Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 20:06


urne.jpg

 

BANGUI - AFP / 25 mars 2010 18h08 - Le Comité de pilotage des élections en Centrafrique a estimé jeudi qu'il serait "difficile" de tenir la présidentielle et les législatives le 25 avril, alors que la Commission électorale a assuré le même jour que "les dates restent inchangées".

 

La Commission électorale indépendante (CEI), qui regroupe des représentants du gouvernement, de l'opposition et des rébellions, a souligné dans un communiqué être la "seule institution habilitée à proposer les dates des élections en République centrafricaine". "Jusqu'à nouvel ordre, les dates restent inchangées", a ajouté ce communiqué.

 

Dans le même temps, le Comité de pilotage --composé de représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale-- a indiqué être "parvenu à la conclusion que pour des raisons techniques, il serait difficile que les élections puissent se tenir dans le calendrier initialement annoncé".

 

Ce Comité de pilotage, qui n'a qu'un pouvoir consultatif, a assuré s'appuyer sur un rapport de la CEI pour suggérer un report des scrutins prévus le 25 avril. Mercredi, une source officielle, qui a requis l'anonymat, avait indiqué à l'AFP que le premier tour des consultations serait reporté au 11 juin.

 

Des membres de l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France --principaux bailleurs de fonds des élections-- sont favorables à un report, en raison du retard pris dans l'organisation du scrutin.

 

Selon le Comité de pilotage, un "rapport d'activités de la CEI (...) a permis de mieux appréhender les difficultés et les étapes intermédiaires inévitables et incompressibles pour la crédibilité des opérations dans le cadre du processus électoral".

 

Le Comité précise qu'il "a été informé que des experts nationaux appuyés par leurs partenaires internationaux sont à pied d'oeuvre pour proposer un nouveau chronogramme à la Coordination nationale de la CEI pour examen et discussion en plénière".

 

Le premier tour de la présidentielle et des législatives avait été fixé au 25 avril par décret présidentiel le 25 février. Aucune date n'avait été fournie pour un éventuel second tour.

 

"On a pris du retard (...) De nouvelles dates ont été retenues: le 11 juin pour le premier tour, le 24 pour le second tour", avait indiqué une source officielle à l'AFP, précisant qu'aucun "décret" n'avait été "encore promulgué" par la présidence.

 

(©)

 

Une instance évoque le report des élections centrafricaines du 25 avril 2010


APA Bangui
25-03-2010 (Centrafrique) Le comité de pilotage des élections (CDPE) en République centrafricaine a estimé, jeudi à Bangui, dans un communiqué, qu’il serait difficile, pour des raisons techniques, que les élections présidentielles et législatives puissent se tenir le 25 avril comme initialement prévu.

Concernant le financement des élections, le communiqué a indiqué que les experts de la Commission électorale indépendante (CEI), avec l’appui de ceux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) vont finaliser un budget consolidé avant la prochaine réunion du Comité de pilotage prévue le mercredi 31 mars 2010.

Par ailleurs, une mission de la Commission de l’Union européenne (UE) était attendue jeudi à Bangui pour une mission de six jours (25 au 30 mars) destinée à finaliser une convention de financement avec le PNUD, dans le cadre de l’appui au processus électoral en République centrafricaine.

Le CDPE a pour mission, entre autres, de consolider toutes les informations politiques, économiques, sociales, sécuritaires qui sont pertinentes pour la préparation et l’organisation des élections, et en analyser les implications possibles sur le déroulement du processus électoral 2010, ainsi que de recommander les actions à entreprendre, revoir et commenter les plans opérationnels et valider le budget.

Le Comité comprend des représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale.



NDLR : C’est la commission électorale à la tête de laquelle Binguimalé en qui plus personne ne fait confiance continue de trôner mais pilotée en réalité dans l’ombre par Bozizé lui-même, qui fait de la résistance. Ce sont ces deux compères qui, voulant vite aller en besogne alors que les conditions minimales pour tenir des élections crédibles et transparentes ne sont pas réunies, qui font du forcing et annoncent des dates irréalistes et impossibles à tenir. Il est temps que tout le monde s'en rende compte.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 15:52


urne.jpg



COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE

                                   (SECTION DE FRANCE)

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°1

 

 

              Le 24 mars 2010, une délégation de deux membres du Collectif des Forces de Changement, Section de France a été reçue à sa demande par  madame Christine DESOUCHES, Conseillère Spéciale en diplomatie et en politique du Président Abdou DIOUF, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Le but de cette visite est de remettre une lettre destinée au Président Abdou DIOUF sur les élections générales en Centrafrique.

 

                Nous avons demandé au premier responsable de cette organisation qui joue un rôle dans le processus électoral dans notre pays, d’intervenir auprès du Chef de l’Etat Centrafricain, François BOZIZE pour abroger le décret convoquant le corps électoral pour le 25 Avril 2010. Les conditions matérielles et politiques n’étant pas  remplies pour organiser des élections crédibles : Absence de listes électorales incontestables ; non achèvement du programme du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), déplacements de la population dans les zones de rébellion armée.

 

               Nous avons également insisté dans la lettre pour que  le Chef de l’Etat Centrafricain tienne compte des critiques de l’opposition sur le fonctionnement de la  CEI.

 

 

                                                                            Fait à Paris, le 24 Mars 2010

 

                                                    Le porte parole


   
                                    Clément BELIBANGA

                                       Ancien Ministre

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 02:33


Bozize171108275-copie-1.jpg

Joseph Binguimalé


 

 La démarche entreprise par les Nations Unies à travers le BINUCA de Mme Sahle Work Zewde et appuyée par les ambassadeurs de France, des USA et du Délégué de l’Union Européenne, vis à vis des autorités de Bangui pour leur demander de reporter les élections compte tenu de l’impréparation de celles-ci, n’a visiblement pas été du goût de Bozizé et sa clique. Ils sont littéralement paniqués et interprètent l'action de la communauté internationale comme une connivence avec l'opposition.

 

Selon des informations crédibles émanant d’informations crédibles émanant d’une source ayant requis l’anonymat proche du ministère des Affaires étrangères, le ministre de l’Administration du Territoire Elie Oueifio, vient d’adresser à son collègue des Affaires étrangères, le général Antoine Gambi, une lettre dans laquelle il lui fait injonction de convoquer les Ambassadeurs de France et de l’Union Européenne pour les rappeler à l’ordre.

 

Toujours d’après nos informations, le président Bozizé et son premier ministre Touadéra sont ampliateurs de la lettre d’Elie Oueifio ce qui signifie clairement que les instructions et l’initiative d’écrire ce courrier ainsi que l’idée même du rappel à l’ordre des diplomates, proviennent directement de Bozizé lui-même. Estimant que les bailleurs de fonds de la communauté internationale lui posent beaucoup de conditions au décaissement du financement promis pour l’organisation des élections, Bozizé se targue d’avoir cassé lui-même sa tirelire et que dès lors, il n’a plus à obéir aux fantaisies de ladite communauté internationale. C’est un peu trop fastoche comme raisonnement.

 

Par ailleurs d’autres sources d’informations font état de ce que le dimanche dernier 23 mars, un avion cargo immatriculé WTA 146 s’est posé à 13 h30 à l’aéroport Bangui-M'poko. Ses soutes contenaient  plus de 6 tonnes  de fret constitués de 25 palettes de cartes d'électeurs qu'ils ont commandées à Lomé (Togo) et plusieurs ordinateurs adaptés, sans doute destinés à fabriquer sur place de fausses cartes d’électeurs en vue du hold-up que préparent fébrilement Bozizé et son complice le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé de la CEI.  C'est l'imprimerie Médiaprint qui est à la manoeuvre. Bozizé a clairement marqué sa préférence pour le hold-up électoral à la togolaise. Là-bas, on a vu le résultat de l'exploit que les ordinateurs pré-équipés de logiciels de fraude électorale ont permis.

 

En provenance de Brazzaville également, sont arrivées à Bangui il y a quelques jours, des urnes et des lampes tempêtes. Ce mercredi, Elie Ouefio a déposé la candidature aux présidentielles de François Bozizé On le voit, Bozizé qui a préparé activement « son » élection et sa « réélection » dans le dos de l’opposition pourtant représentée au sein de la coordination nationale de la commission électorale mais dont il n’en arien à foutre, et de la communauté internationale, n’a plus qu’un seul problème qui est la fixation de la date de ces élections.

Ce qu’il feint d’oublier est que personne ne peut accepter qu’il y ait des élections sans un vrai recensement du corps électoral car c’est un véritable souci majeur pour l’opposition ainsi que la communauté internationale. Pour que les élections soient crédibles, il faut bien qu’on détermine le nombre des électeurs et qu’on les munisse de cartes d’électeurs dignes de ce nom.

Or, Bozizé et Binguimalé refusent absolument que la Commission électorale procède au recensement électoral car cela ne leur faciliterait pas la réalisation de leur magouilles et fraudes. Ils tiennent à rester maîtres du processus électoral frauduleux sur toute la ligne en gérant eux-mêmes le bourrage des urnes via la distribution de fausses cartes d’électeurs. C’est eu égard à la gravité de cette inadmissible situation que le Collectif des Forces du Changement tiendra le jeudi 25 mars 2010 à 10 H 30 mn à l'hôtel SOMBA à Bangui, une conférence de presse sur le processus électoral en cours en Centrafrique.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 02:28


Ouandet.jpg




ASSEMBLEE NATIONALE

        ===========

CHRISTOPHE NDOUBA

DEPUTE DE PAOUA II                                                   Bangui, le 24 mars 2010

 

 

A

Monsieur le Président de

l'Assemblée Nationale

 

- BANGUI -

 

Objet : Interpellation de Monsieur le

Ministre chargé de la Sécurité Publique.

 

                                   Monsieur le Président,

 

            En date du Samedi 13 mars 2010, Monsieur le Ministre en charge de la Sécurité Publique, dans une communication radiotélévisée, a porté à la connaissance de l'opinion nationale et internationale avoir déjoué une tentative de coup d'Etat dont il avait sommairement décrit le scénario tout en restant énigmatique sur l'identité de ses auteurs civils et militaires. Il a en outre annoncé que les enquêtes sont en cours pour clarifier complètement cette situation.

            Presque trois semaines après cette annonce, le peuple centrafricain n'est pas plus informé sur les tenants et aboutissants de cette tentative de putsch.

            Considérant que l'atteinte à la sûreté de l'Etat est une affaire suffisamment sérieuse dont les conséquences sont de nature à mettre à mal la stabilité institutionnelle de l'Etat à une période aussi sensible que celle qui précède les élections auxquelles se prépare le peuple centrafricain,

            J'ai l'honneur de vous prier de bien vouloir transmettre au gouvernement, en vertu des dispositions des articles 75 et 77 du règlement intérieur de l'Assemblée Nationale et de votre invitation de l'opposition à harceler le gouvernement, la présente demande d'interpellation du Ministre en charge de la Sécurité Publique, pour lui permettre d'informer amplement les Elus de la Nation et le peuple centrafricain sur cette affaire qu'on semble maintenant passer sous silence, presque trois semaines après son annonce.

            Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération.

 

Le Député

 

 

Christophe NDOUBA

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 02:14



Assingambi-Zarambaud.jpg



En violant la loi, en mettant exprès  la charrue avant les boeufs et le tout dans  une indescriptible précipitation, Bozizé et son doungourou Binguimalé font du n'importe quoi pour parvenir à concrétiser leur hold-up électoral en préparation. C'est ainsi qu'ils ont oublié, confondant vitesse et précipitation, la sous-préfecture de Sido pourtant érigée comme telle par Bozizé lui-même après s'en être servie comme point de départ et base arrière de sa rébellion de 2001 - 2002. Après avoir déjà relevé dans un précédent article divers cas d'injustice et de graves anomalies dans le décret portant découpage des circonscriptions électorales pour les legislatives, Me Zarambaud revient cette foi-ci sur une autre grave omission, celle de la sous-préfecture de Sido.  

La Rédaction


Ainsi qu'il a été relevé dans un précédent article, les 3ème, 4ème et Sème Arrondissements de BANGUI et les Sous - Préfectures de PAOUA, BOUAR, MBAIKI, BATANGAFO et MOBAYE semblent lésés par rapport à d'autres localités quant bau nombre de circonscriptions qui leur sont attribuées proportionnellement au nombre de leurs habitants, et donc quant au nombre de Députés dont ils disposeront à l'Assemblée Nationale.

Il apparait néanmoins que ces 3 arrondissements de BANGUI et ces 5 Sous ­Préfectures ne sont pas les plus à plaindre, par rapport à la Sous - Préfecture de 5100, dans la Préfecture de l'OUHAM. En effet cette Sous - Préfecture a été purement et simplement oubliée par le décret du 2 Mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives.

On peut craindre que le décret ne soit pas modifié pour attribuer des circonscriptions supplémentaires aux 3 arrondissements de BANGUI et aux 5 Sous Préfectures qui semblent

lésés; par contre, on ne peut concevoir que le décret ne soit pas complété aux fins d'attribuer à la Sous Préfecture de SIDO le minimum d'une circonscription électorale qui lui revient de droit en application du code Electoral.

la balle est dans le camp du Président de la République, qui se trouve ipso facto (de ce fait même) dans un dilemme, compte tenu de sa détermination publiquement exprimée de respecter la Constitution et donc de respecter les lois qui en découlent, notamment le code électoral. Le Président de la République se trouve en effet face à une alternative contenant deux propositions contraires entre les quelles il est obligé de choisir:

Ou bien il refuse de modifier et / ou de compléter le décret, auquel cas il risque d'être accusé de n'avoir pas rendu justice aux 3 arrondissements de BANGUI et aux 5 Sous Préfectures qui semblent lésés, ainsi qu'à la Sous Préfecture de SIDO qu'il a oubliée; ou bien il accepte de modifier et / ou de compléter le décret, auquel cas les candidats des circonscriptions créées ne disposeraient pas du même délai que les autres pour déposer leurs candidatures; à moins que le Président de la République ne revienne sur son refus publiquement exprimé de repousser la date du scrutin.

Du reste, s'agissant du dépôt des candidatures, la CEI (et non son seul Président) devrait d'urgence publier un communiqué rectificatif pour inviter les candidats à déposer leurs candidatures aux comités locaux et non à la Coordination nationale, à présent que tous les comités locaux ont été nommés et vont incessamment prêter serment. Non seulement le dépôt des candidatures à la coordination nationale de la CEI est pratiquement impossible pour les circonscriptions les plus éloignées, mais encore et surtout, cette procédure est contraire aux dispositions du code Electoral.

Quel choix fera le Président de la République? Wait and see comme le disent les Anglais.


Me ZARAMBAUD Assingambi

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 02:06


Garde-R-publicaine-de-Boziz-.jpg

 

Depuis quelques jours, d’inquiétantes informations émanant de plusieurs sources différentes à Paoua parviennent à notre rédaction faisant été d’exactions commises par les bérets verts de la garde présidentielle que Bozizé a dépêchés dans la ville depuis bientôt un mois. Il y a quinze jours déjà, sans raison valable, ils s’étaient mis à tirer des rafales de kalachnikov en plein marché de la ville semant ainsi la panique parmi les paisibles citoyens du marché.

 

Depuis hier lundi, on ne sait pour quelle raison, ils ont commencé à faire des patrouilles dans la ville et ont procédé à l’arrestation de plus de cinquante (50) élèves ainsi que de plusieurs commerçants musulmans mis en geôles. De même, ils font du porte à porte dans le quartier musulman de Paoua.

 

On nous signale également l’arrivée depuis mardi dernier à Paoua d’une équipe du KNK, venue à bord de trois véhicules pour soi-disant organiser les primaires à la mairie de la ville.

La question se pose de savoir à quoi répond exactement la mission et qu'est ce qui justifie le déploiement des bérets verts de la garde présidentielle actuellement dans la ville de Paoua comme à Kaga-Bandoro également, à la veille des élections annoncées pour bientôt.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 01:50


urne.jpg

La présidentielle pour les 11 et 24 juin

24/03/2010 à 09h:51 Par Elise Colette Jeune Afrique


De nouvelles dates pour la tenue de l'élection présidentielle ont été décidées à Bangui, a appris jeuneafrique.com.

L'élection présidentielle centrafricaine a déjà été plusieurs fois reportée. Dernièrement prévus pour la fin du mois d'avril, les deux tours du scrutin devraient finalement se tenir les 11 et 24 juin, selon une source proche de la présidence. Les Centrafricains sont également appelés aux urnes pour élire leurs députés à l'Assemblée nationale.

La semaine dernière, la communauté internationale s'était déclarée inquiète sur l'état de préparation du scrutin, dans certaines régions du pays, et avaient prôné le report de l'élection.

Cinq personnalités se sont déjà déclarées candidates : le président sortant, François Bozizé, l'ex-président Ange-Félix Patassé (au pouvoir de 1993 à 2003, avant d'être renversé par l'actuel chef de l'Etat), l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, l'ex-ministre Eloi Anguimaté et la ministre déléguée à la Décentralisation, Marie-Reine Hassen.

 

Elections en Centrafrique: vers un report d'avril à juin

 

LIBREVILLE (AFP) - mercredi 24 mars 2010 - 16h55 - Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, dont le premier tour a été fixé au 25 avril par décret présidentiel, pourraient être reportées à juin, a appris l'AFP mercredi de source officielle depuis Libreville.

"On a pris du retard dans les opérations du processus électoral. De nouvelles dates ont été retenues: le 11 juin pour le premier tour, le 24 pour le second tour" des scrutins, mais "le décret n'est pas encore promulgué", a déclaré cette source jointe à la présidence à Bangui.

Dans un décret publié le 25 février, le président François Bozizé avait convoqué les Centrafricains aux urnes le 25 avril pour les élections générales, en prévoyant la campagne électorale du 12 au 23 avril. Aucune date n'avait été fournie pour un éventuel second tour.

Le général Bozizé, 63 ans, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005, s'est déclaré candidat à sa propre succession. Quatre autres personnalités, dont son prédécesseur Ange-Félix Patassé, 73 ans, -qu'il a renversé- ont annoncé qu'elles brigueraient la présidence.



NDLR : Alors que la CEI de Binguimalé et Bozizé refuse obstinément de procéder à l'indispensable recensement électoral, leur seul souci est d'arrêter la date des élections. Dans le plus grand secret et dans le dos de l'opposition pourtant représentée à ladite CEI et des Nations Unies et des partenaires qui se proposés de financer les élections, Bozizé et Binguimalé ont fait réviser de prétendues listes électorales qui avaient servi aux élections de 2005, fait fabriquer au Togo des cartes d'électeurs et fait venir de Brazzaville des urnes et des lampes. leur intention est claire : organiser coûte que coûte une pseudo élection selon leur propre calendrier.  Les Nations Unies et la communauté internationale vont-elles les laisser aller jusqu'au bout de leur plaisanterie ? Jusqu'à présent, on n'entend aucune voix provenant de l'Union Africaine, de l'OIF, ni de la CEMAC et de la CEEAC, s'élever pour rappeler Bozizé à l'ordre. C'est proprement scandaleux. Ces organisations attendent d'envoyer des pseudos observateurs pour cautionner le moment venu, la mascarade électorale que prépare Bozizé. C'est inadmissible et cela doit être dénooncé dès maintenant.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 16:41


joseph_kony_lra.jpg


Bangassou, (Agence Fides 23/3/2010) – « Les rebelles ont fait preuve d’une violence inouïe contre les pauvres civils désarmés. Ils ont d’abord blessé les personnes, puis les ont achevées à coups de machettes » dit à l’Agence Fides Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, au Sud-est de la République Centrafricaine, qui décrit l’assaut des rebelles ougandais du LRA (Armée de résistance du Seigneur) contre Agoumar, un village qui se trouve à deux kilomètres environ de Rafai, une bourgade attaquée il y a une quinzaine de jours.

« Les rebelles de la LRA sont arrivés à Agoumar dimanche 21 mars vers deux heures de l’après-midi, raconte Mgr Aguirre Muños. Ils étaient une trentaine, dont 5-6 femmes. Plusieurs d’entre eux avaient au maximum 17 ans. Ils ont tués une vingtaine de personnes, dont certaines de façon barbare, les achevant à coups de machette. Ils ont saccagé tout ce qu’ils pouvaient arracher et ont ensuite fui en contraignant entre 20 et 25 jeunes à les suivre comme brancardiers ».

« La population est terrorisée » affirme l’Evêque de Bangassou. « J’ai été contraint d’envoyer une voiture pour amener à Bangassou 5 sœurs congolaises terrorisées qui géraient une école dans la région, et c’est grâce au courage du Père Kodian, un franciscain polonais, que les pauvres victimes de l’attaque ont eu une sépulture digne, car la population a fui ».

Mgr Aguirre Muños précise que « les rebelles de la LRA agissent dans cette région dans l’impunité totale. L’armée centrafricaine ne se fait pas voir, tandis que le contingent militaire envoyé par l’Ouganda depuis deux ans, avec l’accord des autorités locales, est déployé dans une région à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, et est donc trop loin pour inquiéter les rebelles ». (L.M.)


RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : VIOLENCES DES REBELLES OUGANDAIS, UN ÉVÊQUE DÉNONCE L'IMPUNITÉ

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 24 Mar 2010


Les rebelles de la Lra (Armée de résistance du seigneur) agissent dans "l'impunité totale" dans l'est du Centrafrique, alimentant les craintes de la population locale, dénonce Mgr Juan José Aguirre Muños, évêque de Bangassou (Sud-est), qui, dans un entretien à l'agence Fides, a également revu à la hausse le bilan des victimes de l'incursion des rebelles ougandais à Agoumar.

Selon l'évêque, en effet, de 18 à 20 personnes auraient été tuées avec une "violence inouïe", alors que de précédents témoignages faisaient état d'une dizaine de victimes. "Ils ont saccagé tout ce qu'ils pouvaient arracher et ont ensuite fui en contraignant entre 20 et 25 jeunes à les suivre comme brancardiers", précise Mgr Aguirre Muños, avant d'indiquer : "L'armée centrafricaine ne se fait pas voir, tandis que le contingent militaire envoyé par l'Ouganda depuis deux ans, avec l'accord des autorités locales, est déployé dans une région à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, et est donc trop loin pour inquiéter les rebelles".

(CC/CN)




RAIDS DE REBELLES OUGANDAIS  10 morts et 50 enlèvements en Centrafrique

 

Reuters 24-03-2010

 

Des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (Lra) ont effectué dimanche une série de raids dans l’extrémité orientale de la République centrafricaine, tuant dix personnes et en enlevant plus de 50, ont rapporté lundi des responsables locaux.

 
Malgré la traque dont ils sont l’objet en territoire centrafricain de la part de l’Armée ougandaise, les éléments de la Lra ont multiplié les attaques ces derniers mois.


Les dirigeants de ce mouvement, en lutte contre le gouvernement ougandais depuis 20 ans, sont recherchés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale (Cpi).
«Notre population a été une nouvelle fois sujette aux atrocités diaboliques des rebelles de Joseph Kony (le chef de la Lra)», a déclaré par téléphone à Reuters, Rémy Semdoutou, haut responsable de la préfecture du Haut Mbomou.


«Hier (dimanche), le village d’Agoumar a été attaqué, dix habitants ont été tués et plus de 50 autres ont été faits prisonniers par les rebelles, qui les ont utilisés pour porter le butin de leurs pillages», a-t-il ajouté.


Selon Clément Loutemboli, un opérateur radio basé à Obo, chef-lieu de la préfecture, 22 personnes ont en outre été blessées. Des villageois tentant de se défendre ont brûlé vif un rebelle qu’ils avaient capturé, a-t-il ajouté.


NDLR : Comme l'évêque de Bangassou en fait hélas le triste constat, "l'armée centrafricaine ne se fait pas voir". A quoi sert vraiment cette armée ? Ces régions lointaines du Sud Est n'intéressent pas Bozizé qui s'en fout royalement. Il ne se passe pas de week-end sans que soient rapportées les exactions des hordes de la LRA sur les populations du Sud Est centrafricain. Il n'en a que faire du sort des pauvres citoyens qui y habitent qui sont devenus des proies pour les bandits de Joseph Kony. Quel seuil d'horreur faut-il atteindre pour que Bozizé réagisse ?

Ce qui lui importe actuellement est de savoir comment devrait-il s'y prendre pour se faire réelire aux prochaines présidentielles. Seules les mines d'uranium du Sud Est l'intéressent pour les bonus et autres pots de vin afin de garnir ses comptes bancaires des Iles Vierges britanniques.
 C'est de la haute trahison, le comportement de Bozizé dans cette affaire des violences sur les populations du Sud Est par les éléments de Joseph Kony. Cela le disqualifie pour prétendre encore diriger ce pays.   
   

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 16:03


centrafrique.jpg

soldats de la garde présidentielle de Bozizé

 

Source : Slate.fr 24/03/2010



«“C'est quoi la Centrafrique? C'est où la Centrafrique?” C'est la question que n'arrête pas de me poser mon fils depuis que je travaille à Bangui», explique un expatrié présent dans ce pays depuis plusieurs années. Son fils n'est pas le seul à se poser des questions. Car c'est un peu comme si ce pays plus vaste que la France avait disparu des radars. Depuis les frasques de l'empereur Jean-Bedel Bokassa (au pouvoir de 1965 à 1979) et l'époque de ses chasses africaines avec Valéry Giscard d'Estaing, tout le monde semble avoir oublié cette ex-colonie française, située en Afrique centrale.

A l'époque de l'empereur Bokassa, Bangui faisait la une des médias français avec des affaires de diamants mais aussi de cannibalisme. Bokassa, l'ex-officier français, a été jugé à Bangui lors d'un procès retentissant: il était entre autres accusé d'avoir mangé certains de ses ennemis. Et d'emprisonner les époux des femmes qu'il trouvait à son goût. Longtemps proche de la France, Bokassa qui tenait à appeler de Gaulle «papa» avait fini par lasser Paris. La France a donné son feu vert aux putschistes qui l'ont renversé en 1979 après que son régime eut commis un terrible massacre d'enfants.

Aujourd'hui la Centrafrique n'est plus sur les radars de la presse internationale. Alors même que l'actualité ne manque pas. L'élection présidentielle doit être organisée le 25 avril 2010. Le pouvoir a annoncé le 13 mars qu'il a déjoué une tentative de coup d'Etat. Le président François Bozizé, candidat à sa propre succession, est lui-même arrivé au pouvoir par les armes. Il a renversé en 2003 le président Ange Félix Patassé avant de se faire élire en 2005. Lors de la prochaine élection, il affrontera Patassé, celui qu'il avait renversé et qui s'était fait élire deux fois. Il s'agit d'une élection à haut risque. En Centrafrique, les processus électoraux contestés donnent très souvent lieu à des pillages. Et le pays est-il prêt à se rendre aux urnes? Beaucoup en doutent.

«Pas pacifié»

Il est beaucoup trop tôt, estime l'opposition qui affirme que le «pays n'est pas pacifié» et que le recensement n'est pas achevé. Il est vrai que les rebellions sévissent dans de vastes parties du territoire. Dans le nord, des mouvements rebelles sèment la terreur. Et dans l'est, la LRA (L'armée de Résistance du Seigneur), venue de l'Ouganda et de la RDC, épouvante les populations. La LRA est l'un des mouvements rebelles les plus dangereux d'Afrique. Dirigée par Joseph Kony, elle capture des jeunes villageois centrafricains pour les transformer en enfants soldats. Selon les Nations unies, 200.000 Centrafricains sont déplacés à l'intérieur de leur pays. Plus de 80.000 sont réfugiés au Cameroun et 60.000 au Tchad. Près du dixième de la population centrafricaine a dû fuir sa région d'origine. Le pays compte 4,5 millions d'habitants.

L'armée centrafricaine mal équipée et peu motivée semble bien en peine de rétablir l'ordre. Les troupes françaises (des centaines d'hommes et plusieurs bases) ne peuvent pas davantage rétablir la paix sur l'ensemble du territoire. Le pouvoir central contrôle mal le pays à l'exception de Bangui. Mais, même dans la capitale, un climat diffus de peur règne. Au passage du convoi présidentiel, tout le monde prend la fuite. «Si vous ne vous écartez pas quand passe un convoi officiel, vous pouvez être battu. Et même abattu. C'est ainsi que nous avons perdu le seul radiologue de la ville. Distrait, il n'a pas vu venir le convoi. Du coup, il a été abattu», explique un habitant de Bangui, qui ajoute que la police a, elle aussi, la gâchette très facile. «Comme un chauffeur de taxi ne s'arrêtait pas assez rapidement, un policier a récemment tiré sur le véhicule. Il visait le chauffeur, mais il a tué un passager.»

La capitale est toujours traumatisée par le passage des troupes de Jean Pierre Bemba en 2003. Le chef rebelle congolais avait été appelé à la rescousse par le président Ange Félix Patassé. Ses hommes avaient multiplié les exactions sur les populations locales, notamment des meurtres, des viols et des pillages. Jean Pierre Bemba devra répondre de ses actes devant le tribunal de la Haye en juillet prochain. La CPI (Cour pénale internationale) l'accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Pékin et Washington

Bangui souffre aussi d'un grand isolement. Seul un vol Air France Paris-Bangui, une fois par semaine, atténue ce sentiment d'enclavement. «Si votre enfant tombe malade, il faut juste prier pour que le vol Air France ne vienne pas de passer», explique une expatriée, qui ne fait aucune confiance aux rares hôpitaux locaux. La Centrafrique est un pays isolé, oublié de tous, et pourtant elle commence à susciter de l'intérêt. A Bangui et ailleurs dans le pays, les Chinois sont de plus en plus nombreux. Ils ont construit un immense stade de plusieurs milliers de place et bâtissent des hôtels gigantesques.

Les Américains ne sont pas en reste. Des représentants de la CIA viennent à Bangui améliorer leur français balbutiant et récolter des informations. Il est vrai que la Centrafrique possède des réserves d'uranium et de diamants. Mais surtout ce pays se trouve dans une zone particulièrement stratégique.

Depuis Bangui, l'on aperçoit les collines verdoyantes de la RDC (République démocratique du Congo), la province de l'équateur dominée par les hommes de Jean Pierre Bemba. La Centrafrique possède deux autres voisins bien turbulents: le Soudan et le Tchad. Il n'est pas étonnant que Pékin et Washington s'intéressent de plus en plus à Bangui. Au moment où la France semble décidée à tourner ailleurs son regard.


Pierre Malet  


 Copyright Slate.fr

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 02:39


Mme Denise Massi


Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /2010 00:28

C’est avec une immense tristesse que les enfants de Mme Denise NERIS-MASSI vous annoncent le décès de leur mère, survenu le vendredi 19 mars 2010 à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches (France).

Ses obsèques auront lieu le jeudi 25 mars 2010 et se dérouleront selon le programme suivant :


De 14h à 15h, à l’Hôpital Raymond Poincaré de Garches :

14h00    Mise en bière

14h30    Levée du Corps


A partir de 15h45, à la Paroisse Sainte Geneviève à Asnières :

Messe à la mémoire de notre mère, sœur et amie.

Ses enfants et sa famille, comptent sur la présence de tous pour l’accompagner dans son dernier voyage et remercient tous ceux qui leur ont manifesté leur soutien en cette période d’affliction.

Gémissons, gémissons, gémissons.

Espérons, espérons, espérons.

--------------------------------------------

Hôpital Raymond Poincaré
104 Boulevard Raymond Poincaré
92380 - Garches
01 47 10 79 00

Paroisse Sainte-Geneviève
4 Rue du Cardinal Verdier
92600 - Asnières-sur-Seine
+331 47 93 10 46

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie