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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 23:25

 



Source:
Office of the Special Representative of the Secretary-General for Children and Armed Conflict


OSRSG/080524

 

New York/N’djamena, 26 mai 2008 - Mme. Radhika Coomaraswamy, Représentante spéciale des Nations unies pour les enfants dans les conflits armés se rendra au Tchad et en République Centrafricaine du 26 au 31 mai 2008. L’objectif de la mission est d’évaluer la situation des enfants sur le terrain, en vue de collaborer avec tous les intervenants pour assurer une plus grande protection des enfants. Mme. Coomaraswamy portera une attention particulière sur le recrutement d’enfants par les forces et groupes armés.

 

Pendant sa mission, la Représentante spéciale focalisera sur des enjeux critiques, tels que le recrutement transfrontalier d’enfants, la sécurité du personnel et des biens humanitaires, ainsi que la sûreté des camps de réfugiés et de personnes déplacées. Elle soulèvera également la question de la recrudescence des viols et autres formes de graves violences sexuelles, ainsi que de la culture d’impunité qui prévaut dans la région. Elle se dit aussi très préoccupée par la dimension régionale du conflit et par la violence qui se propage entre le Soudan, le Tchad et la République Centrafricaine, et crée un climat d’instabilité qui rend les enfants encore plus vulnérables.

 

La Représentante spéciale des Nations Unies espère entamer un dialogue constructif avec les interlocuteurs clés, dont des officiels des deux gouvernements et les équipes pays des Nations Unies au Tchad et en République Centrafricaine. Elle rencontrera également des membres de la société civile, des ONGs et des enfants affectés par le conflit, afin de mieux répondre aux violations graves des droits de l’enfant et d’identifier les mesures spécifiques à mettre en place.

 

Cette visite régionale se fera dans le cadre de la Résolution 1612 (2005) du Conseil de sécurité sur les enfants dans les conflits armés, et en collaboration avec la MINURCAT, le BONUCA, OCHA and UNICEF.

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter:

 

Tonderai Chikuhwa ou Rosalie Azar, Bureau de la Représentante spéciale sur les enfants dans les conflits armés – chikuhwa@un.org or azarr@un.org - +1 347-967- 8606 (en mission avec la RSSG) Luca Solimeo, Bureau de la Représentante spéciale sur les enfants dans les conflits armés - solimeo@un.org - +1 917-367-3563 (New York)

 

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Centrafrique-Presse.com
27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 15:28



 

Dans une course contre la montre avant le début de la saison des pluies à la mi-juin, l’UNHCR a entamé vendredi le transfert de 9 526 réfugiés récemment arrivés de République centrafricaine vers le nouveau camp de Moula, situé au sud du Tchad. Les réfugiés centrafricains ont été transférés depuis un centre de transit, situé à 25 kilomètres environ de la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine, vers le camp de Moula, à environ 150 kilomètres de la frontière. Depuis vendredi, 1 662 réfugiés ont déjà été transférés dans deux convois. Nous espérons qu’un convoi de 15 camions pourra partir tous les deux jours, avant que les routes ne deviennent impraticables.

 

La dernière vague de réfugiés centrafricains est arrivée au sud du Tchad entre janvier et mars cette année à la suite des violences survenues au nord de la République centrafricaine. Bon nombre d’entre eux ont rapporté que leurs villages avaient été brûlés et pillés, et que des personnes avaient été tuées. De plus petits groupes de réfugiés ont continué à traverser la frontière.

 

Au départ, l’UNHCR avait projeté de transférer le groupe vers l’un de nos trois camps de réfugiés près de Goré, notre base au sud du Tchad.

Mais le tout dernier groupe a refusé de s’y rendre, prétextant des tensions interethniques. Cela nous a incités à construire un nouveau camp à 50 kilomètres au sud de Danamadji, notre bureau au sud-est du Tchad.

 

Les réfugiés, des paysans pour la plupart, ont été heureux d’avoir été transférés vers le camp de Moula, mieux équipé. Un terrain de quelque 2,5 hectares sera accordé à chaque famille, et la FAO distribuera plus tard au cours de l’année des semences et des outils, alors que le PAM distribuera chaque mois des rations alimentaires. Les réfugiés sont actuellement hébergés dans des tentes familiales, mais ils commenceront bientôt à construire leurs propres habitations.

 

L’UNHCR gère maintenant cinq camps de réfugiés au sud du Tchad abritant plus de 56 000 réfugiés originaires du nord de la République centrafricaine. Nous gérons également 12 camps à l’est du Tchad, pour 250 000 réfugiés venant de la région soudanaise du Darfour.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 23:48



 

APA Bangui 2008-05-26 (Centrafrique) La Cour pénale internationale (CPI) poursuit ses enquêtes sur les crimes contre l’humanité commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003, a appris APA lundi à Bangui.

 

C’est à la suite de ces investigations que la CPI a délivré, le 23 mai, un mandat d’arrêt sous scellés contre le leader du mouvement de libération du Congo (MLC), Jean Bemba, accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis en République centrafricaine.

 

Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), aujourd’hui âgé de 45 ans, a été arrêté dans une banlieue de Bruxelles, en Belgique, pour répondre devant la CPI de quatre chefs de crimes de guerre et de deux chefs de crimes contre l’humanité commis sur le territoire centrafricain pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003.

 

Au cours d’une conférence de presse, dimanche, l’analyste du bureau du procureur de la CPI à Bangui, M. Emeric Rogier, a indiqué que les hautes personnalités impliquées à différents niveaux de responsabilité au sein du dispositif du commandement à l’époque des faits feront l’objet d’un mandat d’arrêt.

 

S’agissant des crimes présumés commis en 2005 dans le nord-ouest de la Centrafrique, M. Rogier a indiqué que «nous analysons la situation, mais nous ne sommes pas dans une phase d’enquête».

Il demandé pourquoi «ces crimes présumés ne font pas l’objet des procédures au niveau national ?». La CPI fonctionne selon le principe de complémentarité, a-t-il expliqué.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 22:55

Cour Pénale Internationale                    International Criminal Court

 

Original : Français N° : ICC-01/05-01/08

Date : 23 mai 2008

 

LA CHAMBRE PRELIMINAIRE III

 

Composée comme suit : Mme la juge Fatoumata Dembele Diarra, Juge président

 

M. le juge Hans-Peter Kaul

 

Mme la juge Ekaterina Trendafilova

 

SITUATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

AFFAIRE

 

LE PROCUREUR c. JEAN-PIERRE BEMBA GOMBO

 

Sous scellés

 

URGENT

 

MANDAT D'ARRÊT À L'ENCONTRE DE JEAN-PIERRE BEMBA GOMBO

 

No. ICC- 01/05 -01/08 119 23 mai 2008

ICC-01/05-01/08-1-US 23-05-2008 1/9 SL PT

 

En application de la Décision ICC-01/05-01/08-5, datée du 24 mai 2008, les scellés de ce document sont levés

 

 

 

Décision/ordonnance/jugement/arrêt à notifier conformément à la norme 31 du Règlement de la Cour aux destinataires suivants :

 

Le Bureau du Procureur

 

M. Luis Moreno-Ocampo, Procureur   

 

Mme Petra Kneuer, Substitut du Procureur

 

Le conseil de la Défense

 

Les représentants légaux des victimes Les représentants légaux des Demandeurs

 

Les victimes non représentées Les demandeurs non représentés (participation/réparation)

 

Le Bureau du conseil public pour les victimes

 

Le Bureau du conseil public pour la Défense

 

Les représentants des États L'amicus curiae

 

GREFFE

 

Le Greffier

Mme. Silvana Arbia

La Section d'appui à la Défense

L'Unité d'aide aux victimes et aux témoins

La Section de la Détention

La Section de la participation des victimes et des réparations

 

Autres

No. ICC- 01/05 -01/08 2/9 23 mai 2008

ICC-01/05-01/08-1-US 23-05-2008 2/9 SL PT

 

1. La Chambre Préliminaire III (« la Chambre ») de la Cour pénale internationale (« la Cour ») a été saisie de la situation en République centrafricaine par décision de la Présidence en date du 19 janvier 2005, conformément à la norme 46 du Règlement de la Cour.

 

2. Le 2 mai 2008, le Procureur a déposé une « Notification to Pré-Trial Chamber III and Request for Extension of Page Limit and Expedited Consideration » dans laquelle il demandait, inter alia, d'augmenter le nombre de pages autorisé pour une requête subséquente du Procureur.

 

3. Le 8 mai 2008, la Chambre a rendu une « Decision on the Prosecutor's 'Notification to Pré-Trial Chamber III and Request for Extension of Page Limit and Expedited Consideration' » dans laquelle elle faisait droit à la requête du Procureur en autorisant l'augmentation du nombre de pages autorisé.

 

4. Le 9 mai 2008, le Procureur a déposé une « Application for Warrant of Arrest under Article 58 » avec annexes, - Requête du Procureur avec annexes ( « Requête du Procureur ») -, aux fins de délivrance d'un mandat d'arrêt à l'encontre de M. Jean- Pierre Bemba Gombo (« M. Jean-Pierre Bemba »).

 

5. Le 21 mai 2008, la Chambre a rendu une "Decision Requesting Additional Information in Respect of the Prosecutor's Application for Warrant of Arrest under Article 58", decision dans laquelle, d'une part, il a été fait droit à la demande du Procureur en ce qui concerne le caractère sous scellés et ex parte de la procédure relative à la Requête du Procureur ainsi que, le cas échéant, la tenue d'audiences in caméra y afférent, et d'autre part, il a été demandé au Procureur des éléments justificatifs additionnels.

 

6. Le 23 mai 2008, le Procureur a déposé une « Application for Request for Provisional Arrest under Article 92 », demande dans laquelle le Procureur souhaitait la tenue d'une audience afin de communiquer à la Chambre des éléments nouveaux dans le contexte du dossier de la situation en République centrafricaine, audience qui s'est tenue le même jour. Le Procureur a souligné l'urgence qu'il y avait pour la Chambre de traiter sa requête au regard des risques de fuite de M. Jean-Pierre Bemba.

 

7. La Chambre note les articles 19(1) et 58(1) du Statut de Rome (« le Statut ») et fait observer que l'analyse des éléments de preuves et des autres renseignements fournis par le Procureur sera développée dans une décision qui sera adoptée ultérieurement.

 

8. La Chambre considère qu'à la lumière des éléments de preuve et des renseignements fournis par le Procureur, et sans préjudice du dépôt d'une exception d'irrecevabilité de l'affaire conformément aux alinéas (a) et (b) de l'article 19(2) du Statut et de toute décision subséquente à son propos, l'affaire concernant M. Jean-Pierre Bemba relève de la compétence de la Cour et est recevable.

 

9. La Chambre est d'avis qu'il existe des motifs raisonnables de croire que du 25

octobre 2002 au 15 mars 2003, un conflit armé a eu lieu en République centrafricaine et qu'une partie des forces armées nationales de M. Ange-Félix Patassé, Président de la République centrafricaine à cette époque, s'est confrontée à un mouvement de rébellion mené par M. François Bozizé, ancien Chef d'Etat major des forces armées centrafricaines. La Chambre estime qu'il y a des motifs raisonnables de croire que ce conflit armé a opposé de manière prolongée des groupes armés basés sur ce territoire qui possédaient une organisation hiérarchique et une capacité de concevoir et de mener des opérations militaires prolongées. La Chambre considère que les forces en présence étaient, notamment, d'un côté, une partie des forces armées centrafricaines restée fidèle à M. Ange-Félix Patassé alliée à des combattants du Mouvement de Libération du Congo (« MLC ») dirigés par M. Jean-Pierre Bemba, communément dénommés « Banyamulengue » et d'un autre côté, les forces de M. François Bozizé.

 

10. La Chambre considère également qu'il y a des motifs raisonnables de croire que

d'autres forces armées étrangères auraient pris part au conflit, notamment des

combattants connus sous le nom de Bataillon de sécurité frontalière ou Brigade anti-Zaraguina, menée par M. Abdoulaye Miskine et composée, entre autres, de mercenaires tchadiens.

 

11. La Chambre est d'avis qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'un conflit

armé prolongé a existé en République centrafricaine au moins du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003 et que ce conflit peut être alternativement qualifié de conflit armé

interne ou international.

 

12. La Chambre estime qu'il existe des motifs raisonnables de croire que dans le

contexte de ce conflit armé, les forces du MLC composées principalement de Banyamulengue et dirigées par M. Jean-Pierre Bemba, venues à l'appel de M. Ange-Félix Patassé en renfort d'une partie de l'armée nationale centrafricaine et agissant de concert, ont commis, du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003 (i) des viols, notamment dans une localité dénommée PK 12 et dans la ville de Mongoumba, (ii) des actes de torture, notamment dans une localité dénommée PK 12, (iii) des atteintes à la dignité de la personne, notamment des traitements humiliants et dégradants commis, y compris dans une localité dénommée PK 12, (iv) des pillages, notamment des villes de Bossangoa, Mongoumba et dans une localité dénommée PK 12.

 

13. La Chambre estime par conséquent qu'il existe des motifs raisonnables de croire

que, durant tout le temps de la présence des combattants du MLC en République centrafricaine, ont été commis des crimes de guerre relevant de la compétence de la

Cour en vertu des articles 8(2)(c)(i), 8(2)(c)(ii), 8(2)(e)(v), 8(2)(e)(vi) du Statut, tels que décrits dans la Requête du Procureur.

 

14. La Chambre est par ailleurs d'avis qu'il existe des motifs raisonnables de croire qu'entre le 25 octobre 2002 et le 15 mars 2003, les combattants du MLC ont mené une attaque contre la population civile, ont commis des actes criminels constituant des faits d'actes de torture et de viols et que la commission de ces crimes revêtait un caractère systématique ou généralisé.

 

15. La Chambre, par conséquent, estime qu'il existe des motifs raisonnables de croire qu'entre le 25 octobre 2002 et le 15 mars 2003, les combattants du MLC ont commis des crimes contre l'humanité relevant de la compétence de la Cour en vertu des articles 7(l)(f), 7(l)(g) tels que décrits dans la Requête du Procureur.

 

16. La Chambre considère qu'il existe des motifs raisonnables de croire que M. Jean- Pierre Bemba était le Président et Commandant en Chef du MLC et qu'il était investi d'une autorité de jure et de facto par les membres de ce mouvement pour prendre toutes les décisions tant sur le plan politique que militaire.

 

17. La Chambre est d'avis qu'il existe des motifs raisonnables de croire qu'il existait un plan commun entre M. Jean-Pierre Bemba et M. Ange-Félix Patassé et que ce plan reposait sur l'engagement mutuel pour M. Ange-Félix Patassé, de bénéficier de l'assistance militaire de M. Jean-Pierre Bemba afin d'assurer son maintien au pouvoir et pour M. Jean-Pierre Bemba de bénéficier, entre autres, du soutien stratégique et logistique de M. Ange-Félix Patassé et éviter que la République centrafricaine s'allie avec le Gouvernement en place à Kinshasa.

 

18. La Chambre estime également qu'il existe des motifs raisonnables de croire que M. Jean-Pierre Bemba, en sa qualité de Commandant en Chef du MLC, a contribué de manière essentielle à la mise en oeuvre du plan commun, notamment en décidant de l'envoi et du maintien des combattants du MLC en République centrafricaine.

 

19. La Chambre considère qu'il existe des motifs raisonnables de croire que M. Jean-Pierre Bemba savait que la mise en place de ce plan aboutirait, dans le cours normal des événements, à la commission de crimes, qu'il avait accepté ce risque par sa décision d'envoyer des combattants du MLC en République centrafricaine et de les y maintenir malgré la commission d'actes criminels dont il avait été informé.

 

20. La Chambre considère qu'il existe des motifs raisonnables de croire que lorsque M. Jean-Pierre Bemba a mis à exécution sa décision de retrait des troupes du MLC, ce retrait a marqué la fin des actes criminels sur les civils par les troupes du MLC ainsi que celle du maintien au pouvoir de M. Ange-Félix Patassé.

 

21. La Chambre estime que pour les raisons susmentionnées, il y a des motifs

raisonnables de croire que M. Jean-Pierre Bemba est pénalement responsable,

conjointement avec une autre personne ou par l'intermédiaire d'autres personnes, en vertu de l'article 25(3)(a) du Statut :

 

i) de viols constituant un crime contre l'humanité sanctionné par l'article 7(l)(g) du Statut,

 

ii) de viols constituant un crime de guerre sanctionné par l'article 8(2)(e)(vi) du Statut,

 

iii) de tortures constituant un crime contre l'humanité sanctionné par l'article 7(l)(f) du Statut,

 

iv) de tortures constituant un crime de guerre sanctionné par l'article 8(2)(c)(i) du Statut,

 

v) d'atteintes à la dignité de la personne, notamment des traitements humiliants et dégradants constituant un crime de guerre sanctionné par l'article 8(2)(c)(ii) du Statut,

 

vi) de pillages d'une ville ou d'une localité constituant un crime de guerre sanctionné par l'article 8(2)(e)(v) du Statut.

 

 

22. La Chambre considère qu'il existe des motifs raisonnables de croire que

l'arrestation de M. Jean-Pierre Bemba apparaît nécessaire à ce stade pour garantir qu'il comparaîtra devant la Cour et qu'il ne fera pas obstacle à l'enquête ou à la procédure devant celle-ci, au sens des alinéas (i) et (ii) de l'article 58(1 )(b) du Statut.

 

POUR CES RAISONS, LA CHAMBRE

 

délivre un mandat d'arrêt à rencontre de Jean-Pierre BEMBA GOMBO, dont la

photographie est jointe en annexe, supposé être ressortissant de la République

Démocratique du Congo, né le 4 novembre 1962 à Bokada, dans la province

d'Equateur, en République Démocratique du Congo, supposé appartenir à l'ethnie des Ngwaka, fils de Jeannot Bemba Saolana, marié à Lilia Teixeira, fille d'Antonio Teixeira.

 

 

Fait en anglais et en français, la version française faisant foi.

 

Mme la juge Fatoumata Dembele Diarra

 

Juge président

 

M. le juge Hans-Peter Kaul Mme la juge Ekaterina'TreJndafilova

 

Fait le 23 mai 2008

 

À La Haye (Pays-Bas)

No.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 19:00

 

 













             Thierry Maléyombo


Bangui - 26/05/2008 (PANA) - Le gouvernement centrafricain a officiellement réagi, lundi, à l'arrestation en Belgique de l'ancien vice-président de la RD Congo, Jean-Pierre Bemba, considérant qu'il s'agit d'une "première victoire" du peuple centrafricain sur l'impunité.

Au cours d'un point de presse en fin de matinée à Bangui, le ministre de la Justice, Thierry Maleyombo, a souligné "la détermination du gouvernement de tout mettre en oeuvre pour combattre l'impunité sous toutes ses formes dans notre pays et de coopérer pleinement avec la Cour pénale internationale (CPI) pour l'aboutissement total du dossier des crimes commis par les Banyamulengués de Jean-Pierre Bemba".


Interrogé sur une éventuelle implication du président François Bozizé dans le dossier, M. Maleyombo a répondu que "c'est le président de la République lui-même qui a demandé que le dossier soit transmis à la CPI et qu'il s'expliquera, s'il est impliqué, étant un justiciable comme les autres".


Quant aux incidences de la procédure sur le Dialogue politique inclusif prévu pour juin prochain, il a confirmé que ce forum se tiendra, mais qu'il n'empêchera pas la justice de faire son travail.


Les déclarations du ministre centrafricain de la Justice interviennent alors que les réactions se multiplient à Bangui, où la rue et les colonnes de la presse se perdent en conjectures sur les prochaines cibles de la CPI.


Sous le titre "Après Bemba, à qui le tour ?", le quotidien Le Citoyen résume l'opinion générale en affirmant que "tous les regards se tournent vers Lomé et Tripoli où se trouvent actuellement l'ancien président Ange Félix Patassé et Abdoulaye Miskine".


Le journal pose la question de savoir si l'enquête de la CPI va s'étendre sur toute l'année 2003 ou même au-delà car, explique-t- il, "bien que la rébellion ait pris fin en mars 2003, les exactions ont continué même jusqu'aujourd'hui".



 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 15:59

 


Bruxelles, lundi 26 mai 2008 (PANA) - Les partisans de Jean-pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo, ont manifesté dimanche devant le Palais de justice de Bruxelles. Ils protestent contre l’arrestation du leader du Mouvement de libération du Congo (MLC), contre qui le Tribunal pénal international (TPI) a lancé un mandat d’arrêt international.


La Police a dû intervenir pour disperser les manifestants, très agités et bruyants, qui tentaient d’arrêter la voiture dans laquelle se trouvait l’ancien vice-président congolais qui a été conduit dans une prison belge en attendant son transfert à La Haye aux Pays-Bas, au siège du TPI où aura lieu le procès.

 

Interrogé par la presse, Jean-Jacques Mbungani, représentant du MLC en Belgique, a déclaré que cette arrestation est illégale parce que Jean-Pierre Bemba, sénateur élu, jouit de l’immunité judiciaire. Un autre manifestant a allégué que le leader du MLC n’a jamais séjourné en Centrafrique et qu’il n’a pas commis les crimes qu’on lui reproche.

 

L’ancien vice-président congolais est accusé par le TPI de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, commis en territoire centrafricain en 2003. Alors qu’il était à la tete du MLC, à l’époque groupe rebelle contrôlant la province congolaise de l’Equateur, frontalière de la Centrafrique, il avait envoyé ses troupes en RCA pour prêter main forte au président Ange-Felix Patassé dont les forces se battaient contre celles du général François Bozize, devenu président de la République après la victoire de ses troupes.

 

Au cours de cette guerre, les combattants rebelles du MLC avaient commis des massacres des populations civiles, pratiqué des viols de femmes à grande et échelle et des actes de cannibalisme. Jean-Pierre Bemba a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche dans sa résidence de Rhodes St. Genèse, dans la banlieue de Bruxelles, le TPI ayant demandé la coopération judiciaire de la Belgique, après avoir lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien chef rebelle congolais.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 15:48

 

AFP 26.05.08 | 12h11

 

Des habitants du sud-est de la Centrafrique ont lancé lundi "un appel à la communauté internationale" à soutenir le gouvernement centrafricain pour "sécuriser durablement la région", victime des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

 

"Les ressortissants du Haut-Mbomou lancent un appel à la communauté internationale pour qu'elle appuie le gouvernement de la RCA (République centrafricaine) dans la recherche et la mise en application des solutions (...) pour sécuriser durablement la région et ramener dans leur foyer toutes les personnes enlevées", affirment-ils dans une lettre ouverte dont une copie a été remise à l'AFP.

 

La lettre souligne la "situation de grand désespoir, de grande tristesse et d'inquiétude grandissante" pour les populations de cette région du sud-est de la RCA limitrophe du Soudan et de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi que pour "les personnes enlevées par la LRA".

 

La lettre indique la LRA a enlevé, lors de son incursion début mars, 157 personnes dont on est toujours sans nouvelle: "De toutes les exactions menées contre les populations de la région du Haut-Mbomou, celles des 6 et 7 mars ont été cruelles et meurtrières parce qu'elles ont consisté à fouiller, piller et brûler les maisons, cases, greniers et boutiques et enlever des enfants et des jeunes personnes (garçons et filles) dont l'âge varie entre 6 et 30 ans".

 

"Depuis le passage des rebelles de la LRA, aucune des personnes enlevées n'est encore revenue. Elles demeurent toutes en captivité", poursuit la lettre. Toujours selon les signataires, "des informations obtenues sur les agissements de la LRA, il est ressorti que les jeunes garçons enlevés sont enrôlés de force dans la rébellion et les filles servent d'esclaves sexuelles aux combattants".

 

L'organisation Human Rights Watch s'était déjà insurgée contre cette situation le 19 mai.

La lettre ouverte contient une liste des personnes enlevées et leur âge. Une cinquantaine d'entre elles sont des enfants âgés de moins de 16 ans. Après les attaques des 6 et 7 mars, les autorités centrafricaines avaient indiqué que ces personnes enlevées avaient servi de porteurs de bagages puis libérées au fur et à mesure que les assaillants s'éloignaient de la région.

 

Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et trois de ses commandants font l'objet de poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) qui les accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. L'ancien vice-président de la RDC Jean-Pierre Bemba a lui été arrêté samedi en Belgique dans le cadre de l'enquête de la CPI sur d'autres crimes commis à grande échelle en Centrafrique en 2002 et 2003.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 03:18



 

 

 "For the success of the Inclusive National Dialogue on the crises of Central African Republic, its political forum should take place outside of this country. Libreville could welcome this forum regarding the output of the recent political agreement."

 

 Corrections are more better than a make up. Progress, prosperity and change are in corrections.

It is better for man to wonder in which direction he wants to proceed in order to succeed its projects. And when man used to watch himself in the mirror, so his face ;  here he tries to correct something wrong on his skin or to appreciate his beauty. In the first case correction must be done to keep in good health the skin. In the latter it is to manage for making up.This assertive is right for man. It could be acted for country or many cases. Central African Republic is in the needs of deep correction. Politicians are in crises.

 

The country itself bears long suffering, diseases, poverty, civil war, crimes, coups d'Etat, obvious violation of Human Rights. Its predicaments are severe. From  Bozize's regime, citizens have darkness, insecurity, instability and despair. Central African Republic is in dictatorship. To end civil war, dictatorship, nepotism ; correction  must be made. For that, the representative of United Nation is set in the country, Inclusive National Dialogue a forum which should provide correction or solution, policymakers must talk.

 

Yet, as Central African Republic is sinking like a boat in the river under the influence of storm, politicians have to talk. The Uninted Nation representative this country, Mr Fall  knows Central African Republic could not organise the Inclusive National Dialogue on its territory : It is a matter of security.  Central African Republic at that moment is a trap to opposition  members  who are in asylum.  Mr Fall should  propose Libreville to Bozize  It is a wise proposal and a way of success and responsibility. It is true Central African Republic deserves corrections. And citizens require corrections which symbolise improvements.

 

To have these gains, policymakers, politicians the whole politics establishment must participate in this forum. To get this country out its crises, Mr Fall will emphasise on the fact that Libreville can welcome the political dialogue. Doing so will bring fruits for the country. It is a way of correction. But, organizing this dialogue in Central African Republic ; it will be a make up, so a failure. At that time all the country will plunge in the cycle of horror. Central African Republic calls Mr Fall to convince Bozize's regime to accept Libreville where the Inclusive National Dialogue could be set. 

 

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La  Centrafrique, au travers le régime Bozizé est devenue un laboratoire politique où l'on observe la désinvolture, la nonchalance et la mauvaise foi. C'est normal puisque le régime Bozizé est issu d'un coup d'Etat. Ainsi, quand un homme décide de s'observer dans un miroir, c'est qu'il veut corriger une mal-formation sur son visage ou sur sa peau, ou encore c'est pour apprécier sa beauté et se maquiller. Là, il se pose des questions. Alors, cette équation qui est applicable à l'homme peut s'étendre dans tous les domaines, notamment à la République Centrafricaine. 

 

Ce pays doit subir des corrections en profondeur en raison  des malheurs qui cessent de l'investir coup d'Etat, crimes ou assassinats politiques, guerre civile, épidémies, violation des Droits de l'Homme;  une  économie exsangue alors que la croissance économique de  l'Afrique Centrale est en hausse. Enfin la Centrafrique doit vider tous ces handicaps.   Ainsi  un dialogue est nécessaire mais à condition que celui-ci se fasse à l'extérieur. Et, Libreville serait une bonne proposition. Libreville parce que tous les opposants politiques pourront participer aux débats. Ils seront en sécurité.

 

Donc, ils seront obligés de proposer des solutions aux crises de la Centrafrique. Ils vont corriger les défauts de la Centrafrique. Pour ce faire, Mr Fall doit exhorter le régime Bozizé à organiser le forum politique à Libreville. C'est question de compatibilité laquelle met en évidence le problème des structures. Le régime Bozizé ne peut pas garantir la sécurité de ses opposants politiques à Bangui.  Mr Fall  représentant des Nations Unies le sait mieux que quiconque.

 

Donc, pour corriger les maux de la Centrafrique qui sont d'ailleurs ceux des politiques, le Dialogue Inclusif National doit se dérouler à l'étranger.  L'organiser en Centrafrique serait un maquillage. Et le maquillage ne  résiste jamais. Il  se défait. C'est pourquoi il faut éviter ce maquillage. La Centrafrique mérite une correction en profondeur. Mr Fall doit peser sur cet aspect de la réalité. Ainsi la Centrafrique exhorte le régime Bozizé et Mr Fall d'opter pour Libreville où l'on peut corriger la Centrafrique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 02:54

 


 

Bangui, 25 mai (ACAP)- Le Bureau de la Cour Pénale Internationale en République Centrafricaine a exprimé, dimanche à Bangui, sa satisfaction, après l'arrestation, la veille à Bruxelles, en Belgique, de Jean-Pierre Bemba Gombo, ancien vice-président du Congo Démocratique, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis entre octobre 2002 et mars 2003 en territoire centrafricain.

 

« Nous avons le droit de faire valoir un résultat que j'estime particulièrement intéressant », a affirmé, au cours d'une conférence de presse, M. Eméric Rogier, analyste au Bureau du Procureur, considérant comme « extrêmement bref » le délai de réalisation de l'enquête ayant abouti à l'arrestation du leader congolais, à savoir 12 mois.


M. Rogier a indiqué que cette arrestation permettra à la Cour de poursuivre l'enquête sur les crimes commis en République Centrafricaine afin d'établir les responsabilités à différents niveaux.

Interrogé sur le cas du chef rebelle ougandais, Joseph Kony, dont les hommes ont plus d'une fois attaqué des localités de l' Est centrafricain, il a reconnu qu' « on arrête plus difficilement quelqu'un quand il est dans le bush que quand il est à Bruxelles ».


« Nous avons bon espoir qu'au bout du compte son tour viendra », a ajouté M. Rogier, précisant que le mandat d'arrêt contre Joseph Kony a été transmis à l'Ouganda, au Soudan et au Congo Démocratique.


Aucune réaction officielle à l'arrestation de Jean-Pierre Bemba Gombo n'était disponible, dimanche en milieu d'après-midi à Bangui, où l'Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (Ocodefad) a signalé des appels anonymes de menaces de mort enregistrés par sa fondatrice, Mme Bernadette Sayo, ministre du Tourisme dans l'actuel gouvernement.


Il convient de rappeler que entre le 25 octobre 2002 et le 15 mars 2003, des troupes du Mouvement de libération du Congo (Mlc), rébellion dirigée par l'ancien vice-président congolais, ont appuyé l'armée centrafricaine en difficulté face aux rebelles du général François Bozizé qui combattaient le régime du président Ange Félix Patassé.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 22:11

 

AFP 25.05.08 | 20h40

 

Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, arrêté samedi à Bruxelles sur mandat de la Cour pénale internationale, a dénoncé dimanche à Kinshasa "la politisation" de la CPI et exigé la libération immédiate de son chef.

 

Les membres du bureau politique du MLC, une ex-rébellion devenue le premier parti d'opposition en République démocratique du Congo (RDC), "constatent, avec regret, la politisation de la procédure judiciaire initiée par le procureur de la CPI", dans une déclaration lue par François Muamba, secrétaire général du parti.

 

"En effet, l'arrestation du sénateur Jean-Pierre Bemba, à quelques jours de son élection en qualité de porte-parole de l'opposition en RDC, ne saurait être innocente, d'autant plus que ni (l'ex-président centrafricain) Ange-Félix Patassé, ni le chef de son armée, qui ont bénéficié de l'appui des troupes du MLC, n'ont fait l'objet d'une quelconque procédure", selon le MLC.

 

"Notre candidat au poste de porte-parole de l'opposition reste Jean-Pierre Bemba", a affirmé M. Muamba, alors que des désaccords profonds subsistent au sein de l'opposition qui ne parvient pas à adopter un règlement intérieur, préalable à la désignation de son chef de file.

 

Jean-Pierre Bemba est poursuivi par le procureur de la CPI pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre, notamment des viols, commis par ses troupes en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. Le MLC était intervenu à l'appel de M. Patassé pour écraser une tentative de coup d'Etat du général François Bozizé, qui parviendrait plus tard à s'emparer du pouvoir.

 

Persuadés de la "totale innocence" de leur chef, les cadres du MLC demandent aux autorités belges "de considérer la démarche du procureur de la CPI comme strictement politique et par conséquent de relaxer purement et simplement" Jean-Pierre Bemba. Sans lancer formellement un appel à manifester, le MLC demande "aux membres du parti (...) et au peuple congolais tout entier de se mobiliser et de rester vigilant afin de sauver (la) jeune démocratie" congolaise.

 

Les membres du bureau, qui mettent en garde sur les "conséquences néfastes que cette arrestation, qui frise l'arbitraire, pourraient engendrer", expriment "toute leur solidarité" à leur chef "dans cette épreuve dure et injuste".

 

La situation est restée très calme dimanche à Kinshasa. La nouvelle de l'arrestation de Jean-Pierre Bemba a surtout circulé dans les milieux politiques sans susciter de réaction populaire dans la capitale, où l'adversaire malheureux de Joseph Kabila à la présidentielle de 2006 avait obtenu 70% des suffrages."Nous savons que Bemba ne sera pas libéré mais nous devons exprimer notre solidarité et rester unis. Dans un premier temps, c'est le plus important", a déclaré à l'AFP un cadre du MLC sous couvert d'anonymat.

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