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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:11


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le 3 mars 2010 - 2:30pm

Des hommes de la rébellion ougandaise de la LRA ont attaqué le week-end dernier la localité de Yalinga (sud-est de la Centrafrique), a appris l'AFP mercredi de sources concordantes, parmi lesquelles un officier de l'armée selon qui 23 personnes ont été enlevées.

Les assaillants de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont investi Yalinga dimanche dans l'après-midi, a expliqué sous couvert d'anonymat l'officier, un des responsables du détachement de l'armée à Bangassou, la principale ville de l'extrême Est du pays, à une centaine de km au sud de Yalinga.

Ils "ont pris en otage 23 personnes, en majorité des hommes", après avoir pillé "les locaux de la gendarmerie, de l'hôpital, la station météorologique", ainsi qu'"un magasin d'une société de safari (...), emportant tout ce qui pouvait leur tomber sous la main", a affirmé l'officier.

L'attaque a été confirmée à l'AFP par un fonctionnaire, cadre de la Santé basé à Bria, chef-lieu de préfecture à l'ouest de Yalinga, qui fait des interventions dans la région.

De retour d'une tournée dimanche soir, sur la route de Yalinga, "j'ai vu plusieurs dizaines d'habitants qui m'ont dit qu'ils fuyaient (cette localité) parce qu'il y a eu une attaque de +Tongo-Tongo+ (surnom local des membres de la LRA)", a déclaré ce fonctionnaire sous couvert d'anonymat.

Les assaillants "s'exprimaient en anglais et en arabe", a-t-il ajouté, indiquant ne pas disposer d'éléments sur le bilan.

Cet assaut est le cinquième attribué à la LRA dans la région début février.

Des hommes armés identifiés comme des rebelles ougandais avaient investi la ville minière de Nzako le 9 février, le village de Kamandaré le 15, le village de Gbangomboro le 17 et la localité de Rafaï le 19. Ces attaques ont été marquées par l'enlèvement de plusieurs dizaines de personnes.

Dirigée par Joseph Kony, la LRA a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda. Depuis 2005, ses combattants se sont éloignés de leurs bases ougandaises pour s'installer dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo. Ce pays partage des frontières avec l'Ouganda et la Centrafrique.

Source : AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:08


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APA-Nairobi 04-03-2010 (Kenya) Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a remis mercredi aux juges de la CPI les noms de 20 Kenyans qui ont financé, organisé ou incité à la violence post-électorale de 2007 qui a coûté la vie à plus de 1000 personnes et déplacé plus de 300.000 autres, a appris APA dans un communiqué publié à Nairobi.

Ces personnes ont été identifiées dans le cadre de différentes enquêtes sur les violences post-électorales, notamment celles menées par la Commission nationale kenyane des droits de l’homme et la Commission d’enquête sur les violences post-électorales surnommé la "Commission Waki » présidée par l’ancien secrétaire général de l’Onu Kofi Annan.

"A ce stade, les noms sont seulement indicatifs", a déclaré le procureur Ocampo.

"Les allégations concernant les personnes nommées devront être comparées avec les preuves recueillies indépendamment par mon bureau. Si les juges autorisent l’enquête, je discuterai avec ceux qui souhaitent clarifier leur rôle ou fournir des informations supplémentaires, » a-t-il dit en déposant la liste des noms.

Le Procureur a également rappelé aux juges qu’aucune des personnes citées n’a encore fait face à la justice kenyane pour ces crimes.

Il a demandé aux juges de prendre une décision expéditive parce que, selon ses propres termes, « les victimes ainsi que ceux identifiés comme suspects ont besoin de justice ».

En réponse à la demande des juges de la CPI du 18 février dernier, le Procureur a précisé que les hauts responsables politiques et économiques associés aux principaux partis politiques, le PNU (Parti d’unité national)qui était dans le gouvernement au moment de la violence et l’ODM (Mouvement démocratique orange) qui était le principal parti d’opposition à l’époque étaient derrière cette vague de violences.

"Les hauts responsables des deux parties (PNU et l’ODM) ont été guidés par des objectifs politiques de conserver ou d’accéder au pouvoir", a déclaré le procureur dans le communiqué publié à Nairobi.

"Ils ont utilisé leurs réseaux personnels, gouvernementaux, tribaux et d’affaires pour commettre des crimes. Ils ont mis en œuvre leur politique avec la participation d’un certain nombre d’agents de l’État et des institutions publiques et privées, telles que les députés, des haut responsables du gouvernement, la police et des gangs de jeunes », a-t-il ajouté.

Les violences ont éclaté après la réélection contestée du président Mwai Kibaki.

Il a fallu l’intervention de l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, pour négocier en février 2008 un accord de paix qui vit Raila Odinga devenir Premier ministre dans l’actuel gouvernement de coalition au Kenya.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 03:35


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APA Bangui 03-03-2010 (Centrafrique) Le collectif des forces de changement a rejeté le décret portant convocation du corps électoral pour les élections présidentielles et législatives, le 25 avril prochain, a appris APA.

« Le Collectif des Forces du Changement considère la signature du décret convoquant le corps électoral, comme une fuite en avant et la matérialisation d’une volonté de saboter le processus d’élections apaisées », a déclaré le président du collectif, Me Nicolas Tiangaye, au cours d’une conférence de presse, mercredi à Bangui.

Me Tiangaye a exigé la publication du ‘’rapport du 23 février 2010 relatif à l’état d’avancement de la préparation des élections législatives et présidentielles de 2010’’, pour la transparence dans toutes les opérations électorales.

Selon lui, il ne s’agit pas d’un rapport du bureau, mais d’un rapport débattu et adopté en séance plénière par l’ensemble des 31 membres de la Coordination nationale de la commission électorale indépendante.

« Les mandataires révoqués n’ayant plus aucune légitimité politique et juridique pour engager les entités mandantes, les nouveaux représentants n’ayant pas encore prêté serment et n’ayant pas encore pris leurs fonctions à la CEI, tout rapport élaboré, sans débats, au niveau de toutes les entités selon la règle du consensus adoptée depuis le Dialogue politique inclusif (DPI) est nul et nul effet », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, il a rappelé que la pacification du pays et l’aboutissement du programme Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) constituent un préalable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national.

« Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l’âge de voter, huit préfecture sur les seize que compte le pays sont le théâtre de conflits armés (Ouham, Ouham -Pendé, Nana Gribizi, Bamingui Bangoran, vakaga, Haute Kotto et depuis peu le Haut Mbomou et le Mbomou », a-t-il ajouté.

« Selon les rapports des ONGs humanitaires, quelque 300. 000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs », a-t-il relevé, soulignant qu’en décembre 2009, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan).

Le collectif des Forces de changement regroupe l’Union des forces vives de la Nation (UFVN-opposition démocratique), les Autres Partis (Forum civique, Convention républicaine pour le progrès social).


Elections le 25 avril: la Centrafrique pas prête

BANGUI AFP / 03 mars 2010 22h35 - Une coalition de plusieurs partis de Centrafrique a "exigé" mercredi dans une déclaration "le retrait" du décret qui fixe les élections présidentielle et législatives au 25 avril, en expliquant que le pays n'est pas pacifié et n'a pas procédé au recensement électoral.

Le Collectif des forces du changement, regroupant l'opposition, des formations centristes et des ex-rébellions, "exige le retrait pur et simple du décret présidentiel du 25 février convoquant le corps électoral" pour le 25 avril, dans cette déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Me Nicolas Tiangaye.

Le message a été signé par l'opposition et les formations centristes, mais pas par les ex-rébellions. Jean-Jacques Demafouth, habilité à parapher en leur nom, était absent de Centrafrique. Il devrait y être de retour jeudi, selon son entourage.

Le collectif soulève plusieurs questions sur la préparation des scrutins, la sécurité, les populations de déplacés et réfugiés, et considère que tenir des scrutins dans ces conditions est "une fuite en avant et la matérialisation d'une volonté de saboter le processus d'élections apaisées".

"La pacification du pays et l'aboutissement du programme DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion des ex-rebelles) constituent un préalable à un recensement électoral fiable" sur le terrain, estime-t-il.

"Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l'âge de voter, huit préfectures sur 16 que compte le pays sont le théâtre de conflits armés. (...) Aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population", ajoute-t-il.

D'après des organisations humanitaires, "quelque 300.000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs. En décembre 2009, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins : 74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan", poursuit-il, soulignant que "le nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives" n'est pas connu.

Les élections générales doivent être organisées "selon les standards internationaux en vue d'aboutir à des résultats crédibles, transparents, incontestables, déclare le Collectif, qui formule d'autres revendications.

Il exige notamment "la mise en oeuvre immédiate du programme DDR", "la publication du texte relatif au découpage des circonscriptions électorales" et "l'organisation sur toute l'étendue du territoire national et dans les ambassades du recensement en vue de mettre à jour une liste électorale fiable".

Le 28 février, un de ses responsables avait affirmé que la coalition rejetait "en bloc" le décret du président François Bozizé. Selon ce texte, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril.

(©)



NDLR : Peu après le point de presse du Collectif des Forces du Changement, un autre décret signé de Bozizé portant découpage des circonscriptions  pour les élections législatives a été lu à la radio nationale. C'est grosso modo le même découpage qu'en 2005 avec les mêmes aberrations consistant à ne pas tenir compte de la démographie de certaines villes, régions ou arrondissements de la capitale. Exemple : le 8ème arrondissement de Bangui qui compte plus de 84.000 habitants n'a qu'un seul siège occupé d'ailleurs frauduleusement depuis 2005 par un cousin de Bozizé un certain Willibona Kocys du KNK, qui est en même temps président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle et distributeurs attitré des fréquentes enveloppes d'espèces sonnantes et trébuchantes du pouvoir pour soudoyer les députés afin qu'ils fassent passer des lois iniques et antinationales. Il va sans dire que ce décret pose encore le même problème que soulève le Collectif des Forces du Changement à savoir son illégalité. Elle est due au fait que ce n'est pas sur proposition du rapport de la CEI comme le prescrit le Code électoral qu'il a été pris mais sur proposition du singleton vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui ne représente plus que sa modeste personne et qui n'est donc plus légitime mais continue de signer illégalement des documents qui n'ont aucune valeur juridique mais s'entête à le faire. Voilà comment Bozizé et son complice et homme de main Binguimalé qu'il ne veut pas lâcher cherchent à saboter les élections et créer des troubles inutilement.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 03:25



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NDLR : Les responsbles du Collectif des Forces du Changement ont tenu le 3 mars 2010 dans la Salle Mazette à Bangui un point de presse destiné à se prononcer sur le décret illégal signé le 25 février dernier par Bozizé pour convoquer le corps électoral aux urnes pour l'élection présidentielle le 25 avril prochain. cette coalition des partis politiques de l'opposition exige le retrait pur et simple de ce décret ainsi qu'elle formule également d'autre exigences sur d'autres questions liées fondamentales liées au bon déroulement du processus électoral que Bozizé cherche manifestement à saboter. Ci-dessous, le texte intégral de la déclaration que ce collectif a rendu publique à l'issue du point de presse.  



COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT (CFC)

 

 

DECLARATION

RELATIVE AU DECRET CONVOQUANT

LE CORPS ELECTORAL AUX ELECTIONS DE 2010

---------------------

 

 

Le jeudi 25 février 2010, le Président de la République a signé le décret n° 10.041 convoquant le corps électoral pour les élections présidentielles et législatives pour le 25 avril 2010. Ce décret appelle de notre part la mise au point suivante :

 

1°) Sur la forme

 

L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), les Autres Partis et les Politico-militaires, qui constituent trois (03) entités regroupées au sein du Collectif des Forces du Changement avaient suspendu leur participation en date du 13 janvier 2010 de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et avaient en conséquence retiré temporairement leurs représentants de cet organe qui s’était illustré par un manque de transparence dans la mise en place des comités locaux, une absence totale d’indépendance, une manipulation en vue de favoriser une fraude électorale massive et une opacité dans la gestion des finances  de la CEI. Le Collectif avait par la suite révoqué les mandats de ceux de ses représentants qui avaient participé à ces manœuvres frauduleuses. Après le Protocole d’Accord signé le 13 février 2010 par les six (06) entités parties prenantes au Dialogue Politique Inclusif (DPI), le Médiateur de la République et le Ministre de l’Administration du territoire, le Collectif des Forces du Changement devrait reprendre sa place dans la Coordination Nationale après avoir communiqué les noms de ses nouveaux représentants dont le décret entérinant cette désignation a été signé en même temps que celui convoquant le corps électoral.

 

Les mandataires révoqués n’ayant plus aucune légitimité politique et juridique pour engager les entités mandantes, les nouveaux représentants n’ayant pas encore prêté serment et n’ayant pas encore pris leur fonction à la CEI, tout rapport élaboré sans débats au niveau de toutes entités selon la règle du consensus adopté depuis le Dialogue Politique Inclusif (DPI) est nul et de nul effet.

 

Le décret convoquant le corps électoral vise « le rapport du bureau de la Coordination de la Commission Electorale Indépendante en date du 23 février 2010 » alors que le code électoral en son article 54 prévoit que c’est « sur rapport de la CEI », que les électeurs sont convoqués par un décret pris en conseil des ministres.

Légalement, il ne s’agit pas d’un rapport du Bureau, mais d’un rapport débattu et adopté en séance plénière par l’ensemble des trente et un (31) membres composant la Coordination Nationale de la CEI.

 

Le Collectif des Forces du Changement, soucieux de l’exigence de transparence dans toutes les opérations électorales, exige la publication du "rapport du 23 février 2010, relatif à l’état d’avancement de la préparation de la préparation des élections législatives et présidentielles de 2010 ».

 

2°) Sur le fond

 

Plus d’une fois, M Elie Oueifio, Ministre de l’Administration du territoire a déclaré publiquement que le matériel électoral et les listes électorales ayant servi aux élections de 2005 ont été détruits à plus de 80%. Le Collectif des Forces du Changement s’étonne de la soudaine découverte plus tard de ces mêmes listes par M. Joseph Binguimalé. Le Collectif des Forces du Changement rejette avec force ces listes fabriquées pour les besoins du hold-up électoral en préparation.

 

M. Binguimalé prétend que des listes électorales ont été retrouvées tantôt dans une école à Ngongonon au quartier Combattant, tantôt dans un entrepôt de la Banque Mondiale, alors que cette dernière et le Ministère de l’Enseignement ne sont pas dépositaires des archives de la Commission Electorale.

 

En effet, le Code électoral de 2004 et celui de 2009 mentionnent clairement que le Ministère de l’Intérieur en charge de l’Administration du Territoire est « chargé de la conservation des biens et immeubles, ainsi que des archives de la CEMI (CEI).

 

Par ailleurs, c’est l’occasion de rappeler que la pacification du pays et l’aboutissement du programme DDR constituent un préalable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national. Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l’âge de voter, huit (08) préfectures sur seize (16), que compte le pays sont le théâtre de conflits armés ((Ouham, Ouham Péndé, Nana Gribizi, Bamingui-Bangoran, Vakaga, Haute Kotto et depuis peu le Haut Mbomou et le Mbomou).

 

Selon les rapports des ONG humanitaires, quelques trois cents mille (300.000) Centrafricains sont des déplacés intérieurs. En décembre 2009, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (74.000 au Tchad, 63919 au Cameroun et 245 au Soudan).

 

De ce fait, aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population.

En outre si le Code électoral a été voté et promulgué, aucun texte règlementaire en ce qui concerne le découpage des circonscriptions n’est toujours pris. A ce jour, on ne connaît même pas le nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives.

Eu égard à tout ce qui précède, le Collectif des Forces du Changement considère la signature du décret convoquant le corps électoral comme une fuite en avant et la matérialisation d’une volonté de saboter le processus d’élections apaisées.

 

Il prend à témoin l’opinion nationale et internationale qu’elle exhorte à plus de vigilance pour la conduite de ce processus qui doit être mené selon les standards internationaux pour des résultats crédibles, transparents, incontestables et exige :

 

-         La publication du rapport du bureau de la CEI

 

-         Le retrait pur et simple du décret du 25 février 2010 convoquant le corps électoral ;

 

-         la mise en œuvre immédiate du programme DDR, condition préalable à l’organisation des élections libres, démocratiques et équitables ;

 

-         la publication du texte relatif au découpage des circonscriptions électorales ;

 

-         la recomposition et la mise en place des comités locaux de la CEI ;

 

-         l’organisation sur toute l’étendue du territoire national et dans les ambassades du recensement en vue de mettre à jour une liste électorale fiable.

 

 

                                                                                  Fait à Bangui, le 27 février 2010

 

                                                                                  Pour le Collectif des Forces du Progrès

 

Ont signé

 

1°) ENTITE : OPPOSITION DEMOCRATIQUE

 

ADP                 C.E KEZZA KOYANGBO

 

ASD                F. GOTTO-GAZIAMODO

 

LONDO         Ferdinand DAGO

 

MLPC             Marcel LOUDEGUE

 

RDC               Me Blaise Feurry HOTTO

 

2°) ENTITE : AUTRES PARTIS

 

CRPS             Me Nicolas TIANGAYE

 

FC                  Général Timothée MALENDOMA

 

PATRIE        P.O   B. MAPOUKA

 

3°) ENTITE : MOUVEMENTS POLITICO-MILITAIRES

 

APRD

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 03:22


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APA - Bangui (Centrafrique) mercredi 3 mars 2010 - Les cinq nouveaux membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ont prêté serment mardi au Palais de la Justice à Bangui.

Il s’agit de MM. Gabriel Jean Edouard Koyambounou, Christophe Brémaïdou, Baudin Ngbondo Tabassi, Venant Eloge Ngouma, provenant de l’opposition démocratique et M. Lucien Mbaïgoto désigné par les mouvements politico-militaires.

L’opposition démocratique et les mouvements politico-militaires avaient décrié la collaboration avec leurs précédents représentants. Il s’agit de MM. Ernest Mandakombo, Clément Erégani, Marcel Yangué Boyfini, Joseph Théophile Douaclé, Gabriel Goloumon de l’opposition démocratique et Armand Guétel, un représentant des mouvements politico-militaires.




Centrafrique : prestation de serment des nouveaux membres de la Commission Electorale Indépendante

Bangui, 2 mars (Acap) - Cinq nouveaux membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI), nommé le 24 février 2010 à la demande de l'opposition, ont prêté serment, lundi 1er mars 2010 au Palais de Justice à Bangui.

Il s’agit de MM. Gabriel Jean Edouard Koyambounou, Christophe Brémaïdou, Baudin Ngbondo Tabassi, Venant Eloge Ngouma, provenant de l’opposition démocratique et M. Lucien Mbaïgoto désigné par les politico-militaires.

Ces nouveaux appelés vont remplacer MM. Ernest Mandakombo, Clément Erégani, Marcel Yangué Boyfini, Joseph Théophile Douaclé, Gabriel Goloumo de l’opposition démocratique et Armand Guétel, un représentant des mouvements politico-militaires, désavoués par leurs mouvements respectifs.

Avant la prestation de serment des nouveaux membres de la CEI, le Procureur Général, M. Armand Abezene Djoubaye, est longuement revenu sur les dispositions de la loi 09.016 du 2 octobre 2009 portant Code électorale de la République Centrafricaine.

D’après lui, « la Commission Electorale Indépendante, en relation avec le Ministère de l’Administration du Territoire, est chargée de la préparation, de l’organisation et de la supervision des élections présidentielle, législatives, régionales, municipales… et d’assurer la publication des résultats provisoires au vu des procès verbaux provenant des bureaux de dépouillement ».

 Au regard de la mission confiée à la CEI, a poursuivi le Procureur général, il incombe aux membres de la CEI de nombreuses tâches incluant la préparation matérielle des élections, l’organisation de la campagne électorale et des élections, enfin, la proclamation des résultats du vote…

Il leur a interdit de défendre « les considérations partisanes, ethniques et religieuses ».

Après la prestation de serment, les cinq nouveaux membres de la CEI ont été renvoyés dans leurs nouvelles fonctions par le Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui, M. Salomon Ndoma Apano, en présence des Ministres Laurent Gon Baba de la Justice et Elie Ouéïfio de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, ainsi que du Révérend Pasteur Joseph Binguimalé, président de la CEI.



NDLR : Comme on le constate, du fait des sordides magouilles de Gabriel Goloumo du RDC pour continuer à siéger à la CEI, ce parti membre de l’UFVN n’a plus de délégué au sein de la coordination nationale de la CEI. Par ailleurs et on s’en aperçoit bien avec cette information, si c’est seulement maintenant que les nouveaux membres de la CEI prêtent serment, c’est bien la preuve que depuis, cette importante structure chargée de préparer et organiser les élections n’a pas eu d’activités et dès lors, on ne peut ni comprendre ni admettre que son président, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé pourtant récusé et dont la brève gestion doit être auditée, puisse faire des propositions au président de la République qui signe à tour de bras des décrets illégaux convoquant le corps électoral et portant découpage des circonscriptions électorales comme celui qui a été rendu public ce 3 mars. 

 

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 03:18


Goungaye-Wanfiyo-Nganatouwa.jpg


Prix Moumié 2009/2010 : un centrafricain et trois camerounais

Juliette AbandoKwe

3 mars 2010

 La Fondation Moumié, à travers le Prix Moumié – 3ème édition, développe cette année la panafricanité de sa vision, permettant à feu Maître Goungaye Wanfiyo, avocat et fervent militant de la société civile centrafricaine, assassiné près de Bangui en décembre 2008, de sortir de l’arène locale qu’est le Centrafrique.

 Avec lui ont été récompensé également Jean Bosco Tallasa Majesté Rameau Jean-Philippe Tchendjou II Sokoudjou, ainsi que feu Albert Mukong, tous trois camerounais. Ces personnalités ont toutes marqué, chacune à sa manière, une scène sociopolitique empreinte d’une mal gouvernance profondément indécente, d’une impunité institutionnalisée, et de violations systématiques des droits humains les plus élémentaires.

 Ce Prix est décerné à des personnes qui se sont particulièrement distinguées par leur courage civil et leur détermination, dans le cadre d’un travail d’édification des valeurs démocratiques et des droits humains au Cameroun et en Afrique. Cette récompense a jusqu’ici été attribuée à des citoyennes et citoyens camerounais, à l’instar en de Madeleine Afité de d’ACAT-Littoral (Action chrétienne pour l’abolition de la torture), de l’ADDEC (Association de défense des droits des étudiants au Cameroun), et de feu Samuel Minkyo Bamba et René Jam Afané, auteurs de l’hymne national du Cameroun, ainsi que de Mboua Massok, combattant historique du régime de Paul Biya. Par un choix dépassant les frontières du Cameroun, la Fondation cherche à montrer que le Camerounais Felix Moumié est aussi le martyr de tous les africains.

 Le Prix Moumié, hommage au nationaliste camerounais assassiné par les services secrets français en 1960 à Genève, se donne la mission de rappeler aux peuples camerounais et africains, que rien n’a changé en 50 ans en termes de nécessité d’une lutte coriace contre l’oppression. De 1960 jusqu’à aujourd’hui, des hommes et des femmes se sont battus, ont souvent péris, et se battent encore, au péril de leur vie, pour que leurs concitoyens puissent un jour jouir d’une vie de dignité et de respect.

 C’était ainsi le grand espoir de Maître Goungaye Wanfiyo dans sa défense des victimes de massacres, de viols et d’exécutions sommaires en Centrafrique dans les années 2002-2003. Avocat et ardent défenseur des sans voix centrafricaines, les investigations sur sa disparition sont aujourd’hui plus que jamais entravées par une justice locale et internationale à deux vitesses. La Fondation espère donner un nouvel élan à la lutte contre un oubli délibéré.

 De son côté, Albert Mukong a vécu une vie de sévices, de tortures physiques et morales sous la colonisation et ensuite sous le régime néo-colonial, à travers un combat acharné dès 1956. Natif de Bamenda, il aura ainsi connu les plus redoutables prisons politiques du Cameroun. Décédé en avril 2004, le Cameroun a perdu un homme de la trempe des plus grands.

 Quant à sa Majesté Sokoudjou Jean Philippe Rameau, chef supérieur de Bamendjou, vétéran de l’institution cheffale traditionnelle de l’Ouest Cameroun, cet homme brillant a toujours refusé la corruption des autorités politiques du régime.  Autant acteur que témoin dans la lutte contre les administrations coloniales dans le commandement traditionnel, il a également connu les plus célèbres prisons du pays. Aujourd’hui, son engagement dans la lutte contre le SIDA, fait de lui un véritable héros de la société civile camerounaise.

 Enfin Jean Bosco Talla, journaliste et fondateur de « Germinal », symbole récent de la persécution continuelle du régime Biya contre ceux qui disent ce qu’il cherche à dissimuler, s’est distingué ces dernières années par son indépendance d’esprit, son opiniâtreté et son courage dans la dénonciation systématique des dérives du régime en terme de corruption et de violations diverses. Co-auteur du rapport de Ccfd-Terre Solidaire intitulé « Biens mal acquis. A qui profite le crime ? », publié en juin 2009, il s’emploie, malgré les pressions, la prison, et au péril de sa vie, à mettre infatigablement la légitimité du pouvoir de Biya en question.

 Le Prix Moumié offre donc cette année une très brillante palette de lauréats, dans la plus pure tradition du symbole de la lutte pour une émancipation du Cameroun et de l’Afrique, dans le cadre d’une Afrique encore profondément déniée de son droit à la souveraineté.  

 La cérémonie de remise du Prix aura lieu à Genève le 29 mai prochain, avec  en marge une conférence internationale commémorant le 50èmeanniversaire de l’assassinat de Félix Moumié, en même temps que le 50ème anniversaire de ce que les anciens colonisateurs ont appelé Indépendances.

 La Fondation Moumié compte donc  bien marquer cette année  l’histoire du Cameroun et de l’Afrique d’une manière toute particulière.

 

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www.juliette.abandokwe.over-blog.com

 

"Il faut choisir: se reposer ou être libre" - Thucydide.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 13:36


Joseph-Kony.jpg

Selon des informations parvenues à notre rédaction d’une source crédible de la ville voisine de Bangassou qui a requis l’anonymat, les bandits de la LRA de Joseph Kony ont fait irruption dans la ville de Rafaï semant une véritable panique au sein de la population et pris en otage une cinquantaine d’enfants et de jeunes adolescents qu’ils ont emmenés avec eux en brousse.Le week-end dernier, la ville de Yalinga a également fait l'objet d'une attaque des mêmes bandits de Joseph Kony.Que font Bozizé qui s'est autoproclamé général d'armée et son fils qu'il a bombardé ministre de la défense et proclamé colonel, voire peut-être bientôt général lui aussi ?   

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 01:47


carte_centrafrique_432.gif

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 01 Mar 2010

Points saillants

- Raid de la LRA dans le sud-est de la RCA

- Yalinga, dans la préfecture de la Haute-Kotto attaquée par les éléments de la LRA

- Assassinats de 18 éleveurs peulhs dans la zone de Markounda

- Décret présidentiel prévoyant les élections pour le mois d’avril prochain

- 14 février : première foire agricole de Bouar

- Mme Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, en visite en RCA.

Contexte et sécurité

Incursion de la LRA dans le sud-est

Le 19 février, les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont effectué un raid à Rafaï dans le sud-est de la République centrafricaine. Les rebelles étaient à la recherche de nourriture et de moyens de communication.

Les éléments de la LRA auraient enlevé une trentaine de personnes pour transporter leur butin. Parmi ces personnes kidnappées, plusieurs ont pu s’échapper. Les rebelles de la LRA ont peu à peu gagné la RCA à la suite d’une massive offensive militaire lancée contre eux en décembre 2008 par les Forces armées ougandaises.

Yalinga attaquée

La localité de Yalinga située dans la préfecture de la Haute-Kotto dans le nord-est de la RCA a été attaquée par les éléments de la LRA, le 27 février. A ce jour, aucun élément ne permet d’établir un bilan engendré par cet assaut.

Assassinats de 18 éleveurs Tchadiens

Le 17 février dans les environs de Markounda, dans le nord-ouest, un campement peulh tchadien a été attaqué selon les informations recueillies. Cette attaque aurait été commise par les éléments de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) de la RCA. Elle a occasionné la mort de 18 peulhs.

« Nous sommes en train de procéder à un recoupement pour vérifier la véracité des faits. L’APRD étant signataire des accords de paix, nous avons des obligations que nous devons respecter. » a déclaré, le leader du groupe, Jean-Jacques Démafouth lors d’une intervention avec la presse.

Elections prévues pour le mois d’avril prochain

Selon le décret signé le 25 février par le Chef de l’Etat, François Bozizé, la date du premier tour de l’élection présidentielle a été fixée au 25 Avril 2010 et la campagne électorale s'ouvrira le lundi 12 avril et prendra fin le vendredi 23 avril à minuit.

Pour ce qui est de l’élection présidentielle, le scrutin sera ouvert de 6 heures à 16 heures sans interruption sur toute l’étendue du territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires. Les élections législatives se tiendront quant à elles uniquement sur le territoire national.

Le président François Bozizé a également pris un décret portant nomination de nouveaux membres en remplacement des représentants de l’opposition démocratique et des mouvements politico-militaires siégeant à la Commission Electorale Indépendante (CEI).

L'opposition démocratique et les groupes armés avaient suspendu leur participation aux travaux de la CEI à la mi-janvier pour exiger la démission du président de cet organe, accusé de partialité et d'incompétence. Suite à des négociations menées par le Médiateur de la République, Mgr Paulin Pomodimo, les opposants ont signé, à la mi-février un protocole d'accord qui les engageait à reprendre leur place au sein de la CEI.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 01:41


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Source: InfoSud Agence de Presse (InfoSud)

Date: 02 Mar 2010


HCR - Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres débute aujourd'hui une mission au Cameroun et en République centrafricaine (RCA) pour mettre en lumière les besoins oubliés de dizaines de milliers de personnes déplacées par la violence dans cette région. Il arrivera ce soir à Yaoundé au Cameroun, puis il voyagera dans les régions frontalières bordant la République centrafricaine où il se rendra plus tard cette semaine.

Au Cameroun, dans les provinces d'Adamaoua et de l'Est, António Guterres se rendra dans certaines des 60 installations accueillant quelque 80 000 réfugiés centrafricains. Les réfugiés sont principalement des nomades mbororos ayant fui vers le Cameroun en 2006 et en 2007 du fait de l'insécurité généralisée, du banditisme et du conflit armé récurrent affectant leurs pâturages.

Les réfugiés ont fui les bandits et les rebelles qui attaquent leurs villages, volent leur bétail et kidnappent leurs femmes ainsi que leurs enfants. Nombre d'entre eux ont subi de multiples traumatismes et ils ont perdu des proches. Ils ont également perdu leur bétail et leur mode de vie traditionnel, devenant entièrement dépendants de l'aide humanitaire en tant que réfugiés.

Vendredi, António Guterres se rendra par avion en République centrafricaine où plus de cinq ans de persécution et de harcèlement menés par divers groupes armés ont déraciné près de 200 000 civils. Sa visite se déroule dans un contexte d'incertitude sur l'avenir de la Mission des Nations unies pour la République centrafricaine et le Tchad (MINURCAT), dont le mandat comprend la protection assurée aux réfugiés et aux déplacés internes.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 01:25


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(Mutations 02/03/2010)



A l'issue du sommet de Bangui tenu les 16 et 17 janvier qui porta Lucas Abaga Nchama à la tête de l'institut d'émission monétaire de la Cemac, la Banque de France proteste vivement contre ce choix. "Les responsables de la Banque de France étaient favorables à la nomination du gabonais Alex Barrot Chambrier à la Beac. Dans leurs échanges avec certains dirigeants de la Communauté, ils avaient obtenu un consensus qui laissait croire que cela passerait comme une lettre à la poste", indique une source à la Beac.

Pour continuer à apporter son soutien au Franc Cfa et sa coopération technique à la Beac, la Banque de France pose des conditions pour la poursuite de la collaboration. Bien que respectant "le choix souverain des chefs d'Etat de la Cemac", la Banque de France exige que le nouveau gouverneur leur présente sa feuille de route, et se sépare du personnel pléthorique et coûteux.

 Pour officialiser ces entretiens informels, la Banque de France envoie, au cours du mois de février, une correspondance dans laquelle elle pose de nouvelles conditions devant intégrer le train des réformes engagées au sein de l'institut d'émission monétaire de la sous-région, et qui, selon des sources, vont entraîner la réorganisation fondamentale de son fonctionnement. Quelques jours après la constitution de ce groupe de travail, des sources indiquent que la Banque de France exige la suppression des postes de directeurs généraux, occupés par des personnalités représentant leur pays au sein de leur institution.

Pour les responsables de l'institut d'émission français, ces postes, dont la justification repose sur la politique de représentation, n'ont plus de place dans le dispositif de l'institution, le gouvernorat étant devenu tournant. Un rééquilibrage est aussi suggéré par les français au niveau des directions centrales qui sont des directions techniques de la Beac. Désormais, chaque Etat ne devra plus disposer que d'une seule direction centrale. "Les postes de directeurs généraux étaient des postes politiques alors que la Beac avait besoin des techniciens pour son fonctionnement.

 Mais à ce niveau déjà, il y a des Etats comme la Guinée Equatoriale qui, pour des raisons de disponibilité de compétence, ont eu voix au chapitre très tard", explique un cadre de l'institution. L'institut d'émission français demande en plus de cela, que les procès verbaux et les rapports des conseils d'administration soient soumis à son approbation avant leur signature.

Restructuration

Pour la Beac, ces directives ne peuvent pas être considérées comme des injonctions dans la mesure où les relations entre la Banque centrale et l'institut d'émission français n'ont pas de coloration paternaliste. "C'est une relation entre partenaires, parce que la Banque de France participe au conseil d'administration et dans les organismes de contrôles de la Beac. Il est donc normal que sur la base de ce partenariat, la Banque de France émette des avis sur le bon fonctionnement de l'institution", explique-t-on à la cellule de la communication de l'institution.

Le Bureau extérieur de Paris (Bep) n'échappe pas aux foudres de la Banque de France. Autrefois place forte des achats et des placements d'argent de la Beac auprès des autres instituts d'émission, le Bep, qui avait des missions d'opérationnalité, est désormais réduit à sa portion congrue. Tous les avantages et autres missions opérationnelles lui sont retirés : toutes les commandes d'achats passées depuis le siège, ne seront plus payées par le Bep.
Yaoundé assurera directement le paiement des factures des fournisseurs via leurs comptes.

Dépouillées de toutes ces missions, le Bep va rester un bureau de représentation et de liaison, qui recevra un budget de fonctionnement sur mesure, et dont les initiatives se limiteront désormais au contact des fournisseurs, payés directement par le siège. "Même pour l'achat des petites fournitures de bureau, c'est le siège à Yaoundé qui va s'occuper du règlement des factures. Il n'engage plus rien", soutient une source à la Beac.

Présidé par Issa Allam Ndoul, conseiller spécial du gouverneur, le groupe de travail chargé de proposer les nouveaux textes devant désormais servir de boussole à la gestion transparente de l'institut d'émission monétaire de la Cemac, est placé sous la supervision de Mahamat Tolli Abbas le secrétaire général de la Beac.

Composé de 12 membres dont un représentant de la France, le groupe de travail mis sur pied le 12 février, a commencé ses travaux le 15 février et devait les achever le 28 février. Ceux-ci consistaient à la révision des textes organiques et réglementaires de la Beac sur la base des décisions de la conférence des chefs d'Etat de Bangui. Le travail qui a duré deux semaines, sera présenté au conseil d'administration extraordinaire qui se tient ce mois de mars au siège de la Beac à Yaoundé.

Pierre Célestin Atangana

© Copyright Mutations




La Banque de France émet des réserves sur les réformes en cours à la BEAC


(Afrique Avenir 02/03/2010)



La Banque de France vient d’émettre de sé­rieuses ré­serves quant aux ré­formes ac­tuel­le­ment en­tre­prises au sein de la Banque des Etats de l’Afrique cen­trale, en pleine re­struc­tu­ra­tion, a ap­pris APA lundi de sources ban­caires.

Elle a ainsi ré­ité­ré, no­tam­ment, son vœu de voir sup­pri­més les trois postes de di­rec­teurs gé­né­raux, jugés bud­gé­ti­vores.

L’un de ces postes était oc­cu­pé il y a quelques se­maines en­core par l’Equa­to-gui­néen Lucas Abaga Ncha­ma, nommé gou­ver­neur de la banque cen­trale le 17 jan­vier der­nier au terme de la 10è ses­sion or­di­naire de la confé­rence des chefs d’Etat de la sous-ré­gion tenue à Ban­gui en Ré­pu­blique cen­tra­fri­caine.

La Banque de France sou­haite éga­le­ment le ré­équi­li­brage des postes de di­rec­teurs cen­traux, mais aussi le dé­man­tè­le­ment du Bu­reau ex­té­rieur de Paris (BEP), où on a ré­cem­ment dé­cou­vert des mal­ver­sa­tions fi­nan­cières por­tant sur 858 chèques et 6 vi­re­ments frau­du­leux au pro­fit de 101 bé­né­fi­ciaires, de 1306 re­traits en es­pèces frau­du­leux et de 38 bé­né­fi­ciaires de titres de trans­port aé­riens frau­du­leux, pour un pré­ju­dice de l’ordre de 16,6 mil­liards de FCFA.

A la BEAC, un haut res­pon­sable, in­ter­ro­gé sur le sujet par APA, met les ob­ser­va­tions de la Banque de France sur le compte « des rap­ports de par­te­na­riat entre deux ins­ti­tu­tions qui se res­pectent, et qui sont obli­gées d’échan­ger des in­for­ma­tions pour une meilleure col­la­bo­ra­tion ».
La BEAC et la Banque de France sont liées par une Conven­tion de co­opé­ra­tion mo­né­taire da­tant du 23 no­vembre 1972.

Selon la feuille de route à lui pres­crite, le nou­veau gou­ver­neur, qui a rem­pla­cé le Ga­bo­nais Phi­li­bert And­zembe, est char­gé de pour­suivre les au­dits des pro­cé­dures comp­tables, de ges­tion et de contrôle du siège, d’ac­cé­lé­rer les pour­suites ju­di­ciaires et les pro­cé­dures de re­cou­vre­ment à l’en­contre des au­teurs de fraudes et autres dé­tour­ne­ments, tant au ni­veau du BEP que dans le pla­ce­ment du dépôt à terme in­dexé au­près de la So­cié­té gé­né­rale, une banque fran­çaise, une opé­ra­tion ha­sar­deuse de 328 mil­liards FCFA ef­fec­tué en dé­cembre 2008 et qui a conduit à une perte comp­table sèche de 16,4 mil­liards FCFA.

M. Abaga Ncha­ma devra éga­le­ment pro­cé­der à la mo­di­fi­ca­tion des sta­tuts de la BEAC, en vue du ren­for­ce­ment de la gou­ver­nance et de l’ef­fi­ca­ci­té de l’ins­ti­tut d’émis­sion, as­su­rer le ren­for­ce­ment des ca­pa­ci­tés en moyens ma­té­riels et hu­mains de la Com­mis­sion ban­caire de l’Afrique cen­trale (COBAC), de la pour­suite de la mo­der­ni­sa­tion de nos moyens de paie­ment pour les mettre au ser­vice des po­pu­la­tions.

© Copyright Afrique Avenir

 

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