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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 12:08




 
(Agence Centrafrique Presse 01/12/2009) - Le ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko, et l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine, M. Shi Hu, ont signé, lundi 30 novembre 2009, à Bangui, un accord de coopération économique et technique, relatif à un prêt sans intérêt de 2,6 milliards FCFA, en présence du ministre des Finances et du Budget, M. Albert Besse.

 « Ce prêt sera destiné à l’achat de deux systèmes d’inspection mobile de conteneurs véhicules en vue d’accélérer les formalités du dédouanement, de lutter contre la fraude en Centrafrique et d’accroître les recettes douanières à l’Etat », a indiqué l’Ambassadeur Shi Hu.

 Le ministre d’Etat Maliko a déclaré quant à lui que « le gouvernement a entamé un vaste chantier de réforme de l’administration douanière, qui vise l’accroissement des recettes et doit nécessairement permettre de doter la douane d’outils technologiques modernes ».

« Cette nouvelle technologie de détection qui sera mise à la disposition de nos services douaniers aux différents postes de contrôle, permettra à notre pays d’améliorer les conditions de travail des douaniers, d’optimiser la performance de ces recettes et d’enrayer le phénomène de la fraude qui occasionne un manque à gagner très important », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler qu’à l'occasion d'une visite d'amitié effectuée en Chine au mois de septembre dernier par le président François Bozizé,un accord de coopération économique et technique avait été signé pour un don à la Centrafrique d’un montant d’environ 7,8 milliards.


F. Biongo/ACAP.

© Copyright Agence Centrafrique Presse

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:41




 

Dès après sa désignation, nous avons été les premiers à attirer l’attention de l’opinion sur la véritable nature du vrai faux « Révérend pasteur » Joseph Binguimalet placé par Bozizé à la tête de la Commission électorale dite indépendante (CEI). Nous avons en outre dénoncé cette supercherie de Bozizé et sa clique qui consiste à s’assurer une surreprésentation dans la CEI en y désignant cinq personnes au nom des « pouvoirs publics » et cinq autres au nom de la « majorité présidentielle », soit en tout dix personnes qui représentent en réalité les intérêts de du même et seul Bozizé au sein de la CEI.

Parmi ceux qui siègent à la CEI au nom des « pouvoirs publics », il y a un certain Thomas Zadanga, un boziziste pur et dur, agent du trésor public national qui se retrouve également trésorier général de la CEI. Nous apprenons que le président et vrai faux pasteur de la CEI aurait remis à ce trésorier de la CEI, une facture pro forma qu’il se serait fait délivrer par un commerçant libanais de la place pour un lit à coucher d’une valeur de six millions (6) de F CFA. Comme par hasard, le nom de ce Libanais figure sur la liste des membres du comité des sages du parti KNK de Bozizé depuis leur dernier congrès de Mbaiki. C’est gros comme une maison cela correspond parfaitement aux mœurs en bozizie. Il faut bouffer au maximum et vite. Connaissant cette faune de prédateurs, tout indique qu’il s’agit pour eux de ponctionner six (6) millions de F CFA qu’ils pourront par la suite se partager entre protagonistes de cette scandaleuse affaire.

On ne peut qu’être écoeuré par le comportement de ces prédateurs cupides agglutinés au sein de la CEI à un moment où plusieurs centaines de milliers de petits centrafricains sont en proie à la famine et à une malnutrition infantile sévère dans de nombreuses préfectures de Centrafrique. Ces truands et corrompus de la CEI sont totalement indifférents et sourds à cette dramatique situation de famine quasi généralisée qui défraie pourtant la chronique à l’heure actuelle. On aimerait bien savoir sur quoi se couche le vrai faux pasteur Binguimalet depuis qu’il est rentré au pays dans le même avion que son compère Bozizé. Pourquoi la CEI doit –elle lui acheter un lit à 6 millions de F CFA ? Est-ce la vocation première de cette structure ? Ces gens marchent vraiment sur la tête !

Selon nos informations, l’ambassade de France à Bangui s’apprêterait si ce n’est peut-être déjà fait, à verser une enveloppe de 200.000 euros environ 150 millions de F CFA à la CEI pour lui permettre de démarrer ses activités. Il ne serait pas superflu qu’un contrôle strict de la moralité des dépenses et des règles de gestion financière rigoureuse soient mises en place pour l’utilisation de cet argent. Faute de cela, ce serait de l’argent jeté par la fenêtre pour l’enrichissement de quelques crapules.

Le travail cardinal qu’on attend de la CEI est surtout d’effectuer le recensement des citoyens centrafricains tant sur le territoire national qu’à l’étranger afin de constituer des listes électorales dignes de ce nom pour que des élections transparentes et crédibles puissent avoir lieu. Il n’est surtout pas question d’aller aux élections sur la base des fichiers du corps électoral qui ont servi à la mascarade électorale de 2005 ni les pseudos listes électorales clandestines de Bozizé et son parent ministre Elie Ouéfio. Bozizé et ses complices de la CEI sous-estiment l’ampleur de ce travail de recensement en parlant de l’accomplir en un mois. C’est tout simplement inadmissible et de la franche rigolade. Eu égard à la vraie nature et l’identité des personnes placées par Bozizé à la tête de la CEI, on est très peu surpris de la tournure que prennent les choses au sein de cette CEI. Les préoccupations de lit à coucher à 6 millions de F CFA sont aux antipodes du travail attendu de la CEI. Par conséquent, Centrafrique-presse exige la démission pure et simple du président de la CEI Joseph Binguimalet ainsi que celle de son fameux trésorier général, le boziziste pur et dur Thomas Zadanga. Honte à eux !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:23




 

Linternationalmagazine.com  le 30/11/2009

La France et le Rwanda sont convenus de rétablir leurs relations diplomatiques, qui avaient été rompues en novembre 2006, annonce l’Elysée dans un communiqué.

"Le secrétaire général de la présidence de la République, M. Claude Guéant, s’est rendu aujourd’hui (dimanche) à Kigali (Rwanda) où il a eu des entretiens avec le président de la République du Rwanda, M. Paul Kagame", précise la présidence française dans un communiqué.

"A l’issue de ces entretiens, le président de la République française et son homologue rwandais sont convenus de rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays", ajoute le communiqué.

Le Rwanda avait décidé le 24 novembre 2006 de rompre ses relations diplomatiques avec la France à la suite d’une procédure judiciaire menée par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière sur plainte des familles de l’équipage français de l’avion du président rwandais Juvenal Habyarimana, abattu en avril 1994.

A Kigali, la ministre rwandaise des Affaires étrangères a confirmé devant la presse la réconciliation franco-rwandaise. "Il s’agit de l’aboutissement des discussions que nous avons eues (...) et nous sommes persuadés que c’est le début de la mise en oeuvre de relations nouvelles, plus fortes et meilleures qu’elle ne l’ont jamais été", a déclaré Rosemary Museminali.

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a parlé d’un "lent et patient effort" fourni en commun par Paris et Kigali. "Ces deux pays qu’unissent à la fois tant d’incompréhensions, de culture commune et d’espoirs partagés, vont reprendre leur marche solidaire", ajoute le ministre français dans un communiqué.

A Kigali, Claude Guéant a précisé que le nouvel ambassadeur de France au Rwanda serait nommé en Conseil des ministres dans les deux semaines qui viennent. "Le Rwanda a un grand rôle à jouer dans cette région en termes de développement et de sécurité. C’est aussi un exemple de bonne gouvernance pour l’ensemble de l’Afrique. Pour cette raison, la France a décidé de soutenir le Rwanda", a-t-il ajouté.

En octobre dernier, Paris avait refusé l’asile politique à la veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat en 1994 avait marqué le point de départ d’un génocide qui a fait 800.000 victimes. La France était accusée par les dirigeants arrivés au pouvoir à Kigali après le génocide d’avoir contribué aux crimes et protégé certains de ses auteurs en leur permettant de s’abriter sur son territoire. "La France n’oubliera aucune des victimes" du génocide, a dit à ce sujet Bernard Kouchner. Agathe Habyarimana a quitté le Rwanda trois jours après l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du son mari, abattu par des missiles sol-air à son atterrissage à Kigali. Les magistrats antiterroristes français ont lancé en 2006 des mandats contre neuf officiels rwandais proches de Paul Kagame, leur imputant l’attentat du 6 avril 1994 et donc une responsabilité indirecte dans le génocide.

En mars dernier, la justice française avait par ailleurs levé le mandat d’arrêt visant Rose Kabuye, chef du protocole de la présidence rwandaise mise en examen pour son rôle présumé dans l’attentat contre Habyarimana. Le gouvernement rwandais avait à cette occasion exprimé sa "satisfaction". Arrêtée le 9 novembre 2008 en Allemagne, Rose Kabuye, considérée comme une proche du président Paul Kagame, avait été extradée vers la France. Elle a depuis regagné son pays.

 

Le Rwanda espère "assainir un climat qui a été empoisonné" avec la France

KIGALI (AFP) - lundi 30 novembre 2009 - 12h29 - Le Rwanda espère "pouvoir assainir un climat diplomatique qui a été empoisonné depuis 1994" avec la France, a déclaré à l'AFP la porte-parole du gouvernement rwandais, au lendemain de l'annonce de la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays.

Interrogée sur les accusations de Kigali quant à une implication française aux côtés du pouvoir hutu qui a perpétré le génocide de 1994 -- ce que Paris a toujours démenti --, Mme Louise Mushikiwabo a affirmé "qu'il n'y avait pas de contradiction entre tourner la page et ne pas oublier", dans une interview recueillie lundi au téléphone.

"C'est un peu ce qui se passe au Rwanda même", ajoute-t-elle, à propos du génocide dans lequel ont péri selon l'ONU 800.000 personnes, essentiellement d'origine tutsi, entre avril et juillet 1994.

"Dans les relations renouvelées entre la France et le Rwanda, c'est bien sûr un sujet un peu délicat. Mais c'est cela, le rôle de la diplomatie. Nous allons échanger, et essayer de s'entendre sur certaines réalités historiques", a poursuivi la ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement rwandais.

Paris et Kigali ont annoncé dimanche la reprise de relations diplomatiques que le Rwanda avait suspendues fin 2006, après l'émission de mandats d'arrêt par le juge français Jean-Louis Bruguière contre neuf proches de Paul Kagame, qu'il soupçonnait d'implication dans l'assassinat de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana. Cet attentat est considéré comme l'élément déclencheur du génocide.

Si le Rwanda continue de juger "injustes" ces mandats, il ne s'attend pas à ce que la reprise des relations diplomatiques influe sur le cours de la justice française. "Les mandats d'arrêt étaient effectivement à l'origine de la rupture, mais c'est une affaire qui ne dépend que du pouvoir judiciaire, qui est indépendant du pouvoir politique à Paris comme à Kigali", commente la ministre.

Mme Mushikiwabo fait remonter la décrispation des relations franco-rwandaises à l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, notant que "le président Sarkozy avait fait comprendre dès son arrivée au pouvoir qu'il allait essayer de résoudre le problème du Rwanda".

Enfin, "il n'y a aucune articulation" entre la reprise des relations franco-rwandaises et l'accession au Commonwealth du Rwanda, toutes deux annoncées dimanche, "juste une heureuse coïncidence", selon la ministre.

 

NDLR : Alors que Paris et Kigali refont la paix, nous apprenons d’une source qui a requis l’anonymat que Jean Luc Habyarimana, le fils du défunt président rwandais Juvénal Habyarimana, qui habite  à Courbevoie en région parisienne, s’agite et prend attache avec Fabien Singaye, un obscur conseiller rwandais du président centrafricain François Bozizé qui s’est fait beaucoup de fric en jouant les go between entre AREVA et le président centrafricain à propos des mines d’uranium de Bakouma situées dans le Sud-Est de la République centrafricaine. Jean Luc Habyarimana qui est Hutu, compterait en effet désormais sur Fabien Singaye et donc sur l’argent d’AREVA en quelque sorte  pour financer son entrée en politique au Rwanda afin de reconstituer le hutu-power dans ce pays. Kigali va certainement beaucoup apprécier ce genre de parrainage. A suivre…

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:19




Boureima Diallo L’Observateur Paalga

29 Novembre 2009

 

La Centrafrique entre de nouveau dans une zone de turbulence, à l'approche de la présidentielle. Sauf report de dernière minute en effet, le premier semestre de 2010 verra la tenue de la présidentielle en République centrafricaine (RCA). Et déjà, les états-majors des partis politiques y fourbissent leurs armes pour ne pas être gros-jean comme devant quand l'heure aura sonné.

Il y a quelques jours seulement, on notait le retour au bercail du président Ange Félix Patassé après un exil de six ans au Togo. Sitôt rentré que le fondateur du Mouvement patriotique pour la libération de Centrafrique annonçait officiellement sa candidature à la confrontation de 2010 et ceci, à 71 ans bien sonnés. Mais il n'est pas le seul, ce vieux briscard de la politique centrafricaine, à se positionner pour cette échéance électorale.

Il y a aussi et surtout Martin Ziguélé, son ancien Premier ministre avec lequel il ne parle plus le même langage et qui, on s'en souvient, avait failli mettre en ballottage le général Bozizé lors de la dernière élection à la magistrature suprême.

Avec ces deux poids lourds du landernau politique centrafricain, inutile de dire que Bozizé a du pain sur la planche, pour ne pas dire un vrai souci à se faire. Mais ses tracas ne s'arrêtent pas seulement là : une rébellion dénommée Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) refait parler d'elle depuis quelques jours. Cette rébellion armée, qui n'a toujours pas conclu d'accord de paix avec Bangui et qui, par conséquent, n'a pas intégré le processus de paix, est dirigée par Charles Massi.

Cet ancien ministre du gouvernement Patassé avait d'ailleurs annoncé à grand renfort de publicité avoir pris jeudi dernier la ville de Ndélé dans le nord du pays, à 100 km de la frontière tchadienne, lors de combats à l'arme automatique. A la clé, trois morts côté rebelle contre une dizaine dans les rangs gouvernementaux selon la CPJP.

Charles Massi, cet officier supérieur de l'armée centrafricaine, n'est autre que celui-là même qui avait été arrêté en mai dernier en territoire tchadien, près de la frontière centrafricaine, sous l'accusation de tentative de déstabilisation de la RCA. Libéré un mois plus tard par les autorités de N'Djamena, cet homme de 57 ans entend renverser coûte que coûte le président Bozizé qu'il accuse d'être à la base de la situation chaotique dans laquelle végète le pays.

L'homme ne démord aucunement de cet objectif. Et, naturellement, l'actuel chef d'Etat n'entend pas se laisser faire et ne manque aucune occasion pour qualifier Massi et ses amis d'assoiffés du pouvoir qui tentent par tous les moyens d'assouvir leurs intérêts égoïstes.

C'est dire donc que les hostilités sont ouvertes et que les pauvres populations vont de nouveau payer les pots cassés. Après la première attaque de 2008 et celle bien meurtrière de juin 2009 qui avait entraîné d'importants mouvements, les derniers combats vont davantage désorienter la population et la conduire vers une paupérisation avancée.

En seulement quelques heures de combats, on compte déjà plus de 600 réfugiés. On imagine bien que Bozizé, qui pour rien au monde ne se laisserait ravir son fauteuil moelleux de chef d'Etat, va puiser dans les maigres ressources publiques pour se réarmer conséquemment. La Centrafrique, qui, déjà, n'était pas si bien lotie en matière de prospérité, de développement, et ce, en dépit de ses fabuleuses ressources naturelles, va de nouveau sombrer dans les profondeurs du classement de l'indice du développement humain du PNUD.

Copyright © 2009 L'Observateur Paalga. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 04:16




Tchad Centrafrique  menaces de mort sur les trois otages français

KHARTOUM (AFP) - 30.11.2009 18:46 - Les ravisseurs présumés de trois travailleurs humanitaires français enlevés récemment au Tchad et en Centrafrique ont menacé lundi de les tuer si la France ne négociait pas directement avec eux, selon un porte-parole des preneurs d'otages.

Les ravisseurs présumés de trois travailleurs humanitaires français enlevés récemment au Tchad et en Centrafrique ont menacé lundi de les tuer si la France ne négociait pas directement avec eux, selon un porte-parole des preneurs d'otages.

Les ravisseurs présumés de trois travailleurs humanitaires français enlevés récemment au Tchad et en Centrafrique ont menacé lundi de les tuer si la France ne négociait pas directement avec eux.

"Nous voulons négocier directement avec la France, mais la France veut négocier via une tierce partie comme le Tchad. Or nous rejetons cela", a dit à l'AFP Abou Mohamed Rizeigi, un porte-parole des ravisseurs. "Nous allons donc les tuer parce que la France ne veut pas négocier directement avec nous", a-t-il dit joint sur son téléphone satellitaire.

Ce groupe peu connu du Darfour, "les Aigles de libération de l'Afrique", a revendiqué le rapt d'un employé français de la Croix-Rouge internationale (CICR) enlevé il y a trois semaines dans l'est du Tchad, à une dizaine de kilomètres du Darfour, une région de l'ouest du Soudan en guerre civile.

Il a aussi revendiqué le rapt de deux humanitaires français de l'ONG Triangle GH kidnappés il y a une semaine à Birao, ville de la Centrafrique jouxtant le Darfour.

Un journaliste de l'AFP a pu entrer en contact jeudi dernier avec l'employé de la Croix-Rouge internationale kidnappé, mais pas avec les deux otages de l'organisation française Triangle GH.

Ce même groupe avait revendiqué l'enlèvement en avril de deux humanitaires -une Canadienne et une Française- de l'ONG Aide médicale internationale, libérées après 26 jours de détention. Les deux femmes avaient été enlevées dans une localité du Darfour-Sud, près de la Centrafrique et du Tchad.

© 2009 AFP

Des ravisseurs menacent de tuer des otages français en Afrique

Le 30/11/2009 à 17h33 GMT RMC

KHARTOUM (Reuters) - Un groupe affirmant avoir enlevé trois travailleurs humanitaires français au Tchad et en République centrafricaine menace de les tuer si Paris ne traite pas directement avec lui, annonce un porte-parole.

"Nous tuerons les otages si la France ne négocie pas directement avec nous", a déclaré à Reuters Mohamed al Rizeigi, qui s'est présenté comme le porte-parole du groupe intitulé "Les Aigles africains de la liberté".

"Nous le ferons un par un, et nous filmerons la scène", a-t-il ajouté, sans donner d'ultimatum.

L'un des travailleurs humanitaires, qui travaillait pour le Comité international de la Croix-Rouge, a été enlevé le 9 novembre par des hommes armés au Tchad, près de la frontière avec le Soudan.

"Je vais bien, je m'appelle Laurent Maurice", a pu déclarer en français à Reuters l'otage, qui a confirmé travailler pour le CICR.

Les deux autres Français capturés, qui sont membres de l'organisation lyonnaise "Triangle génération humanitaire" (TGH), l'ont été à Birao, dans l'extrême nord de la Centrafrique proche des frontières soudanaise et tchadienne. D'après Rizeigi, ils sont détenus séparément de leur compatriote du CICR.

Le porte-parole du groupe a affirmé que "Les Aigles africains de la liberté" étaient composés de jeunes Africains écoeurés par la politique de Paris sur le continent et qui veulent que la France serve les intérêts des peuples africains.

"Nous allons prendre pour cible les intérêts français dans toute l'Afrique", a poursuivi Rizeigi. "Nous avons des jeunes gens en Somalie (...), au Nigeria et en Erythrée qui réclament notre soutien."

Enfin, le porte-parole a affirmé que son groupe ne détenait pas Gauthier Lefevre, un employé du CICR ayant la double nationalité franco-britannique enlevé en octobre au Darfour.

"Nous n'avons rien contre le CICR, c'est la France que nous prenons pour cible", a-t-il dit dans un arabe dialectal utilisé au Soudan et au Tchad.

 

Opheera McdDoom, version française Philippe Bas-Raberin et Jean-Loup Fiévet

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 03:18




 

Par Jean.Francois Channon | Jeudi 26 novembre 2009 | Le Messager

 

C’est pratiquement un secret de polichinelle. Le sommet de la Communauté monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui devait se tenir à Bangui, capitale de la République centrafricaine au début du mois de décembre 2009 a été reporté. Joint au téléphone hier depuis Bangui par Le Messager, un haut cadre de la Commission de la CEMAC affirme que « pour l’instant, aucune date n’a été avancée. Il s’agit donc d’un report sine die. Vous savez qu’à la fin de ce mois de novembre, doit se dérouler l’élection présidentielle en Guinée équatoriale. C’est dire qu’il faut aménager une date acceptable par tous. Et c’est du ressort des chefs d’Etat. D’où entre autres, ce report… » Il en est de même du tournoi de football de la CEMAC qui précède généralement le sommet des chefs d’Etats et qui a aussi été reporté. Par contre, ce qu’on sait désormais avec certitude, c’est que le président en exercice de la CEMAC, François Bozizé et chef de l’Etat centrafricain, effectuera très prochainement une visite à Yaoundé. Celle-ci fait suite à une invitation que lui aurait adressée son homologue camerounais Paul Biya. Des sources poches du sérail politique, les préparatifs de ce déplacement de François Bozizé seraient actuellement en phase terminale. Aussi bien au niveau sécuritaire que diplomatique. Si nos sources au ministère des Relations extérieures restent encore avares en confidences, dans les coulisses, certains diplomates en charge du dossier CEMAC affirment qu’il s’agit d’une visite de travail, et dont l’axe principal, outre les relations bilatérales, concerne justement le dossier CEMAC.

 

Il faut rappeler que depuis la disparition d’Omar Bongo Ondimba, une grande majorité de l’opinion en Afrique en général, et en Afrique centrale en particulier voit en Paul Biya le nouveau leader de la sous région. Ceci nonobstant quelques bouderies respectives de la part du Congo (Denis Sassou Nguesso semble lui aussi revendiquer ce rôle de nouveau leader en Afrique centrale, comme en témoigne des petites frictions dont certains médias congolais s’en sont fait l’écho récemment) et de la Guinée équatoriale (du fait de sa subite richesse). En tout cas, dans cette recherche effrénée de leadership, et face au froid enregistré dans ses rapports avec Sassou Nguesso, notamment dans les tumultes relatifs au processus de la succession à son père, mais aussi face à un conflit que le Gabon a depuis quelques années avec la Guinée équatoriale sur une affaire de discussion de nappe pétrolière, Ali Bongo Ondimba semble avoir choisi son camp. Quelques jours seulement après la fin de l’élection présidentielle au Gabon, et alors qu’il n’était pas encore officiellement proclamé président, Ali Bongo Ondimba était venu à Yaoundé faire acte d’allégeance à l’endroit d’un « père » qu’il avait aussi qualifié devant les médias de « parrain ». Ainsi vu, pour le nouveau et jeune président gabonais, après la disparition de son père Omar Bongo Ondimba, Paul Biya est « le nouveau sage de l’Afrique centrale ». Une vision pratiquement partagée par Idriss Deby Itno. Lors de sa récente visite au Cameroun en octobre dernier, le président tchadien a couvert le président du Cameroun de nombreuses éloges ; synonymes en fait d’une couronne posée sur la tête de l’homme du 6 novembre 1982, et faisant de lui pratiquement le « leader » de l’Afrique centrale post Omar Bongo Ondimba.

« Petit frère et grand frère »

Ayant donc de son côté le Gabon d’Ali Bongo Ondimba, et le Tchad d’Idriss Deby Itno, il restait donc pour le président du Cameroun d’avoir la position de la République centrafricaine de François Bozizé pour qu’il puisse faire définir les nouveaux rapports de forces dans la sous-région. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que c’est pour cette raison que François Bozizé a été invité à Yaoundé. Il s’agit en fait d’une « convocation » d’un grand frère (Paul Biya) adressée à un petit frère (François Bozizé). Entre le Cameroun et la République centrafricaine, depuis toujours, il existe des rapports plutôt cordiaux. Hormis quelques frictions dues à l’action de quelques criminels armés (coupeurs de routes) qui sèment la terreur des deux côtés de la frontière. Dès son arrivée au pouvoir, François Bozizé s’était plus lié au doyen des chefs d’Etat de la sous-région Omar Bongo Ondimba. En 6 ans de pouvoir, le chef de l’Etat centrafricain a effectué à plusieurs reprises des visites à Libreville. Mais après la mort d’Omar Bongo Ondimba, médiateur officiel dans la crise centrafricaine, François Bozizé s’est retrouvé quelque peu orphelin et privé d’un lien affectif déterminant.

Dans une Afrique centrale ainsi sevrée du « Doyen Bongo », et où foisonnent dès lors des intérêts à la fois divers et égoïstes, le rapprochement avec Paul Biya apparaissait ainsi plus réaliste. Ceci pour des raisons historiques irréfutables. Il y a d’abord qu’une bonne partie de l’économie centrafricaine est dépendante du Cameroun. Notamment à travers le Port autonome de Douala où la RCA réalise le plus fort de ses importations et exportations. Ce qui n’est pas rien. Ensuite, les deux pays partagent une très longue frontière commune. Ce qui aussi n’est pas rien pour la sécurité des deux Etats. Et enfin, depuis le début de la crise centrafricaine, le Cameroun de Paul Biya n’a ménagé aucun effort à divers niveaux, pour voler au secours du président François Bozizé. Et cela, le président centrafricain lui en est reconnaissant. Sinon Paul Biya en l’invitant à Yaoundé entend bien le lui rappeler. Une source proche du sérail explique : « Ce qui est important à retenir est que cette visite doit pouvoir clarifier le ciel des relations entre Yaoundé et Bangui. C’est-à-dire que le grand frère Paul Biya devrait pouvoir avoir l’assurance de la sincérité de l’affection diplomatique et politique du petit frère François Bozizé dans l’univers de la sous-région d’Afrique centrale. C’est important. Les deux hommes d’Etat devraient donc pouvoir longtemps en parler avant le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC, le premier sans Omar Bongo Ondimba, et dont les enjeux comme vous devez le savoir sont multiples et nombreux ».

 

Source : http://www.lemessager.net/?p=3346#comment-1758

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 02:35






NDLR : Nous publions ci-dessous les principaux extraits de la copie d'un important courrier en date du 19 novembre 2009 adressé par le siège de la BEAC de Yaoundé au Directeur national centrafricain de cette institution au sujet d'un virement d'une somme de près de 26 milliards de F CFA qui vient d'être virée dans les caisses du Trésor centrafricain par le FMI via la BEAC. Une véritable manne destinée en principe à apurer les dettes de l'Etat auprès des banques de la place. Mais connaissant la cupidité de Bozizé et sa clique, on craint que cet argent ne prenne une autre destination. 



BANQUE DES ETATS

DE L’AFRIQUE CENTRALE


SERVICES CENTRAUX                                                 Yaoundé, le 19 novembre 2009

 

Boîte Postale 1917 - Yaoundé

République du Cameroun

TELEX - BANETAC 8344 KN - 88505 KN                      

Tél.  (237) 22 23 40 60 - 22 23 40 30

Fax: (237) 22 23 33 29 - 22 23 33 50

E-mail: beac@beac; prspr@beac.int

Site Web : www.beac.int

 

DIRECTION GENERALE DES ETUDES,

FINANCES ET RELATIONS INTERNATIONALES

 

Direction des Opérations Financières

N°___/DGEFRI/DOF/2009                                                 Monsieur le Directeur National

            Bangui - RCA

 

 Objet: Paiement de la contre-valeur de l’Allocation générale de DTS

 

            A la suite de la décision du Comité Ministériel du 28 octobre 2009 de procéder à la rétrocession intégrale du produit des allocations de DTS reçues du FMI le 28 août 2009, la BEAC et la RCA ont signé le 11 novembre 2009 une convention fixant les conditions de mise à disposition et d'utilisation des fonds alloués.

            Le montant crédité dans le compte courant du Trésor s'établit à 25 704454 177 F CFA après déduction des éléments présentés dans le tableau ci-après:

 

COMPOSANTES

MONTANTS

1 - Montant des Allocations de DTS (Art. 1 de la Convention) (A) (Soit 41290 DTS avec 1 DTS = 705.240626 F. CFA 2/11/09)

29 161 350 628

 

2 – Provision pour charges sur l’utilisation des Allocations de DTS (B) (Art. 2 al.2 de la Convention

-1 646 893 032

3 – Paiements à la BEAC (Article 3 de la Convention) (C)

-1 635 514 434

 

 

-          Arriérés d’intérêts au 30/09/09

(-1 084 333 107)

 - Provision pour échéance en intérêts du 4ème Trim. 2009

(-551 181 327)

4 – Différence de change sur Allocation de DTS (Art 6 de la Convention(D) (1 DTS= 702,014786 F CFA le 16/11/09

-174 488 985

5 – MONTANT DES ALLOCATIONS DE DTS A REVERSER A LA RCA (A+B+C+D)

25 704 454 177

 

L'enregistrement de la rétrocession a été comptabilisé tel que suit par la DOF:

             Au 31 décembre 2009, la comptabilisation des intérêts du 4èIlle trimestre 2009 devra se faire, dans les livres de la DN, en contrepartie du débit du compte 90.312701.0.3030.0 pour un montant strictement égal à 551 181 327 FCFA. Au cas où le montant réel des intérêts serait différent de 551 181 327 FCFA, je vous prie de contacter la Direction des Opérations Financières ou la Direction de la Comptabilité afin de solliciter conduite à tenir.

            En complément de l'écriture ci-dessus de règlement des arriérés d'intérêts, la DN Bangui doit enregistrer les écritures ci-dessous dans ses livres:

            La comptabilisation des pièces, dans les livres de la DN Bangui, devra être notifiée (date, journal et n° de séquence) à la Direction des Opérations Financières et à la Direction de la Comptabilité.

            Enfin, je vous prie de bien vouloir notifier le crédit du compte courant du Trésor aux Autorités de la RCA

 

            PJ:       Convention BEAC/RCA

 

            CC :    Le Gouverneur

                        Le Vice-Gouverneur

                        Le DC

                        Le DMCCB

                        Le DAJC

 

NDLR : Suite au Sommet du G20 de Londres en avril dernier sur la crise financière et économique mondiale, les principales puissances économiques de la planète ont décidé d'accroitre très significativement les ressources du FMI et de la Banque Mondiale, afin de juguler les effets de cette crise sur les pays en développement. Il a donc été décidé d’augmenter le volume de réserves dans l’économie mondiale.

Le FMI, en sa qualité de banque centrale des banques centrales, a reçu une dotation globale d'environ 2,5 milliards de dollars US et l'autorisation de céder sur le marché une quantité importante de ses réserves en or. Ainsi, il a été décidé que le FMI crée des DTS et qu’il les alloue aux pays membres en fonction de leur quota. C’est comme si le FMI a décidé de créer de la monnaie additionnelle. Pareille décision a été déjà prise en 1976 et 1988.

L'opération s'apparente dans les faits à une augmentation de capital social dans une banque primaire. Il s'agit dans le cas du FMI, d'augmenter les parts de chaque pays membre en nombre de Droits de Tirages Spéciaux DTS), c'est à dire en part du capital social du FMI. Les DTS constituent l'unité monétaire utilisée par le FMI et  est la moyenne d'un panier de devises.

Certains pays laissent leur DTS dans leur compte comme ressources pour les générations futures ou encore comme provision pour pallier à d’éventuelles déconvenues financières (retard de paiement des échéances du Fonds…). D’autres pays comme la RCA, ont décidé d’utiliser leur DTS. La BEAC agissant pour le compte du FMI déduit les intérêts sur le tirage, les échéances de dettes et autres frais et lui reverse le reliquat de la contre valeur en monnaie locale.

Il y a eu en août dernier une allocation générale de DTS et en octobre une allocation spéciale. Le DTS est une unité de compte et de réserve créée par le FMI. Chaque pays membre du FMI reçoit une allocation de DTS en fonction de son quota (poids économique). Le pays doit  tirer (utiliser) ses DTS pour acquérir des devises lorsqu’entre autres ses réserves extérieures sont insuffisantes.

Dans le cas d'espèce, les fonds mobilisés par le G20 et les produits de la vente d'une partie des réserves en or du FMI étant supérieure au capital social après augmentation, le surplus est reversé aux pays membres.

C'est ainsi que la RCA a eu droit à ce reversement de DTS de 25.704.454 177 F CFA. Le FMI a fait accompagner ce virement dans les comptes du Trésor centrafricain à la Banque centrale (BEAC) par un courrier demandant au gouvernement centrafricain d'utiliser cet argent pour éponger les dettes du gouvernement auprès des banques primaires locales qui s'élèvent à plus de 21 milliards de francs CFA.

Le silence du gouvernement sur la réception de cette manne et surtout sur la demande claire et pressante du FMI de l'utiliser pour solder les dettes de l'Etat auprès des banques primaires est source de toutes les interrogations. D'après nos informations, le FMI considère cette condition comme non négociable pour approuver le projet de budget 2010 que le Ministre centrafricain lui a soumis, dans le cadre du programme PPTE en cours. Bozizé prendra-t-il le risque de couler les banques avec une dette insurmontable pour elles qui resterait impayée. A qui le tour après la mise en administration provisoire de la CBCA ?

Le FMI se déjugera-t-elle en laissant  Bozizé utiliser cette manne pour des fins électoralistes, avec tous les risques de dérapage inflationniste ? Quelle sera la destination de ces ressources exceptionnelles ?

En principe ces ressources devraient servir à lutter contre les effets néfastes de la crise financière. Pour information, pour des raisons électoralistes, le gouvernement aurait l’intention de payer deux (2) mois de salaire aux fonctionnaires. Ce qui revient à dire que l’Etat va utiliser ses ressources pour rembourser des fonds qui ont été préalablement alloués par la communauté internationale et qui ont déjà été détournés, notamment l’enveloppe octroyée par la CEMAC pour le DDR (5 milliards de F CFA), les pensions (5 milliards de F CFA), la dette intérieure (les fournisseurs de l’Etat, 2 milliards F CFA).

Il est fort à craindre que les presque 26 milliards qui viennent d’être virés ne soient utilisés, soit pour honorer les dépenses régaliennes de l’Etat (salaires, bourses, retraites, …) à l’allure où vont les choses, soit constitue une manne pour la campagne électorale de Bozizé et de son KNK car il n’y a pas de différence entre l’exécutif et le nouveau bureau politique de KNK qu’il vient de constituer. Pour Bozizé, la fin justifie les moyens.

On suivra donc avec beaucoup d’attention le dénouement de cette nouvelle affaire de la manne de 26 milliards de F CFA où Bozizé comme à son habitude, cherchera à rouler la communauté internationale pour se constituer un trésor de guerre, en rééditant exactement les méthodes dilatoires qu'il a utilisées jusqu’ici avec succès pour s'approprier les fonds de la CEMAC destinés au DDR. Affaire à suivre…

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 01:45




Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix


 

Communiqué de presse N° 001/ CPJP /CS/P/11-009 relatif à l'incursion de N'DELE du 26 novembre 2009.

 

Le Conseil Suprême de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) demande au Gouvernement de Bangui de cesser toute répression inhumaine sur les populations. Les collecteurs de diamants, les exploitants miniers et les commerçants sont victimes de répression de grande envergure et planifiée de la part de la Garde Présidentielle. La CPJP attire l'attention de la communauté internationale sur ces exactions par un Gouvernement de prédation qui n'est plus en mesure d'assurer la sécurité, la paix et le développement de la République Centrafricaine. Elle dénonce le comportement du Gouvernement qui a confisqué d'une manière abusive les biens et les diamants des vaillants citoyens en vue de les vendre à l'extérieur et d'en acheter les armes.

Le peuple centrafricain mérite mieux que ces dirigeants incompétents, corrompus et inconscients.

La CPJP a procédé à un retrait tactique pour des raisons de sécurité des populations car la Garde présidentielle après avoir été mise en déroute a l'intention de pilonner la ville sans discernement considérant les populations de complice.

L'incursion opérée à N'Délé est un avertissement. La CPJP demande au Gouvernement d'ouvrir immédiatement des négociations.

Le Conseil Suprême désignera un Négociateur pour la circonstance et saisit cette occasion pour remercier les Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui ont décidé de ne pas combattre ses hommes ainsi que les populations qui ont enduré cette situation avec dignité.  

 

Fait au Camp de la Liberté, le 28 novembre 2009

KARAMA Souleymane Nestor

Président du Conseil Suprême

 

Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix

 

DECISION N° 003/CPJP/CS/PR/09  

 

Le Président du Conseil Suprême de la CPJP,

 

Vu les Statuts et Règlement intérieur de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix du 27 décembre 2008;

Vu les délibérations du Conseil Suprême du 28 novembre 2009;

 

DECIDE  

 

Article 1er: Monsieur Dhaffane Mohamed-Moussa, Secrétaire Général et Porte-parole du Conseil Suprême de la CPJP est désigné à titre exceptionnel Négociateur et chargé des relations extérieures de la CPJP  

  Article 2 : Le Négociateur rend compte du déroulement des négociations et de ce qui en résulte au Président du Conseil Suprême.   Article 3: La présente Décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera communiquée et publiée partout où besoin sera.

 «Toutes dispositions contraires sont abrogées.»

 

Fait au Camp de la Liberté , le 28 novembre 2009

KARAMA Souleymane Nestor,

Président du Conseil Suprême

 

 

Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix


DECISION N° 004/CPJP/CS/PR/09

Le Président du Conseil Suprême de la CPJP ,


Vu les Statuts et Règlement intérieur de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix du 27 décembre 2008;

Vu les délibérations du Conseil Suprême du 28 novembre 2009;
 
 DECIDE

 

Article 1er:

Sont désignés :

    - Chef d'Etat Major : Colonel DEYE Richard
    - Chef d'Etat Major Adjoint : Colonel ISSA Mahamat 
    - Chef d'Etat Major 2e Adjoint, Chargé de Troupes : Colonel Issa Adam

 - Capitaine  Adoum Yakoub

 

Article 2:

Le Chef d'Etat Major et ses Adjoints assurent l'organisation des activités militaires  de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et rendent compte au Président du Conseil Suprême.

 

Article 3:

La présente Décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera communiquée et publiée partout où besoin sera.

«Toutes dispositions contraires sont abrogées.»

 

 

Fait au Camp de la Liberté, le 28 novembre 2009

KARAMA Souleymane Nestor

Président du Conseil Suprême


 

 

Assan M'bringa Togbo

Cellule de Communication de la CPJP

 

NDLR : On croyait comprendre jusqu'ici que c'est le colonel Charles Massi qui était le président du Conseil suprême de la CPJP. N'est-ce plus le cas ? Celui-ci a pourtant revendiqué sur RFI l'attaque et la brève prise de Ndélé.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 15:10




 

Suite à l’attaque et à la brève prise de contrôle jeudi dernier de la ville de Ndélé par les éléments de la CPJP de Charles Massi, le pouvoir de Bangui est manifestement à recherche de boucs émissaires. C’est ainsi que le colonel Guy-José Galloty vient d’être mis aux arrêts de rigueur. On veut lui faire payer son refus de regagner Birao chef de la préfecture de la Vakaga à l’extrême Nord-Est du pays afin de prendre le commandement de cette région militaire.

Galloty avait exigé, compte tenu de l’éloignement de Birao de la capitale et des mauvaises conditions de transport et de communication avec la capitale, qu’un certain nombre de conditions soient préalablement réunies, notamment qu’il soit doté d’un minimum d’hommes de troupes, d’armement et munitions en qualité et en quantité, de moyens de communications appropriés et autres avant de rejoindre son poste. Faute d’avoir été entendu par sa hiérarchie, il est resté depuis à la maison à Bangui s’occuper de son business personnel.

Le colonel Galloty venait de rentrer au pays après avoir suivi une année un stage à l’Ecole de guerre à Paris en 2008/2009 où il avait succédé au colonel Thierry Lengbé. Cette mise aux arrêts du colonel Galloty cache mal le profond malaise qui couve au sein d’une armée nationale centrafricaine dont le ministre de la défense n’est autre que le fils aîné du président Bozizé lui-même, récemment élevé de façon fantaisiste et ubuesque au grade de colonel sans avoir mis pied dans une quelconque académie militaire et de ce fait, n’a aucun numéro matricule dans les Faca, un véritable « inconnu au bataillon » comme on dit. Et dire qu’on prête encore à son père l’intention de le nommer bientôt général de brigade.

Pour revenir à l’attaque de Ndélé, Bozizé qui s’était rendu hier à la mosquée centrale de Bangui à l’occasion de la fête de la tabaski, a clairement fait part aux imams de son exaspération et de sa fatigue par rapport aux attaques rebelles dans l’arrière pays. Il leur a demandé en outre, de prier pour que les anges puissent résoudre ce problème et  ramener la paix dans le pays.  S'il compte tant sur les anges, pourquoi achète-t-il autant d'armes ?    

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 15:06




 

AFP 28/11/2009 | Mise à jour : 11:30

 

Les forces armées centrafricaines (Faca) ont repris hier soir le contrôle de la ville de Ndélé (nord), a annoncé samedi à l'AFP une source proche de l'état-major de l'armée.

"Le détachement des forces armées centrafricaines basé à Ndélé a organisé une riposte vendredi en fin d'après-midi, appuyé par cinq contingents venus en renfort de Bangui, et cela a permis de mettre en déroute les rebelles qui avaient assiégé la ville jeudi matin",
a indiqué la source sous couvert de l'anonymat.

"Les combats n'ont pas duré parce que les rebelles avaient déjà commencé à quitter Ndélé par petits groupes, certainement informés de l'arrivée des renforts acheminés par les autorités de Bangui pour reconquérir Ndélé", a-t-elle ajouté. La source n'a pu préciser si ces brefs combats pour la reprise de Ndélé ont fait de nouvelles victimes.

"Le calme est revenu à Ndélé. La population et les humanitaires sont en sécurité, mais les éléments des Faca ont procédé et continuent à opérer un ratissage dans toute la ville et ses environs", a-t-elle cependant affirmé. Une source militaire avait indiqué qu'une "quinzaine" de personnes, dont deux soldats centrafricains, avaient été tuées jeudi lors de la prise de Ndélé par la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

 

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