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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:39


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CNDD

New York – (Pana) 13/01/2010 - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a invité les autorités de la junte guinéenne et du gouvernement à respecter leurs engagements de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, indique un communiqué publié mardi à New York.

Il a également invité tous les acteurs politiques à travailler ensemble pour trouver des solutions définitives aux problèmes du pays, saluant les récents développements politiques, surtout l'engagement pris par le chef de l'Etat par intérim, le général Sekouba Konate, pour un retour à l'ordre constitutionnel.

Le secrétaire général de l'ONU s'est félicité de l'invitation lancée par la junte à l'opposition lui demandant de désigner un Premier ministre de consensus et les garanties de sécurité données à tous les Guinéens.

M. Ban a réitéré l'engagement de l'ONU à soutenir la Guinée pour l'aider à parvenir à un retour rapide à l'ordre constitutionnel de manière pacifique et consensuelle.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 03:09


bonne-annee

Dadis-et-Toumba.jpg

 

Washington sera "préoccupé" si le chef de la junte tente un retour en Guinée

WASHINGTON - Les Etats-Unis seraient "préoccupés" de toute tentative de retour en Guinée du chef de la junte Moussa Dadis Camara, a réagi mardi un responsable du département d'Etat à l'annonce de son départ du Maroc.

"Tout effort de la part de Dadis de retourner en Guinée nous préoccuperait", a indiqué cette source sous couvert d'anonymat.

Le capitaine Camara est arrivé mardi soir à Ouagadougou, après avoir passé plus d'un mois hospitalisé à Rabat. Son aide de camp l'avait blessé par balle à la tête le 4 décembre dernier à Conakry.

Une source à la présidence burkinabé, interrogée pour savoir si le chef de la junte allait rester au Burkina ou s'il était seulement en transit vers un autre pays, a répondu: "On ne sait pas encore, c'est lui qui va nous dire. Pour l'instant, il ne nous a rien dit" à ce sujet.

Les Etats-Unis réclament depuis des mois le départ de la junte et l'organisation d'un gouvernement de transition, qui serait chargé de préparer des élections démocratiques.

Washington, activement impliqué dans la résolution de la crise politique en Guinée aux côtés de la France et du Maroc, redoute qu'un retour de Dadis en Guinée ne provoque une guerre civile, qui pourrait ensuite embraser les pays voisins.

Le général Sékouba Konaté, chef d'Etat guinéen par intérim, s'est notamment entretenu à Rabat avec des représentants américains et français.

Il a invité l'opposition à choisir le prochain Premier ministre dans l'optique de la formation d'un gouvernement de transition, et a appelé les chefs de l'opposition qui avaient fui le pays à rentrer, affirmant que leur sécurité serait garantie.

(©AFP / 13 janvier 2010 01h05)

 

Le chef de la junte militaire guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, est arrivé mardi en fin de journée au Burkina Faso. Il venait du Maroc où il a séjourné plus d'un mois à l'hôpital après avoir été blessé dans une tentative d'assassinat le 3 décembre.

Deux personnes ont aidé Camara à descendre de l'avion, à l'aéroport militaire de la capitale burkinabé. Le capitaine y a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères et un haut responsable de l'armée.

Aucune indication n'a été fournie sur la raison pour laquelle Camara s'est rendu au Burkina Faso. Une source proche de la présidence burkinabé a simplement indiqué que les autorités marocaines avaient téléphoné dans la soirée pour annoncer la venue du chef de la junte. "Nous avons été complètement pris par surprise", a indiqué cette source.

"Nous venons juste d'apprendre l'information", a déclaré Idrissa Cherif, porte-parole de la junte à Conakry. "Pour le moment, nous n'avons pas d'autres informations sur les circonstances de ce transfert".

Selon un rapport de l'Onu, Camara est considéré comme responsable des violences du 28 septembre à Conakry au cours desquelles les forces de l'ordre ont tué plus de 150 manifestants réclamant le retour de la démocratie.

Le chef de la junte avait été blessé à la tête le 3 décembre lors d'une attaque menée par l'un de ses anciens collaborateurs et a dû passer un mois dans un hôpital marocain. Pendant son absence, la Guinée a été dirigée par son adjoint, le ministre de la Défense Sekouba Konate.

La junte a entamé cette semaine, comme elle l'avait promis, des discussions avec l'opposition en vue de préparer une transition démocratique vers un régime civil et la tenue d'élections. Le président burkinabé, Blaise Compaore, a joué un rôle central dans les efforts de médiation visant à résoudre la crise politique croissante en Guinée.

(ats / 13 janvier 2010 02:07)

 

Guinée: le chef de la junte est à Ouagadougou et est "lucide"


OUAGADOUGOU – (AFP) 13 janvier 2010 01h10 - Le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, hospitalisé au Maroc après une tentative d'assassinat le 3 décembre, est arrivé mardi soir à Ouagadougou en provenance de Rabat, et est "lucide", selon la présidence burkinabè.

Il est arrivé par un vol spécial du Maroc à la base aérienne militaire 511 de la capitale du Burkina. "Il est lucide, il parle", a indiqué à l'AFP cette source à la présidence.

Selon un journaliste local, le capitaine Camara était "soutenu par deux personnes" à la sortie de l'avion et "marche difficilement".

Le capitaine Camara était soigné depuis le 4 décembre dans une clinique de Rabat après avoir été grièvement blessé à la tête par balle par son propre aide de camp au cours d'une dispute dans un camp militaire de Conakry. Depuis la tentative d'assassinat, il n'a fait aucun discours public.

Il avait été transporté de Guinée au Maroc à bord d'un avion du Burkina. Le président burkinabè Blaise Compaoré est médiateur dans la crise guinéenne.

Dans un discours à Conakry le 6 janvier, le chef par intérim de la junte, le général Sékouba Konaté, avait affirmé que la vie du capitaine Camara n'était "pas en danger".

"Sa vie n'est pas en danger, mais il faut du temps, de la patience et un suivi médical pendant un certain temps pour qu'il se rétablisse totalement", avait-il ajouté.

Interrogé pour savoir si le chef de la junte allait rester au Burkina ou s'il était seulement en transit vers un autre pays, la source à la présidence burkinabè a répondu: "on ne sait pas encore, c'est lui qui va nous dire. Pour l'instant, il ne nous a rien dit" à ce sujet.

Les Etats-Unis seraient "préoccupés" de toute tentative de retour en Guinée du chef de la junte, a très vite réagi mardi un responsable du département d'Etat.

Mardi après-midi, avant le départ vers 18H00 du Maroc du chef de la junte, le président intérimaire, le général Sékouba Konaté, avait pour sa part appelé l'armée à aller "vers la démocratie".

"Aujourd'hui, notre pays a des problèmes économiques, le pays est bloqué par le Fonds monétaire (international, FMI), la Banque mondiale. A l'instar des autres pays africains, je voudrais que nous partions vers la démocratie", a-t-il indiqué au camp militaire Alpha Yaya Diallo, le plus grand du pays.

"Il nous faut une démocratie à l'image de celle prônée par la communauté internationale, il nous faut renouer avec la communauté internationale pour que la jeune génération puisse mieux vivre", a-t-il ajouté dans un discours diffusé mardi soir par les médias d'Etat.

La crise en Guinée née du coup d'Etat du 23 décembre s'est brutalement aggravée après le massacre de plus de 150 opposants, selon l'ONU, par des forces de sécurité le 28 septembre dans un stade de Conakry.

Le chef de la junte guinéenne est arrivé au Burkina Faso
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 02:38


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bozize-stylise

 

  

Nairobi/Bruxelles, 12 janvier 2009: Si le gouvernement de la République centrafricaine s’entête à rejeter le dialogue avec l’opposition et refuse de négocier avec le groupe rebelle restant, le processus de paix déjà fragilisé risque de s’effondrer.

République centrafricaine : Relancer le dialogue politique,* le dernier briefing de l’International Crisis Group, analyse l’impact du Dialogue politique inclusif sur la situation dans le pays, et les difficultés auxquelles est confronté cet Etat privé de capacités institutionnelles véritables depuis près de trois décennies. Il démontre que l’intransigeance dont font preuve le président François Bozizé et ses proches et leur refus d’appliquer les décisions prises pendant les négociations de fin 2008 risquent d’exacerber les conflits qui affectent toujours le pays, et de faire échouer le processus de réconciliation nationale.

« Le président fait obstacle aux changements susceptibles d’affaiblir son contrôle sur l’appareil militaire ou sur les ressources publiques », observe Edward Dalby, analyste pour Crisis Group. «De fait, une année qui aurait pu être marquée par l’avancée des réformes a été caractérisée par l’intensification des confrontations politiques et des violences ».

Le dialogue politique inclusif a apporté une contribution significative à la stabilisation de la République centrafricaine. Le régime a accepté que d’autres acteurs politiques participent à la gestion de l’Etat et à l’organisation d’élections prévues pour début 2010. La signature d’un ensemble concret d’accords, comprenant le désarmement de rebelles et la réforme du secteur de sécurité, a été un pas important pour améliorer la situation sécuritaire. Cependant depuis lors, le processus politique a considérablement ralenti. Bozizé n’a pas permis à ses opposants de participer au gouvernement et il rejette les réformes qui touchent à la bonne gouvernance. Entre-temps, le retard dans le désarmement des rebelles signataires de l’accord de paix a entraîné l’émergence de dissidences.

Le gouvernement doit réaliser qu’il n’a pas d’autres choix que de négocier avec le groupe rebelle restant. S’il continue de recourir à la force, les efforts faits pour amener les autres insurgés à la table des négociations risquent d’être vain. La tenue d’élections crédibles est impossible sans une amélioration de la sécurité dans le  pays, et une coopération totale avec l’équipe de soutien électoral des Nations unies est indispensable.

A long terme, le développement rural est nécessaire au succès du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion des combattants. C’est pourquoi, la Commission de consolidation de la paix devrait mobiliser les donateurs autour du programme « pôles de développement », que la Commission européenne est en train de mettre sur pieds dans le but d’améliorer la situation des provinces.

« Si le gouvernement n’effectue pas des réformes substantielles, l’insécurité continuera de ruiner tous les efforts pour rétablir l’autorité de l’Etat dans les provinces », souligne Daniela Kroslak, directrice adjointe du programme Afrique de Crisis Group. « Le choix est clair pour le président Bozizé: il est dans son intérêt de permettre aux opposants de participer aux affaires de l’état, et ce faisant de réduire leur tentation de vouloir prendre le pouvoir par la force ».


*Le briefing est accessible en anglais sur notre site web: http://www.crisisgroup.org

Contacts: Andrew Stroehlein (Brussels) +32 (0) 2 541 1635
              Kimberly Abbott (Washington) +1 202 785 1602

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 02:34


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Source : dabio .net - Mardi 12 Janvier 2010


Un élément de forces centrafricaines, Faca, a été grièvement blessé par balle à la jambe, lors d'une intervention des forces dans un conflit interethnique opposant Arabes et Sara. Le conflit sévit depuis quelques jours au village de Boura, situé à 45 km de Birao, sur l’axe Am Dafok.

Dimanche 10 janvier, vers 13h40, a semé la panique lorsqu'il a traversé la ville à très grande allure la principale rue du marché central. Beaucoup de commerces ont cru à une attaque et baissé leurs rideaux. Ces derniers jours, la Minurcat a accentué ses patrouilles dans les secteurs abritant les sièges des ONG et du CIC surtout les camps de réfugiés.

Même le déplacement sur l’axe Birao-Aéroport se fait désormais sous escorte militaire. Les patrouilles sont assurées par un détachement militaire togolais, basé au camp de la MINURCAT à Birao (RCA) et des survols de reconnaissance sont assurés sur les axes Sam Ouandja, Ouandja Djallé, Boromata, Sikikédé, Am Dafok.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 02:23


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Dongou


12 janvier 2010 – Il y a un besoin urgent de sites pour accueillir des réfugiés en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) dans deux pays voisins, la République du Congo et la République centrafricaine, a estimé mardi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Plus de 107.000 réfugiés congolais originaires de la RDC ont fui vers le Congo depuis début novembre et un autre groupe de 17 000 réfugiés a traversé la frontière vers la République centrafricaine. Dans ce pays, on estime qu'au moins 60% des réfugiés sont des enfants, dont un grand nombre ont fui des orphelinats.


Les réfugiés ont fui la province de l'Equateur dans le nord-ouest de la RDC après le début des combats fin octobre, lorsque les milices enyele ont lancé des attaques meurtrières contre des membres de l'ethnie munzaya pour un conflit de droits de pêche et d'agriculture dans la région de Dongo. Les tensions se sont depuis étendues à la plupart de la région de l'Equateur. L'armée de RDC a lancé une offensive contre les milices enyele.


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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 02:18


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Cameroon Tribune G.d  12 Janvier 2010

Commissions mixtes de sécurité, visites au sommet pour peaufiner la contre-attaque.

Les régions septentrionales du Cameroun partagent des frontières avec les Républiques du Tchad, de la Centrafrique et du Nigeria. Les populations de ces zones frontalières subissent presque au quotidien les exactions des coupeurs de route, des bandes armées d'ex-combattants, militaires et bandits de grand chemin pas toujours faciles à cerner. Le forfait accompli, ils traversent la frontière où ils se retrouvent presque en toute quiétude. Entre le Tchad et le Cameroun, la frontière s'étend sur plus de 900 km. Jusqu'ici, il était difficile- malgré les efforts louables des gouvernements respectifs- pour les forces de défense, postées de part et d'autre de riposter énergiquement contre ces ennemis du développement. Dépourvus de droit de poursuite au-delà de la ligne de démarcation, les militaires camerounais ou tchadiens voient leurs actions limitées.

C'est donc fort de ces exactions devenues insupportables pour leurs populations respectives que les trois chefs d'Etat ont décidé de se concerter pour conjurer ce phénomène. Le 28 octobre 2009, lors d'un tête-à-tête à Yaoundé entre les présidents Paul Biya du Cameroun Idriss Deby du Tchad, l'épineuse question de la sécurité a été évoquée par les deux chefs d'Etat dont on connaît l'attachement pour la paix. Malgré l'accalmie observée ces derniers mois, les deux pays ont décidé d'unir leurs efforts pour réduire ce phénomène à sa plus simple expression. C'est dans cette optique que se sont tenus à Maroua, les travaux de la commission mixte permanente de sécurité Cameroun-Tchad. A l'issue de ces assises, les deux pays ont convenu d'engager des actions conjointes pour venir à bout des coupeurs de route. Un chronogramme d'activités avec des acteurs bien identifiés a été conçu. Désormais, les forces de défense des deux côtés vont procéder à des échanges d'informations ainsi que des coordonnées téléphoniques afin de neutraliser l'ennemi. Sur le terrain, les bons résultats de ces retrouvailles sont déjà palpables. Depuis deux mois, l'on note une accalmie au niveau de la frontière entre les deux pays. Preuve que l'ennemi est bien conscient de la riposte des forces de défense des deux pays.

Des actions similaires sont engagées avec le voisin centrafricain. De ce côté, les choses étaient sur les rails depuis décembre 2005 lors de la tenue à Bertoua de la première commission mixte ad hoc de sécurité Cameroun-RCA. Mais les effets de ces travaux ont été plombés par la crise politique qui a secoué Bangui et qui a amplifié le phénomène d'insécurité au niveau de la frontière entre les deux pays. C'est donc, entre autres, pour redynamiser cette lutte commune que le président centrafricain François Bozizé a effectué une visite officielle à Yaoundé à l'invitation de son homologue camerounais. Paul Biya et son hôte ont parlé du renforcement de la sécurité transfrontalière, l'accélération de la démarcation de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine ainsi que l'intégration et la coopération sous régionale.

  Copyright © 2010 Cameroon Tribune.

 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 19:35


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Le Figaro Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /2010 15:15

Le sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac, 6 pays), plusieurs fois reporté depuis novembre, se tiendra finalement du 15 au 17 janvier à Bangui, a annoncé aujourd'hui un responsable de cette organisation.

 

Initialement prévu pour novembre 2009, ce sommet a été plusieurs fois reporté. Lors du dernier ajournement, en décembre, la Cémac -qui regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad- avait annoncé qu'il se tiendrait finalement au cours de la première quinzaine de janvier.  Dans un entretien à la télévision privée Africa24, le président Bozizé avait évoqué un conflit d'agenda avec la conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague du 7 au 18 décembre pour justifier ce report.

Selon une source à la Cémac, le "dossier des détournements" à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), la banque régionale de la Cémac, sera au menu des discussions des chefs d'Etat. Révélés en septembre par l'hebdomadaire Jeune Afrique, ces détournements avaient été confirmés par un rapport interne de la BEAC publié fin octobre. Selon cette enquête, 25 millions d'euros, normalement dédiés au fonctionnement de la succursale de la banque à Paris et au règlement de factures de la BEAC, ont été détournés par des employés entre 2004 et 2009.

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 19:18


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AFP 12/01/2010 | Mise à jour : 18:33

Le maire de N'Djamena et un de ses adjoints ont été inculpés pour "faux et usage de faux" et incarcérés mardi, au lendemain de leur interpellation suite à une plainte sur des malversations présumées, a annoncé une source judiciaire.

Le maire Mahamat Zene Bada, et son deuxième adjoint, Annour Djibrine, "ont été présentés ce (mardi) matin au procureur de la République" de N'Djamena, puis envoyés chez un juge d'instruction "qui les a inculpés pour faux et usage de faux et mis sous mandat de dépôt", a expliqué cette source ayant requis l'anonymat.

Ils ont été conduits à la prison civile de N'Djamena, a-t-elle dit.

Les deux hommes avaient été interpellés lundi et placés en garde à vue à la suite d'une plainte déposée contre eux le 7 janvier au Parquet de N'Djamena par le ministère délégué à la présidence chargé du contrôle d'Etat, selon des sources policière et municipales.

Ce ministère effectue depuis fin octobre dans les services publics une mission qui a déjà conduit à l'arrestation d'une dizaine de responsables municipaux, avait expliqué la source municipale.

Selon elle, il est reproché à ces agents d'être impliqués dans des dépenses pour le compte de la mairie auprès d'entreprises fictives pour environ trois milliards de FCFA (près de 4,6 millions d'euros).

 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 18:40


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LOME - Le président togolais sortant Faure Gnassingbé a été investi mardi sans surprise à Lomé pour représenter le parti au pouvoir, le RPT, à la prochaine élection présidentielle du 28 février, a constaté l'AFP.

Fils du général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays pendant 38 ans, Faure Gnassingbé n'était pas présent lors de cette convention nationale mais a accepté cette investiture par un représentant interposé.

Il avait accédé au pouvoir en 2005 dans des conditions chaotiques après le décès de son père en février.

"La convention nationale du RPT (Rassemblement du peuple togolais) décide d'investir le militant membre du bureau politique Faure Gnassingbè, porteur des valeurs de paix et de prospérité pour le Togo, comme candidat du RPT", a déclaré le parti dans une motion lue par l'un de ses dirigeants, René Kapou.

A l'ouverture de la convention au palais des congrès de Lomé, les participants ont observé une minute de silence à la mémoire des deux personnes tuées vendredi dernier lors de l'attaque contre le convoi de l'équipe nationale de football dans la région angolaise du Cabinda.

Trois jours de deuil ont été décrétés au Togo à la suite du drame.

(©AFP / 12 janvier 2010 14h47)

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 17:56

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LIBREVILLE – (AFP) 12 janvier 2010 15h59 - Les élections présidentielles et législatives prévues cette année en Centrafrique doivent être organisées "sur la base d'un consensus national", sans exclure leur report en cas de difficultés techniques ou sécuritaires, estime mardi l'institut d'analyse ICG.

"L'organisation d'élections sur la base d'un consensus national devrait être la priorité des premiers mois de l'année 2010", affirme ICG (International Crisis Group) dans une analyse reçue par l'AFP à Libreville.

Les autorités centrafricaines n'ont jusqu'à présent annoncé aucune date pour ces scrutins, en prévision desquels a été créée fin août 2009, par décret présidentiel, une Commission électorale indépendante (CEI).

"La CEI, le gouvernement et les donateurs doivent oeuvrer à la tenue d'élections en avril", soutient ICG dans son analyse intitulée "Relancer le dialogue politique en République centrafricaine", pays qui tente de mener à son terme un processus de paix après plusieurs années d'instabilité politico-militaire.

"Si les progrès des préparatifs techniques et de la situation sécuritaire sont jugés insuffisants au mois de mars, les acteurs nationaux devraient alors envisager un report des élections. Le gouvernement devra alors engager un dialogue avec les rebelles, les leaders d'opposition et la société civile, afin de trouver un accord préalable sur le processus permettant d'éviter un vide constitutionnel, si un report était nécessaire", ajoute-t-il.

Selon ICG, le président actuel, François Bozizé, et ses proches font preuve d'"intransigeance" et refusent d'appliquer des décisions issues du Dialogue politique inclusif, forum sur la paix ayant rassemblé en décembre 2008 à Bangui des représentants des pouvoir, opposition, mouvement rebelles et société civile de Centrafrique.

"L'échec du président François Bozizé et son entourage à concrétiser les engagements" pris lors du Dialogue "risque d'aggraver la situation sécuritaire" et nuire au processus de réconciliation en cours, prévient-il.

Les dernières élections générales ont été organisées en mai 2005.

François Bozizé, ayant renversé deux ans plus tôt le président Ange-Félix Patassé, a remporté la présidentielle, et sa coalition une majorité relative aux législatives.




République centrafricaine : Relancer le dialogue politique

International Crisis Group Briefing Afrique N°69 12 janvier 2010

SYNTHÈSE

L’échec du président François Bozizé et de son entourage à concrétiser les engagements pris lors du Dialogue politique inclusif en décembre 2008 risque d’aggraver la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA) et provoquer l’écroulement du processus de réconciliation nationale. Ces pourparlers ont utilement contribué à une réduction du niveau de violence et permis la programmation de réformes structurelles de long terme. Le début de l’intégration des dirigeants rebelles au sein de la vie politique, les prises de décisions par consensus ainsi qu’une série d’accords concrets – notamment sur le désarmement des groupes rebelles et la réforme du secteur de la sécurité – ont été des étapes décisives dans la stabilisation de la situation politique. Afin de s’assurer que ces gains ne soient pas réduits à néant par une nouvelle crise, le président doit abandonner l’intransigeance dont il a fait preuve pendant la majeure partie de 2009, et le gouvernement doit impérativement résoudre les nouveaux conflits dans le Nord-Est et préparer des élections crédibles. Faute de quoi, les donateurs devront retirer au régime leur soutien financier.

Depuis le coup d’Etat de François Bozizé en mars 2003, la RCA s’est montrée incapable de briser le cercle vicieux entretenant conflit et pauvreté dont elle souffre depuis si longtemps. Les élections de 2005, jugées relativement libres et équitables, n’ont pas pu empêcher des rébellions d’éclater peu après dans le Nord du pays. Il aura fallu deux ans de négociations difficiles entrecoupées de périodes de violences pour préparer le Dialogue politique inclusif. L’événement s’est en lui-même bien passé. La participation du camp présidentiel, des opposants politiques, de la plupart des groupes rebelles, de la société civile et de l’ex-président Ange-Félix Patassé, a joué un rôle essentiel dans la réconciliation de ces camps depuis longtemps antagonistes. Les principaux participants, qui avaient pour objectif la conservation ou l’acquisition du pouvoir, sont finalement parvenus à une position commune pour la reconstruction politique et économique du pays.

Les partis d’opposition ont abandonné l’espoir de voir un véritable changement de régime se matérialiser et se sont contentés de réformes institutionnelles et politiques, parmi lesquelles la création d’un nouveau gouvernement de consensus. Les groupes rebelles ont accepté de se désarmer en échange de positions dans les institutions publiques. Le régime a accepté de démocratiser la gestion des affaires de l’Etat et a permis aux autres partis d’avoir leur mot à dire dans l’organisation des élections législatives et présidentielles. Ange-Félix Patassé, désireux de rejoindre la scène politique nationale, a pour la première fois reconnu la légitimité de son ancien chef d’état-major, François Bozizé, comme président élu.

Malheureusement, cette démonstration d’ouverture politique s’est arrêtée en début d’année 2009. Ayant apparemment jugé que la tenue des pourparlers lui donnait suffisamment de légitimité, en particulier vis-à-vis des bailleurs, François Bozizé a choisi de former un gouvernement aussi inféodé à son pouvoir que son prédécesseur et a fait modifier unilatéralement la loi électorale, pour favoriser sa réélection. L’opposition a quant à elle mené un combat difficile tout au long de l’année afin de sauvegarder les concessions obtenues lors du dialogue, et maintenir un minimum d’influence au sein de la Commission électorale indépendante (CEI). L’entêtement manifesté d’un côté comme de l’autre a finalement provoqué le report de la création de la CEI et risque de rendre la tenue d’élections en début d’année 2010 techniquement impossible.

Le dialogue politique avait prévu un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) en vue de mettre fin aux rébellions dans le nord, mais les intérêts personnels des chefs rebelles ont fini par retarder la mise en œuvre du programme et provoquer la frustration des combattants sur le terrain. Dans le Nord-Ouest, les affrontements restent rares mais les populations continuent de souffrir et sont incapables de reprendre leurs activités quotidiennes. Dans le nord-est, la décision du gouvernement de déléguer la tâche du maintien de la sécurité à l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Zacharia Damane, a ravivé d’anciennes rivalités ethniques et provoqué la création de deux nouveaux groupes armés. On assiste ainsi à une recrudescence des violences car les rebelles veulent renforcer leurs positions à la table des négociations tandis que le gouvernement continue pour sa part à privilégier une solution strictement militaire.

Toutes les parties présentes aux négociations avaient convenu qu’une profonde réforme du secteur de la sécurité (RSS) était indispensable pour donner à l’Etat les moyens de protéger sa population. Les nouvelles incursions de l’Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA) – à l’origine une insurrection ougandaise – en RCA depuis le mois de mai 2009, ainsi que son accès quasiment libre au Sud-Est du pays, ont à nouveau illustré l’incapacité des forces armées à faire régner l’ordre sur l’ensemble du territoire. Le régime Bozizé semble trop soucieux du sort que lui réserveront les prochaines élections et trop peu concerné de ce qui se passe en dehors de la capitale, Bangui, pour investir le temps et les efforts nécessaires à la stabilisation du pays. Tant que le gouvernement continuera à ne pas respecter l’esprit et la méthode du consensus qui ont caractérisé le dialogue inclusif, et tant qu’il maintiendra son refus de changer son mode actuel de gouvernance, la reforme du secteur de la sécurité demeurera bloquée et le manque de sécurité continuera d’entraver les efforts menés pour rétablir l’autorité de l’Etat et la tenue d’élections transparentes et crédibles.

Afin de tirer profit des résultats obtenus lors du Dialogue politique inclusif, le gouvernement et ses partenaires étrangers devraient se concentrer sur les priorités suivantes:

  • L’organisation d’élections sur la base d’un consensus national devrait être la priorité des premiers mois de l’année 2010. La CEI, le gouvernement et les donateurs doivent œuvrer à la tenue d’élections en avril. Si les progrès des préparatifs techniques et de la situation sécuritaire sont jugés insuffisants au mois de mars, les acteurs nationaux devraient alors envisager un report des élections. Le gouvernement devra alors engager un dialogue avec les rebelles, les leaders d’opposition et la société civile, afin de trouver un accord préalable sur le processus permettant d’éviter un vide constitutionnel, si un report était nécessaire.
  • En vue d’encourager la pratique du dialogue politique et la prise de décisions par consensus, Paulin Pomodimo, ex-archevêque de Bangui devenu médiateur de la République, devrait mettre en place un cadre permanent de concertation avec les acteurs politiques et sociaux du pays pour parvenir à un mode de gouvernement consensuel avant et après les élections.
  • Afin d’atténuer la recrudescence des violences dans le Nord-Est et créer des conditions favorables au bon déroulement du DDR et des élections, le gouvernement devrait sans plus attendre entamer des pourparlers avec la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) afin d’intégrer ce groupe rebelle au processus de réconciliation nationale. Avec le soutien de la MINURCAT, la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad, le gouvernement devrait également agir en tant que facilitateur du dialogue entre l’UFDR à majorité Goula et le groupe armé Kara d’Ahamat Mustapha.
  • Le gouvernement et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) doivent reconsidérer les plans de réinsertion des rebelles dans la vie civile et forces armées afin que ces ex-combattants aient la possibilité, une fois désarmés, de participer à des projets de développement aux côtés des populations locales. Les chefs rebelles, le PNUD et le secrétariat permanent du comité sectoriel RSS doivent s’entendre sur le nombre d’ex-combattants qui seront intégrés dans les services de sécurité.
  • Le gouvernement devrait préparer une deuxième table ronde sectorielle RSS, mais les donateurs devraient financer les réformes à moyen terme, seulement si celui-ci démontre une réelle volonté d’appliquer le calendrier en cours. La RCA ne sera en mesure de contrer la menace des groupes armés nationaux et étrangers, y compris la LRA, qu’en déployant une armée entièrement professionnalisée étendant l’autorité de l’Etat à l’ensemble du territoire national.
  • Compte tenu du fait que le développement rural accéléré est une condition sine qua non pour sortir de la crise humanitaire et créer un climat favorable au bon déroulement du programme DDR et des élections, la Commission de consolidation de la paix des Nations unies devrait mobiliser les donateurs afin qu’ils apportent un soutien sans conditions au projet des « pôles de développement » de la Commission européenne qui vise à stimuler les activités génératrices de revenus et restaurer les infrastructures de base autour des villes de province.
  • Le paiement régulier des salaires des fonctionnaires constitue l’une des plus fortes sources de popularité de Bozizé à Bangui. Les pays et institutions financières internationales donatrices devraient clairement indiquer qu’ils cesseront de fournir les fonds qui y sont nécessaires, à moins que le gouvernement ne fasse preuve de son engagement à créer un environnement sûr et propice à des élections crédibles, y compris en négociant avec le dernier groupe rebelle de la RCA.
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