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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:35

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de lhomme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

Bangui : la population s’indigne de l’état de dégradation avancé des routes

 

 

les-travaux-sur-l_avenue-de-france-c2a9-rjdh-hippolyte-dono.jpg

 

Pont de SICA 3 sur l'avenue de France à Bangui

 

Bangui, 16 novembre 2012 (RJDH) – Face à l’état dégradation avancé des routes de la capitale Bangui, le RJDH a fait un micro-trottoir, ce vendredi dans les principales artères de la ville. La majorité des personnes interrogées se disent déçues de la situation et appellent le gouvernement à prendre sa responsabilité afin de réparer les routes.


De l’avenue des martyrs à celle de l’indépendance en passant par l’avenue de France, des trous de 20 à 60 centimètres de profondeur tapissent la chaussée. Certains ponts qui relient les différents coins de la capitale sont en très mauvais état. D’autres ponts sont affaissés et en cours de réparation. Cette situation complique la circulation de sorte que taximen et conducteurs de bus sont obligés de changer plusieurs itinéraires, de même que des particuliers soumis eux-aussi à cet exercice de ‘’déviation’’.


« Les travaux de construction du pont de Saint-Saveur sur l’avenue de France, nous ont fait contourner jusqu’à plus de trois kilomètres, alors qu’il faut juste moins de deux mètres pour joindre les deux bouts », a mentionné un conducteur de taxi, sous couvert de l’anonymat.


La réparation de ce pont est d’une durée de deux mois et une semaine. Les travaux ont commencé le 1er novembre et prendront fin le 7 janvier 2013. On ne connaît pas le coup des travaux, mais c’est la société japonaise SOGEA SATOM qui est chargée de son exécution.


Mais cette réalisation est loin de satisfaire la population. Pour certaines personnes interviewées, c’est en l’absence d’une bonne politique du gouvernement en matière d’infrastructures des institutions que les Centrafricains se trouvent dans cette situation.


« Les régimes qui se sont succédé à la tête de ce pays n’ont pas à l’esprit que les routes, les ponts et les bâtiments sont comme des êtres humains. Il faut les entretenir pour qu’ils puissent durer dans le temps », a souligné un étudiant en droit à l’Université de Bangui.


Pendant ce temps, les habitats des Castors souffrent encore à cause du principal pont de l’avenue, affaissé depuis plus d’un an et qui n’est toujours pas réparé travaux sur l’avenue des martyrs se poursuivent.

 


 

Boali : L’Unicef assure la prise en charge des enfants malnutris

 

 

enfant avec pneumonie

 

 

 

Boali, 16 novembre 2012 (RJDH) – Une soixantaine d’enfants âgés de zéro à cinq ans qui souffrent de malnutrition sont désormais pris en charge  par l’unité nutritionnelle de thérapeutique ambulatoire(UNTA), au centre de santé de Boali (sud-est), sur un financement du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).


Le  conseiller psycho-social de cette formation sanitaire, Freddy Malémoto, a indiqué qu’une équipe sillonne  les quartiers pour procéder à l’enregistrement des  enfants malnutris et les oriente vers le service pour une prise en charge alimentaire.  Ces enfants reçoivent chaque semaine de la nourriture.


Freddy Malémoto a toutefois relevé que l’acheminement du matériel pour le bon déroulement de ce programme fait problème, ce qui pourrait perturber les activités.  « Nous ne disposons pas de matériels adéquats pour mener à bien nos activités », a-t-il ajouté.


Le conseiller Malémoto explique que l’UNTA travaille en partenariat avec l’UNICEF, dans le but de voler aux secours des enfants malnutries.


Ce programme s’étendra dans la ville de Boali et les localités périphériques. C’est une initiative du ministère de la Santé en partenariat avec l’UNICEF.

 


 

Bouar : Une assistance financière pour la prise en charge alimentaire des personnes vivant avec le VIH

 

 

ruban sida

 

 

Bouar, 16 novembre 2012 (RJDH) – Des personnes vivant avec le VIH/sida ont reçu une somme de 500 000 FCFA, le jeudi 15 novembre, à l’hôpital préfectoral de Bouar (ouest),  de la part de Croix-Rouge centrafricaine dans le cadre de leur prise en charge alimentaire. C’est une aide  de la Croix-Rouge finlandaise.


Le président préfectoral de la Croix-Rouge locale a précisé que chaque personne a reçu une somme selon ses besoins exprimés. « C’est pour donner la possibilité aux personnes vivants avec le VIH/sida de pratiquer des activités génératrices de revenus, afin de bien manger avant de prendre les médicaments », a-t-il expliqué


« D’après le constat, plusieurs malades du sida refusent de prendre les médicaments antirétroviraux (ARV) à cause des effets secondaires qui entrainent parfois la faim », a-t-il ajouté.

« Nous adressons nos remerciements à la Croix-Rouge qui nous donne la possibilité de survivre », a témoigné un des bénéficiaires.


Cette assistance fait suite à celle de la ville de Berberati (ouest) remise le 14 novembre. C’est un prêt dont le remboursement se fait à long terme.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:22

 

 

 

Djodjo Bozizé casque aux oreilles

 

 

FEDERATION CENTRAFRICAINE DE BASKETBALL



Alors que nombres d’entreprises privées peinent à se faire payer des factures des travaux réalisés avant, pendant et après les éliminatoires Afrobasket 2013, la FCBB auréolée par le succès de la réhabilitation de l’Omnisport et la qualification de la RCA à la CAN prochaine fait dans la danse du ventre et oublie d’honorer les ardoises laissées sur son dos. Mais combien de temps durera le temps de gloire ?


APPELS PATRIOTIQUE ET NATIONALISTE ABUSES.

 

Elles sont nombreuses les entreprises locales enrôlées pour la fourniture des équipements et des matériaux de réhabilitation du palais omnisport, pour l’organisation des compétitions AFROBASKET 2013. Elles, se sont : complexes hôteliers, agence d’accueil, agence de communication, sécurité privée, manœuvres et autres services retenus pour réhabiliter Omnisport et soutenir la messe sportive internationale. A différentes dimensions et besoins exprimés par la FCBB, l’ensemble des parties énoncées ont, à leur tour,  soit sous-traité avec leurs fournisseurs, soit enrôlé d’autres entreprises-sœurs  pour des meilleurs résultats. Y a-t-il eu  signature de contrat de marché, de bons de commande à la base ?


Un éditorialiste d’une radio privée a tenté la question de savoir si le traitement de « dossier Omnisport » était-il légal mais s’est très vite résolu en ces termes : « Le mystère entoure la réhabilitation de l’Omnisport. Le pari en vaut un mais sa réalisation mérite que les autorités en charge du dossier apportent beaucoup de clarification sur les conditions d’acquisition du marché et la provenance du financement. » Chacun y va de sa préoccupation, qui n’est pas exempte de calculs.

 

« Aucune cérémonie de lancement de travaux ni de remise de celui-ci à qui on ne sait. Jusqu’alors l’on ne sait si Omnisport est une propriété de la famille Bozizé et ou un bien de l’état centrafricain après sa rénovation. » Lance de son côté un cadre au Ministère de l’Urbanisme. « Le président de la fédération disposerait même d’une chambre à couché haut standing et même d’un cachot privée à l’intérieur. Ce qui sous-entendu, pour le président de la FCBB, Omnisport est son patrimoine» Conclut un étudiant de 3e année de Droits à l’Université de Bangui.


La question posée restera centrale : secret des dieux.  Sinon rien n’est moins sure car des personnes ressources concernées ne ménagent d’efforts pour exprimer de sérieux regrets de s’être aventurés à soutenir le projet d’une personne (ou d’une famille au pouvoir) aux doublures imprévisibles et comportement infréquentable. « Lorsque la FCBB a frappé à notre porte, elle avait tout le verbe nécessaire pour nous convaincre de soutenir les efforts de la réhabilitation de l’Omnisport et soutenir les Fauves de Basketball. Les agents appelaient au Patriotisme et Nationalisme. Ils étaient prêts à se plier en quatre pour nous faire faire leur volonté même sans un franc payé d’avance. » Se souvient encore un homme d’affaires rencontré au Km5.


Plus d’un mois passé, jour après jour, que les rideaux sont tombés sur les Éliminatoires AFROBASKET 2013, aucune communication n’est donnée pour fixer l’opinion nationale sur le stade Omnisport, sa source de financement, ses conditions d’utilisation, encore moins le payement des soldes et autres factures émises à la FCBB. Ceci dit rien n’est pour demain.  Aussi en parler en public ou revendiquer un quelconque payement de solde constitue une récrimination à l’égard de la FCBB.


Pour se désolidariser des clients, devenus gênants, qui attendent d’elle le règlement total de ses obligations, l’institution nationale en charge du basketball,  va afficher mépris, multiplier des défenses contradictoires, donner des rendez-vous erronés, ne plus décrocher d’appels téléphoniques, renvoyer rencontrer le président de la FCBB et pour se coller la paix va faire responsable de tout payement de factures le président de la république, chef de l’état.


BIS REPETITA. La fédération centrafricaine de basketball s’était vue confiée l’organisation de l’Afrobasket 2013 par la fédération internationale de Basket Association (FIBA) avec condition de normaliser le stade qui devrait accueillir la compétition aux règles internationales. La FCBB, avec à la présidence Joseph François Bozizé, Djodjo pour son premier cercle, va pousser l’ambition extrême pour réhabiliter le palais omnisport, jadis construit par des yougoslaves à la demande du défunt empereur Jean-Bedel BOKASSA sur fond de contribuables centrafricains.

 

Pour Djodjo, se sera le début d’un pari à gagner s’il venait à le réaliser, à quitte ou double. Tombé en ruine au lendemain de la chute de l’empire en 1979, malgré son coût estimé à de milliards de Fcfa, ce joyau sportif centrafricain, lequel avait abrité le couronnement du feu père constructeur de la RCA, n’a pu être rénové par différents régimes politiques qui se sont succédé. Limites ou mauvaises volontés politiques ? Personne n’a de réponse à donner mais les faits étant têtus, l’histoire répétée en République centrafricaine va enclencher un nouveau départ, avec Joseph François Bozizé en acteur principal.


Le discours d’ouverture de l’Afrobasket 2012 tenu ce jour, 29 septembre par le président de la FCBB, devant la nation centrafricaine, les sportifs de la CEMAC et la communauté internationale réunis dans l’enceinte du palais sportif ajusté, a dénoncé la mauvaise gouvernance ménagée par différentes personnes qui ont succédé à la tête de la fédération nationale du Basketball et le département du Sport. Joseph François Bozizé, en restaurateur de vestige, va marquer 1000% de notes additionnelles et se voit redorer son blason jadis débridé. Le peuple centrafricain a salué l’effort de la FCBB et a oublié le passé méphistophélique de « DJODJO » mais attend Joseph François Bozizé au tournant. Personne n’a eu tort.


AU NOM DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET AVEC SON ARGENT, TU REALISERAIS….


Depuis juin 2012, le nom et l’argent du président centrafricain restent toujours présents à la FCBB. Même une banale confusion de patronyme ne le permettra pas. Il s’agit bel et bien de M. François Bozizé YANGOUVONDA, président de la République, Chef de l’Etat Centrafricain dont le nom revenait régulièrement dans les causettes des proches de Djodjo au lendemain de l’annonce de la réhabilitation de l’Omnisport. Pour ces niais compagnons, selon le fils-président, le fonds de réhabilitation proviendrait de la « bourse » personnelle de Bozizé-père qui se doit soutenir l’ambition de Bozizé-fils.


Le budget prévu, près de 400 millions de Fcfa devraient provenir du Trésor Public mais n’étaient pas disponible au moment d’engager les travaux. Pour ce fait, selon des sources anonymes provenant de la FCBB, en fin juin début juillet,  le Président de la République aurait ouvert un chapitre dans son « propre » budget en guise d’avance sur les frais de réhabilitation et se serait fait rembourser par le trésor public en plein septembre.  En même temps, la télévision nationale et une certaine presse écrite banguissoise font l’éloge, tous les week-ends des mois de juillet et août 2012 d’une campagne de contribution nationale à la tête une dame Kolingba dont les missions consistent à organiser matchs de basketball, sensibiliser l’opinion publique et collecter de fonds inter arrondissements et inter entreprises pour soutenir la réhabilitation de l’Omnisport.


Cependant, les travaux de réhabilitation avançaient, certainement et sans nul doute sur fonds-Bozizé, dans la plus grande discrétion absolue. Certaines entreprises spécialisées en bâtiments et revêtements d’aire de jeux ont été mises en contribution sur un principe de marché gré à gré violant de manière métallique et bien carrée les lois nationales d’attribution de marché public. Ici, cela ne devrait pas être le cas, dira-t-on.


LE MELANGE FONDS PRIVE – FONDS PUBLIC NE FAIT PAS BON MENAGE. « L’argent confié à Djodjo nécessaire pour réhabiliter l’Omnisport et organiser l’Afrobasket dépasse le montant prévu et suffirait à honorer les ardoises laissées actuellement sur le dos de son père. » A affirmé, avec consternation, un membre anonyme de la FCBB, mais déclaration qui corrobore les témoignages du personnel  du Cabinet des Finances, de la Direction des dépenses et Budgets, du Trésor Public centrafricain qui se souviennent des multiples et insistants appels téléphoniques effectués au nom du Président de la République enjoignant Ministre des Finances, Directeur de cabinet de ce dernier et du Directeur du Trésor de lui servir l’argent liquide commandé par Bozizé-père. Ainsi, les passages de Djodjo à la caisse du Trésor pour décharger des espèces ne sont pas à compter. Si l’affirmation du proche collaborateur s’avère probant comment considérer Djodjo lorsqu’il traitait ses prédécesseurs et chefs hiérarchiques des démons de finances publiques dans son discours d’ouverture d’Afrobasket ? 

 

FRANÇOIS BOZIZE PAYERA LES ARDOISES DE LA FCBB.

 

Reconnu père protecteur de ses fils, François Bozizé est dans le collimateur de nombreux centrafricains et entreprises mécontents qui ont apporté leurs concours à la réhabilitation de l’Omnisport et à l’organisation de l’Afrobasket 2013. Car depuis qu’il est dit qu’il revient à Bozizé-père de régler les soldes des prestataires de services de la FCBB, tous les regards sont tournés vers la présidence de la République d’où viendra l’argent nécessaire à l’épurement des soldes restants. Pour illustrer son impatience, un commercial d’hôtel, désabusé, assure des craintes possibles du non-paiement du solde d’hôtel qui monte à plusieurs milliers de FCFA.

 

« Nous n’avons aucune garantie pour nos reliquats. Nous savons que la FCBB est autonome dans la gestion de ses actifs. Mais que le payement se ferait par un certain François BOZIZE, président de la République est insensé. Comme si c’était ce dernier qui était faire des réservations dans nos locaux… Nous avons affaire, dans ce cas de figure,  à une fin de non-recevoir. Comprenez que nos espérances s’amincissent.»

 

Un des nombreux ouvriers qui a travaillé, à la tâche, à la réhabilitation du complexe sportif pense « Qu’il est ridicule de considérer cet argument. Personne ne saura jamais que l’argent lui a été déjà donné au en liquide ou pas. C’est de la diversion. D’ailleurs, je l’ai vu jeter, à l’air libre, plusieurs liasses de cinq (5000) Fcfa à l’ouverture et à la clôture de l’Afrobasket aux danseuses et à ses valets. Sans dire aussi qu’il a faroté au Night-club LE ZODIAC cette même nuit de clôture de la manifestation. »


GROS BRAS. Ni lui-même Djodjo, ni le secrétaire général, ni le trésorier général  de la fédé n’a daigné revenir vers les clients tenir un langage d’apaisement. « Ils ne le feront jamais. C’est mal connaître ces gens.» Dit un passant qui s’intéresse au dossier et poursuit en ces termes « Tout ce monde qui constitue la sphère du président de la FCBB fait confiance à la réputation de DJODJO pour envoyer balader qui ose demander ses dus. La fédé sait que Djodjo est infréquentable et insupportable, un mauvais client et donc plus facile pour elle (FCBB) de se couvrir en brandissant son nom pour justifier un laxisme connu d’avance. C’est un Gros bras, Djodjo. »


LE GANGSTERISME ERIGE DE LA FCBB EXPLIQUE L’IMPUISSANCE DU MINISTERE EN CHARGE DE SPORTS.

 

La recherche d’intermédiaire favorable au payement des factures ne pronostique pas les ayants-droits pris dans les encolures  de la FCBB. Le ministère en charge des sports qui a l’autorité directe sur la FCBB est en mal de considération par la nouvelle présidence du Basketball. Pour dire que le chef du département des Sports ne digère pas l’extrême insubordination du président de la FCBB. Un fonctionnaire dudit ministère soutient son chef de département avec cette assertion, pas grand confortable : « Tout est parti d’un manque d’humilité de la part du président de la FCBB qui arrive à ce poste avec une antipathie monstrueuse contre le ministre actuel. Ce dernier est dans le collimateur du président de la FCBB avant même de briguer la présidence de la FCBB. On ne sait pour quelle raison. Ils ont une collaboration givrée depuis toujours que nulle n’ose les raisonner. »


Dans les débits de boissons à Bangui, l’animosité entre le ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture et le président de la fédé de basketball se raconte comme un presque vécu zimbabwéen avec cette fois Djodjo dans la peau du vieux Mugagbé et le ministre dans celle de Tsvangiraï.  Ni l’un ni l’autre ne supporte l’initiative de l’autre et vice versa. Dans le cercle du président de la fédé, le ministre est un tout sauf un supérieur hiérarchique qui ne pense qu’à se faire pleine la poche et qui a couvert l’ancienne équipe dirigeante de la FCBB.


Cette ambiance qui règne entre les deux autorités citées ci-haut connue du centrafricain ne profite pas au règlement de conflit comme c’est le cas. Ni l’un ni l’autre ne peut apporter une solution aux nombreuses personnes qui attendent justice de leur part. La question restera latente dans la gorge du centrafricain mais peut exploser, d’une façon ou d’une autre, avec ce temps qui court.


Une situation à laquelle le président François Bozizé doit aussi trancher avec intelligence et sans bruits de bottes et de lacrymogènes. En Centrafrique,   l’exemple a toujours donné que pour le franc cfa le centrafricain est prêt à la poussée de fièvre mais aussi à avaler les éruptions du volcan s’il est payé.

Arthur Gonitoua

 

 

 


Pour un piquet de déviation renversé, Joseph Bozizé frappe


Radio Ndéké Luka Vendredi, 16 Novembre 2012 13:31

 

Sur instruction du président de la Fédération centrafricaine du Basketball, Joseph Bozizé, un conducteur de taxi et un sapeur-pompier ont été passé à tabac dans la nuit du 14 au 15 novembre. Le taximan aurait imprudemment renversé un piquet de déviation devant l’Omnisports de Bangui et s’est fait torturer avec son client.


Selon les témoignages des parents des victimes interrogés par Radio Ndeke Luka, « le taximan et le militaire ont été arrêtés par les éléments de Joseph Bozizé, alias Jojo pour avoir renversé un petit panneau de déviation devant le complexe sportif Omnisport ».


D’autres témoins ont expliqué que « c’est par inattention que le conducteur de taxi aurait fait tomber le piquet. Jugeant l’acte d’un fait exprès, le fils du Président Joseph Bozizé a ordonné à ses hommes de passer à tabac le taximan. Le client à bord, le sapeur-pompier, a tenté de donner des explications en brandissant sa carte de sapeur-pompier. Hélas ! Jojo lui a retiré la carte puis la déchiré », ont poursuivi les témoins.


Ainsi, le taximan et son client se sont faits emprisonner dans la geôle construite par le président de la fédération du basketball dans les locaux même de l’Omnisports à Bangui.


Informé du comportement de son conseiller en matière de la jeunesse, le président de la République, François Bozizé, « a demandé de rencontrer les victimes».


En dépit de tout, les victimes sont gardés à vue à la Section des Recherches et d’Investigations (SRI) à Bangui tandis que le taxi est maintenu à la présidence.


Radio Ndeke Luka a essayé  vainement de joindre Joseph Bozizé pour sa version des faits. Toutefois RNL reste dans l’attente de sa réaction.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 22:09

 

 

 

logo CNRC-FB

 

 

Déclaration du CNRC-FB relative à l’appel au Dialogue inter-centrafricain lancé par des partis politiques de l’opposition



Réf. 12-11-15/007/COM/CNRC-FB/BE/Dialogue inter-centrafricain.

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Face à la dégradation sans précédent de la situation globale du pays, quelques partis politiques de l’opposition ont lancé le 12 Novembre 2012 un appel pour la tenue d’un dialogue inter-centrafricain. Il s’agirait, pour ces partis, de dialoguer avec le régime du Général BOZIZE afin de trouver des solutions permettant de sortir le pays de l’impasse.


Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine - Finî Bêafrîka :


- Considère que dans tout État démocratique, le dialogue politique est permanent ;


- Constate le mépris des principes et valeurs démocratiques par le régime en place ;


- Est convaincu qu'à l'instar des précédents dialogues, tenus en 2003 et 2008, une nouvelle concertation entre l’opposition politique et le régime du Général BOZIZE est logiquement vouée à l’échec. Pire, en proposant cet énième dialogue, les partis politiques signataires de l’appel du 12 Novembre 2012 donnent une belle occasion au régime de continuer à jouer à une démocratie de façade et, surtout, de manoeuvrer en vue d’une confiscation durable du pouvoir.


Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine – Finî Bêafrîka marque fermement son refus de s’associer à une démarche visant à dialoguer avec un pouvoir disqualifié. Lequel a suffisamment prouvé sa volonté de ne rien céder à l’opposition civile en vue d’une amélioration de la situation nationale.


En revanche, le CNRC-FB juge indispensable une mobilisation de toutes les forces vives de la Nation contre les velléités de modification de la Constitution en vue de permettre au Général BOZIZE qui épuisera ses deux mandats prévus par la Constitution en 2016, de se représenter aux prochaines élections présidentielles.


Pour le CNRC-FB, toute manipulation de la Constitution pour faire sauter les verrous imposés par l’article 108 relatif au nombre et à la durée de mandats du Président de la République équivaut à un coup d’État contre le peuple centrafricain.


Fait à Fort-de-France, le 16 Novembre 2012


Pour le Bureau Exécutif provisoire,


Le président Gaston Mandata NGUEREKATA.
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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 03:45

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Obo : La population détruit le portrait des leaders de la LRA affichées dans la ville

 

 

joseph-kony-wanted

 

 

Obo, 15 novembre 2012 (RJDH) – Le portrait de Joseph Kony et ses principaux lieutenants recherchés par la Cour pénale internationale, affichées sur des panneaux pour la campagne de communication anti-Kony  par des conseillers américains basés à Obo (sud-est), ont été déchirées par la population.


Ces photos ont été affichées pour permettre à la population d’identifier ces hommes afin d’alerter les militaires en cas de leur présence dans la région. C’est depuis une semaine que cet acte a commencé. Une personne habitant proche d’un  panneau a témoigné  avoir vu à trois reprise, des victimes de la LRA de passage lapider les images affichées.


Interrogées par Radio Zéréda, la plupart des personnes répondent que toutes les informations concernant la LRA ont été livrées aux forces armées, et pourtant cette rébellion continue d’opérer dans les rayons de moins de cinq kilomètres autour de la ville. « C’est ce qui est décourageant ! », s’est indignée une des personnes interrogées.


Ces panneaux ont été installés le 23 septembre. Ils comportent aussi des numéros de téléphones  des officiers des différentes forces qui doivent être alertés.

 


 

Birao : Calme précaire après un incident entre les éléments de l’armée

 

 

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Birao, 15 novembre 2012 (RJDH) – Le calme revient progressivement dans la ville de Birao (nord-est), après des coups de feu qui ont retenti dans la nuit du mercredi 14 à jeudi 15 novembre, mettant la population dans la peur.


Ce crépitement des armes durant toute la nuit dans les bases des militaires de la force tripartite Centrafrique-Tchad-Soudan pour la sécurité des frontières communes des trois pays, a  occasionné la fuite de plusieurs personnes qui se sont réfugiées dans la brousse. Des sources proches de la préfecture contactées par le RJDH, parlent d’un incident purement militaire qui n’a pas touché pas la population.


« Les coups de feu qui se sont retenti n’ont pas fait de dégâts parmi la population civile. Il s’agit d’un incident entre des éléments des trois forces basés dans la localité. Une réunion est en cours avec les responsables des différentes composantes des forces pour régler cette affaire », a expliqué la même source.

Par contre, un religieux joint par téléphone a fait savoir que l’échange de tirs aurait fait trois morts du côté des militaires centrafricains. « Mais le calme tente de revenir après la réunion présidée par les autorités administratives avec les responsables des différentes forces », a-t-il dit.


D’après les informations recueillies par le RJDH, une partie de la population est revenue dans la ville, tandis que certains habitants sont encore dans la brousse.

 

 

 

Bangui : La grève des enseignants contractuels perdure

 

Bangui, 15 novembre 2012 (RJDH) – La grève des enseignants contractuels du fondamental 1 persiste dans certaines  écoles de Bangui et de l’intérieur du pays. Ceci, après une tentative de négociation de la ministre de l’Education nationale, de l’enseignement primaire et secondaire, Annie Gisèle Nam.


Ceux-ci rejettent la proposition de la ministre qui leur demande de reprendre les enseignements et de poursuivre les négociations.


« Nous ne sommes pas satisfaits des propos de la ministre qui nous demandent de reprendre les activités. Nous allons poursuivre le mouvement jusqu’à ce qu’une solution concrète et durable soit trouvée à notre revendication », a fait savoir un membre du collectif des enseignants, sous couvert de l’anonymat.


A Bangui, les activités semblent reprendre dans certaines écoles primaires, mais à l’intérieur du pays, tout est encore bloqué. A Mbaïki (sud) par exemple, cette situation inquiète l’Association des parents d’élèves (APE), qui a lancé un appel aux enseignants d’être souples et de reprendre les activités.


« Nous demandons aux instituteurs de penser à l’avenir des enfants et d’être tolérants car étant dans les quartiers, nos enfants se livrent aux jeux qui les détournent du chemin de l’école », a lancé le président l’union préfectorale de l’APE de la Lobaye, M. Sérémoye.


Dans la  ville de Berberati (ouest), les contractuels représentent ¾ du personnel enseignant du fondamental 1. Ils sont en total 200 personnes dans la préfecture de la Mambéré-Kadei. Depuis le 7 novembre, date à laquelle le mouvement de grève a commencé, les portes de la plupart des écoles primaires sont fermées.


Ce même constat est fait à Boali (sud-ouest). D’après Radio ICDI, suite à l’appel du bureau  du collectif des enseignants depuis Bangui, les enseignants contractuels  de la localité  ont cessé les cours depuis le lundi 11 Novembre.


« Pour l’instant, les élèves sont abandonnés à leur triste sort. A l’école sous-préfectorale garçons et filles, les 10 enseignants sont en grève. Ce sont les deux directeurs qui tiennent essentiellement les élèves des classes de CM1 et CM2, en attendant la normalisation de la situation. L’école Harandé à majorité peulh, où l’équipe enseignante est constituée en totalité de contractuels, a  également cessé les activités. Toutes les classes sont fermées », a constaté Radio ICDI.


Dans toutes les écoles touchées par cette crise, la décision des enseignants contractuels semble être unanime. Ces derniers ont fait savoir que les activités ne reprendront que si le ministère leur paye les quelques mois d’arriérés de salaire et procède à leur intégration dans la fonction publique.


Les activités scolaires dans certains établissements primaires de Bangui et de l’intérieur du pays sont perturbées depuis le 7 novembre, à cause de la grève des enseignants contractuels qui revendiquent du gouvernement leur intégration dans la fonction publique. Une tentative de négociation de la ministre Nam, le mardi 13 octobre, a échoué.

 


 

Paoua : Des sinistrés reçoivent une aide

 

Paoua, 15 novembre 2012 (RJDH) – Les quelques 400 sinistrés de la pluie diluvienne qui s’est abattue en juillet à Paoua ont bénéficié d’une assistance de la Croix-Rouge locale, le mercredi 14 novembre dans la commune de Paoua-centre. L’assistance est faite sur un financement du comité international de la Croix-Rouge.


Cette aide est composée de bâches, des ustensiles de cuisine, de morceaux de savon et de nattes. Chaque ménage a également reçu deux moustiquaires imprégnées.


Cette activité a été supervisée par le président de la Croix-Rouge nationale, Antoine Mbaobogo. Robert Koulayom, un des bénéficiaires, a exprimé son soulagement au nom des victimes, à la Croix-Rouge pour cette assistance.

 


 

Bambari : Plusieurs cas de pneumonie enregistrés chez des enfants

 

 

pneumonie-poumons-alveoles

 

 

Bambari, 15 novembre 2012 (RJDH) – Plus de soixante cas de pneumonie ont été enregistrés chez les enfants de zéro à cinq ans au service  de la pédiatrie de l’hôpital préfectoral de Bambari (centre) pour le mois en cours, a signalé le major Edouard Ouagnon.


Le major explique que plusieurs cas de maladies respiratoires ont été enregistrés parmi lesquelles la pneumonie chez des enfants dont l’âge varie entre zéro et cinq ans, mais la prise en charge fait défaut, faute de matériels. « Nous ne disposons pas de matériels adéquats pour prendre en charge les enfants qui souffrent de cette maladie », a-t-il déploré.

 

Par ailleurs, il lance un appel aux parents de faire vacciner leurs enfants et de les amener à l’hôpital pour un meilleur diagnostic.

 

Environ 30 enfants sur 100 meurent de pneumonie en République centrafricaine, selon des sources médicales. Pour le Dr Jean-Chrysostome Gody, directeur du complexe pédiatrique de Bangui, l’ignorance de cette maladie par les parents est l’une des principales causes de cette situation.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 03:43

 

 

 

 

Mackpayen Centro



Paris, 15 nov (CAP)« L’état de santé de mon mari se dégrade par rapport aux mauvaises conditions de détention qui sont les siennes au camp de Roux à Bangui.Je ne cache donc pas mon inquiétude pour lui ». Tel est le cri de détresse que Sandrine Mackpayen son épouse, a lancé ce jour à la rédaction de Centrafrique-Presse en pleur dans un appel.


« C’est un SOS que j’adresse aux organisations de défense des droits de l’homme, à la presse dans son ensemble et à la communauté internationale tout entière car mon mari est INNOCENT avec majuscule. » Et de poursuivre : « C’est un coup monté de toutes pièces contre lui par  ceux qui lui en veulent  pour satisfaire leurs égos personnels en utilisant le président de la République » ajoute-t-t-elle désespérée.


Le report au 28 novembre prochain du procès en raison de l’absence de certains avocats et l’interdiction opposée aux avocats de Mackpayen de lui rendre visite au camp de Roux où il est détenu sont un grand sujet de préoccupation de sa famille en particulier de son épouse, d’où l’alarme qu’elle tire sur le sort de son malheureux mari. Que reproche-t-on vraiment à ce jeune homme ?  

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 21:41

 

 

 

 

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JP Bemba Gombo

 

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:39

 

 

 

 

 

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La famille BOBEBOUDIA dans son ensemble,

les familles GOKE, KOBA, KAMAYEN, LESSOUA, SIKPO, DEDEAVODE, MOROUBA, GOTTO, ZOKOEZO, leurs enfants, petits-enfants, neveux et nièces,

 

ont la profonde douleur de faire part du décès de

 

Maître LAMBERT ZOKOEZO,

Magistrat

Avocat

 

Fondateur de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme

 

survenu le 10 novembre 2012 à Paris (75019).

 

Les obsèques auront lieu de la manière suivante:

 

VENDREDI 16 NOVEMBRE:


-         De 14 h 30 à 15 h 30 Recueillement devant le défunt à la salle funéraire

de  l’Hôpital Jean Jaurès, 9-21 sente des Dorées 75019 Paris, Métro Porte de Pantin

-         20 h veillée à Meaux

 

SAMEDI 17 NOVEMBRE 2012:


     -   De 13h30 à 15h30 Bénédiction des morts et recueillement à l’Hôpital  

         Jean Jaurès, 9-21 sente des Dorées 75019 Paris, Métro Porte de Pantin

     -   18h Messe à Meaux

-         20h veillée à Meaux,

Centre Louis Aragon, Mail des Allobroges 77107 Meaux

 

MARDI 20 NOVEMBRE 2012:


-         Levée de corps à 9h

     Hôpital Jean Jaurès, 9-21 sente des Dorées 75019 Paris, Métro Porte de Pantin

 


 

NB: l’adresse précise pour la veillée de vendredi16 novembre vous sera communiquée dans un second message

 

Merci.

 

Contact: 07 60 47 57 53

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:18

 

 

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 


Mon livre « LA PLACE DU CHRETIEN DANS LA VIE POLITIQUE », ayant pour mots-clés : « GESTION POLITIQUE AVEC LA CRAINTE DE DIEU » vient de paraitre,  édité par DICTUS PUBLISHING.


 Ce livre de poche contient une première partie de mes propres expériences dans le domaine politique avec bien évidemment la grâce de Dieu. Destiné aux chrétiens qui désirent s'y engager pour assurer véritablement le bien- être de leurs semblables, il contient également des conseils primordiaux pour ceux-ci comme disciples de Jésus, autrement dit sel de la terre et lumière du monde, deux rôles à jouer en toutes circonstances.


 Les tentations étant innombrables dans l'arène politique, le sel ne doit pas perdre sa saveur, pour devenir fade, donc inutilisable, et la lumière ne doit pas être cachée, mais briller pour chasser les ténèbres. Il s’agit d’un engagement qui se manifeste tant en paroles qu'en actes (Luc 14: 34-35 ; Col.4: 6).


 Dieu n'interdit ni la politique, ni la richesse. Cependant une vigilance absolue est à observer à l'égard des deux, car principales causes de la perte de  foi des chrétiens.

Le livre parle de la position de Jésus face aux tendances politiques de Son temps pendant Son séjour sur la terre, à  l’égard du pouvoir temporel, précise  le contexte et le sens exact de l’expression employée à l’époque par le Seigneur : « A César, ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », devenue proverbiale et faussement interprétée par les hommes politiques, justifie la nécessité pour les disciples de Jésus, sel de la terre et lumière du monde de s’engager dans la vie politique en la pratiquant autrement, à la différence de ceux qui n’ont pas la crainte de Dieu,  exhorte vivement ceux  qui aspirent à cette carrière à se couvrir de la panoplie de Dieu, seule condition pour l'exercer avec succès comme mission, afin de soulager la souffrance de leurs semblables.


La réflexion sur ce sujet n’est pas avancée surtout en Afrique où beaucoup de chrétiens se sont mis à l’écart de la politique, à cause de la tradition observée, notamment par l’Eglise protestante à l’égard de la politique à cause de la manière dont elle est pratiquée jusqu’ici par des païens, marquée notamment par :  l’ignorance de Dieu, les meurtres, les enlèvements, les tortures, les lavages de cerveau, les complots, les actes de vengeance, de médisance, les disputes,  les propos de haine et de malheur, les pratiques occultes, l’esprit de parti, les détournements, l’amour de l’argent et des biens matériels, la corruption, l’orgueil, la délation, la calomnie, les coups bas, les enrichissements sans cause, les appauvrissements pour affaiblir financièrement, matériellement, socialement les adversaires, l’injustice, la division, le mensonge, la démagogie, les intrigues, l’idolâtrie, le culte de la personnalité, les armements et les guerres, le pacte avec Satan ou le mal etc.


Cette liste de péchés qui est effrayante pour un chrétien rend la politique responsable de ces maux.


Cependant, selon René COSTE dans Evangile et Politique, la politique « englobe les structures internes du groupe humain : structures économiques, sociales, culturelles et même familiales ».


Les questions qui découlent naturellement de cette affirmation sont les suivantes :


1-      Si la politique s’étend à tous les domaines de la vie, les chrétiens, disciples de Jésus Christ, désignés par le Seigneur Lui-même comme sel de la terre et lumière du monde (Mathieu. 5 :16), doivent-ils se mettre à l’écart et laisser la gestion, la direction de la société dans laquelle ils vivent, entre les seules mains des païens qui n’ont même pas la crainte de Dieu ?

2-      Les chrétiens, enfants de Dieu, doivent-ils croiser les bras, demeurer inactifs et se laisser diriger par des païens, autrement dit par ceux qui sont manipulés par le diable, et vivre ainsi selon des orientations dépourvues d’esprit de justice et de paix ?

3-      Les chrétiens doivent-ils demeurer de simples témoins désintéressés et impassibles des souffrances, des convulsions où se débattent désespérément des hommes, c'est-à-dire leurs semblables, leurs frères ?

4-      Les chrétiens qui sont le sel de la terre et la lumière du monde, doivent-ils laisser le sel devenir fade et cacher la lampe qui doit éclairer tout le monde sous un seau ?


Bref, il s’agit là d’une série de questions que tout chrétien devrait se poser au sujet de sa position exacte face à la politique.

 

A la demande de l’OPERAF pour les facultés de théologie politique, de nombreux serviteurs de Dieu, des chrétiens d’une manière générale,  je mets par écrit ce sujet, enrichi de plusieurs recherches,  en deux parties.


La première partie qui est le présent ouvrage, contient non seulement des orientations pour les chrétiens pratiquant ou désirant s’engager dans la vie politique, mais  indique comment Dieu établit les autorités qui gouvernent, fixe la durée de leurs fonctions, les dirige pour accomplir Sa volonté etc.


La deuxième  qui sera éditée très prochainement, comprend mes propres témoignages aux diverses fonctions politiques que j’ai occupées comme chrétien, afin d’encourager ceux qui sont appelés à  cette carrière pour le bien de leurs semblables.


Le livre a été édité quelques jours après les élections  présidentielles aux Etats Unis d’Amérique qui confirment son contenu par les résultats de la lutte du pasteur Martin Luther KING pour l’égalité des Noirs et des Blancs d’une part et l’amour des uns dans les cœurs des autres d’autre part,  ayant permis l’accession et la réélection d’un Noir à la tête de ce pays, plusieurs décennies après sa mort.

 

En effet, tout ceci n’a  été possible que grâce à l’amour, au refus de vengeance, à la tolérance,  et d’une manière générale à la parole de Dieu utilisée par Martin Luther KING comme toute arme politique.

 

Le livre est  vendu dans le monde entier et peut être acheté en ligne sur : www.morebooks.fr 

 

Que Dieu vous bénisse.

                                                             

Paris le 15 novembre 2012

 

Emmanuel Olivier GABIRAULT


Personnalité Politique indépendante

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:39

 

 

 

 

 

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On distingue ici derrière l'ex-empereur, n° 3 en uniforme militaire, un certain François Bozizé, Georges Bokassa en ° 2 et le général Mayomokola à gauche de Bokassa

 

 

 

DE BOKASSA A BOZIZE : Vive l’Empire

 


« LE CHIEN EST PARTI, IL RESTE LES CHIOTS »  Inscription sur une pancarte des manifestants devant le monument  Boganda, Bangui 20 Septembre 1979

 

Détours de l’histoire


 Construit par la société yougoslave Energoproject dans la dynamique de la victoire des fauves au Championnat d’Afrique de Basket-Ball de 1974, inspiré par François Pehoua, le stade omnisport de Bangui n’abrita jamais  de compétition sportive majeure.


Confisqué  indûment pour les pitreries  de l’autocouronnement du 04 décembre 1977, il devint, aux lendemains de « l’opération Barracuda », pour nombre de Banguissois, un défouloir comme pour dire enfin ce qu’ils pensent de ce qui fut appelé « la bouffonnerie du siècle. »


De 1979 à 2012, le squelette de l’édifice en déshérence, subit les outrages du temps et des maraudeurs. 


C’est à la faveur du tournoi qualificatif de la zone 4 pour l’Afrobasket 2013,  qu’il fut rénové et renoua avec sa destination originelle. (1)


Ye so ala lingbi ti inga (2)


D’où vient cette idée saugrenue de baptiser ce monument dédié à la jeunesse « omnisport Jean Bedel Bokassa »(3) ? Celui-là, en guise de modèle ?


Ses forfaits sont pourtant légion.


Citons celui rapporté par Didier Bigo : «Tout au long des quatorze ans, nous n'assisterons pas à une militarisation des rapports sociaux, mais, tout au contraire à une [civilisation de l'armée] : celle-ci n'ayant plus aucun rôle, aucune fonction, sinon celle de main-d’œuvre corvéable à merci pour les plantations personnelles de Bokassa à Béréngo.


Seulement dans le cas Centrafricain, le procès nous a appris, par l'intermédiaire de Moyama Clément, intendant militaire, que Bokassa avait pris une série de décisions intégrant nombres des membres de sa famille dans les forces armées Centrafricaines. Cela va des nourrissons jusqu'aux grands garçons, en passant par des sœurs ou des tantes, comme il l'a reconnu dans un fou rire. Ainsi, certains nourrissons, nommés immédiatement soldats de deuxième classe, devenaient caporaux-chefs à l'âge de quatre ans, et étaient payés en conséquence, soit, pour la famille, près de quatre millions de FCFA... »(4) Modèle de probité ?


L’odieux assassinat des bébés, les jumeaux MEYA. Amour de la jeunesse centrafricaine ? Dans un de ses discours, il leur garantissait la mort : « mon gnon mènè mbi kè gnon ; …yè ti guangou àkè wara ala, dondo mama ti ala na asoviétique ni, tongana ala gui mbi, mbi yéké ti na ndo ti ala  etc. ». (5). Ces événements ne sont donc pas le produit d’un dérapage.

 

Partout, dans le périmètre du complexe omnisport, veille la mémoire des Martyrs : lycée, avenue, stèle nous rappellent leur sacrifice. Voici que  leur bourreau est convoqué à se fondre au milieu du cercle des Innocents, ceux qui, dans un élan vaillant ont brisé la tyrannie, sa tyrannie !

 

Bokassa a été jugé et condamné de manière équitable au moment où ses équivalents européens, les époux Ceausescu, eux, l’étaient de manière expéditive avec une exécution sommaire à la clé.

Bokassa a été jugé et condamné. Seul. Ainsi en avait été décidé par la justice centrafricaine. La roumaine a choisi un chemin différent.

Soit.

La décision est définitive. Elle a l’autorité de la chose jugée et n’a fait l’objet d’aucun recours, ni en cassation, ni en révision. Elle fait partie du patrimoine historique centrafricain, africain et mondial.

 

 Le pire qui puisse à présent arriver est que Bozizé se prenne pour un vrai chef d’état (6)


Célébrer un criminel, le vanter,  revient, in fine,  à faire l’apologie de ses crimes. Impensable pour le gouvernement de la République ! C’est comme si l’Allemagne de Merkel réhabilitait Hilter. Que le Tchad de Dédy-Itno réhabilitait Habré ou l’Ouganda de Museveni, Amin Dada.

 

Nous avions entendu sur les ondes de France 2, le 23 janvier 2011 ces propos singuliers (7) :


« On l’a réhabilité pour essayer de faire la propreté dans nos pensées…pour donner l’idée de réconciliation nationale. » 


« …La propreté dans nos pensées… » ? Comme si le linceul blanc des innocents n’était pas maculé de sang, du sang  de couleur rouge comme celui du drapeau centrafricain, symbole de celui de nos ancêtres «Longtemps soumis, longtemps brimé par tous»!

 

« L’idée de réconciliation nationale » ? Tout pour Bokassa, rien pour les victimes. Une réconciliation de dupes. Les Banza, Mbongo, Mandaba, Kengueleoua, Obrou, Meya, Maleyambo, Dejean, Izamo, Mounoumbaye, etc.  Leurs ayant-droit, les Dondra, la liste est longue, extra-longue.

 

 Le « Réhabilitateur-en-Chef » devrait avoir le courage de ses actes et mener son raisonnement à terme. Par Le décret du 30 novembre 2010, Jean Bedel Bokassa est réhabilité et rétabli dans tous ses droits. Le plus grand de ceux-ci est le statut d’Empereur. En conséquence il  y aura lieu de restaurer la Constitution Impériale du 4 décembre 1976.

L’empire restauré, un Bokassa sera remis sur le trône à Béréngo et le « Réhabilitateur-en-Chef » deviendrait ainsi Président du Gouvernement à Bangui et… le rester ad vitam-aeternam. Pour lui, plus de souci de modification constitutionnelle.


S’il en reste qu’un, je serais celui-là  (8)


Pour lors, je me suis juré de ne pas mettre le pied dans le complexe omnisport tant qu’il portera le nom de ce criminel.

Ce lieu pourrait simplement se dénommer : « Complexe omnisport de Bangui » comme le fut le Stade Olympique en son temps avant de devenir Stade Barthelemy Boganda ou encore le « Stade Municipal ».

J’invite tous les centrafricains à en faire de même malgré notre passion pour le sport, pour nos sportifs et notre amour pour notre pays.

 

Prenons exemple sur ce jeune ingénieur de l’époque, Pockomandji SONY, dont la bravoure a traversé les âges et le temps pour arriver à nous aujourd’hui et qui avait refusé de participer à une compétition dans l’enceinte de ce gymnase à Bangui car il avait servi de salle de tribunal dans l’affaire Obrou (9).

 

En réaction, Bokassa lui avait intenté un procès cousu de fil blanc sous le fumeux prétexte de trahison. Il comparut devant un tribunal militaire dont le procureur  était l’actuel général Yangongo.

 

J’exhorte les Centrafricains non seulement à boycotter le Complexe Omnisport Jean Bedel Bokassa mais aussi à faire barrage à l’autre projet immonde qui dort dans les tiroirs du « Réhabilitateur-en-Chef » qui est celui de dénommer l’Université de Bangui du nom de…Jean Bedel Bokassa alors que la précédente administration universitaire avait évoqué celui d’Abel GOUMBA, retoqué par le « Réhabilitateur-en-Chef ».


Soyons sur nos gardes : « LE CHIEN EST PARTI, IL RESTE LES CHIOTS », l’empire n’a pas été renversé le 20 septembre 1979 (10).

 

 

 

Clément DE BOUTET-M’BAMBA

 

 


 

1 : à l’occasion de cette rénovation expresse, j’avais publié un communiqué pour féliciter le bureau de la FCBB pour cet exploit et ai appelé à ce que cette rénovation soit poursuivie après le tournoi.

2 : Ce que vous devez savoir en Opposition à « Ce que nous devons savoir » émission Radiophonique à la réputation sulfureuse. « Le vous devez savoir » est ici adressé à ceux qui ont pris cette abjecte décision.

3 : in Le Confident n° 3088 du 12.11.12.

4 : in Pouvoir et Obéissance en Centrafrique, Didier Bigo, Editions Karthala-Mai 1989, ISBN : 2-86537-213-8, Page 83.

5 : Extrait d’un discours prononcé par Jean Bedel Bokassa lors des évènements de Janvier et Avril 1979 : http://www.youtube.com/watch?v=UQiJl7e2hfU 

Ø  « mon gnon mènè mbi kè gnon » : Tu bois du sang, je boirai du sang et qui peut aussi être traduit par : si tu veux du sang, tu auras du sang ;

Ø  «  tongana ala gui mbi, mbi yéké ti na ndo ti ala » : Si vous me provoquer, je vais me déchaîner, me défouler sur vous.

Ø  «yè ti guangou àkè wara ala » : Ma (la) Riposte sera rude ;

Ø  « dondo mama ti ala na asoviétique ni.. » : Grossièreté que je me refuse de traduire car relative à la femme. Celle-ci est considérée comme une insulte au sommet de la pyramide des insanités.

6 : Editorial de Francis Laloupo, Afrique-Asie n°136, avril 2003.

7 : Propos tenus à Bangui  le 23.01.11 alors qu’il s’apprêtait à voter et diffuser par la chaîne de télévision française France 2 dans le cadre de l’émission « Complément d’enquête : Nos amis les dictateurs : La Nostalgie Bokassa ». Paris 14 février 2011.

8 : Sous-titre emprunté à « Ultima verba » in Les Châtiments, Victor Hugo.

9 : le 3 février 1976, alors qu’il s’apprête à embarquer de l’aéroport de Bangui pour Ndélé, Jean Bedel Bokassa est victime d’une tentative de coup-d ‘état sur initiative du Commandant Fidèle Obrou. Cette tentative échoua. Puis un procès expéditif est organisé et une condamnation à mort suivit de l’exécution est prononcée pour :


Ø  Fidèle Obrou,

Ø  Martin Meya

Ø  Robert Zatao

Ø  Barthélémy Gandjia

Ø  Pierre Faustin Maleyombo

Ø  François Kossi

Ø  N’diaye Moussa

Ø  Marc Antoine Caldo


10 : « J’ai pris la décision de rétablir la République Centrafricaine et de vous appeler officiellement à vous unir à moi pour renverser la monarchie de Bokassa » David Dacko, Bangui 20 septembre 1979.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 16:46

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Novembre 2012 14:34

 

3 morts et 2 blessés côté centrafricain, 2 blessés dans le rang des tchadiens et 1 côté  soudanais. C’est le bilan d’un incident survenu à Birao (nord) dans la nuit du 14 au 15 novembre 2012 à la base militaire de la force tripartite République Centrafricaine, Tchad, Soudan. Il s’agit des représailles des éléments du contingent tchadien sur leurs frères d’armes centrafricains.


Dans les faits, a rapporté le correspondant de Radio Ndeke Luka, un soldat tchadien ivre, après qu’il ait regagné tard le camp militaire en question s’est blessé par maladresse avec sa propre arme.  Sans aucune vérification, les autres soldats tchadiens présents à la base, ont systématiquement ouvert le feu sur les FACA tuant 3 d’entre eux prétextant que ce sont ces éléments centrafricains qui ont tiré sur l’un des leurs. Du coup, des armes de tous calibres ont crépité toute la nuit.


Des tirs qui ont encore retenti dans la matinée de ce jeudi contraignant certains habitants  à se terrer chez eux, et d’autres à  s’enfuir dans la brousse, à la suite de ceux qui avaient fui la veille, a ajouté le correspondant.


Face à cette situation, une réunion de crise a été convoquée d’urgence par les autorités locales pour rétablir le calme et rassurer ceux qui ont pris la fuite de regagner leur domicile.


Des folles rumeurs sur une éventuelle attaque de la ville de Birao par les ex-rebelles de l’Union des forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) sont signalées ces derniers temps.

 


 

NDLR : C’est une situation totalement inadmissible que des soldats centrafricains en mission de sécurisation de la zone frontalière se fassent abattre ainsi comme des lapins par ceux du Tchad affectés à la même mission. Si le président Déby a retiré ses soldats qu’il a mis à la disposition de Bozizé depuis son coup d’Etat de 2003 c’est précisément en raison de leur régulière implication dans des provocations et rixes qui entraînent souvent la mort de gendarmes ou militaires centrafricains. Bozizé doit prendre ses responsabilités. 

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