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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 00:37

 

 

 

 

Sanogo.JPG

 

BAMAKO AFP / 21 mai 2012 01h07 - Le chef des auteurs du coup d'Etat du 22 mars au Mali, le capitaine Amadou Sanogo, a obtenu le statut d'ex-chef d'Etat et aura droit à tous les avantages dus à ce rang, en vertu d'un accord conclu dimanche à Bamako avec les putschistes, les autorités intérimaires et l'Afrique de l'Ouest.

Cet accord a été signé par le capitaine Sanogo, le président malien par intérim Dioncounda Traoré, son Premier ministre Cheick Modibo Diarra et le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, un des médiateurs pour la résolution de la crise malienne, selon des sources dans l'entourage du capitaine Sanogo et de la médiation.

Le capitaine Amadou Sanogo a un statut d'ancien chef d'Etat. Il bénéficiera des avantages dus à son rang, a déclaré à la radio publique M. Bassolé, présent depuis samedi à Bamako avec les ministres ivoirien Adama Bictogo et nigérian Mohamed Nourredine.

Ces médiateurs dépêchés par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avaient trouvé samedi un accord de principe pour le maintien du président intérimaire Dioncounda Traoré à la tête de la transition jusqu'à l'organisation d'élections au Mali. Aucune durée n'avait alors été précisée.

Les médiateurs ouest-africains ont été rejoints dimanche à Bamako par d'autres responsables politiques et militaires de la Cédéao, de l'ONU et de l'Union africaine.

L'ex-junte militaire et la médiation avaient précisé qu'elles poursuivraient les discussions pour définir des mesures d'accompagnement, sans plus de détails.

Les auteurs du coup d'Etat du 22 mars sont restés jusque-là incontournables, bien qu'ils aient officiellement rendu le pouvoir aux civils en vertu d'un accord-cadre conclu avec la Cédéao le 6 avril.

Ils entendaient faire partir Dioncounda Traoré mardi prochain, au terme du délai constitutionnel de 40 jours (M. Traoré a été investi le 12 avril). La Cédéao avait initialement prévu une transition d'un an, mais depuis début mai, elle se gardait de fournir une précision sur la durée du processus.


(©)

 

NDLR : Les militaires ont-ils vocation à devenir des chefs d’Etat ?

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 16:47

 

 

 

 

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In Afrique Nouvelle n° 002 de mai 2012

Professeur Gaston Mandata Nguérékata 


« 
Résoudre l’équation du sous-développement de la République Centrafricaine » 

 

Journée ordinaire en Guadeloupe, en ce lundi 2 avril 2012, sous une chaleur supportable. Ici, rien n’indique qu’un professeur de mathématiques de nationalité centrafricaine, formé aux États-Unis et au Canada, passé par la case politique, est l’invité d’honneur de la Faculté des Sciences de l’Université des Antilles et de la Guyane. L’homme qui nous reçoit dans un chic restaurant du coin et se veut serein, a de la pugnacité à revendre. Il ne manque pas non plus d’ambition pour son pays.

Moins d’un mois après l’anniversaire de l’investiture du président centrafricain François Bozizé, le 15 mars, le professeur Gaston Madanda Nguérékata, candidat à l’alternance, parle pour la première fois de sa ferme volonté de succéder au pouvoir KNK. L’après-Bozizé qui passe son second et dernier mandat, rébellions du Nord, situation économique du pays… le ton est mesuré mais ferme. L’homme s’est assagi, et le politique a mûri.

Mais que fera cet homme de sciences qui enseigne à l’Université Morgane, aux États-Unis, si jamais il est porté par ses compatriotes à la tête de la République Centrafricaine ? Il a sa petite idée qui se résume en quatre mots : « Résoudre l’équation du sous-développement ».

   

Question : Pourquoi avoir choisi depuis plusieurs années de vivre aux États-Unis ?

 

GMN : À la fin de mes études au début des années 80, je suis rentré en République Centrafricaine, et je me suis mis au service de mon pays. Je considérais cet engagement comme un sacerdoce. J’y ai mis du cœur et de l’énergie jusqu’à l’avènement du changement d’octobre 1993, dont les lendemains ne s’annonçaient guère enchanteurs. C’est alors que je reçus une ancienne proposition de poste d’enseignant-chercheur. J’ai donc accepté cette confiance, histoire de prendre du recul nécessaire, de faire le bilan, le mien, car nous venions  avec le président Kolingba et le RDC de passer quasiment douze années aux affaires.

 

Question : Un handicap, cet exil, même volontaire, parce qu’il vous éloigne des réalités du pays ?

 

GMN : Les réalités dites-vous ?  Même si les actuels dirigeants font le maximum pour que la République Centrafricaine demeure une banlieue oubliée de la planète, afin que ces derniers continuent de saper en toute quiétude le destin de la nation, il n’en demeure pas moins que grâce à la vigilance de nombreux Centrafricains, la crise que traverse notre pays n’est plus silencieuse. Les réalités ? Ce sont 2/3 du territoire national qui échappent au contrôle effectif des autorités centrales. Ce sont Joseph Kony et ses hommes qui font la loi sur 1/3 de notre territoire. Ce sont deux millions de Centrafricains en grande détresse. Les réalités ? C’est le tribalisme outrancier de ce régime. C’est le retour au parti unique, à la pensée unique, à l’exclusion. Non, je partage les mêmes peines, les mêmes douleurs et épreuves que vivent les Centrafricains au quotidien.

 

 

Question : Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’avoir préféré les jeunes américains aux étudiants centrafricains qui ont le plus besoin de vos compétences de Mathématicien ?

 

GMN : C’est un faux débat. À 27 ans en 1980, après mon Ph. D., alors que de nombreuses opportunités m’étaient offertes au Canada et aux USA, je vous l’ai dit, j’ai fait le choix de rentrer en Centrafrique pour y travailler. J’y ai servi comme enseignant, vice-recteur et doyen de la Faculté de Droit et Sciences Économiques. Et lorsque j’intégrai la présidence et le gouvernement, j’ai continué à régulièrement dispenser mes cours à l’Université de Bangui, et ceci jusqu’à mon départ. Ne faites pas non plus l’impasse sur ce que j’ai été et suis toujours : un « rôle model », et donc l’émulation que j’ai suscitée depuis et encore auprès des jeunes élèves et étudiants centrafricains, dont beaucoup ont décidé de se lancer avec succès dans les carrières scientifiques et techniques.

 

Question : Le grand sujet du moment, à Bangui, c’est la dissolution des Conseils d’Administration des sociétés étatiques et paraétatiques, désormais placées sous la responsabilité d’un comité présidé par le président  Bozizé. Qu’en pensez-vous ?

 

GMN : C’est un pas de plus franchi par notre pays dans la confiscation du pouvoir par un homme et un clan en violation de toutes les dispositions légales. Et comme leur bilan économique ne plaide pas en leur faveur, ceux qui ont actuellement le pouvoir de l’État entendent saigner au maximum les ressources du pays afin de s’assurer des lendemains tranquilles. Non, il faut réhabiliter au plus vite ces Conseils. On ne peut pas être à la fois juge et partie. Le pays possède de nombreux cadres compétents et intègres, prêts à le servir. Il faut faire appel à ceux-ci, quelle que soit leur appartenance ethnique ou conviction politique.

 

Question : Pourtant, l’objectif proclamé de ces dissolutions en cascade est la restructuration des sociétés. A-t-il des chances d’être atteint ?

 

GMN : Ce n’est pas en s’octroyant les pleins pouvoirs sur ces sociétés que l’on parviendra à leur redonner un nouveau souffle. Il est évident que la politique de management  du pays est un cuisant échec. Cette Présidence du comité de trésorerie que s’est octroyé le président Bozizé en violation des textes réglementaires est déjà à l’origine de tant de difficultés. Je vous fais remarquer que ceux qui gouvernent en ce moment sont ceux-là même qui ont nommé les responsables de ces sociétés, par conséquent c’est à eux qu’incombe la responsabilité de ces difficultés.

 

Question : Quel principal reproche faites-vous au Président Bozizé ?

 

GMN : D’avoir sorti la RCA de la salle des soins intensifs où elle était au matin du 15 mars 2003 pour la conduire au cimetière. Les crises sociale, économique, sécuritaire, alimentaire, sanitaire, politique, identitaire, scolaire, etc. se sont accrues en volume et complexité au point de faire de la RCA, la 2ème Somalie d’Afrique. Un seul homme, par sa gestion brouillonne, brutale, clanique, familiale caractérisée par les prébendes, en est le principal responsable. Il est de tous les chefs d’État de l’histoire du pays celui qui aura le plus œuvré non pas pour son développement, mais sa régression.

 

Question : Pour l’instant, différentes rébellions écument le territoire centrafricain créant une situation d’insécurité. Qu’est-ce que cela vous inspire et quelle est la solution, selon vous, pour régler ce problème ?

 

GMN : Récemment, le gouvernement, avec l’appui généreux et efficace des forces armées tchadiennes, était parvenu à reprendre le contrôle des bases opérationnelles de Baba Laddé. Six années après l’apparition de la 1èrerébellion, le temps du dialogue et des conciliabules est fini. Il faut donc que d’une part, les différentes parties engagées dans le processus de paix respectent les engagements pris, et d’autre part, le gouvernement  fasse la guerre totale pour reconquérir le territoire national. C’est le moins que l’on puisse demander à cette oligarchie de militaires installée au pouvoir par et pour les liens du sang.

 

Question : L’opinion centrafricaine s’interroge encore sur les raisons pour lesquelles vous revenez en politique, ces derniers mois, après plusieurs années d’absence. Peut-on en savoir plus ?

 

GMN : Notre pays a pris depuis quelques années un dangereux virage, celui d’une Somalisation qui risque d’aboutir à son implosion prochaine. Une menace aussi pour la stabilité de la sous-région. Face à ce péril, chaque fils et fille de Centrafrique, soucieux de la pérennisation du destin commun, du legs politique, territorial et social aux prochaines générations, se doit de participer à l’œuvre de reconquête de notre démocratie mis en charpie au service d’un clan, et de notre territoire sauvagement violé par des hors-la-loi à cause de l’incapacité d’un homme et de sa famille qui ont pris par la force le pouvoir, et confisqué par les urnes, tous les leviers de l’administration de notre communauté de destin.

 

Il faut pour vaincre cette fratrie, redresser le pays, réconcilier les Centrafricains et redynamiser l’économie, et que chaque fille et fils de Centrafrique y participent. C’est donc pour faire face à mes responsabilités de Citoyen Centrafricain que j’œuvre à l’émergence d’une alternative capable de fusionner les forces et les intelligences pour les mettre au service de cette grande ambition qu’est la Renaissance Centrafricaine. Je ne reviens pas en politique, je suis dans la continuité de mon engagement, dont la genèse se situe à mon retour au pays à l’aube de la décennie 80.

 

Question : Vous avez été un élément actif du Rassemblement démocratique centrafricain, ex-parti unique au pouvoir du général André Kolingba. Aujourd’hui, vous vous présentez comme une alternative au pouvoir KNK. Avez-vous vraiment des convictions ? Et pensez-vous que vos compatriotes vont vous suivre ?

 

GMN : Je crois en notre communauté de destin. Je crois qu’il est possible d’avoir une justice équitable pour tous les citoyens. Je crois qu’aucune ethnie ne doit asservir les autres. Je crois que la République doit garantir l’accès à l’éducation à tous et pour tous. Je  crois que la santé doit être garantie à tout le monde. Je crois que nous pouvons bâtir un état moderne, prospère où règnent l’équité, la justice et la fraternité. C’est parce que je crois en cela que non seulement je suis immédiatement rentré au pays après mes études pour le servir et aussi son peuple, mais c’est aussi parce que je crois en cela que je me suis engagé à faire de la politique il y a presque une trentaine d’année.

 

La problématique de l’alternative au KNK et ses leaders dépasse le cadre du RDC, parti au sein duquel j’ai fait mon engagement politique. Le récent changement de régime au Sénégal qui a fait la fierté de toute l’Afrique, est intervenu parce qu’au moment crucial, les différentes familles politiques sénégalaises ont fait taire leurs divergences et oppositions pour se concentrer sur l’essentiel à savoir la constitution d’une force alternative. Ce dépassement de soi a fait défaut chez nous en 2011 et a favorisé des élections aux résultats toujours contestés à ce jour.

 

Il n’est pas ici question que le peuple me suive. Il est question de la mise en place d’une dynamique globale à l’intérieur de laquelle le peuple se reconnaîtra. C’est cette dynamique que le peuple suivra. C’est cette nouvelle offre politique que le peuple suivra. C’est ce souffle qui emportera le KNK et ses leaders que la nation suivra. Lorsqu’il y a une nouvelle méthode, une nouvelle pédagogie axée sur un renouvellement profond de l’offre en termes de contenant et de contenu, je ne doute pas un seul instant que le peuple travaillera à imposer la Renaissance par le renouvellement  des institutions de la République.

 

Question : Pour être président de la République, il faut en plus de l’ambition, une machine politique… où est la vôtre ?  

 

GMN : Pour résoudre l’équation du sous-développement  de la RCA, la seule et véritable machine sur laquelle il faut compter, c’est le peuple. Sa mécanique est l’unique possibilité pour atteindre d’abord les objectifs de l’alternance, ensuite ceux du redressement, et enfin ceux de la réconciliation. Depuis le changement d’octobre 1993 et celui du 15 mars 2003, nous avons vu les dégâts que des approches purement partisanes ont produits. L’engagement qui est le mien dépasse ceux-ci et s’appuie sur le peuple, sur son espoir, ses rêves et ses ambitions.

 

 Gaston-Nguerekata.JPG

 

Question : Qui connaît Gaston Nguerekata en dehors de ses compatriotes ?

 

GMN : C’est à vous de me le dire, puisque je ne fais pas un concours de notoriété.

 

 

Question : La question était de savoir si vous disposez d’un réseau d’amitié dans la     sous-région et si vous vous êtes approché des chefs d’État de la CÉMAC ?

 

GMN : Vous conviendrez avec moi que les questions de stratégie et de diplomatie politiques sont par nature muettes. Le moment venu, vous verrez. Mais avant de se prévaloir d’une amitié, c’est d’abord celle du peuple centrafricain qui légitime. Et c’est celle-là que je revendique, que je recherche.

 

Mais pour satisfaire votre curiosité, sachez qu’en tant que citoyen de la CÉMAC, je connais tous les chefs d’État de la région et l’expression de leur constante générosité et fraternité pour le peuple centrafricain, qu’il s’agisse de l’aide à la réconciliation nationale à travers le Dialogue Politique Inclusif, ou du combat contre l’insécurité via la MICOPAX par exemple, ou encore des différents concours financiers dont la RCA a bénéficié au cours de ces dernières années. Encore une fois, le moment venu, je vais m’enrichir de leurs expériences en vue de la Renaissance Centrafricaine.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 16:43

 

 

 

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 Saulet Clotaire

 

De Monsieur DAWA André

Militant MLPC- France

 

A Monsieur Clotaire SURUNGBA  SAULET 

Enseignant, Syndicaliste, militant

Associatif- ECRIVAIN

 

Le 19 mai 2012

V/R : Votre Demande d’entretien public.

 

 

Sur votre demande pour avoir un débat télévisé avec le Président de notre Parti, comment nous, militants du MLPC ne pouvons pas ne pas nous interroger ?

Débattre avec des personnalités de votre carrure serait un idéal pour la société quand vous nous apprenez que vous êtes enseignant, syndicaliste…. Et écrivain, nous pensons que vous devez avoir certainement des valeurs humanistes beaucoup plus grandes que la nôtre.

Pauvres « amateurs » que nous sommes dans notre famille politique, le MLPC, incomparable avec la ou les association(s) où vous militez, sachez que nous avons coutume de nous retrouver autour des sujets qui se présentent à nous pour y réfléchir car à plusieurs nous pensons qu’on est intelligent.

Lorsque vous interpelez le Président de notre Parti sur notre juridiction sans passer par notre bureau qui a à sa tête un responsable que vous connaissez bien et que vous avez côtoyé à un moment donné, nous pensons qu’un chasseur sauvage aurait à votre place, fait la moindre formalité à cet effet, au lieu de tirer directement sur le gibier.

Personnellement, j’ai trouvé votre démarche  malsaine et négligente à notre égard, et c’est du fond de mon cœur que je vous adresse mon point de vue avant de mettre ma hiérarchie au courant.

Mais comme nous avons la mémoire courte, aussi nous oublions très rapidement les propos que nous tenons parfois devant le public sans savoir avec qui on se trouve.

Pour en venir, je vous pose la question de savoir si vous voulez reporter votre haine contre le Président PATASSE sur Martin ZIGUELE parce qu’il représente à vos yeux l’héritier de ce dernier à la tête du MLPC, comme vous l’avez annoncé à Paris dans un café situé à proximité de la bourse du travail, où avait échoué l’association de Madame Reine HASSEN l’année dernière ?

Figurez-vous que j’étais présent quand vous avez annoncé que vous étiez contre le Président PATASSE et que vous avez participé aux mutineries, alors que ces mutineries ont décimé et grandement mis à mal le Pays économiquement à l’heure où nous sommes.

Je vous rappelle que ce jour là, je me suis présenté comme militant du MLPC, pour vous dire que vos propos étaient tombés dans les oreilles de notre Parti.

A ma compréhension un écrivain digne mérite mieux que ce qui est cité ci-haut, et quand on est écrivain on doit défendre des valeurs au lieu d’en détruire.

A titre de rappel, nous savons que tous ceux qui ont participé aux mutineries font partie du Gouvernement de BOZIZE. Est-ce une démarche pour réintégrer la famille politique de ce dernier que vous êtes en train de faire ?

Et pourtant c’est aussi simple que ça, BOZIZE ramasse tous les brouillons pour gouverner, pourquoi pas vous ? Au lieu de perdre votre temps sur le MLPC qui regroupe des milliers de Centrafricains, vous ferez mieux de vous frayer le chemin vers BOZIZE pendant qu’il ramasse les ex-mutins.

Les débats télévisés nous en avons connu des plus nobles, et ça ne se force pas. Ce n’est pas parce que vous avez participé à des mutineries que nous sommes obligés de faire un débat avec vous. Etre mutin est-il un titre de noblesse ?

Quand vous vous définissez comme un enseignant c’est pour enseigner.

Quand vous dites que vous êtes Syndicaliste, c’est pour défendre les valeurs du travail. Or votre syndicalisme, autant qu’on s’en souvienne, était un syndicalisme politique dirigé contre le président Patassé et le MLPC.

Quand vous prétendez être un écrivain, c’est pour contribuer à la défense des courants livresques.

Quant à votre appellation de militant associatif, nous attendons de vous voir à l’œuvre car nous ne savons pas à quelle association vous appartenez.

Vous avez oublié de vous présenter comme ex-mutin comme vous l’aviez fait à Paris.

Sachez pour votre information que nous sommes un Parti politique enregistré et déclaré en France comme en Centrafrique, et que nos travaux sont contrôlés administrativement et juridiquement.

Il ne suffit pas d’être un Centrafricain pour dire ZIGUELE vient, je suis enseignant, je suis syndicaliste ou je suis écrivain, on va faire un débat télévisé et que c’est automatique.

Encore faudra-t-il que vous ayez la notoriété habilitée pour oser faire cette demande.

Enfin sachez que Martin ZIGUELE au su de tous, représente le MLPC, et nous ne savons pas quel parti vous dirigez ou représentez ?

Nous remercions infiniment« Centrafrique-Presse » et son Directeur Prosper NDOUBA pour nous avoir donné cette occasion de rendre publiques nos opinions gratuitement mais n’en abusons pas.

 

Salutations patriotiques.

 

André DAWA

Militant MLPC.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 15:23

 

 

 

 

Jean-Michel-mandaba.jpg

 

 

 

Rentrée politique du PGD placée sous le signe de l’égalité

Radio Ndéké Luka Samedi, 19 Mai 2012 13:44

Vers une copie conforme de la politique du socialiste Français François Hollande ? Difficile en tout cas de répondre à cette interrogation à en croire la rentrée politique ce 19 mai 2012, du Parti pour la Gouvernance démocratique (PGD). Les leaders de ce dernier né appartenant à l’opposition politique et d’obédience socialiste  ont clairement indiqué le diriger  sous le signe de l’égalité et de l’équité.

Cette première rencontre a réuni les militants de ce parti à son siège dans le 4earrondissement de Bangui. Les sympathisants sont venus des différents arrondissements de la capitale ainsi que de certaines villes des provinces du pays.

Selon Jean Michel MANDABA, actuel ministre de la santé publique et président du PGD interrogé par Radio Ndeke Luka, le but de cette rencontre a été d’annoncer les orientations politiques de son parti. Pour lui, la marche vers une véritable démocratie fait appel à toutes les couches sociales et singulièrement les membres de ce parti ».

« De nos jours, le contexte politique de la République Centrafricaine se tourne désormais vers une recherche de paix, de la stabilité et de la concorde nationale pour un essor durable », a-t-il indiqué.

Rappelant son départ du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le numéro I du PGD a affirmé que « l’heure est venue de retrousser les manches et prouver à ses anciens adversaires politiques ce dont ce nouveau parti est capable».

A propos de son départ du MLPC, Jean-Michel Mandaba, alors Secrétaire Général de ce parti de l’opposition, a été radié. Le MLPC lui avait reproché d’entrer sans autorisation dans le gouvernement de Touadéra III.

Signalons que la RCA compte 53 partis politiques. Il faut noter que ces entités politiques fonctionnent pour la plupart des cas pendant les consultations populaires. D’autres ne disposent même pas de siège.

A l’arrivée de l’actuel président de la RCA François Bozizé en faveur d’un coup d’Etat en 2003, une bonne partie de ces associations politiques avaient basculé dans la majorité présidentielle. D’autres s’y trouvent encore, même si on a enregistré des cas de démission.

 

NDLR : Ce n’est pas l’éclosion de ces soi-disant partis politiques dans le paysage centrafricain comme des champignons après la pluie qui apportera le vrai changement qualitatif qu’attendent les citoyens qui n’en peuvent plus d’endurer le régime de Bozizé. Tous ceux qui comme le traître Jean Michel Mandaba ont vendu leur âme pour une poignée de millions et rejoint Bozizé l’oppresseur des Centrafricains, auront des comptes à rendre un jour.  C’est un secret de polichinelle que la création de ce prétendu parti est juste destinée à justifier l’argent que Mandaba a pris entre les mains de Bozizé à qui il a promis de réduire l’influence du MLPC. La classe politique centrafricaine s’honorerait et gagnerait en crédibilité en se débarrassant au plus vite d’individus à la mauvaise moralité comme Jean Michel Mandaba.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 15:18

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 19 Mai 2012 13:48

Les habitants de la localité de Bayanga (ouest) connaissent ces derniers temps une crise alimentaire sans précédent. Des éléphants en divagation détruisent tout sur leur passage, surtout dans les champs.

Il s’agit d’une destruction systématique des produits agricoles par ces espèces dites protégées. Conséquence directe, une montée vertigineuse des denrées alimentaires est enregistrée dans la région.

« A titre d’exemple, le prix de la petite cuvette de manioc, aliment de base, passe de 1500 francs CFA (environ 2 euros) à 3500 (environ 5 euros). Il est d’ailleurs difficile d’en trouver sur le marché ». C’est ce qu’a précisé ce 19 mai 2012, le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la localité.

La population de Bayanga se plaint depuis longtemps auprès des autorités de l’ONG de défense de la nature WWF. Toutefois, aucune réponse favorable ne leur est donnée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 01:47

 

 

 

Bozizé honoris causa

Paris, 19 mai (C.A.P) – Le mystère qui a entouré le séjour éclair effectué le vendredi 18 mai par François Bozizé à Nice où son avion spécial s’est posé à 5h du matin heure locale, présenté comme une visite strictement privée est désormais levé. Il s’agissait pour le président centrafricain comme à son habitude, de rencontrer secrètement dans la cité azuréenne, de mystérieux hommes d’affaires du golfe arabique afin de tenter d’écouler ses diamants.

Selon des informations sûres d’une source de l’entourage même de Bozizé qui a requis un strict anonymat, c’est son sulfureux ami rwandais Fabien Singaye du groupe du maire de Levallois, Patrick Balkany, qui a dû monter ce déplacement flash de Nice avec la contribution de l’ex-ministre des finances nommé Secrétaire Général de la présidence de Bangui, Albert Besse.

Pris à la gorge par d’inextricables difficultés financières qui fragilisent sérieusement son pouvoir et pourraient entraîner son renversement, Bozizé a sans doute succombé à la tentation de prendre son bâton et venir rencontrer lui-même les hommes d’affaires intéressés par l’acquisition de diamants centrafricains. Mais un président de la République doit-il se déplacer lui-même pour ce genre de business ? Bozizé est l’exception qui confirme la règle.

On se souviendra qu’en juin 2004 déjà, François Bozizé, accompagné de Charles Wénézoui et Sylvain Ndoutingaï, avaient été interpellés par la police allemande à l’aéroport de Düsseldorf avec une mallette de diamants et conduits sous bonne garde pour être assignés dans un hôtel de la place où ils avaient été remis dans un avion le lendemain et priés de quitter le pays. Il faut croire que depuis, Bozizé n’a tiré aucune leçon de cette humiliante mésaventure où la police allemande avait même dû téléphoner au consulat de France à Bangui pour vérifier son identité.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 01:43

 

 

 

mairie-de-Bangui.jpg

 

 

Depuis juin 1956 et l'instauration de la loi-cadre, la ville de Bangui a connu 22 maires, commissaires du gouvernement et présidents de la délégation spéciale

 

De 1959 à nos jours.

Réné Naud : Mars-juin 1959

Etienne Ngounio : 1959-1962

Charles Bornou : 1962-1966

Etienne Pamala-Sambonga : 1er mars  au 20 mai 1966

Barnabé Nzilavo (1ére fois): 1966 - 1968

Jean-Michel Benzot : 1968 -  1970

Louis Kpado: 1970 - 1972

Barnabé Nzilavo  (2ème fois): 1972 - 1974

Louis Alazoula : 1975 -  1976

Theodore Blaise Lamine : 1976 - 1977

Fred-Patrice Zemoniako-Liblakenze: 1978 - 1979

Jean-Arthur Bandio : 1980 - 1981

Etienne Ogbalet : 1988- 25 Apr 1989

Marguerite Balenguélé-Zarambaud (devenue Petro-Koni entre-temps) : 1989 -1992            

Raymond Behorou : 1992 -  1995          

Anne-Marie Ngouyombo : 1995 - 1995

Olivier Gabirault :  1995 - 1997

Joseph Bendounga: 1997 - 2000

Cécile Guéret : 2000 -  2003

Jean-Barkès Gombè-Ketté : 2003 - 2011

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:09

 

 

 

 

 

 

Centrafrique-Bengassou 0

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com

 http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, le samedi 19 Mai 2012

Obo : Arrivée d’une nouvelle équipe de conseillers militaires américains

Une nouvelle équipe des conseillers militaires américains qui appuient les Forces armées centrafricaines et l’armée ougandaise dans la lutte contre l’armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony est arrivée en début de semaine à Obo, a rapporté ce matin Radio Zéréda.

Radio Zéréda indique que ces conseillers militaires sont arrivés par vague pour remplacer les premiers déployés en République centrafricaine depuis octobre 2011, pour assurer l’encadrement des soldats centrafricains et ougandais dans la traque à Joseph Kony. Mais cette transition a eu un impact sur la formation des soldats.

« Nos soldats ont une semaine de repos pour donner le temps à la nouvelle équipe des encadreurs américains de s’installer », a expliqué un officier de l’armée centrafricaine.

Il faut dire que c’est depuis le mois d’octobre 2011, que les premiers conseillers de l’armée américaine ont été déployés en République centrafricaine pour aider à capturer Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale, pour crime de guerre et contre l’humanité.

Cette relève de l’armée américaine intervient une semaine après la capture du numéro 4 de la LRA, Caesar Acellam, par l’armée ougandaise au Village de Maboussou, à 45 kilomètres de la ville de Mboki, dans l’extrême Sud-est de la République centrafricaine.

 

Boali : Des chefs d’équipes de la Croix-Rouge initiés à l’intervention d’urgence

Une trentaine de chefs d’équipe de la Croix-Rouge des 8 arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua, ont bénéficié le 17 mai dernier, à Boali d’une formation sur la gestion des dégâts causés par les catastrophes naturelles, la prévention des accidents de la circulation, a rapporté Radio ICDI.

Il s’agit d’une initiative de la Croix-Rouge Centrafricaine. Selon le chef du département des catastrophes de cette organisation, Jean Moise Modestie Waguido ; cette formation a pour objectif de remédier aux multiples difficultés d’intervention dans des situations d’urgence.

La rencontre a porté sur la sécurité routière, les causes des différents accidents de la circulation ainsi que des solutions possibles à envisager pour réduire, les constats d’accident, la protection civile et l’organisation des secours.

La Croix rouge centrafricaine a annoncé l’extension de cette formation dans les autres régions du pays dans les prochains mois.

 

Bangui : Les médias invités à s’impliquer dans la lutte contre l’insécurité

Les médias seront désormais impliqués dans la lutte contre l’insécurité à Bangui, a annoncé vendredi le ministre de la sécurité et de l’ordre public, Claude Richard Ngouandjia, dans une conférence de presse, a rapporté ce matin Radio Notre Dame.

« Nous avons pris la décision d’impliquer les médias dans cette campagne de sensibilisation pour la sécurité, car c’est la presse qui peut mieux véhiculer la notion de sécurité qui est primordiale pour la population », a indiqué Claude Richard Ngouandjia.

Il faut signaler que depuis environ une semaine, le ministère de la sécurité et de l’ordre public, mène une campagne de sensibilisation à l’endroit de la population en matière de sécurité.

D’après le ministre, des foyers de tension et des mouvements formés par des personnes mal intentionnées seraient en cours de formation à travers la ville de Bangui. Il a demandé à la presse de sensibiliser la population sur la nécessité pour chaque citoyen de contribuer à un climat de sécurité.

 

NDLR : Le régime de Bozizé doit arrêter d'emprisonner les journalistes avant de leur demander de s'impliquer dans le prétendu travail de sensibilisation dont il est question et qui n'est que la résultante de la paranoïa ambiante du pouvoir en place.

 

Bria : Des parents d’élèves impliqués dans la quête de la paix

Les membres du bureau de l’Association des parents d’élèves des 56 écoles de Bria et Yalinga, viennent d’achever une formation de deux jours sur ‘’l’éducation à la culture de la paix’’, à l’initiative de l’ONG Jesuite Refugiee Service (JRS), a rapporté le correspondant du RJDH à Bria.

D’après Pierrot Soungou qui travaille pour JRS, cette rencontre a été initiée pour donner l’occasion aux parents d’élèves, ainsi qu’aux directeurs d’écoles, de s’impliquer dans la culture de la paix et de la tolérance en milieu scolaire et familial.

Pour le délégué régional de la réconciliation de la Haut Kotto, Hermance Ngouyonla Ateme, ce thème met à l’épreuve tous les participants et les incite à s’impliquer davantage dans la quête d’une paix durable au sein de la communauté.

A la fin de la formation, des fournitures scolaires ont été distribuées par JRS aux représentants des 56 écoles.

 

Boali : Vers la révision de la stratégie de lutte contre le sida

Les documents d’orientation de la politique nationale de lutte contre le VIH-Sida en République centrafricaine seront relus, a annoncé le Coordonnateur du Comité national de lutte contre le sida (CNLS), le Pr. Mamadou Nali au cours d’une rencontre tenue à Boali du 15 au 19 mai, a rapporté Radio ICDI.

D’après le Pr Mamadou Nali, cette révision permettra de réajuster la politique de lutte contre la pandémie du sida au sein de la population centrafricaine. « La République centrafricaine adhère à l’objectif mondial 2015 qui a est celui de zéro infection, zéro décès et zéro discrimination. Mais l’important est de diminuer le taux de séroprévalence, en vue de donner l’espoir aux malades du Sida », a-t-il précisé.

Il a expliqué que le nouveau cadre stratégique en finalisation comporte quatre axes stratégiques, à savoir l’axe de la prévention, le projet de prévention de la transmission de la mère à l’enfant, la prise en charge globale des malades et la meilleure coordination des actions.

Il faut rappeler que le taux de prévalence du VIH/Sida est passé de 6,2% en 2005 à 2012, à 5,9% en 2012, selon le comité national de lutte contre le VIH/Sida.

L’objectif de la rencontre de Boali était de faire le bilan des activités 2003-2010, procéder à la relecture des documents du cadre stratégique de lutte contre le sida.

 

Bangui : Les victimes du VIH sida à l’honneur

 

Les organisations qui travaillent dans la lutte contre le sida et les personnes affectées par cette pandémie, ont célébré ce matin, la Journée internationale des personnes victimes du sida sur le thème « promouvoir ensemble la santé et la dignité humaine », à Bangui.

La célébration a été faite à travers une marche pacifique qui a regroupé toutes les parties prenantes, en particulier le Comité national de lutte contre le sida, le projet de la prévention et de lutte contre le sida en Afrique centrale, le réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH/sida, entre autres.

« Toute personne a droit à la vie, à la dignité et au respect. Or il y a des personnes qui ont trouvé la mort cause de cette maladie. C’est pourquoi nous voulons rappeler la population centrafricaine du danger que constitue le sida », a déclaré le coordonnateur de l’association centrafricaine pour le marketing social, Thomas Rabé.

Rappelons que le taux de prévalence du VIH/Sida en République centrafricaine est de 5,9%.

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 15:19

 

 

Bozizé

 

 

Communique conjoint

Autres Partis-Londo- ADP

 

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Par un communique-radio, le Président – François Bozize a convié toutes les forces vives de la nation  à une réunion au palais de la renaissance le Mardi 15 Mai 2012.

L’ordre du jour communiqué séance tenante, a porté sur «le point de la situation politique et la volonté de dialogue ».

Si l’on peut déplorer la méthode et le ton utilisé lors de cette rencontre, il convient de retenir essentiellement la volonté d’ouvrir un dialogue dont les contours doivent être définis, à partir d’une réflexion politique en amont comme préalable, afin d’éviter les faux- semblants et les erreurs d’un passé encore récent.

Pour leur part, les partis politiques et entités signataires du présent communiqué réaffirment leur volonté d’ouvrir un dialogue le plus large possible, ouvert à toutes les âmes fortes de la République, sur les nécessites nationales qui ont noms insécurité, discrédit des institutions de la République, déficit de légitimité etc...

Ils lancent un vibrant appel, à ceux qui seraient perdus dans les rêves ministériels et inhibés par l’esprit de clocher, de se ressaisir pour s’unir, afin de former un front large et unitaire partis politique-syndicats-société civile aux fins de faire des propositions qui puissent régler durablement les problèmes et configurer le Centrafrique qui vient.

L’essentiel est ailleurs.

 

Fait à Bangui le 19 Mai 2012

 

Pour les Autres Partis : C. MBOLI- GOUMBA

Pour Londo : J. N SEKOLA

Pour l’ADP : H. DOUBA

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 02:22

 

 

 

 

 

« Si j’annonce l’Évangile… » (1 Corinthiens 9 : 16)

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q TEXTES FONDAMENTAUX DE MON MINISTÈRE

§  « 20 J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui–même pour moi. » (Galates 2 : 20)

 

§  « 16 Je n’ai pas à me vanter d’annoncer la Bonne Nouvelle. C’est en effet une obligation qui m’est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas la Bonne Nouvelle. » (1 Corinthiens 9 : 16)

 

§  « 10 Et maintenant, est–ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est–ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ » (Galates 1 : 10)

À la requête, bien comprise, de nombreux lecteurs de mes articles gracieusement publiés par Centrafrique-Presse, que je remercie encore vivement, ici, qui souhaitent savoir à qui ils ont affaire, voici les grandes lignes de mon témoignage personnel en tant que chrétien, d’une part, et serviteur de Dieu, de l’autre.

q QUI SUIS-JE, ET D’OÙ VIENS-JE ?

Je suis né en plein milieu du 20ème siècle, au temps de l’Oubangui-Chari, lorsque mon père assurait son premier poste de pasteur à l’Église Baptist Mid-Missions de YALINGA, en Haute-Kotto. À sept (7) ans, le récit de l’utilisation atroce de bombes destructrices de vies par les Allemands contre la France et l’Angleterre, durant la Seconde Guerre Mondiale, récit fait un soir à mon père par mon instituteur en visite à la maison, me convainquit de croire immédiatement en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, si je voulais être sauvé… au cas où une bombe venait à être lancée sur notre… village, ce qui fut fait dès le dimanche suivant cet affreux récit. Deux (2) années plus tard, je poussais mon engagement plus loin en me faisant baptiser. Dès lors, je ne cessais de braver mes copains de classe : « Les Allemands peuvent désormais jeter leurs bombes ! Moi, je suis sau-vé ! »

Trois (3) années plus tard j’entrai en 6ème au Lycée Barthélémy BOGANDA de BANGUI et m’attachai à l’Église Baptiste de Ngouciment, jusqu’à mon départ en France, en Octobre 1979, en vue de préparer une maîtrise d’Anglais à l’Université de BORDEAUX III. Entretemps, j’ai été formé au métier d’enseignant de langues à l’École Normale Supérieure d’Afrique Centrale (E.N.S.A.C.) de BRAZZAVILLE, puis ai enseigné au Lycée Moderne de BOSSANGOA (1971 – 1972), au Lycée Barthélémy BOGANDA de BANGUI (1974 – 1975), puis de 1976 à 1979, après un séjour de formation linguistique et pédagogique à l’Université de CAPE-COAST, au GHANA (1975 - 1976).

Aujourd’hui, je vis toujours en France, à BORDEAUX, dans la Commune de CENON, où j’exerce toujours mon métier d’enseignant du secondaire tout en servant le Seigneur, notre Dieu, selon l’appel reçu de Lui, dont j’étais loin, alors très loin, de m’en douter quand en 1979, juste après la chute de BOKASSA, je prenais l’avion d’Air Afrique, avec d’autres collègues de l’Éducation Nationale également mis en position de stage, comme moi, en direction de Paris.

q LA FRANCE : MON PAYS D’APPEL

Quand je récapitule, de temps à autre, le sens des évènements personnels, familiaux, administratifs et spirituels intervenus dans ma vie en France, je suis convaincu d’une seule vérité, non, de deux, cardinales :

1)     Quand on s’engage formellement pour Dieu, Il nous prend au mot et nous conduit, soit d’une manière, soit d’une autre, vers l’accomplissement irrémédiable de l’engagement formellement pris à Son égard. Mais comprend-on qu’alors, notre vie ne nous appartient plus jamais, mais à Dieu seul ?

 

2)     En toute souveraineté divine, Il sait dire à Ses enfants : « Toi : viens ici ! », ou « Toi : va là-bas : » En effet, Sa moisson est si vaste (le monde entier à évangéliser), et il y a si peu d’ouvriers…

Mon père et moi avons découvert cette première vérité quand en 1995, il confessa lui-même avoir non seulement rêvé, mais fidèlement prié pour que son fils aîné que je suis, à qui il a donné de manière prémonitoire le prénom de « Céphas » (« Pierre »), devînt un jour serviteur accompli et consacré de Dieu, d’où mes nombreuses années de séjour involontaire à l’étranger, qu’il considérait, lui, comme un « lâchage familial »…

Et moi, qui avais fait l’expérience de la conviction du péché (dur moment de vifs regrets amers et de larmes pour tous les péchés commis par le passé) le 1erJanvier 1976 au Ghana, et dont le dossier d’entrée à la Faculté de Théologie de Bangui (FATEB) avait été rejeté pour des questions de conflits inter-dénominationnels, et donc doctrinaux, j’avais cru bon endosser de manière définitive mon costume de prédicateur laïque et de m’y complaire, à ma guise, quoi qu’il arrive, et où que je sois. C’est à ce titre que je devins « ancien » à l’Église Action Biblique de Bordeaux, de 1990 à 1998, avant de rejoindre une église baptiste (Mid-Missions) plus proche de notre domicile et cela, de 1998 à 2006.

Entretemps, le Seigneur a largement pris le temps de me gaver de « Ses coups de massue paternels » visant à me faire comprendre qu’Il m’appelait à Le servir en France et cela, conformément à deux vœux personnels consciemment prononcés en 1975, à BANGUI, de Le servir toute ma vie, s’Il pouvait me délivrer de mes esclavages avérés de l’époque qu’étaient l’alcool et le sexe. Vous l’avez compris : la conviction de péché intervenue quelques mois plus tard au Ghana fut Sa réponse toute-puissante et profondément libératrice à ma requête.

Les « coups paternels » reçus en conséquence de mes vœux de service consacré furent les suivants :

§  Radiation injuste de la Fonction Publique Centrafricaine sous le prétexte fallacieux de refus de retour au pays à l’issue d’un stage de formation : en réalité, nous nous étions constitués en groupe de pression, avons rédigé, signé et envoyé en lettre recommandée avec accusé de réception une pétition collective exigeant de l’État centrafricain notre rapatriement légal à l’issue de nos différents stages de formation, officiellement initiés par lui par des textes légaux de mise en position de stage ;

 

§  Recherche, au départ désespérante, de travail, finalement fructueuse pour ce qui me concerne, avec l’obtention d’un poste de maître auxiliaire auprès du Rectorat de l’Académie de Bordeaux (Février 1984) et cela, par pure grâce de la part de mon Dieu (les factures s’amoncelaient et les huissiers…) ;

 

§  Perte de santé, ou d’emploi, ou les deux à la fois, quand la nostalgie du Centrafrique m’envahissait au point de me faire regretter, amèrement, le fait d’avoir, naïvement, pris l’avion d’Air Afrique en 1979…

 

§  Perte de ma première fille lors d’un accouchement difficile, ainsi que celle de mon fils aîné, tous restés au pays…

C’est en 1995, quand j’étais parti enterrer mon fils, que mon père et moi avions fini par faire le point sur l’action de Dieu dans nos vies respectives, de part et d’autre : ensemble, nous avions alors compris qu’un vœu sciemment prononcé reste un vœu, devant l’Éternel des cieux, et doit par conséquent être strictement tenu, conformément aux Écritures :

« 21 Si tu fais un vœu à l’Eternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l’accomplir, car l’Eternel, ton Dieu, t’en demanderait compte, et tu te chargerais d’un péché. 22 Si tu t’abstiens de faire un vœu, tu ne commettras pas un péché. 23 Mais tu observeras et tu accompliras ce qui sortira de tes lèvres, par conséquent les vœux que tu feras volontairement à l’Eternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés. » (Deutéronome 23 : 21 – 23).

Nous convînmes par conséquent de nous séparer dans la paix et de servir le Seigneur, notre Dieu, là où Il nous veut, et en nous donnant formellement rendez-vous au ciel, dans la gloire du Seigneur, si jamais Il ne nous permettait plus de nous revoir sur cette terre des vivants.

Mon père s’en est allé dans la gloire en 2002 et moi, je retrousse activement les manches pour exhorter, en France, au sein de notre église de maison, multiraciale, comportant une vingtaine de personnes : adultes, enfants et ados, à s’attacher formellement au Seigneur et à Le servir de tout cœur jusqu’à ce qu’Il revienne.

Quant au Centrafrique, mon pays de toujours, je ne peux qu’adopter à son égard, en raison de tout ce qu’il m’a donné, et me donne encore, aujourd’hui, l’attitude d’un certain Néhémie, déporté Juif à Babylone qui, en son temps, a su plaider la cause de Jérusalem, horriblement saccagé par les Babyloniens, et de ses habitants, pauvres parmi les pauvres, au seul endroit qui vaille la peine, c’est-à-dire, au pied du trône de la grâce du Dieu vivant :

« 1 Récit de Néhémie, fils de Hakalia. La vingtième année du règne d’Artaxerxès, au cours du mois de Kisleu, alors que moi, Néhémie, je résidais dans la ville forte de Suse, 2 un de mes frères, Hanani, arriva de la province de Juda, accompagné de quelques hommes. Je leur posai des questions au sujet des Juifs revenus d’exil, et au sujet de Jérusalem. 3 Ils me répondirent : Les anciens exilés sont installés dans la province de Juda, mais se trouvent dans une grande misère et dans une situation humiliante. Quant à Jérusalem, ses murailles ont des brèches et ses portes ont été incendiées.

4 Lorsque j’entendis ces nouvelles, je m’assis pour pleurer ; durant plusieurs jours je restai dans l’affliction, en jeûnant. Je me mis à prier le Dieu du ciel 5 et lui dis : Ah, Seigneur, Dieu du ciel, Dieu grand et redoutable ! Tu maintiens ton alliance avec ceux qui obéissent à tes commandements, tu restes fidèle envers ceux qui t’aiment. 6 Tourne ton regard vers moi, sois attentif, écoute maintenant la prière que je t’adresse, moi, ton serviteur. Jour et nuit je te prie pour nous, les Israélites, tes serviteurs ; je te demande de pardonner les fautes que nous avons commises. Oui, moi–même et mes ancêtres nous avons péché ; 7 nous t’avons offensé en désobéissant aux commandements, aux lois et aux règles que tu nous avais communiqués par ton serviteur Moïse. 8 Souviens–toi cependant de la parole que Moïse nous a adressée de ta part : Si vous ne me restez pas fidèles, je vous disperserai parmi les nations étrangères. 9 Mais si, par la suite, vous revenez à moi et prenez bien soin de mettre en pratique mes commandements, j’irai vous chercher et je vous ramènerai à l’endroit que j’ai choisi pour y manifester ma présence, même si vous êtes alors en exil aux extrémités de la terre.

10 Seigneur, nous sommes tes serviteurs, nous sommes ton peuple ! C’est nous que tu as délivrés grâce à ta force, à ta puissance irrésistible. 11 Je t’en supplie, Seigneur, sois attentif à la prière que je t’adresse et que t’adressent aussi tes autres fidèles, qui trouvent leur joie à t’honorer. Fais réussir les démarches que je vais entreprendre et permets que le roi y réponde avec bienveillance. J’étais à cette époque échanson du roi. » (Néhémie 1)

D’un autre côté, j’ai à l’égard de mon pays la pleine conviction qu’il se relèvera un jour de sa souffrance indicible, pourvu que ses dirigeants ainsi que le peuple tout entier s’humilient devant l’Éternel des cieux en se détournant radicalement, chacun pour ce qui le concerne, de tout le mal qu’il fait à l’autre, sciemment, sans aucune compassion.

Dernier engagement, formel devant l’Éternel des cieux : je continuerai à prier et à exhorter au bien, sans relâche, jusqu’à mon dernier souffle et c’est cela, le ministère d’avertissement formellement reçu de la part de mon Dieu, dès 1983, à l’égard de tous, grands et petits, ici et là-bas.

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

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