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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 02:02

 

 

 

 

 

Ziguélé et Tiangaye 

Louis-Pierre-Gamba-et-Martin-Ziguele.JPG

 

 

 u moment où Bozizé est contraint de devoir parler de dialogue et où il semble y aller à reculons, il paraît nécessaire et utile pour une bonne compréhension des enjeux, de rappeler certains points essentiels afin de situer les responsabilités des uns et des autres. Il vain par exemple, comme certains veulent le faire croire actuellement, de vouloir rejeter sur l’opposition la responsabilité de l’échec du fameux et dernier Dialogue Politique Inclusif (DPI) qui s’était tenu fin décembre 2008 à Bangui et auquel quasiment tous les opposants à l’exception de Charles Massi, avaient pris part.

 C’est Bozizé qui porte seul la responsabilité de l’échec du DPI. C’est lui seul qui a refusé de mettre en œuvre les principales recommandations qui ont été décidées et adoptées par consensus à l’issue de ce rassemblement. En se retranchant derrière son prétendu pouvoir discrétionnaire dévolu par la constitution, il s’est obstinément refusé à désigner un Premier Ministre dans les rangs de l’opposition et procéder à la composition d’un véritable gouvernement d’union nationale et de mission tel que voulu par cette assise.  

 Il a choisi de laisser l’ectoplasme de Faustin Touadéra à la tête d’une illusion de gouvernement d’union nationale constitué en grande partie de ses partisans dont l’incompétence et la propension prédatrice ne sont plus à démontrer, complété par quelques ersatz de ministres débauchés ici et là ainsi que quelques pseudos représentants de mouvements politico-militaires et de la soi-disant société civile.  

 Si cette grossière supercherie a permis à Bozizé de conserver son pouvoir jusqu’aux élections de janvier 2011 - vraie mascarade électorale où lui et son parti KNK ont encore  évidemment massivement fraudé pour toujours conserver le pouvoir – elle a plongé et continue de maintenir le pays et les Centrafricains dans une épouvantable situation économique et sociale sans précédent dans l’histoire. Depuis le gouvernement formé par Bozizé en avril 2011 jusqu’à ce jour à l’issue de sa pseudo victoire électorale, la vie de l’écrasante majorité des Centrafricains est plutôt une véritable descente aux enfers que le mieux-être promis par Bozizé depuis la prétendue « libération » qu’il leur aurait apportée.

 Depuis lors, le pays est complètement en veilleuse et ne cesse d’enregistrer des records négatifs dans tous les domaines. Tous les indicateurs socio-écononomiques et indices de développement humain sont dans le rouge. Les affaires de détournement de deniers publics et les scandales de corruption impliquant des ministres et dignitaires dans l’entourage proche de Bozizé lui-même se sont multipliées mais le tout, dans une totale impunité et sans que les auteurs et coupables ne connaissent la moindre inquiétude.  

 On se retrouve donc aujourd’hui dans une situation analogue à celle qui avait prévalu naguère à la veille du DPI et qui avait amplement justifié sa tenue. Le pays est par terre. Bozizé et son gouvernement ont totalement échoué à redresser le pays et à engager une réelle politique de réconciliation des Centrafricains. En outre, en raison des fraudes électorales massives et suite à la mascarade électorale de 2011, les bailleurs de fonds et les partenaires au développement de la communauté internationale ont fermé tous les robinets financiers au régime de Bangui.

L’arrière-pays est dans un état d’abandon général. La famine et la dénutrition sévissent partout dans le pays. Les infrastructures de base, tout au moins le peu qui existait, se sont effondrées dans l’indifférence générale du gouvernement. Outre les cas Baba Laddé et Joseph Kony, les différentes rébellions armées nationales dont certaines avaient conclu des accords de paix sans grand lendemain avec le régime en place et qui ont été recensées pour être désarmées et démobilisées, semblent retrouver de la vigueur et ont même repris les armes ou menacent de le faire pour certaines. Sur le plan politico-diplomatique, Bozizé est complètement isolé non seulement vis-à-vis de ses pairs de la sous-région mais également un peu partout dans le monde. Il est ébranlé et fragilisé dans son propre camp par l’affaire Ndoutingaï qui n’a pas encore connu son dénouement.

 C’est donc encore dans ce même contexte de blocage et d’impasse comme en 2008 que la nécessité d’un autre dialogue inter-centrafricain se présente aujourd’hui. Connaissant le personnage Bozizé, avec la filouterie et le sens de la roublardise qui le caractérisent, les Centrafricains doivent comprendre que l’opposition doit redoubler de vigilance afin de ne pas encore donner un chèque à blanc à Bozizé afin qu’il puisse refaire la même politique qu’il sait faire et qui ne fait qu’échouer depuis qu’il est arrivé au pouvoir.

 C’est pourquoi le fait que cette opposition, notamment le FARE-2011, pose actuellement des conditions pour la tenue d’un autre dialogue, doit être ainsi compris et approuvé de ce point de vue. Si dialogue doit avoir lieu à nouveau, il doit être sincère, vrai et déboucher cette fois-ci sur un accord politique écrit afin d’éviter que Bozizé ne puisse encore se jouer de tout le monde par la suite, en refusant la mise en œuvre des résolutions de ce dialogue.  

 Il est donc regrettable que certains compatriotes et une partie de la presse nationale adressent aujourd’hui des critiques pas très justifiées à l’opposition pour lui reprocher de ne pas vouloir saisir la main tendue de Bozizé, quelqu’un à qui on ne peut vraiment pas faire aveuglément confiance, tant il est le roi de la duplicité et de la roublardise. Face un tel personnage, se prémunir d’un certain nombre de garanties de réussite de ce dialogue est le minimum que l’opposition puisse faire. Faute de cela, les mêmes qui la critiquent aujourd’hui la traiteront demain en cas d’une nouvelle roublardise de Bozizé, d’opposition la plus bête du monde.

 

La Rédaction

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 22:44
 
 
 
 
manioc.jpg
pr Boz avec l'ambassadeur de France
 
  
2012-06-29 09:57:23  (Xinhua)
 
Bien qu'ayant été marqué pendant longtemps par de profondes crises sociopolitiques dont elle essaie à peine de se remettre d' ailleurs, la République centrafricaine (RCA) attire l'attention par des recherches intéressantes sur l'eau et le manioc sollicitées par d'autres pays d'Afrique, a déclaré à Xinhua le ministre centrafricain de l'Enseignement supérieur, Jean Willybiro Sako.
Avec une seule université d'Etat, située dans la capitale Bangui, la RCA dispose de trois grands laboratoires dans les domaines de l'eau, minier et de l'énergie simple, a fait savoir le ministre Willybiro Sako. 
"Pour l'eau, nous sommes l'un des pays en Afrique à avoir le laboratoire le mieux équipé et qui fait des travaux qui intéressent d' autres pays. Nous travaillons beaucoup avec les sociétés d'eau du pays et certaines universités françaises qui appuient le travail qui se fait, donc il y a des échanges entre universitaires du laboratoire Lavoisier à Bangui et des laboratoires en France", explique-t-il.
"Nous avons dans le domaine agricole des recherches par exemple par rapport au manioc et dont les travaux sont actuellement exportés vers d'autres pays de la zone CEMAC. Nous avons le Gabon et le Congo qui s'intéressent à ces recherches. Il y a même certains pays de l'Afrique de l'Ouest qui commencent à s'intéresser à ce qui se fait au niveau de Bangui", poursuit-il.
Par ailleurs, a ajouté le ministre, un laboratoire de recherche est également en train de se mettre en place dans ce domaine, avec le concours de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et des puissances mondiales comme les Etats-Unis.
M. Sako, actuellement présent à Yaoundé à la réunion ministérielle sur la création des pôles d'excellence technologiques universitaires en Afrique centrale jeudi et vendredi, a indiqué que les trois laboratoires existants étaient insuffisants pour répondre aux besoins d' innovation technologique de la RCA au profit de la conception et de la planification économique.
"On a besoin effectivement d'asseoir une base technologique et scientifique pour pouvoir booster l'économie du pays", a-t-il souligné.
 
 
 
NDLR : Tout cela est bien beau mais Jean Willybiro Sako et son fameux docteur honoris causa de Bozizé doiventt       en même temps qu'ils feront leurs recherches, veiller à assurer la fourniture régulière d’eau potable aux populations ainsi que celle du manioc dont elles ont besoin pour leur alimentation.
 
 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 18:38

 

 

 

 

les-fauves-du-foot.jpg

Radio Ndéké Luka Vendredi, 29 Juin 2012 11:33

L’équipe nationale égyptienne du football  arrive ce 29 juin dans la capitale centrafricaine, Bangui, pour disputer 1 jour après le match retour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2013 avec l’équipe nationale centrafricaine.

C’est vraiment un match de vérité comme le disent certains supporters des Fauves dans les rues de Bangui. Si la RCA bat l’Egypte à nouveau, cela attestera  indubitablement la maturité technique et professionnelle des Fauves et exclura toutes hypothèses du hasard comme les sceptiques l’ont évoqué après le match aller à Alexandrie.

Pour éviter tous désagréments au stade 20 000 places ce 30 juin, le président des supporters Hervé Ndotah, appel le public centrafricain  au calme et à la prudence. « Le match ne se jouera pas seulement sur le terrain mais aussi dans les tribunes. L’Egypte est une très grande nation de football, elle a perdu lors du match aller, donc, elle utilisera tous les atouts possibles pour gagner ce match retour.  C’est pourquoi,  je tiens à informer le public que nous devrions être disciplinés et prudents. Il suffit juste d’un petit dérapage pour que nous soyons disqualifiés», recommande le président des supporters des Fauves ce 29 juin.

Selon une source digne de foi, les Pharaons vont venir sans leur attaquant Mohamed Zidane qui est actuellement exclut de la sélection nationale égyptienne pour indiscipline.

Pour  mieux s’assurer  avant l’arrivée de leurs hôtes égyptiens, les Fauves ont livré le 28 juin un match de 3 fois 20 minutes au cours duquel la plupart des joueurs ont fait preuve de détermination. L’on peut même s’apercevoir que certains joueurs ont été très en forme, notamment, Foxy Kethevoama, Fernander Kassaï, David Manga ou encore Gervais Kago.

Le chouchou du match dernier en Alexandrie, Hilaire Momi, qui souffrait d’un léger paludisme, a aussi pris part du début à la fin à cette dernière séance. Franklin Anzité qui était également aux soins depuis plusieurs jours,  a fait un essai ce jeudi pour voir s'il pourra disputer le match du  samedi 30 juin.

Salif Keïta qui a écopé d’un carton rouge au match aller, laisse un vide considérable pour cette rencontre décisive contre l’Egypte.  Son absence est un énorme handicap  mais les Fauves ont prouvé à Alexandrie que même à 10  contre 11 ils peuvent toujours dévorer

Le gardien de but centrafricain, Geoffrey Lembet qui était rentré à Paris se soigner est de retour à Bangui depuis ce mercredi 27 juin. Malgré qu’il n’ait pas retrouvé ses bagages lors de son arrivée à l’aéroport Bangui M’Poko,  le Fauve Lembet a tout de même été très heureux de retrouver ses coéquipiers à Bangui.

Il est à rappeler que, les Pharaons ont reconnu leurs erreurs devant la nation égyptienne, dans une chaine de télévision locale, ce 15 juin. Ils ont par la même occasion promis d’apporter des corrections lors de ce match retour.

Il est de l’intérêt des fauves de ne pas décevoir le public centrafricain face à leur public en gardant le même état d’esprit qui leur a valu le bel exploit réalisé en Egypte.

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:54

 

 

 

 

PNUD-RCA.jpg

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 29 Juin 2012 16:10

Le Programme des Nations Unies pour le Développement en Centrafrique (PNUD), dans un communiqué largement diffusé ce 29 juin 2012 sur les ondes de Radio Ndeke Luka et les autres médias, met en garde le grand public sur certaines personnes aux intentions malveillantes, qui usurpent les titres et le logo de ladite institution pour arnaquer à Bangui et dans certaines provinces centrafricaines.

Selon le communiqué, le PNUD tient à signaler aux centrafricains, aux  institutions et autres résidants en Centrafrique, qu’il ne reçoit jamais de frais en compensation d’un recrutement ni d’une passation des marchés. L’organisation onusienne souligne que les informations concernant toutes actions entreprises ou  faites par elle,  ont été, et sont toujours publiées dans les médias locaux et sur son site internet.

L’Agence des Nations Unies au développement demande au public de dénoncer ces personnes aux mobiles trompeurs à la police ou à la gendarmerie nationale. Ces individus trafiqueraient les logos et autres titres du PNUD pour arnaquer et gagner de l’argent en retour.

Ce communiqué confirme combien la malhonnêteté va croissante  en République centrafricaine. Si certaines personnes n’éprouvent aucune peur à usurper le non d’une grande institution telle que le PNUD, cela montre combien le danger guette sans doute un grand nombre d’institutions en RCA. Ce qui prime actuellement  est que l’alarme est sonnée, quitte aux oreilles attentives de vraiment prêter attention.

 

NDLR : Des escrocs, il y en a au sein même du PNUD de Bangui. Le PNUD de Bangui n’est pas bien placé pour donner des leçons de probité. Il avait aussi abrité pendant les préparatifs des élections de 2010-20011 certains escrocs d’origine béninoise, notoirement identifiés et déguisés en experts instrumentalisés par le vrai faux pasteur Binguimalé de la CEI et Bozizé, pour détourner massivement une partie du financement de ces élections que gérait le PNUD de Bangui qui ferait mieux de balayer aussi d'abord devant sa porte. .

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 15:13

 

 

 

 

 

Baba-Ladde1

 

Vendredi, 29 Juin 2012 11:32

Les hommes de Baba Ladé sont loin de sursoir leurs imprévisibles apparitions et réapparitions.   Les miliciens du Front Populaire pour le Redressement (FPR) ont de nouveau attaqué des civils dans la Préfecture de la Nana Gribizi ce 28 juin. Les miliciens s’en sont pris à quatre (4) personnes à environ  une trentaine kilomètre de la ville de Kaga Bandoro. Les victimes de cette attaque improviste ont été dépêchées à l’hôpital de ladite ville le même jour de l’agression.

Il s’agit précisément d’un homme, de deux (2) femmes et d’un bébé de 9 jours  en provenance de la ville de Falazara en moto. A Radio Ndeke Luka (RNL), les victimes hospitalisés ont révélés que les agresseurs armés étaient au nombre de 3. Ayant fait quelques tirs à bout portant sur les voyageurs, le conducteur de la moto et ses 3 passagers se sont retrouvés tous au sol, explique le correspondant de RNL.

Henry Ngoa,  infirmier secouriste de l’Hôpital de Kaga Bandoro déclare à RNL que « suite à l’incident, la femme nommée Amina Yalipandé souffre d’une profonde blessure par balle à la jambe gauche et le bébé de 9 jours d’une fracture au fémur gauche ».

Selon les propos obtenus des victimes, les 3 hommes du FPR de Baba Ladé se sont juste contentés de ramasser les 2 sacs contenants les vêtements de leurs victimes, abandonnant la moto à terre et de disparaître. Un passager d’un véhicule en provenance de Sido Tchad, prétextant venir aux secours des victimes, en a profité du traumatisme des victimes pour dérober la moto allongée au sol. Le véhicule transportant le prétendu secouriste a été immobilisé le 28 juin par la Gendarmerie de Bandoro.

Par ailleurs, le correspondant signale que, les victimes qui se trouvent actuellement sur les lits de l’Hôpital de Kaga-Bandoro, n’ont pu recevoir  jusqu’à ce 29 juin aucun traitement faute du coût élevé des médicaments nécessitant leurs traitements. Voyant que leur prise en charge pose de sérieux problèmes, les victimes saisissent l’occasion pour appeler à l’aide.

Les hommes du FPR sont, avec leurs exactions, devenus l’une des principales causes d’inquiétudes des populations vivant dans le Nord de la République Centrafricaine. Leurs présences ont été parfois signalées dans l’Ouham ou dans  l’Ouham-Péndé et hier dans la Nana Gribizi. Depuis leur première attaque sur des populations civiles, les victimes ne cessent de sonner le cor de détresse à l’endroit du Gouvernement centrafricain qui jusqu’ici, semble insensible à l’appel du peuple.

A quand le ministère de la Défense nationale se décidera de pourchasser ces dangers permanents que sont le FPR et d’autres factions armées basées dans la région nord centrafricaine ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 11:46

 

 

 

MDREC logo

 

Bangui, le 27 juin 2012

 

Au

 

Général président, député…François BOZIZE

Village SASSARA

 

Objet : V/Démission pour incompétence, prédation et haute trahison.

 

Général président, député …,

 

Le 15 mars 2003, le Président du Tchad Idris DEBY renversait Ange Félix PATASSE, Président élu du Centrafrique pour vous placer à la tête de l’Etat centrafricain, suite au différend qui opposait les deux hommes au sujet de l’exploitation de la nappe pétrolifère à cheval sur la frontière tchado-centrafricaine.

 

Trahi par Ange Félix PATESSE et son parti le MLPC, le Peuple Centrafricain qui en avait mare de la male gouvernance, de la descente aux enfers du Centrafrique ainsi que des multiples crises militaro politiques dont votre rébellion pour échapper à la justice et  ignorant ce qui se passait dans les coulisses des pouvoirs à Ndjamena et Bangui s’était laissé prendre naïvement au filet de l’imposteur BOZIZE en accueillant avec joie et espoir le coup d’Etat du 15 mars 2003.

 

Depuis bientôt dix ans, la RCA est devenue grâce à votre génie machiavélique et soif insatiable du pouvoir : un véritable no mans land, un Etat de non droit, une hydre à deux têtes, bref un réel Etat fantôme dirigé par Idris DEBY depuis le Tchad.

 

Malgré les multiples soutiens militaires, financiers et techniques de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC), l’Union Africaine (UA), l’Union Européenne (UE), l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’Organisation de la Francophonie (OIF), les institutions financières et la communauté internationale : la RCA n’arrivent pas à se tirer d’affaire.

 

Pour sécuriser votre pouvoir despotique et mettre hors d’état de nuire vos adversaires politiques, la corruption, les menaces et la justice sont devenues entre vos mains de redoutables armes de guerre. La constitution plusieurs fois violée de manière flagrante et ostentatoire n’émeut ni l’Assemblée familiale monocolore, le Conseil d’Etat voire la Cour Constitutionnelle.    

 

Pendant votre règne autocratique et mafieux : l’incompétence, le népotisme, le pillage en règle des finances de l’Etat et des richesses nationales, les crimes de guerre et contre l’humanité, la guerre de terre brûlée, la gestion calamiteuse, la gabegie, la prédation, le clientélisme et le copinage sont érigés en système de gouvernement.

 

Le pillage en bande organisée par l’armée tchadienne et les libérateurs qui vous ont porté au pouvoir a sonné le glas de tout développement agro pastoral, industriel, économique et social en RCA.

 

Le Centrafrique jadis terre d’abondance et d’amour est devenu grâce à votre génie maléfique le pays de la haine, du deuil, des larmes, de famine et de misère le classant ainsi au quatrième rang des pays champions de l’insécurité et au cent soixante dix neuvième rang des pays les plus pauvres de la terre. Sachez que les spectres des victimes de votre dictature, les larmes de leurs proches, le calvaire des déplacés et des exilés hanteront vos nuits et celles de vos complices.

 

Lorsque vous amusez la galère à Bangui François, des éleveurs Mbarara et Anagamba tuent des centrafricains, dévastent des champs et brûlent des villages. Des rebelles non identifiés se manifestent à Markounda, le détachement militaire envoyé en renfort à Paoua incendie la maison d’un Maire, des bandits non identifiés attaquent et pillent le site d’AREVA à Bakouma. Les chantiers miniers sont occupés par des rebelles. Comme le malheur ne vient jamais seul : les crises sociales et alimentaires, les pénuries des médicaments, des réactifs d’analyses d’examens biomédicaux, des clichés de radiographie et des cartouches d’encre pour les imprimantes dans les hôpitaux et les centres de santé s’ajoutent au calvaire des Centrafricains.

 

L’absence de dialogue réel, de tolérance, de projet de société et de perspectives d’avenir pour notre pays ont fait de votre régime, la pire des dictatures cyniques qu’a jamais connu le Centrafrique. La RCA est devenue une véritable république bananière.

 

En acceptant du bout des lèvres de dialoguer avec l’opposition démocratique après le court séjour à Bangui de votre parrain Idris DEBY et du médiateur de l’OIF Pierre BUYOYA qui vous enjoignaient d’ouvrir le dialogue avec l’opposition, vous cherchez une échappatoire en trainant les pieds alors que chaque jour qui passe accentue la descente aux enfers se notre pays.

 

L’acceptation d’un dialogue par l’opposition démocratique est une main tendue pour sauver ce qui reste de la paix, l’unité, la concorde nationale ainsi que votre régime fantoche et redonner espoir aux Centrafricains.  

 

Devant votre refus délibéré d’un dialogue franc et réel ainsi que votre volonté de persister dans la médiocrité et l’erreur pour endormir les Centrafricains et attirer à la mangeoire une certaine opposition dont les besoins du ventre priment aux intérêts généraux : il ne vous reste qu’une chose à faire, c’est de tirer vos révérences en démissionnant.

 

Ne pensez pas que les 31 milliards de francs accordés par le FMI, dont une partie sera détournée résoudront tous nos problèmes et remettront la RCA sur les rails. Ce n’est pas dix ans après un putsch très sanglant et dévastateur, avec un pays complètement exsangue, fantomatique et miné par des rebellions internes et externes (BABA LADE et Joseph KONY), qu’un despote usé par le pouvoir et une maladie incurable puisse relever le défi de la paix et du développement.

 

Cher Compatriote BOZIZE, cette solution radicale reste la seule alternative qui s’offre à vous après votre refus du dialogue pour sauver votre honneur, implorer le pardon des Centrafricains et l’indulgence de la communauté internationale. 

Le Président du MDREC

Démocrate Joseph BENDOUNGA

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 00:42

 

 

 

 

 

Reunion-sur-le-Mali-1.JPGReunion-sur-le-Mali-2.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 23:06

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : Nouvelle stratégie conjointe ONU – UA de lutte contre la LRA

onu-ua.jpg

 

Bangui, 28 juin 2012 (RJDH) – Le rapport du Bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale (UNOCA) sur la LRA, qui sera présenté le vendredi 29 juin devant le Conseil de sécurité des Nations Unies à New York, révélera la nouvelle stratégie conjointe ONU – Union africaine (UA) de lutte contre la LRA de Joseph Kony.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de l’UNOCA, Abou Moussa, a déclaré le mardi 26 juin, lors d’une conférence de presse conjointe ONU/UA à New York, que la nouvelle stratégie a été élaborée par les Nations Unies, en commun accord avec l’Union africaine, les États touchés par la LRA et leurs partenaires.

La stratégie ONU-UA contre la LRA met l’accent sur cinq grands objectifs stratégiques, entre autres la fourniture d’un appui pour la mise en application intégrale de l’initiative de l’UA dans la coopération régionale contre la LRA et l’intensification des efforts visant à promouvoir la protection des civils.

Le diplomate onusien a fait savoir, en conférence de presse, que le succès de l’initiative dépendra de la volonté de tous les acteurs de soutenir et de mettre en œuvre le projet.

Celui-ci vise également à développer les activités actuelles de désarmement, de démobilisation, de rapatriement, de réinstallation et de réintégration des éléments de la LRA, afin de couvrir tous les domaines touchés par cette rébellion.

Il vise aussi à promouvoir une réponse humanitaire coordonnée et la protection des enfants dans ces domaines, en plus de fournir un appui aux gouvernements touchés par la LRA dans les domaines de consolidation de la paix, des droits de l’homme, de la primauté du droit et du développement afin de leur permettre d’établir l’autorité de l’État à travers leurs territoires.

Pendant ce temps, à Bangui, neuf officiers supérieurs de l’UA et de l’ONU ont terminé, ce mercredi 27 juin, une réunion d’évaluation de la lutte contre la LRA. L’équipe séjourne depuis le 24 juin en République centrafricaine.

Bakouma  Des mercenaires et la LRA soupçonnés d’être à l’origine de l’attaque du site d’AREVA

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Bakouma, 28 juin 2012 (RJDH) – Ce sont des mercenaires et des éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, qui ont attaqué le site de la société AREVA à Bakouma, dimanche dernier, a soutenu, ce jeudi 28 juin, le secrétaire général de cette sous-préfecture, Serge Kogonet, joint par le RJDH.

« Quelques heures avant l’attaque de dimanche, une trentaine d’hommes bien armés avaient débarqué d’un hélicoptère, à Bakouma.  Mais il y avait déjà la présence signalée d’éléments de la LRA dans un village proche de la ville », a révélé le secrétaire général.

Ce matin encore (jeudi), la LRA est apparue dans le village de Ndénguiro, à 30 kilomètres de Bakouma. « Et ils ont enlevé six personnes », a poursuivi la même source.

Par ailleurs, le chef d’Etat-major des forces armées centrafricaines (FACA), le général Guillaume Lapo, a effectué ce jeudi une mission éclair à Bakouma pour ‘’remonter l’esprit’’ de ses hommes. Il était accompagné d’une équipe de renfort pour sécuriser la ville.

D’après les informations livrées par le secrétaire général de la sous-préfecture, le chef d’Etat -major s’est rendu sur le site d’AREVA pour constater les dégâts causés par l’attaque de dimanche.

De même, il a confirmé qu’une équipe de la société s’est rendue ce jeudi à Bakouma pour payer les sommes dues au personnel.

Selon les informations, la société d’exploitation minière française avait effectivement suspendu, de manière temporaire, ses activités sur le site de Bakouma. Toutefois, une équipe y est restée pour des activités liées aux projets communautaires.

Birao : Le député Goumba interpelle les structures humanitaires

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Bria, 28 juin 2012 (RJDH) – Le député de Birao1 (nord-est), Simon Pierre Goumba, affirme tenter de contacter les responsables des structures humanitaires présentes à Bangui, mais sans succès, selon lui, pour réclamer une action de leur part et répondre à la crise alimentaire qui sévit dans la préfecture de la Vakaga.

« Nous cherchons actuellement les voies et moyens pour rentrer en contact avec les responsables des ONG humanitaires qui se trouvent à Bangui, mais jusque-là, nous n’avons pas pu », a souligné, ce jeudi 28 juin, le député de Birao1.

Selon le parlementaire, la crise alimentaire qui sévit en ce moment dans la préfecture de la Vakaga est loin d’être éradiquée et la situation devient de plus en plus alarmante.

« Des démarches se poursuivent toujours pour avoir une explication sur la non assistance de ces ONG humanitaires face à cette situation », a-t-il ajouté.

Selon le  correspondant du RJDH à Birao, la population de la Vakaga, bien qu’affamée, essaie tant bien que mal de cultiver, mais elle est dépourvue de matériels agricoles et de semences.

Depuis que la crise alimentaire s’est déclarée, au début de mois de mai, dans la préfecture de la Vakaga, aucune aide n’est encore arrivée. Cette crise affecte près de 45 000 personnes.

Kaga-Bandoro : Un enfant une femme blessés par des coupeurs de route

Kaga-Bandoro, 28 juin 2012 (RJDH) – Un coupeur de route a blessé par balles une femme et un enfant, et d’autres braqueurs s’en sont pris à des voyageurs de la Nana-Gribizi (nord) au cours des deux dernières semaines.

Une femme et son bébé, âgé de deux semaines, du village Ngoumourou, ont été attaqués par un homme armé non identifié. Les deux personnes ont été transférées à l’hôpital de Kaga Bandoro.

Patrick Sanga, le mari de la femme blessée, a confirmé que celle-ci avait reçu une balle à la jambe gauche tandis que son bébé souffrait d’une fracture fermée au pied gauche.

Toujours selon cette source, elle-même au nombre des personnes attaquées, le coupeur de route les a  surpris par un coup de feu, à l’aide d’une arme de marque Kalachnikov.

Par ailleurs, dans le village de Farazala, quatre voyageurs à bord d’une moto sont aussi tombés entre les mains de malfaiteurs.

Des personnes interrogées par le correspondant du RJDH estiment que des éléments du rebelle tchadien Baba Laddé, qui ont été dispersés au mois de février, se sont déguisés depuis en coupeur de route et qu’ils commettent des exactions.

Bangui : Le directeur du complexe pédiatrique demande pardon aux parents des enfants décédés

Bangui, 28 juin 2012 (RJDH) – Le directeur du complexe pédiatrique de Bangui a demandé pardon, en son nom et au nom de son personnel, aux parents des enfants décédés pendant la grève, le mardi 26 juin, du personnel d’appui.

« Nous demandons pardon aux parents des enfants qui ont succombé pendant la grève. Nous sommes  prêts à répondre à tout parent qui se présenterait pour revendiquer quoi que ce soit par rapport au décès de son enfant. C’est leur droit, personne ne peut les empêcher », a déclaré Jean-Chrysostome Gody, directeur du complexe pédiatrique.

Une femme, prénommée Josiane, mère d’un enfant hospitalisé et qui a vécu les faits le mardi 26 juin, déplore cette grève qui, selon elle, a occasionné des pertes de vies. « Ce n’est pas bon, cette manière de se révolter, a-t-elle dit. C’est trop brusque. Par conséquent, ce sont des enfants qui sont morts, faute d’assistance et de soins ».

La direction de la  pédiatrie, en collaboration avec l’inspection du travail, a organisé un atelier de renforcement de capacité de son personnel d’appui, le jeudi 28 juin, sur les procédures d’une grève et un aperçu du code du travail afin de mieux informer le personnel.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 17:30

 

 

 

 

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BANGUI AFP / 28 juin 2012 18h17 - La population de Bakouma (sud-est Centrafrique) a tenté d'empêcher les Français expatriés du groupe français de nucléaire civil Areva attaqué dimanche par des rebelle de partir mardi, redoutant le départ définitif du groupe du gisement d'uranium encore non exploité, a indiqué à l'AFP une source militaire à Bakouma jeudi.

La population de Bakouma a barricadé mardi la route du site de la société française Areva pour empêcher les expatriés français de quitter la ville, a affirmé cette source militaire.

Les Français ainsi que deux centrafricains ont été évacués par avion spécial mardi.

Informés de leur départ (des Français), les habitants ont investi la route avec des troncs et branches d'arbre, ainsi que de grosses pierres, scandant, en sango (langue centrafricaine) +Vous partez pour nous abandonner aux rebelles+; +vous partez définitivement synonyme de fin des travaux+, a encore ajouté la source.

La garde Républicaine a procédé à des tirs de sommation pour dégager le passage des expatriés vers l'aérodrome, de même source.

En novembre 2011, Areva avait repoussé d'un à deux ans les travaux pour exploiter Bakouma, en raison de la chute des cours du minerai après la catastrophe de Fukushima au Japon. Environ 170 personnes y travaillaient alors que le site était depuis en sommeil avec la présence d'une quinzaine de personnes seulement.

 Mercredi, une source du haut commandement militaire, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a assuré que le site était désormais sous contrôle de l'armée centrafricaine.

Les auteurs de l'attaque n'ont pas encore été officiellement identifiés.

Lundi, une source militaire avait accusé les rebelles tchadiens du Front populaire pour le redressement (FPR) du +général+ Baba Laddé. Mardi, une autre source militaire centrafricaine avait cette fois-ci désigné la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armés, rebelles, coupeurs de routes et braconniers. La LRA et le FPR y sont actifs.


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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 14:53

 

 

 

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(FIFA.com) Jeudi 28 juin 2012

 

A première vue, la République centrafricaine a le vent en poupe : revenus dans le Top 100 du Classement Mondial FIFA/Coca-Cola, les Fauves restent sur une victoire historique en Egypte en qualifications pour la CAN 2013. Pourtant, le quotidien des footballeurs locaux est encore loin d'être un confort. FIFA.com est allé sur place s'en rendre compte.

Sous les grands arbres de la forêt tropicale centrafricaine, dans les alentours de Mbaïki, à environ une heure de route de la capitale Bangui, se trouve un terrain de football. On nous dit que ce n’est pas juste un terrain. Ici, c’est un "stade". Un stade dont la surface est considérée comme étant de bonne qualité. Jugez plutôt : au beau milieu de la pelouse passe un chemin emprunté par le bétail et les habitants locaux. Toute une partie de l’aire de jeu est en terre ocre, le reste est parsemé d’une herbe inégale. Tant et si bien que tenter un contrôle sur cette surface relève du miracle.

Et pourtant, les joueurs des Vipères et des Finances opposés ce jour-là dans un match comptant pour la Ligue de la Lobaye - le championnat local -, vont réussir des contrôles orientés, des dribbles, des crochets, des feintes, les uns après les autres. Réagissant avec créativité aux inévitables faux rebonds, ces jeunes virtuoses de l'improvisation font vivre avec brio le football en République Centrafricaine.

"La Ligue de la Lobaye, ce sont sept équipes, sept arbitres dont quatre formés localement et trois formés par la FIFA", explique son président Jean Kongola. Cette compétition fait partie de la ligue régionale de Mbaïki qui compte ainsi 118 équipes réparties en sous-ligues. "On joue de février à juillet. On commence après la saison des pluies. Et il faut se dépêcher de finir car en juillet, les joueurs disparaissent." Pas de phénomène surnaturel derrière ces disparitions soudaines, bien au contraire. "C’est la chasse aux chenilles. Elles sortent à cette période, et tous les joueurs vont vivre dans la forêt pour faire la cueillette. C’est une source de vivres et de revenus ici", explique Kongola.

 La valeur d’une infrastructure

 "Si on fait un terrain ici, sans clôture, sans protection, il sera défoncé deux jours plus tard". Cette fois, ce n’est pas d’une ligue locale dont on parle, mais bien du centre technique national de la fédération de football centrafricaine, près de Bangui. "C’est là que je dois accueillir mes sélections nationales, qu’ils doivent se préparer", enchaîne le président de la fédération, Patrice Ngaïssona. "Tout y passe : les bœufs, les moutons, les gens… Une simple clôture, financée par la FIFA, ce n’est pas rien pour nous". Financée par la FIFA, car la fédération n’en a pas les moyens.

En dehors du programme d’assistance financière FIFA, le gouvernement est la seule source de revenus pour la fédération, "et ils ont évidemment d’autres priorités que le football ici", précise le président. "Nous n’avons pas de sponsor pour l’équipe nationale, même pas de partenariat avec un équipementier". Pour équiper les sélections, il doit acheter les maillots de sa poche. Il fait de même pour les principaux clubs, masculins et féminins. "Ici, le football n’est soutenu que par la FIFA, et des individus qui font ce qu’ils peuvent pour le faire progresser", note Jean-Marie Dickeis, membre du comité exécutif de la fédération et président de la commission du football féminin. "Nous avons d’anciennes joueuses qui veulent entraîner, mais elles doivent d’abord être formées. Et un entraîneur, ici, il veut entraîner, il est formé, mais il n’a pas de plots, pas de ballons, rien pour faire vivre son club. Il doit tout acheter lui-même".

 Même constat au siège de la fédération : "Dans certains bureaux, vous ne trouverez rien pour travailler. Pas d’ordinateurs, pas d’Internet, à peine de quoi travailler sur papier. Il n’y a pas d’eau dans ce bâtiment, parfois pas d’électricité, l’étanchéité pose problème", résume le président. Financé par la FIFA à travers son programme Goal et inauguré en 2005, le bâtiment souffre du temps, et des limites financières de la fédération, empêchée de consacrer des fonds à la maintenance des investissements passés d’anciens problèmes de dettes. "Le bonus de la FAP (Programme d'Assistance Financière de la FIFA) en 2010/2011 nous a fait du bien", sourit le président. "Mais on a privilégié les ligues régionales, avec des équipements notamment. On ne peut pas tout faire avec nos moyens, on doit faire des choix pour avancer. Avec le nouveau projet Goal, on pourra faire avancer les choses".

Aussi bien que Marta

Notamment le football féminin, qui occupe une place importante dans les préoccupations de la fédération. La division 1 est proprement organisée, avec un calendrier fixe, des équipements, des arbitres. Plusieurs arbitres femmes officient même lors des matchs des hommes. Mais là aussi, les moyens font défaut. Mais pas l’envie de progresser.

"J’ai commencé le football à 14 ans, avec les garçons. Les deux fils de mon père adoptif jouaient, et moi j’ai voulu faire comme eux, même si ma mère adoptive me disait que ce n’est pas le travail d’une femme !" raconte Tatiana Yangueko, vice-présidente de la commission du football féminin. "Avant, on jouait pieds nus, les équipes féminines étaient reléguées sur les espaces à la périphérie, sans organisation. Aujourd’hui, le championnat est organisé, on sait qui sont les équipes, où elles vont jouer". Journaliste sportive de métier, elle a à ce titre participé aux formations FIFA/AFP en 2010, dans le cadre du programme "Gagner en Afrique avec l’Afrique" de la FIFA.

"Nos filles n’ont rien à envier à Marta, mais ça personne ne le voit", glisse un membre de la fédération. D’ailleurs, sur un terrain stabilisé de Bangui, ou l’équipe des Colombes est opposée aux Amazones, l’un des entraîneurs s’adresse à sa milieu défensive en l’interpelant "Gattuso ! Gattuso !", et fait de même pour sa milieu offensive avec des "Cristiano"…

Non loin de là, les garçons de la 2ème division de la ligue de Bangui s’affrontent, cette fois sur le gazon synthétique du stade Barthélémy Boganda, financé par la FIFA et le programme "Gagner en Afrique avec l’Afrique". Le terrain est constamment utilisé, du mardi au dimanche, à raison de deux matchs par jour, par la ligue de Bangui et ses divisions. On joue partout en Centrafrique.

Le retour des héros…

La chaleur est étouffante à Bangui. Peu de voitures circulent, les routes de la ville ressemblent à des pistes forestières. La pauvreté est omniprésente. Rien de tout ça n’aura empêché la population locale de se retrouver à la sortie de l’aéroport international de Bangui, ce dimanche 17 juin, pour venir acclamer la sélection nationale. La RCA a réalisé l’exploit d’aller à Alexandrie remporter le match aller du premier tour qualificatif pour la CAN 2013face à l'Egypte. Le pays est fier voir ses couleurs représentées si haut par les "fauves". Pourtant, rien n’est fait, il reste encore un match retour à Bangui, le 30 juin, pour confirmer.

Qu’importe. Les hommes de l’entraîneur Hervé Loungoundji n’auraient même pas dû être dans cette position. "Pour les petits comme nous, c’est tellement plus difficile", résume Ngaïssona. Le président préfère rester réservé, peut-être par peur de la déception si le match retour ne devait pas être favorable. L’enjeu est de taille : jamais une équipe de la RCA ne s’est qualifiée pour une phase finale d’une grande compétition internationale.

Le groupe est jeune, et surtout très hétérogène. Certains jouent en deuxième et troisième division en France ou en Angleterre, d’autres ont rejoint des championnats africains plus relevés comme au Raja de Casablanca, et enfin quelques-uns font encore la richesse de la première division centrafricaine.

Cependant, à l’heure de la victoire, de la fierté, ces différences ne se font pas sentir. Les joueurs semblent profiter de ce moment de manière simple et naïve. Et à travers eux, c’est tout un pays qui se réjouit. À cet instant, ses Fauves viennent de lui offrir un cadeau immense : quelques scènes de bonheur venant cacher pour quelques temps les difficultés de la vie en République Centrafricaine.

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