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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:37

 

 

 

 

 

Bozizé et Monique en pleine prière

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 28 Juillet 2012 13:47

« Les barrières illégales seront bientôt démantelées sur l’ensemble du territoire centrafricain » rassure le général Guillaume Lapo, Coordonnateur du Comité de la mise en application du décret présidentiel fixant les barrières en République Centrafricaine.

Le Coordonnateur a tenu ce propos lors d’une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce 27 juillet 2012 tout en précisant que « l’objectif consiste à réduire, à 93 au lieu de 192, le nombre global des barrières sur l’étendue du territoire centrafricain ».

Le Générale Lapo a par ailleurs indiqué que l’une des véritables raisons qui ont motivé la décision du Chef de l’Etat de réduire les barrières, c’est la destination inconnue des sommes d’argent versées aux agents sur les différentes barrières. « Quand j’étais encore Directeur Général du Trésor,  je n’ai pas enregistré des recettes provenant des barrières,  J’ai donc dis que l’Etat met des dispositions en place dont il ne profite point. Donc, à quoi bon mettre des barrières qui ne profitent qu’aux petits salopards qui s’en mettent plein les poches !» a martelé le général Guillaume Lapo.

Guillaume Lapo a toutefois souligné que l’équipe du Comité de Démantèlement de ces barrières est prête pour mener des missions sur les différents tronçons du pays afin de mettre un terme à l’existence des barrières illégales qui bloquent en partie la croissance économique du pays.

S’il y a lieu de rappeler une chose, c’est certainement la date  du décret présidentiel qui remonte  au 29 Juin dernier et qui consiste à favoriser la circulation des biens et des personnes sur le territoire centrafricain. Initiative qui, selon le président François Bozizé, est l’un des facteurs de développement  de la RCA.

Or, cette initiative semble souffrir encore sur l’axe Bangui-Bambari. Selon le rapport qui a été fait par une mission de Radio Ndeke Luka ce 27 juillet, les usagers ont du mal à  voyager dans le temps sur cette route qui totalise exactement 10 barrières érigées le long de la trajectoire.

 

NDLR : Le fait que l’application du décret de Bozizé sur les barrières illégales soit difficile à mettre en œuvre et que Bozizé puisse nommer son ami le chef d’Etat-major des Faca comme coordonnateur du comité de démantèlement de ces barrières en dit long sur la difficulté qu’il y a, même pour les pseudos autorités du pays, à se faire respecter et a fortiori à faire respecter les textes qu’elles prennent. L’exploitation de ces barrières illégales est si juteuse pour ceux qui les implantent qu’ils ne vont certainement pas accepter de gaité de cœur qu’on les prive du jour au lendemain de leur joujou.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:33

 

 

 

 

Kony chef LRA

 

 

Source : http://french.cri.cn

2012-07-28 09:15:20  (xinhua) Une force de l'Union africaine (UA) composée de troupes de quatre pays est réunie pour traquer le chef de guerre ougandais en fuite Joseph Kony, dont les combattants se cacheraient dit-on dans les jungles à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine.

M. Kony dirige l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un mouvement rebelle, et il est recherché par la Cour pénale internationale qui l'accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'Humanité commis dans le nord de l'Ouganda avant la fuite du mouvement vers le Sud-Soudan puis la RDC.

L'envoyé spécial de l'UA sur la LRA, Francisco Madeira, a déclaré vendredi à la presse qu'une force de 5 000 hommes serait nécessaire, mais qu'ils lanceraient néanmoins des assauts avec les forces limitées rassemblées par l'Ouganda, la Centrafrique, la RDC et le Soudan du Sud.

Le Soudan du Sud et la RDC ont fourni un bataillon, la République centrafricaine 150 soldats, tandis que l'Ouganda avait déjà déployé des forces pour traquer ce groupe, qui se terre dans une zone réputée aussi étendue que la France.

« Nous nous déplaçons et nous obtiendrons assurément des résultats, et M. Kony, malheureusement pour lui, devra se rendre, sans quoi nous craignons bien que nous mettrons la main sur lui cette fois-ci », a-t-il déclaré à la presse peu après la conclusion d'une réunion de l'ONU à Nairobi visant à neutraliser la LRA.

Même si les troupes ont un grand besoin de soutien logistique, elles seront envoyées dans la jungle pour s'adapter aux conditions difficiles qui y règnent afin de pouvoir combattre efficacement la LRA.

« L'idée est d'adopter la tactique de la guérilla, et de ne pas s'éloigner des villages mais de travailler, principalement par le renseignement, pour localiser ces personnes, savoir où elles se cachent et les poursuivre, et c'est ainsi que nous comptons procéder », a-t-il dit.

Cette force était censée démarrer la traque en mars mais elle a été retardée, principalement du fait de l'étendue des troupes, du matériel et des financements nécessaires.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:30

 

 

 

 

godillots-gabonais.jpg

http://gabonreview.com  par Désiré-Clitandre Dzonteu 27 juillet 2012 1 h 38 min

Lors d’une rencontre le 25 juillet dernier avec le ministre gabonais de la Défense nationale, Pacôme Ruffin Ondzounga, le Secrétaire général de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, le Tchadien Nassour Guelengdouksia Ouaidou, a confirmé le retrait des militaires Gabonais en poste à Bangui depuis plus de dix ans dans le cadre d’une mission de paix et de sécurité.

Interrogé déjà par les députés gabonais au sujet de la présence des soldats gabonais en Centrafrique dans le cadre de la Mission interafricaine de surveillance des Accords de Bangui (Misab), le ministre Pacôme Rufin Ondzounga, avait estimé, en mai dernier, qu’il était désormais nécessaire de rapatrier ces hommes vers leur pays. C’est en ce sens qu’il avait indiqué que «le pourvoir exécutif s’accorde avec la préoccupation du pouvoir législatif et entend dans les prochains mois, procéder au rapatriement des soldats gabonais en poste en Centrafrique».

Le Secrétaire général de la CEEAC qui recevait le ministre gabonais a déclaré: «Nous avons en programme de faire remplacer les troupes présentes et de faire en sorte que les troupes centrafricaines assurent, à partir de fin 2013, la sécurité de l’Etat centrafricain».

Des militaires gabonais avaient en effet été déployés en Centrafrique pour cette mission créée le 31 janvier 1997 par une coalition de pays africains (Gabon, Burkina Faso, Mali et Tchad). Autorisée le 6 août de la même année par la résolution 1125 du Conseil de sécurité de l’ONU, le mandat de la Misab avait pris fin le 15 avril 1998. Ceci après que la France lui ait retiré son soutien logistique et financier. Elle a donc aussitôt été remplacée par la Minurca (Mission des Nations unies en République centrafricaine).

Dans un contexte marqué par l’apaisement signalée par de nombreux centrafricains, il y a désormais nécessité de rapatrier les militaires gabonais dans leur pays. Surtout que des grincements de dents quant à leur poids sur le budget se font entendre. Les hommes de troupe Gabonais ont perdu, durant cette mission de plus de dix ans, trois de leurs membres.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:27

 

 

 

Djanayang-Godfroy.jpg

 


La question des populations civiles dans la guerre est vaste, et peut recouvrir de nombreux sujets. Soit elle est souvent à la source d’ingérence ou bien c’est un moyen qui permet généralement d’atteindre le but poursuivi par  la politique internationale.

 

Le rôle de l’opinion publique dans la justification et la conduite d’une guerre, l’importance des civils dans l’effort de guerre d’un pays et sa puissance militaire, la protection des civils en temps de guerre, les massacres délibérés de populations civiles, la question des réfugiés, sont  souvent  à l’origine des opinions controversées.

 

La « population civile » est un enjeu dans la mesure où son caractère plus ou moins restrictif donne plus ou moins de marge de manœuvre aux belligérants dans leurs pratiques légitimes envers les civils. Dire que la charpente humaine est sacrée selon la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, sans faute de nos jours massacrer un peuple pour des multiples intérêts devient de plus en plus la nouvelle formule d’orientation de la politique internationale.

 

Si la pratique du clientélisme international qui n’a aucun respect vis-à-vis de la charpente humaine ne s’impose comme nouvelle règle, c’est certainement parce que la société internationale exige que désormais les « Etats faibles au monde doivent servir ceux qui sont plus forts, comme vache à lait ».  Le commerce du bouclier humain prend une autre forme dans  cette société internationale et contemporaine. Pour plus de prudence dans cette expertise complexe de la Crise syrienne, ma réflexion aura comme repère les analyses poussées du Professeur Maurice ABOUR qui  se demande alors pourquoi il n’y a pas encore eu une intervention en Syrie, au nom justement du devoir international de protection. La réponse globale est qu’il n’existe pas encore de volonté générale à cet effet. Elle se trouve aussi en partie  du moins, dans les règles de fonctionnement  du Conseil de sécurité de l’ONU (CDS) et concerne le droit de veto qui est accordé à chacun de ces cinq membres permanents que sont la Chine, les États-Unis d’Amérique, la France, le Royaume-Uni et la Russie.

 

Chinois et Russes se souviennent  de l’expérience libyenne où le concept de la zone d’exclusion aérienne a servi de porte d’entrée aux pays de l’Otan pour se défaire du régime de Kadhafi. Pour ces deux pays, la résolution du 17 mars 2011 sur la Libye n’autorisait pas formellement le renversement du colonel Kadhafi; elle autorisait seulement les États membres à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles menacées d’attaques par les forces gouvernementales.

 

Cette interprétation est rigoureusement exacte. Sur papier, on peut être capable, en effet, de tracer une ligne rouge  entre la protection de la population civile d’une part et le soutien actif à une rébellion armée d’autre part.

 

 Historiquement parlant, la crise en Syrie est l’œuvre du grand printemps arabe qui a secoué le moyen orient où la majorité  du peuple  de ce continent voulait  la liberté démocratique qui a été obtenue par les autres peuples au prix des sacrifices immenses.

 

 Si la résolution 1973 permettant l’intervention de la force de coalition en Lybie a été l’origine la grande destruction de ce pays, il est évident que  de ce jour,  avant d’avaliser une résolution assimilable à celle de 1973, il faut se remettre en cause. Telle est la portée du message de la Chine et la Russie qui ne fait que soutenir le régime de Bachar EL ASSAD.

 

La tendance actuelle de la France et des Etats Unies semble très favorable à une intervention militaire en Syrie, mais pour quelles raisons exactement ? Israël, le fils héritier des Américains sera épargné de telle initiative en termes de protection de son territoire ? La Turquie qui rêvait depuis longtemps de faire son entrée dans l’Union Européenne doit  maintenant soutenir sans cesse les actions des rebelles, afin de lui permettre d’intégrer ladite institution ?

 

Pour une meilleure politique  faut-il retirer le droit de véto aux supers puissances afin de parler un jour de la justice internationale ?

 « Je massacre  tout  un peuple pour mes intérêts au nom du principe de la démocratie des armes"

 

GONDJE- DJANAYANG Godfroy- Luther

 

Expert - Analyste  en Gestion des crises politico- militaires.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:24

 

 

 

 

Fabius-salue-Y-en-a-marre.jpg

D

akar (Sénégal) 2012-07-28 12:38:51 APA - L’erreur que la France devrait éviter en Afrique c’est de limiter ses relations avec les milieux officiels du continent, a laissé entendre le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, en visite à Dakar où il a réaffirmé l’engagement des nouvelles autorités de son pays à «ouvrir une nouvelle page» de ses relations avec le Sénégal.

Laurent Fabius est arrivé vendredi à Dakar, dans le cadre d’une tournée africaine centrée sur le Mali qu’il devrait poursuivre par le Tchad après le Burkina Faso et le Sénégal où il a rencontré le mouvement citoyen Y’en a marre au premier jour de sa visite, avant de remettre des décorations à différentes personnalités sénégalaises des arts et de la culture.

«Par expérience, il y a des fautes à ne pas commettre», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, lors de son déplacement au quartier général du mouvement Y’en a marre, composé notamment de jeunes rappeurs à la pointe de la contestation visant à empêcher l’ancien président sénégalais Abdoulaye de briguer un troisième mandant à la tête du Sénégal.

Le mouvement Y’en a marre veut également promouvoir une nouvelle citoyenneté plus responsable à travers son concept Nouveau type de Sénégalais (NTS).

«La faute à éviter c’est de rester enfermés dans les palais officiels, coupés de la population. Il existe des gouvernements qui commencent de façon excellente et brillante, mais au fur et à mesure, ils sont coupés des populations», a-t-il ajouté dans des propos rapportés par
les médias locaux, en expliquant le sens de sa visite au QG de Y’en a marre.

«Nous n’avons pas la vérité révélée. Nous ne sommes pas plus intelligents que les autres. Pour cela, il faut aller au contact de la population. Ici, au QG de Y’en a marre, j’ai le sentiment que c’est le cœur du Sénégal qui bat. J’ai eu envie, avec les amis, de venir écouter le cœur du Sénégal battre», a expliqué Laurent Fabius.

Il a ensuite décoré plus tard, vendredi soir, différentes personnalités sénégalaises : l’écrivain Mariétou Mbaye alias Ken Bougoul (Officier des arts et lettres), Amady Bocoum, directeur du patrimoine (Chevalier des arts et lettres) et Oumar Sankharé, premier Sénégalais double agrégé de lettres classiques et de grammaire de l’université française (Commandeur des palmes académiques).

Les trois récipiendaires ont remercié les autorités françaises pour leur décoration en présence des ministres (Alioune Badara Cissé, Youssou Ndour et Ali Haïdar), d’universitaires (Saliou Ndiaye, Ibrahima Thioub) et d’artistes (Ousmane Sow) et d’hommes politiques
dont Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du Parti socialiste (PS) sénégalais.

«Entre la France et le Sénégal, c’est une longue histoire. Nous sommes résolus, ensemble, à ouvrir une belle et nouvelle page de notre histoire», a déclaré à cette occasion le patron de la diplomatie sénégalaise.

«Nous Français, nous aimons le Sénégal et les Sénégalais. Nous voulons ouvrir une nouvelle page de notre histoire avec le Sénégal», a-t-il ajouté.

Accompagné du ministre français en charge du Développement, Pascal Canfin, et du député socialiste François Lang, Laurent Fabius a eu samedi matin une séance de travail avec son homologue sénégalais Alioune Badara Cissé, au ministère des Affaires étrangères.

«Le Sénégal est la porte d'entrée de la France en Afrique sub-saharienne», a déclaré le ministre sénégalais des Affaires étrangères en accueillant son homologue français avec qui il s’est ensuite entretenu à huis clos.

«C’est une nouvelle et belle page d’histoire qui s’ouvre», selon Me Alioune Badara Cissé, invitant les deux pays à travailler ensemble face à la menace terroriste.

 Dakar et Paris doivent «construire quelque chose d’utile pour nos deux peuples et la région», a répondu Laurent Fabius. «Nous devons travailler épaules contre épaules», a-t-il ajouté.

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:18

 

 

 

Popol-Biya.jpg

 

 

Diplomatie : Après 46 ans, le Cameroun perd la «tête» de la Cemac

Le Messager 27/07/2012 03:42:56

Le poste de patron administratif de l’Union économique et douanière de l’Afrique centrale (Udeac) puis de la Communauté économique de l’Afrique centrale (Cemac) est toujours revenu au Cameroun jusqu’à la déchéance du 25 juillet 2012.

Jusqu’à ce que la mauvaise nouvelle (pour le Cameroun) tombe tard dans la nuit du 25 juillet 2012, il s’en trouvait parmi les officiels camerounais qui assuraient pompeusement que malgré «les humeurs, de François Bozizé», Paul Biya réussirait le tour de force de convaincre ses quatre autres homologues de la sous-région de permettre à Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Cemac de rempiler. Ou tout au moins, de  le remplacer par un autre Camerounais. Même s’il fallait délocaliser le siège de cette institution, prévenaient ces officiels. C’était sans compter avec la ténacité du président centrafricain et le vœu chafouin des autres chefs d’Etat de la sous-région de régler la question du leadership camerounais qui date des accords de Brazzaville et de Fort Lamy (actuel Ndjamena), lesquels  vouaient la direction du gouvernail  de la Cemac au pays de l’Afrique en miniature.

Et pour cela, il a fallu plus de 6 heures de huis-clos pour que les chefs d’Etat contraignent Paul Biya à abandonner la partie et à « lâcher » son poulain Ntsimi. Echec et mat donc pour le Cameroun dans cette bataille. Car malgré «le principe de la rotation intégrale» acquis en 2006, le président camerounais ne souhaitait pas  «sa mise en  œuvre avec effet immédiat », d’après des informations relayées par de nombreuses dépêches d’agences. Pour le convaincre de céder, Dénis Sassou Nguesso, le président en exercice de la Cemac a dû «en appeler au sens du compromis et à l’esprit de conciliation de son frère», indiquent les mêmes sources.

Le chef de l’Etat camerounais  n’aurait donc cédé qu’après avoir été mis en minorité par ses homologues. Car, le président camerounais comprenait peut-être que c’est une longue tradition sous-régionale qui se rompait ainsi. Puisqu’avant Antoine Ntsimi, c’est Jean Kuété qui présidait la tête du secrétariat exécutif, ancêtre de la Commission. Et longtemps avant eux, ce sont respectivement  Charles Onana Awana, Pierre Tchanké,  Vincent AfonAmbroise Foualem et Thomas Dakayi Kamga qui occupaient le poste de patron administratif (Secrétaire général) de l’Udeac, aïeule de la Cemac.

Néocolonialisme

Quarante six ans de monopole ont donc ainsi volé en éclats au soir du 25 juillet 2012, devenue une date historique pour la diplomatie camerounaise qui vient ainsi d’essuyer un grave revers. Avec cet éclatement, peut-être aussi la toute-puissance du pays au niveau de la sous-région symbolisée par la gestion de l’instance faîtière économique de l’Afrique centrale depuis 1966 et le siège de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac)  à Yaoundé.

Les férus de la diplomatie estiment que cette défaite de Paul Biya révèle que les voisins de notre pays ont su rattraper le retard  économique, politique, culturel, sportif et infrastructurel qu’ils accusaient vis-à-vis du géant de l’Afrique centrale juste après les indépendances. Car personne n’aurait osé demander cela à un président camerounais, il y a encore 15 ans. Cela veut-il pour autant signifier que le Cameroun a fait du surplace entre temps ? Hubert Kamgang, homme politique et ex-cadre au secrétariat général  de l’Udeac à Bangui, estime que ça se passe  comme au football. « Pendant qu’on dort sur nos lauriers, les autres s’entraînent intensément », commente-t-il avant de suggérer qu’on ne s’apitoie plus sur le sort du Cameroun à la Cemac parce que « cette affaire est un produit du néocolonialisme ».

Enseignant de relations internationales, et membre du comité central du Rdpc, Pascal Messanga Nyamding  avoue pour sa part, que si les chefs d’Etat de la sous-région ont envisagé depuis 6 ans de faire roter l’exécutif de la Cemac, c’est bien parce que le Cameroun a perdu de sa superbe. Mais prévient qu’on aurait dû s’y attendre depuis que le Gabon a perdu la tête du gouvernorat de la Beac, du fait des pressions de la Guinée équatoriale. Pour lui, Paul Biya n’aurait pu rien faire sur le plan diplomatique pour préserver la position d’antan du Cameroun. Car, depuis que le principe de la rotation est acquis, il  lui était difficile d’obtenir un modus vivendi de ses homologues autour d’une candidature camerounaise.

Rotation

D’autres acteurs sociopolitiques, plus abrupts sur leurs opinions, attribuent la responsabilité de cet échec historique à Antoine Ntsimi qui a offert aux 5 autres chefs d’Etat, comme sur un plateau d’argent, l’occasion d’en finir avec   l’hégémonie camerounaise. « Ntsimi aurait dû faire profil bas lorsqu’il était en bisbille avec Bozizé. Au lieu de cela, il s’est fendu en vilaines déclarations sur son site web et a montré des signes d’arrogance qui ont poussé les Centrafricains à sortir du boisseau, le principe de rotation auquel personne ne pensait plus pour avoir sa tête et s’entend ,celle du Cameroun », soutient Gérard Amougou, chercheur en sciences politiques.

Et… le résultat des courses est là. C’est Moussa Pierre, proche parmi les plus proches de Denis Sassou Nguesso qui présidera aux destinées de la Commission de la Cemac durant les cinq années à venir. C’est un Gabonais (suivant l’ordre alphabétique) qui devrait l’y succéder. Parce que la Centrafrique abrite le siège de l’institution, elle n’y prétendra pas. Ainsi en ont voulu les chefs d’Etats de la Cemac. Ce, au grand dam de la diplomatie camerounaise qui n’a pas su perpétuer 46 ans de tradition. Ainsi, après avoir perdu la tête de l’Oua devenu Ua et  de la Ceac; ayant toujours manqué celle de la Bad ou du parlement africain, « le Cameroun a perdu même la Cemac » pour reprendre le propos trivial d’un indigné après le coup de tonnerre de mercredi.

Rodrigue N. TONGUE

 

Le Cameroun, parent pauvre de la Cemac ?

http://quotidien.mutations-multimedia.com Vendredi 27 juillet 2012 09:53

L’une des attentes fortes du sommet de Brazzaville était indubitablement la reconduction ou non d’Antoine Ntsimi, accusé de malversations financières, à la tête de la Commission de la Cemac. Mercredi, les chefs d’Etat d’Afrique centrale ont tranché au terme d’un huis-clos houleux : le Congolais Pierre Moussa sera le président de cette Commission pour les cinq prochaines années pour un mandat unique, comme pour les autres responsables nommés à la tête des institutions communautaires.

Le Cameroun perd ainsi le poste-moteur de l’Organisation sous-régionale. Sur les 16 institutions communautaires de la Cemac, le pays de Paul Biya s’en tire avec le poste de secrétaire permanent au Groupe d’actions contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale, celui de directeur général de l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (entité communautaire qui vient d’être transformée en institution spécialisée de l’Union économique de l’Afrique centrale), et un poste de secrétaire général adjoint de la Commission bancaire d’Afrique centrale.

Le Cameroun arrive loin derrière la Guinée Equatoriale qui détient les postes de gouverneur de la Beac, directeur général de l’Institut de l’Economie et des Finances (Ief-Pôle régional), président de la Commission de surveillance des marchés financiers (Cosumaf), directeur général de l’Institut sous-régional multisectoriel de technologie appliquée, de planification et d’évaluation des projets (Ista) et de vice-président de la Commission de la Cemac.

La Centrafrique, qui n’a pas pu arracher la présidence de la Commission de la Cemac au nom du principe selon lequel « le pays qui abrite le siège d’une institution communautaire ne peut prétendre occuper le poste de premier responsable de celle-ci », désignera le directeur général au Comité inter-Etats des pesticides d’Afrique centrale (Cpac), le Dg de Air Cemac, le Dg au Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique centrale (Prasac), le Dg de l’Ecole d’hôtellerie et du Tourisme de la Cemac  et le vice-président à la Bdeac.

Le Gabon garde son leadership sur la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) et s’adjuge les postes de directeur général de l’Ecole inter états des Douanes, de directeur général de la Communauté économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevihra) et de secrétaire général de l’Organisation pour la coordination de la lutte contre les endémies en Afrique centrale (Oceac). Le Congo, qui abritera le siège d’Air Cemac, rafle les postes de président de la Commission de la Cemac et de directeur général adjoint de la Cebevihra.

Enfin, le Tchad s’en tire avec le poste de secrétaire général de la Cobac, celui de directeur général de l’Institut sous-régional de la statistique et d’économie appliquée (Issea) et celui de directeur général adjoint de l’Ista. Il est à noter que, dans cette redistribution, le Cameroun est «pénalisé» par le fait qu’il abrite le siège d’un certain nombre d’institutions communautaires, notamment ceux de l’Ecole d’hôtellerie et de Tourisme, basé à Ngaoundéré, de la Beac et de l’Issea. Il est aussi à souligner qu’après la mise à mort du «consensus de Fort Lamy» au sommet de Bangui, en 2010, les chefs d’Etat de la Cemac ont réitéré, mercredi à Brazzaville, «le principe de rotation intégrale aux postes de dirigeants des institutions communautaires avec effet immédiat» et celui d’un mandat unique. Le Cameroun peut dès lors aspirer à conduire, dans cinq ans, aux destinées des institutions communautaires dont il n’abrite pas les sièges. Les responsables désignés, comme ceux des autres Etats membres, devront « inscrire leurs actions dans le cadre de la transparence de la gestion et du renforcement de la collégialité dans la prise des décisions», ainsi que l’a rappelé Dénis Sassou-N’Guesso le 25 juillet dernier.

 

Intégration régionale

La CEMAC adopte des décisions majeures après son Sommet de Brazzaville

http://www.temoignages.re  28 juillet 2012

Le onzième Sommet des pays membres de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) a pris fin mercredi à Brazzaville sur l’adoption de décisions majeures susceptibles d’impulser enfin le décollage effectif de l’organisation.

La CEMAC regroupe le Cameroun, le Congo, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad qui ont le franc CFA comme monnaie.

Selon le communiqué publié à l’issue de la rencontre, le Congo a été désigné pour présider la Commission de la CEMAC, qui était jusque-là dirigée par le Camerounais Antoine Nsimi, cité dans des scandales financiers et interdit de séjour en Centrafrique, siège de l’institution.

Le communiqué final de la rencontre indique par ailleurs que la présidence de la Commission de surveillance des marchés financiers (COSUMAF) a été confiée à la Guinée équatoriale, alors que la Direction générale de la compagnie aérienne Air CEMAC a été attribuée à la Centrafrique.

Concernant la mise sur pied de cette compagnie, les chefs d’État ont « encouragé la conclusion finale des négociations avec Air France en vue d’un partenariat industriel et stratégique satisfaisant, évitant tout monopole et assurant les conditions d’une libre concurrence », selon le communiqué.

Une des décisions importantes des chefs d’État a été de « rendre effective la libre circulation des personnes par l’émission des passeports biométriques CEMAC, afin de créer véritablement un espace intégré de la zone CEMAC ».

Pour ce qui concerne le rapprochement entre la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), basée à Libreville, et le Douala Stock Exchange, les chefs d’État ont « invité les parties prenantes au dossier de trouver rapidement des solutions tirées de l’expertise obtenue de la Banque africaine de développement (BAD) ».

A l’issue de la conférence, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, qui dirigeait l’organisation depuis 2010, a passé le témoin à son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba, qui accueillera le prochain Sommet en 2013.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 16:24

 

 

 

 

 

anneaux-olympiques.jpg

Radio Ndéké Luka Vendredi, 27 Juillet 2012 13:43

La République Centrafricaine présente 6 athlètes pour les Jeux Olympiques de Londres qui démarrent ce 27 juillet 2012.  Ils défendront les couleurs nationales dans les disciplines d’athlétisme, le taekwondo, la natation et la lutte. Plus de 200 pays membres du Comité International Olympique (CIO) et 10 500 athlètes ne participent à la cérémonie d’ouverture.

Les Fauves centrafricains Patrick Boui et Catherine Kang d’origine Sud Coréenne sont sur la ligne de départ des compétitions pour le taekwondo. Les fanatiques des arts martiaux espèrent déjà voir leurs poulains remporter des médailles honorables. Car, la centrafricaine d’origine Sud Coréenne a été déjà médaillée d’or au championnat d’Afrique au mois de janvier dernier au Caire en Egypte.

Boursier de la solidarité Olympique, Patrick Boui est aussi l’une des étoiles montantes. Il a d’ailleurs suivi sa préparation en Belgique et puis en Corée du Sud.

La République Centrafricaine aligne également 2 compétiteurs en athlétisme : Béranger Bossé et Victoire Mandaba.  L’athlète Béranger Bossé réside en France. Il a débuté sa carrière à Bangui et au Centre de formation de Dakar avant de partir en Europe. Le talentueux Béranger Bossé est l’un des favoris du pays. Dans la piscine olympique de Londres, la RCA n’en est pas du reste. Le pays présente Christian Nassif en natation. Christian Nassif a participé au championnat du Monde en Chine en 2011. Il a débuté sa carrière à Bangui.

En lutte c’est Sylvie Ngbonga qui est appelée à représenter les couleurs nationales. Elle est aussi boursière de la solidarité Olympique. Elle est vice-championne d’Afrique  en 2011 à Dakar avec la médaille d’argent. 33 sports différents et près de 400 compétitions sont au programme de ces J.O de Londres qui prendront fin le 12 Août 2012. Il s’agit entre autres de l’athlétisme, du football, de la natation, de la Boxe, du basketball, du judo et du  taekwondo.

Dans les tableaux des médailles, les 3 meilleurs athlètes de chaque compétition recevront une médaille d’or, 1ère place, d’argent, 2èplace et de bronze, 3è place.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 16:00

 

 

 

 

 

VIRUS DU VIH 1

                             vue microscopique du VIH/SIDA

 

 

La situation des taux de prévalence du VIH/SIDA dans les différentes régions de la République centrafricaine a été présentée.

A Bangui la prévalence est de 3,1%

9,2 % dans la Haute-Kotto;

7,3 % dans la Nana-Mambéré;

6,8 % dans le Haut-Mbomou

4,5 % dans l’Ouham-Pendé

3,5 % dans la Mambéré-Kadéi

3,3 % dans la Ouaka

3,0 % dans l’Ombella-Mpoko

1,7 % dans la Sangha-Mbaéré

1,3 % dans la Nana-Gribizi

0,6 % dans la Kémo

0,6 % dans le Mbomou

0,5 % dans la Basse-Kotto

0,4 % dans la Lobaye

0,1% dans l’Ouham

La région de la Vakaga n’est pas encore évaluée selon les enquêtes. La situation globale actuelle de la République centrafricaine est de 4,9%.

 

A Washington, les scientifiques veulent en finir avec le sida

27 juillet 2012 | Par Michel de Pracontal

Éradiquer le VIH, une perspective réaliste ? C’est en tout cas l’objectif résolument affiché tout au long de la XIXè conférence internationale sur le sida, tenue du 22 au 27 juillet à Washington. « Nous voulons en finir avec le sida », déclarait, dès l'ouverture, le docteur Anthony Fauci, leader de la recherche sur le virus de l’immunodéficience humaine aux Etats-Unis, ajoutant : « Pas de promesses, pas de dates, mais nous savons que cela peut arriver. »

Lui faisant écho, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton affirmait clairement devant les 20.000 chercheurs et médecins réunis à Washington  « que les Etats-Unis sont engagés et resteront engagés au service de l’objectif d’une génération sans sida. » Et le président français, François Hollande, faisait diffuser un message vidéo débutant par cette affirmation : « Arrêter l’épidémie de sida dans le monde c’est possible. »

Mais peut-on y croire, alors que 34 millions de personnes dans le monde, dont les deux tiers en Afrique sub-saharienne, vivent avec le virus du sida ? Que 2,7 millions de personnes ont été nouvellement infectées en 2010 ? Que le HIV tue 1,8 million de personnes par an ? Que plus de 3 millions d’enfants sont séropositifs ? Que selon les statistiques de 2011, sur la planète, 330.000 bébés ont été contaminés par leur mère au cours de la grossesse, au moment de l’accouchement ou pendant l’allaitement ?

Malgré ces chiffres impressionnants, le New England Journal of Medicine (NEJM), référence internationale, publie un éditorial décrivant « un moment d’extraordinaire optimisme » motivé par « une série de percées scientifiques ». Citons notamment le premier cas de guérison apparemment définitive de l'infection au VIH, celui d'un patient berlinois traité en 2007. On peut aussi mentionner le fait que deux cohortes de patients, l'une américaine et l'autre française, ont permis de démontrer qu'un traitement antiviral précoce permet de réduire le risque de transmission du virus et de contrôler durablement l'infection.

Est-ce vraiment, pour reprendre le titre du NEJM, « le commencement de la fin pour le sida ? » Ceux qui suivent le sujet depuis des années se souviennent qu’on a déjà, par deux fois, en 1996 et 1999, annoncé prématurément la fin de l'épidémie (voir l’article du docteur Gilles Pialoux sur vih.org).

Guérison fonctionnelle: le virus est toujours présent, mais n'agit pas

Ces molécules ne font pas disparaître le virus, mais le rendent contrôlable par le système immunitaire du patient. En 2011, une étude américaine dirigée par Myron Cohen (université de Caroline du nord, Chapel Hill) a été menée sur des couples dont un des partenaires est séropositif et l’autre non. L’étude a porté sur 1763 couples sérodiscordants, originaires de neuf pays (Afrique du sud, Bostwana, Brésil, Etats-Unis, Inde, Kenya, Malawi, Thaïlande, Zimbabwe). Elle a montré qu’un traitement antiviral administré précocement réduit d’un tiers le risque d’un événement clinique grave ou mortel, et de 96% le risque de transmission du virus entre partenaires. Ces résultats, selon le NEJM, « ont conduit de nombreux spécialistes à affirmer ce qui a longtemps semblé impossible : qu’il serait possible de contrôler la pandémie de VIH. »

Une étude française a donné un résultat encore plus encourageant, bien que portant sur un petit effectif : celle de la cohorte Visconti, suivie par le docteur Christine Rouzioux. Il s’agit d’une quinzaine de patients qui ont été traités dans les dix premières semaines après l’infection, pendant une durée moyenne d’un peu moins de trois ans. Ces patients ont ensuite interrompu leur traitement. Plusieurs années après, sans aucun médicament, ils se portent bien, ne présentent pas de virus en quantité décelable, et ont un niveau élevé de lympocytes T4 (ces cellules du système immunitaire sont les premières cibles du VIH, et leur niveau est le principal indicateur de la progression de l’infection).

Six ans après l'arrêt du traitement, les patients de la cohorte Visconti sont dans un état de « guérison fonctionnelle » : le virus n’est pas éradiqué, mais les patients ont un réservoir de virus extrêmement bas. Pratiquement tout se passe comme si le VIH n’était plus là. Ces résultats plaident en faveur d'un traitement antirétroviral administré très tôt après l'infection, selon Charline Bacchus, l'une des chercheuses travaillant sur la cohorte Visconti.

L'état des patients Visconti est similaire à celui de patients que l'on appelle « contrôleurs à long terme », « contrôleurs du VIH » ou « elite controllers ». Ces derniers ont la particularité d'avoir un système immunitaire qui contrôle le virus, sans l'aide d'aucun traitement. Les contrôleurs du VIH ne tombent jamais malades, bien qu'ils soient infectés. Une faible quantité de virus reste détectable dans leur organisme, mais ils ne présentent aucun symptôme pendant une durée qui atteint jusqu'à vingt ans (on n'a pas assez de recul pour savoir ce qui se passe ensuite). Ces patients sont donc en état de guérison fonctionnelle spontanée.

Comprendre les mécanismes qui permettent à ces sujets d’être en contact avec le virus sans en souffrir est bien sûr une piste de recherche très prometteuse. Mais à ce jour, le phénomène reste inexpliqué.

 Le système immunitaire peut-il tuer toutes les cellules infectées?

Pris en charge par l’hématologue Gero Hütter, Brown a bénéficié d’un traitement inhabituel : il a reçu une greffe de moelle provenant d’un donneur naturellement résistant au virus ; les cellules souches de ce donneur sont dépourvues d’un récepteur utilisé comme « porte d’entrée » par le virus. Soigné en 2007, Timothy Brown n’a plus de virus détectable et ne reçoit pas de traitement depuis maintenant plus de cinq ans.

Bien qu’exceptionnel, ce cas suggère qu’une éradication du VIH est possible. Mais on n’a pas encore de méthode pour y parvenir de manière systématique, le traitement administré à Timothy Brown n’étant pas généralisable. Deux autres patients, traités aux Etats-Unis par l'équipe de Daniel Kuritzkes (Harvard Medical School) présentent une évolution un peu similaire. Ils ont été infectés pendant des années, ont reçu un traitement antirétroviral, et ont subi une greffe de moele. Mais contrairement au patient de Berlin, ils n'ont pas reçu des cellules résistantes au virus.

Or, au bout d'un certain temps, le virus est devenu indétectable dans le sérum de ces deux patients, comme dans leurs lymphocytes, et leur taux d'anticorps contre le VIH a baissé. L'un des patients est suivi depuis deux ans, l'autre depuis trois ans et demi.

Comment généraliser le résultat obtenu sur ces deux patients et sur Timothy Brown? La difficulté tient à ce qu'on ne maîtrise pas encore les mécanismes qui permettent au virus de se maintenir dans l'organisme malgré les traitements. On sait que le VIH, une fois introduit dans l’organisme, s’installe dans des « réservoirs » de cellules où il reste dormant pendant des années, sinon des dizaines d’années. Le problème est de le déloger de ces réservoirs, où il n’est pas atteint par les traitements antirétroviraux.

De plus, même si le traitement permet de réduire la présence du virus, cela ne signifie pas qu’il n’agisse plus du tout : il subsiste des mécanismes inflammatoires qui ont un effet délétère à long terme. Bref, contrôler le virus est une étape décisive, mais pas un aboutissement ultime.

3. Une stratégie scientifique orientée vers la guérison.

Pour dépasser les limites des traitements actuels, Françoise Barré-Sinoussi, co-découvreur du virus et prix Nobel de médecine, vient de présenter avec les scientifiques de l’IAS (International Aids Society)une nouvelle stratégie scientifique. Le programme de cette stratégie s’intitule, tout simplement : Vers la guérison du VIH (« Towards an HIV cure »).

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Au stade actuel, cependant, ce programme comporte plus de points d’interrogation que de réponses. « Les thérapies antirétrovirales ne guérissent pas du VIH principalement parce que le virus intègre son génome dans l’ADN de cellules immunitaires ayant une longue durée de vie, les “cellules TCD4 mémoire”, et empêche le système iummunitaire de reconnaître et d’éliminer ces cellules, écrit Françoise Barré-Sinoussi dans un article cosigné avec le sidologue Steven Deeks dans Nature. Comprendre comment cette “latence” fonctionne, où se trouvent les cellules infectées et comment l’infection latente pourrait être bloquée sont les principaux points focaux de la recherche d’un traitement curatif. »

Mais, ajoutent les deux chercheurs, ce programme de recherche est basé sur l’hypothèse que toutes les cellules mémoire infectées pourraient être identifiées et tuées par le système immunitaire. La guérison en résulterait. L’ennui, c’est qu’il n’est pas certain que le système immunitaire ait vraiment la capacité de tuer ces cellules. Et il n’est pas certain non plus qu’il n’existe pas d’autres types de cellules susceptibles d’abriter le virus.

Une étude présentée à Washington (et publiée dans Nature) donne une piste intéressante: l'équipe de David Margolis (université de Caroline du nord, Chapel Hill) a utilisé un médicament, le vorinostat, pour forcer le virus latent à se manifester. Les chercheurs ont isolé des cellules CD4 T de huit patients chez qui le virus avait été rendu silencieux, et ils ont montré qu'une seule dose de Vorinostat entraînait une production d'ARN du virus. Ce résultat confirme qu'une stratégie possible pour éradiquer le virus consisterait à le forcer à s'exprimer, puis a tuer les cellules réservoir.

Une autre approche possible, évoquée ci-dessus, serait d'élucider les mécanismes qui protègent les « contrôleurs du VIH ». Leurs mécanismes de défense pourraient inspirer les scientifiques dans la conception d’une nouvelle approche en vue d’un vaccin, dans la mesure où les stratégies vaccinales classiques n’ont pas donné les résultats espérés.

4. La pandémie de VIH a commencé à reculer.

Malgré les chiffres très élevés indiqués ci-dessus, l’impact global du VIH est stable, sinon en légère diminution. Le nombre total de personnes touchées par le virus n’augmente plus guère depuis plusieurs années. Le nombre de personnes nouvellement infectées a diminué d’environ 20% depuis 1999. La transmission mère-enfant a été réduite de 50%, et Hillary Clinton a déclaré à la Conférence de Washington que cette voie de transmission pourrait être totalement éliminée d’ici 2015.

Cependant, il faut insister sur le fait que la pandémie pèse encore très lourdement sur les femmes, qui ont un risque de transmission hétérosexuelle plus élevé que les hommes et représentent la moitié des contaminations adultes (alors que la population homosexuelle masculine est un groupe à risque important sans équivalent féminin).

En pratique, les femmes risquent deux fois plus que les hommes d'être infectées par le virus lors d'un rapport hétérosexuel; dans de nombreux pays, elles n'ont pas facilement accès aux préservatifs, et elles sont aussi exposées au risque de rapports non consentis. Réduire la part de la contamination féminine est un objectif indissociable de celui qui consiste à éliminer la transmission mère-enfant.

La pandémie a cessé de progresser

Cela étant, il reste qu'on enregistre un recul planétaire, lent mais significatif, de la pandémie. En 2011, sur le continent africain, 1,2 million de personnes sont mortes du sida, soit une baisse de 22% par rapport à l’année 2005. En Amérique du sud, 57 000 personnes sont mortes en 2011 ; on enregistre une baisse de 9,5% des décès dus à l’infection depuis 2010. En revanche, on note une forte hausse du nombre de décès en Europe de l’est et en Asie centrale où 90 000 personnes, soit six fois plus qu’il y a 10 ans, sont mortes en 2011. Même constat pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord qui dénombrent 78,5% de plus de décès qu’en 2001, soit 25 000 cas.

En-dehors de ces augmentations locales, la pandémie a cessé de progresser. En Europe occidentale et en Amérique du nord, elle est stabilisée depuis le début des années 2000. 

5. Le problème du financement.

L’argent est le nerf de la guerre, et le combat contre le VIH n’échappe pas à la règle. Aujourd’hui, dans le monde, moins de la moitié des personnes qui auraient besoin d’un traitement peuvent effectivement y accéder. Pour augmenter significativement la proportion de malades traités dans les pays pauvres, tout en diminuant le nombre de nouvelles infections, il faudrait augmenter fortement le financement de la lutte contre le sida.

Selon un plan élaboré par les chercheursdu Programme des nations unies pour le HIV/sida (Onusida), l’investissement global dans les pays en développement devrait être porté, entre 2013 et 2020, d’un montant prévu d’environ 15 milliards de dollars par an à plus de 20 milliards par an. Soit une augmentation d’un tiers environ par rapport aux prévisions.

Le problème du financement se pose aussi pour la recherche, surtout en ces temps de restrictions financières. En particulier, le programme défendu par Françoise Barré-Sinoussi en vue d’un traitement curatif demandera de nouveaux investissements.

Aux Etats-Unis, le NIH (National Institutes of Health), principal organisme public de recherche, a consacré l’année dernière 56 millions de dollars à la recherche en vue d’un traitement curatif ; l’Institut californien de médecine régénérative a dépensé 40 millions de dollars pour développer des projets de thérapie génique visant par exemple à créer des cellules résistantes à l’infection ; en France, l’ANRS a investi 8,6 millions de dollars (7 millions d’euros) dans la recherche d’un traitement. Mais selon Françoise Barré-Sinoussi, il faudra sans doute investir dans la recherche des centaines de millions de dollars par an pour réussir à éradiquer le VIH.

Le défi du sida est donc économique autant que scientifique. Comme l’a déclaré à Wahington Michel Sidibé, le directeur exécutif d’Onusida : « La fin du sida n’est pas gratuite. Elle n’est pas trop chère. Elle est sans prix. »

2. Pourquoi la stratégie de l’éradication motive les chercheurs.

Puisque la guérison fonctionnelle est possible, pourquoi ne pas s’en contenter ? «Pour une grande majorité de patients, le traitement est efficace, explique le professeur Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS (agence nationale de recherche sur le sida). Mais il reste assez contraignant, pas toujours exempt d'effets secondaires, et extrêmement coûteux. Même en version générique, un traitement à vie reste une dépense que beaucoup ne peuvent pas se permettre dans le Sud. Il faut donc envisager un monde sans sida, avec des patients qui au mieux, se seraient débarrassés du virus ou qui le contrôleraient à vie sans traitement et sans être infectieux. »

Le problème est qu’on ne sait pas, en général, faire disparaître le virus de l’organisme d’un patient. Une exception est le cas de Timothy Brown, citoyen américain vivant à Berlin, atteint de leucémie et infecté par le VIH.

Et cet optimisme affiché relève en partie d’une campagne de communication visant à inverser la tendance à la baisse des fonds de la recherche internationale. Il n’existe à ce jour aucune solution thérapeutique définitive à l’infection au VIH, et personne ne peut dire quand il y en aura une, si elle existe jamais. Pour autant, les progrès accomplis ces dernières années sont impressionnants et ne se limitent pas, comme dans les années 1990, à telle ou telle avancée ponctuelle. Revue de détail en cinq points :

1. Les thérapies antivirales permettent désormais une « guérison fonctionnelle ».

On dispose aujourd’hui d’un arsenal de molécules antivirales efficaces, qui neutralisent le virus, réduisent la contagion et augmentent considérablement l’espérance de vie des patients (en moyenne, un homme infecté par le VIHvit environ soixante ans, une femme soixante-dix ans). Selon une étude britannique, la UK Collaborative HIV Cohort, l’espérance de vie à l’âge de 20 ans d’un patient infecté par le virus a augmenté de 16 ans entre 1996 et 2009 (passant de 30 ans à 46 ans).

Cette amélioration considérable est due à l’essor des multithérapies, qui combinent en un même traitement deux, trois ou quatre molécules antivirales différentes, voire plus. On dispose aujourd’hui de plusieurs dizaines de molécules réparties en plusieurs grandes catégories : certaines bloquent la transcriptase inverse, l’enzyme qui permet au rétrovirus de transcrire son information génétique pour s’intégrer dans l’ADN de sa cellule hôte; d’autres empêchent la formation de protéines virales matures, ou inhibent d’autres mécanismes nécessaires à la propagation du virus.

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:26

 

 

 

 

Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes et qui démontrent à suffisance que face aux énormes besoins du pays dans le domaine de l'humanitaire, s'il n'y a vait pas la communauté internationale et les ONGs, que seraient les Centrafricains devenus ! Le grand nombre d'ONGs humanitaire de toutes sortes dans le pays est bien la preuve que tout va mal dans la gouvernance.  

 

La Rédaction

 

 

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:17

 

 

 

 

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http://www.agenceecofin.com

(Agence Ecofin) - Le Congolais Pierre Moussa, ministre congolais de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l’Intégration, va remplacer le Camerounais Antoine Ntsimi à la tête de la Commission de la Cémac. L’information, bien qu’elle ne figure pas dans le communiqué officiel, a rapidement circulé hier, 25 juillet 2012, à Brazzaville au Congo, à l’issue de la conférence des chefs d’Etat de la Cémac.

Après l’examen des points à l’ordre du jour et les décisions prises, les chefs d’Etats des six pays membres de la Cémac (Cameroun, RCA, Tchad, Guinée équatoriale, Congo et Gabon) vont procéder à des nominations dans les organes et institutions de la Cémac (Voir encadré ci-dessous). Le poste de président de la Commission de la Cémac tant attendu est revenu au Congo.

L’actuel président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi, était en disgrâce avec le président centrafricain François Bozizé. Son départ était presque acquis. François Bozizé est d’ailleurs venu à Brazzaville avec des propositions, fondant son argumentation sur le principe de rotation au sein des institutions de la Cémac décidé à Bangui en 2010. Mais, au terme des discussions, ses pairs n’ont pas admis que le président de la Commission soit un Centrafricain, le siège de la Cémac étant déjà basé à Bangui en RCA.

Audit et suivi de la gouvernance

C’est ainsi qu’ils ont trouvé un compromis, car à défaut de la présidence de la Cémac, la Rca gagne quatre directions générales des organes de la Cémac, dont Air Cémac et la vice-présidence de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC).

Pierre Moussa va sans doute mettre un accent sur la sécurisation des financements de la Cémac, l’audit et le suivi de la gouvernance des institutions et organes et institutions spécialisés de la communauté. A l’ouverture du Conseil des ministres de l’Uéac il y a quelques jours il déclarait que : «la réflexion sur la sécurisation du financement de la communauté va de pair avec les moyens de contrôle des fonds qui sont alloués aussi bien par nos partenaires que par les Etats membres. Il va de soi que l’état d’avancement du dossier sur l’audit et le suivi de la gouvernance des institutions et organes et institutions spécialisés doit être au centre de nos préoccupations».

Mais à l’issue du Conseil des ministres, contre toute attente, les ministres ont instruit la Commission de la Cémac de convoquer une autre réunion du comité Inter-Etats en vue d’inscrire ces sujets à l’ordre du jour. C’est ce qui ressort du communiqué final qu’il a signé le 22 juillet dernier.

Les chefs d’Etat ont invité les nouveaux et anciens responsables à mettre un accent sur la transparence dans la gestion. «La conférence a salué le travail accompli par l’ensemble des responsables sortants dans l’exercice de leur mandat. Elle a invité les responsables entrants et ceux en place à inscrire leurs actions dans le cadre de la transparence dans la gestion et du renforcement de la collégialité dans les prises de décision», peut-on lire dans le communiqué final signé de Dénis Sassou N’guesso, président du Congo.

Désormais, c’est le président Gabonais, Ali Bongo, qui assurera la présidence en exercice de la Cémac.

Beaugas-Orain Djoyum

 

L’ensemble des nominations dans les organes et institution de la Cémac

A la commission de la Cémac :

Président, Congo

Vice-président, Guinée équatoriale

A la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdéac)

Vice-présidence, République centrafricaine

A la Commission bancaire de l’Afrique centrale

Secrétaire général, Tchad

Secrétaire général adjoint, Cameroun

A la Commission de surveillance des marchés financiers (Cosumaf)

Président, Guinée équatoriale

Au Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale

Secrétaire permanent, Cameroun

A la communauté économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha)

Directeur général, Gabon

Directeur général adjoint, Congo

A l’Organisation pour la coordination de la lutte contre les endémies en Afrique centrale (Océac)

Secrétaire général, Gabon

A l’Institut sous-régional multisectoriel de technologies appliquées, de planification et de et d’évaluation des projets (Ista)

Directeur général, Guinée équatoriale

Directeur général adjoint, Tchad

A l’Ecole d’hôtellerie et de tourisme de la Cémac

Directeur général, Centrafrique

A l’école Inter-Etats de douanes (Eied)

Directeur général, Gabon

Au pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique centrale (Prasac)

Directeur général, Centrafrique

A l’Institut sous-régional de statistique et d’Economie appliquée (ISSEA)

Directeur général Tchad

A l’institut d’Economie et des finances (Ief-pôle régional)

Directeur général, Guinée équatoriale

A Air Cémac

Directeur général, Centrafrique

A l’Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (ASSA-AC)

Directeur général, Cameroun

Au comité Inter-Etats des pesticides d’Afrique centrale (CPAC)

Directeur général, Centrafrique

Extraits du communiqué final de la conférence des chefs d’Etats de la Cémac signé le 25 juillet 2012 à Brazzaville au Congo

 

 

cemac-27-juillet-2012.jpg 

 

Cémac : le conseil des ministres donne quitus à la gestion d’Antoine Ntsimi  

(Agence Ecofin) - La note d’information relative à la gestion des finances publiques préparée par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi, a été approuvé par le conseil des ministres de l’Union économique de I'Afrique centrale (Uéac) le 22 juillet 2012 à Brazzaville au Congo.

Dans le communiqué final du conseil des ministres, on peut lire «traitant de l’état d’avancement de la mise en œuvre des directives de gestion des finances publiques, le conseil des ministres, tout en félicitant la Commission de la Cémac pour la qualité du rapport produit, a pris acte de la note d’information produite». Le communiqué des ministres ne précise pas les périodes concernées par la note d’information produite.    

Contre toute attente

 Les ministres, contre toute attente, ont reporté à une date ultérieure l’audit et le suivi de la gouvernance des organes et institutions spécialisés de la Cémac. «Le conseil des ministres a instruit la commission de convoquer une réunion du comité inter-Etats en vue de l’examen des termes de référence y relatifs et d’autres questions pouvant faire l’objet, éventuellement, d’une inscription à l’ordre du jour de cette réunion», indique le communiqué final du conseil des ministres signé par Pierre Moussa, ministre congolais de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l’Intégration et président en exercice du conseil des ministres. Il faut noter que c’est le comité inter-Etats qui se charge de la préparation des délibérations du conseil des ministres.

Et pourtant, à l’ouverture des travaux du conseil des ministres, le ministre congolais de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du territoire et de l’Intégration a bien déclaré dans son discours d’ouverture que «la réflexion sur la sécurisation du financement de la communauté va de pair avec les moyens de contrôle des fonds qui sont alloués aussi bien par nos partenaires que par les Etats membres. Il va de soi que l’état d’avancement du dossier sur l’audit et le suivi de la gouvernance des institutions et organes et institutions spécialisés doit être au centre de nos préoccupations».

 Que s’est-il donc passé pour que cette question soit renvoyée par les ministres ? La conférence des chefs d’Etat de la Cémac va-t-elle examiner cette question alors que les ministres n’ont rien tranché ?

 La décision des ministres donnera encore du temps à Antoine Ntsimi, accusé de malversations financières, notamment de graves surfacturations, comme le relevait récemment la presse parisienne.

 Audit financier et comptable

 Dans tous les cas, il faudrait encore attendre bien longtemps pour en savoir davantage sur les pratiques de gestion de l’actuel président de la commission de la Cémac. Car c’est le 11 juillet dernier qu’Antoine Nstimi a lancé un appel d’offres pour la sélection d’un consultant chargé de réaliser un audit et le suivi de la gouvernance des organes et institutions spécialisées de la Cémac. Les finances de la Commission de la Cémac, de l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique Centrale (Oceac) et de la Communauté économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha) seront passées au peigne fin. Le consultant travaillera sur le contrôle des exercices allant de 2007 à 2011.

 Selon l’appel d’offres, «l’audit de bonne gouvernance comportera également un volet audit financier et comptable dont le but est la consolidation de la transparence et l’assainissement de la gestion des finances de la Communauté».

 Les chefs d’Etat de la Cémac réunis à Brazaville depuis ce mardi 24 juillet 2012 devront dans tous les cas examiner le cas Antoine Ntsimi. De nombreux chefs d’Etat sont favorables à son remplacement, selon le principe de la rotation à la tête des institutions de la Cémac décidé en janvier 2010 à Bangui. Pour mémoire, il y a quelques mois, le président de la République centrafricaine, François Bozizé, l’avait déclaré Persona non grata à Bangui, siège de la Commission de la Cémac.  

Beaugas-Orain Djoyum

 

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