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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:44

 

 

 

TVMLPC-logo.JPG

 

 

Martin Z

 

Télémlpc a le plaisir d’informer ses téléspectateurs qu’elle procèdera à la diffusion de la réaction de Martin ZIGUELE sur Africa N°1 le mercredi dernier sur la situation sécuritaire en Centrafrique. Elle diffusera également la conférence de presse du candidat François Hollande ce même mercredi. Ces deux émissions seront l'unique programme durant ce long week-end du 1er mai.

www.lemlpc.net

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:38

 

 

 

 

Deby_fevrier_2008_.jpg

 

Samedi 28 avril 2012

Deby n’est pas presse de s’engager au Nord –Mali

Pour chasser les rebelles touaregs de Gao et Tombouctou, plusieurs chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest regardent  avec intérêt du côté du président tchadien, dont les talents militaires  en zone sahélienne sont connus. Quelques démarches discrètes ont été faites à Ndjamena auprès d’Idriss Deby Itno.

Réponse du Tchadien : « je ne suis pas hostile à l’envoi de troupes, mais j’ai déjà fort à faire  avec Baba Laddé (le rebelle tchadien qui opère en Centrafrique depuis l’an dernier, NDLR) »

Source : Jeune Afrique

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:31

 

 

logo MSF

25 Avril 2012

communiqué de presse

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, MSF rappelle que cette maladie constitue le principal problème de santé publique en République centrafricaine (RCA) et la première cause de mortalité chez les enfants. En RCA, le paludisme est une maladie endémique, ce qui signifie que chaque habitant du pays est infecté au moins une fois par an.

Le paludisme est de loin la première cause de morbidité constatée dans les installations de soins externes de MSF. En 2011, MSF a soigné plus de 212 000 personnes souffrant du paludisme.

Les données de MSF indiquent un nombre de cas élevé pendant toute l'année, avec un pic important pendant les mois de juillet et août chaque année (appelé « pic palu »). À Paoua par exemple, dans le nord ouest du pays, le nombre moyen d'admissions pédiatriques est de 220 par mois. Pendant le pic palu, ce nombre s'accroîet en moyenne de 55 %, soit 338 admissions par mois.

Le paludisme est également à l'origine d'un grand nombre de décès : dans les hôpitaux, il est la première cause de mortalité des patients admis. À l'échelle du pays, sur les 1 997 décès enregistrés en 2009, 670 étaient dus à un paludisme sévère et 330 à une anémie (très probablement causée par le paludisme). Ces deux causes étaient donc à l'origine de la moitié des décès survenus en 2009. La proportion était encore plus élevée chez les moins de cinq ans : sur les 1 375 décès à l'hôpital parmi ce groupe d'âge, 544 étaient dus au paludisme, contre 270 à l'anémie (soit 59,2 % les deux combinés).

Cela concorde avec l'expérience de MSF : à l'hôpital de Boguila par exemple, sur les 67 décès d'enfants de moins de cinq ans hospitalisés, 33 étaient dus au paludisme (soit 49 %). Cette maladie est donc de loin la première cause de mortalité infantile.

Une maladie très insuffisamment diagnostiquée et traitée

Les cas de paludisme sont très insuffisamment déclarés et soignés : seuls environ 6,4 % des cas attendus sont détectés et soignés. C'est pourquoi les défis à relever concernent principalement l'extension de l'accès au diagnostic et au traitement via la décentralisation des soins vers les structures de santé primaire et les travailleurs médicaux communautaires, mais aussi via la mise à disposition ininterrompue de combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT, Artemisinin-based Combination Therapy) et de tests de diagnostic rapide dans les centres de santé.

La RCA a mis en place une politique de gratuité du traitement du paludisme pour les enfants de moins de cinq ans, mais le système ne fonctionne pas. Le pays est gangréné par les pénuries de médicaments essentiels, les contraintes logistiques et les mesures dissuasives. L'accès gratuit aux soins est donc loin d'être une réalité.

La portée et l'efficacité des programmes de distribution de moustiquaires à long terme doivent également être améliorées : même si un grand nombre de moustiquaires est censé avoir été distribué ces dernières années, cela ne semble pas avoir réduit la transmission de la maladie de manière significative.

D'autres options de prévention et de traitement efficaces devraient également être envisagées : l'introduction d'un traitement de prévention épisodique pour les nourrissons et la mise sous traitement à base d'artesunate des cas sévères de paludisme en milieu hospitalier.

Interview de Jeff Mutombo, coordinateur médical pour MSF en RCA :

 « les populations déplacées par le conflit n'étant pas protégées arrivent à l'hôpital avec une forme sévère de paludisme »

Nos équipes à Kabo et Batangafo observent une augmentation significative des cas de paludisme cette année. Pourrais-tu nous expliquer comment le conflit dans cette région du nord du pays contribue à cette augmentation?

Le conflit dans cette région entraîene des déplacements des populations dont les villages ont été brûlés et pillés à plusieurs reprises. Autour de nos projets de Kabo et Batangafo nous avons à ce jour près de 12 000 personnes déplacées. Ces populations se retrouvent sans abris et n'ont aucun moyen de se protéger contre les piqures de moustiques. C'est ce qui explique l'augmentation des cas de paludisme.

Est-ce que ces populations ont un accès au diagnostic et au traitement de la maladie?

Lorsque des violences surviennent, les populations, qui craignent l'insécurité sur les routes, ont d'abord tendance à se cacher en brousse avant de trouver refuge dans un village. Mais une fois installés, les gens dans cette région ont accès au diagnostic et au traitement au sein de nos différentes structures de santé (poste de santé ou hôpital). Nos équipes organisent également des cliniques mobiles pour atteindre les populations dans les zones isolées.

Ces populations disposent-elles de moyens de prévention tels que des moustiquaires pour se protéger?

Les violences sont la plupart du temps accompagnées de pillages au cours desquels les villages ou campements sont totalement brûlés et les habitants perdent alors tous leurs biens, moustiquaires comprises.

Aujourd'hui nos équipes observent dans l'hôpital MSF une augmentation des formes sévères de paludisme. Est-ce en raison du conflit et du manque d'accès aux soins pour les populations?

Oui, effectivement car cette population n'étant pas protégée et ayant passé plusieurs jours en brousse arrive à l'hôpital avec une forme sévère de paludisme. Cela s'explique aussi par le délai entre le début de la maladie et le moment de la consultation car cette population ne peut pas se déplacer facilement en raison de l'insécurité sur les routes.

Quelle est la réponse apportée par MSF?

MSF continue d'offrir les soins dans ses différentes structures, mais aussi à travers les cliniques mobiles. Nous nous appuyons aussi sur les agents de santé communautaires qui sensibilisent les communautés et référent tous les cas suspects vers nos différentes structures. Pour les populations déplacées nous assurons la distribution des biens de première nécessité dans lesquels sont inclus des moustiquaires.

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:20

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Ethiopian Airlines menace de quitter la RCA faute de clients

Radio Ndéké Luka Samedi, 28 Avril 2012 13:35

La flotte aérienne de la République Centrafricaine risque bientôt de se restreindre. La compagnie Ethiopian Airlines qui connait quelques difficultés liées à une faible clientèle menace ces derniers temps de plier bagages.

Cette situation inquiète  le  gouvernement centrafricain qui entend aider la compagnie à relever le niveau de ces activités économiques. Le pouvoir de Bangui a d’ailleurs plaidé  pour que cette compagnie ne quitte pas son territoire.

Selon Félicité  Ko-Ngana présidente  du Conseil d’Administration de l’Agence Afrika Discovery interrogée par Radio Ndeke Luka, « en raison d’un problème commercial lié à la clientèle, la compagnie a mentionné qu’elle perd assez d’argent en Centrafrique. Nous étions obligés, face à cette crise, de nous rendre à Addis Abéba pour en débattre. L’objet de la rencontre a été d’expliquer à notre partenaire les enjeux qu’entourent les activités de cette compagnie pour le pays ».

Dans un proche avenir, le ministre en charge des transports et de  l’aviation civile sera porteur d’un message fort du Chef de l’Etat François Bozizé à ces partenaires d’Ethiopian Airlines.

Des sources concordantes proches de ce dossier ont mentionné que certaines autorités du pays retardent parfois le vol de cette compagnie. Car, elles se présentent souvent en retard, ce qui a des conséquences négatives sur le plan de vol.

 

NDLR : Le pouvoir d'achat des Centrafricains est tellement faible qu'ils sont contraints par le régime bozizéen à rester végéter dans leur pays endurer les délestages chroniques de courant et manque d'eau potable, à boire la poussière ambiante en saison sèche et autres calamités de la bozizie. Les prix des billets d'avion ne sont pas du tout à la portée de leurs bourses.  

 

L’économie prise en « otage » par CPJP et UFDR à Bria

Samedi, 28 Avril 2012 13:32

L’instabilité sécuritaire dans la préfecture de la Haute Kotto (nord-est) ne favorise pas l’essor  économique de cette région.  La présence régulière des ex-combattants de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des  Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) dans la ville et dans certains chantiers de diamant en est la principale cause.

Ce constat a été fait par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka. Il a accompagné la mission d’évaluation de la situation sécuritaire dans cette région, mission conduite par le Conseil National de Médiation (CNM) et le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA).

« Cette situation donne du coup du fil à retordre aux agents de l’Etat pour le recouvrement des taxes et impôts. La population est aussi frappée de plein fouet : impossibilité de se rendre aux champs ou encore de vaquer librement aux activités économiques », a indiqué l’envoyé spécial.

« Conséquence immédiate : chute vertigineuse de l’assiette financière, hausse anarchique du prix des produits de premières nécessités, pénurie des denrées alimentaires,  une situation humanitaire complètement dégradée », a-t-il précisé.

Selon Albert Walinga, 1er vice président de la délégation spéciale de la ville de Bria, « le budget de la commune de Bria qui était de plus de 50 millions est passé désormais à moins de 15 millions de francs CFA.  La mairie ne fait pratiquement plus de recettes. Les gros villages qui approvisionnent la ville en produits champêtres sous tous sous contrôle de ces rebelles ».

Pour lui, « même si les opérateurs du secteur minier payent certaines taxes ou impôts aux services légaux, ces derniers les renouvellent aux groupes armés. Ce qui est encore grave c’est que l’extraction, le lavage et l’achat du diamant est strictement supervisé par ces malfrats ».

Quant à la population locale, « si rien n’est fait d’ici peu, la situation économique de la région déjà précaire, risquerait de connaître un nouvel épisode très amer. Pour illustration, plusieurs opérateurs économiques de la Haute Kotto ont mis la clé derrière le paillasson ».

A titre de rappel, en 2011, des affrontements entre ces 2 factions rebelles avaient fait plus de 45 morts, plusieurs blessés, d’importants dégâts matériels dont plusieurs maisons incendiées ou détruites. Les violences avaient aussi fait déplacer des milliers d’habitants de Bria vers Ippy, Bambari (centre-est).

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 02:12

 

 

 

 

soldat-bissau-guineen.jpg

 Carlos-Gomes-Junior-Guinea-Bissau-s-Prime-Minister.jpg

 

BISSAU AFP / 27 avril 2012 23h52- A 48 heures de l'expiration d'un ultimatum des chefs d'Etat ouest-africains, la junte qui a pris le pouvoir en Guinée-Bissau a accepté vendredi leurs exigences sur la durée de la transition et l'envoi d'une force militaire, et libéré les dirigeants incarcérés.

Le président intérimaire renversé Raimundo Pereira et l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, arrêtés au moment du putsch du 12 avril et détenus depuis, sont arrivés dans la soirée à Abidjan, a constaté un correspondant de l'AFP.

S'exprimant en français devant la presse, M. Pereira a remercié le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). La Côte d'Ivoire est aussi notre pays, a-t-il dit, sans plus de commentaire.

La libération des deux dirigeants déchus est un bon signal, a estimé le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Adama Bictogo. On peut croire que la junte est en train de s'installer dans de bonnes dispositions de négociation sur le retour à l'ordre constitutionnel.

Aucune indication n'a été fournie sur la durée du séjour de MM. Pereira et Gomes à Abidjan.

Une délégation de chefs d'état-major de la Cédéao s'était longuement entretenue vendredi à huis clos à l'aéroport de Bissau avec leur homologue local Antonio Indjai, resté invisible depuis le putsch mais ouvertement soupçonné par l'ancien pouvoir d'en avoir été le cerveau.

A l'issue de la rencontre, le porte-parole de la junte, le lieutenant Naba Na Walna, a annoncé un accord sur une transition de douze mois, au lieu des deux ans initialement prévus par la junte, ainsi que le déploiement d'une force militaire ouest-africaine qui devrait compter entre 500 et 600 hommes.

Jeudi, les chefs d'Etat de la Cédéao réunis en sommet à Abidjan avaient donné 72 heures à la junte pour se plier à leurs décisions en vue d'un retour à l'ordre constitutionnel, faute de quoi seraient imposées des sanctions individuelles mais aussi diplomatiques et économiques contre la Guinée-Bissau.

Nous avons réussi à nous faire entendre de la Cédéao qui va envoyer dès demain (samedi) une équipe technique pour mettre la dernière main aux modalités pratiques du déploiement de la force régionale, a déclaré le lieutenant-colonel Na Walna au cours d'une conférence de presse.

Il a assuré que la restitution du pouvoir aux civils était en bonne voie car, a-t-il dit, la place des militaires est dans les casernes.

Le futur gouvernement de transition sera un gouvernement de technocrates et de personnalités neutres qui auront pour mission de gérer la transition pour douze mois, a-t-il ajouté.

Selon lui, les discussions avec la délégation ouest-africaine ont aussi porté sur la mise en place d'un mécanisme de contrôle et de lutte contre le trafic de drogue.

Minée par une instabilité chronique, la Guinée-Bissau est devenue ces dernières années la plaque tournante du trafic de cocaïne entre l'Amérique du Sud et l'Europe, avec la complicité de la haute hiérarchie militaire et de responsables politiques.

Le putsch du 12 avril était intervenu entre les deux tours de l'élection présidentielle, dont Carlos Gomes Junior était le grand favori. Le deuxième tour était prévu le 29 avril, mais les opposants avaient décidé de le boycotter, invoquant des fraudes massives.

Les putschistes et les partis de l'ex-opposition ont tenté d'imposer une solution de transition, faisant la part belle aux anciens opposants, mais ont dû reculer face aux condamnations de la communauté internationale et aux menaces de sanctions de l'Union africaine, de l'Union européenne et de l'ONU.

La Cédéao a décidé qu'un contingent de 500 à 600 hommes, fournis par au moins quatre pays (Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire et Sénégal), devrait être rapidement déployé en Guinée-Bissau.

L'objectif est de faciliter le retrait de la mission militaire angolaise présente dans le pays depuis 2011 et contestée par l'état-major bissau-guinéen, et d'aider à sécuriser le processus de transition qui doit s'achever par des élections dans un an.


(©)

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 01:48

 

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

A 3 jours de la fête du travail, le syndicat réclame un travail décent

Radio Ndéké Luka Vendredi, 27 Avril 2012 14:50

Après plusieurs moments de trêve, les organisations des centrales syndicales de la République Centrafricaine reviennent sur leurs revendications. Elles exigent ce 26 avril 2012 de meilleures conditions de travail. Cette exigence intervient à quelques jours de la célébration de la fête du travail édition 2012.

Ces revendications des partenaires sociaux du gouvernement relance la question sur la marche du pays. Le difficile accès aux soins, à l’éducation de qualité, au logement décent, à l’eau potable en sont quelques illustrations.

Selon Lebrun Siovène, Secrétaire Général Adjoint de l’Union Syndicales des Travailleurs de Centrafricains (USTC) interrogé par Radio Ndeke Luka, « le gouvernement a intérêt à augmenter le salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat. Car, avec la flambée des prix des denrées alimentaires, les familles centrafricaines peinent à s’alimenter. Le panier de la ménagère est complètement troué et c’est la misère totale. Plusieurs revendications syndicales sont toujours restées lettres mortes ».

Il est à mentionner que la vie sociale dans le pays est marquée ces derniers temps par des scènes de mécontentements liés aux réformes enclenchées par le gouvernement dans les entreprises et offices publics. Des reformes marquées par la suspension des Conseils d’Administration de ces sociétés d’Etat. Ce geste politique avait soulevé plusieurs remous sociaux : arrêt de travail dans certains hôpitaux, grève des retraités voire la grogne en sourdine des travailleurs et agents des secteurs concernés.

Ce faisant, aucune opération financière ne peut désormais se faire sans l’aval du comité de Trésorerie dirigée personnellement par le président centrafricain François Bozizé

 

NDLR : Ce premier mai 2012 doit être l’occasion d’une prise de conscience collective des travailleurs centrafricains qui sont si opprimés par le régime de François Bozizé et qui doivent serrer leurs rangs pour monter aux différents fronts de la défense de leurs intérêts.

Les conditions de vie de tous les Centrafricains se sont dégradées d’année en année et atteignent aujourd’hui un seuil inadmissible. La fermeture de presque tous les robinets financiers qui assuraient une certaine perfusion au régime ajoutée aux récentes mesures de prédation prises par le pouvoir bozizéen, ont complètement asphyxié le pays, désorganisé l’économie et aggravé la situation.

Les perspectives d’obtention d’un ballon d’oxygène financier de la part du FMI sont relativement lointaines. Le ministre des finances Ndoutingaï qui est pourtant déclaré quasiment  persona non grata à Washington est toujours en place contre toute raison. Jusqu’à quand les syndicats et leurs travailleurs vont-ils supporter cette intenable situation ?  

Encore un pêcheur dévoré par un crocodile à Birlo

Radio Ndéké Luka Vendredi, 27 Avril 2012 14:53

Les pêcheurs riverains du Lac de Boali (95 kilomètres nord de Bangui) éprouvent ces derniers temps de sérieuses difficultés à vaquer normalement à leurs occupations. Un d’entre eux vient d’être déchiqueté par un crocodile au village Birlo situé à 15 kilomètres de Boali.

La victime est un  jeune homme de 25 ans. Il était en train de faire la pêche « commando » avec son frère ainé. Une pêche qui consiste à plonger en profondeur à la recherche des poissons lorsqu’il s’est retrouvé avec l’animal. Un autre cas similaire s’est produit il y a un peu plus d’un mois..

Le sous-préfet de Boali joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, a confirmé l’information ce 26 avril 2012. Selon lui, « le drame a eu lieu vers 10 heures du matin. Toute la population se mobilise pour retrouver le reste de ce jeune. Les autorités concernées ont été régulièrement informées sur les torts causés par le crocodile. Toutefois, aucune réponse sur sa chasse n’a été donnée ».

« C’est la 6ème fois que l’animal tue tranquillement la paisible population à la recherche de son pain quotidien. Il est urgent que le ministère des eaux et forêts agisse pour éliminer ce crocodile », a-t-il indiqué.

A titre de rappel, une des familles des victimes avait déposé plainte contre le même animal afin de venger leur cher. L’affaire est encore pendante devant la Justice du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 01:24

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : La CPI souhaite que Joseph Kony soit arrêté au plus vite

fabienne1.jpg

 

Bangui, 27 avril (RJDH)- « La Cour pénale internationale (CPI) souhaite que Joseph Kony soit arrêté et lui soit remis de façon à ce qu’il puisse bénéficier d’un procès équitable et qu’il puisse faire face à la justice internationale », a déclaré vendredi la coordinatrice chargée de la sensibilisation pour le bureau extérieur de la CPI à Bangui, Fabienne Chassagneux dans une interview exclusive avec le RJDH.

Elle a expliqué que la CPI a lancé 5 mandats d’arrêt le 8 juillet 2005 à l’encontre de Joseph Kony et 4 de ses hommes de main, à savoir Vincent Otti, Okot Odhiambo, Dominic Ongwen et Raska Lukwiya.   Jusqu’ici aucun d’eux n’a été arrêté. Les poursuites engagées contre Raska Lukwiya ont été abandonnées en 2007 parce qu’il est décédé.

Le gouvernement ougandais a saisi la CPI en décembre 2003. Le bureau du procureur a ensuite ouvert ses enquêtes au Nord de l’Ouganda en juillet 2004 et a collecté des éléments de preuve. Le Bureau du procureur a ensuite demandé aux juges de la CPI de délivrer des mandats d’arrêts. Les juges ont délivré cinq mandats d’arrêt, dont l’un a l’encontre de Joseph Kony. Ce mandat d’arrêt compte 33 chefs d’accusations constitutifs de crime de guerre ou de crime contre l’humanité, tels que réduction en esclavage sexuel, viol, encouragement au viol, attaque contre la population civile, enrôlement d’enfants entre autres.

Interrogée sur la situation des victimes de l’armée de résistance du seigneur (LRA) de la République centrafricaine, Fabienne Chassagneux a répondu que « si ces individus venaient à être arrêtés et remis à la CPI, il appartiendra aux juges de décider s’ils autorisent le bureau du procureur à présenter les éléments de preuve concernant  les crimes commis sur d’autres territoires que le territoire ougandais, tel que la République centrafricaine ou la République démocratique du Congo ».

Même si la République centrafricaine n’a pas saisi la CPI sur le dossier spécifique de la LRA, Elle a expliqué que la CPI peut exercer sa compétence pour connaitre des crimes graves qui concerne l’ensemble de la communauté internationale à partir du 1er juillet 2002 sur le territoire centrafricain. En effet, la Cour peut exercer sa compétence dans des situations répondant à une des conditions suivantes, à savoir lorsque l’auteur présumé est ressortissant d’un État partie ou lorsque le crime a été commis sur le territoire d’un État partie.

La  RCA étant un Etat-partie au Statut de Rome, la CPI a compétence sur le territoire depuis le 1er juillet 2002. « A partir de là, il n’y a pas besoin d’une saisine particulière pour les crimes graves commis dans telle ou telle partie de la République centrafricaine », a-t-elle relevé.

Bouar : Hausse de prix de la cuvette de manioc

manioc.jpg

 

Bouar, 27 avril (RJDH)-Le prix de la cuvette du manioc, aliment de base de la population, a grimpé ces derniers jours dans la ville de Bouar et ses environs, a annoncé ce matin radio Maïgaro.

La cuvette de manioc qui se vendait à 1500 dans la ville de Bouar coûte désormais à 3500 Fcfa. Dans les communes périphériques qui approvisionnent la ville, (la commune de  Zotua-Baguérem à 21 km et celle de Béa-nana à  40 km) par exemple,  la cuvette  est vendue  à 2500 Fcfa contre 1000 Fcfa avant.

Selon le maire de la ville de Bouar, Ali Ahoudou Moumin,  cette hausse serait la conséquence de  l’augmentation de la population à cause de la présence des personnes d’autres régions du pays engagées dans le projet de bitumage du tronçon Bouar- Garouamboulai. Il a aussi souligné le manque d’intérêt de la population pour les travaux champêtres au profit des activités minières.

Le maire de la commune de Zotoua-Banguérem, François Doumbé Dangabo, a quant à lui  estimé que c’est « l’exportation du manioc par les habitants de la ville de Bocaranga vers le Cameroun qui est à l’origine de cette hausse de prix ».

Interrogés par la radio Maïgaro, les cultivateurs  ont fait savoir qu’ils ont  augmenté le prix de la cuvette de manioc parce que les prix des produits de première nécessité tels que le sucre, le savon et le sel ont augmenté et que s’ils continuaient de vendre aux prix habituels, ils n’auraient pas les moyens d’acheter ces produits.

Mbaïki : La grève continue au projet d’appui à la recherche forestière (ARF)

Mbaïki, 27 avril (RJDH)- Le personnel du projet d’appui à la recherche forestière(ARF) a reconduit son mouvement de grève du 25 avril jusqu’au 25 mai pour demander le paiement de 4 mois d’arriéré de salaire que lui doit le projet, a rapporté ce matin radio Songo.

Selon le personnel ce mouvement ne prendra fin que lorsque les 4 mois de retard de salaire seront versés. Depuis le début de la manifestation, les travailleurs ont barricadé toutes les portes des bureaux.

Depuis le déclenchement de la grève le 2 avril dernier, tous les responsables du projet  ont quitté  la ville de Mbaïki pour se réfugier à Bangui.

 

Bambari : 355 enfants malnutris enregistrés à l’hôpital

pub Action Contre la Faim-copie-1

 

Bambari, 26 avril (RJDH) – Au total 355 enfants dont l’âge varie de 1 à 7 ans, atteints de malnutrition ont été enregistrés entre janvier et avril 2012 à l’hôpital régional et universitaire de Bambari, a déclaré le major de l’unité charge nutritionnelle et thérapeutique ambulatoire, Vincent Yéwawa, dans un entretien avec la radio Linga.

« Ces cas sont dus au non-respect de la planification familiale, au sevrages brusque, aux parasitoses et à la non variation alimentaires », a expliqué Vincent Yéwawa  avant de signaler que ces enfants enregistrés sont  pris en charge par l’ONG International medical corps (IMC).

Il faut signaler qu’une équipe de l’unité nutritionnelle et thérapeutique ambulatoire de l’hôpital  et de l’ONG IMC ont entamé ce jeudi une enquête dans la ville de Bambari et les villages périphériques pour enregistrer d’autres cas de malnutrition.

 

Bangui : MSF annonce une action contre le ‘’pic palu’’ à Carnot

logo MSF

Bangui, 26 avril (RJDH) – L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a annoncé des actions contre le ‘’pic palu’’ dans la sous-préfecture de Carnot, à partir du mois de mai prochain. L’annonce a été faite mercredi à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme à Bangui.

D’après MSF, pendant les mois de juillet et août de  chaque année, beaucoup de cas de paludisme grave sont souvent enregistrés, c’est le ‘’pic palu’’, d’où la préparation d’actions ciblées pour prévenir la maladie.

« On est en train de s’organiser pour former des agents  palu au niveau communautaire  ici à Carnot et à Mboula pour que ces agents commencent déjà à dépister de façon précoce le palu simple et soigner les enfants afin de référer rapidement les cas compliqués à l’hôpital de Carnot », a déclaré le Dr José Bafoa, médecin de MSF basé à Carnot.

L’ONG relève qu’en République centrafricaine, les cas de paludisme restent insuffisamment déclarés et soignés. Environ 6,4 % des cas attendus sont détectés et soignés. C’est pourquoi le principal défi de lutte contre le paludisme est l’extension de l’accès au diagnostic et au traitement à travers la décentralisation des soins vers les structures de santé primaire et les travailleurs médicaux communautaires. MSF propose aussi la mise à disposition ininterrompue de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT, Artemisinin-based Combination Therapy) et de tests de diagnostic rapide dans les centres et postes de santé.

Dans cette perspective MSF envisage de mettre en place une banque de sang à l’hôpital de Carnot pour secourir les malades de paludisme grave qui nécessite la transfusion. « Etant donné qu’il y a souvent du retard dans l’approvisionnement en médicament de lutte contre le paludisme du coté du ministère, nous recevons cet appui de MSF qui assure la régularité en coarthem, en arthemether, en quinine, et puis également des réactifs pour les tests de coloration nécessaires au diagnostic rapide du VIH »,  a fait remarquer le Dr Stéphane Aimé Kouzou, chef de centre de l’hôpital de Carnot.

Selon MSF, dans les trois structures périphériques de MSF à Carnot, 2540 cas de paludisme entre septembre 2011 et mars 2012 ont été enregistrés dont 10% étaient de forme grave (c’est-à-dire de forme anémique, neurologique ou encore digestive). Par ailleurs le paludisme est à la première cause de mortalité des patients admis dans les hôpitaux et centres de santé.

Il faut rappeler que MSF a commencé à appuyer le service de pédiatrie de l’hôpital de Carnot en 2011 dans la prise en charge du paludisme chez les enfants et les jeunes de 0 à 15 ans.

 

Bangui : Le CICR regrette l’accès difficile aux victimes des conflits en RCA

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Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a relevé les difficultés d’accès aux victimes des conflits dans le Nord   de la République centrafricaine, dans un communiqué de presse publié jeudi et qui dresse le bilan de ses activités au titre de l’année 2011.

« Les combats qui ont récemment secoué le nord du pays ont contraint des milliers de personnes à fuir. Ces violences fragilisent considérablement les conditions de vie de la population. En dépit d’une insécurité qui rend l’accès aux victimes difficile, le CICR tente d’assister les populations les plus vulnérables », indique le communiqué.

La cheffe de la délégation du CICR à Bangui, Katharina Ritz, a fait remarquer que plusieurs villages dans le Nord, sur l’axe Ouandago-Gondava à une cinquantaine de Km au nord de Kaga-Bandoro ont été partiellement ou totalement détruits depuis la fin du mois de janvier 2012, lors de l’assaut conjoint des forces armées centrafricaines et tchadiennes contre le Front populaire pour le redressement (FPR) du rebelle tchadien Baba-Laddé. De sorte que « des milliers de personnes ont dû fuir. Elles ont tout perdu : leurs maisons, leurs récoltes et leurs biens », a-t-elle indiqué.

Selon le CICR, la plupart des déplacés ont trouvé refuge chez des proches dans des villages avoisinants, mais de nombreuses personnes se sont aussi cachées dans la brousse et ont  besoin d’eau et de nourriture. Il a annoncé que des travaux de réhabilitation des puits et des forages sont en cours dans les zones où se concentrent ces déplacés. Des vivres sont également distribués pour ceux qui n’ont pu être logés dans une famille hôte.

Par ailleurs la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) a mis en place deux brigades de secours à Kaga-Bandoro afin d’orienter les déplacés vers des familles d’accueil et de porter assistance aux blessés légers.

Le CICR regrette aussi la situation des autres régions du pays qui subissent des violences de manière sporadique, comme à Bria au mois de septembre 2011. « La situation est encore aggravée par le banditisme et des tensions ethniques. Dans ces régions, l’insécurité est telle qu’elle entrave significativement l’acheminement de l’aide humanitaire, y compris celle du CICR », indique le communiqué de presse.

A cause de l’insécurité qui limite l’accès aux champs ainsi qu’aux services de base comme les soins médicaux et l’école, le CICR a mis en place une assistance afin de permettre aux victimes des violences de reprendre rapidement une vie normale à travers une  assistance qui leur permet de reconstruire leurs maisons, avoir de l’eau potable ou encore cultiver à nouveau leurs champs.

Dans ce cadre, le CICR affirme avoir distribué en 2011, 393 tonnes de semences vivrières et plus de 15.000 outils aratoires à quelque 31.000 agriculteurs; distribué des vélos, des pousse-pousse, des charrettes, des bœufs, des charrues et des moulins à céréales à près de 24.000 personnes; rénové une pharmacie vétérinaire et mené des formations en soins vétérinaires et gestion de médicaments.

Dix personnes ont été également formées à Obo aux techniques de  diagnostic et de traitement à domicile du paludisme. Plus de 3.000 consultations ont été effectuées et près de 2.000 traitements ont été administrés entre octobre et décembre 2011. Le CICR a aussi amélioré l’accès à l’eau à plus de 60 000 personnes grâce à la construction et à la réhabilitation de forages et de puits dans 48 localités du nord et deux villes du sud du pays.

Six ex-enfants soldats ainsi que 29 enfants séparés de leurs familles durant les déplacements ont été réunifiés. 1180 détenus ont été visités dans divers lieux de détention du pays afin de vérifier leurs conditions de détention et leur traitement. Du matériel d’hygiène (savons, seaux, jerricans, brosses, etc.) ont  été distribué à 2.400 détenus. Les douches et latrines de trois lieux de détention ont été réhabilitées.

Enfin le CICR a conduit plus de 50 séances de formation en Droit international humanitaire (DIH) à plus de  3.000 éléments des forces régulières et des groupes armés; mené trois séminaires en DIH pour 70 officiers de l’armée nationale à Bangui; soutenu la participation de deux officiers supérieurs de l’armée centrafricaine à des formations en DIH en Italie et en Afrique du Sud.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:47

 

 

 

 

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ABIDJAN AFP / 26 avril 2012 23h40 - Les chefs d'Etat ouest-africains réunis en sommet à Abidjan ont annoncé jeudi l'envoi d'une force régionale au Mali et de 500 à 600 militaires en Guinée-Bissau pour sécuriser la transition dans ces pays déstabilisés par de graves crises politico-militaires.

Dans le communiqué final, ils demandent à la commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) de commencer avec effet immédiat le déploiement de la force d'attente de la Cédéao au Mali, où le coup d'Etat militaire du 22 mars a favorisé la chute du Nord il y a un mois aux mains de rebelles touareg et de groupes islamistes armés.

Il s'agit d'aider à sécuriser les organes de la transition et le gouvernement intérimaire en attendant que le processus arrive à son terme et de parer à toute éventualité dans l'hypothèse de l'usage de la force pour le recouvrement de l'intégrité territoriale du Mali, a expliqué devant la presse le président de la commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo.

On attend les négociations d'abord. Le premier contingent sera un contingent de maintien et de sécurité de la transition, mais il n'est pas exclu que des unités combattantes soient envoyées plus tard en cas d'échec des discussions, a-t-il expliqué.

Les dirigeants ouest-africains ont également décidé de déployer avec effet immédiat un contingent en Guinée-Bissau, plongée dans une nouvelle crise depuis le putsch du 12 avril, selon le communiqué final.

Cinq cents à six cents hommes seront déployés, fournis par au moins quatre pays (Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire et Sénégal), a précisé M. Ouédraogo.

L'objectif de cette force, commandée par le colonel-major burkinabè Barro Gnibanga, est de faciliter le retrait de la Mission d'assistance technique et militaire de l'Angola en Guinée-Bissau, d'assister la sécurisation du processus de transition et de préparer la réforme du secteur de défense et de sécurité, indique le communiqué final.


(©)

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:30

 

 

 

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Treize corps de mineurs mutilés retrouvés, des rumeurs de lien avec l'insurrection armée centrafricaine, une population qui se soulève contre le patron d'un safari, le tout sur fond de trafic de diamant. Récit d'une affaire où se mêlent argent, meurtre et pouvoir.

Onze personnes, parmi lesquelles des Européens, ont été placées en garde à vue dans les geôles centrafricaines, mercredi, lors d'une vaste opération mêlant armée et gendarmerie. Il s'agit du patron d'une société de safari, d'un trentenaire de nationalité suédoise et de dix de ses employés. Plusieurs Français font partie du staff de cette société, la Central african wildlife adventures (Cawa), mais nous n'avons pu vérifier s'ils faisaient partie des personnes interpellées.

Ces arrestations ont été menées par la gendarmerie centrafricaine à la suite de la découverte de 13 cadavres, dans l'Est du pays, dans la zone couverte par la société de safari. « Il est encore tôt d'affirmer que la société de safari Cawa est derrière cette découverte macabre », a déclaré à l'AFP une source proche de la gendarmerie, précisant cependant que « les 13 corps se trouvaient bien dans la zone du permis de chasse de Cawa. Aussi, certains témoignages recueillis mettent en cause directement cette société. »

Des rebelles présents sur le camp de chasse

Les cadavres sont ceux d'artisans qui officient dans des mines de diamant. Les corps ont été retrouvés ligotés, couverts de traces de coups de bâton et de couteau. Interrogé par France-Soir, le procureur de Bangui, qui dirige l'enquête, a refusé de s'exprimer. Pourtant, selon une source gouvernementale, l'histoire se serait déroulée « sur fond de présence de rebelles au gouvernement centrafricain, présents sur le camp de chasse. Ce Suédois aurait été impliqué avec ces rebelles dans une histoire de trafic d'armes ».

Selon le rédacteur en chef du journal local Le Citoyen, citant des sources dans la gendarmerie, le patron de la société de safari et ses hommes auraient été placés en garde à vue après avoir été pris pour cible par une frange de la population locale. « Quelques-uns l'ont accusé des meurtres, ont brûlé leurs voitures et les ont menacés », indique le journaliste Maka Gbossokotto.

Les diamants, le nerf de la guerre

La république centrafricaine dispose d'importantes richesse dans ses sous-sols. Mercure et uranium, mais aussi diamants. Les mines de diamants sont particulièrement nombreuses et les trafics à l'avenant. Marie-Agnès Ledard, une Française installée depuis longtemps en Centrafrique, responsable d'une société de safari, décrit le système de minage du diamant : « Seuls les autochtones ont le droit de chercher des diamants. Des milliers de "petits" chercheurs achètent le droit de fouiller, pour quelques milliers d'euros. Ils prennent attache avec le chef d'un village qui leur fournit une équipe de travailleurs qui vont creuser le sol jusqu'à quatre ou cinq mètres. À cette profondeur, il est assez facile de trouver des diamants. L'exploitant rémunère ensuite les artisans miniers avant de revendre les pierres au bureau d'achat d'Etat, à Bangui. De nombreux aventuriers européens contournent le système grâce à la corruption et "sortent" les diamants du pays pour les revendre à prix d'or en Europe », explique-t-elle, décrivant la chasse aux diamants comme le nerf de guerres intestines.

Rien ne permet pour l'heure d'indiquer le degré d'implication des Européens interpellés dans ce massacre. Le procureur de Bangui les a fait auditionner, sans que l'on sache le contenu de leurs déclarations. Pour autant, le tout est perpétré dans un contexte politique particulièrement tendu. Le nom du chef de guerre ougandais Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale pour « crimes de guerre », a été évoqué par une source gouvernementale comme pouvant être celui qui fait régner la terreur dans le nord-est de la Centrafrique, où travaillaient les responsables de la société de safari impliquée.

Par Julien Balbon (France Soir) 26 avril 2012

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:24

 

 

 

 

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Situation sécuritaire de la RCA en déconfiture, selon le RDC

Radio Ndéké Luka Jeudi, 26 Avril 2012 14:44

« Quelle serait la situation sécuritaire du peuple centrafricain du moment où le ministère de la défense ait reconnu une faiblesse en armement face à ces agresseurs ? » C’est en ces termes que le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) a réagi ce 26 avril 2012 sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

La  réaction fait suite à la dernière déclaration du Ministre délégué à la Défense au sujet des 12 soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) tués par des rebelles soudanais à Amdafock-Soudan. Une tuerie intervenue suite à l’attaque de la base de la Force tripartite (Soudan, Tchad et la République Centrafricaine).

Dans un communiqué rendu public par ce ministère, le gouvernement avait reconnu la puissance de nuisance des assaillants par rapport à celle des FACA et leurs alliés. Aussi, a-t-il souligné le fait que l’attaque a été une surprise.

Selon Blaise-Fleury  Hotto, Secrétaire  Général Adjoint et porte-parole du RDC, « son parti voudrait prendre à témoins l’opinion nationale et internationale, de l’état de déconfiture réelle de la situation sécuritaire en République Centrafricaine. Le RDC relève simplement le fait que le ministère de la Défense ait passé à 1’aveu. On ne comprend pas qui était au niveau des frontières et a eu à essuyer avec la force tripartite une attaque. Laquelle attaque, le ministre délégué à la Défense à trouver bon de reconnaitre la puissance de frappe par rapport aux loyalistes ».

Pour Blaise-Fleury Hotto, « la restauration des FACA devrait désormais répondre à 3 exigences : un recrutement dans la règle de l’art, en tenant compte des exigences professionnelles et mettre à la disposition des soldats une logistique adéquate ».

A titre de rappel, l’attaque de la force Tripartite s’est produite le 18 avril 2012. Une frappe intervenue dans leur base d’Amdafock-Soudan (65 kilomètres de Birao nord de la RCA) et perpétrée par des rebelles soudanais appelés « Toro-boro ». Le bilan de cette attaque, selon des sources officielles, faisait  état de 12 militaires centrafricains dont 2 officiers.

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