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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 23:35

 

 

Bevarrah-LALA.jpg

                             Dr Bevarrah LALA

 

CENTRAFRIQUE,

MON COMBAT POLITIQUE

Vers une autre république

 

 

  Edition L’Harmattan

 

« CENTRAFRIQUE : mon combat politique », est entre autres, un livre autobiographique du Dr Bevarrah Lala, il expose son parcours et son engagement total à mener un combat pour sauver son pays au bord du gouffre. Il évoque sans détour la crise politico-militaire sous le régime du Général André Kolingba, Félix Patassé et le Général François Bozizé (dont il a été l'un des proches pendant de longues années) qui continue à enfoncer le pays. Membre du Gouvernement de Transition du Premier Ministre Abel Goumba en qualité de Ministre de l'éducation nationale en 2003, l'auteur fait un témoignage poignant sur la mal gouvernance et la dérive de la Centrafrique. Face à la situation préoccupante de l'heure, il milite pour une table ronde sous l'égide de la France au regard des accords du référendum de 1958.

Ce livre est un document de vulgarisation et de sensibilisation en vue de conscientiser l'opinion nationale, internationale et la France en particulier sur la crise qui se perpétue et l'avenir incertain de la République Centrafricaine.

L'auteur est enseignant-chercheur, Maître de conférences à l'université de Bangui. Il a publié plusieurs ouvrages divers:

1) 7 dossiers de recherche sur la civilisation traditionnelle du peuple centrafricain  

2) Introduction à la pédagogie universitaire ;

3) Moyens d'enseignement / supports pédagogiques pour l'enseignement universitaire,

4) 3 livrets de méthodes de l'école de parti politique pour la formation à la bonne gouvernance démocratique ;

5) La dictature militaire en Amérique latine,

6) Causes et raisons de l'échec du socialisme chilien.

Dr Bevarrah Lala est aussi Président Fondateur d'un parti politique, «Mouvement pour l'Unité et le Développement» (M U D). Il anime actuellement le MFARA, 58 (Mouvement Fondamental pour Activer la Relance des Accords de 1958).

 

Edition L’Harmattan 5-7, rue de l'Ecole Polytechnique, 75005 Paris. Avril 2010

978-2-296-10459-4

ISBN : 978-2-296-10459-4

14,50 €

 

 

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« Le fétiche des anges »

Roman écrit par Adolphe Pakoua

  Aux Editions l’HARMATTAN    Paris

Collection Écritures

 

Récit plein de rebondissements, de souffrance et d’humanité, Le fétiche des anges évoque la vie quotidienne de Mory Woro, fonctionnaire civil précipité dans le couloir de la retraite et le climat particulier d’une époque où seule l’espérance semble être la pilule salvatrice d’un monde accablé par la manipulation, la pénurie et le dénuement.

Mais à côté de ces calamités, il y a l’amour, un amour immense, qui lie Mory Woro à son épouse, la solidarité et l’amitié, une affection que la réalité de l’exercice de l’autorité va fortement ébranler.

Les péripéties d’une vie extraordinaire, à la marge d’un monde où tout semble tourner à l’envers, font du pauvre Mory Woro, que seules les enfants considèrent comme leur fétiche, une âme sans boussole, qui marche la tête en bas et va au Sud, quand tout le monde croit aller au Nord.

Originaire de la République Centrafricaine,

Originaire de la République centrafricaine, Adolphe Pakoua est né à Bilolo et est docteur en Études nord-américaines et des pays anglophones. Il enseigne l’anglais dans l’académie d’Amiens et est l’auteur de Le lac des passions assassines, paru aux éditions Bénévent (2003).

 

ISBN : 978-2-296-09054-5

 

Editions l’HARMATTAN, 5-7 rue de l’Ecole Polytechnique 75005 Paris

16,50 euros

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 22:39

 

 

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               Célestin Leroy Gaombalet

 

 

« Aujourd’hui, vous ne réussirez pas à me faire sortir de mon silence ». Ainsi s’exclamait Célestin Leroy Gaombalet, Président de l’Assemblée Nationale le 10 mai 2010 à la fin de la déclaration du Groupe Parlementaire MLPC que je venais de déclamer du haut de la tribune de l’honorable institution, à l’occasion du débat sur le projet de loi constitutionnelle.

 

C’est dire que l’homme a choisi le silence – après la tentative hasardeuse de me faire répondre par son Directeur de cabinet, après les accusations précises que je portais contre lui – comme toute réponse dans la lutte que j’ai engagée contre la prédation, le tribalisme, la tribalisation de l’administration parlementaire, l’injustice, les malversations, le musellement, etc. dont il est l’incarnation.

 

Aussi longtemps qu’il restera silencieux, je poursuivrais mes publications et analyses pour faire exception à la règle qui veut que cesse le combat faute de combattants, pour que l’opinion soit amplement informée – même si ce n’est pas de façon contradictoire. Ce n’est pas moi qui l’ai voulu ainsi.

 

En dépit de ses déclarations publiques et de son calme apparent, le Président de l’Assemblée Nationale n’est pas aussi calme et silencieux que cela. Devant le personnel administratif de l’Assemblée, il perd ce prétendu calme et devient même très entreprenant. La preuve est donnée par les arrêtés par lesquels il promeut certains et par charrettes entières éconduit d’autres, soupçonnés à tort comme étant mes informateurs ou m’ayant approché, salué ou ayant échangé avec moi quelques mots dans les couloirs de l’Assemblée. Il n’est donc pas rare de voir quelques-uns d’entre eux être interpellés au sujet de l’objet de nos brefs rencontres, ou recevoir des questionnaires auxquels ils ont l’obligation de répondre sous huitaine comme le veut la règle. L’espionite a été poussée à ses paroxysmes et le personnel en a fait les frais, alors qu’il n’est pour rien dans mon offensive.

 

Je refuse ainsi de constituer la cause du malheur de braves employés qui, en dépit de leurs conditions de travail particulièrement difficiles, se vouent corps et âme à leur tâche quotidienne pour faire fonctionner l’Assemblée et lui donner une certaine image qu’elle ne mérite peut-être pas. Par ses arrêtés, le Président de l’Assemblée ne leur est même pas reconnaissant pour le sacrifice qu’ils consentent, obsédé qu’il est par ses petits calculs égoïstes et partisans.

 

Cette chasse aux sorcières a servi de moyen pour caser les proches parents du Président de l’Assemblée, les membres de son ethnie ou du KNK, parti dont il est devenu Premier Vice Président depuis novembre 2009. Avec une grille salariale taillée sur mesure - et que je m’abstiens de publier pour l’instant – pour les besoins de la cause, il leur permet de mettre du beurre dans leurs épinards.

 

Ayant hérité d’un effectif d’à peine 80 personnes entre 2003 et 2005, le Président Gaombalet a réussi l’exploit exceptionnel de faire passer ce chiffre à près de 210 personnes, sans que rien ne le justifie, surtout pas le travail dans une Assemblée qui sous sa présidence, est qualifiée comme étant la plus nulle de toutes et qui est demeurée particulièrement atone sur les problèmes les plus graves que le pays a connus. Avec 105 Députés et presque 210 employés, on obtient un ratio de 2 employés pour un Député. Il faut le savoir.

 

Atone lui-même pendant 5 ans, le Président de l’Assemblée retrouve curieusement de la voix au cours de la réunion mise en scène du 29 avril 2010 au Palais présidentiel pour reporter les élections et habiller la prorogation du mandat du Président de la République.

 

C’est cette attitude du Président de l’Assemblée qui a permis de lever le voile sur le stratagème. D’ailleurs le texte qu’il a signé pour mettre en place la Commission, d’abord ad hoc puis mixte, a été monté sur du papier comportant en filigrane les armoiries de la République, prérogative du seul Président de la République. Du reste, l’Assemblée Nationale dispose, elle aussi, de son propre logo. Pourquoi n’avait-il pas été utilisé dans le cas d’espèce.

 

Au cours du débat sur la loi constitutionnelle de ce lundi 10 mai 2010, le Président de l’Assemblée va, une fois encore, faire fi de toutes les dispositions réglementaires en inversant l’ordre d’intervention des groupes parlementaires pour permettre à celui du KNK, son parti, d’intervenir en dernier, sait-on jamais.

 

Le Président du groupe PNCN, gentleman pourtant généralement calme, est sorti de ses gongs dans une tirade contre le Président de l’Assemblée Nationale au cours de ce débat. La virulence était telle qu’on a fini par se demander pourquoi. En fait, c’était la manifestation d’une exaspération refoulée et accumulée face aux multiples violations volontaires aux règlements du Président de l’Assemblée Nationale. Trop c’est trop.

 

Mais comme toute réponse, il dira qu’il a «sa» procédure et «ses» règlements. En d’autres termes, vous perdez votre temps. A quoi servent donc le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le code électoral, adoptés à grand peine ? Où sommes-nous ?

 

Le 5 mai courant, devant l’impossibilité de mettre en place des commissions d’enquêtes et de rendre publique les conclusions de leur travail, j’avais adressé au Président de l’Assemblée Nationale un courrier par lequel je lui demandais d’instruire les services compétents de l’Assemblée pour mettre à ma disposition des informations relatives à la situation du parc auto de l’Assemblée depuis 2005 en ce qui concerne tous les véhicules en panne, accidentés et roulant ; la situation  nominative de tout le personnel, y compris les fonctions, les salaires et les services, la situation des congés non pris de l’ensemble des Députés, de 2005 à 2010.

 

En refusant de me donner une suite favorable à cette demande d’informations, le Président de l’Assemblée Nationale prend le risque de me laisser traiter seul les informations en ma possession.

Ainsi en ce qui concerne les véhicules, on vient de comprendre la stratégie consistant à rouler dans des voitures polluant les cortèges officiels et l’environnement par leurs nuées d’oxyde carbone.

 

Les véhicules pourtant en état de marche et dignes d’un Président de l’Assemblée Nationale ont été volontairement mis sur cale pour se faire payer ou gratifier d’autres, avant de procéder à la réforme ceux, supposés en panne, et donc décotés, pour être rachetés au franc symbolique.

 

C’est ainsi que depuis peu, la Toyota 4 x 4 Land Cruiser léguée par l’ex Président du Conseil National de Transition au Président de l’Assemblée National, est devenue sa propriété privée. Repeinte, bichonnée, réimmatriculée, elle est plus rutilante qu’auparavant. Il reste à élucider le sort de la Peugeot 607, propriété de la Primature et emportée par l’ex Premier Ministre qu’il a été

 

Au delà de ce goût particulièrement immodéré du Président de l’Assemblée Nationale pour les voitures, il y a lieu de s’interroger pour comprendre comment l’ex PDG d’une banque de développement, l’ex Directeur Général Adjoint d’une banque commerciale, l’ex Premier Ministre et actuel Président de l’Assemblée Nationale n’a-t-il pu s’offrir la voiture de son goût jusqu’à ce jour – compte tenu de ses moyens – pour ne jeter son dévolu que sur le patrimoine des institutions politiques dont la gestion lui a été accidentellement et temporairement confiée, allant jusqu’à refuser aux collaborateurs la réforme de leur voiture de fonction accidentée, qu’il s’offrira par la suite. Mais enfin, qu’est-ce qu’une voiture ? Dans d’autres pays et à ce niveau, les responsables se bâtissent leur fortune – dont font partie les voitures – sur leurs deniers propres. C’est à désespérer pour notre pays de disposer de dirigeants de cette trempe.

 

Que le commun des fonctionnaires de la RCA se comporte ainsi, on peut comprendre. Mais que l’homme qui a servi et sert encore aux différents postes énumérés ci-haut agisse de la sorte a quelque chose que seule la psychanalyse peut expliquer.

 

L’argent ! Le deuxième point faible du Président de l’Assemblée Nationale après les voitures est l’argent.

Il n’a d’yeux et de ventre que pour l’argent, au point que sa boulimie pour lui, ne lui permet absolument pas de penser aux autres. Est-ce une déformation professionnelle de l’ex banquier qui n’a pas encore compris qu’il a troqué ce costume contre celui d’un homme politique ? Ce n’est pas si sûr.

 

En lui demandant, dans ma correspondance du 5 mai courant, de me faire mettre à disposition les informations relatives à la situation des congés non pris de l’ensemble des députés depuis juin 2005, je ne croyais si bien faire. Et pour cause, nombre de députés ignorent même qu’ils ont droit à un congé annuel et que le congé non pris doit être payé.

 

Ainsi, puisque compte tenu de l’importance de ses charges, le Président de l’Assemblée Nationale ne peut que difficilement prendre ses congés. Il se les a fait entièrement payer, sans trop se préoccuper le moins du monde de la situation des autres députés. Bien mieux, c’est à la tête du client qu’il ordonne ce paiement. Inutile de dire qu’une tête de turc comme la mienne est inconnue au bataillon de ces heureux élus du Président Gaombalet.

 

Voilà comment l’homme choisi par le Président de la République pour l’accompagner dans sa gestion pendant son mandat gère la deuxième institution du pays. Jouant à l’autruche, il créé à longueur de temps des mécontents dont le bataillon doit être assez dense à ce jour. Qu’importe dès lors que ses besoins propres ainsi que ceux de ses poulains sont satisfaits, même de la manière la plus irrégulière qui soit. Dans une année électorale, il faut se dire que ces mécontents sont des électeurs potentiels et qu’ils sauront orienter, eux aussi, leurs choix en fonction de leurs intérêts. Sauf si, ça se passe comme dans la très très démocratique république de Gondouana, comme le dit l’autre. A bientôt.

 

Christophe NDOUBA

 

Député de Paoua 2

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 21:37

 

 

J-Kokat-.jpg

 

République Centrafricaine

 

Unité-Dignité-Travail

 

 

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DES OFFICIERS LIBRES

 

***

 

Face à l’incurie du régime de BOZIZE, l’armée doit prendre ses responsabilités

 

 

Le 11 mai dernier, l’Assemblée nationale à la russe,  aphone et moribonde a, par un vote mécanique  et nauséabond, proroger le mandat de François Bozizé pour une durée indéterminée, violant ainsi la Constitution du 27 décembre 2004.

 

Le 15 mai, soit trois jours à peine après ce coup d’Etat constitutionnel, nous apprenons grâce au très sérieux quotidien français Le Monde et certains journaux centrafricains entre autres L’Indépendant et Centrafrique-presse, que le massacre  de plus d’une dizaine de milliers de nos compatriotes était programmé par le détestable régime de Bozizé qui les prive de traitements. Ce crime prémédité s’ajoute à tant d’autres encore plus odieux qui ne cessent d’indigner les vrais patriotes.

 

Dans la foulée, une bande des affidés du KNK, le parti de Bozizé, qui n’est autre qu’un repère de brigands en col blanc et de bandits de grands chemins, remettait un soi-disant mémorandum à l’un des vice-présidents de la honteuse Assemblée Nationale décriée, dans lequel ils exigent ni plus ni moins qu’une Présidence à vie pour leur chef de gang.

 

Face à la gravité de l’heure, nous en appelons aux Forces armées centrafricaines (FACA) auxquelles la Constitution recommande de jouer le rôle de garant de la démocratie et du bon fonctionnement des Institutions de la République, de prendre leurs responsabilités devant Dieu, l’Histoire, et envers le Peuple centrafricain.

 

Officiers, sous-officiers et hommes de rang, cessez de subir les humiliations de tout genre, arrêtez de vous sacrifier pour les seuls intérêts d’un homme et de son clan dont la place est incontestablement à la Cour pénale internationale pour répondre de leurs crimes. Suivez l’exemple de vos frères d’armes du Niger et d’autres pays africains pour laver votre honneur de soldats et ainsi sauver ce qui reste de notre pays, pendant qu’il est encore temps.

 

Nous en appelons à tous les Centrafricains, hommes et femmes, qui souffrent en silence et dans le secret de leurs chambres, de se lever,  s’organiser,  pour sauver la Nation en péril. L’heure n’est plus aux querelles et à la division, mobilisons-nous afin de bouter hors de la RCA cette bande de criminels qui a mis le pays sous coupé réglée. Trop c’est trop.

 

Pour ce qui nous concerne, le Collectif des officiers libres a d’ores et déjà tiré les conclusions qui s’imposent : la lutte totale et courageuse est la seule alternative qui s’offre à nous pour le retour définitif de la paix et la justice sociale sur la terre de nos ancêtres. 

 

La Patrie ou la Mort, nous triompherons des forces du mal !

 

Le Porte-parole du Collectif des Officiers libres

 

 

Capitaine Joachim Kokaté

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 16:29

 

 

Elie Oueifio

 

                 Elie Oueifio

BANGUI 19 mai 2010 (AFP) — De 30 à 50.000 personnes selon la police ont défilé mercredi à l'appel du pouvoir dans Bangui pour soutenir la modification de la Constitution et la prolongation du mandat présidentiel jusqu'aux élections présidentielle et législatives, reportées à une date non fixée.

"Soutien indéfectible au président François Bozizé pour les élections de 2010", "Non à la manipulation, nous voulons la paix", "On en a marre, plus jamais çà", pouvait-on lire sur des banderoles et pancartes portées par les manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les manifestants ont rallié différents sièges officiels et représentations diplomatiques, notamment ceux du gouvernement, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l'Union européenne, de l'Ambassade de France, où il ont déposé à chaque fois un memorandum demandant notamment "l'installation d'une paix durable" dans le pays, de favoriser la tenue d'élections libres, et de contribuer au budget de ces élections, selon le président du Conseil national de la jeunesse centrafricaine Christian Guénében, un des organisateurs.

"Les Centrafricains issus des différentes couches de la nation ont voulu marcher pour dire non à la descente aux enfers de notre pays", a déclaré à l'AFP Elie Ouéfio secrétaire général de la Présidence centrafricaine et secrétaire exécutif du parti Kwa na Kwa (le travail rien que le travail) du chef de l'Etat.

François Bozizé a promulgué la loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés le 13 mai. La loi avait été adoptée par l'Assemblée nationale le 10 mai.

Le mandat du président Bozizé devait expirer le 11 juin, celui des 105 députés devait s'achever fin mai. Les élections, qui étaient initialement programmées pour le 25 avril, ont été reportées au 16 mai et de nouveau renvoyées à une date non déterminée.

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, M. Bozizé est candidat à sa propre succession. Fin avril, le Collectif des forces du changement (CFC) regroupant l'opposition et d'anciens mouvements rebelles, s'est engagé à ne pas contester sa légitimité jusqu'aux élections.

Copyright © 2010 AFP.

 

NDLR : C’est honteux d’instrumentaliser ainsi des jeunes adolescents désoeuvrés. Toutes ces agitations du pouvoir bozizéen sont bien la preuve que Bozizé a parfaitement conscience que son coup d’Etat constitutionnel divise le pays et est un problème réel qui est loin de recueillir l’adhésion des Centrafricains. Pourquoi organiser des soi-disant marches si cette loi anticonstitutionnelle faisait l’unanimité des fils du pays ? Jusqu’ici, il n’y a que le camp de Bozizé qui avait le droit de faire des marches. Bozizé ayant refusé l’accord politique qu’elle lui a proposé ainsi que l’offre gratuite qu’elle lui a faite de continuer à reconnaître toujours sa légitimité après le 11 juin, date d’expiration de son mandat. Dorénavant, l’opposition doit comprendre et reprendre sa liberté d’action car rien ne l’empêche d’organiser aussi des marches et des meetings de protestation contre la volonté et les grossières manœuvres de Bozizé destinées à mourir au pouvoir.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 16:03

 

 

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Nzapalainga, Mgr Mathos et Mgr Vanbuel

En Centrafrique la population souffre de la pauvreté et des violences répétées

Source : Caritas.org 18 mai 2010

La République Centrafricaine figure parmi les pays les plus pauvres du monde. Mgr. Edouard Mathos, Président de la Conférence Episcopale de Centrafrique, son Vice-président Mgr. Albert Vanbuel, et Dieudonné Nzapalainga, responsable des activités de Caritas sur place, nous ont expliqué pourquoi leur pays continue d’être ravagé par des rébellions.

Caritas : Actuellement, quels sont les principaux problèmes en Centrafrique ?

Mgr. Mathos : Le pays est très riche en ressources naturelles et en terre fertile. Il y a beaucoup de forêts, de l’eau, de l’or, de l’uranium et des diamants. Pourtant, les gens vivent pauvrement et n’arrivent pas à se soigner ou à envoyer leurs enfants à l’école.

Mgr. Vanbuel : La population ne bénéficie pas de ces ressources. Elles ne profitent qu’à quelques personnes. Il y a beaucoup de corruption. La grande majorité de la population essaie de survivre en travaillant dans l’agriculture. Mais le taux de malnutrition est élevé et l’industrie pratiquement inexistante.

P. Nzapalainga : Beaucoup de parents n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école et sont obligés de les faire travailler dans les champs. Donc vous voyez, un enfant qui travaille, reste dans l’analphabétisme et l’ignorance du monde qui l’entoure, c’est un rebelle potentiel.

Mgr. Vanbuel : Depuis des années, on connaît des coups d’Etat, des rébellions et des guerres, la population en souffre. Dans mon diocèse Kaga Bandoro, au nord du pays à la frontière avec le Tchad, l’année dernière, il y avait 10 000 personnes déplacées, qui manquaient de nourriture et de médicaments.

Caritas : Les violences continuent ?

Mgr. Vanbuel : Il y a eu un accord de paix entre le gouvernement et des mouvements d’opposition en décembre 2008. Mais on n’arrive pas encore à l’appliquer. Même les rebelles qui veulent arrêter et s’intégrer dans la société restent souvent armés puisqu’on ne peut pas leur offrir d’avenir, une formation par exemple. A côté, il y a d’autres rébellions qui se sont ajoutées, par exemple chez moi, il y a plus de mille Tchadiens qui ne parlent même pas de démobilisation. Il n’y a pas de vraie paix. C’est pour cela que les élections présidentielles qui devaient avoir lieu en mai ont été reportées. En général, c’est la pauvreté qui pousse les gens à devenir rebelles. Cette pauvreté fait de sorte qu’on n’arrive pas à vivre ensemble. Donc, si on ne peut pas résoudre le problème de la pauvreté, la rébellion reviendra toujours.


Caritas : Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour vraiment améliorer la situation de la population ?

P. Nzapalainga : Aider un maximum d’enfants à aller à l’école. La société de demain en sera renforcée et nous aurons des élites qui pourront aider le pays à se développer. Il faut également renforcer le rôle des femmes. Beaucoup de femmes n’ont même pas d’acte de naissance et ne peuvent pas voter. Les parents préfèrent les garçons. Il doit y avoir un changement de mentalité pour que les gens considèrent qu’une fille doit avoir toute sa place dans la société et qu’elle peut réussir aussi.

Mgr. Vanbuel :
Notre pays est très vaste. Il est plus grand que la France pour seulement quatre millions d’habitants. Il y a des terrains, la possibilité de faire de l’agriculture. Le manioc, les arachides, les carottes, le riz, toutes sortes de cultures sont possibles. Mais les gens doivent réapprendre à travailler. Dans le pays, on ne trouve presque pas de formations professionnelles. Dans mon diocèse, trois fois la taille de la Belgique, il n’y a rien.

Mgr. Mathos : La valeur que nous voudrions transmettre, c’est que les gens doivent se prendre en charge. Et qu’ils ne restent pas là à attendre seulement l’aide étrangère. C’est à eux de s’y mettre, ensemble avec les partenaires étrangers.

Caritas : Quel type d’actions est-ce que Caritas mène en Centrafrique ?

P. Nzapalainga: Nous travaillons dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et du rapprochement entre communautés. Nous aidons des femmes séropositives par un soutien moral et des activités génératrices de revenus. Nous payons également la scolarité des orphelins du sida pour leur donner un avenir.

Caritas soutient également l’agriculture dans les villages pauvres. Les villageois ont souvent la volonté de changer leur situation, mais le niveau de vie étant tellement faible, ils n’ont pas les moyens de s’en sortir. Caritas les aide par l’achat de matériel et de semences. On sait aussi que, quand il y a un repas à partager, quand il y a de la solidarité, c’est déjà le début de la paix. Caritas donne également des compléments de nourriture aux enfants malnutris, leur permettant ainsi de se développer pleinement et d’aller à l’école.

Caritas : La Centrafrique reçoit par ailleurs de l’aide de différentes ONG et d’organismes internationaux. Comment jugez-vous l’impact de l’aide étrangère ?

Mgr. Mathos : Certaines ONG et institutions arrivent dans le pays avec beaucoup d’idées préconçues. Ils viennent dire par exemple qu’il manque une école dans tel village. Ils vont la construire mais ne se soucient pas qui va y enseigner. Ensuite, l’école sera remise au village, alors que les villageois n’ont pas les moyens de la maintenir en état. Et puis, la population sur place a souvent d’autres soucis. Il y a des parents qui ne croient même pas à l’école, surtout dans les villages. Mais les étrangers ne voient pas qu’il faut faire un travail de sensibilisation. L’Eglise essaie de faire évoluer les mentalités et d’inclure cet aspect dans son travail social. Des institutions comme les Nations Unies et la Banque mondiale s’adressent souvent à nous et au réseau Caritas parce qu’ils savent qu’on est au plus proche de la population et qu’on connaît bien le territoire.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 02:40

 

 

sida malade

 

 

Pourquoi Mme Wodobodé gère-t-elle aussi le financement du Fonds Mondial pour la lutte contre le paludisme et la tuberculose ?

En principe, la raison d’être et le mandat du Comité National pour la Lutte contre le Sida sont de tenter de relever l’important défi qui est d’œuvrer pour réduire le taux de prévalence et la progression de cette pandémie au sein de la population centrafricaine. Cela est déjà tout un programme qui devrait occuper suffisamment le CNLS. La lutte contre le paludisme et la tuberculose qui bénéficie également du financement du Fonds Mondial devrait être scindée en deux parties ou entités différentes avec des services et gestionnaires distincts. C’est du reste selon nos informations, la conception aussi bien de l’ONUSIDA que du Fonds Mondial.

C'est la cupidité de Mme Hyacinthe Wodobodé et sa propension à la chasse systématique des indemnités qui l’a poussée à vouloir cumuler les trois programmes Sida, paludisme et tuberculose afin d’en percevoir les indemnités en plus de son salaire grassement assuré par le PNUD. Elle a pu malheureusement bénéficier de l’appui et de la complicité de l’ancien ministre de la santé le Dr Bernard Lala qui, en tant que président du Conseil de coordination (CCM) a orienté la gestion de ce financement sur le CNLS. C’est ce qui a contraint le Fonds Mondial à accéder à cette demande malgré lui. Mais en réalité, cette décision n'est pas de l'avis de l'ONUSIDA.

 Pour le moment le Fonds Mondial a donné son accord pour la gestion des financements du Fonds Mondial pour les deux premières années mais après cette période, selon nos informations d’une source proche du dossier, la gestion de la suite reviendra au Ministère de la Santé. Pour la gestion des subventions du Fonds Mondial, la mission JURTA (un organisme de régulation et de conseil en renforcement de  capacités) a demandé qu'un cabinet Fiduciaire soit recruté mais à ce jour, le CNLS n'a toujours pas accédé à cette demande.

Mme Wodobodé craint à juste titre que la flanquer d’un expert financier tarirait sa source d’enrichissement donc voit d’un très mauvais œil l’arrivée d’un cabinet fiduciaire au CNLS. Le Directeur exécutif du Fonds Mondial vient d’annoncer dans l’interview qu’il a accordée récemment lors d’une émission de RFI qu’un audit du CNLS en Centrafrique devrait démarrer bientôt. On est encore bien dans l’œil du cyclone contrairement aux propos et à l’optimisme de Mme la coordinatrice du CNLS qui ne s’y est pas trompée quant aux responsabilités premières de son principal parapluie qui n’est autre qu’un certain François Bozizé.

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 01:45

 

 

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REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE  

 

  

 

Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix

 

 

Communiqué de presse N° 014/ CPJP /CS/P/05-10

 

Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /2010 01:04

 

Le regain de tensions dans la préfecture du Bamingui-Bangoran est très inquiétant. La région est devenue incontrôlable. La population est prise en otage par des groupes armés violents, des forces étrangères non conventionnelles, des rebelles sans foi ni loi et des bandits de grand chemin. Ces individus armés massacrent impunément les populations, entravent les actions des organisations internationales dont la présence est vitale pour la région. Une insécurité indescriptible étouffe tout le monde.

Malheureusement, dans ce chaos, certains de ces groupes, avec l’aide des manipulateurs et des ennemis de la République Centrafricaine, revendiquent leur appartenance à la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP). Ces éléments armés n’appartiennent pas à notre mouvement car la CPJP ne se reconnaît pas dans ces actes de pillages, de meurtres et de viols qui dépassent tout entendement.

La CPJP est un mouvement responsable qui lutte pour la justice et le bien-être du peuple centrafricain. Donc  il n’y a pas lieu pour elle de semer la terreur au sein d’une population quelle est sensée défendre au péril de son existence.

Vu la confusion totale qui règne à NDELE et ses environs, la CPJP décide de se retirer de ses positions habituelles pour faire mouvement vers un  lieu tenu secret pour l’instant.

Notre proposition de coopérer avec le gouvernement pour sécuriser la région est  toujours d’actualité. Il a le devoir de protéger cette population qui est abandonnée  à elle-même et ne sait à quel saint se vouer.

Fait au Camp de la Liberté, le 18 mai 2010

Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole,


Assan M’bringa Togbo

Cpjp2008@gmail.com  

  

  NDLR : Que la CPJP veuille se démarquer du climat de confusion qu'elle décrit régner à Ndélé est compréhensible. Qu'elle veuille "coopérer avec le gouvernement" l'est beaucoup moins car ce n'est pas a priori la vocation d'une rébellion. Cela rend difficile la compréhension des objectifs que poursuit véritablement la CPJP et demande qu'ils soient clarifiés. Depuis que ce mouvement propose à Bozizé de négocier et qu'en retour il n'y a rien à l'horizon, ou plutôt il a tué Charles Massi en guise de réponse, pourquoi la CPJP n'en tire-t-elle pas les conséquences pour passer à autre chose ? Bozizé refuse manifestement de négocier, faut-il faire un dessin?  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 01:29

 

 

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Par Christophe  Ayad Libération 17/05/2010

On savait le président sénégalais peu avare en autocompliments, voire mégalomane, mais ce qui vient de se passer à l’occasion de la «libération» de Clotilde Reiss et de son retour en France est hors normes.

Avant même que la jeune fille ne pose le pied sur le sol français dimanche, Abdoulaye Wade s’est empressé de revendiquer la paternité de la médiation qui a permis sa libération. Face à la moue dubitative des spécialistes du dossier et au silence éloquent de certains décideurs français (notamment Bernard Kouchner), mortifié d’être remercié au même titre —ni plus ni moins— que le Brésilien Lula (en ce moment à Téhéran) et le Syrien Bachar al-Assad, le ministère des Affaires étrangères sénégalais a publié un compte-rendu détaillé de toutes les démarches entreprises: coups de téléphone, allers-retours, rendez-vous à Paris, Dakar ou Téhéran. Et un petit règlement de comptes à la clé.

En résumé, Wade, de retour d’un voyage à Téhéran en octobre 2009, fait comprendre lors de son escale parisienne à Claude Guéant (secrétaire général de l’Elysée), accompagné d’André Parant (responsable de la cellule Afrique de l’Elysée), qu’il y a matière à négocier avec Ahmadinejad. Il a le feu vert de Paris pour une médiation. Le ministre sénégalais des Affaires étrangères s’affaire jusqu’au 13 novembre, date à laquelle Wade transmet un message important à Parant, venu tout exprès à Dakar. Mais le lendemain, Parant, de retour à Paris, demande à Wade de tout cesser, selon la version sénégalaise.

Plus tard en novembre, c’est Ahmadinejad qui vient au Sénégal: l’affaire Reiss n’aurait pas été évoquée. Finalement, Claude Guéant demande le 26 mars 2010 à Karim Wade, ministre et fils du Président, de réactiver la médiation sénégalaise. Ce dernier entreprend aussitôt un voyage à Téhéran en compagnie de l’avocat Robert Bourgi, célèbre entremetteur de la Françafrique. Puis c’est au tour du chef de la diplomatie iranien, Manouchehr Mottaki de venir à Dakar le 3 avril. Le 6, Karim Wade rend compte à Guéant à Paris. Le président sénégalais reçoit dans la foulée une lettre de Nicolas Sarkozy «qui permet de faire aboutir rapidement les discussions». Le 11 mai au soir, Abdoulaye Wade cherche à joindre son homologue français pour lui annoncer la bonne nouvelle: Téhéran a décide de relâcher Reiss. Vu «l’heure tardive», il trouve Claude Géant.

 

Les comptes personnels du président sénégalais

Ce récit appelle quelques remarques. Il est suffisamment précis et vérifiable pour ne pas souffrir contestation, du moins sur le calendrier. On sait que Wade, qui préside en ce moment l’Organisation de la conférence islamique (OCI), s’est beaucoup rapproché des Iraniens ces derniers mois, et qu’il entretient un dialogue régulier avec Ahmadinejad. On sait aussi que le Sénégal et la République islamique ont des liens anciens. Mais est-ce que toutes ces rencontres, tous ces voyages étaient consacrés à l’affaire Reiss ? C’est plus compliqué à affirmer et il n’est pas difficile de reconstituer un agenda tant les contacts au plus haut niveau entre Paris et Dakar sont réguliers.

Côté français, on ne nie pas que Wade ait effectué une mission de bons offices, mais on souligne que la Syrie a eu un rôle nettement plus actif, au moins au début, lorsque Clotilde Reiss est sortie de la prison d’Evin. Surtout, on souligne l’action du président brésilien, jugée plus décisive que l’activisme brouillon du digeant sénégalais.

On ne peut pas manquer aussi de remarquer l’instance de Wade à régler quelques comptes personnels. Ainsi, André Parant est accusé d’avoir «retardé» de six mois la libération de Reiss en mettant brutalement fin à la médiation sénégalaise. Il faut savoir qu’Abdoulaye Wade ne décolère pas contre le conseiller Afrique de l’Eysée (qui est bien André Parant et non Jean-David Levitte, comme il est écrit dans le communiqué de Dakar), qui a eu des mots très durs contre sa gestion calamiteuse et contre sa volonté de voir son fils Karim lui succéder lors d’un déjeuner avec l’Association de la presse diplomatique. Seulement, un journal français a brisé le "off" et reproduit les propos de Parant… Depuis, c’est la guerre entre «gorgui» (le vieux) et le Monsieur Afrique, par ailleurs ex-ambassadeur de France à Dakar. Et l’affaire Reiss est une arme parmi d’autres. Au passage, Wade rend un discret hommage à l’avocat franco-sénégalais Robert Bourgi, qu’il préfère aux diplomates français dont il n’apprécie pas la froideur hautaine et les leçons de morale (Wade n’est pas en bons termes avec Jean-Christophe Rufin non plus). Dans la série des perfidies, Sarkozy en prend aussi pour son grade: injoignable à 23h30 le 11 mai, heureusement que Guéant est là pour tenir la boutique.

Enfin, le communiqué du ministère sénégalais des Affaires étrangères pose deux questions essentielles. Qu’est-ce que Wade négociait exactement (puisqu’il parle de modalités d’accord) en novembre dernier? Et surtout, quelle est la teneur de cette lettre envoyée par Sarkozy aux Iraniens, via le Sénégal? Etant donné la libération précipitée d’Ali Vakili Rad, attendue dans les heures à venir, cette missive prend un intérêt certain…

 

 

Le président du Sénégal dit avoir libéré Reiss et agace Sarkozy

Par Zineb Dryef | Rue89 | 18/05/2010 | 13H46

Abdoulaye Wade s'attribue la libération de la Française et s'en prend à l'Elysée. Dakar raille son président mégalo.

Abdoulaye Wade est-il vraiment l'artisan de la libération de Clotilde Reiss ? Pour sortir l'étudiante d'Iran, il a fallu vraisemblablement l'échanger contre des prisonniers iraniens et compter avec les interventions du Brésil, de la Syrie et du Sénégal. L'Elysée a d'ailleurs remercié les chefs d'Etat de ces pays dès l'annonce de la libération de la Française.

Si Lula da Silva (Brésil) et Bachar al Assad (Syrie) ont eu le triomphe modeste, le Sénégalais Abdoulaye Wade, président de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et interlocuteur privilégié de Mahmoud Ahmadinejad, a plastronné sur RTL, en s'attribuant non seulement la réussite de l'opération, mais aussi en accusant André Parant, le conseiller Afrique de l'Elysée, d'avoir retardé la libération de Clotilde Reiss :

« A l'occasion d'une visite à Téhéran, j'ai parlé au président Ahmadinejad. Je lui ai suggéré de libérer Clotilde Reiss qui avait été arrêtée en 2009 et il m'avait donné son accord. Je lui avais conseillé de le faire pour des raisons humanitaires et que cela aurait une très grande portée. […]

Quand je suis rentré, j'ai parlé à Sarkozy directement en lui disant que le président Ahmadinejad était d'accord pour libérer Clotilde Reiss. J'ai appelé à l'Elysée pour demander à Sarkozy de m'envoyer quelqu'un en qui il avait confiance pour voir, dans les détails, comment on pourrait procéder à la libération de Clotilde Reiss et on m'a envoyé André Parant […].

Cela s'est passé en octobre 2009 et il est reparti. Mais quelques jours après, j'ai été très étonné quand il m'a appelé pour me dire : “ Président Wade, on vous demande de laisser ce dossier de côté pour l'instant, parce qu'il se trouve que nous sommes sur une piste. Nous avons un contact extrêmement sérieux […].”

Mais, je suis arrivé à la conclusion que s'il n'y avait pas cette intervention de M. Parant, Clotilde Reiss serait libérée depuis six mois. Alors que j'avais monté, avec les Iraniens, un chronogramme extrêmement précis de la libération, il fallait simplement me laisser faire et l'affaire serait terminée depuis très longtemps. »

Au Sénégal, l'attitude du Président est diversement accueillie. Félicité par Le Soleil pour le rôle déterminant qu'il a joué dans la libération de Clotilde Reiss, Abdoulaye Wade est raillé par une grande partie de la presse.

Placer son héritier, Karim Wade

« Wade prépare Karim à la succession » titre Sud Quotidien, en référence au rôle joué par Karim Wade, ministre d'Etat et fils du Président.

Mis en avant par son père, le fils Wade a été envoyé à Téhéran et à Paris à plusieurs reprises (sans être reçu par Nicolas Sarkozy) pour « faire le médiateur ». Cette agitation a beaucoup agacé à Dakar, notamment l'Alliance des forces de progrès (AFP) qui appelle à la retenue :

« Quand on viole les principes liés aux exigences républicaines dans les domaines de la méthode, du style et des rites de l'Etat, qui sont foulés au pied, on ne peut que condamner cette fébrilité qui fait désordre.

L'incompétence et l'arrogance font difficilement bon ménage avec la diplomatie, surtout quand, sans aucune retenue, le chef de l'Etat tient, coûte que coûte, à s'approprier le mérite du dénouement d'un dossier d'une grande complexité politique et contenant de multiples aspects, et qui requiert tact, discrétion et esprit de coopération entre toutes les parties concernées. »

L'intervention des Wade dans l'affaire Reiss s'est soldée par un extraordinaire imbroglio diplomatique. Le père Wade a d'abord agacé Paris en relançant le Quai d'Orsay, en dépit de la préférence française pour la diplomatie brésilienne.

Un agacement que Nicolas Sarkozy manifestera en exigeant de Bernard Kouchner qu'il cesse de recevoir le fils, lequel continuera, via l'avocat Robert Bourgi, a être reçu par Claude Guéant jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy « pète un plomb », selon l'expression du Quotidien.

Malgré ses allers et retours entre Paris, Dakar et Téhéran, le fils Wade ne sera jamais reçu par Nicolas Sarkozy.

Couler un ennemi, André Parant

Un succès international n'est pas de trop pour conforter l'image de Karim Wade en digne héritier de son père, juge l'Observateur. Or, André Parant, conseiller Afrique de l'Elysée, ne serait pas au mieux avec la famille Wade :

« Il fallait donc recadrer, donner un nouveau gage de compétence du ministre d'Etat Karim Wade, le présenter comme apte à traiter des dossiers d'envergure internationale et […] surtout “abattre” le personnage qui écorne l'image de Karim Wade au sein de la fameuse cellule africaine de l'Elysée dirigée par l'ambassadeur Jean-Daniel [sic] Levitte.

En effet, André Parant, ancien plénipotentiaire de France au Sénégal, membre de la cellule, appartient à l'influent mouvement diplomatique qui veut nettoyer les relations entre Paris et ses anciennes colonies de scories laissées par la “Françafrique”. […]

L'ambassadeur André Parant […] n'avait pas pu se retenir devant des journalistes, dont un de l'Est républicain, pour prévenir des “risques” que prenait le président Wade en insistant dans sa volonté de se faire succéder par son fils. L'affaire avait un peu secoué l'axe Paris-Dakar, il y a quelques semaines. »

Ce qui, à en croire l'Observateur, aurait conduit Abdoulaye Wade à accuser André Parant d'avoir retardé de six mois la libération de l'étudiante française, parce que ce dernier a exprimé des réserves sur son fiston.

Wade aurait donc brillé sur la scène internationale, réglé ses comptes, placé sa descendance… Et peut-être permis -un peu- de libérer Clotilde Reiss. Si Nicolas Sarkozy a poliment remercié les Wade, Bernard Kouchner a commenté, laconique : « Regardez comme je suis muet. »

A Jeune Afrique, on s'interroge :

« S'agit-il du plus important fait d'armes d'Abdoulaye Wade depuis qu'il a entamé une carrière de médiateur international ? »

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 01:21

 

 

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Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 18 May 2010


Les habitants du village de Guerekindo, dans l'Est du Centrafrique, sont parvenus à repousser une attaque des rebelles ougandais de la Lra – tuant deux de leurs agresseurs – et redoutent maintenant une action en représailles de leurs assaillants, indiquent les médias africains, à quelques jours d'une forte prise de position du Haut commissariat aux Réfugiés (Hcr) de l'Onu.

S'efforçant de fournir un bilan complet des violences commises au Centrafrique par les rebelles ougandais, le Hcr recense de mars à début mai 10 incursions armées minimum, soldées par 36 victimes, 10.000 déplacés et un nombre indéterminé d'otages. La porte-parole du Hcr, Melissa Fleming, a quant à elle, mis l'accent sur les villages reculés et mal protégés qui constituent la cible privilégiée des hommes de la Lra, ce qui explique que la plupart des atrocités commises par les rebelles restent longtemps inconnues.

Formée en 1987 dans le Nord de l'Ouganda pour combattre le gouvernement ougandais, la Lra a transféré la plupart de ses bases dans les forêts de la Province Orientale, en République Démocratique du Congo, d'où elle parvient à s'introduire au Soudan et au Centrafrique.

 

Des bureaux du HCR sur le terrain font état d'une hausse des attaques de la LRA ces quatre derniers mois

Source: United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR)

Date: 18 May 2010


Le HCR est préoccupé par les informations reçues depuis ses bureaux sur le terrain, faisant état d'une hausse spectaculaire de la fréquence et de la brutalité des attaques perpétrées contre les populations civiles par le groupe armé ougandais connu sous le nom de LRA (Armée de résistance du Seigneur) en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan et en République centrafricaine.

Entre le 20 mars et le 6 mai, au moins dix attaques ont été organisées les hommes en armes de la LRA dans six villages de la province du Haut-Mbomou au sud de la République centrafricaine : Mboki, Agoumar, Guerekindo, Bouete, Kitessa et Miskine. Les miliciens ont tué 36 personnes, brûlé de nombreuses maisons et provoqué la fuite de 10 000 personnes, dont 411 d'entre elles ont passé la frontière vers la RDC. Ces personnes nouvellement déplacées se trouvent principalement dans les villes de Bangassou, Rafai, Zemio et Mboki.

En RDC, la toute dernière attaque de grande ampleur menée par la LRA se serait déroulée entre le 22 et le 26 février à Kpanga, à environ 60 kilomètres au nord de Niangara, dans le district de Bas-Uele (Province Orientale) à l'est de la RDC. La LRA y aurait massacré près de 100 personnes, des hommes, des femmes et des enfants. Cette zone a été affectée à de nombreuses reprises par les attaques de la LRA.

Au Soudan, les attaques de la LRA se sont produites pour la plupart dans les régions Centre-Equateur et Ouest-Equateur bordant l'Ouganda, la RDC et la République centrafricaine. Depuis août 2009, la LRA a mené de nombreuses incursions, qui ont forcé à des transferts de réfugiés vers des zones plus sûres, à des déplacements de la population locale et qui ont sérieusement perturbé l'acheminement de l'assistance humanitaire. Le 6 avril, le groupe a mené un raid contre l'installation de réfugiés d'Ezo Napere dans la région Ouest-Equateur, ayant causé la mort d'un réfugié et en ayant blessé un autre. L'attaque a été repoussée par les forces de police du Sud-Soudan.

Des bandes errantes de combattants de la LRA attaquent sans relâche des villages sans défense situés dans des zones isolées dépourvues de routes praticables et de communications. De ce fait, des atrocités commises par des membres de la LRA restent ignorées durant de longues périodes.

L'épicentre des atrocités commises par la LRA se situe dans les deux districts de Haut-Uele et de Bas-Uele dans la Province Orientale en RDC où, depuis décembre 2008, la LRA a massacré plus de 1 800 personnes, enlevé quelque 2 500 personnes et déplacé 280 000 personnes, la majorité d'entre elles en 2009. La LRA a également forcé près de 20 000 Congolais à chercher refuge au Soudan et en République centrafricaine.

Au Soudan, la LRA aurait massacré 2 500 personnes et généré 87 800 déplacés internes, principalement dans les régions Centre-Equateur et Ouest-Equateur.

La LRA, créée en 1986 en Ouganda, a établi son quartier général au Soudan à partir de 1993. La LRA mène des attaques en RDC depuis 2005 et plus au nord en République centrafricaine depuis 2009.

En République centrafricaine, l'équipe spéciale des Nations Unies sur la question du déplacement interne, dont le HCR fait partie, organise la livraison le plus rapidement possible d'eau potable et d'installations sanitaires ainsi que de services, de vivres, de bâches en plastique, de couvertures, de nattes de couchage, de moustiquaires, d'ustensiles de cuisine, de kits d'hygiène et de savon pour les personnes nouvellement déplacées dans la province de Haut-Mbomou. Une mission d'évaluation se rendra à Zemio ce week-end, où se trouvent des déplacés centrafricains ainsi que des réfugiés de RDC.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

A Genève, Fatoumata Lejeune-Kaba, Tél. +41 79 249 3483, lejeunek@unhcr.org

A Nairobi, Yusuf Hassan on Mobile +254.737.564.033

A Kinshasa, Céline Schmitt, Tél. +243 81 700 94 84, schmittc@unhcr.org;
Simon Englebert Lubuku, Tél. +243 81 812 67 31, lubuku@unhcr.org

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 16:25

 

Nous apprenons la mort ce jour à l'hôpital communautaire de Bangui des suites de maladie, du colonel Jérôme ALLAM, ancien membre du Comité Militaire de Redressement (CMRN) du général André Kolingba et ancien Directeur général de la Garde Présidentielle puis membre de son cabinet militaire du Président Ange Félix Patassé. Le colonel ALLAM fut un ressortissant de l'Ecole Spéciale de Formation des Officiers d'Active (ESFOA) de Bouar.

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