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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:55




 

Bangui, 20 nov. (ACAP)- « Le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’Union Européenne ont octroyé six milliards (6.000.000.000) F. CFA pour permettre à la République centrafricaine de lutter contre la faim », a annoncé, vendredi 20 novembre 2009 au cours d’un point de presse sur le déplacement du président de la République François Bozizé à Rome sur la sécurité alimentaire le ministre du Développement rurale, M. Fidèle Gouandjika.

Selon M. Gouandjika, le président de la République François Bozizé a, dans son discours, fait savoir que la République centrafricaine, à l’instar des autres pays, connaît la faim à cause de la crise internationale, notamment dans la Mambéré Kadéi, à l’Ouest.

 « Il nous a instruit d’organiser une table ronde sectorielle de l’Agriculture au niveau national et a demandé aux bailleurs de fonds de soutenir financièrement la République centrafricaine pour lutter efficacement contre la faim », a-t-il souligné.

Le chef de l’Etat a estimé que les fonds alloués à la République centrafricaine devraient servir à acheter les produits agricoles centrafricains afin de permettre aux Centrafricains de lutter contre la pauvreté et par conséquent éradiquer la faim, a encore déclaré M. Gouandjika, qui a également indiqué que le Fonds de développement agricole (FIDA) s’engage à effacer ses dettes à partir de l’an 2010 et mettre en chantiers des grands projets dans le domaine agricole. 



NDLR : Selon Bozizé, "la République centrafricaine, à l’instar des autres pays, connaît la faim à cause de la crise internationale..." (cf extrait de son discours prononcé récemment à la tribune de la FAO à Rome). Faux ! Archi-faux ! La crise a bon dos. C'est trop facile ! Avant son avènement, la faim sévissait déjà en Centrafrique. C'est la mauvaise gouvernance de Bozizé et les nombreux rackets opérés par Ndoutingai sur les collecteurs et bureaux d'achat de diamant, qui sont venus accentuer cette famine, notamment dans les zones minières du Sud-Ouest du pays. Bozizé et sa clique ont suffisament fait la démonstration de leur incapacité à gérer et à utiliser à bon escient tous ces milliards que ne cessent de déverser sur le pays la communauté internationale et différents partenaires au développement. Or, plus on déverse les milliards, plus ils en réclament et moins on en voit les retombées sur les conditions de vie des populations.. Il faut que cesse ce manège.    

 



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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:28




 

Bangui, 21 nov. (ACAP) – Le président de la République François Bozizé a reçu en audience, vendredi 20 novembre à Bangui, le Représentant spécial du président de la commission de l’Union Africaine M. Sadok Fayala, Qui achevait une mission de 5 jours en République Centrafricaine.

Cette entrevue, qui boucle une série d’audiences entamée depuis le 18 novembre avec les autorités centrafricaines, s’inscrit dans le cadre des visites périodiques depuis quelques années dans ce pays, a indiqué M. Fayala, à l'issue de l'audience.


« C’est l’occasion de passer en revue l’évolution de la situation des grandes réformes qui ont été faites sur tous les plans et particulièrement la prochaine étape, que ça soit sur le plan politique, économique et sécuritaire, don c’est une rencontre extrêmement positive, utile pour nous, pour l’Union Africaine qui suit avec beaucoup d’intérêt ce qui a été réalisé dans ce pays », a souligné l’émissaire de l’UA.

 
« Nous souhaitons pour ce pays, membre de l’UA, beaucoup de réussite, de progrès et de développement pour sa population », a conclu M. Fayala, qui a annoncé l'ouverture prochaine d'un bureau permanent de l'Union Africaine à Bangui.


Les ministres Antoine Gambi et Elie Ouéfio, respectivement, ministre des Affaires Etrangères et ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, ont apprécié à sa juste valeur l’initiative qui viendra faciliter les contacts et les relations entre cette institution internationale et la RCA.

 
Ils ont exprimé à leur interlocuteur la volonté et l’engagement du gouvernement à sécuriser le pays et à mener à son terme le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) en vue de garantir la transparence des élections prévues pour 2010.



NDLR : Il faut que les actes que posent Bozizé et sa clique soient en adéquation avec les déclarations qu'ils font à leurs interlocuteurs étrangers. Un exemple est justement le cas du DDR où Bozizé continue d'affirmer que l'argent octroyé par la CEMAC (5 milliards de F CFA) se trouverait à la BEAC à Bangui pendant que les ex combattants, à force d'attendre, ont remis en place toutes les barrières de racket. Jusqu'à quand serait-on tenté de lui demander, cet argent doit demeurer à la BEAC? Pour que le DDR aboutisse vraiment comme il dit vouloir s'y engager,  Bozizé doit décaisser cet argent et le remettre au BONUCA pour le gérer.C'est pourtant aussi simple que cela. N'a-t-il pas confiance au BONUCA et au PNUD ?

 

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:24




21 Novembre 2009 Par Blandine Flipo Mediapart

 

Bruno Ben Moubamba comptait bien marquer le coup. Devant l'Elysée et quelques journalistes, ainsi qu'un nombre largement plus conséquent de policiers, cet opposant gabonais a voulu dénoncer l'audience accordée par Nicolas Sarkozy au président du Gabon, Ali Bongo, ce vendredi 20 novembre. Dans sa déclaration, destinée au chef de l'Etat français, il s'interroge: «Ainsi donc, monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République française, vous qui aviez promis en 2007 d'en finir avec la "Françafrique", vous avez choisi de recevoir aujourd'hui Monsieur Ali Bongo Ondimba à l'Elysée (...) Nous nous étonnons que la France, malgré les soupçons de collusion, qui pesaient déjà contre son gouvernement, quant au soutien qu'elle aurait apporté à M. Ali Bongo, pour son coup de force électoral, reçoive ce dernier sans explication.»

 Collusion, Françafrique, comme bon nombre d'opposants gabonais avant lui, Bruno Ben Moubamba ne mâche pas ses mots. Devant l'Elysée, il n'hésite pas à préciser sa pensée: «Ce sont les hommes de l'ombre, comme Robert Bourgi, qui ont programmé ce coup d'Etat au Gabon pour servir les intérêts privés des compagnies françaises.» Cette accusation n'est pas nouvelle, ni dénuée de fondements. Robert Bourgi a bel et bien déclaré, peu de temps avant la présidentielle controversée gabonaise, que la France appréciait le candidat Ali Bongo. L'Elysée lui a ensuite intimé de garder le silence, silence qu'il observe scrupuleusement depuis.

 La proximité avec le fils d'Omar Bongo ne s'est pas démentie. Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la francophonie, qui a succédé à Jean-Marie Bockel dont le défunt président gabonais avait obtenu la tête, s'est rendu à Libreville pour l'intronisation de l'héritier. «Vous vous rendez compte que la France est le premier pays démocratique à recevoir Ali Bongo ? Ce n'est pas digne de la patrie des droits de l'homme», dénonce Bruno Ben Moubamba. En réalité, le président gabonais a fait une petite escapade à Londres avant de se rendre à Paris. Le symbole reste fort, et la visite, contrairement à la Grande-Bretagne, est officielle.

 Plus problématique encore que la proximité politique, les opposants gabonais dénoncent la collusion du fait des intérêts privés. «La famille Bongo est présente dans la compagnie Total et le conseil d'admistration de Bolloré, les liens sont très clairs!», ajoute Bruno Ben Moubamba. Vincent Bolloré, qui connaît des déboires économiques au niveau de sa filière portuaire, a en effet plus que jamais besoin de la gestion de ses ports en Afrique. Mediapart avait déjà relaté ses différentes manœuvres mises en place pour garder sa place chaude au Gabon, au Cameroun ou en Guinée-Equatoriale. Trois pays dont les chefs d'Etat ont été impliqués dans l'affaire des biens mal acquis, désormais en attente de décision à la Cour de cassation.

Les crocodiles ont la peau dure

 Au-delà de la colère légitime des opposants gabonais, la visite d'Ali Bongo interroge. Au début de son mandat, Nicolas Sarkozy avait semblé tenir un discours contradictoire, entre permanence des vieux réflexes et ouverture. La nomination de Bruno Joubert, un ancien du Quai d'Orsay, à la tête de la cellule Afrique de l'Elysée, avait d'abord réjoui les pourfendeurs de la Françafrique. Ces derniers avaient été refroidis par l'éviction de Jean-Marie Bockel, et surtout par le discours de Dakar, jugé très “colonialiste”.

 Mais ils ne perdaient pas espoir d'un changement, Nicolas Sarkozy se montrant peu intéressé par les affaires africaines. Le président a vite laissé à Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, le soin de jouer les “marabouts blancs”. Guéant s'est pris au jeu: Robert Bourgi, ancien vieux routier de la Françafrique, ne tarissait pas d'éloges à l'égard de celui qu'il appelle le «nouveau Foccart». Les sorties bruyantes du susnommé ont amené plusieurs analystes à suggérer qu'il était devenu hors du coup. Parallèlement, on a beaucoup vu un certain Patrick Balkany cherchant à placer ses compétences dans des tractations industrielles franco-africaines (lire notre article).

 Mais les vieux crocodiles ont de la ressource, surtout quand on leur offre un boulevard.  Fin août, Bruno Joubert apprend sa promotion vers Rabat pour 2010. L'équilibre entre les tenants de l'“ouverture” et les anciens s'est donc modifié. Robert Bourgi est redevenu muet, pas seulement pour des raisons diplomatiques. Les vieux réflexes sont de retour: en ce qui concerne l'Afrique, la transparence n'est plus de mise. La diplomatie française a brillé par son silence lors des massacres en Guinée Conakry. Et ce, alors même qu'Alain Joyandet, encore lui, était présent sur le sol guinéen quelques semaines avant le drame. Cet attentisme nourrit un fort ressentiment contre la France dans les ex-colonies de l'Afrique de l'Ouest, comme le constate le New York Times, dans son édition du 12 novembre. «Si cela continue comme ça, la France va tellement se décrédibiliser qu'elle va céder sa place aux Chinois», menace Bruno Ben Moubamba.

 Les questions économiques expliquent au contraire le comportement français. Le 5 novembre dernier, Ali Bongo a déclaré dans un bref communiqué que le Gabon allait interdire l'exportation de son bois à partir de 2010. Cette nouvelle a affolé la filière française, dont un des fleurons, Rougerie, possède de grandes exploitations dans le pays. Le Gabon possède une des dernières plus grandes réserves de forêts primaires au monde. Après le pétrole, dont l'exploitation est sur le déclin, l'exploitation forestière est une des plus importantes sources de devises pour le pays. Ali Bongo a justifié sa décision par sa volonté de lutter contre le chômage, et de transformer le bois sur place, afin d'en récupérer la plus-value. Le calcul politique du contesté fils Bongo est simple: il cherche une légitimité, et à trancher avec les réflexes de rente de son père.

Un choix tactique

 Le président gabonais est venu discuter du sommet de Copenhague avec le président français. D'un point de vue aussi bien écologique que diplomatique, cette limitation de l'exploitation forestière d'un pays ami ne pourrait pas mieux tomber pour les Français. Mais du côté des industriels, cette décision passe mal. Nicolas Sarkozy se retrouve donc pris entre deux intérêts contradictoires: offrir un soutien au président mal élu gabonais, quitte à froisser les opinions publiques, ou bien ouvrir le dialogue pour ne pas perdre la main, bien que cette main s'accompagne d'une attaque en bonne et due forme contre des intérêts français.

 La France a choisi, Nicolas Sarkozy accueille Ali Bongo. Quant à savoir ce qu'ils se diront, encore une fois, rien ne filtrera. Si le temps où l'Afrique était un pré carré conquis de la France semble révolu, les hommes et les réflexes de la Françafrique, eux, tiennent toujours bon.

 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 18:51




  Patassé et sa nouvelle épouse lors de sa conférence de presse

 Bangui, 21 nov. (ACAP) - L’ancien président centrafricain, Ange Félix Patassé, a annoncé, au cours de sa première rencontre avec la presse, samedi 21 novembre 2009 à Bangui, qu’il se présentera comme « candidat indépendant » à la prochaine élection présidentielle prévue pour mars-avril 2010.


 « Je serai candidat indépendant à l’élection présidentielle de 2010 », a-t-il annoncé souhaitant laisser la question de leadership au sein du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti dont il est le président fondateur à la justice.

 « Je peux créer un nouveau parti, j’ai la capacité. Mais pour le moment, j’ai opté pour une candidature indépendante pour préserver l’unité du parti », a-t-il fait remarquer.

Par ailleurs, Ange Félix Patassé souhaite une « élection sereine et fiable » pour permettre à la population de sortir de « situation catastrophique et misérable » dans laquelle elle se trouve actuellement.

Abordant la question d’une éventuelle poursuite judiciaire de la Cour pénale internationale (CPI) contre lui, il a répondu que sa conscience ne lui reprochait rien.

« D’ailleurs la CPI a vu mon avocat, jusqu’à preuve du contraire, la CPI dit que Patassé n’est pas responsable de ce qui s’est passé (…). Et même si je partais à la CPI, j’irai en accusateur et non en accusé », a-t-il réitéré.

Ange Félix Patassé estime par contre qu’il lui appartient d’engager une procédure judiciaire contre les auteurs des multiples tentatives de coups d’Etat ou des coups d’Etat contre son régime. « Mais le moment n’est pas encore venu, je suis rentré pour l’unité », a-t-il relevé.

A la question de savoir il souhaite revenir au pouvoir avec son âge (72 ans), il a répondu qu’ « un homme politique ne vieillit jamais, il est toujours régénéré, il se régénère à travers son programme », programme qu’il promet de mettre à la disposition de la presse dans les prochains jours.

 En exil à Lomé au Togo de 2003 après avoir été renversé par son ancien Chef d’Eta major, François Bozizé, actuel Président de la République Centrafricaine, Ange Félix Patassé est rentré au pays le 30 octobre dernier après avoir bénéficié d’une amnistie qui lui permis de prendre part au Dialogue Politique Inclusif (DPI) en décembre 2008.

Ange Félix Patassé qui affirme être « rentré définitivement au pays » après sept ans d’exil, envisage de reconquérir le pouvoir qu’il affirme avoir « mal géré à cause de l’ignorance et des mauvais conseillers », en 2010, demandant pardon à la population et prônant l’unité « pour un Centrafrique rénové ».



NDLR : C'est trop facile pour l'ex président de rejeter la responsabilité de sa mauvaise gouvernance du pays pendant presque dix ans sur l'ignorance et l'oeuvre des mauvais conseillers. Il doit être seul à assumer le poids de sa mauvaise gestion qui a déroulé le tapis rouge sous les pieds d'une calamité comme François Bozizé. 

 


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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 04:17




 

Il vous souviendra certainement qu’au mois de juillet  2009, j’ai tenu une conférence de presse au siège provisoire du Parti à la Salle Mazette. Dans mon propos liminaire, j’ai fait état des cahiers que les sous-préfets et préfets de la  région nord-ouest que je venais de visiter, avaient reçu des mains du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Monsieur Elie OUEFIO, par ailleurs Secrétaire Général du KNK depuis le congrès de ce parti à Mbaïki le 14 novembre dernier, afin d’y inscrire les citoyens dans le cadre du recensement électoral. Bon seulement j’ai vu moi-même ces cahiers, mais je les ai fait également voir par le député de la localité.


Le Ministre OUEFIO organisa peu de temps après une conférence de presse pour démentir mes propos et affirmer qu’il n’a jamais distribué des cahiers à cette fin. J’ai proposé, sans succès, qu’une commission d’enquête soit constituée pour vérifier cette situation.
Par la suite, nous avons recueilli des renseignements auprès de nos structures nous confirmant que ces cahiers ont été bel et bien distribués aux chefs de village et aux maires dans plusieurs préfectures, et même à Bangui et à Bimbo.


Les dénégations du ministre OUEFIO n’y changeront rien. Des manœuvres ont bien été initiés sous son instigation, et sont en cours, pour saboter le processus électoral par le tripatouillage de l’élément cardinal qui est l'établissement des listes électorales.


Il va sans dire que nous n'accepterons jamais des tentatives de contournement des dispositions plus que claires et précises du Code électoral. Toutes les filles et les fils de ce pays, ainsi que  les vrais amis de la RCA ne doivent pas non plus accepter cette supercherie.


Il nous faut un recensement électoral publiquement annoncé par toutes les voies officielles. Ce recensement électoral doit bien sûr être fiable et exhaustif sur toute l'étendue du territoire. Il doit être effectué par la Commission Electorale Indépendante,  comme le dit la loi. Les listes électorales doivent ensuite être publiées par voies d'affichages, puis corrigées suite aux différentes réclamations des citoyens, comme le dit la loi. Les listes définitives informatisées ainsi constituées seront la seule base de travail pour tous. La loi doit être respectée.


Par conséquent, nous n'accepterons ni inscriptions clandestines des citoyens par des chefs de village et des maires aux ordres, sur des cahiers d'écoliers pour constituer des listes parallèles comme le fait depuis le mois de juillet le Ministre centrafricain de l'Administration du Territoire, et Secrétaire général du KNK, Monsieur Elie OUEFIO.
 

Nous n'accepterons plus de listes électorales manuscrites comme en 2005, acceptées à l’époque  sous le prétexte de l’urgence et des difficultés du pays après la rébellion. Ces listes ne pouvaient être fiables : la preuve, bien que candidat et admis au deuxième tour, je n’ai pas pu voter aux deux tours de scrutin car mon  nom ne figurait pas sur ces listes électorales !


Par ailleurs, devant l’Assemblée Nationale en avril dernier, le même Ministre OUEFIO a affirmé que les listes électorales de  2005 étaient  détruites à 100%, et les urnes à 75%.

Alors, de quelles listes électorales le pouvoir parle-t-il  lorsqu’il évoque des actualisations de listes électorales en lieu et place d’un recensement électoral, puisque par définition on ne peut actualiser que ce qui existe? 

En réalité, ce sont les noms des personnes recensées illégalement et clandestinement par les chefs de village et les maires, sous l’instigation du Ministre Elie OUEFIO, qui ont été saisies en privé sur des fichiers informatiques parallèles, dans le dessein de les imposer à la Commission Electorale Indépendante.

Nous n'accepterons jamais ces fichiers informatiques parallèles confectionnés sur la base d'un soi-disant recensement électoral clandestin et illégal.


La loi doit être respectée dans toutes ces dispositions : le recensement électoral doit se faire par la Commission Electorale Indépendante, un point c’est tout.


No pasaran !

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 04:13




 

Les Afriques 20-11-2009 Par Achille Mbog Pibasso

 

Une demi-douzaine d’institutions bancaires de la région sont placées sous administration provisoire avec, probablement, des scissions-liquidations à moyen terme.

 

La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a déclenché une véritable tempête avec la mise sous administration provisoire de plusieurs banques : Commercial Bank Cameroon (CBC), Commercial Bank Centrafrique (CBCA), Commercial Bank Tchad (CBT), Amity Bank Cameroon, Union Bank Cameroon (UBC) ainsi que d’établissements de microfinance, à l’instar de Cofinest Cameroun. Signe que malgré une surliquidité bancaire apparente, les banques de la région, notamment celles constituées de l’épargne des nationaux, à une ou deux exceptions près, sont loin d’avoir la stabilité qu’on leur prête, même si globalement la situation s’est améliorée au cours de la dernière décennie.

 

Pour le gendarme du secteur bancaire en Afrique centrale, ce type de décisions, en l’occurrence la mise sous administration provisoire, permet de « prévenir le risque systémique, car la défaillance d’un établissement de crédit peut mettre en péril les autres banques par effet de contagion, d’éviter que le statu quo participe à la survie artificielle d’une entreprise non compétitive ». La COBAC situe les besoins de financement à quelque 600 milliards de francs CFA (900 millions d’euros). Une ardoise importante difficile à réunir, notamment dans un contexte de conjoncture économique et de crise financière internationale qui a davantage fragilisé les économies des pays de la région. Les dernières mesures en date, concernant la mise sous administration provisoire d’une demi-douzaine de structures bancaires de la CEMAC, constituent « une mesure de sauvetage » qui permet d’éviter une concurrence déloyale vis-à-vis des autres établissements de la place soumis à la réglementation bancaire sans restriction.

 

Régulation

 

Il convient de faire observer que l’absence de prise de décision ferme de la COBAC ne saurait être assimilée à un soutien abusif de l’autorité de supervision à un établissement de crédit contrevenant. Il s’agit de réguler dans l’optique de renforcer le positionnement des banques dans leur option de financement des économies sous-régionales. Tenant compte du fait que la faillite bancaire entraîne des conséquences imprévisibles avec l’absence d’un fonds de garantie actif, la mise sous administration provisoire de ces structures devrait, autant que faire se peut, limiter les dégâts. C’est sur la base d’une des dispositions réglementaires que la COBAC peut, en cas de carence dans l’administration, la gérance ou la direction d’un établissement de crédit, adresser des injonctions ou des mises en garde aux établissements assujettis, prononcer à leur encontre comme à l’encontre de leurs dirigeants ou leurs commissaires aux comptes des sanctions disciplinaires et désigner un administrateur provisoire.

 

Un mécanisme qu’utilise pleinement la COBAC pour restructurer le secteur bancaire. Selon des sources proches de la COBAC, il serait possible de passer dans les prochains mois à l’étape supérieure, avec la scission-liquidation des banques dont le plan de restructuration aura échoué au terme de la période de l’administration provisoire, qui est de six mois, éventuellement renouvelable.

Onze banques camerounaises fermées ou soumises au régime de la scission-liquidation ces quinze dernières années

 

1 – Banque camerounaise pour le développement (BCD)

2 - Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Cameroun (BICEC)

3 – Banque Méridien BIAO-Cameroun

4 – Bank of Credit and Commerce (BIAOC)

5 – Banque nationale de développement (BND)

6 – Cameroun Banque (CB)

7 - Crédit Agricole du Cameroun (CAC)

8 – First Investment Bank (FIB)

9 – International Bank of Africa Cameroon (IBAC)

10 – Paribas Cameroun (PC)

11 - Société camerounaise de banques (SCB)

 

Sept institutions bancaires ayant été placées sous administration provisoire ces deux dernières années

1 – Commercial Bank Cameroon (CBC)

2 – Commercial Bank Centrafrique (CBCA)

3 – Commercial Bank Tchad (CBT)

4 – Amity Bank

6 – Union Bank of Cameroon

7 - COFINEST

 

Source : http://www.lesafriques.com/cameroun/mauvaise-passe-pour-les-banques-d-afrique-centrale.html?Itemid=89?article=20559

 

Centrafrique : la Commercial Bank sous administration provisoire

 

Les Afriques 20-11-2009

 

Un administrateur provisoire a été désigné à la Commercial Bank Centrafrique (CBCA) par la Commission bancaire de l'Afrique centrale (COBAC).

Cette décision a été notifiée aux responsables et au personnel de l'établissement bancaire par le secrétaire général adjoint de la COBAC, Raphaël Tung Nsué, suite aux missions d'inspection qui avaient établi l'existence de créances douteuses en 2008 et le non-respect des ratios prudentiels.

Selon lui, cette décision « vise plutôt à sécuriser les intérêts de la clientèle, notamment les épargnants ».

L'ancien directeur général de la CBCA, M. Tagatio, a été nommé pour cette mission.

Il a un délai d'un semestre pour relever les ratios financiers de la banque.

 

 

Source : http://www.lesafriques.com/centrafrique/centrafrique-la-commercial-bank-sous-administration-provis.html?Itemid=46?articleid=20470

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 16:03




FAO : lutter contre l’injustice, lutter contre la pauvreté

Un milliard d’affamés : On en parle quand par Denis Metzger *

LEMONDE.FR | 19.11.09 | 18h52  •  Mis à jour le 19.11.09 | 18h53

Tandis que les banquiers de Wall Street s'agitent pour battre le record historique des bonus qu'ils se payent à eux-mêmes, tandis que Goldman Sachs s'apprête à payer 11 milliards de dollars de bonus à ses cadres pour le premier semestre 2009, les plus déshérités sont broyés par la crise dans la plus grande indifférence.

La crise financière de 2008 et la crise économique qui lui succède depuis 2009 ont fait disparaître des esprits, et donc des médias, la crise alimentaire. Tout récemment, les cris de joie des banquiers saluant le retour des profits et des milliards de bonus ont couvert par leur vacarme insolent les cris des centaines de millions de pauvres qui n'ont pas les moyens de s'offrir plus d'un repas maigre par jour.

Au-delà du caractère inique et révoltant des bonus des banques, c'est le système lui-même qui nous interpelle. En 2008, au moment même où le monde crie famine, un tiers du revenu net de Goldman Sachs provient de ses interventions sur les matières premières (Wall Street Journal, 19 novembre 2008). Aujourd'hui, plus d'un milliard de personnes souffrent de la faim, soit cent millions de plus qu'en 2008, cent cinquante millions de plus qu'en 2006 !

Il n'est pas de meilleur moment pour le réveil des consciences, car au-delà du sentiment d'injustice qui nous saisit, on entrevoit la solution dans le problème même. Il s'agit bien d'une question de juste répartition et non d'un problème de pénurie de biens ou de capitaux.

Au Niger en 2005 les politiques agricoles imposées par Washington ont ruiné les paysans modestes, entraînant des milliers de morts dans l'une des grandes famines de notre temps. En 2008, les taux de malnutrition se sont ponctuellement détériorés dans la région nord de la Côte d'Ivoire ; ils ont alors presque doublé pour atteindre 17,5 % (sources : ministère de la santé, Unicef, FAO). Les exploitations d'hévéa, qui produisent du caoutchouc pour l'automobile, ont dû licencier par milliers, de même que les exploitations de forêts produisant pour la filière bois de construction. Les cours se sont effondrés alors que le prix des denrées alimentaires reste stabilisé à son plus haut niveau. Tributaires des marchés, les petits producteurs des zones rurales et les ménages pauvres sont poussés dans les zones urbaines où l'accès à la nourriture leur est très difficile. Le taux d'extrême pauvreté, longtemps maintenu à 10 %, a explosé à 48,9 % en 2008 selon une enquête menée par le gouvernement ivoirien.

En 2009, dans le silence, on meurt aussi de faim en République centrafricaine, pays où 67 % de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté et où un ménage sur deux ne consomme qu'un repas de farine de manioc par jour. C'est dans ce contexte de misère chronique que la Société d'exploitation forestière de Centrafrique a dû licencier 50 % de ses salariés. Avec le ralentissement des activités minières et commerciales, qui constituent le moteur de l'économie locale, les foyers se trouvent dans l'incapacité d'acheter de la nourriture, que les prix maintenus élevés par les cours mondiaux ont rendu inaccessibles. A Berberati, où ACF s'est installé en urgence, plus de 1 100 enfants sont au seuil de la mort, victimes de cette maladie de la honte qu'est la malnutrition aiguë sévère. Ventres ballonnés par le kwashiorkor, côtes décharnées par la faim, extrêmes images, encore et encore, d'un insoutenable scandale.

Si nous ne prenons pas garde, le monde qui a commencé à se révolter contre nos valeurs se révoltera pour de bon contre nous. Car plus que le manque, c'est l'injustice qui fomente les révoltes. Oui, le monde a faim de pain mais plus encore de justice.

A la veille du sommet mondial pour la sécurité alimentaire, nous lançons un appel aux Etats présents à Rome pour qu'une réponse concrète à cette urgence de santé publique mondiale soit enfin apportée. Eradiquer la malnutrition est possible. Il suffit de le vouloir.


*Denis Metzger, président d'Action contre la faim (ACF)

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 04:50



Enfin Mme Monique Bozizé est rentrée au bercail




Après un séjour de près de près de cinq mois en France où elle a dû prendre des soins médicaux pour on ne sait quelle mystérieuse maladie et aussi se reposer, la première dame de Centrafrique, Mme Monique Bozizé a regagné Bangui ce 19 novembre par le vol régulier d’Air France.

 


Patassé a démarré ses activités politiques




L’ex président Patassé s’est rendu ce jeudi dans un local situé dans le cinquième arrondissement de Bangui qui sert de lieu de regroupement à ses quelques partisans afin de leur parler. C’est la première sortie qu’il effectue pour conférer avec ses affidés en dehors d’une visite qu’il à rendue à l’ambassadeur des USA Frederick Cook. Il a également reçu à son domicile, cette semaine, l’ambassadeur de la Chine à Bangui. On prête à l’ex président l’intention d’aller finalement en « indépendant » et non avec l’étiquette MLPC aux prochaines élections présidentielles. Il en aurait fait l’annonce lors de sa rencontre de ce jeudi avec ses partisans et compte le faire plus solennellement le samedi prochain au cours d’une conférence de presse qu’il pourrait tenir.

 


Alain Joyandet à Bangui début janvier 2010





Selon une source proche de la présidence centrafricaine qui a requis l’anonymat, Bozizé aurait marqué son accord pour une visite que pourrait effectuer à Bangui dès les premiers jours de janvier 2010, le Secrétaire d’Etat français chargé de la Coopération M. Alain Joyandet. Ce dernier avait souhaité depuis longtemps se rendre en Centrafrique mais la situation de son homologue centrafricain à l’époque - l’escroc international indo-pakistanais et ami mafieux de Bozizé, Saifee Durbar qui est condamné en France et dont le gouvernement français réclame depuis l’extradition à la Grande Bretagne, a rendu impossible le déplacement de Bangui du ministre français. Bozizé étant revenu entre temps sur le très embarrassant décret de nomination de Durbar comme vice ministre des affaires étrangères et de la coopération, même si officieusement les relations entre les deux amis et aussi avec le ministre des mines Sylvain Ndoutingai se poursuivent en secret, le petit tour à Bangui est désormais permis à Alain Joyandet.


La rédaction de C.A.P
 



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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 03:57








       Ministre "colonel" Jean Francis Bozizé
 Peut-être bientôt général par la volonté de papa ?
 


La situation qui prévaut au sein des Forces armées centrafricaines (FACA) depuis l’arrivée au pouvoir de Bozizé et son fils Jean Francis, actuellement ministre délégué à la défense nationale est particulièrement grave et doit être portée à la connaissance de l’opinion publique. Il est vrai que déjà chef d’état major de cette armée à l’époque de président Patassé, Bozizé s’était déjà illustré par un affairisme et un mercantilisme forcenés sur le dos de l’armée nationale. Pourtant chargé par Patassé de la restructuration de cette armée, Bozizé s’est surtout employé à faire de la prédation, à piller les maigres moyens mis à la disposition de cette armée pour s’enrichir personnellement. C’est justement lorsqu’il a estimé avoir atteint un degré d’enrichissement assez élevé qu’il avait décidé de s’emparer d’un pouvoir que Patassé, par son incompétence, avait en réalité beaucoup de difficulté à gérer.


A titre de rappel, il est de notoriété publique que tout chef d’état major qu’il était, Bozizé s’était transformé en un vulgaire commerçant, possédant même une station essence au Pk 4 sur l’avenue Boganda à Bangui qui revendait une bonne partie du carburant soutiré des réserves de l’armée nationale. Il décidait comme bon lui semble la mise à la réforme des véhicules du parc auto de l’armée relativement en bon état et les revendait tranquillement à des privés, généralement aux commerçants musulmans qui lui filaient du cash et disposaient de véhicules militaires de transport de troupes pour leur commerce de bois de chauffe. Certains ne prenaient même pas la peine de changer la peinture militaire de ces véhicules. Bozizé était particulièrement impopulaire aux yeux des petits soldats dont il détournait régulièrement une partie de la prime globale d’alimentation et des frais de mission.

Après que l’armée française eut quitté la base de Bouar, il s’est rendu personnellement dans cette garnison pour récupérer un certain nombre de matériel et équipements laissés par les éléments français d’assistance opérationnelle (EFAO). Certains témoins qui l’ont vu racontent qu’il s’était littéralement transformé en marchand de quincaillerie, revendant lui-même des câbles électriques par exemple. Il s’était ainsi emparé d’un kit complet de fabrication de pain qu’il a ramené à Bangui et confié la gestion à son fils Jean Francis qui le louait aux commerçants libanais. Des rapports établissant clairement la culpabilité de Bozizé et certains de ses complices dans le vol et pillage des biens de l’armée existent, suite aux enquêtes ordonnées par le président Patassé et effectuées notamment par le général Sylvestre Yangongo alors Inspecteur général des FACA. Curieusement, Bozizé a toujours eu à bénéficier jusqu’au bout, de l’impunité et de la clémence de Patassé.

Aujourd’hui, président de la République, ce mercantilisme de Bozizé et son fils Jean Francis bombardé comme par hasard ministre de la défense a atteint des proportions démentielles. Le fils ministre a carrément ouvert une boutique au camp Beal où se trouvent son cabinet et l’état major des FACA. Une jeune femme sa complice, y vend et revend diverses marchandises et même les uniformes et trousses militaires offerts par des pays amis comme la France, la Chine ou l’Afrique du Sud aux soldats centrafricains et étrangers de certains contingents de pays africains présents à Bangui. A la tête d’un important cheptel de bovins arrachés de force aux éleveurs peuhls, Bozizé et son fils sont aussi devenus des vendeurs de viande bœuf, approvisionnant ainsi plusieurs boucheries et marchés de la ville de Bangui et contrôlant aussi le circuit de fourniture en viande de différentes unités de l’armée nationale. De vrais commerçants « bouba nguéré » ou illégaux comme on les appelle à Bangui. Ils ne payent ni taxe ni patente au fisc mais opèrent tranquillement. Qui osera d’ailleurs le leur réclamer ? La boutique du camp Beal propose également aux petits soldats, moyennant retenue à la source de leur salaire pour le profit des Bozizé, ce qui suscite beaucoup de mécontentement car les retenues sur salaire se font généralement en une seule fois, des téléphones portables, des motocyclettes et autres layettes pour les soldats dont les femmes attendent un heureux événement.

L’épouse du  ministre de la défense Jean Francis Bozizé, au départ simple agent de police, a été reversée par son mari dans le corps des douanes et travaille à l’aéroport Bangui Mpoko. C’est plus juteux. Elle a par ailleurs le monopole de la fourniture à l’armée du manioc, de l’huile de cuisine, du sel, des oignons etc…Des témoins racontent que Bozizé s’est arrogé un marché de 70 millions de F CFA pour la fourniture d’eau minérale aux contingents de la Micopax. Un camion semi-remorque de son parc de véhicules se rend régulièrement au Cameroun pour ramener des palettes de bouteilles d’eau minérale Tangui, conditionnée non loin de Douala.

Bozizé et son fils Jean Francis ont poussé leur cupidité jusqu’à exiger que les fonds alloués par l’Union européenne dans le cadre de la Réforme du Secteur Sécurité (RSS) et des pôles de développement, destinés à la construction de casernes pour les soldats leur soient remis,  charge à eux de procéder à la construction de ces casernes. Devant le refus de l’UE, aucune caserne n’a encore vu le jour à ce jour. Selon nos investigations, presque quotidiennement, père et fils Bozizé, mettent rudement à contribution les différents services financiers des armées pour leur apporter des sommes d’argent plus ou moins importantes.

Cette situation a engendré un sérieux mécontentement des fonctionnaires travaillant dans les différents services financiers des Faca qui vivent ainsi chaque jour sous une forte pression prédatrice de Bozizé et son fils dont la scandaleuse promotion par décret de signé son père au grade de colonel a fait beaucoup jaser. Or, on prête encore à Bozizé l’intention de remettre bientôt des étoiles de général à son fils afin de le mieux le prédisposer à prendre éventuellement sa succession à la tête du pays. Pendant ce temps, plusieurs généraux et officiers supérieurs et officiers subalternes ont déjà été mis d’office à la retraite non sans grincement de dents. D’autres charrettes de départ de militaires vont encore suivre bientôt. Bozizé veut donc faire place nette à son fils…Nous reviendrons prochainement sur les problèmes de l’armée.   

 

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 01:47




 

Le 13 novembre dernier, jour où devait se tenir le congrès de son nouveau parti KNK à Mbaiki, le président Bozizé a accordé une interview sur les antennes de Radio France Internationale (RFI). Dans ses réponses faites aux pertinentes questions du journaliste Christophe Boisbouvier, François Bozizé a donné son avis sur les soucis et préoccupations de l’heure de l’opinion publique et notamment de l’opposition démocratique nationale au sujet de la tenue des élections, du calendrier de ces élections et leur préparation, du recensement du corps électoral, de la réalisation du programme DDR, etc…Le moins qu’on puisse dire est que le général Bozizé a clairement affiché sa volonté de truquer les listes électorales.

D’où l’importance et l’impérieuse nécessité pour les Centrafricains, l’opposition politique et également la communauté internationale, de se mobiliser pour mettre en échec ses manœuvres machiavéliques pour tenter de réussir son hold-up électoral. A la question de Christophe Boisbouvier qui affirme que « Le problème est que le recensement des électeurs n’est pas terminé, Bozizé répond : Oui, mais le recensement n’est pas aussi compliqué, nous l’avons fait en 2005 très rapidement en l’espace d’un mois, un mois et demi c’est tout. Pourvu que les moyens soient mis en place. A l’évidence, totalement en décalage avec la réalité du terrain, Bozizé sous-estime complètement l’ampleur de la tâche de recensement préalable à l’établissement du corps électoral, ce qui est d’une singulière gravité et cache mal le pot aux roses des listes parallèles résultant du recensement occulte réalisé par le Ministre Elie Ouéfio et dénoncé en son temps par Martin Ziguélé.

En vérité, le recensement des électeurs lui paraît une opération aussi simple à effectuer parce que son parent Elie Ouéfio qu’il a placé exprès après le DPI comme ministre de l’Administration du Territoire - qu’il vient encore de désigner Secrétaire Général de son parti KNK et qui était déjà Secrétaire Général de leur association tribalo-régionaliste de Bossangoa « SODEBOS » - s’était déjà chargé depuis des lustres, de faire effectuer clandestinement un recensement électoral totalement illégal et officieux pour les besoins de leurs dispositif de fraude.

Lors d'une tournée qu’il a effectuée en juillet 2009 dans les préfectures de l'Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré, Martin Ziguélé avait lui-même constaté de visu que sur instruction du Ministre de l'Administration territoriale, ce Elie Ouéfio, les chefs de villages et les maires, sous l'autorité des sous-préfets et les préfets,  inscrivaient des citoyens  dans des cahiers dans le cadre d'un recensement électoral dont personne n'avait entendu parler par ailleurs. Il s'agissait d'une opération destinée à faire établir un fichier électoral parallèle. Dès son retour à Bangui, Martin Ziguélé avait dénoncé cette situation au cours d’une conférence de presse et le Ministre Elie Ouéfio avait cru devoir démentir les propos de Ziguélé en soutenant qu'il n'avait jamais remis des cahiers aux chefs de village ni aux maires mais son démenti n’avait convaincu personne.  

En avril dernier ce même Ministre Ouéfio a tenu une conférence de presse pour dire que les listes électorales ayant servi aux élections de 2005 ont été détruites à 100% et les urnes à 75%. Si François Bozizé sous-estime tant aujourd'hui  le recensement et l’actualisation des listes électorales affirmant que cela prendrait un mois tout au plus un mois ou un mois et demi, cela signifie que contrairement aux affirmations de son ministre Ouéfio, soit ces listes électorales de 2005 censées avoir été détruites à 100 % existent bel et bien, soit les listes actualisables ne peuvent être que celles qui ont été établies secrètement par Ouéfio et dénoncées en son temps par Martin Ziguélé.

Selon nos informations, ces listes clandestines ont déjà fait l'objet de saisie informatique et mises à la disposition de l’actuelle CEI dont, faut-il le rappeler, le président et certains membres sont manifestement des hommes de main de Bozizé.

On peut parfaitement comprendre qu’ayant pris conscience de toutes ces manœuvres qui cachent mal la volonté de fraude électorale de Bozizé et sa clique, l’UFVN ait choisi de publier l’Aide Mémoire ci-dessous qui cerne bien les enjeux et réaffirme les positions de cette coalition de partis de l’opposition démocratique nationale. Si dès le mois de décembre prochain la CEI ne démarre pas les travaux de recensement préalable à la confection des listes électorales fiables, il est illusoire de prétendre tenir des élections crédibles dans les délais.


Rédaction C.A.P
 

UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION POUR

LE RENOUVEAU  DEMOCRATIQUE (U.F.V.N)



Aide Mémoire



A l’attention de la Mission des Nations Unies en séjour à Bangui République Centrafricaine.

Le mardi 03 Novembre 2009, de 10 h 15 à 11 h 15, au siège du BONUCA, une délégation de l'Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), a rencontré une mission des Nations Unies, conduite par M. Amadou Maiga, Représentant Résidant du PNUD à Bangui.

La mission a terminé son intervention en posant trois questions suivantes:

1 °) Au regard des textes existants êtes-vous dans te délai des élections ?

2°) Quels sont les problèmes ?

3°) Quelles sont les difficultés de la CEI ?

L'UFVN a pris à son tour la parole pour faire état de l'évolution du processus électoral. Le constat suivant a été fait à la mission.

- Le processus électorat est au ralenti et nous sommes aujourd'hui en deçà des délais consacrés par la Constitution et le code électoral.

- La Commission Electorale l’Indépendante, créée depuis déjà un mois, n'est pas opérationnelle.

Elle ne dispose d'aucun local pour se réunir.

- Le fichier électoral, qui a servi aux élections de 2005, est inexistant. D'après le Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, principal partenaire du processus électoral, les listes électorales sont inexistantes, et les urnes sont détruites au 3/4.

- Le recensement électoral n’est pas fait.

- Le programme DDR a pris de sérieux retard alors que les 8 milliards dégagés par la CEMAC pour ce programme n’est pas mis à la disposition du Comité de Pilotage. Par conséquent les rebelles gardent encore par devers eux leurs armes.

- Alors que le Dialogue Politique Inclusif (DPI) avait prescrit au gouvernement une feuille de route ou recommandations en matière des élections municipales, législatives et présidentielle, celui-ci s’est mis délibérément au travers de cette feuille de route.

- Au Heu que le gouvernement rende la CEI opérationnelle, il a choisi d'instrumentaliser l'Assemblée Nationale qui vient d'initier un projet de proposition de loi portant prorogation du mandat du président et de celui des députés. Le projet en discussion actuellement au niveau de l'Assemblée Nationale, est anti­constitutionnel.

- L’UFVN a dénoncé ce projet, car la Constitution, s dans son art 108 interdit la révision du mandat du ­président.

 La mission a repris la parole pour poser des questions d'éclaircissement suivantes:

1°)  Le DDR est-il une conditionnalité pour l'UFVN ?

2) Le Recensement électoral est-il une conditionnalité ?  

3) L'implication de la Communauté Internationale, est- elle une conditionnalité ?  

4) Si les réponses à ces questions sont affirmatives, quel arrangement pourriez-vous faire pour rattraper le temps perdu, notamment en ce qui concerne le recensement électoral ? A titre d'exemple, si l'on vous proposait des listes manuelles comme en 2005, accepteriez-vous d’aller ?

5) Si dans le DDR, les deux D sont réalisés, accepteriez-vous d’aller aux élections sans la réalisation du R ?

Compte tenu de l'importance de ces questions, l'UFVN a préféré se référer à un expert en recensement électoral qui se mettra à la disposition de la Commission Electorale indépendante.

L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) réunie ce jour samedi 07 Novembre 2009 de 10 h à 13 h au siège du Rassemblement Démocratique Centrafricain

(RDC) en séance extraordinaire, apporte des réponses suivantes aux questions posées par la mission, et qui constituent pour l'UFVN des conditionnalités :

1) En ce qui concerne le processus électoral dans son ensemble

- Il doit se dérouler dans le strict respect de la Constitution, du code électoral et des recommandations du Dialogue Politique Inclusif. Le Dialogue Politique Inclusif, instance de consensus, avait prévu l'organisation des élections dans l'ordre suivant:

- les municipales

- les législatives et la Présidentielle

- Vu l’article 18 du code électorat fixant la date de la CEI à 91 jours avant le processus;

- Vu l’article 63 et 196 du code électoral fixant la date du scrutin à 91 jours avant le terme du mandat du président et des députés.

- Vu l'article 242 du code électoral qui fixe la date de la convocation du corps électoral à 91 jours pour les élections municipales ;

- Vu l’article 24 de la Constitution qui fixe la durée du mandat du Président de la République et qui fixe à 90 jours avant la fin du mandat du Président les élections du nouveau Président ;

- Vu l'article 108, 2 de la Constitution qui exclue la prorogation du mandat du Président.  

L’UFVN pense qu’en faisant le calcul suivant :

 90 jours de la mise en place de la CEI

90 jours avant l'expiration du mandat du Président et de la législature.

90 jours avant l’élection municipale.

Cela fait 270 jours francs (environ 9 mois, or nous n’avons que six mois d'ici la fin du mandat du Président).

2) En ce concerne le recensement électoral

Si en 2005, en raison des destructions massives opérées dans le pays par la rébellion dirigée par le général Bozizé, il a été admis d’organiser les élections sur la base des listes électorales manuelles. cette solution ne doit pas s'appliquer aux élections de 2010. L'UFVN exige donc que les élections de 2010 se fassent sur la base d’un recensement électoral minutieusement fait par la Commission Electorale Indépendante. Ce recensement électoral doit tenir compte des populations exilées dans les pays voisins ainsi que les déplacés internes dont l’UFVN exige le retour immédiat dans leurs villages respectifs avant le début des  élections. Cette liste électorale doit être informatisée, comme cela se fait dans tous les pays modernes équipés d'ordinateurs.     

 3) En ce qui concerne le DDR           

 Pour l'UFVN, la réalisation entière du programme DDR est une condition non négociable pour la tenue des élections de 2010. Il exige que les 8 milliards dégagés par la CEMAC à cet effet soient mis à la disposition du Comité de pilotage pour commencer immédiatement le programme DDR.

4) En ce qui concerne le projet de proposition de Loi portant prorogation du mandat du Président de la République. L’UFVN dénonce avec la dernière énergie le projet machiavélique de proposition de loi portant prorogation du mandat du Président de la République actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale. Seule la CEI est compétente pour se prononcer et faire des propositions te moment venu si le vide institutionnel venait à être constaté.

Telles sont les conditions préalables exigées par 1’UFVN pour que les élections de 2010 se déroulent dans la transparence pour une démocratie apaisée.

Fait à Bangui, le 07 Novembre 2009

Le Coordonnateur

Maitre Henri Pouzère

 

 

 

 

 

 

 

 

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