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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 04:45

 

 

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Centrafrique-France : Cyriaque Gonda interdit de séjour en France

Source : rcamagazine.com Vendredi 28 Mai 2010

 

L’ex-ministre centrafricain, Cyriaque Gonda, « a été empêché jeudi de quitter la Centrafrique pour la France où il devait se rendre pour raisons de famille et de santé », selon un membre de son parti. Une interdiction que le gouvernement centrafricain a qualifiée vendredi "d'incident".

"C'est un incident. Cela va être réparé", a déclaré, en effet, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Fidèle Gouandjika. "Cet incident est lié à une vérification policière. Parce que selon la police, étant haut cadre de l'Etat et ancien membre du gouvernement, M. Gonda doit présenter une autorisation de sortie, notamment un ordre de mission. Ce qui n'a pas été le cas", a ajouté M. Gouandjika.

M. Gonda est le président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN, majorité). Il a été limogé en avril de son poste de ministre de la Communication. Il "devait se rendre jeudi en France à bord du vol régulier d'Air France" pour y rejoindre "son épouse qui a accouché il y a trois semaines", selon Jeune Afrique.

 

NDLR : Une forte délégation du KNK avait embarqué sur le même vol d’Air France qu’on avait empêché Gonda de prendre. Elle était composée entre autre du même ministre Fidèle Gouandjika qui tente maladroitement d’expliquer ce qu’il appelle un incident, du ministre des sports Simplice Aurélien Zingas, de Mahamat Tahir, de Mme Annette Pacco née Ngaibona, de Jean Claude Gouandjia responsable de l’association de propagande Bozizé doit rester (BDR), Steve Tangoa, on en oublie, tous du KNK. Tout ce beau monde devrait prendre la direction de Nice où est censé arriver leur vedette François Bozizé pour prendre part au sommet France Afrique.

Pendant ce temps selon nos informations, de violents combats ont encore eu lieu jeudi aux environs de Ndélé opposant à nouveau de très  jeunes soldats Faca sans expérience, envoyés par Bozizé comme chair à canon, aux éléments de la rébellion de la CPJP. Un bilan extrêmement lourd pour les Faca est à craindre. De sources proches de la rébellion, 61 soldats Faca auraient été tués, un char détruit* et une mitrailleuse lourde de 14,5 aurait été récupérée. Le silence assourdissant du pouvoir et de l’état major de Bangui peut être interprété en effet comme une confirmation de ce terrible bilan.    

* Bozizé dispose en effet de quelques chars qu'il a acquis en Afrique du Sud. Cela est vérifié.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 04:14

 

 

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 Lettre à Mon Père

 

Papa bonjour,

 

29 mai 2001, 29 Mai 2010, voilà neuf ans aujourd’hui que tu te reposes. Un repos bien mérité après toutes les tracasseries et accusations voir d’humiliation dont tu étais l’objet, de la part de celui-là même dont tu étais le bouclier et qui n’hésita pas à te traiter en bouc émissaire. Tu es parti sans doute au bon moment car comment aurais-tu supporté ce qui se passe dans ce pays depuis neuf ans. Tu t’en es allé après avoir évoqué, non seulement, tous les maux qui minent la RCA notre cher et beau pays, mais enfin, et en bon chrétien, tu as prié Dieu pour la République Centrafricaine. Je reste pour ma part marqué par un tel amour pour ta patrie, même pendant les derniers instants de ta vie.

 

Je voudrais revenir sur les quelques points saillants de cette prière.

 

Tu as prié pour la paix en RCA. Je voudrais simplement te dire combien cela est resté un  vœu pieux, puisque c’est tout le contraire que le pays vit en ce moment. Une partie de notre territoire est occupée par des hommes sans foi ni loi, qui y sèment la désolation la plus criarde. Tu as prié pour l’armée en général et pour la gendarmerie que tu chérissais en particulier. Tu as insisté dans cette prière pour que l’armée dans son ensemble ne soit pas détournée des ses nobles objectifs à savoir, défendre l’intégrité du territoire et le peuple centrafricain dans son ensemble. Le constat aujourd’hui, cher papa, est triste et alarmant. L’armée a comme de nouveaux « objectifs » qui n’ont strictement rien à voir avec les ceux d’une armée républicaine.

 

Tu as prié pour l’amour entre les Centrafricains. Hélas, ce mot a complètement disparu du vocabulaire centrafricain. La haine est devenue le maître mot. Même notre radio nationale est mise à contribution et est instrumentalisée à cet effet, nous rappelant la célèbre radio milles collines de triste mémoire. Cela traduit le manque de conscience de ceux-là mêmes qui sont en charge du pays,  ce pour lequel tu as aussi prié.

 

Papa, je ne saurais m’étendre, tellement la liste des agissements désespérants est longue.

 

Je tiens néanmoins à te dire que j’ai pu reconstituer l’histoire de ta mort avec les tenants et les aboutissants. Je puis simplement te dire que le coup d’Etat raté qui occasionna ta mort devrait avoir lieu pendant les obsèques de maman Micheline au mois d’avril aux 14 villas. Un commando à bord d’un véhicule non identifié, a pu pénétrer jusqu’au niveau du rond point se situant dans l’enceinte des 14 villas. C’était le commencement de l’exécution de ce coup d’Etat et l’occasion était trop belle car tous ceux qui devaient mourir étaient sur place, à l’exception, bien évidemment des commanditaires qui avaient plus d’une raison de ne pas être présents. C’est un véritable carnage qui devrait suivre. Mais heureusement la seule chose qui fit échouer cette tentative fut la présence à ces obsèques de l’ambassadeur de France Jean-Marc Simon avec qui, tu entretenais de très bonnes relations et qui marqua de sa présence, le déroulement de toute la cérémonie. Tout le monde pouvait mourir ce jour là sauf lui pour éviter les représailles de la France. La tentative ayant donc échoué, leurs auteurs n’ont pas eu trop de mal à trouver un autre évènement qui se déroulera un mois plus tard, à savoir, la fête des mères du mois de mai 2001.

 

Papa, as- tu idée de tout ceux qui devaient périr ce jour ? Patassé, Bozizé, les responsables politiques et militaires présent ce jour, les nombreux parents, amis et connaissances, Toi-même et nous avec toi ainsi que koko Bria (le père à M. Gbezera-Bria) qui était assis juste derrière nous, te témoignant son affection en ce moment de deuil. Non seulement cela aurait été terrible, mais certainement l’histoire de notre pays aurait été écrite autrement à ce jour.

 

Papa, comme tu l’as si bien compris à travers cette lettre, j’ai décidé de ne plus me taire. Ils sont nombreux, ceux qui veulent connaître la vérité sur ta mort et ils seront servis. Ce n’est pas le fait d’avoir amnistié les faits relatifs à ta mort, par ceux-là mêmes qui y sont impliqués, qui m’empêchera de parler. Les Centrafricains saurons qui sont les auteurs, les co-auteurs et autres complices de ta mort Je ne manquerai pas d’aborder certains cas qu’on t’a fait porter et dont tu nous en à parler tel celui de Christophe Grélombé et son fils Martin. Les Centrafricains doivent connaître la vérité et je m’y emploierai, même si mort devrait s’en suivre. Il y a un temps pour tout sous le soleil et j’estime que le temps de la vérité a sonné quel que soit le prix à payer.  

 

Parler de ta mort n’a pas pour but une quelconque revanche car de cela, tu nous avais  mis en garde avant ton repos. Le plus bel exemple est le fait que tu as pardonné à ton meurtrier avant de t’éteindre, refusant de nous donner son nom.

 

Papa, maintenant que tu es au ciel, insiste auprès de Dieu pour qu’il se penche un peu plus sur le sort de la République Centrafricaine.

 

Tu ne manqueras pas aussi de transmettre mes filiales salutations à maman Joséphine et à maman Micheline.

 

Papa je t’aime

 

Ton fils Dieu-Merci Lazare N’DJADDER-KANGANG

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 04:11

 

 

Bokassa 1er

 

 

 

Tanguy Berthemet Le Figaro 28/05/2010 | Mise à jour : 21:53

REPORTAGE - Cinquante ans après l'indépendance, dans un pays rongé par la misère, les habitants sont gagnés par la nostalgie de «l'empereur».

A première vue, c'est un amas de ferraille dont surgissent quelques morceaux de bois. Il faut se pencher pour distinguer la carcasse d'un siège. Les derniers vestiges du trône de Bokassa Ier, empereur de Centrafrique, achèvent de pourrir dans l'herbe humide.

Au-dessus d'eux, la grande silhouette de la salle Omnisport ne vaut guère mieux. De ce gymnase, cadeau de la France giscardienne, il ne reste que des murs de béton et, dans le toit effondré, les conduites de la climatisation qui pendent dans le vide. Plus rien ne subsiste des fastes grand-guignolesques du couronnement, le 4 décembre 1977. Le maréchal-président à vie Bokassa avait pourtant vu grand, engloutissant une année du budget de l'État dans la fête. Une partie des fonds était allée aux prisons, pour y entasser les derniers opposants.

Geneviève contemple l'Omnisport de loin, sans vraiment y prêter attention. «Avant, ça marchait. C'était bien», glisse-t-elle. À Bangui, la capitale, la phrase revient comme une ritournelle. L'eau courante, l'électricité et les services de base ne sont plus, bien souvent, que des souvenirs «d'avant ».

Geneviève a 50 ans ; elle en paraît quinze de plus. Marchande des rues, elle est née quelques jours avant l'indépendance et a vu lentement son pays s'effondrer, pour devenir l'un des plus pauvres du monde. «Avant c'était bien, quand Bokassa était président», répète-t-elle. Ces deux dernières décennies, elle les a passées à errer d'un point à l'autre de Bangui à la recherche d'un abri, avant de se fixer à Guitangola, une banlieue. En fait, Guitangola, à 7 km du centre, a tout d'un gros village avec ses maisons en torchis, des toits de tôle et ses champs étriqués. Ici, l'électricité est restée un projet. La compagnie nationale s'est contentée de poser les poteaux. Le quotidien de Geneviève, ce sont ses lampes à pétrole et sa famille : dix enfants et quatre adultes, tous chômeurs. Ils traînent ou ils prient. En ce jour, leurs prières vont à Céline. La gamine, 4 ans, se meurt dans la maison voisine. «Elle a une anémie, mais on ne peut pas payer pour le traitement», se lamente son père, Casimir Imasamba. «Quand Bokassa était là… », enchaîne-t-il à son tour.

Or, diamants, uranium… et misère 

Aujourd'hui, le drame est devenu routinier. Le pays affiche des statistiques effroyables, médiévales : 176 enfants sur 1 000 meurent avant l'âge de 5 ans ; en vingt ans, l'espérance de vie s'est effondrée - elle n'est plus que de 39 ans. Sur les décombres du système de santé, les marabouts et autres guérisseurs ont prospéré. Dans sa maison, Jean Nganga, «grand sauveur », affirme recevoir dix patients par jour. Son fétiche, il l'assure, est redoutable. «Je mets une potion secrète dans les yeux du malade. Alors il peut voir le sorcier qui lui veut du mal. Alors on l'arrête et on le livre à la police. Et le malade guérit.»

Les archives des premières heures d'une colonisation particulièrement brutale débordent de ce genre d'histoires. La Centrafrique, née d'un accident de l'histoire, était certes mal partie. Mais ce pays, de la taille de la France et de la Belgique pour à peine plus de 4 millions d'habitants, avait des arguments : de l'or, des diamants, de l'uranium, du bois… Dans son vaste salon climatisé, l'ancien premier ministre Martin Ziguélé reconnaît les torts d'une classe dirigeante avide de pouvoir et d'argent. «Il serait difficile de nier nos responsabilités.» Une autocritique rare. L'ancien président Ange-Félix Patassé, chassé du pouvoir en 2003 par l'actuel chef d'État, s'y refuse. De sa décennie de pouvoir, marquée par des mutineries militaires et des pillages qui ont achevé d'enfoncer le pays, «AFP», comme on le surnomme, ne retient qu'une chose : «J'ai apporté la démocratie. » Rentré d'exil forcé il y a peu, Patassé n'a d'yeux que pour le prochain scrutin général, un temps prévu en juin mais reporté sine die. «Je ne voulais pas revenir. Mais une nuit j'ai entendu une voix. C'était Dieu. Il m'a convaincu de reconquérir la présidence», dit-il sans un sourire.

Henri Bolanga, conseiller du président François Bozizé, se veut un peu plus rationnel. «Il y a eu des efforts de faits», martèle-t-il. La grande victoire du gouvernement est d'être parvenu à payer régulièrement ses fonctionnaires, qui cumulent malgré tout toujours 40 mois d'impayés. Mais, au Nord, des rébellions qui ressemblent plus à des jacqueries qu'à des véritables mouvements insurgés ravagent les provinces depuis quatre ans. Désormais, la moitié du territoire échappe au pouvoir central.

«L'histoire de la Centrafrique est celle d'un État en faillite. Ce n'est pas un État failli, comme d'autres pays, c'est un État fantôme », analyse un haut fonctionnaire international. La France, comme si elle prenait acte de son impuissance, s'est peu à peu retirée de ce symbole de la Françafrique, ne laissant sur place qu'une poignée de coopérants et de militaires.

Mathieu Gbakpoma ne va pas jusqu'à regretter l'époque coloniale. Mais l'éphémère ministre des Mines de Bokassa se surprend à plonger dans une sombre nostalgie. «Le président Bokassa n'était pas toujours bon, c'est vrai, sourit-il. Mais c'était un grand bâtisseur, il a tout construit à Bangui. Bien sûr, il n'y avait pas beaucoup de liberté. Mais c'était surtout les hommes politiques qui allaient en prison. Pour les autres c'était bien…»

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 03:49

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 27 Mai 2010 15:59

« Nous ne comprenons plus les raisons de la hausse des prix de denrées alimentaires dont les boissons alcoolisées, et sommes prêts à manifester pour la réduction de ces prix ».

C’est la substance des réactions ce jeudi 27 mai 2010 sur Radio Ndeke Luka, des consommateurs des boissons alcoolisées fabriquées et mises en vente par la brasserie Motte Cordonnerie en Afrique (MOCAF) de Centrafrique.

Ils réagissent suite à la hausse des prix des produits « Mocaf » et « Castel » qui passent respectivement de 500 francs (0,76euros) à 550 francs CFA (0,83 euros et de 550 à 600 francs CFA (0,91 euros).

Selon les responsables de la brasserie MOCAF, interrogés par Radio Ndeke Luka, la montée de ces prix s’explique par la récente hausse du prix des produits pétroliers dans le pays.

Pour certains grossistes, au micro de Radio Ndeke Luka, ils ne font que subir la pression de la brasserie et la situation risque de baisser considérablement leurs chiffres d’affaires.

Quant à maître Thierry Ngoalesso, président de l’Observatoire des Consommateurs Centrafricains, il était judicieux que MOCAF, associe les consommateurs dans la prise d’une telle décision pour l’intérêt général.

D’après nos sources, l’unique brasserie de fabrication de bière en Centrafrique qu’est MOCAF, fait en moyenne des recettes journalières de l’ordre de 200 000 000 de francs CFA (environ 304,898 euros), pour une masse salariale d’environ 13 000 000 (environ 19,818 euros).

Signalons que le personnel avait observé, en mars 2010,  un arrêt de travail pour revendiquer un réaménagement de ses conditions de travail.

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 18:08

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Mai 2010 13:20

« Le ministre d’Etat Cyriaque Gonda, ne fait aucunement l’objet d’une mesure, ni de restriction, ni de poursuite judiciaire en République Centrafricain. Il s’agit d’une incompréhension de la police qui n’a pas bien fait son travail, et lui demandons pardon pour l’erreur ».

 

Ces propos sont tenus ce vendredi 28 mai 2010, sur Radio Ndeke Luka, par Fidèle Ngouandjika, ministre et porte parole du gouvernement centrafricain.

Il réagit suite à l’interdiction de sortie de l’ex ministre Gonda, en partance le jeudi 27 mai, sur Paris, et qui s’est vu confisqué son passeport par la police.

 

Le ministre Ngouandjika demande à son ancien collègue de se rapprocher du procureur de la République Firmin Féïndiro, pour le retrait de son passeport, afin de quitter prochainement le pays.

 

C’est la 3ème interdiction de voyage des hommes politiques pour l’année en cours. Martin Ziguélé président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafrique (MLPC) et Charles Armel Doubane ancien ministre de l’éducation nationale en ont déjà été victimes.

 

NDLR : Les circuits de restitution des passeports confisqués à la police des frontières à l’aéroport Bangui Mpoko sont visiblement à géométrie variable. Dans le cas de Martin Ziguélé, il a été remis au domicile de sa mère. Pour Gonda, il doit aller le chercher chez le procureur de la République. C’est vraiment un pays de fou. Qu’est ce qui fait qu’on empêche d'abord les gens de voyager sous le prétexte que c’est à cause des instructions des autorités supérieures et après, le gouvernement présente des excuses et fait son mea culpa. C'est trop facile. Cela fait vraiment république bananière et discrédite complètement le régime dictatorial et sanguinaire de Bozizé mais il n’en est pas à un discrédit près.  

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 12:32

 

 

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Kabongo 27 Mai 2010 Africa Info (Douala)

Le Ministre du Commerce, ministre résident du Haut Mbomou Emilie Béatrice Epaye s'est entretenue le 26 mai avec la représentante spéciale du secrétaire général de l'Onu Sahle Zewde Work, patronne du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (Binuca).

Principal sujet au menu, la présence et les exactions de la LRA sur le territoire national. Ce qui aggrave les souffrances des populations.

Selon une source proche de ce département ministériel, c'est sur invitation du Ministre que la représentante spéciale du secrétaire général de l'Onu est venue pour qu'ensemble, elles puissent examiner la situation dans le Haut Mbomou au lendemain de la promulgation par le président Barack Obama de la loi sur le désarmement de la Lord Resistent Army (LRA). Et surtout, discuter de la présence des rebelles de Joseph Kony dans cette partie du pays et voir ce que le système des Nations Unies peut apporter comme solutions.

« Elle m'a fait part de sa préoccupation que nous partageons d'ailleurs », a timidement lancé Sahle Work au sortir de l'audience.

« Depuis que nous sommes au courant de la souffrance de ces populations, nous apportons notre aide à travers les différentes agences », a-t-elle ajouté

« Il y a plusieurs interventions. Les agences concernées travaillent et pour les déplacés internes et pour les réfugiés. Le Pam et le Hcr sont toujours présents sur les lieux » a dit Mme Zewde Work.

A l'en croire, ce phénomène de la LRA préoccupe les Nations Unies au plus haut niveau. « Très bientôt, a-t-elle déclaré, nous allons nous concerter avec les missions des Nations Unies présentent dans toute la sous région pour essayer de voir ce que nous pouvons faire ensemble à travers une meilleure collaboration et un meilleur échange d'information pour pouvoir juguler ce problème qui en est vraiment un en République Centrafricaine »

Par ailleurs, le collectif d'action contre les rebelles de la LRA en Centrafrique, dans un communiqué de presse parvenu ce jour à l'agence Ai, a appris avec soulagement la promulgation de la loi, par le Président des Etats Unis d'Amérique Barack Obama, appuyant le désarmement de la LRA de Joseph Kony et souhaité par la même occasion que les rebelles soient traqués et le responsable traduit en justice.

NDLR : Bozizé qui se dit général d'armée n'a jamais mis pieds dans les zones martyrisées par la LRA pour compatir avec les innocentes populations meurtries. Il a soustraité sans grand succès la sécurité dans le Sud Est du pays à l'armée ougandaise.

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 12:30

 

 

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BANGUI 28 mai (AFP) -  Un ex-ministre centrafricain, Cyriaque Gonda, a été empêché jeudi de quitter la Centrafrique pour la France où il devait se rendre pour raisons de famille et de santé, selon un membre de son parti, ce que le gouvernement a qualifié vendredi "d'incident".

M. Gonda, président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN, majorité) limogé en avril de son poste de ministre de la Communication, "devait se rendre jeudi en France à bord du vol régulier d'Air France" pour y rejoindre "son épouse qui a accouché il y a trois semaines" et "honorer un rendez-vous pour le 1er juin avec son médecin", a déclaré Daniel Nzéwé, président de la jeunesse PNCN.

Après les formalités, le commissaire de l'aéroport a pris "son passeport et son billet, au motif qu'il a reçu des ordres des plus hautes autorités centrafricaines interdisant à M. Gonda de voyager, et que celui-ci devrait attendre qu'il prenne contact avec ces autorités", a expliqué M. Nzéwé.

Sur décision de la police, les bagages de M. Gonda ont été débarqués de l'avion, qui a quitté Bangui sans lui, a-t-il ajouté.

"C'est un incident. Cela va être réparé", a assuré vendredi le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Fidèle Gouandjika.

"Cet incident est lié à une vérification policière. Parce que selon la police, étant haut cadre de l'Etat et ancien membre du gouvernement, M. Gonda doit présenter une autorisation de sortie, notamment un ordre de mission. Ce qui n'a pas été le cas", a ajouté M. Gouandjika, sans plus de détails.

M. Gonda, considéré comme un proche du président François Bozizé, n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

Les arguments du gouvernement ont néanmoins été battus en brèche par son parti: M. Gonda "n'étant plus en fonction, il voyage avec son passeport ordinaire. (...) Il s'agit d'un prétexte qui ne tient pas", a assuré Daniel Nzéwé .

Le 8 mai, l'opposant Martin Ziguélé, qui fut Premier ministre de 2001 à 2003, avait été empêché de prendre l'avion à Bangui pour Cotonou par la police, officiellement dans le cadre d'une "simple vérification faite par la police de l'air et des frontières".

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 04:51

 

 

cyriaque

 

Bangui 28 mai (C.A.P) – L’ancien ministre d’Etat chargé de la communication et de la réconciliation nationale porte parole du gouvernement Cyriaque Gonda a été empêché d’embarquer hier jeudi matin sur le vol d’Air France devant quitter Bangui pour Paris comme il y a quelques jours ce fut le cas de Martin Ziguélé avant que son passeport retenu dans un premier temps ne soit restitué au domicile de sa mère 48 huit heures après.

Aucune raison n’a été officiellement avancée par les autorités ni politiques ni administratives pour justifier cette mesure. Au cours des formalités de police à l’aéroport Bangui Mpoko après l’enregistrement de ses bagages que le passeport diplomatique de Cyriaque Gonda a été confisqué et on lui a signifié qu’il ne pouvait embarquer sur le vol.

Président du parti politique PNCN qui appartient pourtant à la majorité présidentielle, l’ancien ministre d’Etat est brutalement confronté aux réalités du régime dictatorial, arbitraire et sanguinaire du général président dont il était encore il n’y a pas si longtemps un idéologue et un très proche collaborateur. Cette idylle appartient désormais au passé. Dure dure semble être maintenant la chute.

Bien que limogé du gouvernement, son parti le PNCN a récemment voté à l’Assemblée nationale avec le KNK la loi anticonstitutionnelle prorogeant le mandat de Bozizé. De même lors des assises de son parti, Cyriaque Gonda a toujours donné des gages de loyauté à Bozizé, lui déclarant son indéfectible soutien à l’élection présidentielle. Mais Bozizé et son KNK considèrent désormais Cyriaque Gonda et son frère député comme des opposants.

En empêchant Cyriaque Gonda de voyager, comme s’il était un vulgaire opposant, Bozizé vient de franchir une étape de plus dans sa volonté de régler les comptes de ses anciens compagnons politiques. Il a toujours vu d’un mauvais œil que ceux-ci, au lieu de militer  franchement  au sein de son parti le KNK, préfèrent créer à part leur parti politique, ce qu’il interprète comme des individus animés de volonté de rivaliser avec lui et l’affronter un de ces quatre matins pour le fauteuil présidentiel. Cyriaque Gonda a ainsi goûté à l’affreux visage du calamiteux régime de Bozizé. Puisse-t-il en tirer quelque enseignement !    

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 04:17

 

 

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Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Réseaux d'information régionaux intégrés (IRIN)


NAIROBI, 27 mai 2010 (IRIN) - Des milliers de personnes déplacées de leurs foyers en République centrafricaine (RCA) ne peuvent être atteintes par les travailleurs humanitaires en raison de l'insécurité causée par la Lord Resistance ougandais de l'Armée (LRA) et d'autres milices armées, a dit une fonctionnaire de l’ONU.

"Les principaux défis humanitaires liés à la protection civile et l'accès humanitaire", Jean Sébastien Munie, chef du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en RCA, a expliqué à IRIN. "Il ya des poches de conflit."

Au moins 20.000 personnes ont fui leurs maisons dans les régions du nord et du sud-est depuis Janvier, portant le nombre total de personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) dans le pays à environ 180.000, a déclaré Munie.

Les attaques de la LRA ont déplacé 12.000 personnes au cours des six dernières semaines dans la préfecture de Mbomou. Mbomou se trouve au nord de la région touchées par la LRA Uele en République démocratique du Congo (DRC.

«Les gens ont vidé les villages dans le sud le long de la frontière entre la RDC et cherchent refuge dans les grandes villes", a ajouté Munie.

Malgré les opérations anti-LRA conjointement par les gouvernements du Soudan, l'Ouganda et la RDC, la LRA, qui a éclaté en plusieurs groupes, a continué à brutaliser et enlever des civils.

Munie dit que les attaques de la LRA ont directement touché environ 25.000 personnes en République centrafricaine au sud-est, y compris les personnes nouvellement déplacées, anciens déplacés et réfugiés de la RDC. «La présence de rebelles de la LRA est de quitter les résidents qui n'ont pas ou l'accès [] précaire pour les domaines", a-t-il ajouté. "Il s'agit d'un souci humanitaire.

Les Nations unies pour l'enfance (UNICEF) ont réitéré les dangers dans l'est et le nord, en [20 rapport de mai

http://www.reliefweb.int/rw/RWFiles2010.nsf/FilesByRWDocUnidFilename/VDUX-85MLPF-full_report.pdf/ $ File / full_report.pdf ].

"Fournissent l'aide à la région du Nord reste limité en raison des affrontements entre groupes armés et les forces gouvernementales ainsi qu'entre les éleveurs et les populations locales, il ya aussi un risque permanent de banditisme routier», il a déclaré.

Récemment, le gouvernement centrafricain déployé quelque 250 soldats pour protéger les populations déplacées et les convois humanitaires de la LRA.

La pression des États-Unis

La LRA a terrorisé les civils dans la région depuis plus de deux décennies. Le 24 mai, le président américain Barack Obama a promulgué la loi sur le désarmement de la LRA et l'Ouganda du Nord Recovery Act de 2009, qui exige que les États-Unis pour développer une stratégie globale et multilatérale pour protéger les civils en Afrique centrale contre les attaques de la LRA et prendre des mesures pour arrêter définitivement les rebelles «la violence. Il invite également les États-Unis à accroître l'aide humanitaire aux pays touchés par la LRA.

groupes de droits de dire [ http://www.hrw.org/en/news/2010/05/24/us-act-end-lord-s-resistance-army-violence-central-africa ] Obama devrait mettre en œuvre rapidement la législation.

"Si rien n'est fait, la direction de la LRA continuera de tuer et d'enlever toute l'Afrique centrale, menaçant la stabilité dans quatre pays et risque de compromettre le référendum au Sud-Soudan. La LRA est une menace manifeste pour la paix et la sécurité internationales", a déclaré John Prendergast, co-fondateur du projet Enough. "Les Etats-Unis est désormais chargé de diriger un effort mondial pour mettre fin à cette menace une fois pour toutes."

Alors que la menace de la LRA a considérablement diminué dans le nord de l'Ouganda, il y a un 350.000 personnes déplacées dans les zones touchées par la LRA en RDC, et des milliers d'autres en République centrafricaine et le Sud-Soudan, a noté un [25 mai déclaration http://www.usaid.gov/press/speeches/2010/ty100525.html ] Par l'administrateur américain adjoint pour l'Afrique Moore Franklin.

La violence en RCA a également entraîné des retards dans les élections. Le 29 avril, le président centrafricain François Bozizé CAR reporté les élections nationales prévues pour le 16 mai à une date encore non annoncées. «Ce retard est principalement dû aux activités des rebelles [] et le manque d '[une] liste précise des élections. Trois semaines à compter de la date de vote," a dit un humanitaire et le développement de partenariat pour l'équipe Bulletin 26 avril au 3 mai.

[http://www.reliefweb.int/rw/RWFiles2010.nsf/FilesByRWDocUnidFilename/SKEA-85FGPU-full_report.pdf/ $ File / full_report.pdf ]

Parlement de la RCA ont voté pour prolonger Bozizé terme, à échéance le 11 Juin jusqu'aux élections.

Accès

Selon Munie d'OCHA, l'accès humanitaire dans la région extrême nord-est de Birao demeure très faible. OCHA récemment consulté Birao, en compagnie d'une mission de DDR dans la Communauté économique des escorte centrafricaine forces des États, six mois après sa dernière mission. La région avait été coupé par des bandits et des groupes armés, at-il dit. Deux expatriés ont été enlevés en Novembre 2009 et publié en Mars.

Birao est l'un des domaines dans lesquels la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a

[ http://www.un.org/en/peacekeeping/missions/minurcat/mandate.shtml # ] Été autorisé à prendre toutes les mesures nécessaires pour améliorer la sécurité.

Toutefois, le Conseil de sécurité le 25 mai voté le retrait de la mission avant le 31 Décembre. Plus tôt, deux renouvellements techniques (résolution 1913 du 12 Mars de renouveler le mandat de deux mois, et la résolution 1922 du 12 mai pour deux semaines) ont été réalisés.

Le personnel militaire de la MINURCAT sera réduit à 2.200 - 1.900 au Tchad et 300 en République centrafricaine - avec le retrait initial devrait être mis en œuvre avant le 15 Juillet. En date du 28 Février, la MINURCAT avait 3.814 personnels en uniforme, y compris 3 351 soldats, 24 observateurs militaires et 259 officiers de police.

Tchad sera responsable de la sécurité des réfugiés et personnes déplacées à l'Est, avec des évaluations mensuelles de la situation il ya la protection des civils. La MINURCAT a été créée en 2007 en réponse à des tensions autour de milliers de réfugiés du Darfour et déplacés tchadiens et centrafricains et les attaques transfrontalières.

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 21:26

 

 

liasses de CFA

 

 

Bangui, 27 mai (ACAP)- L’Ambassadeur de France à Bangui, Jean-Pierre Vidon et le ministre des Finances et du Budget, Albert Besse, ont signé trois accords relatifs à l’annulation des dettes bilatérales à hauteur de 5.140.000 millions euros soit environ 3.400.000 F Cfa, mercredi 26 mai 2010, à Bangui.

Selon le diplomate français, Jean Pierre Vidon, les 3,54 millions d’euros correspondent à la mise en œuvre effective par la France de son engagement dans le cadre de l’accord passé au sein du club de Paris le 15 septembre 2009.

 « La différence entre le montant global et celui-là qui correspond à 1.600.000 euro représente une annulation de dette bilatérale additionnelle que la République Française à décider d’accorder à titre exceptionnelle à la République Centrafricaine », a ajouté Jean Pierre Vidon, le diplomate.

Le ministre centrafricain, Albert Besse a signifié que cette signature marque l’engagement de la France dans sa contribution exemplaire suite à l’objectif d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE dans la perspective de la lutte contre la pauvreté et de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement.

 « Ce geste si encourageant nous rappelle notre devoir de renforcer le département des Finances du Budget à mettre en place une stratégie à court, moyen et long terme de restructuration de nos dettes », a déclaré le ministre Albert Besse.

Il convient de rappeler qu’en mars 2007, la République Centrafricaine a été déclaré éligible à l’initiative pour les pays Pauvres très Endettés (PPTE). Initiative conçue pour apporter une assistance exceptionnelle au pays afin de l’aider à réduire le poids de la dette extérieure.

 

 

 

NDLR : C'est malheureusement un mauvais signal donné à Bozizé qui prendra cela pour une prime à sa prédation. Il faut que la France lui formule certaines exigences notamment qu'il arrête de piller le trésor en soutirant comme il le fait, des milliards de F CFA des caisses pour sa propagande politique et son KNK et qu'il cesse aussi  d'être ordonnateur et comptable des fonds publics et de présider le comité de trésorerie. 

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