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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 03:00

 

 

Binguimale2 0

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 06 Juillet 2010 13:10

Les membres du bureau de la coordination de la Commission Electorale Indépendante (CEI), reprennent leurs travaux ce mardi 6 juillet 2010 sur l’examen des propositions de chronogramme faites le week-end dernier par les six entités politiques.

Ils vont ainsi adopter un nouveau chronogramme pour les élections présidentielles et législatives prévues pour le 24 octobre 2010.

La rencontre fait suite au rejet du chronogramme électoral par la plupart des acteurs politiques, notamment l’opposition démocratique, qui a déclaré le premier document non consensuel.

Signalons que de toutes les entités, seul Auguste Boukanga, président de l’Union pour la Renaissance et le Développement (URD) a proposé la date du 28 novembre 2010 pour le premier tour de ces élections. Il s’était fait recevoir seul, en marge des groupes politiques.

 

NDLR : Bozizé et son clan font désormais tout pour retarder au maximum la tenue des élections, maintenant que la loi anticonstitutionnelle votée le 10 mai dernier a prorogé son mandat expiré le 11 juin pour une durée indéterminée.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 02:48

 

 

Bad Guys

 

 Bientôt, encore un tissu de mensonges, de contre-vérités et de cynisme du hors la loi Bozizé à paraître dans Jeune Afrique. Bozizé a l'outrecuidance d'y prétendre que depuis son coup d'Etat du 15 mars, la RCA serait devenue une démocratie exemplaire avec liberté de presse et sans prisonniers politiques...On en rigolerait s'il ne parlait pas de choses aussi sérieuses...! 

 

Mardi, 06 Juillet 2010 17:30

Bozize s'explique...

Ai-Rca - Le président de la République François Bozize s’est entretenu le 5 juillet au Palais de la Renaissance avec François Soudan, journaliste du magazine, «Jeune Afrique».

Des questions liées aux élections, la Commission électorale indépendante (CEI), la disparition de Charles Massi, l’après élection, le quinquennat et son rêve pour la Centrafrique ont été abordées.

Etaient également présents, les responsables des médias d’Etat, des correspondants des agences et des proches collaborateurs du président.

«Depuis le changement du 15 mars 2003, il y a une démocratie exemplaire en Centrafrique. Il faut le reconnaître. Pas de prisonniers politiques. La presse est libre. Chacun s’exprime librement. Si aujourd’hui nous parlons de la diaspora qui vient sur son sol, ce qu’il y a du sérieux. Il y a de l’espoir », s’est réjoui M Bozizé, parlant de son quinquennat.

Pour lui, le fait de voir la diaspora, constituée pour la plupart des protestataires ou des opposants, venir apprécier ce qui se passe et se dit à Bangui pour chercher à apporter sa contribution à la reconstruction du pays, est déjà quelque chose de positif.

«La question des élections ne dépend pas de moi seul. Nous décidons généralement de manière consensuelle avec l’opposition et même avec la communauté internationale», a répondu le chef de l’Etat centrafricain, à la question de savoir à quand les élections générales.

Selon lui, le report des élections est dû à des raisons de sécurité et des difficultés rencontrées par la commission électorale indépendante (CEI). « En ce qui me concerne, je ne fais que rejeter la balle du coté de l’opposition et de la CEI » a-t-il ajouté. A l’en croire, «ce report n’a pas été la bienvenue car le chef de l’Etat que je suis, est et reste attaché au respect de la constitution. Et comme conséquence, il y a un gap de 7,5 millions de dollars américains du budget à financer et la CEI est à la recherche d’un partenaire ».

« Si toutes ces questions budgétaires et sécuritaires trouvent une solution rapidement, nous irons aux élections le plutôt possible. La CEI fait son travail. Elle est constituée de toutes les entités à savoir l’opposition démocratique, la majorité, l’opposition armée et la société civile. Malheureusement il y a des tiraillements de partout » a déploré le Président Bozize.

Quant à la question de savoir s’il était satisfait du travail de la CEI, il a déclaré que c’est le non respect de l’engagement de la communauté internationale vis-à-vis de cette structure chargée de l’organisation des élections qui est à l’origine des difficultés rencontrées. « La balle est dans leur camp et moi j’attends », a-t-il dit.

Interrogé sur le programme Démobilisation, Désarmement Réinsertion (DDR), M Bozize a informé que la particularité en Centrafrique c’est que, le comité de pilotage du DDR comme celui de la CEI est présidé par la représentante spéciale du secrétaire général de l’Onu, chef de Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (Binuca). « Donc de temps en temps je me rabats sur elle pour avoir des informations ou pour provoquer une réunion pour savoir où est ce qu’on en est ».

A l’en croire, jusqu’à présent, le DDR n’a pas encore atteint le niveau de désarmement parce que toutes les rebellions gardent chacune des armes.

Concernant toujours le programme DDR, le président a indiqué qu’il a reçu de ses pairs de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) 5 milliards de francs CFA sur les 8 promis et 1,5 milliards ont été déjà dépensés pour le processus et les autres 3,5 milliards de F CFA sont logés à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale à Bangui.

S’agissant de la présence de LRA qui est un autre gros problème de sécurité, selon lui, « nous pensons qu’avec le soutien de la communauté internationale, il trouvera une solution tôt ou tard » a fait savoir président Bozize.

Sur l’affaire Charles Massi, M Bozize a rappelé que l’opposant avait quitté le pays il y a bientôt deux ans. «Il s’est déclaré rebelle. Lorsque quelqu’un a choisi la voie de la violence, sachant bien qu’il y a des conséquences, il assume», a-t-il répondu.

«Pourquoi ne parle-t-on pas des opérations qu’il a revendiquées et qui ont causé la mort des civils et militaires, des officiers supérieurs et autres?» s’est-il interrogé.

«Moi aussi j’étais rebelle. Mais je n’ai pas eu la malchance de tomber dans des situations dramatiques » a rappelé Bozize ajoutant que : «La rébellion c’est pile ou face».

Sur la question de savoir comment il imaginait la Centrafrique dans 20 ans, il a répondu : «Notre rêve c’est d’avoir une Centrafrique où les problèmes de désenclavement et sociaux sont réglés ».

«Le plan Marshall de la Centrafrique peut se faire facilement si effectivement nous mettons en valeur toutes nos ressources naturelles, telles que les mines avec le groupe français Areva, le pétrole avec Grimberg et Axmines ou Aurafrique avec l’or de Bambari», a conclu le président centrafricain.

Kabongo, Ai Bangui.

 

 

NDLR : Comme d’habitude, dès que Bozizé est en perte de vitesse, il passe à la caisse d’un célèbre  hebdomadaire africaniste parisien bien connu pour tenter de remonter quelque peu la pente dans l’opinion mais plus personne n’est dupe de cette ficelle tant elle est usée. En outre, les Centrafricains sont suffisamment désabusés de ses mensonges et des mêmes rengaines qu’il sert chaque fois dans ses prétendues grandes interview avec le Directeur de la rédaction de ce même magazine.

Premier mensonge : Bozizé ose affirmer sans rire qu’il n’y a pas aujourd’hui de prisonniers politiques en RCA. Comment doit qualifier tous ceux qui peuplent actuellement la Section Recherche et Investigation (SRI) qui est à la police politique de son régime et dont quelques uns servent de vaches à lait, généralement les Centrafricains musulmans, qui paient de fortes sommes d’argent à certains enfants de Bozizé et/ou au Procureur Feindiro pour retrouver leur liberté !

Comment doit-on désigner toutes les personnes innocentes et arbitrairement arrêtées sur ordre de Bozizé après l’incendie du supermarché RAYAN et qui ont été torturées et croupissent toujours dans la prison spéciale de Bossembélé appelée Guantanamo où elles ont été déportées ?

Deuxième mensonge : La RCA, selon Bozizé, serait aujourd’hui une démocratie exemplaire. Quel culot ! Comment peut-elle oser faire une telle affirmation alors même qu’il ne se passe pas de semaine sans que son pouvoir s’installe de plus en plus dans une  dictature sanguinaire avec de fréquentes et préoccupantes disparitions de certains leaders de l’opposition politique et armée. Son comportement au quotidien, on en a encore eu récemment la preuve avec sa descente au parquet du Tribunal de Grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation de citoyens, éloigne hélas de plus en plus la RCA de la démocratie pour la rapprocher en revanche davantage d’une république bananière. Un magazine américain a même classé dernièrement Bozizé dans le Top 5 des pires dictateurs dans le monde. C’est dire combien la RCA de Bozizé n’a rien à voir avec la démocratie et se situe aux antipodes des valeurs de celle-ci.

Troisième mensonge : Il n’aurait reçu que 5 milliards de F CFA de la CEMAC pour le DDR : Faux ! Il a bien encaissé 8 milliards de FCFA. Il prétend avoir déjà utilisé 1,5 et que le reste se trouverait à la BEAC à Bangui. Cet argent a-t-il vocation à moisir dans les caisses de la BEAC ou doit il financer le DDR. Pourquoi plus d’un an après son versement, le DDR n’est il toujours pas financé comme il se devait par cette enveloppe ? Le désarmement piétine en raison du non versement des fonds aux rebelles et non parce que chaque rébellion continue de garder ses armes comme le dit Bozizé.   

Quatrième mensonge : Bozizé déclare rêver d’un plan Marshall pour la RCA avec l’exploitation de ses ressources minières telles que l’uranium avec AREVA et le pétrole avec Grynberg. Qui peut-il convaincre avec de tels mensonges ? Le plan Marshall dont il prétend rêver, c’est pour son portefeuille et ses comptes bancaires à l’étranger et dans les paradis fiscaux. Il parle comme si de rien n’était d’AREVA pour l’uranium de Bakouma et du pétrolier américain Grynberg et non Grimberg comme écrit dans cette dépêche. C’est pourtant un secret de polichinelle qu’il est en réalité non seulement en contentieux avec ses deux entreprises mais il œuvre même secrètement pour les évincer du pays afin de refiler leurs permis à d’autres concurrents.

Sur les autres sujets abordés par Bozizé, notamment les circonstances de la disparition de Charles Massi pour laquelle sa famille réclame toujours à Bozizé la vérité, celui-ci continue toujours dans son registre cynique et provocateur tout en ne disant rien de nouveau sur le fond.  

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 02:22

 

 

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APA-Bangui 06-07-201 (Centrafrique) Le chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, rêve de « résoudre le problème de désenclavement terrestre, aérien, par chemin de fer et autres », de son pays, un processus qu’il dit avoir enclenché durant son second mandat placé sous le signe d’un véritable développement.

S’exprimant dans la dernière édition de l’hebdomadaire Jeune Afrique paru lundi, le Président Bozizé a indiqué que « le Plan Marshall de Centrafrique peut se faire facilement si effectivement nous mettons en valeur nos ressources naturelles notamment les mines, l’or et le pétrole ».

Tous les régimes qui se sont succédés en Centrafrique n’avaient pas pris en main la destiné du pays, a-t-il déploré.

« On s’est laissé entraîner par l’égoïsme, la méchanceté et bien d’autres facteurs. Tout ce monde, civil comme militaire, a failli à une part de responsabilité dans tout ce qui s’est passé dans le pays », a martelé le Président Bozizé.

« On reconnaît que l’ex-Empereur de Centrafrique, Jean Bedel Bokassa, a construit ce pays. Par contre tous ceux qui l’avaient succédé n’ont rien fait de concret », a-t-il déclaré.

Au sujet du report sine die du processus électoral, le Président François Bozizé a indiqué que ce blocage se justifie par les questions du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants et le non versement de la contribution de la communauté internationale au budget de la Commission électorale indépendante (CEI) qui est dans l’ordre de 7,5 milliards francs CFA alors que la partie centrafricaine a déjà débloqué 3,5 milliards CFA à la CEI.

 

 

NDLR : Bozizé se moque vraiment des Centrafricains. Ce n'est pas en achetant de vieilles épaves d'hercules C 130 qu'il va désenclaver le pays. Après avoir passé sept années à faire de la prédation des ressources minières et financières du pays, (diamant, uranium, bois et autres) et à n'acheter que des armes de guerre afin de tuer les Centrafricains pour continuer à rester au pouvoir, il peut maintenant se permettre de les railler en parlant de tous ses plus beaux rêves. En accusant les successeurs de Bokassa à la tête du pays de n'avoir rien fait, il doit aussi se sentir impliqué et concerné. Est-ce l'hommage du vice à la vertu ou de l'auto-flagellation que fait Bozizé ? Personne ne croît à ses bla bla et autres prétendus rêves. BOZIZE DOIT PARTIR !!! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 02:20

 

 

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Mardi, 06 Juillet 2010 16:48

Ai-Rca - Une mission du Ministère de la jeunesse, des sports des arts et de la culture conduite par le chargé de mission Bruno Yapandé séjourne depuis le 5 juillet dernier à Sibut, chef lieu de la Kémo.

Le but de cette mission technique est de faire le suivi- évaluation des travaux qui s’effectuent en ce moment sur chaque site du programme du Centre de Lecture et d'Animation Culturelle (CLAC). Selon une source proche de la préfecture, cette mission technique a commencé d'abord à Damara pour arriver à Sibut.

«Sibut a été retenu comme site devant accueillir la cérémonie d'inauguration du réseau Clac» a précisé M Yapendé. A l'en croire, la cérémonie sera très grandiose car elle verra la participation du chef de l'Etat François Bozize et du Secrétaire général de l'organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf, a appris l’agence Ai.

«On a échangé avec le préfet sur les différentes thématiques qui doivent être abordées de manière à bien préparer cette cérémonie » a ajouté le chargé de mission.

«Le bâtiment est déjà prêt et une bonne partie des équipements sont déjà sur place et le reste est entrain d'être acheminé depuis Paris jusqu'à Bangui» a-t-il confirmé.

Selon lui, tout est prêt et au niveau du gouvernement et de la francophonie.

«Nous sommes actuellement dans la phase pratique, c'est-à-dire, la préparation de la cérémonie de l'inauguration qui est prévue pour le mois de décembre 2010» a conclu le chef de la mission Bruno Yapandé.

Il convient de préciser que l'OIF appuie ce programme à hauteur de 80% de son financement.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Bozizé cherche par tous les moyens à détourner à son seul profit et du KNK ce genre de projet. La seule solution : BOZIZE DOIT PARTIR !!! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 02:17

 

 

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Mardi, 06 Juillet 2010 16:56

Ai-Rca - De sources dignes de foi, il sera organisé à Bangui le 9 juillet un atelier d’information à l’intention des médias nationaux et des correspondants des agences de presse. L’initiative est du chef du projet «Droits de Propriété et le Développement du Diamant Artisanal » (Dpdda) Wendy Rice.

 

Appuyé par l’US Agency for International Development (USAID) et mise en œuvre par le Ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, cet atelier qui s’inscrit dans le cadre de la contribution des Etats Unis d’Amérique au Système de Certification du Processus de Kimberley (KPCS) a pour but principal de rendre plus disponible les informations sur l’exploitation des diamants pour les acteurs à travers la spécialisation des journalistes dans le traitement de l’information minière.

Pendant 24 heures, les professionnels de la communication vont à travers des exposés s’approprier le programme Dpdda afin de contribuer à l’information, à l’éducation et à la sensibilisation de l’opinion nationale et internationale, des décideurs, des bailleurs de fonds.

Ce programme faut-il vous le rappeler a été lancé pour démontrer qu’en renforçant les droits de propriétés, les diamants alluvionnaires seraient écoulés à travers la chaîne de possession officielle et les retombées positives, au niveau local, de la production et de commercialisation desdits diamants seraient plus importants

Le projet pilote « Droits de Propriété et le Développement du Diamant Artisanal (DPDDA)» a été lancé en mars 2007 et est actuellement exécuté dans la Lobaye et la Sangha Mbaéré, a appris l’agence Ai.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Tous ces ateliers et autres superbes projets n'auront jamais d'impact réel sur l'amélioration des conditions de vie des populations qui meurent de faim dans les zones minières en raison des conséquences désastreuses de la politique de razzias de Bozizé et Ndoutingai sur les travailleurs du secteur diamantifère. La seule solution : BOZIZE DOIT PARTIR !!!    

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 22:59

 

 

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 (La Croix 05/07/2010)


Pour la première fois en cinquante ans de dictature depuis l’indépendance, les électeurs devront se déplacer pour un second tour

«C’est la première fois qu’à la veille du scrutin, il était impossible de connaître le nom du futur président ! » s’était enthousiasmé le journaliste guinéen Souleymane Diallo. Le premier tour de la première élection réellement démocratique depuis l’indépendance du pays, en 1958, est un succès.

L’annonce, vendredi soir, des résultats partiels s’est déroulée dans le calme, même si plusieurs candidats ont émis des recours, jugeant qu’il y avait eu de nombreuses fraudes. Pour le deuxième tour, prévu le 18 juillet, mais dont la date n’a pas été confirmée, les Guinéens devront choisir entre deux candidats : Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé.

Avec 39,7 % des voix, selon les résultats provisoires du premier tour, Cellou Dalein Diallo arrive largement en tête. À 58 ans, cet ancien premier ministre sous la présidence de Lansana Conté, est déjà connu par la population. Natif de Moyenne-Guinée (centre), le chef de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) bénéficie du soutien d’une grande partie de l’ethnie peule, l’une des plus importantes du pays.

Premier succès du premier tour : le vote massif des Guinéens

Son plus proche adversaire, Alpha Condé, a recueilli 20,7 % des voix. L’éternel opposant, âgé de 73 ans, a déjà été candidat à l’élection présidentielle en 1993 et 1998. Ce diplômé en droit de la Sorbonne, fondateur et président du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), a fait l’objet de nombreuses condamnations par les despotes au pouvoir, dont une condamnation à mort par contumace en 1970. Il a obtenu ses meilleurs résultats dans la région de la Haute-Guinée (est), habitée en majorité par des membres de son ethnie, les Malinkés.

Mais le premier succès du premier tour, c’est le vote massif des Guinéens. Pressés d’en finir avec les régimes militaires, trois millions d’entre eux se sont rendus aux urnes le 27 juin dernier, soit 77 % des inscrits. « Dès sept heures du matin, il y avait de grandes queues. Malgré les problèmes d’organisation, personne de voulait rentrer chez soi avant d’avoir voté », témoigne pour La Croix Gilles Yabi, consultant et analyste politique.

Les péripéties récentes qu’a vécues le pays rendent presque surprenante l’organisation de ces élections. Le 28 septembre dernier, l’armée avait tué au moins 156 personnes qui participaient à un rassemblement politique pacifique pour s’opposer à la candidature du chef de la junte, le capitaine putschiste Moussa Dadis Camara.

Le fonctionnement démocratique reste fragile

Celui-ci avait pris le pouvoir après la mort du « général président » Lansana Conté en promettant l’instauration d’un régime démocratique. Arrivé au pouvoir, c’est son second, Sekouba Konaté, qui a organisé finalement les premières élections libres.

Le fonctionnement démocratique de la Guinée reste toutefois fragile. Il a fallu attendre près d’une semaine pour que les résultats provisoires du premier tour soient publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui a reconnu « beaucoup de cas de fraudes ».

Arrivé troisième avec 15,5 % des voix, Sidya Touré, ancien ministre sous le régime de Conté, est convaincu que son absence au second tour est le résultat de fraudes. Il a porté plainte auprès de la Cour suprême. « En plus de la méconnaissance des procédures, il y a peut-être eu dans certains cas des manipulations, notamment dans les “fiefs” de différents candidats », analyse Gilles Yabi.

La Cour, qui doit normalement statuer dans les huit jours, pourrait prendre plus de temps. Alors que « certains électeurs ne comprennent pas encore la nécessité et le fonctionnement d’un second tour », Gilles Yabi estime que « sa date pourrait être repoussée pour organiser une campagne de communication vers la population et revoir l’organisation du vote, qui a péché au premier ».

Julien DURIEZ

© Copyright La Croix

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 22:45

 

 

centrafrique

 

Dimanche, 04 Juillet 2010 13:10

Ai- Rca - Le président de la république François Bozize a accordé le 3 juillet au palais de la renaissance à Bangui, une audience à l'expert de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), le colonel Junior De FabriBeckerd.

Selon une source proche de la présidence, c'est depuis deux semaines que le Colonel De Fabribeckerd est en mission à Bangui au nom de la communauté internationale et au nom de la commission européenne. La source a confié que l'entretien entre les deux personnalités était axé sur les avancées du programme de la RSS.

«Pendant ces deux semaines passés à Bangui avec les autorités nationale et internationale, nous avons ensemble fait le tour du problème et les avancées de la Réforme du Secteur de Sécurité. C’est un sujet qui tient à cœur le président et il souhaitait être informé en priorité des conclusions de ces jours de travaux » a déclaré le colonel De Fabribekerd au sortir de l'audience.

A l'en croire, il y a des choses assez intéressantes parce que la RSS continue son petit bon homme de chemin «mais pas à la vitesse espérée». «Pour ce faire, il y a des actions à revoir et il faudra aussi impulser un dynamisme nouveau afin de sortir la RSS de son somnambulisme», a-t-il dit, rappelant que cette réforme s'adresse à la population non seulement de Bangui mais de toute la République Centrafricaine.

« Maintenant que les parties théoriques sont terminées, les textes sont faits et les lois votées, il faudra trouver des voies et moyens pour que la population dans sa vie de tous les jours engrange des avantages de ce programme fondamental » a conclu Junior De Fabribeckerd.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 22:16

 

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M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

Membre de l’Internationale Socialiste

Bureau Politique

Secrétariat Général

 

 

DECISION N° 041 /2010

Portant désignation  du Directeur National de Campagne

 

Le Président du Parti

Vu les Statuts et Règlement Intérieur du Parti;

Vu l'Article 26 du Règlement Intérieur du Parti;

Vu le procès verbal de la réunion statutaire du Bureau politique en date du 07 Mai 2010;

 

Décide

 

Article 1er : Le Camarade André TOBY KOTAZO, Membre du Bureau Politique, est désigné Directeur National de Campagne (DNC).

Article 2 : La présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

 

Fait à Bangui, le 11 mai 2010

Le Président

 

Martin ZIGUELE

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 22:13

 

 

drapeau-americain

 

 

Ai-Rca - Dimanche, 04 Juillet 2010 14:01 - L’ambassadeur des Etats Unis en poste à Bangui Frederick Bishop Cook a donné le 2 juillet à sa résidence une conférence de presse. Il était assisté du premier conseiller Timothy Smith et du vice consul David Wisner.

 Le but de cette rencontre était de situer la presse sur la position du gouvernement américain par rapport à l’évolution du processus électoral et du programme DDR en Centrafrique et son engagement à accompagner la RCA dans l’organisation des élections justes, crédibles et inclusives.

Dans propos liminaire, M Cook a rappelé que les Etats Unis sont un pays jeune par rapport aux autres nations comme la Chine, l’Angleterre et la Russie. Mais quand il s’agit de démocratie, les USA passent pour être la plus ancienne au monde. « Depuis 234 ans, nous avons essayé de faire de nos rêves une réalité et nous avons essayé en même temps de partager ce rêve avec tout le monde », a-t-il souligné.

A en croire M Cook, le partage de ce rêve n’est pas une espèce de colonialisme ni de néo colonialisme. Mais c’est plutôt le partage d’une idée qui sera acceptée par tout le monde.

Abordant les élections en Centrafrique, le diplomate américain a souligné que le gouvernement américain à travers l’ambassade qu’il représente est en contact permanent avec tous les acteurs impliqués dans ce processus et siège même dans le comité de pilotage du processus électoral. « Chaque semaine, nous sommes là avec le Président Binguimalé, nous partageons nos points de vue, nous écoutons les uns et les autres et les informations de la CEI », a-t-il dit.

Selon M Cook, les Etats- Unis ne sont partisans ni du gouvernement, ni de l’opposition et surtout pas des rebelles. « Mais nous sommes partisans du processus démocratique. C’est pour cette raison que nous fournirons 1 million de dollars supplémentaire pour la surveillance des élections et le renforcement des capacités de la société civile. Projet qui sera exécuté par le National democratic institue (NDI) comme preuve d’une collaboration étroite des Etats Unis aux cotés du peuple centrafricain. Et notre contribution pour les élections c’est la sensibilisation de la population », a-t-il souligné.

« En ce qui nous concerne, a-t-il renchéri, nous avons conseillé aux acteurs de faire des concessions publiques pour rassurer le président de la CEI qu’ils s’accordent sur le nouveau chronogramme qui sera très bientôt présenté. Mais certains partenaires exigent des conditions pour le financement des élections. Ce qui est normal parce que, quand on demande l’assistance de quelqu’un, c’est logique que celui qui vous donne ou vous prête de l’argent pose ses conditions ».

Concernant le développement économique, M Cook a précisé que les Etats- Unis ont donné des milliers d’assistance à plusieurs pays africains depuis plus de cinquante ans. Précisément, l’assistance des Etats Unis en Centrafrique varie entre cinq à quinze millions de dollars chaque année en plus du financement des programmes du système des Nations unies en Centrafrique. « Il n’y aura jamais assez d’assistance pour que la RCA sorte de la pauvreté, parce que le développement économique ne se fait jamais sur la base de l’assistance», a indiqué le diplomate américain.

A l’en croire, le développement économique ne se fait qu’avec l’industrie de la population.

Pour terminer, M Cook est revenu sur les élections qui, selon lui, est une marque de souveraineté et d’unité. « L’organisation des élections n’est pas pour faire plaisir aux Etats- Unis ou à la communauté internationale. Mais elles sont faites plutôt pour sceller l’unité d’un peuple », a-t-il déclaré. Et de conclure : « nous avons écouté la voix de la sagesse et avons conseillé le report de ces élections ».

Il convient de préciser que cette rencontre avec les hommes de média s’est déroulée peu avant la commémoration du 234ème anniversaire de l’indépendance des Etats Unis d’Amérique.

Kabongo, Ai Bangui

 

Centrafrique: Les élections et la sécurité s’invitent au 234ème anniversaire des USA

 

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Dimanche, 04 Juillet 2010 13:00

Ai-Rca - Le Président de la République François Bozize a rehaussé de sa présence le 2 juillet à la résidence de l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique la célébration du 234ème anniversaire de la naissance de «ce pays ami».

Etaient présent à ces festivités, le Président de l’Assemblée nationale Leroy Gaombalet, le premier ministre Archange Touadera,, des membres du gouvernement, le corps diplomatique et des invités de marques.

Dans son mot de bienvenu, l’ambassadeur des Etats Unis Frederik Bishop Cook, a rappelé à l’assistance les sacrifices et les efforts consentis par le peuple américain qui pendant des années a défendu la nation américaine ou travaillé dur pour faire des Etats Unis un endroit où il fait bon vivre.

« L’indépendance n’a pas été un cadeau pour les Etats- Unis. Elle a été acquise après des années de combats sanglants » a dit le diplomate, annonçant que les Etats unis ont prévu pour ce mois une série de projections de films américains retraçant le parcours historique de ce pays à la quête de son « indépendance », thème de la commémoration de ce 234ème anniversaire.

Selon lui, les Etats unis d’Amérique sont partisans de la démocratie qui « n’est jamais acquise sans effort, ni sacrifice ». Il a d’ailleurs réitéré que son pays est prêt à accompagner la RCA dans cette voie « parce que les centrafricains et les américains ont la même vision : l’instauration d’une démocratie véritable ». « En 1993 et en 2005, la RCA a organisé des élections qui ont permis à son peuple de choisir librement ses leaders. Ce qui était un exemple en Afrique » a rappelé M Cook.

Il a ensuite regretté que les élections de 2010 connaissent un début difficile mais, a estimé qu’il était temps pour toutes les parties prenantes de travailler ensemble en vue d’un processus électoral rapide, juste et inclusif qui respecte la volonté du peuple centrafricain. « Cela permettra aux Etats Unis et à la RCA de poursuivre le partenariat en vue de réaliser la prospérité et la paix en République Centrafrique », a-t-il ajouté.

M Cook reste optimiste car « au-delà des raisons qui nous ont amené dans l’impasse actuelle, une chose est sûre, les sociétés ne peuvent se construire dans la discorde. Elles ne se construisent que grâce à des hommes d’Etat et ceux-là qui mettent l’intérêt de leur pays et de leurs concitoyens au dessus de tout ».

En réponse, le Ministre des Affaires Etrangères Antoine Gambi a souligné que le gouvernement centrafricain a fait sien les quatre domaines prioritaires définis par le Président américain Barack Obama dans le cadre des relations entre les Etats Unis et les pays africains. « Renforcer les institutions démocratiques africaines et promouvoir la bonne gouvernance, travailler avec les peuples africains afin d’éviter des conflits et renforcer les compétences locales en matière de médiation de conflit et de maintien de la paix, encourager le développement et la croissance économiques durables et enfin établir un partenariat avec l’Afrique pour combattre les menaces mondiales telles que des pandémies, le changement climatique, les crimes transfrontaliers et l’insécurité alimentaire » a-t-il spécifié.

Selon le numéro de la diplomatie centrafricaine, « l’indépendance » qui est le thème choisi par les Etats- Unis pour la commémoration de ce 234ème anniversaire est pleine d’histoire. « Ce thème colle à la majorité des pays africains dont la RCA qui va fêter cette année le cinquantenaire de son ascension à la souveraineté internationale ».

En ce qui concerne l’organisation des élections de cette année, le membre du gouvernement a fait savoir que la Commission électorale indépendante (CEI) poursuit son contact avec tous les acteurs de la vie politique centrafricaine, les Partis politiques majoritaires, l’opposition et la société civile sur les problèmes liés au processus électoral. Cependant la question centrale reste, selon lui, le financement de ces élections générales.

« S’agissant de la sécurisation du pays, le programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) ne pourra arriver à termes qu’avec l’appui de nos partenaires pour la consolidation de la paix », a-t-il souligné.

A en croire M Gambi, la présence des rebelles de Lord Resistent Army (LRA de Joseph Kony) préoccupe les autorités du pays et même les centrafricains qui veulent savoir ce que viennent chercher ces rebelles sur le territoire centrafricain alors que la RCA ne partage pas les frontières avec l’Ouganda. En revanche, il s’est réjouit de la décision du président américain de signer une loi portant désarmement de la LRA et a souhaité que l’administration américaine se penche plus particulièrement sur le cas de la Centrafrique.

M Gambi reste lui aussi optimiste que cette requête sera appréciée à sa juste valeur dans le seul souci du retour de la paix en Centrafrique. « Ce qui permettra l’organisation des élections dont l’une des causes de report est justement la persistance de l’insécurité dans certaines parties du territoire ».

Kabongo, Ai Bangui

 

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 22:06

 

 

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CONVENTION REPUBLICAINE POUR

LE PROGRES SOCIAL (C.R.P.S.)

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

UNITE - DIGNITE - TRAVAIL

 

COMMUNIQUE DE PRESSE EN REPONSE A CELUI DU

PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE

 

Le 24 juin 2010, Monsieur Firmin FEINDIRO, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, outre ses interventions à la Télévision Nationale, à la Radio Centrafrique, à la Radio Ndèkèluka, avait publié un communiqué pour justifier le retrait et la confiscation du passeport diplomatique de Maître Nicolas TIANGAYE, Président du Directoire Politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS).

Se prévalant de sa qualité de représentant de la société (sic), il affirme qu'à la suite de la « délivrance anarchique de passeports et au constat de la circulation des faux passeports diplomatiques, le Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Bangui a été sollicité aux fins de procéder au contrôle systématique de ces documents depuis l'année 2006 ».

C'est ainsi qu'il a instruit la sûreté aéroportuaire de procéder au retrait et de lui transmettre tous les passeports diplomatiques au débarquement des passagers à l'aéroport international Bangui M'Poko ».

Il soutient que c'est sur la base du Décret n° 04.184 du 15 juin 2004, que le passeport diplomatique de Maître Nicolas TIANGAYE a été retiré et « sera transmis à qui de droit pour être perforé et détruit »,

Passant au crible les différentes fonctions et responsabilités assumées par Maître Nicolas TIANGAYE (Avocat, Ancien Bâtonnier de l'Ordre des Avocats, Ancien Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme, Ancien Président du Conseil National de Transition et Président du Directoire Politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social), il allègue que celui-ci n'a pas droit à la délivrance d'un passeport diplomatique.

Et il conclut que:

« La confiscation du passeport diplomatique de Maître Nicolas TIANGAYE est fondée en droit et n'à aucune motivation politique ...

Il lui suffira de se faire établir un passeport ordinaire pour être en conformité avec la loi et de jouir de son droit de voyager Que de pousser à la haine et voir la politique partout»

Ce communiqué appelle les observations suivantes:

1) Les allégations du Procureur de la République sont dénuées de tout fondement juridique.

a) Le Procureur de la République n'est pas juge de la légalité de la délivrance et du retrait des passeports diplomatiques.

Il est sorti du cadre de ses attributions légales, car le décret qu'il invoque dispose en son article 12:« le Ministre des Affaires Etrangères est chargé de l'exécution du présent décret »

Le caractère arbitraire de la mesure est d'autant plus évident que Maître Nicolas TIANGAYE n'a pas commis de faux pouvant entraîner la mise en mouvement de l'action publique par le Parquet.

En se substituant au Ministre des Affaires Etrangères pour prendre une décision administrative de retrait d'un passeport diplomatique en l'absence de toute infraction à la loi pénale, Monsieur Firmin FEINDIRO, Procureur de la République a commis un abus de pouvoir.

b) Les donneurs de leçons en matière de respect de la légalité auront certainement toutes les peines du monde à citer une seule disposition du Décret n004.184 du 15 juin 2004 qui autorise leurs épouses et leurs enfants à se faire délivrer des passeports diplomatiques, sans parler des criminels et autres délinquants de droit commun qui ne sont ni des fonctionnaires, ni des personnes assumant une quelconque responsabilité étatique ou investies d'une mission de service public. Ces individus circulent librement et débarquent régulièrement à l'aéroport international Bangui M'poko avant et après 2006. Leurs passeports diplomatiques ne sont jamais retirés et transmis au Parquet pour être perforés et détruits.

Monsieur SAIFEE DURBAR, un indo-pakistanais condamné à 3 ans d'emprisonnement ferme par la justice française pour escroquerie s'est fait délivrer par les autorités centrafricaines un passeport diplomatique uniquement pour qu'il jouisse de l'immunité diplomatique et pour faire obstacle à la demande d'extradition adressée par la France à la Grande Bretagne. La manœuvre ayant échoué, ce hors­la-loi purge actuellement sa peine à la prison de la Santé. Il conserve toujours le passeport diplomatique centrafricain valable du 20 juin 2008 au 19 juin 2013.

c) La lecture partiale et restrictive du décret sus-visé par le Procureur de la République est erronée :

Le Médiateur de la République et le Président du Haut Conseil de la Communication ne figurant pas sur ce décret détiendraient-ils illégalement des passeports diplomatiques? Les hautes fonctions qu'ils assument justifient qu'ils soient détenteurs de passeports diplomatiques.

2) - Les raisons du retrait du passeport diplomatique de Maître Nicolas TIANGAYE sont politiques

a) Contrairement aux assertions du Procureur de la République qui affirme que depuis 2006, il est procédé au retrait systématique pour vérification par le Parquet de tous les passeports diplomatiques des passagers au débarquement de Bangui, celui de Maître Nicolas TIANGAYE délivré le 18 Août 2006 n'a jamais fait l'objet d'une quelconque vérification malgré ses nombreux déplacements à l'étranger.

Son passeport a été retiré le 10 juin 2010, alors qu'il avait animé une réunion politique à Paris le 5 juin 2010. La coïncidence n'est pas fortuite.

Cette mesure est consécutive à celle prise contre d'autres opposants et leaders politiques (interdiction de sortie de Messieurs Martin ZIGUELE et de Cyriaque GONDA).      

b) Les propos du Procureur FEINDIRO contredisent ceux du Ministre Fidèle NGOUANDJIKA, porte-parole du gouvernement qui avait déclaré, embarrassé, que Maître Nicolas TIANGAYE pouvait aller retirer son passeport au Parquet de Bangui, l'incident étant clos.

c) Le Procureur Firmin FEINDIRO prend une position politique lorsqu'il reproche dans un communiqué à un Parti de « pousser à la haine et de voir la politique partout». En faisant de la concurrence déloyale au porte-parole de KNK et au porte- parole du Gouvernement, le Magistrat en fonction Firmin FEINDIRO viole son serment et l'obligation de réserve que lui impose son statut.

3) En définitive, la CRPS soutient que:

- Le Procureur FEINDIRO est l'exécutant de représailles politiques décidées par les plus hautes autorités de l'Etat à l'encontre de Maître Nicolas TIANGAYE.

- Dénonce l'ingérence du Procureur FEINDIRO dans les conflits politiques ne relevant pas de ses attributions.

- Condamne la mesure illégale et arbitraire de retrait, de confiscation et de destruction du passeport diplomatique de Maître Nicolas TIANGAYE.

Bangui, le 1 er Juillet 2010

Pour le Directoire Politique,

Le Secrétaire National aux Relations Extérieures

CONVENTION REPUBLICAINE POUR

LE PROGRES SOCIAL (C.R.P.S.)

DIRECTOIRE POLITIQUE

 

Francis Albert OUAKANGA

 

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