'a la permission d'opérer ni au Soudan, ni en République démocratique du Congo(RDC), où la LRA est aussi active.

Le Soudan du Sud est indépendant du Soudan depuis juillet 2011, mais la frontière entre les deux pays n'est toujours pas démarquée. Dans cette zone frontalière, sévissent notamment à la fois des rebelles soudanais du Darfour opposés à Khartoum et des milices opérant pour le compte du régime d'Omar Al-Bachir.

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