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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:43


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La Croix 13/12/2009 17:55

La Conférence épiscopale a envoyé une lettre sévère au clergé de trois diocèses du pays

Autre conséquence, plus discrète, du Synode et des échanges à Rome entre les évêques africains et le pape, la lettre envoyée jeudi 10 décembre par la Conférence épiscopale nationale du Congo au clergé de trois diocèses, Kabinda, Kasongo et Manono. L’objet : un rappel à l’ordre de prêtres dont les comportements sont allés à l’encontre de l’Église.

Il est d’ailleurs significatif que cette lettre ait fait l’objet, vendredi 11 décembre, dans L’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, d’une large publicité, signe que la conférence a tout le soutien de Rome dans cette action.

Dans ce texte intitulé « Sache comment te comporter dans la maison de Dieu, l’Église du Dieu vivant », les évêques dénoncent en termes violents certaines « attitudes diffamantes » et soulignent que ces faits gravissimes « font la honte du clergé et salissent douloureusement le corps du Christ ».

Une vie privée non conforme aux engagements sacerdotaux

Ce texte fait suite à des pétitions et autres actes de désobéissance de prêtres dont la vie privée n’est pas conforme aux engagements sacerdotaux, notamment la règle du célibat, à l’image de ce qui s’est passé en Centrafrique.

 La Conférence épiscopale du Congo explique à ces prêtres avoir suivi, « avec grande inquiétude et consternation », « les comportements de certains d’entre vous contre leurs évêques et contre l’Église ».

 Les accusations, énumérées par le texte, sont graves : diffamation des évêques, tracts, lettres anonymes, ou encore manipulation et incitation de la population « à se révolter contre les évêques pour des motifs ethniques ou obscurs en masquant leurs propres turpitudes morales »…

« Un appel ultime à changer leur manière de vivre »

« Il n’est point besoin de vous rappeler que le ministère sacerdotal n’est pas une profession libérale », ajoutent les évêques, qui affirment de manière collégiale désapprouver ces comportements, « quelles que soient les raisons qui vous ont amenés à agir ».

 Enfin, rappelant que les sanctions canoniques déjà engagées à leur encontre « constituent un appel ultime à changer leur manière de vivre », ils menacent de prendre, pour les prêtres qui afficheraient une « volonté délibérée de ne plus poursuivre la vie et l’exercice du ministère sacerdotal », des mesures qui peuvent aller jusqu’à la réduction à l’état laïc.

Isabelle de GAULMYN

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:32


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APA-Douala13-12-2009 (Cameroun) La circulation de faux billets au Cameroun préoccupe la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) qui pourrait tenir très incessamment une réunion de crise dans la métropole économique camerounaise de Douala pour évaluer l’ampleur du mal, a appris APA auprès des responsables de la Banque centrale.

D’après des témoignages concordants, les faux billets de banque, en l’occurrence les coupures de 10.000 francs CFA et 2000 francs CFA, inondent le marché.

« Ce problème de circulation de faux billets qui n’est pas nouveau devient préoccupant. Il y a quelques mois, la BEAC déplorait déjà cette situation. Il devient urgent pour nos Etats de prendre des mesures fortes pour enrayer ce phénomène », affirme-t-on à la représentation de la BEAC à Douala.

Selon des sources internes à cette institution, les responsables de la Banque centrale devraient se réunir très prochainement pour non seulement évaluer l’ampleur du mal, mais également et surtout, prendre des mesures appropriées pour venir à bout de ce fléau.

En cette période qui précède les fêtes de fin d’année, des responsables redoutent que ce phénomène fasse des victimes auprès d’un plus grand nombre de personnes.

Les forces de sécurité camerounaises ont mis la main, il y a une semaine, sur les fausses coupures de 10.000 francs CFA d’une valeur de plus de 30 millions de francs CFA alors que le faussaire tentait de réaliser une opération auprès d’une banque installée à Douala.

Certains responsables de la Banque centrale soutiennent d’ailleurs que « ce n’est pas la ville de Douala seulement ou le Cameroun qui est concerné, raison pour laquelle on doit prendre des mesures pour l’ensemble de la sous région ».

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:18


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 APA - Bangui 13-12-2009 (Centrafrique) – L’équipe nationale de Centrafrique, les « Fauves de Bas Oubangui », a remporté la 6ème édition de la Coupe de la Communauté des Etats d’Afrique centrale (CEMAC), en battant son homologue équato – guinéenne, les « Xalangs », sur le score de 3 à 0, dimanche, au Complexe Sportif de Barthélemy Boganda, à Bangui.

 

Les Centrafricains n’ont pas laissé de répit à leurs adversaires, ouvrant le score dès la 3ème minute par Karoua, sur un coup de tête.

 

Hiler Moni a corsé l’addition à la 14ème minute. Un troisième but inscrit après la pause viendra couronner la domination du pays hôte sur la Guinée Equatoriale, déjà battue en match d’ouverture sur le score de 1 à 0.

 

C’est le premier trophée de la Centrafrique dans cette compétition, dont la finale s’est jouée en présence du président en exercice de la CEMAC, le président centrafricain, François Bozizé.

 

Elle succède au palmarès au Cameroun, victorieux de trois éditions (2004, 2005 et 2008), alors que la Guinée Equatoriale a gagné l’édition 2006.

 

En match de classement pour la troisième place, disputé samedi dans la capitale centrafricaine, le Tchad a dominé le Gabon sur le score de 2 buts à 1.

 

Le tournoi a regroupé six pays : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République centrafricaine et le Tchad.

 

La poule A était composée de la Guinée Equatoriale, de la République centrafricaine et du Congo, alors que le Cameroun, le Gabon et le Tchad ont partagé la poule B.

 

Palmarès de la Coupe CEMAC :

 

 2009 : Centrafrique
 2008 : Cameroun
 2007 : République du Congo
 2006 : Guinée Equatoriale
 2005 : Cameroun
 2004 : Cameroun

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:15


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François Bozizé appelle les forces de l'ordre et l'armée à décupler efforts

 

© AFP 12/12/2009 19:18:16 | AFP


Le président centrafricain François Bozizé a promis le rétablissement de la sécurité dans le sud-est du pays, en proie à des attaques de la rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), dans un discours prononcé jeudi et diffusé samedi par la radio nationale.

"J'ai donné des instructions aux chefs militaires", a déclaré le président dans ce discours prononcé lors d'un déplacement à Obo (sud-est). "Ils vont prendre en main leurs hommes et la sécurité va être rétablie" dans cette région du sud-est où sévit depuis plusieurs mois la rébellion ougandaise de la LRA, a promis M. Bozizé.

"Depuis toujours ce sont les militaires des pays amis, des pays voisins, des soldats étrangers, qui viennent défendre" la Centrafrique, "c'est inadmissible", a-t-il regretté, en allusion à la présence, depuis août, de l'armée ougandaise déployée dans la région avec l'accord de Bangui pour traquer les rebelles.

"Il faut que (. . . )  les responsables de la police, de la gendarmerie, et l'armée prennent leurs responsabilités", a insisté M. Bozizé.

"Nous devons faire avec les moyens du bord"

"Je sais que les moyens font défaut", a-t-il reconnu. "Notre armée est démunie. C'est à cause de la situation difficile de la trésorerie de notre pays", a expliqué le président, soulignant: "Nous devons faire avec les moyens du bord. (. . . ) S'il le faut, utilisons nos dents. "

Dirigée par Joseph Kony, la LRA, une des guérillas les plus brutales au monde, est née en 1988 dans le nord de l'Ouganda. En 2005, ses combattants se sont éloignés de leurs bases traditionnelles pour s'installer dans l'extrême nord-est de la RDC.

Depuis plusieurs mois, ils ont multiplié les attaques contre les populations dans l'est de la Centrafrique, tuant notamment deux employés centrafricains de l'ONG italienne Cooperazione internationale (Coopi) en septembre, et obligeant plus de 4. 500 personnes à fuir la zone.

 

NDLR : "Depuis toujours ce sont les militaires des pays amis, des pays voisins, des soldats étrangers, qui viennent défendre la Centrafrique", "c'est inadmissible"… ! On croît rêver ! Celui-là même qui fait cette affirmation et qui a l'air de découvrir en le déplorant cette situation n'est autre qu’un certain François Bozizé, ancien Inspecteur général des FACA, ancien chef d’état major des FACA, un des 2 généraux d'armée d’opérette (5 étoiles) que compte le pays, et surtout ex-rebelle, ex-putschiste, « ex-libérateur » en chef qui a introduit lui-même des soldats étrangers, zakhawa tchadiens en l’occurrence, en RCA. Cela prêterait à sourire si ce n’était aussi grave. Bozizé se moque des Centrafricains.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 15:39


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  Linternationalmagazine.com , publié le 11/12/2009

Les principaux points du discours du président américain Barack Obama prononcé jeudi à Oslo à l’occasion de la remise de son prix Nobel de la paix



Sa place dans l’histoire : "Comparé à certains géants de l’histoire qui ont reçu le prix ... ce que j’ai accompli est peu."

L’Amérique en guerre : "Nous sommes en guerre, et je suis responsable du déploiement de milliers de jeunes Américains pour combattre dans une terre lointaine. Certains seront tués. Aussi je viens ici avec une conscience aiguë du coût du conflit armé."

Les horreurs de la guerre : "Le courage et le sacrifice du soldat sont pleins de gloire, exprimant son abnégation au pays, à la cause et à ses camarades en armes. Mais la guerre en elle-même n’est jamais glorieuse, et nous ne devons jamais la glorifier en tant que telle."

L’usage de la force : "Il y aura des moments où des pays, individuellement ou de concert, jugeront l’usage de la force non seulement nécessaire mais moralement justifié... en tant que chef d’Etat ayant prêté serment de protéger et défendre mon pays (...) je suis confronté au monde tel qu’il est et ne peux pas rester passif face aux menaces à l’encontre du peuple américain."

Les mandats des militaires : "Je crois que la force peut être justifiée pour des raisons humanitaires, comme ce fut le cas dans les Balkans, et dans d’autre endroits qui ont été dévastés par la guerre. L’inaction pèse sur notre conscience et peut conduire à une intervention plus coûteuse plus tard. C’est la raison pour laquelle tous les pays responsables doivent comprendre le rôle que des militaires ayant un mandat clair peuvent jouer pour maintenir la paix".

Le multilatéralisme : "Les Etats-Unis ne renonceront jamais à leur engagement dans la sécurité mondiale. Mais dans un monde où les menaces sont plus diffuses, les missions plus complexes, les Etats-Unis ne peuvent pas agir seuls."

Le prix de la paix : "Je comprends pourquoi la guerre n’est pas populaire. Mais je sais aussi ceci : croire que la paix est désirable est rarement suffisant pour y parvenir. La paix exige le sens des responsabilités. La paix impose des sacrifices. C’est la raison pour laquelle l’Otan est toujours indispensable. C’est pourquoi nous devons renforcer les missions de maintien de la paix de l’ONU et régionales, et ne pas laisser cette tâche à quelques pays."

La torture : "Nous perdons notre âme lorsque nous transigeons avec les idéaux pour lesquels nous nous battons. Et nous faisons honneur à ces idéaux en les respectant non seulement lorsque c’est facile, mais également lorsque c’est difficile."

Les armes nucléaires : "Il nous appartient à tous de souligner que des pays comme l’Iran et la Corée du Nord ne jouent pas le jeu... Ceux qui recherchent la paix ne peuvent pas rester passifs lorsque des pays se dotent d’armes pour la guerre nucléaire."

L’oppression : "Lorsqu’il y a le génocide au Darfour, les viols systématiques au Congo, ou la répression en Birmanie, il doit y avoir des conséquences. Et plus nous sommes unis, moins nous risquons d’être confrontés au choix entre une intervention armée et la complicité avec l’oppression."

Guerre et religion : "Aucune guerre sainte ne peut être une guerre juste. Si vous pensez vraiment que vous accomplissez la volonté divine, vous n’avez alors plus aucun besoin de faire preuve de retenue, d’épargner la femme enceinte, le médecin ou même une personne ayant la même religion."

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AMERIQUE
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 12:37

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Source : camer.be 11-12-2009 11:41:28


La mise sous administration provisoire de la CBC (Commercial Bank of Cameroon) a suscité un grand débat et des accusations à peine voilées de la part de bon nombre d’intellectuels et de medias camerounais sur l’impartialité douteuse de la COBAC qui agirait selon eux sur la pression du Président Obiang Nguema. La CBC, dont l’homme d’affaires Yves Michel Fotso est un actionnaire principal serait victime de la furie du Président Obiang qui ne supporterait pas de subir les conséquences de la condamnation de son pays à lui verser la somme de 45 milliards de FCFA à titre de dommages et intérêts, pour avoir refusé, contrairement à la réglementation bancaire sous-régionale, l’implantation sur son territoire d’une filiale du groupe bancaire et de ce fait causé un préjudice à réparer. Parce qu’Yves Michel Fotso adore les medias et tout ce qui touche à son image, le débat passionne et fait vendre du papier.

Le président Obiang serait le méchant en croisade depuis toujours contre les Camerounais et en face Yves Michel Fotso le bon et « brillant homme d’affaires camerounais » ne serait qu’une victime camerounaise de plus. Au nom du gouvernement camerounais, le ministre des Finances a annoncé dans la foulée de la décision de la COBAC que les caisses de l’Etat était pleine et qu’il allait utiliser les finances publiques pour renflouer et sauver la CBC ce qui est louable. Mais la rapidité de l’intervention a surpris plus d’un. Dommage que sur le champ médiatique et préféré de Yves Michel Fotso, on a ressorti et vendu avec succès auprès de ceux qui ne veulent pas faire l’effort de la neutralité et de l’analyse intellectuelle, l’argument tant aimé et utilisé de la victime d’un complot dont le tireur de ficelle cette fois-ci est clairement identifié et non pas tapis dans l’ombre comme à l’accoutumée.

 Le journal Le Jour du 12 novembre 2009 a écrit sur un lien très probable entre la décision de la Cobac qui agirait sous pression du Président Obiang, suite aux actions de la CBC à Paris pour le recouvrement de sa créance au préjudice de la Guinée Equatoriale. Le journal a évoqué une sommation des dirigeants de la Cobac et de la Beac à Malabo par le Président Obiang qui crédibilise la rumeur selon laquelle la poursuite du recouvrement intégral de cette créance de 45 milliards de FCFA pourrait avoir des conséquences sur le maintien de la Guinée Equatoriale dans la zone franc.

Le débat a pris une autre dimension avec les propos tenus par le ministre des Finances le dimanche 6 décembre 2009. Des propos qui pourraient susciter une réaction énergétique des actionnaires du groupe CB. L’indication du ministre des Finances selon laquelle il aurait reçu des courriers du Président français, du FMI, de la Banque Centrale Européenne fait de cette rumeur sur la menace du Président Obiang une information quasi-certaine. En effet le Président Sarkozy est plus concerné par l’entrée ou la sortie de la zone franc d’un émirat pétrolier que par les difficultés financières d’une banque privée moyenne dans un PPTE.

Je me permets d’intervenir dans le débat en espérant contribuer positivement afin d’apporter ma compréhension sur (1) l’origine de la crise actuelle touchant Yves Michel Fotso et la CBC, (2) la précision que l’administration provisoire n’éteint pas la créance, et enfin (3) la confusion qui semble s’installer entre la position de Yves Michel Fotso comme dirigeant et ses droits juridiques en tant qu’actionnaire.

Le miracle judiciaire de trop

Pour comprendre la furie du Président Obiang et de ses prétendues menaces et  pressions sérieuses sur la Cobac il est utile de revenir sur les sources du litige judiciaire ayant conduit à cette lourde condamnation et notamment ses aspects financiers. La Commercial Bank désirant s’implanter en Guinée Equatoriale aurait essuyé en 2003 un refus semble t-il injustifié qui lui aurait fait perdre beaucoup d’argent. Les grands medias privés camerounais comme le Messager ou Mutations parlent d’investissements colossaux, de manque à gagner importants mais aucune donnée chiffrée n’est malheureusement avancée. Le journal Aurore Plus dans son édition du 02 décembre 2008 a publié un extrait d’un rapport de la Cobac datant de 2006.

On peut lire dans ce rapport que la CBC a transféré en 2004 à sa filiale la SFA une créance globale de 2.565 millions de FCFA sur les sociétés en création du groupe Commercial Bank dont un montant de 576 millions FCFA sur la CBGE (Commercial Bank Guinée Equatoriale). Une créance globale dont la Cobac a contesté non seulement le traitement comptable mais aussi le fondement juridique de l’opération par laquelle « on transforme des créances sur des sociétés en création dont la justification apparaît laborieuse en prêt à un correspondant associé ». Suite à ces observations de la Cobac le rapport indique que le PCA de la CBC a par la suite adressé le 10 octobre 2005 une correspondance au SG de la Cobac dans laquelle il annonce avoir effectué les régularisations exigées et pour lesquelles la mission Cobac « émet de sérieuses réserves quand à la réalité des régularisations lorsque la créance sur la Cbge passe de 576 millions à 2003 millions…aucun document n’a été produit à la mission pour valider cette nouvelle ventilation..».

Ainsi il y aurait doute sur la réalité et le montant des dépenses d’investissement effectuées par la CB en Guinée Equatoriale et pour lesquels un dédommagement de 45 milliards FCFA a été obtenu (sachant que la CB demandait 120 milliards de FCFA) sur décision de justice rendu en premier et dernier ressort par un tribunal arbitral. Si je comprends bien le métier que je pratique depuis 19 ans, le juge aurait donc estimé que si la CB n’avait pas essuyé de refus d’implantation, sa filiale de Guinée Equatoriale pour laquelle elle a effectuée un investissement non justifiée compris entre 576 et 2003 millions de FCFA aurait accumulé depuis sa création jusqu’au moment de la décision de justice une valeur patrimoniale de 45 milliards FCFA. Comment le juge Monsieur Thierry Lauriol (juriste au barreau de Paris) qui statuait en premier et dernier ressort a-t-il pu arriver à cette conclusion qui porte sur une somme astronomique? Pas besoin d’être juriste pour comprendre que dans une matière économique, financière et comptable aussi complexe, et lorsque la décision n’est pas susceptible d’appel, que la décision sera rendu par un juge qui n’est pas qualifié en évaluation de préjudice patrimonial, la recherche de la justice impose le recours à une voire plusieurs expertises techniques afin d’éclairer la religion du juge sur la réalité du préjudice et l’évaluation du dédommagement.

Si le juge n’a pas fait appel à une ou plusieurs expertises techniques il s’agit à mon avis d’une faute très grave. S’il a eu recours à une ou plusieurs expertises je m’interroge très sérieusement sur les méthodes de valorisation utilisées pour arriver au chiffre de 45 milliards. En effet, comment un travail d’expert qui tient compte du fait qu’Yves Michel Fotso est un piètre gestionnaire (comme il l’a reconnu lui-même), qui a mis la Camair en faillite, qui a conduit la CBC ou elle se trouve aujourd’hui, dont les innombrables malversations financières ne sont inconnues que de ceux qui refusent de voir en plein jour un éléphant en face d’eux, peut-il conclure raisonnablement qu’en quelques années de gestion de la CBGE Yves Michel Fotso pouvait créer une valeur patrimoniale comprise entre 43 et 44,5 milliards de FCFA ? Il est ainsi évident que cette décision de justice est hautement regrettable et le Président Obiang n’a pas besoin d’être avocat ou expert-comptable pour comprendre qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Le problème avec Monsieur Fotso c’est qu’il est doué pour gagner des procès qu’il ne devrait jamais gagner. C’est ce que j’appelle les miracles judiciaires et dont je fais l’expérience depuis que j’ai accepté en 2004 de défendre les intérêts de la défunte Cameroon Airlines. On peut disserter des heures mais la triste réalité est que le Président Obiang depuis l’origine ne veut pas voir Fotso sur son territoire car il dispose de moyens d’information pour savoir qui est réellement Yves Michel Fotso et le risque qu’il peut faire courir aux épargnants en Guinée Equatoriale. Lorsque le Président Obiang a en face quelqu’un qui a du mal à produire à la Cobac les preuves de son maigre investissement et qui se retrouve par on ne sait quelle alchimie avec une décision favorable de 45 milliards FCFA le simple bon sens justifie qu’il se considère comme une victime. Et lorsqu’on est le Président d’un émirat pétrolier membre de la zone franc et financièrement très puissant on a les moyens de taper sur la table et d’appeler le président français afin de faire bouger les choses chez son voisin.

 Lorsque Yves Michel Fotso a attaqué la Camair au tribunal de New York sur la base de faux documents, il a réussi à se faire payer par le Trésor Public 8 millions de US$ avec la complicité d’individus haut placés dans l’appareil de l’Etat malgré toute la détermination du duo Dakayi-Nana à défendre la Camair. Le Cameroun, ce n’est pas la Guinée et Yves Michel paye le prix de s’être lancé dans le coup de trop et hors de son terrain favori.

L’administration provisoire n’éteint pas la créance dont dispose la Commercial Bank sur la Guinée Equatoriale

En effet, la situation est grave car le gérant de la personnalité morale détentrice de cette créance de 45 milliards FCFA, que cette personnalité morale soit sous administration provisoire ou pas, a l’obligation de préserver les intérêts de ses actionnaires en mettant tout en œuvre pour encaisser cette somme. S’il ne fait rien il engage sa responsabilité civile et pénale. En d’autres termes, dans l’hypothèse où la COBAC aurait mis la CBC sous administration provisoire sous la pression du Président Obiang qui ne voudrait pas entendre parler de cette dette de 45 milliards de FCFA, alors cette décision de la COBAC ne règle pas le problème du Président Obiang parce que l’administration provisoire voire même la liquidation ne pourrait mettre fin aux actions de recouvrement de ladite créance. Si au bout de six mois d’administration provisoire il est constaté qu’une grosse partie de cette créance est recouvrée, alors M. Yves Michel Fotso retrouvera une bien meilleure position en tant qu’actionnaire et il n’aura perdu que sa qualité de dirigeant.

Je n’ai pas l’impression que ceci a été clairement relevé dans les divers débats que j’ai pu lire sur internet. Si la Cobac a été influencé dans sa décision par des pressions du Président Obiang il serait bon de dire la vérité au Président Obiang et ne pas le laisser croire qu’on a réglé son problème en virant Yves Michel Fotso et en mettant sous administration provisoire l’ensemble du groupe Commercial Bank décision qui d’ailleurs ne fait pas l’unanimité au vu des réactions des Ministres de Finances en Centrafrique et au Tchad tel que rapportés par le journal Le Jour du 9 décembre 2009.

Je suis d’autant plus enclin à privilégier dans mon analyse le contexte politique de cette affaire à savoir les pressions du Président Obiang que l’analyse de la situation financière de la banque et/ou les jongleries d’Yves Michel Fotso parce que tout cela est connu depuis longtemps. Grâce au journal Aurore Plus les rapports de la Cobac ont été mis dans le domaine public. Il suffit de lire les constats faits par les inspecteurs de la Cobac depuis 2005 pour se demander pourquoi la Cobac, la Beac et le Minfi ont attendu si longtemps pour tirer les conséquences de leurs propres constats à savoir pour ce qui est d’Yves Michel Fotso qu’il représentait un danger réel, certain et significatif pour les épargnants et qu’il y avait urgence à mettre fin à sa position de dirigeant d’une quelconque institution financière.

Si on rajoute les manipulations sur les comptes de la Camair ouverts à la CBC et pour lesquels ces autorités sont depuis 2007 informées que la justice suisse, après vérification des dires de l’expert mandaté par la Camair, a inculpé Yves Michel Fotso il est raisonnable de se demander pourquoi la Cobac sanctionne maintenant et pas hier. Je rappelle que le 2 octobre 2008, j’ai écrit ceci dans le journal Messager « C’est ainsi que prenant Yves Michel Fotso au mot, je lui demande à titre de test de sa bonne foi, de dire au président Paul Biya et aux Camerounais, où il a mis la somme de 2.757.550.208 Fcfa, prélevée du compte de la Camair à la CBC le 21 mars 2002, sur ordre de virement de la Camair du 28 février 2002 au profit de GIA, et qui n’est jamais arrivée chez GIA ». J’ai posé pour la 1ère fois cette question en septembre 2004 et transmis mes demandes à tous mes mandants et jusqu’au aujourd’hui je n’ai toujours pas eu de réponse. Il y a ainsi lieu de se demander pourquoi le ministre des Finances constate seulement aujourd’hui et pas hier la « gestion amateur » de la CBC. Sur le plan de la restructuration financière de la Commercial Bank, cela fait aussi longtemps que la bouée de sauvetage sur laquelle s’appuyait Yves Michel Fotso à savoir la BEI et la SFI n’est plus d’actualité et que les diverses missions de la Cobac constatent la persistance des difficultés financières.

Compte tenu de mon analyse du contexte de cette affaire, il convient donc de distinguer la restructuration financière de la Commercial Bank du problème des 45 milliards. La décision du tribunal rendu en premier et dernier ressort comporte à mon avis des erreurs techniques graves et compte tenu du trouble qu’elle provoque, cette décision mérite d’être reformée. Si cela n’est pas possible par la voie judiciaire il convient d’explorer la voie extra-judiciaire qui consiste par la négociation et le bon sens à amener les deux parties dans la position moralement juste que le tribunal arbitral à manquer d’atteindre. Cela signifie pour la Commercial Bank de fournir les pièces justificatives de l’investissement allégué et de faire expertiser le manque à gagner s’il existe, en prenant soin de rapprocher les projections futures avec la réalité du terrain telle qu’elle découle des performances historiques d’Yves Michel Fotso à la Camair et au sein du groupe Commercial Bank. En fonction du chiffre définitif qui sera arrêté, obtenir des actionnaires un abandon de créances pour la différence avec le montant de 45 milliards.

Il me semble que si cette démarche est suivie cette créance fondra comme neige au soleil, la morale sera sauvée, le bon sens du Président Obiang trouvera enfin sa matérialisation concrète et Yves Michel Fotso pour son intérêt personnel et l’intérêt de ses collègues actionnaires limitera l’énorme casse découlant des dommages collatéraux induit par l’attitude de la Guinée. Cela fait 5 ans que bien qu’adversaire dans de multiples procédures judiciaires je donne des avertissements et des conseils de bonne foi à Yves Michel Fotso dont l’entêtement lui a déjà fait subir de lourdes pertes. J’espère que cette fois-ci il m’entendra et réalisera que son état de grâce est en train de soudainement et brutalement prendre fin.

La confusion qui semble s’installer entre la position d’Yves Michel Fotso comme dirigeant et ses droits juridiques en tant qu’actionnaire

J’ai été surpris de constater que la presse reprenant les propos du Ministre des Finances ait massivement véhiculée l’information selon laquelle Yves Michel Fotso n’avait plus rien dans le groupe bancaire. Sous le coup de la précipitation je suppose que les propos du Ministre ont été déformés et qu’il y a eu confusion entre le statut de dirigeant et celui d’actionnaire. Yves Michel Fotso n’est pas le seul actionnaire de la Commercial Bank et compte tenu du principe de l’égalité des actionnaires si Yves Michel Fotso n’a plus rien à la CB alors la CB n’a aucun actionnaire actuellement. Est-ce que l’ensemble du groupe qui comprend des filiales hors du Cameroun  a été nationalisé par l’Etat camerounais? Est ce qu’il y a déjà eu une assemblée générale extraordinaire qui a approuvé une augmentation de capital par coup d’accordéon ? Yves Michel Fotso a-t-il perdu son droit préférentiel de souscription ? Sachant que s’il y avait coup d’accordéon des problèmes sérieux d’évaluation surviendraient. Si on fait une analyse strictement juridique, la créance de 45 milliards porte sur un débiteur très solvable. En six mois l’administrateur provisoire a le temps de trouver quelque chose. Entre 0 et 45 milliards la marge est très grande et il n’est donc pas facile de savoir combien prendre en compte en comptabilité. D’un autre coté si on tient compte des prétendues menaces du Président Obiang et qu’on suit ma proposition il n’y aura pas de quoi significativement impacter l’actif du bilan.

Coté passif il y a un souci majeur. La justice suisse qui poursuit Yves Michel Fotso parce que ce dernier a utilisé la CBC pour détourner plus de 50 millions de $ au préjudice de l’Etat et de la Camair, dans le cadre de l’acquisition d’un BBJ présidentiel, a demandé aux autorités camerounaises de se prononcer si oui ou non l’Etat et la Camair désiraient se porter partie civile. En cas de réponse positive (qui tarde à venir) une provision doit être comptabilisée dans les livres de la CBC du fait de sa solidarité dans la réparation du préjudice subi et causé par ses dirigeants et employés. Cela fait 4 ans que j’ai recommandé à mes mandants de le faire et jusqu'à présent c’est le silence radio mais cela n’est pas eternel. La situation semble donc non seulement très complexe mais très grave et la confusion n’est bonne pour personne et certainement que dans les prochains jours vu l’amplification du débat et des réactions, des réponses attendues viendront éclairer la lanterne de tout un chacun.

© Correspondance particulière de : Francis Nana, Expert-comptable

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 02:02



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A l’invitation des sous-fédérations de son parti, le président du MLPC et son candidat aux élections présidentielles de 2010, Martin Ziguélé a entamé depuis le lundi 7 décembre 2009, une importante tournée dans plusieurs villes des préfectures de la Kémo, la Ouaka, la Basse-Kotto et le Mbomou dans le Centre-Est, et l’Est de la République centrafricaine. Cette descente sur le terrain lui permet de sentir et toucher du doigt le pays réel. Il a pu ainsi se rendre compte de visu à quel point de délabrement et d’abandon, végète aujourd’hui le monde rural et l’arrière-pays de Centrafrique et ses problèmes, sous la gouvernance du président François Bozizé.

Peu après avoir quitté la capitale en direction de Sibut, Martin Ziguélé et sa suite ont marqué un arrêt dans la localité de Mabo, village où les services de santé et les organismes internationaux autorisés ont également enregistré un fort taux de malnutrition infantile sévère. Très choqué par le triste spectacle des enfants décharnés n’ayant que la peau sur les os, Martin Ziguélé a dû se résoudre à se délester d'une petite enveloppe pour soulager la famine de ces enfants et a profité de l'occasion pour dénoncer et condamner l’indifférence des autorités nationales dont cette situation n’est que la conséquence de leur mauvaise gouvernance et leur politique d’abandon de l’arrière-pays.

Puis le président du MLPC a poursuivi son périple avec les villes de Sibut, Grimari, Bakala, Ippy, Orondjafoun, Bambari où il a reçu un accueil enthousiaste des militants et tenu d’importantes Assemblées générales de son parti avec des militants qu’il a sensibilisés sur les enjeux réels des prochaines élections de 2010 et l’urgente nécessité de battre dans les urnes tous les candidats de KNK.

Après Bambari chef lieu de la Ouaka, Martin Ziguélé et sa délégation ont continué leur tournée par Alindao et rejoint Mobaye, chef lieu de la préfecture de la Basse-Kotto où à l’issue de leur réunion de travail, ils comptent se rendre à Dimbi et Kembé avant d’achever leur tournée par Bangassou, chef lieu de la préfecture du Mbomou.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 01:41

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Bien qu’obligée de quitter précipitamment le pays pour se mettre à l’abri en France, elle qualifie cela de "convalescence psychologique" après que son domicile banguissois fût l’objet de mitraillage à la Kalachnikov dans la nuit du 8 au 9 juin dernier par un commando inconnu d’hommes armés, Mme Marie Reine Hassen, ancienne ministre déléguée auprès du ministre d’Etat au Plan à l’Economie et à la Coopération Internationale, chargé de la Coopération Internationale  et ex-ministre déléguée à la Présidence de la République chargé du développement régional continue de faire l’objet d’un harcèlement de la part des autorités de Bangui, on ne sait trop pour quelles raisons.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est le président Bozizé en personne qui envoie un officier de la garde présidentielle au domicile Marie Reine Hassen récupérer ses véhicules de fonction. Elle n’a opposé aucune résistance et a remis les clés des véhicules au militaire qui lui s'est même permis de lui passer un interlocuteur sur son téléphone portable qui n’était autre que Bozizé en personne qui, sans scrupule, confirme avoir dépêché effectivement l’officier.

Quelques jours après, Marie Reine est reçue en catastrophe au palais présidentiel par Bozizé qui cherche à s’enquérir auprès d’elle de l’évolution du projet des pôles de développement dont la ministre a la charge. Celle-ci ne se démonte pas et fait comprendre à Bozizé qu’après l’attaque armée de son domicile quelques jours plus tôt, elle n’avait pas la tête à lui parler du dossier des pôles de développement. Depuis que ce département lui a été confié, malgré ses nombreuses tentatives, Marie Reine n'a jamais pu être reçue par Bozizé pour pouvoir l'en entretenir. Ne voit pas Bozizé qui veut, même ses propres collaborateurs ! Ce dernier feint de n’être pas au courant de ce qui lui était arrivé. Ils en resteront là et Marie Reine qui a clairement pris la mesure du danger auquel elle s’expose désormais en restant à Bangui, décide de prendre l’avion pour se mettre au vert à Paris.  

Habitant seule dans sa maison, elle débranche tous les appareils électriques, frigos, télé, chauffe-eau, chaîne hi-fi...etc …comme elle le fait d'habitude avant de partir. Seuls deux ampoules au néon pour l’éclairage extérieur autour de la maison et sur un bâtiment annexe au fond de la cour arrière se trouvent à portée de main des gardiens. A son départ, la dernière facture venait d'être réglée. Vivant seule chez elle et souvent en déplacement,  ses factures d’électricité ne volent habituellement pas bien haut et tournent généralement autour de  20.000 à 25.000 francs CFA tous les deux mois.

Bizarrement, depuis qu’elle est partie de Bangui, sa maison est manifestement sous surveillance policière. « Pourquoi, puisque je ne suis pas là »?, s’interroge aujourd’hui l’ex-ministre.

Entre temps, on lui signale qu’une étrange facture d'environ 380.000 francs CFA a été remise au voisin à qui elle a confié une certaine somme d'argent pour régler les factures pendant son absence. « Qu'est ce qui peut justifier que deux ou trois mois après mon départ, ma facture habituelle se soit subitement multipliée par 14 ou 15 ? Ai-je installé une usine en mon absence? Sinon par quel miracle ma facture s'est-elle ainsi multipliée au lieu de se trouver réduite du fait de mon absence? », telles sont les questions que se pose à présent Marie Reine.

« Ils ont immédiatement procédé à la coupure, sans aucun avertissement et sans aucune explication » ajoute –t-elle tout en poursuivant : « Début décembre, une autre facture est remise à mes gardiens, d'un montant cette fois-ci de 500.000 FCFA. Comment expliquer cette fois-ci le miracle qui a gonflé ma facture, alors que mon domicile est plongé dans le noir depuis septembre, époque à laquelle l'ENERCA a interrompu ma fourniture d'électricité ? ».

Pour l’ancienne ministre de Bozizé, « il est très clair que c'est du harcèlement, et les manoeuvres d'intimidation continuent malheureusement, mais dans quel but? Se demande-t-elle. On cherche à m'empêcher de rentrer en RCA pour mener ma campagne pour l’élection présidentielle où je voudrais me présenter ? Je ne suis pourtant pas à craindre, puisque candidate indépendante, et ne faisant pas partie des ténors. Peut-on alors parler en RCA de la promotion des femmes......Le concept genre est agité pour "faire bien", mais en fait, comme pour tout le reste, il est foulé du pied. »

S'il est vrai que le commando qui avait mitraillé sa villa dans la nuit du 8 au 9 juin 2009 avait abandonné sur les lieux de son forfait des tracts dans lesquels on pouvait lire : « Voilà le sort réservé aux amis de l’Occident, de la France et de la Libye. », on est bien obligé de se demander si d'autres raisons plus inavouables par Bozizé et sa clique ne justifient pas cet inqualifiable acharnement contre une cette brave fille du pays qui a renoncé à des situations plus confortables ailleurs et n'aspire qu'à vivre en paix et oeuvrer pour le développement de la RCA qu'elle aime tant.

 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 00:20

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Publié le 07 Décembre 2009 à 10:59 | concernant : Seine-et-Marne
 

L’association Awatole Solidarité Internationale, est née en 2005, de l’initiative d’un meldois, ancien international Centrafricain de basket : Lucien Yéguete.

Awatole a fait don d'un nouveau terrain de Basketball au Stade mythique de l'Ecole Koudoukou de Bangui, cet été.


L’idée de base est simple : transmettre les valeurs du sport en général et du basket en particulier aux plus jeunes, qu’ils soient à Meaux ou à Bangui en Centrafrique.

L’objectif de mettre en place des terrains de basket à disposition des jeunes Centrafricains paraissait ambitieux à la naissance de l’association. Aujourd'hui ce n’est plus un rêve puisque Awatole a fait don d'un nouveau terrain de basketball au stade mythique de l'Ecole Koudoukou de Bangui, cet été. L’opération a d’ailleurs été présentée aux sympathisants d’Awatole Solidarité International la semaine dernière au centre Aragon de Meaux.

Parmi les personnalités présente, Alpha Willybiro Zoli, président de l’AS MAZANGA, club de basket de Bangui, qui a témoigné de l’importance de l’action d’Awatole pour tous les Centrafricains.

Pour aider Awatole Solidarité Internationale à mener son action pour les jeunes, voici toutes les coordonnées de l’association


ASI Résidence Argonne B022 – 77100 – MEAUX

06.03.92.99.59
awatole@yahoo.fr

Lucien Yéguete, fondateur de l'association :


Alpha Willybiro Zoli, président de l’AS MAZANGA, club de basket de Bangui :


Source : http://www.77info.fr/article-634-Divers+-AWATOLE+++Une+association+au+service+des+jeunes+Centrafricains

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:55

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Jan Grauls, Francis Bozizé et Mme Zewede

Bangui, 8 déc. (ACAP) – Le Premier ministre centrafricain, le Pr. Faustin Archange Touadéra, a ouvert, mardi 2 décembre 2009, à Bangui, les travaux de la revue semestrielle du cadre stratégique pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine, en présence du président de la configuration Centrafrique de la Commission des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, l’Ambassadeur Jan Grauls, l'ONU, Mme Zewede Work.

 

Le président de la configuration, l’Ambassadeur Grauls a déclaré que « cette revue semestrielle que nous allons effectuer tous les 6 mois, nous permettra ainsi d’assumer notre engagement et aussi d’ajuster nos actions communes en faveur consolidation de la paix ».

« Le but de notre mission, cette fois, ci est de poursuivre notre dialogue avec tous les acteurs de la consolidation de la paix en RCA. Nous sommes venus pour vous écouter, et pour entendre votre analyse des progrès accomplis ces derniers mois, les défis rencontrés, et ce que vous considérez être les priorités les plus importantes pour les 6 mois à venir », a déclaré M. Grauls.


« Des priorités sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord tous ensemble, notamment la première priorité concerne la paix, la sécurité en RCA, dans ce domaine notre action se focalise sur la réforme du secteur de la sécurité, y compris le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex combattants. La deuxième priorité concerne la bonne gouvernance et l’Etat de droit et la troisième priorité concerne le développement, domaine très important où nous comptons soutenir les pôles de développement », a-t-il indiqué.

 « Dans ces trois domaines, notre regard se tourne plus particulièrement vers la situation des femmes et les enfants », a jouté Grauls.

 Il a enfin demandé aux décideurs de démontrer au quotidien, à l’instar de leurs compatriotes des zones de conflit, leur volonté unanime de changer leur pays.

La Représentante Spéciale du Secrétaire Générale des Nations Unies, Mme. Zewede, a pour sa part précisé que « les assises qui nous réunissent ici constituent donc une étape importante dans la mise en oeuvre effective du cadre stratégique depuis son adoption au mois de mai dernier ».

« Pour nous, au niveau des Nations Unies, le cadre stratégique constitue un document de base pour trouver les solutions pérennes aux défis auxquels la République Centrafricaine fait face en matière de la consolidation de la paix », a-t-elle souligné.

« La République Centrafricaine se trouve à quelques mois des élections générales, à un tournant décisif de son histoire. Située au cœur d’une zone de conflits, redéployée de tension permanente à ses frontières et après d’une décennie de turbulences, la capacité à réagir à ces menaces a été fragilisée », a relevé le ministre délégué à la Défense nationale, Jean Francis Bozizé.

Il a, à cet effet, spécifié que « la mission de la RCA à la Commission pour la consolidation de la paix devrait offrir l’opportunité à mon pays de relever les défis qui se présentent encore à lui pour atteindre l’objectif de la consolidation de la paix dans une région déjà très pauvre ».

Il faut rappeler que le cadre stratégique pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine a pour objectif d’aider à établir et renforcer la confiance entre toutes les parties, à améliorer les conditions de vie de la population et pose les bases d’un meilleur futur et identifie les rôles et responsabilités de toutes les parties dans la consolidation de la paix dans le pays.

 

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