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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:58

 

 

 

 

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par RJDH-RCA le 30 décembre 2012

 

Bangui, 30 décembre (RJDH)–Le président centrafricain François Bozizé a affirmé sa volonté de se rendre au Gabon ‘’sans conditions et sans délai’’ pour le dialogue avec les rebelles de la coalition Séléka. Le dialogue dont l’issue pourrait être, selon lui, la formation d’un gouvernement d’union nationale qui réunirait et l’opposition démocratique, les politico-militaires membres du Séléka.


Cette déclaration a été faite au sortir d’un huis clos avec le président béninois et président en exercice de l’Union Africaine (UA), Thomas Boni Yayi, arrivé à Bangui ce dimanche pour  encourager le processus de dialogue déjà engagé par la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).


« Je m’engage à  respecter la décision des chefs d’Etat de la CEEAC prises à Ndjamena au Tchad. Je suis prêt à me rendre à Libreville, sans conditions et sans délai, pour discuter avec les frères centrafricains de l’accord global de paix et du dialogue politique inclusif. A l’issue de cette rencontre, nous serons sûrement en mesure de mettre en place un gouvernement d’union nationale pour gérer ce pays qui a tant souffert », a déclaré François Bozizé.


Il a successivement demandé pardon à la population des villes occupées par les rebelles, à la France, aux Etats-Unis et aux Nations-Unies pour les désagréments enregistrés au cours des dernières manifestations à Bangui, en guise de protestation contre la rébellion.


En ce qui concerne en particulier l’ancienne puissance coloniale, François Bozizé a formulé le vœu de rencontrer le président François Hollande pour, dit-il, « débattre des questions qui intéressent profondément la République centrafricaine’’


Le président béninois a appelé les belligérants à l’arrêter des hostilités et de dialoguer. « L’appel que je lance à toute la classe politique centrafricaine, à tous les acteurs politico-militaires est qu’il faut mettre un terme à la violence. Il faut qu’ils rentrent et qu’ils puissent gérer dans la concorde, un gouvernement d’union nationale », a-t-il lancé à l’endroit de toutes les forces vives de la nation.


Yaya Boni a rassuré le peuple centrafricain que l’UA s’engage à aider la République centrafricaine dans le processus de paix et demande aux rebelles de cesser les hostilités et de dialoguer avec le gouvernement pour une solution pacifique.


« Le continent africain ne doit pas continuer à afficher une telle image. Nous sommes un continent qui veut renforcer son unité, travailler pour la stabilité, la paix et la sécurité (…).  Pour la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la fin de  l’impunité de nos pays respectifs », a-t-il déclaré.


La venue du président de l’UA va renforcer les négociations déjà engagées par la CEEAC. Mais les rebelles occupent déjà depuis deux jours, la ville de Sibut, située à 160 kilomètres de la capitale centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches