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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:46




APA-Londres 2009-08-26 14:24:03 (Grande Bretagne) Le chef de la mission conjointe de maintien de la paix de l’ONU et de l’Union africaine dans la région soudanaise du Darfour en proie à une crise, Rodolphe Adada, a rendu le tablier, a annoncé l’ONU mardi à Beijing. Les fonctionnaires de l'ONU ont indiqué qu'ils travaillent en étroite collaboration avec l'Union africaine pour trouver un remplaçant à Rodolphe Adada que de nombreux diplomates ont qualifié d’ «inefficace ».


Selon un porte-parole de l'ONU, Marie Okabe, la force de maintien de la paix au Darfour (MINUAD) a également publié une déclaration en ce sens, indiquant que la démission de M. Adada a pris effet lundi.  Les spéculations vont bon train dans le milieu de certains cercles diplomatiques étrangers indiquant que l'ancien ministre des Affaires étrangères du Congo « retourne dans son pays pour faire de la politique».


Un ressortissant ghanéen, le général Henry Anyidoho, chef adjoint de la force de maintien de la paix, sera en charge de la mission onusienne jusqu'à ce qu'un remplaçant permanent soit trouvé.

Le conflit dans la région occidentale du Soudan a duré plus de six années, faisant près de 300.000 morts selon les Nations Unies. Environ 4,7 millions de personnes au Darfour dépendent de l'aide internationale pour survivre, selon l'instance dirigeante mondiale.


 La force de maintien de la paix a été créée par une résolution du Conseil de sécurité en juillet 2007, mais les difficultés et les lenteurs notées dans le déploiement des troupes de maintien de la paix ont été largement déplorées.


À la fin de juin 2009, environ 60% des effectifs complets prévus pour la MINUAD, environ 26.000 soldats et policiers, sont arrivés au Darfour. Quelque 90% des troupes seront sur le terrain d'ici la fin de cette année, indique-t-on en réponse aux critiques sur les lenteurs notées dans le déploiement des forces de maintien de la paix.

Les diplomates et les activistes se sont aussi plaints que les Nations Unies ont fait trop peu pour relancer l'effort de paix bloqué au Darfour. John Prendergast, un ancien fonctionnaire du Département d'Etat américain et co-fondateur du projet Enough, un groupe anti-génocide, a déclaré que la force de maintien de la paix est largement perçue comme un échec. Il a exprimé l'urgence de construire un processus de paix plus crédible et efficace.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:38




Le 19 août 2009, les Tchadiens apprennent le retour au Tchad de l’ancien -Président Goukouni Weddeye en compagnie de quelques fidèles. Rien de plus normal car tout Tchadien à le droit de rentrer dans son pays quand il veut, et d’en sortir quand il le souhaite. Cela fait partie des libertés fondamentales d’un peuple.


Toutefois, le Président Goukouni n’est pas n’importe quel Tchadien.
C’est tout de même le seul Président de notre pays désigné par consensus à l’issue des accords de Lagos en 1980, pour ramener la paix dans un pays meurtri par la déferlante haineuse des forces armées du Nord de Hissein Habré.

 
Cela ne lui enlève pas le droit d’aller et venir dans son pays, de s’y installer définitivement s’il le veut. Mais cela lui impose une responsabilité particulière lorsqu’il est amené à s’exprimer sur la question essentielle de la restauration de la paix dans notre pays

J’ai été et je reste persuadé que Goukouni Weddeye est l’un des hommes idoines autour desquels on peut amorcer un processus de réconciliation inter-tchadienne.


Lors de la rencontre de Libreville et N’djamena en juillet 2007, j’ai beaucoup aimé sa réactivité à l’égard des présidents Bongo et Déby chaque fois que l’un ou l’autre s’écartait des conditions indispensables au consensus inter tchadien et à la réalisation d’une paix juste.

Son voyage actuel semble se situer dans le prolongement de l’initiative de Libreville, avec semble-t-il l’engagement de s’installer au Tchad. Il s’agit là d’une requête constante de la partie gouvernementale Tchadienne. Cette demande maintes fois réitérée ne me parait pas scandaleuse en soi.


Elle traduit simplement le souci du pouvoir de contrôler la manœuvre et les éventuelles démarches à réaliser pour la conciliation.


Compte tenu de sa stature, de ses anciennes prises de position, du rôle qu’il peut jouer, l’ancien -président nous doit des propositions plus justes, plus en adéquation avec la gravité de la situation du pays Il ne doit pas parler de mécontents de l’extérieur et de l’intérieur «qui doivent ouvrir leur cœur à partir de maintenant, la main dans la main, pour construire leur pays plutôt que de faire la guerre». Goukouni Weddeye connaît les problèmes qui se posent au pays, notamment des déchirements qui entravent la recherche d’une paix juste.

Il ne peut ignorer les menaces sérieuses exercées sur le régime en place par les groupes politico- militaires organisés à l’est de notre pays qui auraient pris le pouvoir en l’absence du bouclier Français.


Sait-il aussi, que beaucoup de chefs de ces groupes sont condamnés à mort et qu’ils risquent leur tête s’ils suivaient son adorable conseil ?


A quels Tchadiens de l’intérieur s’adresse-t-il ?- A ceux d’en-haut qui ont tous les privilèges et pour qui Ndjamena est un véritable chantier expérimental ?

 
- A ceux d’en bas qui croulent sous le poids de la misère et regardent hébétés les fréquents défilés de machines de guerre achetées à prix d’or ?


Ceux là subissent les déguerpissements arbitraires, les conséquences sociales de décisions politiques inappropriées.


La société tchadienne reste violente par la faute des gouvernants, qui porte en eux la guerre comme la nuée dormante porte l’orage.


C’est pourquoi la réalisation d’une paix non exclusive est la revendication principale des populations tchadiennes qui souffrent de la guerre mais n’en vivent pas.

 
Faites rentrer tous les tchadiens de la diaspora et cela ne suffira pas pour avoir la paix véritable.

Par contre sa réalisation nécessite quelques conditions indispensables :

 
1 - Négociation et établissement d’un accord sans leurre avec l’opposition militaire. Rôle particulier de la communauté internationale dans l’organisation des pourparlers et la garantie d’application des accords


2 - Prise en compte et satisfaction des revendications de la société civile et des partis politiques


3 - Rétablissement de relations cordiales avec le Soudan et signature d’accords crédibles de non ingérence.

 
Le Président Goukouni est un des rares hommes susceptibles de faire entendre raison au président Idriss Déby, de lui rappeler quelques idées simples telles que :

 
1 - Lorsque notre Dieu tout puissant vous donne la grâce de conduire votre pays pendant presque 20 ans, c’est à vous de prendre la main comme au jeu, de proposer des solutions réalistes pour réunir la communauté nationale


2 - Les accords partiels ne mènent à rien ou conduisent à des drames

 
3 - L’unité nationale, le travail, le progrès, la liberté, l’égalité, sont des valeurs, cardinales et fondatrices de notre République. Et donc de la réconciliation nationale, de la paix. Leur respect l’honore.

 
4 - S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tout le monde.


Voilà ce que le Tchad est en état d’attendre de Goukouni Weddeye. Qu’il reste celui qu’il fût, conscient des véritables défis, avec le courage de dire à Idriss Déby les vérités parfois désagréables, qui sont toutefois le prix de la paix.




                               
                               Fidel MOUNGAR 

                     Ancien Premier Ministre

 

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:27




 

 

La IIIème Rencontre du Rassemblement de la Diaspora Africaine (RDA) aura lieu le 29 août 2009, au Collège Georges MELIÈS dans le 19ème arrondissement, 45-47 rue de TANGER (Métro RIQUET ou STALINGRAD) .
 

Modérée par M. Lucien Brice GBAGUIDI, co-initiateur du RDA, cette réunion sera l'occasion de présenter les conclusions de la Commission de Réflexion et d'Orientation par Mme Naomi SADENG, Conseillère municipale, avec l'appui de M. Robert FOPA, Président de l'Association internationale pour la Culture Sans Frontières.


Fidèle à notre orientation de débats ouverts, nous souhaiterions la consolidation de l'esprit constructif qui a été une constante jusqu' à maintenant. De ce fait, nous comptons sur chacun d'entre vous pour aller de l'avant dans la construction du Rassemblement de la Diaspora en faisant preuve de maturité. C'est de là que découleront la crédibilité et les ressources nécessaires pour la préparation de la Journée des Tirailleurs Africains du 11 Novembre 2009 à Paris.


En effet, il n'y a pas l'engagement de se doter d'outils qui garantiraient la viabilité du RDA coupé des initiatives et actions en dehors de nos conditions de vie, de notre rapport avec les pays d'accueil et de l'Afrique. C'est la même dynamique qui créée les bases d'une appropriation collective par une compréhension commune de nos responsabilités et tâches, ici et là-bas. D'ores et déjà, des Présidents d'Associations et d'organisme ont rejoint le mouvement en cours, tout comme des élus de toutes obédiences. Des intellectuels de première main du monde de la culture, de l'économie et de la communication ont aussi marqué un intérêt certain non seulement en parole mais dans leurs actes quotidiens.


Tout cela ouvre un cycle nouveau dont l'aboutissement dépendra de nous toutes et tous, dans la transparence et l'implication. Oui il est fini le temps où on décidait à notre place. Il est venu le temps du positionnement autour de nos préoccupations en tant que force consciente de ses intérêts et des enjeux de sa double vie d'« ici et de là-bas » car ce « ce qui est fait pour nous sans nous est contre nous ». C'est autant de raisons qui nous appellent à nous rencontrer et discuter sereinement autour de l'ordre du jour suivant:

  1. Compte rendu du rapport de la Commission Réflexion et d'Orientation
  2. Définition de l'étape de la légalisation
  3. Initiatives et actions
  4. Moyens de fonctionnement
  5. Divers

Sachez que cette invitation vous est adressée personnellement mais que vous avez le devoir de partager avec vos associations et organisations, vos réseaux et vos contacts à tous les échelons...

Enfin, une contribution de cinq (5) euros (ou plus vous) sera demandée pour faire face aux frais d'organisation.

 

Fait à Paris, le 20 Août 2009

 

Contact:

Sékou DIABATÉ

Coordinateur général du Rassemblement de la Diaspora Africaine

Tél.: 06 85 72 30 38

E-mail: espacerda@gmail.com

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 00:12




 

(XINHUANET) Mardi, 25 Août 2009 21:48   - Les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) seront interconnectés par la fibre optique à travers le projet CAB (Central African Backbone) en 2010, selon Edouard Ebah Abada, secrétaire général du ministère camerounais des Postes et Télécommunications, cité mardi par le Journal Quoditien.


S’appuyant sur le câble optique installé le long du pipeline Tchad-Cameroun inauguré à Doba au Tchad en 2001, qui compte 18 fibres optiques dont 12 pour le Cameroun et 6 pour le Tchad, le projet va permettre d’accélérer le déploiement des réseaux en fibre optique en réduisant les coûts de prestation (internet, téléphone) et accentuer la capacité des pays membres à mettre en place une administration électronique.


Financé par un prêt remboursable de la Banque mondiale à hauteur de 11 milliards de FCFA, le projet comporte deux phases dont la première concerne le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique et la seconde va concerner plus tard le Congo, le Gabon, la République démocratique du Congo, Sao-Tome et Principe.


Le projet naît en 2007 lors d’un sommet des chefs d’Etats des pays membres de la CEMAC à N’Djamena au Tchad. Une réunion tenue à Bangui au février dernier regroupant les experts des trois premiers pays, les représentants de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et de l’Union internationale des Télécommunications, a permis d’élaborer le document de base, nécessaire à la réalisation du projet.


Une étude environnementale et sociale a été faite dans les pays concernés par la première phase du projet.

Au Tchad l’étude environnemental porte sur la traversée des agglomérations, des cours d’eau, des zones agricoles et marécageuses. En Centrafrique, elle concerne les campements pygmées, les agglomérations, les cours d’eau et la destruction des plantations.


Au Cameroun, l’étude porte sur les agglomérations qui seront traversées (emprise réduite par les magasins, les commerces, les zones agricoles, des zones écologiques telles la forêt la dense etc).

Le cout global des activités sur l’impact environnemental est estimé à 330 millions de FCFA à intégrer dans les coûts du projet.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 23:59




Un coin du voile commence peu à peu à se lever sur l’assemblée générale constitutive du nouveau parti KNK de Bozizé qui s’est déroulée à Boali les 20, 21 et 22 août dernier ainsi que sur l’ambiance qui y a prévalu. Selon le compte-rendu fait par certains témoins sur place, le comité d’organisation de l’assise qui a été piloté par l’argentier de Bozizé, Sylvain Ndoutingai qui a du reste également trôné au présidium de l’AG, ce dernier n’a ménagé aucun effort pour marginaliser et tenir à l’écart un certain nombre d’indésirables, en particulier les ténors de l’ancienne Convergence KNK comme l’actuel ministre de l’agriculture, le fantasque Fidèle Ngouandjika, Jean Eudes Téya, le pittoresque ministre des sports, Aurélien Simplice Zingas, le ministre des télécommunications et non moins homme de main de Cyriaque Gonda, Thierry Maléyombo, le ministre d’Etat Anicet Parfait May dont tous se méfient, pour ne citer que ceux-là. C’est à peine si on les a laissés entrer dans la salle de réunion. Ils ont été cantonnés longuement au loin et sous le soleil par un imposant cordon de soldats de la garde présidentielle avant d’être conduits sur les lieux par minibus. D’après des sources dignes de foi, certains d’eux n’avaient même pas reçu de carton d’invitation. C’est dire combien ils étaient attendus …!


Ndoutingai


A la présidence du bureau politique provisoire, Bozizé surprend tout le monde en désignant un de ses anciens compagnons de la Coordination des Patriotes Centrafricains (CPC) qui l’avait soutenu depuis Paris dans le processus de sa violente prise du pouvoir en mars 2003, le vieux lutteur et militant, Joseph Kiticki-Kouamba, actuellement son conseiller diplomatique, pourtant absent de cette assise car présentement à Paris pour des raisons médicales.


Tout cela n’était certainement pas du goût de Ndoutingai l’argentier de Bozizé dont l’amertume devait le disputer à la déception. Il n’aura pas perdu sur toute la ligne car Bozizé a néanmoins retenu comme vice présidente une de ses maîtresses, l’actuelle ministre du tourisme, Mme Solange Ndakala Pagonendji alias « Arome Maggi », surnommée ainsi à Bangui par les mauvaises langues pour son opportunisme car pouvant être mise dans toutes les sauces. Lors de la présentation par Bozizé des membres du nouveau bureau politique du KNK, elle a été huée et son nom copieusement sifflé par la salle.


Ce sont là les désagréments et conséquences d’une direction de parti non démocratique mais imposée à la base par la seule volonté du président fondateur. Cela en dit long sur la véritable nature de ce parti que par démagogie, le président fondateur veut « travailliste » et d’obédience « social-démocrate ». Outre le caractère non démocratique du fonctionnement de ce nouveau KNK, l’adoption aussi en si peu de temps des statuts et du règlement intérieur de ce parti laisse planer quelque doute sur le sérieux qui a été accordé aux débats sur ces textes fondamentaux.


Par ailleurs, certains participants de l’assise de Boali ont eu à déplorer la modicité du montant des per diem qui leur ont été alloués (un forfait de 20.000 F CFA) environ 30 euros en gros alors qu’ils attendaient davantage. A peine né, le KNK enregistre déjà ses premiers déçus.
 

avait en réalité conçu et verrouillé les choses de façon clanique. Le nouveau KNK ne devait être désormais dirigé que par  les Gbaya du clan Gaga à l’exclusion de tous les  opportunistes qu’ils ont eu le temps d’observer. C’est ainsi que lors de la clôture des travaux, une liste des membres de la nouvelle direction provisoire du parti KNK avait été établie par le même Ndoutingai et soumise à Bozizé qui, ayant flairé que la base n’allait pas suivre, a dû in extremis, faire le choix de désigner d’autres personnes que du reste, Ndoutingai déteste cordialement comme par exemple Levy Yakité, trésorier général adjoint et Claude Lenga, rapporteur général adjoint.  
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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 21:26




United Nations (New York) 25 Août 2009


Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, estime dans un mémoire adressé à la Chambre d'appel rendu public mardi, que la mise en liberté provisoire du Congolais Jean-Pierre Bemba Gombo, accusé de crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003, serait une erreur et qu'il doit être maintenu en détention jusqu'à la fin de son procès.


Le 14 août, la CPI a décidé de faire droit, sous condition, à la demande de mise en liberté provisoire. La Chambre préliminaire II avait conclu que son maintien en détention ne paraissait plus nécessaire pour garantir sa comparution. Jean-Pierre Bemba Gombo est accusé d'être responsable, en qualité de chef militaire, des crimes de meurtre, de viol et de pillage constituant des crimes contre l'humanité et crimes de guerre.


Le Procureur de la CPI affirme que, contrairement aux conclusions de la juge unique, la situation n'a connu aucun changement en l'espèce. La plupart des raisons invoquées existaient déjà et ont été citées précédemment par la même juge pour motiver le maintien en détention ou déclarer infondée une demande de mise en liberté. Le seul fait nouveau majeur, à savoir la confirmation des charges qui pèsent contre l'accusé, rappelle et renforce les risques qu'entraînerait son éventuelle mise en liberté. « La décision de la juge unique est par conséquent erronée », selon M. Moreno-Ocampo.


D'après le Procureur, les accusations en instance pourraient conduire à une condamnation assortie d'une lourde peine. « La Chambre a confirmé ces charges. L'accusé n'est plus très loin du procès et, s'il est reconnu coupable, il pourrait être passible d'une lourde peine. La décision de confirmation des charges ne vient que renforcer la tentation de prendre la fuite et de faire obstructions aux poursuites. Elle le rend en outre plus à même de porter atteinte aux témoins, puisqu'il connaît leur identité et continuera à prendre connaissance des principaux éléments de preuve de l'Accusation », estime-t-il.


M. Moreno-Ocampo demande également à ce que l'appel ait un effet suspensif, de sorte qu'il n'y ait aucune possibilité de mettre M. Bemba en liberté avant que la Chambre d'appel ne se soit prononcée. « M. Bemba est encore présumé innocent mais il doit être maintenu en détention au quartier pénitentiaire. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que son procès débute aussi vite que possible et que les victimes voient que justice est rendue », dit le Procureur.


La Cour pénale internationale est une juridiction permanente qui mène des enquêtes et engage des poursuites à l'encontre de personnes accusées des crimes les plus graves ayant une portée internationale, à savoir le génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre.

 

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 21:15




APA-Libreville 25-08-2009 (Gabon) L’ancien Premier ministre gabonais, Jean Eyéghé Ndong, candidat indépendant, a appelé mardi dans une conférence de presse, à Libreville à une candidature unique de l’opposition à cinq jours du scrutin présidentiel anticipé.


« J’appelle tous les candidats à l’élection présidentielle du 30 août prochain opposés à la perpétuité du système PDG (Parti démocratique gabonais, au pouvoir), à adhérer à une candidature unique »,
a déclaré M. Eyéghé Ndong.


Le dernier Premier ministre de feu Omar Bongo Ondimba n’a cependant pas annoncé quel sera ce candidat qui devra affronter le candidat du Parti démocratique gabonais, Ali Bongo Ondimba.


M. Eyéghé Ndong avait démissionné de son poste de Premier ministre et du parti au pouvoir au lendemain de la désignation par cette formation politique, du fils du défunt président comme porte étendard à ce scrutin à tour unique.


Une désignation qui avait également entraîné la sortie du parti et du gouvernement d’un autre ancien Premier et ministre et ministre du Pétrole, Casimir Oyé Mba et de l’ancien ministre de l’Intérieur, André Mba Obame, tous deux également candidats à cette élection.


A quatre jours de la fin de la campagne électorale, au moins une dizaine de candidats battent véritablement campagne tant à Libreville que à l’intérieur du pays.


Au total, 23 candidats brigueront les suffrages des gabonais, dimanche prochain, dont trois femmes, une première dans l’histoire de ce petit pays du Golfe de Guinée, riche en Pétrole.


 

NDLR : Une candidature unique de l’opposition au PDG aurait été l’idéal et la seule chance pour elle de l’emporter, compte tenu que cette élection gabonaise est à un seul tour, feu Omar Bongo ayant fait ficeler ainsi les choses pour ne pas avoir à affronter le candidat d’une coalition de l’opposition au second tour. C’était aussi cela, un des secrets de son exceptionnelle longévité au pouvoir. Pour revenir à une situation normale, l’opposition gabonaise doit exiger et obtenir une réforme constitutionnelle sur la nature du scrutin. Pour l’heure, il faut craindre que le souhait de l’ancien premier ministre et candidat lui-même ne soit qu’un coup d’épée dans l’eau, juste à la veille du scrutin du 30 août prochain.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 20:41




(republicoftogo.com) - 25 Août 2009 - L'ancien président centrafricain, Ange Félix Patassé, quittera définitivement le Togo où il réside depuis le coup d’Etat de 2003, samedi. "Le Togo est ma deuxième patrie, et mon histoire a toujours été bâtie à partir du Togo" s'est confié Ange Félix Patassé au reporter de republicoftogo.com.

Actuellement en visite en Guinée Equatoriale, M. Patassé regagnera Lomé mercredi pour faire ses valises avant de se rendre à Tripoli pour participer au 40e anniversaire de la « révolution » libyenne et assister également au sommet de l'Union africaine sur les conflits. Il s’envolera ensuite pour Bangui.


"Le peuple me réclame et je pars dans mon pays pour préparer les élections de mars 2010"
a expliqué Ange Félix Patassé.


Après le coup d’Etat de 2003 en Centrafrique, M. Patassé s’était réfugié au Togo. Tout en suivant l’évolution politique en RCA, il se consacrait à un projet de production de biogaz à partir du pennicetum purpurium, communément appelé plante à éléphant ; une passion pour cet ingénieur agronome de formation.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 23:52




 


Par Augustin Scalbert | Rue89 | 24/08/2009 | 22H07


Bradley Birkenfield, ex-cadre américain de la banque suisse UBS, a été condamné vendredi pour « conspiration » à trois ans et quatre mois de prison ferme et à 30 000 dollars d'amende (il avait aidé des millionnaires à planquer leur fortune dans les montagnes hélvètes). Deux jours plus tôt, le fisc américain obtenait les noms de 4450 contribuables fraudeurs. La presse suisse revient sur cette première « brèche » dans son secret bancaire.


Sale temps pour la Suisse. Depuis qu'
il s'est excusé auprès de la Libye pour l'arrestation du fils Kadhafi en 2008 (il avait été inculpé pour violences sur ses domestiques), jeudi, le président de la Confédération, Hans-Rudolf Merz, est dans la tourmente. Presque toute la presse francophone lie cet événement aux derniers développements de l'affaire UBS. Dans les deux cas, les pays d'en face avaient des arguments : la Libye détient deux otages suisses, et les Etats-Unis menaçaient UBS d'une amende record de 800 millions d'euros.


La Suisse « déshonorée, déculottée, isolée, à genoux »…


Aucun journaliste ne se risque à écrire le mot « chantage », mais le ton y est. « Le pistolet doit quitter la tempe », titre l'éditorial de 24 Heures :


« Humiliée, déshonorée, déculottée, isolée, à genoux. Aucun qualificatif n'est trop fort, depuis jeudi soir, pour décrire la position de la Suisse […]. Les mêmes mots qui auraient pu être employés, il y a quelques jours à peine, quand UBS a accepté de livrer au fisc américain les noms de 4450 clients fraudeurs. »


Et le lendemain, Birkenfield, l'homme qui avait « dénoncé » UBS, écopait donc de 40 mois de prison ferme. L'homme par qui le scandale UBS est arrivé ne purgera sa peine qu'à partir de janvier 2010 ; d'ici là, il continuera d'aider le fisc américain. « Ses supérieurs ne sont, quant à eux, pas inquiétés », note
24 Heures.


« Le secret bancaire dans la tourmente »


Sur le site du magazine Bilan, destiné aux leaders du pays, une annonce Google accompagne l'article sur la condamnation de Birkenfield : « Secret bancaire en péril ». C'est bien ce que craignent de nombreux éditorialistes.


L'annonce en question renvoie vers
un dossier du site Swissinfo, titré sans ambiguïté « Le secret bancaire dans la tourmente ». La première phrase d'introduction au dossier joue très subtilement sur les mots : d'un côté la légalité, et de l'autre les violentes attaques des concurrents :


« Pratique ancrée dans la loi depuis trois quarts de siècle, le secret bancaire suisse est soumis aux coups de boutoirs de la communauté internationale et des concurrents de la place financière suisse. »


Cette « pratique » est en tous cas menacée, c'est certain, même si elle est pour l'instant seulement abolie pour les clients américains d'UBS. « Plus rien ne sera comme avant au pays du secret bancaire »,
titre La Liberté, le partenaire suisse de Rue89 :


« Le numéro un bancaire suisse échappe ainsi à une nouvelle amende et le Conseil fédéral affirme avoir préservé le respect des lois. Reste que si UBS sauve les meubles aux Etats-Unis, c'est un fait qu'une brèche a été ouverte. »


Dans Le Courrier, un quotidien « humaniste, progressiste et altermondialiste » selon Courrier International, l'éditorialiste remarque que « cette affaire garde toujours toutes les prémisses pour enterrer la subtile nuance helvétique entre la fraude et l'évasion fiscale. Après avoir épluché les dossiers de 4450 clients de la banque, rien n'empêchera les Etats-Unis de refaire un tour de piste pour obtenir de nouveaux noms. »


En redressant ces 4450 contribuables, Washington devrait récupérer la bagatelle de 4 milliards de dollars, selon Le Courrier. Cela va-t-il donner des idées à d'autres Etats ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 23:36




 


Source: Comité international de la Croix-Rouge (CICR)



Bangui  21 août 2009 (CICR) - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient de distribuer de la nourriture, des semences, des outils agricoles et autres articles de secours à plus de 6.700 personnes qui ont fui leurs foyers dans la préfecture de Vakaga, à quelques 800 km au nord de Bangui.


En 2009 Mai, les tensions entre différents groupes armés ont atteint leur paroxysme dans la Vakaga et plusieurs villages ont été attaqués, forçant les habitants à fuir en brousse. Un mois plus tard, deux attentats dans la ville de Birao, la capitale de la préfecture, ont entraîné le déplacement des habitants de la ville, tandis que les résidents des villages environnants ont cherché refuge dans la ville de Birao elle-même. De nombreuses personnes vivant dans les quartiers périphériques, dans la crainte de futures attaques, ont émigré vers le centre ville.

 
"Les combats ont eu lieu au début de la saison des pluies, une période critique de l'année», a dit Jules Amoti, coordonnateur du CICR pour les programmes de sécurité économique à Bangui. «Beaucoup de familles n'ont pas eu le temps de prendre ce qu'elles voulaient avec elles. Leurs conditions de vie sont difficiles car elles manquent d'abris, ustensiles de cuisson, les aliments et l'hygiène de base."

 


Dans un effort pour améliorer les conditions de vie en général, un autre groupe de 2700 personnes ont reçu des bâches alors que 1.800 personnes ont reçu des bâches, des couvertures, des matelas, des moustiquaires, des ustensiles de cuisine et autres articles de secours.
 

En collaboration avec des bénévoles de la Croix-Rouge centrafricaine, le CICR a organisé plusieurs distributions depuis la fin Mai pour aider les personnes touchées par la violence. Soixante tonnes de maïs, 23 tonnes d'arachides et une tonne de sel iodé ont été distribués à plus de 6.700 personnes afin de satisfaire leurs besoins alimentaires les plus immédiats. La plupart d'entre elles ont également reçu des houes et des semences de mil et de sorgho.

Ces ménages vivent principalement de l'agriculture, et cette aide devrait leur permettre d'utiliser la récolte 2009 afin d'assurer leur autosuffisance alimentaire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire