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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 23:47

 

 

 

 

 

Lambert Zokoezo

 

 

 

C’est un hommage mérité que je me fais le devoir de rendre aujourd’hui non seulement à l’avocat le plus ancien du Barreau  Centrafricain, mais aussi et surtout à un praticien du droit qui, depuis 1961 a consacré sa vie au service de la justice, des libertés et des droits de l’homme.

 

 Un demi- siècle : tout un symbole.

 

 ZOKOEZO est  dans la lignée  de nos doyens HIRSCH et SOUQUET.

 

 Mais ZOKOEZO n’était pas seulement un diseur de droit. A sa manière il était aussi un faiseur de nation.

 

Au plan national, tout le monde connait sa contribution pour la création du Barreau Centrafricain, de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’homme, de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme  dont il était le fondateur, sa participation aux luttes des Forces démocratiques pour les changements politiques en RCA au début des années 1990 et  récemment au sein du Conseil National de  Transition.

 

 J’ai particulièrement le devoir de porter un regard sur la dimension internationale de Maître ZOKOEZO, dimension ignorée par ses compatriotes.

 

 Pour avoir été à ses côtés dans la plupart des conférences, congrès, symposiums, colloques à l’étranger, j’ai conscience que c’est sur mes épaules que repose la responsabilité de faire connaître le sens de son combat car, ZOKOEZO était un pèlerin infatigable de la liberté et de l’espérance.

 

 Il était le premier avocat centrafricain à représenter ses confrères dans des instances internationales d’avocats avant la création de notre jeune Barreau.

 

 Déjà, du 21 au 24 Mai 1980, il avait participé à la création de l’Union Interafricaine des Avocats (UIAA) à DAKAR.

 

 Du 13 au 16 Janvier 1988, il avait participé au 2e Congrès de l’UIAA à Libreville où après avoir brillamment contribué à la modification des statuts de cette organisation continentale, il avait été élu Vice-président pour l’Afrique Centrale.

 

 Du 11 au 13 Juillet 1987,  plus de 150 Avocats de l’Afrique Centrale s’étaient retrouvés à Brazzaville pour créer l’Union des Avocats de l’Afrique Centrale (UNAAC). Trois Avocats Centrafricains étaient présents : Lambert ZOKOEZO, ZARAMBAUD ASSINGAMBI et Nicolas TIANGAYE.

 

 C’est Maître ZOKOEZO qui était le Chef de notre Délégation. Je me souviens encore de mon complexe de jeune avocat face à cet aéropage d’anciens et  talentueux avocats venus de l’Afrique Centrale et de l’Afrique de l’Ouest. Mais c’est ZOKOEZO qui avait réussi à me convaincre de présider la Commission des Droits de l’Homme dans laquelle siégeaient des sommités du droit comme Maître KAMANDA WA KAMANDA du ZAÏRE, Ancien Ministre des Affaires Etrangères de son pays et Ancien Secrétaire Général adjoint de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), ainsi que le Bâtonnier Robert DOSSOU actuel Président de la Cour Constitutionnelle du BENIN.

 

 Je mesure à sa juste valeur le rôle que Maître ZOKOEZO avait joué dans mon engagement pour le combat pour la justice, les libertés et les droits humains.

 

 Très tôt, il avait pris conscience que l’avocat centrafricain doit être au centre des changements qui se dessinent partout sur notre continent, des changements qui ne sont pas l’écho naturel des bouleversements intervenus sous d’autres cieux, mais également et surtout l’expression des propres aspirations du peuple Centrafricain à la liberté et à la démocratie.

 

 De ce strict point de vue, Maître Lambert ZOKOEZO a été un pionnier.

 

 Il a été membre individuel de l’Union Internationale des Avocats dont le siège est à Paris.

 

 Il avait noué des contacts très étroits avec la Commission Internationale des Juristes dont le siège est à Genève et dont l’ancien Conseiller juridique, notre ami commun le Sénégalais ADAMA DIENG vient d’être nommé Conseiller Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour la prévention du génocide.

 

 J’ai encore en souvenir  notre participation à la première Conférence mondiale des Nations Unies sur les Droits de l’Homme à Vienne en Autriche.

 

 Et puis Lambert ZOKOEEZO affectionnait les réunions de la Conférence Internationale des Barreaux de Tradition Juridique Commune (CIB) qui se tenaient partout dans les pays Francophones.

 

 C’est au cours de la réunion de la CIB tenue à Abidjan du 13 au 15 Décembre 1989, qu’ayant reçu un coup de fil de Bangui, j’étais venus dans sa chambre d’hôtel lui annoncer une triste nouvelle : le décès de son ami et frère le Procureur Général près la Cour Suprême Marcel MBAY. Il était très affligé et très triste pendant tout notre séjour.

 

 Ironie du sort, le Secrétaire Général de la CIB depuis sa création en 1985, le Bâtonnier MARIO STASI, son ami, mon ami, nous a aussi quitté le 03 Novembre 2012, une semaine jour pour jour avant le décès de Lambert comme s’il allait se préparer à le recevoir à  l’Orient Eternel, lui qui nous répétait inlassablement que « la souffrance n’ayant pas de patrie, la défense ne saurait avoir de frontière ».

 

 Alors, je vais dire un mot avant de finir.

Ce n’est pas seulement une grande figure  du Barreau Centrafricain que nous avons perdu. C’est aussi et surtout un précurseur emblématique qui a beaucoup œuvré pour la démocratie et les Droits de l’homme dans son pays et à l’étranger et dont la dimension dépasse les frontières de la RCA.

 

 Nos amis communs ne cessent de m’appeler de plusieurs pays pour exprimer à sa famille leur compassion.

 

 Lambert, une semaine avant ta disparition, j’e t’avais téléphoné pour avoir des nouvelles de ta santé. Rien ne présageait que tu allais nous quitter.

 

 D’ailleurs, nous nous étions donnez rendez- vous pour le mois de Décembre 2012 où je t’avais fait la  promesse de venir te voir comme j’avais l’habitude de le faire lors de mes passages à Paris. Hélas, la volonté divine a décidé autrement. Que le nom du Tout-Puissant soit béni.

 

 Maintenant que la porte du destin a fini par se refermer, que retenir de l’illustre disparu ?

 

J’ai la faiblesse de dire avec Antoine de RIVAROL que « le temps est comme un fleuve. Il ne remonte jamais vers sa source », et de conclure avec FLAUBERT que « l’homme n’est rien, c’est l’œuvre qui est tout ».

 

 Lambert mon Cher Confrère et mon Cher Grand frère, tu peux partir en paix, car tu as laissé une œuvre impérissable : tu as semé l’idée selon laquelle il n’y a que la liberté qui soit première et Victor HUGO nous a appris que « rien n’est plus redoutable qu’une idée qui vient en son temps »

 

 

 Et enfin, Lambert, tu as été un Maître et un Maître se reconnait à la qualité de ses disciples et à la postérité de son œuvre.

 

 Là où tu es, tu peux être fier de voir la postérité continuer ton œuvre.

 

 Et les continuateurs sont déjà :

 

-     MOROUBA, MOUTE, PANDA, DOUZIMA, GBIEGBA et tant d’autres encore.

 

 Alors, et alors seulement Lambert, tu n’auras pas vécu pour rien.

 

 

 

                                      Bangui le 23 Novembre 2012

 

 

 

 

                                      Maître Nicolas  TIANGAYE

 

                                      Avocat à la Cour

Ancien Bâtonnier de l’Ordre

Ancien Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH)

Ancien Vice-président de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 15:54

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

Sibut: Le préfet de Bambari victime d’une attaque

 

Sibut, 24 novembre (RJDH) –Le  préfet de la Ouaka (centre),  Marthe Lydie Yangba, a été blessé par balle, dans la nuit de vendredi à samedi 24 octobre,  par une bande armée non identifiée, à  20 kilomètres de la ville de Sibut (centre). La victime  était à bord de son véhicule de fonctions, avec son chauffeur qui lui aussi a reçu une balle, mais son aide de camp est quant à lui porté disparu.

 

D’après une source proche de la préfecture de Bambari, jointe par le RJDH ce samedi,  Marthe Lydie Yangba, était venue à Bangui pour une mission qui l’a conduite en Chine. C’est une fois rentrée de Chine, alors qu’elle regagnait son poste qu’elle a été attaquée.

 

« Nous avons appris qu’elle a reçu une balle au bas-ventre et au niveau du bras gauche. Ces bandits ont tiré à bout portant sur le véhicule  afin de contraindre le  conducteur à s’arrêter. Une équipe de la préfecture est dépêchée ce matin  à Sibut, où la victime est hospitalisée,  pour s’enquérir de la situation », a-t-elle expliqué.

 

La même source affirme que le garde du corps du préfet qui se trouvait dans le même véhicule au cours de l’attaque est en ce moment porté disparu. Jusqu’à présent, l’identité des personnes qui ont perpétré cette attaque n’est pas connue.

 

Le 15 septembre dernier, les villes de Sibut et de Damara, ont été le théâtre d’une attaque d’un groupe de dissidents de l’ancienne rébellion de la Convention des patriotes pour la paix et la justice.

 

 

 

 

NDLR : Mme le préfet de la Ouaka serait actuellement admise à l’hôpital de l’Amitié de Bangui où on craint qu’elle ne soit amputée d’un bras si elle n’est pas rapidement évacuée vers un hôpital plus équipé en Europe. Selon des informations parvenues à la rédaction de Centrafrique-Presse d’une source bien informée ayant requis l’anonymat, Mme Marthe Yangba aurait eu à faire à des hommes armés très déterminés qui auraient clairement affirmé leur intention de tout faire pour empêcher les festivités du 1er décembre prochain prévues à Bouar. Toujours selon nos informations, ces rebelles seraient en réalité certains Tchadiens déserteurs de la garde présidentielle de Bozizé qui avaient pris le large avant même le retrait des éléments tchadiens de sa protection retirés par le président tchadien.  

 

 


 

Bangui : La France salue le soutien de la RCA dans la lutte contre la peine de mort

 

Bangui, 24 novembre (RJDH)–La représentation de la République française en Centrafrique a adressé ses félicitations aux autorités centrafricaines pour leur soutien à la résolution appelant à un moratoire sur la peine de mort, en vue de son abolition universelle, soumise par la France et adoptée par la 3ème commission de l’Assemblée générale des Nations-unies, le 19 novembre 2012.

 

Le document indique que « la France salue cette adoption et se réjouit du soutien grandissant qu’enregistre le combat contre la peine de mort au sein de la communauté des nations. Elle remercie tout particulièrement la République centrafricaine, le Niger, le Soudan du Sud et la Tunisie qui ont rejoint la majorité des États appelant à la mise en place d’un moratoire ».


D’après le communiqué, cette adoption encourage la France à poursuivre ses efforts en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort avec ses partenaires, en particulier à travers la campagne mondiale lancée officiellement par M. Laurent Fabius le 9 octobre 2012 à Paris, quelques jours après l’événement organisé conjointement avec le Bénin en marge de l’Assemblée générale des Nations-unies à New York.

 

Il s’agit d’un texte présenté par la France et 90 États. Il a recueilli le soutien de la majorité des États membres.

 

En République centrafricaine, sans avoir été abolie, la peine de mort n’est pas appliquée depuis plus de trois décennies. Les défenseurs des droits de l’homme, militent toujours pour son abolition.

 

 

 

 

Bangui : L’insalubrité dans la ville fait des victimes

 

Bangui, 24 novembre (RJDH)–Entre  les 21 et 24 novembre, un enfant de quatorze ans et une femme d’une quarantaine d’années, ont été mordus par des serpents. La première morsure a eu lieu sur l’avenue des Martyrs, et la seconde  au quartier combattant (8ème arrondissement). Ces deux incidents malheureux se sont produits dans zones dominées par de mauvaises herbes.

 

Dans la nuit du 23 au 24 novembre,  une femme a été mordue par un serpent puis piquée par un scorpion dans  des hautes herbes qui envahissent les ruelles dans le quartier Bédé-Combattant, alors qu’elle rentrait d’une visite. Le mercredi dernier, un jeune garçon  de quatorze ans a été également mordu  par un serpent, alors qu’il revenait de l’école.

 

Au quartier Combattant comme dans la plupart des quartiers de la ville de Bangui, des maisons abandonnées ou en  construction, des rues et des concessions inhabitées, sont envahies par de hautes herbes qui abritent des reptiles de tous genres et qui constituent un facteur d’insécurité pour la population.

 

Ces lieux constituent une menace pour  la population surtout la nuit. En plus, des personnes mal intentionnées se cachent dans ces endroits pour agresser les passants à des heures tardives. « Je revenais du travail aux environs de 22 heures, lorsque je voulais traverser la concession  de l’ex-président Patassé au quartier Fouh (4ème arrondissement), deux hommes munis de couteaux m’ont agressé, ils ont emporté mon sac à main », a témoigné Ida Ndoyo, serveuse au restaurant Relais de chasse.

 

A cause de cet incident, les membres du comité de développement ainsi que les habitants de Ngongono2 ont entamé  ce matin le nettoyage de leur quartier, a annoncé le chef de ce quartier Jean-Désiré Koulayom. En dehors de ces morsures, il déplore aussi l’incidence que cet environnement insalubre peut avoir sur la santé de la population.

 

« Le paludisme ne peut pas être éradiqué dans notre secteur, parce que nos quartiers sont salles, dominés par de mauvaises herbes qui nuisent à la santé. Il manque une aération dans la ville», a-t-il regretté.

 

 

 

Bambari : Le vaccin contre la méningite, la tuberculose et la grippe à la portée de la population

 

Bambari, 24 novembre (RJDH)–Une campagne de vaccination contre la méningite, la tuberculose et la grippe en faveur des enfants de zéro à cinq ans et des femmes enceintes, a démarré ce samedi 24 novembre dans les villages et les quartiers situés entre 10 et 30 kilomètres de la ville de Bambari (centre).

 

Ernest Kaltan, chef de la préfecture sanitaire de la Ouaka, a fait savoir que l’objectif de cette campagne est de barrer la route à ces maladies qui sévissent dans la région pendant  la saison sèche.

 

La campagne vise aussi selon lui, à montrer à la population le danger que représentent ces maladies,  si elle ne  reçoit pas le vaccin, en particulier les femmes enceintes et les enfants qui sont les personnes les plus vulnérables.

 

Par ailleurs Ernest Kaltan a précisé que les agents vaccinateurs vont sillonner 1186 quartiers et villages de préfecture de la Ouaka.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 21:49

 

 

 

Gadio.jpg

 

Dakar (Sénégal) 2012-11-23 16:05:51 (APA) - Cheikh Tidiane Gadio, ancien chef de la diplomatie sénégalaise d’avril 2000 à septembre 2009, a estimé vendredi à Dakar qu'il n’y a aucun arrangement possible avec la rébellion congolaise du M23, qui a conquis le 20 novembre dernier la ville de Goma, la capitale stratégique du Nord-Kivu.

« Ce qui se passe à Goma est inacceptable. Aucun compromis n’est possible avec les ces rebelles. Il nous faut tous défendre ce pays et son intégrité territoriale. Convoité depuis 1960 pour ses richesses naturelles, certains veulent aujourd’hui le morceler en plusieurs Etats», a dit le Dr Gadio.

Il s’exprimait au cours d’un point de presse pour présenter son Institut Panafricain de Stratégies, Paix, Sécurité et Gouvernance (IPS), qui sera lancé lundi à Dakar.

Selon le Dr Gadio, défendre la République Démocratique du Congo (RDC), revient à défendre l'Afrique contre des tentatives nouvelles (déjà en cours pour casser la fédération du Nigeria) de morcellements en petits Etats, après le Soudan.

«Si l’Afrique est morcelée, divisée, plongée dans la guerre et les conflits, elle ne pourra pas résister aux grands espaces fédéraux qui se dessinent actuellement. C’est pourquoi, il faut aller vers une fédération africaine car, tant que l’Afrique reste celle de 54 Etats, se nuisant les uns aux autres, elle n’avancera pas».

L’ancien chef de la diplomatie sénégalaise se dit aussi déçu par la lenteur notée dans le déploiement d’une force militaire pour régler la crise malienne. 

« C’est dès les premiers jours de l’occupation du nord Mali qu’il fallait une intervention armée vigoureuse et fulgurante, avant que les islamistes ne maîtrisent les ruelles de cette partie du pays», a indiqué Cheikh Tidiane Gadio.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 21:34

 

 

 

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Libreville (Gabon) 2012-11-23 19:41:10 (APA) - La future compagnie aérienne régionale, Air CEMAC, débutera ses activités dès janvier 2013, a appris APA, vendredi de sources proches du ministère gabonais des Transports.

La décision a été entérinée lors de la réunion des ministres de transports des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui s’est tenue du 16 au 19 novembre dernier à Libreville, a précisé la source.

Cette rencontre avait pour ambition de redynamiser le secteur de transport dans la sous- région.

Les ministres de transports des six pays membres de la CEMAC ont d’ailleurs nommé le directeur général de cette future société aérienne communautaire.

 Il s’agit du Centrafricain Alfred Bouba Dalambaye alors que le poste de président du conseil d’administration a été confié au Gabonais, Etienne Robin Mintsa Mi Owono.

Air CEMAC aura pour principale mission la facilitation de la circulation des biens et des personnes entre les différents États membres.

Le capital de la société est réparti entre les 6 pays, à savoir le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Tchad, à hauteur de 5% des parts pour chacun. 

Elle est également détenue par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) à hauteur de 15%, le groupe Air France-KLM et quelques opérateurs privés détenant les 34% restants.

Le siège de la compagnie aérienne régionale sera basé à Brazzaville, au Congo. 

Elle desservira prioritairement les pays membres de la CEMAC (Gabon, Cameroun, Guinée Équatoriale, Tchad, Congo-Brazzaville, Centrafrique) et se rendra par la suite dans une vingtaine de capitales africaines et six métropoles européennes.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:53

 

 

 

RCA sud Est

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 23 Novembre 2012 16:32

Pour une nouvelle fois, la population nécessiteuse du Haut Mbomou (Extrême est) vient de bénéficier d’une assistance vivrière du Gouvernement Américain. Près de 5000 tonnes de nourritures ont été offerts le 21 novembre dernier aux cantines scolaires d’urgences de cette région centrafricaine. Le don est estimé à plus de 10 millions de dollars américains (soit environs 222 millions FCFA ou 144 milles euros).

Ce don comprend 2070 tonnes de riz, 2000 tonnes de farine de maïs, 490 tonnes de légumineuses, 400 tonnes d’huile végétale et 40 tonnes de CSB (mélange de farine de maïs et de soja enrichi).

C’est l’Ambassadeur des Etats-Unis à Bangui, Lawrence Wholers, qui a remis  ce don, au cours d’une mission à la population de Zémio dans le Haut-Mbomou. Il était accompagné des Représentants du PAM et de COOPI.

Selon le Représentant du PAM, Housainou Taal, « cette contribution du Gouvernement Américain revêt une importance capitale car, elle permet de sauver des vies en apportant une assistance alimentaire d’urgence aux populations victimes des conflits armés et de l’insécurité, notamment du fait des exactions de la part de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) dans le sud-est du pays ».

L’objectif de cette visite conjointe, a consisté à faire le suivi de la mise en œuvre des opérations du PAM dans le sud-est de la République Centrafricaine, une zone affectée par la LRA.

L’Ambassadeur a également visité le camp de réfugiés à Zémio. Il a également assisté aux distributions des repas scolaires dans des écoles primaires et a discuté avec les partenaires et les bénéficiaires.

Cette contribution des Etats Unis permet aux réfugiés congolais et aux enfants des populations déplacées et résidentes de s’inscrire dans les écoles où sont installées les cantines scolaires du PAM.

L’assistance aux cantines scolaires permet d’encourager le retour à l’école des enfants dans les zones affectées par l’insécurité, notamment à Obo, Zémio et Mboki.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:40

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui Etablissement des relations diplomatiques entre la RCA et le Sud Soudan

 

doubane1.jpg

 

Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – La République centrafricaine et le jeune Etat du Sud-Soudan ont décidé d’établir des relations diplomatiques. L’acte a été signé par les ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de ces deux pays auprès des Nations-unies, à savoir Charles Armel Doubane de la RCA et Francis Mading Deng du Sud-Soudan, le mardi 21 novembre à New York.

Le communiqué conjoint signé des deux diplomates et dont le RJDH a reçu une copie, précise que les deux pays se conforment « aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations-unies et aux principes du droit international, notamment sur le respect et la promotion de la paix et la sécurité internationale, l’égalité entre les pays, la souveraineté nationale, l’indépendance, les traités internationaux, l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays ».

D’après le document, les deux pays ont décidé d’établir ces relations au niveau des ambassades, selon les dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961.

Avec la signature de ce document qui marque le début officiel des relations diplomatiques entre la République centrafricaine et le 54ème Etat africain, l’on s’attend, dans un avenir proche, à la nomination d’un Ambassadeur de Centrafrique auprès du Sud-Soudan et d’un ambassadeur sud-soudanais auprès de la Centrafrique.

Avant l’établissement de ces relations diplomatiques, un incident avait provoqué la fermeture temporaire de la frontière entre les deux Etats, le 17 octobre dernier dans le sud-est de la République centrafricaine. Les éléments des Forces armées centrafricaines basés à la frontière avaient saisi des armes de guerre et de la drogue sur des ressortissants sud-soudanais le 10 octobre.

Cette opération avait créé une tension entre les autorités des villes frontalières. Mais la frontière a été rouverte quelques jours plus tard après une réunion entre les autorités locales des régions concernées qui ont réglé l’affaire à l’amiable.

Le Sud-Soudan a proclamé son indépendance le 9 juillet 2011 et devient le 54ème Etat africain. Il a été reconnu par l’Organisation des Nations-unies le 27 juillet de la même année.

 

NDLR : La RCA étant un pays qui partage une frontière avec le Sud-Soudan, il est parfaitement anormal que ce ne soit que maintenant seulement que Bangui établisse des relations diplomatiques avec Juba. C'est caractéristique de la bozizie


 

Bangui : Difficiles conditions d’études

 

classe centro

 

Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – Les conditions d’études en Centrafrique sont précaires depuis le début de la rentrée scolaire 2012-2013. A Bangui comme dans les provinces, les écoles primaires et secondaires éprouvent d’énormes difficultés qui handicapent le bon déroulement des activités académiques. La grève des enseignants contractuels observée depuis trois semaines vient aggraver la situation.

Après la tentative malheureuse de négociation entre le ministère de l’éducation et le collectif des enseignants contractuels, ceux-ci ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève jusqu’à une solution favorable, c’est-à-dire que le gouvernement donne son accord de principe pour leur intégration dans la fonction publique.

« Le ministère nous a fait savoir que nous sommes pris en compte par la fonction publique au mois d’octobre. Mais aucun papier ne justifie cette affirmation. C’est ce qui nous a beaucoup plus choqué parce qu’on se croyait déjà intégrés, alors que c’était un faux espoir », a expliqué un enseignant contractuel qui a requis l’anonymat.

Les enseignants contractuels, représentés en majorité dans les établissements primaires, ont suspendu les enseignements pour se faire écouter. « D’après la ministre de l’éducation, chargée de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Annie Gisèle Nam, notre intégration est prévue dans la loi des finances 2013. Ainsi, nous n’allons reprendre les activités que si la promesse se réalise », a fait savoir un autre membre du collectif.

A Boali (sud-ouest), l’Association des parents d’élèves (APE), de l’école mixte de Bouboui, située à 45 kilomètres de Bangui, a décidé le jeudi 22 novembre, après une assemblée générale, de prendre en charge quatre enseignants contractuels affectés dans cette école afin qu’ils reprennent les activités, en attendant l’aboutissement des négociations avec le gouvernement.

« Chaque parent- d’élève doit verser une somme de 200 FCFA à la fin du mois pour permettre au bureau de l’APE de payer ces enseignants contractuels », a expliqué le président de la l’APE de Bouboui, Michel Tanga.

Du côté du ministère de l’éducation, le chargé de mission en matière de l’enseignement et de la formation, René Patrice Ouanékponé, a expliqué que les enseignants contractuels sont pris en charge par le gouvernement dans le budget de l’année en cours. Et qu’il était juste une question de patience parce que le processus suit son cours pour la sortie de l’arrêté d’intégration.

« Le dossier d’intégration des enseignants contractuels formés sur financement de la Banque Mondial est en cours. Il était question de vérifier et d’identifier les enseignants qui sont présents. Car certains sont décédés et d’autres ont abandonné l’enseignement pour d’autres activités », a-t-il dit.

M. Ouanékponé a expliqué que les arriérés de salaires de ces enseignants, à partir du mois d’octobre 2012 leur seront versés, quand l’arrêté qui les intègre sera disponible. Il s’agit d’environ 3000 personnes.

Malgré tout, depuis trois semaines, à l’intérieur du pays comme à Bangui, les enseignements ne sont assurés par les quelques enseignants permanents, obligés de fusionner les classes pour occuper les enfants en attendant la reprise des contractuels.

Manque d’enseignants qualifiés et d’infrastructures

En marge des enseignants contractuels, les difficultés que rencontrent la majorité des écoles primaires et secondaires sont entre autres l’insuffisance des enseignants qualifiés et le manque de bâtiments, de tables-bancs, de matériels didactiques.

Trois mois après la reprise officielle des activités pédagogiques au titre de l’année scolaire 2012-2013, les élèves de la ville de Birao (nord) n’ont toujours pas repris le chemin des classes à cause du manque d’encadreurs.

« Les enseignants affectés à Birao ont refusé de regagner leur poste. Ceux-ci trouvent comme prétexte l’insécurité », a expliqué un notable de la ville, joint par le RJDH. Il a par ailleurs dit qu’il s’indigne de la politique du gouvernement et du ministère de tutelle en particulier, parce que « chaque année, au lieu de neuf mois, nos enfants ne font que trois mois de cours ».

A Zémio, à cause du maque de bâtiments, les élèves suivent les enseignements sous des arbres. D’après le témoignage recueilli par le correspondant du RJDH dans cette localité, une ONG humanitaire présente dans cette région a promis de réhabiliter le hangar construit en bambou afin de permettre aux enfants d’être à l’abri du soleil.

« L’initiative est bonne, mais ce n’est pas une garantie ; car lorsqu’il pleut, nos enfants ne peuvent pas étudier. En plus, il n’y a pas des tables-bancs. Les élèves sont assis sur des bancs fabriqués à l’aide des troncs d’arbres »,a indiqué un membre de l’APE.

Dans la commune de Bimbo 3, le collège de la paix, l’unique établissement secondaire de la localité, est abrité par une maison en location dans un état débridé. « Nous voulons réhabiliter les bâtiments, mais le propriétaire de la maison s’y oppose », a témoigné un membre de l’APE.

Le manque d’enseignants qualifiés se fait également sentir dans les établissements scolaires de la capitale. De ce fait, les salles de classe sont surchargées, mettant les enfants dans des conditions d’études critiques. A l’école Malimaka, dans le 5ème arrondissement par exemple, les élèves s’asseyent à même-le-sol pour suivre les enseignements.

Le chargé de mission, qui a reconnu l’insuffisance des enseignants et les problèmes d’infrastructures scolaires dans certaines régions du pays, a indiqué que le second volet du projet financé par la Banque Mondiale, prendra en compte la construction et l’équipement de bâtiments scolaires dans les zones post-conflits. Il a fait savoir un projet de construction de 50 bâtiments scolaires, financé par la coopération japonaise est en cours pour la rentrée académique prochaine.

V. Béro

 

Bangui : La Centrafrique enterre un défenseur des droits de l’homme

Lambert Zokoezo

 

Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – Les obsèques officielles de maître Lambert Zokwezo, Magistrat et le tout premier avocat de Centrafrique, ont eu lieu ce matin à Bangui. Fondateur de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH), il s’est éteint à Paris le 10 novembre dernier. Il est l’un des figures emblématiques de la lutte pour le respect des droits de l’homme en République centrafricaine.

Lambert Zokwezo qui s’est éteint à l’âge de 70 ans, a consacré la moitié de sa vie à la lutte et à la défense des droits humains. Il totalise 35 ans au barreau de Centrafrique. Un anniversaire qu’il a d’ailleurs célébré dans son lit d’hôpital à Paris, trois jours avant son décès.

Interrogés sur cet homme, plusieurs Centrafricains disent regretter sa disparition. Beaucoup disent que malgré qu’il ne soit plus, ses œuvres témoigneront toujours sa présence dans la société centrafricaine.

« Zo kwe zo », que l’on peut littéralement traduire par « tout homme est un homme », est aussi la devise de la République centrafricaine, promue par le père fondateur de ce pays, Barthélémy Boganda. Pour certains, ce nom avait effectivement influencé ce qu’il était devenu dans la vie : Un activiste des Droits de l’Homme.

Pour Evariste Armel Bondadé, secrétaire général de l’OCDH, la mort de Me Zokwezo n’est pas synonyme de celle de l’organisation dont il est le fondateur. « C’est depuis plus de 5 ans que Me Zokwezo n’intervient plus directement dans les activités de l’OCDH, à cause de sa santé. Mais l’équipe qu’il a mis en place a travaillé, travaille et travaillera », dit-il.

Dans sa famille, les mots manquent pour exprimer la disparition de cette figure. « C’est un baobab qui est tombé. Ce ne sera pas facile pour nous, mais nous allons tenir le coup et nous ne l’oublierons jamais », témoigne Marie Christiane Yombo, la sœur cadette de Zokwezo.

Me Lambert Zokwezo était évacué en France depuis 2007 à cause de santé fragile. Il est mort le 10 novembre dernier. Ses obsèques ont eu lieu devant plusieurs autorités politico-administratives, des militants et des activistes des droits de l’homme.

 

Kaga-Bandoro : Une fille échappe à la pendaison pour s’être opposée à un mariage forcé

Kaga-Bandoro, 23 novembre 2012 (RJDH) – Une fille âgée de 17 ans failli se faire pendre, le jeudi 22 novembre, au quartier Socada à Kaga-Bandoro (centre-nord), pour s’être opposée à la décision de ses parents de la marier, contre son gré, à un prétendant.

« La fille a subi deux jours de torture de ses parents. Ils l’ont privé de la nourriture durant ces deux jours et lui ont promis la mort, si elle refusait de se marier à cet homme qui s’est présenté à la famille. Ensuite, elle a été conduite dans la brousse par trois membres de la famille pour y être pendue »,a témoigné un habitant du quartier qui a requis l’anonymat.

Informée de la situation, la gendarmerie s’est déportée sur les lieux et a réussi à mettre la main sur les auteurs de ceux-ci et a ouvert une enquête pour faire la lumière sur l’affaire. « Nous les avons surpris alors qu’ils étaient en train de ligoter la main de la fille », a expliqué un élément de la gendarmerie.

La même source affirme que les auteurs et les parents de la victime seront mis à la disposition de la justice pour qu’ils répondent de leurs actes. « C’est un crime qui mérite une sanction », a-t-elle ajouté.

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 00:57

 

 

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LA HAYE (Sipa-AP) 23.11.2012 00h19- La Cour pénale internationale (CPI) a rendu public jeudi un mandat d'arrêt délivré à l'encontre la femme de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour meurtres, viols et persécutions. Il s'agit de la première femme accusée par cette instance pénale internationale depuis dix ans.

 

La CPI a délivré un mandat d'arrêt le 29 février visant Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité.

 

Son mari, Laurent Gbagbo, qui fait l'objet d'accusations similaires, se trouve actuellement détenu à la Haye. Il avait refusé de céder le pouvoir à Alassane Ouattara après sa défaite à la présidentielle en 2010, déclenchant plus de six mois d'affrontements entre les partisans des deux hommes, durant lesquels près de 3.000 personnes ont été tuées. L'ancien président ivoirien a été arrêté en avril 2011.

 

Un membre du gouvernement d'Alassane Ouattara a toutefois déclaré que la Côte d'Ivoire a refusé l'extradition de Mme Gbagbo.

 

"Nous avons informé (la CIP de notre décision) il y a longtemps", a-t-il déclaré.

 

Mais le procureur de la Cour, Fatou Bensouda, a exhorté Abidjan à accepter l'extradition.

 

"Ce type de crimes commis après les élections de 2010 ne sont pas fortuits, ils ont été planifiés et coordonnés par des hauts milieux politiques et militaires et ils doivent assumer leur part de responsabilité", a-t-il soutenu dans un communiqué.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 19:18

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

Bangui : Une situation socioéconomique alarmante en 2012 selon les Centrafricains

 

 

enfant avec pneumonie

 

 

 

Bangui, 22 novembre 2012 (RJDH) – Le contexte socioéconomique de la République centrafricaine est catastrophique au cours de l’année 2012. C’est l’avis partagé par des Centrafricains interrogés par le RJDH sur la cette question. Selon eux, la situation mérite une attention particulière.

 

Pour la plupart des personnes interrogées, les conditions de vie des fonctionnaires et agents de l’Etat se détériorent de jour en jour. Ce qui a poussé les leaders syndicaux à réclamer du gouvernement, le payement des arriérés de salaires des deux précédents régimes (régimes des anciens présidents André Kolingba et Ange Félix Patassé), l’augmentation des salaires et le  déblocage total des salaires des fonctionnaires.

 

« La situation des fonctionnaires et agents de l’Etat de notre pays est très critique parce que depuis presque trente ans aujourd’hui, nous n’avons connu aucune augmentation de salaire. Ce qui fait que notre pouvoir d’achat ne nous permet pas de faire face à nos besoins. Et c’est également ce qui fait que certains fonctionnaires sont obligés d’accepter la corruption », a déploré le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs centrafricains (USTC), Pierre Lebrun Siovène.

 

Il faut signaler que depuis trois semaines les enseignants contractuels du primaire, formé grâce au soutien financier de la Banque mondiale, réclament leur intégration dans la fonction publique. Ces derniers ont décidé de suspendre les enseignements et cela perturbe le bon déroulement des cours dans les établissements publics de Bangui et de l’intérieur du pays.

 

Pour lui, les évènements politico-militaires récents qu’a connus le pays ont, par leur étendue, leur intensité et leur durée, occasionné d’importantes pertes en vies humaines, des déplacements massifs des populations rurales, d’importants dommages matériels et des destructions de moyens de productions chez les ruraux, en particulier dans la partie nord, nord-est, l’est et le sud-est, considérée comme le grenier du pays. « Ces derniers évènements ont encore plus fragilisé les structures d’un pays politiquement et économiquement au bord de la faillite », a-t-il ajouté.

 

Une situation sanitaire préoccupante

 

enfant centrafricain malnutri

 

 

La situation sanitaire de la population centrafricaine est également préoccupante. Elle s’est détériorée ces dernières années. Les maladies comme le paludisme, la diarrhée, les infections respiratoires aigues, la malnutrition, sont signalées dans toutes les grandes villes du pays. Et plusieurs cas de décès chez les mineurs dont l’âge varie entre zéro et cinq sont enregistrés. Certains centres de santé ne disposent pas de matériels adéquats et des médicaments pour prendre en charge certaines maladies. D’autres n’ont pas de personnel qualifié pour s’occuper des malades.

 

« Vous prenez la situation dans nos hôpitaux, certaines maladies ne sont pas prises en charge aujourd’hui parce que le dispositif fait défaut. Il est grand temps que notre pays ne puisse pas dépendre des autres. On évacue des gens à l’extérieur pour manque de scanner dans nos hôpitaux.

Vous prenez aussi la situation des personnes vivant avec le VIH/sida et la tuberculose, leur prise ne charge alimentaire et médicale pose un sérieux problème, voilà autant de défis qui se posent à notre pays », a déclaré un habitant de Bambari.

 

Au mois de mars, une mission d’évaluation sanitaire conduit par l’International médical corps à Birao (nord-est) avait annoncé que dans les régions visitées, les maladies endémiques telles que le paludisme, la diarrhée, les infections respiratoires aiguës (IRA), les infections sexuellement transmissibles (IST/VIH), la malnutrition aiguë, les complications de grossesses sont les causes du taux de mortalité estimé à 0,07 décès pour 10 000 habitants. A cause de l’absence de stratégies de contrôle, les maladies de l’enfance pouvant être prévenues par la vaccination, comme la méningite aiguë, avait causé quatre décès en deux mois (janvier et février 2012) dans cette région.

 

En effet selon un rapport du ministère du Plan sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), publié à la fin de l’année 2011, 62% des Centrafricains vivent en-dessous du seuil de pauvreté, ce qui correspond à une population de 2,6 millions de personnes sur un total de 4 200 000 habitants. La situation alimentaire est encore plus compliquée.

 

Une situation alimentaire chaotique

 

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Sur le plan alimentaire, la majorité des Centrafricains interrogés estiment qu’ils ne mangent pas à leur faim. Certains ne mangent qu’une seule fois par jour, à cause de la cherté de la vie.

 

« Il est difficile pour nous de manger convenablement, car tout est cher sur le marché. Ce qui fait que la plupart du temps, on ne mange qu’une seule fois par jour. Contrairement à ce que le gouvernement avait annoncé que les Centrafricains devront désormais manger trois fois dans une journée », a fait observer Marthe Koyanguia, une mère de famille.

 

Au début du mois de mais, plus de 45 000 personnes ont été victimes d’une crise  alimentaire dans la préfecture de la Vakaga (nord-est). Mais seulement environ 11 000 personnes ont bénéficié d’une aide alimentaire de la part des ONG internationales et des agences du système des Nations-Unies.

 

Belfort Gobou

 

 

 

Rafaï : Une personne tuée et d’autres enlevées par la LRA

 

 

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Rafaï, 22 novembre 2012 (RJDH) – Un homme d’une soixantaine d’année a été tué, le mercredi 21 novembre, par des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony,  au village de Kpètè  situé à sept kilomètres de la ville de Rafaï.  Le bilan provisoire fait état de quatre personnes enlevées.

 

D’après les témoignages recueillis, la victime revenait du champ,  c’est alors qu’il s’est fait tué par ces rebelles. « Ces derniers ont aussi tiré sur l’épouse et le fils du maire, David Ngana. Eux aussi revenaient du champ. Mais ils se sont échappés », a fait savoir un notable sous couvert de l’anonymat.

 

« Trois  hommes et une femme auraient été enlevés. Pour l’instant, les habitants du village de Kpèté ont fui pour se refugier dans la brousse. On attend que le calme revienne avant de faire le bilan définitif », a-t-il ajouté.

 

La gendarmerie et les éléments des Forces armées centrafricaines ont été alertés.

 

 

Kaga-Bandoro : Vers la réinsertion des ex-combattants de l’APRD

 

 

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Kaga-Bandoro, 22 novembre 2012 (RJDH) – Une mission du comité de pilotage du programme Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) a tenu ce mercredi 21 novembre, une réunion avec les autorités administratives et militaires de la ville de Kaga-Bandoro (nord). C’est dans le cadre  des préparatifs de la phase de réinsertion des ex-combattants de l’Armée populaire pour la restauration  de la démocratie (APRD).

 

Cette mission est conduite par l’ancien président de l’APRD et vice-président du comité de pilotage du DDR, Jean Jacques  Démafouth. Le but est de vérifier et d’identifier les projets communautaires  dans les villages où les ex-combattants sont basés pour un éventuel financement des activités de développement socio-économique.

 

Le conseiller en matière de DDR pour l’APRD, le colonel Lakouè Maradas, a précisé qu’après le désarmement, les ex-combattants ont été  repartis dans quatre domaines d’activités ; à savoir  la pêche, l’agriculture, l’élevage et le reboisement. « Ces derniers ont des difficultés pour faire vendre leur produit à cause du manque d’acheteurs », a-t-il ajouté.

 

Après la ville de Kaga-Bandoro, la mission se poursuit  dans la ville de à Kabo où se trouvent également  des éléments de l’APRD en attente de réinsertion.

 

Après la dissolution de l’APRD le 17  mai dernier, par son leader Jean Jacques Démafouth, les   109 ex-combattants de ce mouvement armé qui ont quitté les rangs depuis 2007,  à Kaga-Bandoro, avaient reçu  un appui matériel et financier du programme DDR. 

 

Ces ex-combattants, appelés communément ‘’les repentis’’ ont reçu chacun une  somme de 19.300 Fcfa,  une marmite, un sceau, un drap, une lampe tempête, une lampe-torche, une natte et des morceaux de savon, entre autres.

 

Selon le ministère du DDR,  1106 ex-combattants de l’APRD ont  été désarmés au mois de mai dernier. Ces derniers attendent  les mesures d’accompagnement  de leur  démobilisation et réinsertion dans la vie normale.

 

Par ailleurs, plus de 5000 éléments des groupes armés qui militent dans le nord-est de la République Centrafricaine attendent  le processus du DDR. D’après le ministère en charge de ce programme, l’impraticabilité des routes et le manque de moyens financiers seraient à l’origine de ce retard. Il s’agit de la Convention des patriotes pour la justice et la paix  d’Abdoulaye Issène et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement de Zakaria Damane.

 

 

 

Boali : Evaluation de la prise en charge pédiatrique du VIH/sida

 

ruban sida

 

 

Boali, 22 novembre 2012 (RJDH) – Une équipe médicale du complexe pédiatrique de Bangui s’est entretenu le mercredi 21 novembre, avec le personnel soignant  et les mères d’enfants de la ville de Boali sur  la prise en charge pédiatrique du VIH/sida dans cette localité (sud-ouest).

 

Le directeur du complexe pédiatrique de Bangui, le docteur Jean Chrysostome Gody, a précisé que ce déplacement a pour objectif de constater si la collaboration entre le complexe pédiatrique et les centres  de santé  des villes périphériques  est fonctionnelle, pour une meilleure prise en charge des enfants infectés par le VIH/sida.

 

Il s’agit aussi d’évaluer le niveau d’appréciation des utilisateurs des services pédiatriques, notamment les parents des enfants afin  de connaître leurs préoccupations dans le domaine de la lutte contre le sida.

 

Au cours des entretiens avec les mères d’enfants, certaines difficultés ont été relevées. « Il y a des mères d’enfants qui doivent effectuer des déplacements pour venir à Bangui afin de se procurer les médicaments pour leurs enfants. Cela pose problème, car ces personnes ont des moyens très limités », a expliqué le docteur Jean Chrysostome Gody.

 

Depuis quelques semaines, une dizaine d’enfants, dont l’âge varie entre deux et sept ans et  malades du sida, sont sous traitement antirétroviral à l’hôpital de Boali.

 

 

 

Boali : Des groupements initiés à la gestion des ressources naturelles

 

Boali, 22 novembre 2012 (RJDH) – Les membres des groupements et associations  d’exploitation des produits forestiers non- ligneux, ont été initiés à la gestion  des ressources naturelles et financières,  la semaine dernière à Boali. Ce projet est financé par le Fonds des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

Le coordonateur du projet des produits forestiers non-ligneux, Bruno Mbokotto De Simboli, a fait savoir que d’après le constat,  les membres des différentes associations communautaires de la ville de Boali, ont des  insuffisances dans la gestion  et la  comptabilité des ressources. «  C’est pourquoi nous avons organisé cet atelier de recyclage afin de montrer ce que la comptabilité peut faire pour améliorer la capacité dans la gestion », a-t-il expliqué.

 

« La  vision de la FAO  était  de donner aux participants  une vision  entrepreneuriale. C’est à eux désormais de s’organiser pour mieux gérer les biens de leur association. Pas en termes de groupement familial, mais en termes d’entreprise », a ajouté Bruno Mbokotto De Simboli.

 

Les bénéficiaires de cette initiative sont  des associations, des groupements, des petites et  moyennes entreprises qui œuvrent dans le secteur de la forêt dans les préfectures de l’Ouham, de la Lobaye et une partie de l’Ombella-M’poko.

 

 

Bambari : Des orphelins reçoivent des kits scolaires

 

Bambari, 22 novembre 2012 (RJDH) – Une trentaine d’orphelins du village de Gbokologbo, localité située à 60 kilomètres de la ville de Bambari (centre), ont reçu des kits scolaires, le mercredi 22 novembre,  de la part de l’Association Chrétien secours.

 

Ces kits scolaires sont composés  entre autres de cahiers,  de crayons, de stylos  et de sacs d’écolier. Les bénéficiaires sont au nombre de 36 personnes.

 

Le président de cette association, Symphorien Goundou, a fait savoir que les orphelins étaient au total 60, mais compte tenu des moyens limités, 36   seulement ont reçu cette aide. Toutefois,  il a promis de faire un geste en faveur des autres, si son organisation bénéficiait d’un autre appui des ONG ou du gouvernement.

 

L’association ‘’ Chrétien secours’’ est une structure locale qui  œuvre dans la lutte contre le VIH/sida  et d’appui aux  orphelins et  enfants vulnérables.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:57

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

 

 

Au 30 juin 2012, la conjoncture nationale a été caractérisée par une augmentation exceptionnelle de la production de coton et le raffermissement de l’activité dans les branches minière, de la construction et des télécommunications. En revanche, les productions de café et de bois ainsi que les activités pastorales et le commerce général se sont contractées.

 

En effet, dans le secteur primaire, la quantité de coton graine collectée a fortement progressé de 95,4 %, s’établissant à 19 781 tonnes, en liaison avec la mise en oeuvre de la convention de partenariat avec l’Agence Chinoise de Développement.

 

Par contre, la production de café a baissé de 1 %, à 4 600 tonnes, du fait de la cueillette précoce des baies vertes et des répercussions des maladies des caféiers dans la zone de l’Est. De même, la production de bois a reculé de 9,2 %, s’inscrivant à 247 401 m3.

 

Au niveau du secteur secondaire, la production de diamant brut s’est accrue de 21,3 %, ressortant à 210 684,8 carats ; et la production de l’or a augmenté de 8,2 %, à 31,7 kilogrammes. En outre, la vigueur de la branche des Bâtiments et Travaux Publics s’est maintenue, avec un chiffre d’affaires de 13 601 millions de F CFA. Le chiffre d’affaires des industries manufacturières a, quant à lui, progressé de 11,8 %, s’inscrivant à 18 697,4 millions de FCFA. Cependant, la production sucrière s’est contractée de 22,8 %, à 7 050 tonnes, en liaison avec l’insuffisance de la pluviométrie et la baisse des rendements due à la mauvaise replantation des cannes. 

 

S’agissant du secteur tertiaire, le chiffre d’affaire réalisé par les quatre opérateurs de la téléphonie mobile s’est accru de 6,9 %, s’établissant à 16 221 millions FCFA. Toutefois, le volume de marchandises acheminées tant par voie routière qu’aérienne a baissé, respectivement de 13,2 % et 39,7 %. De même, le chiffre d’affaires des entreprises commerciales s’est contracté de 6,2 %, s’inscrivant à 31 698,5 millions de FCFA.

 

Sur le front des prix, l’inflation s’est inscrite à la hausse à la fin du premier semestre 2012. Ainsi, à fin juin 2012, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,8 %, en moyenne annuelle, contre 2,1 % en mars 2012 et 1,2 % en décembre 2011. Ce renchérissement résulte notamment de l’augmentation des prix à la pompe des produits pétroliers, des contraintes d’approvisionnement en manioc et en viande, et de la spéculation entretenue par les groupes oligopolistiques suite à l’arrêté fixant les prix des produits de première nécessité.

 

Au niveau de la gestion des finances publiques, les ressources mobilisées ont atteint 71,6 milliards, soit 66,7 milliards au titre des recettes propres, 2,2 milliards de dons octroyés par la Banque Mondiale et 2,7 milliards au titre du prêt-projet.

Concernant les dépenses publiques, elles ont été exécutées à hauteur de 60,3 milliards.

 

Quant aux échanges extérieurs, les statistiques des trafics routier et fluvial font ressortir une baisse de 12,2 % de la quantité globale des biens échangés avec l’extérieur. Cette situation est imputable essentiellement à une forte chute de 39,2 % du volume de biens importés.

 

Par ailleurs, il sied de noter que les principales difficultés recensées par les entreprises enquêtées par la BEAC se résument comme suit : i) l’insuffisance de la fourniture de l’électricité, ii) les tracasseries fiscalo-administratives, iii) la forte concurrence du secteur informel, iv) la frilosité du système bancaire à octroyer des crédits et, v) l’insécurité dans certaines zones de production. 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:47

 

 

 

 

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Paris, 22 nov (CAP) - On en sait un peu plus sur l’identité de la personne à qui le général Jean-Pierre Perez et son entreprise privée EHC LLC* a confié la sécurité rapprochée du général Bozizé laissé depuis orphelin de ses anges-gardiens tchadiens depuis le brutal retrait de ceux-ci ordonné par Idriss Déby Itno. Il s’agit d’un ancien fusilier commando de marine français dénommé Francis Fauchart de la force amphibie de Toulon en France qui est également connu pour avoir dirigé la garde rapprochée d’Omar Bongo Ondimba.

 

On le voit, Bozizé recourt aux prestations de service des mercenaires français pour continuer à s’accrocher à son pouvoir de plus en plus isolé et déliquescent. Tout cela n’est pas gratuit et rappelle outrageusement le cas du tristement colonel Jean Claude Mansion de l’époque des présidents David Dacko et André Kolingba avec la différence que Mansion était un agent officiel de la DGSE française en détachement et non un mercenaire privé. Que peuvent des mercenaires contre le peuple centrafricain ?

 

Avec la présence de ces mercenaires, Bozizé arrêtera sans doute de dormir à la belle étoile dans un lit picot au camp Béal ou entre des bulldozers au génie militaire comme il en avait pris l’habitude ces derniers temps.

 

 

* Le Groupe Earthwind Holding Corporation ou Groupe EHC est une société militaire privée créée en 1999.

Elle est depuis 2004, la seule société francophone immatriculée aux États-Unis comme Société de Sûreté Privé et la seule société francophone réunissant sous la même enseigne des compétences Sécurité-Sûreté / Assistance Militaire Privée - Support Opérationnel / Logistique - Mise à disposition de matériels et équipements - Formation.

Créé en 1999, à l'initiative de Bruno Trinquier et Marc Garibaldi, d'anciens officiers de l'Armée française, elle était originalement pour des raisons juridiques basée au Luxembourg avant d'être enregistrée dans le Delaware, aux États-Unis en avril 2004, sous le nom de Groupe EHC LLC ou EHC Group.

Désormais société de droit américain, le Groupe EHC LLC dispose alors d'un bureau de représentation à Londres, d'un bureau de liaison en Côte d'Ivoire, un autre depuis 2012 à Bamako au Mali et peut disposer d'une base logistique à Dubaï.

Il est présent essentiellement en Asie et en Afrique, avec notamment une cinquantaine d'employés en Irak depuis octobre 2003.

Il a signé en 2006 le code de conduite de l'International Peace Operations Association. Il collabore avec l'IPOA sur les besoins d'une privatisation de certains services essentiellement dévolus jusqu'à présent aux États, et travaille de ce fait avec l'AFPEH (Association Française des sociétés de Protection en Environnements Hostiles), afin d'assumer en France, puis sur l'Europe, la continuité du travail de l'IPOA.

 

Source :encyclopédie Wikipédia

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