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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 14:49

 

 

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Bangui, 12 av. (Acap)- Le Directeur résident de l'ONG National Démocratic Institut (NDI), M. Badié Hima, a restitué, au cours d’un point de presse mardi 13 avril 2010 à Bangui, le rapport d'une mission d’évaluation préélectorale de l’EISA en République Centrafricaine.

Selon M. Hima, cette mission, qui avait pour but "d’évaluer le niveau de préparation du pays pour les élections, de déterminer si la situation permettra la tenue d’élections crédibles, a fait des recommandations visant à renforcer la crédibilité et l’équité du processus électoral en cours en Centrafrique".

"Afin d’assurer des élections inclusives, crédibles et pacifiques en Centrafrique, la mission pense que le dialogue politique initié dans le passé devrait se poursuivre et être renforcé par toutes les parties afin de traiter des problèmes soulevés par les parties prenantes et par l’opposition ».

« La mission encourage les efforts d’éducation civique et électorale en vue de sensibiliser les électeurs sur l’importance du vote, les procédures de vote et la nécessité de compétitions électorales pacifiques », a-t-il poursuivi, ajoutant que, « la mission encourage la communauté internationale à travailler pour soutenir la République Centrafricaine et l’aider dans l’organisation pacifique des élections crédibles et transparentes, ceci est essentiel pour maintenir la dynamique du Dialogue Politique Inclusif, contribuant à l’établissement de la démocratie et d’une paix durable dans le pays ».

« La mission a noté que la communauté internationale a accepté de financer le processus électoral à condition que les règles de transparence et de bonne gouvernance soient appliquées, notamment en ce qui concerne la Commission Electorale Indépendante (CEI), la mission a appris qu’une vérification de la situation financière de la CEI est en cours, mais n’a pas pu confirmer à quel stade se trouvait le processus », a-t-il souligné.

La publication du rapport de cette mission d'évaluation intervient au lendemain du démarrage des inscriptions sur les listes électorales, opération prévue pour 5 jours par la CEI.

Il faut noter que le déploiement de la mission d’EISA est une partie des activités rendue possible par une sous-subvention du NDI, qui met en œuvre en Centrafrique un programme d’accompagnement du processus électoral sur financement du gouvernement américain par le biais de l'USAID et de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique en Centrafrique.

 

NDLR : Voilà des gens qui ont la suite dans les idées. Ils posent clairement la nécessité de l’application des règles de transparence et de bonne gouvernance en ce qui concerne notamment la Commission Electorale Indépendante (CEI) et son président le vrai faux pasteur Binguimalé au sujet duquel le NDI n’a que raison de s’interroger sur les conclusions de l’audit que Bozizé avait ordonné sur sa gestion. Pourquoi est-il si compliqué au pouvoir de Bozizé de réunir les conditions d'une élection transparente et crédible afin de bénéficier des financements que les bailleurs de fonds sont prêts à accorder ? La dynamique du consensus  du DPI est une bonne chose mais faut-il rappeler que c’est Bozizé qui piétiné les recommandations de ce forum qu’il n’a jamais voulu appliquer jusqu’ici. La situation actuelle est la traduction concrète de ce refus politique dont la responsabilité lui incombe entièrement.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 14:44

 

 

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Que l’on se le dise ! La meilleure constitution du monde ne rimera à rien s’il n’y a pas d’hommes sages et vertueux pour la conduire. En même temps une constitution médiocre  accomplira des miracles lorsqu’elle est conduite par des hommes sages et vertueux.

Or, notre pays semble être dépourvu d’hommes dotés de ces attributs de sagesse et de vertu aussi bien du côté du régime que du côté de l’opposition dite démocratique. La preuve en est que toute la classe politique depuis toujours n’arrête pas de s’en remettre honteusement à la France, à l’union européenne, à la francophonie, à l’union africaine, aux nations unies et à d’autres institutions pour régler le plus petit de nos problèmes intérieurs. Pire,  cette classe politique s’en remet piteusement à ce que beaucoup de nos compatriotes  avisés savaient déjà, c’est-à-dire aux conseils  qui sont d’une évidence déconcertante, voir d’une banalité déprimante d’un Amadou Toumani Touré, d’un Omar Bongo, d’un Alain Joyandet, d’un Buyoya.

La politique n’est-elle pas par excellence l’art de renouer  le dialogue ? D’arriver à un consensus ? De faire un compromis ? A-t-on vraiment besoin de ces « sages » pour nous inculquer  ces fondamentaux ? Notre pays est-il dépourvu à ce point ?  Par l’attitude des uns et des autres, toute la classe politique a démontré son incompétence chronique. Les uns et les autres ont complètement échoué dans leur mission originelle. Ceux qui devaient gouvernés n’ont pas  su  gouverner donc gérer les différentes crises dans notre pays et ceux qui devaient s’opposer n’ont  pas su transformés leur revendication en termes d’intérêt général, ce, dans une vision globale. C’est pourquoi, l’heure n’est plus aux querelles infructueuses ni à l’entêtement  bête et méchant ni au triomphalisme aveugle mais à la recherche d’une solution apaisée car le risque d’un morcellement de notre pays demeure après la fin du mandat du général Bozizé.

Bozizé doit bénéficier malgré tout, exceptionnellement d’une prorogation de son mandat après le 11 juin contre un report des élections  pour éviter une situation de blocage dans notre pays.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Le régime peut se prévaloir au gré de ses humeurs du respect de la constitution pour  narguer l’opposition démocratique mais l’on peut s’étonner que le général Bozizé qui avait à maintes reprises  posé des actes anticonstitutionnels depuis son accession au pouvoir se cramponne aujourd’hui à cette même constitution pour  revendiquer sa légitimité.

Le fait de ne pas pouvoir avec son équipe depuis les élections de 2005 mettre en place les conditions nécessaires pour l’organisation d’une élection en 2010 ne constitue t’elle pas une preuve d’incompétence ? De non respect de la constitution ? Par conséquent d’illégitimité ? On peut poser la question dans tous les sens mais le régime de Bozizé porte la plus grande responsabilité dans l’inorganisation de ces élections. Il appartient au pouvoir en place et non à l’opposition comme cela se fait dans tous les pays du monde d’organiser les élections. Le régime disposait alors de cinq bonnes années pour le faire. Qu’en est-il aujourd’hui à l’heure du bilan ? On ne peut pas se réclamer de démocrate, se vanter d’avoir un bon bilan,  prétendre gagner ces élections et en même temps saborder le processus électoral comme le fait le président Bozizé. Finalement de quoi le général Bozizé a-t-il peur ?  Aurait-il si peur de perdre dans une élection transparente ? Toutes les conditions doivent êtres réunies afin qu’une élection juste, libre et transparente soit organisée. Ainsi le vainqueur qui sortira des urnes jouira d’une légitimité incontestable. Les centrafricains sont fatigués et aspirent à vivre en paix.

D’autre part, l’opposition démocratique qui a échoué lamentablement  lors du dialogue politique inclusif par ses manigances et autres querelles de leaderships contre productif, par ses hésitations doit se reprendre au plus vite et ne plus faire la politique de la chaise vide.  Elle doit prendre ses responsabilités au lieu de rester dans une posture attentiste et minimaliste.

Pour des raisons objectives liées notamment à l’insécurité dans le pays, à l’absence effective du corps électoral, au risque d’une contestation des résultats voir  à une multiplication de conflits à défaut de solution satisfaisante du programme DDR, les élections présidentielles et législatives ne peuvent avoir lieu à la date fixée. Comment faire ?

Suggestions pour une sortie de crise

Pour des raisons objectives, le régime du général Bozizé doit se rendre compte à l’évidence que les élections ne peuvent pas avoir lieu dans les conditions qui sont celles d’aujourd’hui. La date de ces élections doit être reportée afin de permettre une meilleure organisation. La situation que connait notre pays est exceptionnelle et dangereuse. Le régime ne peut pas continuer à faire comme si de rien n’était. Si rien n’est fait pour régler définitivement le programme DDR avant ces  élections, si rien n’est fait pour une liste électorale crédible, si rien n’est fait pour ramener la sécurité dans les 8 préfectures  occupés par les rebelles, alors nous nous dirigeons inéluctablement  dans une voie sans issue.

L’opposition démocratique qui revendique doit également être une opposition responsable.  Elle ne doit pas être une opposition de nécessiteux. Elle ne doit pas demander le report de ces élections juste pour affaiblir encore le régime dans le seul but de participer à un gouvernement de mission. Si alternative il y a, les centrafricains ont besoin d’une véritable alternative qui est synonyme d’un véritable changement. Il faudrait que le régime aussi bien que l’opposition démocratique face pour une fois en commun un écart à la constitution pour situation exceptionnelle du pays. 

Dans un premier temps, l’opposition démocratique doit accepter que le président Bozizé bénéficie  exceptionnellement d’une prorogation de son mandat après le 11 juin 2010. Le temps de mettre les listes électorales à jour, de garantir la sécurité sur l’étendue du territoire, d’élire un nouveau président de la commission électorale indépendante qui sera issu des membres de la dite commission électorale.

L’opposition démocratique  ne doit pas profiter de cet état de fait  pour faire main basse sur le gouvernement. Dans le passé, nous avions déjà expérimenté ces gouvernements de « mission » qui n’ont rien donné. On sait que les « tê ka mon tê gué « sont nombreux dans l’opposition et sont prêts à aller à la soupe. Le risque d’instaurer un bras de fer entre le président et le gouvernement fera faire du surplace à notre pays. Le pays ne peut s’offrir aujourd’hui ce luxe là.  Notre pays ne doit pas être à l’arrêt à cause d’un bras de fer quelconque. Désormais, les centrafricains veulent savoir qui fait parti du régime et qui est dans l’opposition. C’est pourquoi Bozizé doit gouverner avec ces hommes pendant cette période de prorogation de mandat.

Dans un deuxième temps, le régime en place doit accepter que les pleins pouvoirs en matière d’organisation de ces élections soient donnés à la commission électorale indépendante, conformément aux recommandations du dialogue politique inclusif.

 Les membres de la commission électorale indépendante doivent êtres représentatifs  des entités qui ont participé à ce dialogue.

Ensuite le président de la dite commission doit être élu parmi ses pairs et non désigner comme c’est le cas.

La mise en place des comités locaux doivent impérativement observée les règles entérinés lors de ce dialogue politique inclusif.

Pour des raisons pratiques et de coordination, il faudrait apporter un petit changement au niveau du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. Un comité ad hoc de vigilance composé des représentants de différentes entités présentes au dialogue politique doit être rattaché à ce département combien sensible dans l’organisation de ces élections. Ce comité doit prendre part au jour le jour à tous les travaux de mise en place et d’organisation de ces élections. Ce département ne doit pas rester seul maitre à bord pour ne pas être juge et partie.

Une chose est sûre et certaine. Les centrafricains sont fatigués, la communauté internationale est fatiguée. Tout le monde veut désormais aller à une élection  libre, juste et transparente.

 

Franck SARAGBA

« De Fini kodé l’esprit « 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 03:08

 

 

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Bangui, 14 avril. (ACAP) – La ministre déléguée aux Affaires Etrangères, à la Francophonie et à l’Intégration Régionale, Mme Ambroisine Kpongo, a reçu, mercredi 14 avril 2010 en son cabinet, l’envoyé spécial du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), L’ancien président du Burundi Pierre Buyoya, en mission d’évaluation des élections présidentielles et législatives de 2010.

Selon Mme Kpongo, « la présence de l’ancien président Pierre Buyoya à Bangui a pour but de prendre attache avec les différents acteurs politiques de notre pays pour voir en quels points l’OIF pourrait intervenir pour nous accompagner pour ce processus électoral ».

Il s'agit «surtout de voir avec la Commission électorale indépendante (CEI) quels sont les problèmes rencontrés, et qu’est ce que le président de la CEI attend de cette organisation pour la bonne marche des élections futures ».

« L’OIF est prête pour l'organisation des élections, surtout si nous demandons ce qui nous manque pour la réussite de ces élections car le président vient en tant qu’observateur, il vient nous écouter, c’est à nous de dire ce qui nous manque, c’est à nous de dire ce qu’il faut pour que nous allions aux élections dans des bonnes conditions », a-t-elle répondu.

 Il faut rappeler que l’ancien président Pierre Buyoya est un habitué de la République Centrafricaine, où il avait conduit une mission d'observation des élections présidentielle et législatives de mars et mai 2005.

Il a également présidé les travaux du Dialogue Politique Inclusif (DPI), qui a réuni à Bangui, du 8 au 20 décembre 2008, l'ensemble des forces politiques du pays, y compris des représentants des groupes armés, pour tenter de mettre fin aux activités de ces derniers dans le Nord du territoire centrafricain.

 

NDLR : Il était temps que l’OIF procède à cette évaluation du processus électoral totalement en panne dans ce pays, principalement en raison de la volonté de Bozizé et son homme de main le vrai faux pasteur Binguimalé qui tiennent à mettre la charrue avant les bœufs sous le fallacieux prétexte qu’ils veulent rester dans les délais constitutionnels. Comment aller aux urnes sans corps électoral ? Comment y aller avec la moitié du pays sous occupation de rébellions armées, autrement dit sans DDR ? Voilà les vraies difficultés ou plutôt obstacles crées de toutes pièces par l’entêtement de Bozizé et Binguimalé, qui empêchent la tenue d'élections en Centrafrique à l’heure actuelle. Il ne faut pas tourner en rond en racontant des histoires.

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 02:36

 

 

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International Crisis Group Briefing Afrique Nº73 8 avril 2010

SYNTHESE

La consolidation de la démocratie en République démocratique du Congo (RDC) est entravée dans presque toutes ses dimensions et le régime congolais reste fragile. Lorsque Joseph Kabila est devenu le premier président élu démocratiquement en 2006, la communauté internationale a considéré cette élection comme une avancée majeure du processus de paix. Aujourd’hui, l’équilibre des pouvoirs est quasiment inexistant. Le cabinet présidentiel a pris l’ascendant sur le gouvernement, le parlement et le pouvoir judiciaire. Les libertés fondamentales sont fréquemment menacées et des réformes institutionnelles essentielles – la décentralisation et la réforme du secteur de la sécurité – n’ont pas significativement progressé.

A moins que les autorités politiques congolaises ne redonnent en 2010 un nouvel élan à la transformation démocratique et au renforcement des institutions, les avancées obtenues durant la période de transition et l’effort international consenti pour stabiliser ce géant régional sont compromis. Les partenaires extérieurs du Congo doivent remettre la démocratisation et la réforme institutionnelle au centre de leur dialogue avec le gouvernement de Joseph Kabila et ils doivent lier l’aide au développement qu’ils lui accordent aux progrès enregistrés sur ces sujets.

En 2006, pour la première fois dans l’histoire de la RDC, les Congolais choisissent leurs dirigeants nationaux et provinciaux à travers des élections crédibles. L’année précédente, ils ont adopté par référendum la constitution la plus démocratique de leur histoire. Elle traduit une détermination apparente à rénover radicalement la gouvernance politique et économique et à reconnaître les aspirations démocratiques inassouvies depuis l’indépen­dance. La mise en œuvre de cette nouvelle constitution nécessite des réformes institutionnelles fondamentales, telles que la décentralisation et la refonte des structures de sécurité.

L’origine de ce dessein politique remonte aux négociations de Sun City qui mirent fin à des années de guerre civile et à la Conférence souveraine du début des années 1990. Il associe le retour d’une paix durable au Congo à l’équilibre des pouvoirs entre le gouvernement central et les provinces, tout autant qu’à l’établissement de véritables contre-pouvoirs à leur niveau respectif.

Kabila a obtenu un mandat de cinq ans en s’associant à cette vision durant la campagne électorale. Il s’est engagé à redresser un Etat défaillant et à combattre la corruption ; il a proposé un programme de reconstruction du Congo suivant cinq priorités stratégiques : les infrastructures, la santé, l’éducation, l’habitat et l’emploi ; il a promis de promouvoir la démocratisation, notamment en respectant l’Etat de droit et en organisant des élections locales. Presque quatre ans plus tard, le constat est néanmoins accablant. La présidence a entrepris d’étendre son pouvoir sur les autres branches de l’Etat et entretient des réseaux parallèles de prise de décision.

L’exécutif conduit une campagne anti-corruption orientée politiquement qui met en cause l’indépendance de la justice. Le régime utilise les moyens financiers et les outils de coercition à sa disposition pour éliminer les contestations et pour réduire les insurrections locales qui éclatent depuis 2006. Kabila examine la possibilité de modifier la constitution sous le prétexte de résoudre les difficultés rencontrées dans la mise en place de la décentralisation. Tout amendement constitutionnel ayant pour effet de concentrer davantage de pouvoir à la présidence ou de limiter les expressions dissidentes menacerait cependant un système de contre-pouvoir déjà très affaibli. Il est aujourd’hui peu probable que les élections locales se tiennent avant la fin de la législature courante, ce qui risque de compromettre le respect du délai constitutionnel de la fin 2011 pour tenir les élections générales.

Malgré cette tendance autoritaire, la communauté internationale, qui s’est pourtant beaucoup investi dans le processus de paix, est demeurée globalement silencieuse. Les autorités nationales sont extrêmement sensibles aux signes assimilables à une tutelle extérieure. Invoquant le principe de souveraineté, le gouvernement congolais demande le retrait rapide de la mission de maintien de la paix des Nations unies (MONUC) d’ici l’été 2011 et annonce qu’il prendra en charge l’organisation des prochaines élections générales. Il négocie l’allégement de la dette congolaise qu’il espère obtenir avant les célébrations du cinquantième anniversaire de l’indépendance prévues pour le 30 juin 2010.

Compte tenu de la taille du pays et des tensions politiques internes déjà existantes, la RDC est sujette à des rébellions locales alimentées par des querelles intercommunautaires. Certaines insurrections ont démontré un potentiel suffisant pour entraîner une perte de contrôle des autorités. Dans ce contexte, une nouvelle stratégie internationale doit être conçue pour relancer le mouvement de consolidation démocratique et pour prévenir de nouveaux risques de déstabilisation.

Poursuivre le projet démocratique est indispensable pour stabiliser le Congo à moyen et à long terme. Produire un nouvel élan susceptible d’inverser la tendance actuelle exige que les réformes institutionnelles et le programme législatif cessent d’être uniquement considérés sous leurs aspects techniques. Ils représentent d’abord un véritable test de la volonté politique du gouvernement d’améliorer les pratiques de pouvoir et ils doivent constituer un élément central de tout dialogue portant sur l’attribution de nouvelles aides internationales. Les étapes suivantes sont nécessaires pour relancer la transformation démocratique :

  • Entamer immédiatement la préparation des élections générales de 2011. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) doit être établie rapidement et un budget adéquat doit simultanément lui être attribué. Dans l’intervalle, les autorités électorales actuelles doivent présenter un plan opérationnel clair pour ces élections qui servira de base de discussion avec les bailleurs de fonds.
  • Institutionnaliser la lutte contre la corruption. Une stratégie de lutte contre la corruption fondée sur les efforts de la société civile et les expériences enregistrées dans d’autres pays sortant d’une période de conflit doit être élaborée et mise en œuvre par des agences indépendantes nouvellement crées.
  • Garantir les droits fondamentaux à travers la loi et les institutions. Le parlement doit créer une Commission nationale des droits de l’homme comme indiqué dans la constitution, réviser le code pénal pour se conformer à la convention des Nations unies contre la torture, limiter les pouvoirs de l’agence nationale de renseignement (ANR), et passer une loi protégeant les journalistes, les militants des droits de l’homme et les victimes et témoins de violations des droits de l’homme.
  • Harmoniser le processus de décentralisation avec le renforcement de capacités et la dotation budgétaire des provinces et des gouvernements locaux. Le gouvernement de Kinshasa doit mettre en place une commission d’experts nationaux et internationaux pour explicitement décider quand et comment se tiendront les élections locales. Dans le cas où ces élections ne peuvent avoir lieu avant les élections générales de 2011, un nouveau calendrier doit alors être élaboré.
  • Etablir un partenariat clair entre la communauté internationale et le gouvernement congolais sur la réforme du secteur de la sécurité. Une dimension politique doit compléter l’approche technique actuelle. Des critères d’évaluation doivent être élaborés pour mesurer les progrès réalisés et appliquer une approche d’assistance conditionnée.
  • Lier l’aide au développement à la gouvernance démocratique. Considérant le rôle essentiel joué par les bailleurs de fonds au Congo, ceux-ci doivent se servir de leur influence financière et politique pour soutenir le processus de construction d’institutions démocratiques. Les nouveaux partenaires asiatiques du Congo doivent être encouragés à inscrire leurs interventions dans cette perspective dans la mesure où ils ne peuvent que bénéficier de l’existence d’un régime plus stable et efficace avec lequel coopérer et commercer.
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 01:11

 

 

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APA Bangui 14-04-2010 (Centrafrique) Ecobank Centrafrique a lancé mercredi un nouveau produit dénommé « Rapid Transfert » qui permet d’envoyer ou de recevoir de l’argent en monnaie locale dans toutes ses filiales africaines.

« Rapid Transfert » peut permettre aux opérateurs économiques de payer des marchandises et des services partout en Afrique là où il y a des guichets Ecobank », a expliqué le directeur général d’Ecobank Centrafrique, M. Didace Sabone.

Pour le cas de la République centrafricaine, « les opérations s’effectueront dans le strict respect des limites fixées par la réglementation en vigueur dans la zone CEMAC », a ajouté M. Sabone qui avait à ses côtés, lors du lancement du nouveau produit, Mme Sovie Perrière, responsable de la communication, et M. Firmin Grékoguéré, chef de la division Remittances Business.

« Rapid Transfert » présente quatre options : le transfert d’argent liquide pour recevoir des liquidités à l’arrivée, le transfert d’argent liquide sur un compte, le transfert par débit d’un compte pour des liquidités à l’arrivée, enfin le transfert d’un compte à un autre.

Les frais de « Rapid Transfert » sont payés au départ pour qu’à l’arrivée le bénéficiaire perçoive la totalité de la somme envoyée.

« Rapid Transfert » est un produit conçu pour tous les clients d’Ecobank quel que soit le pays », a déclaré M. Sabone, ajoutant qu’il peut également être utilisé, pour recevoir ou envoyer des fonds, par des clients de la banque en voyage, à condition qu’ils aient sur eux une pièce d’identité en cours de validité.

Multinationale africaine, Ecobank a célébré récemment ses 22 ans d’existence, marqués par des résultats et un chiffre d’affaires en constante croissance.

Avant « Rapid Transfert », la banque a proposé à sa clientèle d’autres services tels que le sms banking (consultation d’un compte par téléphone), l’Internet banking et la carte bancaire régionale qui permet de faire des retraits dans toutes les filiales africaines.

Ecobank dispose de six agences à Bangui, notamment au KM5, à la Place de la République, à l’Université de Bangui, à Bangui-Sica, au Terminal Nord (départ et arrivée des bus urbains) et à Pétévo, et de deux à l’intérieur du pays, à Bambari (centre) et à Béloko, localité située à la frontière avec le Cameroun. La banque envisage d’ouvrir une agence à Bossangoa.

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 01:04

 

 

 

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panneau CEI gros plan

 

 

 

La commission électorale est une véritable aubaine pour l’enrichissement personnel sans cause du vrai faux pasteur Binguimalé. Il le doit évidemment à Bozizé qui, pour les besoins de réalisation de son hold-up électoral, avait besoin d’un individu sans foi ni loi comme lui. Binguimalé lui, était en mal d’argent, d’honneur et en quête de renommée. Ce sont tous ces vices qui ont réuni les deux individus et permis leur pacte secret de complicité et d’alliance.

C’est tout cela qui permet de comprendre l’obstination du premier à compter sur le second en dépit de la dénonciation et récusation dont celui-ci a fait l’objet de la part de l’opposition. Jamais président d’une commission électorale n’a fait montre d’aussi peu d’indépendance pour ne pas dire de soumission à un seul camp, celui du président sortant. Sa gestion de la CEI est totalement solitaire, secrète et opaque.

Cette opacité se retrouve même dans la manière dont il a attribué plusieurs marchés uniquement de gré à gré se chiffrant pourtant à des montants de plusieurs dizaines voire centaines de millions à des tiers qui, moyennant naturellement de juteuses rétro-commissions pour lui, s’en donnent à cœur joie. C’est ainsi qu’à Serge Singha, directeur d’un établissement privé Newtech Institute et pourtant candidat KNK par hasard dans une circonscription de la capitale aux législatives, on parle d’attribution d’un marché de plus de cinq cents millions de F CFA pour la révision informatique des fameuses listes électorales qui avaient servi aux élections de 2005 et miraculeusement retrouvées par Binguimalé.

Plusieurs dizaines d’ordinateurs de bureau lui ont également été fournis à l’occasion pour les besoins de la cause. Bruno Vickos, DG de l’Office National d’Informatique a dû également profité de quelques largesses du président de la CEI. Certains publicistes de la place comme Maxime Kazagui ont également bénéficié de marchés de communication de la CEI. C’est ce qui a donné lieu depuis ces quelques jours à d’immenses, inutiles et coûteux panneaux publicitaires qui fleurissent dans les grands carrefours de la ville de Bangui pour l’odieuse campagne de manipulation des esprits et des consciences de Bozizé et Binguimalé pour leur hold-up en préparation.

De même, à Socrate Bozizé un des fils du président Bozizé, lui aussi pourtant candidat aux législatives à Gambo dans la préfecture du Mbomou, Binguimalé a octroyé le marché de fourniture d’urnes électorales. C’est à Douala au Cameroun que Socrate s’est tourné pour s’approvisionner mais on apprend d’une source bien informée qu’un commerçant camerounais serait actuellement à sa recherche et aurait menacé de saisir le parquet à son sujet pour abus de confiance. L’intéressé se serait déjà adressé à plusieurs reprises au consulat de Centrafrique à Douala à propos du fils du président Bozizé.

Bénéficiant de la totale confiance de Bozizé qui compte sur le sale boulot qu’il effectue à la tête de la CEI pour la concrétisation de sa réélection, Binguimalé est parfaitement serein et continue à brasser du vent dans une grande indifférence. Il continue de signer des communiqués de presse et de lancer des appels à la radio comme si de rien n’était. Plus personne ne reparle plus de l’audit que Bozizé lui-même avait ordonné sur sa gestion administrative et financière. A-t-il été réalisé ou non ? Quel en est le rapport ? Quelles en sont les conclusions ? En principe, dans l’attente des conclusions de cet audit, il n’aurait pas dû continuer à exercer ses fonctions ni rouler les mécaniques. Malgré de son incompétence criarde, de sa grande médiocrité et de ses limites objectives, le voilà bien agrippé aux fonctions qu’il n’entend pour rien au monde, lâcher, tellement c’est juteux…

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 00:54

 

 

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 Pourtant accusé de fomenter un coup d'Etat mais remis en selle par Bozizé, le candidat indépendant Patassé s'érige en médiateur de la crise électorale. A quoi sert donc Mgr Paulin Pomodimo qui a été nommé Médiateur de la République ? 

(MISNA) 12/4/2010   13.22 - Seules les deux candidatures de l'actuel président François Bozizé et de son prédécesseur, Ange-Félix Patassé – destitué par le premier en 2003 –, ont été présentées aux élections du 16 mai prochain, boycottées par l'opposition, a annoncé la Commission électorale indépendante (Cei), qui, à l'expiration du délai pour se porter candidat au scrutin vendredi dernier, n'avait reçu les dossiers que des deux "frères ennemis", tel que la presse francophone surnomme les deux anciens alliés.

Les leaders de l'opposition et de l'ancienne rébellion et maints observateurs ont largement critiqué la date fixée par la Cei pour la présidentielle, jugeant que les conditions nécessaires pour les préparatifs du scrutin ne seraient pas réunies dans les délais. Dans un entretien à la radio, M Patassé a quant à lui laissé entendre qu'en accord avec le président Bozizé, un report des élections pourrait être décidé.

Le mandat de Patassé, au pouvoir de 1993 à 2003, a alterné les guerres et les accusations de détournement de fonds, pour lesquelles il a par ailleurs été condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés. De même, la présidence de Bozizé s'est caractérisée par des conflits contre des groupes rebelles, actuellement résolus en partie.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 14:09

 

 

 

La mobilisation internationale continue pour obliger les vrais faux pasteurs Bozizé et Binguimale à revoir leur copie, quant à la date des élections en Centrafrique.

Lire le communiqué de presse des "Verts" Français (Europe Ecologie)

La Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique : La France au service du pouvoir en place

Communiqué de presse du 14 avril 2010

 

Le Président Bozizé est nettement plus pressé d’aller à l’élection que la communauté internationale. Il confirme par décret la date du 16 mai prochain. L’opposition a annoncé qu’elle ne participera pas aux élections dans ces conditions.

Le comité de pilotage pour les élections en Centrafrique, composé de représentants des Nations unies, de l’Union européenne, des Etats-Unis, recommande le report de l’élection en septembre pour garantir un scrutin libre et ouvert. Le scrutin annoncé pour le 16 mai risque de se passer dans des conditions qui n’y sont pas du tout favorables. A ce jour il n’y a toujours pas de listes électorales et plus de la moitié du territoire centrafricain est occupée par des mouvements armés. Surtout la demande de l’opposition de faire un recensement du corps électoral avant le scrutin doit être respecté. Il n’est également pas assuré que la situation dans le nord et l’est du pays se stabilise jusqu’en mai pour garantir la participation des populations au scrutin. Aujourd’hui, l’est de la Centrafrique est occupé par les rebelles ougandais de la LRA (l’Armée de Résistance du Seigneur), dirigée par son chef sanguinaire Joseph Kony, qui est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPI (Cour Pénale Internationale).

Dans ces conditions la prise de position du secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, en soutien au Président Centrafricain, va dans la mauvaise direction. La signature d’un document cadre de partenariat et de défense, qu’il a également conclu lors de sa visite à Bangui, semble confirmer que la France retombe dans sa politique à l’ancienne et tente de consolider sa position en Centrafrique contre les recommandations données par la communauté internationale et le droit légitime des citoyens centrafricains à des élections libres et ouvertes. Les Verts demandent donc au gouvernement français de revoir sa position et de se conformer aux recommandations du comité de pilotage des élections en Centrafrique.

 

Les Verts

 

Attachée de presse des Verts : Marjorie Delmond  01 53 19 53 15

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 02:10

 

 

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LEMONDE.FR avec AFP | 13.04.10 | 21h26  •  Mis à jour le 13.04.10 | 21h26

Le secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, Hubert Falco, a annoncé, mardi 13 avril, que les troupes des anciennes colonies africaines de la France ouvriront le défilé du 14 juillet 2010 sur les Champs-Elysées, cinquante ans après leur indépendance.

Le secrétaire d'Etat lançait aux Invalides "Force noire - Tirailleurs 2010", un cycle d'hommage aux anciens combattants africains et malgaches. Selon lui, "la présence de détachements des forces armées africaines sur les Champs-Elysées, leur défilé devant leurs aînés, anciens combattants de l'armée française, sera une image forte de cette année 2010".

"L'Afrique et la France ont une mémoire commune. Verdun, les Ardennes, le chemin des Dames, Chasselay : les tirailleurs sénégalais ont écrit des pages entières de l'histoire de France", a souligné M. Falco.

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 01:43

 

 

JJDemafouth

 

 

Bangui, 13 av. (ACAP)-Le premier congrès de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), qui s'est tenu mardi 13 avril 2010 à Bangui, a investi l'ancien ministre de la Défense, M. Jean Jacques Démafouth, comme président du parti.

L’objectif du premier congrès de la NAP, qui a vu le jour en août 2006, est l’adoption des textes de base et la mise en place du Comité Directeur du parti.

S'adressant à la presse après sa désignation, M. Démafouth a revendiqué son adhésion à l'idéologie du socialisme, relevant toutefois vouloir "une économie socialiste ouverte à l'économie de marché" car, selon lui "une idéologie, il faut savoir l'adapter à la situation de chaque pays".

Il a par ailleurs indiqué que sa mission à la tête de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) allait bientôt prendre fin avec les premières phases de mise en oeuvre du programme Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) va prendre fin.

Candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2005, Jean-Jacques Démafouth, qui a pris la tête de l'APRD (rébellion) en 2008, s'est déclaré candidat à celle prévue pour cette année.

Le délai imparti par la commission électorale a toutefois expiré le 9 avril dernier sans que son dossier ait été enregistré par cet organe chargé d'organiser les scrutins.

La NAP fait partie de l’entité ‘’ Autres Partis’’.

 

 

NDLR : Petit à petit, on assiste à une clarification des choses sur l'échiquier politique centrafricain. Cependant, les leaders des partis qui composent l'opposition centrafricaine devraient se garder du danger d'un ego trop grand et de l'émiettement qui avantageront inévitablement Bozizé la calamité. Les malheureux et récents exemples du Gabon et du Togo sont encore là pour rappeler l'impérieuse  nécessité d'un candidat unique face au dictateur sanguinaire Bozizé.Il est risqué voire dangereux de prétendre attendre un ralliement ou une alliance au second tour à celui qui ^sera le mieux placé. L'opposition béninoise vient de le comprendre et de se prémunir, elle qui a choisi le week-end dernier, Me Adrien Houngbédji comme candidat unique pour affronter le président actuel du Benin qui voudra sans doute se succéder à lui-même l'année prochaine.

 

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