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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 02:06

 

 

 

 

Desire-Kolingba-aux-obseques-de-son-pere.JPG

 

Désiré Kolingba

 

 

 

Cecile-Digo-Kolingba.JPG


Cécile Digo Kolingba

 

 

Paris, 25 nov (CAP) - On ne l’apprend seulement que maintenant mais lors de son très séjour au Hilton de Roissy Charles de Gaulle pour faire la bamboula le 13 août dernier, Bozizé a souhaité et a rencontré Désiré Kolingba qu’il a effectivement reçu en audience contrairement à certains opposants qui avaient voulu le rencontrer et qu’il n’a point reçus mais au sujet desquels la propagande de la bozizie a fait croire aussi bien à Bangui qu’en France, que l’homme du 15 mars 2003, à l’exception du Directeur de publication de Centrafrique-Presse, aurait reçus tous les opposants vivant en France.


Bozizé avait tenu à rencontrer Désiré Kolingba pour lui dire que l’état centrafricain qui devrait verser, on ne sait trop pour quelle raison, la bagatelle de quatre milliards sept cent millions de F CFA (4,7) aux nombreux prétendants à l’héritage du défunt général président, ne pourrait effectuer ce décaissement qu’en plusieurs tranches et seulement lorsque tous les héritiers auraient harmonisé leurs positions et se seraient mis d’accord.


Ensuite les entretiens de Bozizé avec Désiré Kolingba auraient porté sur les perspectives de nomination de celui-ci comme premier ministre pour succéder au mathématicien de Boy-Rabe Faustin Touadéra, projet porté un moment par certains lobbyistes auprès de Bozizé mais qui a échoué.


En revanche et toujours d’après nos sources, il a été question de l’entrée dans le futur gouvernement d’une fille Kolingba, en l’occurrence Cécile Digo Kolingba qui rêve depuis longtemps d’être aussi ministre, comme ministre de la jeunesse et des sports en remplacement du sulfureux Jean Serge Bokassa qui aurait énormément « déçu » Bozizé par sa paresse et son mode de vie de patachon.

 

Quant à Désiré Kolingba qui se morfond à Orléans en France, son seul rêve est de pouvoir retourner au pays car il avait honteusement pris la poudre d'escampette après avoir été battu aux partielles des législatives dans le 5ème arrondissement de Bangui et après aussi avoir craint d'être traduit en justice dans l'affaire du détournement de l'enveloppe de 20 millions de F CFA de REGICA que lui, Abdallah Kadre et Aurélien Simplice Zingas s'étaient partagée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 00:50

 

 

 

logo CNRC-FB

 

 

DECLARATION DU CNRC-FB RELATIVE AU CLIMAT DE VIOLENCE INSTAURE PAR LES FILS DU GENERAL BOZIZE

 

 


Réf. 12-11-26/009/COM/CNRC-FB/BE/Violences.

 

Depuis quelques temps, les organes de presse ne cessent d'alerter l'opinion nationale et internationale sur les dérives récurrentes, dont se seraient rendus coupables les fils du Général BOZIZE. Les articles de presse ayant traité ces questions ont relaté des actes de violence 1, des arrestations, détentions arbitraires et raquettes 2, des tortures 3 et menaces de mort 4, liste hélas non exhaustive. Les victimes de ces agissements qui portent gravement atteinte à la liberté seraient des citoyens centrafricains et étrangers vivant en Centrafrique.

 

Force est de constater que le pays est désormais aux mains de quelques individus, très proches parents du Général BOZIZE. Ceux-ci y font régner leur loi en toute impunité. Par ces actes ignobles, commis par ceux-là mêmes dont la mission est de protéger la population, le régime en place fait la démonstration de son mépris total du respect des droits humains.


Ces méthodes crapuleuses fondées sur la violence et la terreur, rappellent les plus sombres périodes de la dictature de Bokassa, notamment le massacre des élèves et étudiants en 1979, ayant finalement conduit à la chute du sinistre régime impérial.


Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka (CNRC-FB), après analyse de la situation :


- Condamne avec la plus grande fermeté l'usage de la violence et de la terreur comme mode de gouvernance ;


- Demande au Général BOZIZE d'intervenir auprès de ses fils, pour qu'il soit mis fin à ces pratiques d'un autre âge, indignes d'un Etat dit démocratique ;


- Affirme son indéfectible soutien et sa compassion aux victimes de ces exactions et à leurs familles ;

- Suggère aux victimes et à leurs familles de rassembler des preuves permettant le moment venu, de traduire devant la justice nationale ou internationale, les présumés coupables.


Fait à Baltimore, le 26 novembre 2012


Pour le Bureau Exécutif Provisoire, le Président


Professeur Gaston MANDATA N'GUEREKATA

 


__________________

1 François Joseph BOZIZE provoque un grave accident et roue de coups le taximan blessé. Centrafrique-Presse, 8 octobre 2012

2 Des personnes arbitrairement jetées en prison par BOZIZE et détenues dans le secret depuis plus d'un an. Centrafrique-Presse, 26 octobre 2012.

3 François Joseph BOZIZE fait torturer 4 citoyens à Bangui. Radio Ndéké Luka, 17 novembre 2012.

4 Rodrigue BOZIZE menace de tuer le correspondant de Radio Ndéké Luka à Bozoum. Radio Ndéké Luka, 19 novembre 2012

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 00:43

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA


 

Il ne fait pas bon être journaliste en République centrafricaine de nos jours. Les journalistes de la République centrafricaine en général et ceux de la station privée indépendante Radio Ndeke Luka qui ne font que leur travail dans le respect de la déontologie et les règles du journalisme sont présentement dans le collimateur du régime dictatorial de Bozizé qui tient à ce que l’opinion publique nationale et internationale ne sache rien sur ce qu’endurent les populations centrafricaines.


Des appels téléphoniques d’intimidation aux menaces d’attenter à l’intégrité physiques en passant par les filatures policières... la liste est longue et non exhaustive de ce avec quoi composer les journalistes de cette station. Leur crime : la diffusion des informations claires, vérifiées, rigoureuses ainsi que la dénonciation des abus du régime et les violations flagrantes des valeurs humaines. Quoi pourtant de plus normal puisque le quotidien du Centrafricain lambda est aujourd’hui truffé aussi de souffrances, d'intimidations, de menaces et de tortures à de la part de gens qui sont pourtant censés le protéger mais qui se sont plutôt transformés en bourreau.


Les paisibles citoyens sont traités comme des bandits de grand chemin par les fils du général président et ses proches. Il ne se passe pas un jour sans que l'on ne recense leurs exploits dans des actes ou de propos violents. En décembre dernier, Teddy Bozizé avait déporté au cimetière de Ndrès vers 02 h du matin, Justino Dédé Sombo et son ami Saddate Ali Zaoro  pour les enterrer vivant après les avoir fait copieusement tabasser et torturer par des éléments de la sécurité présidentielle.


Les récents exemples des menaces de mort proférés par Rodrigue Bozizé le 19 novembre 2012 sur le correspondant de Radio Ndéké Luka de Bozoum et les faits de violence inacceptables du délinquant et farfelu président de la fédération Centrafricaine de basket-ball, Joseph François Bozizé, alias Djodjo au quartier sica 1 le 16 Novembre 2012 pour une banale histoire de fausse manœuvre sur la chaussée, en disent long sur les agissements crapuleux de la progéniture de Bozizé et surtout l’inadmissible silence du papa de ces terribles enfants. Le calvaire des fonctionnaires de cette station est loin d'être fini. Le Centrafricain malheureusement a la mémoire courte.


Ces confrères paient le prix fort de leur travail citoyen, de leur juste contribution à la construction de l'édifice national c’est-à-dire, à l'émergence d'une société centrafricaine encline au respect des valeurs de dignité humaine, du respect de l’état de droit, de la démocratie, de la bonne gouvernance, du civisme, en informant sans déformer leurs compatriotes au prix de mille sacrifices.


L'histoire se souvient encore de la période récente d'un Zéphirin Kaya, l'une des grandes figures de cette station, producteur de l'émission "Lissoro" qui tenait par son seul verbe, toute une population et donnait le cauchemar aux autorités de Bangui car ne cessant de relater ces exactions auxquelles se livrent les bourreaux de la République sur la population en son temps, et qui malheureusement, l'avait placé dans leur collimateur et ligne de mire. Ce dernier a subi des menaces de mort, des intimidations et des agressions physiques mais il s’en est néanmoins sorti indemne.


Une autre victime de ces barbaries, Romaric Kenzo Chembo, animateur vedette à Radio Ndeke Luka et producteur du magazine "A vous la parole" qui tendait son micro aux Centrafricains dans les rues de la capitale et qui par la suite, était devenu l'une des bêtes noires du clan de Sassara et de facto une tête à abattre du régime Bozizé.


Romaric Kenzo qui s'était plaint d'avoir fait l'objet de menaces et intimidations de la part des proches de l'homme fort de Bangui, aurait quitté furtivement la capitale, sans même donner sa démission à Radio Ndeke Luka, pour se mettre à l'abri au Cameroun.


Ces menaces sont intolérables et nuisent à la liberté d'expression et de presse garantie par la constitution de la République centrafricaine. Or, il se trouve que le seul garant de cette constitution n'est autre personne que le chef de l'Etat, géniteur de ceux-là mêmes qui ciblent les journalistes. Défendre la liberté d’information et la sécurité des journalistes doit être l'une des priorités du président de la République, c'est même l'une de ses promesses lors de la journée internationale de la presse l'année dernière. Hélas la réalité est bien loin! Ces actes d'intimidation et de violence contre les journalistes qui n’exercent que leur métier ainsi que les agressions contre la presse nuisent à l'émergence de la jeune démocratie centrafricaine déjà étranglée par ce régime dictatorial.


La rédaction

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 23:47

 

 

 

 

 

Lambert Zokoezo

 

 

 

C’est un hommage mérité que je me fais le devoir de rendre aujourd’hui non seulement à l’avocat le plus ancien du Barreau  Centrafricain, mais aussi et surtout à un praticien du droit qui, depuis 1961 a consacré sa vie au service de la justice, des libertés et des droits de l’homme.

 

 Un demi- siècle : tout un symbole.

 

 ZOKOEZO est  dans la lignée  de nos doyens HIRSCH et SOUQUET.

 

 Mais ZOKOEZO n’était pas seulement un diseur de droit. A sa manière il était aussi un faiseur de nation.

 

Au plan national, tout le monde connait sa contribution pour la création du Barreau Centrafricain, de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’homme, de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme  dont il était le fondateur, sa participation aux luttes des Forces démocratiques pour les changements politiques en RCA au début des années 1990 et  récemment au sein du Conseil National de  Transition.

 

 J’ai particulièrement le devoir de porter un regard sur la dimension internationale de Maître ZOKOEZO, dimension ignorée par ses compatriotes.

 

 Pour avoir été à ses côtés dans la plupart des conférences, congrès, symposiums, colloques à l’étranger, j’ai conscience que c’est sur mes épaules que repose la responsabilité de faire connaître le sens de son combat car, ZOKOEZO était un pèlerin infatigable de la liberté et de l’espérance.

 

 Il était le premier avocat centrafricain à représenter ses confrères dans des instances internationales d’avocats avant la création de notre jeune Barreau.

 

 Déjà, du 21 au 24 Mai 1980, il avait participé à la création de l’Union Interafricaine des Avocats (UIAA) à DAKAR.

 

 Du 13 au 16 Janvier 1988, il avait participé au 2e Congrès de l’UIAA à Libreville où après avoir brillamment contribué à la modification des statuts de cette organisation continentale, il avait été élu Vice-président pour l’Afrique Centrale.

 

 Du 11 au 13 Juillet 1987,  plus de 150 Avocats de l’Afrique Centrale s’étaient retrouvés à Brazzaville pour créer l’Union des Avocats de l’Afrique Centrale (UNAAC). Trois Avocats Centrafricains étaient présents : Lambert ZOKOEZO, ZARAMBAUD ASSINGAMBI et Nicolas TIANGAYE.

 

 C’est Maître ZOKOEZO qui était le Chef de notre Délégation. Je me souviens encore de mon complexe de jeune avocat face à cet aéropage d’anciens et  talentueux avocats venus de l’Afrique Centrale et de l’Afrique de l’Ouest. Mais c’est ZOKOEZO qui avait réussi à me convaincre de présider la Commission des Droits de l’Homme dans laquelle siégeaient des sommités du droit comme Maître KAMANDA WA KAMANDA du ZAÏRE, Ancien Ministre des Affaires Etrangères de son pays et Ancien Secrétaire Général adjoint de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), ainsi que le Bâtonnier Robert DOSSOU actuel Président de la Cour Constitutionnelle du BENIN.

 

 Je mesure à sa juste valeur le rôle que Maître ZOKOEZO avait joué dans mon engagement pour le combat pour la justice, les libertés et les droits humains.

 

 Très tôt, il avait pris conscience que l’avocat centrafricain doit être au centre des changements qui se dessinent partout sur notre continent, des changements qui ne sont pas l’écho naturel des bouleversements intervenus sous d’autres cieux, mais également et surtout l’expression des propres aspirations du peuple Centrafricain à la liberté et à la démocratie.

 

 De ce strict point de vue, Maître Lambert ZOKOEZO a été un pionnier.

 

 Il a été membre individuel de l’Union Internationale des Avocats dont le siège est à Paris.

 

 Il avait noué des contacts très étroits avec la Commission Internationale des Juristes dont le siège est à Genève et dont l’ancien Conseiller juridique, notre ami commun le Sénégalais ADAMA DIENG vient d’être nommé Conseiller Spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour la prévention du génocide.

 

 J’ai encore en souvenir  notre participation à la première Conférence mondiale des Nations Unies sur les Droits de l’Homme à Vienne en Autriche.

 

 Et puis Lambert ZOKOEEZO affectionnait les réunions de la Conférence Internationale des Barreaux de Tradition Juridique Commune (CIB) qui se tenaient partout dans les pays Francophones.

 

 C’est au cours de la réunion de la CIB tenue à Abidjan du 13 au 15 Décembre 1989, qu’ayant reçu un coup de fil de Bangui, j’étais venus dans sa chambre d’hôtel lui annoncer une triste nouvelle : le décès de son ami et frère le Procureur Général près la Cour Suprême Marcel MBAY. Il était très affligé et très triste pendant tout notre séjour.

 

 Ironie du sort, le Secrétaire Général de la CIB depuis sa création en 1985, le Bâtonnier MARIO STASI, son ami, mon ami, nous a aussi quitté le 03 Novembre 2012, une semaine jour pour jour avant le décès de Lambert comme s’il allait se préparer à le recevoir à  l’Orient Eternel, lui qui nous répétait inlassablement que « la souffrance n’ayant pas de patrie, la défense ne saurait avoir de frontière ».

 

 Alors, je vais dire un mot avant de finir.

Ce n’est pas seulement une grande figure  du Barreau Centrafricain que nous avons perdu. C’est aussi et surtout un précurseur emblématique qui a beaucoup œuvré pour la démocratie et les Droits de l’homme dans son pays et à l’étranger et dont la dimension dépasse les frontières de la RCA.

 

 Nos amis communs ne cessent de m’appeler de plusieurs pays pour exprimer à sa famille leur compassion.

 

 Lambert, une semaine avant ta disparition, j’e t’avais téléphoné pour avoir des nouvelles de ta santé. Rien ne présageait que tu allais nous quitter.

 

 D’ailleurs, nous nous étions donnez rendez- vous pour le mois de Décembre 2012 où je t’avais fait la  promesse de venir te voir comme j’avais l’habitude de le faire lors de mes passages à Paris. Hélas, la volonté divine a décidé autrement. Que le nom du Tout-Puissant soit béni.

 

 Maintenant que la porte du destin a fini par se refermer, que retenir de l’illustre disparu ?

 

J’ai la faiblesse de dire avec Antoine de RIVAROL que « le temps est comme un fleuve. Il ne remonte jamais vers sa source », et de conclure avec FLAUBERT que « l’homme n’est rien, c’est l’œuvre qui est tout ».

 

 Lambert mon Cher Confrère et mon Cher Grand frère, tu peux partir en paix, car tu as laissé une œuvre impérissable : tu as semé l’idée selon laquelle il n’y a que la liberté qui soit première et Victor HUGO nous a appris que « rien n’est plus redoutable qu’une idée qui vient en son temps »

 

 

 Et enfin, Lambert, tu as été un Maître et un Maître se reconnait à la qualité de ses disciples et à la postérité de son œuvre.

 

 Là où tu es, tu peux être fier de voir la postérité continuer ton œuvre.

 

 Et les continuateurs sont déjà :

 

-     MOROUBA, MOUTE, PANDA, DOUZIMA, GBIEGBA et tant d’autres encore.

 

 Alors, et alors seulement Lambert, tu n’auras pas vécu pour rien.

 

 

 

                                      Bangui le 23 Novembre 2012

 

 

 

 

                                      Maître Nicolas  TIANGAYE

 

                                      Avocat à la Cour

Ancien Bâtonnier de l’Ordre

Ancien Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH)

Ancien Vice-président de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 15:54

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

Sibut: Le préfet de Bambari victime d’une attaque

 

Sibut, 24 novembre (RJDH) –Le  préfet de la Ouaka (centre),  Marthe Lydie Yangba, a été blessé par balle, dans la nuit de vendredi à samedi 24 octobre,  par une bande armée non identifiée, à  20 kilomètres de la ville de Sibut (centre). La victime  était à bord de son véhicule de fonctions, avec son chauffeur qui lui aussi a reçu une balle, mais son aide de camp est quant à lui porté disparu.

 

D’après une source proche de la préfecture de Bambari, jointe par le RJDH ce samedi,  Marthe Lydie Yangba, était venue à Bangui pour une mission qui l’a conduite en Chine. C’est une fois rentrée de Chine, alors qu’elle regagnait son poste qu’elle a été attaquée.

 

« Nous avons appris qu’elle a reçu une balle au bas-ventre et au niveau du bras gauche. Ces bandits ont tiré à bout portant sur le véhicule  afin de contraindre le  conducteur à s’arrêter. Une équipe de la préfecture est dépêchée ce matin  à Sibut, où la victime est hospitalisée,  pour s’enquérir de la situation », a-t-elle expliqué.

 

La même source affirme que le garde du corps du préfet qui se trouvait dans le même véhicule au cours de l’attaque est en ce moment porté disparu. Jusqu’à présent, l’identité des personnes qui ont perpétré cette attaque n’est pas connue.

 

Le 15 septembre dernier, les villes de Sibut et de Damara, ont été le théâtre d’une attaque d’un groupe de dissidents de l’ancienne rébellion de la Convention des patriotes pour la paix et la justice.

 

 

 

 

NDLR : Mme le préfet de la Ouaka serait actuellement admise à l’hôpital de l’Amitié de Bangui où on craint qu’elle ne soit amputée d’un bras si elle n’est pas rapidement évacuée vers un hôpital plus équipé en Europe. Selon des informations parvenues à la rédaction de Centrafrique-Presse d’une source bien informée ayant requis l’anonymat, Mme Marthe Yangba aurait eu à faire à des hommes armés très déterminés qui auraient clairement affirmé leur intention de tout faire pour empêcher les festivités du 1er décembre prochain prévues à Bouar. Toujours selon nos informations, ces rebelles seraient en réalité certains Tchadiens déserteurs de la garde présidentielle de Bozizé qui avaient pris le large avant même le retrait des éléments tchadiens de sa protection retirés par le président tchadien.  

 

 


 

Bangui : La France salue le soutien de la RCA dans la lutte contre la peine de mort

 

Bangui, 24 novembre (RJDH)–La représentation de la République française en Centrafrique a adressé ses félicitations aux autorités centrafricaines pour leur soutien à la résolution appelant à un moratoire sur la peine de mort, en vue de son abolition universelle, soumise par la France et adoptée par la 3ème commission de l’Assemblée générale des Nations-unies, le 19 novembre 2012.

 

Le document indique que « la France salue cette adoption et se réjouit du soutien grandissant qu’enregistre le combat contre la peine de mort au sein de la communauté des nations. Elle remercie tout particulièrement la République centrafricaine, le Niger, le Soudan du Sud et la Tunisie qui ont rejoint la majorité des États appelant à la mise en place d’un moratoire ».


D’après le communiqué, cette adoption encourage la France à poursuivre ses efforts en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort avec ses partenaires, en particulier à travers la campagne mondiale lancée officiellement par M. Laurent Fabius le 9 octobre 2012 à Paris, quelques jours après l’événement organisé conjointement avec le Bénin en marge de l’Assemblée générale des Nations-unies à New York.

 

Il s’agit d’un texte présenté par la France et 90 États. Il a recueilli le soutien de la majorité des États membres.

 

En République centrafricaine, sans avoir été abolie, la peine de mort n’est pas appliquée depuis plus de trois décennies. Les défenseurs des droits de l’homme, militent toujours pour son abolition.

 

 

 

 

Bangui : L’insalubrité dans la ville fait des victimes

 

Bangui, 24 novembre (RJDH)–Entre  les 21 et 24 novembre, un enfant de quatorze ans et une femme d’une quarantaine d’années, ont été mordus par des serpents. La première morsure a eu lieu sur l’avenue des Martyrs, et la seconde  au quartier combattant (8ème arrondissement). Ces deux incidents malheureux se sont produits dans zones dominées par de mauvaises herbes.

 

Dans la nuit du 23 au 24 novembre,  une femme a été mordue par un serpent puis piquée par un scorpion dans  des hautes herbes qui envahissent les ruelles dans le quartier Bédé-Combattant, alors qu’elle rentrait d’une visite. Le mercredi dernier, un jeune garçon  de quatorze ans a été également mordu  par un serpent, alors qu’il revenait de l’école.

 

Au quartier Combattant comme dans la plupart des quartiers de la ville de Bangui, des maisons abandonnées ou en  construction, des rues et des concessions inhabitées, sont envahies par de hautes herbes qui abritent des reptiles de tous genres et qui constituent un facteur d’insécurité pour la population.

 

Ces lieux constituent une menace pour  la population surtout la nuit. En plus, des personnes mal intentionnées se cachent dans ces endroits pour agresser les passants à des heures tardives. « Je revenais du travail aux environs de 22 heures, lorsque je voulais traverser la concession  de l’ex-président Patassé au quartier Fouh (4ème arrondissement), deux hommes munis de couteaux m’ont agressé, ils ont emporté mon sac à main », a témoigné Ida Ndoyo, serveuse au restaurant Relais de chasse.

 

A cause de cet incident, les membres du comité de développement ainsi que les habitants de Ngongono2 ont entamé  ce matin le nettoyage de leur quartier, a annoncé le chef de ce quartier Jean-Désiré Koulayom. En dehors de ces morsures, il déplore aussi l’incidence que cet environnement insalubre peut avoir sur la santé de la population.

 

« Le paludisme ne peut pas être éradiqué dans notre secteur, parce que nos quartiers sont salles, dominés par de mauvaises herbes qui nuisent à la santé. Il manque une aération dans la ville», a-t-il regretté.

 

 

 

Bambari : Le vaccin contre la méningite, la tuberculose et la grippe à la portée de la population

 

Bambari, 24 novembre (RJDH)–Une campagne de vaccination contre la méningite, la tuberculose et la grippe en faveur des enfants de zéro à cinq ans et des femmes enceintes, a démarré ce samedi 24 novembre dans les villages et les quartiers situés entre 10 et 30 kilomètres de la ville de Bambari (centre).

 

Ernest Kaltan, chef de la préfecture sanitaire de la Ouaka, a fait savoir que l’objectif de cette campagne est de barrer la route à ces maladies qui sévissent dans la région pendant  la saison sèche.

 

La campagne vise aussi selon lui, à montrer à la population le danger que représentent ces maladies,  si elle ne  reçoit pas le vaccin, en particulier les femmes enceintes et les enfants qui sont les personnes les plus vulnérables.

 

Par ailleurs Ernest Kaltan a précisé que les agents vaccinateurs vont sillonner 1186 quartiers et villages de préfecture de la Ouaka.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 21:49

 

 

 

Gadio.jpg

 

Dakar (Sénégal) 2012-11-23 16:05:51 (APA) - Cheikh Tidiane Gadio, ancien chef de la diplomatie sénégalaise d’avril 2000 à septembre 2009, a estimé vendredi à Dakar qu'il n’y a aucun arrangement possible avec la rébellion congolaise du M23, qui a conquis le 20 novembre dernier la ville de Goma, la capitale stratégique du Nord-Kivu.

« Ce qui se passe à Goma est inacceptable. Aucun compromis n’est possible avec les ces rebelles. Il nous faut tous défendre ce pays et son intégrité territoriale. Convoité depuis 1960 pour ses richesses naturelles, certains veulent aujourd’hui le morceler en plusieurs Etats», a dit le Dr Gadio.

Il s’exprimait au cours d’un point de presse pour présenter son Institut Panafricain de Stratégies, Paix, Sécurité et Gouvernance (IPS), qui sera lancé lundi à Dakar.

Selon le Dr Gadio, défendre la République Démocratique du Congo (RDC), revient à défendre l'Afrique contre des tentatives nouvelles (déjà en cours pour casser la fédération du Nigeria) de morcellements en petits Etats, après le Soudan.

«Si l’Afrique est morcelée, divisée, plongée dans la guerre et les conflits, elle ne pourra pas résister aux grands espaces fédéraux qui se dessinent actuellement. C’est pourquoi, il faut aller vers une fédération africaine car, tant que l’Afrique reste celle de 54 Etats, se nuisant les uns aux autres, elle n’avancera pas».

L’ancien chef de la diplomatie sénégalaise se dit aussi déçu par la lenteur notée dans le déploiement d’une force militaire pour régler la crise malienne. 

« C’est dès les premiers jours de l’occupation du nord Mali qu’il fallait une intervention armée vigoureuse et fulgurante, avant que les islamistes ne maîtrisent les ruelles de cette partie du pays», a indiqué Cheikh Tidiane Gadio.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 21:34

 

 

 

air-cemac.jpg

 

Libreville (Gabon) 2012-11-23 19:41:10 (APA) - La future compagnie aérienne régionale, Air CEMAC, débutera ses activités dès janvier 2013, a appris APA, vendredi de sources proches du ministère gabonais des Transports.

La décision a été entérinée lors de la réunion des ministres de transports des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui s’est tenue du 16 au 19 novembre dernier à Libreville, a précisé la source.

Cette rencontre avait pour ambition de redynamiser le secteur de transport dans la sous- région.

Les ministres de transports des six pays membres de la CEMAC ont d’ailleurs nommé le directeur général de cette future société aérienne communautaire.

 Il s’agit du Centrafricain Alfred Bouba Dalambaye alors que le poste de président du conseil d’administration a été confié au Gabonais, Etienne Robin Mintsa Mi Owono.

Air CEMAC aura pour principale mission la facilitation de la circulation des biens et des personnes entre les différents États membres.

Le capital de la société est réparti entre les 6 pays, à savoir le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Tchad, à hauteur de 5% des parts pour chacun. 

Elle est également détenue par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) à hauteur de 15%, le groupe Air France-KLM et quelques opérateurs privés détenant les 34% restants.

Le siège de la compagnie aérienne régionale sera basé à Brazzaville, au Congo. 

Elle desservira prioritairement les pays membres de la CEMAC (Gabon, Cameroun, Guinée Équatoriale, Tchad, Congo-Brazzaville, Centrafrique) et se rendra par la suite dans une vingtaine de capitales africaines et six métropoles européennes.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:53

 

 

 

RCA sud Est

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 23 Novembre 2012 16:32

Pour une nouvelle fois, la population nécessiteuse du Haut Mbomou (Extrême est) vient de bénéficier d’une assistance vivrière du Gouvernement Américain. Près de 5000 tonnes de nourritures ont été offerts le 21 novembre dernier aux cantines scolaires d’urgences de cette région centrafricaine. Le don est estimé à plus de 10 millions de dollars américains (soit environs 222 millions FCFA ou 144 milles euros).

Ce don comprend 2070 tonnes de riz, 2000 tonnes de farine de maïs, 490 tonnes de légumineuses, 400 tonnes d’huile végétale et 40 tonnes de CSB (mélange de farine de maïs et de soja enrichi).

C’est l’Ambassadeur des Etats-Unis à Bangui, Lawrence Wholers, qui a remis  ce don, au cours d’une mission à la population de Zémio dans le Haut-Mbomou. Il était accompagné des Représentants du PAM et de COOPI.

Selon le Représentant du PAM, Housainou Taal, « cette contribution du Gouvernement Américain revêt une importance capitale car, elle permet de sauver des vies en apportant une assistance alimentaire d’urgence aux populations victimes des conflits armés et de l’insécurité, notamment du fait des exactions de la part de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) dans le sud-est du pays ».

L’objectif de cette visite conjointe, a consisté à faire le suivi de la mise en œuvre des opérations du PAM dans le sud-est de la République Centrafricaine, une zone affectée par la LRA.

L’Ambassadeur a également visité le camp de réfugiés à Zémio. Il a également assisté aux distributions des repas scolaires dans des écoles primaires et a discuté avec les partenaires et les bénéficiaires.

Cette contribution des Etats Unis permet aux réfugiés congolais et aux enfants des populations déplacées et résidentes de s’inscrire dans les écoles où sont installées les cantines scolaires du PAM.

L’assistance aux cantines scolaires permet d’encourager le retour à l’école des enfants dans les zones affectées par l’insécurité, notamment à Obo, Zémio et Mboki.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:40

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui Etablissement des relations diplomatiques entre la RCA et le Sud Soudan

 

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Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – La République centrafricaine et le jeune Etat du Sud-Soudan ont décidé d’établir des relations diplomatiques. L’acte a été signé par les ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de ces deux pays auprès des Nations-unies, à savoir Charles Armel Doubane de la RCA et Francis Mading Deng du Sud-Soudan, le mardi 21 novembre à New York.

Le communiqué conjoint signé des deux diplomates et dont le RJDH a reçu une copie, précise que les deux pays se conforment « aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations-unies et aux principes du droit international, notamment sur le respect et la promotion de la paix et la sécurité internationale, l’égalité entre les pays, la souveraineté nationale, l’indépendance, les traités internationaux, l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays ».

D’après le document, les deux pays ont décidé d’établir ces relations au niveau des ambassades, selon les dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961.

Avec la signature de ce document qui marque le début officiel des relations diplomatiques entre la République centrafricaine et le 54ème Etat africain, l’on s’attend, dans un avenir proche, à la nomination d’un Ambassadeur de Centrafrique auprès du Sud-Soudan et d’un ambassadeur sud-soudanais auprès de la Centrafrique.

Avant l’établissement de ces relations diplomatiques, un incident avait provoqué la fermeture temporaire de la frontière entre les deux Etats, le 17 octobre dernier dans le sud-est de la République centrafricaine. Les éléments des Forces armées centrafricaines basés à la frontière avaient saisi des armes de guerre et de la drogue sur des ressortissants sud-soudanais le 10 octobre.

Cette opération avait créé une tension entre les autorités des villes frontalières. Mais la frontière a été rouverte quelques jours plus tard après une réunion entre les autorités locales des régions concernées qui ont réglé l’affaire à l’amiable.

Le Sud-Soudan a proclamé son indépendance le 9 juillet 2011 et devient le 54ème Etat africain. Il a été reconnu par l’Organisation des Nations-unies le 27 juillet de la même année.

 

NDLR : La RCA étant un pays qui partage une frontière avec le Sud-Soudan, il est parfaitement anormal que ce ne soit que maintenant seulement que Bangui établisse des relations diplomatiques avec Juba. C'est caractéristique de la bozizie


 

Bangui : Difficiles conditions d’études

 

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Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – Les conditions d’études en Centrafrique sont précaires depuis le début de la rentrée scolaire 2012-2013. A Bangui comme dans les provinces, les écoles primaires et secondaires éprouvent d’énormes difficultés qui handicapent le bon déroulement des activités académiques. La grève des enseignants contractuels observée depuis trois semaines vient aggraver la situation.

Après la tentative malheureuse de négociation entre le ministère de l’éducation et le collectif des enseignants contractuels, ceux-ci ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève jusqu’à une solution favorable, c’est-à-dire que le gouvernement donne son accord de principe pour leur intégration dans la fonction publique.

« Le ministère nous a fait savoir que nous sommes pris en compte par la fonction publique au mois d’octobre. Mais aucun papier ne justifie cette affirmation. C’est ce qui nous a beaucoup plus choqué parce qu’on se croyait déjà intégrés, alors que c’était un faux espoir », a expliqué un enseignant contractuel qui a requis l’anonymat.

Les enseignants contractuels, représentés en majorité dans les établissements primaires, ont suspendu les enseignements pour se faire écouter. « D’après la ministre de l’éducation, chargée de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Annie Gisèle Nam, notre intégration est prévue dans la loi des finances 2013. Ainsi, nous n’allons reprendre les activités que si la promesse se réalise », a fait savoir un autre membre du collectif.

A Boali (sud-ouest), l’Association des parents d’élèves (APE), de l’école mixte de Bouboui, située à 45 kilomètres de Bangui, a décidé le jeudi 22 novembre, après une assemblée générale, de prendre en charge quatre enseignants contractuels affectés dans cette école afin qu’ils reprennent les activités, en attendant l’aboutissement des négociations avec le gouvernement.

« Chaque parent- d’élève doit verser une somme de 200 FCFA à la fin du mois pour permettre au bureau de l’APE de payer ces enseignants contractuels », a expliqué le président de la l’APE de Bouboui, Michel Tanga.

Du côté du ministère de l’éducation, le chargé de mission en matière de l’enseignement et de la formation, René Patrice Ouanékponé, a expliqué que les enseignants contractuels sont pris en charge par le gouvernement dans le budget de l’année en cours. Et qu’il était juste une question de patience parce que le processus suit son cours pour la sortie de l’arrêté d’intégration.

« Le dossier d’intégration des enseignants contractuels formés sur financement de la Banque Mondial est en cours. Il était question de vérifier et d’identifier les enseignants qui sont présents. Car certains sont décédés et d’autres ont abandonné l’enseignement pour d’autres activités », a-t-il dit.

M. Ouanékponé a expliqué que les arriérés de salaires de ces enseignants, à partir du mois d’octobre 2012 leur seront versés, quand l’arrêté qui les intègre sera disponible. Il s’agit d’environ 3000 personnes.

Malgré tout, depuis trois semaines, à l’intérieur du pays comme à Bangui, les enseignements ne sont assurés par les quelques enseignants permanents, obligés de fusionner les classes pour occuper les enfants en attendant la reprise des contractuels.

Manque d’enseignants qualifiés et d’infrastructures

En marge des enseignants contractuels, les difficultés que rencontrent la majorité des écoles primaires et secondaires sont entre autres l’insuffisance des enseignants qualifiés et le manque de bâtiments, de tables-bancs, de matériels didactiques.

Trois mois après la reprise officielle des activités pédagogiques au titre de l’année scolaire 2012-2013, les élèves de la ville de Birao (nord) n’ont toujours pas repris le chemin des classes à cause du manque d’encadreurs.

« Les enseignants affectés à Birao ont refusé de regagner leur poste. Ceux-ci trouvent comme prétexte l’insécurité », a expliqué un notable de la ville, joint par le RJDH. Il a par ailleurs dit qu’il s’indigne de la politique du gouvernement et du ministère de tutelle en particulier, parce que « chaque année, au lieu de neuf mois, nos enfants ne font que trois mois de cours ».

A Zémio, à cause du maque de bâtiments, les élèves suivent les enseignements sous des arbres. D’après le témoignage recueilli par le correspondant du RJDH dans cette localité, une ONG humanitaire présente dans cette région a promis de réhabiliter le hangar construit en bambou afin de permettre aux enfants d’être à l’abri du soleil.

« L’initiative est bonne, mais ce n’est pas une garantie ; car lorsqu’il pleut, nos enfants ne peuvent pas étudier. En plus, il n’y a pas des tables-bancs. Les élèves sont assis sur des bancs fabriqués à l’aide des troncs d’arbres »,a indiqué un membre de l’APE.

Dans la commune de Bimbo 3, le collège de la paix, l’unique établissement secondaire de la localité, est abrité par une maison en location dans un état débridé. « Nous voulons réhabiliter les bâtiments, mais le propriétaire de la maison s’y oppose », a témoigné un membre de l’APE.

Le manque d’enseignants qualifiés se fait également sentir dans les établissements scolaires de la capitale. De ce fait, les salles de classe sont surchargées, mettant les enfants dans des conditions d’études critiques. A l’école Malimaka, dans le 5ème arrondissement par exemple, les élèves s’asseyent à même-le-sol pour suivre les enseignements.

Le chargé de mission, qui a reconnu l’insuffisance des enseignants et les problèmes d’infrastructures scolaires dans certaines régions du pays, a indiqué que le second volet du projet financé par la Banque Mondiale, prendra en compte la construction et l’équipement de bâtiments scolaires dans les zones post-conflits. Il a fait savoir un projet de construction de 50 bâtiments scolaires, financé par la coopération japonaise est en cours pour la rentrée académique prochaine.

V. Béro

 

Bangui : La Centrafrique enterre un défenseur des droits de l’homme

Lambert Zokoezo

 

Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – Les obsèques officielles de maître Lambert Zokwezo, Magistrat et le tout premier avocat de Centrafrique, ont eu lieu ce matin à Bangui. Fondateur de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH), il s’est éteint à Paris le 10 novembre dernier. Il est l’un des figures emblématiques de la lutte pour le respect des droits de l’homme en République centrafricaine.

Lambert Zokwezo qui s’est éteint à l’âge de 70 ans, a consacré la moitié de sa vie à la lutte et à la défense des droits humains. Il totalise 35 ans au barreau de Centrafrique. Un anniversaire qu’il a d’ailleurs célébré dans son lit d’hôpital à Paris, trois jours avant son décès.

Interrogés sur cet homme, plusieurs Centrafricains disent regretter sa disparition. Beaucoup disent que malgré qu’il ne soit plus, ses œuvres témoigneront toujours sa présence dans la société centrafricaine.

« Zo kwe zo », que l’on peut littéralement traduire par « tout homme est un homme », est aussi la devise de la République centrafricaine, promue par le père fondateur de ce pays, Barthélémy Boganda. Pour certains, ce nom avait effectivement influencé ce qu’il était devenu dans la vie : Un activiste des Droits de l’Homme.

Pour Evariste Armel Bondadé, secrétaire général de l’OCDH, la mort de Me Zokwezo n’est pas synonyme de celle de l’organisation dont il est le fondateur. « C’est depuis plus de 5 ans que Me Zokwezo n’intervient plus directement dans les activités de l’OCDH, à cause de sa santé. Mais l’équipe qu’il a mis en place a travaillé, travaille et travaillera », dit-il.

Dans sa famille, les mots manquent pour exprimer la disparition de cette figure. « C’est un baobab qui est tombé. Ce ne sera pas facile pour nous, mais nous allons tenir le coup et nous ne l’oublierons jamais », témoigne Marie Christiane Yombo, la sœur cadette de Zokwezo.

Me Lambert Zokwezo était évacué en France depuis 2007 à cause de santé fragile. Il est mort le 10 novembre dernier. Ses obsèques ont eu lieu devant plusieurs autorités politico-administratives, des militants et des activistes des droits de l’homme.

 

Kaga-Bandoro : Une fille échappe à la pendaison pour s’être opposée à un mariage forcé

Kaga-Bandoro, 23 novembre 2012 (RJDH) – Une fille âgée de 17 ans failli se faire pendre, le jeudi 22 novembre, au quartier Socada à Kaga-Bandoro (centre-nord), pour s’être opposée à la décision de ses parents de la marier, contre son gré, à un prétendant.

« La fille a subi deux jours de torture de ses parents. Ils l’ont privé de la nourriture durant ces deux jours et lui ont promis la mort, si elle refusait de se marier à cet homme qui s’est présenté à la famille. Ensuite, elle a été conduite dans la brousse par trois membres de la famille pour y être pendue »,a témoigné un habitant du quartier qui a requis l’anonymat.

Informée de la situation, la gendarmerie s’est déportée sur les lieux et a réussi à mettre la main sur les auteurs de ceux-ci et a ouvert une enquête pour faire la lumière sur l’affaire. « Nous les avons surpris alors qu’ils étaient en train de ligoter la main de la fille », a expliqué un élément de la gendarmerie.

La même source affirme que les auteurs et les parents de la victime seront mis à la disposition de la justice pour qu’ils répondent de leurs actes. « C’est un crime qui mérite une sanction », a-t-elle ajouté.

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 00:57

 

 

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LA HAYE (Sipa-AP) 23.11.2012 00h19- La Cour pénale internationale (CPI) a rendu public jeudi un mandat d'arrêt délivré à l'encontre la femme de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour meurtres, viols et persécutions. Il s'agit de la première femme accusée par cette instance pénale internationale depuis dix ans.

 

La CPI a délivré un mandat d'arrêt le 29 février visant Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité.

 

Son mari, Laurent Gbagbo, qui fait l'objet d'accusations similaires, se trouve actuellement détenu à la Haye. Il avait refusé de céder le pouvoir à Alassane Ouattara après sa défaite à la présidentielle en 2010, déclenchant plus de six mois d'affrontements entre les partisans des deux hommes, durant lesquels près de 3.000 personnes ont été tuées. L'ancien président ivoirien a été arrêté en avril 2011.

 

Un membre du gouvernement d'Alassane Ouattara a toutefois déclaré que la Côte d'Ivoire a refusé l'extradition de Mme Gbagbo.

 

"Nous avons informé (la CIP de notre décision) il y a longtemps", a-t-il déclaré.

 

Mais le procureur de la Cour, Fatou Bensouda, a exhorté Abidjan à accepter l'extradition.

 

"Ce type de crimes commis après les élections de 2010 ne sont pas fortuits, ils ont été planifiés et coordonnés par des hauts milieux politiques et militaires et ils doivent assumer leur part de responsabilité", a-t-il soutenu dans un communiqué.

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