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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:52




 

Billet d’Afrique et d’ailleurs n° 185 3 novembre 2009 par Odile Tobner


Quand Jacques Chirac voulait devenir président de la République française il tenait, le 19 juin 1991, à Orléans, des propos violemment racistes sur l’ « overdose » d’étrangers, qui ne sont pas « les mêmes » qu’avant, « des Espagnols, des Polonais, des Portugais », mais sont « des musulmans et des noirs  », plaignant le « travailleur français » d’avoir à supporter « le bruit et l’odeur » et exprimant sa phobie d’une natalité fantasmée comme pléthorique, « une vingtaine de gosses », assortie d’une évaluation aussi superlative que fausse du montant des allocations perçues, « sans naturellement travailler ».

Le MRAP porta plainte et fut débouté le 26 février 1992. Les magistrats estimèrent qu’il n’y avait pas de diffamation raciale car les propos en cause « ne constituent que des attaques vagues et générales, insuffisantes pour caractériser la diffamation ; qu’à supposer qu’elles constituent des expressions outrageantes, elles ne visent pas une personne ou un groupe de personnes suffisamment déterminé  ». Pourtant les musulmans et les noirs étaient nommément désignés. La justice sait se voiler la face quand il faut ne pas voir certaines obscénités.

Le même Jacques Chirac, ex président de la République, en quête cette fois de vedettariat international, entend maintenant se faire une image de bienfaiteur des pauvres noirs en donnant son nom à une « fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures  ». On peut penser que c’est une gageure que de faire croire à la virginité d’une vieille pute, mais cela marche dans le monde tel qu’il est, où l’impudence est non seulement admise mais vénérée. Après avoir inauguré le « dialogue des cultures » par des propos outrageants que les juges estimèrent simplement « décousus », Chirac continue à faire dans le n’importe quoi. Entouré de sept chefs d’Etats africains complaisants (Bénin, Togo, Sénégal, Burkina Faso, Congo Brazzaville, Niger République Centrafricaine) il a lancé lundi 12 octobre « l’appel de Cotonou » destiné à « promouvoir la lutte contre le trafic de faux médicaments dont les victimes se comptent par dizaines de milliers ». Se porter au secours de l’industrie pharmaceutique, on n’en attendait pas moins de lui dans le faux-problème, alors que, en réalité, c’est l’absence totale de tout médicament qui hâte la mort de centaines de milliers d’Africains. Mais évoquer ce vrai problème amènerait à pointer la responsabilité des faux présidents et de tous les faux apôtres engendrés par le marché de la bienfaisance médiatisée.

Le président Chirac n’a en effet jamais eu le moindre état d’âme à cautionner, pendant ses mandats et sa carrière politique, toutes les fausses élections qui se sont déroulées en Afrique francophone. Il cajolait même les faux présidents, les assurant de son affection. Eyadema pouvait faire assassiner ses opposants, Biya faire tirer sur les manifestants, Bongo mettre son pays en coupe réglée, ce ne sont pas ces vétilles qui pouvaient altérer l’indéfectible soutien que Chirac leur apportait, dans une Afrique qui « n’était pas mûre pour la démocratie  » et devait donc se contenter de ces ersatz de dirigeants. Le résultat bien sûr ne l’inquiétait pas non plus : corruption des oligarchies arrogantes assurées de conserver le pouvoir quoi qu’elles fassent et ne fassent pas, stagnation et régression du niveau de vie de populations privées d’éducation et de soins, surmortalité infantile, absence d’emplois faute du moindre développement. Il y avait des généraux, équipés de vrais armements français vendus au prix fort, conseillés et entraînés par de vrais militaires français, pour maintenir l’ordre. N’était-ce pas l’essentiel en ces contrées exotiques ?

Aujourd’hui les actions médiatiques de la fondation Chirac, la mascarade du forum pour le développement durable sont les plus scandaleux des faux médicaments qui sont fourgués aux Africains pour perpétuer leurs maux sous couvert de les guérir.

 

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:42




 

Billet d’Afrique et d’ailleurs n°185…3 novembre 2009 par Danyel Dubreuil, Juliette Poirson


Les élections législatives du 20 octobre dernier ont été l’ultime étape du coup d’Etat constitutionnel de Tandja. Débuté en mai par la dissolution de l’Assemblée Nationale et confirmée, le 4 août, par l’adoption illégale d’une nouvelle constitution.

Le « gangstérisme politique » de Tandja, l’expression est imagée. C’est celle que l’on peut lire dans la déclaration du 30 octobre du Parlement Panafricain. Pas de quoi impressionner Tandja qui n’a eu que faire des demandes répétées de ses pairs africains de la CEDEAO d’un retour à l’ordre constitutionnel. Le 17 octobre, ils avaient menacé le Niger de sanctions s’il maintenait les élections législatives l’exhortant à reporter le scrutin et à ouvrir la dialogue avec l’opposition politique.

Lors de ces législatives, le parti du président, le MNSD (Mouvement national pour la société de développement) a remporté 76 sièges sur les 113, les autres sièges étant répartis entre différents petits partis alliés du pouvoir. Et pour cause : l’opposition n’avait présenté de candidats dans aucune circonscription et avait appelé au boycott. Le taux de participation, officiellement de 51,3%, aurait été de moins de 5% selon Issoufou Sidibé, leader syndicaliste de l’opposition. Il serait même plus faible que lors du référendum du 4 août, confirmant ainsi le rejet populaire de la nouvelle constitution.

Plus aucun pouvoir n’échappe à Tandja

Ainsi reconstituée, l’Assemblée nationale permettra un fonctionnement « normalisé » de la 6ème république, dont la constitution a été promulguée le 18 août 2009. Dans ce nouveau cadre, les pouvoirs du président sont très fortement renforcés : de semi-présidentiel, le Niger passe à un régime de type présidentiel fort, où le président est dépositaire de l’intégralité des pouvoirs exécutifs – chef de l’Etat, chef du gouvernement, chef de l’Armée, de l’administration et de la magistrature. Il ne peut plus être destitué par l’Assemblée nationale, dont les pouvoirs sont considérablement affaiblis. Un Sénat soumis à l’exécutif est mis en place pour faire contrepoids à une assemblée nationale. Celle-ci, exerçant à minima sa fonction de représentant du peuple, avait pourtant semblé trop rebelle au pouvoir au cours de ces derniers mois. Toutes les institutions de contrôle démocratique sont désormais à la botte du président : c’est lui qui nomme la majorité des membres de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Communication. Ainsi, la 6ème république n’est rien d’autre que l’institutionnalisation de la dictature de Mamadou Tandja.

Des sanctions pour du beurre

En bon dictateur, il a ignoré les sanctions de la CEDEAO qui suspend le Niger de toutes ses instances et ne reconnaît pas les résultats des législatives. Dans un sens, il n’a pas tort : si la CEDEAO a des principes de « démocratie » et de « bonne gouvernance » (article 45 de son protocole supplémentaire sur la démocratie et la bonne gouvernance), ses mesures de rétorsion restent purement politiques et diplomatiques. La CEDEAO ne s’enhardit pas dans la voie de sanctions économiques. Dommage car, ces dernières asphyxieraient très rapidement le pays et forceraient Tandja à faire marche arrière. L’impact serait en effet immédiat si le Niger n’avait plus de relations économiques avec le Nigéria, son grand voisin et principal partenaire commercial, par ailleurs producteur de toute son électricité.

Les sanctions de la CEDEAO, sans réelles conséquences, ont au moins le mérite d’exister et d’avoir relancé la question au niveau international. L’Union européenne s’est vue contrainte d’applaudir cette initiative. Karel de Gucht, commissaire au développement a réitéré au lendemain des élections qu’elle « suspendrait sa coopération si le Niger ne restaurait pas l’ordre constitutionnel ». En effet, les articles 96 et 97 des accords de Cotonou prévoient dans ce cas (non-respect des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit) une procédure de consultation puis la suspension des accords si aucune solution acceptable n’est trouvée. Or si des discussions avec le Niger ont eu lieu depuis le mois de juillet 2009, dix jours après cette déclaration, la concrétisation des menaces se fait toujours attendre.

La France très discrète

Dans un sens, on peut comprendre que l’UE hésite à mettre à exécution ses menaces : elles auraient des conséquences graves sur une population extrêmement pauvre – les 450 millions d’euros d’aide de l’UE annuel représentent 30% du budget de l’Etat. On peut être sûr que ces hésitations sont aussi entretenues par les pressions du gouvernement français, qui n’a fait aucune déclaration publique depuis les législatives appelées de ses voeux en août afin de légitimer la prise de pouvoir de Tandja.

Encore une fois, la France applique sa fameuse « doctrine de la stabilité ». Elle préfère un dictateur qui maintient un habillage démocratique et qui est finalement conciliant pour ses intérêts économiques plutôt que d’encourager le retour à une démocratie légitime. Il est vrai qu’avec un nouveau président et dans un cadre plus démocratique, la France devrait certainement renégocier les accords qui encadrent son activité d’extraction d’uranium.

Quant à Tandja, il cherche à rassurer l’armée, dont l’opposition lui serait fatale, en signant une amnistie générale pour tous les actes de guerre commis au Nord Niger depuis 2007, tant pour les rebelles que pour les militaires. Encore une fois au Niger, l’impunité est faite valeur fondatrice d’un nouveau régime politique.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:26




NDLR : Nous commençons avec cet article, la publication en plusieurs parties d’une longue réflexion que nous avons reçue d’un de nos fidèles lecteurs que le retour au pays de l’ex président Patassé a inspiré et qui a tenu à partager son opinion.  

 

Avec le retour de Patassé au bercail, beaucoup sont ceux qui sèment la confusion en tentant de faire croire à l’opinion que la seule présence au pays de l’ancien président doit ouvrir à nouveau le débat sur le parti MLPC. C’est ignorer qu’entre temps, une décision de justice a été rendue sur  la question de savoir quels sont dirigeants actuels et qui doit dorénavant parler au nom de ce parti. S’il est vrai qu’avant de mettre fin à son exil togolais, Patassé avait fait des déclarations rejetant les sanctions prises à son encontre par les différentes assises du MLPC pendant son absence y compris celle de juin 2009 qui a investi Martin Ziguélé comme unique candidat du MLPC à l’élection présidentielle de 2010, il n’est pas moins vrai qu’il se doit de se soumettre aux décisions judiciaires, sauf à vouloir introduire la chienlit sur l’échiquier politique national en se faisant complice de Bozizé pour ce faire.

Le moins qu’on puisse dire est que la responsabilité de Patassé dans l’atomisation du MLPC est particulièrement engagée. Ce parti de masse il est vrai, a assuré de manière déterminante ses différentes victoires politiques depuis 1993 jusqu’à son renversement en mars 2003. Sur l’échiquier politique centrafricain, le MLPC est particulièrement redouté lors des compétitions électorales par les candidats de tous les autres partis qui ont déjà eu à prendre part aux diverses élections de la dernière décennie tels que le RDC du général André Kolingba, le FPP du défunt Pr Abel Goumba ou le MDD du défunt président David Dacko.

Mais il faut également souligner que dès qu’il a accédé au pouvoir en 1993, Patassé et ses camarades se sont révélés être de piètres dirigeants dans la gestion de l’appareil d’Etat et des affaires publiques du pays. Le MLPC est devenu au fil des années l’ombre de lui-même à telle enseigne que lorsqu’il a été éjecté du pouvoir le 15 mars 2003 par les colonnes hétéroclites tchado-centrafricaines de la rébellion du général Bozizé à l’issue d’un vaste complot international, beaucoup, y compris dans les propres rangs du MLPC, ont conclu que c’était un coup de grâce logique venu sanctionner la mauvaise gouvernance des années durant, de différents gouvernements Patassé, faite de divers errements, de corruption et autres trafics en tout genre, de scandales financiers impliquant plusieurs personnalités dans son proche entourage même. Tout cela a porté un rude coup au prestige du MLPC et à l’image de marque de Patassé aux yeux des Centrafricains et du monde entier. On se demande bien de quelle popularité continue encore de se targuer aujourd’hui Patassé qui feint d’oublier tous les scandales et autres sales affaires qui nt émaillé son pouvoir.   

Dès sa chute en 2003 et à peine avait il posé les pieds à Lomé pour entamer son second exil que c’est du sein de son parti et dans la bouche de ses camarades et compagnons que sont venues les critiques les plus acerbes contre son leadership et sa gestion du pays. C’est à peine si certains ne se réjouissaient pas de sa perte du pouvoir. Il s’en est donc allé à Lomé laissant derrière lui un parti en lambeaux et profondément divisé en plusieurs factions.

Puis, depuis le Togo, au lieu d’œuvrer au recollage des morceaux et au rassemblement, il s’est plutôt méthodiquement employé à diviser, à opposer les uns contre les autres, à rejeter et à exclure parmi ses camarades et collaborateurs proches, tant ceux restés au pays qu’exilés ça et là dans le monde. Se croyant toujours au pouvoir, il a multiplié la signature de ridicules décrets et décisions qui sont plutôt autant de preuves de son affaiblissement.  Son  entourage de Lomé avec ses derniers collaborateurs lors du coup d’Etat du 15 mars, s’est au fil du temps réduit en véritable peau de chagrin. Seul son dernier ministre des affaires étrangères, le très incompétent et prétentieux Martial Béti Marace qui, ne sachant où aller, est demeuré avec lui jusqu’au bout tout en étant réduit à sa plus simple expression.

 Ce sont les débris de ce MLPC que Martin Ziguélé et ses actuels camarades ont eu le grand mérite de ramasser à la petite cuillère après le triste et désastreux bilan de Patassé et entrepris depuis, de réhabiliter au prix de beaucoup d’abnégation et de sacrifices. Conscient que le résultat de ce travail de reconstruction du MLPC - dont la première étape de réussite a été la décision de reconnaissance rendue par la justice en faveur du bureau politique présidé par Martin Ziguélé, traîné au tribunal par l’aile de Luc Apollinaire Dondon Konamabaye - Patassé, toujours excellent dans l’art de diviser, a cru devoir lever le lièvre du faux débat stérile sur la question de savoir qui est le véritable fondateur du MLPC. ./.. (à suivre…)


Tiburce Konamna (quartier Fouh Bangui)

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 23:29




 

par Billets d’Afrique et d’ailleurs...n° 185 de novembre 2009

Revue de Survie 3 novembre 2009


C’est le retour d’un cauchemar. L’ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, exilé au Togo depuis 2003 projette de participer à la présidentielle de 2010 : « le peuple m’attend ». Celui-ci est soutenu par un sous-traitant françafricain proche de Claude Guéant, Kadhafi, qui l’encourage à regagner son pays afin d’y contribuer au retour de la paix définitive et de la stabilité (!).


Rappelons que Patassé a été renversé le 15 mars 2003 par son ancien chef d’état-major entré en rébellion, le général François Bozizé après deux ans d’un chaos terrible durant lequel Patassé avait fait appel aux miliciens congolais de Jean-Pierre Bemba. Qui a donc un intérêt à voir les deux frères ennemis s’affronter à la prochaine présidentielle ? Qui a intérêt de voir la République centrafricaine, au sous-sol si riche, déstabilisée ?


De son côté, la France et son champion Areva cherchent à renforcer leurs positions dans le pays. Les tractations vont bon train : « Anne Lauvergeon, la patronne du groupe français, s’est entretenue avec le président centrafricain François Bozizé, le 29 septembre à Paris. Celui-ci était accompagné de son (…) conseiller particulier Fabien Singaye » (Africa Mining Intelligence, 30 septembre).

La Lettre du Continent (n°573) précisait même : « que Bozizé avait tenté - en vain- d’obtenir d’Areva une avance sur impôts de 163 milliards F CFA ». « Singaye a par ailleurs profité de son séjour dans la capitale française pour être reçu à Levallois-Perret par le maire Patrick Balkany ». Un très mauvais signe.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 19:03




AFP 03/11/2009 | Mise à jour : 17:39

Un vaccin contre le paludisme, dont l'ultime phase d'essai est en cours depuis mai dans sept pays d'Afrique, pourrait être breveté d'ici trois à cinq ans, ont assuré aujourd'hui scientifiques et spécialistes de cette maladie, réunis en conférence pour une semaine à Nairobi.

Au troisième jour de leurs discussions, près d'un millier de participants à la 5e conférence de l'Initiative multilatérale sur le paludisme (MIM) ont évalué les progrès des recherches en cours sur le vaccin RTS,S.

Les résultats de la phase 2 des essais de ce vaccin, publiés l'an dernier, ont montré une efficacité de 53% chez les jeunes enfants affectés par la maladie. La troisième phase des essais cliniques est en cours depuis mai dans sept pays d'Afrique (Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique, Tanzanie), impliquant 16.000 enfants âgés de six semaines à 17 mois.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 18:59




 

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OUAGADOUGOU 03/11/2009 (AFP)  — L'opposition guinéenne a "catégoriquement rejeté" mardi à Ouagadougou l'offre de "dialogue direct, franc et sincère" du capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir depuis 10 mois à Conakry.

"Il n'a fait que du réchauffage. Tout ce qu'il a dit hier (lundi soir à Conakry), il l'avait déjà dit. C'est du divertissement. Nous rejetons catégoriquement cet appel", a déclaré à l'AFP, le leader des Nouvelles Forces démocratiques de Guinée (NFD), Mamadou Mouctar Diallo.

Il était interrogé en marge des premières discussions entre les Forces vives de Guinée (opposition, syndicats, société civile) et le président burkinabè Blaise Compaoré, désigné médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Plusieurs responsables de l'opposition notamment les anciens Premiers ministres Sidya Touré, Jean Marie Doré, François Lonséni Fall ou encore Cellou Dalein Diallo étaient présents à cette rencontre.

L'opposant historique au président Lansana Conté (1984-2008), Alpha Condé, étaient également présent ainsi que des délégués syndicaux et des représentants de la société civile.

L'ancien Premier ministre Lansana Kouyaté qui avait été admis dans la salle a été finalement "éconduit". "Les Forces vives ont dit qu'il ne fait pas partie de leur délégation", a indiqué un officiel burkinabè.

"Seul et seulement le dialogue direct, franc et sincère, constitue la voie royale pour sortir de cette situation", avait indiqué dans la nuit de lundi à mardi le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, dans une adresse à la Nation diffusée par la télévision et la radio nationales.

"L'apport extérieur de pays amis et gens de bonne volonté à ce dialogue guinéo-guinéen est certes important, mais la volonté et la détermination patriotiques restent et demeurent la clé du succès auquel aspirent tous les Guinéens", avait-il ajouté.

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:03




Centrafrique : Ziguélé-Patassé, la guerre des chefs

Jeune Afrique 03/11/2009 10:48:46  Propos recueillis par Georges Dougueli

 

L’ancien Premier ministre de Centrafrique, Martin Ziguélé, âgé de 52 ans, a été désigné, à la mi-juin, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) pour le scrutin présidentiel de 2010. Mais l’ancien président Ange-Félix Patassé n’est pas d’accord.

Jeune Afrique: Pourquoi Ange-Félix Patassé vous dispute-t-il le leadership du parti?

Martin Ziguélé: Il veut rester un acteur politique majeur, et c’est très bien. Mais, pour nous, il n’y a pas matière à polémique. Nous ne nous disputons pas le parti. Car la situation est claire. J’ai été désigné candidat à la présidentielle par les instances du MLPC lors d’un congrès conforme aux statuts. Il faut respecter les décisions du parti. 

Est-ce que vous prenez au sérieux sa menace de convoquer un congrès extraordinaire pour invalider votre candidature?

Le droit est de notre côté. Pour autoriser le congrès qui m’a élu, le ministre de l’Intérieur avait exigé que les différentes tendances opposées s’accordent. Ce qui a été fait. Mais, à la fin des assises, des partisans de Patassé ont attaqué les résolutions devant les tribunaux. Ils ont été déboutés. Ils tentent maintenant une manœuvre dilatoire en introduisant un sursis à exécution devant la Cour de cassation. En toute logique, l’administration ne devrait donc pas autoriser un nouveau congrès convoqué par Patassé. 

Comment réagirez-vous si le pouvoir décide de l’autoriser?

Son retour à Bangui est déjà une initiative du pouvoir. En conséquence, nous n’excluons pas une manœuvre politicienne de cette nature. D’autant que le ministre de l’Intérieur laisse ses partisans tenir des réunions publiques, en dépit des décisions de justice qui leur ont été notifiées. Il n’est pas sage de favoriser la division de notre parti pour l’affaiblir. Personne n’y gagnera. 

Mais Patassé tient à se représenter à la présidentielle…

Il en a le droit. Il peut en effet se présenter en indépendant ou pour le compte d’un autre parti. Mais il est exclu qu’il le fasse au nom du MLPC. J’insiste sur le fait que notre parti a pris des décisions. Pour nous, c’est une polémique qui n’a pas de sens. 

Envisagez-vous de dialoguer avec lui?

On verra bien. Mais nous ne cautionnerons certainement pas une démarche exigeant du parti qu’il fasse machine arrière sous la pression d’un seul individu. Pour l’instant, nous ne nous parlons pas.

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 00:56




 

A peine quarante huit seulement après le retour de Patassé à Bangui, ce qui ne faisait jusqu’ici que l’objet de supputations et de conjecture semble se vérifier à savoir : selon un contrat secret entre eux, Patassé devrait rouler désormais pour le compte de Bozizé en semant le maximum de zizanie au sein de son ancien parti le MLPC, maintenant dirigé par Martin Ziguélé qui a été désigné en juin dernier comme l’unique candidat de ce parti aux prochaines élections présidentielles de 2010.

En effet, selon des informations dignes de foi d’une source souhaitant garder l’anonymat et ayant pris part à une réunion tenue dimanche matin dernier au quartier Boy-Rabé par la clique des Gbaya partisans purs et durs de Bozizé, l’actuel député KNK du 4ème arrondissement de Bangui, Edouard Patrice Ngaïssona y aurait déclaré que c'est eux (ndlr : les tenants du pouvoir) qui auraient décidé de faire rentrer au pays l’ex président Ange Félix Patassé mais c'était convenu qu'il venait pour soutenir Bozizé afin de diviser davantage le MLPC pour affaiblir son candidat Martin Ziguélé. Sa déclaration de candidature depuis Lomé est de ce point, considérée comme une violation du contrat qui les lie et cela les rend furieux.

Toujours selon nos sources, ils (ndlr : la clique au pouvoir) vont sommer Patassé ces jours-ci de soutenir publiquement Bozizé faute de cela, ils vont le livrer à la CPI. Terrible chantage ! Depuis son retour, même les affidés locaux de Patassé n'ont pas accès à lui à cause du dispositif sécuritaire renforcé autour de sa résidence du PK 11. Le premier cercle sécuritaire serait composé des éléments de la  Micopax, puis dans le second cercle, on trouverait des soldats de la Garde présidentielle de Bozizé  déguisés en FACA.

Notre source nous signale aussi que les durs des durs auprès de Bozizé sont désormais un certain Gbappé (ex-steward d'Air Afrique, ex-MLPC, ex-PAD, groupusculaire parti de Laurent Ngon-Baba, actuel ministre de la justice), qui a remplacé à la CEI pour le compte de KNK le Pasteur Louis Oguéré Ngaikoumon nommé ambassadeur au Cameroun, et qui est le Raspoutine du ministre de l’Administration du territoire Elie Ouéfio. Ce monsieur serait leur stratège en matière de fraude électorale. Bozizé et Ouefio l’écouteraient comme un Dieu. Ensuite, il y aurait également un certain Touazoumbona et un dénommé Zandanga, cadet de Bozizé et Trésorier Général de la CEI et non moins agent subalterne au trésor de son état.

C'est ce Zandanga qui serait chargé de recruter de force les cadres Gbaya dans leur nouvelle KNK pur qui devrait semble-t-il, changer d’appellation lors de leur prochain congrès prévu à Mbaïki le 14 novembre courant. Elie Ouefio disposerait d'un fonds d'action politique de plus de 400 millions de francs CFA mis à disposition par Bozizé pour les différents achats de conscience. Ils auraient ainsi déjà acheté l’ancien chef rebelle du MLCJ Abakar Sabone qui est aussi membre de la CEI et le marché continue, en visant les autres entités de la CEI, les responsables des comités locaux de la CEI, etc....

Si après le faux pasteur Joseph Binguimalet, la liste des membres de la CEI corrompus et achetés à coup de centaine de millions par Bozizé, doit ainsi s’allonger,  à quoi sert-il qu’il y ait encore des élections ? La CEI n’a que d’ores et déjà se réunir et déclarer Bozizé vainqueur des élections initialement prévues en 2010. On gagnerait du temps et économiserait beaucoup d’argent qui pourrait servir plus utilement ailleurs.

 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 19:20




RCA : Les dessous du retour au bercail de l’ex président Ange Félix Patassé

Un coin du voile commence à se lever sur les conditions dans lesquelles l’ex président Patassé a subitement mis fin à son exil loméen et précipitamment quitté le Togo pour un autre séjour mouvementé de deux mois en Libye. Chose curieuse, en dehors du président de l’assemblée nationale togolaise Abbas Bonfoh, du fait de ses relations familiales avec la défunte épouse de Patassé Angèle, aucune autre personnalité officielle du Togo ne l’a reçu pour ses prétendus adieux. Aucun membre du gouvernement togolais, ni le premier ministre, et encore moins à plus forte raison le président Faure Gnassingbé.

A l’occasion du 40ème anniversaire de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, le colonel Moammar Khadafi avait tenu à inviter tous les Chefs d’Etat africains signataires de la Charte de création de l’Union Africaine à Syrte le 9 septembre 1999, qu’ils soient en fonction ou pas. C’est ainsi que plusieurs anciens Chefs d’Etat africains dont Ange Félix Patassé et autres Mathieu Kérékou, Joachim Chissano, Moussa Traoré, Goukouni Weddeye, ont été invités.

 C’est donc en sa qualité d’ancien Chef d’Etat centrafricain signataire de cette Charte qu’Ange Félix Patassé avait été invité mais lui, avait une autre idée derrière la tête. Il a demandé aux autorités libyennes de lui envoyer un avion pour son déplacement. Un avion est alors dépêché à Lomé et contre toute attente et à la grande surprise des Libyens, Patassé annonce avec fracas la fin de son exil togolais et son retour définitif au bercail via Tripoli. Il débarque alors à Tripoli avec toute sa famille (13 personnes) et tous ses bagages.

A l’issue des festivités du 40ème anniversaire de la Révolution de la Grande Jamahiriya, puisque le Guide recevait individuellement chaque invité après les cérémonies, il s’est présenté à l’audience avec la veuve du défunt Pr Simon Bédaya Ngaro qu’il présente au colonel Moammar Khadafi comme sa nouvelle épouse, et sollicite son appui financier pour les prochaines élections de 2010 en Centrafrique en prétextant que de nombreuses sollicitations lui parviennent du pays et que cette situation le contraignait à être candidat. De son côté sa compagne ex Mme Angéline Bédaya Ngaro va demander au leader libyen, une maison à Bangui et une voiture.

 Le colonel Khadafi demande alors à Patassé de ne plus chercher à revenir au pouvoir mais de se comporter comme un Père de la nation, en renonçant par conséquent à ses ambitions politiques et de rentrer au pays pour œuvrer pour la paix sans interférer dans la vie politique centrafricaine. Pour les dispositions pratiques à prendre pour son retour au pays, Khadafi recommande à Patassé de prendre attache avec ses proches collaborateurs. Après cet entretien, une enveloppe contenant une certaine somme d’argent, quelques dizaines de milliers de dollars US lui est remise. Khadafi promet aussi en outre, de remettre une voiture à la compagne.

Après cette entrevue, Ange Félix Patassé revient vers les collaborateurs de Khadafi avec de nouvelles exigences avant son retour :

- il voulait un avion spécial pour son retour à Bangui et des agents de sécurité libyens

- il voulait un avion et trois hélicoptères pour sillonner la RCA

 - il voulait enfin de l’argent pour sa future campagne électorale

 Les collaborateurs de Khadafi lui rappellent les conseils de ce dernier et s’en suit une vive discussion mais toutes les requêtes de Patassé sont purement et simplement rejetées. Les Libyens ne retiennent que le principe de mettre à sa disposition un avion pour le ramener à Bangui mais il n’est pas question de lui redonner de l’argent, ni des avions ni des agents de sécurité.
 
En réalité, le premier voyage pour Bangui était prévu le 22 octobre mais a dû être annulé par Patassé lui-même qui a prétexté que ses partisans à Bangui n’avaient pas fini les préparatifs de son retour. Le 28 octobre, veille de son retour annoncé, il a encore vainement insisté pour voir Khadafi afin de lui demander encore de l’argent mais une fin de recevoir lui est fermement opposée. Il est donc in fine, rentré bredouille à Bangui…

 Correspondance particulière à Tripoli

Dimanche 1 Novembre 2009

Source : lindependant-cf.com

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 18:58




 

Incontournables questions après le retour au bercail de Patassé


Le retour effectif au bercail de l’ex président Patassé permettra d’en savoir un peu plus dans les prochains jours sur l’attitude politique du président Bozizé à l’égard de ce dernier. Des questions difficilement contournables se posent qui appellent de promptes réponses. On a jusqu’ici prêté à Bozizé l’intention de coopérer avec la CPI si celle-ci décide de demander quelques comptes au commanditaire de l’intervention des troupes du MLC de Jean-Pierre Bemba en 2002 et 2003 en Centrafrique avec les dégâts que l’on sait. Le procureur Moreno Ocampo de la CPI doit également clarifier sa position à l’égard de l’ancien président Patassé. Emettra-t-il un mandat d’arrêt à son encontre ou pas ; voudra-t-il seulement l’entendre comme témoin dans le dossier Jean-Pierre Bemba ou non ? A ces questions, des réponses claires du parquet de la Cour Pénale Internationale doivent être apportées sans ambiguïté ces prochains jours afin d’édifier l’opinion. Cela pourrait aussi avoir d’évidentes conséquences sur le calendrier du procès de Jean-Pierre Bemba.

 

Un ministre d’Etat de Bozizé dans le collimateur de la justice




                         Anicet Parfait Mbay

Un juge d’instruction du pôle financier auprès du tribunal de grande instance de Bangui détient un dossier de malversation financière au niveau du Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) impliquant le ministre d’Etat chargé des transports Anicet Parfait Mbay. Un proche du dossier déclare à notre rédaction que l’inculpation de Mbay ne dépend plus que de Bozizé qui doit signer le décret mettant l’intéressé à la disposition de la justice. On se demande donc ce qu’attend encore Bozizé à qui on prête également l’intention de procéder à un prochain remaniement gouvernemental avant d’entrer en campagne électorale. Toujours selon nos informations, Bozizé devrait semble-t-il, se séparer de deux importantes personnalités dont le ministre d’Etat Anicet Parfait Mbay qui est précisément dans le collimateur des juges et Cyriaque Gonda notamment. Pour ce dernier, les divergences politiques avec Bozizé ne sont plus un mystère. Elles porteraient sur les ambitions de l’actuel ministre d’Etat chargé de la Communication et de la Réconciliation nationale de briguer la présidence en 2015 afin de faire échec au funeste projet de Bozizé de voir son fils Jean Francis lui succéder au pouvoir.

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