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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 23:53

 

 

 

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Pour Un Afrobasket à la dimension de nos ambitions.

 

 Une première victoire

Réuni du 21 au 23 novembre 2012 au Caire (Egypte), le congrès de la FIBA-Afrique a retenu les dossiers de la République Centrafricaine et de l’Angola sur les quatre candidatures(1) à l’organisation de l’Afrobasket 2015. La décision d’attribution sera prise à Abidjan  en marge de l’Afrobasket  2013 qu’abritera la capitale économique de la Côte d’Ivoire, compétition pour laquelle les fauves-Basket se sont récemment qualifiés à Bangui lors du tournoi de la Zone IV.

Seul pays de la région ayant organisé et abrité une compétition continentale de Basket-Ball, la candidature de Bangui 2015 n’est pas uniquement celle de la République Centrafricaine  mais aussi et surtout celle de la CEMAC et de l’ensemble de la Zone IV FIBA-Afrique privée d’Afrobasket (2) depuis bientôt 40  ans.

logo-Fauves-du-Bas-Oubangui-Alazoula.JPG                                                                                                                                                 © Bertrand Alazoula Pilongo.  

Face à la montagne Angolaise, il est impérieux que soit mise en place une diplomatie  à 3 volets : sportif, économique et politique…pour que la fumée blanche qui sortira du conclave d’Abidjan en aout 2013 prenne la direction de Bangui.

C’était comment hier ?

En 1974, sur impulsion de François W. PEHOUA, la République Centrafricaine organisa sa 1ère compétition continentale toutes disciplines confondues. Ce fut notre premier titre.

Du 07 au 08 mars 1975, s’est déroulé à Bangui le 2ème sommet France-Afrique (3) avec la présence de neuf chefs d’état, un Premier ministre et cinq délégations ministérielles.

En 1989 et 2009, la RCA abrita le tournoi régional de football dit « Coupe de la CEMAC » dont l’édition de 2009 fut remportée par les fauves-football.

De ses origines à nos jours, près d’une demi-dizaine de compétitions de la Zone IV FIBA-Afrique se sont déroulée à Bangui.

C’est, enrichie de ces expériences accumulées, que la RCA est appelée à assurer  la candidature de Bangui 2015.

 

 

Abidjan, un enjeu déterminant

A plus six minutes, les Centrafricains ont assisté impuissants à l’élimination des fauves-football par les étalons à Ouagadougou en match retour qualificatif pour la CAN-Orange 2013. Malgré les irrégularités manifestes entourant cette déconvenue, il est urgent que les responsables sportifs  de notre pays s’instruisent  des manquements dans l’organisation  non seulement de ce match mais surtout de la participation des fauves durant cette épopée pour s’imprégner de l’environnement qu’il faut créer afin de se hisser au firmament du sport continental, prélude au mondial car Ouagadougou ne fut pas qu’une défaite sportive.

L’Angola a eu l’honneur d’organiser à trois reprises l’Afrobasket : 1989 – 1999 – 2007. Il a remporté 8 des 10 derniers Afrobasket et 3 des 5 derniers Jeux Africains. 15ème au  top  20 de la FIBA, les  « Palancas negras » sont non seulement la 1ère Team d’Afrique mais possèdent aussi les infrastructures les plus modernes de toute l’Afrique sub-saharienne de Dakar à Addis-Abeba, de N’Djamena à Johannesburg.

Misé sur le seul fait que la CEMAC ainsi que la Zone IV (4) n’aient pas abrité le tournoi continental depuis presque 40 ans, c’est offrir à l’Angola le ticket gagnant sans effort. Il faut donc maximiser nos atouts pour l’emporter.

Que faire ?

Organiser une compétition continentale ou mondiale est souvent une occasion pour moderniser les infrastructures, améliorer les conditions d’existence et s’offrir durant la période de compétition une vitrine de communication dont il faut espérer des retombées  économiques et sociales.

1 : Infrastructures

a) Gymnases et centres d’entraînement

Le Palais Omnisports : Gymnase 1

Si ce gymnase a reçu une homologation FIBA pour organiser  le tournoi zonal d’octobre 2012 à Bangui suite à sa rénovation expresse, il faut reprendre le cahier de charges de la FIBA afin de poursuivre son exécution et l’arrimer définitivement aux standards internationaux ;

Le Centre National de Basket-Ball Martin Ngoko : Gymnase 2

Temple du Basket-Ball centrafricain depuis 1974, un projet de rénovation était en instance avant que le Bureau de la FCBB n’opte pour le Palais Omnisports. Bangui 2015 est donc l’occasion pour doter l’agglomération Banguissoise d’un second gymnase (5) aux standards internationaux et permettre à ce que la compétition puisse se dérouler dans deux gymnases ;

projet-renovation-CNBB.JPG

Projet de rénovation CNBB-MN. © Fédération Centrafricaine de Basket-Ball.

 

Les Centres d’entrainement :

Pour les 16 équipes en compétition, il est indispensable d’avoir 4 terrains d’entraînement en parquet. La cartographie de ces aires d’entraînement doit prendre en compte les lieux d’hébergement et de compétition d’une part et la réaffectation de celles-ci après la période de compétition d’autre part (6) :

Lycée d’Etat des Rapides (Bangui-Est)

CNEPS (Bangui Nord et Centre)

Maison des Jeunes de Castors (Bangui-Sud)

Ecole Georges Koudoukou (Bangui-Ouest)

 

centres-d-entrainement.JPG

Cartographie des centres d’entraînement, Bangui 2015. Projection CBM. (7)

 

Cité des Sports :

Bangui 2015 est une opportunité pour la municipalité et les autorités gouvernementales d’optimiser les infrastructures sportives de la ville. Dans ce chapitre, l’édification d’une « Cité des Sports » dans le périmètre du palais Omnisports et le Complexe Sportif Boganda est un impératif.

Outre le Palais Omnisports, le Stade Barthelemy Boganda et le stade de 20.000 places, la Cité des Sports de Bangui comprendra (8) :

L’Institut National du Sport ;

Le Musée National du Sport ;

Le Centre National d’accueil Sportif ;

La Clinique Sportive et Scolaire ;

Le Centre de Presse de Bangui ;

Le Parc sportif ;


Cité des Sports de Bangui. Projection CBM. cite-sportive.JPG

b) Capacités hôtelières

Avec une capacité hôtelière globale d’environ 800 chambres dont 85% à Bangui soit 7 fois moins que la capacité hôtelière angolaise, la candidature de Bangui à l’organisation de l’Afrobasket 2015 est une opportunité pour moderniser et étendre le parc hôtelier Banguissois. En sus de la construction dans le cadre de la « Cité des Sports de Bangui » d’un Centre d’hébergement et d’accueil » de nos équipes nationales, une sorte de « Clairefontaine » des bords de l’Oubangui, le gouvernement devra créer un  « fFonds de Développement Hôtelier » qui étudiera les dossiers des entreprises hôtelières Banguissoises afin de financer en tout ou en partie les travaux de modernisation et d’extension du parc hôtelier. L’objectif à atteindre dans le cadre de l’Afrobasket 2015 est de multiplier par au moins 2,5 la capacité hôtelière de la Commune de Bangui.

c) Routes-Ponts

Avec le délestage électrique, la dégradation des routes de la capitale centrafricaine est l’une des faiblesses majeure de sa candidature. Il faut en toute urgence lancer le chantier de la rénovation des principaux axes routiers (9) de la ville :

Avenue des Martyrs : section aéroport-université de Bangui ;

Avenue de France : section  Parvis de la Cathédrale - Commissariat 5ème arrondissement ;

Route de Ouango : section Oubangui Hôtel – Marché de Ouango ;

Avenue Koudoukou : Section Croisement Georges Koudoukou – Place Marabena.

2 : Diplomatie Sportive

Si la qualité des infrastructures est nécessaire, elle n’est cependant pas suffisante. L’autre bataille est celle de la communication et de la diplomatie sportive. En couple avec le bureau de la FCBB, il conviendrait de mettre en place un comité d’organisation  réunissant sportifs et communicants œuvrant quasi à temps plein pour la désignation, l’organisation du tournoi et la gestion de la compétition.

Ce comité d’organisation  s’articulerait  autour de :

Joueurs :

Gabriella GUEGBELET - Aline BENGAÏ - Viviane KOPIA AZOR - Romain SATO – Max KOUGUERE - Anicet LAVODRAMA - Eugene PEHOUA – Fred GOPORO - Maurice BEYINA - Jean de Dieu MAGEOT - SONNY POKOMANDJI – Jean Pierre KOTTA – Jean BENGUE.

Communicants :

       Cyrille NGARIO – Christian Aimé NDOTAH – Symphorien CROZON-CAZIN

3 : Diplomatie Politique

L’appui gouvernemental est primordial pour Bangui 2015. La mise en place d’une structure diplomatique chargée de porter la candidature de notre pays et de la « vendre » requiert célérité. Il s’agit de rallier, au plus haut niveau, le plus grand nombre de voix tout en faisant échec aux effets collatéraux de pétrodollars angolais.

L’Afrobasket 2015 vaut tournoi qualificatif pour les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro. Le Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA)  s’investira volontiers dans ce chantier.

Nguinza a yéké na ya ti gogoro ti kodoro ni apé

Une candidature à l’organisation d’une compétition continentale appelle à une mobilisation financière conséquente. Celle-ci ne peut s’opérer par les traditionnels canaux de financement centrafricains, à majorité constitués d’aide. Bangui 2015 nécessite la réalisation de nombreuses infrastructures et l’amélioration de l’existant. Certaines âmes bien pensantes ne manqueront pas de demander le plan de financement d’une telle ambition. Interrogation légitime à adresser à qui de droit. Néanmoins pour ce qui concerne la présente contribution dont l’objectif est de consolider la candidature de Bangui 2015, une solution de financement existe.

Avec des indemnités d’environ Un million de Fcfa par mois sans compter d’autres frais accessoires,  les députés centrafricains ont un traitement très élevé par rapport à ceux des autres agents de l’état. Qualifiés de « élus du peuple », ceux-ci doivent être en avant dans la mobilisation pour Bangui 2015.

Solution n°1 : Pour ce faire, je saisis officiellement le Député de ma circonscription, le 2ème arrondissement de Bangui ; Monsieur Théophile Sonny Colé aux fins de déposer une proposition de loi à l’Assemblée Nationale réduisant d’1/4 les indemnités parlementaires sur une période de 3 ans afin de participer à l’effort national pour l’Afrobasket 2015.

120 députés x 250.000 Fcfa x 12 = 360.000.000 Fcfa/an soit 1.080.000.000 Fcfa sur 3 ans.

Solution n°2 : 2ème poste de dépense budgétaire pour l’exercice 2013, la défense nationale représente 8,84% du prochain budget soit 22.984.000.000 Fcfa.  Réduit à 6% (10), cela permettra au gouvernement de dégager environ 7.384.000.000 Fcfa soit 2,6% du Budget pour l’année 2013. Inscrit dans un cahier spécial « Bangui 2015 » via une rectification de la loi des finances 2013, cette mobilisation sur deux années permettra de mettre à la disposition du comité d’organisation de l’Afrobasket et de la Commune de Bangui, près de 15.000.000.000 Fcfa soit 85% de l’enveloppe nécessaire à la réalisation des infrastructures pour l’organisation de l’Afrobasket 2015. La différence pouvant être complétée par la réduction des indemnités parlementaires ainsi que le sponsoring.

 

 

 I have a dream: Habemus Bangui


“I have a dream. This dream is that in Abidjan in August 2013, FIBA choose Bangui to host the continental competition in 2015.”

J’ai fait un rêve. Ce rêve, c’est que ce jour-là  à Abidjan, la FIBA dise : « Habemus Bangui »…

…Car Bangui 2015, ce sera  d’abord la fête de la jeunesse centrafricaine, de l’Unité, du Sport, de la CEMAC et de la Zone IV.

Ensuite Bangui 2015 sera la fête du Basket Africain et de sa jeunesse. Du Panafricanisme et toute l’Afrique qui sera au rendez-vous de Bangui, le cœur du continent.

Enfin Bangui 2015 ce sera  la fête de la Renaissance Banguissoise et de toute la RCA.

Avant d’être le défi de la CEMAC ou de la Zone IV FIBA-Afrique, Bangui 2015 est notre défi. Il dépasse le cadre de la Fédération Centrafricaine de Basket-Ball et du gouvernement et appelle à une action réfléchie, globale et efficace. Ce défi, pour être remporté exige que soient bannis l’amateurisme, la navigation à vue et la gestion patrimoniale. Remporter la désignation à Abidjan est possible, pourvu que l’on fasse dans l’excellence.

 Cette tribune est mon apport à cette aventure palpitante qui fait remonter à ma mémoire les joyeux souvenirs de 1987 où gamin de dix ans, j’assistais à la deuxième victoire des fauves et  à cette passion qui s’est déchainée aux quatre coins du pays, bannissant les barrières imaginaires ou réelles et nous donnant la fierté d’appartenir à un seul ensemble : LA NATION CENTRAFRICAINE (11).

 

                                                                                                               Clément DE BOUTET-M’BAMBA

Post-Scriptum :

Une certaine presse a récemment fait écho de l’existence au sein du Palais Omnisports  de cellules [cachots] d’emprisonnement. Si cette information est exacte, il est urgent que les autorités compétentes fassent le nécessaire afin de mettre un terme à cela. Car l’existence de celles-ci détourne non seulement le gymnase de son objet principal mais pourrait constituer un facteur bloquant à l’attribution de l’Afrobasket 2015 que les adversaires de Bangui, les Angolais ; ne manqueront pas d’exploiter car à ce stade, rien n’est laissé au hasard.

La question de l’édification d’une Cité des Sports dans le périmètre du Palais Omnisports entraine celle du déplacement des populations incluses dans ce périmètre. Une commission ad ’hoc composée des autorités locales, municipales ainsi que du département des sports et celui de l’habitat peuvent définir les contours de celui-ci.

La FCBB doit déposer le dossier de Bangui pour abriter la 29ème Coupe d’Afrique des Clubs Champions de Basket-Ball en novembre/décembre 2014 afin de procéder au rodage des infrastructures devant servir pour l’Afrobasket 2015.

*Yassitoungou : Emprunt linguistique « Banda » littéralement traduit par : la femme au bracelet (bague). Yassi = Femme et Toungou = Bracelet ou Bague. Une femme appelée YASSITOUNGOU en pays Banda est une femme « réservée et ou promise [je préfère le terme Fiancé] » à un homme. La tradition Yassitoungou fut popularisée par une Chanson de l’orchestre « Vibro Succès » dans les années 60 racontant l’histoire d’une femme courtisée pendant une longue période. Elle est passée dans le jargon sportif national à la faveur des performances des Fauves qui poursuivirent le trophée continental pendant une longue période finissant 3ème en 1968, 4ème en 1970 et 1972 pour finir par remporter le trophée en 1974. Le trophée fut donc nommé Yassitoungou à l’image de cette femme dont la cour dura…longtemps bien qu’étant promise.

         1 :  Candidats à l’Afrobasket 2015 avant le congrès de la FIBA [Sénégal, Egypte, Angola et RCA]

2 :  Précédemment appelé : Championnat d’Afrique de Basket-Ball Masculin

3 : 2ème sommet France-Afrique du 07 au 08 mars 1975 à Bangui : Michel Micombero (Burundi), Maréchal Jean-Bedel Bokassa    (RCA), Félix Houphouët-Boigny (RCI), Valéry Giscard d’Estaing (France),Omar Bongo (Gabon), Général Sangoulé Lamizana (Burkina-Faso), Lieutenant-colonel Seyni Kountché (Niger), Général-major Juvénal Habyarimana (Rwanda), Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Sir Seewoosagur Ramgoolam (PM Ile Maurice) Barthélémy Ohouens(Ministre de la Justice-Benin),Thiéoulé Konaté (Ministre des Finances – Mali), Edem Kodjo (Ministre des Finances – Togo), Niati Boula Mandongo (Commissaire d’Etat aux Affaires étrangères – République Démocratique du Congo)

  4 : FIBA-Afrique Zone IV : Cameroun, Centrafrique, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République   démocratique  du Congo, Sao Tomé-et-Principe, Tchad.

5 : Le Centre National Basket-Ball Martin Ngoko abritera après l’Afrobasket 2015  les matchs du championnat national de  Volley-Ball, de Hand-Ball ainsi que ceux de la 2ème division de la ligue de Basket-Ball.

6 : Quatre gymnases couverts, dotés d’une aire de jeux en parquet ou synthétique et de toutes les commodités (sanitaires, vestiaires, salle de réunion…) serviront  après l’Afrobasket 2015 de terrain d’entraînement  pour  certaines équipes de la ligue nationale de Basket-Ball mais aussi de salle de réunion, de spectacle, de conférence…

      7 : ©  http://www.hdptcar.net/fr/documents/bangui-carte-de-r%C3%A9f%C3%A9rence-a0-juin-2009

      8 : Cité des Sports de Bangui :

L’Institut National des Sports : - Centre National de Formation des Professeurs en Education Physique et Sportive

                                                - Centre d’Entrainement, de préparation des équipes Nationales et de suivi des  sportifs

Le Musée National du Sport :     Archives Sportives Nationales et Centre de Documentation

Le Centre d’Accueil Sportif :       Centre d’accueil et de regroupement des équipes nationales. Capacité : 40 personnes.

La Clinique Sportive et Scolaire : Unité médicale de prise en charge intégrale du sportif, des élèves et  des étudiants.

Le Centre de Presse de Bangui :

Le Parc sportif : Tennis – Natation – Palais Omnisports – Stade 20.000 places (Football) – Stade Boganda (Rugby)…

  9 : La rénovation de ces axes routiers entraine obligatoirement celle des ponts et passerelles  effondrés.

10 : Certains seront tentés de notifier que la RCA est un pays en guerre. D’ailleurs au moment de la rédaction de cette tribune, la presse faisait état d’une attaque sur Ndélé-Sam Ouandja-Ouadda.  Réfuter cette réalité serait stupide. Cependant, la gymnastique budgétaire pour permettre à l’état de dégager les marges pour financer Bangui 2015 ne peut se faire que sur le chapitre « défense » du budget 2013 d’une part et aussi parce que depuis 6 années où nous faisons face aux différentes rebellions, les dotations se sont multipliées, permettant aux FACA, si elles étaient mieux organisées de faire face à l’ennemi sans saigner l’état.

11 : à l’instar des différents mouvements de soutien aux fauves football, il faut que soit mis en place, un club (association) pour soutenir la candidature de Bangui 2015. Cette structure qui mobilisera tous les citoyens et amis de Centrafrique, viendra en appui aux structures institutionnelles et mobilisera le pays pour la réussite de son Afrobasket.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 23:45

 

 

 

Albert-Willybiro-Passi.JPG

 

 

On apprend avec tristesse le décès du journaliste et éminent Pr de la langue nationale Sango, Albert WILLIBYRO PASSI, survenu à Bangui le samedi 15 décembre 2012 des suites d’une longue maladie.

Centrafrique-Presse présente à sa famille et ses proches, ses condoléances les plus attristées. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 15:15

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 23:19

 

 

 

General-Noureldine--President-de-la-CPJP-2-.JPG

 

Conformément à la philosophie politique de l'Accord militaire stratégique du 20 août 2012 entre la CPJP du Général Noureldine Adam et la CPSK du Général Mohamed-Moussa Dhaffane, à laquelle s'est librement adhérée l'UFDR de Monsieur Michel Djotodia, résultat des négociations constructives entre les deux Présidents de la CPJP et de l'UFDR, et dans le cadre de la mise en œuvre dudit Accord, Les opérations militaires entamées le 17 septembre 2012 à Damara n'ont pas arrêté de se poursuivre par, entre autres, l'incursion de Kabo du 27 novembre 2012, jusqu'aux récentes prises des villes de Ndélé, Sam Ouandja et Ouadda.

 

Il n'est pas inutile de préciser que le Séléka CPSK-CPJP-UFDR est actif et opérationnel sur tous les plans sous la Haute coordination des principaux responsables des mouvements signataires. C'est ici le lieu de lancer un appel formel au Général Abdoulaye Miskine Koumtamadji de remettre en œuvre dare-dare les termes de l'Accord du 30 novembre 2009 entre le FDPC et la CPJP toujours en vigueur en se joignant formellement à cette nouvelle alliance politico-militaire.  


De primes abord, le Séléka rappelle à tous que le gouvernement du Général François Bozizé s'est toujours évertué à vouloir décapiter les partis de l'Opposition armée de leurs Chefs fondateurs pour parler avec des interlocuteurs malléables afin de leur faire signer des accords bidon à sa guise. Ce à quoi les parties ayant adhéré à l'Accord du 20 août 2012 ont opposé un refus catégorique. L'Histoire ne changera pas. Les fondateurs sont et resteront les fondateurs.


Nous respectons notre Peuple, vaillant et fier. Nous sommes aussi reconnaissants et redevables aux différents partenaires de notre pays pour leurs contributions combien nécessaires au développement de notre Nation, en l'occurrence la France, la Communauté Européenne, les Nations Unies à travers le BINUCA, les Etats Unis d'Amérique, la Chine, la CEMAC, pour ne citer que ceux-là.


Cependant, quelle que soit leur expertise et leur bonne volonté ainsi que les moyens déployés, ils ne pourront pas suppléer les Centrafricains dans leur quête de paix, de sécurité et de développement économique. C'est pourquoi, le gouvernement est le seul RESPONSABLE de l'échec de tous les efforts fournis par nos partenaires et leur accompagnement assidu pour solutionner le conflit politico-militaire qui asphyxie notre économie et fragilise la stabilité institutionnelle de notre pays. Même l'Opposition démocratique et la Société civile sont considérés par le Pouvoir comme des ennemis à abattre. Comment résoudre alors nos problèmes dans une telle ambiance de suspicion ?

 

Aujourd'hui, notre intime conviction est que personne ne peut connaître mieux que nous-mêmes les réalités de chez nous, car nos problèmes proviennent justement de nos mauvais actes de chaque jour : l'exclusion et le mépris, le clientélisme et le tribalisme, le Chef de l'Etat, son épouse, ses enfants et leurs parents et amis sont tous des députés et des bailleurs de fonds et administrateurs de sociétés d'affaires, sans oublier la spoliation des biens des Centrafricains par les autorités gouvernementales qui sont pourtant sensées les protéger – "l'incendie sort de l'eau" -, cela a créé le soupçon, la frustration et la colère chez les victimes que nous sommes. Cette colère non exorcisée est devenue révolte intérieure, puis rébellion armée.

 


Cette mal gouvernance est de nature à perpétuer le conflit ou à en créer. les exemples sont légende. Un gouvernement républicain, ça se met en dehors des clivages, et ça résout les problèmes de la société. Ce n'est pas une affaire de famille pour que l'on se retrouve le soir autour du feu...


En un mot, l'appréciation décalée de la situation politico-sécuritaire du pays par le gouvernement nous conduit chaque fois dans une dynamique de perpétuation du conflit armé. Les erreurs du passé ne servant plus à rien, l'attitude des Autorités de Bangui ne nous surprend finalement guère. Considérez tout simplement que pour avoir mal jugé la mise à l'écart forcée par emprisonnement du Président fondateur de l'UFDR, et pour avoir mal abordé la question de la CPJP concernant les négociations de paix, le gouvernement a fait naître la CPSK, et pour n'avoir pas apprécié à sa juste mesure la soudaine mise en garde du Discours politique du 21 juin 2012, ce même gouvernement a passivement autorisé les attaques de Sibut, Damara et autres. Or, le Pouvoir de Bangui sait pertinemment que l'intelligence qui anime le Séléka CPSK-CPJP est celle-là même qui a fondé et promut la CPJP, et non le groupuscule avec lequel il a signé un soit disant accord de paix. Soit !


Eu égard à ce qui précède, le Séléka CPSK-CPJP-UFDR, pour faciliter une sortie de crise et abréger les souffrances des populations civiles dépassées par la pauvreté imposée par la mal gouvernance de Bangui, rend publics les motifs essentiels et les revendications qui motivent les hostilités avec le Pouvoir de Bangui. Ils se présentent comme suit :


§  Le respect de l'Accord de Birao et entre le Gouvernement et l'UFDR,

§  Le mise en œuvre  concertée des recommandations et conclusions du Dialogue Politique Inclusif (DPI)

§  La mise en place d'une commission d'enquête indépendante sur les circonstances de la disparition du Colonel Charles Massi de la CPJP et de Monsieur Hassan Ousman du MNSP, et pour élucider celles de l'accident de Maître Goungaye Wanfiyo Nganatoua et bien d'autres victimes de cette même barbarie gouvernementale,

§  La régularisation des 15 millions de francs CFA par combattant selon l'accord conclu avec le Général François Bozizé afin de laver la Dignité centrafricaine de ce genre de revendications malencontreuses mais tout de même légitimes,

§  Le versement sans condition de la somme négociée d'un million de francs CFA par combattant, somme débloquée mais encore détenue en partie par le Ministre délégué à la Défense, Jean Francis Bozizé,

§  La restitution inconditionnelle des diamants et or, argent liquide et autres biens spoliés par le gouvernement en 2008,

§  La libération de tous les prisonniers politiques tant en Centrafrique qu'à l'étranger,

§  L'ouverture d'une commission d'enquête indépendante sur les crimes odieux de guerre et crimes contre l'Humanité perpétré par un détachement de la Garde présidentielle sur des populations civiles au village "Zakoumba" ou Soukoumba et l'incendie des maisons d'habitation ainsi que la mosquée centrale d'Akroub-soulback dans le Bamingui Bangoran,    

§  Le retour sécurisé et la liberté de circulation assurée à tous les compatriotes opposants armés ou non armés forcés à l'exile,   

§  L'arrêt des harcèlements exercés sur les opposants et leurs parents.


 

Enfin, le Séléka CPSK-CPJP-UFDR est prêt à encourager le retour de la paix dans leurs zones d'influence si le gouvernement consent à débattre des questions ici soulevées. Dans le cas contraire, sans démagogie ni hypocrisie, le Séléka se fera le devoir de tout mettre en œuvre, contre la morale démocratique, pour changer, tôt ou tard, ce régime de prédation nationale qui ne fait rien pour ramener la justice et la paix dans le Foyer centrafricain. Trop c'est trop !

 

 

Fait le 12 décembre 2012

 

LES SIGNATAIRES, CHEFS DE PARTIS :

 


1.    Monsieur Michel Djotodia, Président de l'UFDR

2.    Général Noureldine Adam, Président de la CPJP Centrafrique

3.    Général Dhaffane Mohamed-Moussa, Président de la CPSK Wakodro 

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 22:59

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)


 

OBO : UN HOMME ENLEVÉ PAR LA LRA

 

joseph-kony

 

Obo, 15 décembre (RJDH)–Un homme âgé de 31 ans a été enlevé par des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, le mardi 11 décembre, au village de  Nguili-Nguili, situé  à 35 kilomètres de la ville d’Obo (sud-est). L’homme enlevé faisait équipe avec un autre dans une partie de chasse.


La nouvelle de la disparition a été faite par l’autre chasseur. Celui-ci a été sollicité par les éléments de l’armée ougandaise pour leur servir de guide dans la poursuite de ces rebelles. «Nous étions dans la brousse et après avoir parcouru quelques kilomètres, nous avons rencontré un groupe d’éléments de LRA qui se sont lancés à notre poursuite. C’est ainsi qu’ils ont attrapé mon ami, mais j’ai réussi à leur échapper», a expliqué le chasseur.


La même source ajoute que malgré la poursuite de ces hommes par l’armée ougandaise durant quatre jours, ces troupes n’ont pas réussi à mettre la main sur les assaillants.


Cette situation inquiète la population qui demande aux forces militaires présentes dans la ville de  renforcer la sécurité autour pour permettre à la population de mener librement ses activités. « Nous demandons un renforcement de sécurité, parce que nous ne pouvons pas nous déplacer aux environs de trois kilomètres », disent les habitants d’Obo


 

ZÉMIO : LES RÉFUGIÉS DEMANDENT UN PROGRAMME D’ENSEIGNEMENT DE LEUR PAYS

 

Zémio, 154 décembre (RJDH)–Alors que le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) poursuit les opérations de regroupement des réfugiés congolais des villes d’Obo et de Mboki sur le site entretenu dans la ville de Zémio (sud-est), ceux-ci commencent déjà a exprimé certains besoins, dont celle de l’éducation.

 

Outre la santé et l’éducation, ces personnes qui ont trouvé refuge sur le sol centrafricain à cause des exactions des rebelles ougandais de la LRA, demandent aussi que les enseignements qui se font dans les camps respectent le programme en vigueur dans leur pays d’origine, la République démocratique du Congo.

 

Le HCR a engagé des enseignants qui donnent depuis 2009, des cours aux réfugiés dans le camp de Zémio. « C’est un principe qui est inclus dans le mandat du HCR », d’après Julius-Rufin Ngouade-Baba, administrateur, assistant de protection du HCR à Zémio. Les réfugiés apprécient l’initiative. Toutefois « nous ne disposons pas beaucoup de livre qui provient de notre pays. Egalement avec l’arrivée du nouveau groupe de réfugiés, nous ne savons pas comment le HCR va procéder », déplore un des réfugiés qui a requis l’anonymat.

 

Pour répondre à cette préoccupation, Julius-Rufin Ngouade-Baba affirme que son institution a tout prévu. « Le programme d’enseignement qu’on donne dans les écoles sur le site est de la République démocratique du Congo. Nous avons prévu des livres pour prévenir l’arrivée du nouveau groupe des réfugiés », a-t-il assuré.


En 2009, des congolais fuyant les exactions des rebelles ougandais de la LRA, ont trouvé refuge dans la préfecture du Haut-Mbomou. Ils sont arrivés à Zémio, Mboki et Obo, les localités les plus proches de la frontière entre la RD Congo et la Centrafrique.


C’est au mois de septembre dernier que le HCR et le gouvernement centrafricain ont entrepris de consolider ces trois camps à Zémio. Le choix de cette localité est stratégique grâce à la présence massive des acteurs humanitaires, et la facilité d’acheminement des vivres aux réfugiés.


 

ZÉMIO : LE COLLÈGE DÉPOURVU DE TOUT

 

ecole en RCA

Zémio, 15 décembre (RJDH)–Le collège d’enseignement secondaire de la ville de Zémio (sud-est) est dépourvu de matériels didactiques. A cela s’ajoute l’absence des enseignants. Pour toutes les sections de la sixième en Première A4’, il n’y a que deux enseignants titulaires spécialistes d’une même discipline : la science de la vie et de la terre.

 

Pour faire fonctionner l’établissement, l’administration est obligée de se tourner vers le personnel des ONG humanitaires présentes dans la région, pour l’appuyer dans les enseignements.

 

« Nous avons maintenant huit enseignants vacataires qui sont issus des ONG humanitaires de la place. Mais le grand problème avec ces personnes est que leur priorité est d’abord leur travail. De sorte qu’elles ne sont souvent pas disponibles, parce qu’ils se déplacent à tout moment, et cela joue sur le programme », a mentionné Abel Kambo, le directeur principal du collège.

 

Avec  492 élèves, le collège d’enseignement secondaire de Zémio dispose 6 salles de classe pour les cours. Dans ces salles, il y aussi un problème des tables-bancs. Quatre  à cinq élèves s’asseyent sur un même table-banc d’un mètre  cinquante.

 

« Les enfants ont la volonté d’apprendre, malgré les conditions difficiles d’études. Nous aussi, nous sommes mobilisés à faire de notre mieux pour transmettre le savoir à ces élèves », a affirmé l’abbé Fabrice Yamozongo, un religieux qui appuie le collège en philosophie.

 

Pour les élèves, ils n’ont qu’un appel à l’endroit des natifs de la région qui évoluent dans  divers horizons. « Nous comptons vraiment sur eux, car l’initiative privée peut donner une bouffée d’oxygène à notre collège », a mentionné un élève en classe de première.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 22:39

 

 

homme armé non identifié

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 15 Décembre 2012 15:20


L’insécurité persiste toujours dans la Ouaka (centre). Des éléments armés non identifiés ont attaqué ce matin 15 décembre un pick-up 4/4 transportant de nombreux passagers en partance de Bangui pour Bambari. Le bilan provisoire fait états de nombreux blessés dont 3 cas graves. Les blessés sont admis aux soins à l’Hôpital Universitaire de Bambari.


L’incident a eu lieu précisément à 10 kilomètres de Grimari axe Bambari. Selon les victimes, leurs ravisseurs seraient des sujets tchadiens eu égard à la langue qu’ils parlent et à leurs accoutrements.


« Ils nous ont dépouillés de tous nos biens, même les épingles », a expliqué une victime au correspondant de Radio Ndeke Luka de Bambari qui s’est rendu sur les lieux du drame.


Une autre victime, commerçante au marché central de Bambari a ajouté que ces hommes armés ont pris sur elle une somme de 200 000 FCFA (soit environ 300 euros). Cette femme a estimé à plus d’un million de FCFA (650 euros) l’argent que les ravisseurs ont pris sur eux.


Pour l’heure, tous les véhicules qui quittent  Bangui à destination de Bambari sont bloqués en attendant les activités de représailles de la 5ème région militaire.


Les attaques sont à répétition sur ce tronçon à chaque saison sèche. La population de Bambari se doute encore d’un véritable retour de la paix dans leur région.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 15:47

 

 

 

Bozizé ailleurs

 

 

Harlem-Desir-Laurent-Fabius-au-congres-du-PS.JPG

 

 

Comme à son habitude, au lieu de faire son introspection et rechercher les causes de son incapacité à endiguer l’insécurité et restaurer la paix dans le pays dans sa mauvaise politique,  Bozizé, reprenant pour argent comptant les fiches mensongères de certains de ses prétendus agents de renseignement, ose avancer dans son proche entourage que Martin Ziguélé soutiendrait Abdoulaye  Miskine, chef de la rébellion du FDPC.  


Ce n’est pas la première et sans doute pas la dernière fois que de telles accusations sans le moindre début de preuve, soit proférées contre le président du MLPC par Bozizé et ses partisans. On se souviendra que lorsqu’il fut ministre de l’Administration du territoire, le général d’opérette Jules Bernard Ouandé avait déjà brandi devant Martin Ziguélé, convoqué dans le bureau du premier ministre Faustin Touadéra, une prétendue fiche de renseignement dans laquelle on alléguait qu’il préparait un coup de force contre le pouvoir de Bozizé avec la complicité d’un ami français qui serait souvent en sa compagnie lors de ses séjours en France. C’était du temps du président Nicolas Sarkozy.


A supposer que Martin Ziguélé veuille renverser Bozizé, maintenant que ce sont ses amis de l’Internationale Socialiste qui sont aux commandes en France, a-t-il encore besoin de soutenir une rébellion, fût-elle celle d’Abdoulaye Miskine. Martin Ziguélé qu’on a vu à table lors du récent Congrès du Parti Socialiste français de Toulouse aux côtés de ses plus importants dirigeants comme Laurent Fabius et Harlem Désir, n’a-t-il rien d’autre à faire que de manipuler des mouvements de rébellion.


Bozizé sait très bien qu’il est hors course pour la présidentielle de 2016 où Martin Ziguélé en revanche a toutes les chances de l’emporter s’il est candidat. Mais comme il entend mourir au pouvoir et le cas échéant transmettre le flambeau à un de ses fils, il voit dans un très mauvais œil les ambitions présidentielles de Martin Ziguélé qui, contrairement à lui, a l’envergure et l’étoffe pour pouvoir diriger ce pays qu’il a plongé dans les abysses de la misère et de la pauvreté.


En pleine crise de paranoïa, Bozizé aurait ordonné à ses services de surveiller encore davantage les allées et venues de Martin Ziguélé ainsi que de renforcer les écoutes de ses conversations   téléphoniques. C’est proprement scandaleux et totalement inadmissible. C’est en outre, une grossière violation de la constitution.


En choisissant de mener son étrange politique sans lendemain de la mallette de billets de banque vis-à-vis des chefs de rébellion reçus à Bangui les uns après les autres, Bozizé ne doit pas s’étonner de ce qui se passe dans la Vakaga, le Bamingui-Bangonra et la Haute Kotto notamment.  


En faisant des hommes d’affaires prétendument chefs rebelles Zakaria Damane et Abdoulaye Hissène ses supplétifs dans ces régions, il a attisé sur fond d’affaires de diamant, les conflits ethniques et politiques des habitants de ces préfectures. Aujourd’hui, qu’il boive le calice jusqu’à la lie et ne s’en prenne qu’à lui seul au lieu de chercher des boucs-émissaires ailleurs.

 

La rédaction 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:46

 

 

 

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Bangui, 15 déc (CAP) - Tôt ce matin, un convoi de l’Union européenne qui se rendait en mission dans la préfecture de la Ouaka, a été attaqué par des hommes armés non identifiés. L’attaque s’est produite au pk 30 entre Grimari et Bambari, précisément au village Gbakomalekpa. On estime à plusieurs blessés le bilan de ladite attaque mais rien n’est encore précisé pour le moment.


Ce qui est clair, c’est que cette attaque fait déborder le vase car l’Union européenne va probablement interdire dorénavant ses missions dans les provinces de la République centrafricaine, ce qui risque de compromettre le suivi du programme des pôles du développement.

 

Il ne se passe pas une seule semaine sans que les Centrafricains soient confrontés à de sérieux et graves problèmes d’insécurité sur les axes routiers du pays, mais cela dans la plus grande indifférence du régime en place. Ce qui est frappant c’est l’impuissance de ce pouvoir en place à y faire face. Son unique préoccupation de l’heure est comment procéder à la modification constitutionnelle pour pouvoir opérer un autre hold-up électoral en 2016. 

 

Cette insécurité donne des arguments à l'Union Européenne, le plus important partenaire au développement de la RCA, pour s'opposer fermement à la volonté de candidature de Bozizé en 2016 alors qu'il apporte chaque jour la preuve de son inaptitude à diriger un pays qui, contrairement à ce qu'on entend ici et là, n'est pas en situation de "post-conflit" mais toujours bien au coeur du conflit.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:20

 

 

 

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Louis Oguéré SG du KNK avec à sa droite en orange Rigobert Vondo


 

Bangui, 15 déc (CAP)- Le secrétaire général du parti KNK, ancien ambassadeur de la RCA auprès du Cameroun, a lancé officiellement sa stratégie de séduction des médias publics et privés sur la stratégie du  parti bozizéen pour la modification de la constitution centrafricaine.


C’est au cours d’une « réunion » tenue en deux tranches par Louis Ngaïkoumon Oguéré au siège dudit parti que ce dernier, assisté de Rigobert Vondo, ancien bras droit du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé tristement célèbre président de la CEMI, a lancé sa stratégie visant à entraîner la presse dans le jeu du pouvoir pour la modification de la Constitution.


 Dans un premier temps, ce dernier s’est entretenu avec les journalistes de la presse publique puis ensuite avec ceux du privé. Dans tous les cas,  le Secrétaire général du KNK n’a pas caché son intention et celle de son parti sur la question de la modification constitutionnelle. Il a déclaré sans sourciller que « (…) la modification de la Constitution est une démarche légale et on n’a pas besoin de se cacher. »


Cependant, à la suite des récentes publications de CAP sur les démarches de Bozizé et ses députés à travers les conclaves de Boali et de Bossangoa, les ambassadeurs des grands pays accrédités en Centrafrique à l’instar de Guy Samzun de l’Union Européenne, n’hésitent pas à dire qu’ils ne sont pas favorables et ne souhaitent nullement qu’une modification de la constitution du pays intervienne avant l’échéance de 2016 et ne cessent de s’interroger sur les réelles préoccupations du général Bozizé et son parti. Toujours à ce sujet, certaines informations font état de ce que l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en RCA aurait aussi contacté par téléphone certains  dignitaires du KNK, histoire probablement de leur demander des comptes.


Une chose est sûre, Bozizé et son KNK jouent actuellement leur va-tout. Il s’agit pour eux de manipuler les jeunes pour les mettre dans la rue en organisant des manifestations allant dans ce sens. On voit même le farfelu Stève Yambété continuer ses agitations et multiplier les initiatives pour soudoyer et corrompre les artistes, les notables dans les quartiers.


Selon des informations parvenues à la rédaction de CAP de source proche de l’Université de Bangui, il aurait remis une voiture neuve de marque Renault Laguna au président de l’Association nationale des étudiants centrafricains, un certain Junior Pabandji qui est, depuis un moment, très actif pour le compte du pouvoir via Yambété, histoire de faire marcher les étudiants centrafricains dans cette folie. Ce serait aussi le cas avec l’actuel vice-président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), un certain Jean Félix Riva qui joue aussi activement le jeu de Steve Yambété. On voit donc que le clan Bozizé ne s’est pas trompé sur le compte de Yambété à qui Bozizé a remis beaucoup d’argent et des moyens pour sa mission quand bien même ce dernier est intellectuellement limité. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 02:12

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 14 Décembre 2012 13:26

 

L’Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement (UFDR) se plaint et accuse le Gouvernement à travers les Forces Armées Centrafricaines (FACA) de prendre en otage 7 civils à Bria (Centre-nord). L’accusation fait suite à une opération lancée par les FACA le 13 décembre au village Orlo situé à 9 km du quartier général de l’UFDR où certaines personnes se seraient portées disparues. Mais une habitante de la ville de Bria a démenti cette accusation et a évoqué une désinformation.


Les civils ne sont que les parents des rebelles de l’UFDR. C’est ce qu’a confirmé le Colonel Djouma Narkoyo, ce 14 décembre, à Radio Ndeke Luka. Le Porte-parole de l’UFDR a lui-même contacté RNL pour expliquer que  « les FACA ont poursuivi nos parents jusqu’à 9 kilomètres de la ville afin de les prendre en otage ».

 

Pour lui, « l’UFDR veut par ce coup de fil faire comprendre au Gouvernement centrafricain que cette guerre n’est pas une guerre ethnique. Les civils n’y sont pour rien. Par contre, nous ne faisons que revendiquer nos droits par la prise des armes ».

 

D’après une personnalité de Bria qui a requis l’anonymat, les sons de cloches du Colonel Narkoyo n’est que du bluff. Selon cette autorité, « c’est dans le Village de Orlo que le chef rebelle, Michel Djotodia et ses éléments se réunissent habituellement pour planifier leurs opérations. Les FACA étaient juste allées les disperser et personne n’a été pris en otage », a-t-elle répliqué.

 

En revanche, les 22 militaires centrafricains qui ont été pris en otage par les rebelles de l’UFDR ne sont pas encore libérés. Ils ont été faits prisonniers le 10 décembre dernier lors de la prise de la ville de Sam-Ouandja. Ces attaques ont également fait des victimes dans les rangs de l’armée centrafricaine.

 

Par ailleurs, un autre élément des Forces Armées Centrafricaines est décédé ce 13 décembre dans un accident de circulation au village Kaganzé à quelques kilomètres de Bamingui (nord).

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