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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 16:01

 

APA Bangui 2008-06-16 (Centrafrique) La présidente de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), Mme Fatimé Médamorou, a lancé un appel d’urgence au gouvernement centrafricain pour qu’il vienne en aide aux populations de la préfecture de la Vakaga, à environ 1000 km au nord-est de Bangui, confrontées à une crise sanitaire.

 

L’hôpital général de Birao est vide. Il n’y a pas de médecin, pas de médicaments et pas de personnel soignant, a indiqué Mme Médamorou au cours d’un entretien avec APA.

Les femmes éprouvent d’énormes difficultés à l’accouchement. La population souffre du paludisme et les enfants sont les premières victimes de cette maladie, a-t-elle ajouté.

 

Le sous-préfet Albert Mbongo a averti que la famine risque de sévir à Birao pendant la saison pluvieuse. Il n’y a plus de vivres au marché de Birao, a-t-il dit, dénonçant le renchérissement des prix des denrées alimentaires de base dont le manioc et le sorgho, aliment de base en Centrafrique.

 

Le prix d’une assiette de manioc est passé de 500 à 1000 FCFA et celui d’une assiette de sorgho de 250FCFA à 800 FCFA, a indiqué M. Mbongo. Il a lancé un vibrant appel au Programme alimentaire mondial (PAM) et à l’organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO) leur demandant de fournir des semences en quantité suffisante à la population de la région nord-est du pays afin de lui éviter la famine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 05:01

 

 

Selon des informations dignes de foi, le président Bozizé aurait proféré à son entourage, de sérieuses menaces d’interdiction de visite en République centrafricaine contre l’actrice américaine Mme Mia FARROW, ambassadrice de l’ONU pour l’UNICEF, qui a déjà séjourné à deux reprises en Centrafrique.

 

A l’occasion de ses visites notamment celle qu’elle a effectué au mois de mai 2008, Mme Mia FARROW a parcouru plusieurs localités des régions sinistrées de l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Haute Kotto et la Vakaga, où elle a pu constater la grande détresse et misère des mères et enfants centrafricains des zones affectées par les troubles politico-militaires. De retour à New York, elle en a rendu compte aux Nations unies et à la presse. Ses propos dont Bozizé s’est fait l’écho, ont mis ce dernier hors de lui.

 

La raison de la fureur de Bozizé serait due aux récentes déclarations faites par l’actrice américaine à la presse depuis New York où Bozizé se trouvait au même moment, dénonçant les violations de droits de l’homme qui continuaient toujours en Centrafrique.

 

Mme FARROW a souligné la responsabilité de la garde présidentielle de Bozizé dans les incendies de villages en disant que "Les gens nous ont raconté que beaucoup de villages brûlés l'avaient été par la garde présidentielle". Elle a qualifié la RCA d’être « un état virtuel en déshérence » et mis en cause l’autorité de Bozizé en ces termes : "Je ne pense pas que l'autorité du président François Bozizé s'étende bien loin en dehors de Bangui (la capitale), sauf peut être dans certaines villes où son pouvoir est toutefois précaire".

 

On peut comprendre que les vérités assénées par cette brave et admirable dame puissent ne pas être du goût de Bozizé qui préfère se détourner la face de ces tristes réalités de certaines régions de son propre pays qu’il s’est employé méthodiquement à détruire depuis sa calamiteuse rébellion jusqu’à maintenant où il est au pouvoir.

 

Mais ce n’est pas en empêchant l’ambassadrice de l’UNICEF de mettre pied en Centrafrique qu’il réussira à étouffer la vérité sur la « déshérence » de son pays dénoncée avec juste raison par Mme Mia FARROW.

 

  


          Mia FARROW ici avec des petits enfants centrafricains vers Paoua

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 04:53

 

Propos recueillis à Yamoussoukro par Tanguy Berthemet


15/06/2008 | Mise à jour : 23:27 |

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Laurent Gbagbo et Bernard Kouchner samedi à Abidjan.

 

Laurent Gbagbo revient sur les délicates relations franco-ivoiriennes.

 

Bernard Kouchner est revenu dimanche d'une visite de deux jours hautement symbolique en Côte d'Ivoire. Ce voyage était le premier d'un ministre français des Affaires étrangères dans l'ex-colonie depuis près de cinq ans. «Cela montre que le plus dur de la crise est derrière nous», a souligné Bernard Kouchner. Paris, qui entretient toujours sur place une force de 1 800 hommes, entendait également apporter son soutien au processus de paix en cours dans ce pays embourbé dans une guerre civile depuis septembre 2002. Dans un entretien accordé au Figaro, Laurent Gbagbo revient sur les délicates relations franco-ivoiriennes.

 

LE FIGARO. La visite de Bernard Kouchner est-elle le premier signe d'une détente franco-ivoirienne ?

 

Laurent GBAGBO. Ce n'est pas le premier signe mais c'est un pas important. Je pense qu'il y a eu un changement d'attitude depuis que le gouvernement a changé à Paris. Je n'ai jamais été agressé verbalement par le président Sarkozy, ça c'est un premier signe. Deuxième signe : il n'y avait plus de contact du tout, et Nicolas Sarkozy a passé un coup de téléphone. Puis on s'est vu à New York, et plus posément à Lisbonne lors du sommet Europe-Afrique. La France et la Côte d'Ivoire évoluent vers une re-normalisation des relations.

 

Pensez-vous venir à Paris ou inviter Nicolas Sarkozy en Côte d'Ivoire ?

 

Vu formellement, pourquoi pas. Ce serait dans la logique, mais pour le moment on n'en a pas encore discuté.

 

Quels messages attendez-vous de la France aujourd'hui ?

 

À vrai dire, je ne sais pas. Ça doit se faire sous forme de dialogue ; la visite du ministre Kouchner va dans le sens du changement et je prends ça comme base positive. C'est ça qui est important. Cela se situe dans la ligne du discours prononcé par le président Sarkozy au Cap. Je crois que la presse française ne montre pas assez le séisme, la césure que cela représente. C'est un discours révolutionnaire au sens français du terme. Cela change fondamentalement les données du problème. Depuis l'année 1956, il y avait dans la relation entre la France et l'Afrique francophone l'idéologie de la Françafrique. Depuis cette époque-là, c'est la première fois que l'on dit halte là aux dérives occasionnées par cette doctrine. C'est une chose excellente que de le dire.


Dans ce discours, le président a expliqué que la France réorganisera ses bases militaires en Afrique. Souhaitez-vous la fermeture de celle d'Abidjan ?

 

Le fait qu'il ait dit qu'il n'y aurait plus de base en Côte d'Ivoire nous convient parfaitement.

 

À cause de la crise, de nombreux Français ont fui la Côte d'Ivoire. Une aide est-elle envisageable pour compenser les pertes qu'ils ont subies et les aider au retour ?

 

La communauté française en Côte d'Ivoire a diminué et c'est naturel. Mais pour le reste je pense que la Côte d'Ivoire profite des entreprises qui y sont installées. C'est pour ça que nous avons fait des efforts. Nous avons refait l'école française qui ouvrira en septembre. Et pour les petites entreprises qui sont parties, nous avons créé une caisse.

 

L'élection présidentielle est prévue le 30 novembre. Or, compte tenu des retards observés dans sa préparation, cette date semble aujourd'hui très difficile à tenir…

 

Ce débat n'est pas important. Les gens se fondent sur des choses qui sont secondaires. Nous avons fixé une date. Ce qui est important, c'est que l'on avance vers les élections. Si aujourd'hui on me dit que l'établissement des listes électorales a pris une semaine, un mois de retard… on verra. Mais ce n'est pas le gouvernement qui organise le scrutin ; c'est la commission électorale indépendante.

Pour le moment, elle nous dit que la date est tenable. Mais si elle nous assure qu'il faut les faire plus tôt ou plus tard, nous verrons si c'est fondé. Pour moi, le plus tôt sera le mieux car il faut légitimer de nouveau le pouvoir en Côte d'Ivoire. Le gouvernement est devenu un gouvernement de partis. Ce n'est pas bon.

 

Les principales difficultés pour tenir l'élection sont l'établissement des listes électorales et le désarmement effectif des milices, ce qui n'est toujours pas le cas…

 

Pour le désarmement, il faut poser la question au premier ministre. Mais ce n'est pas là que nous voyons la difficulté. Elle est plutôt dans la capacité des organes techniques à distribuer les cartes d'électeur.

Aujourd'hui, on peut voyager dans tout le pays. C'est une étape importante.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 04:45

 Ndlr : Voici l'interview de celui à qui le gouvernement de Elie Doté a enrichi en confiant la gestion du fameux guichet unique de douane à Douala auquel Bangui vient de mettre un terme.



Vous êtes le créateur du Groupe UNITEC, acteur majeur dans le domaine des services associés aux télécoms et des nouvelles technologies dans toute l'Afrique de l'Ouest. Pouvez vous retracer la démarche professionnelle ayant conduit à vos succès actuels ?
Quelles ont été les étapes successives de l'évolution d'UNITEC pour parvenir à sa position dominante sur le marché ?

 

Je suis dans la profession depuis bientôt 25 ans et j'ai commencé mes activités dans l'informatique pour la première fois le 2 juillet 1982. Je suis arrivé dans le métier en étant d'abord diplômé d'Ecole Supérieure de Commerce ; ensuite, j'ai été recruté pour entrer dans l'Industrie Informatique en commençant par l'Italie où j'ai bénéficié de formation dédiée aux Ingénieurs de Projets informatiques. Cette expérience qui a commencé chez OLIVETTI à Florence puis à Ivry en France, fut le début d'une grande aventure car elle m'a permis d'entrer directement en activités en prenant la responsabilité de grands projets en Afrique de l'Ouest et Centrale, dès 1984. L'importance de notre formation de Sup de Co (Ecole de Commerce) qui donne un poids important à la maîtrise de l'Anglais avec une formation résidente " Brighton Polythechnic Institute ", a été aussi un grand atout.

 

En décembre 1986, j'ai rejoint le Groupe Français SMT GOUPIL, premier fabricant de micro-ordinateurs de l'époque, en relation avec le Groupe SCOA, comme Directeur Commercial Régional pour les opérations en Afrique de l'Ouest avec une base à Abidjan. Ce passage a ouvert également la voie à la conduite d'importants projets institutionnels qui restent des expériences de références sur lesquelles nous nous appuyons toujours pour la maîtrise des grands projets (démarrage du système SYDONIA dans les Douanes de la région, Informatisation des Impôts, Réseau Informatique des PTT,…etc).

 

LA touche finale est venue avec mon arrivée chez UNISYS en avril 1990, 2ème Constructeur Américain, 2ème de rang mondial à l'époque, chez qui j'ai pris la charge de la Direction Commerciale pour les solutions bancaires à Abidjan associés à d'importants projets et un portefeuille de clients sous-régionaux. La base régionale est toujours la Côte d'Ivoire. Cette position a permis de conduire d'importants projets informatiques bancaires à Abidjan comme ceux la Société Générale, la BNP, PARIBAS, la BCEAO, etc.

Puis, de nombreux changements sociopolitiques commencent à surgir en Afrique, dès les années 90, avec son cortège de troubles et de dysfonctionnements qui ne rassurent pas les Constructeurs présents sur le marché.

 

Alors qu'Internet venait à peine de faire son apparition, tous les constructeurs ont été contraints de se replier vers l'Europe, notamment, IBM, NCR, UNISYS…etc.

En même temps, l'évolution de l'Industrie annonçait dès l'époque que l'on allait bientôt changer de modèle de distribution en privilégiant la vente indirecte par les Revendeurs aux réseaux directs des Constructeurs.

 

A partir de 1995, après trois années de réflexion en vue de préparer un self-business, j'ai démissionné de chez UNISYS pour créer ma propre entreprise. UNITEC-BENIN est ainsi née avec un plan d'extension sur la sous région, à commencer par le Togo.

Le business plan d'UNITEC était basé dès le départ sur les métiers de services, sachant que le hardware apporte de moins en moins de valeur ajoutée.

 

Cela veut-il dire que dans le business service, vous ne priorisez pas la machine ?


Sans les Services, l'Industrie Informatique ne peut pas vivre ; ce sera de plus en plus vrai même en Afrique, au cours des dix prochaines années. C'est simple : lorsqu'on achète des machines, on doit pouvoir les utiliser pour des tâches précises et apprendre à les utiliser ; il faut donc des compétences, ingénieurs et des spécialistes pour mettre en place les applications, assurer et faire la maintenance : c'est le contenu de l'ensemble des services sans lesquels il ne peut y avoir d'informatique. Voilà le fond des changements dans la nature de la consommation des produits informatiques tels que aujourd'hui partout, même en Afrique où de nombreux projets n'ont pas abouti parce que n'il a y a pas eu du tout ou pas assez plus de prestations pour les services pour faire marcher les nombreuses machines achetées pour finalement ne rien faire avec.

 

Chez UNITEC, nous avons donc pris résolument l'orientation dans laquelle nous voulons être un pôle d'excellence. A titre d'exemple : il n'existe aucun projet informatique au niveau de l'Etat qui puisse démarrer en moins de six mois au minimum. UNITEC est parvenue à réduire ce délai de 50%, avec des résultats tout aussi meilleurs, grâce à une nouvelle ingénierie des projets qui est adaptée au contexte local.

 

Vu l'étroitesse de notre marché, le développement des services n'est viable que sur des projets à grande échelle ; à ce niveau, nous faisons appel à notre Business Network régional pour nous positionner sur les grands projets.

 

C'est le cas des solutions technologiques entièrement orientées Web, que nous dédions :

- au projet d'intégration régionale de la CEDEAO avec le système de l'Assurance Véhicule Communautaire

- au système d'appui à l'Etat pour le contrôle et l'amélioration des recettes publiques

- les systèmes d'informations communautaires

- ..etc

 

Cette approche nous a permis de développer notre Business dans la filière des services portuaires avec des points de présente ouverts depuis 2004 dans les ports de Cotonou, Lomé, Tema, Douala, ..etc et des bases d'activités régionales au BENIN et au NIGER, à travers des missions couvertes par des mandats et/ou contrats d'Etat. Aujourd'hui, avec le développement du Port de Cotonou récemment rendu possible grâce au Millenium Challenge Account, vous avez un rôle essentiel à jouer au niveau de la sous région…

 

Avec notre solutions de facilitation en matière de suivi des opérations Portuaires pour la sécurisation du trafic et des recettes de l'Etat, nous apportons un plus au développement des activités des ports du golf de guinée qui ont une forte dépendance des flux générés par l'hinterland ou les pays voisins. A titre d'exemple, beaucoup de marchandises du Nigeria passent encore par les pays voisins en raison essentiellement de la taille de la plateforme portuaire de Lagos comparée aux volumes d'opérations à traiter. Par conséquent, si on veut donner un bon service aux opérateurs nigérians, il faut bien gérer l'information en s'organisant de manière convenable pour assurer une bonne collecte des données.

 

Notre compréhension de cette problématique nous a permis d'être retenu pour plusieurs projets de " Cargo Managing System " dont celui du NIGERIA, mis en service à Cotonou et dans les ports voisins du BENIN. Il faut rappeler que UNITEC se démarque de la concurrence pour ce genre de projet, à une Ingénierie Globale de la solution qui est proposée en " TURN KEY " avec un contrat de service comprenant la solution technique, le financement et le pilotage.

 

C'est cette démarche qui a permis à UNITEC de faire fonctionner les seuls modèles de guichet unique informatisé et opérationnel, dans les ports comme celui de Cotonou, Lomé et Douala, dans des projets d'Etat que nous exécutons de puis juin 2004.

 

Des efforts sont-ils en mis afin de faire du Bénin un pays producteur de services ?

 

Depuis bientôt, le Bénin commence développe un environnement propice au développement des métiers de services ; en effet, le Benin est l'un des pays de l'UEMOA qui a reçu des appuis significatifs au cours des quinze dernières années, avec la mise en œuvre de plus de cinq projets de développement entraînant une mobilisation importante de financements extérieurs.

Ce contexte doit être associé à des choix déterminants qui ont été faits en termes de technologie avancée, notamment la mise en service, depuis 2002, de la Fibre Optique marine pour l'accès à haut débit au réseau Internet Mondial.

 

A partir de ce moment, le développement des services en matière de technologie devient possible. C'est l'orientation prise par UNITEC avec sa plateforme WEBMAIL dédiée au Portail Internet www.africapro.com qui est opérationnel depuis le 1er septembre 2004.

Autour de cette plateforme, nous conçu des solutions à diffuser sous forme de services SVA (Services à Valeur Ajoutée) de type grand public (messagerie intégrée, Web/Mail/GSM…etc), des applications professionnelles dédiées aux Projets de Développement, des Administrations Publiques et en général aux Opérateurs Economiques.

Dans le développement de ces solutions, nous opérons toujours sous forme de projets " selfsubstainable "(autofinancés).

 

En votre qualité d'acteur majeur au Bénin et dans la sous région, quelle est votre stratégie pour développer vos activités ?

 

Notre stratégie est simple ; elle tourne autour :

- promotion de notre plateforme de services intégrés : Internet, Télécoms et applications on-line

- localisation et réalisation de contrats de services à grand volume (projets communautaires) ;

- renforcement des capacités (capacity building) avec la valorisation de l'expertise africaine et le développement de la filière de formations au profit des solutions technologiques

Cette stratégie donne de bons résultats pour le moment, à partir du BENIN qui héberge nos bases régionales.

 

Quel message principal adresserez-vous aux éventuels partenaires s'intéressant à UNITEC ?

 

La liaison avec des Partenaires Etrangers est importante. Nous le faisons déjà beaucoup en matière de Technologies ; il nous en faut autant sinon plus en matière de mobilisation des ressources financières.

 

En effet, nous avons déjà créé l'environnement requis pour ce type de partenariat. UNITEC a fait le choix des métiers de services dans l'Industrie des Technologies Nouvelles. Nous avons changé également l'approche de l'Ingénierie des projets en passant du système de contrat traditionnel au concept de contrat de services comprenant l'apport du financement qui accroît la responsabilité de l'Opérateur, rassure et sécurise les grands projets d'Etat.

Cette approche est acceptée dans notre marché sous-régional comme une démarche professionnelle sans précédent; elle est aussi bien accueillie par l'Administration Publique et nous avons d'importantes références à notre catalogue.

 

Pour aller plus loin, il nous faut optimiser la solution de financement pour laquelle nous avons reçu l'appui des institutions bancaires locales mais les conditions de financement local sont drastiques. Nous pensons que tout Partenaire Investisseur qui recherche des projets performants et à forte valeur ajoutée, peut trouver une opportunité dans les opérations de UNITEC. Les éventuels promoteurs sont les bienvenus chez UNITEC.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 04:32

 

15 June 2008.- Le Premier ministre du Koweït, Cheikh Nasser Al Mohammed al Ahmed Al Sabah, a reçu dimanche son homologue de Centrafrique, Faustin Archange Touadera. Les deux pays entendent renforcer leur coopération économique. Il est vrai que la république centrafricaine en a bien besoin. Ce pays d’Afrique centrale qui a connu ces dernières années de nombreux coups d’Etat peine à retrouver la stabilité.

 

L’économie est en ruine et le budget national inexistant à tel point que le France est souvent obligée le boucler les fins de mois pour pouvoir payer les fonctionnaires. A cela s’ajoutent des troubles à l’intérieur du pays, conséquence de l’instabilité à la frontière avec le Tchad et le Soudan.


Dans ce contexte, le président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2003, cherche à élargir le cercle de ses partenaires financier au delà de la France et de l’Union européenne. Le Koweit, comme d’autres pays du Golfe, sont évidemment les bienvenus.

Ce pays dispose d’une activité minière (or et diamants) et forestière (bois tropicaux). Le tissu industriel est inexistant. Reste à savoir si le bilan mitigé qu’offre la Centrafrique sera de nature à emporter l’enthousiasme des autorités et des investisseurs privés.


Ndlr Centrafrique-Presse : Après l'humiliation qu'il a subie à Paris où il n'a été reçu que par des directeurs de cabinet et des directeurs de service, voilà au moins un pays, le Koweit, qui respecte  le parallélisme des formes. Le PM centrafricain est reçu par son homologue.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 04:29

 

LEMONDE.FR avec AFP | 15.06.08 | 19h38

 

Alors que les rebelles tchadiens ont repris ces derniers jours leur offensive vers la capitale, N'Djamena, Bernard Kouchner a très nettement pris ses distances avec ce conflit, dimanche 16 juin à Abidjan."Il n'y a pas de position de la France à entretenir. C'est un général irlandais qui commande l'Eufor (la force européenne chargée de protéger les réfugiés), avec dix-sept nations", dont la France, a répondu le chef de la diplomatie française à la question d'un journaliste sur la position de Paris dans la crise tchadienne. "La France n'est pas intervenue et n'interviendra plus", a-t-il ajouté lors de cette conférence de presse marquant la fin de sa visite en Côte d'Ivoire.


Or Paris avait fourni un appui décisif - sans toutefois intervenir directement - en février au président Idriss Deby, encerclé dans son palais à N'Djamena lors d'une offensive rebelle. Les soldats français présents au Tchad depuis 1986 dans le cadre de l'opération Epervier n'avaient pas alors utilisés leurs avions et hélicoptères, mais avaient sanctuarisé et défendu l'aéroport, permettant ainsi aux forces gouvernementales tchadiennes de pilonner les rebelles et d'être ravitaillées.

 

Bernard Kouchner a par ailleurs démenti la progression des rebelles vers la capitale tchadienne, citant "les forces de l'Eufor (...) qui ont démenti cela". Les rebelles du Tchad, qui ont lancé mercredi depuis le Soudan une offensive dans l'est, ont occupé quelques heures samedi la ville de Goz Beida, à 75 km à l'intérieur des terres. Dimanche à la mi-journée, ils ont annoncé avoir pris le contrôle de la localité d'Am-Dam, certes plus à l'ouest, mais distante de 600 km de N'Djamena, leur objectif. Leurs annonces d'une forte progression avaient été qualifiées vendredi de "campagne d'intoxication dénuée de tout fondement" par le gouvernement. Vendredi également, les rebelles avaient demandé à la France de cesser ses missions aériennes de "renseignement" menées dans le cadre de l'opération Epervier, et menacé de prendre ses avions "pour cible".

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 15:16

 

Bangui - 14/06/2008 (PANA) - Le gouvernement centrafricain a dénoncé, le 2 juin dernier, la convention qui le lie à la société UNITEC Bénin, qui a mis en service en janvier 2006 à Douala, au Cameroun, un système de guichet unique destiné à sécuriser les recettes des douanes, a-t-on appris vendredi à Bangui, de source officielle.


Dans un entretien vendredi à la radio nationale, le ministre des Finances et du Budget, M. Emmanuel Bizot a justifié cette décision du gouvernement par les engagements non tenus d'UNITEC, par le refus de son directeur général, M. Philippe Bocco, de répondre à ses nombreuses injonctions et par une utilisation non transparente des fonds alloués pour la mise en oeuvre du projet.


M. Bizot a également pointé la baisse continue des recettes douanières depuis le début de l'année, autour de 600 millions de francs CFA, au même titre que les autres recettes de l'Etat, notamment les recettes fiscales.


Signée le 12 septembre 2005, cette convention de partenariat a permis à UNITEC de mettre en place un système de contrôle informatique des opérations de dédouanement des importations avant leur entrée en territoire centrafricain.


L'objectif visé était de doubler les recettes douanières qui plafonnaient alors à 1,6 milliard FCFA par mois, grâce à la mise en place de système initialement prévu pour être installé aux frontières avec le Tchad et le Congo Brazzaville.


Lors d'un séminaire sur le guichet unique à Bangui, en juin 2007, M. Bocco avait déploré la paralysie du comité de suivi du guichet unique, les nombreuses exonérations de taxes non prévues par la convention ainsi que l'obligation, également imprévue, pour UNITEC de verser des subsides aux agents du guichet de Douala confrontés à des fins de mois difficiles.

Bangui avait opté pour le système de guichet unique pour tenter de remédier à la faiblesse chronique des régies financières, régulièrement pointée par les institutions financières internationales comme source des difficultés du trésor centrafricain.


 
Ndlr. Centrafrique-Presse : C’est un honteux aveu d’échec du gouvernement qui enterre ainsi définitivement une des lubies du gouvernement Elie Doté, présentée pourtant naguère comme la meilleure solution au problème du manque de performance des douanes nationales. Dans la foulée de cette privatisation sauvage et irresponsable de cet important service de l’Etat, on avait aussi arbitrairement  dissout la douane, occasionnant un invraisemblable désordre dans ce secteur et mettant au chômage plusieurs centaines d’agents. Ce qu'on ne nous dit pas est le montant du manque à gagner que ces errements ont entraîné au budget de l'Etat. Si cela n’est pas de la mauvaise gouvernance, de quoi parle-t-on ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 23:44

 

Bangui - 13/06/2008 (PANA) - Le Dialogue politique inclusif censé mettre fin à la rébellion dans le Nord de la Centrafrique, pourrait démarrer dans la troisième semaine du mois de juillet prochain, a-t-on appris de bonne source, vendredi à Bangui.


Le ministre de la Communication et du Dialogue, M. Cyriaque Gonda, qui est également coordonnateur du comité d'organisation du Dialogue politique inclusif, l'a implicitement annoncé à l'issue de la première réunion de ce comité, indiquant que ce dernier, créé le 8 mai dernier par décret du président de la République, disposait de 45 jours pour remplir sa mission.

Le décret présidentiel précise quant à lui que le comité d'organisation clôture ses travaux à la veille de l'ouverture des assises du Dialogue.


M. Gonda a également annoncé son arrivée dimanche à Libreville afin de signer un accord global avec les groupes armés actifs dans le Nord du pays, à savoir le Front pour la démocratie du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Michel Djotodia et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth.

Il convient de rappeler que dans son rapport remis au président de la République, François Bozizé, le 25 avril dernier, le comité préparatoire du Dialogue avait recommandé aux autorités centrafricaines de réaliser quelques préalables avant ce forum prévu à Bangui, à savoir notamment la signature d'un accord global avec les groupes armés et l'adoption de mesures législatives et judiciaires permettant à tous les protagonistes de la crise d'y prendre part.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 21:23

 

LEMONDE.FR avec AFP | 13.06.08 | 20h50  •  Mis à jour le 13.06.08 | 20h50

 

Les rebelles du Tchad, qui ont déclenché mercredi une offensive dans l'est du pays, ont demandé, vendredi 13 juin à la France, de cesser ses missions de "renseignement", sous peine de prendre ses avions pour cible. Ali Gueddei, le porte-parole de l'Alliance nationale, qui s'oppose au régime du président Idriss Déby, a déclaré que "les forces armées de l'opposition" étaient favorables à la mission de l'Eufor de protection des populations civiles, mais que "la France a dénaturé la mission de l'Eufor (...) par son comportement" dans le cadre de la mission Epervier.

 

La France menait des opérations de reconnaissance pour vérifier les affirmations des rebelles, qui déclarent avoir largement pénétré dans le pays et rouler vers N'Djamena. Les autorités démentent et dénoncent une "campagne d'intoxication dénuée de tout fondement". En février, lors de la précédente offensive des rebelles sur la capitale tchadienne, la France avait été accusée d'ingérence, soupçonnée d'avoir soutenue l'armée tchadienne.

 

La France est présente au Tchad depuis 1986 dans le cadre de l'opération Epervier, avec des moyens terrestres et aériens. Elle fournit le gros des troupes de l'Eufor, force européenne déployée dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique pour protéger les réfugiés du Darfour voisin, ainsi que les populations tchadiennes et centrafricaines déplacées, soit au total 450 000 personnes.


La nouvelle rébellion au Tchad place l’Eufor sur le qui-vive

 

L'Eufor, la force de sécurité européenne stationnée dans l'est du Tchad, est sur le qui-vive au lendemain de l'annonce par la guérilla du lancement dans cette région d'une nouvelle offensive contre le régime décadent du président Idriss Déby.

 

vendredi 13 juin 2008, Reuters à 17:59 - Chargée de protéger tout à la fois les civils tchadiens déplacés par le débordement du conflit au Darfour, les réfugiés ayant fui la province soudanaise en guerre et les organisations humanitaires qui en prennent soin, l'Eufor a multiplié vendredi ses patrouilles autour des camps abritant les populations dont elle a la responsabilité.

 

De leur côté, les travailleurs humanitaires ont restreint leurs déplacements sur le terrain par précaution. A Goz-Beïda, ou est basé le contingent irlandais de l'Eufor, l'ONG Oxfam dit avoir suspendu tout déplacement "parce que la situation en matière de sécurité n'est pas claire".

 

Certains vols humanitaires prévus vendredi vers Goz-Beïda ont en outre été annulés après l'annonce par les rebelles de l'Alliance nationale du déclenchement de leur offensive dans cette même région du Ouaddaï, ou ils affirment avoir abattu un hélicoptère de l'armée tchadienne et en avoir endommagé un autre.

 

L'armée tchadienne a seulement admis qu'un de ses appareils de fabrication russe Mi-24 avait dû faire un atterrissage forcé à la suite de problèmes techniques durant un vol d'entraînement, mais un officier irlandais de l'Eufor a confirmé à Reuters qu'un appareil avait été abattu et un autre endommagé par des tirs au sol.

 

Le gouvernement tchadien a présenté comme pure propagande les déclarations de l'Alliance nationale affirmant que quatre colonnes armées rebelles avaient progressé en profondeur en vue d'atteindre N'Djamena, mais il a fait état de "mercenaires à la solde du Soudan" ayant franchi la frontière tchadienne mercredi.

 

SURVOLS D'AVIONS FRANÇAIS ?

 

En février dernier, les rebelles avaient réussi à atteindre N'Djamena et à assiéger le président tchadien dans son palais avant de battre en retraite lorsque la France, qui dispose de troupes et d'avions au Tchad, lui avait témoigné son ferme soutien. Les affrontements avaient fait des centaines de morts.

 

Les rebelles ont adjuré la France, qui dispose aussi sur place de moyens de renseignement et de logistique, de ne pas intervenir cette fois pour soutenir Déby et l'ont exhortée à agir en médiateur pour favoriser une table ronde entre toutes les factions armées et civiles du pays.

La France n'a pas confirmé la nouvelle offensive rebelle. Jeudi, l'Alliance nationale avait fait état de survols "d'intimidation et de provocation" répétés de ses positions par des avions de combat français. Paris n'a pas réagi à cette accusation.

 

Abderaman Koulamallah, porte-parole de l'Alliance, a affirmé à Reuters qu'elle était prête à suspendre son offensive si la France et l'Union européenne contraignaient Déby au dialogue: "Si la France et l'Union européenne s'impliquent pour garantir un accord, nous sommes prêts à ne pas faire la guerre."

 

On s'attendait généralement à une nouvelle offensive rebelle contre Déby - lui-même parvenu au pouvoir par la force en 1990 - depuis l'attaque de Khartoum par des rebelles darfouris le mois dernier. Le Soudan et le Tchad, qui ont signé en mars à Dakar un éphémère accord de non agression, s'accusent chacun d'entretenir l'insurrection sur le territoire de l'autre.

 

Version française Marc Delteil

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 18:26

  Pour la manifestation de la vérité par Franck SARAGBA

 





Si l’arrestation rocambolesque de Jean-Pierre Bemba, inculpé pour crimes de guerre et exactions commises par ses troupes en Centrafrique a suscité émois pour ces partisans et satisfactions pour d’autres, elle a eu cependant au-delà des faits qui lui sont reprochés le mérite de poser clairement le problème de la raison d’être de la cour pénale internationale.

Face à l’incompétence des juridictions internes pour se saisir et statuer sur ses accusations, il était temps que la cour pénale internationale prenne enfin ses responsabilités pour éclaircir les choses et se sortir de cette impasse. Cependant une série de questions restent en suspens.

 

La cour pénale internationale est-elle uniquement un tribunal pour les ressortissants des pays pauvres et des sans grades, un tribunal politique ?  Ou tout simplement un tribunal pour les vaincus ?  Qu’en est-il alors de ceux qui hier encore étaient à l’origine de la déstabilisation de leur pays respectif  et qui aujourd’hui sont au pouvoir par la grâce des armes après avoir tout cassé, tout saccagé, violé et tué également. Les malheureux viols commis sur les femmes ne sont-ils pas les conséquences directes des multiples coups d’états contre un régime démocratiquement élu ?  Et ce, avec la complicité directe, le silence coupable des institutions régionales, internationales ou carrément avec l’aide de certains états dont nous tairons ici les noms par simple pudeur, tant ces états  sont parés d’oripeaux démocratiques ou se réclament de la patrie des droits de l’homme. A n’y rien comprendre comme dirait l’autre.

 

Il est nécessaire pour des raisons objectives et dans une prospective intellectuelle  avant toutes autres considérations de nous arrêter un petit instant pour  nous interroger sur le fond. Sans pour autant évoquer les multiples mutineries et autres manœuvres de déstabilisation dont le régime légal , issue des deux premières élections générales jamais organisée en république centrafricaine a été victime, il est nécessaire de nous arrêter et de nous interroger sur certains aspects du problème sans lesquels la compréhension, l’intelligibilité  de tout ce qui s’est passé en Centrafrique depuis le coup d’Etat manqué du général André Kolingba du 28 mai 2001 ainsi que les nombreuses autres tentatives de putsch du général François Bozizé, de novembre 2001 et d’octobre 2002 ne soient possible.

 

Jamais en république centrafricaine un régime n’a été aussi ébranlé et vilipendé, jamais en république centrafricaine un régime civil ou militaire n’a été aussi déstabilisé par des éléments politisés de son propre armée nationale, ceux là- même qui sont sensé le protéger et ainsi assurer la souveraineté  et la pérennité de l’Etat. En d’autres lieux, l’on parlera tout simplement de haute trahison parce que ces actes contre un régime démocratiquement élu, contre les institutions de la république ont été posés non pas par de simples soldats mais par des officiers généraux. Pour mémoire, en 1961 le général De Gaulle  avait été confronté au même cas de figure, on sait ce qu’il en était advenu.

 

 Que réserve alors la cour pénale internationale aux auteurs de coup d’état souvent aux conséquences graves contre les régimes élus ? Le pouvoir au bout du canon a-t-il la bénédiction de la dite cour ? Qu’en penses l’union africaine ? Et les nations-unis ? Et la France ? La chaine de responsabilité ne doit-elle s’arrêter qu’aux vaincus et aux plus faibles ? C’est-à-dire se limiter seulement aux conséquences. Mais alors, qu’en est-il des véritables raisons ?  Voilà qui soulève la question des limites de la démocratie dans les pays pauvres face aux coups d’états financer et soutenu souvent par d’autres pays.

 

Ne serait-il pas plus juste et plus cohérent en dehors de toutes considérations partisanes et de toute passion de se poser les questions suivantes pour la manifestation de la vérité et établir une chaine des responsabilités. Les centrafricains dans leur majorité ne demandent qu’à comprendre, à connaitre la vérité. Comme toujours les véritables questions ne sont pas posées, comme toujours, on essaie de tromper la vigilance de notre bon peuple en jouant avec leur fibre affective pour dédouaner les véritables coupables. 

 

Le régime du président Patassé n’était pas parfait. Nous étions alors aux balbutiements de notre démocratie. Si la communauté internationale avait voulu sincèrement aidé la République centrafricaine afin de préserver et encourager le processus d’apprentissage de la démocratie, elle l’aurait fait en dégageant les moyens, en y mettant la pression nécessaire car la démocratie est un long apprentissage de surcroit coûteuse. Il est vrai que des erreurs ont été commises ici et là mais fallait-il prendre les armes pour déstabiliser les institutions et provoquer un état de siège  permanent ? Nous étions seulement à deux années des prochaines élections présidentielles. Pourquoi alors ce radicalisme ?  N’aurait-il pas fallu laisser le peuple souverain de Centrafrique en décider ?  Au lieu d’imposer à la population centrafricaine des hommes dont elle ne veut pas. (cf. Résultat des élections présidentielles de 1993, Bozizé = 1%)

 

L’appui militaire demandé en son temps par le président Patassé à Jean-Pierre Bemba pourrait se comprendre  même si par la suite les troupes de Bemba ont dérapé une foi éloignées de leur base. Le président Patassé, n’était-il pas  le garant de la constitution ? N’était-il pas le représentant d’un régime  légal ? Conformément à la constitution, ne devait-il pas protéger coûte que coûte la nation menacée et en péril ? Lui, le président démocratiquement élu et abandonné de tous  aussi bien par les troupes africaines de la CEMAC que par des militaires français qui devraient intervenir dans le cadre des accords de défense militaire devenus subitement caduques mais également par les soldats de sa propre garde présidentielle. S’il s’était enfui à la première tentative du coup d’état pour abandonner le pouvoir et ainsi préserver sa propre vie et celle de sa famille, pourtant, il en avait la possibilité, ne serait-il pas doublement condamnable ? Les généraux qui ont attenté à la légalité constitutionnelle à ce moment là connaissaient et savaient très bien les conséquences de leurs actes. Ils savaient très bien eux que l’on ne quitte pas ses troupes en difficulté et moins encore, un pays dont le peuple vous a investi pour assumer le pouvoir suprême.

 

C’est ainsi que deux jours  seulement (le 30 mai) après que sa résidence fut prise d’assaut dans la nuit du 27 au 28 mai 2001, le président Patassé a pu obtenir du colonel Khadafi de lui envoyer en urgence des soldats libyens pour assurer sa sécurité. En même temps sont arrivés également les éléments du MLC de Jean-Pierre Bemba.

 

Alors que les troupes libyennes étaient cantonnées quasi exclusivement à la sécurisation du périmètre autour de la résidence du président Patassé, les éléments du MLC ont pris eux, une part active aux côtés des Forces armées centrafricaine commandés par un certain général Bozizé, dans les manœuvres militaires visaient à traquer pour les mettre hors d’état de nuire, les assaillants en débandade du putsch manqué, retranchés ça et là dans certains quartiers du sud ouest et est de la ville de Bangui. Une fois la situation sécuritaire relativement stabilisée, les troupes du MLC se sont retirées et ont regagné leur base en RDC.

 

Quant aux troupes libyennes, elles sont demeurées en place bien au-delà du sommet extraordinaire de la CEMAC qui a eu lieu le 2 octobre 2001 à Libreville et qui a décidé entre autres mesures, de leur retrait du pays. Il est vrai que de fortes pressions ont été notamment exercées par plusieurs chefs d’Etat africains ainsi que par les USA et la France, tant sur le colonel Khadafi que sur le président Patassé pour que les troupes libyennes  puissent quitter Bangui et ainsi laisser le chemin libre aux putschistes.

 

La présence des troupes libyennes à Bangui n’était  pas du tout du goût du président Tchadien Déby qui se voyait pris en tenaille. Lorsque les soldats libyens ont quitté enfin Bangui en novembre 2002, le processus d’un vaste complot international destiné à renverser le président Patassé venait d’être amorcé sans aucune difficulté. Ce qui a débouché sur le coup d’Etat du 15 mars 2003 pour installer le général Bozizé au pouvoir. Sinon, comment expliquer que les soldats des contingents des pays de la CEMAC pré-positionnés à Bangui, selon les termes de l’accord du 2 octobre de Libreville pour assurer la sécurité du président Patassé soient restés l’arme au pied. La garde présidentielle du président Patassé n’a guère bronché non plus. C’est pratiquement sans coup férir que les mercenaires de Bozizé et les éléments de la garde présidentielle de Déby ont pris le contrôle de Bangui en l’absence du président Patassé dont l’avion fut empêché d’atterrir et contraint d’aller se poser à Yaoundé.

 

S’agissant des troupes du MLC, les autorités centrafricaines de l’époque leur ont fait appel pour la seconde fois après la nouvelle attaque de la ville de Bangui par les mercenaires et rebelles du général Bozizé du 25 octobre 2002 au cour de laquelle le porte parole de la présidence, Prosper N’douba fut enlevé et séquestré par les hommes de Bozizé. C’est au cours malheureusement de leur intervention qui a duré pratiquement jusqu’au coup d’Etat du 15 mars 2003, qu’elles ont commis les exactions qui font l’objet aujourd’hui des investigations de la CPI et de la procédure judiciaire engagée contre Jean-Pierre Bemba. Jusqu’aujourd’hui, plusieurs zones d’ombre demeurent d’ailleurs sur les raisons et les circonstances de leur brusque retrait devant l’avancée des hordes de mercenaires et rebelles de Bozizé alors qu’elles étaient censées constituer des « bouchons » sur les deux axes (Boali et Damara) qui mènent à Bangui.

 

Sans vouloir  chercher à trouver des excuses aux exactions commises par les troupes du MLC, on doit néanmoins commencer par se dire la chose suivante. Si le régime démocratiquement élu du président Patassé n’avait pas fait l’objet de toutes les tentatives de coup d’Etat qu’il a essuyées, en particulier celle meurtrières du 28 mai et 25 octobre 2001, le président Patassé n’aurait certainement pas fait appel à Bemba et ses troupes. Si l’accord de défense militaire entre la France et le Centrafrique avait été respecté. Si les dispositions de l’union africaine contre la prise de pouvoir par les armes étaient appliquées…  Ces postulats sont essentiels pour la compréhension de la suite des événements.

 

Il est vrai que nos mères et nos sœurs ont été violé, nos pères, nos frères ont été battus, humiliés pour finir par être tuer et cela est condamnable à plusieurs égards mais à  vouloir trop mettre l’accent sur le problème des viols de femmes et autres exactions des éléments du MLC durant leurs contre offensive, on en n’oublie même le principal motif de leur venue. Leur intervention fut décisive pour desserrer quelque peu l’étau autour du régime du président Patassé et délivrer les populations de certaines localités comme Sibut, Kaga-Bandoro, Kabo, Bouca, Bossangoa, Bozoum, Bata, complètement prises en otage plusieurs semaines durant par les mercenaires zakawa et les rebelles de Bozizé. Des documents audio et vidéo, ainsi que des photos reportage de la radio télévision nationale existent pourtant, qui relatent les témoignages accablants pour Bozizé et ses hordes, la liesse populaire et la joie des habitants de ces villes arrachés des griffes des bandits de Bozizé par les fameux « Banyamulengués » accueillis comme de véritables « libérateurs ».

 

L’acharnement que met la CPI à vouloir rendre justice aux victimes des éléments du MLC est sans doute louable mais devant quelle juridiction doivent répondre les auteurs de coups d’Etat dont les conséquences ont entraîné aussi des morts tout en constituant autant de crimes de guerre. La saisine de la CPI par le régime du principal auteur du coup d’Etat lui-même, ne  pose-elle pas problème ? Bozizé est celui-là même qui a lancé ses mercenaires à l’assaut du pouvoir de Patassé qu’il voulait renverser le 25 octobre 2001. Les conséquences de cette attaque armée ont été terrifiantes. C’est ce fait qui a entraîné l’intervention des troupes du MLC qui a engendré certes les exactions que le parquet général de Bangui s’est déclaré incapable d’instruire pour que la CPI puisse s’en saisir. Le fait qu’il soit aujourd’hui ou non à la tête du pays ne saurait absoudre ni Bozizé de son forfait, ni le général Kolingba. Un proverbe centrafricain ne dit-il pas que la source de la rivière se trouve toujours en amont ? Autrement dit la source des problèmes centrafricains n’ont-ils pas commencé avec les mutineries et les coups d’états ?

 

Informé des exactions commises par les troupes du MLC à l’époque, le président Patassé a demandé à Jean-Pierre Bemba de prendre des sanctions appropriées contre les coupables. Celui-ci a fait procéder à des enquêtes de la chaîne de commandement et réuni un conseil de guerre et des sanctions ont bel et bien été prises à l’encontre des auteurs.

 

A présent que le processus est amorcé par la cour pénale internationale, gageons que la cour pénale internationale aille jusqu’au bout de la logique et que d’une part les différentes chaines de responsabilité concernant aussi bien tous ceux qui ont occupé une fonction décisionnelle quelconque que les auteurs de coups d’états soient établi définitivement pour la manifestation de la vérité vraie pour qu’enfin la population de la république centrafricaine le sache et se réconcilie définitivement avec elle-même.

 

 D’autre part, au-delà du procès  Bemba, c’est aussi le procès des organisations internationales incapables de se prononcer définitivement et fermement sur les auteurs des coups d’états contre des régimes élus démocratiquement, C’est le procès des accords de défense non respecté, C’est le procès des Etats-Unis d’Amérique et de la France qui ont fait pression sur le régime Patassé pour se séparer des troupes libyennes  et n’ont pas proposer une alternative pour garantir la survie du régime et la sécurité des biens et des personnes , C’est le procès d’une armée nationale politisée, c’est le procès de toute la classe politique centrafricaine dans son ensemble qui sont à faire.


Franck SARAGBA

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