Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 23:26


Dongou.jpg

KINSHASA - (IPS 29/12/2009) «La guerre qui sévit depuis le début de l’année 2009 en Equateur, dans la partie nord de la République démocratique du Congo (RDC), n’est pas un simple affrontement ethnique», reconnaît le ministre congolais de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga.

 Au départ, le gouvernement congolais «n’a pas pris toute la mesure de la situation à Dongo, principale ville où sévit la guerre. Il s’est laissé prendre au piège de la thèse apparente des affrontements interethniques», déclare Joshua Bokele, chef coutumier habitant de Dongo. «Il y a un an, dès les premiers signaux de trouble, le gouvernement n’avait alors dépêché qu’une section de la police d’intervention rapide, unité spéciale de la police nationale congolaise, en vue de rétablir l’ordre».

Pour Mounoubai Madnodje, le porte-parole civil de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC), s’exprimant lors d’une conférence de presse au siège de l’institution, le 16 décembre à Kinshasa, la capitale de la RDC, «tout ce qu’on sait de cette rébellion c’est qu’elle se nomme 'Patriotes résistants Enyele'. Il s’agit d’une insurrection dont on ne connaît pas beaucoup les contours et qui semble instiguée par une main noire», ajoute-t-il.

«Mais qui finalement sont ces insurgés? Quelles sont leurs revendications? Quels sont les moyens mis en place par le gouvernement pour protéger la population civile et ses biens et rétablir la paix? Ni le gouvernement, ni la MONUC) ne veut donner des réponses à ces questions, alors que la population a besoin d’être informée puisqu’elle en est la première victime», affirme Bokele.

 Selon Bokele, «le gouvernement et la MONUC, qui ont la charge de la sécurité sur tout le territoire congolais, n’ont pas le droit d’ignorer ni de dire publiquement qu’ils ignorent les contours exacts de cette guerre dont beaucoup de civils sont inutilement victimes à Dongo et dans les villages voisins de Dongo».

«Nous ne savons rien sur l’origine de cette rébellion et il est quasiment impossible d’identifier les rebelles, surtout puisqu’ils s’habillent de la même façon que les civils», a indiqué à IPS, Laurentine Lokuli, une déplacée de guerre installée à Mbandaka, dans le nord-ouest du pays, depuis dimanche le 20 décembre, vivant sous une tente de fortune avec quatre jeunes enfants.

 Mais «puisqu’ils ne veulent pas nous informer sur les instigateurs de cette guerre et sur leurs revendications, qu’ils nous disent au moins les moyens qu’ils mettent en jeu pour y faire face et protéger les civils qui continuent à errer dans toute la province, au Congo-Brazzaville et en Centrafrique, fuyant les détonations d’armes lourdes», s’indigne Maria Bokungu, mère d’une famille de sept enfants, elle aussi déplacée de guerre à Mbandaka.

Tout en reconnaissant l'erreur d’appréciation au départ sur la nature de cette guerre, «le gouvernement a repris la situation en main et a déjà déployé quelques bataillons des Forces armées congolaises (FARDC) pour traquer et mettre hors d’état de nuire les instigateurs de cette machination», affirme Mende Omalanga.

Et selon Babacar Gueye, commandant des opérations militaires de la MONUC «cette fois-ci, les FARDC bénéficient d’un effort conséquent du gouvernement».

Entre-temps «plus de 150.000 personnes et de nombreuses familles qui ont quitté la zone de guerre continuent à errer dans le froid, tantôt à travers d’autres villes et villages de la province, tantôt au Congo-Brazzaville et en Centrafrique, deux pays voisins de la province de l’Equateur, sous la pluie sans assez d’assistance de la part du gouvernement», indique un rapport du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dont copie est parvenue à IPS.

Cependant, malgré cette situation humanitaire déplorable et une insécurité montante, «les difficultés pour les Forces armées congolaises (FARDC) de reprendre Dongo et les villages voisins sont évidentes, entre autres, à cause de l’indiscipline de ses éléments et du fait que certains d’entre les militaires congolais sont mêlés à des crimes notamment sexuels», affirme un rapport de l’ONG internationale 'Human Rights Wacth', dont copie est parvenue à IPS.

Ce rapport publié le 13 décembre demande particulièrement à la MONUC «d’arrêter son soutien aux FARDC pour marquer son désaccord avec le fait que cette armée manque de professionnalisme et qu’en toute impunité, certains de ses membres se rendent auteurs des violences envers la population civile».

Considérant que «les tâches qu’elle accomplit sont déterminées par le Conseil de sécurité, la MONUC a décidé d’apporter son soutien aux FARDC, notamment pour apporter de l’assistance humanitaire aux déplacés de guerre et du soutien aux autres agences et organisations humanitaires coupées de leurs bases à cause des guerres, comme le Programme alimentaire mondial (PAM) qui fournit déjà des rations à environ 19.000 personnes à Betou, Boyele, Landza et Liboko», a déclaré Jean Paul Dietrich, le porte-parole militaire de la MONUC.

«Les premiers éléments militaires de la MONUC sont arrivés depuis 15 décembre à Dongo et Gemena, où une base opérationnelle temporaire a été déployée en Equateur», explique Dietrich, indiquant qu’en moyenne 500 hommes sont déployés sur place avec du matériel pour résorber la crise humanitaire.

Pour l’instant, «il reste impossible que des opérations d’évacuation des populations soient envisagées, notamment à Bobito, Bokonzi, Bozene, Dongo, Gemena et Tandala avant toute assistance à la population vulnérable», souligne le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

 (FIN/2009)

Emmanuel Chaco


28 déc

© Copyright IPS

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 23:22


robert-bourgi-francafrique_40.jpg

Mardi, 29 Décembre 2009 08:12

« On ne vas pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands services ». C'est ainsi que le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, justifie la politique du président français, Nicolas Sarkozy, à l'égard de l'Afrique. Celui-ci avait promis de rompre avec les réseaux de la Françafrique de ses prédécesseurs.  Pas facile de se débarrasser d'un système.

La Françafrique ? Elle est déjà morte au moins quatre fois.

Dès janvier 1994, quand le franc CFA est dévalué de 50%, beaucoup croient que c’est fini. Un mois plus tard, aux obsèques de Félix Houphouët-Boigny, « c’est le père de la Françafrique que l’on enterre, mais c’est aussi la Françafrique elle-même (François Mitterrand, Jacques Chirac, Omar Bongo, Gnassingbé Eyadema, etc) qui se réunit une dernière fois pour une ultime cérémonie d’adieu ».

En avril 1997, après une victoire électorale de la gauche en France, le nouveau Premier ministre Lionel Jospin définit sa politique africaine en quatre mots : « Ni ingérence, ni indifférence ». Et beaucoup pensent alors que la Françafrique va mourir pour de bon.

Enfin, en janvier 2008, quand le secrétaire d’État français à la coopération, Jean-Marie Bockel, proclame dans le journal Le Monde : « Je veux signer l’acte de décès de la Françafrique », beaucoup pensent : « Si c’est le ministre lui-même qui le dit… ». Le problème est que, deux mois après cette déclaration, l’infortuné Bockel perd le portefeuille de la coopération à la demande du président gabonais Omar Bongo.

C'est un complexe franco-africain, un système tentaculaire, ni tout à fait français, ni tout à fait africain, dont le centre de commandement se situe à Paris, à la cellule africaine de l’Elysée, et dont les pseudopodes s’étendent en Afrique.

 À la même époque, en février 2008, la France aide le président tchadien Idriss Déby à repousser un assaut rebelle sur N’Djamena sans lui demander la moindre contrepartie. À ce jour, aucune enquête judiciaire réelle n’a été menée sur la disparition de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh.

Toujours en février 2008, Paris ferme les yeux sur la répression implacable qui s’abat sur les émeutiers de la faim au Cameroun – plus de 100 morts de source indépendante.

Enfin, en août 2009, quelques jours avant la présidentielle qui doit désigner le successeur d’Omar Bongo à la tête du Gabon, l’un des conseillers officieux du président français Nicolas Sarkozy, Robert Bourgi, confie au journal Le Monde : « Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra ».

Et au même moment, le secrétaire d’État français à la Coopération, Alain Joyandet, se rend très discrètement en Guinée équatoriale pour demander au président Obiang Nguema de ne plus soutenir le candidat André Mba Obame contre celui de Paris…

Les amitiés sélectives

La « rupture » promise par le candidat Sarkozy est-elle tombée aux oubliettes ? Pas si simple. Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne.

Au Togo par exemple, le président français essaie de se démarquer de son prédécesseur Jacques Chirac. Dès avril 2005, il a qualifié de « mascarade » l’élection très controversée du fils du défunt Gnassingbé Eyadema – un scrutin qui, selon l’Onu, s’est soldé par la mort d’au moins 500 personnes.

Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2007, Nicolas Sarkozy a fait recevoir le principal opposant togolais, Gilchrist Olympio, par deux de ses collaborateurs : en septembre 2008 par Alain Joyandet, et en février 2009 par le chef de la cellule Afrique de l’Élysée, Bruno Joubert. Est-ce parce que le Togo n’occupe pas la position stratégique du Tchad ou ne possède pas les richesses pétrolières du Gabon ? Visiblement, Paris est plus exigeant avec Lomé qu’avec d’autres capitales. D’ailleurs, le régime togolais ne s’y trompe pas. En décembre dernier, le premier secrétaire de l’ambassade de France à Lomé a été expulsé. Sans doute est-ce un message des Togolais aux Français sur le thème : « Ne vous intéressez pas de trop près à la présidentielle de février prochain ».

L'aide militaire

Autre signe de « rupture » : la renégociation des accords de défense avec les anciennes colonies françaises. Finies les clauses secrètes qui garantissaient aux régimes en place une aide militaire française en cas de soulèvement populaire ou de rébellion armée.

« Les temps ont changé et la France n’a pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique », a lancé Nicolas Sarkozy au Cap, en Afrique du Sud, en février 2008. Cela dit, le chef de l’État français a renoncé à fermer la base militaire française de Libreville au Gabon, comme le suggérait pourtant le Livre blanc de la défense publié en juin 2008. Commentaire d’un conseiller du président Ali Bongo : « C’est donnant-donnant. Les Français protègent notre régime contre les menaces intérieures ou extérieures. En échange, nous soutenons leur politique en Afrique et ailleurs ».

Les retrouvailles

Dernier signe de changement : les tentatives de réconciliation avec des pays très hostiles à la France d’avant Sarkozy.

Avec le régime du président rwandais Paul Kagamé, les retrouvailles sont en bonne voie. Après trois ans de rupture, les relations diplomatiques ont été rétablies en novembre dernier. La justice française soupçonne le régime rwandais d’être impliqué dans l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Habyarimana. De son côté, la justice rwandaise accuse la France d’être complice du génocide de 1994. Aujourd’hui, Paris et Kigali essaient de vider leur querelle judiciaire.

Avec le régime du président ivoirien Laurent Gbagbo, les choses sont plus compliquées, sans doute à cause de la force des liens entre les acteurs politiques de France et de Côte d’Ivoire (l’UMP, le PS, le FPI, le PDCI et le RDR). Tout va dépendre de la future présidentielle et des conditions de sa transparence.

Des relations pragmatiques

En fait, l’une des différences entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy est que le premier refusait de prendre au téléphone les chefs d’État africains qui lui étaient ouvertement hostiles. Mieux, il ne cachait pas son antipathie à l’égard de certains, comme l’Ivoirien Laurent Gbagbo. Le second est plus « rond ».

Cinquante après, la France commence enfin à « dépassionner » ses relations avec l’Afrique et à traiter de la même façon toutes ses anciennes colonies, celles qui restent amies comme celles qui ont « coupé le cordon ». Finie l’époque de Sékou Touré, où Charles de Gaulle voulait « punir » la Guinée d’avoir dit non à la France. Moins de pathos, plus de pragmatisme. De ce point de vue, la France a tiré quelques leçons des émeutes anti-françaises d’Abidjan en novembre 2004. L’avenir de la Côte d’Ivoire ne se décide plus à Marcoussis en France, sous la houlette de Jacques Chirac, mais à Yamoussoukro, sous celle du chef de l’État burkinabé Blaise Compaoré. Et aujourd’hui, les « patriotes » proches de Laurent Gbagbo ont de plus en plus de mal à mobiliser les foules d’Abidjan contre la « France coloniale ». Cinquante ans après, la relation franco-africaine se normalise… lentement.

L'Afrique de Sarkozy vue par 

« La France à fric »

Que reste-t-il de la Françafrique en 2010 ? D’abord du business. Paris accorde la priorité aux pays africains qui lui vendent du pétrole (Angola, Nigeria, etc.) ou de l’uranium (Niger), et à ceux qui peuvent lui acheter de la haute technologie (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Afrique du Sud). D’où l’extrême prudence de Nicolas Sarkozy à l’égard de Mamadou Tandja, l’homme qui vient de tordre le cou à la Constitution du Niger pour se maintenir au pouvoir jusqu’en 2012. Mais surtout, de la Françafrique, il reste une alliance d’intérêts bien compris.

Côté français, la Françafrique a longtemps été une tirelire, une « France à fric ».

En 2002, lors du procès Elf, Loïc Le Floch-Prigent s’est mis à table : « On va appeler un chat un chat. L’argent d’Elf part en Afrique et revient en France ». Et en juin dernier, à l’occasion des obsèques d’Omar Bongo, l’ex-président français Valéry Giscard d’Estaing a révélé sur la radio Europe 1 un drôle d’échange téléphonique lors de la campagne présidentielle de 1981 : « J’ai appelé Bongo et je lui ai dit : « Vous soutenez actuellement la campagne de mon concurrent [Jacques Chirac]». Alors il y a eu un temps mort, et il m’a dit « Ah, vous le savez ? », ce qui était merveilleux. À partir de ce moment-là, j’ai rompu mes relations personnelles avec lui ». Difficile de croire que ces pratiques ont totalement disparu en 2010…

Côté français, les décideurs – de gauche comme de droite – continuent de nourrir l’ambition d’une « plus grande France ». Une France qui se projette dans le monde grâce à quatre multiplicateurs de puissance : l’arme atomique (fabriquée avec un combustible en provenance... du Niger), le siège permanent au Conseil de sécurité, l’Europe et l’Afrique.

En 2003, lors de son bras de fer avec l’Américain George Bush sur l’Irak, Jacques Chirac a usé ouvertement de trois de ces instruments de puissance – les trois derniers. L’Afrique est donc une pièce maîtresse de ce dispositif. Jean-Pierre Dozon l’appelle même « l’État franco-africain » : « Le plus fort tour de passe-passe de la Ve République, grâce auquel l’État français parvint à se métamorphoser en grande puissance, consista à se démultiplier en autant d’États voués à soutenir sa politique étrangère ». La Françafrique, « État simultanément un et multiple ». La Françafrique, « individualité historique », dit encore Dozon en empruntant la formule à Max Weber.

 Sécuriser les pouvoirs

Côté africain, la Françafrique est perçue par plusieurs chefs dÉtat comme une assurance-vie. Elle est la garantie d’un soutien financier (l’APD – Aide publique au développement, l’entregent de Paris auprès du FMI et de la Banque mondiale) et monétaire (le franc CFA adossé au Trésor français et à l’euro) à des économies défaillantes. Surtout elle pérennise des régimes très peu démocratiques mais fidèles à la France.

Françafrique

Paris, 10 avril 2008. Un militant du collectif "cellule françafrique" qui milite pour le renouveau des relations franco-africaines, campe devant la porte d'un hôtel particulier qui appartiendrait à Omar Bongo.

L’arrivée de Nicolas Sarkozy a-t-elle changé la donne ? « Non », répond Achille Mbembé. « Le cartel des satrapes – d’Omar Bongo, Paul Biya et Sassou Nguesso à Idriss Déby, Eyadema fils et les autres – se félicite de ce qui apparaît clairement comme le choix de la continuité dans la gestion de la Françafrique – ce système de corruption réciproque qui, depuis la fin de l’occupation coloniale, lie la France à ses affidés africains », écrivait l’historien camerounais dès le 1er août 2007 dans les colonnes du journal Le Messager de Douala. Depuis, Ali Bongo a succédé à son père et le Sénégalais Karim Wade semble se préparer lui aussi à briguer la succession de son père lors de la présidentielle de 2012.

En fait, dans l’esprit de plusieurs chefs d’État africains, la Françafrique reste un instrument irremplaçable de conservation du pouvoir : une garantie contre l’alternance démocratique, un gage de présidence à vie, voire une promesse de transmission héréditaire du pouvoir. La force de ces régimes est de parvenir à faire croire à la France qu’ils sont ses seuls alliés indéfectibles, à l’exclusion de leurs adversaires politiques (opposants ou rebelles).

La faiblesse de la France, c’est de croire que c’est vrai, plus par commodité que par naïveté. « On ne va pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands services », dit le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant. On est loin du discours de Barack Obama à Accra le 11 août dernier : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais de fortes institutions ». La Françafrique ou l’Afrique « utilitaire ». Pour la France, il y a un vrai risque de décrochage avec la jeunesse africaine.

Par Christophe Boisbouvier

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 21:44


Bozize171108275-copie-1.jpg

 

Un an après le décès de plus en plus suspecté d’assassinat du président de la Ligue centrafricaine de l’homme qui fut le principal témoin des violences survenues en Centrafrique pour lesquelles est inculpé JP Bemba à la CPI, le président Bozizé est pointé dans la disparition de cette pièce maîtresse dans l’affaire.
 

Il y a une année que mourrait Maître Nganatouwa Goungaye Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme. C’était le 27 décembre 2008 à la suite d’un accident de voiture. Il enquêtait sur tous les crimes commis à Bangui entre 2002 et 2003.

C’est lui qui, avant Moreno O’Campo, avait réussi à ficeler un dossier béton de témoignages et d’éléments à charge du leader du Mlc. Ce fût sur la base de sa dénonciation et de son action concertée avec les victimes que la Cpi avait décidé d’ouvrir une enquête contre l’ancien vice-président de la Rdc.

Dans le cadre du procès de ce dernier qui s’ouvre au mois d’Avril 2010, cet activiste des droits de l’homme devait constituer un maillon principal, si pas indispensable, dans la chaîne des témoignages contre Bemba.

Mais, Maître Wanfiyo n’enquêtait pas que sur ce dernier. Il réclamait sans cesse le droit à la justice pour toutes les victimes des crimes commis dans le cadre du coup d’Etat du Général Bozizé. A ce propos, l’actuel Chef de l’Etat centrafricain comme son prédécesseur se trouvaient aussi incriminés. Somme toute, les différentes parties au confit traînent dans leur sillage un lourd contentieux de crimes et autres exactions commises à Bangui.

C’est dire que si le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme n’était pas décédé, Bozizé et Patassé seraient aujourd’hui en grande difficulté avec la Justice internationale. Son décès inattendu aura sans nul doute profité à quelque sournois conspirateur. A preuve ! Un an après sa mort, les circonstances de celle-ci demeurent encore troubles. Elles ne permettent pas non plus d’écarter les probabilités d’un assassinat. Son activisme, son professionnalisme et son courage à dénoncer les violations des droits de l’homme en Rca et à faire appel à la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves, lui ont attiré beaucoup d’inimitié au pays. Jusqu’aux plus hauts rangs de l’actuel régime.

Il a ainsi été menacé de mort plusieurs fois, arrêté arbitrairement et faisait l’objet d’une surveillance constante des forces de sécurité. Le rapport d’enquête de la police centrafricaine sur sa mort est truffé de contradictions et d’approximations. Aucune autopsie du corps n’a été réalisée malgré la demande de la famille. D’autre part, le principal témoin de l’accident dit ne plus se souvenir des faits et des circonstances. Une procédure judiciaire a dès lors été ouverte contre le chauffeur du camion dans lequel se serait encastrée la voiture de Maître Wanfiyo.

Pour toutes ces raisons qui précèdent et pour bien d’autres, nombreux sont ceux qui restent convaincus que la main noire de Bozizé plane sur « l’accident » de cet activiste des droits de l’homme (Fidh), forte de ses 155 organisations membres, on exige aujourd’hui que toute la lumière soit faite autour de la mort de Maître Wanfiyo. Il faut que les responsabilités soient clairement établies.

Cela est fiévreusement attendu à l’occasion du procès sur la mort de Wanfiyo qui s’ouvre en mars 2010. Si jamais la vérité n’éclatait pas, la Fidh se réserve la possibilité de solliciter l’implication de la justice internationale. Il y va vraiment de l’intérêt de cette dernière si elle tient à son impartialité et à sa crédibilité. Car, au regard des enquêtes et orientations des travaux de maître Wanfiyo sur terrain, il ne fait l’ombre d’aucun doute aujourd’hui que Bemba ne peut payer seul les crimes de Bangui. Tous les acteurs mis en cause doivent le rejoindre à La Haye. Autrement.

Le Palmarès

Source: digitalcongo.net 29/12/2009 12:53:46

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 01:24


A C cemac

 

LIBREVILLE, 29 décembre (Infosplusgabon) - Riche en ressources pétrolières, minières et forestières, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC)est l’une des régions d’Afrique où la pauvreté affecte la plus grande partie de la population.

D’une superficie de 3 millions de km² - allant du Congo-Brazza à la Guinée équatoriale en passant par le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine et le Tchad - la CEMAC est un petit marché de 32,1 millions d’habitants.

Selon des données du rapport mondial sur le développement humain publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 33,4% de la population du Cameroun vivent avec moins d’un dollar par jour et ces chiffres atteignent 66,6% pour la population de Centrafrique et près de 70% au Congo.

Les échanges commerciaux intra-communautaires sont encore faibles en raison de l’absence d’infrastructures de base, comme les routes et dessertes ferroviaires, et des lenteurs dans le processus d’intégration régionale.

« Nous sommes en train de nous organiser pour accélérer l’intégration régionale. C’est notre première priorité », avait assuré le secrétaire exécutif de la CEMAC, Jean Nkuete, lors d’une conférence de presse en marge du lancement des négociations entre la CEMAC et l’Union européenne (UE) pour un accord de partenariat économique en 2007.

Le commerce intra-régional est de l’ordre de 2% pour les importations et de 1% pour les exportations. D’après le M. Pascal Lamy, le commerce entre la CEMAC et le seul Nigeria - géant économique de l’Afrique de l’Ouest - est « supérieur au commerce intra-régional ». Le commerce bilatéral entre l’UE et la CEMAC associée à Sao Tomé et Principe représente à peine un flux de 7 milliards d’euros/an (Chiffres 2007).

Les principales exportations vers l’UE sont constituées essentiellement de produits pétroliers qui représentent 48% de ces exportations, de bois (18,4%), de cacao (4%), de bananes (3,8%), de coton (2,2%), d’aluminium (1,5%), de diamants (3,8%), de café (1,1%) et de manganèse (1%).

Le pétrole est la première ressource d’exportation de la plupart des pays de la CEMAC et, selon la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) basée à Brazzaville, « le principal déterminant de l’évolution de la CEMAC ».

Dans un de ses rapports, la BDEAC indique qu’au cours de cette année, la production pétrolière globale a été de 41,4 millions de tonnes pour quatre des six pays de la CEMAC : Cameroun, Congo, Gabon et Guinée équatoriale.

La CEMAC doit « commencer par construire un marché commun pour bien asseoir l’intégration régionale ».



© Copyright Infosplusgabon

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 00:50


ZIg-Zag.jpg

 

La décision tant attendue est finalement tombée ce mardi 29 décembre : La Cour de Cassation de la République centrafricaine a refermé définitivement la page de l’affaire de la direction du parti MLPC au sujet de laquelle la Cour d’Appel avait déjà rendu en décembre 2008 un verdict favorable à Martin Ziguélé.

Comme la partie adverse à savoir Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, qui était pourtant à l’initiative du recours en justice, avait interjeté appel, toute la République était suspendue à l’arbitrage de la Cour de Cassation. C’est le verdict de cette dernière qui vient de tomber et qui confirme la décision rendue en Première Instance et en Appel. Dondon et sa clique sont donc définitivement déboutés. En décembre 2008 déjà, il avait laissé tomber à l’issue du prononcé du verdict que c’était une « décision politique ». C’est pourtant lui-même qui avait décidé de traîner Martin Ziguélé et ses camarades en justice.

Dans le sillage de Dondon, cette décision concerne également et surtout l’ex président Patassé car c’est pour lui et en son nom à l’époque que Dondon, premier vice-président du MLPC avait saisi la justice dans le but et l’espoir d’arracher sa direction à Martin Ziguélé et ses camarades tout en les faisant condamner par les tribunaux. Entre temps, une scission est intervenue au sein de la clique Dondon.

Depuis, celui-ci est complètement ou s’est isolé et c’est Sosthène Guétel qui s’agite encore à la tête de quelques croyants derrière Ange Félix Patassé mais depuis le retour au bercail de ce dernier et ses infructueuses tentatives de reprendre le contrôle du MLPC, les carottes sont cuites et la cause est désormais entendue. En posant le problème à Bozizé lors de leur premier entretien après son retour au pays, Patassé a été renvoyé par celui-ci à la prochaine décision de la Cour de Cassation. C’est désormais chose faite et il sait maintenant à quoi s’en tenir.

En réalité, Patassé a fini par lâcher prise sur la question de la direction du MLPC lorsqu’il a pris la bonne température de la situation après avoir tâté le terrain à son retour au pays. Le débat totalement inutile qu’il a cru devoir lancer sur la question de savoir qui a réellement fondé le parti MLPC lui est revenu à la figure comme un boomerang devant la ferme détermination des vrais créateurs du MLPC qui n’entendent nullement lui abandonner le terrain sur cette affaire. Il décide finalement de se présenter à l’élection présidentielle plutôt en candidat « indépendant », anticipant ainsi sur le verdict de la Cour de Cassation.

 En tout état de cause, ce n’est que justice que la Cour de Cassation ait pu rendre cette décision en faveur de Martin Ziguélé qui s’est réellement battu et continue de se battre sans compter pour faire triompher la ligne et la cause du MLPC. C'est une importante victoire politique dont il n'a pas à rougir. Les contradictions et divergences politiques au sein d’un parti politique devraient en principe se résoudre à l’intérieur de ce parti.

En décidant de porter les contradictions au sein du MLPC devant la justice, Luc Apollinaire Dondon a pris la lourde responsabilité de créer un précédent dangereux. Il a soulevé une pierre qui a fini par retomber sur son propre nez. La Cour de Cassation lui a donc infligé un cinglant camouflet mais au-delà de sa personne, c’est en dernier ressort Ange-Félix Patassé qui vient de mordre ainsi la poussière et doit revoir tous ses canons et stratégie politiques.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:52


Sekouba-Konate.jpg

 

RABAT (AFP) - 29.12.2009 20:51 - Le dirigeant par intérim de la Guinée, Sékouba Konaté, qui a rendu visite mardi au chef de la junte, Moussa Dadis Camara, hospitalisé à Rabat, a ensuite confié à différentes personnes qu'"on ne peut rien tirer de Dadis", a affirmé à l'AFP une source proche de la junte.

Le dirigeant par intérim de la Guinée, Sékouba Konaté, qui a rendu visite mardi au chef de la junte, Moussa Dadis Camara, hospitalisé à Rabat, a ensuite confié à différentes personnes qu'"on ne peut rien tirer de Dadis", a affirmé à l'AFP une source proche de la junte.

Le dirigeant par intérim de la Guinée, Sékouba Konaté, qui a rendu visite mardi au chef de la junte, Moussa Dadis Camara, hospitalisé à Rabat, a ensuite confié à différentes personnes qu'"on ne peut rien tirer de Dadis", a affirmé à l'AFP une source proche de la junte.

Le général Konaté n'a pas fait de commentaire officiel après avoir rencontré le capitaine Camara, soigné au Maroc depuis qu'il a été blessé à la tête, le 3 décembre à Conakry, par son aide de camp.

Mais selon une source proche de la junte, requérant l'anonymat, le général a déclaré à plusieurs interlocuteurs, après sa visite à la clinique royale marocaine: "On ne peut rien tirer de Dadis".

Selon la même source, le ministre de la Défense a constaté que "Dadis n'était pas conscient de ce qui se passait dans son entourage" et qu'il n'y avait "plus rien à faire pour lui".

Depuis que le capitaine Camara a été opéré, officiellement d'un "traumatisme crânien", le 4 décembre, les autorités guinéennes ont toujours diffusé le même type de message officiel: "il va mieux et a l'intention de retourner le plus vite possible à Conakry". Mais le capitaine n'a fait aucune déclaration ni apparition depuis qu'il a été blessé.

Selon une source proche de la junte, un ministre qui s'était rendu à Rabat le 17 décembre, avait déjà rapporté au général Konaté que le capitaine Camara était dans "un état assez déplorable".

Moussa Dadis Camara avait été porté au pouvoir par l'armée le 23 décembre 2008, au lendemain de la mort du dictateur Lansana Conté (1984-2008).

Le 3 décembre à Conakry, il été blessé par balles par son propre aide de camp, Aboubacar Sidiki Diakité dit "Toumba", qui a ensuite pris la fuite.

Toumba a plus tard affirmé avoir tiré sur son patron, parce que ce dernier l'avait "trahi" et voulant lui faire "porter l'entière responsabilité" du massacre d'opposants, perpétré le 28 septembre par les forces de sécurité (au moins "156 morts et disparus" et "106 femmes victimes de violences sexuelles", selon l'ONU).

La semaine dernière, l'anniversaire du coup d'Etat a été fêté uniquement dans les casernes, au moment où les pressions internationales s'accentuent sur le régime militaire, accusé de crimes contre l'humanité par l'ONU.

Le général Konaté a alors prononcé un discours d'apaisement, en s'engageant à favoriser la tenue d'élections "le plus tôt possible" et en appelant à "l'indispensable réconciliation" de tous les Guinéens.

 

© 2009 AFP


NDLR : C'est désormais un légume et il a fallu qu'un général se rende jusqu'au chevet du capitaine pour s'en rendre compte...! Pitoyable armée africaine ! Il est plus que temps pour que la Guinée et les Guinéens tracent une croix sur ce sanguinaire de Dadis et passent à autre chose.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:15


IDI-BOZIZE-Syrte-juil-09--1-.jpg

 

Dans une de nos récentes parutions, nous annoncions que lors de son récent entretien à N’djaména avec le président tchadien sur le chemin de son retour de Copenhague, Bozizé avait fait part à son interlocuteur, sans doute dans le but de se faire pardonner le réchauffement de ses relations avec le Soudan de El Beshir, de son idée saugrenue de se rendre également dans la ville de Sahr au Tchad où Idriss Déby comptait passer le réveillon du nouvel an dans une caserne avec ses soldats.

Bozizé étant un lecteur assidu et fidèle du site de Centrafrique-Presse, il s’est ému de cette information et s’en est plaint aux autorités tchadiennes. D’après lui, il ne voudrait pas jouer les intrus à Sahr. Gentleman, Idriss Déby décide de dépêcher un émissaire à Bangui pour remettre une invitation officielle à sieur Bozizé afin de lui permettre de trouver une justification à son déplacement de la St Sylvestre hors de son pays.

C’est donc le ministre tchadien de l’Intérieur, Ahmat Bachir, qui a effectué le lundi 28 décembre, un saut éclair à Bangui porter la précieuse invitation à Bozizé qui peut donc se rendre désormais la conscience tranquille au réveillon de Sahr avec Déby. On est franchement en pleine psychanalyse.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:12


Victor-Angelo-.jpg

APA Bangui 29-12-2009 (Centrafrique) Le représentant spécial de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), Victor Angelo, a déclaré, lundi à Bangui, que l’exécution du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), dans les prochains jours, va contribuer à une certaine stabilité et à la sécurité de la population dans les zones en proie à l’insécurité du nord-est de la Centrafrique.

« Une bonne combinaison d’un bon programme DDR avec beaucoup de patrouilles mixtes MINURCAT et gouvernement centrafricain permettra d’être beaucoup plus opérationnel, d’avoir plus de résultats afin d’assurer la tranquillité des populations et aussi des réfugiés », a déclaré M. Angelo, à l’issue d’une audience, lundi à Bangui, avec le président centrafricain, François Bozizé.

Le représentant spécial de la MINURCAT a indiqué avoir discuté avec le chef de l’Etat centrafricain de la situation sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga et examiné avec lui les mesures à prendre pour l’améliorer.

Il a ajouté avoir aussi abordé la situation des réfugiés à Sam Ouandja et de leur protection par les forces de la MINURCAT et par le gouvernement centrafricain à cause de l’insécurité qui prévaut dans la région.

Mise en place par la résolution 1778 du 25 septembre 2007 du Conseil de sécurité des Nations unies, la MINURCAT doit créer les conditions favorables au retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés, des personnes déplacées.

Elle doit aussi garantir la protection des réfugiés, des personnes déplacées et des populations en danger en République centrafricaine, et créer les conditions en faveur de la reconstruction et du développement économique et social des zones en proie à l’insécurité.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:08


lac_tchad580.jpg

APA-Yaoundé 29-12-2009 (Cameroun) Le Cameroun a déjà engrangé un peu plus de 66,7 milliards FCFA au titre des droits de transit du pipeline tchadien depuis son inauguration en octobre 2003, a appris APA mardi auprès de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Entre le 1er janvier et le 15 novembre 2009, 44 enlèvements de pétrole brut ont été effectués au terminal de Kribi (sud du pays), générant pour le Cameroun des recettes de l’ordre de 7,49 milliards FCFA.

Au total, le volume cumulé des enlèvements de brut tchadien est de 37,44 millions de barils depuis 2003.

Par ailleurs, le Cameroun indique avoir remboursé, « à bonne échéance », près de la moitié des prêts contractés pour le financement de sa participation au projet de construction du pipeline tchadien, soit 32,847 millions de dollars US sur 53,4 millions auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), et 14,595 millions d’euros sur 35,7 millions auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI).

Le pipeline Tchad-Cameroun, d’une longueur de 1070 kilomètres, part des champs pétroliers de Doba pour aboutir au terminal de Kribi.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:06


billets-franc-CFA.jpg

APA Bangui 29-12-2009 (Centrafrique) Les députés centrafricains ont adopté, lundi à Bangui, le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2009-2010 estimé à 184,6 milliards de FCFA, a appris APA.

Dans ce nouveau budget en hausse de 7,9% par rapport à celui de l’exercice-2008-2009, les dépenses de fonctionnement et d’investissement se chiffrent à 206,9 milliards de FCFA alors que les ressources propres sont évaluées à 107,6 milliards de FCFA grâce aux nouvelles mesures fiscales et administratives.

Au titre des appuis budgétaires, 14,6 milliards ont été annoncés, dont un droit de tirage spécial du Fonds Monétaire International (FMI) de 6,3 milliards de FCFA et une contribution de l’Union européenne (UE) de 8,3 milliards de FCFA.

Les financements extérieurs représentent 62,4 milliards de FCFA, dont 58,9 milliards de FCFA de dons et les emprunts 3,5 milliards de FCFA d’emprunts, tandis que les dépenses publiques, en hausse de 16,7%, se situent à 206,9 milliards de FCFA.

Il se dégage un solde global déficitaire de 22,3 milliards de FCFA, en forte dégradation de 263,5% par rapport au collectif budgétaire de 2009, et un solde primaire estimé à presque moins 5 milliards de FCFA, qui ne permettent pas au gouvernement de faire face au service de la dette.

Le taux de croissance prévu en RCA est de 3,5% pour un Produit Intérieur Brut (PIB) estimé à 998 milliards de FCFA en 2010, un taux de prélèvement fiscal avoisinant les 11% et une baisse importante de l’inflation à environ 3%, susceptible de soutenir le processus de paix et maintenir la stabilité politique avant les élections de 2010.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie