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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 03:29

 

 

 

 

Bozizé fait du sport

 

Bozizé croit qu’en politique, il est le plus malin de tous en Centrafrique et qu’il pourra indéfiniment rouler tout le monde dans la farine. Au lieu de mettre en application les conclusions consensuelles du dialogue politique comme celle adoptées à l’issue du DPI de décembre 2008, il a préféré rester seul maître du jeu et en faire à sa tête tout en sachant bien que ce faisant, ce serait l’échec assuré.

Il a en a ainsi été du gouvernement Touadéra 2 constitué après le DPI et qui n’était nullement celui du consensus et d’union nationale recommandé par le DPI. Les caciques et autres courtisans du KNK qui ont pourtant suffisamment fait la preuve de leur incompétence et de leur propension à la prédation ont été conservés et on a en outre fait appel à quelques personnes au nom de certaines prétendues entités insignifiantes et non représentatives.   

Connaissant la faiblesse des Centrafricains, il n’a cessé d’en jouer lorsqu’il s’est agi de former des gouvernements de la République. Il sait que ses compatriotes sont toujours prêts à renoncer à leurs convictions, à trahir leur parti et à vendre leur âme pour y entrer. C’est ainsi qu’il a toujours choisi la technique du débauchage qui lui a permis, au sortir du DPI de fin 2008, de pêcher André Nalké Dorogo du MLPC. Après son hold-up électoral de janvier et mars 2011, les deux secrétaires généraux du MLPC et du RDC, Jean Michel Mandaba et Pascal Koyaméné ont également été ses victimes.

Seulement, aussitôt appelés au gouvernement, ces transfuges qui ont mordu à l’hameçon de Bozizé sont automatiquement sanctionnés par leur parti, sont montrés du doigt comme des « mangeoiristes » tout en étant regardés de travers par le parti au pouvoir. Récemment par exemple, Pascal Koyaméné, tout ministre qu’il est, aurait été humilié par une interdiction de voyage et d’embarquer sur un vol à l’aéroport Bangui Mpoko.

A présent, après s’être rendu compte d’une part, de l’impasse dans laquelle il a plongé le pays avec son hold-up électoral de janvier et mars 2011, élections frauduleuses dont les résultats ont été immédiatement rejetés par l’opposition jusqu’aujourd’hui, laquelle continue également d’en réclamer l’annulation et la reprise tout en qualifiant Bozizé d’illégitime, et d’autre part suite aux fortes pressions exercées sur lui par la communauté internationale, notamment par certains de ses pairs dont le président tchadien et l’OIF, Bozizé fait semblant de « tendre la main » à l’opposition en affirmant sa disponibilité à la tenue d’un énième dialogue inter-centrafricain.

L’opposition ne doit plus se laisser mener en bateau et rouler dans la farine par Bozizé encouragé en cela par le BINUCA de Mme Vogt, l’Union Africaine de la Djiboutienne de Bangui et l’UE. Ces institutions ont courbé l’échine et n’ont rien fait pour que des élections transparentes et réellement démocratiques se tiennent en RCA en 2011. Aujourd’hui, elles misent sur un prétendu essoufflement de l’opposition dont certains membres seraient d’après elles, disposés à entrer dans un éventuel futur énième gouvernement boziziste à la formation duquel Bozizé a déjà secrètement commencé les consultations.

Les pressions qui sont actuellement déployées par le BINUCA, l’UA et l’UE et leurs représentants à Bangui pour que l’opposition aille encore à un pseudo dialogue dont Bozizé ferait encore des recommandations ce que bon lui semblera sont inadmissibles. Mme Vogt peut-elle accepter de voir un personnage comme Bozizé être président de son propre pays le Nigeria ? Pourquoi pense–t-elle que les Centrafricains doivent accepter un personnage comme Bozizé ? Et la Djiboutienne représentant l’UA à Bangui, pourquoi croit-elle que Bozizé qui ne pourrait même pas être sous-préfet à Djibouti devrait être le président des Centrafricains ?

La formation d’un gouvernement n’est pas une fin en soi. Le plus important est la feuille de route, la mission d’intérêt national et l’accord politique qui doivent présider à la composition de ce gouvernement. Or Bozizé ne veut pas reconnaître ses multiples et cinglants échecs dans la gouvernance du pays et continue de mettre toujours en avant la constitution pour s’arroger des droits et prérogatives qu’il n’a plus du fait de son illégitimité et parce qu’il a été mal élu en 2011. S’il s’agit de faire un dialogue pour qu’après il en fasse des conclusions et recommandations ce qu’il voudra, il vaut mieux qu’il n’y ait point de dialogue et qu’il boive le calice de son échec à gérer le pays jusqu’à la lie.

Jusqu’ici, il s’est toujours entêté à faire aveuglément confiance à son Sylvain Ndoutingaï malgré les nombreux avertissements de Paris, Washington, Bruxelles, voire de  certains chefs d’Etat de la sous-région. Il n’a jamais voulu céder, considérant que Ndoutingaï faisait bien son travail. Pourquoi le met-il actuellement sous surveillance avec interdiction de quitter la capitale ? Pourquoi le commandant Roger Godongaï est écarté de sa protection rapprochée et muté à la sécurité de l’aéroport Bangui Mpoko tout en étant remplacé par Vianney Semndiro?

Bozizé se rend-t-il compte que son entêtement  et ses roublardises ont des limites et une fin. Plus que jamais, l’opposition et le FARE-2011 doivent rester fermes sur leurs exigences et préalables réaffirmés dans leurs récents communiqués avant tout dialogue. Il n’est plus question de donner un chèque à blanc à Bozizé qui est à présent dos au mur et cherche désespérément une porte de sortie.

L’opposition doit rejeter les diverses pressions dilatoires que le BINUCA, l’UA et l’UE tentent d’exercer sur elle. Elle doit demeurer vigilante et tenir ses différents responsables pour qu’ils ne puissent pas succomber aux chants de sirènes des émissaires de Bozizé qui commencent à s’agiter en secret dans les prises de contact avec eux afin de les débaucher. Nous en connaissant certains et ne manqueront pas très prochainement de les dénoncer nommément s’ils continuent leurs funestes manœuvres.

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 02:06

 

 

 

 

 

 

Saulet Clotaire

 

« La haine rend aveugle ». C’est ainsi que je conçois l’article intitulé « méditons avec sérénité la victoire de François HOLLANDE » publié sous la signature de Mr Clotaire Surungba Saulet dans Centrafrique-Presses.com du mercredi 9 mai 2012. On peut lire entre autres : « bien que cette dernière forme de courant obscurantisme des besoins vitaux des larges masses populaires et, nonobstant l’appartenance depuis quelques années, par erreur, d’un parti politique centrafricain à l’Internationale socialiste qui, par essence défend des valeurs de gauche dont la tolérance, le dialogue, la rigueur, la probité morale et intellectuelle ou la conquête du pouvoir par la voie démocratique , laquelle internationale socialiste ne peut devenir un purgatoire pour les bourreaux du peuple centrafricain, ni un paillasson sur lequel ces mêmes bourreaux vont essuyer leurs bottes ensanglantées depuis les représailles des évènements des 28 mai 2001 et 25 octobre 2002….. ».  

Je suis choqué et je réagis en tant que patriote centrafricain qui ne peut rester indifférent à un article qui crie à la vendetta et qui veut déclencher un cycle infernal de haine et de violence incontrôlable alors que les centrafricains veulent se réconcilier pour bâtir ensemble un avenir meilleur.  Sans doute ignores-tu que le centrafricain aime son pays, car personne d’autres  ne le ferait à sa place ?  Il est patriotique, tolérant,  épris de paix, de justice et de liberté.  Et beaucoup de centrafricains sont des chrétiens qui obéissent à la Sainte écriture qui nous demande d’aimer notre prochain comme nous-mêmes et de  pardonner aux autres autant de fois que nous le pouvons.  C’est pour cette raison qu’il n’y a pas encore eu de guerre civile en Centrafrique malgré qu’une ethnie ait  tenté  de l’imposer en son  temps, de 1995 à 1997 au peuple centrafricain. Il est incompréhensible qu’un centrafricain qui se dit religieux et que j’appellerai un « pharisien » sans porter un jugement,  puisse nourrir autant de pensées démoniaques de division et inoculer le venin du tribalisme et de la haine dans le cœur de ses concitoyens qui n’aspirent qu’à la paix.

Dans ton article, tu considères le défunt président PATASSE, Martin ZIGUELE et le MLPC comme les responsables directs de tous les malheurs actuels de la RCA. Cependant, tu n’as pas eu le courage de faire référence aux déboires du régime BOZIZE  qui a réussi à diviser le pays entre différents groupes rebelles, dilapider plus de 700 milliards de FCFA d’aide extérieure, affamer son propre peuple et réduire son pays à une misère que le mot extrême pauvreté ne suffit plus pour décrire.  Tu cherches à détourner l’attention des centrafricains de leur enfer quotidien pour les plonger dans des souvenirs douloureux que tous tentent péniblement d’oublier sans jamais pardonner.  Tu cherches forcement à inculper les ressortissants de l’Ouham Pendé sans doute pour un calcul politique.  Tu cultives la haine sans savoir que celle-ci a un bras long, auquel personne n’est à l’abri.  Où est le bon sens dans tes analyses s’il l’on ne parle pas des conditions de vie actuelles des centrafricains?  Quelle impartialité!

 

Il n’ya que deux raisons pour lesquelles tu évites de parler de BOZIZE. La première raison est que tu cherches à plaire à BOZIZE pour te faire une place auprès de la mangeoire. La seconde, tu as une haine viscérale du MLPC et de son président.  Faut-il que toi et tes complices soient aux abois pour tenter de disqualifier le MLPC et son président par des procès d’intention d’une telle violence ?

 

Saulet, connais-tu un peu l’histoire de ton propre pays ?   

Chaque foyer centrafricain du nord au sud comme d’est à l’ouest à perdu  un être cher, un père, un fils, une sœur ou un frère dans des circonstances douloureuses et souvent terrifiantes. 

En 1968, les ressortissants de la Sangha Mbaéré ont pleuré les disparitions  de BANZA, MARIGOT, ZATAO  et consorts.  Les plaies ne sont pas encore cicatrisées même si Bokassa n’est plus.

En 1976, les ressortissants de l’Est ont pleuré les fils du pays comme les frères OBROU et MEA, KOSSI, MANDABA, LIGOUPOU, MAZOUGOU et ZOUKONGO et autres.  Ils sont encore loin d’oublier cette perte des leurs. 

De 1985 à 1987, la haine a poussé KOLINGBA à raser plus d’une vingtaine de gros villages dans l’Ouham Pendé.  Les localités  principalement visées étaient la ville de Paoua, le village Békaie où trois frères d’une même famille, fusillés sur la place centrale hantent encore les esprits et les villages Bédaya et Bémaïdé.  Des  cases, des greniers de maïs, de mil et de grains de coton ont été incendiés, et le cheptel pillé par les militaires en mission commandée. Les jeunes qui ont réussi à s’échapper ont pris le chemin de l’exil, en majorité vers Garoua, dans le nord du Cameroun, ville frontière avec le Nigeria. Cette expédition punitive était la conséquence du fameux coup d’état radiophonique de 1983 orchestré par le seul et incompétent BOZIZE, un ressortissant de l’Ouham tout court. Par la suite, le général MBAIKOUA a été tué comme un animal en brousse. Pendant le coup d’Etat manqué du 28 mai 2001, le Général NDJADDER, ressortissant de l’Ouham Pende et d’autres fils du pays ont trouvé la mort.

Actuellement, il y a urgence, notre cher et beau pays n’existe plus que de nom.  Notre pays meurt à petit feu à cause de notre incapacité à faire face à nos propres problèmes.

   

Le Centrafricain n’a plus que ses yeux pour pleurer. Les Centrafricains meurent comme des mouches car les hôpitaux sont des mouroirs où il manque le minimum d’équipements sanitaires et de médicaments. Le niveau d’instruction baisse d’année en année car les enfants ne font plus que 12 heures de cours par semaine. Les écoles publiques manquent d’enseignants, d’équipements  et de  matériels didactiques. Au 21ème siècle, les Centrafricains se lèvent à 3 heures du matin pour chercher de l’eau potable dans des bidons, sinon ils n’ont pas d’eau pour la journée.  L’accès à l’eau potable est de 32% en milieu rural et  de 28% dans les zones urbaines. Cela est inacceptable. L’électricité ne fonctionne que 5 heures tous les 2 jours.  Les Centrafricains ne mangent qu’une seule fois par jour et deviennent végétariens contre leur gré.  La viande et le poisson, des denrées rares, sont hors de portée de sa bourse.  Dès sa descente d’avion, le visiteur est choqué par l’état détérioré de la ville de Bangui.  L’insécurité gagne l’ensemble du territoire. La défense du territoire national et même des institutions de la république est sous traitée aux forces étrangères. Les caisses de l’Etat sont vides à cause d’un pouvoir prédateur, clanique et incompétent. L’avenir du pays dépend désormais du hasard. Pendant ce temps, BOZIZE, affame son peuple, mais alimente  ses comptes off shore. 

SAULET, pourquoi tiens-tu des discours revanchards, extrémistes et nauséabonds ? Tu es aveugle face aux problèmes actuels, et tu t’insurges en censeur-moralisateur en  ciblant le MLPC et son président Martin ZIGUELE pour créer de la polémique. Pour faire un changement en Centrafrique, il te serait plus facile de descendre dans l’arène et te battre démocratiquement comme tout le monde.  Si tes idées plaisent aux Centrafricains, ils t’éliront, sinon ils t’enverront à la casse ! 

C’est étrange, même mort, le président Ange Félix PATASSE te dérange encore. De mon point de vue,  je crois que tu es viscéralement anti-MLPC et cette haine transcende ton intérêt de vendre ta « boule  puante » que tu intitules tout bonnement « vérités sur les politiques centrafricaines ».  Où sont donc les valeurs démocratiques et républicaines  que tu dis vouloir « défendre »? Comment un être humain peut-il en arriver à ce niveau de l’abject, de mensonge, de diffamation et de l’ignominie ?

De grâce, fais toutes les analyses critiques que tu veux sur le MLPC ou tout autre parti politique (MDD, RDC, MESAN…) mais ne sombre pas dans la détestation sans limites et l’exécration déraisonnable. Les Centrafricains ont pour l’heure, d’autres chats à fouetter. Ils ne vont pas s’abaisser à ton niveau pour regarder dans le rétroviseur. Ils ne descendront pas dans le caniveau nauséabond. Ils ne veulent plus d’une politique qui stigmatise et prône la division. Ils ont eu à pleurer leurs morts et ils ont d’autres préoccupations aujourd’hui, celles de survivre.

Ne remuons pas le couteau dans la plaie qui ne s’est pas tout à fait cicatriser. Ce sont des moments tristes de notre histoire que nous souhaitons tous qu’ils ne se répètent plus. Jamais au grand jamais ! Je ne veux pas de la politique-spectacle, ni d’une politique qui stigmatise. C’est anti démocratique !

Je ne mets pas en cause tes connaissances historiques de la politique centrafricaine, mais ton avis est orienté par des pulsions tribales inavouées comme si les OBROU, KOSSI, MANDABA, BANZA, NDJADDER, MBAIKOUA et consorts ne sont  pas des Centrafricains et les villages incendiés à Paoua n’appartiennent pas au territoire centrafricain ou à ceux de la « République de Logone » comme tu l’as écrit ? 

Disons-le simplement, ne prends pas les Centrafricains pour des crétins. Mon impression est qu’en plus de ta haine, tu es à la recherche d’intérêts personnels, espérant bénéficier des faveurs de BOZIZE après la publication de ton livre. Toute fois, aujourd’hui, désarticulé, disloqué et anémié financièrement, la bozizie est un grand corps malade.  Le pouvoir du chef se désagrège. Entre malaise et suspicion, les hauts dignitaires de la bozizie s’écharpent comme jamais. Et nombreux sont les opportunistes comme toi qui sont déjà à tourner autour comme si le malade va passer à trépas. Certains commencent à se résigner à une éventuelle fin de règne. Peut-être espères-tu occuper plus tard le fauteuil de BOZIZE entouré de la clique d’opportunistes tribalistes qui te soutiennent ?  

Alors qu’il est urgent et indispensable que la société civile et politique formule une stratégie différente du complot de Gonesse en 2003 où toutes les énergies, les intelligences et les moyens ont été utilisés uniquement pour chasser PATASSE, le président démocratiquement élu. Ils n’ont pas assez réfléchi à la manière de gouverner. Comme le disait Laurent BOUVET : « quand on est au pouvoir, on ne réfléchit pas : on est censé l’avoir fait avant ». Ne nous laissons pas dominer par l’événement ou nous distraire mais projetons-nous dans l’avenir.

La logique politique de ces dernières années, axée sur la division et l’arrogance qui enferme dans la passivité coupable l’opposition est à bannir car elle risque d’anesthésier tout espoir d’alternance. Selon un dicton centrafricain : « un seul doigt ne peut pas attraper un poux dans les cheveux ».  C’est ensemble que nous pouvons arriver à Canaan.

Les opposants sénégalais se sont mis ensemble pour se défaire du président WADE. Pourquoi ne nous unissons nous pas autour de Martin ZIGUELE et du MLPC  pour mettre fin aux  souffrances du peuple centrafricain ?

Acceptons la réalité et reconnaissons en toute objectivité et lucidité, qu’aujourd’hui, si alternative il y a, Martin ZIGUELE et le MLPC en seront le centre de gravité. Le MLPC a été le seul parti politique a brisé la loi politique unique de l’impossible héritage. Martin ZIGUELE a pris le leadership du parti lorsque PATASSE était  en exil au Togo. Son intelligence politique a été de ne pas chercher querelle avec le président PATASSE. Ce qui n’a pas été fait par les partis  RDC, FPP et MDD qui ont été dirigés par procuration par leur président respectif  jusqu’à leur dernier souffle. Aujourd’hui, le FPP et le MDD sont devenus des partis satellites du KNK de BOZIZE. Le RDC n’est plus que l’ombre de lui-même sans leader charismatique. Contrairement aux autres partis, le MLPC est le seul à faire un travail de fond sur toute l’étendue du territoire. Il dispose de toutes les structures du parti à Bangui et dans les provinces.

S’il y a une seule personne qui peut profiter de tes basses querelles, c’est BOZIZE.

N’en déplaise à SAULET, mais DACKO, KOLINGBA et PATASSE ne sont plus de ce monde, paix à leurs âmes. C’est une nouvelle génération avec des idées nouvelles, une approche différente du pouvoir et une vision de la société différente qui doit émerger. Je reste convaincu que ta démarche délirante est solitaire et n’engage en rien les yakomas ou le RDC. Rien ne sert de manipuler la pensée et l’histoire républicaine pour assouvir un quelconque dessein. Aujourd’hui au sein du FARE, nous avons le RDC qui travaille la main dans la main avec le MLPC.

« Qui veut faire l’ange fait la bête ». 

Y a pas la temps !

 

Jean-Claude Gbaguéné  

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 01:39

 

 

 

 

 

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Un centrafricain sacré champion de France de Football et en passe de devenir international français Arrivé en France à l’âge de 8 ans chez son grand frère, Mapou Yanga-Mbiwa le sérial défenseur et capitaine de Montpellier grandit dans les quartiers difficiles de Port bou à Marseille. Grâce à la sévérité et la rigueur de son tuteur, le montpelliérain partagea sa vie entre l’école et un centre de formation de football des Bouches du Rhône. Convaincu qu’il aura vite sa place ailleurs qu’à Marseille qui est un club plus huppé, il poursuit sa formation à Montpellier ville voisine située à 150km.

Après avoir signé son premier contrat en 2006, ce dernier que Loulou Nicolin le président appelle affectueusement, « mon bijou »  devient un an après un titulaire indiscutable au poste de latéral gauche sous la commande de l’entraîneur Rolland Courbis. Son énorme talent fut récompensé lors de la saison 2008-2009 où Montpellier remonta en Ligue 1 devenant de fait le principal artisan de cette ascension.

Sous l’entraîneur René Girard, il confirme son talent lors de la saison 2010-2011 au poste de latéral droit ou défenseur axial. Cette polyvalence va attirer la convoitise des clubs plus fortunés comme Lille qui fit une offre de 5 millions sans succès. Malgré son jeune âge,  Mapou est sur une voie royale : Titulaire dès sa deuxième saison alors qu’il n’a que 18 ans, vice champion de France de ligue 2 en 2009, finaliste de la coupe de la ligue en 2011. Le franco centrafricain décroche le titre de champion de France 2012 en tant que défenseur axial, capitaine et titulaire indiscutable.

Il fut par ailleurs convoqué en 2009 par Eric Mombaerts entraîneur de l’équipe de France Espoirs contre Malte et la Belgique. Malgré de nombreux appels de la sélection centrafricaine, il a préféré répondre favorablement à Laurent Blanc qui l’a inscrit sur une liste élargie le 15 mai 2012 afin de participer à un stage de préparation pour l’Euro 2012.

La révélation de Yanga-Mbiwa  apporte un démenti formel  aux dirigeants centrafricains qui  n’ont jamais installé le sport au cœur de leur préoccupation. Le comité olympique et sportif centrafricain (CNOSCA) censé promouvoir les différentes disciplines sportives s’est transformé en un métier pour  son président Jacob Gbéti  et son SG Gilbert Grézenguet qui le dirigent sans résultat probant depuis des décennies.

La fédération centrafricaine de football est tenue par le député - homme d’affaires, questeur, trésorier du PDCA, Patrice Edouard Ngaissona qui est plus préoccupé par les avantages inhérents à sa fonction qu’au développement réel du football. Le récent et brillant parcours des Fauves de Bazoubangui aux éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations de football 2011 n’a pas empêché le départ provisoire dans un premier temps de l’entraîneur Jules Accorsi suite à la fausse promesse du PM Faustin Touadera de trouver une solution rapide à son problème.  

Le français Jules Accorsi revendique 8 mois d’arriérés de salaires et déplore l’absence d’un équipementier et d’un sponsor pour le football en Centrafrique. Au moment où nous bouclons cet article M. Accorsi joint par la  célèbre Radio NDeke luka, décide de partir définitivement avec regret en raison de la promesse non tenue du premier ministre.  L’absence des fauves Juniors au tournoi de l’UNIFFAC (Union des Fédération de Football d’Afrique Centrale) au Tchad alors qu’ils l’avaient gagné en 2010 au Cameroun  pour faute de moyens est un des éléments à verser à ce triste dossier.

On évoque souvent le problème des moyens financiers pour expliquer  l’improvisation dans la préparation des matchs. Ces maux font sans doute partie des principales raisons qui ont poussé  le natif de Bangui à opter pour la France où il sera plus respecté et considéré. Promis à une longue carrière eu égard aux grands clubs européens qui le convoitent, Yanga- Mbiwa manquera sans doute aux Centrafricains qui mériteraient d’utiliser son  image pour redorer le blason de leur pays meurtri  par des conflits armés et une mauvaise gouvernance depuis de longues années. Décidément on attendra encore longtemps le Drogba ou le Zidane centrafricain pour valoriser l’image de la RCA qui continue hélas de se dégrader chaque jour davantage.

Wilfried Sebiro

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 01:37

 

 

 

 

 

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22.05.2012 00h52 - La transition à la suite du coup d'Etat militaire du 22 mars au Mali a connu un nouveau soubresaut lundi, au lendemain d'un accord politique avec les putschistes. Le président par intérim Dioncounda Traoré a été agressé par des manifestants opposés à son maintien au pouvoir.

M. Traoré, 70 ans, investi le 12 avril chef de l'Etat par intérim, a été agressé et blessé dans son bureau à Koulouba, près de Bamako, par des manifestants. Ils répondaient à l'appel de plusieurs organisations et associations favorables au putsch ayant renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT).

Selon les témoignages, certains manifestants ont pu, en dépit de la présence de membres de la Garde nationale, pénétrer dans le bureau de M. Traoré. Ils l'ont frappé et blessé.

Le président intérimaire a été brièvement admis aux urgences, avec "une blessure au visage et une au dos" selon un infirmer. "Il a passé un scanner qui a révélé qu'il n'y a pas de lésion grave", a déclaré à l'AFP le médecin qui s'est occupé de l'examen. Selon la même source, il a ensuite quitté l'hôpital pour une destination sécurisée.

Son Premier ministre Cheick Modibo Diarra a déploré cette agression, en appelant au calme et à la fin des marches dans une déclaration en langue bambara lundi soir à la télévision publique malienne ORTM. Il a évoqué notamment des saccages lors des manifestations de lundi. "Le Mali ne mérite pas cela", a-t-il lancé.

Une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU, en visite à Abidjan, a estimé que la sortie de crise au Mali a été mise "considérablement en danger" par l'attaque contre Dioncounda Traoré. Elle a exhorté à envisager désormais d'"autres voies".

L'AFP n'avait eu lundi soir aucune indication sur des blessés autres que Dioncounda Traoré lors de ces violences, survenues au lendemain d'un accord sur la transition après le coup d'Etat de militaires menés par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Cet accord avait été perçu par des analystes au Mali comme un pas vers la sortie de crise politique, après plusieurs semaines de blocage mais suscitait des inquiétudes à l'étranger, où certains évoquent un mauvais exemple. "Demain, un caporal peut se lever et faire +son+ putsch", s'est alarmé Nouhou Arzika, figure de la société civile au Niger.

C'est que pour encourager le capitaine Sanogo à quitter la scène, l'accord signé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'ex-junte militaire et les autorités intérimaires lui octroie le statut d'ex-président avec tous les avantages dus à ce rang: indemnités, garde, voiture, logement.


(ats /)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 01:35

 

 

 

Obiang.jpg

LIBREVILLE AFP / 22 mai 2012 00h22 - Le président équato-guinéen Teodoro Obiang a nommé lundi l'ancien Premier ministre Ignacio Milam Tang à la vice-présidence.

Il a également nommé l'ancien secrétaire général de la présidence Vincenté Ehaté Tomi comme Premier ministre, et son fils Teodorin Obiang 2e vice-président.

Ces nominations lues à la télévision nationale, interviennent, conformément à la loi équato-guinéenne, suite à une réforme constitutionnelle adoptée en novembre.

Teodorin Obiang, nommé au poste de 2ème vice-président après avoir exercé la fonction de ministre de l'Agriculture depuis 2008, fait l'objet en France d'une enquête dans l'affaire dite des biens mal acquis de chefs d'Etat africains. Le gouvernement français doit désormais donner son feu vert, après celui du parquet de Paris début avril, pour le lancement d'un mandat d'arrêt international contre lui.

L'ancien ministre de l'intérieur Clementé Engonga a été nommé vice-Premier ministre, et l'ex-ministre de l'information Alfonso Nsue Mokuy comme second vice-Premier ministre.

La formation d'un nouveau gouvernement, désigné par le président équato-guinéen, devrait intervenir dans le courant de la semaine.

La Guinée a adopté en novembre à 97,7%, selon les chiffres officiels contestés par l'opposition, une réforme constitutionnelle qui prévoit notamment une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels ainsi que la création d'un poste de vice-président et de cinq organismes: Sénat, Cour des Comptes, Conseil d'Etat, Conseil pour le développement économique et social et Défenseur du peuple.

L'opposition, quant à elle, a qualifié ce scrutin de mascarade destinée à assurer la dictature d'Obiang et sa famille de pouvoir imposer une succession familiale, selon Placido Mico, l'unique député de l'opposition à l'Assemblée (sur 100 membres).

La majorité des sources indiquent que c'est son fils Téodorin qui est pressenti pour lui succéder, avait estimé en novembre M. Mico, affirmant qu'Obiang veut laisser le pouvoir à quelqu'un de sa famille avec le poste de vice-président.

Au pouvoir depuis 1979, Teodoro Obiang tente depuis quelques années de modifier l'image de son régime, sous le feu des critiques des défenseurs des droits de l'Homme.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 01:31

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 21 Mai 2012 13:53

Les rebelles du général tchadien Baba Ladé associés à des éleveurs « MBARARAS » ont incendié dimanche les villages Bafondo et Govo situés au nord de la République Centrafricaine. 3 personnes ont été tuées,  une autre enlevée et d’importants dégâts matériels subis.

Il s’agit en fait des hommes identifiés comme étant des éleveurs et des hommes de Baba Ladé qui ont commis ce forfait. Dans le village Bafondo situé à 15 kilomètres sur l’axe Batangafo-Ouandago (nord), des greniers de coton et la chapelle catholique ont été incendiés. Deux personnes ont été tuées, a indiqué Mme Ninga-Wong Malo, Député de Batangafo (nord) qui se trouve dans la ville.

A Gofo, situé à 9 kilomètres sur l’axe Batangafo-Kabo une personne a été tuée et une autre enlevée par les ravisseurs. Là encore, plusieurs produits alimentaires et bien d’autres matériels des villageois ont été également incendiés.

Selon Mme Ninga-Wong MaloDéputé de Batangafo, la « Déclaration de Batangafo » signée le 17 mai dernier à l’initiative du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Refugiés n’est pas respectée par les éleveurs. Par contre, les Centrafricains ont accepté de déposer les armes.

Elle ajoute que les derniers événements ont occasionné le déplacement d’un millier de personnes vers Batangafo.

A titre de rappel, du 13 au 17 mai dernier, les autorités centrafricaines et tchadiennes se sont retrouvées à Batangafo pour une concertation devant ramener la paix entre éleveurs et agriculteurs.

Les éleveurs sont accusés de tuer les agriculteurs et de saccager et d’incendiés les villages. La députée de Batangafo déplore le non-respect de cette déclaration par les éleveurs.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 01:26

 

 

 

 

 

 

Kony

 

21-05-2012 20:36 Ecrit par Duverger com4news.com

Avec l’aide des armées américaine, Centrafricaine et Congolaise, l’Ouganda a engagé depuis quelques mois une véritable chasse à l’homme derrière Joseph Kony. Ainsi, selon plusieurs sources, le patron de l’Armée de Résistance du Seigneur vivrait déjà ses derniers jours en cavale.

Entré en rébellion depuis près de 25 ans, Joseph Kony est à ce jour présenté comme l’un des chefs rebelles les plus sanguinaires au monde. Sous un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale depuis quelques années, ce « chrétien » d’un autre genre continu jusqu’ici de commettre des exactions dans la partie Nord de l’Ouganda, au Sud-est de la Centrafrique, et même quelques fois en République Démocratique du Congo et au Sud Soudan.

C’est en 1961 dans la localité d’Odek au nord de l’Ouganda que vit le jour Joseph Kony. En 1988, il crée la LRA (Armée de Résistance du Seigneur), et entre en rébellion contre les autorités de Kampala. Comme revendication, Monsieur Kony souhaite instaurer au Nord de l’Ouganda un Etat avec une constitution fondée sur les textes bibliques, et surtout sur les dix commandements de Dieu. Lourdement armée et face à une armée Ougandaise mal formée et sous-équipée, la LRA parvient très rapidement à prendre en otage les principales villes de la partie Nord de l’Ouganda.

Mais, le péché de Joseph Kony n’est pas d’être entré en rébellion contre le régime de Yoweri Museveni ; mais plutôt, qu’il a cette particularité de ne choisir que les enfants comme combattants. Aussi, ce défenseur des dix commandements de Dieu a curieusement fait du viol et de l’esclavage sexuel ses armes fatales. Toutes choses qui ont poussé la CPI à lancer en 2005 un mandat d’arrêt contre lui. Et, jusque-là, Monsieur Kony continu son combat.

Depuis quelques mois, les Etats Unis d’Amérique ont dépêché dans la localité une mission militaire qui aux côté des armées Ougandaises, Centrafricaines et Congolaises devrait capturer ce criminel, afin de l’extrader à La Haye où il est vivement attendu ! Seulement, au terme de plusieurs mois de recherches, Joseph Kony reste miraculeusement toujours introuvable. Pour combien de temps encore ?

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 02:19

 

 

 

 

 

Ndoutingou.jpg

 

Depuis le 15 mai, les membres du gouvernement de Bozizé - Touadéra sont partis pour une soi-disant campagne économique dans les préfectures dont ils sont « ministres résidents ». Cette campagne économique a connu de fortunes diverses. Tous les ministres des zones Centre-Est - Firmin Findiro en tête - ont préféré prendre l'avion et non la route pour des raisons de sécurité, afin d’éviter d'être appréhendés par les éléments armés non identifiés qui écument l’arrière-pays. Grâce à ce Findiro d'autres ministres ont pu profiter du transport aérien alors que le demi-dieu n'allait qu'à Bambari.

A Birao, les populations sont terrées en brousse et la ministre du tourisme Sylvie Mazoungou n'a pu distribuer les lots de machettes et autres objets aratoires qu'elle avait fait acheminer dans cette ville. En prime le journaliste qui l'accompagnait - Guy Dingoté Kossany – est accusé d’avoir fait disparaître la caméra qui devait servir à couvrir le déplacement de la ministre, ce qui a entraîné son arrestation et sa détention à la SRI pour enquête.

Pour la campagne économique dans la Mambéré Kadéï, préfecture dont le ministre résidant et député n’est autre que le « vice-président » Sylvain Ndoutingaï, bizarrement, c'est le ministre des sports Serge Bokassa qui a été dépêché là-bas en lieu et place du ministre d’Etat des finances et du budget. Cela est une indication supplémentaire et une confirmation des informations faisant état de l'interdiction faite à Ndoutingaï de sortir de la capitale.

Petit à petit on le voit, un coin de voile se lève sur les informations non confirmées officiellement et portant sur le coup de force dont les rumeurs ont circulé avec insistance il y a quinze jours et imputé à Ndoutingaï. Selon des informations concordantes, c’est l’impressionnant dispositif sécuritaire mis en place autour de son domicile pour récupérer les armes de guerre stockées chez ce dernier qui a fait croire que Ndoutingaï avait été arrêté.

Selon nos informations, Sylvain Ndoutingaï avait bel et bien voulu tenter un coup de force contre Bozizé mais son projet a été su par les sécurocrates Sud-Africains qui sont autour de Bozizé qui l’ont éventé. Ceux-ci auraient alerté Pretoria pour solliciter la conduite à tenir mais Pretoria aurait choisi de saisir directement Paris lequel aurait informé à son tour le président tchadien qui en parle à Bozizé. Ce dernier a été même contraint de reporter de 24h son déplacement à N’djaména pour prendre part à la réunion de la Commission du bassin du Lac Tchad.

Cette révolution de palais a été visiblement étouffée dans l’œuf mais aurait occasionné la radiation d’un peu plus d’une dizaine de soldats de la garde présidentielle accusés d’être des complices de Ndoutingaï chargé d’exécuter l’opération. Il n’y a rien d’étonnant à ce que ce dernier puisse ambitionner de se mettre à la place du calife. C’est Bozizé qui l’a fabriqué et lui a permis de prendre toute la dimension qu’il a prise.

Comme Bozizé, il est devenu en peu de temps immensément riche. Comme Bozizé, il possède une secte qualifiée d’église et de nombreux fidèles qui lui sont dévoués. Dans le gouvernement, plusieurs ministres sont ses courtisans et courtisanes. Comme Bozizé, il entretient aussi un important harem de maîtresses. Il ne lui manquait plus que le pouvoir suprême que les armes et les miliciens dont il disposait également pourraient un jour lui permettre de conquérir.

Une chose est sûre, le ver est désormais introduit au sein de la bozizie et de l’aveu de certains galonnés des Faca, l’ambiance à Bangui sent mauvais. Tant et si bien que certains d’entre eux dont nous taisons les noms pour le moment, cherchent à quitter le pays au moindre prétexte pour aller en formation à l’étranger ou pour des postes d’attaché militaire dans certaines ambassades.

Arguant du manque de moyens, le sous-chef d’état-major des Faca, le colonel Ludovic Ngaiféi qui a déjà offert à son parent Bozizé plusieurs fois en vain sa démission, a même osé refuser de conduire les opérations militaires conjointes avec l’armée tchadienne à Kaga-Bandoro contre les bases de Baba Laddé en février dernier. C’est le colonel Jean-Pierre Doléwaya qui a effectué cette mission à sa place, ce qui a valu à ce dernier d’être récompensé par Bozizé qui l’a nommé général de brigade à l’issue des opérations.

Rédaction C.A.P

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 01:03

 

 

 

 

 

Fomac forces

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 20 Mai 2012 13:34

Les députés centrafricains viennent de plaider le 19 mai 2012 pour que la Mission de la Consolidation de la Paix en République centrafricaine se  poursuive en République Centrafricaine. Ils l’ont signifié dans une recommandation issue d’un atelier sur les enjeux et la promotion de l’intégration en Afrique centrale. Un atelier organisé à Bangui par le Réseau des Parlementaires de l’Afrique Centrale (REPAC).

L’atelier en question a examiné plusieurs sujets notamment la paix, l’économie, l’intégration régionale proprement dite, la sécurité, la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Selon le député Moise Kotayé qui a présidé les travaux de ce séminaire, « la MICOPAX devrait rester pour accompagner le processus du Désarment Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants en cours de réalisation. Pour lui, la République Centrafricaine, pays post conflit, a toujours besoin d’un appui multiforme pour assurer véritablement sa sécurité. Pour obtenir gain de cause, une recommandation a été faite et sera transmise aux Dirigeants des pays de la CEEAC ».

La mission de la MICOPAX a fortement contribué au déroulement du processus de la stabilité en RCA. Pour preuve, lors des dernières élections dans le pays, ces derniers ont aidé au déploiement des matériels électoraux dans les zones difficiles d’accès.

Une de leur base se trouve à Kaga Bandoro (nord), bastion de l’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD). Une rébellion dissoute il y a 3 jours par son chef de file Jean-Jacques Demafouth après le désarmement et la démobilisation de ses troupes.

 

NDLR : C’est peine perdue. Les dirigeants de ces pays qui ont envoyé des contingents militaires en RCA ont déjà pris leur décision de retrait de leurs troupes qui est fondée sur le fait que le gouvernement centrafricain ne fait aucun effort pour se hisser à la hauteur de ses obligations régaliennes et assurer concrètement et efficacement la défense de son territoire national et la sécurité des citoyens centrafricains comme le font tous les pays du monde. Cela fait plus de dix ans que cela dure et Bozizé croit que c’est une assurance vie pour son régime. Le stationnement des forces armées de ces pays d’Afrique centrale revient cher à ces pays et aussi à la France. Tous les pays du monde ont aussi aujourd’hui leurs propres problèmes à résoudre. 

 

 

Les soldats gabonais vers un retrait définitif de la RCA en 2013

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 20 Mai 2012 13:37

 

 

 

Les troupes gabonaises vont se retirer définitivement de la République Centrafricaine au mois de décembre 2013. L’annonce a été faite le mercredi 16 mai 2012, par le ministre de la Défense de ce pays, Pacôme Rufin Ondzounga. La décision a été prise après que les députés gabonais l’aient interpelé à ce sujet.

 

Selon le ministre gabonais, cette décision découle des chefs d’Etat qui ont institué la Mission de la consolidation de la Paix (MICOPAX). De 150 militaires au départ, l’effectif sera ramené à 38 en juin 2012, période à partir de laquelle le Gabon va prendre le commandement de la MICOPAX. L’équipe sera composée uniquement du commandement de la force et son Etat -major.

 

La présence des troupes gabonaises en République Centrafricaine est le fait d’un long processus. De la mission internationale de surveillance des accords de Bangui (MISAB), suite aux mutineries successives des forces Armées centrafricaines en fin 1996.

 

La MISAB a été remplacée par la mission des Nations Unies en République Centrafricaine (MINURCA), le 27 mars 1998.

 

Une force multinationale de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (FOMUC) est ensuite déployée en octobre 2002.

 

Le transfert d’autorité de la Force Multinationale de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (FOMUC) à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) va entraîner la création de la MICOPAX, le 12 juillet 2008.

 

Tout ce processus, a indiqué le ministre gabonais de la Défense, rentre dans le cadre de la politique de paix du feu Président Omar Bongo Ondimba qui avait pris conscience de la nécessité d’agir rapidement, afin de trouver des solutions susceptibles de prévenir la contagion des crises en Afrique Centrale, face aux multiples crises internes survenues aux pays voisins du Gabon.

 

Les parlementaires centrafricains s’adhèrent pour la Paix et la libre circulation des biens et des personnes dans la CEEAC et recommandent   la prorogation  de la MICOPAX. Ils ont clôturé un séminaire de deux jours hier à Bangui, en présence des experts programment de la communauté.

 

 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 00:47

 

 

 

Bozizé KNK

Bangui 15 mai (ACAP) - Le Président de la République François Bozizé qui a déclaré qu’il est ouvert au dialogue comme moyen de règlement des différends, a incité les leaders des partis politiques de l’opposition à adhérer à sa politique de développement de la République Centrafricaine, lors d’une communication spéciale, mardi 15 mai 2012 à Bangui.

Le message du Président de la République à l’intention de l’opposition vise à fédérer tous les Centrafricains, qu’ils soient de la majorité présidentielle ou de l’opposition, aux différentes réformes qui ont été menées depuis le 15 mars 2003, date de la prise du pouvoir par coup d’Etat de François Bozizé et ayant renversé Ange Félix Patassé à ce jour.

François Bozizé, au cours de sa communication, a rappelé ses initiatives jusqu’à ce jour, à savoir : les différents dialogues, et l’organisation, tant en 2005 qu’en 2011 des élections plurielles ayant abouti, à chaque fois, à sa réélection.

Comme Président de la République régulièrement élu au cours des deux consultations populaires, François Bozizé, a reconnu que depuis la fin des élections de janvier et mars 2011 jusqu’à ce jour, le dialogue se serait amenuisé entre le pouvoir et l’opposition. D’où la nécessité de la réchauffer.

Le Président François Bozizé a proposé de rencontrer les leaders de l’opposition par entité ou par groupe quand cela serait nécessaire.

Précisons qu’à l’issue des scrutins de 2011, un groupe d’opposants rassemblés au sein du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE 2011) militent pour l’annulation et la reprise des élections de 2011.

Pour le Président François Bozizé, lors de ces consultations populaires, il y a eu certes des erreurs qui ne sont pas de nature à entacher sinon à infléchir les résultats obtenus.

 Le Président Bozizé a également fait mention des réformes, dont la relecture du Code électoral devant prendre en considération les avis et préoccupations des partis de l’opposition ainsi que des observateurs internationaux, de façon à bien baliser les prochaines consultations populaires.

Le Président Bozizé a émis le vœu que l’opposition joue son rôle de contre-pouvoir, ainsi que celui de la presse privée indépendante. Seulement, il a également émis le vœu que ces entités fassent des propositions constructives afin de corriger la conduite des affaires publiques.

François Bozizé a privilégié dans sa communication « la paix, l’unité nationale et la concorde retrouvée ».

Dans le contexte général, il a cité comme problème majeur au développement « la crise financière mondiale, la crise économique mondiale, l’enclavement de la République Centrafricaine, les différentes politico-militaires ayant émaillé l’histoire du pays.

En définitive, François Bozizé a rappelé une citation de John Kennedy qui dit incite les citoyens à se demander « qu’est-ce que je dois faire pour mon pays et non qu’est-ce que mon pays a fait pour moi ».

 

NDLR : Personne ne peut être dupe de cette énième grossière manœuvre de Bozizé. Chaque fois qu’il est dos au mur, il fait toujours semblant de vouloir le dialogue avec l’opposition mais son jeu est cousu de fil blanc. Il croît qu’il restera toujours seul maître du jeu. Il sait que depuis son hold-up électoral, l’opposition continue de rejeter les résultats frauduleux de cette mascarade et le qualifie de président illégitime. Il est isolé par la communauté internationale qui lui a tourné le dos depuis lors. Tout le monde a découvert sa roublardise. S’il mettait en œuvre une politique de développement dans ce pays, cela se saurait. C’est un pieux mensonge que Bozizé prétende qu’il a une politique de développement. Laquelle ?

Les Centrafricains meurent de faim chaque jour sur presque toute l’étendue du territoire. Son régime est en faillite en raison de la prédation et la dilapidation systématiques des ressources du trésor et l’impunité accordée aux auteurs. L’insécurité règne partout. Les arriérés de salaires commencent à s’accumuler chez les travailleurs de plusieurs sociétés d’Etat et offices publics après la dissolution des conseils d’administration de ces structures et la mise en place du soi-disant conseil spécial de redressement.

Pendant qu’il parle du bout des lèvres de dialogue, Bozizé envoie des émissaires prendre déjà secrètement contact avec certaines personnes de l’opposition en vue de la formation d’un prochain gouvernement. Cela ne règlera aucun problème mais il affectionne cette sordide politique qui lui permet chaque fois de donner l’illusion d’une ouverture à l’opposition alors qu’en réalité il ne débauche que des individus transfuges aussitôt sanctionnés par leur parti pour indiscipline et trahison. Les cas d’André Nalké Dorogo (MLPC), Pascal Koyaméné (RDC) et Jean Michel Mandaba (MLPC) sont là pour en attester. Il faut donc cesser avec cette politique qui a déjà lamentablement échoué à plusieurs reprises. Les partis politiques de l’opposition doivent tenir leurs membres et redoubler de vigilance face à cette funeste démarche de Bozizé consistant à aspirer certains militants fragiles dans leurs rangs ou dans leur direction.

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