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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 21:49

 

 

 

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Dakar (Sénégal) 2012-11-23 16:05:51 (APA) - Cheikh Tidiane Gadio, ancien chef de la diplomatie sénégalaise d’avril 2000 à septembre 2009, a estimé vendredi à Dakar qu'il n’y a aucun arrangement possible avec la rébellion congolaise du M23, qui a conquis le 20 novembre dernier la ville de Goma, la capitale stratégique du Nord-Kivu.

« Ce qui se passe à Goma est inacceptable. Aucun compromis n’est possible avec les ces rebelles. Il nous faut tous défendre ce pays et son intégrité territoriale. Convoité depuis 1960 pour ses richesses naturelles, certains veulent aujourd’hui le morceler en plusieurs Etats», a dit le Dr Gadio.

Il s’exprimait au cours d’un point de presse pour présenter son Institut Panafricain de Stratégies, Paix, Sécurité et Gouvernance (IPS), qui sera lancé lundi à Dakar.

Selon le Dr Gadio, défendre la République Démocratique du Congo (RDC), revient à défendre l'Afrique contre des tentatives nouvelles (déjà en cours pour casser la fédération du Nigeria) de morcellements en petits Etats, après le Soudan.

«Si l’Afrique est morcelée, divisée, plongée dans la guerre et les conflits, elle ne pourra pas résister aux grands espaces fédéraux qui se dessinent actuellement. C’est pourquoi, il faut aller vers une fédération africaine car, tant que l’Afrique reste celle de 54 Etats, se nuisant les uns aux autres, elle n’avancera pas».

L’ancien chef de la diplomatie sénégalaise se dit aussi déçu par la lenteur notée dans le déploiement d’une force militaire pour régler la crise malienne. 

« C’est dès les premiers jours de l’occupation du nord Mali qu’il fallait une intervention armée vigoureuse et fulgurante, avant que les islamistes ne maîtrisent les ruelles de cette partie du pays», a indiqué Cheikh Tidiane Gadio.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 21:34

 

 

 

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Libreville (Gabon) 2012-11-23 19:41:10 (APA) - La future compagnie aérienne régionale, Air CEMAC, débutera ses activités dès janvier 2013, a appris APA, vendredi de sources proches du ministère gabonais des Transports.

La décision a été entérinée lors de la réunion des ministres de transports des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui s’est tenue du 16 au 19 novembre dernier à Libreville, a précisé la source.

Cette rencontre avait pour ambition de redynamiser le secteur de transport dans la sous- région.

Les ministres de transports des six pays membres de la CEMAC ont d’ailleurs nommé le directeur général de cette future société aérienne communautaire.

 Il s’agit du Centrafricain Alfred Bouba Dalambaye alors que le poste de président du conseil d’administration a été confié au Gabonais, Etienne Robin Mintsa Mi Owono.

Air CEMAC aura pour principale mission la facilitation de la circulation des biens et des personnes entre les différents États membres.

Le capital de la société est réparti entre les 6 pays, à savoir le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée Équatoriale et le Tchad, à hauteur de 5% des parts pour chacun. 

Elle est également détenue par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) à hauteur de 15%, le groupe Air France-KLM et quelques opérateurs privés détenant les 34% restants.

Le siège de la compagnie aérienne régionale sera basé à Brazzaville, au Congo. 

Elle desservira prioritairement les pays membres de la CEMAC (Gabon, Cameroun, Guinée Équatoriale, Tchad, Congo-Brazzaville, Centrafrique) et se rendra par la suite dans une vingtaine de capitales africaines et six métropoles européennes.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:53

 

 

 

RCA sud Est

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 23 Novembre 2012 16:32

Pour une nouvelle fois, la population nécessiteuse du Haut Mbomou (Extrême est) vient de bénéficier d’une assistance vivrière du Gouvernement Américain. Près de 5000 tonnes de nourritures ont été offerts le 21 novembre dernier aux cantines scolaires d’urgences de cette région centrafricaine. Le don est estimé à plus de 10 millions de dollars américains (soit environs 222 millions FCFA ou 144 milles euros).

Ce don comprend 2070 tonnes de riz, 2000 tonnes de farine de maïs, 490 tonnes de légumineuses, 400 tonnes d’huile végétale et 40 tonnes de CSB (mélange de farine de maïs et de soja enrichi).

C’est l’Ambassadeur des Etats-Unis à Bangui, Lawrence Wholers, qui a remis  ce don, au cours d’une mission à la population de Zémio dans le Haut-Mbomou. Il était accompagné des Représentants du PAM et de COOPI.

Selon le Représentant du PAM, Housainou Taal, « cette contribution du Gouvernement Américain revêt une importance capitale car, elle permet de sauver des vies en apportant une assistance alimentaire d’urgence aux populations victimes des conflits armés et de l’insécurité, notamment du fait des exactions de la part de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) dans le sud-est du pays ».

L’objectif de cette visite conjointe, a consisté à faire le suivi de la mise en œuvre des opérations du PAM dans le sud-est de la République Centrafricaine, une zone affectée par la LRA.

L’Ambassadeur a également visité le camp de réfugiés à Zémio. Il a également assisté aux distributions des repas scolaires dans des écoles primaires et a discuté avec les partenaires et les bénéficiaires.

Cette contribution des Etats Unis permet aux réfugiés congolais et aux enfants des populations déplacées et résidentes de s’inscrire dans les écoles où sont installées les cantines scolaires du PAM.

L’assistance aux cantines scolaires permet d’encourager le retour à l’école des enfants dans les zones affectées par l’insécurité, notamment à Obo, Zémio et Mboki.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:40

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui Etablissement des relations diplomatiques entre la RCA et le Sud Soudan

 

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Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – La République centrafricaine et le jeune Etat du Sud-Soudan ont décidé d’établir des relations diplomatiques. L’acte a été signé par les ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de ces deux pays auprès des Nations-unies, à savoir Charles Armel Doubane de la RCA et Francis Mading Deng du Sud-Soudan, le mardi 21 novembre à New York.

Le communiqué conjoint signé des deux diplomates et dont le RJDH a reçu une copie, précise que les deux pays se conforment « aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations-unies et aux principes du droit international, notamment sur le respect et la promotion de la paix et la sécurité internationale, l’égalité entre les pays, la souveraineté nationale, l’indépendance, les traités internationaux, l’intégrité territoriale et la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays ».

D’après le document, les deux pays ont décidé d’établir ces relations au niveau des ambassades, selon les dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961.

Avec la signature de ce document qui marque le début officiel des relations diplomatiques entre la République centrafricaine et le 54ème Etat africain, l’on s’attend, dans un avenir proche, à la nomination d’un Ambassadeur de Centrafrique auprès du Sud-Soudan et d’un ambassadeur sud-soudanais auprès de la Centrafrique.

Avant l’établissement de ces relations diplomatiques, un incident avait provoqué la fermeture temporaire de la frontière entre les deux Etats, le 17 octobre dernier dans le sud-est de la République centrafricaine. Les éléments des Forces armées centrafricaines basés à la frontière avaient saisi des armes de guerre et de la drogue sur des ressortissants sud-soudanais le 10 octobre.

Cette opération avait créé une tension entre les autorités des villes frontalières. Mais la frontière a été rouverte quelques jours plus tard après une réunion entre les autorités locales des régions concernées qui ont réglé l’affaire à l’amiable.

Le Sud-Soudan a proclamé son indépendance le 9 juillet 2011 et devient le 54ème Etat africain. Il a été reconnu par l’Organisation des Nations-unies le 27 juillet de la même année.

 

NDLR : La RCA étant un pays qui partage une frontière avec le Sud-Soudan, il est parfaitement anormal que ce ne soit que maintenant seulement que Bangui établisse des relations diplomatiques avec Juba. C'est caractéristique de la bozizie


 

Bangui : Difficiles conditions d’études

 

classe centro

 

Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – Les conditions d’études en Centrafrique sont précaires depuis le début de la rentrée scolaire 2012-2013. A Bangui comme dans les provinces, les écoles primaires et secondaires éprouvent d’énormes difficultés qui handicapent le bon déroulement des activités académiques. La grève des enseignants contractuels observée depuis trois semaines vient aggraver la situation.

Après la tentative malheureuse de négociation entre le ministère de l’éducation et le collectif des enseignants contractuels, ceux-ci ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève jusqu’à une solution favorable, c’est-à-dire que le gouvernement donne son accord de principe pour leur intégration dans la fonction publique.

« Le ministère nous a fait savoir que nous sommes pris en compte par la fonction publique au mois d’octobre. Mais aucun papier ne justifie cette affirmation. C’est ce qui nous a beaucoup plus choqué parce qu’on se croyait déjà intégrés, alors que c’était un faux espoir », a expliqué un enseignant contractuel qui a requis l’anonymat.

Les enseignants contractuels, représentés en majorité dans les établissements primaires, ont suspendu les enseignements pour se faire écouter. « D’après la ministre de l’éducation, chargée de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Annie Gisèle Nam, notre intégration est prévue dans la loi des finances 2013. Ainsi, nous n’allons reprendre les activités que si la promesse se réalise », a fait savoir un autre membre du collectif.

A Boali (sud-ouest), l’Association des parents d’élèves (APE), de l’école mixte de Bouboui, située à 45 kilomètres de Bangui, a décidé le jeudi 22 novembre, après une assemblée générale, de prendre en charge quatre enseignants contractuels affectés dans cette école afin qu’ils reprennent les activités, en attendant l’aboutissement des négociations avec le gouvernement.

« Chaque parent- d’élève doit verser une somme de 200 FCFA à la fin du mois pour permettre au bureau de l’APE de payer ces enseignants contractuels », a expliqué le président de la l’APE de Bouboui, Michel Tanga.

Du côté du ministère de l’éducation, le chargé de mission en matière de l’enseignement et de la formation, René Patrice Ouanékponé, a expliqué que les enseignants contractuels sont pris en charge par le gouvernement dans le budget de l’année en cours. Et qu’il était juste une question de patience parce que le processus suit son cours pour la sortie de l’arrêté d’intégration.

« Le dossier d’intégration des enseignants contractuels formés sur financement de la Banque Mondial est en cours. Il était question de vérifier et d’identifier les enseignants qui sont présents. Car certains sont décédés et d’autres ont abandonné l’enseignement pour d’autres activités », a-t-il dit.

M. Ouanékponé a expliqué que les arriérés de salaires de ces enseignants, à partir du mois d’octobre 2012 leur seront versés, quand l’arrêté qui les intègre sera disponible. Il s’agit d’environ 3000 personnes.

Malgré tout, depuis trois semaines, à l’intérieur du pays comme à Bangui, les enseignements ne sont assurés par les quelques enseignants permanents, obligés de fusionner les classes pour occuper les enfants en attendant la reprise des contractuels.

Manque d’enseignants qualifiés et d’infrastructures

En marge des enseignants contractuels, les difficultés que rencontrent la majorité des écoles primaires et secondaires sont entre autres l’insuffisance des enseignants qualifiés et le manque de bâtiments, de tables-bancs, de matériels didactiques.

Trois mois après la reprise officielle des activités pédagogiques au titre de l’année scolaire 2012-2013, les élèves de la ville de Birao (nord) n’ont toujours pas repris le chemin des classes à cause du manque d’encadreurs.

« Les enseignants affectés à Birao ont refusé de regagner leur poste. Ceux-ci trouvent comme prétexte l’insécurité », a expliqué un notable de la ville, joint par le RJDH. Il a par ailleurs dit qu’il s’indigne de la politique du gouvernement et du ministère de tutelle en particulier, parce que « chaque année, au lieu de neuf mois, nos enfants ne font que trois mois de cours ».

A Zémio, à cause du maque de bâtiments, les élèves suivent les enseignements sous des arbres. D’après le témoignage recueilli par le correspondant du RJDH dans cette localité, une ONG humanitaire présente dans cette région a promis de réhabiliter le hangar construit en bambou afin de permettre aux enfants d’être à l’abri du soleil.

« L’initiative est bonne, mais ce n’est pas une garantie ; car lorsqu’il pleut, nos enfants ne peuvent pas étudier. En plus, il n’y a pas des tables-bancs. Les élèves sont assis sur des bancs fabriqués à l’aide des troncs d’arbres »,a indiqué un membre de l’APE.

Dans la commune de Bimbo 3, le collège de la paix, l’unique établissement secondaire de la localité, est abrité par une maison en location dans un état débridé. « Nous voulons réhabiliter les bâtiments, mais le propriétaire de la maison s’y oppose », a témoigné un membre de l’APE.

Le manque d’enseignants qualifiés se fait également sentir dans les établissements scolaires de la capitale. De ce fait, les salles de classe sont surchargées, mettant les enfants dans des conditions d’études critiques. A l’école Malimaka, dans le 5ème arrondissement par exemple, les élèves s’asseyent à même-le-sol pour suivre les enseignements.

Le chargé de mission, qui a reconnu l’insuffisance des enseignants et les problèmes d’infrastructures scolaires dans certaines régions du pays, a indiqué que le second volet du projet financé par la Banque Mondiale, prendra en compte la construction et l’équipement de bâtiments scolaires dans les zones post-conflits. Il a fait savoir un projet de construction de 50 bâtiments scolaires, financé par la coopération japonaise est en cours pour la rentrée académique prochaine.

V. Béro

 

Bangui : La Centrafrique enterre un défenseur des droits de l’homme

Lambert Zokoezo

 

Bangui, 23 novembre 2012 (RJDH) – Les obsèques officielles de maître Lambert Zokwezo, Magistrat et le tout premier avocat de Centrafrique, ont eu lieu ce matin à Bangui. Fondateur de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH), il s’est éteint à Paris le 10 novembre dernier. Il est l’un des figures emblématiques de la lutte pour le respect des droits de l’homme en République centrafricaine.

Lambert Zokwezo qui s’est éteint à l’âge de 70 ans, a consacré la moitié de sa vie à la lutte et à la défense des droits humains. Il totalise 35 ans au barreau de Centrafrique. Un anniversaire qu’il a d’ailleurs célébré dans son lit d’hôpital à Paris, trois jours avant son décès.

Interrogés sur cet homme, plusieurs Centrafricains disent regretter sa disparition. Beaucoup disent que malgré qu’il ne soit plus, ses œuvres témoigneront toujours sa présence dans la société centrafricaine.

« Zo kwe zo », que l’on peut littéralement traduire par « tout homme est un homme », est aussi la devise de la République centrafricaine, promue par le père fondateur de ce pays, Barthélémy Boganda. Pour certains, ce nom avait effectivement influencé ce qu’il était devenu dans la vie : Un activiste des Droits de l’Homme.

Pour Evariste Armel Bondadé, secrétaire général de l’OCDH, la mort de Me Zokwezo n’est pas synonyme de celle de l’organisation dont il est le fondateur. « C’est depuis plus de 5 ans que Me Zokwezo n’intervient plus directement dans les activités de l’OCDH, à cause de sa santé. Mais l’équipe qu’il a mis en place a travaillé, travaille et travaillera », dit-il.

Dans sa famille, les mots manquent pour exprimer la disparition de cette figure. « C’est un baobab qui est tombé. Ce ne sera pas facile pour nous, mais nous allons tenir le coup et nous ne l’oublierons jamais », témoigne Marie Christiane Yombo, la sœur cadette de Zokwezo.

Me Lambert Zokwezo était évacué en France depuis 2007 à cause de santé fragile. Il est mort le 10 novembre dernier. Ses obsèques ont eu lieu devant plusieurs autorités politico-administratives, des militants et des activistes des droits de l’homme.

 

Kaga-Bandoro : Une fille échappe à la pendaison pour s’être opposée à un mariage forcé

Kaga-Bandoro, 23 novembre 2012 (RJDH) – Une fille âgée de 17 ans failli se faire pendre, le jeudi 22 novembre, au quartier Socada à Kaga-Bandoro (centre-nord), pour s’être opposée à la décision de ses parents de la marier, contre son gré, à un prétendant.

« La fille a subi deux jours de torture de ses parents. Ils l’ont privé de la nourriture durant ces deux jours et lui ont promis la mort, si elle refusait de se marier à cet homme qui s’est présenté à la famille. Ensuite, elle a été conduite dans la brousse par trois membres de la famille pour y être pendue »,a témoigné un habitant du quartier qui a requis l’anonymat.

Informée de la situation, la gendarmerie s’est déportée sur les lieux et a réussi à mettre la main sur les auteurs de ceux-ci et a ouvert une enquête pour faire la lumière sur l’affaire. « Nous les avons surpris alors qu’ils étaient en train de ligoter la main de la fille », a expliqué un élément de la gendarmerie.

La même source affirme que les auteurs et les parents de la victime seront mis à la disposition de la justice pour qu’ils répondent de leurs actes. « C’est un crime qui mérite une sanction », a-t-elle ajouté.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 00:57

 

 

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LA HAYE (Sipa-AP) 23.11.2012 00h19- La Cour pénale internationale (CPI) a rendu public jeudi un mandat d'arrêt délivré à l'encontre la femme de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour meurtres, viols et persécutions. Il s'agit de la première femme accusée par cette instance pénale internationale depuis dix ans.

 

La CPI a délivré un mandat d'arrêt le 29 février visant Simone Gbagbo pour crimes contre l'humanité.

 

Son mari, Laurent Gbagbo, qui fait l'objet d'accusations similaires, se trouve actuellement détenu à la Haye. Il avait refusé de céder le pouvoir à Alassane Ouattara après sa défaite à la présidentielle en 2010, déclenchant plus de six mois d'affrontements entre les partisans des deux hommes, durant lesquels près de 3.000 personnes ont été tuées. L'ancien président ivoirien a été arrêté en avril 2011.

 

Un membre du gouvernement d'Alassane Ouattara a toutefois déclaré que la Côte d'Ivoire a refusé l'extradition de Mme Gbagbo.

 

"Nous avons informé (la CIP de notre décision) il y a longtemps", a-t-il déclaré.

 

Mais le procureur de la Cour, Fatou Bensouda, a exhorté Abidjan à accepter l'extradition.

 

"Ce type de crimes commis après les élections de 2010 ne sont pas fortuits, ils ont été planifiés et coordonnés par des hauts milieux politiques et militaires et ils doivent assumer leur part de responsabilité", a-t-il soutenu dans un communiqué.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 19:18

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

Bangui : Une situation socioéconomique alarmante en 2012 selon les Centrafricains

 

 

enfant avec pneumonie

 

 

 

Bangui, 22 novembre 2012 (RJDH) – Le contexte socioéconomique de la République centrafricaine est catastrophique au cours de l’année 2012. C’est l’avis partagé par des Centrafricains interrogés par le RJDH sur la cette question. Selon eux, la situation mérite une attention particulière.

 

Pour la plupart des personnes interrogées, les conditions de vie des fonctionnaires et agents de l’Etat se détériorent de jour en jour. Ce qui a poussé les leaders syndicaux à réclamer du gouvernement, le payement des arriérés de salaires des deux précédents régimes (régimes des anciens présidents André Kolingba et Ange Félix Patassé), l’augmentation des salaires et le  déblocage total des salaires des fonctionnaires.

 

« La situation des fonctionnaires et agents de l’Etat de notre pays est très critique parce que depuis presque trente ans aujourd’hui, nous n’avons connu aucune augmentation de salaire. Ce qui fait que notre pouvoir d’achat ne nous permet pas de faire face à nos besoins. Et c’est également ce qui fait que certains fonctionnaires sont obligés d’accepter la corruption », a déploré le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs centrafricains (USTC), Pierre Lebrun Siovène.

 

Il faut signaler que depuis trois semaines les enseignants contractuels du primaire, formé grâce au soutien financier de la Banque mondiale, réclament leur intégration dans la fonction publique. Ces derniers ont décidé de suspendre les enseignements et cela perturbe le bon déroulement des cours dans les établissements publics de Bangui et de l’intérieur du pays.

 

Pour lui, les évènements politico-militaires récents qu’a connus le pays ont, par leur étendue, leur intensité et leur durée, occasionné d’importantes pertes en vies humaines, des déplacements massifs des populations rurales, d’importants dommages matériels et des destructions de moyens de productions chez les ruraux, en particulier dans la partie nord, nord-est, l’est et le sud-est, considérée comme le grenier du pays. « Ces derniers évènements ont encore plus fragilisé les structures d’un pays politiquement et économiquement au bord de la faillite », a-t-il ajouté.

 

Une situation sanitaire préoccupante

 

enfant centrafricain malnutri

 

 

La situation sanitaire de la population centrafricaine est également préoccupante. Elle s’est détériorée ces dernières années. Les maladies comme le paludisme, la diarrhée, les infections respiratoires aigues, la malnutrition, sont signalées dans toutes les grandes villes du pays. Et plusieurs cas de décès chez les mineurs dont l’âge varie entre zéro et cinq sont enregistrés. Certains centres de santé ne disposent pas de matériels adéquats et des médicaments pour prendre en charge certaines maladies. D’autres n’ont pas de personnel qualifié pour s’occuper des malades.

 

« Vous prenez la situation dans nos hôpitaux, certaines maladies ne sont pas prises en charge aujourd’hui parce que le dispositif fait défaut. Il est grand temps que notre pays ne puisse pas dépendre des autres. On évacue des gens à l’extérieur pour manque de scanner dans nos hôpitaux.

Vous prenez aussi la situation des personnes vivant avec le VIH/sida et la tuberculose, leur prise ne charge alimentaire et médicale pose un sérieux problème, voilà autant de défis qui se posent à notre pays », a déclaré un habitant de Bambari.

 

Au mois de mars, une mission d’évaluation sanitaire conduit par l’International médical corps à Birao (nord-est) avait annoncé que dans les régions visitées, les maladies endémiques telles que le paludisme, la diarrhée, les infections respiratoires aiguës (IRA), les infections sexuellement transmissibles (IST/VIH), la malnutrition aiguë, les complications de grossesses sont les causes du taux de mortalité estimé à 0,07 décès pour 10 000 habitants. A cause de l’absence de stratégies de contrôle, les maladies de l’enfance pouvant être prévenues par la vaccination, comme la méningite aiguë, avait causé quatre décès en deux mois (janvier et février 2012) dans cette région.

 

En effet selon un rapport du ministère du Plan sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), publié à la fin de l’année 2011, 62% des Centrafricains vivent en-dessous du seuil de pauvreté, ce qui correspond à une population de 2,6 millions de personnes sur un total de 4 200 000 habitants. La situation alimentaire est encore plus compliquée.

 

Une situation alimentaire chaotique

 

une-famille-centrafricaine-autour-du-repas

 

 

Sur le plan alimentaire, la majorité des Centrafricains interrogés estiment qu’ils ne mangent pas à leur faim. Certains ne mangent qu’une seule fois par jour, à cause de la cherté de la vie.

 

« Il est difficile pour nous de manger convenablement, car tout est cher sur le marché. Ce qui fait que la plupart du temps, on ne mange qu’une seule fois par jour. Contrairement à ce que le gouvernement avait annoncé que les Centrafricains devront désormais manger trois fois dans une journée », a fait observer Marthe Koyanguia, une mère de famille.

 

Au début du mois de mais, plus de 45 000 personnes ont été victimes d’une crise  alimentaire dans la préfecture de la Vakaga (nord-est). Mais seulement environ 11 000 personnes ont bénéficié d’une aide alimentaire de la part des ONG internationales et des agences du système des Nations-Unies.

 

Belfort Gobou

 

 

 

Rafaï : Une personne tuée et d’autres enlevées par la LRA

 

 

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Rafaï, 22 novembre 2012 (RJDH) – Un homme d’une soixantaine d’année a été tué, le mercredi 21 novembre, par des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony,  au village de Kpètè  situé à sept kilomètres de la ville de Rafaï.  Le bilan provisoire fait état de quatre personnes enlevées.

 

D’après les témoignages recueillis, la victime revenait du champ,  c’est alors qu’il s’est fait tué par ces rebelles. « Ces derniers ont aussi tiré sur l’épouse et le fils du maire, David Ngana. Eux aussi revenaient du champ. Mais ils se sont échappés », a fait savoir un notable sous couvert de l’anonymat.

 

« Trois  hommes et une femme auraient été enlevés. Pour l’instant, les habitants du village de Kpèté ont fui pour se refugier dans la brousse. On attend que le calme revienne avant de faire le bilan définitif », a-t-il ajouté.

 

La gendarmerie et les éléments des Forces armées centrafricaines ont été alertés.

 

 

Kaga-Bandoro : Vers la réinsertion des ex-combattants de l’APRD

 

 

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Kaga-Bandoro, 22 novembre 2012 (RJDH) – Une mission du comité de pilotage du programme Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) a tenu ce mercredi 21 novembre, une réunion avec les autorités administratives et militaires de la ville de Kaga-Bandoro (nord). C’est dans le cadre  des préparatifs de la phase de réinsertion des ex-combattants de l’Armée populaire pour la restauration  de la démocratie (APRD).

 

Cette mission est conduite par l’ancien président de l’APRD et vice-président du comité de pilotage du DDR, Jean Jacques  Démafouth. Le but est de vérifier et d’identifier les projets communautaires  dans les villages où les ex-combattants sont basés pour un éventuel financement des activités de développement socio-économique.

 

Le conseiller en matière de DDR pour l’APRD, le colonel Lakouè Maradas, a précisé qu’après le désarmement, les ex-combattants ont été  repartis dans quatre domaines d’activités ; à savoir  la pêche, l’agriculture, l’élevage et le reboisement. « Ces derniers ont des difficultés pour faire vendre leur produit à cause du manque d’acheteurs », a-t-il ajouté.

 

Après la ville de Kaga-Bandoro, la mission se poursuit  dans la ville de à Kabo où se trouvent également  des éléments de l’APRD en attente de réinsertion.

 

Après la dissolution de l’APRD le 17  mai dernier, par son leader Jean Jacques Démafouth, les   109 ex-combattants de ce mouvement armé qui ont quitté les rangs depuis 2007,  à Kaga-Bandoro, avaient reçu  un appui matériel et financier du programme DDR. 

 

Ces ex-combattants, appelés communément ‘’les repentis’’ ont reçu chacun une  somme de 19.300 Fcfa,  une marmite, un sceau, un drap, une lampe tempête, une lampe-torche, une natte et des morceaux de savon, entre autres.

 

Selon le ministère du DDR,  1106 ex-combattants de l’APRD ont  été désarmés au mois de mai dernier. Ces derniers attendent  les mesures d’accompagnement  de leur  démobilisation et réinsertion dans la vie normale.

 

Par ailleurs, plus de 5000 éléments des groupes armés qui militent dans le nord-est de la République Centrafricaine attendent  le processus du DDR. D’après le ministère en charge de ce programme, l’impraticabilité des routes et le manque de moyens financiers seraient à l’origine de ce retard. Il s’agit de la Convention des patriotes pour la justice et la paix  d’Abdoulaye Issène et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement de Zakaria Damane.

 

 

 

Boali : Evaluation de la prise en charge pédiatrique du VIH/sida

 

ruban sida

 

 

Boali, 22 novembre 2012 (RJDH) – Une équipe médicale du complexe pédiatrique de Bangui s’est entretenu le mercredi 21 novembre, avec le personnel soignant  et les mères d’enfants de la ville de Boali sur  la prise en charge pédiatrique du VIH/sida dans cette localité (sud-ouest).

 

Le directeur du complexe pédiatrique de Bangui, le docteur Jean Chrysostome Gody, a précisé que ce déplacement a pour objectif de constater si la collaboration entre le complexe pédiatrique et les centres  de santé  des villes périphériques  est fonctionnelle, pour une meilleure prise en charge des enfants infectés par le VIH/sida.

 

Il s’agit aussi d’évaluer le niveau d’appréciation des utilisateurs des services pédiatriques, notamment les parents des enfants afin  de connaître leurs préoccupations dans le domaine de la lutte contre le sida.

 

Au cours des entretiens avec les mères d’enfants, certaines difficultés ont été relevées. « Il y a des mères d’enfants qui doivent effectuer des déplacements pour venir à Bangui afin de se procurer les médicaments pour leurs enfants. Cela pose problème, car ces personnes ont des moyens très limités », a expliqué le docteur Jean Chrysostome Gody.

 

Depuis quelques semaines, une dizaine d’enfants, dont l’âge varie entre deux et sept ans et  malades du sida, sont sous traitement antirétroviral à l’hôpital de Boali.

 

 

 

Boali : Des groupements initiés à la gestion des ressources naturelles

 

Boali, 22 novembre 2012 (RJDH) – Les membres des groupements et associations  d’exploitation des produits forestiers non- ligneux, ont été initiés à la gestion  des ressources naturelles et financières,  la semaine dernière à Boali. Ce projet est financé par le Fonds des Nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

Le coordonateur du projet des produits forestiers non-ligneux, Bruno Mbokotto De Simboli, a fait savoir que d’après le constat,  les membres des différentes associations communautaires de la ville de Boali, ont des  insuffisances dans la gestion  et la  comptabilité des ressources. «  C’est pourquoi nous avons organisé cet atelier de recyclage afin de montrer ce que la comptabilité peut faire pour améliorer la capacité dans la gestion », a-t-il expliqué.

 

« La  vision de la FAO  était  de donner aux participants  une vision  entrepreneuriale. C’est à eux désormais de s’organiser pour mieux gérer les biens de leur association. Pas en termes de groupement familial, mais en termes d’entreprise », a ajouté Bruno Mbokotto De Simboli.

 

Les bénéficiaires de cette initiative sont  des associations, des groupements, des petites et  moyennes entreprises qui œuvrent dans le secteur de la forêt dans les préfectures de l’Ouham, de la Lobaye et une partie de l’Ombella-M’poko.

 

 

Bambari : Des orphelins reçoivent des kits scolaires

 

Bambari, 22 novembre 2012 (RJDH) – Une trentaine d’orphelins du village de Gbokologbo, localité située à 60 kilomètres de la ville de Bambari (centre), ont reçu des kits scolaires, le mercredi 22 novembre,  de la part de l’Association Chrétien secours.

 

Ces kits scolaires sont composés  entre autres de cahiers,  de crayons, de stylos  et de sacs d’écolier. Les bénéficiaires sont au nombre de 36 personnes.

 

Le président de cette association, Symphorien Goundou, a fait savoir que les orphelins étaient au total 60, mais compte tenu des moyens limités, 36   seulement ont reçu cette aide. Toutefois,  il a promis de faire un geste en faveur des autres, si son organisation bénéficiait d’un autre appui des ONG ou du gouvernement.

 

L’association ‘’ Chrétien secours’’ est une structure locale qui  œuvre dans la lutte contre le VIH/sida  et d’appui aux  orphelins et  enfants vulnérables.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:57

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

 

 

Au 30 juin 2012, la conjoncture nationale a été caractérisée par une augmentation exceptionnelle de la production de coton et le raffermissement de l’activité dans les branches minière, de la construction et des télécommunications. En revanche, les productions de café et de bois ainsi que les activités pastorales et le commerce général se sont contractées.

 

En effet, dans le secteur primaire, la quantité de coton graine collectée a fortement progressé de 95,4 %, s’établissant à 19 781 tonnes, en liaison avec la mise en oeuvre de la convention de partenariat avec l’Agence Chinoise de Développement.

 

Par contre, la production de café a baissé de 1 %, à 4 600 tonnes, du fait de la cueillette précoce des baies vertes et des répercussions des maladies des caféiers dans la zone de l’Est. De même, la production de bois a reculé de 9,2 %, s’inscrivant à 247 401 m3.

 

Au niveau du secteur secondaire, la production de diamant brut s’est accrue de 21,3 %, ressortant à 210 684,8 carats ; et la production de l’or a augmenté de 8,2 %, à 31,7 kilogrammes. En outre, la vigueur de la branche des Bâtiments et Travaux Publics s’est maintenue, avec un chiffre d’affaires de 13 601 millions de F CFA. Le chiffre d’affaires des industries manufacturières a, quant à lui, progressé de 11,8 %, s’inscrivant à 18 697,4 millions de FCFA. Cependant, la production sucrière s’est contractée de 22,8 %, à 7 050 tonnes, en liaison avec l’insuffisance de la pluviométrie et la baisse des rendements due à la mauvaise replantation des cannes. 

 

S’agissant du secteur tertiaire, le chiffre d’affaire réalisé par les quatre opérateurs de la téléphonie mobile s’est accru de 6,9 %, s’établissant à 16 221 millions FCFA. Toutefois, le volume de marchandises acheminées tant par voie routière qu’aérienne a baissé, respectivement de 13,2 % et 39,7 %. De même, le chiffre d’affaires des entreprises commerciales s’est contracté de 6,2 %, s’inscrivant à 31 698,5 millions de FCFA.

 

Sur le front des prix, l’inflation s’est inscrite à la hausse à la fin du premier semestre 2012. Ainsi, à fin juin 2012, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,8 %, en moyenne annuelle, contre 2,1 % en mars 2012 et 1,2 % en décembre 2011. Ce renchérissement résulte notamment de l’augmentation des prix à la pompe des produits pétroliers, des contraintes d’approvisionnement en manioc et en viande, et de la spéculation entretenue par les groupes oligopolistiques suite à l’arrêté fixant les prix des produits de première nécessité.

 

Au niveau de la gestion des finances publiques, les ressources mobilisées ont atteint 71,6 milliards, soit 66,7 milliards au titre des recettes propres, 2,2 milliards de dons octroyés par la Banque Mondiale et 2,7 milliards au titre du prêt-projet.

Concernant les dépenses publiques, elles ont été exécutées à hauteur de 60,3 milliards.

 

Quant aux échanges extérieurs, les statistiques des trafics routier et fluvial font ressortir une baisse de 12,2 % de la quantité globale des biens échangés avec l’extérieur. Cette situation est imputable essentiellement à une forte chute de 39,2 % du volume de biens importés.

 

Par ailleurs, il sied de noter que les principales difficultés recensées par les entreprises enquêtées par la BEAC se résument comme suit : i) l’insuffisance de la fourniture de l’électricité, ii) les tracasseries fiscalo-administratives, iii) la forte concurrence du secteur informel, iv) la frilosité du système bancaire à octroyer des crédits et, v) l’insécurité dans certaines zones de production. 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 18:47

 

 

 

 

bozize-2

 

 

Paris, 22 nov (CAP) - On en sait un peu plus sur l’identité de la personne à qui le général Jean-Pierre Perez et son entreprise privée EHC LLC* a confié la sécurité rapprochée du général Bozizé laissé depuis orphelin de ses anges-gardiens tchadiens depuis le brutal retrait de ceux-ci ordonné par Idriss Déby Itno. Il s’agit d’un ancien fusilier commando de marine français dénommé Francis Fauchart de la force amphibie de Toulon en France qui est également connu pour avoir dirigé la garde rapprochée d’Omar Bongo Ondimba.

 

On le voit, Bozizé recourt aux prestations de service des mercenaires français pour continuer à s’accrocher à son pouvoir de plus en plus isolé et déliquescent. Tout cela n’est pas gratuit et rappelle outrageusement le cas du tristement colonel Jean Claude Mansion de l’époque des présidents David Dacko et André Kolingba avec la différence que Mansion était un agent officiel de la DGSE française en détachement et non un mercenaire privé. Que peuvent des mercenaires contre le peuple centrafricain ?

 

Avec la présence de ces mercenaires, Bozizé arrêtera sans doute de dormir à la belle étoile dans un lit picot au camp Béal ou entre des bulldozers au génie militaire comme il en avait pris l’habitude ces derniers temps.

 

 

* Le Groupe Earthwind Holding Corporation ou Groupe EHC est une société militaire privée créée en 1999.

Elle est depuis 2004, la seule société francophone immatriculée aux États-Unis comme Société de Sûreté Privé et la seule société francophone réunissant sous la même enseigne des compétences Sécurité-Sûreté / Assistance Militaire Privée - Support Opérationnel / Logistique - Mise à disposition de matériels et équipements - Formation.

Créé en 1999, à l'initiative de Bruno Trinquier et Marc Garibaldi, d'anciens officiers de l'Armée française, elle était originalement pour des raisons juridiques basée au Luxembourg avant d'être enregistrée dans le Delaware, aux États-Unis en avril 2004, sous le nom de Groupe EHC LLC ou EHC Group.

Désormais société de droit américain, le Groupe EHC LLC dispose alors d'un bureau de représentation à Londres, d'un bureau de liaison en Côte d'Ivoire, un autre depuis 2012 à Bamako au Mali et peut disposer d'une base logistique à Dubaï.

Il est présent essentiellement en Asie et en Afrique, avec notamment une cinquantaine d'employés en Irak depuis octobre 2003.

Il a signé en 2006 le code de conduite de l'International Peace Operations Association. Il collabore avec l'IPOA sur les besoins d'une privatisation de certains services essentiellement dévolus jusqu'à présent aux États, et travaille de ce fait avec l'AFPEH (Association Française des sociétés de Protection en Environnements Hostiles), afin d'assumer en France, puis sur l'Europe, la continuité du travail de l'IPOA.

 

Source :encyclopédie Wikipédia

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:38

 

 

 

 

M23 rebelles

 

 

Le Peuple Congolais est trahi par ceux qui ont la charge de garantir ses droits fondamentaux, sa sécurité et l’intégrité territoriale nationale


Nous, Organisations des droits humains et d’Education Civique de la Province Orientale déplorons et condamnons avec la dernière énergie l’occupation de la Province du Nord Kivu par le Rwanda sous étiquette de M23.


Nous demandons la démission du Chef de l’Etat et du gouvernement de la République Démocratique du Congo pour haute trahison conformément aux prescrits de l’article 165, paragraphe 1er de la Constitution telle que révisée le 20 janvier 2011.


Cette occupation est une démonstration de plus de l’agression de la République Démocratique du Congo par le Rwanda et ses collabos qui sont dans l’arène du pouvoir congolais.


Nos Organisations déplorent la passivité et l’inefficacité des gouvernants de la République Démocratique du Congo, non seulement pour ne pas déclarer l’Etat d’urgence pour la défense de l’intégrité territoriale conformément à l’article 85 de la Constitution, mais aussi et surtout pour ne pas reconnaître et faire reconnaître clairement l’agression dont est victime la République Démocratique du Congo par le Rwanda.


Ce comportement est une manifestation explicite de la haute trahison du peuple congolais par ses dirigeants.

Nos Organisations restent soucieuses et attachées à la libération sans délai et sans condition ; et au rétablissement de la paix dans la partie Est de la République Démocratique du Congo en particulier dans la Province du Nord Kivu.


En conséquence, nous demandons la démission du Chef de l’Etat et du gouvernement de la République Démocratique du Congo pour haute trahison conformément aux prescrits de l’article 165, paragraphe 1er de la Constitution telle que révisée le 20 janvier 2011.


Au parlement, nous demandons la stricte observance des dispositions constitutionnelles.

 

Fait à Kisangani, le 20 novembre 2012


Pour les Organisations des droits humains et d’Education Civique de la Province Orientale


1. Groupe Lufalanga, pour la Justice et la Paix (GLJP)
2. Groupe Justice & Libération (GJL)
3. Congo en Images (CIM)
4. Fondation Congolaise pour la promotion des droits humains et la Paix (FOCDP)
5. Amis de Nelson Mandela pour les droits de l’homme (ANMDH)
6. Ligue pour la Promotion et le développement intégral de la femme et de l’enfant (LIPRODIFE)
7. Collectif des Ong pour la Promotion de la Justice (COPJ)
8. Ligue pour la Paix, la Justice et les droits de l’homme (LIPADHOJ)
9. Forum des femmes pour l’appropriation de la résolution 1325 (FOFAP 1325)
10. Action et réalisations pour le Développement (ARED)
11. Collectif des Femmes de la Province Orientale (COFEPO)
12. Solidarité pour la Défense et les droits humains (SDDH)
13. Action Humanitaire Justice pour les victimes (AHJV)
14. Collectif des auxiliaires libéraux de la Justice (CALIJ)
15. Association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ)
16. Centre d’Etude, de Documentation et d’Action pour la Femme (CEDAF)


Georges KAPIAMBA


Président de l'Association Congolaise pour l'Accès à la Justice (ACAJ)


Coordonateur National Adjoint de la CN-CPI/RDC

 

Tel: (00243)814043641, (00243)995404514

 

E-mail: gkapiamba@yahoo.fr, acajasbl@yahoo.fr

 

Contact skype:
georges.kap


Kinshasa, Lubumbashi/ RDC

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:33

 

 

 

 

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Le CENTRAFRIQUE est dans l'impasse. Il est dans l'impasse depuis une bonne dizaine d'années et la situation de ce pays continue de se détériorer, de se détériorer à une allure vertigineuse. Au vu de cette remarque, l'on pourrait être tenté de croire que la seule porte de sortie demeure dans la tenue d'un dialogue qui réunirait les centrafricains de tout bord, pour trouver les solutions imparables aux problèmes qui verrouillent le développement du pays et l'amélioration intégrale des conditions de vie du peuple tout entier.

 

Force est pourtant de constater que ceci n'est qu'un mauvais rêve. Un mauvais rêve quand on sait que le groupuscule d'aventuriers affamés qui gravitent autour du pouvoir de BANGUI ne permettraient à quiconque de les déranger dans leurs ripailles égoïstes.

 

Pauvre CENTRAFRIQUE !

 

La vie politique d'un pays ne peut pas se résumer à un tel spectacle. Pour qu'un pays avance, ce qui en d'autres termes signifie qu'il assure le bien-être de son peuple, il faut la mise en application d'un programme politique par le pouvoir en place, avec l'existence d'une opposition chargée de faire des critiques par rapport à la politique du pouvoir, et de faire aussi des propositions susceptibles de corriger les erreurs qui viendraient à être commises ou qui pourraient être commises. Cela suppose donc que le pouvoir en place mène une politique répondant au programme sur la base duquel il a été élu.

 

Le pouvoir de BANGUI n'a pas « gagné » les élections de 2011 sur la base d'un programme politique bien déterminé, qu'il est censé mettre en application. Ce n'est donc pas étonnant si le CENTRAFRIQUE aujourd'hui est un pays qui retourne à la poussière, un pays où toutes les réalisations passées ne seront plus que les vestiges de ce qui avait existé, quand on pense aux routes, aux ponts et autres réalisations vouées à disparaître de la vitrine centrafricaine. Tout simplement parce que le gouvernement de BANGUI navigue à vue, sans boussole, sans programme.

 

Une bonne gouvernance suppose un pouvoir juste, avec une opposition forte et respectée. Le pouvoir de BANGUI est un pouvoir trop fort dans la gestion du pays vers sa décadence.

 

Il est trop fort quand il s'agit de refuser l'expression libre à l'opposition. Il est trop fort quand il s'agit de l'empêcher de s'organiser pour devenir une organisation solide et crédible, capable de corriger certaines erreurs et de rectifier la mauvaise trajectoire du pouvoir. Il est trop musclé quand il s'agit d'exécuter des œuvres basses. Il est trop fort quand il s'agit de permettre à des délinquants de progéniture  supposée « présidentielle », de molester les centrafricains dans les rues de BANGUI sans que le père « géniteur » daigne lever le moindre doigt pour interdire de tels actes. Il est trop fort quand il pense que les centrafricains sont tous « morts » et qu'il a le droit de mettre n'importe lequel de ses rejetons à des responsabilités que celui-ci est loin d'assumer. Et quand ces rejetons auront molesté tous les centrafricains, à leur guise, comme ils le font actuellement en les arrêtant dans les rues et en les enfermant sans raison dans des geôles devenues leurs propriétés, le père sera toujours là pour ne rien dire.

 

Que la fête continue, la ROUMANIE est aujourd'hui un pays tranquille, seule l'histoire écrit son propre récit.

 

De tous les Présidents de CENTRAFRIQUE qui ont précédé, on n'a jamais vu une telle gouvernance familiale, pour ne pas dire une telle tyrannie familiale.

 

Les leaders de l'opposition ne doivent pas attendre d'être arrêtés un jour dans les rues de BANGUI, puis molestés par une prétendue progéniture impunissable, pour savoir qu'on ne fait pas de dialogue avec un tel régime.

 

Le centrafrique n'a pas besoin de violence pour opérer le changement certes, le pouvoir n'a pas besoin d'utiliser la violence contre d'innocents centrafricains qui n'aspirent qu'à vivre. Ce ne sont pas les raisons pour lesquelles l'opposition ne peut pas réfléchir à d'autres moyens très efficaces et non violents pour bouter du pouvoir une bande d'agresseurs de centrafricains.

 

Les fils de l'homme fort de BANGUI sont redoutables, alors, ils n'ont qu'à laisser les centrafricains tranquilles, pour s'en prendre aux rebelles qui sèment la détresse dans l'est, le nord et le sud-est du pays. L'homme fort de BANGUI n'avait qu'à envoyer ses soi-disant « fils » redoutables sur les terres des rebelles,  pour libérer les paysans de ces régions, s'ils en sont vraiment capables.

 

L'opposition doit mesurer la gravité des problèmes que vit le CENTRAFRIQUE d'aujourd'hui, pour envisager une conjugaison de forces en vue de soulager le pays tout entier, en mettant de côté les envies et les élans partisans. C'est un devoir impérieux, que le peuple ne manquera pas d'appuyer, compte tenu du poids de misère qu'il a sur les épaules.

 

KODRO OKO ZO OKO

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