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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 19:18

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

Bangui : Une situation socioéconomique alarmante en 2012 selon les Centrafricains

 

 

enfant avec pneumonie

 

 

 

Bangui, 22 novembre 2012 (RJDH) – Le contexte socioéconomique de la République centrafricaine est catastrophique au cours de l’année 2012. C’est l’avis partagé par des Centrafricains interrogés par le RJDH sur la cette question. Selon eux, la situation mérite une attention particulière.

 

Pour la plupart des personnes interrogées, les conditions de vie des fonctionnaires et agents de l’Etat se détériorent de jour en jour. Ce qui a poussé les leaders syndicaux à réclamer du gouvernement, le payement des arriérés de salaires des deux précédents régimes (régimes des anciens présidents André Kolingba et Ange Félix Patassé), l’augmentation des salaires et le  déblocage total des salaires des fonctionnaires.

 

« La situation des fonctionnaires et agents de l’Etat de notre pays est très critique parce que depuis presque trente ans aujourd’hui, nous n’avons connu aucune augmentation de salaire. Ce qui fait que notre pouvoir d’achat ne nous permet pas de faire face à nos besoins. Et c’est également ce qui fait que certains fonctionnaires sont obligés d’accepter la corruption », a déploré le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs centrafricains (USTC), Pierre Lebrun Siovène.

 

Il faut signaler que depuis trois semaines les enseignants contractuels du primaire, formé grâce au soutien financier de la Banque mondiale, réclament leur intégration dans la fonction publique. Ces derniers ont décidé de suspendre les enseignements et cela perturbe le bon déroulement des cours dans les établissements publics de Bangui et de l’intérieur du pays.

 

Pour lui, les évènements politico-militaires récents qu’a connus le pays ont, par leur étendue, leur intensité et leur durée, occasionné d’importantes pertes en vies humaines, des déplacements massifs des populations rurales, d’importants dommages matériels et des destructions de moyens de productions chez les ruraux, en particulier dans la partie nord, nord-est, l’est et le sud-est, considérée comme le grenier du pays. « Ces derniers évènements ont encore plus fragilisé les structures d’un pays politiquement et économiquement au bord de la faillite », a-t-il ajouté.

 

Une situation sanitaire préoccupante

 

enfant centrafricain malnutri

 

 

La situation sanitaire de la population centrafricaine est également préoccupante. Elle s’est détériorée ces dernières années. Les maladies comme le paludisme, la diarrhée, les infections respiratoires aigues, la malnutrition, sont signalées dans toutes les grandes villes du pays. Et plusieurs cas de décès chez les mineurs dont l’âge varie entre zéro et cinq sont enregistrés. Certains centres de santé ne disposent pas de matériels adéquats et des médicaments pour prendre en charge certaines maladies. D’autres n’ont pas de personnel qualifié pour s’occuper des malades.

 

« Vous prenez la situation dans nos hôpitaux, certaines maladies ne sont pas prises en charge aujourd’hui parce que le dispositif fait défaut. Il est grand temps que notre pays ne puisse pas dépendre des autres. On évacue des gens à l’extérieur pour manque de scanner dans nos hôpitaux.

Vous prenez aussi la situation des personnes vivant avec le VIH/sida et la tuberculose, leur prise ne charge alimentaire et médicale pose un sérieux problème, voilà autant de défis qui se posent à notre pays », a déclaré un habitant de Bambari.

 

Au mois de mars, une mission d’évaluation sanitaire conduit par l’International médical corps à Birao (nord-est) avait annoncé que dans les régions visitées, les maladies endémiques telles que le paludisme, la diarrhée, les infections respiratoires aiguës (IRA), les infections sexuellement transmissibles (IST/VIH), la malnutrition aiguë, les complications de grossesses sont les causes du taux de mortalité estimé à 0,07 décès pour 10 000 habitants. A cause de l’absence de stratégies de contrôle, les maladies de l’enfance pouvant être prévenues par la vaccination, comme la méningite aiguë, avait causé quatre décès en deux mois (janvier et février 2012) dans cette région.

 

En effet selon un rapport du ministère du Plan sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), publié à la fin de l’année 2011, 62% des Centrafricains vivent en-dessous du seuil de pauvreté, ce qui correspond à une population de 2,6 millions de personnes sur un total de 4 200 000 habitants. La situation alimentaire est encore plus compliquée.

 

Une situation alimentaire chaotique

 

une-famille-centrafricaine-autour-du-repas

 

 

Sur le plan alimentaire, la majorité des Centrafricains interrogés estiment qu’ils ne mangent pas à leur faim. Certains ne mangent qu’une seule fois par jour, à cause de la cherté de la vie.

 

« Il est difficile pour nous de manger convenablement, car tout est cher sur le marché. Ce qui fait que la plupart du temps, on ne mange qu’une seule fois par jour. Contrairement à ce que le gouvernement avait annoncé que les Centrafricains devront désormais manger trois fois dans une journée », a fait observer Marthe Koyanguia, une mère de famille.

 

Au début du mois de mais, plus de 45 000 personnes ont été victimes d’une crise  alimentaire dans la préfecture de la Vakaga (nord-est). Mais seulement environ 11 000 personnes ont bénéficié d’une aide alimentaire de la part des ONG internationales et des agences du système des Nations-Unies.

 

Belfort Gobou

 

 

 

Rafaï : Une personne tuée et d’autres enlevées par la LRA

 

 

victime-de-la-rla-7

 

Rafaï, 22 novembre 2012 (RJDH) – Un homme d’une soixantaine d’année a été tué, le mercredi 21 novembre, par des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony,  au village de Kpètè  situé à sept kilomètres de la ville de Rafaï.  Le bilan provisoire fait état de quatre personnes enlevées.

 

D’après les témoignages recueillis, la victime revenait du champ,  c’est alors qu’il s’est fait tué par ces rebelles. « Ces derniers ont aussi tiré sur l’épouse et le fils du maire, David Ngana. Eux aussi revenaient du champ. Mais ils se sont échappés », a fait savoir un notable sous couvert de l’anonymat.

 

« Trois  hommes et une femme auraient été enlevés. Pour l’instant, les habitants du village de Kpèté ont fui pour se refugier dans la brousse. On attend que le calme revienne avant de faire le bilan définitif », a-t-il ajouté.

 

La gendarmerie et les éléments des Forces armées centrafricaines ont été alertés.

 

 

Kaga-Bandoro : Vers la réinsertion des ex-combattants de l’APRD

 

 

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Kaga-Bandoro, 22 novembre 2012 (RJDH) – Une mission du comité de pilotage du programme Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) a tenu ce mercredi 21 novembre, une réunion avec les autorités administratives et militaires de la ville de Kaga-Bandoro (nord). C’est dans le cadre  des préparatifs de la phase de réinsertion des ex-combattants de l’Armée populaire pour la restauration  de la démocratie (APRD).

 

Cette mission est conduite par l’ancien président de l’APRD et vice-président du comité de pilotage du DDR, Jean Jacques  Démafouth. Le but est de vérifier et d’identifier les projets communautaires  dans les villages où les ex-combattants sont basés pour un éventuel financement des activités de développement socio-économique.

 

Le conseiller en matière de DDR pour l’APRD, le colonel Lakouè Maradas, a précisé qu’après le désarmement, les ex-combattants ont été  repartis dans quatre domaines d’activités ; à savoir  la pêche, l’agriculture, l’élevage et le reboisement. « Ces derniers ont des difficultés pour faire vendre leur produit à cause du manque d’acheteurs », a-t-il ajouté.

 

Après la ville de Kaga-Bandoro, la mission se poursuit  dans la ville de à Kabo où se trouvent également  des éléments de l’APRD en attente de réinsertion.

 

Après la dissolution de l’APRD le 17  mai dernier, par son leader Jean Jacques Démafouth, les   109 ex-combattants de ce mouvement armé qui ont quitté les rangs depuis 2007,  à Kaga-Bandoro, avaient reçu  un appui matériel et financier du programme DDR. 

 

Ces ex-combattants, appelés communément ‘’les repentis’’ ont reçu chacun une  somme de 19.300 Fcfa,  une marmite, un sceau, un drap, une lampe tempête, une lampe-torche, une natte et des morceaux de savon, entre autres.

 

Selon le ministère du DDR,  1106 ex-combattants de l’APRD ont  été désarmés au mois de mai dernier. Ces derniers attendent  les mesures d’accompagnement  de leur  démobilisation et réinsertion dans la vie normale.

 

Par ailleurs, plus de 5000 éléments des groupes armés qui militent dans le nord-est de la République Centrafricaine attendent  le processus du DDR. D’après le ministère en charge de ce programme, l’impraticabilité des routes et le manque de moyens financiers seraient à l’origine de ce retard. Il s’agit de la Convention des patriotes pour la justice et la paix  d’Abdoulaye Issène et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement de Zakaria Damane.

 

 

 

Boali : Evaluation de la prise en charge pédiatrique du VIH/sida

 

ruban sida

 

 

Boali, 22 novembre 2012 (RJDH) – Une équipe médicale du complexe pédiatrique de Bangui s’est entretenu le mercredi 21 novembre, avec le personnel soignant  et les mères d’enfants de la ville de Boali sur  la prise en charge pédiatrique du VIH/sida dans cette localité (sud-ouest).

 

Le directeur du complexe pédiatrique de Bangui, le docteur Jean Chrysostome Gody, a précisé que ce déplacement a pour objectif de constater si la collaboration entre le complexe pédiatrique et les centres  de santé  des villes périphériques  est fonctionnelle, pour une meilleure prise en charge des enfants infectés par le VIH/sida.

 

Il s’agit aussi d’évaluer le niveau d’appréciation des utilisateurs des services pédiatriques, notamment les parents des enfants afin  de connaître leurs préoccupations dans le domaine de la lutte contre le sida.

 

Au cours des entretiens avec les mères d’enfants, certaines difficultés ont été relevées. « Il y a des mères d’enfants qui doivent effectuer des déplacements pour venir à Bangui afin de se procurer les médicaments pour leurs enfants. Cela pose problème, car ces personnes ont des moyens très limités », a expliqué le docteur Jean Chrysostome Gody.

 

Depuis quelques semaines, une dizaine d’enfants, dont l’âge varie entre deux et sept ans et  malades du sida, sont sous traitement antirétroviral à l’hôpital de Boali.

 

 

 

Boali : Des groupements initiés à la gestion des ressources naturelles

 

Boali, 22 novembre 2012 (RJDH) – Les membres des groupements et associations  d’exploitation des produits forestiers non- ligneux, ont été initiés à la gestion  des ressources naturelles et financières,  la semaine dernière à Boali. Ce projet est financé par le Fonds des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

Le coordonateur du projet des produits forestiers non-ligneux, Bruno Mbokotto De Simboli, a fait savoir que d’après le constat,  les membres des différentes associations communautaires de la ville de Boali, ont des  insuffisances dans la gestion  et la  comptabilité des ressources. «  C’est pourquoi nous avons organisé cet atelier de recyclage afin de montrer ce que la comptabilité peut faire pour améliorer la capacité dans la gestion », a-t-il expliqué.

 

« La  vision de la FAO  était  de donner aux participants  une vision  entrepreneuriale. C’est à eux désormais de s’organiser pour mieux gérer les biens de leur association. Pas en termes de groupement familial, mais en termes d’entreprise », a ajouté Bruno Mbokotto De Simboli.

 

Les bénéficiaires de cette initiative sont  des associations, des groupements, des petites et  moyennes entreprises qui œuvrent dans le secteur de la forêt dans les préfectures de l’Ouham, de la Lobaye et une partie de l’Ombella-M’poko.

 

 

Bambari : Des orphelins reçoivent des kits scolaires

 

Bambari, 22 novembre 2012 (RJDH) – Une trentaine d’orphelins du village de Gbokologbo, localité située à 60 kilomètres de la ville de Bambari (centre), ont reçu des kits scolaires, le mercredi 22 novembre,  de la part de l’Association Chrétien secours.

 

Ces kits scolaires sont composés  entre autres de cahiers,  de crayons, de stylos  et de sacs d’écolier. Les bénéficiaires sont au nombre de 36 personnes.

 

Le président de cette association, Symphorien Goundou, a fait savoir que les orphelins étaient au total 60, mais compte tenu des moyens limités, 36   seulement ont reçu cette aide. Toutefois,  il a promis de faire un geste en faveur des autres, si son organisation bénéficiait d’un autre appui des ONG ou du gouvernement.

 

L’association ‘’ Chrétien secours’’ est une structure locale qui  œuvre dans la lutte contre le VIH/sida  et d’appui aux  orphelins et  enfants vulnérables.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:57

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

 

 

Au 30 juin 2012, la conjoncture nationale a été caractérisée par une augmentation exceptionnelle de la production de coton et le raffermissement de l’activité dans les branches minière, de la construction et des télécommunications. En revanche, les productions de café et de bois ainsi que les activités pastorales et le commerce général se sont contractées.

 

En effet, dans le secteur primaire, la quantité de coton graine collectée a fortement progressé de 95,4 %, s’établissant à 19 781 tonnes, en liaison avec la mise en oeuvre de la convention de partenariat avec l’Agence Chinoise de Développement.

 

Par contre, la production de café a baissé de 1 %, à 4 600 tonnes, du fait de la cueillette précoce des baies vertes et des répercussions des maladies des caféiers dans la zone de l’Est. De même, la production de bois a reculé de 9,2 %, s’inscrivant à 247 401 m3.

 

Au niveau du secteur secondaire, la production de diamant brut s’est accrue de 21,3 %, ressortant à 210 684,8 carats ; et la production de l’or a augmenté de 8,2 %, à 31,7 kilogrammes. En outre, la vigueur de la branche des Bâtiments et Travaux Publics s’est maintenue, avec un chiffre d’affaires de 13 601 millions de F CFA. Le chiffre d’affaires des industries manufacturières a, quant à lui, progressé de 11,8 %, s’inscrivant à 18 697,4 millions de FCFA. Cependant, la production sucrière s’est contractée de 22,8 %, à 7 050 tonnes, en liaison avec l’insuffisance de la pluviométrie et la baisse des rendements due à la mauvaise replantation des cannes. 

 

S’agissant du secteur tertiaire, le chiffre d’affaire réalisé par les quatre opérateurs de la téléphonie mobile s’est accru de 6,9 %, s’établissant à 16 221 millions FCFA. Toutefois, le volume de marchandises acheminées tant par voie routière qu’aérienne a baissé, respectivement de 13,2 % et 39,7 %. De même, le chiffre d’affaires des entreprises commerciales s’est contracté de 6,2 %, s’inscrivant à 31 698,5 millions de FCFA.

 

Sur le front des prix, l’inflation s’est inscrite à la hausse à la fin du premier semestre 2012. Ainsi, à fin juin 2012, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,8 %, en moyenne annuelle, contre 2,1 % en mars 2012 et 1,2 % en décembre 2011. Ce renchérissement résulte notamment de l’augmentation des prix à la pompe des produits pétroliers, des contraintes d’approvisionnement en manioc et en viande, et de la spéculation entretenue par les groupes oligopolistiques suite à l’arrêté fixant les prix des produits de première nécessité.

 

Au niveau de la gestion des finances publiques, les ressources mobilisées ont atteint 71,6 milliards, soit 66,7 milliards au titre des recettes propres, 2,2 milliards de dons octroyés par la Banque Mondiale et 2,7 milliards au titre du prêt-projet.

Concernant les dépenses publiques, elles ont été exécutées à hauteur de 60,3 milliards.

 

Quant aux échanges extérieurs, les statistiques des trafics routier et fluvial font ressortir une baisse de 12,2 % de la quantité globale des biens échangés avec l’extérieur. Cette situation est imputable essentiellement à une forte chute de 39,2 % du volume de biens importés.

 

Par ailleurs, il sied de noter que les principales difficultés recensées par les entreprises enquêtées par la BEAC se résument comme suit : i) l’insuffisance de la fourniture de l’électricité, ii) les tracasseries fiscalo-administratives, iii) la forte concurrence du secteur informel, iv) la frilosité du système bancaire à octroyer des crédits et, v) l’insécurité dans certaines zones de production. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:47

 

 

 

 

bozize-2

 

 

Paris, 22 nov (CAP) - On en sait un peu plus sur l’identité de la personne à qui le général Jean-Pierre Perez et son entreprise privée EHC LLC* a confié la sécurité rapprochée du général Bozizé laissé depuis orphelin de ses anges-gardiens tchadiens depuis le brutal retrait de ceux-ci ordonné par Idriss Déby Itno. Il s’agit d’un ancien fusilier commando de marine français dénommé Francis Fauchart de la force amphibie de Toulon en France qui est également connu pour avoir dirigé la garde rapprochée d’Omar Bongo Ondimba.

 

On le voit, Bozizé recourt aux prestations de service des mercenaires français pour continuer à s’accrocher à son pouvoir de plus en plus isolé et déliquescent. Tout cela n’est pas gratuit et rappelle outrageusement le cas du tristement colonel Jean Claude Mansion de l’époque des présidents David Dacko et André Kolingba avec la différence que Mansion était un agent officiel de la DGSE française en détachement et non un mercenaire privé. Que peuvent des mercenaires contre le peuple centrafricain ?

 

Avec la présence de ces mercenaires, Bozizé arrêtera sans doute de dormir à la belle étoile dans un lit picot au camp Béal ou entre des bulldozers au génie militaire comme il en avait pris l’habitude ces derniers temps.

 

 

* Le Groupe Earthwind Holding Corporation ou Groupe EHC est une société militaire privée créée en 1999.

Elle est depuis 2004, la seule société francophone immatriculée aux États-Unis comme Société de Sûreté Privé et la seule société francophone réunissant sous la même enseigne des compétences Sécurité-Sûreté / Assistance Militaire Privée - Support Opérationnel / Logistique - Mise à disposition de matériels et équipements - Formation.

Créé en 1999, à l'initiative de Bruno Trinquier et Marc Garibaldi, d'anciens officiers de l'Armée française, elle était originalement pour des raisons juridiques basée au Luxembourg avant d'être enregistrée dans le Delaware, aux États-Unis en avril 2004, sous le nom de Groupe EHC LLC ou EHC Group.

Désormais société de droit américain, le Groupe EHC LLC dispose alors d'un bureau de représentation à Londres, d'un bureau de liaison en Côte d'Ivoire, un autre depuis 2012 à Bamako au Mali et peut disposer d'une base logistique à Dubaï.

Il est présent essentiellement en Asie et en Afrique, avec notamment une cinquantaine d'employés en Irak depuis octobre 2003.

Il a signé en 2006 le code de conduite de l'International Peace Operations Association. Il collabore avec l'IPOA sur les besoins d'une privatisation de certains services essentiellement dévolus jusqu'à présent aux États, et travaille de ce fait avec l'AFPEH (Association Française des sociétés de Protection en Environnements Hostiles), afin d'assumer en France, puis sur l'Europe, la continuité du travail de l'IPOA.

 

Source :encyclopédie Wikipédia

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:38

 

 

 

 

M23 rebelles

 

 

Le Peuple Congolais est trahi par ceux qui ont la charge de garantir ses droits fondamentaux, sa sécurité et l’intégrité territoriale nationale


Nous, Organisations des droits humains et d’Education Civique de la Province Orientale déplorons et condamnons avec la dernière énergie l’occupation de la Province du Nord Kivu par le Rwanda sous étiquette de M23.


Nous demandons la démission du Chef de l’Etat et du gouvernement de la République Démocratique du Congo pour haute trahison conformément aux prescrits de l’article 165, paragraphe 1er de la Constitution telle que révisée le 20 janvier 2011.


Cette occupation est une démonstration de plus de l’agression de la République Démocratique du Congo par le Rwanda et ses collabos qui sont dans l’arène du pouvoir congolais.


Nos Organisations déplorent la passivité et l’inefficacité des gouvernants de la République Démocratique du Congo, non seulement pour ne pas déclarer l’Etat d’urgence pour la défense de l’intégrité territoriale conformément à l’article 85 de la Constitution, mais aussi et surtout pour ne pas reconnaître et faire reconnaître clairement l’agression dont est victime la République Démocratique du Congo par le Rwanda.


Ce comportement est une manifestation explicite de la haute trahison du peuple congolais par ses dirigeants.

Nos Organisations restent soucieuses et attachées à la libération sans délai et sans condition ; et au rétablissement de la paix dans la partie Est de la République Démocratique du Congo en particulier dans la Province du Nord Kivu.


En conséquence, nous demandons la démission du Chef de l’Etat et du gouvernement de la République Démocratique du Congo pour haute trahison conformément aux prescrits de l’article 165, paragraphe 1er de la Constitution telle que révisée le 20 janvier 2011.


Au parlement, nous demandons la stricte observance des dispositions constitutionnelles.

 

Fait à Kisangani, le 20 novembre 2012


Pour les Organisations des droits humains et d’Education Civique de la Province Orientale


1. Groupe Lufalanga, pour la Justice et la Paix (GLJP)
2. Groupe Justice & Libération (GJL)
3. Congo en Images (CIM)
4. Fondation Congolaise pour la promotion des droits humains et la Paix (FOCDP)
5. Amis de Nelson Mandela pour les droits de l’homme (ANMDH)
6. Ligue pour la Promotion et le développement intégral de la femme et de l’enfant (LIPRODIFE)
7. Collectif des Ong pour la Promotion de la Justice (COPJ)
8. Ligue pour la Paix, la Justice et les droits de l’homme (LIPADHOJ)
9. Forum des femmes pour l’appropriation de la résolution 1325 (FOFAP 1325)
10. Action et réalisations pour le Développement (ARED)
11. Collectif des Femmes de la Province Orientale (COFEPO)
12. Solidarité pour la Défense et les droits humains (SDDH)
13. Action Humanitaire Justice pour les victimes (AHJV)
14. Collectif des auxiliaires libéraux de la Justice (CALIJ)
15. Association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ)
16. Centre d’Etude, de Documentation et d’Action pour la Femme (CEDAF)


Georges KAPIAMBA


Président de l'Association Congolaise pour l'Accès à la Justice (ACAJ)


Coordonateur National Adjoint de la CN-CPI/RDC

 

Tel: (00243)814043641, (00243)995404514

 

E-mail: gkapiamba@yahoo.fr, acajasbl@yahoo.fr

 

Contact skype:
georges.kap


Kinshasa, Lubumbashi/ RDC

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:33

 

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

 

Le CENTRAFRIQUE est dans l'impasse. Il est dans l'impasse depuis une bonne dizaine d'années et la situation de ce pays continue de se détériorer, de se détériorer à une allure vertigineuse. Au vu de cette remarque, l'on pourrait être tenté de croire que la seule porte de sortie demeure dans la tenue d'un dialogue qui réunirait les centrafricains de tout bord, pour trouver les solutions imparables aux problèmes qui verrouillent le développement du pays et l'amélioration intégrale des conditions de vie du peuple tout entier.

 

Force est pourtant de constater que ceci n'est qu'un mauvais rêve. Un mauvais rêve quand on sait que le groupuscule d'aventuriers affamés qui gravitent autour du pouvoir de BANGUI ne permettraient à quiconque de les déranger dans leurs ripailles égoïstes.

 

Pauvre CENTRAFRIQUE !

 

La vie politique d'un pays ne peut pas se résumer à un tel spectacle. Pour qu'un pays avance, ce qui en d'autres termes signifie qu'il assure le bien-être de son peuple, il faut la mise en application d'un programme politique par le pouvoir en place, avec l'existence d'une opposition chargée de faire des critiques par rapport à la politique du pouvoir, et de faire aussi des propositions susceptibles de corriger les erreurs qui viendraient à être commises ou qui pourraient être commises. Cela suppose donc que le pouvoir en place mène une politique répondant au programme sur la base duquel il a été élu.

 

Le pouvoir de BANGUI n'a pas « gagné » les élections de 2011 sur la base d'un programme politique bien déterminé, qu'il est censé mettre en application. Ce n'est donc pas étonnant si le CENTRAFRIQUE aujourd'hui est un pays qui retourne à la poussière, un pays où toutes les réalisations passées ne seront plus que les vestiges de ce qui avait existé, quand on pense aux routes, aux ponts et autres réalisations vouées à disparaître de la vitrine centrafricaine. Tout simplement parce que le gouvernement de BANGUI navigue à vue, sans boussole, sans programme.

 

Une bonne gouvernance suppose un pouvoir juste, avec une opposition forte et respectée. Le pouvoir de BANGUI est un pouvoir trop fort dans la gestion du pays vers sa décadence.

 

Il est trop fort quand il s'agit de refuser l'expression libre à l'opposition. Il est trop fort quand il s'agit de l'empêcher de s'organiser pour devenir une organisation solide et crédible, capable de corriger certaines erreurs et de rectifier la mauvaise trajectoire du pouvoir. Il est trop musclé quand il s'agit d'exécuter des œuvres basses. Il est trop fort quand il s'agit de permettre à des délinquants de progéniture  supposée « présidentielle », de molester les centrafricains dans les rues de BANGUI sans que le père « géniteur » daigne lever le moindre doigt pour interdire de tels actes. Il est trop fort quand il pense que les centrafricains sont tous « morts » et qu'il a le droit de mettre n'importe lequel de ses rejetons à des responsabilités que celui-ci est loin d'assumer. Et quand ces rejetons auront molesté tous les centrafricains, à leur guise, comme ils le font actuellement en les arrêtant dans les rues et en les enfermant sans raison dans des geôles devenues leurs propriétés, le père sera toujours là pour ne rien dire.

 

Que la fête continue, la ROUMANIE est aujourd'hui un pays tranquille, seule l'histoire écrit son propre récit.

 

De tous les Présidents de CENTRAFRIQUE qui ont précédé, on n'a jamais vu une telle gouvernance familiale, pour ne pas dire une telle tyrannie familiale.

 

Les leaders de l'opposition ne doivent pas attendre d'être arrêtés un jour dans les rues de BANGUI, puis molestés par une prétendue progéniture impunissable, pour savoir qu'on ne fait pas de dialogue avec un tel régime.

 

Le centrafrique n'a pas besoin de violence pour opérer le changement certes, le pouvoir n'a pas besoin d'utiliser la violence contre d'innocents centrafricains qui n'aspirent qu'à vivre. Ce ne sont pas les raisons pour lesquelles l'opposition ne peut pas réfléchir à d'autres moyens très efficaces et non violents pour bouter du pouvoir une bande d'agresseurs de centrafricains.

 

Les fils de l'homme fort de BANGUI sont redoutables, alors, ils n'ont qu'à laisser les centrafricains tranquilles, pour s'en prendre aux rebelles qui sèment la détresse dans l'est, le nord et le sud-est du pays. L'homme fort de BANGUI n'avait qu'à envoyer ses soi-disant « fils » redoutables sur les terres des rebelles,  pour libérer les paysans de ces régions, s'ils en sont vraiment capables.

 

L'opposition doit mesurer la gravité des problèmes que vit le CENTRAFRIQUE d'aujourd'hui, pour envisager une conjugaison de forces en vue de soulager le pays tout entier, en mettant de côté les envies et les élans partisans. C'est un devoir impérieux, que le peuple ne manquera pas d'appuyer, compte tenu du poids de misère qu'il a sur les épaules.

 

KODRO OKO ZO OKO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:30

 

 

 

 

 

vaccination contre la polio

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 21 Novembre 2012 16:20

 

La population de Kaga Bandoro et ses environs (nord) sont exposées ces derniers aux risques des maladies liées à la consommation de la viande bovine. Une partie des éleveurs confondent la vaccination administrée gratuitement contre la poliomyélite aux enfants de 0 à 5 ans à celle des bovins. Ils souhaitent ainsi bénéficier de la même gratuité. Une situation qui expose justement les consommateurs à des dangers au plan sanitaire.

 

Cette information a été confirmée par un agent des services vétérinaires de la région et relayée ce 21 novembre 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka.

 

La réticence se développe surtout dans les villages Zando, Kpokpo, Pathio et Yamissi, situés dans la commune de Nana Houta (nord). Ces localités sont pourvoyeuses de la ville de Kaga Bandoro en viande, en cheptel de bétail, a indiqué le correspondant.

 

Selon l’agent des services vétérinaires, certains éleveurs vendent leurs bêtes sans aucun contrôle médical encore moins une vaccination appropriée. A titre d’illustration, un éleveur de la région a même déclaré que, si ses bœufs meurent d’épidémie, il pourrait faire de la fraude, pourvue qu’il récupère son argent.

 

Un autre décide même de faire vacciner ses animaux au mois d’avril 2013. Pour lui et ses amis de cette filière, la vaccination des bêtes devrait être aussi gratuite comme celle contre la poliomyélite.

Il est à noter que le secteur de l’élevage dans la région de Kaga Bandoro a été durement affecté par les crises militaro-politiques. A cet effet, le risque des maladies des bêtes destinées à la consommation reste préoccupant.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:25

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

Bangui : l’ambassadeur de France parmi les déplacés internes du nord 

 

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Bangui, 21 novembre (RJDH)–A l’invitation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l’ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti, a visité trois camps de déplacés internes dans la région de Batangafo et de Kaga-Bandoro (nord), le 15 novembre dernier. Celui-ci affirme être allé voir personnellement l’exécution des projets financés par la France en faveur de ces personnes vulnérables. Mais il dit avoir été impressionné par le courage et la dignité de ces victimes.

 

« Ce que nous avons vu sur place, c’était une grande situation de détresse, de souffrance. Mais face à cette situation, nous avons rencontré des hommes et des femmes qui font preuve d’un grand courage et d’une grande dignité », a indiqué Serge Mucetti dans un entretien exclusif avec le RJDH, le mardi 20 novembre à Bangui.

 

Les deux camps visités aux alentours de la ville de Batangafo, à savoir Bobazi et Kakouda, abritent environ 5 700 personnes qui ont quitté leurs villages, en partie détruits par des transhumants en février 2012. A Kaga-Bandoro, c’est le site de Nana-Outa qui accueille plus de 3 000 déplacés. Il s’agit des civils qui ont fui leur village pendant l’opération militaire des forces armées centrafricaine et tchadienne contre les positions des hommes du chef rebelle tchadien, Abdel Kader Baba-Laddé, en janvier dernier. Leurs villages ont été pour la plupart détruits. Ces déplacés bénéficient de l’assistance humanitaire du CICR, sur un financement de la France, et d’autres organisations humanitaires.

 

Des sinistrés non désespérés

 

L’ambassadeur de France, qui était accompagné de M. Xavier Hénaut, attaché de coopération, témoigne avoir vu dans les deux premiers camps des personnes sinistrées mais qui sont pourtant pleines d’espoir. Des gens qui veulent, le plus vite possible, retrouver leur autonomie. « Ils considèrent que l’aide qui leur est apportée par le CICR, soutenu par des bailleurs de fonds, est une bonne chose, mais cela ne peut être que provisoire. Ils veulent rentrer chez-eux, ils veulent reconstruire leur maison, ils veulent cultiver leur champ, ils veulent que leurs enfants aillent à l’école, ils veulent que leurs anciens retrouvent leurs racines (…), ils veulent retourner le plus vite possible à des conditions normales d’existence », constate-t-il.

 

« Ceux du troisième camp (Nana-Outa) sont lassés d’avoir à reconstruire leur habitat, à chaque fois qu’il est détruit par des bandes armées, et ont pris la décision de s’établir dans ce camp et de la transformer en village », rapporte-t-il. Dans cet espoir de reconstruction, ces populations lointaines pensent tout de même à l’instruction de leurs enfants, malgré les conditions difficiles et le manque de structures d’accueil, de matériel et de personnel enseignants.

 

Dans un des camps visités, il existe une toute petite école construite en paille par des parents pour l’éducation de leurs enfants, avec un instituteur qui leur enseigne le français. Pour Serge Mucetti, c’est une ‘’Francophonie militante’’, une ‘’Francophonie énergique’’ et une volonté affichée qu’il faut encourager.

 

« J’ai pris l’engagement d’aider cette petite école (…). J’aimerais bien parrainer cette petite école parce qu’elle constitue vraiment un modèle, un symbole de la vitalité d’une population à travers l’accès au savoir et à la connaissance. Ils ont compris dans ce coin reculé de la brousse que pour s’en sortir, il fallait que les enfants aillent à l’école. C’est un symbole magnifique », estime-t-il.

 

Une mission à vocation sanitaire

 

Le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, le Dr Mirdad Kazanji faisait également partie de cette mission. Le but étant de constater également l’état sanitaire de la population déplacée afin d’éviter d’éventuelles épidémies.

 

« Dans le domaine scientifique et médical, il est connu qu’à chaque fois qu’il y a regroupement ou déplacement de la population, il y a un risque épidémique. On voit cela dans les cas d’épidémie du choléra. Typiquement par exemple en RCA, il y a eu pas mal de mouvements des populations dans le sud de la République démocratique du Congo et la Centrafrique, il y a eu l’épidémie du choléra, il y a deux ans », a précisé le Dr Kazanji.

 

Il a fait avoir qu’il existe un hôpital de MSF (Médecins sans frontières) dans la zone et qui prend en charge différents aspects médicaux, et avec qui l’IPB travaille pour améliorer la santé des personnes déplacées internes. « Nous avons, par exemple, cette année, détecté plusieurs cas de variole de singe qui circule dans cette région. Nous avons identifié pour la première fois ce type de virus dans le nord de la RCA grâce à cette collaboration MSF-Institut Pasteur dans ce contexte », a-t-il souligné. L’Institut Pasteur de Bangui entend, après cette visite, poursuivre la collaboration avec MSF, notamment en matière d’appui médical et matériel, de vaccins pour une meilleure couverture vaccinale des enfants.

 

Interrogé sur le but de la mission humanitaire qu’il se donne, l’ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti, a relevé qu’un ambassadeur n’est pas seulement quelqu’un qui vit dans son bureau de façon confortable. « C’est le représentant d’un pays qui doit aussi aller voir par lui-même, dans des camps, dans des quartiers, au milieu de la population près des réalités. Et la réalité il faut aller la constater, la considérer, l’approcher là où elle est », a-t-il relevé.

 

Par Jérémie Soupou

 

 

 

Bangui : une situation politico-sécuritaire critique en 2012 selon la société civile

 

Bangui, 21 novembre (RJDH)–La situation politique et sécuritaire de la République Centrafricaine est déplorable au cours de l’année 2O12. C’est le constat fait par Fulgence Zéneth, secrétaire général adjoint de l’Observatoire centrafricain de droit de l’homme(OCDH), lors d’un entretien avec le RJDH sur la question.

 

Pour lui, en 2012, la République centrafricaine a été exposée à une insécurité généralisée, notamment dans le nord, nord-est, le centre et le sud-est. Il fait allusion, en particulier, à l’occupation de certaines régions du pays par des rebellions étrangères telle que le Front populaire pour le redressement (FPR) du Tchadien Baba-Laddé et l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de l’ougandais, Joseph Kony, qui continuent de commettre des exactions dans le sud-est, malgré la présence des forces ougandaises, centrafricaines et américaines.

 

« Baba-Laddé, ce rebelle tchadien qui n’a jamais combattu dans son pays, mais qui s’est installé sur le territoire centrafricain. Il a commis des exactions. Malheureusement, il a été rapatrié vers son pays d’origine, et personne n’aborde la question des victimes. Ces derniers temps, on parle même de la possibilité de relaxer ses hommes qui avaient été arrêtés au cours d’un combat avec l’armée », déplore M. Zéneth

 

Pour lui, Baba-Laddé devrait répondre de tous les actes commis en République centrafricaine sur la population civile. Même s’il n’est plus sur le sol centrafricain, les défenseurs des droits de l’homme étudient encore la possibilité de saisir des instances sous-régionales, régionales ou continentales pour que celui-ci soit jugé.

 

Dans le sud-est, les attaques de la LRA se sont multipliées entre janvier et mars, compromettant la libre circulation des personnes et des biens. Malgré la présence des conseillers militaires américains et des forces armées ougandaises et centrafricaine, et « nos compatriotes qui habitent cette zone continuent de subir encore les affres de ce seigneur de guerre », regrette-t-il.

 

Les multiples attaques perpétrées par des hommes armés non identifiés aux alentours de la ville de Boali, à 90 kilomètres de la ville de Bangui, sont également à souligner. Dans ces événements qui terrorisent la population, il y a les bavures militaires. Il y a d’après certains éléments des forces de défenses et de sécurité qui outrepassent leur mission. « Récemment, un élément des FACA a poignardé une fille de 21 ans dans la ville de Kaga-Bandoro. Voilà autant de faits qui inquiètent les défenseures des droits humains », s’exclame-t-il.

 

En dehors de ces aspects soulignés par l’OCDH, l’intérieur du pays a été au cours de cette année, le théâtre de plusieurs attaques, de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, un proche de l’ancien président Ange Félix Patassé. Ce groupe armé a commis des exactions sur la population de Kabo, Bantagafo, Paoua, Markounda. Une source militaire avait confirmée la présence de ce groupe dans les villages de Koudé, Dougouzou et Alim, situés à environ 200 kilomètres de la ville de Bouar (ouest).

 

Le 15 septembre, les villes de Damara (75 kilomètres) et de Sibut (195), ont été attaquées par des dissidents de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Ce qui avait fait fuir une partie de la population, et a également perturbé les activités économiques et sociales de ces villes.

 

Sur le plan politique, Fulgence Zéneth affirme que la situation est difficile. Toutefois il se réjouit, de la révision du code électoral centrafricain qui a connu la participation de toutes les forces vivent de la nation et pourrait garantir des élections moins violentes en 2016. « Plusieurs choses ont changé de manière fondamentale dans ce document et pourraient conduire les prochains processus électoraux, moins contestables », estime t-il.

 

Par ailleurs, il déplore l’absence de dialogue entre le gouvernement et l’opposition. « Nous pensons qu’il devait y avoir le dialogue permanent entre toutes les couches du pays, afin de mettre un terme aux problèmes qui minent le développement de la RCA », a-t-il ajouté.

 

Dans la même perspective, le 13 novembre, le coordonateur du Front pour l’annulation et la reprise des élections (FARE) avait demandé au pouvoir d’ouvrir un dialogue inter-centrafricain qui va réunir toutes les forces vivent de la nation pour discuter des défis auxquels le pays est confronté.

 

Par Belfort Gobou

 

 

Bria : Deux enfants tués par la méningite et deux autres hospitalisés

 

Bria, 21 novembre (RJDH)–Deux enfants de moins de cinq ans ont été tués, en début de semaine, par la méningite à l’hôpital préfectoral de la ville de Bria (centre). Deux autres sont encore hospitalisés au service de la pédiatrie à cause de la même maladie. L’information a été rendue publique le 20 novembre, par le major du service de la pédiatrie de cet hôpital, Clovis Ngassété.

 

« Nous avons hospitalisé neuf enfants dont quatre souffrent de méningite. Deux sont déjà décédés et les autres sont encore en observation », a expliqué Clovis Ngassété dans un entretien avec Radio Barangbaké.

 

En plus de la méningite, plusieurs autres maladies respiratoires ont été enregistrés parmi lesquelles la pneumonie. Une dizaine de cas a été détectée chez des enfants de zéro à cinq ans, a confié la même source.

 

Le major du service de la pédiatrie de l’hôpital de Bria a déploré l’ignorance des parents qui préfèrent soigner leurs enfants à base des médicaments traditionnels. « Cela entraîne des complications et le décès des enfants », a-t-il dit.

 

La prise en charge des enfants qui souffrent de ces différentes maladies fait défaut, parce que le service de la pédiatrie manque de moyens. « Nous ne disposons pas de matériels adéquats et des médicaments pour nous occuper des enfants qui souffrent de cette maladie », a-t-il déploré.

 

 

 

Boali : Les jeunes se mobilisent pour la sécurité

 

Boali, 21 novembre (RJDH)–Une vingtaine de jeunes de la ville de Boali se sont constitués en auto-défense pour assurer la sécurité dans cette localité et de lutter contre les actes de vol sur la falaise de Kassango, à la sortie de la ville sur l’axe Bangui. Le groupe a vu le jour depuis presqu’un mois.

 

« A Boali, le vol prend de l’ampleur et la falaise de Kassango est le lieu où se passe souvent cet acte de vandalisme. Certaines personnes mal intentionnées montent sur des véhicules pour voler les bagages des passagers. En plus, l’insécurité est fréquente dans la région ces quatre derniers mois. C’est pourquoi nous avons pris cette initiative pour mettre fin à ces actes », a expliqué le président de ce groupe, Gilbert Ali.

 

Ces jeunes, qui utilisent des machettes et des armes de fabrication artisanale, sillonnent la ville pendant la nuit pour appréhender les voleurs. « Nous avons attrapé un cambrioleur qui tentait de voler sur la falaise de Kassango, nous l’avons remis à la gendarmerie pour des enquêtes. Un autre a été également appréhendé avec un port volé à destination de Boali-chute », a indiqué Germais Ndoumbalai, un membre du comité des auto-défenses.

 

Nous demandons aux autorités locales de nous aider en nous donnons les moyens adéquates afin d’appuyer les forces de défense, car la sécurité de la population concerne tout le monde.

 

 

 

Boali : Faible couverture vaccinale dans les formations sanitaires

 

 

vaccination contre la polio

 

 

Boali, 21 novembre (RJDH)–Les formations sanitaires de la sous-préfecture de Boali (sud-ouest) ont connu une faible couverture vaccinale des enfants dans le cadre du programme élargi de vaccination (PEV) de routine, de janvier à septembre 2012. Ce problème est dû à l’accessibilité de certains centres de santé.

 

« Sur dix formations sanitaires que compte la commune de Boali, quatre seulement disposent d’un service du PEV. Ce qui occasionne le manque de mobilisation communautaire en faveur de vaccination de routine et une faible couverture géographique», a expliqué le médecin chef de l’hôpital de Boali, docteur Eloi Nicaise Boufoungou.

 

En plus du manque de mobilisation et l’ignorance des parents, le manque de personnel qualifié dans ce domaine pose un sérieux problème. Le docteur Eloi Nicaise Boufoungou, indique que les responsables du PEV sont tous des agents communautaires qui ont été formés sur le tas. D’où nécessité de les recycler dans le cadre de la vaccination.

 

En marge des difficultés qui freinent les activités de vaccination de routine, quelques progrès ont été relevés par le médecin-chef. « Il y a une forte implication du personnel de santé dans le PEV. On note également l’appui du comité de gestion qui aide le service en fournissant du matériel comme le pétrole et les mèches pour des lampes tempêtes », a-t-elle ajouté.

 

Les différentes catégories de vaccin sont disponibles dans les trois centres qui sont opérationnels. Mais les services ne sont pas totalement utilisés par les parents. L’implication des autorités locales, des leaders religieux et communautaires de la ville de Boali aux activités de vaccination de routine reste un défi à relever, selon des observateurs.

 

Les informations révèlent que c’est l’ignorance des parents de l’importance de la vaccination entraîne le non-respect du calendrier vaccinal des enfants.

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:56

 

 

 

 

Franck Saragba


 

 


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a voué aux gémonies  les différents leaders et partis politiques de l’opposition démocratique.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux  en place a refusé aux partis politiques de l’opposition démocratique, aux syndicats de jouer simplement leur rôle de contre pouvoir comme il est indiqué dans les dispositions de la loi fondamentale.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place mène une lutte farouche contre la liberté d’expression  en muselant les médias et les journalistes, ce, malgré la loi sur la dépénalisation des délits de presse.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place  a mis aux arrêts d’une manière arbitraire nombreux de nos compatriotes sans que justice ne soit rendu.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place et ses bras armés ont  scandaleusement assassiné, massacré, humilié d’innocents concitoyens. Les bourreaux sont toujours et encore là, n’hésitant pas à narguer au quotidien les victimes et leur famille.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a initié un système de rapine bien rodé de détournement de deniers publics qui a fini par mettre à genoux le trésor public.

 

 Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a embastillé le peuple centrafricain dans un pays qui est devenu une prison à ciel ouvert. Haro sur toutes les revendications, légitimes soient-elles.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a paupérisé davantage notre bon et généreux peuple au point que nous sommes devenus un peuple de mendiant.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a décidé de faire la promotion des plus médiocres d’entres nous, de cautionner l’immoralité dans tous les sens du terme, d’encourager les agissements de personnages douteux, hauts en couleur qui ternissent ici et là l’image de notre pays.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a décrété que la récréation sera entière et permanente pour ses princes mais horriblement répressive pour tous les autres. Ainsi, il a fini par diviser  la société centrafricaine en une classe d’intouchables privilégiés et celle des nécessiteux qui sont précarisés, brimés à outrance.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a décidé de sous traiter notre souveraineté nationale à des pays tiers, pire encore à des groupes de va-t-en-guerre.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a troqué d’une manière scandaleuse notre république indépendante contre une suzeraineté au voisin du nord.


Au terme de ces dix années d’enfer et de régression à travers lequel nos concitoyens espéraient enfin voir le bout du tunnel, voici que  l’opposition démocratique d’une manière surprenante vient tendre une nouvelle perche au régime en réclamant  à cor et à cri un hypothétique dialogue pour distraire nos concitoyens. Qui paiera la facture au moment où notre pays est confronté à d’énorme problème financier  et que le monde est en crise ?  Quelles sont les moyens de pressions dont disposent l’opposition démocratique pour contraindre par la suite le régime à accepter les recommandations ? A croire que l’opposition démocratique, ne veut pas vraiment d’une véritable alternance. A ce moment-là, pourquoi ne pas imposer par exemple un bras de fer au régime en place afin qu’il applique sans délai tout simplement les recommandations du dialogue inclusif de 2008 ?

 

A ce jour, on peut dire sans détour que le régime en place est le seul responsable de son échec et de la faillite du pays du fait que depuis le 15 mars 2003, le régime  a décidé de gouverner seul, confisquant tous les pouvoirs. S’il est vrai que le dialogue reste et demeure le seul moyen incontournable de résolution de crises en politique, il n’en demeure pas moins que pour dialoguer, il faudrait être au minimum à deux. Or,  l’opposition démocratique n’a jamais  reconnu la légitimité du régime, de l’autre côté , le général Bozizé n’est pas un homme de dialogue à plus forte raison de consensus, il ne veut pas dialoguer depuis sa prise de pouvoir par la force ou feint de dialoguer lorsque la communauté internationale l’oblige à le faire,  comme lors du dialogue politique inclusif en 2008. Comment dialoguer alors que les deux partis concernés ne reconnaissent pas inversement l’existence de l’autre ?


OUI et encore mille fois OUI pour le dialogue inter-centrafricain mais avec qui ? Et pour quels objectifs ? Pour des recommandations qui ne seront encore et toujours hélas pas appliquées ? Que faudrait-il faire alors ?


Pour des raisons objectifs et de calendrier, nous pensons que l’opposition démocratique se trompe une fois encore en offrant un ballon d’oxygène inespéré à un régime à bout de souffle dont les principaux et les plus fidèles collaborateurs ont quitté le navire.  Le temps nécessaire d’organiser un dialogue digne de ce nom avec les différents partenaires sérieux et l’on aura perdu déjà cinq à six mois qui auront des répercussions sur la préparation des prochaines élections présidentielles. A presque mi-parcours d’un second et dernier mandat calamiteux du régime en place, le dialogue politique ne sert plus à rien et n’a pas de sens au regard du temps imparti. Le grand gagnant sera encore le régime en place qui cherche a gagné du temps. A titre d’exemple, les organes qui préparent  l’organisation des élections présidentielles dans des pays pourtant expérimentés s’y mettent au moins deux à trois ans avant les échéances. Pour ne pas perdre du temps, l’opposition démocratique ne ferait t’elle pas mieux de se concentrer plutôt sur les voies et moyens pour l’organisation d’une élection juste et transparente en 2016 ?  

 

Franck SARAGBA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:44

 

 

 

 

 

 

TVMLPC logo

 

 

 

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Pascal

 

 

 

En cette journée internationale des droits de l'enfant, TELE-MLPC a mis en ligne le reportage de France Ô sur les enfants enlevés par la LRA dans le Mbomou et Haut-Mbomou.

 

Ce reportage de 59 minutes sera le seul document diffusé en boucle durant tout le prochain week-end. Cela permettra à ses téléspectateurs de regarder ce document exceptionnel.

 

 

TELE-MLPC  au lien : www.lemlpc.net

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:06

 

 

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Socrate Bozizé et Kévin lors de l'investiture du 15 mars 2011 de leur papa

 

 

 

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Bozizé saluant Papy et Rodrigue faisant l'accolade à Monique Bozizé

lors de l'investiture de Bozizé du 15 mars 2011

 

 

 

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Aimé Vincent Bozizé alias Papy

 

 

 

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François Joseph Bozizé alias Djodjo

 

 

Rodrigue Bozizé

 

Rodrigue Bozizé


 

CENTRAFRIQUE

 

 

Le site social facebook d’une centrafricaine résidante de Bangui, a posté sous couvert de l’anonymat un pavé dans la marre en annonçant l’organisation des victimes des crapuleuses atteintes aux droits de l’homme par la famille Bozizé exclusivement ce lundi 19 octobre 2012. Si l’information est avérée, il faut savoir qu’en appelant les vulnérables centrafricains, ceux vivants à l’étranger et autres nationalités en Centrafrique de toutes couches confondues, hommes, femmes, enfants, appartenant à tous corps socioprofessionnels ou pas, les institutions et autres personnes morales qui sont de cibles constituées de la famille Bozizé à s’organiser, l’association Agir pour la Justice et Contre l’Impunité en Centrafrique (AJCIC), avec à sa présidence la magistrate SIFA, (nom donné pour protéger les intérêts de la personne) vient non seulement compléter l’existence, dans le domaine, d’une multitude d’assises militant pour les droits humains et la promotion de la démocratie mais aussi sonner l’alarme, avec force de dernière rigueur, d’une inquiétante propension de règne, à leurs manières, de la famille biologique et leurs proches parents du numéro un centrafricain devenu bourreau-nouveau genre en RCA.

 

Pour stopper ce que la nouvelle association appelle « des bavures jamais réalisées dans l’histoire de la Centrafrique, œuvre de la première famille centrafricaine », Maman SIFA entend, par son initiative, saisir la justice nationale et ou internationale avec un dossier consistant fait de liste de victimes et préjudices enregistrées, des témoignages écrits, sonores et visuels et aussi des preuves tangibles. Selon la présidente de l’association qui dit travailler en sous-marin, pour le moment, par pure crainte de représailles des  personnes visées par son association, une cent cinquantaine de victimes a été déjà répertoriée dans les registres avec différents griefs dans deux arrondissements (le 8e et le 5e) de Bangui en moins de sept jours.

 

Selon la présidente SIFA, « Notre objectif recherché est de faire en sorte que justice soit rendue de manière impartiale aux ayants-droits et garantir la sécurité des biens et personnes. Nous nous sommes aperçus ces derniers temps que les populations centrafricaines et étrangères en RCA connaissent une persécution qui ne dit pas son nom. Les griefs reprochés aux victimes sont bénins et n’expliquent pas des arrestations extralégales, tortures, détentions sécrètes et assassinats, sans évoquer des menaces de morts proférées aux pauvres centrafricains. Les auteurs bénéficient de l’impuissance de la faiblesse des institutions judiciaires nationales apeurées De là si nous n’envisageons pas des actions pour arrêter cette catastrophe c’est synonyme de culpabilité de notre part. » Dit de manière ferme cette juriste résidente de Bangui dont la petite-fille a été victime d’un abus sexuel d’un rejeton de du président Bozizé en octobre dernier. Pour cette dernière, les auteurs sont exclusivement les enfants légitimes du président centrafricain François Bozizé, ses très proches parents, ses propres gardes rapprochés qui excellent dans l’abus d’autorité et qui se croient superpuissants. « Dans tous les services de l’état centrafricain il y’a au moins une cinquantaine de personnes qui appartiennent à cette famille. Même dans les milieux religieux, sportifs, commerciaux et, même des très proches parents qui ne travaillent pas mais qui, par usurpation du patronyme causes d’énormes torts à la nation. C’est une chaine que dans notre programme d’activités planifiés nous avion pu identifier, déceler personne par personne et avons ouvert un dossier très solide pour chaque cas. »

 

L’association Agir pour la Justice et Contre l’Impunité en Centrafrique a vu le jour en février 2012 à Marseille en France par la volonté d’une frange de centrafricains exaspérés par les événements et décidés à découdre avec les ignominies et autres violations des droits humains œuvres des princes qui gouvernent en RCA. Ils sont des politiques, des membres de la société civile, des commerçants, des religieux, etc qui se sont tous levés comme un seul homme pour baliser le plan autoritariste et tyrannique des Bozizé.

 

A la question de savoir les périodes couvertes par les crimes causés, Madame SIFA reste scientifique et dit. « C’est depuis le 15 mars que la RCA est devenu otage des Bozizé. Ni plus ni moins. L’association se consacre essentiellement à cette période et va couvrir toute l’étendue du territoire centrafricain. Car nos parents, amis et connaissances à l’intérieur du pays connaissent plus pire que nous qui vivons à Bangui. L’occasion est donnée d’aller vers cette population retirée pour collecter les ressources nécessaires pour valoir notre mission. »

 

Il faut dire aussi que l’AJCIC, fait parti d’un réseau international de défenseurs de l’Homme en France et en Belgique entre autre l’Association Survie dont elle épouse bien la philosophie. Madame Sifa se dit aussi très proche d’une kyrielle d’avocats noirs-américains à Washington DC aux Etats-Unis d’Amériques réputés pugnaces aux atteintes des droits humains comme Le Barreau Penal International Criminal Bar.

 

Faut-il craindre pour les victimes vivant à Bangui en Centrafrique ? Madame Sifa lâche « Nous travaillons dans un professionnalisme dont l’expérience remonte à 17 ans et avions travaillé en consultante internationale en Gambie, Côte d’Ivoire et en Haïti pour le compte des Nations-Unies et aussi pour la Tribunal Spécial d’Arusha en Tanzanie. La protection de nos victimes est une question très sensible pour valoir notre raison d’être. Nos agents à Bangui ne signalent pas encore de problèmes majeurs rencontrés sur le terrain, même si le risque est très critique. Mais ils sont assez sensibilisés pour prendre des précautions utiles aux instants fatals.»

 

 Pour plus d’informations : agir.jcic@gmail.com

 

 

Clovis Ouefio

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