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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 00:16

 

 

 

francais-de-souche.JPG

 


 

Le Point.fr - le 23/08/2012 à 10:33

 

Didier Raoult tord scientifiquement le cou au mythe du "vrai Français" dans un pays où le métissage est généralisé.

 

Les créations de mots et de concepts peuvent servir à déguiser des termes dont l'usage est interdit par la loi ou par l'évolution des moeurs. Au cours de la dernière campagne électorale, la question des "Français de souche" a émergé comme une évidence pour ceux qui ont employé l'expression. Habitant à Marseille, la croisée du monde méditerranéen, et ayant eu la chance d'y voir arriver un des meilleurs spécialistes scientifiques mondiaux de l'étude génétique des origines humaines, j'ai naturellement examiné cette question du point de vue du scientifique.


Il est d'abord bien difficile de définir géographiquement ce qu'est la France. En effet, ses frontières n'ont cessé de changer au cours des siècles. Marseille pendant longtemps n'a pas été française, le comté de Nice et la Savoie n'ont rejoint la France qu'il y a peu de temps, et l'Algérie a été un département français de 1830 à 1962. L'Alsace et la Lorraine étaient allemandes pour une partie du XIXe siècle et du XXe siècle. Les habitants de Saint-Louis au Sénégal eurent un statut de citoyens français dès la Révolution française, et cette citoyenneté s'étendait à quatre communes du Sénégal en 1916 ! Qu'en est-il des Français des Comores ? Ceux de Mayotte restés attachés à la France sont français, pas ceux des autres îles devenues indépendantes.

 

Ainsi, la France est une variable géographiquement instable, un mythe.

 

Le droit du sang génétiquement infondé

 

Concernant la génétique, les choses sont beaucoup plus complexes. Ainsi comment différencier la part de la population française vivant en Europe qui est issue des vagues d'envahisseurs celtes, germains, romains, huns, arabes (lors des grandes invasions du Moyen Âge,) Normands ou de tous les peuples méditerranéens dans le sud de la France, et la part née des migrations économiques des autres pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie ? Il existe seulement quelques îlots ayant conservé une certaine homogénéité génétique, dont les Basques qui ne sont regroupés dans aucune nation unique.

 

La réalité est qu'il n'y a aucune superposition entre le territoire français et son origine génétique. D'ailleurs, les récentes études génétiques ont montré qu'on trouvait en France un mélange des trois grands groupes d'hominiens archaïques que nous connaissons actuellement : Neandertal, Cro-Magnon et l'homme de Dénisova, originaire de Sibérie, dont les gènes nous ont peut-être été apportés par les Huns. Dans tous les cas le métissage est généralisé.

 

Ainsi le "droit du sang" n'est pas génétiquement fondé. D'autant que l'on estime que 5 à 10 % des enfants ne sont pas du père officiel, mais d'un inconnu, dont on ne connaît pas les gènes ! La définition retenue en France et aux États-Unis du "droit du sol" dépend du périmètre du pays au moment où l'enfant naît ou de la nationalité des parents.

 

Je redoute que le terme "Français de souche" ne serve qu'à exclure ceux que l'on ne veut pas comme Français...

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 23:28

 

 

 

 

Godfroy.JPG

 

 

 

 

 

Reconnaître la liberté d’expression a souvent constitué l’une des premières étapes vers la démocratie. Revendication commune au libéralisme politique et au républicanisme, elle est le pendant de la liberté de conscience et s’oppose au dogme. Celui de la monarchie absolue (crime de lèse-majesté), celui de la religion (délit de blasphème).

 

Maniant l’ironie, Beaumarchais fait dire à son Figaro :« Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. » 

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les révolutions anglaises, américaine et française se sont, entre autres, caractérisées par la reconnaissance de la liberté d’expression. Elles réalisaient ainsi une partie du projet des Lumières.

Tous les textes nationaux et internationaux protégeant les droits de la personne accordent à cette liberté une place privilégiée : du Bill of Rights de 1689 en Angleterre (liberté de parole et de débat au Parlement, la  liberté de se réunir en association, droit de pétition ) à la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies (DUDH) de 1948 en passant par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, adoptée en 1981.

Il est significatif qu’elle figure parmi les premières libertés supprimées par les régimes autoritaires, notamment au travers du contrôle de la presse et de l’art.

Alors 52 ans après une longue bataille et le sacrifice républicain du Président Fondateur Barthelemy BOGANDA, la République Centrafricaine veut replonger  dans  le monde de la tyrannie institutionnelle, si fondamentalement les différentes opinions qui doivent en principe servir comme arme de la construction d’un Etat fort sont qualifiées automatiquement de l’ennemi de la République, certainement que la décomposition de nos institutions  de ce jour est la preuve matérielle de pouvoir autoritaire et militaire qui veut confondre la démocratie à la dictature  dont le père géniteur Abraham Lincoln disait la démocratie  c’est le gouvernement du peuple pour le peuple par le peuple.

 En revanche pendant les festivités de 52ans de l’indépendance de la République Centrafricaine, sur initiative de Président François BOZIZE qui voulait célébrer cette journée  républicaine avec la diaspora centrafricaine en France.

Après son allocution  qui lui  a permis de rendre son réquisitoire  des 10 années bientôt passé au pouvoir, il fallait justement saisir l’opportunité d’avoir une comptabilité globale de fonctionnement de nos institutions c’est pour quoi la parole a été accordée au Représentant du Collectif  « Touche pas à Constitution » en France, une association de la défense des valeurs constitutionnelles et en même  temps contribuable de la bonne gouvernance en République Centrafricaine.

Le Représentant du Collectif  voulait  tout simplement savoir si le président de la République n’a pas l’intention de modifier la Constitution centrafricaine afin de lui permettre de prétendre à un troisième mandat qui sera totalement illégal au regard des dispositions de l’article24 de la dite Constitution.

Devant une question patriotique et qui engage la vie de la nation, le Président de la République, surpris de la portée d’une telle interrogation se met à rebondir sur des éléments de réponses  fondées sur la politique politicienne.

Et pourtant le Président a affirmé devant la diaspora en France que la Constitution sera respectée mais  à  notre  grande surprise  le Coordonateur  du collectif  Thierry  Ndoyo  a été arrêté à Bangui à sa descente de l’avion et transféré  automatiquement en prison au Camp de Roux, suite à l’intervention militaire d’un certain Capitaine de la garde présidentielle en la personne d’ Anatole NGAYA qui n’était même pas muni d’un document juridique délivré  par le Procureur de la République lui permettant de procéder à l’arrestation de ce dernier.

L’absence d’un mandat légal caractérise une fois de plus l’entrave faite sur  la liberté d’opinion et la violation des règles des droits fondamentaux en République Centrafricaine. Il est très  important de s’interroger  si l’engagement dans une vie  associative afin de promouvoir la démocratie  en République Centrafricaine est synonyme avec le fait d’être ennemi de la nation ?  On ne peut s’empêcher de faire le lien eu égard aux récents événements de l’affaire Thierry Ndoyo qui sont consécutifs du retour de Paris du Président Bozizé.

 «La  démocratie des opinions est différente de la démocratie des armes »

 Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert – Analyste en Gestion des crises politico- militaires.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 22:29

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Boali : 405 déplacés internes à cause de l’insécurité qui perdure

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

 

Boali, 23 août (RJDH)–Le président du comité sous préfectoral de la Croix-Rouge de Bossémbélé (sud-ouest), Honoré Régis Ndotité, a fait savoir que plus de 405 personnes  constituées majoritairement des femmes et des enfants ont fui, depuis le 22 août, les exactions des bandes armées non identifiées des villages périphériques de Boali, pour trouver refuge dans la ville de Bossémbélé.


Selon lui, la situation sanitaire et nutritionnelle de ces déplacés devient de plus en préoccupante. Il lance un vibrant appel aux humanitaires afin de voler au secours de ces personnes  en situation de détresse.

 

Ce déplacement de 405 personnes est dû  à l’insécurité persistante dans les sous-préfectures de Boali et de Bossémbélé. Après le drame du village de Boudouli à 55 kilomètres de la ville de Boali  qui a fait deux victimes le week-end  dernier.

 

Le mardi 21 août des hommes  armés non identifiées ont saccagé des maisons au  village Zoubara situé à 19 kilomètres de Bossémbélé.

 

 


 

Bangui : Le procès de Jean Pierre Bémba va durer plus longtemps que prévu

 

 

Bemba

 

 

 

Bangui, 23 août (RJDH)–Le procès de l’ancien chef rebelle congolais Jean Pierre Bemba, devant la Cour pénale internationale (CPI), doit encore durer plus longtemps. C’est ce qui ressort d’un point de presse organisé ce jeudi 23 août 2012, par le bureau de liaison de la CPI à Bangui.


Seulement avec la reprise du procès, le 14 août, par la déposition des témoins de la défense de Bemba, « nous pouvons dire que le procès va durer encore plusieurs mois, vu que la défense a prévu de présenter 65 témoins », a affirmé Benjamin Grébamba Yanguéré, assistant chargé de sensibilisation sur le terrain, au bureau de liaison de la CPI à Bangui.


Lors d’un point de presse organisé le 29 juin dernier à l’occasion des manifestions du 10e anniversaire de la CPI, Me Zarambaud Assingambi, un des avocats représentants les victimes avait affirmé que le verdict final de ce procès pourrait être connu au premier semestre 2013


Le procureur avait présenté 40 témoins. Les avocats représentants les victimes en avaient présenté cinq. Ceci, depuis le début du procès le 22 novembre 2010. La première personne  appelée par la défense est l’officier français, Jacques Seara, qui  a déposé en qualité d’expert, pour expliquer aux juges la structuration des forces armées centrafricaines. Son contre interrogation commence cette semaine.

 

Jean Pierre Bemba est poursuivi pour crime contre l’humanité et crime de guerre commis en République centrafricaine entre 2002 et 2003. Pour rappel, c’est le 24 décembre 2004 que la République centrafricaine a saisi la CPI pour l’affaire Bemba. Le 22 mai 2007, la CPI débute ses enquêtes sur le terrain en Centrafrique. Le 24 mai 2008, Jean Pierre Bemba est arrêté à Bruxelles, en Belgique. En janvier 2009, l’audience de confirmation de charge débute à La Haye. Le 22 novembre 2010 marque le début de ce procès.

 

 

 

 

Bria : Plus de 1000 personnes ont bénéficié de vivres de la part de l’ONG Coopi

 

Bria, 23 août (RJDH)– Au total  1571  personnes membres des  groupements agricoles ont bénéficié, ce jeudi, des vivres distribués par de l’ONG Coopi. Ces personnes ont été identifiées au mois de mai dernier.


 Le responsable  du  volet sécurité alimentaire,  Maximin Dissimida, a fait savoir que la quantité de vivres distribuée varie d’un groupement à un autre, selon l’effectif des membres de chaque  groupement.

 

« Le groupement Avouvou,  composé de 37 personnes a reçu 65 sacs de farine  de maïs, six sacs de haricot, six  bidons de cinq litres  d’huile et un  sac de sel. Par contre, l’Organisation des veuves centrafricaines (OVECA) qui compte 16 membres a reçu  54 sacs de farine de maïs, sept sacs de haricot, cinq cartons d’huile, trois  bidons de cinq litres d’huile  et un sac de sel »,   a-t-il précisé.

 

Rose Guéréyo, présidente de  l’OVECA et  Sylvain Malédepou,  président du groupement  agricole Sambabongo, ont mieux apprécié cette distribution que celle du mois de juin dernier.

 

 

 

Obo : L’armée ougandaise dément la résurgence de la LRA

 

 

armée ougandaise à Obo

 

 

 

Obo, 23 août (RJDH)–Le colonel ougandais, Milton, a rejeté l’information selon laquelle des éléments de la  l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, seraient  dans les rayons de 25 kilomètres de la ville d’Obo (sud-est).

 

 D’après lui il y a de nombreux groupes armés qui circulent dans le Haut-Mbomou,  dont la LRA. Il a cité des groupes rebelles qui viendraient du Soudan, notamment les Janjawid et  certains  éleveurs dangereux qui commettent aussi des exactions dans la  région.

 

D’après le colonel ougandais, les hommes dont la  présence a été signalée appartiendraient à ces différents groupes, et non de la LRA.

 

Un groupe de chasseurs et de peulhs avaient annoncé la présence des éléments  de la LRA dans un rayon de 25 kilomètres de la ville. La population des petits villages, prise de peur, a  abandonné  les champs pour trouver refuge dans la ville d’Obo.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:50

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

340 tonnes de vivres largués à 11 000 personnes vulnérables dans la Vakaga

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Août 2012 14:14

 

Une grande première dans la région de la Vakaga (nord). 340 tonnes de vivres ont été largués le 22 août 2012 à 11 000 personnes vulnérables. Cette action d’aide réalisée par les ONG humanitaires nationales et internationales dont le Programme Alimentaire Mondial (PAM) est destinée aux déplacés internes et habitants des localités de Tiringoulou, SékéKédé et Boromata (nord).

 

Ces vivres sont largués en raison de l’impraticabilité du réseau routier dans ces régions. Ils sont composés de haricot, huile, sel, semoule pour ne citer que ceux-ci.

 

Il s’agit d’une réponse aux récurrentes crises alimentaires qui ont durement frappées ces personnes vulnérables touchées par les conflits armés dans la région de la (Vakaga).

 

La situation humanitaire liée à cette crise alimentaire a été d’ailleurs présentée mercredi au grand public, à l’occasion de la célébration de la 4ème édition de la Journée Mondiale de l’aide Humanitaire.

 

Dans son allocution à l’occasion de cette journée, Modibo Touré, Coordonnateur des ONG humanitaires en Centrafrique a indiqué que « les pensées de l’heure s’orientent toujours vers les braves populations qui peinent et qui souffrent des affres des violences dont les conflits armés. Les soutenir dans la pauvreté et l’insécurité devient une urgence de ces ONG qui œuvrent aux côtés des autorités du pays pour cette cause ».

 

Selon le Chef du Bureau OCHA, Magalie Carpy Botoulou, « ces vivres pourront être distribués sur une période de six semaines au cas où les conditions météorologiques le permettent ».

 

Toutefois, l’assistance humanitaire ne se limite pas seulement qu’aux vivres. Elle touche aussi le domaine de la santé. A titre d’illustration, l’ONG anglaise Merlin travail dans ce sens et apporte un soutien aux populations des zones de la Lobaye (sud), de la Nana Mambéré (ouest), du Mbomou et du Haut Mbomou (est).

 

DocteurLom’s Lombelelo, Directeur Médical à Merlin-RCA a affirmé que son entité intervient essentiellement dans le secteur sanitaire, mais a également un pied dans la nutrition. L’ONG couvre à ce jour 4 000 personnes vulnérables.

 

Dans les chiffres rendus publics mercredi par OCHA, pour une population cible de près de 1,9 millions, les ressources financières mobilisées en appui à l’Appel Consolidé sont passées de 90% en 2008 à 54% en 2012.


Cette baisse de ressources en faveur de l’aide humanitaire, malgré les énormes besoins du pays, n’est malheureusement pas accompagnée d’une augmentation notable des ressources affectées au relèvement et au développement, ont précisé ces chiffres.

 


 

Berberati coupée des alentours et de Bangui


Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Août 2012 14:18

 

Le pont sur le marigot Batouri est actuellement impraticable. C’est une information donnée par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la Mambéré-Kadéï.


Ledit pont se trouve à environ 5 Kilomètres de Berbérati, chef-lieu de la préfecture  de la Mambéré Kadéï  sur l’axe allant à Carnot. Les dernières pluies qui se sont abattues sur la ville et ses environs ont fait déborder le cours du marigot cette semaine du 20 août 2012.


La pluie a encore eu raison d’un second pont de déviation  construit par une entreprise de la place le trimestre dernier.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka rapporte que l’eau coule à flot au niveau du pont Batouri et que les enfants et les femmes hésitent d’y passer.


Le pont forestier est devenu  également impraticable. Les piétons ont de la peine à y marcher. La circulation des motocyclettes et des véhicules est bloquée. Les cultivateurs et les enfants qui partent pour le ramassage des chenilles prennent le chemin du retour.


Les techniciens de l’entreprise MATIERE sont en train de prendre des dispositions pour la construction d’un passage provisoire pendant qu’elle poursuit la construction d’un nouveau pont. Un des ingénieurs déclare qu’il faut encore plusieurs mois pour que les travaux prennent fin, poursuit le correspondant.


L’impraticabilité du pont Batouri constitue un sérieux problème pour l’économie centrafricaine vue que la Mambéré Kadéï représente l’un des  greniers de l’économie centrafricaine. Nombreuses sont les personnes et les véhicules qui empruntent cette route pour différentes activités dont celles commerciales.

La population doit user de patience avant qu’une solution lui soit trouvée en vue de relier Berberati et les autres villes centrafricaines.


Les difficultés de circulation dues à la vétusté et la dégradation avancée des routes en République Centrafricaine continuent de faire couler de l’encre. Que ce soit dans la capitale Bangui ou dans la majorité des préfectures centrafricaines, l’état des routes laissent globalement à désirer.


Pour pallier le délabrement des routes, plus d’une vingtaine de jeunes du 6ème arrondissement de Bangui ont, de leur gré, décidé de rendre praticable quelques ruelles de leurs quartiers. Ils ont commencé cette opération depuis le 20 août et les remplissages de quelques nids de poules sur les ruelles du quartier Ngongonnon se poursuivent actuellement. Une initiative qui est à saluer !

 

 

 

Le procureur tente de contrer la défense de Bemba


Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Août 2012 10:59

 

Le substitut du procureur, Eric Iverson, a tenté mardi 22 août 2012 de contrer les propos de l’officier français, qui affirme que Jean-Pierre Bemba n’avait pas le contrôle sur les troupes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), envoyées en renfort au président Ange-Felix Patassé, menacé, en 2002 et 2003, par les rebelles de François Bozizé.

 

L’audition de l’expert Jacques Seara, premier témoin appelé par la défense de Jean-Pierre Bemba, se poursuivait ainsi devant la Cour pénale internationale (CPI) avec le contre-interrogatoire du procureur.

 

Les combattants de l’Armée de libération du Congo (ALC, bras armé du MLC), envoyés en Centrafrique par l’accusé n’étaient « pas sous le commandement et le contrôle opérationnel de Monsieur Bemba, mais aux ordres des autorités centrafricaines », a de nouveau asséné le témoin, ajoutant qu’il « était normal qu’ils fassent des rapports quotidiens » à Gbadolite, QG de Jean-Pierre Bemba en République démocratique du Congo (RDC), puisqu’ils conservaient « néanmoins leur appartenance à l’ALC».

 

Lors de son interrogatoire, l’expert avait affirmé qu’il était impossible de commander une force à plusieurs milliers de kilomètres de distance. «Si on suit votre raisonnement, les commandants de l’Otan déployés à Bruxelles n’ont aucune possibilité de contrôle sur leurs troupes en Afghanistan? », a demandé le procureur. « Vous parlez d’une guerre de 2012, qui n’a rien à voir avec la situation en République Centrafricaineoù on est dans un conflit de fantassins », a rétorqué le témoin.

 

« Mais il [Jean-Pierre Bemba] avait des moyens, il avait un Thuraya [téléphone satellitaire], le colonel Mustafa aussi. Alors pourquoi tirez-vous ces conclusions ? » a encore interrogé Eric Iverson. « Il n’était pas informé en temps réel et n’avait pas toutes les informations qu’il faut pour commander. A Gbadolite, il ne pouvait pas être au courant » de la position des forces, de la situation du terrain. « Le colonel Mustafa était sur le terrain, il possédait tous les éléments nécessaires à la prise de décision. C’est le colonel Mustafa qui commandait la force sur le terrain », a de nouveau répété le général Seara.

 

Le procureur s’est aussi étonné qu’il n’y ait eu aucun accord écrit, entre les forces centrafricaines et le MLC sur les « formalités d’engagement ». « Je n’ai vu aucune trace d’un document traitant de ce sujet », a signalé l’expert.

 

Le procès pour crimes contre l’humanité intenté contre Jean-Pierre Bemba a débuté en novembre 2010. La défense a commencé a présenté ses preuves le 14 août et dispose de huit mois pour appeler ses 63 témoins à la barre.

 

 

 

Plus de viande à Obo, les chasseurs craignent la LRA

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Août 2012 14:16

 

Depuis plus de 2 semaines, la population de la ville d’Obo éprouve d’énormes difficultés à se ravitailler en viande fraîche ou boucanée provenant de la chasse.

 

Cette pénurie brusque, fait suite à un climat de psychose sociale liée à une probable présence des éléments de l’armée de la Résistance du Seigneur aux alentours de la ville de Obo. Troublés par cette  nouvelle, presque la totalité des chasseurs de la ville s’abstiennent de rentrer dans la forêt pour chasser le gibier afin de les revendre à la population. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville, « les chasseurs craignent de tomber entre les mains des miliciens de la LRA ».

 

Sur le marché hebdomadaire et le marché central de cette ville centrafricaine, l’on ne trouve que de la viande de bœufs. Or, les habitants de Obo préfèrent le plus la viande fraîche ou boucanée provenant de la chasse.

 

Le correspondant de RNL laisse entendre que la population trouve que la consommation  de la viande de bœuf n’est pas suffisante pour une famille nombreuse. Le kilogramme coûte  1.000 FCFA soit 1,5 euros.

 

C’est ce qu’affirme Hortense Mbolinikpa, mère d’une famille habitante de la ville de Obo dans le Mbomou,  «  1 kilo de bœuf est très insuffisante pour les 8 membres de ma famille ».

 

Il faut dire que cette situation est récurrente dans la ville de Obo, surtout avec les rumeurs d’une présence rebelle dans la région.

 

Pour apaiser la tension et réinstaurer la quiétude sociale dans la ville d’Obo de Mboki et autres, les troupes américaines basées dans la région pour traquer la LRA se sont réunies ce 15 août avec les autorités communales. A l’issue de cette rencontre, un consensus a été dégager et consiste à signaler tout déplacement suspect et susceptibles d’être celui des éléments de Joseph Kony.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 01:49

 

 

 

hôtel 300 chambres Bangui

 

 

 

 

Le nouvel et superbe hôtel Ledger Palace de Bangui qui vient à peine d’être ouvert semble déjà être vite devenu un repère de truands qui écument la capitale centrafricaine. Beaucoup de faits divers s'y déroulent quotidiennement. Outre les activités classiques et habituelles d’un palace de ce genre, on assiste aussi étrangement parfois à des éclats de voix, des engueulades entre bandes mafieuses, des arrestations musclées par la police du pouvoir, de certaines personnes mises en cause dans des fiches de délation du régime en place et qui sont signalées comme prenant tranquillement un pot dans le bar de ce palace, des traquenards, des festins, des frimes, bref, un peu de tout...

 

C’est ainsi que le jeudi 9 août dernier, s’est opérée l’arrestation spectaculaire d’un quidam. Un commissaire de police de l’OCRB s’étant pointé à un des bars du Ledger Palace avec quatre éléments armés jusqu’aux dents pour interpeler devant plusieurs témoins éberlués dont des personnalités étrangères, un certain Eric Olivier Adalla-Picra qui y prenait tranquillement son thé. Renseignement pris. Celui-ci aurait tenu quelque part des propos malveillants à l’endroit de Bozizé et son fils ministre délégué à la défense, Jean Francis du même patronyme. Eh oui, en bozizie, c’est un crime de lèse-majesté, la RCA étant transformée par Bozizé et son clan, en une prison à ciel ouvert.

 

C'est aussi là que l'on trouve des ministres, dignitaires du pouvoir et autres conseillers et certains personnages hauts en couleur qui viennent faire la roue ou recevoir leurs invités. Tous les jours, il se passe toujours quelque chose d’insolite dans cet hôtel. Il faut dire que pendant longtemps, en raison de la mauvaise réputation du pays en matière d’insécurité et du fait du très mauvais climat des affaires en Centrafrique de Bozizé, peu d’hommes d’affaires daignent prendre le chemin de Bangui malgré les incessants appels du régime en place et les interviews et autres publi-reportages tarifés de Bozizé.


Face à la vétusté de l’Oubangui Hôtel, la compagnie Air France qui y faisait accueillir auparavant ses équipages, avait fini par faire aménager à grands frais quelques chambres à l’Hôtel du Centre pour le repos des équipages de son unique vol régulier hebdomadaire qui dessert Bangui. Selon nos informations, en principe lesdites chambres devraient être exclusivement réservées aux équipages Air France et ne plus être attribuées après leur départ de l’hôtel mais c’est peine perdue car cette clause n’est point respectée par la direction de l’hôtel qui les attribue tranquillement à d’autres clients en attendant le prochain retour des hôtesses, stewards et pilotes de la compagnie aérienne française.

 

Nous venons d’apprendre qu’avec l’ouverture du Ledger Palace, ce problème vient d’être résolu car la direction d’Air France aurait décidé que dorénavant ses équipages puissent descendre dans ce nouvel établissement. Avant l’ouverture du Ledger Palace, les seules infrastructures de la place qui faisaient office d’hôtel étaient l’Oubangui Hôtel, ex-Sofitel et l’Hôtel du Centre, ex-Hôtel Saint-Sylvestre si réputé du temps de l’ex- empereur Bokassa. Tout ce qui concerne désormais ce pays se décline en termes du passé et d’ « ex ». Ex ceci, ex cela car le temps de gloire et la belle époque de « Bangui la coquette ville de pari » est bien loin derrière.

 

Que retiendrons les Centrafricains du passage à la tête de leur pays sinon que quelques emplacements dans la ville tels que le fameux Jardin du Cinquantenaire où on vient d’y arracher son buste lors des émeutes du 2 août dernier, ainsi que la place du « libérateur ». Bozizé est obligé, alors qu’il est encore au pouvoir, de déployer des soldats pour la protection de ces places à sa gloire. Du jamais vu et franchement pathétique.

Bozizé délocalise même désormais les célébrations des fêtes nationales du pays comme celle du 13 août au Hilton de Roissy comme il vient de le faire, contre toute raison et en dépit des mises en gardes de nombre de ses compatriotes fermement opposés à une telle hérésie mais l’homme, complètement dépassé par les événements, n’en a rien à foutre...  


La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 00:16

 

 

 

 

hissene-habre-14-oct-2011

 


 

DAKAR (Sénégal) AFP / 22 août 2012 23h57- Le Sénégal et l'Union africaine (UA) ont signé mercredi soir à Dakar un accord portant création d'un tribunal spécial pour juger au Sénégal l'ex-président tchadien Hissène Habré, réfugié dans ce pays et poursuivi pour crimes contre l'humanité, ont annoncé les deux signataires.


Cet accord entre l'UA et le gouvernement de la République du Sénégal sur la création de chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises en vue du procès de M. Habré a été signé par Mme Aminata Touré, ministre sénégalaise de la Justice, et Robert Dossou, représentant de l'UA.


A travers l'accord, nous réglons la procédure par laquelle le procès doit se tenir. Nous nous acheminons directement vers l'ouverture de l'instruction. Il n'y a plus d'obstacles, a déclaré Mme Touré à la presse.


Elle a ajouté: Ceci est un grand pas, nous marquons une étape décisive vers un procès équitable. Nous avons perdu beaucoup de temps, mais l'essentiel est en train d'être fait. Nous nous acheminons résolument vers la tenue d'un procès tant attendu. (...) Nous sommes en train d'écrire une nouvelle page du droit international et c'est à l'honneur de l'Union africaine.


L'UA se réjouit de ce que le principe de (lutte contre) l'impunité prend désormais corps. Nous sommes sur le segment de parcours qui va déboucher sur la démonstration que l'Afrique peut juger l'Afrique, et cette preuve se fait au Sénégal, a de son côté affirmé Robert Dossou.


Hissène Habré vit en exil à Dakar depuis sa chute en 1990 après huit ans au pouvoir (1982-1990). Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture. Le Sénégal, qui avait accepté en 2006 de le juger à la demande de l'UA, n'a jamais organisé le procès sous le mandat de l'ex-président Abdoulaye Wade son successeur Macky Sall, qui a pris ses fonctions le 2 avril dernier, s'est engagé à ce que le jugement débute d'ici à la fin de l'année.

La Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, saisie par la Belgique en février 2009, avait ordonné en juillet à Dakar de poursuivre sans aucun autre délai Hissène Habré ou de l'extrader.

Les chambres africaines extraordinaires créées mercredi sont au nombre de quatre: deux pour l'instruction et l'accusation, une Cour d'assises et une Cour d'appel. Elles doivent toutes être présidées par un magistrat africain assisté de juges sénégalais, avaient indiqué les deux parties fin juillet lors d'une réunion à Dakar.


Les faits pour lesquels M. Habré sera jugé concernent la période allant du 7 juin 1982 au 1er décembre 1990, selon ces deux parties.


Nous comptons démarrer avec les ressources déjà disponibles. Nous pensons que le budget (pour la tenue du procès) pourra être mobilisé, a indiqué la ministre Touré.


L'accord Sénégal-UA a été salué dans un communiqué par le Comité international pour le jugement équitable de Hissène Habré, regroupant plusieurs ONG de défense des droits humains dont Human Rights Watch (HRW) et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), et deux associations de victimes tchadiennes.


Le document engage les parties à ce projet et à un calendrier selon lequel le tribunal serait opérationnel avant la fin de l'année, a précisé le comité dans un communiqué.


Nous sommes aujourd'hui plus près de la justice, a déclaré Alioune Tine de la Raddho, cité dans le texte. Nous espérons que les donateurs accepteront d'aider au financement du nouveau tribunal, a dit Reed Brody de HRW.


Le précédent budget avait été estimé à 8,6 millions d'euros avec des contributions annoncées par le Tchad l'Union européenne (UE), la Belgique, les Pays-Bas, l'UA, l'Allemagne, la France et le Luxembourg mais cet argent promis n'existe plus, avait récemment déclaré à Dakar M. Brody.


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NDLR : Les diverses protections sénégalaises et l'impunité dont continue de jouir ce criminel à Dakar depuis des lustres sont insupportables et constituent un véritable scandale. Il est plus que temps que cela finisse bien un jour et qu'aboutisse la quête de justice de ses victimes.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 23:32

 

 

 

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Français assassiné à Yaoundé : le doyen de l’Upac en détention provisoire


ParRFI mercredi 22 août 2012

 

Au Cameroun, du nouveau dans l’enquête sur l'assassinat d'un jeune enseignant français de 31 ans à Yaoundé en juillet dernier. Le doyen de la faculté protestante où Eric de Putter enseignait a été arrêté et placé en détention provisoire. C’est le deuxième suspect interpellé dans le cadre de cette enquête.


C’est à l’issue d’une audition chez le juge chargé d’instruire l’affaire que le doyen de l’université où enseignait Eric de Putter a été interpellé et placé en détention provisoire jeudi. C’est le second suspect arrêté dans le cadre de cette enquête.


Début août, un pasteur centrafricain, étudiant dans la même faculté, avait été interpellé, soupçonné d’avoir commandité l’assassinat. La piste du règlement de compte au sein du campus semble donc se préciser à mesure que l’enquête se poursuit.


Eric de Putter, 31 ans, avait été retrouvé poignardé à son domicile en plein cœur du campus de l’Université protestante d'Afrique centrale de Yaoundé le 8 juillet. Très rapidement, les témoignages de ses proches ont révélé que le volontaire se sentait menacé. Selon ces mêmes sources, il entretenait des rapports tendus avec les responsables de l’établissement protestant en raison de ses dénonciations sur la gestion de la faculté. L’enseignant avait d’ailleurs avancé la date de son départ pour la France.

 


 

Cameroun : un pasteur aux arrêts dans le cadre de l’assassinat d’un enseignant français     

 

Yaoundé (Cameroun) 2012-08-22 12:52:31 (APA)  - Le doyen de la faculté de théologie protestante et de sciences religieuses de l'Université protestante d'Afrique centrale (UPAC) de Yaoundé, Jean-Bosco Ngend, a été placé sous mandat de dépôt par la police judiciaire dans le cadre de l’assassinat, le 8 juillet dernier, d’un enseignant expatrié de cette institution, le Français Eric de Putter, a-t-on appris mercredi de source policière.


Il y a de cela un mois, le pasteur Barka Nado, de nationalité centrafricaine et également enseignant dans cet établissement confessionnel, soupçonné d’avoir commandité cet acte, avait été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Yaoundé.


Eric de Putter, 31 ans, avait été assassiné nuitamment de deux coups de couteau à sa résidence, sise au campus de l’UPAC alors qu’il venait manifestement d’ouvrir sa porte à un visiteur sans la moindre méfiance.

Selon des indiscrétions puisées auprès de l’enquête, la victime avait, quelques semaines plus tôt, rejeté les travaux de thèse de Barka Nado qu’il jugeait ''médiocres’’.


Dans le même temps, Eric de Putter était connu pour ses dénonciations véhémentes quant à la gestion, jugée calamiteuse, de l’UPAC en général.

 


 

Un suspect interpellé dans l’affaire du Français assassiné à Yaoundé


RFI mercredi 15 août 2012

 

L'enseignant Eric de Putter avait été retrouvé mort à son domicile début juillet 2012 sur le campus de l’université protestante d’Afrique centrale (Upac), où il enseignait. Le présumé coupable est un de ses anciens élèves. Un « bouc-émissaire » selon les proches du Français.

 

D’après l’information révélée par le quotidien Le Jour, le principal suspect est un pasteur centrafricain. Cet étudiant à l’université protestante où enseignait Eric de Putter a été placé en détention provisoire il y a une quinzaine de jours. Il est, de sources concordantes, soupçonné d’avoir commandité ce meurtre par vengeance, sa thèse ayant été rejetée par le jeune professeur français, ce que confirme l’encadrement de la faculté.

 

De bonnes sources, plusieurs témoins sont par ailleurs convoqués devant le juge d’instruction cette semaine dans le cadre de son éventuelle inculpation.

 

Depuis qu’Eric de Putter a été retrouvé poignardé à son domicile en juillet, des témoignages concordants ont révélé que le bénévole entretenait des rapports tendus avec certains responsables de l’université. Sa rigueur et ses dénonciations sur la gestion de la faculté lui auraient valu de solides inimitiés et même des menaces. Si bien qu’aujourd’hui, des proches d’Eric de Putter s’interrogent sur la piste privilégiée par la police camerounaise et craignent que le suspect ne soit qu’« bouc-émissaire ».

 


 

Un enseignant français assassiné à l'arme blanche au Cameroun

 

RFI mardi 10 juillet 2012

 

Un jeune Français a été assassiné à coups de couteaux dimanche 8 juillet au soir à son domicile à Yaoundé, la capitale camerounaise. Eric de Putter, 31 ans, y travaillait comme enseignant volontaire.

 

Eric de Putter a été assassiné dimanche aux alentours de 19 heures sur le campus de l’université protestante d’Afrique centrale, en plein cœur de Yaoundé.

 

L’enseignant de 31 ans a succombé aux coups de couteaux de son agresseur, alors qu’il se trouvait dans sa maison, au sein de la partie résidentielle du campus, une zone fréquentée en fin de journée.

Du crime crapuleux au règlement de compte, aucune hypothèse n’est pour l’instant exclue. Une enquête a été ouverte par la police camerounaise et des témoins ont été auditionnés, afin d’appréhender le ou les auteurs de ce meurtre.


Le services de l’ambassade de France sur place se disent par ailleurs mobilisés. Sur le campus, les collègues de l’enseignant en théologie son abasourdis. Tous décrivent un jeune homme apprécié de ses collaborateurs et de ses élèves.


Eric de Putter était arrivé au terme de son contrat de deux ans, comme volontaire de la solidarité internationale. Il devait rentrer en France d’ici à quelques jours, en compagnie de son épouse.

 

 


 

NDLR : Si des pasteurs se mettent à régler leurs différends à coups de poignard, sur quel chemin vont-ils demain conduire leurs brebis? Celui des abattoirs très certainement! On connaissait déjà les fous de Dieu de certaines religions, mais on dirait que ça devient une épidémie qui gagne toutes les religions maintenant.


Il faut croire, hélas c'est triste mais c'est comme si "tout foutait" le camp; il n'existe plus rien auquel l'homme puisse s'accrocher ou se prévaloir: la religion, la politique, le sport, la famille, les amis, la morale, l'honnêteté etc...Vivement que l'on se réveille car le chaos n'est pas loin.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 23:16

 

 

 

 

 

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22 AOÛT 2012 © koaci.com. Après le coup d’état militaire du 22 mars dernier qui a mis fin à son mandat, l’ex président Ahmadou Toumani Touré (ATT) contrairement à ce qu’on pourrait penser occupe ses journées à ce qui s’apparente à des vacances dorées, bien loin des problèmes sociopolitiques de son pays. 

 

Depuis le coup d’état militaire du 22 mars dernier effectué par les bérets verts du capitaine Sanogo, ATT comme il est affectueusement appelé par ses concitoyens, a trouvé asile au Sénégal sur invitation du président Macky Sall .

 

Avec toute sa famille, sa femme Lobbo Touré, ses filles Fanta et Mabo ainsi que leurs petits-enfants Ils résident à Dakar, au ‘petit palais’ une résidence réservée aux invités de marque. Il revient des iles canaries, ou toute la famille a passé trois semaines de vacances.

 

Sa vie semble désormais bien loin des audiences et des tracas politiques même s’il reçoit de temps en temps des amis comme les présidents Denis Sassou Nguesso (République du Congo) et Idriss Déby Itno (Tchad) entre autres.


Même s’il ne désespère pas de retourner dans son pays, il doit être patient car certains maliens ne lui ont pas pardonné sa gestion des débuts de la crise au nord du pays qui avait conduit au massacre de plusieurs militaires.

 

Plusieurs voix s’élevaient dans le pays l’accusant d’avoir ‘vendu ‘ le Mali, en raison de son attitude passive face à l’avancée des islamistes à l’époque de son mandat, ainsi que tout récemment sa non-implication dans la résolution de la crise dans le pays.


4 mois après le coup d’état, le Mali est divisé en deux, entre le nord dirigé par trois groupes islamistes et le sud par le président par intérim Dioncounda Traoré avec son premier ministre qui viennent de doter le pays d’un gouvernement de 31ministres pour gérer la crise.


Nanita © 

 

 

 

 

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Intervention militaire au Mali pas exclue si les négociations échouent

 


DAKAR AFP / 23 août 2012 03h24 - Une intervention militaire de l'Afrique de l'Ouest au Mali n'est pas à exclure dans ce pays dont le Nord est occupé par les islamistes armés si les négociations en cours venaient à échouer, a estimé tard mercredi soir le président nigérian Goodluck Jonathan lors d'une visite à Dakar.


La Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) va certainement intervenir militairement (mais) avant tout, nous sommes en négociations, a déclaré à la presse M. Jonathan après un entretien et un dîner avec son homologue sénégalais Macky Sall au palais présidentiel.


Je pense que, à travers les négociations, nous serons en mesure de résoudre cette crise. Nous n'avons pas forcément besoin d'une intervention militaire (...) mais si cela échoue, nous n'avons pas d'autre choix, a-t-il ajouté.


La Cédéao est engagée dans la médiation pour résoudre la crise malienne née d'un coup d'Etat militaire ayant renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars, putsch qui a précipité la chute du vaste nord du pays aux mains de groupes armés mêlant au départ rebelles touareg, islamistes extrémistes et autres criminels. Aujourd'hui, les islamistes ont évincé leurs ex-alliés touareg du Nord et contrôlent désormais totalement ces régions.


L'Afrique de l'Ouest prépare le déploiement au Mali de quelque 3.300 soldats avec le soutien de plusieurs pays occidentaux au plan logistique, mais les contours de cette force restent encore flous.

La Cédéao dit attendre la demande formelle de Bamako ainsi qu'un mandat du Conseil de sécurité de l'ONU. Dans le même temps, elle a entamé des discussions avec certains des groupes armés présents dans le nord du Mali.


La diplomatie ou la négociation est la (première) étape, l'intervention militaire est l'extrême. Quand la négociation échoue, alors on peut parler d'intervention militaire, a insisté Goodluck Jonathan.

Nous devons stabiliser le gouvernement à Bamako, je pense qu’à travers la négociation, nous serons en mesure de résoudre cette crise, a estimé le président nigérian, arrivé mercredi soir à Dakar pour une visite officielle jusqu'à jeudi en fin de matinée, d'après son programme.

Le président Macky Sall n'a pas fait de déclaration. M. Sall a accordé l'asile au président malien renversé ATT, installé avec sa famille dans une villa pour hôtes de marque à Dakar.

Le chef de l'Etat nigérian a toutefois exclu l'usage de la force contre Boko Haram, groupe islamiste auteur de nombreux attentats sanglants dans son propre pays. D'après diverses sources au Mali et à l'étranger, des combattants de Boko Haram sont présents dans le nord du Mali.

Le gouvernement du Nigeria ne mobilisera pas de troupes pour éliminer une partie du Nigeria, non, parce que les terroristes (...) se mêlent à la population civile. Si on utilise une grande puissance de feu, il y aura beaucoup de victimes innocentes. On doit donc être très prudent car c'est une situation très délicate, a affirmé Goodluck Jonathan.


Le 18 août, le gouvernement nigérian a fait état de contacts avec Boko Haram. Les attentats de ce groupe ont fait plus de 1.400 morts depuis 2010 dans le nord et le centre du Nigeria, selon l'organisation Human Rights Watch (HRW).


(©)

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 22:47

 

 

 

 

 

Dans son audience du 7 août 2012 la cour de cassation de Bangui a rendu son verdict dans l'affaire de l’incendie du supermarché Rayan qui est un véritable scandale judiciaire révélateur du côté « république bananière » du régime de Bozizé, de la méchanceté pure et simple de Bozizé et de la conception moyenâgeuse de la justice du président du même nom. Encore une fois, le Libanais Ali El Akhrass et ses amis et complices, l’ex-demi-dieu Firmin Findiro et Bozizé ont perdu et doivent avoir honte. Centrafrique–Presse publie ci-dessous l’excellent mémoire en défense de Me Zarambaud Assingambi adressé à la Cour de Cassation qui est un chef d’œuvre d’argumentation juridique à enseigner aux étudiants en droit et aux avocats stagiaires. Ultérieurement la rédaction publiera également la décision de la Cour de Cassation.


La Rédaction

 

 

 

 

Zarambaud

 

 

 

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                                                     Me ZARAMBAUD Assingambi

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 21:01

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Elles dénoncent l’abus d’autorité dans la prison de Bozoum


Radio Ndéké Luka Mercredi, 22 Août 2012 15:45

 

Les gardiennes de la maison carcérale de la ville de Bozoum (nord-ouest) sont montées ce 21 août 2012 au créneau pour dénoncer les abus d’autorité dont elles font objet de la part de certaines personnalités de la localité. Elles ont de ce fait menacé d’observer un arrêt de travail et exigé par la même occasion de meilleures conditions de travail.


Selon les informations rapportées ce mardi par le correspondant de Radio Ndeke Luka, « tout part de l’irruption d’un adjoint au commissaire de la ville de Bozoum dans cette prison pour ordonner la libération de sa belle-sœur. Un acte posé malgré le refus de ces gardes en charge de la maison carcérale ».


Pour ces gardiennes, « un tel comportement traduit sans doute le non-respect par cet officier de la Police de leur profession. Elles se sont dites prêtes à tout abandonner et à porter l’affaire devant leur hiérarchie ».


« Le mot d’ordre de cet arrêt de travail a été d’ailleurs déjà lancé. Nous attendons d’entrer dans la phase pratique a affirmé Natacha Ndokoyanga », responsable de ces gardiennes.

Interrogé à son tour, le commissaire adjoint mis en cause a rejeté en bloc cette accusation. J’ai simplement voulu rendre visite à ma belle-sœur et non pour la libérer comme l’ont attesté ces gardiennes, a-t-il indiqué.


Signalons qu’aucune négociation ou réaction officielle n’est encore enregistrée sur cette affaire afin de décrisper la tension entre ces 2 parties.

 


 

Ban Ki-moon : « l'esprit d'entraide améliore les conditions humaines pour tous »


Radio Ndéké Luka Mercredi, 22 Août 2012 15:38  

 

Dans son adresse à la planète à l'occasion de cette journée célébrée le 19 août dernier, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a indiqué que : « Cette année, la Journée mondiale de l'aide humanitaire offre une occasion historique de rassembler un milliard de personnes du monde entier, pour soutenir une idée puissante : l'entraide des gens ».  Pour lui, « un simple geste d'un voisin à un autre, l'esprit d'entraide améliore les conditions humaines pour tous ».


Le patron de l'organisme onusien a parlé aussi « de la nécessité d'apporter des vivres au Sahel et une aide urgente aux civils syriens victimes des bombardements de la guerre qui oppose le pouvoir en place et les rebelles depuis plus d'une année. Cette action sera, selon lui, la meilleure manière de rendre également hommage aux nombreux travailleurs humanitaires morts en service ».


En prélude à la commémoration de cette journée, les Nations unies ont lancé depuis quelque temps une campagne pour sensibiliser l'opinion internationale à l'importance des activités humanitaires dans le monde.

À ce jour, cette campagne a franchi le cap des 100 millions de participants, marquant, d'après le secrétaire général de l'ONU, une « première étape cruciale » vers l'objectif d'un milliard, qui doit être atteint le 19 août à l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire.


Intitulée « I Was Here », la campagne orchestrée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha), permet aux participants de transmettre des messages de soutien dans lesquels ils s'engagent en faveur d'une action humanitaire, quelle que soit son envergure.


A titre de rappel, la Journée mondiale de l'aide humanitaire a été proclamée par l'Assemblée générale de l'ONU en 2008 afin de sensibiliser l'opinion publique au travail humanitaire dans le monde.

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