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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 19:42

 

 

 

BANGUI : LES ÉVÊQUES DE CENTRAFRIQUE DÉNONCENT L’INACTION DES SIGNATAIRES DES ACCORDS DE LIBREVILLE

 

évêques centrafricains


Bangui, 7 mars 13 (RJDH) Les évêques de Centrafrique ont dénoncé le 5 mars, « l’inertie et l’inaction totale » des signataires des accords de Libreville, lors d’un conseil extraordinaire de la conférence épiscopale centrafricaine (CECA). Pendant leur assise, les prélats ont réfléchi sur la situation actuelle dans le pays après les accords du 11 janvier.


Monseigneur Désiré Nestor Nongo Aziagbia, évêque du diocèse de Bossangoa (Nord), a affirmé que « c’est un sentiment de désespoir que partagent les évêques de Centrafrique depuis la signature des derniers accords de Libreville.  On constate que les acteurs font preuve d’inertie et d’inaction totale. Rien ne se fait. Le peuple centrafricain est complètement pris en otage. Il souffre. Donc il faudrait trouver des moyens pour libérer ce peuple de l’asphyxie dans laquelle il est maintenu ».


Il a par ailleurs rappeler l’objectif de la mission des religieux dans les localités occupées par la coalition Séléka qui est d’essayer de faire un état des lieux, en faisant un tour d’horizon dans les diocèses, pour voir exactement dans quel état se trouve les églises en Centrafrique.


Dans le cadre des activités prochaines de la CECA, l’évêque déclare que : «  nous sommes en train de voir comment faire pour demander une éventuelle audience aux autorités politiques, aux autorités civiles de notre pays en occurrence le Président de la république, le Premier vice Premier ministre, ministre de la défense pour engager des discussions et voir les dynamiques qui peuvent être engagées en vue de donner un nouveau souffle au peuple centrafricain qui en a marre des souffrances ».


« Il n’est plus le temps de faire des discours, mais il faut manifester une sollicitude à l’égard de ce peuple  qui est pris en otage dans l’est du diocèse de Bossangoa à savoir les villes de Sido, de Kabo, de Galabissi et de Batangafo » a-t-il ajouté.

 

 

 

 

KOUANGO : DES REBELLES DE LA SÉLÉKA S’ATTRIBUENT LES POSTES ADMINISTRATIFS

 

seleka véhicule

 

 

Kouango, 7 mars 13 (RJDH) – Les éléments de la coalition Séléka qui ont pris le contrôle de  la ville de Kouango (centre) le 30 janvier, se sont attribués les postes de responsabilité administrative, la semaine dernière. Ces rebelles continuent également à commettre des  exactions sur la population, d’après des informations du RJDH. 


D’après les faits relatés par le correspondant du RJDH ce matin, les rebelles de la Séléka occupent désormais les postes de responsabilité selon leurs convenances. Ainsi, les postes du préfet, du sous-préfet, du président du tribunal, du procureur de la République et du maire ont été occupés par les plus hauts gradés de la rébellion.


Des témoins ont affirmé que la majorité de ces chefs rebelles qui se sont accaparés de ces postes sont des étrangers qui ne parlent ni le français, ni le Sango. Par contre, les postes des commandants de brigade, des secrétaires de sous-préfectures et des chefs de villages ont été réservés à ceux qui ont la nationalité centrafricaine, et qui n’ont pas une influence au sein de la Séléka.


D’autres informations font état de ce que les rebelles continuent à faire des exactions sur la population de cette localité. Des femmes et des jeunes filles ont été violées. Des biens des particuliers ont été également pris de force et emportés à une destination inconnue.


La plus part des habitants de la ville de Kouango sont toujours dans la brousse pour certains, et dans les villes et villages environnants, pour  d’autres, à cause de ces faits.

 

 

 

 

KAGA-BANDORO : DEUX FEMMES PASSÉES À TABAC VIOLENTÉES PAR DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

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Kaga-Bandoro, 7 mars 13 (RJDH) – Deux femmes ont été passées à tabac ce matin dans la ville de Kaga-Bandoro (centre-nord), par des rebelles de la coalition Séléka. Ces femmes ont été accusées de n’avoir pas répondu à une convocation des rebelles.


D’après le témoignage d’un habitant de cette ville joint par le RJDH, les membres de la Séléka  ont affirmé que ces femmes ont refusé de venir au tribunal pour répondre à une convocation. Les femmes devraient répondre à une accusation selon laquelle, leurs fils auraient violé une fille.


« Les femmes ont été conduites manu militari à la base des rebelles avant d’être tabassées. Ces femmes ont eu des blessures partout sur le corps. L’une des victimes a perdu connaissance à la suite de ce bastonnade », a affirmé la source.


L’informateur du RJDH a souligné que les victimes se trouvent actuellement à l’hôpital pour des soins d’urgence. Par ailleurs, les trois jeunes qui ont été ligotés et passés à tabac le mardi 5 mars, par des éléments de la Séléka, ont été libérés après  le versement d’une somme de 20 000 FCFA par les membres de leurs familles. Ces jeunes avaient été accusés d’avoir franchir illégalement une des barrières des rebelles.

 

 

 

 

BANGUI : MSF S’ORGANISE POUR LES FEMMES DANS LES ZONES OCCUPÉES À L’OCCASION DU 8 MARS

 

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Bangui, 7 mars 13 (RJDH) Les femmes de la ville de Ndélé ont été entretenues cette semaine par l’équipe de l’information, éducation et communication de l’ONG Médecin sans frontière (MSF) à l’occasion des activités de la journée internationale de la femme du 8 mars.


Au menu des activités, une marche des femmes ainsi qu’une pièce de théâtre sur la diarrhée seront présentées à la mairie de cette localité, pour commémorer la journée. En dehors de ces activités, les équipes médicales du MSF se mobilisent pour traiter le plus rapidement possible, les femmes victimes de violences sexuelles lors de derniers événements.


A l’occasion de cette même journée, le personnel hospitalier de MSF à Boguila et à Paoua s’est investi pour présenter à la population des sketches sur des sujets aussi variés tel que le planning familial, le dépistage du VIH/Sida, les maladies sexuellement transmissibles (MST), la violence sexuelle ou la responsabilisation au sein du couple.


Laurien Reinders, Médecin expatrié au MSF à Boguila, a confié que « la campagne de sensibilisation se fera  autour des problèmes de violence sexuelle et domestique et les soins que les femmes peuvent avoir auprès de notre personnel, les secouristes des postes de santé, les relais communautaires et dans  la communauté elle-même ».


MSF se trouve aussi dans les zones occupées actuellement par les rebelles de la Séléka à savoir Ndélé, Kabo et Batangafo.

 

 

 

 

BANGUI : DES FEMMES S’ENGAGENT À S’AUTONOMISER A TRAVERS LES ACTIVITÉS GÉNÉRATRICES DE REVENUS

 

billets CFA


Bangui, 7 mars 13 (RJDH) – En prélude à la journée internationale de la femme qui sera célébrée le 8 mars, les femmes centrafricaines s’engagent à s’autonomiser en faisant des activités génératrices de revenus devant la cathédrale de Bangui. Le RJDH s’est entretenu le mercredi 6 mars, avec l’une des femmes, Géneviève Wémayé  Ngongo, qui a mis en exposition des foyers améliorés.


Selon elle, la journée internationale de la femme est une occasion pour les femmes de Centrafrique, de prouver leurs valeurs et de montrer aussi  à la population en générale et aux hommes en particuliers, ce qu’elles peuvent aussi créer pour se prendre en charge.


Géneviève Wémayé  Ngongo, explique son choix dans la fabrication des foyers améliorés par le fait qu’en République centrafricaine, la majorité des femmes n’utilisent que le bois de chauffe.  « Les femmes centrafricaines veulent seulement utilisées le bois de chauffe pour la cuisine. Alors dans les pays qui nous entourent, nos compatriotes n’utilisent que les foyers améliorés avec du charbon », a-t-elle ajouté.


Elle a fait savoir que le foyer amélioré permet de faire la cuisine avec une petite quantité de charbon,  car « celui-ci est fabriqué à base de l’argile  qui se réchauffe aussi lors de la combustion avec une petite quantité de charbon de bois ».


Géneviève Wémayé  Ngongo a  également précisé que la qualité du foyer amélioré qu’elle propose dans son stand, permet à la ménagère d’économiser 3000 FCFA de différence sur 5000 FCFA de dépense pour le bois de chauffe  par exemple, dans un mois. Et, « cela nous permet  aussi de protéger notre environnement et nous même contre la fumée qui cause beaucoup de problèmes pour la santé ».

 

 

BANGUI : L’INSTITUT PANOS PARIS LANCE LE PAMCA II

 

 

Bangui, 7 mars 13 (RJDH) L’Institut Panos Paris (IPP) a lancé la deuxième phase du Projet d’Appui aux Médias Centrafricains (PAMCA II), lors d’une cérémonie organisée ce mercredi 6 mars à la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ).


Ce projet financé par l’Union Européenne, s’étale de mars 2013 à mars 2016, soit une durée de trois ans. Il vise à renforcer les capacités des organisations de la société civile de Centrafrique, à améliorer l’accès à l’information de meilleure qualité et à favoriser l’accès des populations rurales à l’information et la participation citoyenne.


« Dans le PAMCA I, nous avons réalisé beaucoup de choses. A travers ce projet, plus de 54 étudiants journalistes ont bénéficié d’une formation pratique mettant l’accent sur la production et la sensibilisation à la production d’un contenu inclusif sur les Droits de l’Homme. Nous avons réalisé plusieurs ateliers de formation et des séminaires à l’intention des journalistes, la corporation des journalistes et les membres de la société civile. Par ailleurs, des dons en matériel bureautique, en matériel de studio et de la production ont été aussi remis aux organisations des professionnels des Médias », a détaillé Pascal Chirhalwirwa, Coordonnateur national et délégué à l’Afrique Centrale de IPP.


Mais ce projet-ci, « nous allons faire les choses sur une grande échelle », a-t-il dit, avant d’ajouter que « nous prenons en compte les populations rurales à travers la mise en place des radios-clubs ou clubs d’écoute pour une meilleure participation citoyenne ».

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