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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 22:55

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Juin 2012 18:26

Quand on consulte le site recensant les décorations officielles de la République centrafricaine, on y trouve la Médaille des Mères. La distinction est tombée en désuétude. Elle est pourtant à l’origine de l’éclat que connait aujourd’hui encore dans le pays la Fête des Mères. La Médaille des Mères a été créée le 3 juin 1966 pour récompenser les mères de familles nombreuses, ayant élevé avec courage leurs enfants. Il existait 3 classes : l’or pour les mères d’au moins 13 enfants, l’argent pour celles qui en ont 10, et le bronze, pour 7 enfants. La médaille pouvait également être attribuée à des veuves ayant au moins 5 enfants en bas-âge à la mort du père.

La Fête des Mères a connu véritablement son apogée en Centrafrique avec l’Empereur Bokassa, aussi appelée « journée de la maman décorée ». C’est sous son règne que de grandioses cérémonies étaient organisées pour décorer, récompenser et fêter, sous les lambris de la République puis de l’Empire, les mères de famille nombreuses. Il faut rappeler à ce sujet que les réceptions qui suivaient la remise des décorations, ont fait jusqu’à nos jours, le succès d’une célèbre marque de liqueur très prisée des banguissoises.

Il s’agissait pour lui d’améliorer ainsi la vie des centrafricains, mais aussi la vie des centrafricaines, tout en travaillant à l’amélioration du droit des femmes et à leur promotion. Ainsi, dans cette mouvance, c’est lui qui a supprimé les traditions instaurant la dot avant le mariage des filles. Il s’est aussi opposé aux traditions néfastes entraînant des mutilations sexuelles telles que l’excision et l’infibulation pratiquées par de nombreuses ethnies.

Cet héritage, c’est aussi l’histoire de la République centrafricaine. Il faut reconnaitre qu’aujourd’hui, la Fête des Mères a perdu cet aspect nataliste, même en Europe où à l’origine également, elle était destinée à valoriser la maternité afin d’encourager la natalité.

En Centrafrique, comme ailleurs en Afrique, la maternité assure sécurité, prestige et épanouissement à la femme. Quoique la femme africaine cumule souvent plusieurs rôles, c’est celui de mère qui est privilégié par la communauté. Le prestige de la maternité dans la société étant intimement lié à la vitalité et à la perpétuation du lignage, la femme n’existera socialement que lorsqu’elle aura donné des enfants à sa belle-famille.

Ce qui en reste aujourd’hui de cette Fête des Mères, c’est l’esprit certes, mais surtout les joyeuses agapes. Elle est fêtée dans les familles, dans les établissements, publics comme privés, les départements ministériels, les municipalités…Il y a même à ce sujet l’aspect anecdotique qui accompagne la célébration. Pas de Fête des Mères à Bangui sans les nombreux faits divers, dont certains croustillants, qui émaillent l’événement et dont s’emparent chaque année, les médias.

L’année dernière par exemple, on a vu une dame mettre le feu à la maison pour punir son mari infidèle et l’ayant abandonné de surcroit pour aller combler une rivale. On retiendra ce paradoxe des nombreux couples séparés au lendemain de la Fête des Mères en Centrafrique. On comprend également mieux dès lors que le paiement des salaires, la veille de la fête, est considéré comme un geste politique fort permettant de « bien fêter ». Cette année, le gouvernement a consenti cet effort en payant les salaires des fonctionnaires avec quelques jours d’avance sur l’agenda habituel.

Radio Ndeke Luka souhaite bonne fête à toutes les mères centrafricaines, et par la voix des ondes et du cœur, à celles du monde entier. La vie des mères en Centrafrique est riche en péripéties ; elle va d'échecs en désillusions, en passant pourtant par des sommets de bonheur curieusement acquis. Elles sont « Dames Pâtes » : battues, fouettées, piétinées, pétries, puis mises au four. Et on ne compte pas leurs multiples rôles de marmiton, de cuisinière, de raccommodeuse, de gardienne d’enfants, d’épouse et de mère. Elle devait aussi arborer un sourire éternel sous toutes les conditions, être résistante à toute usure physique, paraître toujours belle et séduisante malgré ses corvées de ménage.

Mais qu’elles soient pétries par des mains pures ou impures, qu’importe. Elles demeurent le levain qui fait monter la pâte, et comme on le sait, le bon pain nourrira toujours le monde. Yvonne Mété-Ngemeu, dans un roman publié il y a deux ans ouvrage, ne parle-t-elle pas à leur sujet d’ «âmes vaillantes au cœur brisé » ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 22:51

 

 

 

 

 

Afrique

 

 

 

COLLOQUE SUR LAFRIQUE CENTRALE :


Samedi 09 Juin à Montreuil

Le Comité d'initiative composé des organisations suivantes : UPC (Union des Populations du Cameroun), MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain), UPG (Union du Peuple Gabonais), FRUD (Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie Djibouti) et CNDC (Conseil National pour le Changement et la Démocratie -Tchad), vous invite à participer massivement à un colloque sur l'Afrique centrale, sous le thème général :

L'IMPASSE DES TRANSITIONS DÉMOCRATIQUES EN AFRIQUE:
LE CAS DE L'AFRIQUE CENTRALE.

Réservation obligatoire par mail à : colloqueafriquecentrale@gmail.com

Date : Samedi 09 juin 2012

Heure : 12h00 à 18h. Un buffet-déjeuner est prévu 12h00 à 13h00

Participation aux frais: 7 euros par personne

Début des travaux : 13h

LIEU : RESTAURANT CASA POBLANO—15 RUE LAVOISIER-A MONTREUIL

METRO : ROBESPIERRE , LIGNE 9°

INTERVENANTS ET PARTICIPANTS

Martin ZIGUÉLÉ, ex Premier ministre de Centrafrique, candidat aux présidentielles de 2005 et 2011, dirigeant du MLPC;

Bruno Ben MOUAMBA, candidat à l'élection présidentielle gabonaise de 2009, membre de la direction de l'UPG

Acheikh IBN OUMAR, ex-Ministre des Affaires Etrangères du Tchad, ex-dirigeant de mouvement politico-militaire, Coordinateur-adjoint du CNCD.

Mohamed KADAMY, dirigeant du FRUD (Djibouti)

Henda Diogène SENNY, Secrétaire général de LPC-Umoja (Ligue Panafricaine Congo-Brazza).

Albert BOURGI : professeur de Droit public

MODÉRATEURS

-Théophile KOUAMOUO, journaliste.

- Augusta EPANYA , membre de la direction de l'UPC (Cameroun)

DÉROULEMENT

I)- 12h-13h : Buffet-déjeuner et mot de bienvenue au nom du Comité d’initiative

II)- 13h15 à 14h45 : Exposés
1) Introduction générale

2) Tentatives de construction de l’État-Nation : Les particularités de l'itinéraire sociohistorique de ces territoires ex-coloniaux, devenus États indépendants, explique-t-il l'impasse de la transition démocratique ?
3) La dimension économique : Les pays d'Afrique centrale ont en commun la dépendance de l'économie vis à vis des ressources pétrolières et minières exploitées par des multinationales françaises, européennes et nord-américaines , dont le monopole est en train d'être remis en cause par les pays émergents; en quoi cette dimension économique explique-t-elle le blocage politique ?
4) La dimension politique : Les méthodes utilisées par le pouvoir pour s'éterniser, les complicités internes et externes, le rôle des forces progressistes, des partis politique, de la société civile et des élites

III)-14h45-15h: Déclarations sur les situations nationales (Djibouti, Mali, etc…)

IV)-15h à 17h30 : Débat général, Questions /Réponses

V)-17h30 à 18h30 : Conclusion : Recommandations et Appels

Présentation : L’Afrique centrale souffre d’un retard frappant par rapport aux autres sous-régions. Tant sur le plan de l'intégration économique que celui de la transition démocratique. Malgré des « accidents de parcours » parfois assez graves, la tendance générale sur le Continent est l'enracinement du principe de l'alternance démocratique au pouvoir, à travers des élections pluralistes entachées d’irrégularités mineures ; par contre au Cameroun, au Tchad, en RCA, au Gabon, au Congo-Brazza, en Guinée équatoriale et en RDC, cette perspective paraît totalement bouchée par des pouvoirs monolithiques.
En sus (ou à cause ?) de cette similitude politique, ces pays partagent une même appartenance au champ de la Franceafrique, dans ses dimensions affairistes, maçonniques, sécuritaires et militaires (bases françaises, interventions), et regorgent de richesses naturelles.
Cette situation nous interpelle en tant que citoyens d'abord, et en tant que mouvements, associatifs ou politiques engagés aux côtés des peuples pour un avenir meilleur dans le respect des droits humains et pour la justice sociale.

-Vernis démocratique ?

-Gage accordé aux « bailleurs » de fonds ?

-Exercice de diversion ?

Quelles sont les racines de ce blocage politique ?

Quel est l'impact des bouleversements en cours : (importance croissante des pays émergents, activisme des groupes ultra-violents à connotation religieuse, printemps arabes et intervention militaires) ?

Quelles sont dans ces conditions, les perspectives, les outils et les programmes d'action pour un déblocage du processus politique en Afrique centrale? Quel rôle pour la société civile ?
Qu'attendre des partenaires régionaux et internationaux, en particulier du gouvernement issu des élections présidentielles en France.

C'est à cette réflexion que les organisations susmentionnées vous convient, dans le cadre d'un colloque, qui se tiendra le samedi 09 juin 2012.

Les organisations du Comité d'initiative :

UPC (Union des Populations du Cameroun) : Organisation historique du mouvement nationaliste camerounais. Fondée le 10 avril 1948. A l'avant-garde du mouvement anti-colonial, l'UPC eut à subir la première intervention militaire française, et ses martyrs historiques appartiennent au panthéon de la mémoire populaire africaine : Ruben Um Nyobé, Roland-Félix Moumié, Abel Kingué, Ernest Ouandié, Ossendé Afana, Michel Ndoh. Après plus de quatre décennies de maquis et de mobilisation clandestine, l'UPC fut officiellement légalisée en 1991.

MLPC :(Mouvement pour la libération du peuple centrafricain) . Membre observateur de l'Internationale socialiste. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a été créé en 1979 pour lutter contre l’injustice et la dictature par un groupe d’étudiants et d’enseignants. Son premier président fut le défunt chef d'Etat Ange-Félix Patassé.
Erigé en parti politique il a gagné les élections présidentielle et législative de 1993 après plusieurs années de lutte pacifique pour l’instauration de la démocratie en (RCA). Il est actuellement dirigé par S.E. Martin Ziguélé, ex- premier ministre et candidat à l'élection présidentielle.

UPG : (Union du Peuple du Gabonais) Formation politique pionnière du mouvement démocratique gabonais, créée le 14 juillet 1989, par le regretté Pierre Mamboundou (décédé le 15 octobre 2011), alors que la Constitution gabonaise consacrait encore le monopartisme et le parti État. L’UPG a été le premier Parti politique au Gabon, à se soumettre à la procédure de légalisation. Sa date de création coïncide avec la célébration du bicentenaire de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, une façon pour ses fondateurs de déclamer leur liberté de penser autrement, et d’apporter une alternative pour le Gabon.

FRUD : (Front pour la restauration de l’unité et la démocratie -Djibouti). Créé en août 1991. Il rassemble des militants issus du Front de libération de Djibouti (FDLD) qui regroupait depuis1979 : l'Union nationale pour l’indépendance (UNI) et le Mouvement populaire de libération (MPL). Après la signature d'un accord de paix entre le gouvernement et le « FRUD-armé » en avril 2001, qui devient le "FRUD-national", la lutte se poursuit, sous la direction de Mohamed Kadamy.

CNCD (Conseil National pour le Changement et la Démocratie-Tchad ) : Mis sur pied à l’issue de la Conférence de l’opposition plurielle tchadienne (Paris mars 2011), le CNCD est une plate-forme regroupant des cadres issus des diverses sensibilités (partis légalisés, mouvements armés, associations de la société civile, personnalités indépendantes). Son but principal, est de permettre une synergie des forces acquises au changement démocratique véritable, en vue de l’émergence d’un vaste mouvement populaire, national et pacifique.

La Coordination du CNCD : 1) Annette Laokolé, Coordinatrice, 2) Acheikh Ibn-Oumar (1erCoordinateur-adjoint), 3) Pierre Behassem (2ème Coordinateur-adjoint)

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 22:46

 

 

 

 

 

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Dimanche, 27 Mai 2012 21:46

L’artiste-musicien congolais, très connu pour ses chansons d’amour, Pépé Ndombe Opetum, de son vrai nom Ndombe Paul, est décédé, ce jeudi 24 mai 2012 à Kinshasa, à l’âge de soixante et huit ans des suites d’une courte maladie, a annoncé à « Radio Okapi » un des managers de cet ensemble musical. Après un malaise à son domicile, il a aussitôt été amené à l’« ’hôpital de Kintambo » où il a rendu l’âme. L’environnement musical de la commune de Bandalungwa a fait de « Pépé Ndombe », un des monuments de la musique congolaise moderne.

L’une des étapes les plus importantes et remarquables de la carrière de ce chanteur, auteur, compositeur et interprète, aura été sans nul doute celle de l’«African Fiesta » débutée en 1968 auprès de Tabu Ley, puis « Afrisa International ». Une étape marquée par une série de chef-d’oeuvres discographiques avec des titres comme « Hortense », sa toute première chanson gravée sur disque, « Longo », « Mystère », « Libala Maloba », « Pauline la préférée », « Na lembi ko juger ». Quelques-unes de ces chansons ont justement fait partie du répertoire de la mémorable série de spectacles livrées en 1970, avec son mentor, dans le célèbre « music-hall Olympia » de Paris.

Des sources concordantes renseignent que le musicien avait fait ses premiers pas dans la musique à l’âge de dix-huit ans chez « African Fiesta » de Pascal Sinamoya Tabu Ley ; après le départ de Sam Mangwana, Muvaticco et les autres. Il avait trouvé d’autres figures dans cet orchestre dont Mukala, Selidja, Elvis.

Dans « Bana Ok » depuis 1994, après les années « Ok Jazz » de Franco (de 1974 à 1999), il a signé quelques titres à succès qui resteront à jamais dans la mémoire collective. Dans le lot, on retiendra « Voyage na Bandundu », « Héritier », « Youyou », « Mawe » et le légendaire tube « play Macha-Macha (Nayebi Ndenge Bakolela Ngai) » dans lequel il évoque le sort injuste fait quelquefois aux veuves et aux orphelins, notamment la spoliation et la confiscation de ses avoirs et de ses biens.

Natif de la province du Bandundu, Pépé Ndombé Opetum est fils d’un enseignant, qui l’amena avec ses frères à Kinshasa en 1949. Il a fait ses écoles primaires à l’« école primaire Saint-Georges de Kintambo », où il avait décroché son certificat d’études primaires avant de poursuivre ses études humanités à l’« Ecole Sainte-Marie Notre-Dame », rebaptisée « Collège Bosembo ». Diplômé de l’« École Sainte-Marie Notre-Dame », il commença sa vie active en qualité de comptable en 1965 au service du Plan et coordination. Parallèlement à sa carrière musicale, ces dernières années, il a occupé, à plusieurs reprises, le poste de conseiller du ministre de la culture et des arts.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 00:32

 

 

 

 

Albert Besse

 

 

Pourquoi ramener Albert Besse aux finances? Le poste de ministre des finances est non seulement un poste de prestige mais aussi de souveraineté qui nécessite un homme de confiance et non un caniche. C’est aussi un poste technique et de compétence et une vitrine du pays en matière de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion de la chose publique.

Le Ministre des Finances n'est pas désigné pour gérer la cagnotte personnelle de Bozizé mais bien des fonds publics. Pourquoi ne pas tenir compte de l'opinion nationale et internationale surtout sous-régionale? Tout le monde sait qu’Albert Besse n'est pas un homme de dossiers qui a suffisamment étalé son incompétence. D’un tribalisme à fleur de peau, il est par ailleurs trop imbu de sa personne et aussi de moralité douteuse. Que peut-il faire seul sans ministre délégué ?  Naguère ministre des finances, il  ne s’était jamais entendu pour travailler avec son ministre délégué Abdallah Kadre qu’il tenait au plus grand mépris.

Actuellement les dossiers à traiter se sont accumulés sur le bureau de Ndoutingaï atteignant même selon des témoins, la hauteur de plus d'un mètre. Les arrêtés des retraités, les ordonnancements et tous autres dossiers techniques ne sont pas traités. Le ministre des Finances est généralement très sollicité dans les réunions sur place à Bangui et aussi à l'étranger où il est Administrateur adjoint de la BAD, Gouverneur du FMI, Membre du comité ministériel de la CEMAC, de la BEAC, de la Banque Sahélo-Saharienne, du FAGACE et autres.  Ses occupations qui le retiennent constamment à l'étranger entraînent inévitablement des retards dans les traitements de dossiers, d’où l’impérieuse nécessité qu’il soit assisté d’un ministre délégué. Or avec tous ces assoiffés du pouvoir de la bozizie qui veulent tout le pouvoir pour eux seuls afin de se montrer indispensables, un vrai problème d’efficacité se pose.

S’agissant de la mauvaise moralité d’Albert Besse comme ministre des finances,  des faits précis en attestent. Il a cédé à titre onéreux la parcelle destinée à la construction du nouveau siège national de la BEAC pour la somme de 1 milliard de F CFA qui a été versée à l'Etat centrafricain mais qui a pris une autre destination car aucune trace n’a été retrouvée au trésor national. Le même Besse  a créé une société écran  sans respecter la procédure de passation de marché de la BEAC pour s'adjuger à son profit ledit marché. Si ce n’est pas un conflit d’intérêt, cela y ressemble furieusement, ce qui lui a valu l'inimitié de ses collègues de la zone.

C’est ainsi que lors d'une réunion de la zone franc qui précède généralement les rencontres de printemps du FMI et de la BM, la parole lui a été carrément refusée alors qu’il devait donner  lecture du rapport de la zone de l'Afrique centrale. Le rapport a été lu par son homologue du Congo, ce qui est franchement le comble de l’humiliation. Toujours à cause de sa mauvaise moralité, son dossier a été balayé d'un revers de main pour le poste de président de la commission de la CEMAC par le comité ministériel. 

Comme ministre des finances, Albert Besse avait démarré et achevé outre le chantier de sa villa à Bangui, la construction d’un motel à la ville frontière avec le Cameroun de Garoua-Mboulaï. Redevenu ministre, on peut aisément imaginer qu’il va très rapidement finir le chantier en question. Pourquoi de tous les anciens ministres des finances tels que Théodore Dabanga, Daniel Nditifei, pour ne citer que ces deux, c’est lui seulement que Bozizé a choisi de rappeler pour succéder à Ndoutingaï , on se le demande ? La seule raison est qu’Albert Besse a énormément aidé Bozizé dans la plus grande discrétion à mettre à sac les caisses du trésor, son profil est donc idéal pour reprendre les mêmes fonctions à la tête de ce département ministériel. Pour Bozizé, peu importe ta médiocrité du moment que tu es à son service.

La Rédaction

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 23:21

 

 

 

 

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               Ndoutingaï ici pendant la rébellion de Bozizé de 2002 

 

ParRFI samedi 02 juin 2012

Sylvain Ndoutingaï, le très puissant ministre d'Etat aux Finances et neveu du président centrafricain François Bozizé, a été limogé sans motif officiel, vendredi 1er juin 2012 à Bangui. Il avait notamment occupé longtemps le ministère clé des Mines. Le porte-parole du gouvernement centrafricain, Firmin Findiro, explique les raisons de ce limogeage.

 

« Je ne peux pas me mettre à la place du chef de l'Etat pour interpréter la discrétion que la Constitution lui accorde.. ».

Firmin Findiro, porte-parole du gouvernement centrafricain

 

 

NDLR : Findiro n’en mène pas large ici et choisit de botter en touche comme on le dit car dans ses réponses, étant lui-même un des principaux complices et soutiens de Ndoutingaï, il ne sait pas très bien de quoi  son propre lendemain sera aussi fait. Certaines informations circulant à Bangui font état de ce que revenant de Bouca où il s’était rendu pour la cérémonie de la pose de la première pierre de la construction de la prison de cette ville, il aurait été attendu par les services de sécurité de Bozizé à l’entrée de Bangui pour être  conduit sous bonne escorte afin d’être longuement auditionné sans doute au sujet de son agenda deces derniers temps ou ses accointances avec Ndoutingaï.

Toujours au sujet de Ndoutingaï, certaines informations circulent à Bangui sous forme de rumeurs prêtant à Bozizé l’intention de l’avoir limogé du gouvernement pour le proposer à la place du sulfureux Antoine Ntsimi comme président de la Commission de la CEMAC lors du sommet des chefs d’Etat de la CEMAC qui doit se réunir fin juin à Brazzaville. Il est clair que si Bozizé tient à le refourguer à la CEMAC, la RCA va perdre le poste qu’occupe Antoine Ntsimi malgré le principe de la gouvernance tournante des postes désormais mise en place dans l’institution communautaire. Déjà certains états comme le Cameroun ont décidé de suspendre leur contribution financière en attendant de voir clair dans ce qui se passe avec Bozizé.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 22:34

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Pénurie d’eau à Berberati, les femmes montent au créneau

Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Juin 2012 13:29

Les femmes de Berberati (ouest) ont marché ce 1er juin 2012 dans les rues de la ville pour exprimer leurs ras-le bol par un concert de casseroles.  Elles se disent dépassées par la rareté de l’eau et les distances parcourues pour y accéder. Après avoir effectué de nombreux tours dans la ville, c’est devant la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) qu’elles ont décidé de tenir un bref sit-in.

La SODECA est l’unique distributeur d’eau courante de la ville, mais qui malheureusement ne parvient plus à ravitailler ses dépendants depuis plus de 3 mois.

Elle justifie cette pénurie par le fait que le groupe de ladite société est endommagé, ce qui ne permet plus aux motopompes d’acheminer l’eau dans le château et les nombreux tuyaux qui lui sont reliés.

Privées  d’eau courante, les femmes de Berberati n’ont pas trouvé d’autres options que de faire recours aux eaux de sources et forages pour les besoin de la famille. Pour la population de la Mambéré Kadéï, la consommation des eaux non hygiéniques serait à l’origine de nombreuses maladies qui affectent la région.

En outre, un projet travaille actuellement sur certaines mesures en vue de pallier ce problème devenu très lassant pour les femmes de Berberati qui doivent faire des allers et retours vers la brousse pour avoir de l’eau potable.

Pour mettre un terme à cette crise, les populations exigent que  la SODECA répare d’abord ses motopompes délabrées afin de les ravitailler en eau courante car longue sont les routes menant aux sources d’eau.

Il y a aussi lieu de rappeler qu’à Berberati, la plupart des points d’eau de la SODECA porte le nom du ministre des finances et ministre résident de la Mambéré Kadéï, Sylvain Ndoutingai, limogé du gouvernement ce 1er juin.

Pour une lutte contre l’exploitation illégale de la faune à Nola

Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Juin 2012 13:31

Le programme régional de l’environnement en Afrique Centrale a effectué une mission de sensibilisation ce 1er juin 2012 à Nola dans la Sangha Mbaéré (ouest). L’objectif de la mission est d’expliquer aux ONG, aux autorités locales et aux  populations l’importance et la valeur de la  faune sauvage.

Au cours de ses activités, cette mission a fortement déploré la manière dont les sociétés d’exploitations forestières, implantées dans ces zones, abattent les arbres et tuent les animaux sauvages.

Selon le programme, ce gaspillage raisonné par les institutions locales ainsi que les populations constitue un manque à gagner pour l’économie du pays. Pour l'un des responsables de ce programme, Paul Docko« les autorités judiciaires des régions concernées doivent faire preuve de vigilance afin de préserver ces richesses nationales ».

Après la préfecture de la Sangha Mambéré, cette mission de sensibilisation compte se rendre dans 2 autres préfectures notamment la Mambéré Kadéï (ouest) et la Lobaye (sud-ouest) pour les mêmes raisons.

Elles s’affairent pour la fête des mères

Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Juin 2012 13:33

Les Centrafricains, particulièrement les femmes, ont pris d’assaut les points de commerce et de beauté pour se préparer à la célébration de la fête des mères. Il suffit de faire un tour dans les salons de coiffure, ateliers de couture, marchés ou encore dans les boutiques de Bangui et des provinces de la République Centrafricaine pour se rendre compte de la préparation de la fête des mères édition 2012.

La bonne nouvelle à Bangui par rapport à cette festivité est que le gouvernement a versé le salaire plutôt que prévu. Une fête d’ailleurs très prisée par les femmes au détriment de la journée du 8 mars consacrée à la réflexion sur le rôle qu’elles ont à jouer dans la société.

Dans certaines familles c’est la joie, les derniers réglages, ou encore des petits soucis avec ses coiffeuses ou tailleurs. Une situation loin d’être comparée à d’autres familles qui tirent le diable par la queue.

Les débits de boissons, restaurants et autres gargotes sont déjà pris d’assaut par non seulement les femmes, mais aussi par les hommes durement impliqués dans cette fête, ont remarqué les reporters de Radio Ndeke Luka.

A Boali (95 kilomètres de Bangui), les discussions vont bon train : « nos époux devraient nous honorer pour cette fête qu’on célèbre une fois l’an. Il n’ya pas de raison à fournir pour que celle-ci passe inaperçue », ont déclaré certaines fêtardes au correspondant de Radio  Ndeke Luka.

Cet avis n’est pas partagé par certains hommes : « on vit tous les jours et non uniquement au jour de la fête ! Nous ne pouvons que faire les gestes en fonction de nos moyens. Il n’est pas question que nos conjointes nous imposent quoique ce soit », ont rétorqué ces hommes.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 22:03

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Exclusivité RJDH – OBO: Les méfaits de la LRA – Une victime raconte son enfer

 

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Obo, 02 juin 2012 (RJDH) – Un jeune homme,  âgé de 28 ans et capturé pour la première fois dans la nuit du 5 mars 2008 par l’Armée de la résistance du seigneur (LRA),  passe un an  en brousse au service de ce groupe armé. Il s’évade puis, après trois mois de liberté, il est kidnappé à nouveau. Le RJDH l’a rencontré.

« J’étais au lit en train de dormir. Subitement, les éléments de la LRA sont arrivés. Ils ont fracassé la porte. Ils ont pris tous les bagages de la maison et m’ont obligé de les transporter. Pendant la marche, les éléments de la LRA nous donnaient  des coups de chicotte nous obligeant d’avancer, malgré la faim et la fatigue. Et ceux qui s’entêtaient étaient automatiquement  exécutés ».

Le jeune homme poursuit son récit. Il se souvient encore de ces éléments de la LRA qui lui font porter les bagages sur la tête et au dos. Les captifs étaient attachés avec  une corde les uns aux autres et ils étaient  divisés par groupe de 10 personnes mélangées  aux rebelles. Arrivées au lieu du campement, les filles se voient attribuer leurs corvées : préparer à manger  aux rebelles tous les matins. Ils nous obligent à cultiver les champs. Au retour de cette autre tâche, formation militaire obligée.

« Mais les rebelles ne donnent pas aussi rapidement les armes à leurs nouvelles recrues, ajoute le narrateur. Seulement quand il y a une attaque. Et encore, avant d’être considérés  comme éléments de la LRA, on nous fait des promesses en nous disant qu’à la fin, les membres du groupe armé se rendront en Ouganda pour y devenir des ministres, des directeurs généraux, etc. ».

Selon une autre victime, âgée de 19 ans, qui affirme être une des quarante femmes de Joseph Kony et qui a réussi à s’évader il y a de cela huit mois, les femmes captives peuvent être violées parfois par trois personnes. Si elles refusent  ou si elles menacent d’en parler à leur supérieur, les hommes les menacent de mort. Joseph Kony lui-même leur fait croire que celles qui réussissent à s’enfuir seront tuées par les militaires ougandais, congolais ou centrafricains.

Le jeune évadé affirme avoir vu Joseph Kony, peu avant une attaque de l’armée ougandaise qui a fait s’éparpiller le groupe de rebelles. C’est là qu’il a pu apercevoir le leader de la LRA recourir à des téléphones satellitaires pour communiquer ses ordres. Il a aussi été témoin d’arrivées d’avions qui  ravitaillaient la LRA en armes et  vivres. « Et quand il y a  atterrissage, c’est seulement les vrais éléments de la LRA qui s’approchent de l’avion. Une fois seulement l’avion reparti, on nous demande de transporter la marchandise.  Cela confirme que Kony doit être soutenu par un pays ».

Au terme de son récit, le jeune homme parle d’un véritable endoctrinement. Son récit atteint l’horreur.

« Ils nous donnent des médicaments traditionnels pour nous transformer en véritables rebelles. Et une fois sous l’emprise de ces médicaments, tu peux tuer  sans pitié. Par exemple, une fois au Congo démocratique, on a tué des gens dans l’église. De simples innocents. Même des enfants. Nous les avons pilés dans le mortier et nous  avons  jeté leurs corps ».

 

OBO : Un centenaire raconte sa frayeur de la LRA

 

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Obo 1er juin 2012 (RJDH) – Joseph Ngody-Rongba, âgé de plus 100 ans et habitant la cité des déplacés de Ngougbéré, à  Obo, a fait part de sa frayeur depuis l’arrivée des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) dans la région, dans un entretien avec le  RJDH, le vendredi 25 Mai.

Natif du Gougbéré, à 5 km de la ville d’Obo sur l’axe Djéma, le vieil homme travaillait comme cuisinier du chef de ce village. Il  affirme avoir vécu la 2e guerre mondiale et se souvient aussi très bien de la proclamation de l’indépendance de la République centrafricaine, le 13 Aout 1960. Il  faisait partie des ouvriers qui  ont construit  les routes qui mènent à Obo.

Selon le centenaire,  auparavant à Obo, il y avait des petits conflits entre les chefs des villages, mais ce n’était pas aussi grave que celui de la LRA. Puis, ce fut au tour des braconniers qui sont arrivés à l’époque du président David Dacko, aux alentours de 1966.

« Un jour, nous avons entendu que les éléments de l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony, appelés communément  « Tongo-tongo », ont fait irruption et capturé des personnes en train de cultiver leurs champs. En écoutant cela, poursuit Joseph Ngody-rongba, « pris de peur, nous  ne pouvions plus rester. Nous avons donc décidé de quitter notre village et de venir vivre à  Obo centre. Il en est de même pour tous les habitants du village Gogbèrè qui, eux aussi, ont quitté la place», a-t-il ajouté.

Le patriarche affirme que les gens qui ont quitté le village sont considérés comme des déplacés à Obo. C’est la Croix-Rouge internationale qui les prend en charge. Cette organisation humanitaire leur donne de vivres, du riz, des haricots, du maïs, de l’huile et du sel.

« Sans l’assistance de la Croix-Rouge, notre condition de vie serait très difficile. Nous vivons dans la peur parce que nous ne savons pas ce qui nous attend. En plus, nos champs ont été sabotés par les Peulhs. Ces derniers ont  profité de notre absence pour voler nos  récoltes », raconte le patriarche.

Puis, après un bref silence, il reprend son récit.  « Ici, nous  survivons. Nous sommes exposés aux « Tongotongo ». Nous ne pouvons plus aller dans nos champs. Nous avons peur parce qu’on ne sait pas ce qui peut nous arriver d’un moment à l’autre ».

 

Ndélé : Deux véhicules de l’ONG ‘’Première Urgence Ami’’Volés

Ndélé, 02 juin 2012 (RJDH) – Deux véhicules de l’ONG   ‘’Première Urgence Ami’’ ont été volés par huit hommes armés non identifiés, dans la nuit du 1erau 2 juin, rapporte le correspondant de RJDH.

D’après les faits rapportés par Mahamat Nourd, l’un des gardiens de nuit de cette ONG, huit hommes armés se sont présentés devant le portail aux environs d’une heure du matin.

L’un d’eux a escaladé le mur. Une fois à l’intérieur, il a pointé son arme sur les deux gardiens exigeant d’eux d’ouvrir le portail et de laisser entrer les autres qui attendaient dehors.

Une fois entrée, poursuit le gardien, « ils ont demandé les clés des deux véhicules et réclamé du carburant. Avant de quitter les lieux, ils ont pris deux téléphones satellitaires,  trois talkies-walkies, deux fûts de carburants et une somme de 15 000 FCFA», a-t-il expliqué.

Les malfrats, après avoir commis leur forfait, ont pris la route qui mène vers le Tchad d’après certaines sources locales confirmé par notre correspondant.

Rappelons qu’en juin 2011, deux véhicules de l’ONG DRC et Solidarités ont été volés.

 

Bangui- PK 13: Silence policier autour de l’affrontement du 30 mai

Bangui, 02 juin 2012 (RJDH) – L’homme de 24 ans, blessé le 30 mai dernier à la suite d’un affrontement opposant les  éleveurs et les autres habitants du quartier PK-13, affirme que c’est le fils d’un policier de ce quartier qui a tué son frère Ali Issein  à coups de couteau.

L’homme, prénommé Ismaël, s’est confié au journaliste du RJDH à l’occasion d’une visite au centre de santé de Kingston Diaspora,  situé au PK-13.

Le blessé a expliqué que son frère cadet avait été tué à coups de couteau alors qu’il était venu séparer les deux camps.

«  Nous ne pouvons pas donner des informations à la presse à ce sujet sans l’autorisation de nos chefs hiérarchiques », a déclaré pour sa part le chef de service de l’Office centrafricain de répression contre le banditisme de la localité interrogé par le RJDH.

Rappelons que  les affrontements  qui ont eu lieu du 30 au 31 mai ont  fait un mort, trois blessés et une personne disparue du côté des éleveurs.

 

Bangui : le taux de mortalité maternelle reste élevé en RCA

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Bangui, 02 juin 2012 (RJDH) – « Le taux de mortalité des femmes qui veulent donner la vie est constamment élevé malgré une baisse récente. Le taux est de 736 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2011, alors qu’en 2010, il était de 1091 décès en 2010 », a constaté le docteur  Sépou Abdoulaye, gynécologue-obstétricien à l’Hôpital communautaire de Bangui, au cours d’un entretien accordé au RJDH, en prélude à la fête des mères.

« Depuis un an, a-t-il expliqué, des actions sont menées dans les sens d’une meilleure prise en charge des urgences obstétricales, notamment, l’intégration de l’audit des décès maternels dans le service, la disponibilité des kits d’urgence et l’ouverture de la formation des spécialistes en gynécologie-obstétrique à l’hôpital Communautaire depuis avril 2011 ».

Le docteur Sépou a fait savoir que « la situation est alarmante ».  La distance des formations sanitaires de référence est très éloignée des populations, dit-il. La qualité de soin relative au personnel de santé est déplorable, le système de surveillance est très peu efficace et enfin, les médicaments sont très souvent en rupture de stock.

Il a souligné aussi la pauvreté, l’environnement politique et la corruption qui font que le taux de mortalité, d’une manière générale, est très élevé en Centrafrique.

Pour le docteur Sépou, la morbidité et la mortalité maternelle sont des problèmes majeurs de santé publique qui devraient préoccuper le gouvernement dans l’optique de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement.

Sur la foi des informations contenues dans le bilan des activités de son service ; le docteur Sépou relève que 433 décès maternels ont été enregistrés pour 40 256 accouchements et 39 156 naissances vivantes dans les 5 dernières années à l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Bangui : le carburant se fait rare à l’intérieur du pays

Bangui, 02 juin 2012 (RJDH) – Les stations-services de certaines villes centrafricaines comme Obo et Bangassou ne disposent plus de carburant, a constaté le RJDH.

Dans la ville d’Obo, les prix du combustible sont à la hausse. L’essence qui  coûtait 630 FCFA se vend désormais à 1500 FCFA. Le pétrole se vend actuellement à 800 FCFA au lieu de  630 FCFA.

A Bangassou, le correspondant  du RJDH indique que le prix de l’essence est de 1800 FCFA le litre alors qu’elle se vendait jusqu’à tout récemment à 1250 FCFA. Quant au  combustible, le litre est passé de 500 à 1500 FCFA.

Il faut rappeler que les conducteurs des taxis et de bus de Bangui  menacent d’entrer en grève le lundi 4 juin à la suite de l’augmentation du prix de carburant, une décision prise par le gouvernement.

 

Bangui : Les conducteurs des taxis et bus boudent la hausse de prix de carburant

Les chauffeurs des taxis et bus de Bangui voient d’un mauvais œil la décision prise hier soir par le gouvernement d’augmenter le prix de carburant.

Lors d’une assemblée générale tenue, ce vendredi 1er juin, à la bourse de travail par le syndicats des taxis et bus, les chauffeurs menacent d’entrer en grève au cours des prochains jours en réaction à la décision du gouvernement.

« Cette décision est illégale car on n’a pas été associés », s’est indigné Brice Pordiane, secrétaire général du syndicat des taxis et bus.

L’assemblée générale a formulé des recommandations, notamment sur le retrait de la décision et l’augmentation des tarifs des taxis et bus.

Le directeur général par intérim du transport urbain,  Sylvain Yabada, représentant le gouvernement dans cette réunion, a expliqué que « la décision d’augmenter le prix du carburant vient de la Banque Mondiale et du Fond monétaire international,  et cela est lié à la crise mondiale ». Il a demandé une réunion regroupant les ministères concernés, les partenaires et le syndicat des taxis et bus pour faire le point sur la situation.

Actuellement, le pétrole qui coûtait 630 FCFA se vend à 660 FCFA. L’essence qui coûtait 840 FCFA est désormais vendue à 88O FCFA. Quant au gazole, qui se vendait à 870 FCFA, il coûte désormais 870 FCFA.

C’est la deuxième fois cette année que le gouvernement décide d’augmenter  le prix du carburant dans le pays.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 20:38

 

 

 

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Le CENTRAFRIQUE, pays enclavé, pays vêtu par l'opinion internationale du manteau de pays pauvre malgré les nombreuses ressources tant humaines que naturelles dont il regorge, semble résigné à porter très longtemps cette casaque de misère qu'il ne mérite à aucun égard de porter. En effet si l'extérieur perçoit le pays comme un nid de pauvreté et d'espoir bouché, seuls les centrafricains, qui vivent dans ce « calvaire » savent que leur destin n'est pas aussi compromis qu'on le pense dans d'autres cieux. Et eux seuls savent et peuvent trouver les clés qui leur permettraient d'ouvrir au monde  les portes de leurs propres réalités.

 

En l'espace d'un mois, deux événements majeurs se sont produits en CENTRAFRIQUE, suite à la visite du Président du TCHAD à BANGUI.

 

Le premier de ces scoops est la « main tendue » à l'opposition par l'homme actuellement fort en CENTRAFRIQUE, pour ouvrir les « fenêtres » d'un dialogue qu'il a pendant longtemps réfuté.

 

Le deuxième est le limogeage très récent du « tout puissant » ministre des finances, à juste titre qualifié de « vice président » de la REPUBLIQUE, à cause de sa proximité avec le PRESIDENT en titre, et de ses exactions personnelles qui faisaient de lui l'homme par qui tout passait, juste après son oncle.

 

Deux événements majeurs que les Centrafricains et l'homme fort de BANGUI doivent mesurer à leur juste portée. Deux événement majeurs dont il faut saluer l'importance et le courage. Mais deux événements qui ne permettent pas de croire que le CENTRAFRIQUE est en voie de sortir de son marasme économique, intellectuel et social, tributaire de son marasme politique.

 

En effet, si pour le moment une lueur d'espoir semble illuminer le fond du gouffre où se trouve le pays, cette lueur doit sortir de ce gouffre pour être perçue de tout le monde. Elle ne pourra être perceptible que si elle est suivie d'autres actes courageux, justes, légitimes, susceptibles d'injecter dans les veines des centrafricains, un vaccin de confiance qui les empêchera de se défier de ceux chargés de les conduire vers une destinée meilleure.

 

Cela passe par la suppression de toute tactique clienteliste, clanique, familiale de la gestion de la chose publique, par l'éradication de tout favoritisme lié aux affinités égoïstes attachées à l'enrichissement personnel. Un enrichissement personnel qui se justifie par des malversations financières opérées à ciel ouvert, çà et là dans les services, publics ou privés, censés apporter suffisamment d'oxygène dans  les caisses de l'État.

 

Le courage, c'est aussi de se dire qu'on a aucun intérêt à faire porter une lourde charge, à son fils, à à son neveu, à son proche parent, tout simplement parce qu'il est votre fils, votre neveu, ou votre proche parent, en dépit de ses incompétences ou de son inexpérience dans les domaines qui justement requièrent la compétence comme premier élément de réussite.

 

C'est dire qu'il est tout à fait possible de mener à bien et longtemps une entreprise quelconque, avec des hommes qui ne sont pas issus du même sérail que vous, pourvu que vous partagiez avec ces hommes, les mêmes idéaux.

 

Et en ce qui concerne le CENTRAFRIQUE, ces idéaux ne sont autres que ceux d'UNITE, de DIGNITE et de TRAVAIL, renforcés par la conviction et la détermination à porter ce pays le plus loin possible sur le chemin du développement.

 

Cela ne sera possible qu'avec un esprit de justice, de clairvoyance et de dépassement de soi. Et la justice consistera à sanctionner à leur juste degré, les fautes et les réussites des responsables chargés de mener à bon port les choix politiques de développement retenus au haut niveau. Ces sanctions, comprises comme récompenses et punitions, seront le fruit d'un bilan et d'un constat incontestables.

 

En tendant la main à l'opposition, en limogeant son parent du poste prestigieux qu'il occupait sans en avoir la bouteille, l'homme fort de BANGUI a fait un pas assez louable, qu'il faut confirmer avec d'autres initiatives, toutes aussi louables. Le maintien d'un PREMIER MINISTRE qui n'a de fonction que de porter le titre, l'élévation d'hommes « prétendus » militaires à des titres pompeux, dans l'armée et dans la gendarmerie, sans les actes de bravoure qui les caractérisent et  les conditionnent, la facilitation d'élection à la représentation nationale d'hommes et de femmes qui ne sont que les fils du tissu familial, sont d'autres pratiques qui demandent une clarification, car mal perçues de la majorité des centrafricains.

 

Avancer, ce n'est pas faire un pas et s'arrêter, tout comme cela ne consiste pas à reprendre comme sur un jeu de dames, les mêmes pions pour relancer un jeu achevé ou annulé. Avancer, c'est choisir une destination et continuer de faire des pas successifs vers cette destination, en déployant les efforts nécessaires pour aller le plus loin possible.

 

L'homme fort de BANGUI a fait deux pas que tout le monde a vus, sans en connaître la direction, il lui reste à continuer à avancer dans le sens que souhaite le peuple, s'il veut que les deux pas qu'il a faits ne soient pas un feu de paille, mais le début d'un chemin dans lequel il pourra entraîner une grande partie du peuple de CENTRAFRIQUE, un chemin où l'on parlera très peu d'opposition, mais davantage de consensus.

 

I YE LA  A SU NA KODRO

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 20:32

 

 

 

 

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RCA : Bozizé lâche le « tout puissant »

BBC Afrique 2 juin, 2012 - 17:38 GMT

Le décret consacrant le limogeage colonel Sylvain Ndoutingaye est tombé dans la nuit de vendredi, à la surprise générale.

L’homme que les Centrafricains appellent ‘’tout puissant’’ ou encore ‘’vice-président’’ était de tous les dossiers.

Depuis la prise du pouvoir à Bangui par le président François Bozizé à l’issue de sa rébellion en 2003, Sylvain Ndoutingaye a occupé plusieurs postes stratégiques au sommet de l’Etat.

Pendant 9 ans, il a occupé le poste très convoité du ministre des Mines, avant d’être ministre des Finances et du budget depuis 2011.

Neveu du président Bozizé, Sylvain Ndoutingaye est le seul à être ministre et député de la nation, alors que le cumul de mandat est interdit par la constitution centrafricaine.

Homme-orchestre, il avait été directeur de campagne du président Bozizé lors de présidentielle de janvier 2011.

Entre les deux hommes semblait couler le parfait amour jusqu’en avril dernier, date à laquelle des rumeurs de coup d’Etat mettant en cause l’homme de confiance du président ont circulé dans la capitale, Bangui.

Un lot d’armes et de munition ‘stocké’ dans sa résidence a même été ‘récupéré’ alors que l’intéressé n’a jamais été inquiété, même si depuis, il n’a pas bougé de la capitale.

Un autre ministre à été dépêché à sa place, dans sa zone de juridiction pour mener la campagne économique initiée à l’intérieur du pays par le gouvernement.

Après ce largage qui a fait l’effet d’une bombe dans le pays, un remaniement général du gouvernement est attendu dans les prochains jours ou prochaines semaines.

 

Limogeage du puissant ministre centrafricain Ndoutingaï surnommé demi-dieu

BANGUI AFP / 02 juin 2012 19h52 - Le puissant ministre centrafricain des Finances, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, neveu du président François Bozizé et surnommé demi-dieu, a été limogé vendredi soir et remplacé samedi par Albert Besse, conseiller Finances à la Présidence, selon la radio nationale.

Sont et demeurent rapportées les dispositions du décret du 22 avril 2011 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement en ce qui concerne exclusivement le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre d'Etat aux Finances. Le présent décret abroge cette nomination, selon le texte d'un décret lu par le directeur général de la présidence David Gbanga.

Ministre des Finances dans le deuxième gouvernement du Premier ministre Faustin Archange Touadéra de 2010 à 2011, Albert Besse avait été écarté du gouvernement formé après l'élection présidentielle de 2011. Il s'était alors vu confier le poste de conseiller en matière de finances à la Présidence.

Le texte ne donne aucun motif du limogeage de M. Ndoutingaï qui était au gouvernement depuis que le général Bozizé a pris le pouvoir à Bangui le 15 mars 2003.

M. Ndoutingai avait longtemps occupé le poste clé de ministre des Mines avant d'être nommé aux Finances l'année dernière, après le remaniement post-élection présidentielle.

Les observateurs considéraient alors que le président Bozizé avait confié ce poste à son homme de confiance pour remettre de l'ordre dans les comptes d'un Etat perpétuellement au bord de la rupture de paiement.

M. Ndoutingaï avait été le directeur de campagne de Bozizé lors de la campagne présidentielle de janvier 2011.

Le limogeage de Ndoutingaï intervient le jour de l'augmentation du prix du carburant dans le pays qui a conduit à une grève des chauffeurs de taxi et de taxi-bus, augmentation survenue après celle de janvier 2012.


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Sylvain Ndoutingaï limogé du gouvernement, Bozizé se sépare d'un proche

Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Juin 2012 05:59

Les banguissois sont allés au lit vendredi 1er juin avec la nouvelle du limogeage du ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï. C’est la radio nationale qui a annoncé l’information dans son journal de la soirée, lisant un décret signé le même jour. Les raisons de ce départ du gouvernement ne sont pas clairement définies dans le décret. Le décret ne désigne pas non plus, pour le moment, un intérim au département des Finances.

Mais la nouvelle fait l’effet d’une bombe, en raison de la grande proximité de Sylvain Ndoutingaï avec le président François Bozizé d’une part, et des importantes fonctions que l’intéressé occupe au sein de l’appareil d’Etat. Sylvain Ndoutingaï est même surnommé par ses adversaires, « vice-président ».

Depuis plusieurs jours, des rumeurs folles ont circulé au sujet d’une tentative de coup d’état supposée ou avérée dont le ministre d’Etat Ndoutingaï serait l’instigateur. D’autres éléments sont venus amplifier ces rumeurs : un arsenal d’armes stockées dans sa résidence a été déménagé par les éléments de la garde présidentielle. Le bouclage du quartier par cette même garde pour les besoins de l’opération avaient fait courir le bruit de l’arrestation du ministre d’Etat. Joint par Radio Ndeke Luka, il avait démenti toute arrestation et déclarait être chez lui en toute liberté.

Récemment encore, les observateurs avaient remarqué que dans le cadre de la campagne économique encore en cours, c’est le ministre de la Jeunesse, des Sports, des arts et de la Culture, Serge Bokassa qui s’est rendu à Berbérati en lieu et place de Sylvain Ndoutingaï, pourtant ministre résident de la Mambéré-Kadéï. Certaines sources sont formelles, qui soutiennent que le président Bozizé avait interdit à son ministre d’Etat aux Finances, de sortir de la capitale.

On en saura sans doute beaucoup plus sur les vraies raisons de ce limogeage. Le moins qu’on puisse dire, c’est que des signes annonciateurs d’un malaise étaient bien visibles dans l’entourage immédiat du Palais de la renaissance à Bangui.

Ainsi donc, François Bozizé s’est séparé d’un homme très proche, considéré comme un des piliers de son régime et considéré comme fidèle parmi les fidèles. En effet, Sylvain Ndoutingaï, neveu du Président de la République,  fait partie du cercle restreint des proches de François Bozizé. Il a fait ses premiers pas en politique au lendemain de la prise du pouvoir par ce dernier le 15 mars 2003.

Il est resté de 2003-2011, ministre des Mines et de l’Energie. Il a quitté ce département après la victoire de François Bozizé aux  élections de janvier  2011 dont il était le véritable artisan, en sa qualité de directeur national de campagne. Depuis le mois d’avril 2011, son oncle a fait de lui ministre d’Etat aux Finances.

Une nomination diversement appréciée par les partenaires au développement de la République  Centrafricaine. On se souvient encore  des difficultés qu’il a rencontrées alors qu’il devrait conduire une délégation des experts centrafricains aux Etats-Unis, pour participer aux assemblées générales annuelles des Institutions de Bretton-Woods.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 11:50

 

 

 

 

 

 

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Bangui 2 juin (C.A.P) – On commence à enregistrer les premières répliques du tremblement de terre qui s’est produit à Bangui avec le limogeage de Ndoutingaï. Aux termes d’un décret qui vient d’être lu sur les antennes de la radio nationale, c’est Albert Besse, celui-là même à qui Sylvain Ndoutingaï avait succédé en avril 2011 comme ministre des finances et du budget que Bozizé vient de nommer pour remplacer le même Ndoutingaï au finances et au budget.

Après son départ du gouvernement en avril 2011, le même Albert Besse avait succédé à Elie Ouéfio comme secrétaire général à la présidence de la République. Ce jeu de chaises musicales est la preuve que Bozizé manque sérieusement de ressources et n’a pratiquement plus grand monde sous la main comme personnel politique après que Ndoutingaï ait miné tout le terrain par ses hommes de main et courtisans.

Après avoir succédé à Albert Besse, Sylvain Ndoutingaï s’était débarrassé de presque tous les collaborateurs et hommes de main installés par son prédécesseur et patiemment détricoté tout le système qu’il avait mis en place au cabinet ministériel et dans les régies financières. Il faudrait s’attendre au mouvement inverse avec le retour du même Besse connu pour avoir également la confiance de Bozizé.

Pourtant Albert Besse n’avait pas laissé au ministère des finances la réputation de quelqu’un doté d’une grande compétence ni fait montre d’une maîtrise suffisante des dossiers dont il avait la charge, bien au contraire. Ses mauvaises relations avec le siège de l’institution financière sous-régionale qu’est la BEAC à Yaoundé en sont une illustration.

En outre, il n’était pas non plus pour rien dans la forte hémorragie financière enregistrée au trésor durant cette période où il fut à la tête du département des finances. Il a été un des principaux complices de Bozizé dans les folles sorties d’argent destiné au financement de sa campagne électorale et du hold-up de celui-ci et son parti KNK.

Cela peut expliquer le choix de Bozizé de faire à nouveau appel à lui pour remplacer Ndoutingaï. Il est établi désormais que Bozizé a toujours beaucoup de mal à se séparer de tous ceux qui l’aident à détourner les deniers publics, voir exemple Fidèle Gouandjika alias « le milliardaire de Boy-Rabe » et Thierry Maléyombo.

Le retour d’Albert Besse aux finances à un moment où on reparle de dialogue inter-centrafricain avec en perspective la formation d’un éventuel gouvernement d’union nationale est aussi la preuve si besoin en était de l’accélération du processus de délitement du régime Bozizé visiblement à bout de souffle et au bord du collapse.

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