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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 03:50

 

 

 

Afrique.JPG

 

 


1-Voici la danse pour danser sur place en Afrique voici le palais du gouverneur des colonies non de monsieur le Président de la République


2-Voici les Administrateurs des colonies non administrateurs ministres des colonies des Blancs des Chinois des Débis


3-Voici quelques pas d’ici là dans Bangui pour faire semblant mais voilà leurs grandes enjambées habituelles dans les capitales là-bas le cœur de leur pays étranger à nous


4-Voici! Il nous inflige des plaies qui ne sont pas mûres

5-Voici dansez quelques pas chez le Gouverneur pour tout vendre tout humilier


6-Voici soixante ans complets il nous inflige ce Gouverneur d’administrateur des colonies à œil noir les terres perdues d’Afrique humiliées


7-Voici! Debout cultivateurs! Le Gouvernement de l’Afrique d’Alger à Pretoria. Il a crevé les toits des palais des Gouverneurs


8-Voici! Debout les cultivateurs assembleurs de tous genres de choses voici votre Gouvernement votre Coeur ici là votre Corps même délivré de l’idiotie


9-Voici! Debout le Gouvernement de la Connaissance du Sol de l’Afrique Nous Noirs armés des machettes des ministres dans les champs avec Nous


10-Voici! Tranchons donc ces bras étrangers colonialistes qui enchaînent nos Terres tranchons ces études-planifications étrangères puantes dans nos têtes


11-Voici! Nos enfants parmi Nous leur sol africain voici leurs études voici notre argent voici les Hommes forts de l’Afrique armés de machettes


 tranchantes des récoltes resplendissantes tout danse ici même non humilié

 

Makombo Bamboté


Écrivain


Le 1er avril 2013

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 03:33

 

 

 

Bangui.jpg

Bangui

 

 

"La surdité noire"

 

 

                        1

Merci à vous pour cette

chronique

mon propos porte sur la

"surdité" de l’oreille fermée par

Les catachysmes et autres

esclavages sur son âme

 

                        2

En janvier 1966 lorsqu’un pre-

mier coup de force (de Bokassa)

que dit le journaliste Porsela

avant que cette force le chasse

de Bangui sur le coup ? " ils se

cognent le crâne des ânes

contre les rochers jusqu’à la

fin des temps " en 2013

ceux qui ont survécu aux 

esclavages aux travaux forcés ont

fréquenté la bête en eux en

tant que peuple.

 

                        3

En 1960 voici les cadeaux des

institutions copies conformes

qui bouchent encore la sur-

dité politique et intellectuelle,

dont une formation jusqu’

ici c’est ce pays d’Afrique

en panne comme l’autre.

 

                        4

Les conséquences de cette

oreille bouchée c’est la clas-

se des salauds des capita-

les qui mangent qui

prient qui copient le

dos de la cuiller.

 

                        5

Elle est bien bonne la "surdité"

confortable moule en

haut des murs : seulement

les coquilles vides de Liber-

té Égalité Fraternité. Ont

été arrachées des oreilles

sourdes.

 

                        6

En mai 1968, l’Union des Écri-

vains laisse la parole à ce

débutant africain. On confond

tout homme noir avec le

mépris le mendiant derrière

lui. Sans droit de parole.

Kundera était en lutte depuis

Paris contre le communisme

soi-disant en Tchecoslova-

quie.

 

                        7

Les salauds colonisés pren-

nent la parole avec les

moyens des dos de la

 

cuiller du Centrafrique

en panne !

Prendre la parole méprisante

même en mai 1968 en France? dans

les conditions de toutes les souffrances

connues par la Race Noire ?

Certains-colonisés du monde croient

se déboucher l’âme de leur

oreille en salauds compé-

titifs enrichissez-vous ! co-

pies conformes, égoïstes jardinez.

 

                   8

Le Droit de déboucher la

surdité, il appartient au

Droit d’Aînesse de la Ra-

ce Noire. Donc du Centrafri-

que, donc de l’Afrique

tout s’écroule sauf la Terre.

Ce n’est pas tant l’occupation 

que la production qui compte.

On débouche la surdité

alors on entend tous

ceux qui prennent la parole

les plantes, les gens, les eaux.

 

                   9

Les jardins du Centrafrique

de l’Afrique quels grands jardins

la Pensée Bantou brille

La Race Noire cultive ses

champs partout où le pas porte.

 

                   10

Ce n’est pas tant l’occupation

que la production qui compte.

 

                   11

Sagesse la plus ancienne

tu es là dans toutes sortes

de gens par les métémpsycoses

 on passe les uns par les autres

quelle richesse quelle force

sous les branches dans

l’air tous les assassinés

sont notre Grande Mémoire

elle porte nos armes dans

cette terre Centrafrique.

 

                   12

Du temps des Bédéya

du temps des Bangassou

les Rabah se tiennent

à l’écart de cette Terre Centrafrique

maintenant nous mangeons

dans le creux de la cueiller

venez donc piétiner cette Terre

par votre sang versé la

vérité doit percer notre surdité 

on passe les uns par les autres

cette terre Centrafrique Afrique

ne fabrique pas des salauds extravagants

qu’on accouche avec des

cailloux de surdité

Rabah tenez-vous à

l’écart des Reines cette Terre.

 

                   13

Maintenant par la Paix de

l’âme libérée de cette surdité

 

                   14

Centrafrique verdoyante Terre

partout Soleil passe

par les campagnes d’électricité

Centrafrique aux Centrafricains

tous les assassinés sont

noirs vivants autour

des mûres et les

tourterelles les eaux des champs.

Tous les uns par les autres

le Centrafrique se parle

clairons des Soleils

dans les creux des oreilles

sourdes du monde assassin

de la Race Noire.

 

 

                   BAMBOTÉ MAKOMBO

                   Le 2 mars 2013

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 01:51

 

 

 

 

 

livre-Sekode-quatrieme-de-couverture.JPG

 

 

 

 

"Les passions carnivores" par Chancel SEKODE NDJEUGBAYI aux éditions EDILIVRE A PARIS COLLECTION CLASSIQUE 250 pages dont la parution en kiosque est prévue d'ici la première dizaine du mois de mars. 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 01:45

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

A lire dans  le volumineux "50 ANS DE POESIE CONTEMPORAINE 1945 - 1995"  

EDITIONS JEAN GRASSIN PARIS CARNAC


On trouvera page 466 et 467 le poème "LEVER DU SOLEIL" du Centrafricain Léon Kidjimalé GRANT  que nous publions ci-dessous.

A la page 962 se trouve également un beau poème de Léopold Sedar SENGHOR "QUAND JE SERAI MORT" suivi du poème très réconfortant "INVICTUS" de William Ernest HENLEY qu'aimait lire MANDELA comme source d'inspiration dans la prison de Robben Island. 

 

 

 

Poeme-Leon-Grant.JPGPoeme-Leon-Grant.J-2-PG.JPG

 

Poeme-Leon-Grant.J-3-PG.JPG

 

 

Poeme-Senghor.JPGPoeme-Senghor.2-JPG.JPG

 

 

Invictus-Mandela.JPGInvictus-Mandela.-2-JPG.JPG

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:18

 

 

 

 

Gabirault.JPG

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 


Mon livre « LA PLACE DU CHRETIEN DANS LA VIE POLITIQUE », ayant pour mots-clés : « GESTION POLITIQUE AVEC LA CRAINTE DE DIEU » vient de paraitre,  édité par DICTUS PUBLISHING.


 Ce livre de poche contient une première partie de mes propres expériences dans le domaine politique avec bien évidemment la grâce de Dieu. Destiné aux chrétiens qui désirent s'y engager pour assurer véritablement le bien- être de leurs semblables, il contient également des conseils primordiaux pour ceux-ci comme disciples de Jésus, autrement dit sel de la terre et lumière du monde, deux rôles à jouer en toutes circonstances.


 Les tentations étant innombrables dans l'arène politique, le sel ne doit pas perdre sa saveur, pour devenir fade, donc inutilisable, et la lumière ne doit pas être cachée, mais briller pour chasser les ténèbres. Il s’agit d’un engagement qui se manifeste tant en paroles qu'en actes (Luc 14: 34-35 ; Col.4: 6).


 Dieu n'interdit ni la politique, ni la richesse. Cependant une vigilance absolue est à observer à l'égard des deux, car principales causes de la perte de  foi des chrétiens.

Le livre parle de la position de Jésus face aux tendances politiques de Son temps pendant Son séjour sur la terre, à  l’égard du pouvoir temporel, précise  le contexte et le sens exact de l’expression employée à l’époque par le Seigneur : « A César, ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », devenue proverbiale et faussement interprétée par les hommes politiques, justifie la nécessité pour les disciples de Jésus, sel de la terre et lumière du monde de s’engager dans la vie politique en la pratiquant autrement, à la différence de ceux qui n’ont pas la crainte de Dieu,  exhorte vivement ceux  qui aspirent à cette carrière à se couvrir de la panoplie de Dieu, seule condition pour l'exercer avec succès comme mission, afin de soulager la souffrance de leurs semblables.


La réflexion sur ce sujet n’est pas avancée surtout en Afrique où beaucoup de chrétiens se sont mis à l’écart de la politique, à cause de la tradition observée, notamment par l’Eglise protestante à l’égard de la politique à cause de la manière dont elle est pratiquée jusqu’ici par des païens, marquée notamment par :  l’ignorance de Dieu, les meurtres, les enlèvements, les tortures, les lavages de cerveau, les complots, les actes de vengeance, de médisance, les disputes,  les propos de haine et de malheur, les pratiques occultes, l’esprit de parti, les détournements, l’amour de l’argent et des biens matériels, la corruption, l’orgueil, la délation, la calomnie, les coups bas, les enrichissements sans cause, les appauvrissements pour affaiblir financièrement, matériellement, socialement les adversaires, l’injustice, la division, le mensonge, la démagogie, les intrigues, l’idolâtrie, le culte de la personnalité, les armements et les guerres, le pacte avec Satan ou le mal etc.


Cette liste de péchés qui est effrayante pour un chrétien rend la politique responsable de ces maux.


Cependant, selon René COSTE dans Evangile et Politique, la politique « englobe les structures internes du groupe humain : structures économiques, sociales, culturelles et même familiales ».


Les questions qui découlent naturellement de cette affirmation sont les suivantes :


1-      Si la politique s’étend à tous les domaines de la vie, les chrétiens, disciples de Jésus Christ, désignés par le Seigneur Lui-même comme sel de la terre et lumière du monde (Mathieu. 5 :16), doivent-ils se mettre à l’écart et laisser la gestion, la direction de la société dans laquelle ils vivent, entre les seules mains des païens qui n’ont même pas la crainte de Dieu ?

2-      Les chrétiens, enfants de Dieu, doivent-ils croiser les bras, demeurer inactifs et se laisser diriger par des païens, autrement dit par ceux qui sont manipulés par le diable, et vivre ainsi selon des orientations dépourvues d’esprit de justice et de paix ?

3-      Les chrétiens doivent-ils demeurer de simples témoins désintéressés et impassibles des souffrances, des convulsions où se débattent désespérément des hommes, c'est-à-dire leurs semblables, leurs frères ?

4-      Les chrétiens qui sont le sel de la terre et la lumière du monde, doivent-ils laisser le sel devenir fade et cacher la lampe qui doit éclairer tout le monde sous un seau ?


Bref, il s’agit là d’une série de questions que tout chrétien devrait se poser au sujet de sa position exacte face à la politique.

 

A la demande de l’OPERAF pour les facultés de théologie politique, de nombreux serviteurs de Dieu, des chrétiens d’une manière générale,  je mets par écrit ce sujet, enrichi de plusieurs recherches,  en deux parties.


La première partie qui est le présent ouvrage, contient non seulement des orientations pour les chrétiens pratiquant ou désirant s’engager dans la vie politique, mais  indique comment Dieu établit les autorités qui gouvernent, fixe la durée de leurs fonctions, les dirige pour accomplir Sa volonté etc.


La deuxième  qui sera éditée très prochainement, comprend mes propres témoignages aux diverses fonctions politiques que j’ai occupées comme chrétien, afin d’encourager ceux qui sont appelés à  cette carrière pour le bien de leurs semblables.


Le livre a été édité quelques jours après les élections  présidentielles aux Etats Unis d’Amérique qui confirment son contenu par les résultats de la lutte du pasteur Martin Luther KING pour l’égalité des Noirs et des Blancs d’une part et l’amour des uns dans les cœurs des autres d’autre part,  ayant permis l’accession et la réélection d’un Noir à la tête de ce pays, plusieurs décennies après sa mort.

 

En effet, tout ceci n’a  été possible que grâce à l’amour, au refus de vengeance, à la tolérance,  et d’une manière générale à la parole de Dieu utilisée par Martin Luther KING comme toute arme politique.

 

Le livre est  vendu dans le monde entier et peut être acheté en ligne sur : www.morebooks.fr 

 

Que Dieu vous bénisse.

                                                             

Paris le 15 novembre 2012

 

Emmanuel Olivier GABIRAULT


Personnalité Politique indépendante

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 19:23

 

 

 

 

La Rwandaise Scholastique Mukasonga, la surprise du prix Renaudot 2012


 

Scholastique-Mukasonga_0.jpg

 

 

Par Siegfried Forster  RFI mercredi 07 novembre 2012


Elle ne figurait pas dans la sélection, mais elle a été distinguée ce 7 novembre avec le prix Renaudot pour son quatrième livre et premier roman Notre-Dame du Nil, publié dans la collection Romans noirs chez Gallimard. La Rwandaise Scholastique se considère comme une « écrivaine francophone, pas française ». Et elle est une survivante. Aujourd’hui âgée de 56 ans, elle a perdu sa mère et 37 membres de sa famille lors du génocide rwandais en 1994.


Notre-Dame du Nil n’est pas un témoignage du carnage, mais une fresque pour comprendre les premières prémices du génocide. L’histoire se déroule dans un lycée de jeunes filles, nommé « Notre-Dame du Nil ». A 2 500 mètres d’altitude, ce pensionnat isolé du reste du monde, est considéré comme une institution pour former l’élite des jeunes filles rwandaises. Et cela tombe bien, un certain Monsieur de Fontenaille, un peintre blanc fasciné par les jeunes filles tutsies, est complètement persuadé que les Tutsis sont les descendants des « pharaons noirs »...


Ecrire et témoigner, pour Scholastique Mukasonga, ce sont les deux faces de la même histoire. Ecrire, un devoir, résultat d’un « exil intérieur » entamé longtemps avant d’avoir trouvé en France un exil extérieur : « J’étais destinée à être la mémoire de la famille, parce que j’ai appris le français, parce que le français était le passeport international ».

 


 

Scholastique Mukasonga


Par Yasmine Chouaki RFI

 

Rwandaise, née en 1956, Scholastique Mukasonga connaît dès l’enfance la violence et les humiliations des conflits ethniques qui agitent le Rwanda. En 1960, sa famille est déplacée dans une région insalubre du Rwanda, Nyamata au Bugesera. En 1973, elle est chassée de l’école d’assistante sociale de Butare et doit s’exiler au Burundi. Elle s’établit en France en 1992.


En 1994, année du génocide des Tutsi, un million de morts en cent jours, elle apprend que 27 membres de sa famille ont été massacrés, dont sa mère Stefania…


Douze ans plus tard, Inyenzi ou les Cafards, récit autobiographique, est publié par Gallimard et marque l’entrée de Scholastique Mukasonga dans la littérature qui, pour elle, s’apparente au territoire de la mémoire.


En 2008, elle publie, toujours chez Gallimard, un second ouvrage, La Femme aux pieds nus, hommage rendu à sa mère et à toutes les mères courage. Le livre a reçu le prix Seligman contre le racisme.


En 2010, grâce à L’Iguifou, une véritable poésie s’affirme : chacune des pages ouvre un horizon de couleurs, de fleurs, d’arbres, d’oiseaux, de sensations tactiles ; en somme, un florilège de beauté qui contrebalancerait la cruauté humaine.


Le 1er mars 2012, son dernier ouvrage Notre-Dame du Nil est publié chez Gallimard.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 00:20

 

 

 

 

 

Presses Académiques Francophones

 

couverture-livre-Doui-Jeremie.JPGcouverture-livre-Doui-Jeremie.-2-JPG.JPG

 

 

 

Préface

La République centrafricaine, pays au cœur du continent africain, s’est engluée, année après année, dans une insécurité quotidienne se traduisant par une extrême souffrance de sa population. L’auteur de cet ouvrage a, lui-même, connu cette infamie. C’est pourquoi, il a  consacré son travail de thèse à  comprendre les raisons de cette situation et à proposer des solutions. Mesurer la part du droit dans ce renouveau étatique fut la ligne directrice de sa réflexion. Elle constitue l’épine dorsale de cette recherche.

Comment le droit peut-il servir la cause de la sécurité, elle-même vectrice d’une stabilité institutionnelle et politique, voilà tout le propos de cet ouvrage. Traiter cette question sous l’angle du droit est un exercice périlleux.  En effet, aborder un tel sujet supposait de dégager les raisons de l’affaissement des structures étatiques, pour ensuite construire des propositions réalistes susceptibles d’aboutir à l’Etat de droit.  L’approche juridique a donc été privilégiée, sans pour autant ignorer la dimension politique.  Le défi était difficile et l’auteur a su le relever.

En effet, sans ignorer les conséquences de la décolonisation, puis celles de la présence française comme obstacle à l’autonomie de la RCA, Monsieur Augustin Jérémie DOUI WAWAYE s’est attaché à examiner les normes principielles fondatrices de l’Etat et à les confronter à la réalité constitutionnelle de son pays. Il s’agissait, ensuite, non pas de les transposer de façon artificielle mais plutôt de chercher à les façonner pour les rendre applicables dans le contexte local. En réalité, le but ne consistait pas à faire un état des lieux des forces extérieures qui ont empêchées la création d’un Etat souverain s’inscrivant dans la démocratie et l’Etat de droit, mais plus de mettre à nu l’impuissance de cet Etat dans sa capacité à faire respecter la norme constitutionnelle et les règles qui en découlent, donc de mettre en évidence l’absence d’un ordre juridique. Sur la base de ce constat, toute la réflexion consiste justement à dépasser ces rapports de force internes et externes et de rechercher comment mettre en place un Etat de droit, non seulement formel mais également substantiel.

Pour atteindre cet objectif, il a donc été nécessaire de dresser un bilan des causes de l’instabilité : la multiplication des coups d’Etat, le rôle de l’armée, la situation de pauvreté, la libre circulation des armes, l’absence du multipartisme...bref, tous les ingrédients sapant les fondements de l’Etat de droit et de la démocratie. Il ressort de cette analyse que cette instabilité doit être combattue par la recherche de la sécurité. Elle doit être « la fondation de l’Etat centrafricain ». La restauration de la puissance de l’Etat passe donc par la sécurité, sans que ne soient compromises les libertés individuelles. Mais, le concept de sécurité se libère ici des oripeaux traditionnels pour se nourrir de nouvelles composantes. C’est là que se situe l’apport essentiel de cet ouvrage. Monsieur Augustin Jérémie DOUI WAWAYE se livre alors à un réexamen de ce qu’il est convenu de qualifier de « sécurité ». Certes le maintien de l’ordre, mais surtout, il s’agit ici de traiter juridiquement les causes de l’insécurité par la reconnaissance des droits économiques et sociaux, par l’amélioration de la connaissance du droit par les citoyens, par un accès réel à la justice. Cette sécurité suppose également, selon l’auteur, la création d’une dynamique fondée sur une relance de la politique macro-économique.

 

 

En définitive, Monsieur Augustin Jérémie DOUI WAWAYE met l’accent sur l’obligation de protéger les droits humains comme source de sécurité. Ce n’est qu’à cette condition que l’Etat centrafricain sera en mesure de recouvrer sa puissance et d’assurer à ces citoyens les droits et libertés.

L’ouvrage qu’il livre, nourri d’une parfaite maîtrise de la technique juridique, propose une véritable redéfinition de la sécurité, puisqu’elle se fonde sur l’indivisibilité des droits humains. Cette thèse invite et ce n’est pas son moindre mérite, à la réflexion sur l’Etat de droit, au-delà même du cas de la République Centrafricaine.

Il ne revient certainement pas au préfacier d’exposer plus avant les apports de cette thèse, il appartient à chaque lecteur d’en apprécier la richesse. Qu’il soit permis de souligner que l’auteur, par de-là sa grande connaissance du droit, a su montré également d’autres qualités : une grande pugnacité, du courage et une indiscutable capacité à maintenir à distance les risques d’une certaine subjectivité eu égard à l’objet de la recherche.  

Nul doute que le lecteur sera reconnaissant à Monsieur Augustin Jérémie DOUI WAWAYE d’inviter au débat sur un thème où l’individu demeure au centre de la réflexion.

 

 

Philippe ICARD

CREDESPO

Faculté de droit et de science politique

Université de Bourgogne

 

 

 

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Presses-Academiques-Francophones.JPG

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 02:59

 

 

 

 

Adolphe Pakoua

 

                                              Adolphe Pakoua

 

 

 

Préface du Professeur François ZONZAMBE

 

Spécialiste de littératures Française et Comparée à l'Université de BANGUI.

 

 

 

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE du Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, est à la fois un roman et une véritable chronique du CENTRAFRIQUE que symbolise GBAZABANGUI, une « chaîne de montagnes pierreuses, verdoyantes et giboyeuses », qui surplombe et encaisse BANGUI, la capitale centrafricaine. Cette chronique de GBAZABANGUI se situe entre les années 1960 et 1996.

 

Le romanesque transpire dans la scène où JOUDA, fille de Tuby DANGAYE, est frappée de mutisme. Phénomène qui se produit dès l'arrestation de son père et qui, à partir de ce moment-là, la rend visionnaire auprès de sa mère qu'elle va diriger jusqu'à recouvrer la parole à la libération de son père.

 

Le romanesque transpire aussi dans la scène où, JOUDA, victime de mutisme, va converser avec sa mère MUNDY à travers des rêves où elle lui fera des révélations sur la vie de son père incarcéré dans la geôle de SARAGBA où un graffiti va apparaître à DANGAYE pour, à son tour, lui faire des révélations à propos de son séjour en prison et de son avenir.

 

Le romanesque culmine enfin dans la scène où le visage d'une fée ou d'une nymphe apparaît à son tour dans le graffiti pour hanter plus tard MUNDY et devenir son double en vue de l'aider à venger son mari Tuby DANGAYE, injustement incarcéré.

 

Ainsi, après avoir aidé l'homo duplex MUNDY, alias OREADE, à régler leurs comptes aux multiples tortionnaires et ennemis de son mari Tuby DANGAYE, la nymphe déclarera : « Mission terminée ».

 

Romancier, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, n'en demeure pas moins un chroniqueur qu'un caméraman. Son œuvre demeure tout objective à l'instar de René MARAN dans « BATOUALA », véritable chronique de la GBAMBA, petit affluent de l'OUBANGUI, qui traverse la ville de GRIMARI, ancien district de KREBEDGE, qu'il symbolise en OUBANGUI-CHARI.

 

Chroniqueur à l'instar de FROISSART et de JOINVILLE, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo restitue fidèlement tous les événements vécus en CENTRAFRIQUE entre les années 1960 et 1996. Ainsi, sa plume se métamorphose en pinceau pour peindre les différents paysages centrafricains qu'il traverse, et ses yeux, comme l'œil d'une caméra, filme tout sur son passage, dans les sentiers de la forêt équatoriale, des savanes, des villages, dans les rues et boulevards de la capitale BANGUI.

 

La photo du bac traversant, en quatrième de couverture du roman, la rivière KADEI à NOLA, symbolise la virginité de cette forêt riche en faune et havre de paix.

 

A travers un style narratoire et pittoresque, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, nous a parlé le SANGHO, le BANDA, le SARA, le MBOUM, le FOULBE et le PYGMEE, toutes langues centrafricaines, en FRANCAIS de MOLIERE, de LA FONTAINE et de Victor HUGO, pour exprimer les joies et les tristesses du peuple centrafricain  après l'indépendance.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 01:06

 

 

 

 

Clotaire Saulet

 

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 01:30

 

 

 

Livre Poussou sur Wade

 

Abdoulaye Wade, ou le crépuscule des « historiques » 

 

Francis Laloupo

Journaliste,

Professeur de Géopolitique à I.P.J (Institut Pratique de Journalisme) de Paris.

 

Au moment où paraît le texte d’Adrien Poussou, le Sénégal est confronté à l’une des plus inquiétantes crises politiques de son histoire d’après les indépendances. Sous le regard de l’opinion nationale et internationale, le président Abdoulaye Wade, qui aurait dû épargner cette crise à son pays, écrit l’ultime chapitre d’un règne perverti. L’opposant politique de naguère, celui qui avait fondé son combat politique sur les vertus de la démocratie et le credo du service de la nation aura, une fois porté au sommet de l’Etat, surpris tous ceux qui l’avaient accompagné, soutenu et promu durant l’étape antérieure à son élection en 2000. Au bout de ce parcours, à l’heure des bilans, un mot, un seul s’affiche, tel le sceau du testament : mystification et forfaiture. L’ouvrage d’Adrien Poussou, composé en deux temps et deux mouvements, reflète bien le double mensonge qui désormais restera la marque d’un homme qui avait signé avec son peuple le pacte de l’alternance démocratique, et qui conclut sa carrière en choisissant de livrer bataille contre ce même peuple qui l’a élu.

 

Evaporés, les engagements et les professions de foi d’autrefois. Le président Wade, après deux mandats et un bilan des plus controversés, cet homme, si prompt à professer les règles de bonne conduite à ses homologues confrontés à la tourmente de la contestation, reproduit, aux confins de la caricature, en son propre pays, la ténébreuse dramaturgie des autocraties inamovibles. Comme Adrien Poussou, nombreux sont ceux qui auront connu deux vies d’Abdoulaye Wade. Au bout de ces deux vies, cette amère et persistante interrogation qui taraude tous les « déçus du wadisme » : comment celui qui a voulu écrire, avec la jeunesse, une page nouvelle, constructive et porteuse de tous les progrès dans cette Afrique en mutation, s’est-il révélé aux yeux du monde comme un héritier-reproducteur des dérives qu’il pourfendait jadis ? Comment comprendre que « l’opposant historique et panafricaniste », ainsi qu’il se désignait lui-même, se réduise à cette banale incarnation du pouvoir personnel, de la gestion privative de l’espace national, pathologiquement convaincu que sa destinée se confond à celle de la collectivité qui lui a accordé un bail temporaire dont il a méthodiquement détourné les clauses essentielles ? Les énigmes politiques sont soumises au verdict du temps...

 

Par-delà l’actualité, l’énigme Wade confirme, un peu plus encore la fin d’une grande illusion. Celle qui a amené une génération à investir certains hommes du rôle historique de réaliser les nécessaires révolutions politiques culturelles permettant de produire une salvatrice rupture avec les systèmes qui ont confisqué la destinée des pays au lendemain des indépendances... Des années durant, nous avons accompagné ces hommes dressés contre les systèmes liberticides et prédateurs. Ils furent les récipiendaires et les garants de nos espérances, les vecteurs de nos révolutions à venir, projetées vers l’inconnu. Avec eux, nous sous sommes heurté à toutes les résistances des pouvoirs criminogènes... Avec eux nous avons marché, longtemps, vers cette aube nouvelle, vers un ordre nouveau porteur de tous les changements rêvés, de liberté, de mieux-être partagé, de mieux-vivre ensemble... Les années se sont écoulées, longues et interminables... Lorsqu’advinrent les petits matins du changement, le long parcours de ceux nous avons accompagnés, désormais désignés « opposants historiques » fut récompensé. Parvenus au pouvoir par la voie des urnes, nos opposants historiques se sont révélés pires que ceux qu’ils avaient combattus. Peu imprégnés de culture démocratique, pétris de projets de revanche et de vanité, mentalement colonisés par leurs adversaires de naguère, frustrés de maintes occasions de jouissance des attributs du pouvoir, nos historiques ne souffrent ni la contestation ni le débat. Chargés de réaliser la promesse du changement, ils se sont transmués en propriétaire du pouvoir, rompus aux plus triviales manœuvres politiciennes et mentales pour ne jamais céder leur fauteuil présidentiel aux aspirants n’appartenant pas à leurs clans ou à leurs cercles familiaux. Devenus les maîtres du monde, ils n’hésitent pas à s’en référer à la volonté divine pour affirmer leur bon droit et justifier l’éternité de leur pouvoir...

 

Le syndrome de « l’opposant historique » constitue, pour l’Afrique, l’un des référentiels politiques et sociologiques de l’ère postcoloniale. A l’heure du bilan, il nous faut, lucidement, avec une exigence égale, et sans jamais renier nos espérances passées, dénoncer les mensonges et la captation par ces hommes à des fins privatives du résultat des luttes des combattants anonymes de la liberté...  Il faut dénoncer, encore et encore, l’insupportable détournement de ce qui fut construit, mentalement d’abord, puis à l’épreuve du réel, par toutes les générations qui n’ont jamais pactisé avec les renoncements. Au-delà du crépuscule des « historiques », une nouvelle conscience citoyenne émerge, vigilante et éclairée, productrice d’une intelligence politique collective. Sans plus s’en remettre aux hommes et autres « historiques » providentiels, ces millions de citoyens inventent, ici et maintenant, de nouvelles formes de vie.

 

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