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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 01:45



 

AFP-LIBREVILLE, 24 jan 2009 - Le chef rebelle Timan Erdimi a été élu président de l'Union des forces de la résistance (UFR), structure qui rassemble les huit plus grosses factions rebelles tchadiennes, fondée en début de semaine, a annoncé l'UFR dans un communiqué transmis samedi à l'AFP.

 

"Les mouvements de la résistance nationale du Tchad, membres de l'Union des Forces de résistance, réunis du 22 au 24 janvier 2009 à Hadjer Marfain, ont procédé à la désignation par consensus du président de l'UFR. Le camarade Timan Erdimi a été élu président", affirme le communiqué qui précise que "le reste du bureau du bureau exécutif sera formé incessamment".

 

Hadjer Marfain est une ville qui se trouve à cheval sur la frontière tchadienne et soudanaise et porte le même nom dans les deux pays. "Cette étape si importante pour l'opposition armée tchadienne est une chance pour notre lutte et un espoir pour l'ensemble du peuple tchadien", indique le communiqué lu à l'AFP par le président de séance Abderraman Koulamallah, membre de l'Union démocratique pour le changement (UDC), "L'UFR s'engage, dès le renversement de la dictature, à mettre en place un pouvoir libre et démocratique conforme aux aspirations du peuple tchadien. Elle appelle tous les opposants à la rejoindre pour mettre fin au régime à bout de souffle d'Idriss Deby", conclut le communiqué.

 

Des sources concordantes au sein de la rébellion avaient fait part à l'AFP de la désignation de M. Erdimi vendredi en soirée par ses pairs mais l'élection officielle a eu lieu samedi. Dirigeant du Rassemblement des Forces pour le Changement (RFC), Timan Erdimi a été élu "par consensus" alors que trois candidats étaient pressentis, dont Adouma Hassaballah de l'Union des forces pour le changement et la démocratie (UFCD), selon les mêmes sources.

 

Le principal chef rebelle, le général Mahamat Nouri de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) et président de l'Alliance Nationale qui avait mené l'offensive sur N'Djamena en février 2008, a "lui-même proposé" Timan Erdimi, un des ses anciens rivaux, selon une source de la rébellion. Huit mouvements rebelles tchadiens ont mis fin à des mois de brouille pour créer l'UFR, dont l'objectif est de "libérer le peuple tchadien" et qui procédera à des "préparatifs militaires". "L'UFR va nous permettre de mieux lutter contre le régime", avait déclaré lundi à l'AFP Timan Erdimi, assurant que l'objectif était de "renverser le régime d'Idriss Deby".

 

Les mouvements négociaient depuis cinq mois. Un mouvement uni de rébellion, l'Alliance nationale (AN) dirigée par le général Mahamat Nouri, avait mené en février 2008 une offensive sur N'Djamena et avait été tout près de renverser le régime du président Idriss Deby Itno, retranché dans son palais. Des divergences étaient alors apparues au sein du camp rebelle pour désigner un chef et les rebelles avaient finalement été repoussés.

 

D'ethnie zaghawa comme Idriss Deby Itno, Timan Erdimi a notamment été directeur du cabinet de l'actuel président tchadien. Il a également dirigé Coton Tchad. Son frère jumeau Tom a aussi été un des hauts fonctionnaires du régime de Deby dans les années 1990, s'occupant notamment du pétrole. Timan Erdimi s'était brouillé avec Deby en 1996.

 

Il avait créé avec son frère le SCUD (Socle pour le changement, l'unité nationale et la démocratie, puis le Rassemblement des Forces démocratiques (RaFD) et enfin le RFC. Selon des observateurs, les combats entre les troupes de Timan Erdimi, qui a participé à l'offensive sur N'Djamena en 2008 avant de claquer la porte de l'Alliance nationale, et celles d'Idriss Deby Itno sont toujours particuliers puisqu'ils opposent des combattants appartenant parfois à la même famille.


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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 01:35

Pour son premier procès, la Cour pénale internationale (CPI) jugera à partir de lundi le chef rebelle congolais Thomas Lubanga, accusé de six chefs de recrutements d'enfants soldats. Un procès porteur d'espoir pour les enfants-soldats en Afrique, qui sonne comme un avertissement à ceux qui les recrutent.

Thomas Lubanga, premier prévenu à avoir été transféré à la Cour depuis sa création par le Statut de Rome en 2002, est accusé de crimes de guerre pour avoir enrôlé des enfants âgés de moins de 15 ans dans les rangs des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC). Il est également accusé d'avoir fait participer ces enfants aux combats qui ont eu lieu en Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), entre septembre 2002 et août 2003.

Le procès de Lubanga devrait durer plusieurs mois. Il devait initialement s'ouvrir en juin 2008, mais avait été reporté de six mois en raison d'une suspension de la procédure consécutive au refus de l'accusation de communiquer à la défense des preuves potentiellement à décharge pour Lubanga. Ces éléments de preuves avaient été fournis à l'accusation par diverses organisations non-gouvernementales, ainsi que par les Nations Unies. Elles ont finalement été remise aux juges et aux avocats ouvrant la voie au procès.

La suspension de la procédure avait conduit les juges de la CPI à demander la remise en liberté de Thomas Lubanga en juillet dernier, estimant qu'un procès équitable ne pouvait être garanti. Avant que la chambre d'appel de l'instance n'infirme cette remise en liberté en octobre, et renvoie l'affaire à la chambre de première instance de la CPI, qui statuera sur ce dossier à partir de lundi.

Issu de la tribu Hema, Thomas Lubanga a été transféré à la CPI en mars 2006, après avoir été arrêté par les autorités congolaises. Deux autres prévenus ont été transférés à La Haye dans ce dossier: Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo, tandis qu'un mandat d'arrêt a également été émis à l'encontre de Bosco Ntaganda, mais n'a toujours pas été exécuté.

Lubanga a toujours affirmé avoir agi pour ramener la paix dans la province d'Ituri, en proie à des conflits récurrents entre groupes ethniques cherchant à faire main basse sur les richesses minières de la région. Il devrait plaider non-coupable à l'ouverture des débats lundi matin devant un collège de trois juges issus de Grande-Bretagne, du Costa Rica et de Bolivie.

Son procès sera également celui du recrutement d'enfants soldats dans les conflits, et verra pour la première fois dans l'histoire du droit international des victimes participer pleinement à la procédure. Au total, les juges ont reconnu à 93 personnes la qualité de victimes autorisées à participer au procès. Leurs intérêts seront défendus par huit avocats.

"Le fait que ce soit quelque chose qui ne se soit jamais produit auparavant est un facteur d'espoir", explique Bukeni Tete Waruzi, un militant congolais qui a participé à la démobilisation de centaines d'enfants soldats dans l'est de la RDC. "Ça représente une grande leçon. Les seigneurs de guerre (au Congo, NDLR) verront que personne n'est intouchable".

"Ce premier procès de la CPI affirme que l'utilisation d'enfants dans les conflits armés est un crime de guerre et sera poursuivie au niveau international", souligne de son côté Param-Preet Singh, avocat au Programme de justice internationale de l'ONG Human Rights Watch.

Environ 250.000 enfants soldats seraient aujourd'hui enrôlés dans des conflits dans plus d'une dizaine de pays, selon les estimations des Nations unies. Certains d'entre eux rejoignent volontairement les rangs des mouvements rebelles pour protéger leurs communautés, tandis que d'autres sont kidnappés et forcés de se battre, selon Bukeni Tete Waruzi. Une fois enrôlés, les chefs de guerre utilisent toutes sortes de moyens, tels que l'administration de drogues ou la sorcellerie, pour les transformer en véritables machines à tuer.

AP

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 01:29

Le premier Premier ministre du Sénégal lors de son indépendance en 1960, Mamadou Dia, est mort dimanche à Dakar à l'âge de 99 ans, a annoncé l'agence sénégalaise d'information APS.

Né le 18 juillet 1910, Mamadou Dia avait déjà occupé des postes ministériels importants avant l'indépendance du Sénégal.

 

Protégé du premier président sénégalais Léopold Sédar Senghor, il était tombé en disgrâce après que celui-ci l'eut accusé d'avoir fomenté un complot pour le renverser en 1962.


Condamné à la prison à perpétuité, il avait été libéré en 1974 et ensuite gracié. Il avait tenté sans succès un retour en politique au début des années 80.

 

Ces dernières années, Mamadou Dia profitait de son expérience pour intervenir dans les médias sénégalais comme commentateur de la vie politique locale.

 

DAKAR (AFP) - dimanche 25 janvier2009

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 01:20

KHARTOUM (AFP) - dimanche 25 janvier 2009


Vêtus de tuniques immaculées, un foulard passé en turban autour de la tête, des hommes âgés chantent leurs "martyrs" sous une musique douce et entraînante: le Parti communiste soudanais entame son premier congrès depuis...1967, époque de l'ancienne Union soviétique.


"C'est un moment très émouvant. Cela fait plus de 40 ans que nous ne nous étions pas réunis", lance Siddig Youssef, peau noire, quelques dents en argent, et membre de la direction cette petite formation qui a travaillé dans l'ombre pendant la majeure partie des quatre dernières décennies.


Dans le centre des congrès de Khartoum, sur la rive orientale du Nil, plus de 1.000 personnes - dont 400 délégués du parti - scandent des slogans en arabe, loin des mises en scène soviétiques.

"Le combat des Soudanais pour la liberté et une meilleure vie", répètent des participants, encouragés par un jeune animateur à la voix amplifiée par les haut-parleurs tonitruants qui prend la parole entre les discours et la chorale.


De vieux amis se font l'accolade traditionnelle au Soudan, la main droite touche l'épaule du voisin, avant de lui serrer la main. "Je suis membre du parti depuis 1972 et c'est mon premier congrès... J'ai vu un tas de vieux amis qui ont maintenant des cheveux gris, comme moi", dit à l'AFP un délégué venu de Juba, à quelque 1.000 kilomètres au sud de la capitale.


Le Soudan, pays de quelque 40 millions d'habitants à l'histoire émaillée de conflits internes - dont celui au Darfour (ouest) où 300.000 personnes sont mortes depuis 2003 selon l'ONU, 10.000 assure le gouvernement - compte plus de 70 partis politiques ou factions.


 

 

Fondé en 1946, le parti communiste avait tenu son dernier congrès général en 1967. Des membres du parti avaient soutenu le coup d'Etat de Gaafar Nimeiri, porté au pouvoir par l'armée en 1969. Mais la formation s'était rapidement scindée entre les pro-gouvernement et les opposants au régime.


Ces derniers avaient tenté en vain un coup d'Etat contre Nimeiri en août 1971. Après cet échec, le secrétaire général du parti communiste, Abdel Khalek Mahjoub, avait été exécuté, devenant un "martyr" de la formation, dont la mémoire a été honorée ce week-end.


Après Nimeiri, renversé en 1985, les communistes se sont heurtés, à partir de 1989, au gouvernement islamiste du président Omar el-Béchir.


Mais l'accord de paix entre le Nord et le Sud du Soudan en 2005 a permis à une pléthore de petits partis de sortir de l'ombre et de militer en toute légalité. Les communistes ont aujourd'hui trois sièges à l'Assemblée nationale.



Au congrès, où la moyenne d'âge oscille autour de la soixantaine, une poignée de jeunes s'identifient au parti communiste. "C'est une façon de lutter pour la justice et contre un régime corrompu", pense Amged Farid, un médecin de 25 ans disant provenir d'une riche famille locale.


Nafie Ali Nafie, l'assistant du président Omar el-Béchir, Sadiq al-Mahdi, ancien président à la tête du parti Umma, Mohammed Osman al-Mirghani, chef du parti unioniste démocrate, et des membres de la formation de l'opposant islamiste Hassan al-Tourabi, ont assisté à l'ouverture du congrès communiste.


Les délégués doivent discuter jusqu'à lundi de l'unité nationale du Soudan, de la situation au Darfour et du nom du parti. Certains trouvent qu'il n'est plus à la page en 2009. Ils voudraient troquer "communiste" pour "socialiste".

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 01:11

Le président malgache Marc Ravalomanana a affirmé dimanche vouloir "rétablir l'ordre" et "sauvegarder la République" à Madagascar, à la veille de l'appel à la grève générale lancé pour lundi par son principal opposant, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans un communiqué publié dimanche soir, M. Ravalomanana a estimé que "l'appel à la révolte et à la désobéissance civile" lancé par le maire d'Antananarivo Andry Rajoelina "correspond à un coup d'Etat" et "foule au pied les valeurs de la Constitution et des institutions de la République".

Le chef de l'Etat a "donné des instructions fermes au gouvernement de rétablir impérativement l'ordre et la paix sociale, de veiller au respect de la Constitution, et a encouragé la population malgache à rester calme et sereine, face à la situation politique actuelle", rapporte le communiqué.

M. Ravalomanana, qui devait initialement assister lundi en Afrique du Sud à un sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) sur le Zimbabwe, est rentré plus tôt que prévu dimanche à Madagascar.

Il a été accueilli par plusieurs milliers de personnes et la majorité de ses ministres à l'aéroport situé dans la localité d'Ivato, à 20 km au nord d'Antananarivo, la capitale, a constaté l'AFP.

"Je ne suis pas d'accord avec ceux qui ont manifesté (samedi); Madagascar est un Etat de droit", a-t-il déclaré lors d'un point de presse, en référence au rassemblement qui a réuni la veille quelque 25.000 partisans du maire d'Antananarivo.

Le préfet de la capitale avait déclaré le rassemblement illégal vendredi.

"J'ai demandé au Premier ministre de rétablir l'ordre (...) et de sauvergarder la République", a-t-il lancé.

"J'appelle tous les Malgaches à réfléchir, l'objectif est de faire avancer Madagascar; tout le monde nous attend pour l'organisation du sommet de l'Union africaine (UA)", prévu à l'été 2009 à Ivato, a-t-il dit.

Une certaine confusion a régné dimanche soir sur le trajet du cortège du chef de l'Etat entre l'aéroport et sa résidence dans le centre-ville d'Antananarivo, a constaté l'AFP.

Parmi la foule rassemblée sur le trajet figuraient des partisans de M. Ravalomanana mais aussi du maire, qui criaient des slogans tels que "Viva" (du nom de la télévision privée du maire fermée par les autorités) ou "TGV", surnom de M. Rajoelina pour son caractère fonceur en affaires comme en politique.

Au moins deux véhicules du cortège du président avaient en outre des vitres brisées.

De nombreuses personnes portaient des vêtements à la couleur orange, symbole des partisans du maire.

M. Rajoelina entretient des rapports tendus avec le régime de M. Ravalomanana depuis son élection à la mairie en décembre 2007, mais le bras de fer s'est fortement durci depuis la fermeture par le gouvernement le 13 décembre 2008 de sa télévision privée Viva.

Dimanche, plusieurs dizaines de partisans de "TGV" s'étaient notamment rassemblés aux abords de sa résidence, des studios, et des antennes de sa télévision et radio privées.

Selon des militants proches du président interrogés par l'AFP, le Premier ministre aurait annoncé à la foule rassemblée à l'aéroport son intention de faire procéder prochainement à l'arrestation de M. Rajoelina.

Vendredi, M. Rajoelina a dénoncé "une dictature générale" dans la Grande-Ile, en particulier l'absence de liberté d'expression et la "spoliation" des terres malgaches dans un gigantesque projet agricole mené par le Sud-Coréen Daewoo.

AFP 26 Janvier 2009.

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Centrafrique-Presse.com - dans La Une
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:48
      

La quasi-totalité des factions rebelles tchadiennes se sont rassemblées dans un mouvement uni, baptisé Union des forces de la résistance (UFR), assurant qu’il s’agit d’un tournant dans la guerre qu’elles mènent au régime du président Idriss Deby Itno.


LIBREVILLE - Des factions rebelles tchadiennes ont scellé une alliance dimanche à Hadjer Marfaine, une localité à la frontière tchado-soudanaise. "C’est historique. C’est la première fois qu’on est autant de mouvements rassemblés dans la même structure", se félicite le principal chef rebelle, le général Mahamat Nouri, de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD).

Alors que les querelles intestines ont souvent été le talon d’Achille de la rébellion, les huit plus gros mouvements ont cette fois trouvé un "terrain commun pour s’unir contre le régime", selon Hissène Ahamat El Hadj, de l’Union des forces pour le changement et la démocratie (UFCD)."Nous sommes très contents. L’UFR va nous permettre de mieux lutter contre le régime", assure Timan Erdimi, leader du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), qui s’est pourtant souvent opposé à Nouri.


Un mouvement uni de rébellion, l’Alliance nationale (AN) dirigée par le général Nouri, avait mené en février 2008, une offensive sur N’Djamena et avait été tout près de renverser le président Deby, retranché dans son palais. Au moment de porter l’assaut final, des divergences étaient apparues, notamment sur la personne qui devait prendre le pouvoir politique, et ces dissensions avaient été une des causes de l’échec des rebelles. "L’idée, c’est de ne pas répéter l’expérience de février. A l’époque, nous n’avons pas été vaincus par l’ennemi mais nous n’avions pas su désigner un chef", estime Nouri. Il reste toutefois à l’UFR à se "désigner un chef par un consensus (...). Nous venons de discuter pendant cinq mois, le gros du travail est fait. Nous espérons arriver rapidement" à une telle désignation, précise-t-il.


Les raisons des dissensions passées sont multiples mais elles ont souvent été d’origine ethnique. Ainsi, alors que Nouri est un Gorane comme l’ex-président Hissène Habré, Erdimi est, lui, zaghawa comme Idriss Deby. Les partisans de chaque clan ont par le passé reproché à l’autre de favoriser son groupe.


"Nous sommes capables de nous entendre pour défendre l’intérêt général au-delà de nos querelles de personnes ou d’intérêts égoïstes", souligne Nouri. "Il n’y a jamais eu de problème entre Nouri et moi, répond Timan Erdimi. Simplement à l’époque, il n’y avait pas de consensus". "Nous allons mettre en commun nos moyens militaires, humains et politiques. Chacun a compris que seul, il ne peut rien faire et donc chacun a mis ses ambitions de côté", renchérit Hissène Ahamat.


Les rebelles sont-il capables de se lancer à nouveau sur N’Djamena ? Un observateur privilégié en poste dans la capitale tchadienne estimait récemment que la menace de poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) qui pèse sur le président soudanais Omar el-Béchir, un des principaux bailleurs de fonds des rebelles, pourrait le dissuader de les pousser à attaquer comme par le passé.


Autre frein aux velléités rebelles, le président Deby, "fin tacticien", a acheté "de manière intelligente" pour ses armées "des moyens aériens et terrestres" tout en réorganisant la défense du pays "en tirant les leçons du passé", selon un militaire de la force européenne Eufor déployée dans l’est du Tchad et qui doit être relayée après le mois de mars par une mission de l’ONU.


"Il aurait dû aussi acheter des robots pour ses nouveaux chars et avions", lance Erdimi, en ajoutant : "Il ne trouvera personne pour les piloter quand nous attaquerons".


AFP 21 Janvier 2009.



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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:36



WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a autorisé à nouveau vendredi le financement d'organisations pratiquant ou facilitant l'avortement à l'étranger, étendant aux grandes questions de société la remise en cause des politiques de son prédécesseur George W. Bush.


M. Obama a signé vendredi un décret abrogeant l'interdiction faite à toutes les organisations non gouvernementales bénéficiaires de financement de l'Etat américain de pratiquer l'avortement ou de dispenser des services relatifs à l'interruption de grossesse en dehors des Etats-Unis, a dit un porte-parole de la Maison Blanche, Bill Burton.


Signe de la sensibilité de cette question, M. Obama a signé le décret hors présence de la presse, à la différence d'autres décrets au grand retentissement signés la veille et ordonnant la fermeture du camp de Guantanamo.


La séance photo à laquelle devait donner lieu la signature a été annulée et la presse n'a obtenu qu'une confirmation laconique que la signature avait bien été apposée au bas du décret.

Cette interdiction était l'une des pommes de discorde dans la grande querelle de société entre les membres très actifs du mouvement contre l'avortement et leurs adversaires.


Elle a été instituée par le président républicain Ronald Reagan en 1984, dénoncée par l'un de ses successeurs démocrates Bill Clinton, puis rétablie dès 2001 peu après son entrée en fonctions par le républicain George W. Bush.


L'avènement du démocrate Barack Obama a suscité une vive inquiétude chez les militants anti-avortement.


Plusieurs dizaines d'entre eux ont manifesté vendredi devant les grilles de la Maison Blanche. Parmi les panneaux qu'ils brandissaient, l'un proclamait: "Holocauste américain, l'abortion", sur fond de foetus mort reposant sur le drapeau des Etats-Unis.


La veille, les opposants à l'avortement s'étaient réunis par milliers à Washington, à l'occasion de la marche annuelle "pour la vie" marquant l'anniversaire d'une décision de justice capitale sur le droit des femmes à l'avortement aux Etats-Unis.


L'intention prêtée à M. Obama d'utiliser cet anniversaire pour autoriser à nouveau le financement des organisations pratiquant ou facilitant l'avortement était l'une des grandes préoccupations des manifestants qui, chaque année, recevaient le soutien de M. Bush.


M. Obama, qui a fait la promesse globale de réconcilier un pays profondément divisé, aura donc choisi de ne pas agir le jour de cet anniversaire.


Mais, dans une déclaration publiée jeudi, il a dit rester "déterminé à protéger la liberté des femmes de choisir" entre avoir un enfant ou pas.


Le 36ème anniversaire de l'arrêt "Roe contre Wade" rappelle aux Américains "que cette décision non seulement protège la santé des femmes et la liberté de reproduction, mais symbolise un principe plus large: que le gouvernement n'a pas à se mêler des affaires de famille les plus intimes", a-t-il dit, marquant une nouvelle fois de manière spectaculaire sa différence avec M. Bush.


M. Obama évoquait l'une des décisions les plus fameuses et les plus controversées de la Cour suprême.

L'arrêt du 22 janvier 1973, "Roe contre Wade", dit que le droit à la vie privée, présent dans la Constitution, garantit aux femmes la liberté d'avorter.


Cet arrêt est depuis lors soumis aux attaques constantes des opposants à l'avortement.

M. Obama a reconnu jeudi que l'avortement était une "question sensible, qui souvent nous divise".

Mais, a-t-il ajouté, "quel que soit notre point de vue, nous sommes unis dans la volonté ferme d'empêcher les grossesses non désirées, de réduire le nombre des avortements, et de soutenir les femmes et les familles dans le choix qu'elles font".

Il a appelé à trouver un "terrain d'entente" pour étendre l'accès à la contraception, à l'information et aux services.


Mais ses adversaires républicains ont au contraire vu dans l'abrogation de vendredi le démenti des promesses de concorde faites par M. Obama.


(©AFP / 23 janvier 2009)



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Centrafrique-Presse.com - dans AMERIQUE
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:23




Bangui, 25 janvier (GABONEWS) – Le président de la Commission de consolidation de la paix pour la Centrafrique, l’Ambassadeur Jan Grauls, a déclaré « l'extrême urgence » de la mise en œuvre du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants en Centrafrique.

 

Cette déclaration a été faite au cours d’une conférence de presse qu'il donnait pour faire le compte rendu d’une mission qu’il a effectuée à Bangui pour, dit-il, « féliciter la classe politique centrafricaine » à cause des résultats satisfaisants du Dialogue politique inclusif (DPI).

"Si le programme DDR rate, les résultats du Dialogue Politique Inclusif sont compromis", a-t-il fait observer avant d’annoncer la disponibilité de la Communauté internationale à appuyer le processus.

Pour Jan Grauls, "les recommandations issues du Dialogue Politique Inclusif constituent une feuille de route" pour la République Centrafricaine et la Communauté internationale dans la recherche de la stabilité, de la sécurité et de la consolidation de la paix dans ce pays.

Le diplomate onusien s’est également réjoui de la formation d’un nouveau gouvernement représentatif de toutes les entités parties prenantes du DPI et respectueux des recommandations de ces assises.
« Tout cela est très apprécié pour la Centrafrique », a-t-il fait observer.

« Ce sont des événements qui font en sorte que la Communauté internationale perçoit la Centrafrique d’une autre manière, car la Centrafrique avait un problème d’image de par le passé, et grâce à ces événements, cette image commence à changer profondément et c’est une bonne chose pour le peuple centrafricain », a-t-il poursuivi M. Grauls.

L’Ambassadeur Grauls a également annoncé la finalisation cadre stratégique "qui est en quelque sorte un contrat entre la Centrafrique et la Communauté internationale “et comportant tous les engagements des deux parties en en faveurs du redressement du pays.

Il a indiqué que ce document devrait être finalisé au plus tard à la fin février 2009 avant d'être présenté au Conseil de sécurité.

Créée en 2008, la Commission de consolidation de la paix pour la Centrafrique est une structure spécialisée du Conseil de sécurité de l'ONU chargée de mobiliser des partenaires et des fonds pouvant soutenir la République Centrafricaine dans ses efforts de consolidation de la paix.

Ses priorités la réforme du secteur de sécurité, la bonne gouvernance et les pôles de développement.

GN/JS/DCD/09



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Centrafrique-Presse.com - dans Société
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:19



Bangui, 25 janvier (GABONEWS) - Une journée porte ouverte en faveur du football féminin s'est tenue samedi à Bangui au siège de la Fédération centrafricaine de la discipline en présence du ministre de la Jeunesse, des sports, des Arts et de la Culture, Aurélien Simplice Zingas.

 

Organisée par la Fédération centrafricaine de football, cette journée porte ouverte vise à faire le diagnostic du football féminin centrafricain qui s'est éteint depuis plus d'une décennie et de proposer des solutions pour sa relance.

Au cours de cette journée qui regroupe les dirigeants, les entraîneurs et les capitaines des clubs, des exposés ont été présentés sur des thèmes tels que « Femmes football et paix », « Histoire du football féminin en République Centrafricaine », et « profile et rôle d’un dirigeant de club féminin ».

Le ministre en charge des sports Aurélien Simplice Zingas a déploré la relégation de, « la femme en tant que mère, épouse et partenaire » au second plan avant de souhaiter que l’occasion soit donnée à la femme de s’émanciper dans tous les domaines en général en dans le domaine du sport en particulier.

M. Zingas a également interpellé les acteurs sportifs et le gouvernement pour le développement du football féminin en Centrafrique à l’exemple de la Guinée Equatoriale.

Dans le cadre de cette journée porte ouverte, des matchs amicaux ont été joués entre les clubs féminins dans les huit arrondissements de la capitale.

GN/JS/DCD/09

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 23:27

Le chef rebelle congolais Laurent Nkunda, qui déstabilisait l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et le pouvoir de Kinshasa depuis plusieurs années, a été arrêté jeudi soir au Rwanda voisin et pourrait être remis aux autorités de Kinshasa.

 

"L'état-major conjoint des FARDC (Forces armées de RDC) et des éléments de renseignement RDF (Forces de défense du Rwanda) informe de l'arrestation du général déchu Laurent Nkunda jeudi à 22H30 sur le territoire rwandais", a annoncé un communiqué de l'inspecteur général de la police de RDC, John Numbi.

 

Le chef historique de la rébellion du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP), créée en 2006, était vraisemblablement vendredi "en résidence surveillée à Gisenyi", localité située au Rwanda mais à la frontière avec l'est de la RDC, selon une source de la rébellion.

 

A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende a exprimé la satisfaction des autorités et souhaité l'extradition en RDC de M. Nkunda pour qu'il soit jugé.

 

M. Nkunda pourrait être remis vendredi soir aux autorités congolaises, selon des sources diplomatiques et militaire.

 

Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré en 2005 par la Haute Cour militaire congolaise pour désobéissance et crimes de guerre à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est) qu'il avait prise brièvement en juin 2004.

 

Les forces rwandaises et congolaises, qui sont impliquées depuis mardi dans une opération militaire conjointe et inédite dans l'est de la RDC, étaient arrivées jeudi aux portes de Bunangana, fief de M. Nkunda. Après de brefs affrontements, l'ex-général congolais tutsi serait parti en territoire rwandais tout proche.

 

M. Nkunda avait été affaibli début janvier par un putsch interne mené par le chef d'état-major du CNDP, le général Bosco Ntaganda, qui l'avait "limogé" pour "mauvais leadership". Dans la foulée, le 16 janvier, M. Ntaganda et des commandants du CNDP avaient déclaré "la fin de la guerre" contre les FARDC et s'étaient dits prêts à intégrer leurs troupes dans l'armée congolaise.

 

Ce ralliement avait été annoncé en RDC en présence notamment du chef d'état-major de l'armée rwandaise, James Kabarabe.

 

A la suite de ce "schisme", le rapport de force restait incertain entre les deux factions du CNDP, qui contrôlait une grande partie de la province congolaise du Nord-Kivu après avoir mis en déroute l'armée gouvernementale dans cette région fin 2008.

 

Le 20 janvier, plus de 3.500 soldats rwandais, selon l'ONU, sont entrés dans l'est de la RDC, et suivis des FARDC, ils sont entrés, sans résistance, dans des localités contrôlées depuis des semaines par le CNDP.

 

L'état-major de l'opération conjointe des armées congolaise et rwandaise a remercié vendredi "tous les militaires" du CNDP qui, en faisant défection, ont permis l'arrestation de leur chef.

 

Dans ce contexte, les négociations entre le CNDP et Kinshasa, qui avaient débuté le 8 décembre et devaient reprendre lundi à Nairobi, ont été reportées à une date indéterminée.

 

L'objectif avoué de l'offensive congolo-rwandaise est de traquer les rebelles hutu rwandais réfugiés en RDC, mais elle a eu pour premier résultat de faire tomber M. Nkunda.

 

Vendredi, un important axe routier de l'est de la RDC (Kiwanja-Nyamilima), auparavant bastion des rebelles hutu rwandais, était cependant sous le contrôle total des soldats congolais appuyés par des militaires rwandais, a constaté l'AFP.

 

Un groupe de rebelles hutu rwandais est par ailleurs arrivé vendredi à Kigali pour une "mission exploratoire" après s'être rendu à l'armée rwandaise cette semaine, a affirmé à l'AFP une source militaire rwandaise, ce qu'a catégoriquement nié leur président Ignace Murwanashyaka.

 

L'armée rwandaise est entrée cette semaine en RDC, non plus comme par le passé pour soutenir des rébellions hostiles à Kinshasa, mais dans le cadre d'un plan congolo-rwandais de stabilisation de la région.

 

Cependant cette intervention suscite beaucoup de méfiance en RDC. L'opposition a d'ailleurs demandé la convocation d'une session extraordinaire de l'Assemblée sur le sujet

© 2009 AFP 23/01/2009





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