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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:47

 

 

 

Boz tribune Hilton

 

 

 

Tout se passe comme si Bozizé veut considérer les centrafricains comme des dupes et qu’il peut manipuler avec aisance comme des moutons de panurge. La vraie raison de la commémoration du 52ème anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine n’est pas d’honorer la diaspora centrafricaine résidant en République Française sœur ou amie, avec la panique de l’imminence de la fin de son règne. Bradant la souveraineté de la République Centrafricaine à 1 Fr symbolique au grand dam du peuple centrafricain et de la communauté internationale, Bozizé croyait se rendre ridicule au paroxysme devant la France et François Hollande afin d’attirer ses faveurs et modifier non seulement sans bavure la Constitution Centrafricaine en vu briguer un autre mandat mais truquer le suffrage puisque son impopularité est désormais indubitable.

 

Le courtisan tentait par ses manœuvres sans précédent de diner proche de François Hollande et peut-être espérer une réception par ce dernier tenant compte du caractère servile de son acte. Mais la moisson était maigre pour lui et sa suite. C’est la première stupidité son ambassadeur Emmanuel Bongopassi qui a sûrement soutenu le concept de bradage de la souveraineté de notre Nation en vu d’attitrer la bénédiction de la France sur la dictature de Bozizé.

 

D’ailleurs Bozizé oublie tout comme ses mentors que si François Hollande dédouane sa tyrannie, il sera contraint de le faire pour les autres Nations qui ont des dirigeants qui s’usent et moisissent aux commandes depuis des décennies. François Hollande serait loin de trahir ses engagements et les idéaux de gouvernance démocratique défendues par la France depuis belle lurette. C’est une tromperie criarde, si Bozizé croit que par le patronyme, François Hollande pourrait lui faire des exceptions dans les règles de la démocratie. Il doit savoir qu’ici, il n’est pas question de sentiment comme il a osé l’exprimer dans sa lettre de félicitation à François Hollande par son « cher ami ». C’est une amitié mal placée. Cette époque est révolue.


Le serment implicite de fidélité de Bozizé à la France et à François Hollande est donc un échec. D’ailleurs, Bozizé est devenu la risée au sein de la communauté internationale et son ambassadeur Emmanuel Bongopassi doit être ri au nez par ses collègues diplomates en France. Du jamais vu en cinquante une année d’Indépendance des anciennes colonies de la France même britanniques, hispanique, portugaises et bien d’autres sur la planète terre. Ce cuisant échec de la diplomatie vient s’ajouter celui qu’il endossé à Brazzaville à la 11ème Conférence de la Cémac.


Bozizé doit se figurer qu’en dépit de son vœu inexprimé de fidélité à la France et à François Hollande, il partira comme le défunt président André Kolingba (In Pace Requistat) aux élections de 1993 qui a vu l’accession de feu Président Ange Félix Patassé (Tibi Terra Levis) au pouvoir. Si ce sera par la force qu’il tentera de s’accrocher au pouvoir, qu’il se détrompe.

Sa place sera tranquillement à côté de Laurent Gbagbo, Jean Pierre Bemba et d’autres sanguinaires comme lui au quartier pénitentiaire de la Cour Pénale Internationale de la Haye.

 

Ce qui grossira son Chef d’accusation puisqu’il est aussi impliqué dans les dégâts matériels et humains commis par Jean Pierre Bemba Gombo en Centrafrique considérés de crime de guerre et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale. Il faut aussi noter qu’une enquête n’est pas encore ouverte sur les affres de sa rébellion sur la population dans le Nord du Pays sans oublier les exactions de son régime sur les citoyens centrafricains en passant le pillage en règle de la richesse du pays.


Bozizé fait de la RCA, un gouvernorat de la République Française comme le ridicule ne tue pas, mais il ne fait qu’engraisser son auteur. Mais ici, cette bouffonnerie n’est pas grasse pour l’engraisser. Il est temps de faire votre valise et penser à la rééducation de vos progénitures éparpillées qui brillent dans la délinquance. On comprend que vous avez échoué partout.


 « Il faut donc savoir quitter les bonnes choses avant qu’elles ne vous quittent » a dit le sage.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:36

 

 

 

 

 

Josué Binoua

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 02:15

 

 

 

 

 

Boziz--en-treillis.JPG

Bangui, 19 août (C.A.P) – Parmi les décrets signés de Bozizé et diffusés ce week-end sur les antennes de la radio nationale à Bangui figure celui rétrogradant quatre officiers et sous-officiers des forces armées  pour des motifs aussi fantaisistes les uns que les autres et prêtent à en sourire.

Il s’agit en premier lieu du commandant Léonard Mbélé, matricule 82.2.1200, régisseur de la prison de Ngaragba au motif de « manquement grave au règles de service », cela serait une « faute de 4èmecatégorie » qui entraînerait une traduction devant le conseil de discipline des armées. L’intéressé est rétrogradé au grade de lieutenant.

Pour le capitaine Frédéric Ouango du Bataillon de Protection et de Sécurité de la garde républicaine également ramené au grade de lieutenant, le motif de sa sanction serait « complot, incitation au désordre en groupe. Ce serait une « faute de 2èmecatégorie ».

Quant au lieutenant Bonaventure Ngaiboye toujours du BPS de la Garde Républicaine, il est remis au grade de sous-lieutenant pour une faute de 6ème catégorie pour le motif suivant : faute de comportement scandaleux.

S’agissant du quatrième soldat sanctionné, il serait purement et simplement radié des Faca et remis à la disposition de la fonction publique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:58

 

 

 

Bozizé ailleurs

 

Bangui, 19 août (C.A.P) – Par décret diffusé ce dimanche sur les antennes de la radio nationale, Bozizé a désigné Judes Alex Ketté directeur général du Trésor national en remplacement de Serge Mokomsé Ouarassio qu’il a limogé samedi dernier.

Toutes ces nominations et limogeages à répétition à la tête du trésor ne sont destinées qu’à donner l’illusion au public centrafricain d’une certaine opération main propre mais en réalité tout le monde sait que le véritable patron du trésor c’est Bozizé lui-même qui, en présidant les comités de trésorerie, enregistre les recettes et ordonne les dépenses à exécuter. C’est ainsi qu’il a autorisé récemment le décaissement de la somme de 25 millions de F CFA pour l’évacuation sanitaire de Ndoutingaï au Maroc.

Judes Alex Ketté qui semble être très content de sa nomination, est un responsable du parti PSD d’Enoch Derant Lakoué qui est membre de la majorité présidentielle. Il avait déjà occupé ce poste il y a longtemps sous le régime du président Patassé avant d’être limogé.

Il avait été dernièrement brièvement arrêté avant de retrouver sa liberté dans le cadre de l’affaire des malversations des bus de la société de transport urbain SONATU montée avec le fameux prêt indien pour lequel les anciens ministres Michel Koyt et Abdallah Kadre ainsi que plusieurs lampistes croupissent encore en geôles.

Les récentes nominations ou limogeages effectués par Bozizé dans les grands services de l’administration centrafricaine sont assez incohérents et s’apparentent de plus en plus à un jeu de chaises musicales. On reprend ou déplace les mêmes et on recommence comme en 40. Cela traduit et consacre l’atmosphère de fin de règne que presque tous les observateurs des affaires centrafricaines constatent à Bangui.

Qui ne se souvient pas de la folle prédation du général Guillaume Lapo que Bozizé a nommé et laissé longtemps piller impunément le trésor puis il a fait de lui l'actuel chef d'Eta-major des forces armées centrafricaines.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:56

 

 

 

 

 

Ndoutingaï S

 

 

Rabat, 19 août (C.A.P) – L’ex-demi-dieu et ex-pilier du pouvoir bozizéen Sylvain Ndoutingaï qu’on a dit malade et dont Bozizé a autorisé un décaissement de la somme de 25 millions de F CFA pour son évacuation sanitaire dans une structure de soins au Maroc est arrivé effectivement à Rabat le samedi 18 août par vol régulier de la compagnie Royal Air Maroc venant de Bangui selon des informations émanant de plusieurs sources concordantes.

Plusieurs passagers qui ont également voyagé avec l’illustre passager ont affirmé à leur arrivée à Casablanca et à Paris avoir bien vu à bord l’ex-ministre d’Etat de Bozizé mais contrairement aux informations alarmantes qui avaient circulé sur son état de santé qui se serait détérioré ces derniers temps avec l'apparition d'une déformation faciale visible voire une hémiplégie, ceux-ci disent avoir aperçu dans l’avion, un Ndoutingaï apparemment en pleine forme et surtout en état d’ébriété qui taquinait presque tout le monde à bord. Sa maladie serait donc imaginaire selon certains de ces témoins.

Par ailleurs selon des informations dignes de foi, l’ancien directeur de cabinet du même Ndoutingaï, un certain Firmin Kongaï, qui avait brusquement disparu de Bangui après le début des ennuis de son patron, avait réussi à quitter le pays et se serait retrouvé dans un premier temps sur le territoire camerounais avant de gagner la France où il aurait été aperçu dans la ville d’Orléans dans le département du Loiret.

Toujours selon des informations recoupées à Rabat, Ndoutingaï aurait été admis à la Clinique internationale de Rabat mais on ignore encore de quoi il souffrirait exactement.  L’autorisation accordée par Bozizé pour l’évacuation sanitaire et surtout la prise en charge financière des soins médicaux de Ndoutingaï fait dire à certains observateurs et mauvaises langues que Bozizé et Ndoutingaï se « foutaient des Centrafricains » et que toutes les rumeurs persistantes de volonté ou de tentative avortée de coup d’Etat du second contre le premier n’étaient que pure fabulation n’ayant aucun fondement.

Certains vont jusqu’à ajouter que Bozizé se serait tardivement rendu compte que Ndoutingaï aurait sans doute fait main-basse sur son fric raison pour laquelle il l’aurait limogé du gouvernement et menacé afin de le contraindre à lui rétrocéder une partie du magot.  Quoi qu’il en soit, on finira bien par découvrir un jour le fin mot de cette rocambolesque histoire de coup d’Etat ou de révolution de palais.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:29

 

 

 

 

 

Boz honoris causa

 

Source : http://rahalmaitretraiteur.com     Aujourd’hui le Maroc

L’ambassadeur de l’art culinaire marocain dans le monde et premier maître traiteur du Royaume, Rahal maître traiteur a été décoré, samedi 11 juin, de la plus haute distinction de la République du Centrafrique de l’Ordre de Commandeur.

Cette distinction, réservée jusqu’à présent aux plus hautes personnalités, vient récompenser la grande qualité de travail et d’organisation de toutes les cérémonies, lors de l’investiture du Président du Centrafrique, qui a eu lieu samedi 11 juin.

Ces cérémonies se sont déroulées en présence de chefs d’Etat africains et de leurs représentants. Sa Majesté le Roi Mohammed VI y a été représenté par Driss Jettou. Fortement salué par toutes les personnalités présentes, Abdelkarim Rahal Essoulami, président de Manzeh Diafa Rahal maître traiteur, a reçu des mains du Président de Centrafrique cette haute distinction.

Rappelons qu’il y a presque une année, Abdelkarim Essoulami recevait la plus haute distinction des mains du président du Mali après le succès du sommet des pays sahélo-sahariens CEN-SAD.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:22

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Zémio/Mboki: La population apprécie à sa manière l’aide humanitaire

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Zémio, 18 août 2012 (RJDH) – À  l’occasion de la  Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque année le dimanche 19 août (l’événement aura lieu  à Bangui le mercredi 22 août), le RJDH consacre une série d’articles sur cette question. Nous avons d’abord voulu tâter le pouls des populations desservies par des organisations humanitaires, et recueillir ensuite les témoignages de quelques travailleurs humanitaires. Aujourd’hui, nous vous proposons “l’analyse des bénéficiaires de l’aide humanitaire dans le sud-est, la zone la plus affectée par la LRA.

De Rafaï à Zémio et Mboki  à Obo, plusieurs personnes apprécient les différentes interventions des organisations humanitaires, même si pour nombres de bénéficiaires, cette assistance ne saurait couvrir tous leurs besoins.

« Nous sommes conscients de l’assistance des humanitaires en notre faveur. La preuve en est que nous sommes en pleine moisson, et c’est le résultat des semences que l’ONG Coopi nous avait distribuées», a témoigné Jean Pierre Anikparakpio, agriculteur, habitant la ville de Zémio.

« Seulement, ajoute-t-il, nous n’avons pas eu des récoltes en quantité suffisante parce que les espaces cultivés sont non loin de la ville, à cause de l’insécurité ».

L’appréciation de l’aide humanitaire dans le domaine de la santé est un peu plus critique. « Les produits que nous recevons ici sont toujours des antipaludiques ; les humanitaires semblent oublier qu’il existe aussi d’autres maladies », a fait observer un déplacé de Mboki qui a requis l’anonymat.

Depuis l’apparition de la LRA dans le sud-est de la RCA, toute la région  vit dans l’insécurité, avec plusieurs personnes déplacées. Ces personnes ne vivent presque de l’aide humanitaire.

En effet, la journée mondiale de l’aide humanitaire a été instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en référence à l’attentat, le 19 août 2003, du Siège de l’ONU à Bagdad, en Iraq, qui a causé la mort de 22 membres du personnel de l’organisation. La journée  sera célébrée cette année autour du thème « Aidons quelqu’un ».

Dans une déclaration publiée sur le site de l’ONU, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, estime que cette occasion est « le meilleur moyen d’honorer les nombreux agents humanitaires qui ont perdu la vie et dont nous pleurons aujourd’hui la disparition, ainsi que de saluer les efforts de ceux qui poursuivent leur noble mission en apportant des secours, aussi vite que possible, à ceux qui sont dans la souffrance ».

Obo : Rareté de la nourriture sur le marché à cause de la LRA

 produits-agricoles Obo

Obo, 18 août 2012 (RJDH) – Les denrées alimentaires et les produits de première nécessité sont de plus en plus rares sur le marché de la ville d’Obo (sud-est), à cause de la résurgence des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

Une femme, habitant le quartier Lakouanga, à Obo, interrogée ce vendredi 17 août au marché, se plaint de la rareté des produits vivriers. « Le marché est vide, la viande de bœuf n’existe presque pas, je ne sais pas ce que mes enfants vont manger », dit-elle.

«  Beaucoup de cultivateurs ont abandonné leur champ juste au moment des récoltes pour trouver refuge en ville. La situation  sera difficile après  un mois si ce sentiment de peur perdure à cause de la LRA», regrette le maire de la ville d’Obo, Joseph Kpissinani.

Le jeudi 9 août dernier, les chefs de villages avaient annoncé des mouvements de la LRA dans un rayon de 25 kilomètres.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:18

 

 

 

 

passeport

 

La République Centrafricaine à l’instar de tous les pays du monde exige l’utilisation du passeport biométrique depuis le 31 mars 2012 pour la circulation de ses ressortissants. Quelques jours avant la date d’expiration du passeport ordinaire, le Directeur de l’immigration et émigration appelait tous les centrafricains résidant à l’étranger à  se rendre à Bangui la capitale, seul endroit où l’on peut se procurer de ce fameux sésame.

 Visiblement  cette décision  prise à la hâte au détriment du peuple centrafricain commence à produire des effets désastreux. M. Lucien Kakobanga  ingénieur en électronique exerçant dans un groupe de renommée internationale, vient de se faire licencier,  faute de documents de voyage valable pour effectuer une mission au Canada.

 François Tibanda, diplômé de l’Université de Paris 6, victime de la circulaire Guéant qui limite la possibilité des étudiants étrangers d’avoir une première expérience en France, qui veut tenter sa chance aux USA, a dû dilapider toute son économie en faisant un aller retour entre Bangui et Paris, pour se faire délivrer ce document de voyage.

En gros, en demandant  aux Centrafricains de se rendre à Bangui pour se faire délivrer un passeport biométrique, les autorités feignent d’ignorer qu’il faudra débourser 2 à 3000 euros au minimum sans compter ce qu’il faudra pour le séjour au pays et le soutien aux parents etc…. Le gouvernement centrafricain est à la traîne et joue la mauvaise foi, quand tous les pays de la zone CEMAC essayent  tant bien que mal de prendre les empreintes de leurs ressortissants dans les ambassades de leurs pays de résidence et de les acheminer dans leurs capitales pour la confection.

 A titre d’informations, les gouvernements centrafricains de l’indépendance à nos jours, ont toujours fait de la délivrance de ce petit papier une affaire d’Etat. Le président Bozizé arrivé par effraction en 2003 ne fait qu’aggraver tous les problèmes liés à la liberté et la libre circulation des personnes et des biens. Les opposants centrafricains qui résident à l’étranger n’osent pas se rendre sur place pour éviter  des arrestations arbitraires de la part de la police politique bozizéenne.

 Toutes ces complications amènent aujourd’hui beaucoup de Centrafricains à se poser des questions sur la fierté de leur centrafricanité. Pendant que certains sont privés de ce droit, des proches et amis du régime pas toujours très recommandables, peuvent circuler librement avec des passeports biométriques diplomatiques. Les ressortissants libanais qui ont toujours baigné dans la mafia en Afrique, ont une place prépondérante en Centrafrique où ils détiennent presque tous la nationalité centrafricaine et sont titulaires de ce précieux papier.

Le président Bozizé et sa famille biologique qui contrôlent toutes les institutions importantes du pays, ont également la main mise sur ce domaine très juteux et sensible. En effet M. Socrate Bozizé, député qu’on cite souvent comme possible héritier du trône, préside depuis 2010 le centre d’émission du passeport biométrique et en tire de juteux profits. Les Centrafricains épris de liberté sont donc avertis.

Wilfried SEBIRO

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:11

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

http://www.afrik.com  dimanche 19 août 2012 /par Gaspard Zangbi

Le général d’armée François Bozizé, président de la République centrafricaine, aurait été informé par ses services de renseignements d’un coup de force en gestation contre lui. Il n’y aurait pas cru, les présumés auteurs étant membres de ce qu’on appelle son cercle restreint. Un coup de fil de courtoisie de la part du président de la République du Tchad, le général Idriss Déby, dans la seconde moitié du mois d’avril 2012, lui donna alors l’éveil. Il est tombé des nues à la question de son homologue de savoir s’il avait bien réceptionné les armes. En effet, Sylvain Ndoutingaï avait commandé des armes via le Tchad au nom de Bozizé. Les armes ont bel et bien été livrées à Bangui.

L’un des plans de l’opération Gbérin était de perpétrer le coup de force à Boali, au domicile de feu Samuel Tozoui. Bien informé de ce qui se tramait, Bozizé ne s’est pas attardé sur les lieux. Aussitôt arrivé, il entra immédiatement dans la chapelle ardente et s’inclina devant la dépouille mortelle de Samuel Tozoui. A peine dix minutes plus tard, il repartit, laissant à son fils, Francis Bozizé, le soin de le représenter pour la suite de la cérémonie funèbre. Il y eu tout à coup, un flottement. Ndoutingaï, soupçonnant que Bozizé serait au courant du plan, quitta lui aussi précocement la place mortuaire.

Limogeages en cascade

Joël Sinféi Moïdamsé, le fouineur, était au courant de la livraison des armes à Bangui mais il n’en a pas informé celui dont il était le chef de cabinet particulier, i.e., le président Bozizé. Sinféi se défend d’avoir été induit en erreur par Ndoutingaï qui lui aurait dit qu’il s’agirait d’une commande secrète du chef de l’Etat. C’est trop court ! Ne dit-on pas que la confiance n’exclut pas le contrôle ?

Les douze militaires radiés des rangs des FACA sont les gardes du corps de Bozizé présents le jour de l’enterrement du défunt directeur général de l’Enerca, Samuel Tozoui. Le hic, c’est que ce jour-là, leurs armes n’étaient pas chargées. Ils n’auraient donc pas pu défendre leur patron en cas de pépin. Voilà qui explique la radiation de ces douze militaires des rangs des FACA. Si on a un cœur, on doit forcément compatir avec un homme entouré de gens déloyaux en qui il a placé, j’allais dire, sans retenue son entière confiance.

Quant à l’ex-DG de la police, Henri Wanzé-Linguissara, on lui reproche en plus de ce que CAP a rapporté la volatilisation d’une coquette somme de 18 millions de FCFA (environ 27 000 euros) par semaine pour la dotation en carburant des policiers sur le terrain que lui versait directement nul autre que Joël Sinféi Moïdamsé. Des sources concordantes auraient confirmé à Bozizé que le pactole aussitôt versé, était partagé fifty-fifty ! Ce bonhomme de Wanzé-Linguissara se croyait invulnérable tant et aussi longtemps que le pasteur Josué Binoua, le pitre national et milliardaire de Boy-Rabé, Fidèle Gouandjika, et l’ineffable Premier ministre Faustin Touadéra seront au gouvernement. Villageoisme (ou idéologie africaine qui donne la primauté à l’appartenance au même village par rapport à toute autre considération dans l’embauche et la responsabilisation des cadres de la Nation) oblige ! Il est tombé de très haut ! Et ce n’est pas tout ; il y a une chaîne de têtes qui tombera au compte-gouttes.

Strangulation psychologique : que les déloyaux s’auto-torturent !

Tel un serpent boa, le président de la République strangule ses déloyaux collaborateurs. En effet, disposant depuis fort longtemps de la liste plus ou moins complète des complices dans l’armée comme dans le gouvernement, Bozizé a choisi de sévir à petits coups privant ainsi les suspects de sommeil. Une stratégie qui peut avoir un impact sur d’autres états de conscience : irritabilité, pertes de mémoire, troubles importants de l’humeur voire la paranoïa, etc. De l’avis des victimes comme des tortionnaires, la privation de sommeil est particulièrement efficace dans les interrogatoires. Pas bête, notre général. Il laisse les méchants s’auto-torturer. Bravo ! Sauf que le peuple souverain a droit à une explication ! Serions-nous devenus des sujets (à l’insu de notre plein gré) ?

Depuis le 20 avril 2012, il y a régulièrement quartier consigné. Les hommes de tenue sont souvent appelés à rejoindre leur caserne. On dit que le président Bozizé est pratiquement en permanence en tenue de combat.

Le Ben Laden national

A l’instar de l’ex-ennemi public numéro un de la communauté internationale, Oussama ben Laden, Sylvain Ndoutingaï a délaissé ses iPhone et BlackBerry de dernier cri au profit des services d’un coursier en la personne de son chauffeur. Ce dernier avait été traqué et arrêté en sortant de chez Firmin Findiro. Comme quoi on naît génie mais on ne devient pas génie même en s’adossant à un diplôme supérieur de génie militaire ! C’est, dit-on, Sylvain Ndoutingaï qui aurait informé son présumé Premier ministre qu’il serait en danger.

Les flagorneries honteuses et sans vergogne

Plus chanceux que ses nombreuses victimes de l’arbitraire depuis neuf ans, Findiro ose flagorner son créateur, le président Bozizé. On s’en fout des démentis et dénégations de Findiro. Il n’y a pas de fumée sans feu. C’est à Bozizé, qu’il a servilement servi jusqu’ici avec beaucoup de zèle et avec qui il a maintenant fort à faire, de croire ou non à ses démentis. Une question demeure cependant sans réponse. Pourquoi Findiro a cru bon devoir demander l’asile politique auprès de l’ambassade du Botswana lors de son récent séjour parisien ? Que craignait-il ?. Bête comme seul Findiro peut l’être, il prend pour du cash que Bozizé est vraiment dernier de classe pour ne pas dire un idiot tout court qui ignore que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » (Jean de la Fontaine).

Difficile de croire aux dénégations crachées çà et là ! Il s’agit bel et bien d’un coup d’Etat prémédité que la courtoisie d’un certain Idriss Déby a fait échouer. Le nom de code est Gberin. Des documents photocopiés ou digitalisés sur des téléphones portables circulent. C’est ainsi qu’on apprend, par exemple, que le voyou de Jean Djindot, actuel DG de la caisse nationale de sécurité sociale, figure au nombre des ministres du gouvernement Findiro au poste de ministre des Affaires sociales.

La chute du tyran

Le vendredi 6 juillet 2012 vers 10 heures, le cortège présidentiel en branle vers la présidence a bifurqué au niveau du tribunal de grande instance de Bangui pour s’arrêter dans la cour du ministère de la Justice et de la Moralisation. Bozizé est descendu de la command-car et s’est dirigé vers le cabinet du ministre. Il a fait ouvrir la porte de l’imposant et somptueux bureau du demi-dieu Findiro que l’on va fouiller à la recherche d’on ne sait quoi. Le matériel informatique est saisi et emporté. Les quatre membres du cabinet ministériel sont arrêtés mais depuis, deux d’entre eux ont recouvré leur liberté. Il pèse un lourd soupçon sur le secrétaire de Findiro surpris en pleine tentative de dissimulation de certaines choses que l’on ne veut ou ne peut dévoiler. Le président de la République s’est entretenu avec le procureur de la République qu’il a fait venir au pas de course au bureau du ministre. Depuis, les spéculations vont bon train. On dit, entre autres, que Bozizé n’apprécie absolument pas la ghettoïsation pour ne pas dire la seydoutisation (responsabilisation des seuls diplômés de l’école de Seydou) de l’appareil judiciaire centrafricain. Un important mouvement du personnel serait dans l’air au ministère de la Justice et de la Moralisation. Findiro et ses acolytes excellaient dans l’arbitraire afin de s’enrichir tout en jetant clairement le discrédit sur Bozizé.

Le même jour, Findiro est arrivé à Bangui en après-midi sur un vol de Kenyan Airlines. Sur la pointe des pieds, léger comme une plume, le jadis tout puissant demi-dieu est rentré chez lui très discrètement.

Ni Thémis, ni Justitia

Appelez cela la politique de deux poids, deux mesures ou la justice à deux vitesses, ou comme vous voulez. Sur une prétendue existence d’une fiche de renseignements par ailleurs mensongère sinon carrément fantasmatique sur « une affaire qui touche à la sûreté de l’Etat, à la sécurité … », l’on a arbitrairement arrêté et séquestré des mois durant un député de la Nation, Gontran Djono Ahaba, sans avoir préalablement demandé et obtenu la levée de son immunité parlementaire. Findiro, ce soi-disant magistrat, dont les connaissances très approximatives du droit ne sont plus à démontrer, a méprisé du plus profond de lui l’Assemblée nationale centrafricaine sans objurgation des parlementaires de Centrafrique. Comment peut-il en être autrement de la part des parlementaires nommés (et non élus) ?

Le fait d’avoir menti pour sortir du pays dans le seul et unique but d’aller chercher l’asile politique ailleurs, constitue une preuve suffisante de l’implication de l’ex-ministre de la Justice et de la Moralisation et ex-procureur de la République dans le complot présumé. Il devrait déjà être arrêté et transféré à Bossembélé ou déclaré porté disparu conformément à ses méthodes et procédures. Pourquoi prend-on des gants avec Ndoutingaï, Findiro et compagnie ? Seraient-ils plus Centrafricains que leurs nombreuses victimes de l’arbitraire et de tyrannie depuis neuf ans ?

Des tergiversations qui prêtent à des interprétations

A Bangui, l’on reproche de plus en plus ouvertement à Bozizé de trop tergiverser. Cela nous perd en conjectures et fait perdurer les rumeurs. On raconte volontiers que Ndoutingaï serait un fils illégitime de Bozizé, né d’une relation incestueuse avec une cousine de second degré. Depuis qu’on nous le présente comme le neveu de Bozizé on ne nous a jamais, au grand jamais, dit s’il est son koya (c’est-à-dire le fils à sa sœur ou sa cousine) ou son baba kété (c’est-à-dire le fils à son frère ou son cousin). D’aucuns disent que Ndoutingaï donnait son interview à la Voix de l’Amérique depuis sa cellule à Bossembélé. On lui aurait tiré les oreilles avant de passer la communication. Mais l’effet boomerang le plus surprenant, c’est que nombreux sont les Banguissois et Banguissoises qui sont convaincus qu’il s’agisse purement et simplement d’une mise en scène pour soustraire Ndoutingaï et Findiro à la vindicte populaire. Autrement dit, les tergiversations et l’omerta font battre de l’aile la thèse de coup d’Etat de Ndoutingaï. En effet, les gens sont complètement indifférents aux dernières rumeurs selon lesquelles Ndoutigaï aurait quitté le pays sur une moto. Il est probable que ce soit la même moto que Charles Massi !

Le président est mal entouré et très mal conseillé

Quand l’un des plans de l’opération Gberin est rien de moins que le dynamitage du bureau présidentiel, quand on passe par le médecin personnel du chef de l’Etat pour sortir illégalement du pays, quand on bénéficie facilement du silence du chef de cabinet particulier du président de la République, quand certains conseillers à la présidence de la République sont impliqués dans un complot présumé, il est impératif de passer un grand coup de balai. On a envisagé de placer des dynamites dans les tiroirs du bureau présidentiel. Combien de gens en Centrafrique ont un accès facile au bureau du président de la République ? Devant l’implication du Dr. Féikoumon dans la demande d’asile politique de Firmin Findiro auprès de l’ambassade du Botswana à Paris, les Gbaya de Léré, d’où serait originaire le Dr. Féikoumon, accusent Joël Sinféi Moïdansé de vouloir nuire à leur ressortissant. Il serait établi que c’est Sinféi qui aurait suggéré à Firmin Findiro de passer par le Dr. Féikoumon pour quitter le plus rapidement possible le pays. Toute la pléthore de collaborateurs, du plus gradé au planton, doit être immédiatement renouvelée.

Ta tènè, kamba ti kôkô aké kanga kôkô. Ngou ti soussou, aké tô na soussou. Gui yé ti mô véni, aké kiri ti fa mô. A qui la faute ? A qui la raison ? (JMC Quartier Libre)

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:04

 

 

 

 

Thierry-Ndoyo

 

Bangui, 19 août (C.A.P) – Le Coordonnateur du Collectif  « Touche pas à ma Constitution »  Thierry Ndoyo a fait l’objet ce soir aux environs de 20 heures locales d’une « libération provisoire » de sa prison du Camp de Roux où il était embastillé sous la conduite du capitaine Anatole NGAYA de la Garde Présidentielle (section Eclair) qui l'avait arrêté hier à sa descente du vol d'Ethiopian Airlines à 17 heures.

Interrogé par téléphone par certains proches, il a dit lui-même à ses interlocuteurs avoir bénéficié d’une  « libération provisoire » vers 20 heures mais que tous ses effets personnels restés dans ses bagages notamment ses diplômes demeuraient encore confisqués par ce tristement célèbre capitaine au Camp de Roux.

Le régime de Bozizé aurait dressé tout une liste d’individus censés appartenir au « Collectif Touche pas à ma Constitution » qui devraient faire l’objet d’arrestation de façon « automatique » dès qu’ils mettront pieds à l’aéroport Bangui M’poko.

 Ce capitaine Anatole NGAYA est celui-là mêmedont le nom circule depuis longtemps à Bangui comme étant l’auteur des coups de feu tirés sur le général François BEDAYA NDJADDER au cours de cette folle nuit du 27 au 28 mai 2001 qui ont entraîné les graves blessures auxquelles ce dernier devait succomber par la suite.

Face à ces graves accusations, la seule planche de salut de ce capitaine Anatole NGAYA est de tout faire pour que Bozizé demeure éternellement au pouvoir car le jour où Bozizé ne sera plus au pouvoir, il en serait autrement de son sort à lui. C’est donc un homme en sursis contraint à un zèle sans limite dans la défense du pouvoir bozizéen.

 

 

Chronique annoncée du viol de la Constitution centrafricaine

 

19 août 2012 Juliette Abandokwe

 

 

Arrestation arbitraire de Thierry Ndoyo, coordinateur général du collectif «Touche pas à ma constitution», par le capitaine Anatole Ngaya à l'aéroport de Bangui. Résidant au Sénégal, il rentre à Bangui pour enterrer son grand frère.

Force est de conclure donc qu'en République centrafricaine, vouloir protéger la Constitution de son pays contre la prédation sans limite d'un régime aux abois, est dorénavant considéré comme du banditisme. En exerçant une force asphyxiante qui ne surprend plus personne, expression brute d’un diabolisme abyssal, François Bozizé continue donc à tuer l’espoir de milliers de Centrafricains.


Le 13 août dernier à Paris, un nouveau front s’est officiellement ouvert contre la tyrannique et profondément destructrice gouvernance du général-président François Bozizé.


Lors de l’illustre allocution présidentielle, à l’occasion de la fête nationale que le président avait choisi de passer avec la diaspora centrafricaine de France, Godfroy-Luther Gondje, citoyen centrafricain de son état, et membre du collectif «Touche pas à ma Constitution», s’était levé pour demander à son président s’il avait l’intention de changer la Constitution. La question était parfaitement justifiée vu les illégalités massives et systématiques pratiquées depuis 2005 par l’ancien chef rebelle devenu miraculeusement président en mars 2005, illégalement puisque par la fraude, procédé réitéré en janvier 2011 pour son second et dernier mandat. Accessoirement, plus personne d’ailleurs n’ignore les crimes de guerre commis lors de sa course au butin de Bangui de 2001 à 2003, et dont il devra forcément un jour ou l’autre rendre compte devant la Justice.


Donc, fauché dans son élan oratoire patriotique, François Bozizé, bredouillant et surpris par la question du compatriote Gondjé, avait alors innocemment demandé où le jeune homme avait vu qu’il allait changer la Constitution.


Et pourtant, cinq jours après son innocente réponse à une candide question, le général-président Bozizé fait arrêter le coordinateur général du collectif « Touche pas à ma Constitution », voulant de toute évidence faire comprendre au peuple centrafricain que de vouloir défendre un droit fondamental et constitutionnel relève du banditisme. Inutile de dire au passage que rien que pour sa petite question candide de patriote bien-pensant, Godfroy-Luther Gondje sera immédiatement jeté en prison s'il met les pieds à Bangui. 

L’arrestation du citoyen et patriote Thierry Ndoyo n’est que la preuve noir sur blanc que Bozizé a bel et bien l'intention de modifier la Constitution à son avantage. Nous n'avons même plus besoin de lui poser la question, puisqu’elle a été posée et que le général-président y a aujourd’hui clairement répondu.


Bozizé ouvre donc publiquement la chronique annoncée de la violation de la Constitution centrafricaine.


L'ancien chef rebelle, porté au pouvoir par le Tchad et la France en 2003, n'a aucune autre intention que celle de modifier la Constitution, de violer une institution sacrée, de violer l’espoir d’autodétermination du  peuple centrafricain tout entier. La limitation prévue de deux mandats présidentiels, deviendra donc de facto un seul mandat ad aeternum. Aucun autre dirigeant centrafricain n'avait osé aller jusque-là depuis les pseudo-indépendances.

Cette nouvelle étape de la violation annoncée de la Constitution nous certifie que François Bozizé a commencé l’organisation d’une nouvelle fraude massive en 2016, qui le conduira dans son ultime mandat, éternel celui-là.


Nous pouvons déjà oser deviner, qu'au nom de leurs intérêts et biens mal acquis en RCA, les puissances occidentales, toutes représentées à Bangui donc témoins de tout ce qui s’y passe, ne feront pas grand cas de l'assassinat virtuel de la Constitution centrafricaine, et valideront tacitement l'acte illégal posé une fois encore par François Bozizé. S'en suivra son 3ème coup d’Etat électoral en 2016, lui aussi dans le sac des validations ubuesques occidentales.

Corollairement, le constat que nous pouvons faire à la nouvelle de l’arrestation d’un compatriote Thierry Ndoyo déjà très affecté par la mort de son frère cadet, est que tous les jeunes Centrafricains, qu’ils soient en RCA ou à l’extérieur, seront dorénavant considérés comme des bandits quand ils débattent ouvertement pour une vie meilleure en Centrafrique et pour l’intégrité de la Constitution centrafricaine, notamment sur Facebook, forum par excellence pour une expression libre et démocratique. Chaque Centrafricain conscient, patriote et fier de l’être, à l’instar de Thierry Ndoyo, sera donc automatiquement arrêté à sa descente d’avion à Bangui, et envoyé en prison, considéré comme un ennemi de l'Etat. 


Tout ceci m’amène à mettre cette nouvelle formule de domination des esprits en lien avec la question du nouveau passeport CEMAC biométrique, obligatoire pour tout citoyen centrafricain depuis le 1er avril 2012, et pour lequel  le dépôt des empreintes digitales ne peut se faire qu'à Bangui. Aucune disposition n’a encore été prise pour organiser cette prise d’empreintes dans une quelconque représentation diplomatique centrafricaine. Ce qui nous fait  comprendre que le Centrafricain conscient, patriote et soucieux du profond désastre que vivent ses compatriotes au pays,  et qui veut se procurer son nouveau passeport obligatoire, se fera arbitrairement arrêter à Bangui ce faisant. Ou alors, il sera privé de passeport dorénavant. Bozizé est donc en train d’immobiliser et de pratiquement rendre apatride des milliers de Centrafricains de la diaspora.

La plupart l’a déjà compris, la nouvelle procédure pour obtention du passeport CEMAC sert à Bozizé de stratégie pour arrêter, paralyser et supprimer toute velléité de résistance contre son régime.


Bozizé confirme encore une fois très clairement sa position d’ennemi public no 1 du peuple centrafricain, entravant notamment les jeunes dans leurs efforts de développement et de formation. Par exemple, un médecin centrafricain, diplômé de l’Université de Bangui, exerçant à l’extérieur, et qui prévoit de se spécialiser sous des cieux où l’apprentissage d’une médecine de pointe lui permettrait ensuite de travailler pour le bien et le progrès de ses compatriotes sur la terre de ses ancêtres, est fauché net dans sa démarche de progression. Il n’a plus de passeport pour se déplacer. En se rendant à Bangui en tant que citoyen éclairé qui exprime librement son discernement, il est donc présumé « bandit » et « ennemi de l’Etat », et risque fort de se faire arrêter en descendant de l’avion.


Chers Amis,


Cessons donc de nous leurrer et de feindre de croire que François Bozizé laissera le pouvoir démocratiquement en 2016, quelle que soit la valeur et la popularité de ses ces co-candidats.

Changeons de stratégie et tirons les leçons des expériences précédentes, qui ne sont pas forcément des échecs puisque pourvoyeuses d'une Histoire et de leçons. Le pouvoir en place à Bangui est en train de suivre les traces de ses pairs, comme notamment celles du Paul Biya national camerounais, qui avait, implacablement et dans le sang, transformé en 2008 la limitation des mandats en un unique mandat éternel. Nous avons ensuite vu le résultat en octobre 2011. Paul Biya s’était carrément autoproclamé le «Choix du Peuple » dans sa campagne
 préélectorale, étalant son sourire béat à côté de son slogan annonciateur sur d’immenses affiches à travers le pays.


L’arrestation à Bangui aujourd’hui du jeune Thierry Ndoyo n’est que l’introduction à l’autoproclamation du général-président Bozizé en tant que le « Choix du peuple centrafricain » en 2016.

A bon entendeur. 

 

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-centrafrique-fran-ois-bozize-choix-du-peuple-en-2016-109222036.html 

 

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