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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 12:50

 

 

 

 

Boziz--31-d-c-07.jpg

 

LIGUE NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME DU CAMEROUN : ASSASSINATS PROGRAMMÉS AUX RÉFUGIÉS ET DEMANDEURS D’ASILECENTRAFRICAINS

Le président national de la ligue des droits de l’homme, Jean Faustin KINYOCK, dans sa correspondance adressée au Président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés à Yaoundé, porte information des émissaires sillonnant les grandes villes du Cameroun, venus de Bangui, ayant pour mission d’assassiner certains réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains et aussi, des menaces de mort qui pèsent sur sa personne.

Monsieur le Président,

L’actualité récente dans le dossier des réfugiés centrafricains a connu ces derniers temps une évolution inquiétante, et c’est la raison qui justifie que je vous transmette la présente correspondance pour information et action.

Je tiens avant tout à vous remercier Monsieur le Président, pour l’évolution que nous apprécions à sa juste valeur et qui est la conséquence de toutes les diligences que vous avez entreprises et dont l’impact conduira nous l’espérons, à apporter les solutions idoines attendues dans la gestion du dossier mentionné plus haut. Nous nous réjouissons de la qualité de votre engagement et de la célérité dont vous nous faites montre dans le traitement de cette affaire.

Nous sommes cependant dans le regret et l’obligation d’exprimer à nouveau à votre attention nos craintes, au vue de l’acharnement et des menaces récurrentes des Autorités représentant le pouvoir de Bangui sur les réfugiés et demandeurs d’asile qui, il faut le rappeler, sont désormais légalement passés sous la protection de l’Etat du Cameroun à la faveur des textes visés ci-après :

 - La promulgation du décret n° 2011/389 du 28 Novembre 2011 portant organisation et fonctionnement des organes de gestion du statut des réfugiés au Cameroun …/…

- L’arrêté ministériel n° 0013/DIPL/CAB du 06 Août 2012 sur la composition des personnes composant la Commission d’Eligibilité au statut des réfugiés et celle des Recours des réfugiés

Des informations qui nous sont parvenues permettent d’affirmer avec assurances, que des officiers et Colonels des services de renseignement venant de Bangui sillonnent la ville de Douala, Yaoundé, Mbalmayo etc … pour des raisons qui restent pour nous un mystère. La présence d’officiers généraux nous ont aussi été signalées de temps à autres à Douala.

Avec toutes nos excuses, je voudrais profiter ici avec votre permission pour vous transmettre en annexe à la présente, deux (2) copies de lettres que j’avais adressées au Chef d’Antenne de la SEMIL le 24 Juillet dernier, et que j’avais omis de vous mettre en ampliation comme l’exige notre manière de procéder.

Vendredi 1er Octobre courant, j’ai été saisi du cas d’un ex-sergent des Forces Armées centrafricaines vivant à Douala et titulaire d’un Certificat de demandeur d’asile, lequel était retenu depuis Quatre jours déjà dans un Commissariat de Police au motif qu’une plainte avait été portée contre lui par Son Excellence Monsieur Le Consul de Centrafrique à Douala.

 Le délai légal de sa garde à vue étant arrivé à expiration à la lumière de l’article 119 : (2) a) du nouveau Code de Procédure Pénal, nous avons été amenés à solliciter auprès de l’Officier chargé de l’enquête et de Monsieur Le Commissaire l’élargissement de ce dernier, lequel a pu regagné son domicile et ce, malgré toutes les énergiques protestations de Monsieur Le Consul de Centrafrique averti, je ne sais encore comment, que l’ex-sergent était sur le point d’être remis en liberté pour dépassement du délai légal de garde à vue, à la demande de la Ligue Nationale des Droits de l’Homme du Cameroun.

Au-delà de toutes les argumentations qui ont été développées par chacune des parties pour soutenir nos points de vue presque toujours pratiquement diamétralement opposés, d’autres propos et attitudes inattendus sont venus meubler et je devrais dire, dénaturer nos échanges. Les propos susmentionnés se sont voulus d’abord intimidants puis menaçants, sous la forme d’un procès d’intention contre ma personne et celle du Sergent VOROMBI.

Attitudes d’intimidation

Joignant les actes à la parole, Monsieur le Consul a téléphoné à quelques personnes dont j’ignore l’identité et à qui il disait au cours de brèves échanges, ne pas comprendre que Monsieur VOROMBI soit élargi et qu’il souhaitait plutôt qu’il soit mis aujourd’hui même sous mandat de dépôt à la Prison de Douala (Il était à peu près 17 heures). Il a aussi dit qu’il appellerait Monsieur Le Gouverneur de la Région du Littoral. Je précise aussi que ces échanges se sont faits en présence de l’Officier-enquêteur.

 Evoquant ensuite des raisons sécuritaires pour son pays, il a dit qu’il s’en référerait à sa hiérarchie à Bangui et il a pris sur lui, séance tenante, d’appeler le Chef d’Etat-Major des Forces Armées Centrafricaines. Ils ont longuement discuté puis, me tendant son téléphone, il m’a dit qu’une haute autorité de Bangui voulait s’entretenir avec moi.

J’ai gentiment décliné cette offre. Malgré son insistance, je lui ai dit que je ne connaissais pas son interlocuteur et que de toutes façons, j’intervenais dans ce dossier en ma qualité de Président de la Ligue Nationale des Droits de l’Homme du Cameroun sur ce que je considérais comme étant une violation des droits de Monsieur VOROMBI qui en plus, était détenteur d’un Certificat de demandeur d’asile.

 Il s’est même permis de déclarer que le document présenté par Monsieur VOROMBI était certainement un faux. Je lui ai rétorqué ne rien en savoir là-dessus et lui ai suggéré de se rapprocher du bureau du HCR, lequel est seul habilité à dire au vue dudit document s’il s’agit d’un vrai ou d’un faux.

 Un mauvais procès d’intention

Monsieur le Consul a déclaré devant l’enquêteur qu’il me tiendra personnellement pour responsable et je cite : « de la mise en danger de sa vie et de celle des autres fonctionnaires et personnels consulaires centrafricains qui couraient désormais le risque d’être assassinés, si l’ex-sergent VOROMBI venait à être réellement élargi ». Lequel ex-sergent était taxé par le plaignant comme étant membre d’un groupe de rebelles centrafricains qui venaient de s’illustrer environ une semaine plus tôt par la mort de soldats des forces armées centrafricaines dans la ville de Garoua-Boulai, ville camerounaise frontalière avec la RCA. Monsieur le Consul a même ajouté que selon les informations qu’il aurait reçues de Bangui la veille, ce groupe de militaires était composé du Sergent VOROMBI, d’un Lieutenant dont il n’a pas décliné l’identité, d’un Adjudant et de caporaux, sans autres précisions. Il a ajouté, que c’est ce genre de personnes (c'est-à-dire des soldats, officiers et sous-officiers déserteurs) qui ont été à l’origine du décès du vigile (en 2010) au cours des événements du Consulat de Centrafrique.

Ceci est quand même curieux et ce d’autant plus que, parmi ces personnes reconnues coupables et condamnées par le Tribunal de Grande Instance de Douala pour les événements cités plus haut, il ne s’y trouve aucun ex-homme en tenue.

Ma vie est désormais en danger

Tout ceci a d’ailleurs créé un déclic dans mon esprit et donné un sens aux propos adressés à Monsieur Frédéric ANDJA par son employeur Monsieur WISSAM DAKOUR El ARIDI (Conseiller spécial du Président François BOZIZE et Chargé de Missions à la Présidence centrafricaine) lequel déclarait je cite : « qu’ils feront tout pour mettre la main sur ces réfugiés et toutes les personnes qui leur prodiguent des conseils et soutiennent leurs activités ».

Il est donc clair que nous percevons ceci au sein de notre organisation comme une menace à peine voilée et qui vise ma personne pour m’être impliqué d’une manière ou d’une autre, par des actes de protection des droits des réfugiés centrafricains qui, comme ceux des autres communautés aujourd’hui et il faudrait peut-être le rappeler ici, voient désormais leur protection échapper au HCR pour passer sous l’entière responsabilité des Autorités camerounaises, à la faveur du décret d’Application n° 2011/389 portant organisation et fonctionnement des organes de gestion du statut des réfugiés au Cameroun et fixant les règles de procédure, en application de la loi 2005/006 du 27 Juillet 2005 portant statut des réfugiés au Cameroun.

 Dans la lettre écrite à la SEMIL et évoquée plus haut, j’ai échappé de justesse à un guet-apens un peu plus de Deux (2) heures environ avant l’agression dont a été victime le Caporal chef MOUTCHOULOUGO que des GP venus de Bangui avaient d’abord invité à se rendre au marché Congo où j’ai aussi été invité. Il est important de signaler que au moins cinq jours avant le piège dont je viens de faire allusion, ce même élément de la Garde Présidentielle m’a appelé régulièrement, parfois trois fois par jour, m’implorant de le rencontrer parce qu’il avait non seulement beaucoup d’argent et du diamant à sécuriser, mais qu’il souhaitait que j’assure sa protection et qu’au besoin, que je l’aide à partir soit au Gabon ou en Guinée Equatoriale, et qu’il fallait absolument que nous nous rencontrions le plus vite possible parce que, disait-il, il avait d’autres révélations à me faire sur le plan d’action à Douala des agents du régime de Bangui par rapport aux réfugiés, et sur les exactions commises contre les populations en RCA et dont on ne devrait pas parler au téléphone par mesure de sécurité.

Heureusement j’ai toujours remis à plus tard notre rencontre essayant d’en savoir un peu plus sur lui. J’avais d’ailleurs aussi très fortement déconseillé à plusieurs reprises à Monsieur MOUTCHOULOUGO de rencontrer ce dernier dont je relevais des cohérences dans les propos.

Merci de votre attention Monsieur le Président et de l’intérêt que vous accorderez à la présente,

Veuillez croire en nos sentiments de sincère collaboration.

Douala le 08 Octobre 2012

 Le Président National

 Jean Faustin KINYOCK

 


Copies : 4

- Madame La Représentante du HCR

- Monsieur le Chargé de Protection du HCR

- Monsieur le Chef d’Antenne de la SEMIL

- Monsieur le Commissaire du 4ème Arr. Dla

 

NDLR : La terreur dans laquelle la bozizie tient les Centrafricains dans leur propre pays ainsi que les méthodes dictatoriales dignes de celles de la Gestapo de ce régime paranoïaque désormais à l’agonie, débordent maintenant dans les pays voisins de la RCA. Cette situation totalement inadmissible doit être dénoncée et condamnée avec la dernière énergie. La mission dévolue à un Consul est plutôt d’assurer la protection des ressortissants d’un pays vivant dans un pays étranger et non de constituer une menace ou un danger quelconque pour ceux-ci. S’il y a des réfugiés centrafricains dans les pays voisins de la RCA et notamment au Cameroun, ce n’est pas pour rien. Ces compatriotes ont fuient leur pays pour se réfugier à l’étranger en raison des incessantes persécutions et autres menaces de mort qui pèsent sur eux de la part du pouvoir dictatorial de Bozizé qui à défaut de bien gérer les problèmes du pays et faute de résoudre les nombreux problèmes quotidiens des Centrafricains, verse dans la fuite en avant et la paranoïa. Les compatriotes réfugiés au Cameroun sont avertis et doivent redoubler de vigilance.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 12:42

 

 

 

 

Boziz--31-d-c-07.jpg

 

LIGUE NATIONALE DES DROITS DE L’HOMME DU CAMEROUN : ASSASSINATS PROGRAMMÉS AUX RÉFUGIÉS ET DEMANDEURS D’ASILECENTRAFRICAINS

Le président national de la ligue des droits de l’homme, Jean Faustin KINYOCK, dans sa correspondance adressée au Président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés à Yaoundé, porte information des émissaires sillonnant les grandes villes du Cameroun, venus de Bangui, ayant pour mission d’assassiner certains réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains et aussi, des menaces de mort qui pèsent sur sa personne.

Monsieur le Président,

L’actualité récente dans le dossier des réfugiés centrafricains a connu ces derniers temps une évolution inquiétante, et c’est la raison qui justifie que je vous transmette la présente correspondance pour information et action.

Je tiens avant tout à vous remercier Monsieur le Président, pour l’évolution que nous apprécions à sa juste valeur et qui est la conséquence de toutes les diligences que vous avez entreprises et dont l’impact conduira nous l’espérons, à apporter les solutions idoines attendues dans la gestion du dossier mentionné plus haut. Nous nous réjouissons de la qualité de votre engagement et de la célérité dont vous nous faites montre dans le traitement de cette affaire.

Nous sommes cependant dans le regret et l’obligation d’exprimer à nouveau à votre attention nos craintes, au vue de l’acharnement et des menaces récurrentes des Autorités représentant le pouvoir de Bangui sur les réfugiés et demandeurs d’asile qui, il faut le rappeler, sont désormais légalement passés sous la protection de l’Etat du Cameroun à la faveur des textes visés ci-après :

 - La promulgation du décret n° 2011/389 du 28 Novembre 2011 portant organisation et fonctionnement des organes de gestion du statut des réfugiés au Cameroun …/…

- L’arrêté ministériel n° 0013/DIPL/CAB du 06 Août 2012 sur la composition des personnes composant la Commission d’Eligibilité au statut des réfugiés et celle des Recours des réfugiés

Des informations qui nous sont parvenues permettent d’affirmer avec assurances, que des officiers et Colonels des services de renseignement venant de Bangui sillonnent la ville de Douala, Yaoundé, Mbalmayo etc … pour des raisons qui restent pour nous un mystère. La présence d’officiers généraux nous ont aussi été signalées de temps à autres à Douala.

Avec toutes nos excuses, je voudrais profiter ici avec votre permission pour vous transmettre en annexe à la présente, deux (2) copies de lettres que j’avais adressées au Chef d’Antenne de la SEMIL le 24 Juillet dernier, et que j’avais omis de vous mettre en ampliation comme l’exige notre manière de procéder.

Vendredi 1er Octobre courant, j’ai été saisi du cas d’un ex-sergent des Forces Armées centrafricaines vivant à Douala et titulaire d’un Certificat de demandeur d’asile, lequel était retenu depuis Quatre jours déjà dans un Commissariat de Police au motif qu’une plainte avait été portée contre lui par Son Excellence Monsieur Le Consul de Centrafrique à Douala.

 Le délai légal de sa garde à vue étant arrivé à expiration à la lumière de l’article 119 : (2) a) du nouveau Code de Procédure Pénal, nous avons été amenés à solliciter auprès de l’Officier chargé de l’enquête et de Monsieur Le Commissaire l’élargissement de ce dernier, lequel a pu regagné son domicile et ce, malgré toutes les énergiques protestations de Monsieur Le Consul de Centrafrique averti, je ne sais encore comment, que l’ex-sergent était sur le point d’être remis en liberté pour dépassement du délai légal de garde à vue, à la demande de la Ligue Nationale des Droits de l’Homme du Cameroun.

Au-delà de toutes les argumentations qui ont été développées par chacune des parties pour soutenir nos points de vue presque toujours pratiquement diamétralement opposés, d’autres propos et attitudes inattendus sont venus meubler et je devrais dire, dénaturer nos échanges. Les propos susmentionnés se sont voulus d’abord intimidants puis menaçants, sous la forme d’un procès d’intention contre ma personne et celle du Sergent VOROMBI.

Attitudes d’intimidation

Joignant les actes à la parole, Monsieur le Consul a téléphoné à quelques personnes dont j’ignore l’identité et à qui il disait au cours de brèves échanges, ne pas comprendre que Monsieur VOROMBI soit élargi et qu’il souhaitait plutôt qu’il soit mis aujourd’hui même sous mandat de dépôt à la Prison de Douala (Il était à peu près 17 heures). Il a aussi dit qu’il appellerait Monsieur Le Gouverneur de la Région du Littoral. Je précise aussi que ces échanges se sont faits en présence de l’Officier-enquêteur.

 Evoquant ensuite des raisons sécuritaires pour son pays, il a dit qu’il s’en référerait à sa hiérarchie à Bangui et il a pris sur lui, séance tenante, d’appeler le Chef d’Etat-Major des Forces Armées Centrafricaines. Ils ont longuement discuté puis, me tendant son téléphone, il m’a dit qu’une haute autorité de Bangui voulait s’entretenir avec moi.

J’ai gentiment décliné cette offre. Malgré son insistance, je lui ai dit que je ne connaissais pas son interlocuteur et que de toutes façons, j’intervenais dans ce dossier en ma qualité de Président de la Ligue Nationale des Droits de l’Homme du Cameroun sur ce que je considérais comme étant une violation des droits de Monsieur VOROMBI qui en plus, était détenteur d’un Certificat de demandeur d’asile.

 Il s’est même permis de déclarer que le document présenté par Monsieur VOROMBI était certainement un faux. Je lui ai rétorqué ne rien en savoir là-dessus et lui ai suggéré de se rapprocher du bureau du HCR, lequel est seul habilité à dire au vue dudit document s’il s’agit d’un vrai ou d’un faux.

 Un mauvais procès d’intention

Monsieur le Consul a déclaré devant l’enquêteur qu’il me tiendra personnellement pour responsable et je cite : « de la mise en danger de sa vie et de celle des autres fonctionnaires et personnels consulaires centrafricains qui couraient désormais le risque d’être assassinés, si l’ex-sergent VOROMBI venait à être réellement élargi ». Lequel ex-sergent était taxé par le plaignant comme étant membre d’un groupe de rebelles centrafricains qui venaient de s’illustrer environ une semaine plus tôt par la mort de soldats des forces armées centrafricaines dans la ville de Garoua-Boulai, ville camerounaise frontalière avec la RCA. Monsieur le Consul a même ajouté que selon les informations qu’il aurait reçues de Bangui la veille, ce groupe de militaires était composé du Sergent VOROMBI, d’un Lieutenant dont il n’a pas décliné l’identité, d’un Adjudant et de caporaux, sans autres précisions. Il a ajouté, que c’est ce genre de personnes (c'est-à-dire des soldats, officiers et sous-officiers déserteurs) qui ont été à l’origine du décès du vigile (en 2010) au cours des événements du Consulat de Centrafrique.

Ceci est quand même curieux et ce d’autant plus que, parmi ces personnes reconnues coupables et condamnées par le Tribunal de Grande Instance de Douala pour les événements cités plus haut, il ne s’y trouve aucun ex-homme en tenue.

Ma vie est désormais en danger

Tout ceci a d’ailleurs créé un déclic dans mon esprit et donné un sens aux propos adressés à Monsieur Frédéric ANDJA par son employeur Monsieur WISSAM DAKOUR El ARIDI (Conseiller spécial du Président François BOZIZE et Chargé de Missions à la Présidence centrafricaine) lequel déclarait je cite : « qu’ils feront tout pour mettre la main sur ces réfugiés et toutes les personnes qui leur prodiguent des conseils et soutiennent leurs activités ».

Il est donc clair que nous percevons ceci au sein de notre organisation comme une menace à peine voilée et qui vise ma personne pour m’être impliqué d’une manière ou d’une autre, par des actes de protection des droits des réfugiés centrafricains qui, comme ceux des autres communautés aujourd’hui et il faudrait peut-être le rappeler ici, voient désormais leur protection échapper au HCR pour passer sous l’entière responsabilité des Autorités camerounaises, à la faveur du décret d’Application n° 2011/389 portant organisation et fonctionnement des organes de gestion du statut des réfugiés au Cameroun et fixant les règles de procédure, en application de la loi 2005/006 du 27 Juillet 2005 portant statut des réfugiés au Cameroun.

 Dans la lettre écrite à la SEMIL et évoquée plus haut, j’ai échappé de justesse à un guet-apens un peu plus de Deux (2) heures environ avant l’agression dont a été victime le Caporal chef MOUTCHOULOUGO que des GP venus de Bangui avaient d’abord invité à se rendre au marché Congo où j’ai aussi été invité. Il est important de signaler que au moins cinq jours avant le piège dont je viens de faire allusion, ce même élément de la Garde Présidentielle m’a appelé régulièrement, parfois trois fois par jour, m’implorant de le rencontrer parce qu’il avait non seulement beaucoup d’argent et du diamant à sécuriser, mais qu’il souhaitait que j’assure sa protection et qu’au besoin, que je l’aide à partir soit au Gabon ou en Guinée Equatoriale, et qu’il fallait absolument que nous nous rencontrions le plus vite possible parce que, disait-il, il avait d’autres révélations à me faire sur le plan d’action à Douala des agents du régime de Bangui par rapport aux réfugiés, et sur les exactions commises contre les populations en RCA et dont on ne devrait pas parler au téléphone par mesure de sécurité.

Heureusement j’ai toujours remis à plus tard notre rencontre essayant d’en savoir un peu plus sur lui. J’avais d’ailleurs aussi très fortement déconseillé à plusieurs reprises à Monsieur MOUTCHOULOUGO de rencontrer ce dernier dont je relevais des cohérences dans les propos.

Merci de votre attention Monsieur le Président et de l’intérêt que vous accorderez à la présente,

Veuillez croire en nos sentiments de sincère collaboration.

Douala le 08 Octobre 2012

 Le Président National

 Jean Faustin KINYOCK

 


Copies : 4

- Madame La Représentante du HCR

- Monsieur le Chargé de Protection du HCR

- Monsieur le Chef d’Antenne de la SEMIL

- Monsieur le Commissaire du 4ème Arr. Dla

 

NDLR : La terreur dans laquelle la bozizie tient les Centrafricains dans leur propre pays ainsi que les méthodes dictatoriales dignes de celles de la Gestapo de ce régime paranoïaque désormais à l’agonie, débordent maintenant dans les pays voisins de la RCA. Cette situation totalement inadmissible doit être dénoncée et condamnée avec la dernière énergie. La mission dévolue à un Consul est plutôt d’assurer la protection des ressortissants d’un pays vivant dans un pays étranger et non de constituer une menace ou un danger quelconque pour ceux-ci. S’il y a des réfugiés centrafricains dans les pays voisins de la RCA et notamment au Cameroun, ce n’est pas pour rien. Ces compatriotes ont fuient leur pays pour se réfugier à l’étranger en raison des incessantes persécutions et autres menaces de mort qui pèsent sur eux dans leur propre pays de la part du pouvoir dictatorial de Bozizé qui à défaut de bien gérer les problèmes du pays et faute de résoudre les nombreux problèmes quotidiens des Centrafricains, verse dans la fuite en avant et la paranoïa. Les compatriotes réfugiés au Cameroun sont avertis et doivent redoubler de vigilance.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 04:23

 

 

 

soldats-tchadiens.jpg

 

Juliette Abandokwe 27 octobre 2012

Débarquées à Bangui le 19 mars 2003 pour "soutenir la force régionale de maintien de la paix", et pour  appuyer  les "libérateurs du peuple centrafricain", en prêtant main forte au Général François Bozizé ayant chassé Ange Félix Patassé du pouvoir le 15 mars 2003,  les forces tchadiennes surnommées  "Zakawa" signant ainsi le soutien personnel du président tchadien, et connues pour leur brutalité et la terreur infligée à la population civile centrafricaine, seraient rappelées au bercail par leur chef Idriss Deby depuis le 26 octobre 2012.

La fin d'un amour désormais décrépi

La nouvelle du départ des forces tchadiennes, qui représentent une  bonne moitié de la garde prétorienne de Bozizé depuis son coup d'Etat de 2003, circulent depuis cette fin de semaine à Bangui. Mais leurs véhicules militaires déambulaient encore aujourd'hui 27 octobre à travers les artères de la capitale.

On raconte que le chef de l’Etat tchadien, véritable parrain du président centrafricain, aurait - enfin - décidé ce vendredi 26 octobre de rappeler ses troupes, qui assurent la sécurité rapprochée du président centrafricain depuis mars 2003. Idriss Deby aurait à la même occasion insisté que les troupes tchadiennes de la FOMUC se retirent également de Bangui pour préparer leur positionnement dans l’arrière-pays.  Idriss Deby aurait argumenté ces retraits par le fait que ses hommes, pourtant appelés en renfort pour soutenir et protéger Bozizé, vivent à Bangui sous le regard critique et dédaigneux de la majeure partie de la population de Bangui.

C'est ainsi que les cortèges présidentiels, le Palais de la  Renaissance et le quartier  de Sassara où résident les barons du régime ainsi qu’une partie de  la famille présidentielle, et l’aéroport Mpoko seront dorénavant, de source officielle, sécurisés par d’autres forces "disciplinées, respectueuses des lois et règlements militaires".

Si  ces informations  se confirmaient, les commentaires de l'opinion publique centrafricaine quant au divorce imminent entre les deux - anciens - "complices" se révèleraient justifiés. De plus, les multiples rumeurs de coup de force et des incessant vrais faux complots contre le régime de François Bozizé, "démocratiquement et librement" élu en janvier 2011, ne peuvent que jeter un discrédit supplémentaire sur sa présence à la tête du pays, reconnue comme illégitime par la plupart des Centrafricains, et ne peuvent qu'augmenter son malaise de plus en plus profond.

De source gouvernementale, les  multiples exactions et comportements indisciplinés exercés par ces forces tchadiennes sur la population centrafricaine auraient également exacerbés les forces armées centrafricaines, ce qui justifierait également cette prise de décision majeure. Le but serait donc de "redorer le blason des relations entre les deux peuples", et non de représenter une quelconque sanction pour manquements collégiaux entre deux régimes "alliés". 

Ce n’est la première fois qu'Idriss Deby se retourne contre son "protégé" centrafricain, et le peuple centrafricain n'est donc pas surpris d'assister au revirement - spectaculaire aux dires de certains - du président tchadien. Pour rappel, celui-ci avait d'ailleurs été le premier chef d'Etat de la sous-région à prendre fermement position contre la désignation d'un Centrafricain à la tête de la Commission de la CEMAC en juillet 2012. 

Ce revirement dans le soutien du régime centrafricain par Idriss Deby aura sans doute des conséquences pratiques pour les Centrafricains, notamment dans le domaine de l'approvisionnement. C'est ainsi que la convention, pourtant bien bouclée avec la Banque Mondiale, qui devait permettre à la RCA de se connecter à la fibre optique à partir du Tchad semble déjà être mise au placard dans le cadre du désamour consommé entre les deux chefs d'Etat.

Dans un rapport de force où le Tchad est de toute évidence tout puissant aux yeux du citoyen moyen centrafricain, les esprits questionnent la suite des événements avec une appréhension certaine.

Quelle surprise Idriss Deby réservent-il encore à son voisin Bozizé, qui est quant à lui de plus en plus abandonné à son - triste - sort.

Comme on le dit souvent, quand le navire coule, les rats quittent le navire...

Affaire à suivre donc. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:23

 

 

 

 

 

 

boeufs-offerts-par-la-Turquie.JPG

Turcs-a-la-SEGA.JPG

Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Octobre 2012 08:52

A l’instar de la Ummah, la communauté musulmane de Centrafrique a célébré vendredi 26 octobre 2012, l’Aïd el Kébir, communément appelé, fête de tabaski. Il s’agit, comme l’a expliqué l’imam de la Mosquée de Boeing à Bangui, Saleh Ndiaye à Radio Ndeke Luka, de la plus grande fête de l’Islam.

Cette année, la célébration a pris toutefois une tournure particulière. D’abord avec la prière à la Mosquée Centrale de Bangui marquée par la présence d’une importante délégation du gouvernement. Ensuite avec le geste de la Turquie qui a offert 600 bœufs immolés et distribués dans toute la ville.

Le président François Bozizé a habitué la communauté musulmane à sa présence lors des grandes célébrations. Aucune surprise donc quand il est arrivé à la Mosquée Centrale. Mais cette fois, on a noté la présence du Premier Ministre, Faustin Archange Touadéra et celle du président de l’Assemblée Nationale, Célestin Leroy-Gombalet. Bien évidemment, une cohorte de ministres, de députés et d’autres hauts fonctionnaires, musulmans ou non, a complété cette importante délégation.

Second fait marquant, le geste de la Turquie posé à l’occasion de cette Fête. Une délégation de 50 hommes d’affaires trucs séjourne à Bangui depuis plusieurs jours. Sous la houlette du directeur de l’Ecole Centrafricano-Turque de Bangui et le consulat de Turquie, elle a initié une opération de distribution de viande dans les différents quartiers de la capitale et à Berberati (ouest). A Bangui et pendant trois jours, du vendredi 26 octobre au dimanche 28, c’est un troupeau de 600 têtes de bœufs qui doivent être immolés aux abattoirs de la SEGA (Société d’Etat de Gestion des Abattoirs). Les membres de la délégation turque sont préposés eux-mêmes à la préparation de paquets de 5 kilos chacun et leur distribution dans les ménages en sillonnant les quartiers.

Les musulmans de Centrafrique représentent, selon les statistiques, entre 15 à 17% et occupent une place non négligeable dans l'économie centrafricaine (élevage, commerce de gros et petit bétail, commerce de pierres précieuses et des produits de première nécessité, import et export), dans la fonction publique.

La grande majorité est d’origine tchadienne. Pendant longtemps, l’Islam en Centrafrique s'est montré discret du fait que l'espace socio-religieux était monopolisé par les confessions religieuses chrétiennes (catholique et protestante). Pour la première fois, cette religion est sortie de l'ombre suite à la conversion de Bokassa (avérée ou non mais en tout cas démentie plus tard) en 1976 au terme de sa rencontre avec le Colonel Kadhafi. Aujourd'hui les données sont en train de changer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:16

 

 

 

 

 

 

RCA sud Est

Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Octobre 2012 14:16

La libre-circulation des biens et des personnes est rétablie entre la République Centrafricaine et le Sud-Soudan. Ceci après plusieurs jours de fermeture de la frontière entre les deux pays. Elle était en effet fermée depuis le 17 octobre 2012. Des discussions entre les autorités militaires centrafricaines et les autorités administratives de la région sud-soudanaise frontalière avec la RCA, conduites par M. Bako-Soro, Gouverneur de Yambio ce matin à Bambouti (nord-est) où sont basées les forces armées centrafricaines, ont permis de décanter la situation.

Tout était parti de l’arrestation, le 10 octobre à Bambouti, ville frontalière, par des militaires centrafricains de ressortissants sud-soudanais. Ces derniers étaient accusés de détenir des armes de guerre et de la drogue. Les armes avaient été saisies et ramenées à Bangui.

Un sous-officier des FACA (Forces armées centrafricaines) basé à Bambouti que Radio Ndeke Luka a pu joindre et qui a requis l’anonymat explique que "ces arrestations n'ont pas rencontré l'agrément des jeunes sud-soudanais qui ont pris l’initiative de fermer les frontières le 17 octobre, malgré l’opposition des autorités militaires sud-soudanaises. Et afin de protéger la population centrafricaine de la région, il a été aussi fait interdiction aux habitants du Haut-Mbomou de se rendre au Soudan du Sud pour des raisons de sécurité".

C'est la première fois depuis son indépendance que le Soudan du Sud ferme ses frontières terrestres avec la République centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 16:49

 

 

 

 

Bozizé et Monique en pleine prière

Paris, 27 oct (C.A.P) – Le général Bozizé est arrivé incognito ce samedi matin à Paris via Londres. Une source bien informée à Bangui précise que le principal motif de cette venue à Paris du général président centrafricain serait lié à l’état de santé de Mme Monique Bozizé la première dame qui est absente de Bangui depuis le mois de juin dernier dit-on.

D’autres sources à Paris également bien renseignées indiquent que Bozizé est venu à Paris par le biais de ses amis franc-maçons qui l’appuieraient pour qu’il tente d’obtenir auprès des autorités françaises de revenir sur leur décision de retrait du détachement français « Boali » qui assure le soutien logistique, administratif et technique du volet militaire de la MICOPAX.

La MICOPAX compte environ 550 militaires originaires de 4 pays : le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad et comprend un détachement des forces Centrafricaines intégré à la force multinationale. Les contingents sont déployés à Bangui, Bozoum, Paoua et Kaga Bandoro. L'état-major de la force est basé à Bangui. Le retrait de la RCA de cette force est prévu pour 2013. On ne voit donc pas a priori pourquoi la France maintiendrait le détachement Boali au-delà du retrait des forces de la MICOPAX.  

Par ailleurs, en marge du congrès du MPS tchadien auquel Bozizé a pris part à N’djaména, le président Idriss Déby Itno aurait annoncé à Bozizé selon nos informations, le retrait de l’escadron de protection rapprochée qu’il a mis à la disposition du président centrafricain. Des informations recoupées à Bangui confirment le retrait avec armes et bagages des forces tchadiennes qui protégeaient Bozizé 24 h/24 depuis son coup d’état de 2003. Des témoins ont effectivement Bozizé arriver vendredi à la mosquée centrale de Bangui sans ses gardes du corps tchadiens.

La décision du président tchadien aurait été motivée par la multiplication ces temps derniers de graves incidents impliquant des éléments de ce détachement tchadien entraînant chaque fois la mort de plusieurs gendarmes centrafricains.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 13:48

 

 

 

 

Entête MLPC

Bureau Politique                                         

 

         

 

MESSSAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN AU CONGRES DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS - TOULOUSE (DU 26 AU 28 OCTOBRE 2012)

 

Chers camarades, militantes et militants du Parti Socialiste Français,

Chers camarades militantes et militants des Partis Socialistes et Socio-démocrates venus du monde entier pour participer au Congrès du Parti Socialiste, Français,

 

Au nom des militantes et militantes de mon Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), au nom de ma délégation et en mon nom personnel, je voudrais adresser aux militants et militantes du Parti Socialiste français, et au-delà à tout le peuple ami de France, mes sincères et amicales félicitations pour  le changement qui vient de s’opérer en France, par  l’élection de notre camarade François Hollande à la tête de l’Etat Français.

Que le camarade François Hollande trouve ici l’expression de notre profonde admiration, et de nos vœux de plein succès.

C'est à l'occasion de rassemblements tels que ceux de ce Congrès, que nous pouvons échanger des informations entre camarades venus de divers horizons sur la situation de nos pays et de nos partis respectifs, au nom de cette solidarité militante et de cet internationalisme qui sont le fondement de notre démarche pour l'avènement partout dans le mode, de sociétés libres, démocratiques et respectueuses des droits de l'homme. C’est au nom de ce principe, que je me fais le devoir de vous informer sur la situation globale de mon pays, la République Centrafricaine.

 

Mon parti le MLPC a accédé au pouvoir en septembre 1993 à l'issue d'élections pluralistes et transparente, par la victoire de notre candidat Ange Félix PATASSE au second tour face à Abel GOUMBA, les candidats éliminés au premier tour du scrutin étant  les anciens Présidents André KOLINGBA et David DACKO, ainsi que Ruth ROLLAND et François BOZIZE. Ce fut la première fois dans l'histoire de notre pays qu'un parti politique issu de l'opposition démocratique accédait au pouvoir par les urnes, et de manière incontestée. Très rapidement le régime issu du MLPC fera face à plusieurs mutineries politico-militaires entre 1996 et 1997. Après une brève accalmie jusqu'en 2001, le pays fera à nouveau face à une rébellion armée dirigée par le Général François BOZIZE, ci-devant ancien candidat malheureux aux élections de 1993 remporté par le MLPC , mais que le Président Ange Félix PATASSE, vainqueur de ces élections, a rappelé en activité et promu Inspecteur Général des Armées puis Chef d’Etat Major des Forces Armées Centrafricaines (FACA).....

Cette longue et destructrice rébellion dirigée par le Général François BOZIZE , dont les conséquences de tous ordres plombent encore notre pays aujourd'hui, conduira finalement à son coup d'Etat militaire du 15 mars 2003 et son accession au pouvoir. Ce coup d'Etat militaire qui mettra brutalement fin au processus démocratique en cours, initié au prix de mille sacrifices du peuple centrafricain, était survenu deux années seulement avant des consultations électorales démocratiques prévues en 2005. Où en est la République centrafricaine aujourd'hui ?

 

Après son coup d'Etat du 15 mars 2003, le Général François BOZIZE  recevra le soutien multiforme et la bienveillance politique de la communauté internationale pour une période de transition qui s'achèvera par les élections multipartites de mars 2005, au cours duquel le candidat du MLPC affrontera au second tour le Général François BOZIZE, avant de perdre.

Peu après ces élections, le régime de François BOZIZE commencera à son tour à faire face à des rébellions armées, dont les activités de l'une d'entre elles a même dû donner lieu à l'intervention de l'armée française en novembre 2006.  La dégradation de la situation sécuritaire du pays , ajoutée à des crispations politiques autoritaristes et à une mauvaise gouvernance économique caractérisée ont amené l'opposition à demander et obtenir un Dialogue Politique Inclusif en décembre 2008.

Le pouvoir foulera aux pieds les résolutions de ces assisses, ce qui nous conduira à une préparation chaotique des élections pluralistes de 2011. Ces élections furent un modèle du genre en matière de fraude électorale, relevée unanimement par tous les observateurs internationaux y compris par les experts de l'Union Européenne, principal bailleur de fonds de ces élections dont elle a conclu qu'elle ne reflète nullement les suffrages des centrafricains. Notre parti le MLPC, aux côtés de partis frères de l'opposition démocratique centrafricaine, avons  refusé de cautionner cette mascarade électorale et avons donc boycotté le second tour. Aujourd'hui réunis au sein d'une plateforme politique dénommée le Front pour l'Annulation et la Reprise des Elections du 23 janvier 2011 (FARE-2011), nous partis politiques de l'opposition démocratique centrafricaine ne reconnaissons pas la légitimé des institutions issues de ce hold-up électoral, à savoir le Président de la République et l' Assemblée Nationale monocolore dont l'opposition est totalement absente. Nous exigeons l'annulation et la reprise de ces élections.

C'est le lieu de remercier le camarade Premier Secrétaire du PS, Harlem DESIR qui, comme député européen, a posé la question écrite au Parlement européen sur la suite qu'elle entend donner à cette situation inacceptable.

La démocratie et les liberté n'étant pas divisibles, nous démocrates et progressistes centrafricains attendons aussi, en totale communion avec notre peuple souverain, non seulement les réponses du Parlement européen mais surtout les preuves de soutien et de solidarité à notre cause provenant des nos amis et camardes socialistes et socio-démocrates d'ici et d'ailleurs. Croyez-moi, le recul de la démocratie dans un seul pays du monde est une menace pour toutes les autres démocraties, car vous le savez comme moi, les dictatures prospèrent à cause du silence des démocrates. C'est pourquoi nous demandons au PS de tenir bon sur les questions de droit de l'homme, de la démocratie et de la bonne gouvernance, en Afrique comme ailleurs, car les populations africaines vibrent à l'unisson avec ce discours porteur d'espérance. Tenez-bon, ne reculez surtout pas devant les nombreux chantages  de toutes natures et de toutes origines. L'Afrique profonde et qui polie sous la faim, la maladie, les privations de liberté et la mauvaise gouvernance  vous en sera reconnaissante.

 

Camarades  congressistes,

 

 

Le MLPC estime que la République centrafricain est dans une situation de blocage politique, suite à ces élections frauduleuses du 23 janvier 2011. Des centrafricains de bonne volonté et conscients de l'état de notre pays, ainsi que la communauté internationale, œuvrent sans relâche pour le déblocage de cette situation par la tenue sans délai d’un dialogue politique sincère, honnête et direct, dont l'objectif premier est de sauver ce pays. L'adoption récente d'un projet de code électoral consensuel est la preuve que , réunis et de bonne foi, les filles et fils de notre pays sont capables du meilleur. Nous espérons que l'Assemblée nationale d'où l'opposition est, je le répète, absente, ne procèdera pas à des manipulations visant à en dénaturer le contenu, comme elle l'a déjà fait en 2009.  Pour nous la démocratie, c'est d'abord le respect de la parole donnée et de la Constitution de notre pays dans toutes ses dispositions. Après la mascarade électorale du 23 janvier 2011 qui est une violation de la souveraineté populaire, toue manipulation visant à  modifier les termes de notre Constitution , en vue d’un troisième mandat à la tête du pays  et de l'instauration d' une dynastie familiale , sera considérée comme un crime contre le peuple centrafricain. Je termine en lançant de cette tribune un vibrant appel aux forces de progrès, et à la Communauté Internationale de ne pas continuer à ignorer le peuple centrafricain qui souffre, mais plutôt d'intensifier r son œuvre salvatrice au profit de ce peuple.

Sur ce, je souhaite pleins succès au Congrès de TOULOUSE                                                                                                

 

 Martin     ZIGUELE

 

 

 

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 la délégation du MLPC au Congrès du PS de Toulouse

 

 

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Harlem Désir, Laurent Fabius, Martin Ziguélé à table lors du dîner pendant le Congrès

 

 

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 H Désir, L. Fabius, M. Ziguélé, Alcache du Niger pendant le dîner

 

 

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      Marcel Loudégué, Nguemby du PGP Gabon et J.C Cambadélis

 

 

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Martin Ziguélé ici avec Mme la ministre d'Etat de Guinée Chérif Nanténin Konaté


 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 18:15

 

 

 

 

 

Djodjo-Bozize-casque-aux-oreilles.JPG

 

Bangui 26 oct (C.A.P) - On savait qu’en Centrafrique, le général François Bozizé dispose d’une prison spéciale à lui surnommée par les Centrafricains « Guantanamo » située à Bossembélé 157 km de la capitale. Elle est destinée à accueillir les personnes souvent arbitrairement arrêtées pour des motifs plus ou moins fantaisistes ou prétendument « politiques » et dont le sort relève personnellement de Bozizé. Généralement les dossiers de ces personnes souvent soumises aux méthodes de tortures du tristement célèbre capitaine Vianney Semndiro, sont soustraites à l’appareil judiciaire traditionnel, Bozizé n’ayant pas confiance aux magistrats.

C’est ainsi que les collaborateurs et proches parents du bâtonnier Symphorien Balemby et Jean Daniel Dengou d’ADMN qui avaient été arbitrairement arrêtées dans le cadre de l’affaire de l’incendie du supermarché Rayan avaient dans un premier temps été déportées au « Guantanamo » de Bossembélé puis transférées à la prison officielle de la ville pour y être détenues plus d’un an avant d’être ramenées dans les prisons de Bangui.

Selon les témoignages de certaines de ces détenus, à leur arrivée au « Gantanamo » de Bossembélé, ils auraient été interrogés par le tortionnaire et bourreau, le capitaine Vianney Semndiro qui leur aurait carrément avoué que les personnes généralement envoyées dans son centre sont destinées à être torturées voire physiquement éliminées. Il leur aurait même indiqué certaines sépultures de ses victimes dont celle de Charles Massi.  Selon des informations dignes de foi, Mackpayen Le Centrafricain et ses deux autres compagnons arrêtés au début de ce mois et accusés de tentative de coup d’Etat, viennent aussi d’être déportés au « Guantanamo » de Bossembélé.

 Ce qu’on savait moins de la bozizie est que plusieurs personnes, essentiellement des étrangers (notamment un Américain, un Portugais et des Nigérians), ont été spoliés d’une forte somme d’argent en US dollars et jetées en prison par François Joseph Bozizé alias « Djodjo », fils de son père et expulsé du territoire français pour délinquance aggravée notoire mais devenu depuis président de la fédération centrafricaine de basketball. Ces personnes croupissent en geôle à la SRI, au camp de Roux et à Bossembélé, dans le plus grand secret.

Une d’entre elles a réussi à faire parvenir à la rédaction de Centrafrique-Presse un mot griffonné en anglais sur une page de cahier d’écolier pour donner l’alerte sur leur sort et demander secours. Nous nous faisons le devoir de publier ce mot ainsi que sa traduction en français faite par nos soins pour nos lecteurs. Que représentent Djodjo Bozizé ? C’est un scandale !  

 

 

lettre-victime-Djodjo.JPGlettre-victime-Djodjo.-2-JPG.JPG

 

 

 

A l’attention des journalistes

 

1°) - Nous avons été arrêtés le 2 août 2011 par Djodjo, le fils de Bozizé.


2°) - Nous étions 16. Un Américain, un Portugais et des Nigérians. Il nous a volé près de 70.000 US $.


3°) - 13 d’entre nous étaient au Camp de Roux et les 3 autres à Bossembéle. Nous sommes restés 15 mois dans la prison du Camp de Roux sans avoir été jugés.


4°) - Nous sommes détenus ici depuis 15 mois sans que nous puissions sortir ni voir la lumière.


5°) – La nourriture est infâme, les médicaments de mauvaise qualité… Presque tout le monde est malade.


6°) - S’il vous plaît, aidez-nous ! Demandez au gouvernement de  la R.C.A. d’examiner notre situation et de nous faire sortir de cette prison.


7°) - Le journaliste devrait demander au gouvernement de la R.C.A. Nous nous demandons pensons s’il n’ y a-t-il pas de lois et de respect des droits de l’homme en R.C.A. ?


8°) - N’y a-t-il pas d’ambassades nigériane et américaine et de diplomate portugais ? Que font-ils ? Le gouvernement de la R.C.A n’a-t-il pas d’égards pour les autres pays ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 18:07

 

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : UN INCINÉRATEUR POUR LE COMPLEXE PÉDIATRIQUE

 

Bangui, 26 octobre 2012 (RJDH) – Le complexe pédiatrique de Bangui a reçu ce vendredi un incinérateur, un nouvel appareil qui lui permettra désormais de détruire des déchets ménagers et médicaux. Il s’agit d’un projet de l’Institut Pasteur en partenariat avec la pédiatrie et financé par la Fondation Total.

« Auparavant les ordures étaient disparates, entassées et brulées à l’air libre ; L’environnement était toujours malsain. Maintenant que l’incinérateur est installé, les déchets seront brulés à plus de huit cent degrés. Tout sera réduit en cendre et n’aura pas d’effet sur la population », a expliqué Jean-Pierre Choma, directeur de stage et technologie à la Fondation Total.

D’après quelques personnes interrogées, cet outil de travail permet le bien-être de la population en général et celui des enfants admis au complexe pédiatrique en particulier.

« Nous souhaitons que le personnel technique fasse bon usage de ce nouvel appareil pour sa durabilité. Nous avons souffert en aspirant des odeurs nauséabondes au complexe pédiatrique, les alentours étaient salles à cause des ordures de tous genres», a indiqué Lydie Ngatoloum, une femme au chevet d’un malade à la pédiatrie.

« Cet incinérateur vient résoudre une partie des problèmes que traverse le complexe sur le plan matériel. Il se félicite de l’apport financier de la Fondation Total et l’effort conçu par l’Institut Pasteur de Bangui qui a contribué à la mise en œuvre de cet outil », a déclaré Jean-Chrysostome Gody, directeur du complexe pédiatrique.

Cet appareil a été financé par la fondation Total, installé par l’institut Pasteur de Bangui, au bénéfice de la pédiatrie.

 

BANGUI : BIENTÔT DES NÉGOCIATIONS EN VUE DE L’OUVERTURE DE LA FRONTIÈRE SUD-SOUDAN – RCA

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Bangui, 26 octobre 2012 (RJDH)  D’ici mercredi 31 octobre, les autorités centrafricaines de la région du Haut-Mbomou (sud-est) vont entamer des discussions avec celles de la région sud-soudanaise frontalière avec la RCA, en vue de l’ouverture de la frontière entre les deux pays, fermée le 17 octobre, a annoncé ce vendredi le préfet du Haut-Mbomou,  Albert Boris Mbagalé.

« Ce problème ne doit pas voir l’implication des autorités de Juba et de Bangui, car il s’agit simplement des braconniers qui ont été arrêtés, mais qui sont déjà libérés. Les armes saisies sont ramenées à Bangui », a-t-il expliqué.

Pendant ce temps à Obo, l’on ressent déjà l’impact de cette fermeture de frontière. La population demande aux autorités locales de vite trouver une solution à ce problème et que la frontière soit à nouveau ouverte. Car la ville se ravitaille en produits de première nécessité grâce au Sud-Soudan.

Le 10 octobre, six ressortissants sud-soudanais ont été arrêtés avec des armes de guerre et de la drogue, par  les éléments des Forces armées centrafricaines.

Après plusieurs négociations entamées  par les autorités sud-soudanaises de la région de Western Oriental afin d’obtenir la libération des personnes arrêtées, elles ont alors ordonné la fermeture de la frontière avec la Centrafrique, le 17 octobre.

Les autorités locales de la ville d’Obo ont à leur tour interdit à la population de ne pas se rendre dans le pays voisin.

 

BAMBARI : LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH REFUSENT DE PRENDRE LES ARV

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Bambari, 26 octobre 2012 (RJDH) - Certaines personnes vivant avec le VIH/sida dans la ville de Bambari ont refusé de prendre les médicaments antirétroviraux (ARV). Celles-ci affirment ne pas avoir de l’argent pour se nourrir afin de supporter les effets de ces produits. Cette observation a été faite par Alfred Matékpou, délégué du comité de la Croix-Rouge locale de Bambari (centre).

« J’ai décidé de ne pas prendre les ARV parce que cela  donne également la faim, or je n’ai pas de moyens pour me nourrir », a déclaré un malade qui a requis l’anonymat.

En plus du  refus de prendre les ARV, « certains malades font des rapports sexuels non protégés avec différents partenaires, ce qui risque d’augmenter le taux de contamination dans la ville », a souligné Alfred Matékpou.

Ce même constat a été fait par un des distributeurs des ARV de Bambari, Gildas Mégna. Selon lui, plusieurs malades qui sont pris en charge par le centre de santé de la localité sont perdus de vue. « Certains patients  évoquent  comme raison la rupture de la prise en charge alimentaire », a-t-il souligné.

Le comité de la Croix-Rouge locale a prévu une descente dans les différents quartiers de la ville pour sensibiliser les malades. « Nous allons former des équipes qui doivent aller au domicile de chaque malade pour les motiver à se rendre à l’hôpital pour reprendre le traitement», a-t-il conclu.

 BAMBARI : DIFFICILE ACCÈS À L’EAU POTABLE

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Bambari, 26 octobre 2012 (RJDH) - La population de la ville de Bambari a des difficultés pour s’approvisionner en eau potable, depuis plus d’une semaine. Cette situation est liée à une panne technique sur le générateur de  la Société de distribution d’eau en Centrafrique(Sodeca).

Cette situation oblige des femmes et des enfants à parcourir entre quatre et cinq kilomètres pour chercher de l’eau. D’autres sont obligés de consommer l’eau de puits, parfois souillées.

« Nous parcourons des kilomètres à la recherche de l’eau. Parfois, nous sommes obligées d’aller dans la brousse pour chercher de l’eau qui n’est pas propre », a témoigné une mère de famille.

Emmanuel Yara, chef de centre de la Sodeca de Bambari, a déploré cette situation et a annoncé que le générateur a été déjà envoyé à Bangui pour la réparation.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 18:03

 

 

 

 

 

 

Faible production du café,  pénurie de carburant à Mobaye

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 26 Octobre 2012 14:01

La ville de Mobaye (Centre-est) connait cette année de sérieux problèmes économiques. L’absence des pluies dans la région agit prodigieusement sur la production du café tandis la dégradation des routes rend difficile les ravitaillements d’hydrocarbures dans ladite ville. Ces perturbations naturelles infrastructurelles et laissent libre court à certains producteurs et commerçants du coin de boursicoter sur le prix d’un kilo du café et du litre des carburants.

1 kilo de café varie actuellement entre 850 FCFA (environs 1,29 euro) et 1.000 FCFA (environs1, 52 euros). Cependant, un litre d’essence à la pompe se vend à 1.200 FCFA (environs 1,82 euros) contre 800 FCFA (environs 1,21 euros) il y a plus d’un mois, rapporte notre correspondant à Mobaye.

Les producteurs de café de la ville déplorent cette situation et prennent pour responsable les conditions climatiques défavorables depuis 2011 jusqu’en 2012. D’autres évoquent le manque d’entretien des plantations du café. Les mauvaises herbes endiguent la production normale du caféier.

Un caféiculteur interrogé par le correspondant de Radio Ndeke Luka, indique que « la caféiculture de rente ne donne de très bons rendements qu’avec une pluviosité régulière. L’abondance des pluies permet aux caféiers de produire assez de fleurs. Ces fleurs sont des signes d’une bonne récolte ».

Par ailleurs, Mobaye vit en plus de la faible production du café une pénurie persistante de carburant. Une crise qui dure de plus d’un mois. La dégradation des routes empêche les camions citernes d’acheminer du carburant de la capitale vers cette ville. Le cours d’eau Massé est actuellement inaccessible.

Selon le chef de piste de la station de Mobaye, « cette pénurie est indépendante de leur volonté. C’est l’état de routes qui complique les ravitaillements ».

Pour s’approvisionner en carburant, les usagers sont obligés de se rendre dans les villes voisines notamment, Kongbo et Alindao.

 

La Nana Mambéré touchée par la méningite

Radio Ndéké Luka Jeudi, 25 Octobre 2012 13:46

La méningite à caractère non épidémique agit depuis quelques mois en tueur silencieux dans la Préfecture de la Nana Mambéré (ouest). 2 cas de décès enregistrés cette année et 8 autres cas ont été dépistés dans les hôpitaux des villes de Bouar, Baoro, Baboua et Maïgaro. Par contre, les autorités sanitaires de cette préfecture ont mis un dispositif consistant à lutter contre la propagation de cette maladie.

La méningite se propage lentement dans la Nana Mambéré avec l’approche de la saison sèche, rapporte notre correspondant à Bouar.

Cette région est depuis plus de 8 mois en proie à la méningite virale. Son emplacement géographique par rapport aux préfectures voisines, où la méningite sévit le plus, serait la principale cause de sa vulnérabilité, a constaté Daniel Soi, responsable de la surveillance épidémiologique de la Nana Mambéré.

Selon l’épidémiologiste Daniel Soi, « cela constitue un véritable risque pour la population de cette localité vu à l’approche de la saison sèche ». Il juge impératif que tous les cas détectés puissent être conduisent à l’hôpital pour des soins.

Il explique encore que la méningite « se manifeste chez les adultes par la fièvre, la perte de confiance et la raideur de la nuque. Chez les enfants par contre, elle est caractérisée par la fièvre et l’effondrement de la fontanelle ».

En cas de mauvais traitement, cette maladie laisse, pour la plupart des cas, des séquelles chez les personnes atteintes. La surdité congénitale en est l’une des causes, d’après Daniel Soi.

Pour contrer l’avancée de la méningite dans la Nana Mambéré, l’Hôpital Préfectoral de Bouar a déjà mis des dispositions adéquates pour lutter contre ce fléau. Des antis biotiques et certains stimulants Nana Mambéré, conclut notre correspondant.

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