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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 02:07

 

 

 

centrafrique psd bozize 0

 

Par Roger  ANDJALANDJI

 

 Dans sa déclaration préliminaire du 28/11/2012, l’opposition Centrafricaine accuse le Président Centrafricain de « s’apprêter à procéder à la révision de la constitution, notamment les articles 24 et 108 du texte constitutionnel en vue de faire sauter les verrous du mandat Présidentiel ». La réaction du gouvernement  ne s’est pas fait attendre par la voix du Ministre GOUANDJIKA : « le projet de modification de la constitution est un acte démocratique ». En clair, le Président Centrafricain envisage de faire sauter le verrou résultant de l’article 108 du texte constitutionnel qui stipule que : Sont expressément exclus de la révision :

 

 La forme républicaine et laïque de l’Etat ;

Le nombre et la durée des mandats présidentiels ;

Les conditions d’éligibilité ;

Les incompatibilités aux fonctions de chef de l’Etat ;

Les droits fondamentaux du citoyen.

 

C’est l’occasion ici de faire le point sur les enjeux de ce débat qui risque indiscutablement d’empoisonner la vie politique Centrafricaine dans les trois années à venir et par conséquent de diviser le peuple Centrafricain.

 

S’il est évident  qu’une constitution n’est pas un texte définitif et qu’elle est appelée à se modifier  selon les circonstances politiques, il n’en demeure pas moins que,  n’ayant aucun texte au-dessus d’elle, toute modification ou révision de la constitution n’est rendue possible que parce que la constitution le prévoit elle-même. C’est dire,  qu’il est parfois nécessaire de compléter la constitution par une loi organique ou de réviser  le contenu de la constitution par une loi de révision constitutionnelle.

 

Seulement, dans le cas d’espèce qui préoccupe l’opposition Centrafricaine, la révision annoncée de l’article 24 est une révision  expressément exclue par l’article 108 du texte constitutionnel tel que stipulé ci-haut.  Dès lors on peut se poser la question de savoir : est ce qu’une telle procédure de révision constitutionnelle non prévue par la constitution, à l’initiative du Président de la République ou du législateur, peut-elle être engagée ou poursuivie dans le contexte constitutionnel Centrafricain ?

 

La réponse est évidemment non, prévue pour réviser le contenu de la constitution, la loi de révision constitutionnelle envisagée par le Président BOZIZE  est par hypothèse inconstitutionnelle.

 

Alors se pose une deuxième question de savoir qui doit déclarer l’inconstitutionnalité de la loi de révision constitutionnelle que le législateur Centrafricain s’apprête à voter ?

 

La portée du rôle dévolu à la cour Constitutionnelle  par l’article 73 de la constitution se limite à « juger de la constitutionalité des lois ordinaires et organiques,  promulguées ou en instance de promulgation, ainsi que du règlement  intérieur de l’Assemblée National ».  De fait, la constitution de décembre 2004 n’accorde pas à la cour constitutionnelle le pouvoir de statuer sur une révision constitutionnelle. Ainsi, la cour Constitutionnelle pourra « politiquement » se déclarer incompétente en cas de saisine par l’opposition pour pouvoir laisser la place à une utilisation détournée du droit  par le Président BOZIZE qui pourra ainsi soumettre, en toute liberté, la loi fondamentale à l’épreuve de ses ambitions personnelles.

 

Toutefois, le même l’article 73 fait de la cour constitutionnelle l’interprète et le gardien de la constitution. A ce titre, la Cour Constitutionnelle se doit d’élargir la protection qu’elle offre contre l’inconstitutionnalité des lois ordinaires ou organiques à l’inconstitutionnalité des lois de révision constitutionnelles en  vérifiant si la procédure de révision constitutionnelle en cours d’élaboration respecte bien les «  limitations touchant à la forme républicaine et laïque de l’Etat, le nombre et la durée des mandats présidentiels, les conditions d’éligibilité, les incompatibilités aux fonctions de Chef de l’Etat, les droits fondamentaux du citoyen » telles que instituées par l’article 108. Le contraire serait un délit de prévarication de la part de la Cour Constitutionnelle.

 

Roger  ANDJALANDJI, Paris.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 02:01

 

 

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L’indescriptible, l’incessante souffrance  de la population centrafricaine et l’évident blocage du pays sont le résultat à la fois de la gestion hasardeuse, égoïste, inexcusablement inconsciente du pouvoir, ainsi que de l’attitude de l’opposition politique qui n’a pas joué réellement, honnêtement le rôle que lui a confié la constitution, certains de ses membres ayant constamment en tête la perspective de gains faciles ou de l’entrée au gouvernement au prix d’une trahison neutralisante permanente .

 Tant que les acteurs centrafricains  ne comprendront pas que le pouvoir doit servir l’intérêt général, et qu’on y accède uniquement pour ce but avec le sacrifice nécessaire, notre pays tournera en rond avec comme éternelle victime l’innocente  population.

Le Dialogue Politique est certes une bonne solution. Cependant il n’a de sens que lorsque les différentes parties qui l’ont choisi comme mode approprié sont de bonne foi et respectent ses recommandations, afin que la crise dont elle est l’objet cesse définitivement.

Avant de penser à un nouveau Dialogue Politique, l’opposition qui le réclame doit tout d’abord se poser les  questions essentielles suivantes  et y répondre :

 La première question devrait être de savoir pourquoi ce Dialogue est-il nécessaire ?                           Si la réponse concerne la situation actuelle du pays, la seconde question serait alors de savoir si toutes les solutions dégagées lors des deux précédentes rencontres (Dialogue National de 2003 et Dialogue Politique Inclusif de 2008) ont été insuffisantes pour l’éviter ou    y faire face ?

 En cas de réponse affirmative, il appartiendrait dans ce cas à  l’opposition de proposer  très clairement un thème au  Dialogue, avec bien évidemment des garanties de l’exécution effective des recommandations qui s’en dégageraient.

J’ignore personnellement quelles solutions les deux précédents dialogues n’ont pas proposées  pour qu’un troisième forum sur la seule période  de dix ans depuis 2003 se tienne, en dehors des véritables causes de la situation actuelle qu’il convient de supprimer tant au niveau du pouvoir que de l’opposition elle-même.  

Un rapide coup d’œil sur un passé récent permet de comprendre  l’origine profonde de la crise actuelle ainsi que la responsabilité de chacun  des deux principaux acteurs de la vie nationale, c'est-à-dire l’opposition et le pouvoir.

  RESPONSABILITE DU POUVOIR DANS LA SITUATION DU PAYS                           

Le Président BOZIZE a raté plusieurs occasions pour créer un déclic national et engager le pays sur la voie du développement.

Il est étonnant que les conseillers du pouvoir en place n’aient pas perçu tous les déclics qui se sont présentés au régime en place depuis dix ans pour l’intérêt de la nation, alors que leur rôle devrait être de  réfléchir en permanence sur les différents aspects de la société centrafricaine.                                                                                                                                         

a)COUP D’ETAT DU 15 MARS 2003 : PREMIER DECLIC RATE                           

Le premier déclic devrait être créé après le coup d’Etat qui, bien que sanglant et destructeur par les pillages à grande échelle qui l’ont accompagné, avait suscité néanmoins l’euphorie (bien que naïve) de la population et l’enthousiasme  (également prématuré) de certains leaders politiques qui n’ont pas hésité à  qualifier l’évènement de «sursaut patriotique ».                                                                                                                                   

b) DIALOGUE NATIONAL DE 2003 : DEUXIEME DECLIC RATE                           

La deuxième occasion d’un déclic que le pouvoir a ratée a été celle du Dialogue National de 2003. En effet, tout gouvernement recherche une adhésion à sa politique, à son programme. Or le Dialogue National qui a réuni en 2003 toutes les composantes de la nation pour faire l’autopsie du pays depuis l’indépendance et proposer des solutions pour son relèvement, avait donné une occasion inespérée au nouveau régime pour mettre tout simplement en application des mesures approuvées par l’ensemble de la nation, opposition politique comprise. Ces mesures n’ont pas été appliquées et les mêmes maux du passé ont donc ressurgi très rapidement.

c)ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2005 : TROISIEME DECLIC RATE

 

La troisième occasion ratée a été également celle des élections de 2005, à l’issue desquelles un tournant décisif devrait créer un déclic (les conditions de ces élections mises de côté).

En effet, même après deux ans de tâtonnement, un régime qui a réellement la volonté de servir le pays aurait pu rectifier sa marche en profitant de  ces élections pour changer, penser surtout au problème de sécurité, son seul cheval de bataille pendant la campagne, pour la simple raison que son chef est un militaire de carrière. Cette occasion a également été ratée et les Centrafricains en vivent les conséquences dans leur chair et dans leur âme.

 

d) DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF DE 2008 : QUATRIEME DECLIC RATE

 

La quatrième occasion ratée a par ailleurs été le Dialogue Politique Inclusif de 2008. La crise objet de ce forum est née essentiellement de l’inexécution des recommandations du Dialogue National de 2003.

 En effet, les recommandations concernant la bonne gouvernance qui auraient pu assurer le redressement du pays dans différents domaines n’ont pas été exécutées. Par ailleurs, non seulement les recommandations devant surtout permettre une réconciliation nationale effective et une paix durable n’ont pas été appliquées, mais celles prévoyant le recours systématique au dialogue dans tout conflit, n’ont pas non plus été respectées, malgré les incessants appels de la communauté nationale et internationale.

Un régime qui ne respecte pas ses engagements surtout pour l’intérêt supérieur de la nation perd  toute confiance, toute autorité auprès de sa propre population et toute crédibilité au sein de la communauté internationale. Or le régime du Président BOZIZE ne respecte rien, depuis la constitution jusqu’à la parole donnée en passant par les lois et règlements et surtout les actes du Dialogue National par lesquels les composantes de la Nation entendaient tourner définitivement le dos au cauchemar vécu dans le pays, qui malheureusement a ressurgi très rapidement.

e)ELCTIONS PRESIDENTIELLES DE 2011 : CINQUIEME DECLIC RATE                                      

Une  occasion de ce déclic est malgré tout celle qui s’est présentée à l’issue des élections de 2011.

  Ces élections  ont été une catastrophe qui a assombri davantage le régime au pouvoir et par ricochet le pays par l’ampleur éhontée des fraudes. Elles ont permis de comprendre très clairement que seul le pouvoir intéresse les autorités en place, au détriment de la misère dans laquelle est noyée de plus en plus profondément la population centrafricaine.

Malgré ces tricheries devenues effarantes pour les autorités elles-mêmes, celles-ci n’ont rien fait pour changer dans la manière de diriger l’Etat, s’illustrant paradoxalement par des dérives de plus en plus épouvantables, ce qui ne fait malheureusement qu’accroître la tension dans le pays devenu l’un des plus pauvres du monde avec la plus faible espérance de vie,  dont la population meur chaque jour par balle,  famine, maladie faute de soin, où les problèmes d’éducation auront des conséquences très graves dans l’avenir, du fait que l’école n’a plus la place qui était la sienne pour la construction nationale.

 

f) VISITE A BANGUI ET CONSEILS DU PRESIDENT IDRISS DEBY : SIXIEME DECLIC RATE

 

Indépendamment de l’ancien Président du Burundi Son Excellence Pierre BUYOYA envoyé plusieurs fois par l’OIF à BANGUI au sujet de la situation préoccupante de la République Centrafricaine, le Président tchadien s’est déplacé pour conseiller à son homologue centrafricain la nécessité d’un dialogue avec l’opposition. Alors que la solution conseillée avait un caractère urgent, non seulement elle n’est pas appliquée depuis plusieurs mois déjà, signe très clair d’un manque de volonté politique, mais la situation du pays s’aggrave chaque jour.   

 

2°REPONSABILITE DE L’OPPOSITION DANS LA SITUATION DU PAYS

 

L’opposition centrafricaine est sans idéal véritable, existe beaucoup plus pour ses intérêts. Elle n’a tiré aucune leçon du passé et doit se remettre en cause si elle veut jouer son véritable rôle et susciter un minimum de confiance de la population. Depuis 2003, elle n’a été unanime et ferme qu’au sujet du rejet injustifié des candidatures à l’élection présidentielle de 2005. Mais cela n’a pas duré longtemps car au cours de cette même élection, certains  leaders de l’opposition l’ont trahie en foulant littéralement aux pieds l’engagement consistant à battre campagne et voter pour son candidat qui arriverait au second tour, dans le cadre d’un programme commun de gouvernement.                                                                                                                                                   A l’occasion des élections de 2011, le même scénario s’est répété lorsqu’il a été question de s’assurer des conditions du vote, de ne pas se présenter dès l’instant où celles-ci  ne garantissaient pas l’égalité de chance des différents candidats, sans compter bien évidemment son discrédit par un  mutisme total face à la mauvaise gestion des fonds  de la CEI(Commission Electorale Indépendante) dont elle était membre etc.

 Les faiblesses de l’opposition centrafricaine sont historiques, incessantes, connues et exploitées en permanence par le pouvoir qui,  ayant obtenu sa division, la manipule à distance comme il veut avec de l’argent et des promesses de postes ministériels, tant convoités par les cadres centrafricains.

  Avant le Dialogue Politique Inclusif de 2008, un séminaire dont j’ai été l’un des animateurs a été organisé en faveur de l’opposition afin de tirer les leçons  des faiblesses du Dialogue National de 2003 quant à l’absence de dispositions qui auraient pu obliger le pouvoir à appliquer ses  recommandations.                                              .                                                                                                                                                                                                                                                          Au cours du Dialogue Politique Inclusif, l’opposition s’est neutralisée elle-même par des                                                                                                                                                                                                              contradictions internes. Non seulement, l’opposition n’a pas été en mesure de proposer et obtenir ce qui avait été arrêté à l’issue de ce séminaire pour faire appliquer les recommandations du Dialogue Politique Inclusif, mais elle s’est beaucoup plus intéressée à l’éventualité d’un poste de Premier Ministre, pendant que le forum se déroulait encore.  L’enthousiasme de cette seule perspective a été tel qu’elle a même oublié de faire voter une recommandation consacrant ce principe, ce qui a donné lieu par la suite à des tensions inutiles pendant plusieurs semaines au sujet du poste de Premier Ministre, alors que l’objectif de ce forum consistait prioritairement à faire ramener la paix dans le pays.

  Aujourd’hui elle  est formée de deux groupes distincts, ayant des objectifs différents, l’un réclamant l’annulation des élections de 2011, mais pas l’autre, ce qui n’est déjà pas un signe d’entente et d’efficacité. Il est plus facile aux partis politiques de se rassembler chaque fois que la situation du pays l’exige pour constituer une force de circonstance face au pouvoir, par exemple pour obtenir un Dialogue Politique comme ce qui est envisagé actuellement. Malheureusement, cette volonté s’explique toujours par la perspective d’une opportunité personnelle et ne va jamais plus loin pour l’intérêt de la population, le « koudoufarisme » étant la principale faiblesse de nos partis politiques.

L’opposition centrafricaine a un comportement totalement paradoxal. D’un côté, elle réclame l’annulation et la reprise des élections de 2011, ce qui revient à dire qu’elle ne reconnait pas des organes comme le Président de la République et  l’Assemblée Nationale issus de ces élections,  de l’autre, elle participe à l’élaboration du code électoral qui sera soumis à une Assemblée qu’elle est censée ne pas non plus reconnaître, sans compter bien évidemment le Dialogue Politique actuellement réclamé auprès du Chef de l’Etat. Tout cela ne peut pas paraître clair dans l’esprit de la population et la discrédite malheureusement, surtout que n’ayant  pas pu faire infléchir le gouvernement au sujet des élections de 2011, il serait peu probable qu’elle le réussisse si le pouvoir fait par exemple modifier à son détriment par  une Assemblée Nationale acquise au pouvoir le projet du code électoral. Il en serait  également de même s’il n’applique pas comme d’habitude les recommandations d’un troisième Dialogue Politique.

 En 2006, j’avais averti l’opposition de la perte de sa crédibilité au sein de la population à cause de son attitude, ce qu’elle n’a pas rectifié malgré sa promesse de le faire.                                                                                                            En novembre 2007, en prévision du Dialogue Politique Inclusif prévu en 2008, j’avais averti les acteurs politiques que l’échec de ce forum ne profiterait à personne et la situation actuelle confirme cette déclaration.

 Aujourd’hui, l’organisation d’un Dialogue Politique est demandée avec insistance par l’opposition. Elle a certainement ses propres raisons qui seront exposées. Cependant, le rappel de sa responsabilité quant à l’absence totale de son rôle de contrepoids ainsi que celle du pouvoir pour sa gestion hasardeuse aux conséquences dramatiques, a pour but de leur faire prendre conscience de leurs attitudes qui ont été nuisibles à l’intérêt national, nécessitant un véritable changement pour voir en face la souffrance de la population, en évitant que cette occasion soit encore l’objet d’un nouveau calcul cynique  pour des  intérêts purement égoïstes.

                                      

Fait à Paris le 29 novembre 2012

Emmanuel Olivier GABIRAULT

Personnalité Politique Indépendante,

Ancien Vice-président du Comité de Suivi des Actes du    Dialogue national de 2003,

Ancien Vice-président du Présidium du Dialogue Politique Inclusif de 2008

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 01:40

 

 

soldats-togolais.JPG

 

http://www.icilome.com 11/28/2012 11:34:03 PM


C’est en tout point un événement malheureux et douloureux qui met à rude épreuve la coopération entre les FAT et l’armée centrafricaine voir même celles d’autres pays amis du Togo. En effet, d’après un communiqué signé du Chef d’Etat-Major Général des FAT (Forces Armée Togolaises), le Général de Brigarde, Mohamed Atcha Titikpina, l’élève officier Amono Désiré Charles, de nationalité centrafricaine admis, après avoir passé les examens d’aptitude médicale, au sein de la 17ème promotion de première année à l’école de formation des officiers des FAT, depuis le 28 octobre 2012, a perdu sa vie suite à des douleurs abdominales consécutives à des sévices corporels subis au cours des épreuves et exercices dite de « prise en main traditionnelle » par les anciens de deuxième année.

Selon le communiqué, tout aurait commencé le soir du lundi 29 octobre 2012, quand l’intéressé a signalé des douleurs abdominales, après les sévices corporels. Le 30 octobre, selon la même source, il a été admis à l’infirmerie de l’EFOFAT (Ecole de Formation des officiers des Forces Armées Togolaises) à Kara et évacué le même jour au centre hospitalier régional de Kara-Tomdè pour des examens approfondis.

Les résultats des analyses n’ayant rien révélé d’anormal, l’élève a été mis en observation médicale pendant quelques jours. Mais le six novembre dernier, il a signalé les mêmes douleurs qui ont obligé les autorités à l’emmener immédiatement au centre hospitalier universitaire de Kara.

Cependant, et malheureusement, il succombe « le 07 novembre 2012 vers 14 heures », alors que les dispositions sont en train d’être prises « pour l’évacuer au pavillon militaire de Lomé Tokoin pour des examens complémentaires et une prise en charge plus adéquate », précise le communiqué.

Par ailleurs, selon le communiqué, suite à cet incident malheureux, la gendarmerie a ouvert une enquête pour constater les dérapages qui ont eu lieu au cours de ces exercices spéciaux et les disfonctionnements qui existent au sein de la direction de l’EFOFAT. Des responsabilités ont été situées ; ce qui a permis au haut commandement de l’armée togolaise de prendre des sanctions disciplinaires conséquentes qui s’imposent. Un comité a été donc mis en place pour revoir les textes réglementant la phase traditionnelle de la formation initiale à l’EFOFAT.

A titre d’information, l’EFOFAT, jadis une école à vocation nationale est devenue internationale avec l’accueil de stagiaires de nombreux pays africains tels que le Benin, le Burkina-Faso, le Gabon, le Mali, le Niger, la République Centrafrique, le Tchad et la Guinée-Conakry.

G.K, Lomé

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 01:30

 

 

ACCRA 2012

 

Après Foxi Kéthévoama et Hilaire Momi qui avait été nommés pour le titre de " joueur africain de l'année" au mois d'octobre, cette fois c'est une nomination collective qui vient rendre hommage au football centrafricain.

En effet, les fauves du Bas-Oubangui sont nommés pour les Glo-CAF awards dans la catégorie "équipe nationale de l'année" en compagnie de la Zambie (champion d'Afrique), la Côte d'Ivoire (Vice-champion d'Afrique) et du Cap-vert.

Les fauves doivent leur nomination à leur bon début d'éliminatoires de la coupe du monde 2014 et aussi à leur très bon parcours lors des éliminatoires de la CAN 2013 avec notamment l'élimination de l'Egypte et la magnifique victoire en Egypte (3-2). Les fauves ont fait un bond énorme au classement FIFA en étant en ce moment 8e pays africain.

Le nom du vainqueur sera annoncé le jeudi 20 décembre à l'occasion de la traditionnelle cérémonie de remise des prix qui aura lieu cette année au Banquet Hall, State House, à Accra au Ghana.


Centrafrique Football.

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 01:20

 

 

AIMF-Abidjan.JPG

 

Villes, dialogue interculturel et paix - Abidjan, 26-28 novembre 2012


 

La XXXIIème Assemblée générale de l’AIMF s'est tenue à Abidjan du 26 au 28 novembre. Elle a été l’occasion pour les plus de 300 maires et représentants des autorités territoriales d’échanger sur la problématique « Villes, dialogue interculturel et paix ».

 

  M. Josué BINOUA, Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation de la République centrafricaine y a apporter une contribution que la rédaction publie ci-dessous. 

 

 A noter que six villes ivoiriennes ont reçu leur adhésion à l’AIMF.

La ville de Bossangoa a été admise comme adhérent à l’AIMF après le plaidoyer de la délégation centrafricaine composée du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation Josué Binoua, du Maire de Bangui Nazaire Guénéféi Yalanga et du Maire de Bossangoa. 


La contribution des autorités locales à la prévention, gestion, résolution des conflits et la reconstruction en République Centrafricaine


Par Josué BINOUA, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

novembre 2012

 

Cette communication vise à ressortir le rôle joué par les autorités locales dans la prévention, la gestion, la résolution des conflits en Centrafrique et la reconstruction post-conflit.

Depuis son Indépendance en 1960 jusqu’au vent de la démocratie qui a soufflé sur le pays à partir du Sommet de la Baule,  la République Centrafricaine a été confrontée à plus d’une quarantaine de crise ou conflits allant des coups d’Etat aux mouvements de revendications sociales en passant par les mutineries d’une partie de l’armée. Ces crises ont eu  des conséquences relativement graves à tous les niveaux : destruction des maisons et des champs, les déplacements de la population tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, l’exacerbation de la discrimination ethnique,  réduction des actions et de la présence humanitaires pour ne citer que celles-là. Par ailleurs, des attaques fréquentes sur les communautés rurales (jusqu’à la mi-2008), au cours desquelles des villages étaient souvent brûlés et des personnes prises en otage, ont rendu impossible la production des cultures vivrières dans certaines zones, en particulier dans l’extrême Nord-Ouest. Presque un quart de la population – soit environ un million de personnes – a été touchée par la violence durant ce cycle.

Ces conflits ont souvent leurs sources dans la ville de Bangui, lieu de concentration du pouvoir et des activités politiques et économiques mais naissent parfois et s’étendent souvent aussi aux villes secondaires, aux communes rurales et aux villes frontières où ils sont parfois attisés par des forces extérieures. C’est le cas des rebellions dans les régions du nord-ouest, du centre-nord et du nord-est de la République Centrafricaine qui partagent plus de 1500 km de frontière avec le Tchad et le Soudan du sud, pays en proie à des conflits internes.

La communauté internationale  a accompagné la transition vers la démocratie, la tenue d’élections et la consolidation de la paix et de la démocratie par le renforcement des institutions gouvernementales et de la société civile. Le pays Page 2 sur 5est en ce moment dans une dynamique de reconstruction et de relèvement à travers les programmes de démobilisation et réintégration des ex-combattants, de la réforme du secteur de la sécurité, de renforcement de la gouvernance et de l’Etat de droit. Les autorités locales ont souvent été associées à ce processus. En effet, peut-être plus que tout autre pays post-conflit, la RCA se distingue comme un cas d’école sur la nécessité du DDR et des liens obligatoires entre la Sécurité Communautaire (SC) et la Cohésion Sociale (CS), les Armes Légères et de Petit Calibre (ALPC), ainsi que la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS).

La démocratie se présente comme un système de  gestion des conflits et favorise l’expression d’opinions divergentes qui renforcent la gouvernance et la démocratisation. Comment les autorités locales peuvent-elles contribuer efficacement  à la prévention,  à la  gestion et  à la résolution des conflits dans une situation où la décentralisation n’est encore qu’un projet (qui vient d’être introduit auprès de l’Assemblée Nationale), où le système traditionnel de gouvernance et de résolution de conflit a presque disparu ?

Au niveau de la prévention des conflits, les collectivités locales contribuent à la sensibilisation et à la collecte d’informations relatives à la sécurité à travers les chefs de quartier. Ces derniers mobilisent les populations autour des problèmes de braquage et d’insécurité due aux armes légères par exemple, les populations quant à elles ont le devoir d’informer leurs chefs de quartier sur la présence et les activités de nouveaux arrivés qui paraissent « anormales ».

Cette méthode, même si elle frise parfois la stigmatisation, a permis d’identifier et de barrer la route aux exactions de certains braqueurs qui changent souvent  de quartier après plusieurs forfaits. Elles ont été associées au séminaire et à l’élaboration d’un plan d’action pour la réforme du secteur de la sécurité dont la mise en œuvre repose sur une approche participative.

Dans toutes les préfectures, il existe des Conseils préfectoraux composés de toutes les entités sociales au sein desquels, les autorités locales, civiles et militaires prennent une part active. Ces Conseils traitent des questions tant économiques que sociales, culturelles et sécuritaires. Cependant ils manquent drastiquement de moyens pour fonctionner efficacement et régulièrement. Les crises récurrentes que le pays a connues ont également provoqué une crise de confiance entre les membres.

En effet dans les zones du nord-ouest, du Centre-nord et du nord-est du pays, on assiste à une récurrence de l’insécurité due  aux « coupeurs de route » et autres bandits armés. Ce regain de violence à l’égard des populations notamment des éleveurs Peulhs et leur famille montre au grand jour non seulement les inconvénients d’une absence de concertation au niveau local, d’une mobilisation face à l’insécurité mais aussi et surtout l’urgence et la nécessité d’une structure participative de partage d’informations et d’interventions d’urgence en vue de la sécurisation des biens et des personnes.

Aussi, entre 2006 et 2008, le Gouvernement avec l’appui technique et financier du PNUD a-t-il initié une expérience pilote en matière de prévention des conflits dans la ville de Bangui et dans trois préfectures (Ouham, Ouham-Pendé et Haut-Mbomou).

L’objectif principal de cette expérience pilote était de créer et/ou renforcer les capacités des cadres locaux de concertation, de coordination d’initiatives locales et de prévention des crises afin de rétablir la confiance entre les autorités locales et la population et promouvoir des interventions concertées en réponse aux crises. Ces comités locaux de prévention, gestion, résolution des conflits et de reconstruction post-conflit composés des autorités locales, civiles, politiques et militaires, officielles et traditionnelles et des représentants de toutes les couches de la population, ont pour objectifs d’observer, analyser, comprendre, suivre l’évolution, susciter et appuyer les dynamiques locales en matières de concertation, de coordination d’initiatives locales de développement, de relèvement et de prévention des crises. En termes simples,il s’agit pour ces comités de prévention et résolution des conflits, de collecter et analyser de manière participative, les informations sur les indicateurs de vulnérabilité face aux conflits, les valider dans une réunion élargie, les partager au niveau local et les utiliser pour des plaidoyers auprès des pouvoirs politiques au niveau central et susciter la participation active, coordonnée et efficace  des acteurs locaux dans la prévention des conflits d’une part et la coordination des actions de réponses ainsi que leur pérennisation d’autre part. Cette initiative a suscité la mise en place d’un mécanisme de prévention des exactions des « coupeurs-de-route » composé d’autorités militaires et civiles, des chefs communautaires et religieux, les archers peuhls pointés souvent du doigt comme faisant partie de coupeurs-de-route, les agriculteurs et les chasseurs qui connaissent assez bien leurs parcours.

En effet, dans le Nord-ouest du pays, les populations autochtones stigmatisent et craignent les Bororo Ouda, Alagamba ou Akou (qui sont des nomades originaires du Tchad, du Soudan ou du Niger). Depuis les évènements de 2003, une grande confusion s’est installée entre (Bororos centrafricains et Bororos des pays riverains), au détriment des Bororos centrafricains. Ces derniers sont souvent confondus, par l’armée, aux bandits ou sont accusés d’intelligence avec les coupeurs de route, et sont combattus. Les mêmes éleveurs bororos, sont également braqués, tués par les nomades transhumants des sous-groupes  des Ouda,  Alagamba et Akou, qui emportent argent et troupeaux. Certains s’enfuient vers des pays voisins pour sauver leur vie et épargner le  reste du troupeau. Ceux qui choisissent de rester, sont confinés dans les recoins de la brousse, privés de liberté d’aller et venir. Seules les autorités locales qui ont l’avantage de la proximité sociale et spatiale avec ces populations peuventaider à comprendre une telle différenciation, même si c’est parfois encore elles qui à travers les mosquées, les places publiques, les « arbres à palabre » montent certaines communautés contre d’autres. En dépit de cela, les autorités locales se sont positionnées comme les promoteurs d’un dialogue interculturel et interreligieux au niveau local.

Les Présidents des Délégations Spéciales (Maires nommés), les maires d’arrondissement et des communes ont joué le rôle de point focal non seulement pour la mobilisation, la sensibilisation des populations et la collecte des informations à travers les chefs de quartiers et de villages, mais aussi dans la mobilisation et le plaidoyer auprès des organisations humanitaires au niveau local. Ils contribuent à la prévention de l’insécurité au niveau des frontières à travers l’appui à la lutte contre la circulation transfrontalière des armes légères et de petit calibre.

Les rebellions au nord-ouest, au centre-nord et au nord-est se présentent comme des rebellions communautaires dont le but est le rétablissement par des actions armées, de l’égalité  entre les communautés qui se considèrent comme marginalisées de la gestion socioéconomique et politique du pays et celles qui sont vues par les premières comme les mieux nanties à cause de la proximité socioculturelle qu’elles ont avec le pouvoir en place. Aussi, dans les zones sous influence de ces rebellions, les chefs rebelles ont-ils placé les leurs à la tête des collectivités territoriales et exigent dans leurs revendications  politiques, la nomination/confirmation de leurs représentants à ces postes.

Cela pose pour la République Centrafricaine, la nécessité de la décentralisation, Page 5 sur 5 de la démocratie pour permettre aux communautés de se choisir des  représentants acceptés et écoutés et qui peuvent se faire écouter.

En effet,  si  la démocratie se présente comme un système de  prévention,  gestion, résolution des conflits et de reconstruction post-conflit et la  décentralisation, le transfert de certaines compétences aux collectivités locales,  ces deux processus doivent donner l’opportunité à ces collectivités de mettre  en place un mécanisme de prévention des conflits qui prend en compte  l’importance du consensus, le respect des anciens, le système des croyances  éléments essentiels du système traditionnel de gouvernance et de gestion des  conflits que ne peut le faire la démocratie  moderne dans laquelle c’est la  majorité qui décide.

Je vous remercie

 

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 00:35

 

 

 

Boz serment

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Novembre 2012 08:28

L’Opposition démocratique centrafricaine a confirmé le 28 novembre 2012 avoir les preuves de l’intention du Président centrafricain, François Bozizé, relative à la modification de la Constitution.  Elle a fait cette présentation le 28 novembre lors d’une conférence de presse à Bangui. Par contre, Fidele Gouandjika, trouve qu’une modification de la constitution ne reléguera pas l’Opposition démocratique centrafricaine. C’est plutôt « un acte démocratique » de la part du Président François Bozizé a-t-il poursuivi.

« Nous…confirmons que François Bozizé est entrain de vouloir procéder à la modification des articles 24 et 108 de la Constitution du décembre 2004. Une façon de lui donner l’occasion de se représenter une troisième fois à la présidentielle de 2016 », a affirmé Maïtar Djim Arem, président de l’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPPP) à Radio Ndeke Luka.

Selon Maïtar Djim Arem, les députés du parti au pouvoir (KNK) ont été conviés le week-end dernier à Boali à un conclave, pour débattre de la candidature du Président centrafricain aux élections de 20126.

Toutefois, la réaction du gouvernement centrafricain ne s’est pas faite attendre sur les préoccupations de l’Opposition présentées ce mercredi. Fidèle Gouandjika, ministre du développement Rural, a qualifié ce projet de modification de la Constitution  d’« acte démocratique » par François Bozizé. « La modification constitutionnelle…permet de corriger certaines insuffisances que nous avons connues depuis sa promulgation en décembre 2004. Elle permet aussi à un président en fin de mandat constitutionnel de briguer un autre mandat.  Ce qui ne veut pas dire supprimer les élections. Il revient aux députés de décider d’un tel exercice. Nous invitons l’Opposition de se calmer et de ne pas jeter de l’huile sur le feu ».

Or, ce qui semble intéresser le régime centrafricain en place semble aussi ne pas être la priorité de l’Opposition centrafricaine. Selon elle, 3 autres points essentiels devraient intéresser la classe politique centrafricaine en dehors de la modification de la Constitution. Il s’agit du dialogue politique annoncé il ya 6 mois demeuré jusqu’ici lettre morte. Il s’agit ensuite de la réinstauration de l’impôt de capitation sous l’appellation de contribution citoyenne et, enfin, de l’état désastreux dans lequel le pays est plongé.

Concernant la réinstauration de l’impôt de capitation dans le projet des lois de finances 2013 en négociation à l’Assemblée Nationale, Albert Besse, Ministre des Finances, a démenti cette information.  Joseph Béndounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) a déclaré au cours de cette conférence de presse de l’opposition qu’il  détient les preuves d’une mauvaise gestion des finances centrafricaines.

« Nous avons lu l’avant-projet du budget de l’année 2013, cela y figure. Si à ce jour le ministre des finances apporte un tel démenti, nous saluons leur clairvoyance parce qu’ils ont eu notre feed-back sur ce dossier », a martelé Joseph Béndounga.

Au cours d’une conférence de presse organisée mardi, le ministre Albert Besse a nié avoir déposé un document sur un quelconque projet de « contribution citoyenne » devant l’Assemblée nationale. Il a plutôt coller cette information sur le dos de la presse qu’il accuse d’avoir orchestré cette manœuvre.

 

 

 

Centrafrique : l’opposition critique les « dérives totalitaires du régime »

Le parti d'opposition Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP) a critiqué hier en conférence de presse ce qu’elle qualifie de « dérive totalitaire » du régime de Bangui. Le président de l’UDPP, Maïtard Djim Arem, critique notamment le dialogue national entamé en mai dernier et la possible révision constitutionnelle.

L’opposition centrafricaine avait d’abord accepté de participer au dialogue initié par le président tchadien Idriss Déby Itno et le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel Pierre Buyoya, mais a depuis quitté les discussions en affirmant qu'elles étaient à l'avantage du régime en place. 

Par ailleurs, M. Arem croit que le président centrafricain, François Bozizé, s’apprête à modifier la constitution afin de lui permettre de se présenter à la présidence au-delà des deux mandats prescrits. Arrivé au pouvoir suite à un coup d’État en 2003, M. Bozizé a ensuite été élu démocratiquement en 2005 et en 2011. Selon M. Arem, le président souhaite se « maintenir éternellement au pouvoir contre la volonté du peuple ».

 (Source : Journal de Bangui 29 nov. 2012)

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 00:26

 

 

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LIBREVILLE, 28 nov 2012 (AFP) - Le Programme alimentaire mondial (PAM) a réclamé des financements d'urgence pour assurer le transport de nourriture vers la Centrafrique, pays pauvre aux besoins énormes, dans un communiqué publié mercredi.

"Le service aérien humanitaire des Nations unies (UNHAS), géré par le Programme alimentaire mondial (PAM) en République centrafricaine (RCA), est confronté à une pénurie critique de financement et devra réduire les services de moitié si aucune ressource n'est reçue dans les prochaines semaines", écrit le PAM.

Selon le directeur de l'aviation du PAM, Pierre Carrasse, le service a besoin de 1,8 million de dollars (1,4 million d'euros) pour poursuivre ses activités jusqu'à la fin de l'année.

"Avec toutes les situations d'urgence dans le monde, la République centrafricaine est largement méconnue (...) mais les besoins humanitaires sont énormes et le soutien au service aérien est crucial", a déclaré M. Carasse.

Plus de 40 ONG dépendent de l'UNHAS, qui dispose de deux avions pour le transport des travailleurs humanitaires à l'intérieur du pays.

Le transport aérien humanitaire est un "service essentiel en RCA", permettant aux médecins et aux ingénieurs de se rendre dans des régions reculées pour soigner les populations locales et améliorer l'accès à l'eau, d'après le PAM.

Les conflits armés, le banditisme et le mauvais état des routes, souvent impraticables pendant la saison des pluies, rendent le transport aérien indispensable pour fournir une assistance humanitaire en Centrafrique.

Depuis le début de l'année, l'UNHAS a transporté en moyenne 600 travailleurs humanitaires par mois vers 23 destinations à travers le pays et effectué 1910 heures de vol, selon le communiqué. 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 00:18

 

 

 

Mackpayen-Centro-et-consorts.png

 

Centrafrique : tentative de putsch

Afrik.com JEUDI 29 NOVEMBRE 2012 / De notre correspondant  FRED KROCK

Le Magistrat Trinité Mbangot Sangafio a présidé, hier, mercredi 28 novembre, dans la salle d’audience du Tribunal de grande instance de Bangui, le procès des trois présumés de la tentative de coup d’Etat d’octobre dernier. Il a été assisté par deux assesseurs : Abel Daouda et Antoine Laou. Le ministère public quant à lui, a été représenté par le magistrat Alain Tolmo, Procureur de la République.

 

Le Magistrat Trinité Mbangot Sangafio a présidé, hier, mercredi 28 novembre, dans la salle d’audience du Tribunal de grande instance de Bangui, le procès des trois présumés de tentative de coup d’Etat d’octobre dernier. Il a été assisté par deux assesseurs : Abel Daouda et Antoine Laou. Le ministère public quant à lui, a été représenté par le magistrat Alain Tolmo, Procureur de la République.

Arrêtés le 9 octobre 2012 à 19h puis gardés à vue au camp de Roux, Mackpayen et deux autres personnes ont été accusés de vouloir renverser le régime du Président François Bozizé. Précisons que cette arrestation était intervenue après dénonciation de ces suspects. Alors, conformément aux procédures judiciaires requises, des perquisitions ont été effectuées au domicile des suspects. Résultats, des armes de guerre et quelques minutions ont été saisies.

Par trois fois, le procès de ces provisoires détenus est reporté. C’est finalement le 28 novembre 2012 que Mackpayen et les deux autres accusés ont comparu.

Après vérification de leurs identités à l’ouverture de l’audience, leur défense a soulevé des vices de procédure, notamment en ce qui concerne la durée de garde à vue qui n’a pas été respectée. Puisque l’article 48 du Code pénal centrafricain dispose que « l’Officier de Police Judiciaire doit aviser ou informer la famille de l’inculpé de sa garde à vue ». Or il s‘est avéré qu’il n’en a pas été le cas.

Se basant sur ce vice de procédure, la défense a déclaré la nullité du procès. Signalons que le procès a été suspendu à plusieurs reprises pour des concertations des parties. Après une dernière reprise, Me Hyacinthe Gbiegba a demandé, au nom de ses pairs, à la Cour un petit moment de sursis, afin de permettre aux avocats de préparer la défense de leurs clients. C’est ainsi que la Cour a suspendu l’audience. Le procès est reporté pour le vendredi 30 novembre 2012 à 8h30.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 01:40

 

 

 

 

Romano Prodi recadré par le Premier ministre malien

 

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APA Bamako (Mali) 2012-11-28 15:16:58Des propos de Romano Prodi, envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Sahel, soutenant qu’une action militaire au nord du Mali « n’est possible qu’à partir de septembre 2013 » ont été relativisés par le Premier ministre malien, Cheick Modibo Diarra, lors d’un entretien enregistré à Paris et diffusé mercredi à la mi-journée par la télévision malienne.

Au cours d'un point de presse conjoint à Rabat, avec le ministre marocain des Affaires étrangères Saad Eddine El Otmani, l'envoyé spécial onusien avait affirmé qu'une intervention internationale au Mali n'était possible « qu'à partir de septembre 2013, et dans une moindre mesure, dans six mois ».

Ces propos « ne reflètent aucunement les vues de la France, ni celles du Mali », a rétorqué le Premier ministre malien à la suite d'un entretien qu'il venait d'avoir mardi, au Quai d'Orsay à Paris, avec le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Selon Cheick Modibo Diarra, les affirmations de Romano Prodi sont d'autant plus à relativiser que des pays africains, comme le Nigeria, se sont dits prêts à mettre « toute leur armée » au service du recouvrement de l'intégrité territoriale du Mali.

Le Premier ministre malien n'a, pour sa part, pas donné d'indication précise sur le début d'une éventuelle intervention internationale contre les groupes islamistes armés qui occupent depuis huit mois trois régions nord du Mali.

Mais il a invité les médias à se garder de « conclusions » hâtives, soulignant que l'ancien président du Conseil des ministres italiens avait également été l'auteur de déclarations pour le moins surprenantes selon lesquelles les Touaregs constituaient une « minorité marginalisée » au Mali.

Par ailleurs, Cheick Modibo Diarra s'est exprimé sur les raisons de sa visite à Paris, excluant en cela tout lien entre son séjour et la présence, au même moment dans la capitale française, d'une délégation d'indépendantistes touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Il a plutôt situé sa visite dans le cadre d'une tournée visant à obtenir la poursuite de l'appui de tous les partenaires pour une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies en vue du déploiement d'une force internationale contre les groupes armés du nord Mali.

« C'est dans ce contexte que je suis venu rendre visite aux amis, en France ici, et nous en avons profité évidemment pour toucher à tous les points de l'actualité », y compris l'enlèvement du Français Alberto Rodriguez Léal, », a-t-il déclaré.

 

 

 

L'Afrique centrale veut se doter d'un réseau sous-régional de lutte contre la corruption  

 

CEEAC

 

APA Libreville (Gabon) 2012-11-28 15:33:04 - Les institutions en charge de la lutte contre la corruption dans la sous-région de l'Afrique centrale veulent se constituer en réseau, afin de mieux combattre ce fléau qui constitue l’une des principales entraves au développement des pays de la sous-région.

‘'La corruption étant un crime transfrontalier, nous avons pensé que la combattre en vase clos ne donnerait pas les meilleurs résultats'', a expliqué le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite (CNLCEI) du Gabon, M. Vincent Lebondo Le-Mali.

‘'Il y a beaucoup d'avantages à tirer de ce réseau. Le travail en synergie rendrait les Etats plus forts'', a affirmé M. Lebondo Le-Mali, dans une interview en marge de l'atelier de validation du rapport sur l'étude de faisabilité réalisée dans la perspective de la création dudit réseau.

‘'Le réseau est un organe de plaidoyer et de lobbying à travers lequel les membres centraliseront l'information de la sous-région'', a-t-il dit, ajoutant : ‘'il y a plus à gagner en donnant à cette structure la taille d'une agence anti-corruption, à l'exemple de celle du Gabon et du Cameroun. 

‘'L'objectif principal du réseau consiste à vérifier si tous les Etats ont ratifié les conventions et si après cette ratification les agences anti-corruption ont été mises en place. Si elles existent, il faudrait s'ouvrir aux différentes agences, puisque toutes sont supposées être indépendantes pour permettre une circulation fluide de l'information'', a-t-il expliqué. 

Selon le président de la CNLCEI, il existe déjà des réseaux des agences nationales d'investigation financière en charge de la lutte contre le blanchiment des capitaux et de la lutte contre le terrorisme. 

‘'La zone d'Afrique centrale est la dernière du monde où le réseau est inexistant'', a-t-il observé.

Co-organisé par la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), le Bureau sous-régional de la CEA pour l'Afrique centrale (BSR-AC), la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de l'Union africaine/Conseil consultatif sur la corruption (AU-BAC), l'atelier de Libreville doit adopter la feuille de route pour la mise en place du réseau ainsi que les deux principales recommandations de l'étude de faisabilité. 

Celles-ci concernent la mise en place d'un Comité de pilotage chargé d'élaborer les projets de textes fondamentaux du réseau (statuts, règlement intérieur et financier, code d'éthique et plan d'opération). 
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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 00:49

 

 

 

Bozizé ailleurs

 

RFI mercredi 28 novembre 2012


Quatre militaires ont été tués et un autre grièvement blessé dans une attaque survenue mardi 27 novembre à 15 kilomètres de la ville de Kabo, dans le nord de la Centrafrique. Les assaillants ont également brulé deux véhicules du détachement. Ces hommes auraient d’abord attaqué la base de l’armée et se seraient emparés de quatre véhicules. En dépit de la difficulté d’établir exactement les faits, deux pistes se précisent sur l’identité des assaillants.

Les versions se contredisent à Bangui sur cette nouvelle attaque. On sait seulement que c’est depuis plus de deux mois que la présence de ces hommes est signalée dans cette région.

L’attaque de mardi a eu lieu à 15 kilomètres de Kabo, alors que les éléments de l’armée s’étaient lancés à la poursuite de ce groupe. Les affrontements ont duré près d’une heure à en croire des sources de l’armée. Ils se sont soldés par la mort de quatre militaires et par l’incendie de deux véhicules.

Contactée par RFI, une source proche de l’hôpital de Kabo a affirmé que vu la distance où l’accrochage a eu lieu, il est difficile d’établir un bilan du côté des assaillants. Les corps des quatre militaires tués sont en cours de transfert sur Bangui.

L’armée pointe du doigt les dissidents de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix. Pour elle, ces hommes seraient en quête d’armes et de munitions. Mais pour la population de Kabo, il pourrait s’agir des dissidents de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain d’Abdoulaye Miskine.

Cette attaque a provoqué le déplacement de plusieurs personnes vers Kaga-Bandoro et vers Batangafo. Il y a dix jours déjà, des hommes armés ont intercepté des conducteurs de mototaxis qui remorquaient des passagers à 10 kilomètres de la ville de Kabo.

D’après la gendarmerie, une somme de quatre millions de francs CFA avait été emportée par les malfrats. Il s’agirait du même groupe qui pourrait être à l’origine de l’attaque de mardi.

 

 

NDLR : Selon nos informations, c'est bien une fraction de la CPJP, déjà à l'origine de l'attaque du véhicule de la Préfète de la Ouaka Marthe Yangba que certaines sources disent être une autre maîtresse de Bozizé, à 15 km de Sibut le week-end dernier qui a encore attaqué la base des Faca de Kabo-Batangafo. Il ne se passe plus de semaine sans qu'on enregistre des attaques rebelles à l'intérieur du pays. A ce rythme, les Faca vont payer un lourd tribut et la question se pose naturellement de savoir s'ils doivent se faire trouer la peau pour le pouvoir de Bozizé. Ce dernier aurait versé un acompte de 500.000 euros au général Jean-Pierre Perez et sa société de sécurité privée EHC LLC pour sa protection. On parle également du recrutement de 150 mercenaires. Payés à un minimum de 6000 euros par mois si ce sont des occidentaux, on atteint rapidement des sommes astronomiques. Bozizé va-t-il tenir le coup ? 

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