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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:30

 

 

 

 

 

vaccination contre la polio

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 21 Novembre 2012 16:20

 

La population de Kaga Bandoro et ses environs (nord) sont exposées ces derniers aux risques des maladies liées à la consommation de la viande bovine. Une partie des éleveurs confondent la vaccination administrée gratuitement contre la poliomyélite aux enfants de 0 à 5 ans à celle des bovins. Ils souhaitent ainsi bénéficier de la même gratuité. Une situation qui expose justement les consommateurs à des dangers au plan sanitaire.

 

Cette information a été confirmée par un agent des services vétérinaires de la région et relayée ce 21 novembre 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka.

 

La réticence se développe surtout dans les villages Zando, Kpokpo, Pathio et Yamissi, situés dans la commune de Nana Houta (nord). Ces localités sont pourvoyeuses de la ville de Kaga Bandoro en viande, en cheptel de bétail, a indiqué le correspondant.

 

Selon l’agent des services vétérinaires, certains éleveurs vendent leurs bêtes sans aucun contrôle médical encore moins une vaccination appropriée. A titre d’illustration, un éleveur de la région a même déclaré que, si ses bœufs meurent d’épidémie, il pourrait faire de la fraude, pourvue qu’il récupère son argent.

 

Un autre décide même de faire vacciner ses animaux au mois d’avril 2013. Pour lui et ses amis de cette filière, la vaccination des bêtes devrait être aussi gratuite comme celle contre la poliomyélite.

Il est à noter que le secteur de l’élevage dans la région de Kaga Bandoro a été durement affecté par les crises militaro-politiques. A cet effet, le risque des maladies des bêtes destinées à la consommation reste préoccupant.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:25

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

Bangui : l’ambassadeur de France parmi les déplacés internes du nord 

 

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Bangui, 21 novembre (RJDH)–A l’invitation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), l’ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti, a visité trois camps de déplacés internes dans la région de Batangafo et de Kaga-Bandoro (nord), le 15 novembre dernier. Celui-ci affirme être allé voir personnellement l’exécution des projets financés par la France en faveur de ces personnes vulnérables. Mais il dit avoir été impressionné par le courage et la dignité de ces victimes.

 

« Ce que nous avons vu sur place, c’était une grande situation de détresse, de souffrance. Mais face à cette situation, nous avons rencontré des hommes et des femmes qui font preuve d’un grand courage et d’une grande dignité », a indiqué Serge Mucetti dans un entretien exclusif avec le RJDH, le mardi 20 novembre à Bangui.

 

Les deux camps visités aux alentours de la ville de Batangafo, à savoir Bobazi et Kakouda, abritent environ 5 700 personnes qui ont quitté leurs villages, en partie détruits par des transhumants en février 2012. A Kaga-Bandoro, c’est le site de Nana-Outa qui accueille plus de 3 000 déplacés. Il s’agit des civils qui ont fui leur village pendant l’opération militaire des forces armées centrafricaine et tchadienne contre les positions des hommes du chef rebelle tchadien, Abdel Kader Baba-Laddé, en janvier dernier. Leurs villages ont été pour la plupart détruits. Ces déplacés bénéficient de l’assistance humanitaire du CICR, sur un financement de la France, et d’autres organisations humanitaires.

 

Des sinistrés non désespérés

 

L’ambassadeur de France, qui était accompagné de M. Xavier Hénaut, attaché de coopération, témoigne avoir vu dans les deux premiers camps des personnes sinistrées mais qui sont pourtant pleines d’espoir. Des gens qui veulent, le plus vite possible, retrouver leur autonomie. « Ils considèrent que l’aide qui leur est apportée par le CICR, soutenu par des bailleurs de fonds, est une bonne chose, mais cela ne peut être que provisoire. Ils veulent rentrer chez-eux, ils veulent reconstruire leur maison, ils veulent cultiver leur champ, ils veulent que leurs enfants aillent à l’école, ils veulent que leurs anciens retrouvent leurs racines (…), ils veulent retourner le plus vite possible à des conditions normales d’existence », constate-t-il.

 

« Ceux du troisième camp (Nana-Outa) sont lassés d’avoir à reconstruire leur habitat, à chaque fois qu’il est détruit par des bandes armées, et ont pris la décision de s’établir dans ce camp et de la transformer en village », rapporte-t-il. Dans cet espoir de reconstruction, ces populations lointaines pensent tout de même à l’instruction de leurs enfants, malgré les conditions difficiles et le manque de structures d’accueil, de matériel et de personnel enseignants.

 

Dans un des camps visités, il existe une toute petite école construite en paille par des parents pour l’éducation de leurs enfants, avec un instituteur qui leur enseigne le français. Pour Serge Mucetti, c’est une ‘’Francophonie militante’’, une ‘’Francophonie énergique’’ et une volonté affichée qu’il faut encourager.

 

« J’ai pris l’engagement d’aider cette petite école (…). J’aimerais bien parrainer cette petite école parce qu’elle constitue vraiment un modèle, un symbole de la vitalité d’une population à travers l’accès au savoir et à la connaissance. Ils ont compris dans ce coin reculé de la brousse que pour s’en sortir, il fallait que les enfants aillent à l’école. C’est un symbole magnifique », estime-t-il.

 

Une mission à vocation sanitaire

 

Le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, le Dr Mirdad Kazanji faisait également partie de cette mission. Le but étant de constater également l’état sanitaire de la population déplacée afin d’éviter d’éventuelles épidémies.

 

« Dans le domaine scientifique et médical, il est connu qu’à chaque fois qu’il y a regroupement ou déplacement de la population, il y a un risque épidémique. On voit cela dans les cas d’épidémie du choléra. Typiquement par exemple en RCA, il y a eu pas mal de mouvements des populations dans le sud de la République démocratique du Congo et la Centrafrique, il y a eu l’épidémie du choléra, il y a deux ans », a précisé le Dr Kazanji.

 

Il a fait avoir qu’il existe un hôpital de MSF (Médecins sans frontières) dans la zone et qui prend en charge différents aspects médicaux, et avec qui l’IPB travaille pour améliorer la santé des personnes déplacées internes. « Nous avons, par exemple, cette année, détecté plusieurs cas de variole de singe qui circule dans cette région. Nous avons identifié pour la première fois ce type de virus dans le nord de la RCA grâce à cette collaboration MSF-Institut Pasteur dans ce contexte », a-t-il souligné. L’Institut Pasteur de Bangui entend, après cette visite, poursuivre la collaboration avec MSF, notamment en matière d’appui médical et matériel, de vaccins pour une meilleure couverture vaccinale des enfants.

 

Interrogé sur le but de la mission humanitaire qu’il se donne, l’ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti, a relevé qu’un ambassadeur n’est pas seulement quelqu’un qui vit dans son bureau de façon confortable. « C’est le représentant d’un pays qui doit aussi aller voir par lui-même, dans des camps, dans des quartiers, au milieu de la population près des réalités. Et la réalité il faut aller la constater, la considérer, l’approcher là où elle est », a-t-il relevé.

 

Par Jérémie Soupou

 

 

 

Bangui : une situation politico-sécuritaire critique en 2012 selon la société civile

 

Bangui, 21 novembre (RJDH)–La situation politique et sécuritaire de la République Centrafricaine est déplorable au cours de l’année 2O12. C’est le constat fait par Fulgence Zéneth, secrétaire général adjoint de l’Observatoire centrafricain de droit de l’homme(OCDH), lors d’un entretien avec le RJDH sur la question.

 

Pour lui, en 2012, la République centrafricaine a été exposée à une insécurité généralisée, notamment dans le nord, nord-est, le centre et le sud-est. Il fait allusion, en particulier, à l’occupation de certaines régions du pays par des rebellions étrangères telle que le Front populaire pour le redressement (FPR) du Tchadien Baba-Laddé et l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de l’ougandais, Joseph Kony, qui continuent de commettre des exactions dans le sud-est, malgré la présence des forces ougandaises, centrafricaines et américaines.

 

« Baba-Laddé, ce rebelle tchadien qui n’a jamais combattu dans son pays, mais qui s’est installé sur le territoire centrafricain. Il a commis des exactions. Malheureusement, il a été rapatrié vers son pays d’origine, et personne n’aborde la question des victimes. Ces derniers temps, on parle même de la possibilité de relaxer ses hommes qui avaient été arrêtés au cours d’un combat avec l’armée », déplore M. Zéneth

 

Pour lui, Baba-Laddé devrait répondre de tous les actes commis en République centrafricaine sur la population civile. Même s’il n’est plus sur le sol centrafricain, les défenseurs des droits de l’homme étudient encore la possibilité de saisir des instances sous-régionales, régionales ou continentales pour que celui-ci soit jugé.

 

Dans le sud-est, les attaques de la LRA se sont multipliées entre janvier et mars, compromettant la libre circulation des personnes et des biens. Malgré la présence des conseillers militaires américains et des forces armées ougandaises et centrafricaine, et « nos compatriotes qui habitent cette zone continuent de subir encore les affres de ce seigneur de guerre », regrette-t-il.

 

Les multiples attaques perpétrées par des hommes armés non identifiés aux alentours de la ville de Boali, à 90 kilomètres de la ville de Bangui, sont également à souligner. Dans ces événements qui terrorisent la population, il y a les bavures militaires. Il y a d’après certains éléments des forces de défenses et de sécurité qui outrepassent leur mission. « Récemment, un élément des FACA a poignardé une fille de 21 ans dans la ville de Kaga-Bandoro. Voilà autant de faits qui inquiètent les défenseures des droits humains », s’exclame-t-il.

 

En dehors de ces aspects soulignés par l’OCDH, l’intérieur du pays a été au cours de cette année, le théâtre de plusieurs attaques, de la rébellion du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, un proche de l’ancien président Ange Félix Patassé. Ce groupe armé a commis des exactions sur la population de Kabo, Bantagafo, Paoua, Markounda. Une source militaire avait confirmée la présence de ce groupe dans les villages de Koudé, Dougouzou et Alim, situés à environ 200 kilomètres de la ville de Bouar (ouest).

 

Le 15 septembre, les villes de Damara (75 kilomètres) et de Sibut (195), ont été attaquées par des dissidents de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Ce qui avait fait fuir une partie de la population, et a également perturbé les activités économiques et sociales de ces villes.

 

Sur le plan politique, Fulgence Zéneth affirme que la situation est difficile. Toutefois il se réjouit, de la révision du code électoral centrafricain qui a connu la participation de toutes les forces vivent de la nation et pourrait garantir des élections moins violentes en 2016. « Plusieurs choses ont changé de manière fondamentale dans ce document et pourraient conduire les prochains processus électoraux, moins contestables », estime t-il.

 

Par ailleurs, il déplore l’absence de dialogue entre le gouvernement et l’opposition. « Nous pensons qu’il devait y avoir le dialogue permanent entre toutes les couches du pays, afin de mettre un terme aux problèmes qui minent le développement de la RCA », a-t-il ajouté.

 

Dans la même perspective, le 13 novembre, le coordonateur du Front pour l’annulation et la reprise des élections (FARE) avait demandé au pouvoir d’ouvrir un dialogue inter-centrafricain qui va réunir toutes les forces vivent de la nation pour discuter des défis auxquels le pays est confronté.

 

Par Belfort Gobou

 

 

Bria : Deux enfants tués par la méningite et deux autres hospitalisés

 

Bria, 21 novembre (RJDH)–Deux enfants de moins de cinq ans ont été tués, en début de semaine, par la méningite à l’hôpital préfectoral de la ville de Bria (centre). Deux autres sont encore hospitalisés au service de la pédiatrie à cause de la même maladie. L’information a été rendue publique le 20 novembre, par le major du service de la pédiatrie de cet hôpital, Clovis Ngassété.

 

« Nous avons hospitalisé neuf enfants dont quatre souffrent de méningite. Deux sont déjà décédés et les autres sont encore en observation », a expliqué Clovis Ngassété dans un entretien avec Radio Barangbaké.

 

En plus de la méningite, plusieurs autres maladies respiratoires ont été enregistrés parmi lesquelles la pneumonie. Une dizaine de cas a été détectée chez des enfants de zéro à cinq ans, a confié la même source.

 

Le major du service de la pédiatrie de l’hôpital de Bria a déploré l’ignorance des parents qui préfèrent soigner leurs enfants à base des médicaments traditionnels. « Cela entraîne des complications et le décès des enfants », a-t-il dit.

 

La prise en charge des enfants qui souffrent de ces différentes maladies fait défaut, parce que le service de la pédiatrie manque de moyens. « Nous ne disposons pas de matériels adéquats et des médicaments pour nous occuper des enfants qui souffrent de cette maladie », a-t-il déploré.

 

 

 

Boali : Les jeunes se mobilisent pour la sécurité

 

Boali, 21 novembre (RJDH)–Une vingtaine de jeunes de la ville de Boali se sont constitués en auto-défense pour assurer la sécurité dans cette localité et de lutter contre les actes de vol sur la falaise de Kassango, à la sortie de la ville sur l’axe Bangui. Le groupe a vu le jour depuis presqu’un mois.

 

« A Boali, le vol prend de l’ampleur et la falaise de Kassango est le lieu où se passe souvent cet acte de vandalisme. Certaines personnes mal intentionnées montent sur des véhicules pour voler les bagages des passagers. En plus, l’insécurité est fréquente dans la région ces quatre derniers mois. C’est pourquoi nous avons pris cette initiative pour mettre fin à ces actes », a expliqué le président de ce groupe, Gilbert Ali.

 

Ces jeunes, qui utilisent des machettes et des armes de fabrication artisanale, sillonnent la ville pendant la nuit pour appréhender les voleurs. « Nous avons attrapé un cambrioleur qui tentait de voler sur la falaise de Kassango, nous l’avons remis à la gendarmerie pour des enquêtes. Un autre a été également appréhendé avec un port volé à destination de Boali-chute », a indiqué Germais Ndoumbalai, un membre du comité des auto-défenses.

 

Nous demandons aux autorités locales de nous aider en nous donnons les moyens adéquates afin d’appuyer les forces de défense, car la sécurité de la population concerne tout le monde.

 

 

 

Boali : Faible couverture vaccinale dans les formations sanitaires

 

 

vaccination contre la polio

 

 

Boali, 21 novembre (RJDH)–Les formations sanitaires de la sous-préfecture de Boali (sud-ouest) ont connu une faible couverture vaccinale des enfants dans le cadre du programme élargi de vaccination (PEV) de routine, de janvier à septembre 2012. Ce problème est dû à l’accessibilité de certains centres de santé.

 

« Sur dix formations sanitaires que compte la commune de Boali, quatre seulement disposent d’un service du PEV. Ce qui occasionne le manque de mobilisation communautaire en faveur de vaccination de routine et une faible couverture géographique», a expliqué le médecin chef de l’hôpital de Boali, docteur Eloi Nicaise Boufoungou.

 

En plus du manque de mobilisation et l’ignorance des parents, le manque de personnel qualifié dans ce domaine pose un sérieux problème. Le docteur Eloi Nicaise Boufoungou, indique que les responsables du PEV sont tous des agents communautaires qui ont été formés sur le tas. D’où nécessité de les recycler dans le cadre de la vaccination.

 

En marge des difficultés qui freinent les activités de vaccination de routine, quelques progrès ont été relevés par le médecin-chef. « Il y a une forte implication du personnel de santé dans le PEV. On note également l’appui du comité de gestion qui aide le service en fournissant du matériel comme le pétrole et les mèches pour des lampes tempêtes », a-t-elle ajouté.

 

Les différentes catégories de vaccin sont disponibles dans les trois centres qui sont opérationnels. Mais les services ne sont pas totalement utilisés par les parents. L’implication des autorités locales, des leaders religieux et communautaires de la ville de Boali aux activités de vaccination de routine reste un défi à relever, selon des observateurs.

 

Les informations révèlent que c’est l’ignorance des parents de l’importance de la vaccination entraîne le non-respect du calendrier vaccinal des enfants.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:56

 

 

 

 

Franck Saragba


 

 


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a voué aux gémonies  les différents leaders et partis politiques de l’opposition démocratique.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux  en place a refusé aux partis politiques de l’opposition démocratique, aux syndicats de jouer simplement leur rôle de contre pouvoir comme il est indiqué dans les dispositions de la loi fondamentale.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place mène une lutte farouche contre la liberté d’expression  en muselant les médias et les journalistes, ce, malgré la loi sur la dépénalisation des délits de presse.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place  a mis aux arrêts d’une manière arbitraire nombreux de nos compatriotes sans que justice ne soit rendu.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place et ses bras armés ont  scandaleusement assassiné, massacré, humilié d’innocents concitoyens. Les bourreaux sont toujours et encore là, n’hésitant pas à narguer au quotidien les victimes et leur famille.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a initié un système de rapine bien rodé de détournement de deniers publics qui a fini par mettre à genoux le trésor public.

 

 Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a embastillé le peuple centrafricain dans un pays qui est devenu une prison à ciel ouvert. Haro sur toutes les revendications, légitimes soient-elles.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a paupérisé davantage notre bon et généreux peuple au point que nous sommes devenus un peuple de mendiant.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a décidé de faire la promotion des plus médiocres d’entres nous, de cautionner l’immoralité dans tous les sens du terme, d’encourager les agissements de personnages douteux, hauts en couleur qui ternissent ici et là l’image de notre pays.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a décrété que la récréation sera entière et permanente pour ses princes mais horriblement répressive pour tous les autres. Ainsi, il a fini par diviser  la société centrafricaine en une classe d’intouchables privilégiés et celle des nécessiteux qui sont précarisés, brimés à outrance.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a décidé de sous traiter notre souveraineté nationale à des pays tiers, pire encore à des groupes de va-t-en-guerre.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a troqué d’une manière scandaleuse notre république indépendante contre une suzeraineté au voisin du nord.


Au terme de ces dix années d’enfer et de régression à travers lequel nos concitoyens espéraient enfin voir le bout du tunnel, voici que  l’opposition démocratique d’une manière surprenante vient tendre une nouvelle perche au régime en réclamant  à cor et à cri un hypothétique dialogue pour distraire nos concitoyens. Qui paiera la facture au moment où notre pays est confronté à d’énorme problème financier  et que le monde est en crise ?  Quelles sont les moyens de pressions dont disposent l’opposition démocratique pour contraindre par la suite le régime à accepter les recommandations ? A croire que l’opposition démocratique, ne veut pas vraiment d’une véritable alternance. A ce moment-là, pourquoi ne pas imposer par exemple un bras de fer au régime en place afin qu’il applique sans délai tout simplement les recommandations du dialogue inclusif de 2008 ?

 

A ce jour, on peut dire sans détour que le régime en place est le seul responsable de son échec et de la faillite du pays du fait que depuis le 15 mars 2003, le régime  a décidé de gouverner seul, confisquant tous les pouvoirs. S’il est vrai que le dialogue reste et demeure le seul moyen incontournable de résolution de crises en politique, il n’en demeure pas moins que pour dialoguer, il faudrait être au minimum à deux. Or,  l’opposition démocratique n’a jamais  reconnu la légitimité du régime, de l’autre côté , le général Bozizé n’est pas un homme de dialogue à plus forte raison de consensus, il ne veut pas dialoguer depuis sa prise de pouvoir par la force ou feint de dialoguer lorsque la communauté internationale l’oblige à le faire,  comme lors du dialogue politique inclusif en 2008. Comment dialoguer alors que les deux partis concernés ne reconnaissent pas inversement l’existence de l’autre ?


OUI et encore mille fois OUI pour le dialogue inter-centrafricain mais avec qui ? Et pour quels objectifs ? Pour des recommandations qui ne seront encore et toujours hélas pas appliquées ? Que faudrait-il faire alors ?


Pour des raisons objectifs et de calendrier, nous pensons que l’opposition démocratique se trompe une fois encore en offrant un ballon d’oxygène inespéré à un régime à bout de souffle dont les principaux et les plus fidèles collaborateurs ont quitté le navire.  Le temps nécessaire d’organiser un dialogue digne de ce nom avec les différents partenaires sérieux et l’on aura perdu déjà cinq à six mois qui auront des répercussions sur la préparation des prochaines élections présidentielles. A presque mi-parcours d’un second et dernier mandat calamiteux du régime en place, le dialogue politique ne sert plus à rien et n’a pas de sens au regard du temps imparti. Le grand gagnant sera encore le régime en place qui cherche a gagné du temps. A titre d’exemple, les organes qui préparent  l’organisation des élections présidentielles dans des pays pourtant expérimentés s’y mettent au moins deux à trois ans avant les échéances. Pour ne pas perdre du temps, l’opposition démocratique ne ferait t’elle pas mieux de se concentrer plutôt sur les voies et moyens pour l’organisation d’une élection juste et transparente en 2016 ?  

 

Franck SARAGBA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:44

 

 

 

 

 

 

TVMLPC logo

 

 

 

enfants-LRA.JPG

 

 

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Pascal

 

 

 

En cette journée internationale des droits de l'enfant, TELE-MLPC a mis en ligne le reportage de France Ô sur les enfants enlevés par la LRA dans le Mbomou et Haut-Mbomou.

 

Ce reportage de 59 minutes sera le seul document diffusé en boucle durant tout le prochain week-end. Cela permettra à ses téléspectateurs de regarder ce document exceptionnel.

 

 

TELE-MLPC  au lien : www.lemlpc.net

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:06

 

 

Socrate-et-Kevin-Bozize.JPG

 

Socrate Bozizé et Kévin lors de l'investiture du 15 mars 2011 de leur papa

 

 

 

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Bozizé saluant Papy et Rodrigue faisant l'accolade à Monique Bozizé

lors de l'investiture de Bozizé du 15 mars 2011

 

 

 

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Aimé Vincent Bozizé alias Papy

 

 

 

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François Joseph Bozizé alias Djodjo

 

 

Rodrigue Bozizé

 

Rodrigue Bozizé


 

CENTRAFRIQUE

 

 

Le site social facebook d’une centrafricaine résidante de Bangui, a posté sous couvert de l’anonymat un pavé dans la marre en annonçant l’organisation des victimes des crapuleuses atteintes aux droits de l’homme par la famille Bozizé exclusivement ce lundi 19 octobre 2012. Si l’information est avérée, il faut savoir qu’en appelant les vulnérables centrafricains, ceux vivants à l’étranger et autres nationalités en Centrafrique de toutes couches confondues, hommes, femmes, enfants, appartenant à tous corps socioprofessionnels ou pas, les institutions et autres personnes morales qui sont de cibles constituées de la famille Bozizé à s’organiser, l’association Agir pour la Justice et Contre l’Impunité en Centrafrique (AJCIC), avec à sa présidence la magistrate SIFA, (nom donné pour protéger les intérêts de la personne) vient non seulement compléter l’existence, dans le domaine, d’une multitude d’assises militant pour les droits humains et la promotion de la démocratie mais aussi sonner l’alarme, avec force de dernière rigueur, d’une inquiétante propension de règne, à leurs manières, de la famille biologique et leurs proches parents du numéro un centrafricain devenu bourreau-nouveau genre en RCA.

 

Pour stopper ce que la nouvelle association appelle « des bavures jamais réalisées dans l’histoire de la Centrafrique, œuvre de la première famille centrafricaine », Maman SIFA entend, par son initiative, saisir la justice nationale et ou internationale avec un dossier consistant fait de liste de victimes et préjudices enregistrées, des témoignages écrits, sonores et visuels et aussi des preuves tangibles. Selon la présidente de l’association qui dit travailler en sous-marin, pour le moment, par pure crainte de représailles des  personnes visées par son association, une cent cinquantaine de victimes a été déjà répertoriée dans les registres avec différents griefs dans deux arrondissements (le 8e et le 5e) de Bangui en moins de sept jours.

 

Selon la présidente SIFA, « Notre objectif recherché est de faire en sorte que justice soit rendue de manière impartiale aux ayants-droits et garantir la sécurité des biens et personnes. Nous nous sommes aperçus ces derniers temps que les populations centrafricaines et étrangères en RCA connaissent une persécution qui ne dit pas son nom. Les griefs reprochés aux victimes sont bénins et n’expliquent pas des arrestations extralégales, tortures, détentions sécrètes et assassinats, sans évoquer des menaces de morts proférées aux pauvres centrafricains. Les auteurs bénéficient de l’impuissance de la faiblesse des institutions judiciaires nationales apeurées De là si nous n’envisageons pas des actions pour arrêter cette catastrophe c’est synonyme de culpabilité de notre part. » Dit de manière ferme cette juriste résidente de Bangui dont la petite-fille a été victime d’un abus sexuel d’un rejeton de du président Bozizé en octobre dernier. Pour cette dernière, les auteurs sont exclusivement les enfants légitimes du président centrafricain François Bozizé, ses très proches parents, ses propres gardes rapprochés qui excellent dans l’abus d’autorité et qui se croient superpuissants. « Dans tous les services de l’état centrafricain il y’a au moins une cinquantaine de personnes qui appartiennent à cette famille. Même dans les milieux religieux, sportifs, commerciaux et, même des très proches parents qui ne travaillent pas mais qui, par usurpation du patronyme causes d’énormes torts à la nation. C’est une chaine que dans notre programme d’activités planifiés nous avion pu identifier, déceler personne par personne et avons ouvert un dossier très solide pour chaque cas. »

 

L’association Agir pour la Justice et Contre l’Impunité en Centrafrique a vu le jour en février 2012 à Marseille en France par la volonté d’une frange de centrafricains exaspérés par les événements et décidés à découdre avec les ignominies et autres violations des droits humains œuvres des princes qui gouvernent en RCA. Ils sont des politiques, des membres de la société civile, des commerçants, des religieux, etc qui se sont tous levés comme un seul homme pour baliser le plan autoritariste et tyrannique des Bozizé.

 

A la question de savoir les périodes couvertes par les crimes causés, Madame SIFA reste scientifique et dit. « C’est depuis le 15 mars que la RCA est devenu otage des Bozizé. Ni plus ni moins. L’association se consacre essentiellement à cette période et va couvrir toute l’étendue du territoire centrafricain. Car nos parents, amis et connaissances à l’intérieur du pays connaissent plus pire que nous qui vivons à Bangui. L’occasion est donnée d’aller vers cette population retirée pour collecter les ressources nécessaires pour valoir notre mission. »

 

Il faut dire aussi que l’AJCIC, fait parti d’un réseau international de défenseurs de l’Homme en France et en Belgique entre autre l’Association Survie dont elle épouse bien la philosophie. Madame Sifa se dit aussi très proche d’une kyrielle d’avocats noirs-américains à Washington DC aux Etats-Unis d’Amériques réputés pugnaces aux atteintes des droits humains comme Le Barreau Penal International Criminal Bar.

 

Faut-il craindre pour les victimes vivant à Bangui en Centrafrique ? Madame Sifa lâche « Nous travaillons dans un professionnalisme dont l’expérience remonte à 17 ans et avions travaillé en consultante internationale en Gambie, Côte d’Ivoire et en Haïti pour le compte des Nations-Unies et aussi pour la Tribunal Spécial d’Arusha en Tanzanie. La protection de nos victimes est une question très sensible pour valoir notre raison d’être. Nos agents à Bangui ne signalent pas encore de problèmes majeurs rencontrés sur le terrain, même si le risque est très critique. Mais ils sont assez sensibilisés pour prendre des précautions utiles aux instants fatals.»

 

 Pour plus d’informations : agir.jcic@gmail.com

 

 

Clovis Ouefio

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 23:37

 

 

 

 

ruban sida



GENEVE (AFP) - 20.11.2012 13:43 - L'Afrique subsaharienne a connu un net déclin des nouvelles infections et des décès liés au sida ces dernières années, avec un net progrès dans la prévention concernant les enfants, indique mardi dans son rapport annuel l'ONUSIDA.

 

Le nombre de décès est passé à 1,8 million en 2005 à 1,2 million en 2011 soit une baisse de 32% en six ans. Le nombre de nouvelles infections est estimé à 1,8 million en 2011 contre 2,4 millions en 2001, une baisse de 25% en dix ans.

 

Entre 2009 et 2011 le nombre d'enfants nouvellement infectés par le VIH en Afrique subsaharienne a diminué au total de 24%, avec des progrès nettement plus spectaculaires (déclin de 40 à 59%) dans six pays, Afrique du sud, Burundi, Kenya, Namibie, Togo et Zambie. Dans quatre pays le nombre d'infections s'est accru, en Angola, Congo, Guinée Bissau et Guinée Equatoriale.

 

Ces progrès notoires ne doivent pas faire oublier que l'Afrique subsaharienne est la région la plus touchée dans le monde. En 2011 on estime que 23,5 millions de personnes y vivent avec le VIH soit 69% de ceux qui sont affectés dans le monde, dont 92% des femmes enceintes vivant avec le VIH. Plus de 90% des enfants ayant contracté le VIH en 2011 vivent aussi dans cette zone.

 

L'organisation ONUSIDA relève des progrès dans le nombre de personnes traitées, dans les opérations de dépistage, et pour quelques pays dans le financement interne de la riposte.

 

Alors que dans 21 pays l'aide internationale représente plus de 50% des investissements contre le VIH, le financement national atteint plus de 75% en Afrique du sud et au Botswana, plus de la moitié en Namibie, Gabon et Maurice. Le Kenya a doublé ses dépenses domestiques entre 2008 et 2010, le Togo entre 2007 et 2010 et le Rwanda entre 2006 et 2009.

 

© 2012 AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 23:29

 

 

 


 

Paris 15/11/2012


Chers frères et sœurs, chers amis


 Lorsqu'un beau jour j'ai ouvert les yeux, comme revenu d'un long sommeil, j'ai pris conscience que j'étais dans un hôpital.


J'ai vu des hommes en blouse qui pouvaient bien être les personnels de santé et leurs chefs. J'ai reconnu des parents, des compatriotes et d'autres personnes qui m'écoutaient bafouiller des paroles à peine audible.


Comment et pourquoi j'étais rendu à cet endroit?


Aucune souvenance ! Et pourtant, m'a-t-on dit ultérieurement, j'y avais séjourné près de deux semaines dans un coma dépassé. Un virus aurait attaqué mon système respiratoire. Il fallait donc réussir à me réanimer...


C'est donc à l'hôpital AMBROISE PARE de Boulogne-Billancourt que je suis resté sept semaines, non loin de mon domicile du 16eme Arrondissement de Paris, me faisant dialyser et subissant plusieurs autres examens cliniques.


Je me dois de remercier ici les médecins et leurs collaborateurs qui se sont appliqués à réussir à la limite de l'acharnement thérapeutique, leur effort de réanimation, que DIEU bénisse leur travail.


Sorti de l'hôpital, je regagnai un grand centre de repos Edouard RIST, tout proche de l'Ambassade Centrafricaine, donc plus près encore de mon logement.


J'ai passé un mois entier à "récupérer", à apprendre à marcher et à me familiariser avec mon nouveau centre de dialyse: centre bien plus important que l'ancien où j’ai été soigné dix ans durant, a l'Est de Paris, mais éloigné de mon domicile.


Le but de cette lettre est, une fois de plus, de dire MERCI à toutes les personnes, parents, amis de tous pays, très nombreux, qui ont accouru à mon chevet témoigner de leur affection et de leur amitié.


Je pense à tous ceux qui, en Centrafrique, ont été perturbés par ce qui m'arrivait et se sont mis à implorer le Seigneur en ma faveur. C'était alors en pleine festivité des consécrations épiscopales, ce qui devait provoquer des sentiments assez mélangés de tristesse et de joie! Je leur sais gré de leur affectueuse compassion et de leur prière.


Merci particulièrement à l'Archevêque de BRAZZAVILLE venu par deux fois prier avec moi en compagnie du père Irénée PASSY qui m'apportait la communion. Merci aux prêtres, aux religieuses qui n'ont cessé de me rendre visite, en m'accordant leur présence compatissante.


Merci au Curé de ma paroisse Notre-Dame de l'ASSOMPTION qui m'a conféré l'huile des malades, dont je suis convaincu qu'elle a contribué à me ramener a la vie (Epitre Jacq.5,13-15)


Personnellement, j'ai mieux compris, par expérience, les paroles du Christ en Luc 12,39-40, sur sa venue comme un voleur ? Quoi qu'il advienne, que le Seigneur soit Béni de toutes ses initiatives à mon égard.

 

AMEN


J.NDAYEN

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 22:49

 

 

 

 

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20/11/2012 à 16h:00 Par Clarisse Juompan-Yakam Jeune Afrique

 

Catherine Bokassa, ex-première dame de Centrafrique, revient sur sa vie après le décès de son ex-mari, Jean-Bedel Bokassa.


Jeune Afrique : Si vous aviez à dresser votre autoportrait, que diriez-vous ?


Catherine Bokassa : Je suis née au Tchad d'un père centrafricain et d'une mère tchadienne. Je suis la troisième d'une fratrie de quinze enfants (de même père et de même mère). J'ai fait mes études primaires au Tchad et obtenu une bourse pour continuer mes études secondaires au lycée Pie-XII à Bangui. Je suis une simple grand-mère encore en bonne santé et qui revendique le droit à l'anonymat.


Et si vous deviez écrire vos Mémoires ?


Je décrirais ma vie de femme au foyer. J'ai beaucoup appris aux côtés du père de mes enfants car je me suis mariée très jeune, à 14 ans et demi. J'ai toujours apprécié le respect que m'accordait chaque Centrafricain malgré mon jeune âge. Et puis j'ai des souvenirs précis de toutes mes visites officielles.


Qu'avez-vous fait après le décès de votre époux ?


Mon principal soutien a été le président Omar Bongo Ondimba jusqu'à son décès, paix à son âme.


Je me suis retrouvée seule, malgré sa position d'homme d'État. J'ai rapidement pris la décision de rentrer vivre dans mon pays, la République centrafricaine. Je me suis lancée dans la culture des fleurs, ma passion, puis j'ai commencé une activité agricole. Depuis trois ans, j'ai une plantation de manioc de 15 ha et je vends les produits de l'exploitation aux particuliers. Mon principal soutien a été le président Omar Bongo Ondimba jusqu'à son décès, paix à son âme.


Les autres premières dames vous ont-elles manifesté leur solidarité ?


Je veux surtout évoquer la figure de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, qui est ma mère, ma soeur et qui a beaucoup fait pour mes enfants et moi. Aujourd'hui encore, si on est loin l'une de l'autre, de temps en temps on se téléphone. Je n'ai jamais voulu en parler, mais je le fais aujourd'hui pour lui rendre hommage.

 

Décrivez-nous votre vie quotidienne...


Je fais du jardinage, je vais au village le week-end et j'adore faire la cuisine pour ma famille. Quand l'occasion se présente, je vais à Genève rendre visite à mes enfants et petits-enfants. Parfois je vais au Tchad pour voir mes oncles et mes tantes. J'ai aussi un projet qui me tient à coeur : la Fondation Catherine-Bokassa, que j'espère pouvoir mettre en oeuvre l'année prochaine. Je lance d'ailleurs un appel aux femmes et aux hommes de bonne volonté...


Qu'est-ce qui vous manque le plus ?


Voir ma famille réunie. Cela dit, je suis heureuse de voir que mes enfants commencent à découvrir leur pays, la République centrafricaine. Comme vous le savez, ils l'ont quitté très jeunes et ont grandi à l'étranger. Je regrette aussi qu'il n'y ait plus, dans le monde d'aujourd'hui, de grands hommes comme autrefois.


Vous tenez un journal intime depuis votre enfance. Allez-vous le publier ?


Pas pour le moment. 


Propos recueillis par Clarisse Juompan-Yakam


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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 22:27

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 


Bambari : Une dizaine de décès à la prison les quatre derniers mois

 

Bambari, 20 novembre (RJDH)–Une dizaine de prisonniers ont trouvé la mort à la maison d’arrêt de Bambari (centre) dans les quatre derniers mois. L’information a été donnée par le chef de poste de la maison d’arrêt de cette ville, Emmanuel Mandjika.


L’information a été donnée le lundi 19 novembre dans une réunion organisée par le sous-bureau du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) à Bambari, dans le cadre des préparatifs de la journée internationale des droits de l’homme, célébrée le 10 décembre de chaque année.


Pour l’informateur, ces décès sont liés aux mauvaises conditions de vie des détenus. Dès lors, cette situation  ressuscite la problématique  des conditions pénibles de vie dans les prisons de la République centrafricaine.


Selon  le chef du sous-bureau du BINUCA à Bambari, François Itayézo, depuis le 28 septembre, les prisonniers manquent de nourritures et d’eau potable. De même, « certains détenus  ne sont même pas présentés devant la justice et n’attendent que la session criminelle de l’année prochaine », a-t-il relevé.


Au cours de cette réunion, il ressort que certains droits fondamentaux de la population sont foulés au pied. La pratique de la justice populaire, le manque de la liberté d’expression, la difficulté à circuler librement, les arrestations arbitraires, l’abus d’autorité, sont entre autres des violations des droits de l’homme relevées dans la préfecture de la Ouaka, à quelques jours de la journée des droits de l’homme.


Cette rencontre organisée par le sous bureau du BINUCA  avait pour but de faire le point sur la situation des droits de l’homme dans la Ouaka, afin d’inciter la population à un changement de comportement. François Itayézo  a appelé  les autorités compétentes  à veiller sur le respect des droits des humains.

 


 

Obo : La population refuse de consommer l’eau d’un forage après la découverte d’un ver

 

 

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Obo, 20 novembre (RJDH)–Les habitants du quartier  Abouna à Obo (sud-est) refusent de consommer l’eau  de l’unique forage qui alimente cette partie de la ville, à cause de la découverte d’un ver aquatique d’environ 20 centimètres de long et de couleur blanche dans l’eau. Ce ver a été retrouvé le samedi 17 novembre.


 Après le découverte de ce ver, le forage a été fermé pendant trois jours avant d’être ré-ouvert sur conseil du chargé d’assainissement et d’hygiène de la ville, Abel Goutia. Selon lui, la présence de ce ver est due au manque d’hygiène autour du forage.


Malgré cette explication, la population, prise de peur, refuse toujours de consommer cette eau et préfère parcourir des distances pour s’approvisionner en eau potable. Certaines personnes utilisent même de l’eau de source, parfois mal entretenue, pour des activités domestiques.


Le docteur Romaric Zarambaud, médecin chef de l’hôpital d’Obo, a annoncé que le ver dont il s’agit sera envoyé au laboratoire de l’Institut Pasteur à Bangui pour des  analyses.

 


 

Bangui : Des journalistes formés à la lutte contre la traite des personnes

 

Bangui, 20 novembre (RJDH)–Au total 40 journalistes venus des radios communautaires de la presse écrite, ont pris part, ce mardi, à un atelier de formation sur la traite des personnes. C’est une occasion pour ces hommes de médias d’acquérir des connaissances pouvant leur permettre de relayer des informations de qualité sur la traite des personnes qui existent en République centrafricaine.


 Cette rencontre est une initiative de l’ONG International Partnership for development (IPDH), en partenariat avec le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme en Centrafrique (RJDH). Elle a permis de comprendre que le phénomène de la traite des personnes existe dans la société centrafricaine, mais il est très peu de connu de la population.


Dans les différents exercices, les journalistes centrafricains ont essayé de faire une cartographie des zones du pays où cette pratique est le plus développé. Les résultats montrent que les cas d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de prostitution, qui sont aussi quelques-unes des formes de la traite des personnes, sont fréquents dans les villes à intérêt économique de la Centrafrique.


Alexandre Yakizi, moniteur de terrain à IPHD, a résumé la notion de la traite des personnes en une formule mathématique. Pour lui, l’acte plus moyen plus finalité est égale à la traite des personnes. « Il est alors du devoir des journalistes de relayer désormais ces informations au public », a-t-il dit.


Pour maître Pabinguy, avocat de l’IPHD, depuis l’adoption du nouveau code pénal centrafricain, le 6 janvier 2010, rares sont les plaintes déposées au parquet de Bangui sur l’infraction de la traite des personnes. Pourtant, ces cas minent la société centrafricaine. « Il est important que les centrafricains se réveillent pour dénoncer ces faits », a-t-il conclu.


Il faut dire que c’est le 6 octobre 2006 que la République centrafricaine a ratifié la Convention internationale sur la traite des personnes. Jusqu’à ce jour, le pays ne dispose pas encore d’une politique nationale en la matière. C’est en 2010, que le code pénal centrafricain a pris en compte la question de la traite des personnes en prévoyant des sanctions y relatif.

 


Bouar : Des sachets en plastique inondent la ville

 

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Bouar, 20 novembre (RJDH)–Les quartiers de la ville de Bouar (ouest) sont remplis de sachets en plastique utilisés pour des achats. Le dépôt  incontrôlé de ces  déchets solides dans la nature pose un problème de santé chez l’homme, d’après le  chef de secteur élevage de la ville, Michel Ganazoui.


La même source précise que la consommation des produits maraîchers issus des terres où des sachets en plastique ont été déposés peut entraîner des maladies telles que la  paralysie, la visibilité réduite et l’irrigation de la peau, à long terme. Pour lui, « les emballages en plastique sont fabriqués à l’aide des matières toxiques dérivés du produit pétrolier ».


« Les  emballages en plastique, une fois jetée par  terre, peuvent durer  plus de 50 ans et rendre cette portion de terre infertile, C’est dangereux pour la pratique de l’élevage et de l’agriculture », a précisé Michel Ganazoui.


Il a suggéré à la population de jeter les sachets en plastique dans des bacs à ordures et de les brûler le soir.

 


 

Bangui : Des classes surchargées à cause de la grève des enseignants contractuels

 

 

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Bangui, 19 novembre (RJDH)–Certains enseignants des établissements du fondamental1 de Bangui sont obligés de jumeler les classes. D’autres  sont à cheval entre deux ou trois salles de classes, pour combler le vide laissé par des enseignants contractuels qui ont suspendus leurs activités depuis deux semaines.


« Nous sommes obligés de réunir les élèves des différentes classes  selon les niveaux, parce que le nombre des enseignants titulaires n’est pas suffisant pour tenir tous les niveaux », a fait savoir le directeur adjoint de l’école Saint François B, Edouard Péré, ce lundi dans un entretien avec le RJDH.


Selon lui, cette stratégie permet d’occuper les élèves pendant quelques heures. Cela leur permet de garder le rythme des études qu’ils ont pris depuis le début d’année. De ce fait, le Cours élémentaire niveau1 qui a  trois sections temporairement fondu et mis sous la responsabilité d’un seul enseignant, d’où la surcharge.


Cette situation est identique à celle de l’école des 36 villas B. « nous n’avons pas interrompu nos activités. La direction est contrainte de jumeler les classes pour que les enseignants titulaires disponibles puissent leur dispenser les cours », a expliqué Galbert Dérant, directeur de cet établissement.


« La situation est déplorable. Nous faisons ce sacrifice en attendant que le gouvernement et le collectif des enseignants contractuels trouvent un terrain d’entente. Mais la qualité des enseignements ne sera pas bonne, parce que l’effectif pléthorique des élèves ne donne pas un bon climat de travail. En plus, les enseignements ne durent que deux ou trois heures dans la journée », a témoigné une institutrice sous couvert de l’anonymat à l’école de Gobongo.


Par contre le directeur de l’école Notre Dame garçon a indiqué que quelques enseignants contractuels de son établissement ont manifesté leur volonté de reprendre les activités.


A Bangui comme en province, les enseignements primaires sont perturbés depuis deux semaines par la grève des enseignants contractuels. Ceux-ci revendiquent le payement de leurs indemnités et leur intégration dans la fonction publique.

 


 

Bangui : Très peu d’enfants vaccinés entre janvier et septembre

 

 

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Bangui, 19 novembre (RJDH)–Plusieurs enfants n’ont pas bénéficié de différentes catégories de vaccin  pendant les campagnes menées entre le mois de janvier et septembre de l’année en cours, a fait observer Lydie Gbondji, chef de service de la coordination des soins de santé primaire à la région sanitaire 7.


Cette observation a été faite à l’issue des travaux de l’évaluation des activités de la coordination régionale de la surveillance épidémiologique intégrée et du Programme élargie de vaccination (PEV) de routine de la région sanitaire N°7, tenus les 16 et 17 novembre à Bangui.


« La couverture vaccinale n’a pas atteint l’objectif visé dans la région sanitaire n°7. On peut estimer  que ¾ des enfants n’ont pas reçu des vaccins contre la rougeole, la fièvre jaune, la tuberculose et bien d’autres », a-t-elle expliqué.


La même source a précisé que les causes de ce faible taux de la couverture vaccinale sont la réticence des parents des enfants et l’irrégularité dans prise des produits. De ce fait, il faut selon elle « intensifier les  campagnes dans toute la région sanitaire en vue d’éviter la résistance des virus des différentes maladies ».

« Le PEV va faire des efforts pour les mois qui suivent afin de faire vacciner tous les enfants qui ont raté les campagnes précédentes, en multipliant les  sensibilisations au niveau des centres de santé », a conclu Lydie Gbondji.

 


 

Bouar : Un marchand de fausse eau minérale interpellé par la gendarmerie

 

 

Bouar, 19 novembre (RJDH)–Un revendeur d’eau minérale a été arrêté et maintenu le dimanche 18 novembre à la gendarmerie territoriale Bouar (ouest). D’après les informations, cette eau n’est pas potable. Il est aussi soupçonné de vendre du chanvre indien.


« Les neuf cartons d’eau qui ont été interceptés par les éléments de la gendarmerie ne sont pas consommables. Il s’agit des eaux souillées que le jeune homme a prise pour vendre  en faisant croire à la population que c’était de l’eau potable », a fait savoir Noël Ndayna, chef de brigade de la gendarmerie territoriale de Bouar.


Noël Fiomboulé, un agent de santé à l’hôpital préfectoral de Bouar, a indiqué que la  consommation de ces eaux pourrait entraîner des maladies hydriques telles  la fièvre typhoïde les vers intestinaux, entre autres.

 


 

Bangui : La RCA célèbre la journée de la sécurité routière malgré tout

 

Bangui, 19 novembre (RJDH)–La première journée africaine de la sécurité routière couplée à la journée mondiale du souvenir des victimes de la route,  a été célébrée par anticipation le samedi 17 novembre, en République Centrafricaine.


 Le thème de cette première manifestation est « des routes plus sûres, au service du développement de l’Afrique ». Une marche de quatre kilomètres a été organisée pour commémorer cette journée et solliciter la mobilisation de tous contre l’insécurité routière.


Pour Awa Hamed Youssouf, représentante de l’Union africaine en Centrafrique, qui a également pris part à cette marche, « il faut que tout le monde, les parents et surtout les conducteurs, puissent prendre conscience que ceux qui marchent au bord de la route, représentent l’avenir de leur pays et du continent africain. Si un enfant est accidenté, c’est l’avenir du continent qui est en jeu ».


Pour le ministre du développement du transport, Parfait Anicet Mbay, les statistiques sur le continent africain montrent que le coût des accidents de circulation est estimé à environ 450 milliards de FCFA. 65 % des victimes sont surtout des piétons, parmi lesquels 35% d’enfants.


Pour lui, « il est urgent que les usagers de la route prennent conscience du danger causé par les accidents de la circulation, afin de mieux préserver des vies humaines. Il faut qu’il y ait une conscientisation à tous les niveaux ».


La journée africaine de la sécurité routière est instaurée pendant la 2eme réunion de la conférence des ministres africains des Transports, tenue en novembre 2011 à Luanda en Angola.


Interrogé par le RJDH, des habitants de la ville de Bangui disent ne pas savoir pourquoi une telle journée devrait être célébrée en Centrafrique. « A Bangui comme en provinces, les routes n’existent même pas. Tous les ponts de la capitale sont affaissés » a fait observer un transporteur qui a requis l’anonymat.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 21:22

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 20 Novembre 2012 14:35


« Non ! Nous ne retournerons plus. Nous avons beaucoup souffert. En 2007, les coupeurs de route nous ont volé tous nos biens. Dans la même année, les rebelles tchadiens sont venus nous plonger dans une situation difficile». C’est la substance des réactions de plus 750 déplacés internes de Kaga Bandoro à Nana Houta (nord), réactions faites le 16 novembre 2012. 


Il s’agit d’un ras le bol exprimé par ces personnes en détresse pour dénoncer la précarité de leurs conditions de vie à 48 kilomètres de Kaga Bandoro, axe Ouandago (nord).


Leurs villages, faut-il le rappeler, avaient été détruits suite aux opérations menées en janvier dernier, par la coalition Armée Nationale Tchadienne-Forces Armées Centrafricaines (FACA) contre les positions du Front populaire pour le Redressement (FPR) du rebelle tchadien Baba Ladé dans cette zone.


« A ce jour, nous avons décidé de reconstruire notre vie là où nous sommes installés. Nous avons beaucoup de difficultés. Au début, nous avons pu survivre grâce à l’assistance des organisations humanitaires. Mais depuis trois mois, nous n’avons plus d’aide. Nous n’avons pas de maisons, nous sommes exposés à la fraîcheur et nous partageons un seul puits qui ne nous suffit pas. La production de nos champs a été mauvaise », ont indiqué certains déplacés à un envoyé spécial Radio Ndeke Luka.


D’autres ont déclaré que « nous mourons de faim. Nous n’avons pas d’eau potable et nous manquons cruellement d’infrastructures sanitaires. Nous demandons de la nourriture pour nous permettre de vivre. Il nous manque des moyens pour soutenir les enseignants afin d’enseigner nos enfants. Notre vœu, c’est que nos autorités puissent nous secourir ».


Pour le sous-préfet de Batangafo (nord), Edmond Sacko « l’autre point épineux qui freine le retour de ces déplacés est le récurent litige entre éleveurs tchadiens et agriculteurs centrafricains. Il est donc urgent de pallier cette crise avant toute négociation du retour de ces administrés ».


A titre de rappel, après de 10 mois de calvaire endurés par ces déplacés, l’Ambassadeur de France en République Centrafricaine Serge Mucetti a décidé de faire le déplacement dans cette région le 15 novembre dernier pour se rendre compte de leur situation quotidienne. Une mission pour évaluer aussi les actions menées par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en faveur de ces déplacés internes et biens d’autres, estimés à 5700 dans la localité de Kaga Bandoro.

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