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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 21:49

le pays à


APA Bangui 2008-09-04 (Centrafrique) Le médiateur de la République en Centrafrique, le Pr. Abel Goumba, s’est insurgé contre toute tentative de balkanisation du pays et a exhorté toutes les personnes qui s’engageraient dans une telle «aventure» à «renoncer purement et simplement à leur manœuvre», dans une déclaration à la nation, mercredi à Bangui.

«Je me fais ici le devoir d’appeler tous les protagonistes à une prise de conscience du grand sacrifice consenti par le président Barthélemy Boganda et de rappeler aussi le sens du combat mené par ce panafricaniste pour la création de la République centrafricaine», a déclaré M. Goumba, soulignant que «ce serait une très lourde responsabilité de diviser la République centrafricaine et détruire son unité, surtout à une époque où le monde tend à devenir un village planétaire».

Selon le Pr. Goumba, aucune raison, quelle qu’elle soit, ne peut justifier une quelconque hypothèse de division au sein de la nation centrafricaine. «La désintégration de la République centrafricaine est suicidaire en ce qu’elle constitue une menace sincère contre la souveraineté nationale et constitue en soi une voie d’incitation aux guerres tribales», a-t-il expliqué.

L’intervention du médiateur de la République survient un mois après le retrait de certains protagonistes du dialogue politique inclusif, un forum censé ramener une paix durable dans une Centrafrique affaiblie par les mutineries militaires et l’insécurité au nord-est du pays.

Selon le Pr. Goumba ceux qui se sont mis à l’écart du processus du dialogue politique inclusif «tiennent un discours négatif, illustré par l’idée de la création d’une certaine République du Logone Chari, au nord de la République centrafricaine».

L’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a repris les armes dans le nord-ouest du pays, et procédé à la nomination de responsables administratifs et communaux dans les localités de la région, afin d’y contrôler la gestion administrative et financière.


Ndlr Centrafrique-Presse :

On se demande sur quelle planète se trouve notre célèbre professeur. Il feint d'ignorer, et les raisons qui ont provoqué le retrait de l'opposition tant civile qu'armée du processus du dialogue inclusif, et  l'identité des vrais responsables de l'interruption de ce processus. Que fait-il pour faire entendre raison à Bozizé et le persuader que la seule voie incontournable aujourd'hui pour ramener la paix dans le pays , sauf à vouloir coûte que coûte la voie de la guerre totale comme Bozizé s'y engage,  c'est la tenue du dialogue inclusif ?

On n'a beaucoup de mal à croire au rôle de Médiateur de la République que veut jouer celui-là même qui a été le minable premier des Premier Ministre du putschiste Bozizé. L'histoire retiendra de lui qu'il s'est totalement planté sur la nature d'un piètre général putschiste qui s'appelle François Bozizé venu voler et détruire le pays,  et qu'il a lamentablement cautionné en qualifiant son putsch de "sursaut patriotique".

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 21:42

 

APA Bangui 2008-09-04 (Centrafrique) Le gouvernement centrafricain a dénoncé jeudi les actes de violence commis par les éléments de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) dans le nord-ouest de la Centrafrique, dans un communiqué rendu public à Bangui.

«Depuis le retrait de quelques protagonistes du processus du dialogue politique inclusif, l’APRD s’est placée dans une logique de violence, particulièrement à l’endroit de la frange la plus vulnérable de la population, qu’elle prend en otage et dépouille de ses biens», indique le communiqué dont APA a reçu copie.

Le communiqué accuse également les éléments de l’APRD d’avoir exécuté au moins 16 personnes ces trois derniers mois et de faire main basse sur les aides humanitaires qu’ils revendent, afin de s’approvisionner en armes. Selon le texte, les 16 personnes exécutées avaient été condamnées par une cour de justice où siégeaient uniquement des éléments de ce groupe armé.

«Le dernier épisode de ces agissements criminels est le lâche assassinat de deux femmes, dont l’une était en grossesse, au village Bogoguiwiri, à 65 km au nord-Ouest de Bozoum, indique le communiqué, ajoutant que plus de 1200 personnes ont dû abandonner leurs villages pour se réfugier chez les missionnaires des oeuvres CARITAS de la région, tandis que plusieurs autres, particulièrement des éleveurs, ont quitté le territoire national avec leur bétail.

Les éléments de l’APRD ont fait irruption, il y a seulement quelques heures, au village Banoua, à 27 Km de Bozoum, et ont incendié plusieurs habitations, faisant sept morts, poursuit le communiqué, soulignant que les Forces armées centrafricaines (FACA) ne sauraient tolérer plus longtemps que les paisibles populations de l’arrière-pays subissent les mauvais traitements infligés par ceux-là mêmes qui aspirent à prendre en main les destinées du pays, en dépit de leur volonté à aller à tout prix au dialogue politique inclusif, tout comme le gouvernement.


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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 21:37



Hier connu pour son autoproclamé et mégalomane empereur Jean Bedel BOKASSA, la Centrafrique encore dénommée République Centrafricaine, appartient aujourd’hui à la catégorie des pays les plus pauvres de la planète. Actuellement, tous les indicateurs de développement sont à la baisse en raison principalement d’un contexte politique intérieur tendu et conflictuel… Pour Claire-Marie Lacourt, jeune professeur des écoles, appelée comme conseillère pédagogique, ce contexte difficile fut une source de motivation supplémentaire durant ses deux années de coopé.

DCC
04/09/2008

J’ai rejoint N’Gaoundaye, petite sous-préfecture du « bout d’un monde » situé à 700 km de la capitale aux frontières du Tchad et du Cameroun, dans un secteur classé « à risques ». J’y ai été accueillie par les Sœurs de la mission catholique Sainte Catherine dont j’ai eu la chance de partager le quotidien au service de la population.

Je travaillais avec les enseignants des écoles élémentaires catholiques. Les sœurs m’avaient fixé deux axes de travail : former les professeurs en Français et en pédagogie. Ce souci de formation répond en effet à des besoins réels et à une situation particulièrement fragile de l’enseignement et de l’éducation en République Centrafricaine. Là où l’Etat a aujourd’hui de grandes difficultés à assurer ce droit fondamental, les missionnaires ont depuis des années pris le relais avec beaucoup de courage et de patience. Le délitement des cadres du système éducatif public a pour conséquence la baisse du niveau général mais aussi le développement d’une pseudo-corruption lors de tout examen.

 Le droit à l’éducation vaut aussi pour les filles.

Les sœurs de la mission ont toujours mis l’accent sur l’éducation des filles, notamment des orphelines, et des femmes. Les filles sont nombreuses dans les familles où le taux d’enfants par femme demeure très élevé. Les parents préfèrent envoyer les garçons à l’école, tandis que les filles aident la maman aux taches quotidiennes… il faut bien aller chercher l’eau, le bois pour le feu de cuisson, ou nettoyer la concession (la maison).

Certaines entrent en classe pour la première fois à l’âge de 12 ans. Elles ne resteront peut être que deux ou trois ans à l’école, avant d’être mariée par leur famille. Mais l’école leur aura au moins permis d’apprendre le sango, langue nationale du pays et quelques rudiments de français, d’avoir un contact avec des livres, et de développer leur esprit en portant un regard sur leur environnement.

Travailler ensemble.

 Afin d’adapter les conseils et les interventions pédagogiques tant au niveau du soutien en français que du suivi quotidien, j’ai essayé de comprendre la logiques des manuels et aussi des enseignants.

La coopération apprend la patience vis-à-vis de l’Autre et de soi. Elle nous aide ainsi à accepter de ne pas tout comprendre et maîtriser, et nous oblige à essayer de tracer un autre chemin que celui imaginé avant de venir. Comment aider et apporter ses compétences quand on n’a pas les mêmes logiques de pensées, la même notion de temps, les mêmes priorités…
Ainsi travailler et vivre ensemble a pris tout son sens. Plutôt que de répéter une belle théorie, j’ai choisi d’adopter un comportement conforme à mes convictions : cela a permis de susciter les questions des professeurs. Concernant le français et les animations pédagogiques, nous avons mis l’accent sur l’enseignement de la lecture et le questionnement : lire c’est comprendre. Consciente que je n’arriverai pas à changer leur méthode en si peu de temps, j’ai essayé de leur donner le goût de se poser des questions sur leur pratique, ambition encore plus élevée peut être.

Apprendre dans un climat d’insécurité.

Malheureusement le contexte politique intérieur, tendu et conflictuel, vient redonner le sens des priorités. Ainsi l’envoi d’une coopérante, prévue et désignée dès le mois d’avril 2007 pour prendre la suite du poste, a dû être suspendu et reporté, suite à la détérioration des conditions de sécurité dans la région.

Le Nord-Ouest du Centrafrique est confronté depuis plusieurs mois à des luttes intestines mettant à mal la sécurité des personnes. Début juin 2007, suite à l’assassinat du sous-préfet et à la mort accidentelle d’une jeune volontaire française, les forces armées présidentielles ont en répression, brûlé de nombreuses maisons dans les environs, pour punir les habitants. Pendant deux semaines, tous les gens ont fui au Tchad et au Cameroun. Les familles ont été séparées.
Trois semaines après le retour, j’ai repris mon poste d’enseignante en Dordogne. S’il m’est encore difficile de qualifier la portée de cette expérience, je suis convaincue de sa richesse, inestimable et inoubliable.

Source : inXL6 Portail de l’église catholique en France

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 00:21





Selon les termes du décret que nous publions ci-dessous, Bozizé a encore fait tomber en date du 1é août dernier, une pluie d’étoiles sur les épaules de certains supérieurs de l’armée nationale centrafricaine. On ne s’explique pas ce penchant aux galons et aux étoiles qui caractérise Bozizé et sa clique. Ces grades ne correspondent nullement à quelque liste d’aptitude ni hauts faits militaires justifiables mais obéissent à une propension maladive d’accumulation de médailles et de galons qui en réalité, ne riment à rien du tout. Bozizé est sorti dernier de sa promotion de l’ESFOA de Bouar. Il est aujourd’hui général d’armée mais nourrit un tel complexe d’infériorité vis à vis de ceux de sa promotion qui étaient sortis major et placé loin devant lui qu’il se voit dans l’obligation de les chouchouter. Le ridicule ne tue pas dans les rangs de cette armée centrafricaine qui a des allures d’armée mexicaine.

Pour un effectif d’à peine 4.000 hommes, l’armée centrafricaine (FACA) se singularise par le nombre des généraux censés la diriger. Depuis le 12 août dernier, Bozizé a encore fait pleuvoir une pluie d’étoiles sur les épaules de ces braves messieurs. Ils sont donc en tout 18 à ce jour, Bozizé compris. Deux seulement sont actuellement à la retraite, Dimbo et Timothée Malendoma. Pour une armée aussi insignifiante, trois (3) généraux d’armée répondent à l’appel. André Kolingba, François Bozizé et depuis le 12 août dernier Alphonse Gombadi. Elle compte en outre trois (3) généraux de corps d’armée,  six (6) généraux de division et cinq généraux de brigade. Excusez du peu !

Un premier constat s’impose : plus de la moitié de ces étoilés traînent ce qu’on appelle pudiquement des « pathologies de longue durée » ou sont de grands malades donc en réalité, inaptes à quelque effort physique que ce soit. Ce qui fait dire à certaines mauvaises langues à Bangui que si Bozizé - dont un bon nombre d’entre eux sont ses promotionnaires de l’ESFOA sortis de l’école avec de meilleurs rangs et notes que lui - est généreux dans la distribution des étoiles, c’est pour leur permettre de mieux se faire soigner. Histoire de se mettre durablement à l’abri de quelque mécontentement susceptible d’occasionner un coup d’Etat quelconque contre lui, Bozizé a fait assortir cette pluie d’étoiles d’effet financier non négligeable sur la rémunération de ces privilégiés, particulièrement soignés par leur chef suprême. Il les a également dotés dans la foulée, de véhicules automobiles flambants neufs.

Une autre caractéristique de ces généraux en feuilles de palmier est la propension de certains d’entre eux à détourner les deniers de l’armée et des petits soldats et à prendre la poudre d’escampette dans les moments difficiles. Bangui grouille d’anecdotes aussi croustillantes les unes que les autres au sujet de l’attitude et du comportement de quelques-uns parmi eux lors des mutineries et autres tentatives de coup d’Etat qui ont émaillé l’histoire récente du pays. De même, leur impopularité auprès de la troupe, à commencer par Bozizé lui-même qui prétend être le chef suprême de cette armée, est inversement proportionnelle au nombre d’étoiles sur leurs épaules.

Mais cette opération de charme de Bozizé à l’égard des généraux des FACA n’est pas fortuite. Selon des informations de sources crédibles parvenues à notre rédaction, il aurait longuement réunis tous ces étoilés le mardi 2 septembre 2008 pour leur demander de lui préparer un plan d’assaut sur les positions des différents mouvements armés qui sévissent dans le nord du pays, notamment ceux de l’APRD. Voilà qui est clair. On a ainsi la preuve, s’il en était encore besoin, que Bozizé ne veut nullement du dialogue inclusif pacifique. Il veut la guerre pour continuer à mettre le pays à feu et à sang. Va-t-on impunément le laisser faire ? Les Centrafricains doivent se le tenir pour dit.  

 

DECRET N° 08.290

PORTANT NOMINATION A TITRE EXCEPTIONNEL DES OFFICIERS GENERAUX DE LA GENDARMERIE NATIONALE AU GRADE SUPERIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
CHEF DE L'ETAT

SUR PROPOSITION DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE, DES ANCIENS COMBATTANTS, DES VICTIMES DE GUERRE, DU DESARMEMENT ET DE LA RESTRUCRATION DE L'ARMEE
DECRETE

Art 1er : Sont nommés à titre exceptionnel pour compter du 13 Août 2008 :

Au Grade de Général de Division


Le Général de Brigade Sérénam Jean-Baptiste N° Mle : 60-10-648
Le Général de Brigade Ouédane Gaston N° Mle : 66-10-627

Art.2 : Les intéressés prennent droit à la solde inhérente au grade et échelon qu'ils détiennent.
Art.3 : Le présent Décret sera enregistré, publié au Journal Officiel et communiqué partout où besoin sera.

DECRET N°08.291

SUR PROPOSITION DU MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE, DES ANCIENS COMBATANTS, DES VICTIMES DE GUERRE, DU DESARMEMENT ET DE LA RESTRUCTURATION DE L'ARMEE DECRETE

Art 1er : Sont nommés à titre exceptionnel pour compter du 13 Août 2008 :

AU GRADE DE GENERAL D'ARMEE
Le Général de Corps d'Armée Gombadi François

AU GRADE DE GENERAL DE CORPS D'ARMEE
Le Général de Division Yangongo Xavier-Sylvestre
Le Général de Division Gambi Antoine

AU GRADE DE GENERAL DE DIVISION
Le Général de Brigade Djengbot Lucien Guillaume
Le Général de Brigade Mazi André
Le Général de Brigade Kassa Aimé
Le Général de Brigade Bemaka-Soui Michel
Le Général de Brigade Ouandé Jules-Bernard

Art.2 : Les intéressés prennent droit à la solde inhérente aux grade et échelon qu'ils détiennent.
Art.3 : Le présent Décret sera enregistré, publié au Journal Officiel et communiqué partout où besoin sera.

Fait à Bangui, le 12 Août 2008


Le Général d'Armée














François Bozizé

 

Autres généraux des FACA

Général d’armée André Kolingba

Général de corps d’armée Timothée Malendoma (à la retraite)

Médecin général de brigade Ngaindiro

Médecin général de brigade Kossi Guénébem

Général  de brigade Ferdinand Bombayake (en disgrâce)

Général de brigade Guillaume Lapo

Général de brigade Dimbo (à la retraite)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 00:10




APA Bangui 2008-09-03 (Centrafrique) La force européenne (EUFOR) déployée au nord-est de la Centrafrique sera remplacée par des casques bleus de l’ONU le 15 mars 2009, a annoncé mardi à Bangui le sous Secrétaire général du département des opérations de maintien de la paix des Nations unies, M. Edmond Mulet.

M. Mulet a effectué, mardi, une visite éclair dans la capitale centrafricaine au cours de laquelle il a rencontré le président François Bozizé, le Premier ministre Faustin Archange Touadéra et le ministre des affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Francophonie, Koumbo Yaya.

Dans une déclaration à la presse, le diplomate onusien a indiqué être venu en RCA pour recueillir le point de vue des autorités de ce pays concernant les arrangements post-EUFOR, afin que le conseil de sécurité décide du déploiement des casques bleus à la frontière tchado-centrafricaine.

Une force militaire européenne baptisée EUFOR Tchad-RCA, a été déployée au Tchad et en Centrafrique, le 15 mars 2008, en étroite collaboration avec les Nations unies, pour une durée d’un an, dans le cadre d’une opération destinée à soutenir et appuyer les éléments de la mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT).

La force onusienne a reçu l’autorisation d’utiliser tous les moyens nécessaires pouvant contribuer à la protection des populations civiles en danger, notamment des réfugiés et des déplacées, ainsi que pour faciliter la circulation des humanitaires oeuvrant dans les zones d’insécurité.


Ndlr Centrafrique-Presse : Qu'attendent les Nations Unies pour contraindre Bozizé à organiser le dialogue politique inclusif ? Attendent-elles pour qu'il y ait combien de morts pour réagir ? Tout le budget qui sera englouti dans le déploiement de ces casques bleus en remplacement des troupes de l'EUFOR pourrait être mieux utilisé ailleurs pour aider autrement la RCA à s'en sortir.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 02:29

BANGUI, 2 sept 2008 (AFP) - Deux membres de la délégation centrafricaine, qui revenait des Jeux olympiques de Pékin, ont fait défection lors d’une escale à Paris, vraisemblablement à des fins d’immigration clandestine en France, a appris mardi l’AFP auprès d’un membre de la délégation.

"Mireille Dérébona (800 mètres dames, disqualifiée en séries) et Ali Adoum, entraîneur de boxe, ne se sont pas présentés au moment de prendre leur vol à destination de Bangui. Ils n’ont donné aucun signe de vie aux autres membres de la délégation qui a regagné Bangui mardi matin", a confié cette source à l’AFP.

La Centrafrique, qui n’a jamais remporté de médaille olympique, avait aligné trois sportifs aux Jeux : deux compétiteurs en athlétisme et un en boxe. En 2001, près d’une dizaine de basketteurs centrafricains, qui rentraient du Maroc après avoir participé à la Coupe d’Afrique des Nations de basket-ball, avaient également "disparu" dans la capitale française.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 01:38





Les Magistrats Centrafricains réunis en Assemblée Générale au sein de leur Amicale dénommée « Amicale des Magistrats Centrafricains » AMCA ;

Ont examiné en détail les deux points de presse de M. le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux tenus le vendredi 22 août 2008 diffusés sur la Radio Centrafrique en Français et en Sango ;

 Ont relevé des contrevérités, une interprétation erronée de la Constitution et des textes en vigueur par un profane non juriste et des mensonges grossiers portant sur :
- L'indépendance de la magistrature de l'ordre judiciaire ; l'inamovibilité des Magistrats du siège ; le statut de la magistrature de l'ordre judiciaire ; l'Impunité pour des fautes disciplinaires ; le défaut de la retraire dans la magistrature ; le défaut de la corrélation entre les sanctions disciplinaires et le traitement ; l'absence d'autorité des Préfets sur les juges en province ; la conditionnalité des Bailleurs de fonds pour le décaissement des trois cents milliards liée à une réforme inique du Conseil Supérieur de la Magistrature ; la prise en otage du peuple Centrafricain par les Magistrats.

 Rappellent tout en mettant en exergue les points suivants :

- la probité intellectuelle oblige le Ministère de la Justice, garde des Sceaux, non Juriste à solliciter la compétence de ses collaborateurs nommés par des textes sur toutes questions de droit car « ne dit pas le droit qui le veut « La constitution du 27 décembre 2004 consacre trois pouvoirs ; « L'indépendance du pouvoir judiciaire et l'inamovibilité des Magistrats du siège prévues par l'art 79 ne peuvent souffrir de violation et d'une interprétation erronée et à visée purement politicienne pour avoir une magistrature aux ordres ; la loi n° 96.015 du 27 Mars 1996 portant statut de la Magistrature de l'ordre judiciaire est un statut particulier et dérogatoire du statut général de la fonction publique.

Par conséquent, le Magistrat n'était pas un fonctionnaire mais un agent public de l'Etat, aucun raisonnement par analogie sous des réserves spécifiques n'est opposable aux Magistrats ; la loi n°97.031 du 10 mars portant organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature de l'ordre judiciaire ne consacre pas l'impunité des magistrats pour des fautes disciplinaires commises.

La saisine de cet organe disciplinaire incombe exclusivement au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ; saisi de 2005 à ce jour de seize (16) dossiers disciplinaires, dix furent déjà jugés, un seul dossier en instruction et en instance de jugement et cinq dossiers classés sur instruction du Ministre de Justice (Cf. la correspondance ci-jointe). Il est donc sans équivoque que c'est le Ministre de la Justice qui organise l'impunité et non le Conseil de discipline des Magistrats de l'ordre judiciaire ; la mise à la retraite des magistrats est organisée par l'art.63 alinéa 3 de la loi n° 96.015 du 27 Mars 1996 portant statut de la magistrature de l'ordre judiciaire.

Il s'agit d'une prérogative propre et discrétionnaire du Chef de l'Etat en sa qualité de Président du Conseil Supérieur de la Magistrature. Il n'appartient nullement à un magistrat ayant déjà atteint l'âge de la retraite de se maintenir en fonction si son texte a été préparé par le Ministre de la Justice et soumis au Président de la République. Les élucubrations soulevées par le Ministre l'engagent politiquement devant la très Haute Autorité de l'Etat qui avait déjà clairement exprimé sa position sur la question ; le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux fait un discours politicien sur un défaut de corrélation entre les sanctions disciplinaires infligées aux magistrats et leur traitement.

- Pour le démentir et freiner son acharnement sur la magistrature centrafricaine, il convient de rappeler les dispositions pertinentes de l'article 74 alinéa 2 de la loi portant statut de la Magistrature de l'ordre judiciaire à ce sujet : « l'interdiction temporaire comporte privation du droit au traitement, à l'exception des allocations familiales » ; le Ministre de la Justice a également donné une interprétation complaisante des relations de collaboration entre les Chefs de juridictions en province et les Préfets au mépris de l'article 159 de l'ordonnance n°88/006 du 12 Février 1988 relative à l'organisation des collectivités territoriales et des circonscriptions administratives qui précise que : « Le préfet dépositaire dans sa circonscription des pouvoirs de l'Etat, est le représentant de chacun des Ministres… Toutefois, tout ce qui relève du domaine judiciaire échappe à toute délégation de pouvoir » ; l'ignorance d'une telle disposition par celui-là même qui est le Conseiller Juridique de tous les autres départements ministériels au sens du Décret portant organisation et fonctionnement du Ministère de la Justice et fixant les attributions du Ministre, est explicative de toutes les violations des textes depuis sa nomination à la Justice ;

 -Le Ministre de la Justice a aussi prononcé un discours démagogique et machiavélique en conditionnant le décaissement des trois cents milliards promis à Bruxelles par les Bailleurs de fonds à une réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature tout en soutenant à tort que les magistrats ont pris le peuple en otage.

 Une telle déclaration émanant d'une autorité qui méconnaît gravement le mécanisme de financement des pays en voie de développement et le principe de mobilisation des ressources dans le cadre du Document Stratégique pour la réduction de la Pauvreté suscite des interrogations sur la présence d'un tel élément parmi les Hauts dirigeants de la République et confirme de manière éclatante la légèreté avec laquelle son projet de loi a été confectionné ;

-De tout ce qui précède, les Magistrats Centrafricains :

-Protestent contre la censure par radio Centrafrique de leur droit de réponse ;
- Dénoncent les manœuvres dolosive et machiavéliques du Ministre de la Justice tendant à violer la constitution de la République au détriment des prérogatives du pouvoir judiciaire ;
- Rappellent qu'il est cependant éloquent que seule une justice indépendante et une sécurité juridique et judiciaire constituent le gage d'un développement économique harmonieux et durable dans un pays comme le nôtre ;

- Demandent aux Elus de la Nation de prendre leur responsabilité conformément à la déclaration du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux qui, à la Ponce Pilate affirme maintenant qu'il appartient aux Députés de trancher ;

Prennent à témoin tant la Communauté Nationale qu'Internationale d'un retour dans un pays sans justice indépendante.

Fait à Bangui, le 29 août 2008


L'Assemblée Générale

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 01:00

Agence France-Presse  Moscou Le lundi 01 septembre 2008

Le président russe Dmitri Medvedev a signé lundi un décret sur l'envoi de 200 militaires et quatre hélicoptères russes pour la force européenne au Tchad et en Centrafrique (Eufor), a annoncé le Kremlin.

L'envoi de «200 hommes, quatre hélicoptères de transport Mi-8MT avec des armes, munitions et de la technique militaire» se fera pour une période de 12 mois pour «participer à l'opération de l'Union européenne pour le soutien de la présence de l'ONU» dans ces deux pays, précise le décret.

Le texte valide une décision de principe prise en avril dernier par la Russie et l'UE. Sa publication coïncide avec la tenue à Bruxelles d'un sommet européen extraordinaire sur la crise en Géorgie, au cours duquel l'UE va tenter de s'entendre sur un moyen de condamner la Russie pour son offensive dans ce pays.

La participation de la Russie dans l'opération de l'Eufor est «une étape importante pour le renforcement de (sa) coopération avec l'Union européenne pour la gestion des crises», avaient déclaré fin avril le diplomate en chef de l'UE Javier Solana et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Ndlr Centrafrique-Presse : Malgré ses contradictions actuelles avec l’UE à cause de la Georgie, on assiste à une sainte alliance entre Moscou et l’UE sur le dos des Tchadiens et Centrafricains. Les hélicoptères russes étant très prisés par Déby et Bozizé, il ne fallait pas pour Moscou, manquer l’occasion de prouver leur qualité (fiabilité et efficacité) sur le théâtre du Darfour et la région des trois frontières (RCA-Tchad-Soudan), intérêt de grande puissance oblige.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 00:56




Question pertinente, ô ! Sûrement combien sensible et dérangeante qu’il fallait presque  retourner sept fois sa langue avant de l’évoquer en susurrant. Cette question naguère taboue et traumatisante pour le peuple africain est devenue en l’espace de quelques années  la question qui ne laisse plus personne insensible. Il y a si peu, le fait de poser cette question constitue en elle-même un délit passible d’une mise en quarantaine par la communauté dite « internationale »  sinon un acte politiquement incorrect  jusqu’en 2001 où la proposition de la loi sur la traite négrière de la députée guyanaise Christine Taubira soit votée.

 Désormais « l’esclavage » dans le pays des droits de l’homme et de la révolution de 1789 est qualifié de crime  contre l‘humanité  et ce, deux cent ans après son abolition. Ccependant  le texte de la dite loi ne fait pas référence à une éventuelle réparation. Si elle divise parce qu’elle demande des réponses  nettes et tranchantes qui heurtent la sensibilité et autre susceptibilité des uns et des autres,  elle marque une véritable scission entre deux camps depuis que  le président du conseil italien Silvio Berlusconi a décidé d’indemniser les petits fils  des  colonisés libyens à hauteur de cinq milliards de  dollars au titre de la « dette coloniale.

Contre toute attente  et contre l’avis de la France,  du Portugal et de la grande Bretagne qui sont les principales puissances coloniales en Afrique et qui privilégient plutôt une coopération tournée vers l’avenir parce que disent-ils en écho, «  la page est tournée » le président du Conseil italien a accepté de débourser deux cents millions de dollars par an pendant vingt-cinq ans à la Libye, au titre de réparation de colonialisme.

Ainsi donc la boite de pandore vient d’être ouverte par Berlusconi et les Africains ne tarderont certainement pas à  s’y engouffrer en réclamant  leur  part , tant l’histoire de la traite négrière et du colonialisme qui  a marqué à jamais le peuple africain et afro-descendant dans leur subconscient  collectif au point que l’on peut retrouver, contrairement à ceux qui évoquent  et suggèrent  inconsidérément  de tourner la page,  les traces de  ce traumatisme dans les contes et récits racontés aux enfants  africains de génération en génération.  A-t-on déjà demandé de tourner la page du génocide arménien ? Ou encore du pogrom juif ?... Pourquoi veut-on alors tourner nécessairement la page de la traite négrière et du colonialisme pourtant  antérieure et plus importante en nombre  d’années et de  victimes ?  Ne dit-on pas qu’un peuple qui ne maîtrise pas son histoire est un peuple qui meurt ?

C’est pourquoi  la question mérite d’être posée et des réponses appropriées doivent êtres apportées. La question de l’esclavage tout comme celui du colonialisme demeurent des questions cruciales  et  humainement insupportables pour la simple raison que des hommes ont vendu ou se sont servi et utilisé d’autres hommes  aux motifs que ces derniers étaient des sous-hommes et qu’il fallait coûte que coûte les civilisés. La traite négrière et le colonialisme  ne participent-ils pas de la même logique qui est celle de la dépersonnalisation et de l’avilissement de l’homme, ce qu’Aimé Césaire appelle la « chosification ». Il est vrai que les formes ont varié en ce sens que la période coloniale n’a été que le prolongement de la traite négrière  qui a débouché  sur l’impérialisme pour se poursuivre  aujourd’hui avec la mondialisation.

 Rien ne peut réparer  cet affront  contre nature, cet horrible commerce  que des arabes ont commencé par pratiquer pour le cas de la République centrafricaine avec des razzias dans le nord et nord-est du pays,  puis  des hommes  blancs ont  théorisé et industrialisé la pratique avec la complicité de quelques chefs noirs  cupides à l’encontre d’autres hommes. Le fait de mettre en avant la responsabilité de ces quelques chefs noirs pour justifier l’injustifiable est inacceptable. En France, pendant l’occupation allemande, n’y avait-il pas des responsables français qui étaient des collaborateurs ?  Cela n’a pas empêché l’Allemagne vaincue  d’indemniser plus tard  les pays alliés et la France. Dans le cas présent, aussi curieux que cela puisse paraitre, c’est Kadhafi dont les aïeux ont commis  les premiers des razzias sur les noirs africains qui demande à l’Italie de l’indemniser et ainsi ouvrir le bal des indemnisations.

 Par ailleurs, ce ne sont pas les cinq milliards de dollars de Berlusconi qui suffiront  à  alléger le fardeau de l’homme blanc, car la personne humaine n’a pas de prix. Et s’il fallait demander un remboursement quelconque, ni la France, ni le Portugal, ni la grande Bretagne n’auront assez de richesses pour le faire car l’ampleur et l’amplitude des effets sont énormes et indéchiffrables. Le monde occidental a bâti  son essor économique en grande partie sur la traite des noirs et sur la colonisation. Une juste reconnaissance des faits et des excuses officielles  de la part des pays qui ont pratiqué la traite négrière et le colonialisme suffiraient avec une date inscrite officiellement dans la constitution respective de ces pays pour célébrer la traite négrière et le colonialisme afin que les générations futures s’en souviennent et s’en préservent. 

Malheureusement  le processus de déshumanisation et de chosification des populations des ex-pays colonisés continue  encore aujourd’hui de manière plus subtile et plus sournoise que jamais, avec la stratégie de la  « guerre révolutionnaire » ou la « guerre subversive », soutien aux coup d’états contre les régimes élus démocratiquement pour les déstabiliser, soutien aux dictateurs pour garantir la spoliation, le bradage et la captation des minerais stratégiques, immuabilité des accords pour assurer la pérennité du processus, dons pour asservir les africains, les ONG pour casser la dynamique d’entreprendre des africains, expérimentations anarchiques des médicaments  et des armes pour les affaiblir et les anéantir…  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 01:08



A en juger par l’agenda de Bozizé d’ici jusqu’à la fin de l’année 2008, il y a tout lieu de craindre que le dialogue politique inclusif tant attendu par les Centrafricains, n’ait pas lieu avant début 2009. C’est un secret de polichinelle que dans son for intérieur, Bozizé n’en veut pas mais essaie néanmoins d’endormir ceux qui le réclament à cors et à cris et en les menant en bateau. Selon des informations dignes de foi émanant de la présidence à Bangui, Bozizé est attendu à New York le 20 septembre 2008 pour s’adresser à l’Assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre 2008. Il devrait quitter Bangui pour Paris dès le 17 septembre 2008. Il serait l’invité le 24 septembre 2008 d’un Georges Bush en bout de rouleau et regagnerait Paris le 25 septembre 2008. Il devrait effectuer un saut à Bruxelles les 26 et 27 septembre 2008 pour s’enquérir de la suite de la fameuse table ronde des amis de la RCA d’octobre 2007 où une pluie de milliards lui avait été promise mais qui tarde à tomber. Il retournerait à Bangui le 28 septembre 2008 mais pas pour bien longtemps puisqu’il devrait prendre aussi part au sommet des chefs d’Etat de la Francophonie prévu du 17 au 19 octobre 2008 au Canada.

Entre temps, les députés qui sont en session extraordinaire depuis le 1er août 2008, continuent de se tourner le pouce et s’ennuient ferme. Jusqu’ici, ils n’ont pu adopter que le collectif budgétaire. Ils n’ont même pas commencé à examiner les fameux projets de lois à problème concernant l’amnistie générale dont du reste, l’opposition, dans une unanimité sans précédent, a exigé le retrait pur et simple. Et puis toujours selon nos informations, le président de l’Assemblée nationale Célestin Leroy Gaombalet et plusieurs députés devraient prendre part à Yaoundé au Cameroun à une réunion parlementaire des ACP du 6 au 13 septembre 2008. On ne voit pas comment l’Assemblée nationale trouverait une solution pour dénouer entre temps l’affaire de la loi portant amnistie générale en l’absence du président de l’Assemblée Nationale.

Pour corser l’addition de ce sombre tableau, il faut ajouter la grève des magistrats qui paralyse depuis plus d’un mois l’appareil judiciaire national. C’est un véritable bras de fer qui les oppose à leur ministre, l’incompétent et zélé boziziste Thierry Maléyombo qui prétend que son projet de réforme serait approuvé par la communauté internationale. Tout ce que le pouvoir de Bozizé a à opposer aux magistrats en colère est de dire qu’ils seraient à la solde du MLPC et du RDC. C’est un peu court comme explication devant une crise aussi sérieuse. C’est triste à constater mais les vrais dirigeants de la RCA actuellement s’appellent Sylvain Ndoutingaï, le pitre Fidèle Ngouandjika, Cyriaque Gonda, Thierry Maléyombo et Lévy Yakité. C’est cette bande de bouffons qui lui dicte sa volonté à Bozizé pour le pays. Pauvre Centrafrique…

Avec tout cela, il y a lieu de ne pas se faire beaucoup d'illusion sur les chances de tenue du dialogue politique inclusif. Or si le dialogue n'a pas lieu, les risques d'une guerre civile en bonne et due forme ne sont pas à exclure et le pays renouera avec ses vieux démons. C'est probablement ce que recherche Bozizé sans le crier sur les toits car ses chances de victoire aux éléctions présidentielles en 2010 si celles-ci sont transparentes et libres sont bien minces.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF