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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 03:40


bonne-annee

Charles-Massi.jpg

 

Après que les rumeurs les plus folles aient pu circuler le donnant pour avoir été froidement exécuté par la soldatesque de Bozizé après qu’il eût été livré par les autorités de N’djaména, une source tchadienne ayant requis l’anonymat nous apprend que le colonel rebelle Charles Massi serait en effet sans doute à nouveau détenu dans une brigade de gendarmerie dans la capitale tchadienne, après son arrestation intervenue il y a quelques jours dans des circonstances obscures aux confins de la RCA et du Tchad du côté de la localité de Ngaoundaye (préfecture de l’Ouham-Pendé).

Toujours selon nos informations, après sa précédente arrestation et remise en liberté par les autorités tchadiennes, devant le refus par Bozizé de l’offre de médiation d’Idriss Déby, Charles Massi avait fini par reprendre sa liberté de mouvement et d’action, refusant lui aussi la proposition de Bozizé de regagner le bercail pour recréer un nouveau parti politique (son parti le Forum Démocratique (FODEM) l’ayant entre temps destitué et radié) s’il le souhaitait et se porter candidat à l’élection présidentielle.

Face donc au refus total de Bozizé d’entamer quelque négociation que ce soit avec Massi, celui-ci a cru n’avoir plus d’autres choix que la voie de la rébellion armée pour contraindre Bozizé à dialoguer, lui qui ne comprend que le langage des armes. C’est ainsi qu’on lui a prêté l’intention de tenter de couper militairement l’axe économique vital pour la RCA, Douala – Baboua – Bangui. C’est vraisemblablement pendant l’avancée de ses éléments dans le cadre de leur positionnement sur le territoire centrafricain frontalier au Tchad voisin que des accrochages ont dû avoir lieu avec l’armée tchadienne suivie de l’arrestation de Charles Massi.

Bozizé ayant repris langue ces derniers temps avec son homologue tchadien, on suppose que le cas Charles Massi a dû faire l’objet de leurs échanges. Ludovic Ngaiféi, le chef d’état major adjoint des Faca qui a également fait le déplacement de Sahr avec Bozizé à la veille de la St Sylvestre, les questions de sécurité aux frontières des deux pays n’ont sans doute pas manqué de figurer en bonne place au menu de ses discussions  avec les responsables militaires tchadiens.

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 03:02


bonne-annee

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L’année 2010 qui vient de débuter doit être théoriquement une année décisive pour le peuple centrafricain. C’est en principe à la fin du premier semestre de cette année, précisément le 11 juin 2010, que le mandat présidentiel de celui qui est arrivé à la tête de ce pays par un accident de l’histoire et un malheureux concours de circonstances, devrait s’achever et ouvrir la possibilité d’élections afin de pourvoir à la succession de la calamité nationale pour ce pays qui s’appelle François Bozizé.

Parvenu en effet à la magistrature suprême du pays le 15 mars 2003 par un coup d’Etat qu’il a réussi à légitimer ultérieurement en 2005 par une grossière mascarade électorale, les Centrafricains n’ont eu de cesse depuis sept ans, d’éprouver douloureusement l’exercice du pouvoir de Bozizé. Ils essuient toutes les pires humiliations. Leur pays bat et détient pratiquement tous les tristes records dans tous les domaines.

Un exemple en est leur président François Bozizé, qui se fait bêtement arrêter par la police allemande comme un vulgaire truand avec une mallette de diamants qu’il voulait tenter d’écouler dans ce pays. Les USA et la France organisent un coup d’Etat contre l’ancien président haïtien Jean Bertrand Aristide et veulent l’éloigner de son pays. Le pays poubelle d’accueil qu’ils choisissent est la République centrafricaine  dont le président accepte bêtement l’opération croyant que cela lui rapporterait de l’argent.

Chose unique dans le monde, presque chaque année depuis qu’il est au pouvoir - il vient encore de le décréter cette fois-ci - Bozizé ordonne que le jour du nouvel an, les Centrafricains doivent jeûner et prier Dieu pour lui demander de résoudre les problèmes du pays ! Malheureusement, les Centrafricains qui sont blasés des excentricités et autres frasques de leur président, ne réagissent pas. Sous d’autres cieux, de telles décisions déclencheraient automatiquement un scandale d’une telle ampleur que le peuple descendrait dans la rue pour exiger le départ de l’auteur de la décision.

En effet, le peuple a élu un homme qui s’est fait élire en promettant qu’il allait apporter des solutions aux problèmes du pays et à ses fils. Ce n’est pas Dieu que le peuple a élu. Cette décision d’obliger les citoyens à jeûner et prier le premier jour de l’an vaut ipso facto démission du président de la République qui aura ainsi reconnu son incapacité à résoudre les problèmes qui se posent au pays et à ses citoyens.

Les Centrafricains doivent donc tout faire pour s’organiser afin de se débarrasser en 2010 de leur médiocre président sur lequel il y a tant et tant à dire. Le pays dans son ensemble doit retrouver la sécurité et la paix. Pour cela, même les Nations Unies ne s’y sont pas trompées, le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de tous les rebelles doit obligatoirement aboutir. C’est d’une impérieuse nécessité et une urgence absolue.

Tant que ces combattants armés ne seront pas cantonnés et désarmés, il ne saurait y avoir d’élections dignes de ce nom. Il faut que l’argent mis à la disposition du gouvernement centrafricain pour le DDR serve effectivement à financer ce programme. Bozizé doit donc remettre les huit milliards de F CFA aux organismes des Nations Unies chargés de gérer ce fonds afin que les combattants armés soient payés. C’est la condition sine qua non au retour de la paix dans les zones affectées par le conflit. Sans cela, la population de ces régions continuera d’être prise en otage par les éléments armés des mouvements de rébellion. Cela ne doit plus durer. Les prochaines élections en Centrafrique ne doivent plus être ni une mascarade ni un hold-up.

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:52

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Joseph-Kony.jpg

      Joseph Kony (LRA)

KAMPALA (AFP) - samedi 02 janvier 2010 - 16h10 - L'un des plus hauts commandants de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), présenté par Kampala comme l'actuel n°2 de la rébellion, a été tué vendredi en Centrafrique par l'armée ougandaise, a affirmé samedi le porte-parole de l'armée à Kampala.

Plusieurs sources sécuritaires ougandaises interrogées par l'AFP ont indiqué qu'elles considéraient la victime, Bok Abudema, comme le numéro 2 de facto de la rébellion ces derniers mois.

"Bok Abudema a été tué au nord de Djema (sud-est de la Centrafrique) vendredi", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Felix Kulayigye.

"C'est le cadeau de nouvel an à l'Ouganda. Il était un commandant notoire (de la LRA) mais sa vie vient de prendre fin", a ajouté le porte-parole.

Selon M. Kulayigye, Bok Abudema a été la seule victime de l'attaque menée vendredi par l'armée ougandaise qui a recueilli deux femmes qui se trouvaient avec lui.

Ces informations n'ont pas été confirmées de source indépendante.

Dirigée par Joseph Kony, la LRA, une des guérillas les plus brutales au monde, a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda.

Selon l'armée et les services de renseignements ougandais, Abudema avait pris la place du commandant en second de la LRA Okot Odhiambo, blessé fin 2008 ou début 2009 dans des combats avec l'armée ougandaise.

"Après qu'Odhiambo a été sérieusement blessé, Abudema a pris sa place en tant que commandant en chef et adjoint de Kony", a assuré à l'AFP un haut responsable des services secrets ougandais.

Okot Odhiambo, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, avait négocié sa reddition aux autorités ougandaises début 2009 avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) mais ne s'était pas présenté.

"En ce qui nous concerne, et pour le moment, il n'est plus une menace", a ajouté le responsable ougandais.

Depuis 2005, les combattants de la LRA se sont éloignés de leurs bases du nord de l'Ouganda pour s'installer dans l'extrême nord-est de la RDC.

Les armées ougandaise et congolaise ont mené de décembre 2008 à mars 2009, avec le soutien du Sud-Soudan, une vaste offensive qui a échoué à capturer Kony ou à neutraliser son mouvement dans cette partie très isolée de l'ex-Zaïre.

La LRA a multiplié depuis les attaques contre les populations, en RDC, dans l'est de la Centrafrique, et au Sud-Soudan. Mais plusieurs de ses officiers ont été tués ou capturés au cours des derniers mois.

Joseph Kony et ses deux principaux adjoints sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre.

En décembre, le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a publié deux rapports étayant les accusations de "crimes contre l'humanité" à l'encontre des rebelles de la LRA en RDC et au Sud-Soudan.

Dans ces rapports, le Haut commissariat faisait état de près de 1.300 personnes tuées dans les deux pays entre septembre 2008 et juin 2009, et détaillait nombre "de violations systématiques et généralisées des droits de l'Homme menées par la LRA" contre les civils.

Ces actes "pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité imprescriptibles par nature selon le droit international", avaient-ils expliqué.

 

NDLR : C’est désormais sur le sol centrafricain, véritable ventre mou et maillon faible d’Afrique centrale, que tombent les uns après les autres les principaux bras droits et lieutenants du criminel et sanguinaire Joseph Kony, traqués qu'ils sont dans leur dernier retranchement par l’armée ougandaise. Quelle honte pour l’armée centrafricaine et son général en chef François Bozizé dont on finit par se demander s’il n’est pas quelque part de connivence avec Joseph Kony qui doit se trouver sans doute sur le territoire centrafricain depuis des lustres mais que rien ne montre que Bozizé se résout à capturer ! L'Ouganda et la RDC ont bouté les hordes criminelles de la LRA hors de leur territoire pour les coincer dorénavant à l'extrême Sud-Est de la RCA dont la population civile innocente est contrainte de payer un lourd tribut du fait de l'incapacité de l'armée de son pays à la défendre.

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:30


bonne-annee


Gl Kandji Minurcat

 Général sénégalais Mouhamadou Kandji


Zakaria-Damane.jpg

                    Zakaria Damane

United Nations (New York) 31 Décembre 2009 - Le commandant de la force militaire de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), le général Elhadji Mouhamadou Kandji, s'est entretenu mercredi avec le chef du groupe armé UFDR (Union des forces démocratiques et du rassemblement), le général Zakaria Damane, à Sam Ouandja en République centrafricaine, a indiqué jeudi la MINURCAT.

Cette rencontre est intervenue à la suite de fortes tensions dans la ville due aux incidents meurtriers des 12-13 décembre derniers ayant coûté la vie à trois personnes dont deux combattants de l'UFDR, précise la Mission dans un communiqué.

Le général Damane s'est engagé auprès de la MINURCAT à respecter le droit humanitaire international en ce qui concerne le camp de Sam Ouandja qui abrite quelques 3.000 réfugiés en provenance du Darfour au Soudan. Le dirigeant de l'UFDR s'est également engagé à ne pas entraver les opérations de distribution de vivres à l'intention de ces réfugiés, menées par le Programme alimentaire mondial (PAM) et ses partenaires humanitaires.

La visite du commandant de la force fait suite aux visites du Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU au Tchad et en Centrafrique, Victor Angelo, du 22 décembre à Sam Ouandja et du 28 décembre dans la capitale Bangui, où il s'est entretenu longuement avec le Président Bozizé sur la situation dans cette localité.

La MINURCAT est mandatée par le Conseil de Sécurité afin d'assurer la protection des refugiés et de l'assistance humanitaire dans le nord-est de la République centrafricaine. Une unité de casques bleus de la MINURCAT est temporairement déployée à Sam Ouandja depuis le 14 décembre 2009.

 

Copyright © 2009 United Nations.

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 01:33



fleur d'Hibiscus



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Au seuil de cette nouvelle année, au nom de toute l'équipe de rédaction et en mon nom propre, j'adresse à tous les fidèles lecteurs et internautes de Centrafrique-Presse, nos voeux de bonne et heureuse année 2010.

Le Directeur de Publication


Prosper N'DOUBA

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:37


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*********************

 

            A l’orée de la nouvelle année 2010, j’ai le plaisir, au nom de mon parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et au mien propre, de présenter à chacun et à chacune de nos compatriotes de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, et de l’étranger , mes vœux les plus sincères et les plus chaleureux de santé, de bonheur et de prospérité.

Au cours de l’année 2010, nous aurons chacun d’entre nous, à nous prononcer sur l’avenir de notre pays, et par conséquent sur notre propre avenir.

N’oublions pas en ces moments de fête, nos enfants de Mabo dans la Kémo, de Carnot et Berberati dans la Mambéré- Kadéi, ni ceux de Boda dans la Lobaye, ainsi que d’autres enfants anonymes dans l’arrière - pays que je viens de parcourir, qui souffrent en ce moment même de faim.

N’oublions pas non plus nos compatriotes qui souffrent de maladies dans des formations hospitalières surpeuplées et sans médicaments, et qui y végètent sans moyens de se les procurer.

N’oublions pas les plus nombreux, qui croupissent dans la misère partout sur notre territoire.

Que Dieu bénisse notre pays !

           

 

Martin ZIGUELE

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Centrafrique-Presse.com
31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:25


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BANGUI (AFP) - jeudi 31 décembre 2009 - 12h55 - La Cour de cassation de Centrafrique a rejeté une requête du camp de l'ex-président Ange-Félix Patassé qui voulait reprendre le contrôle du parti qu'il a fondé, le MPLC, dirigé depuis 2006 par l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, a indiqué jeudi cette formation.

La Cour a déclaré "la requête recevable", mais "au fond" l'a rejetée, a expliqué Jaquesson Mazette, actuel vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).

Les arguments avancés par le requérant, Luc-Apollinaire Dondon Konamambaye, proche de M. Patassé, "(n'étaient) pas de nature à accréditer le caractère irréparable du préjudice qui résulterait de l'exécution dudit arrêt", a-t-il dit.

Par cet arrêt, la Cour confirme une décision de justice prise en juin 2008: le tribunal de grande instance de Bangui avait débouté M. Dondon, ancien président de l'Assemblée nationale et auteur d'une plainte contre le MLPC.

Il contestait la décision du MLPC prise en juin 2006 de choisir comme président Martin Ziguélé, arrivé 2e à l'élection présidentielle de 2005, et de suspendre de toute activité M. Patassé mais aussi M. Dondon lui-même et leurs proches.

Après avoir été débouté en appel, M. Dondon avait saisi la Cour de cassation en juin 2009.

M. Patassé, 72 ans, qui a présidé la Centrafrique de 1993 à mars 2003, avant d'être renversé par le général François Bozizé, est rentré à Bangui en novembre, après sept ans d'exil au Togo, affirmant qu'il serait candidat à l'élection présidentielle prévue en 2010.

Cinq mois plus tôt, en juin, le MLPC avait annoncé son "exclusion" et désigné Martin Ziguélé comme candidat à la prochaine présidentielle. Cette élection est prévue en 2010 à une date non encore fixée.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 03:17


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Depuis soixante douze heures, d’insistantes et préoccupantes informations, parfois contradictoires, circulent tant à Bangui qu’à l’étranger sur le sort de Charles Massi, qui a été de nouveau arrêté il y a quelques jours dans la région de Ngaoundaye dans des circonstances troubles et controversées par les autorités tchadiennes. Ces rumeurs font état de ce qu’il aurait été livré à Bozizé à Bossangoa et qu’il aurait été soit froidement liquidé dès le lendemain soit placé en détention à la prison spéciale de Bozizé de Bossembélé dénommée « Guantanamo ».

Interrogée à Paris sur la situation de son conjoint, son épouse reconnaît en effet avoir reçu des informations contradictoires tout en cherchant à effectuer des vérifications. Une chose est sûre : il y a tout lieu de craindre pour la vie de Charles Massi qui aurait très bien pu faire l’objet d’un échange de bon procédé entre Bozizé et Déby. On se souvient encore qu’il y a environ deux mois, le chef rebelle tchadien Baba Laddé du FPR avait été enlevé en plein Bangui par Jean Francis Bozizé, le ministre délégué à la défense et non moins fils de Bozizé et le ministre de la sécurité le général Jules Bernard Ouandé, et livré sans autre forme de procès aux autorités de N’djaména. Jusqu’à présent, on ignore tout de ce qui est advenu à ce monsieur.

S’agissant de Charles Massi, il n’est pas exclu que son cas ait pu être abordé par Bozizé et le ministre tchadien Ahmat Bachir qui a fait un déplacement éclair à Bangui il y a trois jours, pour remettre entre autre, une invitation officielle à Bozizé de la part du président Idriss Déby afin qu’ils puissent passer ensemble le réveillon du nouvel an dans une caserne militaire de l’armée tchadienne dans la ville de Sahr. Bozizé, flanqué du chef d’état major adjoint des Faca, le colonel Ludovic Ngaiféi, a quitté Bangui pour N’djaména ce mercredi 30 décembre.

D’autres informations font également état de ce qu’une bonne partie de l’état major de la rébellion de la CPJP aurait été décimée ces jours derniers par les Faca, prouvant ainsi que Bozizé aurait choisi la plutôt la méthode forte à la négociation pacifique que réclamait depuis longtemps la rébellion de la CPJP. C’est pour cette raison que toutes les informations vérifiées ou non, qui circulent au sujet de Charles Massi sont à prendre au sérieux, connaissant le côté sanguinaire de Bozizé et sa soldatesque. Si Charles Massi est prisonnier et encore en vie, que Bozizé le présente publiquement et officiellement à la presse. Que les partis de l’opposition politique regroupés au sein de l’UFVN l’exigent également !

Sans toutefois partager les opinions politiques de Massi ni être adhérer forcément à sa stratégie de lutte, on ne peut accepter que Bozizé puisse se permettre de lui ôter gratuitement et délibérément la vie, fût-il un chef rebelle. Il ne peut impunément assassiner Massi et signer tranquillement le décret ordonnant aux Centrafricains de prier et jeûner le premier jour du nouvel an. Si Bozizé a commis l’irréparable, il se sera définitivement disqualifié sur l’échiquier politique et aggravé son dossier vis à vis de la CPI. Cela ne contribuera point, bien au contraire, à l’indispensable apaisement et climat de sérénité préalables à la tenue des élections.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 23:26


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KINSHASA - (IPS 29/12/2009) «La guerre qui sévit depuis le début de l’année 2009 en Equateur, dans la partie nord de la République démocratique du Congo (RDC), n’est pas un simple affrontement ethnique», reconnaît le ministre congolais de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga.

 Au départ, le gouvernement congolais «n’a pas pris toute la mesure de la situation à Dongo, principale ville où sévit la guerre. Il s’est laissé prendre au piège de la thèse apparente des affrontements interethniques», déclare Joshua Bokele, chef coutumier habitant de Dongo. «Il y a un an, dès les premiers signaux de trouble, le gouvernement n’avait alors dépêché qu’une section de la police d’intervention rapide, unité spéciale de la police nationale congolaise, en vue de rétablir l’ordre».

Pour Mounoubai Madnodje, le porte-parole civil de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC), s’exprimant lors d’une conférence de presse au siège de l’institution, le 16 décembre à Kinshasa, la capitale de la RDC, «tout ce qu’on sait de cette rébellion c’est qu’elle se nomme 'Patriotes résistants Enyele'. Il s’agit d’une insurrection dont on ne connaît pas beaucoup les contours et qui semble instiguée par une main noire», ajoute-t-il.

«Mais qui finalement sont ces insurgés? Quelles sont leurs revendications? Quels sont les moyens mis en place par le gouvernement pour protéger la population civile et ses biens et rétablir la paix? Ni le gouvernement, ni la MONUC) ne veut donner des réponses à ces questions, alors que la population a besoin d’être informée puisqu’elle en est la première victime», affirme Bokele.

 Selon Bokele, «le gouvernement et la MONUC, qui ont la charge de la sécurité sur tout le territoire congolais, n’ont pas le droit d’ignorer ni de dire publiquement qu’ils ignorent les contours exacts de cette guerre dont beaucoup de civils sont inutilement victimes à Dongo et dans les villages voisins de Dongo».

«Nous ne savons rien sur l’origine de cette rébellion et il est quasiment impossible d’identifier les rebelles, surtout puisqu’ils s’habillent de la même façon que les civils», a indiqué à IPS, Laurentine Lokuli, une déplacée de guerre installée à Mbandaka, dans le nord-ouest du pays, depuis dimanche le 20 décembre, vivant sous une tente de fortune avec quatre jeunes enfants.

 Mais «puisqu’ils ne veulent pas nous informer sur les instigateurs de cette guerre et sur leurs revendications, qu’ils nous disent au moins les moyens qu’ils mettent en jeu pour y faire face et protéger les civils qui continuent à errer dans toute la province, au Congo-Brazzaville et en Centrafrique, fuyant les détonations d’armes lourdes», s’indigne Maria Bokungu, mère d’une famille de sept enfants, elle aussi déplacée de guerre à Mbandaka.

Tout en reconnaissant l'erreur d’appréciation au départ sur la nature de cette guerre, «le gouvernement a repris la situation en main et a déjà déployé quelques bataillons des Forces armées congolaises (FARDC) pour traquer et mettre hors d’état de nuire les instigateurs de cette machination», affirme Mende Omalanga.

Et selon Babacar Gueye, commandant des opérations militaires de la MONUC «cette fois-ci, les FARDC bénéficient d’un effort conséquent du gouvernement».

Entre-temps «plus de 150.000 personnes et de nombreuses familles qui ont quitté la zone de guerre continuent à errer dans le froid, tantôt à travers d’autres villes et villages de la province, tantôt au Congo-Brazzaville et en Centrafrique, deux pays voisins de la province de l’Equateur, sous la pluie sans assez d’assistance de la part du gouvernement», indique un rapport du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dont copie est parvenue à IPS.

Cependant, malgré cette situation humanitaire déplorable et une insécurité montante, «les difficultés pour les Forces armées congolaises (FARDC) de reprendre Dongo et les villages voisins sont évidentes, entre autres, à cause de l’indiscipline de ses éléments et du fait que certains d’entre les militaires congolais sont mêlés à des crimes notamment sexuels», affirme un rapport de l’ONG internationale 'Human Rights Wacth', dont copie est parvenue à IPS.

Ce rapport publié le 13 décembre demande particulièrement à la MONUC «d’arrêter son soutien aux FARDC pour marquer son désaccord avec le fait que cette armée manque de professionnalisme et qu’en toute impunité, certains de ses membres se rendent auteurs des violences envers la population civile».

Considérant que «les tâches qu’elle accomplit sont déterminées par le Conseil de sécurité, la MONUC a décidé d’apporter son soutien aux FARDC, notamment pour apporter de l’assistance humanitaire aux déplacés de guerre et du soutien aux autres agences et organisations humanitaires coupées de leurs bases à cause des guerres, comme le Programme alimentaire mondial (PAM) qui fournit déjà des rations à environ 19.000 personnes à Betou, Boyele, Landza et Liboko», a déclaré Jean Paul Dietrich, le porte-parole militaire de la MONUC.

«Les premiers éléments militaires de la MONUC sont arrivés depuis 15 décembre à Dongo et Gemena, où une base opérationnelle temporaire a été déployée en Equateur», explique Dietrich, indiquant qu’en moyenne 500 hommes sont déployés sur place avec du matériel pour résorber la crise humanitaire.

Pour l’instant, «il reste impossible que des opérations d’évacuation des populations soient envisagées, notamment à Bobito, Bokonzi, Bozene, Dongo, Gemena et Tandala avant toute assistance à la population vulnérable», souligne le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

 (FIN/2009)

Emmanuel Chaco


28 déc

© Copyright IPS

 

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 23:22


robert-bourgi-francafrique_40.jpg

Mardi, 29 Décembre 2009 08:12

« On ne vas pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands services ». C'est ainsi que le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, justifie la politique du président français, Nicolas Sarkozy, à l'égard de l'Afrique. Celui-ci avait promis de rompre avec les réseaux de la Françafrique de ses prédécesseurs.  Pas facile de se débarrasser d'un système.

La Françafrique ? Elle est déjà morte au moins quatre fois.

Dès janvier 1994, quand le franc CFA est dévalué de 50%, beaucoup croient que c’est fini. Un mois plus tard, aux obsèques de Félix Houphouët-Boigny, « c’est le père de la Françafrique que l’on enterre, mais c’est aussi la Françafrique elle-même (François Mitterrand, Jacques Chirac, Omar Bongo, Gnassingbé Eyadema, etc) qui se réunit une dernière fois pour une ultime cérémonie d’adieu ».

En avril 1997, après une victoire électorale de la gauche en France, le nouveau Premier ministre Lionel Jospin définit sa politique africaine en quatre mots : « Ni ingérence, ni indifférence ». Et beaucoup pensent alors que la Françafrique va mourir pour de bon.

Enfin, en janvier 2008, quand le secrétaire d’État français à la coopération, Jean-Marie Bockel, proclame dans le journal Le Monde : « Je veux signer l’acte de décès de la Françafrique », beaucoup pensent : « Si c’est le ministre lui-même qui le dit… ». Le problème est que, deux mois après cette déclaration, l’infortuné Bockel perd le portefeuille de la coopération à la demande du président gabonais Omar Bongo.

C'est un complexe franco-africain, un système tentaculaire, ni tout à fait français, ni tout à fait africain, dont le centre de commandement se situe à Paris, à la cellule africaine de l’Elysée, et dont les pseudopodes s’étendent en Afrique.

 À la même époque, en février 2008, la France aide le président tchadien Idriss Déby à repousser un assaut rebelle sur N’Djamena sans lui demander la moindre contrepartie. À ce jour, aucune enquête judiciaire réelle n’a été menée sur la disparition de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh.

Toujours en février 2008, Paris ferme les yeux sur la répression implacable qui s’abat sur les émeutiers de la faim au Cameroun – plus de 100 morts de source indépendante.

Enfin, en août 2009, quelques jours avant la présidentielle qui doit désigner le successeur d’Omar Bongo à la tête du Gabon, l’un des conseillers officieux du président français Nicolas Sarkozy, Robert Bourgi, confie au journal Le Monde : « Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra ».

Et au même moment, le secrétaire d’État français à la Coopération, Alain Joyandet, se rend très discrètement en Guinée équatoriale pour demander au président Obiang Nguema de ne plus soutenir le candidat André Mba Obame contre celui de Paris…

Les amitiés sélectives

La « rupture » promise par le candidat Sarkozy est-elle tombée aux oubliettes ? Pas si simple. Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne.

Au Togo par exemple, le président français essaie de se démarquer de son prédécesseur Jacques Chirac. Dès avril 2005, il a qualifié de « mascarade » l’élection très controversée du fils du défunt Gnassingbé Eyadema – un scrutin qui, selon l’Onu, s’est soldé par la mort d’au moins 500 personnes.

Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2007, Nicolas Sarkozy a fait recevoir le principal opposant togolais, Gilchrist Olympio, par deux de ses collaborateurs : en septembre 2008 par Alain Joyandet, et en février 2009 par le chef de la cellule Afrique de l’Élysée, Bruno Joubert. Est-ce parce que le Togo n’occupe pas la position stratégique du Tchad ou ne possède pas les richesses pétrolières du Gabon ? Visiblement, Paris est plus exigeant avec Lomé qu’avec d’autres capitales. D’ailleurs, le régime togolais ne s’y trompe pas. En décembre dernier, le premier secrétaire de l’ambassade de France à Lomé a été expulsé. Sans doute est-ce un message des Togolais aux Français sur le thème : « Ne vous intéressez pas de trop près à la présidentielle de février prochain ».

L'aide militaire

Autre signe de « rupture » : la renégociation des accords de défense avec les anciennes colonies françaises. Finies les clauses secrètes qui garantissaient aux régimes en place une aide militaire française en cas de soulèvement populaire ou de rébellion armée.

« Les temps ont changé et la France n’a pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique », a lancé Nicolas Sarkozy au Cap, en Afrique du Sud, en février 2008. Cela dit, le chef de l’État français a renoncé à fermer la base militaire française de Libreville au Gabon, comme le suggérait pourtant le Livre blanc de la défense publié en juin 2008. Commentaire d’un conseiller du président Ali Bongo : « C’est donnant-donnant. Les Français protègent notre régime contre les menaces intérieures ou extérieures. En échange, nous soutenons leur politique en Afrique et ailleurs ».

Les retrouvailles

Dernier signe de changement : les tentatives de réconciliation avec des pays très hostiles à la France d’avant Sarkozy.

Avec le régime du président rwandais Paul Kagamé, les retrouvailles sont en bonne voie. Après trois ans de rupture, les relations diplomatiques ont été rétablies en novembre dernier. La justice française soupçonne le régime rwandais d’être impliqué dans l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Habyarimana. De son côté, la justice rwandaise accuse la France d’être complice du génocide de 1994. Aujourd’hui, Paris et Kigali essaient de vider leur querelle judiciaire.

Avec le régime du président ivoirien Laurent Gbagbo, les choses sont plus compliquées, sans doute à cause de la force des liens entre les acteurs politiques de France et de Côte d’Ivoire (l’UMP, le PS, le FPI, le PDCI et le RDR). Tout va dépendre de la future présidentielle et des conditions de sa transparence.

Des relations pragmatiques

En fait, l’une des différences entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy est que le premier refusait de prendre au téléphone les chefs d’État africains qui lui étaient ouvertement hostiles. Mieux, il ne cachait pas son antipathie à l’égard de certains, comme l’Ivoirien Laurent Gbagbo. Le second est plus « rond ».

Cinquante après, la France commence enfin à « dépassionner » ses relations avec l’Afrique et à traiter de la même façon toutes ses anciennes colonies, celles qui restent amies comme celles qui ont « coupé le cordon ». Finie l’époque de Sékou Touré, où Charles de Gaulle voulait « punir » la Guinée d’avoir dit non à la France. Moins de pathos, plus de pragmatisme. De ce point de vue, la France a tiré quelques leçons des émeutes anti-françaises d’Abidjan en novembre 2004. L’avenir de la Côte d’Ivoire ne se décide plus à Marcoussis en France, sous la houlette de Jacques Chirac, mais à Yamoussoukro, sous celle du chef de l’État burkinabé Blaise Compaoré. Et aujourd’hui, les « patriotes » proches de Laurent Gbagbo ont de plus en plus de mal à mobiliser les foules d’Abidjan contre la « France coloniale ». Cinquante ans après, la relation franco-africaine se normalise… lentement.

L'Afrique de Sarkozy vue par 

« La France à fric »

Que reste-t-il de la Françafrique en 2010 ? D’abord du business. Paris accorde la priorité aux pays africains qui lui vendent du pétrole (Angola, Nigeria, etc.) ou de l’uranium (Niger), et à ceux qui peuvent lui acheter de la haute technologie (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Afrique du Sud). D’où l’extrême prudence de Nicolas Sarkozy à l’égard de Mamadou Tandja, l’homme qui vient de tordre le cou à la Constitution du Niger pour se maintenir au pouvoir jusqu’en 2012. Mais surtout, de la Françafrique, il reste une alliance d’intérêts bien compris.

Côté français, la Françafrique a longtemps été une tirelire, une « France à fric ».

En 2002, lors du procès Elf, Loïc Le Floch-Prigent s’est mis à table : « On va appeler un chat un chat. L’argent d’Elf part en Afrique et revient en France ». Et en juin dernier, à l’occasion des obsèques d’Omar Bongo, l’ex-président français Valéry Giscard d’Estaing a révélé sur la radio Europe 1 un drôle d’échange téléphonique lors de la campagne présidentielle de 1981 : « J’ai appelé Bongo et je lui ai dit : « Vous soutenez actuellement la campagne de mon concurrent [Jacques Chirac]». Alors il y a eu un temps mort, et il m’a dit « Ah, vous le savez ? », ce qui était merveilleux. À partir de ce moment-là, j’ai rompu mes relations personnelles avec lui ». Difficile de croire que ces pratiques ont totalement disparu en 2010…

Côté français, les décideurs – de gauche comme de droite – continuent de nourrir l’ambition d’une « plus grande France ». Une France qui se projette dans le monde grâce à quatre multiplicateurs de puissance : l’arme atomique (fabriquée avec un combustible en provenance... du Niger), le siège permanent au Conseil de sécurité, l’Europe et l’Afrique.

En 2003, lors de son bras de fer avec l’Américain George Bush sur l’Irak, Jacques Chirac a usé ouvertement de trois de ces instruments de puissance – les trois derniers. L’Afrique est donc une pièce maîtresse de ce dispositif. Jean-Pierre Dozon l’appelle même « l’État franco-africain » : « Le plus fort tour de passe-passe de la Ve République, grâce auquel l’État français parvint à se métamorphoser en grande puissance, consista à se démultiplier en autant d’États voués à soutenir sa politique étrangère ». La Françafrique, « État simultanément un et multiple ». La Françafrique, « individualité historique », dit encore Dozon en empruntant la formule à Max Weber.

 Sécuriser les pouvoirs

Côté africain, la Françafrique est perçue par plusieurs chefs dÉtat comme une assurance-vie. Elle est la garantie d’un soutien financier (l’APD – Aide publique au développement, l’entregent de Paris auprès du FMI et de la Banque mondiale) et monétaire (le franc CFA adossé au Trésor français et à l’euro) à des économies défaillantes. Surtout elle pérennise des régimes très peu démocratiques mais fidèles à la France.

Françafrique

Paris, 10 avril 2008. Un militant du collectif "cellule françafrique" qui milite pour le renouveau des relations franco-africaines, campe devant la porte d'un hôtel particulier qui appartiendrait à Omar Bongo.

L’arrivée de Nicolas Sarkozy a-t-elle changé la donne ? « Non », répond Achille Mbembé. « Le cartel des satrapes – d’Omar Bongo, Paul Biya et Sassou Nguesso à Idriss Déby, Eyadema fils et les autres – se félicite de ce qui apparaît clairement comme le choix de la continuité dans la gestion de la Françafrique – ce système de corruption réciproque qui, depuis la fin de l’occupation coloniale, lie la France à ses affidés africains », écrivait l’historien camerounais dès le 1er août 2007 dans les colonnes du journal Le Messager de Douala. Depuis, Ali Bongo a succédé à son père et le Sénégalais Karim Wade semble se préparer lui aussi à briguer la succession de son père lors de la présidentielle de 2012.

En fait, dans l’esprit de plusieurs chefs d’État africains, la Françafrique reste un instrument irremplaçable de conservation du pouvoir : une garantie contre l’alternance démocratique, un gage de présidence à vie, voire une promesse de transmission héréditaire du pouvoir. La force de ces régimes est de parvenir à faire croire à la France qu’ils sont ses seuls alliés indéfectibles, à l’exclusion de leurs adversaires politiques (opposants ou rebelles).

La faiblesse de la France, c’est de croire que c’est vrai, plus par commodité que par naïveté. « On ne va pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands services », dit le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant. On est loin du discours de Barack Obama à Accra le 11 août dernier : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais de fortes institutions ». La Françafrique ou l’Afrique « utilitaire ». Pour la France, il y a un vrai risque de décrochage avec la jeunesse africaine.

Par Christophe Boisbouvier

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