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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:52




  

16-10-2009 Au terme d’un contentieux électoral de plusieurs semaines qui a été riche en rebondissement à la suite de la présidentielle du 30 Août dernier, c’est finalement ce vendredi 16 Octobre que le nouveau chef de l’Etat proclamé élu, Ali Bongo Ondimba, a prêté serment à la faveur d’une cérémonie officielle organisée au palais présidentiel.

 Cette cérémonie a permis à Ali Bongo Ondimba, d’être paré des attributs liés à sa nouvelle fonction, citons notamment le collier de grand maître des ordres nationaux, et la constitution gabonaise qui lui a été remise, pour la dernière citée, par la présidente de la cour constitutionnelle Marie Madeleine Mboratsuo, dont l’institution a validé la victoire du candidat du parti au pouvoir au dernier scrutin présidentiel.

Le nouveau chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, déclare ne ménager aucun effort, dans sa vision de construction d’un Gabon émergent à laquelle il entend associer toutes les bonnes volontés. Une vision d’un Gabon émergent, qui reposera sur trois principaux piliers qui prennent en compte, la revalorisation des ressources et la diversification de l’économie, citant au passage, Gabon vert qui inclut la protection de l’environnement et la promotion de l’écotourisme, Gabon industrie pour la valorisation sur place des matières premières du pays, et Gabon services, pour la mise à contribution efficiente des ressources humaines, dans le challenge de construction nationale.

Ali Bongo Ondimba, qui dit placer son mandat sous le sceau de la lutte contre la corruption et une meilleure redistribution des richesses du pays, annonce pour bientôt, la formation de la nouvelle équipe gouvernementale, qui aura la lourde mission de répondre au mieux aux aspirations légitimes des gabonais.

Cette entrée en fonction, consacre la fin de la période de transition conduite depuis le 10 Juin dernier par la présidente du Senat Rose Francine Rogombe, qui conformément à la loi fondamentale, a dirigé le pays après le décès le 8 Juin de cette année, du président Omar Bongo Ondimba.   Elle s’est déroulée en présence d’un parterre de chef d’Etat africains, dont Denis Sassou Nguesso du Congo, Faure Gnassingbe du Togo, Amadou Toumani Touré du Mali, Théodoro Obiang Nguema de Guinée Equatoriale, Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo, François Bozizé de la Centrafrique, et Fradiquez de Menezes de Sao Tomé et Principé.

 

Ali Bongo veut un "Gabon exempt de corruption" et "en paix"

 

LIBREVILLE (AFP) - vendredi 16 octobre 2009 - 15h20 - Ali Bongo, 50 ans, fils du chef de l'Etat Omar Bongo Ondimba décédé en juin, a promis lors de son discours d'investiture comme nouveau président gabonais vendredi à Libreville un "Gabon exempt de corruption" et vivant "en paix".

"Je veux un Gabon exempt de la corruption et de l'injustice. Je veux un Gabon où les élites circulent et se renouvellent. Je veux un Gabon où la justice est au service de tous", a-t-il martelé lors du moment le plus fort de son discours, très applaudi par les invités à la cérémonie au palais présidentiel.

De nombreux observateurs estiment que le développement du pays, producteur de pétrole, a été considérablement ralenti par la corruption très répandue.

"Je veux un Gabon où les plus méritants sont récompensés et où la sanction juste est infligée à ceux qui commettent des fautes", a-t-il poursuivi.

Le nouveau président s'est également posé en digne héritier de son père en se présentant comme un garant de la paix et de l'union, au-delà des clivages ethniques auxquels il a fait allusion sans jamais les citer.

"Le respect de nos traditions nous impose des équilibres, mais l'excellence, la compétence et le travail primeront au-delà de toutes considérations géographiques et politiques", a-t-il déclaré.

"Je ne serai en paix que si je sais que le pays vit en paix et dans la sécurité", a-t-il dit.

L'appartenance ethnique a été un des éléments importants de la campagne électorale gabonaise, certains observateurs estimant qu'il y a eu une "ethnicisation du scrutin" et craignant que le débat politique ne se dessine en fonction d'un repli identitaire.

La présidente par intérim, Rose Francine Rogombé, avait aussi évoqué la question lors de son discours de fin de transition jeudi soir.

M. Bongo a aussi beaucoup insisté sur le développement économique du Gabon dont il a assuré vouloir faire un pays "véritablement émergent". "La diversification de notre économie s'appuiera sur trois piliers: le Gabon vert avec la protection de l'environnement, l'écotourisme et la valorisation de la forêt; le Gabon industriel en valorisant sur place nos matières premières; le Gabon des services".

"J'ai bien compris qu'il y avait urgence d'agir vite pour redonner confiance et favoriser l'émergence d'un nouvel espoir. L'espoir de voir disparaître le chômage, la précarité et toutes les inégalités (...), l'espoir d'aller dans de bonnes écoles, se faire mieux soigner, d'être bien logé, de circuler sur nos routes en toutes saisons, de recevoir sa juste part des fruits et des richesses", a-t-il notamment dit.

"Cela ne peut se concrétiser que grâce à des réformes courageuses et ambitieuses afin d'opérer une véritable révolution de nos mentalités", a-t-il prévenu.



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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:50




LE MONDE | 15.10.09 | 10h42  •  Mis à jour le 15.10.09 | 10h55


Le pillage des ressources minières de la République démocratique du Congo (RDC) se poursuit. Telle est, en résumé, la conclusion du rapport d'enquête sénatorial rendu public début octobre à Kinshasa, la capitale. "Le secteur minier, qui repose pourtant sur des ressources minérales immenses et variées, n'a pas encore, du fait de la mauvaise gouvernance, contribué un tant soit peu à trouver les réponses aux cris des populations congolaises vouées à vivre dans des conditions infrahumaines", écrivent les auteurs du document riche de plus d'une centaine de pages.

A l'origine du rapport, il y a le constat fait par les sénateurs, lors de la présentation du projet de budget 2008, que "les recettes prévues pour le secteur minier étaient très faibles". D'où la création d'une commission d'enquête dont les membres, au fil des mois, ont arpenté les Etats miniers de la RDC –un pays aussi vaste que l'Europe occidentale– et exploré les textes législatifs avant de s'immerger dans les méandres de l'administration congolaise.

FAIBLES MOYENS

Premier constat : il est impossible de recenser les entreprises minières et de collecter leurs statistiques. "Celles-ci ne sont pas tenues selon les exigences de la loi. Aucun service de l'Etat impliqué dans la gestion du secteur minier n'est à jour pour rassembler des données fiables et connaître le nombre des opérateurs miniers, leurs productions, la qualité de celles-ci et la quantité des produits exportés. Les statistiques sont différentes dans un même Etat, d'un service à un autre. Maints opérateurs exploitent nos ressources minérales sans être en règle avec les exigences du Code minier; certains n'ont ni adresse ni numéro téléphonique connu", peut-on lire dans le rapport.

Les services de l'Etat n'ignorent rien de cette situation, constatent les rapporteurs, avant d'ajouter : "Ils donnent l'impression d'être déterminés à ne pas [y] remédier." Le manque à gagner est pourtant très important pour l'Etat. Celui-ci n'encaisse que le tiers des taxes dues par les sociétés minières au titre de la concession des terres. Depuis trois ans, ce taux de recouvrement baisse régulièrement.

S'agissant de l'impôt sur les sociétés, le bilan est pire : les entreprises ont versé en 2008 à peine 1 % de ce qu'elles devaient acquitter.

En tout et pour tout, peut-on lire dans une note de synthèse, le Trésor public n'a encaissé que 92 millions de dollars (près de 60 millions d'euros) sur les 205 millions dus, "soit un manque à gagner de plus de 55 %".

La commission d'enquête avance plusieurs explications à cette situation qui handicape le développement d'un pays souvent qualifié d'"anomalie géologique" tant ses richesses minières sont importantes, mais dont le revenu par habitant ne dépasse pas 158 dollars, selon le Fonds monétaire international. Le rapport pointe du doigt la faiblesse des moyens matériels de l'administration. La direction des mines, chargée de la compilation et de la publication des statistiques, ne dispose que d'un vieil ordinateur. Et les archives du service ont disparu.

En charge de l'inspection des exploitations, cette même direction des mines n'a pu effectuer qu'une seule mission sur le terrain depuis 2007. Mais le rapport met également en avant "la modicité de la rémunération des fonctionnaires et des agents", qui fait de ceux-ci une proie facile face à des entreprises parfois peu scrupuleuses.

Venue à la frontière entre le Katanga, l'Etat de la RDC qui détient près de 10 % des réserves mondiales de cuivre, et la Zambie, par où est exporté le minerai, la commission d'enquête a touché du doigt l'ampleur de la fraude. "La Commission a pu constater, écrivent les sénateurs, que sur une période de plus d'un mois les quantités transcrites en kilogrammes sur les attestations de transport des substances minérales étaient systématiquement réduites dix fois pour certains exportateurs. (…) Une quantité de produits pesant 33tonnes peut, par la volonté d'un fonctionnaire, être réduite à 3,3 tonnes."

Au poste frontière de Kasumbalesa, observent-ils, la construction d'un bâtiment moderne pour percevoir les taxes n'est toujours pas achevée. Les travaux ont pourtant commencé il y a quatre ans.

 

Jean-Pierre Tuquoi

 

Un trésor dilapidé

Secteur minier. La République démocratique du Congo recèle 10 % des réserves mondiales de cuivre et 30 % des réserves de cobalt. Elle est également riche en or, argent, diamant, coltan, cassitérite. Fin 2008, 4 234 permis miniers avaient été accordés, dont près de 1 500 dans le seul Etat du Katanga. La même année, le poids brut des produits marchands exportés était de 1,1 million de tonnes.

Revenus de l'Etat. En 2008, il a encaissé 14 millions de dollars au titre des "droits superficiaires", assis sur la taille des concessions, alors qu'il aurait dû toucher 30 millions. Au titre de l'impôt sur les sociétés minières, il a récupéré 814 000dollars (près de 540 000 euros), contre 74 millions de dollars attendus.

Article paru dans l'édition du 16.10.09

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 02:41



        Le commissaire Hervy Trépassé
        ici à Vienne lors d'un séminaire



Bangui : Un commissaire de police abattu de nuit par des inconnus


Bangui, 16/10/08 (C.A.P) – Le directeur des services d’immigration/émigration, le commissaire Hervy Sette Trépasse, a été tué dans la nuit du mercredi 15 octobre, abattu par deux coups de Kalachnikov tirés par des inconnus venus à moto jusqu’à son domicile situé au quartier dit des Castors à Bangui aux environs de 23 h (heure locale).

Selon des informations recueillis auprès de la famille de la victime, le commissaire qui venait de regagner son domicile comme d’habitude après avoir quitté l’aéroport Bangui Mpoko après le départ du vol régulier de la compagnie libyenne Afriquiyah pour Paris, aurait reçu un appel sur l’un de ses téléphones portables et se serait porté à la rencontre de la personne qui l’aurait appelé mais soudain, il aurait été abattu de deux coups de feu tirés sur lui à bout portant au niveau de son épaule.

Toujours d’après le récit de la famille du commissaire, le corps de ce dernier aurait été dépouillé de ses deux téléphones portables par ses assassins. A noter que le quartier des Castors était plongé dans l’obscurité après le délestage devenu chronique à Bangui, du courant électrique jusqu’au moment où la police était venue enlever le corps de la victime.

 L’enquête sur les circonstances de cet assassinat qui rappelle par certains côtés celui tout aussi crapuleux et froidement perpétré le 21 septembre 2006 sur le responsable du protocole de la présidence, Pascal Bembé, s’annonce a priori difficile. Pour Bembé, l’assassin était un officier de l’armée bien connu qui du reste, était allé trouver refuge chez Bozizé.

Tout semble indiquer que cet ignoble crime soit un coup monté et exécuté par des professionnels dans le cadre d’un règlement de comptes délibéré du commissaire Trépasse qui, toujours d’après ses proches, aurait récemment confié à son entourage, avoir quelques soucis d’ordre professionnel. Certaines personnes proches du pouvoir de Bozizé ne verraient pas beaucoup d’un bon œil qu’il puisse continuer d’exercer de telles fonctions.

En tout état de cause, le problème de l’insécurité reste entier à Bangui et l’assassinat de ce haut cadre du pays vient encore mettre le doigt sur ce fléau que le régime de Bozizé est de plus en plus incapable de juguler.

 

Voilà la dépêche que nous avons publiée voici un an jour pour jour au sujet de l’assassinat du commissaire Hervy Trépassé. Son contenu demeure toujours d’une brûlante actualité. Alors que le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui avait aussitôt promis - sans doute histoire de apaiser l’opinion nationale en profond émoi après ce drame à l’époque - informer l’opinion nationale sur les résultats de l’enquête, force est de constater qu’un an après l’exécution de ce commissaire de police, on ne sait toujours rien du mobile de son assassinat ni des assassins et des commanditaires. La famille de la victime continue d’être fortement éprouvée par l’indicible douleur de la brutale disparition de ce vaillant cadre de police arraché à son affection.

Les tueurs, un commando circulant à moto tous feux éteints, aperçu par quelques rares témoins dans l’obscurité de la nuit, dans les parages du domicile du commissaire, a vraisemblablement commis son forfait à la demande de commanditaire sans doute haut placé dans la clique au pouvoir actuel. Le mystère entourant cet odieux crime reste entier et les auteurs demeurés jusqu’ici impunis parce que non identifiés ni arrêtés, courent toujours.

Pire, moins de six mois après cet assassinat, un autre commissaire de police, Daniel Sama, succombera aussi de ses blessures suite à un tabassage en règle en pleine rue au quartier Miskine par le tristement célèbre lieutenant Olivier Koudémon alias Gbangouma et sa horde.

Bien que jugé et condamné par le tribunal militaire, ce dernier circule librement dans la capitale et vient même de faire parler encore de lui en allant porter main en pleine rue sur une agente des impôts qui aurait immobilisé son taxi (numéro 2829) qui n’était pas en règle vis à vis du fisc. Cet incident a occasionné un brusque arrêt de travail de toute l’administration fiscale et de tout le bloc finance mais Gbangouma n’en a rien à foutre. Personne ne peut rien contre lui, il est au-dessus de la loi dans ce pays. Il en est ainsi des compagnons de guerre de Bozizé appelés encore « libérateurs » qui ont amené ce dernier au pouvoir et dont le refrain est qu’ils ont « trop souffert en brousse donc ils doivent maintenant jouir en toute impunité de leur pouvoir… » L’impunité et la protection assurées aux criminels et autres auteurs d’exactions de toutes sortes, c’est la caractéristique principale du  régime de Bozizé qui se trouve aux antipodes d’un Etat de droit.


La Rédaction C.A.P  

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 01:42




 

Par courrier en date du 13 octobre courant adressé au ministre Elie Ouéfio chargé de l’Administration du territoire, l’ex président Ange Félix Patassé, depuis Tripoli, croît devoir réclamer une place au sein de la Commission Electorale Indépendante qui vient d’être mise en place. Il va même jusqu’à désigner carrément son représentant dans cette CEI, Sosthène Dilamkoro Guetel - celui là-même qui continue encore de faire de l’agitation pour lui - arguant du fait qu’il avait pris part au Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008 à Bangui.

Il y a lieu de rappeler qu’en décembre 2008 déjà, l’ancien président Patassé avait cru devoir prendre une initiative semblable, malheureusement pour lui, annoncée juste après la clôture solennelle des travaux, demandant notamment à faire partie du Comité de Suivi des Recommandations du DPI. La proposition de Patassé fut purement et simplement renvoyée aux calendes grecques.

Il y a lieu d’objecter que si tous les candidats aux prochaines présidentielles, dont on n’a pas encore au demeurant le nombre définitif et global des prétendants, doivent désigner leurs représentants au sein de la CEI, il est fort à craindre que celle-ci ne se retrouve avec  un effectif astronomique difficilement gérable.  


Rédaction C.A.P


 

 

A Monsieur le Ministre de l’Administration du Territoire

et de la Décentralisation

 

BANGUI (R C A)

 

Objet: Désignation d'un membre à la

Commission Electorale Indépendante

                       

                        Monsieur le Ministre,

            Nous venons d'apprendre ce matin avec joie, la nomination des membres de la Commission Electorale Indépendante pour les prochaines élections de 2010 en République centrafricaine.  

            C'est un pas très important dans le processus de consolidation de la démocratie dans notre pays.           

            Personnalité indépendante participant au Dialogue Politique Inclusif, je désigne comme mon représentant à cette noble institution M. Sosthène Guétel Dilamkoro afin d'apporter ma contribution pour les objectifs à atteindre dans l’intérêt national.

            Veuillez agréer Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments patriotiques.

 

Décision n° 001 portant désignation d’un Représentant

de Monsieur Ange Félix Patassé, personnalité indépendante

à la Commission Electorale Indépendante

 

Article 1 : Est désigné membre de  la Commission Electorale Indépendante, Monsieur Sosthène Guetel Dilamkoro représentant personnel de l'ancien Président de la République· Ange Félix Patassé, personnalité indépendante au Dialogue Politique Inclusif.

Article 2: La présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera communiquée partout où besoin sera.

Fait à Tripoli le 13 octobre 2009

 

Ange Félix PATASSE

Personnalité indépendante au DPI

             

 

 

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 01:32




 

AFP 15/10/2009 | Mise à jour : 21:37

 

Le président français Nicolas Sarkozy recevra demain à 17H00 (15H00 GMT) son homologue tchadien Idriss Deby Itno, a annoncé jeudi l'Elysée dans un communiqué.

Cet entretien portera sur les relations bilatérales entre le Tchad et la France, ainsi que sur la situation dans la région, selon la même source.

Le Tchad a subi plusieurs tentatives de renversement du pouvoir et entretient des relations difficiles avec certains de ses voisins, dont le Soudan, les deux pays s'accusant mutuellement de soutenir leurs rébellions respectives.

La France est présente militairement et soutient la stabilité dans le pays. Elle compte, selon son état major, quelque 1.300 hommes au sein du dispositif Epervier, déployé pour une mission de formation et d'assistance logistique et sanitaire à l'armée tchadienne.

Au titre de ce dispositif, les forces françaises mettent en oeuvre six avions de chasse Mirage F1, un détachement d'hélicoptères de l’armée de terre, un appareil de ravitaillement en vol C-135 et trois avions de transport C-160 Transall.

Paris a engagé par ailleurs 800 militaires dans la Mission de l'ONU au Tchad et en Centrafrique (Minurcat), principalement à Abéché et Forchana, ainsi qu'à Birao, en République centrafricaine.

Quelque 150 hommes se trouvent aussi au Tchad au titre de l'Eufor, l'opération européenne qui avait cédé la place à la Minurcat à la mi-mars. Ils sont en cours de désengagement, a précisé l'état-major.

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 17:25




                         Sylvain Ndoutingai


 L’ambiance qui règne au sein du gouvernement de François Bozizé et son premier ministre Faustin Archange Touadéra ces derniers temps entre certains ministres est exécrable et laisse vraiment à désirer quant à la cohésion du gouvernement. L'exemple en est le courrier que s’est permis d’adresser, soi-disant en toute « humilité » le ministre délégué à l’énergie, Jean-Chrysostome Mékondongo à son ministre de tutelle, chargé des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, un certain Sylvain Ndoutingai qu’on ne présente plus.

Comme on peut le noter au passage sur la copie de la lettre que nous publions ci-dessous, la désignation du ministre délégué est écrite en caractère majuscule et celle du ministre d’Etat en minuscule. En des termes à peine voilés mais faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le ministrion remonte néanmoins les bretelles de son ministre de tutelle en pointant les sautes d’humeur, de ce dernier et « son adversité aussi bien gratuite qu’inutile ». Le côté dictateur de Ndoutingai apparaît ainsi au grand jour.

Connaissant la nature des relations entre Bozizé et son « indispensable et incontournable » argentier qui est Sylvain Ndoutingai, si Jean-Chrysostome Mékondongo ne pousse pas son sens de l’honneur jusqu’à démissionner purement et simplement de ce gouvernement, il doit comprendre qu’il n’a pas fini d’avaler les couleuvres de son ministre d’Etat de tutelle et de Bozizé. Il n'est pas exclu que l'annulation arbitraire et "intempestive" par Ndoutingai du séminaire animé par l'expert de la Banque Mondiale dont parle Mékondongo, soit dictée par la nécessité de dissimuler les traces et d'éventuelles preuves de sa prédaction dans la filière de distribution et commercialisation des produits pétroliers qui constitue, avec Bozizé, une  de leurs  considérables sources d'enrichissement .
 
En arrière plan de cette brusque tension, il y a immanquablement des questions liées à la vie privée de Sylvain Ndoutingai située en dessous du nombril. Jean-Chrysostome Mékondongo fait sans doute indirectement les frais des hauts et bas dans les rapports entre sa grande soeur, Marie-Thérèse Mékondongo, et le ministre d'Etat Sylvain Ndoutingai. Elle est enffet, une des nombreuses maîtresses notoirement connues  de ce dernier, par le canal duquel Jean-Chrysostome avait opportunément atterri au ministère des mines, d'abord comme chargé de mission puis ministre délégué. Les relations entre Sylvain et Marie-Thérèse ne seraient plus actuellement au beau fixe, d'où les ennuis que Sylvain crée à Jean-Chrysostome.

Des affaires de dessous de ceinture expliqueraient aussi l'important manque à gagner de l'Etat centrafricain ( de l'ordre de plusieurs centaines de millions de F CFA, près du milliard) dans le dossier de la fameuse Initiative pour la transparente des industries Extractives (ITIE).  Complètement phagocyté et perverti par le même et tristement célèbre Sylvain Ndoutingai,  le dossier des recouvrements au profit de cet organisme pour le compte de l'Etat butte sur la prédation de Ndoutingai. Mais du fait de l'intimité des rapports entre Ndoutingai et la représentante de la Banque Mondiale à Bangui chargée justement entre autre de veiller au bon fonctionnement du dossier ITIE, celui-ci est dans une impasse totale. Le secrétaire général de l'ITIE est totalement impuissant, étant lui-même de la même ethnie que Ndoutingai et Bozizé. La boucle est ainsi bouclée...

Rédaction C.A.P



MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE                                     REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

ET DE L’HYDRAULIQUE

 

MINISTERE DELEGUE CHARGE                                                        Unité - Dignité - Travail        

DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE

 

C A B I N E T

 

N° 118/2009/MMEH/MDCEH/CAB

                                                                                                                   22 septembre 2009

 

 

  

 

LE MINISTRE DELEGUE CHARGE

DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE

A

Monsieur le Ministre d’Etat aux Mines,

à l’Energie et à l’Hydraulique

 

Objet : Annulation intempestive du séminaire

de restitution des travaux de l’Expert Juriste  

Consultant de la Banque Mondiale

 

 

                                               Monsieur le Ministre d’Etat,

            Pour des motivations dont je n'ai malheureusement pas le monopole de la difficulté à en percevoir les fondements objectifs, vous avez cru devoir procéder de manière intempestive à l'annulation du séminaire de restitution des travaux de l'expert Juriste, Consultant de la Banque Mondiale, relatif au projet de texte régissant le secteur pétrolier aval, alors qu'il m'a été donné de procéder à l'ouverture officielle dudit séminaire et que les travaux avaient démarrés.

            Pourtant, une meilleure connaissance, par vous, de ce dossier ordinaire et une simple demande de céder à vos humeurs et d'offrir en spectacle à nos collaborateurs, au partenaire, au Consultant et aux autres participants, une adversité aussi gratuite et inutile, somme toute, préjudiciable à la respectabilité de ce Département dont son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat à bien voulu nous confier la direction sous l'autorité de son Excellence, Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement.

            Aussi, refusant de me départir de l’humilité nécessaire au maintien d'une indispensable cohésion au sein de notre Département et, partant, au sein du Gouvernement.

            Il m'échoit de vous faire parvenir le compte rendu de ce séminaire, .interrompu sans raisons valables, qui a été établi à toutes fins utiles.  

            Veuillez croire, Monsieur le Ministre d'Etat, en l'assurance de ma considération distinguée.

 

LE MINISTRE DELEGUE CHARGE

DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE

 

 

Jean-Chrysostome MEKONDONGO

 

 

P.J:

-  Compte rendu de réunion du séminaire

 - Copie courriels relatifs à la tenue du séminaire

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 01:31










 Les oubliés de Berberati

 Le Journal du Dimanche 10 Octobre 2009  

 Toute une région au sud-ouest de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, se meurt dans l'indifférence générale.

Elle est arrivée il y a dix jours, à pied, avec ses six enfants. Il lui a fallu une journée de piste, de l’aube à la nuit noire, pour rejoindre Berberati. Arlette, 32 ans, vit à Nazembé, à guère plus de 25 kilomètres dans la forêt, mais n’avait jamais vu la ville. "On m’a appris que des Blancs pouvaient soigner mon enfant ici, résume-t-elle. Alors je suis venue." Sa fille Marie-Angèle, 4 ans, souffre de kwashiorkor, une forme de malnutrition caractérisée par des œdèmes à l’abdomen, aux pieds et au visage. Arlette campe, avec des dizaines d’autres mères flanquées de leur progéniture, sous un hangar qui jouxte l’unité nutritionnelle thérapeutique installée par Action contre la faim (ACF) dans l’hôpital régional de Berberati. Veuve depuis six ans, elle dit qu’elle n’a plus rien pour nourrir ses enfants. Elle-même a encore plus de mal à calmer sa faim depuis qu’elle est ici: l’association humanitaire, qui a lancé cette opération d’urgence sur ses fonds propres, n’a pas les moyens d’alimenter tout le monde.

Berberati, 155 000 habitants, est à une grosse journée de piste au sud-ouest de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Comme le reste du pays, la ville semble s’être figée quelques décennies dans le passé: aucune route mais des pistes de terre rouge impraticables dès qu’il pleut, pas d’électricité, pratiquement pas d’eau courante. La région, avec ses ressources minières, or et diamants, et ses exploitations forestières, était pourtant considérée comme relativement prospère dans un pays figurant parmi les plus pauvres de la planète. Jusqu’au printemps dernier. C’est un médecin de Carnot, un peu plus au nord, qui, le premier, a sonné l’alarme après avoir détecté des signes cliniques inquiétants chez les enfants qu’il examinait. ACF et MS, toutes deux déjà présentes dans le pays, ont lancé en juillet une enquête conjointe dans cette zone. Résultat: 7% d’enfants en état de malnutrition sévère aiguë –un taux à comparer au seuil d’urgence fixé à 2% par l’OMS.

"C’est la maladie de la famine qui veut les tuer"

Inès a été parmi les premières prises en charge, il y a six semaines. Cette toute jeune femme, qui ne connaît pas son âge, se tient, tendue, sur un banc du service de pédiatrie. Sa fille Cyntiche, 8 mois, est pendue à son sein. Son aîné, Dieu-Merci, 4 ans mais qui en paraît deux fois moins, est assis à côté. Avant, Dieu-Merci marchait. Ce n’est plus le cas depuis qu’il est malade. Quand on demande à Inès de quoi souffrent ses enfants, elle dit: "C’est la maladie de la famine qui veut les tuer." Elle a tenté de les nourrir du peu de manioc et de gombo qu’elle parvenait à ramasser dans les champs; mais ce n’est pas suffisant.

Modeste, lui, s’est remis à travailler la terre. Il cultive depuis peu un petit lopin, à 3 kilomètres de Berberati. Cet homme de 38 ans a été licencié il y a huit mois par l’entreprise forestière qui l’employait comme technicien de maintenance. Il gagnait de 65 000 à 100 000 francs CFA (100 à 150 euros) selon les mois; il n’a désormais plus aucun revenu. Sa fille de 2 ans a maigri jusqu’à tomber malade. Après dix jours passés à l’hôpital, elle a repris du poids. Modeste, lui, ne voit plus d’horizon, atterré par la puissance de ce monstre – "la crise mondiale"– qu’il nomme sans bien comprendre comment il a pu en devenir la proie.

"Manger trois fois par jour, cela n’existe plus"

Comme l’industrie du bois, les activités minières et commerciales se sont effondrées en mars. Les bureaux d’achat de diamants ont fermé un à un. La moitié des employés a été licencié dans la région de la Mambéré-Kadeï, selon le préfet Joël Parefa. "Il n’y a plus d’argent, résume-t-il. Alors on achète des produits moins riches, et on réduit la fréquence des repas. Chez nos parents, on mangeait trois fois par jour; cela n’existe plus." Sur les marchés, les commerçants n’arrivent plus à écouler leurs maigres étals de légumes et de fruits.

L’agriculture vivrière pourrait être une planche de salut. Mais de nombreux habitants de la région en ont perdu la tradition, pour s’être rués sur l’exploitation diamantifère. Ailleurs dans le pays, beaucoup ont été convertis à marche forcée aux cultures d’exportation, coton ou café. Le tout sans aucune constance, au gré des foucades des régimes qui se sont succédé, en général violemment, depuis un demi-siècle à Bangui. Cette lourde histoire et l’enclavement du pays au cœur d’une région particulièrement instable ont fait de la République centrafricaine un pays sinistré. Les fonctionnaires de cet Etat fantôme n’ont pas été payés depuis quarante mois, les milices armées font leur loi dans tout le Nord et l’Est, et l’espérance de vie, qui diminue en moyenne de six mois chaque année depuis 1966, est passée en dessous de 40 ans.

L’opération d’urgence se poursuit

Malgré cela, la République centrafricaine est un pays orphelin de l’aide humanitaire. Les bailleurs internationaux s’en désintéressent, les yeux braqués sur le tumulte qui règne à ses frontières, au Soudan ou en République démocratique du Congo. Résultat: "Si, fin novembre, on n’a réussi à faire bouger personne, on sera obligé de tout fermer", craint une responsable d’ACF.

En attendant, l’opération d’urgence se poursuit. Les visiteurs à domicile, reconnaissables au "bâton de pèlerin" qui leur permet de mesurer les enfants, sillonnent la ville, s’arrêtent dans chaque maison. Sous les toits de palme sèche, certains habitants les écoutent, d’autres, rétifs, doivent être convaincus. Les enfants présentant les premiers signes cliniques de malnutrition sévère sont envoyés dans l’une des quatre unités de prise en charge ambulatoire installées dans des centres de santé. Là, ils sont de nouveau mesurés, pesés, palpés, puis suivis chaque semaine si le premier diagnostic est confirmé.

Aminatou, 2 ans, se rend depuis un mois au centre de Poto-Poto, dans le quartier musulman de Berberati. Elle a d’abord été hospitalisée quelques jours, car son état était alarmant. Beaucoup, dans le centre, pensaient qu’elle allait mourir. A présent, à chaque visite, Aminatou avale avec une délectation manifeste la dose de pâte d’arachide enrichie qui lui est délivrée. C’est sa grande sœur de 13 ans qui accompagne la fillette: sa mère est morte il y a un an. Aminatou vit aujourd’hui chez sa tante, qui l’a adoptée, et elle va mieux.

 

Pierre-Laurent Mazars, envoyé spécial à Berberati - Le Journal du Dimanche

Samedi 10 Octobre 2009

 

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 21:17


 

12 Oct 2009 Mutations

Constat fait lors du 2è synode sur l’Afrique qui se tient à Rome en ce moment.

 Dix mois après la sortie de "Et si Dieu n'aimait pas les Noirs : enquête sur le racisme au Vatican" de Serge Bilé et Ignace Audifac, l'Eglise catholique confirme enfin les révélations contenues dans ce livre. C’est à l’occasion de la deuxième Assemblée synodale pour l'Afrique qui réunit en ce moment à Rome en Italie les évêques africains autour du pape Benoît XVI jusqu’au 25 octobre prochain. Les débats des évêques africains ont notamment dénoncé «les horreurs de l'Afrique telles que le trafic d'êtres humains, les abus de multinationales ou d'Ong, le drame de jeunes filles sorties de Congrégations religieuses, qui tombent dans la prostitution», rapporte Zenith.org. Pour respecter la liberté du débat entre les évêques, «le nom de l'intervenant n'est pas révélé aux journalistes», indique Zenith.org sous la plume de notre confrère Jesús Colina. Plusieurs évêques - au moins quatre, précise Zenith - ont également demandé que le Synode élève la voix contre l'action des multinationales présentes en Afrique, qui exploitent de manière abusive les ressources minières, les bois, qui polluent l'eau, nuisant gravement aux populations locales.

Sur l’épineux problème de la prostitution des sœurs religieuses d’origine africaine au Vatican, un prélat a dénoncé «la situation de jeunes catholiques africaines, poussées par la curiosité de découvrir la vocation à la vie religieuse, qui partent pour l'Europe, afin de discerner leur avenir dans un monastère ou une communauté religieuse, mais qui ne s'intègrent pas dans la vie religieuse et abandonnent la communauté. Il y a eu des cas de jeunes filles, livrées à elles-mêmes dans un pays européen totalement inconnu, qui sont tombées dans les réseaux de la prostitution».

En guise de solution, un père du Synode a expliqué qu'en Rdc (République démocratique du Congo) par exemple, la Conférence épiscopale a demandé que les jeunes ne soient accueillies que dans les communautés religieuses qui ont une présence et une communauté dans ce pays. «C’est une grande victoire pour le journalisme d’investigation», jubile le journaliste camerounais, Ignace Audifac, co-auteur du livre suscité devant cet aveu des prélats africains.
Le Cameroun est représenté à ces assises par une demi dizaine de prélats conduits par le cardinal Christian Tumi. Prennent également part à ces travaux de célèbres prélats africains tels que le cardinal Francis Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin, le cardinal Wilfrid Fox Napier, O.F.M., archevêque de Durban en Afrique du sud, etc.


Eric Roland Kongou

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 17:57








                  Une  victime de la LRA

 

BBCAfrique.com 14 Octobre, 2009 - 14:57 GMT

Partie d'Ouganda, la rébellion de l'Armée de Resistance du Seigneur sévit désormais en RDC, en Centrafrique et pourrait se diriger vers le Darfour.

Au cours de l'année écoulée, l'Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony a traversé une vaste zone de l'Afrique centrale, sans que les armées ougandaises, congolaises et soudanaises n'arrivent à arrêter les atrocités.

Ce sont les civils qui paient le plus lourd tribut, par exemple en République démocratique du Congo.

La directrice de l'organisation humanitaire Médecins sans Frontières dans ce pays, Meine Nicolai déclare : "La situation est vraiment mauvaise. Les gens vivent dans la peur en permanence, ils fuient et la violence (...) se propage.

Elle est arrivée au Congo en 2008, maintenant cette violence gagne de plus en plus de terrain en direction de l'Est et de l'Ouest. La zone touchée ne cesse de grandir et la population vit la peur au ventre."

Quelle stratégie ?

Une partie des combattants de Joseph Kony se trouve toujours en RDC, mais le mouvement rebelle avance : un autre groupe, estimé a 1300 personnes, sévit en République centrafricaine.

Il est dirigé par un proche de Kony, mais le chef lui-même de la LRA se dirigerait vers le nord.

Certaines informations, non encore confirmées, laissent penser que son objectif est d'emmener ses troupes au Darfour, afin de faire la jonction avec les milices Janjaweed, soutenues par le gouvernement soudanais.

Par le passé, Khartoum a fourni des armes et des ressources à la rébellion ougandaise.

Si le chef de la LRA parvenait au sud-Darfour, cela serait encore plus facile.

Le gouvernement du sud-Soudan accuse régulièrement les autorités du nord d'armer la LRA.

L'accusation est rejetée par le gouvernement du président Omar el-Béchir.

Mais des observateurs, pourtant sceptiques jusqu'a présent, estiment désormais que le scénario d'une alliance avec la LRA est plausible.

Le but de Khartoum serait d'affaiblir le Sud.

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 16:24





La population de Paoua contre une candidature de Patassé


La Patasserie, qui n’est autre chose que frasques et bouffonneries de l’ex président de la République Ange-Félix Patassé (1993-2003), continue de couler encre et salive.

La dernière réaction en date vient de Paoua, localité située dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, qui oppose une fin de non recevoir à l’idée même d’une prochaine candidature de l’ex « barbu national », présenté comme le seul responsable des malheurs récurrents des populations de cette zone.

Ci-dessous le texte intégral d’une déclaration au vitriol de la population de Paoua parvenu à la rédaction de L’Indépendant.


DECLARATION DES POPULATIONS DE PAOUA 

******************

Nous, populations de l’Ouham-Pendé, avons appris avec inquiétude l’intention annoncée par l’ex président Ange PATASSE d’être encore candidat à l’élection présidentielle de 2010 et tenons à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale notre opposition catégorique à cette candidature. A cause de PATASSE nos régions ont été brûlées en 1985 par le pouvoir du général André KOLINGBA.

A cause du même PATASSE nous avons payé un lourd tribut à la rébellion du général BOZIZE qui a amené les Zakawa nous tuer et piller nos usines d’égrenage de coton à Pendé, Ndim, Bozoum, l’hôpital que l’Allemagne nous a construit et équipé à Paoua, ainsi que la base de DROP à Bozoum.

Toujours à cause de PATASSE nous avons été chassés de nos maisons avec nos femmes et nos enfants pour vivre en brousse comme des animaux pendant des années et des années. BOZIZE a rayé cette sous/préfecture de la carte de la République centrafricaine. Pendant presque dix ans qu’il était président, on n’a vu PATASSE qu’une seule fois à l’occasion de l’inauguration de l’hôpital de Paoua. Il n’a rien fait pour cette région qui était pourtant la sienne. Paoua est toujours montré du doigt à tort par les autres frères d’autres préfectures simplement parce qu’il est né ici.

Nous sommes écoeurés d’apprendre aujourd'hui son projet d’épouser la veuve du défunt Pr Simon BEDAYA NGARO qui l’avait rejoint entre temps au Togo et se  trouve même à l'heure actuelle avec lui en  Libye. Ils ont chassé les enfants du Pr NGARO de la maison de leur père pour venir y habiter. C’est indigne et très honteux de la part d'un homme de son rang. Où est la morale ? Pour la petite histoire, PATASSE n'en est pas à son premier forfait. Il avait déjà fait la même chose avec la veuve de son grand frère EPONDI qui n’était autre que son chef de cabinet lorsqu’il fut ministre dans les années BOKASSA. Trois mois  seulement  après la mort accidentelle de EPONDI, il a enceinté sa veuve qu’il a même installée carrément ensuite chez lui. Il aura finalement deux enfants avec celle-ci.   

Depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003, le général BOZIZE a classé l’Ouham-Pendé parmi les préfectures qui ne l’aiment pas. Il a envoyé son armée pour nous tuer et brûler tous nos villages. Qu’avons-nous fait pour mériter de tels traitements et un tel sort ? Nous sommes de pauvres paysans qui demandons seulement à avoir la paix et la tranquillité pour vaquer à nos travaux champêtres.

A cause de la politique de KOLINGBA, PATASSE et BOZIZE, nous continuons de souffrir jusqu’aujourd’hui. Notre région est occupée par des rebelles qui ont pris la relève de ces politiciens et nous font subir leur loi, nous humiliant et volant nos maigres biens et le peu de récoltes et nourriture que nous produisons.

Si PATASSE parle de revenir faire encore la politique, nous risquons toujours de payer pour lui. Trop c’est trop ! L'Ouham-Pendé mérite plus que de n'être qu'un simple tremplin électoral  aux assoiffés du pouvoir C’est pourquoi nous refusons sa candidature qui est synonyme de division, et obéit à son seul esprit revanchard.  Assez de faire les frais pour les politiciens! Il faut que cela cesse! L'heure de la retraite a sonné.  Que Patassé  lise Jérémie 17 !

Fait à Paoua le 4 octobre 2009

POUR LA POPULATION DE PAOUA (OUHAM-PENDE)

  

Bernard NINGATOLOUM

                                                 (Cultivateur à Paoua)


Source : lindependant-cf.com

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