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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 01:54


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Le retour d’Ange-Félix Patassé en République centrafricaine (RCA) après six années d’exil au Togo soulève des inquiétudes au sein de la population. C’est en effet en octobre 2009 que l’ancien président de la RCA est rentré, motivé par sa décision de se présenter aux prochaines élections présidentielles d’avril 2010.

Le gouvernement de l’actuel Président  Bozizé et un certain nombre d’ONG ont accusé Patassé d’être responsable des crimes de 2002-2003 qui auraient été commis en RCA par les troupes du Mouvement de libération du Congo (MLC) appartenant à Jean-Pierre Bemba. Patassé aurait fait appel aux troupes de Bemba pour réprimer la rébellion de Bozizé qui finalement prit le pouvoir.

Dans le cadre du Dialogue politique  inclusif, Patassé a bénéficié d’une amnistie – quoique ne couvrant pas les crimes internationaux – assurant son retour. Jean-Pierre Bemba, pour  sa part, est détenu à la Cour pénale internationale (CPI) depuis près de deux ans pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans l’attente de son procès qui commencera le 5 juillet 2010.
Ce retour au pays de l’ancien président représente un défi pour les ONG des droits de l’homme centrafricaines qui mènent des actions de sensibilisation à la CPI.

Les ONG doivent composer avec les grands espoirs des victimes et les préparer à l’éventualité que leurs bourreaux présumés ne soient pas poursuivis. Pour de nombreuses victimes de RCA, Patassé – et pas seulement Bemba– devrait rendre des comptes pour les crimes qui ont été commis en 2002-2003. Bien qu’elles soient soulagées de savoir que Bemba comparaîtra, elles craignent que Patassé ne soit hors de portée de la CPI et ne soit donc jamais renvoyé devant la Cour.

Si la Cour décidait de poursuivre Patassé en période électorale, ses partisans pourraient qualifier l’intervention de la Cour de manoeuvre politique visant à discréditer Patassé sur la scène politique, ce qui rendrait le travail de sensibilisation des ONG sur le terrain beaucoup plus difficile.

Il est important que la population centrafricaine comprenne qu’il revient au Bureau du Procureur de la CPI de poursuivre ou non Patassé.

Toutefois, certaines ONG des droits de l’homme estiment que la CPI ne communique pas suffisamment sur la question alors que c’est son rôle de clarifier toute désinformation ou confusion au  sein de la population des pays en situation. La Coalition de RCA pour la CPI et les ONG sur le terrain sont disposées à soutenir la Cour dans cet effort, pourvu qu’elles disposent des moyens suffisants pour le faire.


Par Bruno Hyacinthe Gbiegba, président de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-RCA) et Marie-Edith Douzima, coordinatrice de la Coalition de RCA pour la CPI



Source :  n° 13  page 6 de la revue de la Coalition Pour la Cour Pénale Internationale de mars 2010

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 01:42


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Le Collectif des Forces du Changement a donné une conférence de presse ce jour à l'Hôtel Somba à Bangui. Il s'agissait pour cette structure de rendre public sa position par rapport à la tenue des élections pour lesquelles la classe politique ne parvient pas à se mettre d'accord du fait de la manipulation du Président de la commission électorale (CEI) par les pouvoirs publics pour ne pas dire le président Bozizé. Après avoir fixé de façon unilatérale la tenue du 1er tour au 25 avril, ils font circuler de nouveau des rumeurs sur le décalage de cette date au 11 juin 2010.

 

Après la présentation d’un mémorandum par le porte parole du CFC Nicolas Tiangaye, un véritable inventaire de toutes les violations et diverses manoeuvres malhonnêtes de Bozizé et du président de la CEI, Me Tiangaye s'est livré au jeu de questions réponses avec les journalistes des médias privés. Puis les autres leaders des partis composant le CFC ont pris la parole pour donner des explications complémentaires. Dans l'ordre, ce fut d’abord Louis Pierre Gamba qui en a profité pour annoncer solennellement le retour du RDC dans l'UFVN, ensuite Martin Ziguélé pour le MLPC et enfin Me Henri Pouzere.

A retenir que dans le mémorandum publié par le collectif au cours de cette conférence de presse, le CFC a renouvelé son exigence de la démission du président de la CEI, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui n’inspire plus confiance qu’au seul Bozizé, comme condition non négociable tout en invitant les pouvoirs publics à désigner une autre personnalité plus neutre qui pourrait le remplacer en vue de conduire sereinement le processus électoral.

Au sujet du calendrier des élections, le chronogramme provisoire projeté par le CFC et qui tient compte des délais incompressibles des différentes étapes préalablement obligatoires, conduit à un premier tour du scrutin législatif et présidentiel au 16 janvier 2011.


La Rédaction de C.A.P  
 



REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité – Dignité – Travail

 

 

 

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT (CFC)

 

MEMORANDUM

 

 

INTRODUCTION

 

Le présent mémorandum s’articule autour de deux axes majeurs pour comprendre la situation sécuritaire et politique qui prévaut actuellement en République Centrafricaine :

Le programme DDR (désarmement-démobilisation-réinsertion)

Le processus électoral

 

I/  LE PROGRAMME DDR

 

            Notre pays a connu de graves crises militaro- politiques qui ont failli compromettre  son existence  en tant que nation. Grâce à la médiation de feu Président El hadj  OMAR BONGO ONDIMBA des pourparlers de paix ont été menés pour aboutir à la signature des différents accords de paix de Libreville. Les compatriotes engagés dans les  mouvements politico- militaires ont choisi librement de renoncer à cette forme de lutte et ont convenu avec le Gouvernement Centrafricain conformément aux dispositions  de l’article 4 de l’accord de paix global, de mettre en place avec le concours de la communauté internationale et des pays amis de la République Centrafricaine ainsi que de la CEEAC et de la FOMAC/MICOPAX, au soutien logistique de laquelle contribuent les Forces Françaises, le Programme DDR des combattants des mouvements signataires et la réhabilitation des zones touchées par le conflit.

            Le PNUD a marqué son accord pour appuyer la mise en œuvre du programme DDR,  se basant  sur son expertise technique acquise dans d’autres pays et sur les leçons apprises des difficultés rencontrées dans les expériences antérieures de DDR en RCA. Il a été proposé que le PNUD et toutes les parties prenantes travaillent conjointement au sein d’un groupe de travail.

            Or depuis le 3 février 2009 le comité de pilotage de ce programme a été mis sur pied à Bangui. Les Chefs d’ Etats de la CEMAC soucieux du meilleur devenir de la République Centrafricaine et de la consolidation de la paix ont décidé d’accorder une aide exceptionnelle  de 8.000.000.000 FCFA à notre  pays  pour soutenir le programme DDR.

            Alors  que tout le monde attendait  que le Président  de la République mette à la disposition du PNUD ces fonds pour l’exécution du programme, celui-ci a choisi  d’en être personnellement le comptable pour les gérer dans une opacité totale.

            Le  Programme du  DDR qui doit être fini avant la tenue des élections piétine. Le paiement de la Prime Globale d’Alimentation (PGA) aux ex- combattants devient une affaire d’Etat et se  transforme en une campagne d’injures et de dénigrements à l’encontre de certains membres du comité de pilotage.

            Des menaces les plus graves sont adressées à l’endroit de Monsieur DEMAFOUTH Président de l’APRD  parce que  les combattants de son mouvement ont refusé la méthode imposée par le Président de la République pour le paiement de leur Prime Globale d’Alimentation.

Alors que le Peuple Centrafricain n’est pas encore rassuré sur les conditions de disparition des compatriotes Charles Massi et Hassan Ousmane, des pressions sont exercées directement par le Président de la République auprès de la FOMAC  pour ne plus assurer la sécurité du Président de l’APRD  et des autres leaders des mouvements politico- militaires. La volonté du Chef de l’Etat de nuire physiquement au Président de l’APRD est manifeste lorsqu’il déclare : « Si l’on me pointe, je pointe également ».  Le Président de la République fait état publiquement des soupçons qui planent sur monsieur DEMAFOUTH et le Ministre d’Etat GONDA sur leur intention d’acheter des armes.

Le Président de la République  tente  de renier les engagements du Gouvernement  contenus dans le communiqué final  de la troisième réunion du comité de suivi de l’Accord de Paix Global, et du Document  Cadre du DDR  en ce qui  concerne :

-L’acceptation par le Gouvernement des mesures exceptionnelles de sécurité et de protection assurées par la FOMAC/MICOPAX, pour le retour et le séjour dans le pays des leaders des parties prenantes à l’Accord de Paix Global  et pendant la mise en œuvre du programme DDR.

-Un compromis sur les détails et les conditions de retour dans le pays des leaders des parties prenantes à l’Accord de Paix Global.

 

Le programme DDR est inséparable du processus électoral. Le Collectif des Forces du Changement réaffirme que la pacification du pays et l’aboutissement du programme DDR est un préalable incontournable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national. Sur les 16 préfectures que compte notre pays, 8 sont occupées par des mouvements de rébellion armés (5 par des mouvements centrafricains : OUHAM, OUHAM-PENDE, NANA GRIBIZI, BAMINGUI-BANGORAN, VAKAGA et 3  par les rebelles ougandais de la LRA : HAUT-MBOMOU, MBOMOU et HAUTE KOTTO). Cette occupation  rend impossibles toutes  opérations électorales dans ces zones. Or, aucune élection digne de ce nom ne peut se faire en excluant la moitié de la population.

En outre, la pacification du pays devra permettre de sédentariser les 300.000 déplacés internes et le retour des 138.000 réfugiés dans les trois pays limitrophes : Cameroun, Tchad et Soudan.

C’est pourquoi, le Collectif des Forces du Changement maintient son exigence de l’aboutissement du programme DDR comme préalable à l’organisation des élections générales sur tout le territoire national

 

II/ PROCESSUS ELECTORAL

 

Après les élections de 2005 qui avaient été marquées par la victoire du Général BOZIZE,  la République Centrafricaine était immédiatement entrée dans un cycle de violences caractérisé par l’émergence de plusieurs rébellions armées dans le Nord- Ouest et le Nord- Est du pays.

 

Afin de ramener la paix dans le pays, l’opposition démocratique avait demandé et obtenu de haute lutte, la tenue d’un Dialogue Politique Inclusif à Bangui du 8 au 20 décembre 2008 avec la participation de toutes les forces vives de la Nation et des opposants en exil.

 

Ce Forum avait édicté des recommandations pour servir de feuille de route afin de pacifier le pays avant la tenue des élections. Un organe était créé à cet effet : le Comité de Suivi des recommandations du Dialogue Politique Inclusif.

 

Si les élections municipales envisagées pour 2009 n’avaient pu avoir lieu  pour des raisons objectives, les élections présidentielles et législatives de 2010 laissent entrevoir que le pays court le risque d’une crise majeure.

 

1/ Le 13 janvier 2010, le Collectif des Forces du Changement avait suspendu sa participation aux travaux de la CEI pour protester contre la partialité de son Président Joseph  BINGUIMALE, la violation du code électoral relativement aux quotas et à la composition des différentes entités, à la mise en place frauduleuse des Comités locaux et l’opacité dans la gestion des finances de la CEI.

 

2/ Le 30 janvier 2010, sous le Très Haut Patronage du Président  de la République, une rencontre avait eu lieu au Palais de la Renaissance réunissant toutes les Institutions de l’Etat, les Partis Politiques, les Associations et la Coordination Nationale de la Commission Electorale Indépendante (CEI) en présence des Membres du Corps Diplomatique.

 

Après les explications fournies par la CEI et le Collectif des Forces du Changement, il s’était dégagé les conclusions suivantes :

 

Des fautes graves et des irrégularités indéniables ont été commises par la Coordination Nationale de la CEI.

 

Le Chef de l’Etat a décidé de la dissolution des Comités locaux illégalement installés dans le pays ainsi que des Comités d’Ambassade et de consulat.

 

Le Chef de l’Etat a ordonné un audit de la gestion des fonds mis à la disposition de la Coordination Nationale de la CEI.

 

La saisine du Conseil National de la Médiation comme seul cadre institutionnel appropriée pour les discussions portant sur les autres revendications du Collectif des Forces du changement.

 

    3/ Le 13 février 2010, dans un Protocole d’Accord relatif au fonctionnement de la Commission Electorale Indépendante, les signataires avaient convenu de :

 

Recomposer les Comités locaux, d’Ambassades et de Consulats à partir des listes présentées par les différentes entités composant la Commission Electorale Indépendante (CEI) dans un bref délai.

 

Procéder au remplacement des mandataires par les entités qui le souhaitent, sur demande motivée dans le strict respect de l’article 11, 5ème tiret du décret n°09.316 du 03 octobre 2009 portant mise en place de la Commission Electorale Indépendante (CEI).

 

Le remplacement de certains mandataires à la demande de leurs mandants ne relance pas un nouveau décompte des délais  législatifs et règlementaires.

 

La mise en place dans un bref délai d’un Audit administratif et Financier de la Commission Electorale Indépendante (CEI).

 

Le renforcement des capacités de la Commission Electorale Indépendante (CEI) avec le concours de nos partenaires internationaux habituels et de l’expertise nationale.

 

L’actualisation et le respect du code de bonne conduite adopté en février 2005.

 

4/ Le 26 février 2010, le Président de la République a signé le décret n°10.041 convoquant le corps Electoral pour les échéances présidentielles et législatives du 25 avril 2010.

 

        Depuis la crise survenue en janvier 2010, le Collectif des forces du Changement (CFC) fait le constat amer suivant :

 

A/   SUR LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE

 

1/ Alors que les pourparlers au Conseil National de la Médiation n’étaient pas encore achevés, Monsieur BINGUIMALE avait envoyé des missions à l’étranger pour mettre en place des Comités d’Ambassade et de consulat. Ainsi le 12 février 2010, le Consul de la RCA à Douala a signé la circulaire n°039/CDCA/DLA qui a permis d’imposer Monsieur Marcellin YALIMENDE militant de KNK comme unique candidat à la présidence du Comité de Consulat en violation du code Electoral. Il en est de même de Monsieur Jean de Dieu MAGNAN qui  a usurpé son appartenance au Forum Civique alors qu’il est militant KNK pour occuper le poste de 2ème vice président qui revient à l’entité « Autres Partis ».

Les postes de l’opposition ou d’autres entités sont attribués aux militants KNK, selon eux par « consensus ».

Le Coordonnateur zone Afrique qui avait supervisé ces « opérations » au Cameroun avait continué son périple pour installer d’autres Comités au Maroc, au Bénin et au Togo dans l’illégalité la plus totale.

 

Poursuivant dans la même logique, le Vendredi 05 mars 2010, Monsieur BINGUIMALE envoie une lettre aux « Points focaux  des différentes entités » leur intimant l’ordre de lui faire parvenir « au plus tard le dimanche 07 mars 2010 » la liste de leurs représentants locaux dans le cadre de la recomposition des comités locaux alors qu’il avait déjà envoyé dans les provinces des coordonnateurs sans les listes demandées. Des Comités locaux ont été installés dans les mêmes conditions frauduleuses que celles de décembre 2009 et sans la participation des représentants des partis politiques de l’opposition.

 

2/ Alors que les 3 représentants de l’entité « Autres Partis » dont fait partie Maître Crépin MBOLI GOUMBA avaient suspendu leur participation aux travaux de la CEI, Monsieur BINGUIMALE va adresser à ce dernier de manière discriminatoire le 28 janvier 2010 une « lettre d’admonestation » pour son absence.

 

Passant outre le Code électoral, le règlement intérieur de la CEI , le protocole d’accord du 13 février 2010 et la loi sur la profession d’avocat qui consacre l’inviolabilité du domicile d’un avocat, il envoie des policiers de l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) au domicile de Maître MBOLI GOUMBA pour récupérer manu militari la voiture de fonction qui lui était attribuée, après l’avoir destitué illégalement de la  CEI et ce, à l’insu de l’entité « Autres Partis » qui l’avait envoyé à la CEI.

 

3/ Monsieur BINGUIMALE après avoir exclu Maître MBOLIGOUMBA de la CEI écarte systématiquement le nouveau 1er vice président Monsieur Jean-Edouard Gabriel KOYAMBOUNOU de toutes les décisions engageant le Bureau de la CEI : réunions avec les organisations internationales, missions à l’étranger, communiqués etc.

 En mars de cette année, lors de la réunion  des Présidents des Commissions électorales des pays membres de la CEEAC tenue à Libreville, Monsieur BINGUIMALE a préféré envoyer à cette importante rencontre son Directeur de Cabinet qui n’est pas membre de la CEI !

 

De tout ce qui précède il résulte que le Président de la CEI affiche sa volonté délibérée de violer le Code électoral et ne se sent pas lié par le protocole d’accord du 13 février 2010.

 

B/   SUR LES ELECTIONS DU 25 AVRIL 2010

 

1/ Du décret convoquant le corps électoral

 

Le décret convoquant le corps électoral vise « le rapport du bureau de la Coordination Nationale de la Commission Electorale Indépendante en date du 23 Février 2010 ».

Quoiqu’un tel rapport doit émaner non du bureau, mais de l’ensemble de la Coordination Nationale de la CEI conformément à l’article 54 du Code électoral, Monsieur BINGUIMALE est incapable jusqu’ici de rapporter la moindre preuve de  son existence.

Même le Rapporteur Général de la Coordination Nationale de la CEI a avoué qu’il n’a pas ce rapport.

Le Collectif des Forces du Changement  note avec regret que les 31 membres de la Coordination Nationale ne se sont jamais réunis pour débattre et adopter en séance plénière un quelconque rapport élaboré par une sous – commission technique.

Le Collectif des Forces du Changement affirme que ses représentants à la CEI n’ont pas débattu et adopté un tel rapport.

Le Collectif des Forces du Changement  avait vainement demandé la publication de ce rapport. Il en conclut  que le décret n°10.041 du 26 février 2010 avait été signé sur la base d’un rapport fictif pour convoquer un corps électoral fantomatique. Il s’agit-là d’une faute politique  de la plus extrême gravité vis-à-vis du Peuple Centrafricain et de la Communauté Internationale.

 

2/ Des listes électorales

 

Alors qu’aucun recensement électoral n’avait eu lieu pour les élections de 2010, Monsieur BINGUIMALE dont le Collectif des Forces du Changement continue de contester l’indépendance, la neutralité, la compétence et la moralité, a passé dans l’opacité totale, pour la confection de prétendues listes électorales, un marché  pour un montant de CINQ CENT MILLIONS de francs CFA (500.000.000 FCFA) avec Monsieur Serge SINGHA BENGBA informaticien  et membre du bureau KNK du 2ème Arrondissement de Bangui et candidat KNK aux législatives dans la ville de Bangassou d’une part et Monsieur Bruno VICKOS Directeur Général de l’Office National d’Informatique (ONI)  militant KNK d’autre part qui a créé sa propre structure pour les besoins de la cause.

Le Newtech Institut, établissement d’enseignement privé situé aux 36 villas dans le 2ème Arrondissement et dirigé par Monsieur SINGHA sert de cadre pour la saisie informatique de listes manuscrites qui n’émanent pas de la CEI.

Le risque de manipulation de la base des données est manifeste.

 

 

C/ SUR LE DECOUPAGE ELECTORAL

 

 

         Le 02 mars 2010, le Chef de l’Etat a signé le décret n°10.049 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives.

Le Collectif des Forces du Changement relève  que ce décret a été pris sur la base de données démographiques erronées en reprenant à la lettre les chiffres figurant sur le décret n° 04.283 du 1er octobre 2004 résultant du troisième recensement général de la population et de l’habitation de 2003. C’est ainsi que dans cette opération de « copier coller », la ville de SIDO nouvellement érigée en sous-préfecture a été omise du décret du 02 Mars 2010.

           Il faut convenir que si depuis cette date, aucun nouveau recensement  n’est intervenu, toutefois le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, avec le concours des Agences du système des Nations –Unies (UNFPA, UNICEF, PNUD), de l’Union Européenne, du Japon et de la Chine, a fait un travail remarquable de projections démographiques (évolution des effectifs des Préfectures) jusqu’en 2028. Il suffisait donc au Ministre de l’Administration du Territoire de se rapprocher de son collègue du Plan pour avoir les données officielles fiables qui sont disponibles depuis Janvier 2010 avant de faire procéder au découpage des circonscriptions.

 

Par ailleurs, le pouvoir s’est fourvoyé avec ses propres chiffres.

L’article 191 du Code électoral  dispose :

« L’Assemblée Nationale se compose d’autant de députés qu’il y a de circonscriptions électorales. Chaque sous Préfecture constitue une circonscription électorale.

       Toute fois, pour les sous Préfectures et les arrondissements de la ville de Bangui à forte démographie, une circonscription électorale supplémentaire sera créée par tranche respective de trente cinq mille (35.000) habitants pour les Sous Préfectures et de (45.000) habitants pour les Arrondissements de Bangui.

         Un texte réglementaire détermine le découpage électoral sur la base des critères prévus à l’alinéa ci-dessus ».

 

       Malheureusement, la volonté de préparer dans la précipitation et d’organiser un hold –up électoral a amené le Président BOZIZE à apposer sa signature au bas d’un Décret qui, loin d’être conforme aux dispositions de la loi portant Code électoral, a plutôt créé une discrimination injustifiable mettant en péril l’unité nationale. Par exemple, en voulant se donner la chance d’avoir quatre (4) Députés dans la sous Préfecture de Bossangoa  qu’il pense lui être acquis et qui compte 95.360 habitants, on aboutit à un chiffre de 23.613 habitants par circonscription. Or ce chiffre est en deçà de la norme prévue par la loi électorale.

 

         Il en est de même pour la Sous Préfecture de Bambari qui, avec ses 95.454 habitants s’est vue subdivisée en quatre (4), soit 23.613 habitants par circonscription, chiffre également en deçà de la norme prévue par la loi.

Personne ne peut comprendre que MOBAYE et BATANGAFO avec plus de 48.000 habitants puissent avoir chacune un seul Député alors que BIRAO avec ses 34.000 habitants en a deux (2).

       Que dire du Décret n° 10.049 du 2 Mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives de 2010 ?

Ce décret contient les germes de conflits  pré et post-électoraux, laissant entrevoir des cas d’injustice flagrante, non seulement entre les régions, mais entre les Centrafricains. (Voir Tableau en annexe)

 

             Le Collectif des Forces du Changement, rejette ce découpage des circonscriptions électorales.

 

CONCLUSION

 

            A ce sombre tableau, on ne peut s’empêcher de relever le refus du Dialogue du Chef de l’Etat qui visiblement cherche la confrontation. Les  violents propos qu’il tient en cette période cruciale de tensions n’incitent pas à l’optimisme : « je vais charcuter, dépecer les opposants les uns après les autres ; si vous voulez, nous irons vers la somalisation de la RCA ; si vous me provoquez, la RCA  sera Sodome et Gomorrhe etc.… »

            Joignant le geste à la parole, des instructions ont  été données pour arrêter, brutaliser, museler les opposants  dans les provinces et les empêcher de circuler librement et de mettre en place leurs structures locales.

           

            Le Collectif des Forces du Changement ne peut accepter d’aller aux élections dans les conditions qui traduisent la volonté du pouvoir de faire un passage en force et refuse de servir de caution à une  caricature électorale.

 

             C’est pourquoi, le Collectif se félicite de la position courageuse prise par l’ensemble de la classe politique centrafricaine lors de la réunion de concertation initiée et présidée par le Ministre de l’Administration du Territoire le 18 mars 2010 relative au report technique des élections d’une part, et d’autre part de la position clairement exprimée par la communauté internationale  lors de la réunion du comité de pilotage des élections sous l’égide de Madame la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies le 19 mars 2010.

 

            Dans cette perspective, le Collectif des Forces du Changement

 

Rejette :

 

  1) Le Décret n° 10.041 du 26 Février 2010, convoquant le corps électoral pour les échéances  présidentielles et législatives du 25 Avril 2010 ;

   2) Le Décret n° 10.049 du 02 mars 2010, portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives ;

   3) Les listes électorales fictives  éditées à New - tech Institut et à l’O.N.I. dans l’opacité

         la plus totale et en violation du Code électoral.

    4) La composition irrégulière des Comités locaux, d’Ambassade et de Consulat installés

        en violation du Code électoral

 

 Exige :

 

La mise en œuvre et la finalisation effective du programme du Désarmement,   

    Démobilisation et Réinsertion (DDR) comme préalable au processus électoral ;

Le recensement électoral  sur toute l’étendue du territoire national ;

Le choix après appel d’offres, de la Société chargée du fichier électoral et dont la

    neutralité doit être garantie ;

La recomposition des Comités locaux, d’Ambassade et de Consulat conformément au

    quota et au nombre fixés par la loi électorale ;

La publication des résultats de l’audit de la Commission Electorale Indépendante (CEI),

    objet du protocole d’accord du 13 Février 2010 ;

La séparation des fonctions de Ministre en charge du processus électoral, et de

    Secrétaire Général du Parti KNK, partie prenante aux élections ;

Un nouveau découpage électoral, conforme à la loi n° 09.016 du 02  Octobre 2009,

     portant Code Electoral de la République Centrafricaine ;

Le départ de tous les anciens délégués de l’UFVN recrutés à la CEI à des fonctions

    permanentes à la Présidence de la Coordination Nationale.

Le rétablissement de Maître Crépin  MBOLI-GOUMBA dans ses fonctions de 2ème vice

    Président de la Coordination Nationale de la CEI ;

      

 Réitère  :

         

L’exigence de la démission de Monsieur BINGUIMALE Joseph, Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) comme condition non négociable pour  sa partialité manifeste à l’égard du pouvoir, son incompétence notoire et sa  moralité douteuse, et invite les pouvoirs publics qui l’ont choisi de désigner une autre personnalité neutre  qui sera élue par toutes les entités en vue de conduire dans la sérénité le processus électoral.

 

           Le Collectif des Forces du Changement se réserve le droit de se retirer du processus électoral  si toutes les conditions d’une élection libre, transparente et crédibles ne sont pas réunies.

 

                                                                             Fait à Bangui, le 24 Mars 2010

                                                                                                        

        

                                                          

 

ANNEXE  1

 

 

 

 

DELAIS INCOMPRESSIBLES POUR

L’ORGANISATION DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES DE 2010

 

 

 

1) Réalisation du DDR                            3 mois ½

2) Recensement électoral                         1 mois

3) Edition des listes électorales                1 mois

4) Edition des Cartes d’électeurs              1 mois

5) Distribution des Cartes d’électeurs      15 jours (Art. 43)

6) Dépôt des candidatures                        1 mois (Art 46)

7) Convocation du corps électoral            2 mois (Art. 54)

8) Durée de la campagne                         14 jours (Art. 54)

9) Election : 90 jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice (Art. 24 de la constitution)

10) 16 Janvier 2011 : 1er tour du scrutin législatif et présidentiel

 

 

 

  Le Collectif des Forces du Changement (CFC)

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 20:06


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BANGUI - AFP / 25 mars 2010 18h08 - Le Comité de pilotage des élections en Centrafrique a estimé jeudi qu'il serait "difficile" de tenir la présidentielle et les législatives le 25 avril, alors que la Commission électorale a assuré le même jour que "les dates restent inchangées".

 

La Commission électorale indépendante (CEI), qui regroupe des représentants du gouvernement, de l'opposition et des rébellions, a souligné dans un communiqué être la "seule institution habilitée à proposer les dates des élections en République centrafricaine". "Jusqu'à nouvel ordre, les dates restent inchangées", a ajouté ce communiqué.

 

Dans le même temps, le Comité de pilotage --composé de représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale-- a indiqué être "parvenu à la conclusion que pour des raisons techniques, il serait difficile que les élections puissent se tenir dans le calendrier initialement annoncé".

 

Ce Comité de pilotage, qui n'a qu'un pouvoir consultatif, a assuré s'appuyer sur un rapport de la CEI pour suggérer un report des scrutins prévus le 25 avril. Mercredi, une source officielle, qui a requis l'anonymat, avait indiqué à l'AFP que le premier tour des consultations serait reporté au 11 juin.

 

Des membres de l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France --principaux bailleurs de fonds des élections-- sont favorables à un report, en raison du retard pris dans l'organisation du scrutin.

 

Selon le Comité de pilotage, un "rapport d'activités de la CEI (...) a permis de mieux appréhender les difficultés et les étapes intermédiaires inévitables et incompressibles pour la crédibilité des opérations dans le cadre du processus électoral".

 

Le Comité précise qu'il "a été informé que des experts nationaux appuyés par leurs partenaires internationaux sont à pied d'oeuvre pour proposer un nouveau chronogramme à la Coordination nationale de la CEI pour examen et discussion en plénière".

 

Le premier tour de la présidentielle et des législatives avait été fixé au 25 avril par décret présidentiel le 25 février. Aucune date n'avait été fournie pour un éventuel second tour.

 

"On a pris du retard (...) De nouvelles dates ont été retenues: le 11 juin pour le premier tour, le 24 pour le second tour", avait indiqué une source officielle à l'AFP, précisant qu'aucun "décret" n'avait été "encore promulgué" par la présidence.

 

(©)

 

Une instance évoque le report des élections centrafricaines du 25 avril 2010


APA Bangui
25-03-2010 (Centrafrique) Le comité de pilotage des élections (CDPE) en République centrafricaine a estimé, jeudi à Bangui, dans un communiqué, qu’il serait difficile, pour des raisons techniques, que les élections présidentielles et législatives puissent se tenir le 25 avril comme initialement prévu.

Concernant le financement des élections, le communiqué a indiqué que les experts de la Commission électorale indépendante (CEI), avec l’appui de ceux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) vont finaliser un budget consolidé avant la prochaine réunion du Comité de pilotage prévue le mercredi 31 mars 2010.

Par ailleurs, une mission de la Commission de l’Union européenne (UE) était attendue jeudi à Bangui pour une mission de six jours (25 au 30 mars) destinée à finaliser une convention de financement avec le PNUD, dans le cadre de l’appui au processus électoral en République centrafricaine.

Le CDPE a pour mission, entre autres, de consolider toutes les informations politiques, économiques, sociales, sécuritaires qui sont pertinentes pour la préparation et l’organisation des élections, et en analyser les implications possibles sur le déroulement du processus électoral 2010, ainsi que de recommander les actions à entreprendre, revoir et commenter les plans opérationnels et valider le budget.

Le Comité comprend des représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale.



NDLR : C’est la commission électorale à la tête de laquelle Binguimalé en qui plus personne ne fait confiance continue de trôner mais pilotée en réalité dans l’ombre par Bozizé lui-même, qui fait de la résistance. Ce sont ces deux compères qui, voulant vite aller en besogne alors que les conditions minimales pour tenir des élections crédibles et transparentes ne sont pas réunies, qui font du forcing et annoncent des dates irréalistes et impossibles à tenir. Il est temps que tout le monde s'en rende compte.

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 15:52


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COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE

                                   (SECTION DE FRANCE)

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°1

 

 

              Le 24 mars 2010, une délégation de deux membres du Collectif des Forces de Changement, Section de France a été reçue à sa demande par  madame Christine DESOUCHES, Conseillère Spéciale en diplomatie et en politique du Président Abdou DIOUF, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Le but de cette visite est de remettre une lettre destinée au Président Abdou DIOUF sur les élections générales en Centrafrique.

 

                Nous avons demandé au premier responsable de cette organisation qui joue un rôle dans le processus électoral dans notre pays, d’intervenir auprès du Chef de l’Etat Centrafricain, François BOZIZE pour abroger le décret convoquant le corps électoral pour le 25 Avril 2010. Les conditions matérielles et politiques n’étant pas  remplies pour organiser des élections crédibles : Absence de listes électorales incontestables ; non achèvement du programme du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), déplacements de la population dans les zones de rébellion armée.

 

               Nous avons également insisté dans la lettre pour que  le Chef de l’Etat Centrafricain tienne compte des critiques de l’opposition sur le fonctionnement de la  CEI.

 

 

                                                                            Fait à Paris, le 24 Mars 2010

 

                                                    Le porte parole


   
                                    Clément BELIBANGA

                                       Ancien Ministre

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 02:33


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Joseph Binguimalé


 

 La démarche entreprise par les Nations Unies à travers le BINUCA de Mme Sahle Work Zewde et appuyée par les ambassadeurs de France, des USA et du Délégué de l’Union Européenne, vis à vis des autorités de Bangui pour leur demander de reporter les élections compte tenu de l’impréparation de celles-ci, n’a visiblement pas été du goût de Bozizé et sa clique. Ils sont littéralement paniqués et interprètent l'action de la communauté internationale comme une connivence avec l'opposition.

 

Selon des informations crédibles émanant d’informations crédibles émanant d’une source ayant requis l’anonymat proche du ministère des Affaires étrangères, le ministre de l’Administration du Territoire Elie Oueifio, vient d’adresser à son collègue des Affaires étrangères, le général Antoine Gambi, une lettre dans laquelle il lui fait injonction de convoquer les Ambassadeurs de France et de l’Union Européenne pour les rappeler à l’ordre.

 

Toujours d’après nos informations, le président Bozizé et son premier ministre Touadéra sont ampliateurs de la lettre d’Elie Oueifio ce qui signifie clairement que les instructions et l’initiative d’écrire ce courrier ainsi que l’idée même du rappel à l’ordre des diplomates, proviennent directement de Bozizé lui-même. Estimant que les bailleurs de fonds de la communauté internationale lui posent beaucoup de conditions au décaissement du financement promis pour l’organisation des élections, Bozizé se targue d’avoir cassé lui-même sa tirelire et que dès lors, il n’a plus à obéir aux fantaisies de ladite communauté internationale. C’est un peu trop fastoche comme raisonnement.

 

Par ailleurs d’autres sources d’informations font état de ce que le dimanche dernier 23 mars, un avion cargo immatriculé WTA 146 s’est posé à 13 h30 à l’aéroport Bangui-M'poko. Ses soutes contenaient  plus de 6 tonnes  de fret constitués de 25 palettes de cartes d'électeurs qu'ils ont commandées à Lomé (Togo) et plusieurs ordinateurs adaptés, sans doute destinés à fabriquer sur place de fausses cartes d’électeurs en vue du hold-up que préparent fébrilement Bozizé et son complice le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé de la CEI.  C'est l'imprimerie Médiaprint qui est à la manoeuvre. Bozizé a clairement marqué sa préférence pour le hold-up électoral à la togolaise. Là-bas, on a vu le résultat de l'exploit que les ordinateurs pré-équipés de logiciels de fraude électorale ont permis.

 

En provenance de Brazzaville également, sont arrivées à Bangui il y a quelques jours, des urnes et des lampes tempêtes. Ce mercredi, Elie Ouefio a déposé la candidature aux présidentielles de François Bozizé On le voit, Bozizé qui a préparé activement « son » élection et sa « réélection » dans le dos de l’opposition pourtant représentée au sein de la coordination nationale de la commission électorale mais dont il n’en arien à foutre, et de la communauté internationale, n’a plus qu’un seul problème qui est la fixation de la date de ces élections.

Ce qu’il feint d’oublier est que personne ne peut accepter qu’il y ait des élections sans un vrai recensement du corps électoral car c’est un véritable souci majeur pour l’opposition ainsi que la communauté internationale. Pour que les élections soient crédibles, il faut bien qu’on détermine le nombre des électeurs et qu’on les munisse de cartes d’électeurs dignes de ce nom.

Or, Bozizé et Binguimalé refusent absolument que la Commission électorale procède au recensement électoral car cela ne leur faciliterait pas la réalisation de leur magouilles et fraudes. Ils tiennent à rester maîtres du processus électoral frauduleux sur toute la ligne en gérant eux-mêmes le bourrage des urnes via la distribution de fausses cartes d’électeurs. C’est eu égard à la gravité de cette inadmissible situation que le Collectif des Forces du Changement tiendra le jeudi 25 mars 2010 à 10 H 30 mn à l'hôtel SOMBA à Bangui, une conférence de presse sur le processus électoral en cours en Centrafrique.

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 02:28


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ASSEMBLEE NATIONALE

        ===========

CHRISTOPHE NDOUBA

DEPUTE DE PAOUA II                                                   Bangui, le 24 mars 2010

 

 

A

Monsieur le Président de

l'Assemblée Nationale

 

- BANGUI -

 

Objet : Interpellation de Monsieur le

Ministre chargé de la Sécurité Publique.

 

                                   Monsieur le Président,

 

            En date du Samedi 13 mars 2010, Monsieur le Ministre en charge de la Sécurité Publique, dans une communication radiotélévisée, a porté à la connaissance de l'opinion nationale et internationale avoir déjoué une tentative de coup d'Etat dont il avait sommairement décrit le scénario tout en restant énigmatique sur l'identité de ses auteurs civils et militaires. Il a en outre annoncé que les enquêtes sont en cours pour clarifier complètement cette situation.

            Presque trois semaines après cette annonce, le peuple centrafricain n'est pas plus informé sur les tenants et aboutissants de cette tentative de putsch.

            Considérant que l'atteinte à la sûreté de l'Etat est une affaire suffisamment sérieuse dont les conséquences sont de nature à mettre à mal la stabilité institutionnelle de l'Etat à une période aussi sensible que celle qui précède les élections auxquelles se prépare le peuple centrafricain,

            J'ai l'honneur de vous prier de bien vouloir transmettre au gouvernement, en vertu des dispositions des articles 75 et 77 du règlement intérieur de l'Assemblée Nationale et de votre invitation de l'opposition à harceler le gouvernement, la présente demande d'interpellation du Ministre en charge de la Sécurité Publique, pour lui permettre d'informer amplement les Elus de la Nation et le peuple centrafricain sur cette affaire qu'on semble maintenant passer sous silence, presque trois semaines après son annonce.

            Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération.

 

Le Député

 

 

Christophe NDOUBA

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 02:14



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En violant la loi, en mettant exprès  la charrue avant les boeufs et le tout dans  une indescriptible précipitation, Bozizé et son doungourou Binguimalé font du n'importe quoi pour parvenir à concrétiser leur hold-up électoral en préparation. C'est ainsi qu'ils ont oublié, confondant vitesse et précipitation, la sous-préfecture de Sido pourtant érigée comme telle par Bozizé lui-même après s'en être servie comme point de départ et base arrière de sa rébellion de 2001 - 2002. Après avoir déjà relevé dans un précédent article divers cas d'injustice et de graves anomalies dans le décret portant découpage des circonscriptions électorales pour les legislatives, Me Zarambaud revient cette foi-ci sur une autre grave omission, celle de la sous-préfecture de Sido.  

La Rédaction


Ainsi qu'il a été relevé dans un précédent article, les 3ème, 4ème et Sème Arrondissements de BANGUI et les Sous - Préfectures de PAOUA, BOUAR, MBAIKI, BATANGAFO et MOBAYE semblent lésés par rapport à d'autres localités quant bau nombre de circonscriptions qui leur sont attribuées proportionnellement au nombre de leurs habitants, et donc quant au nombre de Députés dont ils disposeront à l'Assemblée Nationale.

Il apparait néanmoins que ces 3 arrondissements de BANGUI et ces 5 Sous ­Préfectures ne sont pas les plus à plaindre, par rapport à la Sous - Préfecture de 5100, dans la Préfecture de l'OUHAM. En effet cette Sous - Préfecture a été purement et simplement oubliée par le décret du 2 Mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives.

On peut craindre que le décret ne soit pas modifié pour attribuer des circonscriptions supplémentaires aux 3 arrondissements de BANGUI et aux 5 Sous Préfectures qui semblent

lésés; par contre, on ne peut concevoir que le décret ne soit pas complété aux fins d'attribuer à la Sous Préfecture de SIDO le minimum d'une circonscription électorale qui lui revient de droit en application du code Electoral.

la balle est dans le camp du Président de la République, qui se trouve ipso facto (de ce fait même) dans un dilemme, compte tenu de sa détermination publiquement exprimée de respecter la Constitution et donc de respecter les lois qui en découlent, notamment le code électoral. Le Président de la République se trouve en effet face à une alternative contenant deux propositions contraires entre les quelles il est obligé de choisir:

Ou bien il refuse de modifier et / ou de compléter le décret, auquel cas il risque d'être accusé de n'avoir pas rendu justice aux 3 arrondissements de BANGUI et aux 5 Sous Préfectures qui semblent lésés, ainsi qu'à la Sous Préfecture de SIDO qu'il a oubliée; ou bien il accepte de modifier et / ou de compléter le décret, auquel cas les candidats des circonscriptions créées ne disposeraient pas du même délai que les autres pour déposer leurs candidatures; à moins que le Président de la République ne revienne sur son refus publiquement exprimé de repousser la date du scrutin.

Du reste, s'agissant du dépôt des candidatures, la CEI (et non son seul Président) devrait d'urgence publier un communiqué rectificatif pour inviter les candidats à déposer leurs candidatures aux comités locaux et non à la Coordination nationale, à présent que tous les comités locaux ont été nommés et vont incessamment prêter serment. Non seulement le dépôt des candidatures à la coordination nationale de la CEI est pratiquement impossible pour les circonscriptions les plus éloignées, mais encore et surtout, cette procédure est contraire aux dispositions du code Electoral.

Quel choix fera le Président de la République? Wait and see comme le disent les Anglais.


Me ZARAMBAUD Assingambi

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 02:06


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Depuis quelques jours, d’inquiétantes informations émanant de plusieurs sources différentes à Paoua parviennent à notre rédaction faisant été d’exactions commises par les bérets verts de la garde présidentielle que Bozizé a dépêchés dans la ville depuis bientôt un mois. Il y a quinze jours déjà, sans raison valable, ils s’étaient mis à tirer des rafales de kalachnikov en plein marché de la ville semant ainsi la panique parmi les paisibles citoyens du marché.

 

Depuis hier lundi, on ne sait pour quelle raison, ils ont commencé à faire des patrouilles dans la ville et ont procédé à l’arrestation de plus de cinquante (50) élèves ainsi que de plusieurs commerçants musulmans mis en geôles. De même, ils font du porte à porte dans le quartier musulman de Paoua.

 

On nous signale également l’arrivée depuis mardi dernier à Paoua d’une équipe du KNK, venue à bord de trois véhicules pour soi-disant organiser les primaires à la mairie de la ville.

La question se pose de savoir à quoi répond exactement la mission et qu'est ce qui justifie le déploiement des bérets verts de la garde présidentielle actuellement dans la ville de Paoua comme à Kaga-Bandoro également, à la veille des élections annoncées pour bientôt.

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 01:50


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La présidentielle pour les 11 et 24 juin

24/03/2010 à 09h:51 Par Elise Colette Jeune Afrique


De nouvelles dates pour la tenue de l'élection présidentielle ont été décidées à Bangui, a appris jeuneafrique.com.

L'élection présidentielle centrafricaine a déjà été plusieurs fois reportée. Dernièrement prévus pour la fin du mois d'avril, les deux tours du scrutin devraient finalement se tenir les 11 et 24 juin, selon une source proche de la présidence. Les Centrafricains sont également appelés aux urnes pour élire leurs députés à l'Assemblée nationale.

La semaine dernière, la communauté internationale s'était déclarée inquiète sur l'état de préparation du scrutin, dans certaines régions du pays, et avaient prôné le report de l'élection.

Cinq personnalités se sont déjà déclarées candidates : le président sortant, François Bozizé, l'ex-président Ange-Félix Patassé (au pouvoir de 1993 à 2003, avant d'être renversé par l'actuel chef de l'Etat), l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, l'ex-ministre Eloi Anguimaté et la ministre déléguée à la Décentralisation, Marie-Reine Hassen.

 

Elections en Centrafrique: vers un report d'avril à juin

 

LIBREVILLE (AFP) - mercredi 24 mars 2010 - 16h55 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont le premier tour a été fixé au 25 avril par décret présidentiel, pourraient être reportées à juin, a appris l'AFP mercredi de source officielle depuis Libreville.

"On a pris du retard dans les opérations du processus électoral. De nouvelles dates ont été retenues: le 11 juin pour le premier tour, le 24 pour le second tour" des scrutins, mais "le décret n'est pas encore promulgué", a déclaré cette source jointe à la présidence à Bangui.

Dans un décret publié le 25 février, le président François Bozizé avait convoqué les Centrafricains aux urnes le 25 avril pour les élections générales, en prévoyant la campagne électorale du 12 au 23 avril. Aucune date n'avait été fournie pour un éventuel second tour.

Le général Bozizé, 63 ans, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005, s'est déclaré candidat à sa propre succession. Quatre autres personnalités, dont son prédécesseur Ange-Félix Patassé, 73 ans, -qu'il a renversé- ont annoncé qu'elles brigueraient la présidence.



NDLR : Alors que la CEI de Binguimalé et Bozizé refuse obstinément de procéder à l'indispensable recensement électoral, leur seul souci est d'arrêter la date des élections. Dans le plus grand secret et dans le dos de l'opposition pourtant représentée à ladite CEI et des Nations Unies et des partenaires qui se proposés de financer les élections, Bozizé et Binguimalé ont fait réviser de prétendues listes électorales qui avaient servi aux élections de 2005, fait fabriquer au Togo des cartes d'électeurs et fait venir de Brazzaville des urnes et des lampes. leur intention est claire : organiser coûte que coûte une pseudo élection selon leur propre calendrier.  Les Nations Unies et la communauté internationale vont-elles les laisser aller jusqu'au bout de leur plaisanterie ? Jusqu'à présent, on n'entend aucune voix provenant de l'Union Africaine, de l'OIF, ni de la CEMAC et de la CEEAC, s'élever pour rappeler Bozizé à l'ordre. C'est proprement scandaleux. Ces organisations attendent d'envoyer des pseudos observateurs pour cautionner le moment venu, la mascarade électorale que prépare Bozizé. C'est inadmissible et cela doit être dénooncé dès maintenant.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 16:41


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Bangassou, (Agence Fides 23/3/2010) – « Les rebelles ont fait preuve d’une violence inouïe contre les pauvres civils désarmés. Ils ont d’abord blessé les personnes, puis les ont achevées à coups de machettes » dit à l’Agence Fides Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, au Sud-est de la République Centrafricaine, qui décrit l’assaut des rebelles ougandais du LRA (Armée de résistance du Seigneur) contre Agoumar, un village qui se trouve à deux kilomètres environ de Rafai, une bourgade attaquée il y a une quinzaine de jours.

« Les rebelles de la LRA sont arrivés à Agoumar dimanche 21 mars vers deux heures de l’après-midi, raconte Mgr Aguirre Muños. Ils étaient une trentaine, dont 5-6 femmes. Plusieurs d’entre eux avaient au maximum 17 ans. Ils ont tués une vingtaine de personnes, dont certaines de façon barbare, les achevant à coups de machette. Ils ont saccagé tout ce qu’ils pouvaient arracher et ont ensuite fui en contraignant entre 20 et 25 jeunes à les suivre comme brancardiers ».

« La population est terrorisée » affirme l’Evêque de Bangassou. « J’ai été contraint d’envoyer une voiture pour amener à Bangassou 5 sœurs congolaises terrorisées qui géraient une école dans la région, et c’est grâce au courage du Père Kodian, un franciscain polonais, que les pauvres victimes de l’attaque ont eu une sépulture digne, car la population a fui ».

Mgr Aguirre Muños précise que « les rebelles de la LRA agissent dans cette région dans l’impunité totale. L’armée centrafricaine ne se fait pas voir, tandis que le contingent militaire envoyé par l’Ouganda depuis deux ans, avec l’accord des autorités locales, est déployé dans une région à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, et est donc trop loin pour inquiéter les rebelles ». (L.M.)


RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : VIOLENCES DES REBELLES OUGANDAIS, UN ÉVÊQUE DÉNONCE L'IMPUNITÉ

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 24 Mar 2010


Les rebelles de la Lra (Armée de résistance du seigneur) agissent dans "l'impunité totale" dans l'est du Centrafrique, alimentant les craintes de la population locale, dénonce Mgr Juan José Aguirre Muños, évêque de Bangassou (Sud-est), qui, dans un entretien à l'agence Fides, a également revu à la hausse le bilan des victimes de l'incursion des rebelles ougandais à Agoumar.

Selon l'évêque, en effet, de 18 à 20 personnes auraient été tuées avec une "violence inouïe", alors que de précédents témoignages faisaient état d'une dizaine de victimes. "Ils ont saccagé tout ce qu'ils pouvaient arracher et ont ensuite fui en contraignant entre 20 et 25 jeunes à les suivre comme brancardiers", précise Mgr Aguirre Muños, avant d'indiquer : "L'armée centrafricaine ne se fait pas voir, tandis que le contingent militaire envoyé par l'Ouganda depuis deux ans, avec l'accord des autorités locales, est déployé dans une région à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, et est donc trop loin pour inquiéter les rebelles".

(CC/CN)




RAIDS DE REBELLES OUGANDAIS  10 morts et 50 enlèvements en Centrafrique

 

Reuters 24-03-2010

 

Des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (Lra) ont effectué dimanche une série de raids dans l’extrémité orientale de la République centrafricaine, tuant dix personnes et en enlevant plus de 50, ont rapporté lundi des responsables locaux.

 
Malgré la traque dont ils sont l’objet en territoire centrafricain de la part de l’Armée ougandaise, les éléments de la Lra ont multiplié les attaques ces derniers mois.


Les dirigeants de ce mouvement, en lutte contre le gouvernement ougandais depuis 20 ans, sont recherchés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale (Cpi).
«Notre population a été une nouvelle fois sujette aux atrocités diaboliques des rebelles de Joseph Kony (le chef de la Lra)», a déclaré par téléphone à Reuters, Rémy Semdoutou, haut responsable de la préfecture du Haut Mbomou.


«Hier (dimanche), le village d’Agoumar a été attaqué, dix habitants ont été tués et plus de 50 autres ont été faits prisonniers par les rebelles, qui les ont utilisés pour porter le butin de leurs pillages», a-t-il ajouté.


Selon Clément Loutemboli, un opérateur radio basé à Obo, chef-lieu de la préfecture, 22 personnes ont en outre été blessées. Des villageois tentant de se défendre ont brûlé vif un rebelle qu’ils avaient capturé, a-t-il ajouté.


NDLR : Comme l'évêque de Bangassou en fait hélas le triste constat, "l'armée centrafricaine ne se fait pas voir". A quoi sert vraiment cette armée ? Ces régions lointaines du Sud Est n'intéressent pas Bozizé qui s'en fout royalement. Il ne se passe pas de week-end sans que soient rapportées les exactions des hordes de la LRA sur les populations du Sud Est centrafricain. Il n'en a que faire du sort des pauvres citoyens qui y habitent qui sont devenus des proies pour les bandits de Joseph Kony. Quel seuil d'horreur faut-il atteindre pour que Bozizé réagisse ?

Ce qui lui importe actuellement est de savoir comment devrait-il s'y prendre pour se faire réelire aux prochaines présidentielles. Seules les mines d'uranium du Sud Est l'intéressent pour les bonus et autres pots de vin afin de garnir ses comptes bancaires des Iles Vierges britanniques.
 C'est de la haute trahison, le comportement de Bozizé dans cette affaire des violences sur les populations du Sud Est par les éléments de Joseph Kony. Cela le disqualifie pour prétendre encore diriger ce pays.   
   

 

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