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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 03:01

 

 

 

wily-Sebiro.jpg

 

source : http://www.centrafriquelibre.info

 

La politique est devenue une source de bien-être et d'enrichissement en RCA. On devient politicien dans ce pays pour s'agripper au pouvoir et se servir et non « pour servir » le peuple. Ce pays tarde à prendre son envol faute des leaders politiques dignes de ce nom.

 

Comment comprendre qu'en 53ans d'indépendance, on ne puisse pas trouver un seul parti démocratique et organisé dans les règles de l'art? On compte aujourd'hui une soixantaine d'associations politiques pour seulement 5 millions d'habitants.

 

En Centrafrique de nombreux partis ont vu le jour depuis l'avènement de la démocratie au début des années 90; mais force est de constater qu'ils ne présentent pas au peuple de véritables projets de société.

 

Du coup la politique politicienne est privilégiée au profit du social: on ne pense pas à l'amélioration des conditions de vie des populations, on privilégie sa carrière et ses intérêts.

 

La plus part de ses organisations n'existent que grâce aux fondateurs et leurs proches connaissances, voire leur famille biologique. Beaucoup de ses associations sont fondées sur l'ethnie.


Si ailleurs, on crée un parti pour défendre des idées afin de fédérer un peuple et conquérir le pouvoir, en Centrafrique c'est le contraire. Créer un parti c'est ouvrir une voie royale au profit et aux activités des choses de la passion.

 

Les leaders ne fournissent aucun effort pour susciter l'adhésion du peuple centrafricain, ils ne se focalisent que sur leurs noms devenus des marques de produits comme on fait en publicité, ainsi que sur leurs proches.


Ce n'est pas le nouveau Me Tiangaye qui nous dira le contraire: la majorité des ministres de son gouvernement sont des leaders des mouvements politiques.

 

Le chef du gouvernement est le président de la CRPS. Le ministre de l'Economie, le retraité et éternel ministre Enoch Dérant Lakouè alias «  feuille de manguier » préside le PSD, un parti de la mouvance présidentielle.

 

A l'exception de Ziguélé qui a préféré envoyer un de ses lieutenants, le ministre Loudégué au ministère de l'Education, tous les chefs se sont empressés de partager le butin apporté par la Seleka.

 

Me Pouzère et Me Mboli goumba avocats de formation et respectivement ministres des Postes et Télécommunications, d'Equipements et du Désenclavement sont les présidents fondateurs de Löndo et de Patrie. M. Béndounga président du MDEREC, est ministre délégué au Développement rural, M. Douba ministre délégué à l'Urbanisme chargé de la Réforme Foncière est le président de l'ADP etc...

 

Si rien n'est fait pour encadrer les partis politiques, la liste de ces organisations va s'agrandir, ce qui entraînera de graves conséquences sur le développement de la RCA.

 

Incapables de montrer de bons exemples, les laisser pour comptes essaieront de rentrer dans cette danse de « canard boiteux »,et la pagaille va s'accroître.

 

Face à l'inexistence des leaders charismatiques, un bon nombre de centrafricains privilégient la violence marquée par la prise des armes et la création d'un parti ou mouvement politique pour s'enrichir en si peu de temps.

 

On retrouve actuellement cette dichotomie entre les membres du gouvernement Tiangaye.

Le gouvernement de transition apparaît comme un dernier rempart pour résoudre le problème de la multiplication des partis politiques.

 

Les trentenaires et des quadragénaires dont une majorité regorgent pourtant des diplômes sont abandonnés à leur triste sort, par ces leaders qui préfèrent collaborer avec les gens de moindre valeurs et facilement manipulables.

 

Une nation se développe en fonction de sa capacité culturelle et de l'apport de tous ses citoyens. Paradoxalement en Centrafrique, le système met à l'écart les jeunes diplômés.


Les diplômes ne payent plus par rapport à la politique qui souvent attire les arrivistes et les aigris de l'école.

A titre d'exemple le cabinet de la ministre Michèle Alliot Marie au ministère de la défense française était truffée des jeunes trentenaires.

 

En Centrafrique, la moyenne d'âge est de 55ans, ce qui montre bien une méfiance à l'égard de la jeunesse qui a toujours été le fer de lance du développement d'un pays.

 

Des informaticiens, des responsables de ressources humaines, des économistes et des financiers Centrafricains contribuent actuellement au rayonnement de la France, alors que la RCA qui doit repenser toute son administration, privilégie les gens fatigués, incompétents ou corrompus.

 

Wilfried Maurice SEBIRO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion