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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 18:33


Faure Gnassingbé votant

 

(Afrik.com 26/03/2010)


Pour trouver un président qui se cache après sa “brillante réelection”, il faut aller au Togo. “Je ne l’envie pas, ce jeune président. Que le Seigneur fasse que je ne me retrouve dans aucune situation qui me contraigne à l’appeler : monsieur le président… Ce sera pour moi un crime que mon statut et le devoir de vérité ne me permettent pas de commettre”. C’est ce qu’a confié un prélat contacté à Lomé au sujet de Faure Gnassingbé. Celui que la CENI et la Cour constitutionnelle imposent aux Togolais comme chef de l’Etat, président de la République pour les cinq prochaines années.

En réalité, lorsqu’on se réfère aux résultats de ce président aux mille et un cadavres qu’il traîne comme un boulet au pied, lorsqu’on revoit le film scandaleux de sa réélection, cette position tranchée de l’homme de Dieu qui est aussi celle de millions de Togolais, est sans nulle doute compatible au bon sens.

On pourra même dire que suite à la parodie du 4 mars dernier, Faure Gnassingbé a doublé le nombre de ses opposants et s’est mis à dos ceux qui, jusqu’à récemment, étaient indécis à son égard. Comment va-t-il s’en sortir sans faire basculer son pays dans le chaos ? Faure est en présence d’une équation compliquée, d’une victoire empoisonnée. Pour le moment, il se cache et fait mine d’avoir honte de sa victoire. Et dire qu’une cour qui se veut constitutionnelle n’a trouvé aucun mal à entériner cette victoire que beaucoup dans la sous-région qualifient du mal sur le bien, c’est un outrage fait à la Nation togolaise.

Jean-Pierre Fabre, le candidat du FRAC qui s’estime le vrai gagnant du 4 mars entend – quel qu’en sera le prix – accéder à la victoire qui lui est volée. Le Front multiplie les mouvements de protestation à travers le Togo. Le Régime – comme à son habitude - se tourne vers l’extérieur pour mendier, non sans peine, les messages de félicitations que Republicoftogo, le site officiel, brandit avec frénésie. C’est à croire que ces courriers diplomatiques protocolaires sont suffisants pour que le régime, totalement vomi, acquière la légitimité que le peuple lui refuse.

Un gouvernement d’union nationale : le leurre à venir

Plus jamais, rien ne se passera comme avant, c’est-à-dire comme s’il n’existe pas au Togo un peuple qui mérite respect et considération. C’est là où campe le FRAC. Avec les échauffourées du mercredi soir, le Togo est encore une fois de plain-pied dans une tourmente dont on ne peut dire, à ce jour, qui aura le dessus. Mais, il se profile à l’horizon une échappatoire dont raffole le parti au pouvoir, le RPT : un Gouvernement d’Union Nationale. Cela n’a jamais marché, ni au Togo, ni ailleurs. A quoi ressemble ce schéma ? C’est généralement un cabinet fourre-tout dont le chef (Premier ministre) fait figure de paravent. On va donc bientôt assister au débauchage par le pouvoir d’une personnalité de l’opposition pour ce poste sans importance réelle au Togo. Le haut fonctionnaire, pieds et mains liés, passera le temps à avaler les couleuvres de la jungle RPT avant d’être brutalement débarqué comme un malpropre.

Et, la question “ à quand l’alternance au Togo” reste entière. Sans réponse. On le voit, cette re-élection de Faure Gnassingbé dont la cote de popularité est plus que rabougrie, pour ne pas dire nulle, n’est pas la solution. En conflit permanent avec son tribunal intérieur et les mânes de ses victimes de 2005, il passera plus le temps à noyer ses innombrables soucis dans les futilités qu’à diriger réellement le pays.

C’est pourquoi des Togolais, surtout ceux de la diaspora, promettent d’user de tous les moyens pour lui barrer la route. Ceux-ci ont compris que la prétendue re-élection de Faure n’est rien moins qu’un cyclone qui risque de rayer le Togo de la carte du continent, si son mandat, fictif, devait aller jusqu’à son terme.

Même son de cloche, mais d’un ton beaucoup plus modéré, chez un romancier togolais basé à Paris, Théo Ananissoh, dans son nouveau roman ténèbres à midi, paru il y a deux mois chez Gallimard : “Mon pays, depuis une bonne quarantaine d’années, est un lieu sans intelligence et sans aucune vertu. Je voudrais en faire le portrait pour ceux qui viendront après nous”. On ne peut pas mieux décrire l’esprit qui prévaut majoritairement au Togo.

Les Togolais et une bonne partie de la communauté international (USA, Pays scandinaves, Allemagne, Canada, Ghana…) se demandent si Faure Essomzina a réussi son pari d’une élection à la ghanéenne comme il l’avait promis tambour battant ? Aussi aimeraient-ils savoir quand, comment et avec qui le jeune président va t-il faire sa réconciliation nationale ?


par Kodjo Epou, pour l'autre afrik

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 18:22


Ibni-Oumar-Mahamat-Saleh.jpg

 

(Libération 27/03/2010)


C'est une démarche peu banale. Jeudi, les députés français ont adopté à l'unanimité une proposition de résolution pour inciter Paris à faire pression sur le gouvernement tchadien afin que soit révélé le sort réservé à l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh. Cet homme très respecté dans son pays, mathématicien de formation, a été enlevé le 3 février 2008 à son domicile par des militaires tchadiens, après une attaque avortée de la rébellion sur N'Djamena. Depuis, il est porté disparu. Mais cette résolution non contraignante a, hélas, peu de chances d'aider à la manifestation de la vérité, au vu des déclarations du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

Pour l'auteur de cette résolution, le député socialiste Gaëtan Gorce, la France a une responsabilité particulière dans cette affaire. En février 2008, elle avait aidé, de manière discrète mais très efficace le président Idriss Déby à repousser les assauts des rebelles. Paris lui avait fourni des munitions et des renseignements, et sécurisé l'aéroport d'où décollaient les hélicoptères qui ont bombardé les rebelles. Assiégé dans son palais, le chef de l'Etat rétablissait de manière spectaculaire la situation, avant de mettre en déroute ses assaillants. Dans la foulée, une chasse aux sorcières était déclenchée dans la capitale tchadienne, dont Ibni Oumar mahamat Saleh a probablement payé le prix fort.

Du fait de son implication dans ces événements, Paris s'était ensuite senti obligé de faire pression sur le régime de Déby pour faire la lumière sur les violations des droits de l'Homme commises à cette époque. Une Commission d'enquête internationale avait été mise en place. En septembre 2008, contre toute attente, elle livrait un rapport plutôt percutant. Sur la disparition de l'opposant, elle concluait qu'il avait été enlevé par «sept à dix militaires, de l'ethnie Zaghawa», dont est issu le président Déby. Ne pouvant résulter «d'une initiative personnelle d'un quelconque militaire subalterne», la Commission assurait que l'escadron agissait sur «ordre de sa hiérarchie ou des instances supérieures de l'État».

Pour Gaëtan Gorce, il ne fait aucun doute que la France sait ce qui s'est passé. Elle disposait alors de conseillers militaires, et l'un d'entre eux, membre de la DGSE, était au Palais présidentiel lors de l'attaque rebelle sur N'djaména. «Nous ne pouvons nous résigner à ce que, dans un pays où la France exerce une telle influence, un homme tel que M. Saleh ait pu disparaître au nez et à la barbe des autorités diplomatiques et militaires françaises», a lancé jeudi Gaëtan Gorce. Et de réclamer une présence internationale au sein du «Comité restreint de suivi», comme le recommandait, à l'automne 2008, la Commission d'enquête.

Bernard Kouchner a paru gêné aux entournures. A l'Assemblée, il a écarté l'idée que Paris pourrait faire quoi que ce soit: «Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour faire aboutir l'enquête sur les événements de 2008». On a connu l'ancien French doctor plus pugnace...«Je partage ce souci de vérité qui vous anime», a-t-il encore dit, avant d'estimer: «Il ne faudrait pas que, sous couvert d'excellents sentiments, nous en arrivions à galvauder les progrès accomplis dans ce pays» qui «consolide son Etat de droit». Pour faire bonne mesure, Kouchner a martelé: «Il serait absurde d'interférer sur le cours de la justice d'un Etat indépendant». Il fut un temps où Bernard Kouchner, plein «d'excellents sentiments», se faisait le champion du droit d'ingérence. C'était il y a une éternité, semble-t-il.


Par Thomas Hofnung

© Copyright Liberation

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 03:08


rebelles-LRA.jpg

 

KINSHASA - AFP / 28 mars 2010 00h01 - Human Rights Watch (HWR) détaille dans un rapport publié samedi soir le massacre "planifié" par les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de plus de 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

"Au cours d'une opération bien planifiée", qui s'est déroulée entre le 14 et la 17 décembre dans une dizaine de villages de la région de Makombo, dans le district du Haut Uélé (nord-est), "la LRA a tué plus de 321 civils et enlevé plus de 250 autres personnes, dont au moins 80 enfants", révèle le document de 67 pages intitulé "Le chemin de la mort : Atrocités commises par la LRA dans le Nord-est du Congo".

"La grande majorité des victimes étaient des hommes adultes qui ont d'abord été ligotés, avant que les combattants de la LRA ne les tuent à coups de machettes ou leur écrasent le crâne à coups de hache ou de lourds gourdins", écrit HRW après une mission de recherche menée dans la région en février.

Les rebelles étaient entre 25 et 40. Ils ont parcouru une centaine de km lors de l'opération dont l'objectif était de tuer, enlever et piller, selon Human Rights Watch.

"Au moins 13 femmes et 23 enfants figuraient parmi les victimes, dont la plus jeune, une fillette de 3 ans, a été brûlée vive", selon l'enquête.

Dans chaque village attaqué, ils "se sont fait passer pour des soldats de l'armée congolaise et ougandaise en patrouille, en rassurant les gens en mauvais lingala (langue locale), leur disant de ne pas avoir peur et, une fois que les personnes s'étaient rassemblées, ils ont capturé leurs victimes et les ont attachées".

"Ils ont spécifiquement recherché les endroits dans lesquels les gens auraient tendance à se rassembler" en demandant où se trouvaient les marchés, églises, points d'eau mais aussi les écoles, "ce qui indique que l'un de leurs objectifs était d'enlever des enfants", avance le rapport.

"Les civils enlevés, dont de nombreux enfants âgés de 10 à 15 ans, ont été attachés avec des cordes ou du fil métallique à la taille, formant souvent des chaînes humaines de cinq à 15 personnes. Ils étaient forcés à porter les marchandises que la LRA avait pillées et ensuite à s'en aller avec eux. Toute personne qui refusait, marchait trop lentement ou tentait de s'enfuir était tuée", est-il expliqué.

Des personnes échappées ont témoigné de "l'extrême brutalité du groupe", selon HRW qui évoque "des enfants capturés" qui ont "été forcés à tuer d'autres enfants qui avaient désobéi aux règles de la LRA (...) Les enfants ont reçu l'ordre d'encercler la victime et de la frapper chacun à leur tour sur la tête avec un gros gourdin jusqu'à ce que mort s'ensuive".

Selon des témoins, la région "a été remplie de l'+odeur de la mort+" pendant des jours et des semaines après l'attaque, écrit l'ONG.

"Ces quatre jours d'atrocités démontrent que la LRA reste une menace grave pour les civils et non un groupe affaibli, comme le prétendent les gouvernements ougandais et congolais", explique Human Rights Watch dans un communiqué reçu à Kinshasa.

Elle regrette par ailleurs l'inertie de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) -qui dispose d'un millier de soldats dans cette région- après l'attaque, et plaide pour une "stratégie régionale globale" entre la RDC, la Centrafrique, le Sud-Soudan et l'Ouganda.

Dans une série de recommandations, elle appelle notamment les Etats-Unis à soutenir l'organisation d'une "conférence internationale" pour répondre à la menace de la LRA et "adopter la loi relative au désarmement de la LRA et à la relance du nord de l'Ouganda".

La rébellion de la LRA, active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, est réputée pour être une des plus brutales au monde. Depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la RDC, mais aussi en Centrafrique et au Sud-Soudan.

(©)


Le chemin de la mort : Atrocités commises par la LRA dans le Nord-est du Congo

Source: Human Rights Watch (HRW)

Date: 28 Mar 2010


Résumé

Nous avons été oubliés. C'est comme si nous n'existions pas. Le gouvernement dit que la LRA n'est plus un problème, mais je sais que ce n'est pas vrai. Je vous en prie, s'il vous plaît parlez à d'autres de ce qui nous est arrivé.

Chef traditionnel de 80 ans, pleurant son fils tué par la LRA, Niangara, le 19 février 2010

Entre le 14 et 17 décembre 2009, l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe rebelle ougandais, a mené une attaque atroce dans la région de Makombo située dans le district du Haut Uélé, dans le Nord-est de la République démocratique du Congo, près de la frontière avec le Soudan. Au cours d'une opération bien planifiée, la LRA a tué plus de 321 civils et enlevé plus de 250 autres personnes, dont au moins 80 enfants. La grande majorité des victimes étaient des hommes adultes qui ont d'abord été ligotés, avant que les combattants de la LRA ne les tuent à coups de machettes ou leur écrasent le crâne à coups de hache ou de lourds gourdins. Les membres de leurs familles et les autorités locales ont trouvé plus tard des corps meurtris attachés aux arbres ; d'autres corps ont été trouvés dans la forêt ou dans les broussailles tout au long du trajet aller-retour effectué par le groupe de la LRA sur une distance de 105 kilomètres lors de l'opération. Des témoins ont déclaré à Human Rights Watch que pendant des jours et des semaines après l'attaque, cette région reculée a été remplie de l' « odeur de la mort ». L'attaque a été l'un des plus importants massacres en 23 ans d'histoire de la LRA.

© Copyright, Human Rights Watch 350 Fifth Avenue, 34th Floor New York, NY 10118-3299 USA

 



NDLR : On peut qu’être horrifié par cette barbarie bestiale des bandits de la LRA telle que rapportée par cette sérieuse organisation qu’est HRW. Ce sont les mêmes atrocités qu’ils font aussi subir jusqu’à présent aux populations du Sud est centrafricain dans l’indifférence totale des pseudos autorités de Bangui qui n’en ont rien à foutre en quelque sorte. Rien n’est épargné sur le passage de ces hordes de criminels de Joseph Kony. Ecoles, dispensaires, églises etc…sont systématiquement pillés et saccagés. Bozizé est davantage soucieux de ce qui va se passer après l’expiration de son mandat constitutionnel le 11 juin 2010 à minuit que par le triste sort fait au quotidien à ses concitoyens de Zémio, Obo, Rafaï, Yalinga, Bakouma et autres. Quand prendra fin le calvaire de ces populations ?


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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 23:32


vote d'une femme en Afrique

 

(MISNA) 25/3/2010   12.48 - Le premier tour de la présidentielle et les élections législatives se tiendront le 11 juin et non pas le 25 avril, a décidé la Commission électorale indépendante en raison de retards dans les phases du processus électoral, précisant que le ballotage pourrait quant à lui se tenir le 24 juin.

Ce report du scrutin implique la prorogation du mandat du président François Bozizé et des députés, que la cour constitutionnelle sera appelée à formaliser. Des sources de la MISNA contactées à Bangui signalent depuis plusieurs semaines les doutes de la population tant pour la tenue effective du scrutin que pour les garanties d'un vote démocratique.

La semaine dernière, le comité de contrôle électoral détaché par la communauté internationale avait constaté des retards dans l'organisation des élections et suggéré un report du scrutin, conformément aux requêtes de l'opposition et des anciens rebelles engagés dans le processus de désarmement et de réinsertion sociale.

Lors des prochaines élections, le président sortant Bozizé devra se mesurer à l'ancien chef d'État qu'il avait lui-même contribué à destituer, Ange Félix Patassé, ainsi qu'à trois autres candidats, dont l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé.

 

NDLR : Selon un communiqué de la présidence publié ce samedi, Bozizé serait d’accord avec le report des élections mais pas au-delà du 11 juin. S’il reconnaît aussi par ailleurs que seule la CEI doit faire des propositions de dates pour les élections, pourquoi fixe-t-il lui-même un dead line ? Tant qu’à faire, il n’a qu’à décréter qu’il est aussi président de la CEI pour qu’on sache à quoi s’en tenir. Si les élections ne sont pas bien préparées, on ne se hâterait pas de les tenir simplement pour lui faire plaisir. Contrairement à ses prétentions d'être le meilleur garant de la Constitution, Bozizé passe plutôt son temps à la violer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 17:12


drapeaux_rca_ue_200.jpg


Nous publions ci-dessous tel quel, le texte d’un inadmissible et odieux tract qui circule à Bangui contre le Délégué de l’Union Européenne à qui le pouvoir en place reproche d’avoir plaidé pour le report des élections en Centrafrique. Cette position du diplomate n’est pas du tout du goût de Bozizé et sa clique qu’ils ont décidé de le dénigrer et d’orchestrer une campagne d’intimidation contre lui en feignant d’ignorer que ce dernier qui a des comptes à rendre à sa hiérarchie, ne peut tout simplement les laisser tenir des élections bâclées et frauduleuses avec les deniers de l’institution qu’il représente en RCA. Bozizé et sa clique sont-ils en mesure de comprendre cela, aveuglés qu’ils sont par leur volonté de réaliser très vite leur hold-up électoral qu’il projette ? Leur régime est coutumier du genre  et excelle dans le mauvais traitement des diplomates accrédités dans le pays. On se souviendra notamment  des ennuis que certains minables ministres de Bangui avaient tenté de créer à la veille de la fin de mission en RCA, à M. Jean-Claude Esmieu, le prédécesseur de M. Samzun. Le régime de Bangui comprendra-t-il un jour que les diplomates des pays amis de la RCA et représentants des organisations internationales partenaires au développement ont droit à un minimum de respect  et de considération ? 

 

La Rédaction de C.A.P

 

 

L E T T R E   OUVERTE

                                                  

 A

 

                                                      Monsieur Guy SAMZUN

                                   Ambassadeur, Chef de Délégation de l'Union Européenne

                                                                     BANGUI

 

Monsieur  l'Ambassadeur,

 

Vos agissements néo politiques de ces derniers temps, deviennent de plus en plus agaçants pour le milieu intellectuel centrafricain et, au demeurant créent de la psychose au sein de la paisible population de ce pays.

 

Nul n'a besoin de se rappeler les douleureux évènements qu'a connus la Républqiue Centrafricaine il y a plus d'une décennie déjà. Toutefois, pour ceux de la même mouvance comme vous,  nous nous permettons de relever ici quelques faits en souvenir avant d'ouvrir le débat avec vous.

 

1- 1988 : Mutinerie de la garde rapprochée du Président KOLINGBA

 

2- 18 avril 1996 : première mutinerie de l'ère PATASSE

 

3- 18 mai 1996: deuxième mutinerie de l'ère PATASSE

 

4- 16 novembre 1996: troisème mutinerie de l'ère PATASSE

 

5- 28 mai 2001: coup d'état manqué

 

6- 25 octobre 2002: coup d'état manqué

 

7- 15 mars 2003: coup d'état, arrivée du Général François BOZIZE au pouvoi; ce que d'aucuns considèrent de sursaut patriotique.

 

Ces différents mouvements militaro politiques ont été vécus de bout en bout par les centrafricains de souche tandis que les prostitués politiques et les expatriés ont jugé nécessaire de se mettre à l'abri; les uns se constituant volontairement prisonnier des Européens, les autres ne pouvant faire appliquer le principe du secours à personne en danger, s'en ont tiré avec le concours des missions spéciales de rapatriement.

 

Allez y comprendre Monsieur l'Ambassadeur, que le peuple de ce pays a temps souffert dans sa chair, dans son os et , dans son esprit tout simplement parce que certains centrafricains qui se disent intellectuels, hommes politiques, avec  la complicité de certains hauts cadres des institutions nationales et internationales, des pays amis ....sacrifiaient  le sang des innocents centrafricains pour satisfaire leur but égoiste.

 

Dans ce pays et pendant cette période, les enfants ont connu des années scolaires troubles, la situation socio sanitaire de la population était catastrophique, sous l'effet des détonations des armes, on notait le déplacement massif de la population à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.le PIB était remis à zéro, la pendule de la croissance s'était arrêtée.

 

Oui comme aucun pays nanti ou arriéré au monde ne peut vivre en autarcie et, par principe de règlement de conflits internatonaux , régionaux ou sous régionaux voire nationaux, les voix se sont levées pour décider du retour de la paix en République Centrafricaine, reconnues riches d'antan territoire paisible. Les efforts des uns et des autres ont contribué à restaurer le climat de confiance entre l'Etat et la communauté internationale, la cohésion sociale entre la population.; on assiste à la naissance de  nouvelles bases pour un développement harmonieux et durable.

 

Se conformant à la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance, qui stipule en son article 17 que " Les Etats parties réaffirment leur engagement à tenir régulièrement des élections transparentes, libres et justes conformément à la déclaration de l'Union ......", le gouvernenement et le peuple centrafricains qui aspirent à la Paix,  ont opté pour l'organisation et la tenue des élections suivant les dispositions prévues par la loi;  si à l'aventure et pour des raisons d'ordre administratif on note un dysfonctionnement dans les préparatifs, cela ne pourrait  être règler que dans un cercle d'entente qui se veut responsable et conciliant comme en 2005, où on avait mis en place un code de bonne conduite (ce que vous ignorez complètement cette fois-ci), ou autre tribune de partage et de dialogue au nom de l'intérêt national.

 

De toute cette situation, qu'est ce qui se passe. Monsieur l'Ambassadeur, vous vous transformez en leader des opposants centrafricains; vous vous écartez de votre mission et de votre statut pour vous attaquer aux institutions de la République qui sont d'ailleurs vos interlocutrices directes. Vous organisez des messes de minuit avec eux, Ok c'est votre liberté la plus absolue de rencontrer qui vous vouslez et à n'importe quelle heure; seulement,  vous entrenez leur passion en les excitant à avoir des propos désobligeants et d'une certaine contrariereté vis à vis des gouvernants de l'heure sans que vous ne mesuriez les conséquences que vos actions pourraient entrainer. Si aujourd'hui, la Centafrique est la une dans les presses nationales et internationales, faisant l'objet d'une certaine cacophonie médiatique cela est dû au fait que votre personne a le malin plaisir de voir le pays s'assombrir dans la guerre civile. Nous étayons notre assertion en citant deux exemples:

 

a- au cours d'une réunion de travail que vous aviez tenue avec le bureau de la CEI dans vos locaux, on retient en subtance de votre position, si le Président BOZIZE, décidait d'un réferendum, ce qui est arrivé à Tandja l'attraperait.

 

b- lorsque vous recevez des personnes à votre domicile de la Villa Baobab, vous déclarez à qui veut vous entendre, que les élections seront reportées et que vous de la communauté internationale ,décidez d'une tansition d'un an.

 

A analyser vos points de vu et  implication partisane voire partiale dans la gestion des prépartatifs des élections 2010, nous sommes en mesure de dire que vous seriez de convenence avec ceux là qui cherchent à destabiliser le pays. La déclaration du Ministre OUANDE le 13 mars 2010 au sujet d' un coup d'état en prépartion n'était pas quand même fortuite. Nous disposons des informations plus capitales sur ces faits que pour des raisons de maturité intéllectuelle nous ne voulons pas perturber la quiétude de la grande famille centrafricaine.

 

Monsieur l'Ambassadeur, les faits ci haut relevés sont suffisamment graves pour un diplomate de votre niveau qui n'a qu'une ambition de faire éclater la guerre civile dans un pays longtemps meurtri et qui est en passe de penser ses plaies.

 

Le monde entier sait que la fin de la guerre en Afghanistan ,en Irak, en Somalie ne sera pas pour demain; à quoi bon d'ouvrir un autre front en Centrafrique? Le report des élections en Cote d'Ivoire, n'a pas encore trouvé de solution à ce jour, quel remède vous, spécialiste de question électorale préconisez pour la sortie de la crise dans ce pays?

 

Au nom de BOGANDA, BOKASSA, DACKO, KOLINGBA, GOUMBA, nous disons "kombo ndjombo"; si le territoire centrafricain ne vous pas accueilli que vos manoeuvres machiavéliques atteignent leur but; sinon.......

 

A tous les pays de l'Union Européenne , nous vous demandons de prendre des précautions dans le choix de vos représentants sinon cela compromettrait les bonnes relations qui existent entre votre Communauté et les pays amis.

 

Nous,  DEFENSEURS DE LA PATRIE, sommes appelés à attirer l'attention des autorités centrafricaines sur les déparages de tous ordres relevés au sein de l'administration et de dénoncer toutes manoeuvres qui visent à mettre en péril  la Paix en Centrafricaine. Nous avons été très longtemps malmenés à tel enseigne que nous ne pouvons plus cèder à une sorte de terrorisme moderne .

 

 

 

Pour le Conseil exécutif

 

Mr Bertrand KANGO BEA

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 16:47


Bozizé en Chine

 

BANGUI (AFP) - 27.03.2010 13:40 - Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat, selon un communiqué de la présidence lu samedi à la radio nationale.

Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat, selon un communiqué de la présidence lu samedi à la radio nationale.

Le président centrafricain François Bozizé est d'accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat, selon un communiqué de la présidence lu samedi à la radio nationale.

"S'agissant de la date des élections, le président de la République a précisé de manière claire qu'il revenait à la Commission électorale indépendante (CEI) de proposer, si elle juge nécessaire, une nouvelle date. Une nouvelle date qui ne devra pas dépasser le 11 juin 2010", affirme le texte.

Ce communiqué résumait l'entrevue du chef de l'Etat avec les membres du Comité de pilotage des élections qui regroupe des représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale.

Selon les membres du comité, "il existerait encore des problèmes d'ordre technique au niveau de la CEI (...). C'est pourquoi ils souhaiteraient que par consensus politique, le mandat du président de la République soit prolongé au delà des délais constitutionnels", a poursuivi le communiqué.

Mais M. Bozizé "leur a réaffirmé son attachement au respect et à la défense de la Constitution".

Jeudi, le Comité de pilotage des élections avait estimé qu'il serait "difficile" de tenir les élections le 25 avril alors qu'une source officielle avait indiqué sous couvert de l'anonymat à l'AFP que le premier tour serait reporté au 11 juin.

Des membres de l'opposition ainsi que l'ONU, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France --principaux bailleurs de fonds des élections-- sont favorables à un report.

La CEI avait souligné jeudi être la "seule institution habilitée à proposer les dates des élections", rappelant que "jusqu'à nouvel ordre, les dates restent inchangées".

© 2010 AFP

 

Bozizé accepte le report de la présidentielle en Centrafrique

 

BANGUI - Reuters, 27/03/2010 à 20:53 - Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé a accepté samedi le report de l'élection présidentielle prévue le 25 avril, mais il a souhaité que le scrutin ait lieu avant le 11 juin, date de fin de son mandat.

La Commission électorale indépendante (CEI) du pays, avait fait valoir que l'établissement des listes électorales n'était pas achevé et que le gouvernement devait encore réunir les neuf milliards de CFA (18,5 millions de dollars) nécessaires pour organiser les opérations de vote.

La France et les Nations unies ont déjà fourni respectivement 200.000 euros et 300.000 dollars pour la tenue du scrutin.

Le président centrafricain François Bozizé et ses adversaires politiques s'opposent au sujet de la date à laquelle organiser une consultation électorale dans l'ex-colonie française, en butte à une instabilité intérieure et régionale.

Des donateurs allant de l'Union européenne aux Nations unies ont réclamé un report de l'élection dans le contexte actuel.

Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup de force avant de remporter la dernière présidentielle en 2005, avait rejeté ce mois-ci un appel de l'opposition en ce sens.

"J'accepte la proposition de nos amis de la communauté internationale de reporter l'élection initialement fixée au 25 avril", a-t-il cette fois déclaré dans une allocution radiodiffusée.

"Je demande en conséquence à la commission électorale indépendante de proposer une nouvelle date pour les élections, à condition qu'elle ne tombe pas après le 11 juin, car nous ne pouvons avoir un vide juridique", a-t-il ajouté, en faisant allusion au fait que son mandat de cinq ans se termine en juin.

La République centrafricaine, dont le sous-sol est riche en or, en diamants et en uranium, reste néanmoins dans un état de grande pauvreté. Cet Etat, l'un des plus isolés d'Afrique, fait face à plusieurs rébellions intérieures et a en outre été entraîné dans des conflits régionaux où étaient impliqués le Soudan, le Tchad et la République démocratique du Congo (RDC).

Environ 200.000 civils vivent aujourd'hui en brousse pour éviter les zones de conflit.

Les principaux adversaires de Bozizé, qui craignent la fraude lors du scrutin, se sont regroupés au sein d'une coalition baptisée les Forces pour le changement et ont appelé vendredi à la mise en place de profondes réformes avant la tenue du scrutin, qu'ils souhaitent voir organisé en janvier 2011.

Paul-Marin Ngoupana, Philippe Bas-Rabérin et Pascal Liétout pour le service français





NDLR : Il faut que Bozizé et son homme de paille Binguimalé se mettent d’accord. S’il est vrai que selon les dispositions du code électoral, c’est sur rapport de la CEI et sa proposition que le président de la République doit prendre le décret convoquant le corps électoral, ces dispositions n’ont pas été respectées par le décret qui a décidé du premier tour du scrutin le 25 avril. L’inénarrable Binguimalé à lui seul n’est pas la commission électorale. Ce qui a fait office de rapport de la CEI n’était qu’une minable bafouille de deux pages qu’il a envoyée à Bozizé. Il n’y a jamais eu de réunion plénière de la CEI pour adopter quelque rapport que ce soit. On est en pleine fourberie.

Bozizé ne peut indéfiniment se retrancher derrière son prétendu « attachement au respect et à la défense de la constitution » pour vouloir organiser des élections hâtives et bâclées pour réussir son hold-up électoral. "La crédibilité des élections est plus importante à nos yeux que le respect à la lettre des délais imposés par la constitution", avait relevé la représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations unies à Bangui.

Il y a des délais incompressibles dans la préparation de ces élections sur lesquels on ne peut faire l’impasse pour le seul plaisir de tenir des élections pour tenir des élections afin d’éviter un vide juridique constitutionnel. Ce n’est pas de gaieté de cœur que l’opposition qui veut pourtant voir vite Bozizé débarrasser le plancher se fait violence en préconisant elle aussi le report de ces élections. Personne, y compris la communauté internationale, ne veut  d’élections bâclées et frauduleuses.

Qui est à l’origine du considérable retard pris dans le processus électoral qui affole maintenant Bozizé si ce n’est lui-même. En gardant par devers lui les huit milliards du DDR, il devait savoir qu’il compromettait gravement le déroulement de ce programme de désarmement dont il savait bien par ailleurs qu’il est un préalable à la tenue des élections. Il a longtemps  joué avec le feu, le voilà en pleine tourmente et au pied du mur. Il n'a qu'à s'en prendre à lui-même.   

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 22:45


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Source : sidwaya.bf  vendredi 26 mars 2010

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues pour le 25 avril 2010 devraient être, selon la Commission électorale indépendante (CEI), reportées au 11 juin. Les discordes autour de la CEI, la pression de la communauté internationale et le non-désarmement des ex-rebelles ont milité pour ce report au bon dam du président Bozizé.

Le président centrafricain, François Bozizé semble enfin, cédé à la pression tous azimuts sur le report des présidentielle et législatives qui étaient fixées au 25 avril 2010. Selon la Commission électorale indépendante (CEI), ces élections ont été reportées le 11 juin 2010. Acculé par la pression de la classe politique, de la communauté internationale et des bailleurs de fonds, le président François Bozizé a fini par faire des concessions, mais réfute toutefois une date postérieure au 10 juin, jour anniversaire de son investiture.

Lors d’un discours le 15 mars 2010, François Bozizé avait montré sans équivoque, sa réticence au report de ces élections. Mais ses adversaires politiques estiment que le pays n’est pas pacifié et dénoncent un recensement inachevé et bâclé. Comme pour appuyer l’opposition politique centrafricaine, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui, les ambassadeurs de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la France ont recommandé à la CEI, le report technique des élections législatives et présidentielles du 25 avril.

Cette démarche conjointe de la communauté internationale appelant au report d’un scrutin en Afrique, fait rarissime, fait réfléchir plus d’un sur la bonne foi des principaux bailleurs de fonds des élections centrafricaines. "La crédibilité des élections est plus importante à nos yeux que le respect à la lettre des délais imposés par la constitution", a relevé la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui.

Au regard de l’atmosphère politique actuelle de la République Centrafricaine, les apôtres du report semblent avoir eu raison de sonner l’alarme pour éviter des élections mal organisées. Réunis le lundi 1er février dernier, la quasi-totalité des partis politiques d’opposition, ainsi que l’ex-rebelle Jean-Jacques Demafouth ont exigé sans conditions, la démission du président de la CEI, le Révérend Pasteur Joseph Binguimale. L’opposition lui reproche de "manque de sérieux, d’incompétence, de détournement et de manipulation du fichier électoral".

Le président Bozizé, qui a demandé la réalisation d’un audit sur les finances de la CEI, a toutefois renouvelé son soutien au Pasteur Binguimalé. "C’est un homme d’Eglise, il faut le respecter comme tel", a soutenu François Bozizé. Ce couteau tiré sur la CEI, cheville ouvrière d’élections transparentes risque de contribuer à un nouveau report si les deux parties ne jouent pas la carte de l’apaisement.

En outre, le gouvernement centrafricain doit compter sur la bonne volonté de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), rébellion centrafricaine, opérant dans le Nord du pays, qui n’a pas conclu d’accord de paix avec Bangui, en refusant d’intégrer le processus de paix, pour des élections pacifiques.

 

Lassané Osée OUEDROGO

 

Source : http://www.sidwaya.bf/spip.php?article3510

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 22:36


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                                                               NOTE D’INFORMATION


                                                                            ***********

Aux termes des dispositions de l’article 3 du Règlement Intérieur de la Commission Electorale Indépendante (C.E.I) du 23 Novembre 2009, il est demandé aux représentants des six (6) entités, désignés par leurs bases, de bien vouloir prendre part à une importante réunion le mardi 30 mars 2010, à 15 heures, à l’Ambassade, sise, 30, Rue des Perchamps, 75016 Paris.

Le point inscrit à l’ordre du jour est la mise en place du Comité d’Ambassade en vue de l’organisation des élections présidentielle et législatives de 2010.

                                                           FAIT A PARIS, LE 26 MARS 2010

                                                                         EGIDE GOUGUIA

                                                                  CHARGE D’AFFAIRES A.I

Source :
http://www.amb-rcaparis.org/message.php?message=15#msg
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 16:40


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APA-Bangui 26-03-2010 (Centrafrique) Le président du collectif des forces du changement, Me Nicolas Tiangaye, a proposé le report des élections législatives et présidentielles en janvier 2011, afin d’éviter un hold-up électoral, au cours d’une conférence de presse, jeudi à Bangui.

Le collectif des forces du changement a réaffirmé que la pacification du pays et l’aboutissement du programme de Désarmement Démobilisation et Réinsertion sont un préalable incontournable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national.

A en croire le collectif des forces du changement, sur les seize préfectures que compte le pays, huit sont occupées par les mouvements de rébellion armée dont cinq par les mouvements centrafricains dans l’Ouham, l’Ouham pendé, la Nana Gribizi, le Bamingui Bangoran et la Vakaga et les trois autres par les rébellions de LRA dans le Haut MBomou, le MBomou et la Haute Kotto.

Il a fait remarquer que la pacification du pays devra permettre de sédentariser les 300.000 déplacés internes et le retour des 138.000 réfugiés dans les trois pays limitrophes à savoir le Cameroun, le Tchad et le Soudan.

En outre le collectif des forces du changement a rejeté le décret convoquant le corps électoral pour les échéances de 2010, ainsi que celui relatif au découpage des circonscriptions électorales pour les législatives.

Selon le collectif des forces du changement, le décret portant découpage des circonscriptions électorales laisse entrevoir les cas d’injustice flagrant entre les Centrafricains.

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 04:33


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Source: Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)


BANGUI, République centrafricaine, Mars 25 (UNHCR) - Une nouvelle flambée de combats entre groupes armés et les bergers en République centrafricaine a forcé au moins 1.500 personnes à fuir leurs villages à proximité de la ville septentrionale de Batangafo.

L'UNHCR est profondément préoccupé par la sécurité qui reste tragique et la situation humanitaire dans le nord du pays, où les conflits entre les diverses parties au cours des cinq dernières années a laissé plus de 180.000 personnes déplacées.

"La poursuite des violences depuis 2005, menace la vie et le bien-être des dizaines de milliers de civils dans le nord", Aminata Gueye, représentant du HCR en République centrafricaine, a dit. «Plus la violence n'aide pas, car il est l'étirement de nos ressources déjà limitées et rendant plus difficile pour nous de répondre aux besoins des personnes déplacées [personnes déplacées]," at-il ajouté.

Lors de la dernière vague de violence, un groupe d’éleveurs à cheval conduisant des bovins, ont attaqué la semaine dernière des villages près de Batangafo, située à 500 kilomètres au nord de la capitale Bangui. Ils étaient apparemment venus en représailles pour une attaque du 13 Mars sur leurs habitations par des hommes armés, qui a laissé deux villageois morts.

Le week-end, le personnel du HCR et de plusieurs autres organisations humanitaires ont visité Batangafo pour évaluer la situation. Ils ont constaté que 13 villages avaient été brûlés, 17 personnes ont été tuées et cinq blessées par balle. Ils ont également signalé qu'au moins 1500 personnes avaient été déplacées dans et autour de Batangafo. Ce chiffre pourrait être plus élevé car de nombreuses personnes ont fui dans la brousse.

«Les personnes déplacées que nous avons rencontrées étaient terrifiées. La plupart d'entre elles étaient des femmes et des enfants et avaient besoin d'aide urgente", a déclaré Daniel Bangui, un agent de protection du HCR. "La situation doit être pire pour ceux qui sont dans la brousse parce que c'est un domaine où le minimum comme la nourriture, les soins de santé et l'eau, est rare."

Bon nombre des personnes nouvellement déplacées sont hébergées par des familles locales, dont les propres conditions de vie étaient déjà pauvres. Certaines familles de la région isolée ont pris en charge un maximum de huit personnes déplacées. La situation pourrait empirer au cours de la saison des pluies à venir. Le HCR prévoit de fournir une assistance aux personnes déplacées et aux familles d'accueil.

La situation autour de Batangafo reste tendue. Pendant ce temps, les fonctionnaires locaux ont indiqué que l'attaque par des bergers à quelque 300 kilomètres à l'ouest avaient fait six morts et trois blessés. Alors que les deux incidents ne semblent pas être liés, le HCR est préoccupé par l'escalade de la violence qui affecte son travail d’aide aux personnes déplacées ainsi que des milliers de réfugiés.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a visité la République centrafricaine au début du mois dans le but d'attirer l'attention internationale sur le sort des 30.000 réfugiés et environ 183.000 déplacés internes que le HCR aide à protéger et à aider là-bas. Les réfugiés sont pour la plupart originaires de la République démocratique du Congo, le Tchad, le Rwanda et le Soudan

Le nord du pays a été en proie à une insécurité chronique depuis 2005, en raison de la présence de rebelles et de bandits. Les civils dans la région ont été harcelés par ces groupes armés et environ 150.000 ont fui vers le Cameroun ou le Tchad. Cependant, malgré son instabilité, le Nord a également été un lieu d'asile pour les réfugiés.

António Guterres a affirmé que la communauté internationale a le devoir d'aider la République centrafricaine face à la crise humanitaire. "Il est injuste que toute l'attention est focalisée sur l'Irak, en Afghanistan et au Soudan où des dizaines de milliers de civils vivent dans des conditions épouvantables en République centrafricaine, a-t-il dit au cours de sa visite.

Par Djerassem Mbaiorem à Bangui, Central African Republic

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