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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 22:42

 

 

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Suite101.fr 26 avr. 2010 Amaria Rebiai

La forêt épaisse équatoriale de Centrafrique abrite les pygmées bayakas qui subissent le poids de la déforestation, celle-ci mettant en péril leur survie.

Magnifique pays que le Centrafrique, limité au sud par la République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa) et la République du Congo (Congo-Brazzaville), au nord par le Tchad, à l’est par le Soudan et à l’ouest par le Cameroun.

Dans la forêt dense équatoriale vivent les légendaires pygmées bayakas, ce peuple primitif qui n’en finit pas de fasciner les occidentaux dans les livres de contes et de légendes. Ces hommes et ces femmes caractérisés par leur petite taille sont pourtant bien réels et représenteraient les premiers autochtones de la République Centrafricaine.

De quoi vivent – ils ?

Les pygmées vivent de cueillette, de pêche et de chasse. La faune et la flore n’ont pas de secret pour eux. Malheureusement la survie de ce peuple est en danger à cause de la déforestation qui les prive chaque fois un peu plus de leur habitat naturel.

Les pygmées sont persécutés par les bantous

Très souvent méprisés et maltraités par de nombreux bantous, les pygmées endurent depuis bien trop longtemps l’attitude de supériorité des autres communautés centrafricaines. En effet, certaines ne les considèrent même pas comme des humains en raison de leur mode de vie et de leur dénuement matériel. Ils sont mis au ban du système éducatif, beaucoup sont analphabètes et les naissances ne sont pas déclarées, ce qui fait qu’énormément de pygmées ne savent pas leur âge.

Un peuple expert dans plusieurs domaines

Ce peuple des forêts a pourtant beaucoup de choses à nous apprendre notamment dans les domaines de la biomédecine, de la zoologie et de la cosmogonie dans lesquels ils excellent. Ces personnes sont aussi réputées pour le chant, la polyphonie pygmée bayaka est connue de nos jours au delà des frontières centrafricaines. IL est important d’arrêter de juger négativement ce qui est différent de la « norme » si tant est qu’il y ait une norme, car les pygmées bayakas, eux, apprécient leurs façons de vivre et sont heureux en dehors de la société de consommation.

La menace de la déforestation

La sédentarisation de ce peuple s’accélère contre son gré et les dégâts occasionnés par la déforestation le mettent en péril. Ces fins connaisseurs de la forêt équatoriale devront modifier peu à peu leur mode de vie en raison des changements qui s’opèrent dans leur milieu de vie naturel. L’économie de marché est impitoyable. Comment faire pour que les pygmées ne perdent pas leur identité culturelle ?

Leur rendre visite

Pour aller à leur rencontre, il faut compter au moins trois heures de piste à partir de Bangui, la capitale centrafricaine. Un guide local est nécessaire pour faire le voyage qui vous mènera jusqu’à eux car vous vous perdriez dans la forêt. Ces guides n’ont pour la plupart aucunement besoin de carte ou de plan pour traverser la forêt équatoriale, ils se repèrent souvent grâce à des indices qu’ils connaissent par cœur tels un tronçon d’arbre, un chemin ou encore la mousse sur les arbres.

L’agence de voyage Fleuves du Monde vous permet d’aller à la découverte de ce peuple incroyablement attachant et fragilisé par la surexploitation de son environnement.



Suite101: Le sort des pygmées bayakas de Centrafrique http://afrique.suite101.fr/article.cfm/le-sort-des-pygmees-bayakas-de-centrafrique#ixzz0mFEHV5zs

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 20:45

 

 

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Centrafrique : Une autre demande de report des élections

Africa Info Douala 26 Avril 2010

 

Ai-Rca — Dans un communiqué de presse du Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (Gppmp) signé le 24 avril par Michel Zabolo et parvenu au desk central de l'agence Ai, le GPPMP joint sa voix à celle de l'opposition pour demander un report des élections législatives et la présidentielle de 2010.

Selon ce communiqué, le Gppmp soucieux de voir la République Centrafricaine réaliser des élections non contestées, crédibles par conséquent, garante de la paix sociale durable.

Vu les inquiétudes et aux supputations grandissante, quotidiennes de l'opposition Démocratique Centrafricaine tendant à traduire un certain malaise autour des élections Présidentielle et Législatives de 2010 et compte tenu des difficultés de rencontrer le Chef de l'Etat pour une concertation dans le cadre de la recherche de solution à cette problématique, le Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (Gppmp) se voit dans l'obligation de proposer ce qui suit:

Que le Chef de l'Etat convoque le plus rapidement possible une réunion très élargie regroupant toutes les Institutions de la République, le corps diplomatique et les Institutions Internationales, l'opposition démocratique, les autres Partis, les Politico-militaires, la Majorité Présidentielle, la Société Civile, les Organisations syndicales, des femmes et de la jeunesse, la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Toujours selon le communiqué, au cours de cette réunion, la CEI présentera le niveau d'avancement de ses travaux.

Que le Chef de l'Etat accepte le report technique des élections Présidentielles et Législatives de 2010 en tenant compte de l'état d'avancement des travaux de la Commission Electorale Indépendante (CEI) aux fins de fixation d'une nouvelle date consensuelle appropriée devant garantir l'adhésion de toute la communauté nationale et internationale aux résultats qui seront issus des urnes.

Qu'en cas de report technique dépassant plus de trois (3) mois, les dispositions suivantes devront être respectées, à savoir : le maintien non négociable des institutions démocratiques de la République pendant cette période, que la Commission Electorale Indépendante (CEI) passe directement à un recensement électoral effectif au lieu d'une simple révision de la liste électorale, sujette aux supputations.

En fin, le Gppmp pense et croit fermement qu'il y a lieu de transcender, car la paix n'a pas de prix et espère que cette proposition retiendra la très haute attention du Chef de l'Etat.

 

Copyright © 2010 Africa Info. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 01:29

 

 

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Tout dans le comportement de Bozizé et les actes qu’il pose indique que si jamais il était battu à la régulière dans les urnes à l’issue des élections présidentielles, il n’en accepterait pas les résultats. Conscient du peu de chance dont il dispose en raison du véritable phénomène de rejet massif dont il fait l’objet aux yeux de ses compatriotes, toute sa stratégie électorale ne repose non pas sur la persuasion des Centrafricains de la nécessité pour lui par ce que son bilan à la tête du pays depuis sept est satisfaisant mais plutôt sur l’intimidation de ses adversaires et comment les empêcher de le battre dans les urnes.

Pour cela, il faut multiplier les obstacles et embuches sur leur chemin. Sinon, comment peut-il justifier le recrutement de nombreux jeunes désoeuvrés pour en faire des « tontons macoutes » comme à Haïti sous la dictature des Duvalier ! Les informations qu’une source présente sur les lieux qui a souhaité conserver l’anonymat, a fournies à Centrafrique-Presse, sont effrayantes et font froid au dos. Elles méritent d’être amplement portées à la connaissance des Centrafricains et de nos fidèles lecteurs.

 Selon notre source, « vendredi 23 avril, une réunion a eu lieu à Boali, le nouveau lieu de rendez-vous hebdomadaire du clan Bozizé avec ses agents de renseignement et d'actions clandestines (ndlr : tous les vendredis à 22 heures), lieu préféré à Bangui où il peut y avoir des regards indiscrets. Les « tontons macoutes » se sont tous regroupés dans un premier temps au PK 12, sortie nord de la capitale où un pécule leur a été distribué pour qu’ils se restaurent avant de regagner Boali où ils sont arrivés vers 21 heures. Bozizé en personne les a rejoints vers 22 heures mais peu avant la réunion, deux agents sont sortis de la salle pour informer par téléphone les anciens ministres Cyriaque Gonda et Elie Ouéfio qui viennent d’être brutalement limogés, de l'arrivée impromptue de Bozizé à cette réunion. Malgré l'obscurité sur les lieux, ils ne s'étaient pas rendus compte que dans la broussaille à côté, des éléments de la Garde présidentielle veillaient et ont pu alerter le capitaine Ngaïkoisset, qui est officiellement chef de corps du Bataillon Amphibie et qui ne devrait donc pas être là. Celui-ci a fait récupérer tous les téléphones portables des « tontons macoutes » et en les vérifiant, il a donc retrouvé parmi les numéros appelés récemment, ceux de Gonda et Ouéfio considérés désormais par le clan Bozizé comme des pestiférés. Il a procédé illico à l'arrestation des deux agents - tous petits gbayas- qui ont appelé les deux personnalités. Ils sont toujours à l’heure actuelle en état d'arrestation. Tous les téléphones des agents ont été confisqués pour des vérifications plus approfondies et ne leur seront restitués qu'à la réunion de vendredi prochain à Boali.

Ensuite Bozizé a pris la parole et tenu des propos qu'on peut résumer en six points ainsi que pour leur dire que désormais il y a six antennes autonomes de renseignements gérés par  les personnes suivantes :

  

   - François BOZIZE lui-même

 

   - Jean Francis BOZIZE son fils

 

   - Claude Richard NGOUANDJIA, DG des Renseignements généraux de la Présidence de la République

   - Joël MOIDAMSE SINFEI, Chef de son cabinet particulier, général de police

 

   - Général Jules Bernard OUANDET ministre de la sécurité et actuellement intérimaire de Elie OUEIFIO

 

- Capitaine Claude NGAIKOISSET, qui bien qu'étant officiellement chef de corps du Bataillon Amphibie, est en réalité chef du service "actions" des agents tueurs de Bozizé, de qui il reçoit toujours ses ordres. Son "bureau",  où il reçoit chaque jeudi à 15 heures ses agents, est aménagé dans une pièce du garage  de Monsieur Youssouf à côté du Centre Protestant pour la Jeunesse, au carrefour Koudoukou- Martyrs,  pour tromper la vigilance des uns et des autres, et surtout pour surveiller tous les mouvements à partir de ce carrefour.

 

2- BOZIZE a remis 15 pistolets automatiques (PA) aux agents et leur a demandé de ne  les utiliser qu'en cas de nécessité absolue. Il leur a dit de ne pas tirer sur les opposants avec les PA car ce serait flagrant mais quand ils les trouveront dans la circulation, de leur appliquer la même méthode appliquée au Colonel Michel SALLE. (accident délibérément provoqué).

 

3- Un agent lui ayant dit que le lieutenant Madjitoloum qui s'était illustré contre les mercenaires de Bozizé le2 5 octobre 2002, et qui s'était entretemps exilé, est revenu et habite vers Combattant. BOZIZE a aussitôt donné l'ordre à Ngaïkoisset de s'occuper de lui et de l'éliminer.

 

4- BOZIZE a interpellé le Capitaine Anatole Ngaya en lui disant: " Toi, Ngaya, les gens disent que c'est toi qui a tué Ndjadder. Il faut que tu saches que ce sont les parents de Ndjadder qui cherchent à revenir au pouvoir. S'ils reviennent au pouvoir tu es foutu. Alors fais tout pour maîtriser et surveiller le quartier Sara, c’est ta zone de surveillance désormais".  Ensuite, il s'est retourné vers les autres lieutenants Gbayas en disant "Ce que je dis est valable pour vous aussi. Si je perds le pouvoir, je bénéficierai de la protection due aux anciens chefs d'Etat. Mais vous, vous serez menacés. Alors faites comme en 2005, il faut tout faire pour vous opposer à la démarche de ces opposants. Il faut renforcer la surveillance  devant le domicile de Tiangaye où ils se réunissent d' habitude.

Tous les véhicules utilisés par les opposants doivent être connus avec leurs numéros de plaques d'immatriculation et leurs domiciles et déplacements quotidiennement suivis et analysés".

 5- Quand BOZIZE a enfin donné la parole aux agents pour leur demander de s'exprimer librement, un agent courageux lui a  quand même demandé s'il ne pouvait pas reporter les élections pour que des opposants aient la possibilité de concourir avec lui, sinon le pays irait au devant de graves dangers, et en plus, ces élections ne seraient pas crédibles. Il n'a pas répondu.

 

6- Enfin , il a expliqué à ses interlocuteurs qu'il relevé Elie Ouefio parce qu'il lui a menti: il a dit que de retour d'une mission dans l'Ouham-Pendé et l'Ouham, Elie Ouéfio lui a assuré que tout allait bien sur le plan sécuritaire, et curieusement quelque jours après, les rebelles de l'APRD ont confisqué les listes électorales. Alors il s'est dit que quelque chose ne va pas avec Elie Ouéfio et il a décidé de le limoger parce que c'est un menteur. Pour Gonda il l'accuse d’avoir détourné les fonds du DDR. »

 

Si Bozizé et son clan estiment que ces informations qui sont d’une extrême gravité sont erronées, la rédaction de Centrafrique-Presse est disposée à publier leur démenti éventuel avec preuves à l’appui.

La Rédaction C.A.P  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 00:20

 

 

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 Avec Bozizé, les Centrafricains en auront vu de toutes les couleurs, des vertes et des pas mûres. Nulle part dans le monde, on n’a vu un président de la République être à la fois candidat aux élections présidentielles et législatives dans des élections groupées. Seul l’ancien président Ange Félix Patassé fut en 1992 – 1993, candidat à la présidentielle et aux législatives à Bocaranga 1 dans l’Ouham-Pendé,  mais dans un autre contexte, c’était avant qu’il n’accède à la magistrature suprême. Aux présidentielles de 1998, Patassé n’a brigué aucune circonscription aux élections législatives.

Or Bozizé lui, pour les prochaines élections, tout en étant candidat à sa propre succession aux présidentielles, il est également candidat à la députation dans le 4ème arrondissement de Bangui. Il doit en principe croiser le fer avec Me Nicolas Tiangaye à qui lui et son KNK avaient déjà volé la victoire aux élections législatives de 2005 pour la donner au truand Patrice Edouard Ngaissona.

Au-delà du côté totalement ridicule et singulièrement anormal de cette candidature de Bozizé aux élections législatives, on incline à penser que Bozizé se comporte comme s’il avait des comptes personnels à régler avec Me Nicolas Tiangaye. En 2006 déjà, alors que ce dernier était absent du pays, les bras armés de Bozizé prétendument appelés « libérateurs », c’est à dire ses anciens compagnons de rébellion massivement reversés dans sa garde présidentielle, font brutalement intrusion au domicile de Tiangaye qu’ils saccagent et mettent à sac en représailles de la mort d’un des leurs, un certain Yango Kapita, qu’un aide de camp de Nicolas Tiangaye, le sergent Sanzé, aurait abattu.

Ce n’est donc pas par le plus pur des hasards que Bozizé a choisi de briguer la circonscription du quatrième arrondissement de la capitale là même où se présente également Me Tiangaye. Il a désigné comme suppléant, un certain Zama Javan Papa, celui-là même qui anime visiblement à la demande Bozizé, une chronique politique radiodiffusée sur les antennes de la Radio nationale pour dénigrer tous ceux que Bozizé a dans son collimateur.

Selon nos informations d’une source proche de Francis Bozizé ayant requis l’anonymat, Bozizé a au cours d’une réunion nocturne vendredi dernier à Boali avec son clan et les nouveaux jeunes « tontons macoutes » qu’il vient de recruter, désigné clairement le domicile de Me Nicolas Tiangaye comme un endroit dont la surveillance doit particulièrement renforcée parce qu’étant le lieu habituel de réunion des opposants à son pouvoir. Il a en  outre demandé que tous les véhicules utilisés par les opposants soient repérés et connus avec leurs numéros de plaques d'immatriculation et les domiciles de ceux-ci ainsi que leurs déplacements soient quotidiennement suivis et analysés.

Voilà qui a le mérite de la clarté. Me Tiangaye est donc pour Bozizé l’empêcheur de tourner en rond. A croire que Bozizé a une dent contre lui on ne sait pour quelle raison. Après avoir perdu Me Goungaye Nganatoua dans des circonstances non élucidées jusqu’à présent, les démocrates et partisans de la cause de la défense des droits de l’homme doivent encore se faire des soucis pour Me Tiangaye, lui aussi prédécesseur de Me Goungaye à la présidence de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme et aujourd’hui leader d’un parti politique qui défend des idéaux et valeurs qui sont aux antipodes de ceux de Bozizé et son clan. S’il devait arriver quelque chose de fâcheux à Me Nicolas Tiangaye, inutile de chercher de midi à quatorze heures, on connaît d'ores et déjà le commanditaire et le coupable.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 23:32

 

 

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Dakar 23 Avril 2010 (APS) — Plusieurs pays membres de l'Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) dont le Sénégal risquent de ne pas ratifier la nouvelle convention, partant de quitter l'Agence "si jamais le mandat de l'actuel Directeur Général, le Tchadien Youssouph Majamat est prolongé", révèle vendredi le quotidien privé sénégalais l'Observateur citant des sources sûres.

Contactée par l'APS, une source proche du dossier a souligné que "la non ratification de la nouvelle convention aboutirait automatiquement à l'éclatement de l'ASECNA".

Selon l'Observateur, en plus du Sénégal, le Mali, la Mauritanie, le Togo et la Guinée équatoriale pourraient quitter l'ASECNA si le mandat de Youssouph Mahamat était prolongé, lors de la réunion du Comité des ministres de tutelle de l'ASECNA, prévue les 27 et 28 avril à Libreville, au Gabon.

La candidature de Youssouph Mahamat est "contraire aux engagements des Chefs d'Etat qui, à l'époque avaient mené une médiation pour désamorcer la crise qui avait profondément secoué cette institution", souligne le journal citant des sources officielles sénégalaises.

Le départ de M. Mahamat figurait parmi les engagements pris par les Chefs d'Etat et, ajoutent les mêmes sources, "c'est seulement dans un souci d'apaisement qu'à la réunion du Comité des ministres de Ouagadougou en juillet 2009, il a été consenti de le laisser finir son mandat".

Le DG actuel de l'ASECNA "s'oppose systématiquement à l'audit que souhaitent mener certains pays sur l'ASECNA", rappellent les mêmes sources.

Outre M. Mahamat, le Mauritanien Mohamed Khaled Ould Salem Sidya, le Malien Amadou Ousmane Guitteye et le Togolais Christian Foly-Kossi ont déposé leur candidature, révèle le journal.

 

Copyright © 2010 Agence de Presse Sénégalaise. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

 

 

Gabon : Libreville pourra-t-elle «sauver» l’ASECNA ?

Les ministres en charge des transports aériens des 18 Etats membres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) sont attendus à Libreville du 26 au 28 avril prochains pour parapher la nouvelle convention qui remplacera celle signée en 1974 à Dakar. La «Convention de Libreville» doit mettre fin aux dissensions internes qui minent l’agence depuis plusieurs années, et désamorcer le conflit «explosif» qui entoure la désignation du nouveau directeur.

Auréolée des efforts de médiation du défunt président gabonais pour apaiser les tensions entre les pays membres en 2008, c’est Libreville qui accueillera le 28 avril prochain les ministres des transports aériens des 18 Etats membres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) pour la signature de la nouvelle convention.

La révision de la «Convention de Dakar» signée en 1974 doit permettre de moderniser les textes de base de l'institution et assurer leur meilleure adaptation à l'environnement aéronautique international.

Mais ce conclave revêt également une importance capitale pour l’avenir de l’agence confrontée à de graves dissensions internes depuis plusieurs années. La médiation engagée du défunt président Omar Bongo auprès de ses pairs des Etats membres avaient certes permis d’apaiser les tensions, mais n’avaient soldé les conflits d’intérêts qui placent encore aujourd’hui l’agence au bord du gouffre.

Pour le quotidien sénégalais l’Observateur, plusieurs pays membres de l’ASECNA pourraient refuser de ratifier la nouvelle convention, et partant de quitter l’agence avec le risque d’éclatement que cela entraînerait.

 Au centre des dissensions se trouverait le mandat de l’actuel directeur général de l’agence, le tchadien Youssouph Majamat, dont la probité serait remise en question par plusieurs pays membres.

 «Le manque de transparence est en train de couler l'ASECNA. (…) Sur des ressources annuelles d'environ 160 milliards de FCFA, le Sénégal y contribue pour 72 milliards. (…) Nous devons savoir où va notre argent», expliquait le ministre sénégalais des Transports, Farba Senghor, au plus fort de la crise en 2008.

 Lors des médiations entreprises par les chefs d’Etats des pays membres pour sauver l’agence, il aurait été décidé le départ de l’actuel directeur général et «c’est seulement dans un souci d’apaisement qu’à la réunion du Comité des ministres de Ouagadougou en juillet 2009, il a été consenti de le laisser finir son mandat», selon des sources proches du dossier citées par l’Observateur.

 Or la candidature du tchadien à sa propre succession aurait réveillé les dissensions internes entre les pays membres. Plusieurs sources proches du dossier estiment à cet effet que l’avenir de l’agence sera conditionnée par le conclave de Libreville le 28 avril prochain, dernier virage avant la réunion de juillet et au cours de laquelle sera dévoilé le nom du nouveau directeur général de l’ASECNA.

 Pour le nouveau ministre sénégalais des Transports aériens, Karim Wade, «le départ de l’actuel Directeur général de l’ASECNA est clairement retenu de façon concomitante au retour du Sénégal dans ce forum».

Le Mauritanien Mohamed Khaled Ould Salem Sidya, le Malien Amadou Ousmane Guitteye et le Togolais Christian Foly-Kossi sont également candidat à ce poste.

 Fondée en 1959, l'Asecna est chargée du contrôle de la circulation, du guidage des avions et de la transmission des informations dans un espace aérien de 16 millions de km2, soit 1,5 fois l'Europe. Elle gère aussi l'approche et l'atterrissage des avions. Elle regroupe le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, les Comores, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, la Guinée Bissau, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo et la France (qui dispose d'aéroports à Mayotte et La Réunion). 24-04-2010   

 

Source : Gaboneco 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 23:24

 

 

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N'DJAMENA AFP / 24 avril 2010 20h57 - L'armée nationale tchadienne (ANT) affirme avoir "délogé" samedi des éléments du Front populaire pour la renaissance nationale (FPRN) lors de combats dans l'est du Tchad alors que le chef de cette rébellion a parlé de "pertes humaines des deux côtés".

"Depuis 10H00 (09H00 GMT), nos forces ont lancé une attaque contre la localité de For Djahaname, située près de la frontière entre le Tchad et le Soudan. Les rebelles ont été délogés, leurs véhicules détruits et le ratissage continue" a indiqué à l'AFP un officier de l'ANT sous couvert de l'anonymat.

"Depuis quelques temps, les éléments du FPRN pose des mines sur les différents trajets empruntés par nos forces faisant des victimes parfois innocentes (non militaires), et l'armée a décidé de nettoyer la zone. D'où le but de cette opération samedi" a ajouté la même source.

Le colonel Adoum Yacoub, chef du FPRN, avait affirmé dans l'après-midi à l'AFP qu'il "y a eu des combats terrestres ce matin (à Tissi, près de la zone des trois frontières Tchad/Soudan/Centrafrique). (...) Il y a eu des pertes humaines des deux côtés".

Le FPRN d'Adoum Yacoub est la seule colonne de la rébellion actuellement au Tchad, l'essentiel des rebelles étant actuellement cantonnés au Soudan.

Début avril, une délégation du gouvernement tchadien menée par le médiateur national Abderaman Moussa a rencontré des représentants de la rébellion pour entamer les premières négociations depuis 2007 entre les deux parties.

Une nouvelle rencontre doit avoir lieu "la première quinzaine de mai". "Nous n'avons pas été associés à ces discussions", a affirmé M. Yacoub, soulignant que son mouvement n'était pas basé au Soudan mais implanté au Tchad.

Les discussions préliminaires entre les rebelles tchadiens basés au Soudan et le gouvernement tchadien surviennent sur fond d'un dégel des relations entre Khartoum et N'Djamena.

La frontière terrestre entre le Tchad et le Soudan, qui était fermée depuis 2003, a été rouverte la semaine dernière ce qui permet la circulation légale entre les villes d'Adré (est tchadien) et d'El-Geneïna, au Darfour (ouest soudanais)

(©)

 

NDLR : Selon un communiqué de la présidence tchadienne, le président Idriss Déby serait arrivé à Paris samedi dernier pour un bilan médical et subir une intervention chirurgicale à l'Hôpital Américain de Neuilly sur Seine. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 19:00

 

 

centrafrique-copie-1.gif

 

 

Nous publions ci-dessous, la requête formulée devant le Conseil d’Etat par toutes les neuf formations politiques de l’opposition démocratique centrafricaine réclamant l’annulation pure et simple du décret par lequel Bozizé a procédé au découpage des circonscriptions pour les élections législatives sur des critères purement arbitraires et violant délibérément la loi.

Ce décret, non seulement a grossièrement omis la sous-préfecture de Sido pourtant érigée par Bozizé lui-même comme Me Zarambaud Assingambi l’a relevé dans une précédente et édifiante tribune que nous avons aussi publiée, mais aussi augmenté artificiellement et taillé sur mesure un certain nombre de circonscriptions en violation flagrante des critères de démographie prévus par la loi, à Bossangoa, Bambari et Birao, respectivement dans les préfectures de l’Ouham, de la Ouaka et de la Vakaga.

Par contre, le décret du découpage a étrangement revu à la baisse le nombre de circonscriptions électorales dans certaines préfectures sans doute soupçonnées de n’être pas favorables à Bozizé comme Paoua dans l’Ouham-Pendé, ou certaines sous-préfectures de l’Ouham comme Batangafo et Bouca, ou Bimbo dans l’Ombella-Mpoko, Boda en Lobaye etc…

Pour l’opposition, l’annulation de ce décret portant découpage des circonscriptions aux législatives est également un préalable au bon déroulement du processus électoral, au même titre que l’achèvement du DDR et la réalisation du recensement du corps électoral. Il faut maintenant espérer que les magistrats du Conseil d’Etat disent effectivement le droit et se départissent des considérations politiciennes.

 

Rédaction C.A.P 

 

 

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A

                       MESSIEURS LES PRESIDENT ET JUGES COMPOSANT LE

CONSEIL D'ETAT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

BANGUI

REQUETE

AUX FINS D'ANNULATION DU DECRET N°10.049 DU 02 MARS 2010 PORTANT DECOUPAGE DES CIRCONSCRIPTIONS ELECTORALES POUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES ET LE DECRET N° 10.097 COMPLETANT LES DISPOSITIONS DU DECRET N° 10.049 DU 25 MARS 2010.

1) LE MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (MLPC), représenté par son Président, Monsieur Martin ZIGUELE

2) LA CONVENTION REPUBLICAINE POUR LE PROGRES SOCIAL (CRPS), représentée par son Président Maître Nicolas TIANGAYE

3) LE RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN (RDC), représenté par son Président Monsieur Louis Pierre GAMBA

4) LE FORUM CIVIQUE (FC), représenté par son Président, Monsieur Timothée MALENDOMA

5) L'ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES (ADP), représentée par sa Première vice-Présidente Madame Odile ZITONGO MADENGA

6) LE PARTI AFRICAIN POUR UNE TRANSFORMATION RADICALE ET POUR L'INTEGRATION DES ETATS (PATRIE), représenté par son Secrétaire Général Monsieur Lié-Arcadius OUANIKOLO

7) L'ALLIANCE POUR LA SOLIDARITE ET LE DEVELOPPEMENT (ASD) représentée par sa Vice-Présidente Madame Françoise GOTTO GAZIAMODO

8) L'ASSOCIATION POLITIQUE LONDÖ, représentée par son Président Monsieur Ferdinand DAGO

9) LA NOUVELLE ALLIANCE POUR LE PROGRES (NAP), représentée par son président Maître Jean-Jacques DEMAFOUTH

 

ET DONT LES SIEGES SONT A BANGUI  (RCA)

 

ONT L'HONNEUR DE VOUS EXPOSER

Que le chef de l'Etat a signé le 02 Mars 2010 le décret n° 10.049 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives.

Que le 25 Mars 2010, il avait signé le décret n010.097 complétant les dispositions du décret n° 10.049 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives.

Que les requérants sollicitent l'annulation de ces décrets pour violation de la loi.

I- SUR LA QUALITE DES DEMANDEURS:

Attendu que les requérants sont des Partis et Associations Politiques légalement constitués, qui concourent à l'expression du suffrage, à l'animation de la vie politique, et ont un intérêt légitime juridiquement protégé, et sont pleinement recevables à demander l'annulation de ces textes règlementaires leur faisant grief.

II- SUR LA COMPETENCE DU CONSEIL D'ETAT ET SUR LA RECEVABILITE DU RECOURS:

A/ Ratione materiae :

Attendu que le Conseil d'Etat est compétent pour statuer sur le recours conformément à l'article 20 de la loi organique n° 95.0012 du 23 décembre 1995 portant organisation et fonctionnement du Conseil d'Etat qui stipule que « le Conseil d'Etat est Juge en premier et dernier ressort des recours en annulation contre les actes règlementaires pris par le Président de la République ».

B/ Ratione temporis :

Attendu que le présent recours introduit dans le délai de trois mois à compter de la date de publication des décrets querellés est recevable conformément à l'article 24 de la loi organique n° 95.0012 du 23 décembre 1995 portant organisation et fonctionnement du Conseil d'Etat et qui dispose: « le délai du recours contentieux est de trois mois et commence à courir le lendemain du jour où l'acte considéré a fait l'objet selon le cas d'une publication, d'une notification ou d'une signification complète et régulière »

III- SUR LE BIEN FONDE DE LA REQUÊTE:

Attendu que les textes attaqués ont fait un découpage électoral arbitraire et contraire aux dispositions claires du code électoral, sans tenir compte de la taille de la population par arrondissement et par sous-préfecture.

 

Attendu qu'aux termes de l'article 191 du code électoral: « l'Assemblée Nationale se compose d'autant de députés qu'il y a de circonscriptions électorales.

Chaque sous-préfecture constitue une circonscription électorale. Pour la Ville de Bangui, chaque Arrondissement constitue une circonscription électorale.

Toutefois pour les sous-préfectures et les Arrondissements de la Ville de Bangui à forte démographie, une circonscription électorale supplémentaire sera créée par tranche respective de trente cinq mille (35.000) habitants pour les sous-préfectures et de quarante cinq mille (45.000) habitants pour les arrondissements de Bangui.

Un texte règlementaire détermine le découpage électoral sur la base des critères prévus à l'alinéa ci-dessus ».

Attendu qu'il résulte de ce texte que la répartition des sièges à l'assemblée Nationale doit se faire proportionnellement à la taille de la population.

Attendu que les textes incriminés ont violé le code électoral en privant certains arrondissements de Bangui et plusieurs sous-préfecfures de circonscriptions supplémentaires et en octroyant arbitrairement des circonscriptions à des sous-préfectures qui ne répondent pas aux critères démographiques fixés par la loi électorale.

Attendu que si le Code électoral était respecté, l'Assemblée Nationale serait composée de 120 Députés après invalidation de 03 circonscriptions litigieuses (Bossangoa Bambari et Birao), au lieu de 106. ( cf tableau iIIustratif partiel ci-dessous)

C’est pourquoi les exposants sollicitent qu’il vous plaise

PAR CES MOTIFS

Et tous autres à ajouter ou à suppléer d’office

EN LA FORME :

Déclarer recevable.

AU FOND

Annuler les décrets querellés pour violation de la loi

Mettre les dépens à la charge du Trésor Public

Sous toutes Réserves

Profonds Respects

Fait à Bangui le, 15 Avril 2010

 

MLPC                                                                                CRPS

Martin ZIGUELE                                                  Me Nicolas TIANGAYE

 

RDC                                                                                     FC

Louis Pierre GAMBA                                     Timothée MALENDOMA

 

ADP                                                                                      PATRIE

Odile ZITONGO MADENGA                         Lié-Arcadius OUANIKOLO

 

ASD                                                                                  LONDÖ

Françoise GOTTO GAZIAMODO                        Ferdinand DAGO

 

NAP

Me Jean Jacques DEMAFOUTH

 

 

Tableau illustratif partiel des violations du Code Electoral

 

ARRONDISSEMENT ou Sous-préfecture

Nombre réel d’habitants en 2003 non réactualisé et retenu par le décret

Nombre de circonscriptions par la loi

Nombre circonscriptions retenues par le décret

Observations

Ville de Bangui

2ème arrondissement

55.064 hbts

2

1

Le décret n’a fixé qu’une seule circonsc. En violation de la loi

3ème arrondissement

84.092 hbts

2

1

Le décret n’a fixé qu’une seule circonsc. En violation de la loi

4ème arrondissement

84.333 hbts

2

1

Le décret n’a fixé qu’une seule circonsc. En violation de la loi

5ème arrondissement

114.418 hbts

3

2

Le décret n’a fixé qu’une seule circonsc. En violation de la loi

6ème arrondissement

72.980 hbts

2

1

Le décret n’a fixé qu’une seule circonsc. En violation de la loi

8ème arrondissement

71.526 hbts

2

1

Le décret n’a fixé qu’une seule circonsc. En violation de la loi

Préfecture de l’OMBELLA-MPOKO

182.926 hbts

6

4

Le décret a fixé à 4 le nombre circonscriptions au lieu de 6 en violation de la loi

Préfecture de la LOBAYE

Ville de Mbaiki

119.602 hbts

4

3

Le décret a fixé à 3 le nombre circonscriptions en violation de la loi

Sous-préfecture de Boda

39.667 hbts

2

1

 

Préfecture de NANA MAMBERE

Sous-préfecture de Baboua

41.861 hbts

2

1

 

Préfecture de l’OUHAM-PENDE

120.590 hbts

4

3

Le décret a fixé à 3 le nombre circonscriptions au lieu de 4 en violation de la loi

Préfecture de l’OUHAM

Sous-préfecture de BOSSANGOA

95.360 hbts

3

4

Le décret a fixé à 4 le nombre circonscriptions au lieu de 3 en violation de la loi

Sous-préfecture de Batangafo

48.197 hbts

2

1

Le décret a fixé à 1 au lieu de 2 circonscriptions en violation de la loi

Sous-préfecture de Bouca

42.562 hbts

2

1

Le décret a retenu une(1) seule circonscription au lieu de 2 en violation de la loi

Préfecture de la OUAKA

Préfecture de Bambari

94.454 hbts

3

4

Le décret a crée 4 circonscriptions au lieu de 3

Préfecture de la BASSE-KOTTO

Préfecture de Mobaye

48.175 hbts

2

1

Le décret a retenu une(1) seule circonscription au lieu de 2 en violation de la loi

Préfecture de la VAKAGA

Préfecture de Birao

34.756 hbts

1

2

Le décret a crée deux(2) circonscriptions au lieu d’une seule, en violation de la loi

 

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 23:27

 

 

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Ai-Rca 22 Avril 2010 (Africa Info Douala) — «Des listes électorales confisquées par les éléments de l'armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd) qui sont à Nana-Boguila dans l'Ouham ».

C'est en substance le contenu du rapport de mission fait, ce jour au siège de la Commission Electorale indépendante (CEI) à Bangui, par Moussa Djarrab Roudouane, représentant de l'Union des Forces Républicaines (UFR) au sein de cette institution et coordonnateur de la 13ème mission de la CEI sur les opérations de révision des listes électorales dans l'Ouham , a appris l'agence Ai.

Le président de la CEI Joseph Binguimale, en réceptionnant les listes électorales et le rapport de la 13ème mission présenté par Moussa Djarrab, n'a pas caché sa joie et à fait remarquer que cet exercice auquel les commissaires et autres ont assisté aujourd'hui ne faisait que confirmer ce qu'il avait promis. ".J'ai toujours promis aux Centrafricains et aux organismes internationaux que, chaque fois qu'un commissaire reviendra de mission, il restituera lui-même le rapport et en direct pour que vous compreniez qu'à l'intérieur nous travaillons" s'est-il félicité.

A en croire M Binguimale, treize commissaires sur seize sont déjà revenus de leur mission et les trois autres ont été confrontés à des problèmes avec leurs véhicules et une mission de secours quittera dès aujourd'hui Bangui, la capitale. «En plus des difficultés d'argent qui minent la CEI, viennent s'ajouter d'autres », a-t-il déclaré.

Avant d'introduire le coordonnateur de l'Ouham, le président a fait savoir au préalable : «Moussa a passé plus de vingt jours dans cette préfecture pour sensibiliser la population et superviser les opérations de la révision des listes électorales et n'est rentré qu'hier, 21 avril 2010, à Bangui »

Prenant la parole, Moussa a remercié les autorités locales pour leur soutien qui lui aura permis de mener à bien sa mission. Selon lui, cette mission consistait à former les membres du comité sur la révision des listes électorales, à réviser les listings de 2005 et à procéder à un recensement électoral.

"Cette mission, nous l'avons conduite dans des difficultés dues au comportement de certains rebelles. Il y a des zones que nous n'avons pas pu pénétrer, tout simplement parce que des éléments de l'Aprd (Rebellion armée) nous ont barré la voie», a-t-il dit.

« Si les éléments de l'Aprd ne sont pas dans une zone donnée et qu'ils apprennent que vous êtes là en train de faire de recensement, ils viennent et ils confisquent tout», a témoigné Moussa avant de poursuivre : "de la commune de Markounda en allant vers Maitikoulou, dans le nord-ouest de la République Centrafricaine, les populations de ces village n'ont pas été recensées parce que les éléments de l'Aprd ne l'acceptent pas. Tout comme à Batangafo et Bédé; la liste est longue".

Pour le coordonnateur de l'Ouham, les rebelles n'obéissent à aucun ordre, sauf à ceux venant de leur chef hiérarchique. "Pour preuve, tous les messages inter-préfectures envoyés par les autorités locales n'ont pas été respectés", a-t-il souligné.

«Les éléments de l'Aprd ont confisqué des listes électorales entre Boguila et Nana Bakassa, à Maitikoulou», a réaffirmé Moussa.

Selon lui, la grande partie du travail a été faite «car nous avons réussi à faire 90% de la révision de la liste électorale et du recensement»

Après ce tableau sombre dressé par le coordonateur Moussa Djarrab, le président de la CEI en a profité pour envoyer un message au président de l'Aprd. «Je lance un appel au président de l'Aprd pour l'exhorter à permettre que, nous puissions récupérer ces documents».

Kabongo (Africa Info Douala)

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 17:34

 

 

Joseph Binguimalé

 

 

Pourquoi et comment la CEI est allée droit dans le mur ?

Nous publions intégralement ci-dessous, le prétendu rapport que le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé destine en réalité à Bozizé et qui est censé permettre à celui-ci de prendre des décisions importantes sur la suite à donner au processus électoral.

Sur la forme, les nombreuses fautes de syntaxe et de façon générale, le manque de maîtrise de langue de Molière par le président de la CEI, ne permettent pas de saisir ce qu’il a voulu réellement dire. Plusieurs paragraphes sont rédigés dans un véritable charabia et cachent mal l’intention de dissimulation de l’auteur quant aux magouilles financières auxquelles il s’est joyeusement livré dans certaines acquisitions de matériel électoral.

Quant au fond : Plusieurs omissions graves en disent long sur la volonté réelle de l’auteur du rapport de couvrir certaines gymnastiques frauduleuses effectuées à dessein pour les besoins du plan de hold-up final. Première curiosité, le pseudo rapport ne dit absolument rien de l’audit sur la gestion administrative et financière de la CEI qui avait été ordonnée par Bozizé lui-même. A-t-il bien été effectué et si oui, pourquoi le rapport n’est toujours pas publié jusqu’ici ? Veut-t-on en cacher les conclusions même à Bozizé ? Pourquoi le « rapport » est aussi totalement muet sur la présence déjà sur le territoire national de cartes d’électeurs, matériel hautement sensible s’il en est.  

A un moment donné, Bozizé et Binguimalé ont eu la volonté de prendre tout le monde de vitesse en  mettant entre parenthèse les bailleurs de fonds du Comité de pilotage tout en effectuant un passage en force pour organiser les élections selon leur calendrier. C’est le la seule explication qu’on doit donner à la phrase suivante : « Cependant face à des urgences opérationnelles la CEI a procédé à des achats. Il s’agit notamment en matière d’urnes, isoloirs, lampes tempêtes, cachets, fournitures de bureau, imperméables, parapluies, cartables, cantines, mallettes, encreurs, etc… » (voir chapitre III. Acquisition du matériel) Quelles sont ces urgences opérationnelles ? On sait par exemple que c’est un fils à Bozizé, Socrate, qui s’est rendu à Douala pour acheter les urnes alors qu’il est lui-même candidat aux élections législatives à Gambo dans le Mbomou. Est-ce normal ?

Plus loin on peut lire aussi la maladroite et vaine tentative de justification de la coûteuse et inutile campagne de panneaux publicitaires géants dont la CEI a inondé la ville : « La CEI a également posé des affiches dans la ville, organisé des émissions/débats télé­radio. Certains opérateurs téléphoniques ont été mis à contribution pour l'information de la population par SMS ».

Le « rapport » met en évidence la façon dont la CEI a inversé les priorités et explique les raisons de ses difficultés actuelles. Au lieu de s’atteler d’abord aux tâches importantes qui constituent sa raison d’être, la CEI a préféré accorder la priorité à des étapes du processus électoral censées intervenir bien après. Elle a démarré ses activités par l’acquisition de coûteux véhicules 4 x 4 et de l’onéreux lit pour le confort de son président qui n’a pas manqué de défrayer la chronique. Ensuite, elle a choisi la solution de facilité de la révision des listes électorales et non celle du recensement du corps électoral, plus ardue et fastidieux.

La moralité et le choix des priorités dans les dépenses ne pouvaient pas inciter objectivement les bailleurs de fonds à continuer les décaissements au profit de la CEI alors que son président s’illustre visiblement par une mauvaise utilisation de ces fonds et n’observe aucun respect des règles élémentaires et des normes de gestion en vigueur qu’il doit sans doute ignorer. Ce document est bien la preuve s’il en était encore besoin, de l’incapacité à prendre en charge cette énorme machinerie électorale qu’est la CEI par celui qu’on a bombardé à tort et par méprise à sa tête, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui doit au plus vite rendre son tablier.

Rédaction C.AP 

 

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COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE

  

 

RAPPORT SUR LE PROCESSUS

ELECTORAL EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

(22 AVRIL 2010)

  

 

CEI Rapport synthèse sur le processus électoral en RCA 20 avril 2010

Introduction

Mise en place par le décret présidentiel N°09.316 du 08 octobre 2009, la Commission Electorale Indépendante, conformément au Code électoral a en charge la préparation, l'organisation et la supervision du processus électoral. C'est une mission noble car elle vise l'installation des institutions démocratiques de notre beau et grand pays la République centrafricaine.

Les élections étant par essence source de compétition, la CEI a connu effectivement des difficultés de démarrage qu'il faudra mettre sous le coup de crise de croissance et d'intérêts politiques qui ont duré environ 02 mois. Grace à son sens élevé de responsabilité et à sa recherche permanente de paix pour le peuple centrafricain, le Chef de l'Etat, Son Excellence François BOZIZE  YANGOUVONDA a instruit le .Médiateur de la République afin qu'une solution rapide soit trouvée pour l'avancement du processus électoral.

Depuis le 04 mars 2010, le train du processus électoral de la République Centrafricaine a repris les rails et les commissaires toutes tendances confondues se sont résolument engagés pour permettre à la CEI d'accomplir sa mission.

Pour ce faire, certaines activités ont été développées dont notamment:

1. L'élaboration et l'adoption du règlement intérieur de la CEI;

2. L'établissement d'un chronogramme ;

3. L'élaboration du budget du processus électoral;

4. Les activités de sensibilisation et de formation électorale

5. L'établissement de relations de travail avec les partenaires du processus électoral;

6. Les missions de reconnaissance et de collecte de données sur le terrain;

7. La mise en place des Comités locaux/arrondissements;

8. L'état des lieux des équipements et autres matériels électoraux utilisés en 2005 ;

9. Le processus d'établissement de la liste électorale par la Révision des listes de 2005 ;

10. La participation et l'animation des sessions du Comité de Pilotage «élections» présidées conjointement avec Madame le Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA ;

.... Etc.

C'est dire que la Commission Electorale Indépendante (CEI) s'est mise au travail et s'investit pour donner satisfaction au peuple centrafricain dans cette mission très sensible. Des activités ont eu lieu à plusieurs niveaux.

Mais avant de faire tout ce développement, si l'assistance nous le permet, je voudrais solliciter une (1) minute de silence à la mémoire de notre frère Didier NGUOLET qui a été froidement abattu par les hors la loi le mercredi 14 avri12010 à 15H alors qu'il était en mission électorale à DANGORE à BIRAO pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine.

 

 1.                Niveau Institutionnel

 

 

A la date d'aujourd'hui 20 avril 2010, tous les démembrements et organes prévus par le Code Electoral et le règlement intérieur de la CEI ont été installés. Il s'agit notamment des Comités locaux, des Comités d'Arrondissement, des Comités d'Ambassades et Consulats.

Des structures techniques et opérationnelles telles que le Centre National des Opérations (CNO) et le Centre National de Traitement (CNT) sont en cours d'installation.

 

Les experts internationaux mis à la disposition de la CEI par les Nations Unies au nombre de OS assistés par les Experts Nationaux ont appuyé la commission électorale indépendante pour l'établissement des divers documents électoraux. Il est à noter que des experts de l'Organisation Internationale de la Francophonie sont également venus en appui à la CEI la date d'aujourd'hui, la CEI bénéficie de l'expertise internationale d'une quinzaine de personnes.

 

II. Confection de la Liste Electorale

 

 

 

 

La Commission Electorale Indépendante (CEI) après avoir réceptionné les archives de 2005, a établi de procéder à la révision des listes électorales de 2005. La CEI a conformément au Code des Marchés publics fait un appel d'offre au niveau national, ce qui a permis de retenir les opérateurs techniques ONI et New Tech pour le traitement des listes.

Cette opération de traitement s'est déroulée du 22 février au 22 mars 2010 date à. laquelle la CEI a réceptionné les listes saisies en présence du Ministre de l'Administration de Territoire et de la Décentralisation et ses experts tant nationaux qu’internationaux.

A la suite de cette réception et après une formation sur la méthodologie et procédure de révision des listes électorales dispensées par les experts internationaux des Nations Unies, la CEI a envoyé sur le terrain des missions ayant comme tâche de procéder aux opérations de révision des listes électorales en s’appuyant sur les démembrements. Les Commissaires coordonnateurs ont séjourné sur le terrain du 08 au 20 avril 2010. Ces coordonnateurs sont actuellement entrain de déposer les rapports de mission ce qui ouvrira les étapes suivant de l’informatisation des listes électorales. Il s’agit :

-          Saisie des nouveaux électeurs

-          Traitement des doublons

-          Renvoi sur le terrain de la liste provisoire 2010

-           Affichage de la liste provisoire de 2010

-          Certification de la liste provisoire par les électeurs

-          Retour à Bangui de la liste provisoire certifiée par les électeurs

-          Emission des cartes d'électeurs

-          Redéploiement des cartes d'électeurs sur le terrain

-          Distribution des cartes aux électeurs.

III. Acquisition du matériel électoral

La sous-commission « Matériels et logistiques» a fait l'état des lieux des équipements et matériels électoraux de 2005 existants. Elle est entrain de finaliser le plan des acquisitions et de passation des marchés. Le Gouvernement centrafricain a offert des exonérations et des dérogations spéciales à la CEI afin de permettre l'accélération des procédures.

Cependant face à des urgences opérationnelles la CEI a procédé à des achats. Il s'agit notamment en matière d’urnes, isoloirs, lampes tempêtes, cachets, fournitures de bureau, imperméables, parapluies, cartables, cantines, mallettes, encreurs, .. etc. Le point de tous, ces achats sera fait avec nos partenaires et experts des Nations Unies sous peu.

C'est le lieu de saluer la générosité de certains citoyens centrafricains qui volontairement ont apporté des soutiens à la CEI notamment pour la réalisation de certains matériels, C'est ce qui justifie les expositions d’urnes/banderoles, T-shirts ... observés devant certaines installations au niveau de la ville de Bangui.

IV. Bureaux/Postes de révision & de Votes

Se fondant sur l'existant, la Commission Electorale Indépendante a retenu les postes, centres et bureaux utilisés en 2005. Les missions sur le terrain avec l'appui des autorités locales ont permis de valider, de créer ou de déplacer certains sites. Aujourd'hui, la CEI estime à environ 5000 postes/bureaux/centres de vote à utiliser pour les élections de 2010.

La liste de ses Bureaux de Vote sera publiée par le Ministre de j'Administration Territoriale et de la Décentralisation sous peu.

La Commission Electorale Indépendante n'ayant pas beaucoup de moyens utilise l'appui des organisations de la société civile et des organisations religieuses. Des séances de travail ont eu lieu avec ces différents partenaires afin d'établir les relations synergiques de travail.

Les Etats Unis d'Amérique que nous saluons auraient mis un million de dollars US à la disposition de l'USAID pour appuyer ce volet à travers le NDI (National Democratic Institute for International Affairs) qui travaille directement avec les ONG centrafricaines. La CEI a participé à plusieurs activités de lancement de cette assistance avec le NDI.

La CEI a également posé des affiches dans la ville, organisé des émissions/débats télé­radio. Certains opérateurs téléphoniques ont été mis à contribution pour l'information de la population par SMS.

VI. Formation électorale

Cette activité de la Commission Electorale Indépendante est encadrée par les Experts  Internationaux des Nations Unies et également de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Sur chaque opération du Chronogramme, les experts ont produit des documents de qualité et les sessions de formation des formateurs sont tenues au profit des commissaires et experts nationaux en vue de leur permettre d'être à niveau pour la restitution pour les démembrements.

La CEI a donc opté pour la formation en cascade ce qui permet d'atteindre très rapidement les bénéficiaires et agents électoraux au niveau local.

Pour votre information, l'opération de Révision des Listes électorales à amener la CEI à former plus de 15.000 agents électoraux en plus des membres des comités locaux/ arrondissements/ ambassades et consulats.

Nous voudrions saluer par la même occasion les experts internationaux des Nations Unies et les experts nationaux qui sans ménagement, malgré les conditions difficiles sont à nos côtés 7 jours sur 7 et en mode d'urgence.

VII. Candidatures, bulletins de vote et procédures

Ouverte depuis le 16 mars 2010 pour l'enregistrement des candidatures tant pour les élections présidentielle et législatives. Cette opération a clôturé le 09 avril 2010. La CEI a reçu des candidatures aussi bien pour les présidentielles que pour les législatives.

Cependant, une partie des acteurs politiques a décidé de boycotter cette opération pour des raisons qui leurs sont propres. La Commission Electorale Indépendante constate cette situation avec regret.

VIII. Accréditation des observateurs

Conformément l'article 67 du Code Electoral, les partis politiques, les candidats peuvent envoyer leurs représentants pour suivre et assister les opérations de vote. Ainsi, la Commission Electorale vient d'ouvrir la procédure d'accréditation des observateurs. Ces observateurs nationaux ou internationaux sont soumis aux mêmes conditions d'accréditation. La CEI saisit l'occasion pour inviter les partenaires et bailleurs à l'aider pur le succès de cette composante qui participe à la crédibilité du processus. C'est le lieu de remercier les Experts des Nations Unies et de la Francophonie qui à travers leurs appuis et conseils ont permis à la CEI de lancer ces opérations.

IX. Sécurisation Electorale

La Commission Electorale Indépendante a eu des séances de travail avec les Ministres en charge de la Sécurité Publique et de la Défense afin de disposer d'un plan de sécurisation du processus électoral adapté aux réalités de la République Centrafricaine.

Selon les informations communiquées par les Experts du PNUD, le Peace Bulding Fund (PBF) ou « Fonds pour la Consolidation de la Paix a affecté un million (1.000.000) de dollars US pour la sécurisation du processus électoral. Une première réunion a eu lieu le vendredi 16 avril sous la présidente de la CEI avec le PNUD, la MICOPAX et le Chef d'Etat Major des Armées Centrafricaines pour faire l'état des lieux des dispositifs de sécurisation des élections et surtout de définir de l'usage des fonds cités plus haut.

 X. Mobilisation des ressources

Le budget des élections 2010 de la République Centrafricaine est estimé à environ 9 milliards de FCFA dont 2 milliards comme contributions prévisionnelles du gouvernement centrafricain.

Quelques partenaires ont appuyé la CEI pour le démarrage des activités. Il s'agit de la République Française qui a donné directement à la CEI 200.000 Euro et du PNUD qui a mis dans le PANIER COMMUN, 765.000$US pour l'assistance technique, les équipements, les locaux et les missions de terrain.

La CEI demeure cependant très inquiète qu’à la date d'aujourd'hui aucun autre partenaire n'a pu mettre une contribution dans le Basket Fund qui est au niveau du PNUD.

A ce jour, le Gouvernement Centrafricain a donné une contribution de 3,5 milliards et continue de faire des efforts quotidiens ce qui permet il la CEI de mener ses activités. Il est donc impérieux que les partenaires de la RCA répondent à leurs engagements afin de permettre l'organisation des élections dans de meilleures conditions.

La CEI encourage le PNUD à poursuivre ses efforts de mobilisation des ressources et invite Madame la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies a intercédé auprès des bailleurs et partenaires de la République Centrafricaine à libérer les ressources.

XI. Assistance Technique

La Commission Electorale Indépendante salue l'arrivée progressive des experts pour l'appuyer dans la conduite du processus électoral.

En plus des Experts du Projet Elections des Nations Unies, la CEI a reçu les Experts de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

La Commission Electorale Indépendante, réitère encore une fois ses remerciements à la Communauté Internationale et à l'équipe très compétente à la lueur des documents produits du Projet d'Appui au Cycle Electoral de la RCA pour les efforts d'organisation et de coordination.

XII. Centre National des Opérations (CNO) et Centre National de Traitement (CNT)

Dans le but de bien coordonner les opérations électorales et après conseils et avis des Experts, la CEI envisage de mettre en place dans les jours à venir le Centre National des Opérations (CNO) et le Centre National de Traitement (CNT) qui sont des structures opérationnelles et techniques qui seront installées au sein de la CEL Pour son équipement, la CEI sollicite encore une fois l'appui et le soutien des partenaires.

XIII. Chronogramme Electoral

Il a connu des modifications compte tenu des exigences des opérations de révision des listes électorales. La CEI a été contrainte de s'accommoder à certaines réalités. Aujourd'hui, les coordonnateurs revenus presque tous de terrain sont entrain de fournil: les rapports narratifs d'opération.

L'assemblage et l'analyse des rapports permettront à la CEI de faire une mise à jour du Chronogramme opérationnel.

Déjà les Experts Nationaux et Internationaux sont déjà instruits pour assister avec rigueur la CEI afin de produire à la suite desdits rapports un chronogramme qui répond aux  exigences du processus électoral en conformité avec les réalités de la République Centrafricaine et aux standards internationaux.   

Conclusion

Le Processus électoral a connu des difficultés de démarrage, nous en sommes tous conscients. Les contraintes et les réalités opérationnelles ont amené la CEI à s'ajuster pour répondre efficacement à ses obligations. C'est donc le lieu de saluer les efforts de compréhension du peuple centrafricain et des autorités politico-administratives qui n'ont ménagé aucun engagement pour aider la Commission Electorale Indépendante dans cette œuvre gigantesque et patriotique de mise en place des institutions démocratiques de notre pays.

La CEI remercie la Communauté Internationale pour l'assistance et la mobilisation à ses côtés en cette période critique de la vie de la nation centrafricaine. Comme nous l'avions souligné dans l'introduction, les élections sont source de compétition et tout effort de médiation et d'intervention qui permettra à la RCA d'avoir des élections démocratiques, transparentes, inclusives et apaisées est à saluer. C'est pourquoi la CEI remercie le Président Pierre BUYOYA en séjour actuellement dans notre pays pour ses efforts d'assistance et conseils.

C'est dans cet ordre d'idée que la CEI salue l'Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) qui participe à travers des initiatives louables à la consolidation de la paix en République Centrafricaine.

Enfin la Commission Electorale Indépendante réitère ses remerciements à Madame la RSSG qui s'est engagée au nom des Nations Unies à assister la Centrafrique pour l'organisation des élections démocratiques, libres, transparentes et inclusives dans un environnement apaisé.

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 00:16

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

Même les partis de sa propre majorité présidentielle lui font savoir leur désaccord !

Cette lettre dont nous publions ci-dessous la copie est adressée à Bozizé depuis le 10 avril et mais vient seulement de parvenir à notre rédaction. Elle est d’une singulière signification politique. D’après son contenu, il apparaît clairement que Bozizé et Binguimalé ont fini par faire l'unanimité contre eux. Même le groupe des partis de la majorité présidentielle, c’est à dire le propre camp politique de Bozizé, s’est aligné sur les thèses et exigences de l’opposition démocratique et règle ses comptes avec lui en passant. Ces partis politiques de la majorité ont curieusement une plus haute conscience que Bozizé des vrais enjeux de ces élections qui devraient selon eux, apporter une paix sociable durable au pays. C’est donc un véritable camouflet que cette coalition de partis politiques inflige ainsi à Bozizé en lui faisant comprendre son total désaccord avec la manière avec laquelle il a fait dégringoler arbitrairement et unilatéralement la date des élections. Ces partis de la majorité présidentielle ont également avec beaucoup de courage,  fait part de leur désapprobation du choix fait par la CEI de procéder non pas à un recensement électoral mais plutôt de réviser les listes électorales, choix fortement dénoncé et rejeté par l’opposition ainsi que les bailleurs de fonds. Les différents points qu’ils prétendent suggérer à Bozizé sont autant de points sur lesquels ils sont totalement en désaccord avec Bozizé et son homme de main de la CEI, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé. Comme nous l’écrivions il y a deux jours, Bozizé est vraiment seul contre tous ! Même son propre camp qui, soit dit en passant, se plaint dans cette lettre d’éprouver d’énormes difficultés à le voir, ne le suit plus !

Rédaction C.A.P

 

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GROUPE DES PARTIS POLITIQUES              REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE                             Unité - Dignité - Travail

 (GPPMP)

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PRESIDENCE

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SECRETARIAT GENERAL

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N°018/GPPM P/PR/SG.2010.

 

GROUPE DES PARTIS POLITIQUES DE LA

MAJORITE PRESIDENTIELLE (GPPMP)

BANGUI REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

A

SON EXCELLENCE LE GENERAL D'ARMEE,

FRANCOIS BOZIZE YANGOUVONDA, PRESIDENT DE LA

REPUBLIQUE, CHEF DE l'ETAT, CHEF DE FILE DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE BANGUI REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Objet : Proposition de solution relative à la problématique des élections Présidentielles et Législatives de 2010

 

Excellence,

La préoccupation du Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (GPPMP) est de voir la République Centrafricaine réaliser des élections non contestées, crédibles par conséquent, garantes de la paix sociale durable.

Face aux inquiétudes et aux supputations grandissante, quotidiennes de l'opposition Démocratique Centrafricaine tendant à traduire un certain malaise autour des élections Présidentielles et Législatives de 2010 et compte tenu des difficultés de rencontrer le Chef de l'Etat pour une concertation dans le cadre de la recherche de solution à cette problématique, le Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (GPPMP) se voit dans l'obligation de proposer ce qui suit:    

1- Que le Chef de l'Etat convoque le plus rapidement possible une réunion très élargie regroupant:

- Toutes les Institutions de la République;

- Le corps diplomatique et les Institutions Internationales;

- L'opposition démocratique ;

- Les autres Partis;

- Les Politico-militaires ;

- La Majorité Présidentielle;

- La Société Civile ;

- Les Organisations syndicales, des femmes et de la jeunesse;

- La Commission Electorale Indépendante (CEI).

 

Au cours de cette réunion, la CEI présentera le niveau d’avancement de ses travaux.

 

2- Que le Chef de l'Etat accepte le report technique des élections Présidentielles et Législatives de 2010 en tenant compte de l'état d'avancement des travaux de la Commission Electorale Indépendante· (CEI) aux fins de fixation d'une nouvelle date consensuelle appropriée devant garantir l'adhésion de toute la communauté nationale et internationale aux résultats qui seront issus des urnes.

3- Qu'en cas de report technique dépassant plus de trois (3) mois, les dispositions suivantes devront être respectées, à savoir :

- Le maintien non négociable des institutions démocratiques de la République pendant cette période;

- Que la Commission Electorale Indépendante (CEI) passe directement à un recensement électoral effectif au lieu d'une simple révision de la liste électorale, sujette aux supputations.

En fin, le Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (GPPMP) pense et croit fermement qu'il y a lieu de transcender, car la paix n'a pas de prix et espère que cette proposition retiendra la très haute attention du Chef de l'Etat.

Fait à Bangui, le 10 Avril 2010.

 

Le Président

Michel ZABOLO

 

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